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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue pour une nouvelle semaine sur CNews et sur Europe 1.
00:00:05C'est le 1er décembre, c'est le début du calendrier de l'Avent et nous allons aller chaque jour un peu plus vers Noël.
00:00:12Merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
00:00:14Emmanuel Macron envisage un label pour les médias.
00:00:17Il y aurait les bons médias et les moins bons.
00:00:20Une labellisation qui rappelle une pratique qui existe dans le monde alimentaire.
00:00:25Qui donnerait ces labels ? Quelle institution séparerait le bon gré de l'ivraie ?
00:00:31La question étant suspend.
00:00:33Comment ne pas voir dans cette initiative une tentation autoritaire d'un président mécontent du traitement médiatique
00:00:39et qui souhaite imposer un récit unique ?
00:00:42J'imagine les services de l'Elysée dictant aux uns et aux autres ce qu'il faut dire et comment il faut penser.
00:00:49Je propose un nom pour ce nouveau service de communication, la Pravda.
00:00:53Comme le journal officiel de feu, l'Union soviétique.
00:00:57J'observe que peu de journalistes, peu de médias de France Inter au journal Libération, du quotidien Le Monde à l'hebdomadaire Télérama,
00:01:04peu sont montés au créneau.
00:01:07Et pour cause.
00:01:08Ils ont bien compris nos inestimables confrères que ce label, ils l'auront.
00:01:13Ils l'auront d'autant plus que c'est eux qui le donnent.
00:01:16Je dis souvent que les coups les plus rudes contre CNews, Europe 1, le journal du dimanche ou le JD News sont portés par la presse.
00:01:24Comme si une parole divergente n'était pas admise dans le camp du bien, le cercle de la raison ou la carte de prêche et la règle.
00:01:32J'ai lu aussi dans le JDD que le président de la République serait mécontent de l'ARCOM.
00:01:36Le gendarme de l'audiovisuel a confirmé jeudi que CNews n'enfreignait pas les règles du pluralisme.
00:01:43Emmanuel Macron est irrité à l'égard de Martin Hadjari, le président de l'ARCOM, qu'il juge insuffisamment ferme.
00:01:53Notamment à l'égard de CNews qui incarne à ses yeux une dissidence audiovisuelle.
00:01:58Sur ce point, il n'a pas tort. CNews rapporte la réalité du pays.
00:02:02Entre le ministère de la vérité, façon Orwell, et la Pravda, façon Brezhnev, Emmanuel Macron cherche une voie intermédiaire.
00:02:10Si on m'avait dit, en 2017, que ce président si jeune, si dynamique, si innovant, si séduisant,
00:02:16terminerait son mandat avec de pareilles lubies, dignes d'un chef d'état d'une autre époque, je ne l'aurais pas cru.
00:02:22Le mandat d'Emmanuel Macron s'achève dans 15 mois, ça va être long.
00:02:26Il est 9h02, Alice Sommerer.
00:02:32Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:02:41Le projet de budget de la sécurité sociale revient en nouvelle lecture demain à l'Assemblée nationale.
00:02:47Jusqu'au 9 décembre, date du vote crucial, Sébastien Lecornu va tenter d'élaborer un compromis.
00:02:52Le Premier ministre prévoit de multiplier les tractations avec les forces politiques,
00:02:56à commencer par le représentant du PS attendu à Matignon aujourd'hui.
00:03:00Après son agression pendant une séance de dédicaces dans le Tarn-et-Garonne ce week-end,
00:03:05Jordan Bardella dénonce la brutalité du débat démocratique.
00:03:08La garde à vue du suspect a été prolongée de 24 heures.
00:03:11« Je suis extrêmement inquiet de voir un climat de plus en plus violent s'installer dans notre pays »,
00:03:15a également dit le président du Rassemblement national.
00:03:19Et puis Donald Trump se dit optimiste sur les négociations autour de la paix en Ukraine.
00:03:23Il estime qu'il y a de bonnes chances d'obtenir un accord.
00:03:26De son côté, Marco Rubio, le secrétaire d'État américain, s'est montré bien plus prudent.
00:03:31Il assure qu'il reste du travail malgré les avancées.
00:03:34« Si Ali, c'est évidemment ce que ne supporte pas le président Macron,
00:03:37mais on en parlera tout à l'heure, sous couvert d'idéologie, c'est les critiques contre lui.
00:03:41Ça lui est insupportable.
00:03:43Le bilan est tellement effrayant qu'effectivement ça lui est insupportable.
00:03:47Ce qu'on peut comprendre d'ailleurs. »
00:03:49Elisabeth Lévy, Richard Millet, Gérard Carrero, Joachim Leflochima, Thomas Bonnet et Vincent Hervouet sont avec nous.
00:03:55On parlera dans une seconde de Jordan Bardella agressé et des réactions,
00:03:59ou plus exactement des non-réactions, de l'ensemble de la classe politique,
00:04:03parce que ça fait sens, mais avant, semaine décisive peut-être pour l'Ukraine,
00:04:08M. Hervouet, et c'est pourquoi vous êtes de retour avec nous et votre parole est essentielle.
00:04:12Le président de la République reçoit Zelensky, qui est lâché à peu près par tout le monde,
00:04:18même par la tribune dimanche hier.
00:04:20Donc c'est vous dire si ça va mal pour M. Zelensky.
00:04:23Écoutez Donald Trump, qui est optimiste sur cette semaine.
00:04:28« Les discussions entre les Ukrainiens et nous se passent très bien.
00:04:32Nous voulons empêcher que des gens se fassent tuer.
00:04:34Cette guerre n'a pas grand-chose à voir avec nous,
00:04:36mais j'aimerais voir si nous pouvons sauver beaucoup d'âmes.
00:04:38Le mois dernier, 27 000 personnes ont été tuées dans cette guerre ridicule
00:04:42qui n'aurait jamais dû avoir lieu.
00:04:44Elle n'aurait jamais eu lieu si j'avais été président.
00:04:46La corruption qui sévit actuellement en Ukraine n'aide pas.
00:04:50J'ai dit qu'elle durait depuis trois ans, n'est-ce pas ?
00:04:52Je l'ai dit, non ? Je l'ai dit pendant trois ans.
00:04:55J'étais donc en avant sur le calendrier.
00:04:57Mais je pense qu'il y a de bonnes chances que nous parvenions à un accord.
00:05:00Une nouvelle fois, ce qu'il dit est vrai,
00:05:04puisque ce ministre a été obligé de démissionner,
00:05:06ce qui affaiblit considérablement Zelensky.
00:05:10Votre analyse, est-ce qu'il faut être optimiste pour la fin de la guerre ?
00:05:13Il faut toujours être optimiste.
00:05:15C'est un principe dans la vie.
00:05:16Maintenant, savoir si réellement on va arriver à un accord
00:05:21est absolument impossible à savoir.
00:05:23Parce que le scandale dont vous parlez de corruption
00:05:25qui ébranle le régime,
00:05:27avec le départ du numéro 2 du pays,
00:05:30André Yermak,
00:05:31qui était vraiment le conseiller le plus intime de...
00:05:36Il n'y a plus qu'un ami Zelensky.
00:05:37Il n'y a plus qu'Emmanuel Macron, finalement.
00:05:39Parce qu'avec Yermak,
00:05:40il regardait la télé le soir ensemble,
00:05:42il faisait la guerre,
00:05:43il négociait la paix,
00:05:45les livraisons d'armement,
00:05:46il nommait les gens,
00:05:47il en virait d'autres,
00:05:48il écartait tous les rivaux.
00:05:50Et il n'y avait plus que Yermak
00:05:51dans l'entourage immédiat du président Zelensky.
00:05:54En le faisant tomber,
00:05:56il se trouve seul.
00:05:58Et je pense que ce matin à Paris,
00:05:59il va être réconforté par Emmanuel Macron
00:06:01qui est son dernier ami.
00:06:02D'ailleurs, les deux hommes se ressemblent.
00:06:03Je ne sais pas si vous avez remarqué ça aussi.
00:06:06Vous trouvez que c'est...
00:06:08Ils ont la même taille, d'abord.
00:06:11La ressemblance.
00:06:12Ils sont tous les deux présidents
00:06:13totalement par accident.
00:06:15Ils n'avaient pas vu arriver.
00:06:16Ils n'ont pas de parti derrière eux.
00:06:18L'un était les serviteurs du peuple,
00:06:19l'autre a...
00:06:20Ils ont tous les deux eu,
00:06:22avec beaucoup de brio,
00:06:23des succès dans une vie antérieure.
00:06:25Ils se retrouvent ainsi
00:06:26dans une situation de crise épouvantable,
00:06:28assez seuls,
00:06:29assez isolés.
00:06:30Non, ça ne vous suffit pas ?
00:06:32Est-ce que Zelensky est corrompu ?
00:06:34Hein ?
00:06:35Est-ce que Zelensky est corrompu ?
00:06:37Alors, Zelensky n'est pas corrompu
00:06:39à ce que l'on sait,
00:06:40sauf qu'il avait caché son argent
00:06:41au début de la guerre,
00:06:42sa fortune assez consistante
00:06:44dans des paradis tropicaux.
00:06:46Mais ça, c'est un délit fiscal tout au plus.
00:06:49C'est un pays qui est extraordinairement corrompu.
00:06:52Ce qui est beaucoup plus embêtant,
00:06:53c'est que son entourage immédiat
00:06:55est maintenant connu pour être corrompu.
00:06:59L'enquête qu'ont mené les services spécialisés
00:07:01avec le soutien des Américains,
00:07:04l'a établie.
00:07:06Et ce qui filtre sur l'enquête
00:07:08depuis maintenant 15 jours,
00:07:11effectivement,
00:07:12ébranle énormément Zelensky.
00:07:13Alors, Yermak Vensoté,
00:07:15c'était vraiment l'homme le plus détesté du pays
00:07:17et le plus influent et le plus puissant.
00:07:20On voit que l'appétit vient.
00:07:22Il y avait ce week-end...
00:07:24Vous vous ennuyez ?
00:07:25J'arrête, c'est trop long ?
00:07:25Au contraire, je vous écoute ?
00:07:27Non, non, pas du tout.
00:07:28Il y avait un papier, une chronique
00:07:30dans la presse...
00:07:31Vincent Hervouet, pour Europe 1.
00:07:33Et pour ses news.
00:07:34De l'ambassadeur d'Ukraine au Royaume-Uni
00:07:37qui est l'ancien général
00:07:38en chef de l'armée ukrainienne
00:07:40qui a été envoyé là-bas en exil
00:07:41et qui a fait un papier assez venimeux
00:07:45sur la façon dont étaient conduites
00:07:47les affaires du pays.
00:07:48Donc, ça montre que les appétits s'aiguisent,
00:07:51que tout le monde sent la fin de règne
00:07:53et que Zelensky est désormais tout seul.
00:07:55Mais ça ne veut pas dire
00:07:56que ça doit faciliter un accord.
00:07:57Entre Zelensky et Macron,
00:07:59tous les deux vont pouvoir parler
00:08:00de la fin de règne réciproque, peut-être.
00:08:01Voilà, ils sont tous les deux.
00:08:03C'est là, peut-être,
00:08:03où leur point de ressemblance est le plus fort.
00:08:05Oui, ils auront tous les deux du mal
00:08:07à se reconduire au pouvoir tout seul.
00:08:11Bon, quel est l'intérêt d'Emmanuel Macron
00:08:13à défendre comme cela Zelensky
00:08:15quand vous dites que c'est le seul ?
00:08:16Puisque, bon, on le sait,
00:08:17l'Europe pèse assez peu.
00:08:19Et ça, ce n'est pas qu'Emmanuel Macron.
00:08:20L'Europe et la France pèsent assez peu
00:08:22dans la résolution du conflit.
00:08:25L'Amérique, évidemment, a pris...
00:08:27C'est les empires contre-attaques.
00:08:30Voilà, Donald Trump, la Russie, la Chine...
00:08:33L'Europe qui est la plus concernée
00:08:35par ce qui se passe
00:08:36est en même temps hors-jeu
00:08:38parce qu'elle s'est accrochée
00:08:39à une idée, comment dire,
00:08:40très légaliste.
00:08:41Elle a défendu le droit international,
00:08:43mais elle est la seule à le faire.
00:08:44Et du coup, il lui est impossible...
00:08:46C'est pas mal de défendre
00:08:47le droit international quand même.
00:08:49C'est la souveraineté d'un pays,
00:08:51c'est pas que le droit.
00:08:52Il vous est impossible désormais
00:08:54de dialoguer avec Moscou,
00:08:56même de parler,
00:08:58d'ouvrir des négociations,
00:08:59de proposer un compromis.
00:09:01Un compromis sera obligatoirement
00:09:02une façon de se dédire.
00:09:04Quel est l'intérêt, alors,
00:09:05Emmanuel Macron ?
00:09:05Je disais hier, Jean-Noël Badreau...
00:09:07Il faut épauler ce type-là.
00:09:09La semaine dernière,
00:09:10ils se sont vendus...
00:09:11Il lui a vendu 100 rafales.
00:09:13Bon, c'est dans 10 ans,
00:09:15il n'y a pas d'argent,
00:09:16l'argent n'existe pas,
00:09:17les rafales n'existent pas,
00:09:18tout ça n'existait peu.
00:09:19Mais là, cette semaine,
00:09:20ils vont réaffirmer les principes,
00:09:22à mon avis,
00:09:23et peut-être lui donner
00:09:24quelques conseils.
00:09:25Quelques conseils ?
00:09:27Conseils pour tenir, quand même.
00:09:28Oui.
00:09:29Et pour essayer d'influer
00:09:30sur Donald Trump,
00:09:30qui en est à son troisième
00:09:31plan de paix, quand même.
00:09:32Donc, on est à la fois
00:09:34intéressé par ce qui se passe,
00:09:35et en même temps,
00:09:35on n'est pas du tout sûr
00:09:36que ça aboutisse,
00:09:36parce qu'il se fait la troisième fois.
00:09:38Bon, en un an.
00:09:40Écoutez, je voulais
00:09:41votre expertise,
00:09:42nous voulions votre expertise
00:09:43pour Europe 1 et CNU.
00:09:44Il manque quand même
00:09:45la vie de Vladimir Poutine,
00:09:46qui n'est pas totalement
00:09:47inutile d'avoir.
00:09:49Voilà ce qu'on peut dire.
00:09:51En tout cas, ce matin,
00:09:53sur ce sujet,
00:09:54on laisse l'expertise de Vincent.
00:09:57Il n'y a pas grand-chose
00:09:57à dire de plus,
00:09:58puisqu'on est sur un sujet
00:10:00comme celui-là.
00:10:02Personne ne sait
00:10:03ce qui va se passer
00:10:04ces prochains jours.
00:10:05Il faut déjà décrypter
00:10:06ce qui s'est passé
00:10:07ces dernières heures.
00:10:08Ça va s'arranger.
00:10:09Bon, je vous remercie grandement.
00:10:13Restez quand même avec nous
00:10:13jusqu'à 9h25,
00:10:14parce qu'on va pouvoir parler.
00:10:16C'est très intéressant,
00:10:17l'agression de Bardella.
00:10:19Pourquoi elle est très intéressante ?
00:10:20Parce que c'est deux poids,
00:10:21deux mesures.
00:10:22Évidemment, Jordan Bardella
00:10:23a été agressé
00:10:24et les réactions
00:10:26sont assez légères,
00:10:27même si ce matin,
00:10:27je crois, Valérie Pécresse
00:10:28a produit un tweet.
00:10:31Mais en revanche,
00:10:32il y a globalement
00:10:33dans l'espace médiatique
00:10:35peu de réactions.
00:10:37D'ailleurs,
00:10:38vous allez voir
00:10:39le tweet de Jordan Bardella
00:10:40et je vais le lire
00:10:41pour nos amis d'Europe 1.
00:10:44Je vais bien merci
00:10:45à tous
00:10:46pour vos messages de soutien
00:10:47et merci aux
00:10:47centaines de lecteurs
00:10:49pour leur accueil chaleureux
00:10:50dans le Tarn et Garonne.
00:10:51Plus nous progressons,
00:10:52plus nous nous rapprochons
00:10:53du pouvoir
00:10:53et plus la violence
00:10:54de l'extrême gauche,
00:10:55de l'intolérance,
00:10:55de la bêtise pure
00:10:56se déchaîne.
00:10:57Mais ils souffrent sur la France
00:10:58un vent de liberté,
00:10:59de fierté nationale
00:11:00et de patriotisme
00:11:00qu'ils ne pourraient pas arrêter.
00:11:01Alors, ce qui est intéressant,
00:11:02c'est de comparer, évidemment,
00:11:03avec lorsque, par exemple,
00:11:04Priska Thévenot
00:11:05avait été agressé,
00:11:07eh bien, vous aviez
00:11:08d'abord Jordan Bardella
00:11:09qui avait pris la défense,
00:11:11en tout cas,
00:11:11qui avait regretté
00:11:12cette violence
00:11:13et vous pouvez le voir
00:11:14dans cette revue de presse.
00:11:15Il y avait Daniel Simonnet,
00:11:16par exemple.
00:11:16N'acceptons jamais
00:11:17la violence en politique.
00:11:18Daniel Simonnet, là,
00:11:19elle n'a pas tweeté.
00:11:20Yael Brown-Pivet,
00:11:21chacun doit pouvoir
00:11:22faire campagne
00:11:22sereinement et librement.
00:11:23La démocratie l'exige.
00:11:26Madame Brown-Pivet,
00:11:27elle sait attaquer CNews,
00:11:28en l'occurrence,
00:11:29votre serviteur,
00:11:30quand elle n'est pas d'accord
00:11:31qu'on critique
00:11:32un administrateur
00:11:33ou le fonctionnement
00:11:35de l'Assemblée nationale.
00:11:36Mais là,
00:11:36sauf erreur de ma part,
00:11:37Thomas Bonnet,
00:11:38Madame Brown-Pivet,
00:11:39présidente de l'Assemblée nationale,
00:11:41pas un mot.
00:11:41Pas un mot.
00:11:42Pas un mot.
00:11:43Mais moi,
00:11:43c'est...
00:11:43Pas un mot.
00:11:44Parce que la gauche
00:11:44ne réagisse pas,
00:11:45malheureusement.
00:11:46Mais voilà.
00:11:47Mais le bloc central,
00:11:48c'est quand même plus...
00:11:50Et vous savez que,
00:11:50non seulement,
00:11:51il ne réagisse pas,
00:11:52mais ceux qui réagissent,
00:11:53par exemple,
00:11:53Bernard Guetta.
00:11:54Alors, les gens ne savent
00:11:54peut-être pas qui c'est
00:11:55Bernard Guetta,
00:11:56mais il est donc élu
00:11:57au Parlement européen
00:11:57avec les macronistes.
00:11:59Donc lui,
00:11:59il a réagi
00:12:00parce qu'il était invité
00:12:00à la télévision.
00:12:01Il a dit,
00:12:01alors effectivement,
00:12:02le geste était trop,
00:12:03mais,
00:12:03parce qu'il y a toujours
00:12:04un mais dans ces cas-là,
00:12:05appeler ça de la violence,
00:12:06non.
00:12:07Donc en fait,
00:12:07il minimise,
00:12:08il relativise l'agression
00:12:09qu'a subie Jordan Bardella.
00:12:10Et c'est un macroniste.
00:12:11Mais c'est formidable
00:12:12parce que Madame Brown-Pivet
00:12:13qui s'est donné des leçons
00:12:14de démocratie aux autres,
00:12:17il y a deux poids,
00:12:17deux mesures pour elle.
00:12:19C'est-à-dire que Priska Thévenot
00:12:20est agressée,
00:12:21elle fait un tweet.
00:12:23Jordan Bardella est agressée,
00:12:25elle ne fait pas de tweet.
00:12:26Les gens sont ceux
00:12:27qu'ils font.
00:12:28Je n'y peux rien,
00:12:29ce n'est pas attaquer
00:12:30Madame Brown-Pivet
00:12:30que dire cela.
00:12:31Ce que je dis est factuel.
00:12:33Et pareil,
00:12:34lors de l'agression
00:12:35d'Emmanuel Macron,
00:12:36Jean-Luc Mélenchon
00:12:36avait réagi,
00:12:37Jordan Bardella avait réagi,
00:12:39Valérie Pécresse,
00:12:40Marine Le Pen,
00:12:40Olivier Faure,
00:12:41Xavier Bertrand,
00:12:42Najat Vallaud-Belkacem,
00:12:44autant de gens là
00:12:45qui n'ont rien dit.
00:12:46Deux poids,
00:12:47deux mesures.
00:12:48C'est quelqu'un,
00:12:49je le rappelle,
00:12:49Jordan Bardella
00:12:50qui est aujourd'hui
00:12:51celui qui est annoncé
00:12:52comme le futur président
00:12:53de la République.
00:12:54Et bien,
00:12:54pour ces gens-là,
00:12:55pour en tout cas
00:12:56qui ne dit mot consent,
00:12:57pour tous ces gens
00:12:58qui n'ont pas réagi,
00:12:59manifestement,
00:13:00cette violence
00:13:01est acceptable.
00:13:04En tout cas,
00:13:04on peut la décoder comme ça.
00:13:06Alors,
00:13:06chez nos amis de BFM,
00:13:08c'est très intéressant aussi.
00:13:09Alors,
00:13:09chez nos amis de BFM,
00:13:10il y a une jeune femme
00:13:11qui s'appelle Nesrine Slaoui.
00:13:14Donc elle,
00:13:14elle dit
00:13:14qu'il faut distinguer
00:13:15violence individuelle et politique.
00:13:17Jordan Bardella
00:13:18mène une forme
00:13:18de violence politique
00:13:19envers une population
00:13:20avec des propos islamophobes.
00:13:22islamophobes,
00:13:22c'est juste le mot
00:13:23des frères musulmans.
00:13:26Donc sur BFM,
00:13:27un journaliste reprend
00:13:28la terminologie
00:13:30des frères musulmans.
00:13:31Il meurt
00:13:31quand on est accusé
00:13:32d'être islamophobe.
00:13:33Exactement.
00:13:34Il a un propos
00:13:35qui est violent
00:13:35pour beaucoup de personnes.
00:13:36Tout ça,
00:13:37ce sont des journalistes.
00:13:38Bon,
00:13:38la semaine dernière,
00:13:39vous me direz,
00:13:40c'était Amélie Rosic
00:13:42sur BFM
00:13:42qui expliquait
00:13:43que dans les prisons françaises,
00:13:44il y avait
00:13:44l'intégrisme catholique.
00:13:45Je ne sais pas
00:13:46s'ils auront leur label.
00:13:47Je ne sais pas
00:13:48qui va leur donner leur label.
00:13:49Il y avait
00:13:49de l'intégrisme catholique.
00:13:51Il y a eu un rapport
00:13:52tout récemment
00:13:52de la montée
00:13:52dans les prisons françaises
00:13:53des détenus
00:13:54qui se réclament
00:13:54de cette mouvance extrémiste.
00:13:56Je comprends
00:13:56que les gens
00:13:56se détournent
00:13:57de certains médias.
00:13:58Pardonnez-moi
00:13:58de le dire comme ça.
00:14:00Je peux le comprendre.
00:14:01Et je vous propose
00:14:03d'écouter Jordan Bardella
00:14:04qui était hier.
00:14:05D'ailleurs,
00:14:05l'émission était remarquable
00:14:06avec Elliot Deval.
00:14:08Vous pouvez peut-être
00:14:08la réécouter
00:14:10parce que c'était
00:14:11très intéressant
00:14:12d'entendre sur le fond
00:14:13les propositions
00:14:14et puis après,
00:14:15ce qu'est la vie,
00:14:15chacun fera son choix.
00:14:18Mais l'émission
00:14:19vraiment était intéressante.
00:14:20Écoutez Jordan Bardella
00:14:21hier soir.
00:14:23J'ai déjà été
00:14:23agressé
00:14:25par un mineur
00:14:26de 17 ans
00:14:27qui s'en est pris
00:14:28à moi
00:14:29et aux agriculteurs
00:14:29avec qui je discutais
00:14:30à la foire de Vesoul
00:14:31à l'occasion
00:14:32de la Sainte-Catherine
00:14:33mardi dernier
00:14:33et puis il y a eu
00:14:34cette agression
00:14:35qui a été assez virulente
00:14:38de la part
00:14:38d'un individu
00:14:40qui est effectivement
00:14:41connu des services
00:14:42de police
00:14:42qui est un récidiviste
00:14:44puisqu'il s'en était
00:14:45déjà pris
00:14:45au bus de Marine Le Pen
00:14:47en 2022.
00:14:48Il s'en était déjà pris
00:14:49à Éric Zemmour.
00:14:50Il a fait la queue
00:14:50comme tout le monde
00:14:52pendant peut-être
00:14:54environ deux heures
00:14:55et au moment
00:14:56de se dresser
00:14:58face à moi
00:14:58il m'a sauté dessus
00:15:00en portant un coup
00:15:02sur le visage
00:15:03et puis les fonctionnaires
00:15:05de police
00:15:06du service de la protection
00:15:07qui assure ma sécurité
00:15:08l'ont exfiltré
00:15:09et il a été placé
00:15:10en garde à vue.
00:15:12Moi j'ai des principes
00:15:13je me les applique
00:15:14et je les applique
00:15:14aussi à mes adversaires politiques.
00:15:16Mes adversaires politiques
00:15:17ne seront jamais
00:15:17pour moi des ennemis
00:15:18et c'est très certainement
00:15:20ce qui fonde
00:15:20notre différence
00:15:21avec beaucoup de partis
00:15:22notamment avec des partis
00:15:23de gauche
00:15:24à chaque fois qu'un responsable
00:15:26politique français
00:15:26quel qu'il soit
00:15:27qu'il soit de droite
00:15:28de gauche
00:15:28ou du centre
00:15:29à chaque fois que l'un d'eux
00:15:30est pris à partie
00:15:31agressé
00:15:32insulté
00:15:33à chaque fois qu'il est attaqué
00:15:34y compris dans sa vie personnelle
00:15:35j'ai toujours
00:15:36pris position
00:15:38je me suis toujours exprimé
00:15:39pour prendre sa défense
00:15:40parce que je ne supporte pas
00:15:41la violence
00:15:42quand ça me concerne
00:15:43quand ça concerne
00:15:44un dirigeant du rassemblement national
00:15:46quand ça concerne
00:15:47une femme politique
00:15:47comme Marine Le Pen
00:15:48il n'y a plus personne.
00:15:49Jordan Bardella
00:15:50il a raison
00:15:50qu'est-ce que vous voulez
00:15:51que je vous dise
00:15:52il a raison
00:15:52et là où
00:15:53c'est toujours pareil
00:15:55je les trouve nuls
00:15:56en fait
00:15:57tous ces politiques
00:15:57parce que c'est contre-productive
00:15:59ils ne comprennent pas
00:16:01que
00:16:02leur attitude
00:16:04fait que
00:16:05les gens se détournent d'eux
00:16:07ils ne le comprennent pas
00:16:08je me dis
00:16:09mais parfois
00:16:09ils sont
00:16:09quand je dis nuls
00:16:11je ne sais pas si c'est le terme exact
00:16:13mais je trouve
00:16:14que ce n'est pas malin
00:16:15voilà
00:16:15c'est-à-dire qu'au contraire
00:16:17si tu étais un homme politique
00:16:19et que tu étais adversaire
00:16:20de Jordan Bardella
00:16:21tu devrais précisément
00:16:23ce que fait d'ailleurs
00:16:24le rassemblement national
00:16:25avec Prisca Teveno
00:16:26ça serait habile
00:16:28et là ils ne le font pas
00:16:30ce qui me paraît
00:16:32contre-productif
00:16:33mais bon
00:16:34Elisabeth Lévy
00:16:36ce qui est terrible
00:16:37c'est que
00:16:37évidemment
00:16:37c'est un symptôme
00:16:39parmi d'autres
00:16:40du fait que
00:16:42quand la violence
00:16:43en fait
00:16:44prend la place
00:16:45des mots
00:16:46c'est que l'esprit
00:16:46ce qu'on appelait
00:16:47l'esprit des lumières
00:16:48la capacité de débattre
00:16:49argument contre argument
00:16:50a complètement disparu
00:16:51on en est loin
00:16:52l'esprit des lumières
00:16:53chers camarades
00:16:54oui mais
00:16:54ce que je veux dire
00:16:55c'est que
00:16:56la politique
00:16:57c'était ça
00:16:57c'était la capacité
00:16:59à civiliser les conflits
00:17:00à les représenter
00:17:01bah oui
00:17:02vous dites oui
00:17:02mais c'est des gens
00:17:04qui ont plus de langage
00:17:05ça n'a été pas la violence
00:17:06que le général de Gaulle
00:17:07on a failli le tuer
00:17:07je ne sais combien de fois
00:17:08donc ça a été toujours
00:17:10dans l'histoire
00:17:11oui mais il y avait quand même
00:17:12malgré tout
00:17:13un débat public
00:17:14Vincent Hervouet
00:17:14non de Gaulle
00:17:15c'était l'Algérie
00:17:16c'était quasi
00:17:17une guerre civile
00:17:18la guerre civile
00:17:19je vous assure
00:17:20que la guerre civile
00:17:20là
00:17:21les oppositions
00:17:22sont fortes
00:17:23les oppositions
00:17:24sont très très fortes
00:17:26les amis
00:17:26ne vous trompez pas
00:17:27moi je n'emploierai pas
00:17:28ce mot là
00:17:28mais les oppositions
00:17:30les 15 mois
00:17:31qui arrivent
00:17:32vont être
00:17:33très très rudes
00:17:34il y a une volonté
00:17:35de diaboliser l'adversaire
00:17:36et d'en faire
00:17:37l'incarnation du mal
00:17:38ça c'est un grand classique
00:17:39c'est plus un adversaire
00:17:41c'est plus
00:17:41c'est un ennemi
00:17:42et c'est un ennemi à terrasser
00:17:43c'est une manière de voir
00:17:44la politique
00:17:45c'est une lame de fond
00:17:47une manière de voir
00:17:48la politique
00:17:48comme une guerre
00:17:49entre l'humanité
00:17:49et les ennemis de celle-ci
00:17:51et contre les ennemis
00:17:52de l'humanité
00:17:52tout est permis
00:17:53y compris les pires
00:17:54déferlements de violences
00:17:55je pense qu'Elisabeth
00:17:56elle a tout à fait raison
00:17:57moi ce qui me frappe
00:17:57c'est des journalistes
00:17:58quand j'ai cité tout à l'heure
00:17:59cette jeune femme
00:18:01Nesrine Slaoui
00:18:02c'est-à-dire que des journalistes
00:18:04aujourd'hui disent
00:18:05bah oui finalement
00:18:06il est très violent
00:18:08il est très violent
00:18:10M. Bardella
00:18:11comment ?
00:18:12d'autres journalistes
00:18:13le comparent à Hitler
00:18:14quand vous comparez
00:18:14Jordan-Marie à Hitler
00:18:15vous n'étonnez pas
00:18:16d'arriver aux gens
00:18:17en face que l'homme à battre
00:18:18on va méditer
00:18:19ce qui est arrivé
00:18:19à Charlie Kirk
00:18:20aux Etats-Unis
00:18:20et comprendre
00:18:21que lorsque la violence
00:18:23débute
00:18:24elle emporte tout
00:18:24sur son passage
00:18:25et que plus rien
00:18:26ne peut s'opposer
00:18:27mais moi je pense
00:18:27que c'est au président
00:18:28de la république
00:18:29de siffler la fin
00:18:31de la récréation
00:18:31et de dire
00:18:32assez de violence
00:18:32mais quand lui-même
00:18:33parle de labellisation
00:18:34c'est-à-dire
00:18:36en fait ce qu'il ne supporte pas
00:18:37lui c'est les critiques
00:18:38contre lui-même
00:18:39parce que ça
00:18:40il ne supporte pas
00:18:40c'est ce qu'il y a de pire
00:18:41pour lui
00:18:42c'est ce qu'il y a de pire
00:18:43et c'est pour ça
00:18:43que les 15 mois
00:18:44vont être
00:18:44nous on est moins sévère
00:18:47que ses anciens
00:18:48premiers ministres
00:18:49je le rappelle
00:18:49ses anciens premiers ministres
00:18:51c'est les pires
00:18:52donc toutes ces critiques
00:18:53unanimes en fait
00:18:54de Donald Trump
00:18:56jusqu'à ses anciens
00:18:57premiers ministres
00:18:58avec l'espace médiatique
00:18:59donc je comprends
00:19:00que tu as envie
00:19:01de museler la parole
00:19:02Richard Millet
00:19:04est-ce qu'il y a eu
00:19:05des réactions
00:19:05à l'agression
00:19:07de la journaliste
00:19:08à Roubaix
00:19:08une journaliste italienne
00:19:09qui faisait une enquête
00:19:10sur le boucherie à l'âle
00:19:10il y en a très peu
00:19:12là encore
00:19:13mais ce climat là
00:19:15est très rude
00:19:16alors deuxième passage
00:19:17de Jordan Bardella
00:19:17toujours hier
00:19:18sur l'absence de réaction
00:19:20écoutez-le
00:19:20avec l'islamophobie
00:19:22je m'attends à tout
00:19:23quand on fait de la politique
00:19:24je sais que quand on fait
00:19:25quand on est engagé
00:19:26en première ligne
00:19:27on en assume
00:19:28les conséquences
00:19:29et c'est vrai
00:19:30que faire de la politique
00:19:31aujourd'hui
00:19:31c'est extrêmement violent
00:19:32il y a des gens
00:19:32qui vous apprécient
00:19:33il y a des gens
00:19:33qui ne vous apprécient pas
00:19:34et par définition
00:19:35quand vous êtes exposé
00:19:36et que vous êtes
00:19:37en première ligne
00:19:38de la bataille
00:19:38et bien
00:19:39il vous faut être
00:19:40extrêmement solide
00:19:41mais moi je suis
00:19:43extrêmement inquiet
00:19:43de voir un climat
00:19:44de plus en plus violent
00:19:45s'installer dans notre pays
00:19:46une brutalisation
00:19:48du débat démocratique
00:19:49qui amène
00:19:50à distinguer
00:19:51deux phénomènes
00:19:52d'abord il y a
00:19:52ceux qui s'en prennent
00:19:53physiquement
00:19:53aux élus
00:19:55ceux qui s'en prennent
00:19:56physiquement
00:19:56au débat démocratique
00:19:57par la violence
00:19:58ceux-là ce sont
00:19:59ceux qui frappent
00:19:59et puis il y a derrière
00:20:00ceux qui légitiment
00:20:01ceux qui banalisent
00:20:02la violence
00:20:02et c'est vrai
00:20:03que la violence
00:20:04vient bien souvent
00:20:05toujours du même côté
00:20:06et elle est bien souvent
00:20:08toujours subie
00:20:08par le même camp politique
00:20:11c'est à dire
00:20:11qu'on a d'un côté
00:20:12la gauche
00:20:13et l'extrême gauche
00:20:14qui part
00:20:15une brutalisation
00:20:16du débat démocratique
00:20:17par la façon
00:20:18dont ils déshumanisent
00:20:19aussi systématiquement
00:20:20leurs adversaires
00:20:20on voit qu'à l'Assemblée nationale
00:20:22un parti comme la France Insoumise
00:20:23a beaucoup d'élus
00:20:24qui sont des élus
00:20:25condamnés par la justice
00:20:26poursuivis pour des faits de violence
00:20:27on peut citer
00:20:28M. Mélenchon lui-même
00:20:29condamné pour actes de rébellion
00:20:30M. Delogu
00:20:32M. Arnaud
00:20:33qui est fiché
00:20:33pour atteinte à la sûreté de l'Etat
00:20:35qui est poursuivi
00:20:36pour des faits de violence
00:20:36également
00:20:37et on voit que ces gens-là
00:20:38banalisent la violence
00:20:39et considèrent
00:20:40qu'à partir du moment
00:20:41où vous n'êtes pas de gauche
00:20:42et que vous êtes
00:20:43encore pire de droite
00:20:44vous êtes forcément
00:20:45une cible
00:20:47non plus seulement
00:20:48à combattre
00:20:48sur le terrain démocratique
00:20:49mais désormais
00:20:50à battre sur le plan physique
00:20:51et moi je refuse
00:20:52et je le dis ce soir
00:20:53à tous les chefs
00:20:55de partis politiques
00:20:56je refuse qu'on fasse
00:20:57une campagne
00:20:58qu'elle soit municipale
00:20:59législative ou présidentielle
00:21:00dans un climat de violence
00:21:01Gérard Carréau
00:21:02on pourrait dire aussi
00:21:03que l'extrême gauche
00:21:04qui se passe dans les universités
00:21:05est terrible
00:21:06c'est-à-dire que la violence
00:21:07vient le plus souvent
00:21:09pour ne pas dire toujours
00:21:10de l'extrême gauche
00:21:12dans l'université
00:21:13j'ai pas d'exemple
00:21:13il y avait un sondage
00:21:14là-dessus il y a deux ans
00:21:15qui montrait que
00:21:1622% des jeunes français
00:21:18trouvent aujourd'hui légitimes
00:21:19de défendre leurs idées
00:21:20par la violence
00:21:20Gérard Carréau
00:21:21qui avait à cette vue
00:21:22toutes les campagnes électorales
00:21:25présidentielles
00:21:26celle qui arrive
00:21:27sera la plus violente
00:21:28oui je veux pas répéter
00:21:29ce qu'ont dit mes camarades
00:21:30et que je partage évidemment
00:21:31sur le deux poids
00:21:33deux mesures
00:21:33absolues
00:21:34et bien évidemment
00:21:35on pouvait s'y attendre
00:21:37mais ce qui m'intrigue
00:21:39un peu plus
00:21:40c'est ce qui me fait
00:21:41un peu plus peur
00:21:42pour la démocratie à venir
00:21:44c'est-à-dire
00:21:44pour l'élection présidentielle
00:21:46dans un an et demi
00:21:47c'est effectivement
00:21:48non seulement la montée
00:21:50on la sent partout
00:21:51de la violence
00:21:52ça elle est partout
00:21:53et elle s'exacerbe
00:21:55elle se prépare
00:21:56mais surtout
00:21:57il me semble
00:21:58que le camp du bien
00:21:59le camp du bien
00:22:01celui qu'on définit ainsi
00:22:02c'est-à-dire
00:22:03la Macronie
00:22:04et puis au-delà
00:22:05est en train
00:22:06je pense
00:22:07espère
00:22:09avoir trouvé
00:22:10dans l'annulation
00:22:12d'une candidature
00:22:13de Mme Le Pen
00:22:14et dans le surgissement
00:22:15automatique
00:22:16à ce moment-là
00:22:17de la candidature
00:22:18Bardella
00:22:19avoir trouvé
00:22:20une issue
00:22:21pour nous
00:22:22c'est-à-dire
00:22:23je veux dire par là
00:22:23que peut-être
00:22:24était-il résigné
00:22:25à voir Marine Le Pen
00:22:27en se disant
00:22:27ce coup-ci
00:22:28elle va gagner
00:22:29là
00:22:30elle ne sera pas
00:22:31dans le coup
00:22:31probablement
00:22:32ça sera Bardella
00:22:33et on s'en montait
00:22:34et ça je l'ai senti
00:22:36à plusieurs reprises
00:22:36cette semaine
00:22:37on s'en montait
00:22:38une idée
00:22:38ah
00:22:39on a peut-être
00:22:40une chance
00:22:40d'échapper
00:22:41encore une fois
00:22:42au Rassemblement National
00:22:44parce que Bardella
00:22:46il faut concentrer
00:22:47sur Bardella
00:22:48et les attaques
00:22:48contre Bardella
00:22:49ne font que commencer
00:22:51ce sont les prémices
00:22:52il est un jeune homme
00:22:54on va commencer
00:22:55à marteler
00:22:55oui mais c'est pas possible
00:22:56il est le grand favori
00:23:00mais ils vont marteler
00:23:01sur le manque d'expérience
00:23:03un mot qui manque
00:23:04quand même
00:23:04et ces attaques
00:23:05elles prennent quand même
00:23:06souvent comme prétexte
00:23:07l'islamophobie
00:23:08or n'oublions pas
00:23:10que là
00:23:11c'est plus des coups d'oeufs
00:23:13c'est des coups de couteau
00:23:14il y a un certain nombre
00:23:15de gens sous protection
00:23:16policière
00:23:17les gens des grandes veilles
00:23:18encore menacés
00:23:20sur les réseaux sociaux
00:23:21et cette accusation
00:23:22je veux dire
00:23:23est dangereuse
00:23:24quand même
00:23:24on va marquer une pause
00:23:25mais il y a une alliance
00:23:26objective
00:23:27entre Emmanuel Macron
00:23:29et ce que vous appelez
00:23:30le camp du bien
00:23:31puisque
00:23:33l'alliance objective
00:23:34c'est l'ennemi commun
00:23:35c'est le Rassemblement National
00:23:36c'est à dire que
00:23:37ce qui clourait
00:23:38le dernier clou
00:23:40si j'ose dire
00:23:41du cercueil
00:23:42pour Emmanuel Macron
00:23:43c'est en plus
00:23:45d'accueillir
00:23:46Jordan Bardella
00:23:47ou le RN
00:23:48à l'éizé
00:23:48le bilan est catastrophique
00:23:52et en plus
00:23:52tu donnes les clés
00:23:53au Rassemblement National
00:23:55et de la même manière
00:23:56dans ce qu'on appelle
00:23:57le cercle de la raison
00:23:59le camp du bien
00:23:59tout le monde
00:24:00et l'espace médiatique
00:24:02ne veut pas
00:24:02du Rassemblement National
00:24:04donc cette alliance objective
00:24:05elle arrive sur
00:24:06la labellisation
00:24:07elle arrive sur
00:24:08tous les sujets
00:24:09en fait
00:24:09c'est ainsi
00:24:11qu'en pensez-vous
00:24:12monsieur Hervo
00:24:12est avant de
00:24:13je sais que je dois
00:24:14vous laisser
00:24:14parce que vous allez
00:24:15écrire pour le
00:24:16JD News
00:24:16de Laurence Ferrari
00:24:17un édito
00:24:19et que vous avez
00:24:20quelques heures
00:24:21avant le bouclage
00:24:22oui
00:24:22il faudrait trouver
00:24:22une idée d'ici là
00:24:23bon vous des idées
00:24:25vous en avez plein
00:24:25oui mais pas là-dessus
00:24:27mais bon
00:24:28c'est lundi
00:24:29tout va bien
00:24:30formidable
00:24:31bah écoutez
00:24:32on va marquer une pause
00:24:32à 9h24
00:24:33et merci en tout cas
00:24:35de votre expertise
00:24:35on est très heureux
00:24:36que vous soyez revenu surtout
00:24:37parce que vous avez été
00:24:38souffrant quelques jours
00:24:39je l'ai dit à l'antenne
00:24:40et vous êtes essentiel
00:24:42mais à force de répéter ça
00:24:44vous allez finir
00:24:44par me porter la poêle
00:24:45mais pas du tout
00:24:46mais si
00:24:46j'ai l'impression
00:24:47d'être un peu mort
00:24:48mais pas du tout
00:24:48vous savez pourquoi
00:24:49je dis ça
00:24:50parce que vous êtes venu
00:24:51une ou deux fois
00:24:52simplement la semaine dernière
00:24:53et peut-être que les gens
00:24:54n'étaient pas là
00:24:55la semaine dernière
00:24:55devant leur poste
00:24:56donc ils vous voient
00:24:56réapparaître aujourd'hui
00:24:57et donc je donne
00:24:58ces informations
00:24:59aux uns et aux autres
00:25:00c'est-à-dire qu'il y a
00:25:01un truc qui est idiot
00:25:01quand t'es présentateur
00:25:02tu penses aux animateurs
00:25:03tu penses à ceux
00:25:04qui écoutent
00:25:04Merci Pascal
00:25:05Quelle métier difficile
00:25:08vous faites
00:25:08Bon on marque une pause
00:25:10et nous revenons
00:25:11c'est le 1er décembre
00:25:12c'est le 1er jour
00:25:14du calendrier de l'Avent
00:25:15Ah oui ça c'est quand même
00:25:17plus important que tout
00:25:19Le compte à rebours a commencé
00:25:20Exactement
00:25:20le compte à rebours
00:25:21A tout de suite
00:25:22Il est 9h31
00:25:26nous sommes avec Sommeil à la midi
00:25:28Bonjour Pascal
00:25:32et bonjour à tous
00:25:33C'est l'un des temps forts
00:25:34du déplacement au Liban
00:25:35du pape
00:25:36Léon XIV vient d'arriver
00:25:37au monastère
00:25:38du Saint des Miracles
00:25:39monastère qui abrite
00:25:41la tombe de Saint-Charbel
00:25:42au nord de Beyrouth
00:25:43une visite
00:25:43en présence de nombreux fidèles
00:25:45venus saluer
00:25:45le souverain pontife
00:25:47Un incendie a ravagé
00:25:49un appartement
00:25:50d'un immeuble
00:25:50situé dans le 13e arrondissement
00:25:52de Paris hier
00:25:534 personnes ont été hospitalisées
00:25:55et la cause du départ de feu
00:25:57demeure inconnue
00:25:58à ce stade
00:25:59comme l'a indiqué
00:25:59le maire Jérôme Poumé
00:26:00et puis le candidat de droite
00:26:03soutenu par Donald Trump
00:26:04en tête de la présidentielle
00:26:05au Honduras
00:26:06loin devant
00:26:07le président de gauche
00:26:08Nasserie Soura
00:26:10est arrivé en tête
00:26:10avec 40,6% des voix
00:26:12selon des résultats partiels
00:26:14Nous terminons sur le chapitre Bardella
00:26:19avec la réaction de Laurent Nunez
00:26:21hier soir
00:26:22Laurent Nunez
00:26:27que nous allons écouter
00:26:28le ministre de l'Intérieur
00:26:29qui a pris la défense
00:26:31de Jordan Bardella
00:26:32écoutons-le
00:26:33Je condamne très fermement
00:26:35cette agression
00:26:36c'est inacceptable
00:26:37nous sommes dans une démocratie
00:26:38tout le monde doit pouvoir
00:26:40s'exprimer
00:26:40et ces actes
00:26:41qui sont des actes
00:26:42d'intimidation
00:26:43au Dieu
00:26:43quel qu'en soit les motifs
00:26:44il y a une personne
00:26:45effectivement
00:26:45qui a été interpellée
00:26:46qui est actuellement
00:26:47en garde à vue
00:26:48qui est entendue
00:26:49donc voilà
00:26:50quel qu'en soit les motifs
00:26:50c'est absolument inacceptable
00:26:52et ça dénote aussi
00:26:53un durcissement
00:26:54du climat politique
00:26:55il y a une montée
00:26:56des violences
00:26:56dans la vie politique
00:26:57c'est évident
00:26:57réaction impeccable
00:26:58du ministre de l'Intérieur
00:27:01et on peut
00:27:01imaginer que c'est la réaction
00:27:03d'Emmanuel Macron
00:27:03Emmanuel Macron
00:27:04n'a pas fait de tweet
00:27:05mais bon
00:27:06est-ce qu'il doit le faire
00:27:07ou pas
00:27:07je n'en sais rien
00:27:08mais en tout cas
00:27:08si son ministre le dit
00:27:10c'est la réaction
00:27:11C'est intéressant
00:27:12sur la violence politique
00:27:12juste d'un mot
00:27:13parce qu'il y a quelque chose
00:27:13qu'on avait commenté
00:27:14qui m'est revenu en mémoire
00:27:15on a beaucoup parlé
00:27:16de Charlie Kerr
00:27:16mais il y a un autre événement
00:27:17vous rappelez vous
00:27:19quand des centaines de personnes
00:27:20sont à la place de la République
00:27:20manifestées lors de la mort
00:27:22de Jean-Marie Le Pen
00:27:22je trouve que c'est un acte
00:27:23de violence symbolique
00:27:24très fort aussi
00:27:25qui à mon avis
00:27:26est un préalable
00:27:26de ce que l'on connait maintenant
00:27:27certains même avaient dégradé
00:27:29sa tombe en Bretagne
00:27:31donc effectivement
00:27:31ça doit nous arrêter
00:27:32parce qu'un jour
00:27:33ce sera bien plus grave
00:27:34mais c'est l'extrême gauche
00:27:35et c'est le privilège rouge
00:27:36dont parle
00:27:38Gilles-Louis Nadel
00:27:39et l'espace médiatique
00:27:41là-dessus
00:27:42il y a deux poids
00:27:43deux mesures
00:27:44et c'est ça qui est
00:27:45ils déshumanisent
00:27:45leurs adversaires
00:27:46voire leurs ennemis
00:27:46et ça pour des raisons
00:27:48que nous connaissons
00:27:49c'est-à-dire que
00:27:50cet espace médiatique
00:27:51ne veut pas
00:27:52du rassemblement national
00:27:54et qu'il progresse
00:27:55dans les sondages
00:27:56donc c'est pour ça
00:27:57que ça rend
00:27:57ça tend la situation
00:27:59alors Valérie Pécresse
00:28:00elle a pris la parole
00:28:03et elle a raison
00:28:04d'ailleurs
00:28:04Madame Pécresse
00:28:04il faut la séciter
00:28:06c'est pas la première fois
00:28:07d'ailleurs
00:28:07qu'elle a la bonne réaction
00:28:08Madame Pécresse
00:28:09donc je crois
00:28:10que c'est sous forme de tweet
00:28:11vous allez le voir
00:28:13peut-être à l'instant
00:28:14et vous allez l'écouter
00:28:16aussi à l'instant
00:28:17est-ce qu'on l'a
00:28:17le tweet
00:28:17de Madame Pécresse
00:28:19c'est
00:28:20ah c'est
00:28:20comment dire
00:28:22c'était à l'émission
00:28:23ce matin de TF1
00:28:24qu'elle a pris la parole
00:28:26écoutez Valérie Pécresse
00:28:27évidemment je condamne
00:28:30toutes les violences
00:28:30contre tous les politiques
00:28:32quel que soit leur parti
00:28:34quel que soit leur bord
00:28:35vous savez malheureusement
00:28:36la violence
00:28:37y compris la violence physique
00:28:39ça fait partie des risques
00:28:40du métier
00:28:40si je puis dire
00:28:41vous même en 2022
00:28:42je crois par la présidentielle
00:28:43vous aviez été aspergée
00:28:44de poudre rose
00:28:45oui par des anarchistes
00:28:46ça c'était pas
00:28:47c'est pas le pire
00:28:48qui m'est arrivé
00:28:49le pire que j'ai eu
00:28:50c'est quand j'étais
00:28:50porteuse de la réforme
00:28:52des universités
00:28:52où là je me suis fait
00:28:54attaquer avec des
00:28:547ème ministre de Nicolas Sarkozy
00:28:55avec des
00:28:56oui par des gauchistes
00:28:57avec des barres de fer
00:28:58ça c'était bien violent
00:29:00le problème c'est qu'il faut
00:29:01des sanctions
00:29:01qui soient suffisamment fortes
00:29:03pour qu'elles soient dissuasives
00:29:04c'est tout
00:29:04ce monsieur
00:29:05c'est un récidiviste
00:29:06on a qu'à le mettre
00:29:07il avait eu
00:29:08500 euros d'amende
00:29:10mais oui
00:29:11on a qu'à le mettre
00:29:128 jours en prison
00:29:13avec sursis
00:29:13non mais attendez
00:29:14500 euros d'amende
00:29:15avec sursis
00:29:16ça dissuade
00:29:17comment voulez-vous
00:29:18si on commence à composer
00:29:19avec la violence
00:29:20Gérard Carreau
00:29:21si on l'accepte
00:29:22un tantinet
00:29:23un tout petit peu
00:29:24et bien ça
00:29:25ça commence comme ça
00:29:26et ça finit comme ça
00:29:27c'est là que les petites peines
00:29:28elles seraient intéressantes
00:29:29et bien sûr
00:29:29il y a un monsieur
00:29:29qui a 74 ans
00:29:308 jours
00:29:31peines minimales et automatiques
00:29:338 jours
00:29:34voilà
00:29:34il réfléchit un peu
00:29:358 jours
00:29:36oui
00:29:36bon
00:29:37il se prendra vraiment
00:29:39pour Jean Moulin après
00:29:40oui mais
00:29:41je ne sais pas pour qui
00:29:42il se prendra
00:29:42mais bon
00:29:43Richard Millet
00:29:45je ne peux pas séparer
00:29:46cette violence là
00:29:46de la violence
00:29:47du terrorisme islamique
00:29:49et de la violence
00:29:50des narcotrafiquants
00:29:51tout ça
00:29:52ça va ensemble
00:29:52en même temps
00:29:54oui même si
00:29:54la passerelle est difficile
00:29:56mais là où vous avez raison
00:29:57c'est que plutôt
00:29:58plutôt que de parler
00:29:59de labellisation
00:29:59monsieur Macron
00:30:02devrait parler
00:30:03de la DZ mafia
00:30:03parce que Marseille
00:30:05c'est juste une catastrophe
00:30:06c'était une ville
00:30:07laboratoire
00:30:07il y allait 15 fois
00:30:09à l'arrivée
00:30:10c'est ce qui se passe
00:30:11à Marseille
00:30:11c'est aujourd'hui
00:30:12ce qui est
00:30:13c'est beaucoup plus important
00:30:14et la guerre
00:30:15c'est pas contre l'Ukraine
00:30:17les militaires
00:30:19il ne faut peut-être pas
00:30:19les envoyer en Ukraine
00:30:20les militaires français
00:30:21il faut peut-être les envoyer
00:30:22à Marseille
00:30:23et je me souviens
00:30:24je me souviens qu'un militaire
00:30:25avait dit
00:30:26la prochaine opération
00:30:27nous la ferons
00:30:27sur le sol de France
00:30:28aujourd'hui Marseille
00:30:30est dans un état catastrophique
00:30:31et vous avez
00:30:32je crois que c'est
00:30:33monsieur Alozio
00:30:34qui a dit
00:30:34si Marseille tombe
00:30:35et d'autres
00:30:36bon Alizio
00:30:37si Marseille tombe
00:30:38bon c'est là
00:30:40c'est ça que j'attends
00:30:41d'un président de la République
00:30:42pas parler de labellisation
00:30:43il y a une ville
00:30:44qui est la deuxième de France
00:30:46qui est en difficulté XXL
00:30:47il y a encore eu quelqu'un
00:30:48qui est un gosse de 15 ans
00:30:50qui est mort ce week-end
00:30:51sauf que
00:30:52pardon
00:30:52vous parliez de
00:30:54Richard Millet
00:30:54vous parliez de Pravda tout à l'heure
00:30:56rappelons quand même
00:30:57que Pravda
00:30:57ironiquement
00:30:58ça veut dire la vérité
00:30:59bien sûr la vérité
00:31:00c'est Orwell
00:31:01c'est le ministère
00:31:02c'est Orwell
00:31:03c'est ça qu'on attend
00:31:04d'un président de la République
00:31:05en fait il devrait aller
00:31:06à Marseille là
00:31:07il devrait y aller
00:31:09c'est pas possible
00:31:09et lorsqu'on a parlé
00:31:11de la marche blanche
00:31:12la semaine dernière
00:31:12des 6000 personnes
00:31:13qui étaient dans la rue
00:31:14qui était là ?
00:31:156000 personnes ?
00:31:16il y a 70 000 personnes
00:31:17au stade Vélodrome
00:31:18tous les samedis
00:31:186000 personnes
00:31:19pour monsieur Kessassi
00:31:21pour le défendre
00:31:23et pas
00:31:23et ça fait plusieurs fois
00:31:24que je le dis
00:31:24pas un rappeur
00:31:25pas une personnalité
00:31:27pas ni Soprano
00:31:28ni Joule
00:31:29ni tous les Marseillais
00:31:30tous ces gens là
00:31:31mais en revanche
00:31:31les mêmes
00:31:32ils défileront
00:31:32contre le Rassemblement National
00:31:33ça il n'y aura pas de soucis
00:31:36ils seront dans la rue
00:31:37ça il n'y aura pas de soucis
00:31:38non mais quand même
00:31:39Richard a raison
00:31:40d'insister sur
00:31:41comment dire
00:31:42le terrorisme aussi
00:31:43il ne faut pas oublier
00:31:44que cette violence
00:31:44s'exerce aussi
00:31:45contre les centaines
00:31:47de gens
00:31:48qui sont sous protection
00:31:49policière
00:31:49en général
00:31:50ils ne sont pas
00:31:51sous protection
00:31:52policière
00:31:53contre l'extrême gauche
00:31:55ils sont sous protection
00:31:56policière
00:31:56parce qu'ils ont peur
00:31:57d'un coup de couteau
00:31:58alors
00:31:59monsieur Lunez
00:32:00oui
00:32:00dernier mot
00:32:01Richard Millet
00:32:02Pascal vous a cité
00:32:03la semaine dernière
00:32:04sur l'absence de réaction
00:32:05de madame Brun Pivet
00:32:06à propos de l'assistante parlementaire
00:32:08qui avait été blessée
00:32:10c'est exactement ça
00:32:11mais je sais
00:32:12mais c'est en fait
00:32:13tout ça est de poids de mesure
00:32:15c'est à dire que
00:32:15les marches blanches
00:32:16il y a des bonnes marches blanches
00:32:18et des mauvaises marches blanches
00:32:19il y a des bonnes agressions
00:32:20et des mauvaises agressions
00:32:21et tout est à l'aune de cela
00:32:23donc
00:32:23il me semble que si demain
00:32:26monsieur Mélenchon
00:32:26était agressé
00:32:27nous en parlerions
00:32:28de la même manière
00:32:29de la même manière
00:32:30et effectivement
00:32:32on aurait raison
00:32:34bien sûr
00:32:35il n'y a pas de poids
00:32:36de mesure
00:32:36un mot sur monsieur Lunez
00:32:38parce qu'hier
00:32:39monsieur Lunez
00:32:39c'est intéressant aussi
00:32:40sur le voile
00:32:41sur le voile
00:32:42pour les mineurs
00:32:44bah lui
00:32:45il ne pense pas
00:32:46qu'il faut légiférer
00:32:47contrairement à
00:32:48Laurent Wauquiez
00:32:49donc écoutez
00:32:50ce qu'a dit
00:32:50le ministre de l'Intérieur
00:32:51sur le voile
00:32:53je ne suis pas favorable
00:32:55comme ça
00:32:56la lutte contre l'antrisme
00:32:58il faut peut-être
00:33:01recontextualiser les choses
00:33:02évidemment que dans l'espace public
00:33:03quand il y a des jeunes femmes voilées
00:33:04la première question qu'on se pose
00:33:05c'est qu'elles ont eu le choix
00:33:06de se voiler
00:33:07et on peut penser souvent
00:33:08que ça n'est pas le cas
00:33:09voilà
00:33:09donc je pense qu'il y a une action
00:33:11effectivement résolue à mener
00:33:12mais je ne crois pas
00:33:13à l'interdiction générale
00:33:14toute mesure
00:33:14qui serait décidée
00:33:16de manière générale
00:33:17de manière générale
00:33:18un
00:33:20me semble
00:33:22pas forcément
00:33:22très efficace
00:33:23il faut plutôt
00:33:24essayer de s'attaquer
00:33:25à ces structures
00:33:26à ces individus
00:33:27qui disent
00:33:27à ces jeunes filles
00:33:28qu'elles doivent avoir
00:33:30le droit
00:33:30d'aller voiler à l'école
00:33:31et qu'il faut se battre
00:33:32pour se faire
00:33:32et que sinon
00:33:33il faut refuser
00:33:34d'aller à l'école
00:33:34c'est ces gens-là
00:33:35qu'il faut atteindre
00:33:35ce sont ces gens-là
00:33:36qu'il faut atteindre
00:33:37donc elle n'est pas forcément
00:33:38efficace et utile
00:33:39et deuxièmement
00:33:41et deuxièmement
00:33:42deuxièmement
00:33:43je pense qu'elle est
00:33:44très stigmatisante
00:33:45vis-à-vis
00:33:46de nos compatriotes
00:33:47musulmans
00:33:48qui peuvent se sentir
00:33:49blessés par ce type
00:33:50de proposition
00:33:50Monsieur le ministre
00:33:53de l'Intérieur
00:33:54il montre deux choses
00:33:56la première
00:33:57c'est qu'il est en rupture
00:33:58absolue
00:33:59avec ce qu'avait dit
00:34:00et fait
00:34:00son prédécesseur
00:34:02Monsieur Retailleau
00:34:02il confirme par là même
00:34:04ce qu'on avait dit
00:34:05à l'époque
00:34:05il vient lui
00:34:07de la Macronie
00:34:08de gauche
00:34:09et cette thèse
00:34:10qu'il développe là
00:34:11concernant le voile
00:34:12qui est en fait
00:34:13le refus
00:34:14de changer
00:34:15d'aucune manière
00:34:16la législation
00:34:17sur le port du voile
00:34:18pour les fillettes
00:34:18ça l'inscrit
00:34:20dans cette tradition
00:34:20et le simple fait
00:34:22de parler du risque
00:34:23pour les musulmans
00:34:24on a compris tout de suite
00:34:25ce que ça veut dire
00:34:26il ne fera rien
00:34:27et on en revient
00:34:28à un doublé
00:34:30où on a à nouveau
00:34:31un ministre de l'Intérieur
00:34:33et un ministre
00:34:34de la Justice
00:34:35qui sont en désaccord
00:34:36puisque Darmanin
00:34:37maintient une ligne
00:34:38ferme
00:34:39tant mieux pour lui
00:34:40et pour nous
00:34:41et par contre
00:34:42le ministre de l'Intérieur
00:34:43revient à l'école
00:34:44migot
00:34:45c'est à dire
00:34:45à l'école
00:34:46où on ne fait rien
00:34:47l'école migot
00:34:48migot
00:34:49non ne recommencez pas
00:34:51non mais c'est
00:34:52je veux dire
00:34:52on n'y arrivera pas
00:34:53à l'école jospin
00:34:54même c'est
00:34:54l'école de la démission
00:34:56avec la ligne
00:34:57avec la ligne de Nunez
00:34:59avec sa fausse bienveillance
00:35:01on n'aurait jamais légiféré
00:35:02on n'aurait pas fait
00:35:03la loi de 2004
00:35:04qui a permis d'arracher
00:35:05des milliers
00:35:05jeune fille musulmane
00:35:07au déterminisme
00:35:07de la naissance
00:35:08et qui a permis
00:35:09des progrès scolaires
00:35:10fulgurants
00:35:11il y a eu une étude
00:35:11de monsieur Morin
00:35:13qui l'a montré
00:35:14donc oui je pense
00:35:14qu'il faut légiférer
00:35:15maintenant ça va au-delà
00:35:16de la seule légifération
00:35:17non mais à moins de 15 ans
00:35:19est-ce qu'on doit interdire
00:35:20dans l'espace public
00:35:21le voile pour les moins
00:35:22de 15 ans
00:35:23je pense que c'est
00:35:24une possibilité
00:35:25en tout cas il faut
00:35:26oui
00:35:26je peux entendre
00:35:28ce qu'on a évoqué
00:35:28peut-être qu'il ne faut pas
00:35:28simplement utiliser
00:35:30l'argument de la protection
00:35:31de ces fillettes
00:35:32qui est réelle
00:35:32mais parce que vous allez
00:35:33avoir la substitution
00:35:35de l'état aux parents
00:35:36qui est compliquée
00:35:36il faut utiliser
00:35:37l'argument de la protection
00:35:39de la société
00:35:40de nos mœurs
00:35:41du droit que nous avons
00:35:42de ne pas voir ce spectacle
00:35:44de fillettes
00:35:45voilées
00:35:46ce qui d'ailleurs
00:35:47revient en plus
00:35:48à en faire des objets sexuels
00:35:49parce que sinon
00:35:50vous ne les voilez pas
00:35:51ça impliquerait de renouer
00:35:51avec le vocabulaire
00:35:52de l'assimilation
00:35:53auquel on a renoncé
00:35:54depuis une trentaine d'années
00:35:55et ça impliquerait par ailleurs
00:35:56de réduire les flux migratoires
00:35:58parce qu'on n'a pas seulement
00:35:59une question d'islamisme
00:36:00et de laïcité
00:36:00on est une question
00:36:01d'emballement
00:36:02d'explosion
00:36:03quantitatif
00:36:04de l'immigration
00:36:04vous êtes piégé
00:36:05parce que si vous parlez de ça
00:36:06et c'est le cas parfois
00:36:08on nous parle d'obsession
00:36:09si on parle de ça
00:36:10donc on vous dit
00:36:11bah oui mais vous êtes obsédé
00:36:13bon d'accord
00:36:13après
00:36:15monsieur Nunez dit
00:36:17stigmatisation
00:36:18il sort le mot
00:36:19qu'il faut
00:36:19qu'il faut
00:36:20d'autres ça va être islamophobe
00:36:22donc t'es piégé
00:36:23dans l'espace médiatique
00:36:24par toute une série de mots
00:36:26islamisation
00:36:28enfin islamisation pardon
00:36:29islamophobe
00:36:30stigmatisé
00:36:31amalgame
00:36:32amalgame
00:36:33il y en a un qui manque quand même
00:36:34c'est vérité
00:36:35c'est à dire
00:36:36personne ne demande jamais
00:36:37si ce qu'on dit est vrai ou pas
00:36:38oui mais bon
00:36:39Thomas Bonnet
00:36:41technique en parlant de Laurent Nunez
00:36:42il arrive quand même
00:36:43être plus à gauche
00:36:43que Gabriel Attal
00:36:44qui lui-même est favorable
00:36:45à l'interdiction du voile
00:36:46pour les mineurs
00:36:46et moi je pense aussi
00:36:47à toutes les représentants
00:36:49des institutions
00:36:50qui sont justement
00:36:51des frères musulmans
00:36:52des salafistes
00:36:53ils doivent se frotter les mains
00:36:54ils entendent ça
00:36:55ils disent bon bah là
00:36:55on est tranquille les gars
00:36:56pour quelques fois
00:36:57et c'est vrai
00:36:58qu'il y a cette pensée
00:37:00alors je sais
00:37:00d'où elle vient
00:37:01cette pensée
00:37:02je ne sais pas si c'est le cas
00:37:03d'ailleurs de monsieur Nunez
00:37:04je ne sais pas
00:37:04s'il appartient à cette obédience
00:37:06c'est exactement
00:37:07la pensée franc-maçon
00:37:08alors je ne sais pas
00:37:10s'il appartient
00:37:12à cette obédience ou pas
00:37:12mais
00:37:13qui était
00:37:14écoutable
00:37:16dans une période
00:37:17de très grande
00:37:18tolérance mutuelle
00:37:20et qui
00:37:21aujourd'hui
00:37:22peut être
00:37:24entendu
00:37:24différemment
00:37:26c'est
00:37:27en fait
00:37:28le sentiment
00:37:29que j'ai sur
00:37:30dans plein de sujets
00:37:31il faudrait aujourd'hui
00:37:32une tendance
00:37:33pour le coup
00:37:33autoritaire
00:37:34sur certaines choses
00:37:35pas sur tout
00:37:36par exemple
00:37:37sur TikTok
00:37:37je pense qu'il faut
00:37:38interdire TikTok
00:37:39je pense qu'il faut
00:37:40l'interdire
00:37:41parce qu'effectivement
00:37:42ça bousille les gosses
00:37:44donc là
00:37:44d'ailleurs la Chine
00:37:45je crois l'a interdit
00:37:46donc c'est paradoxal
00:37:47ce que je dis là
00:37:48puisque en même temps
00:37:49je dis qu'il ne faut pas
00:37:50de labellisation des médias
00:37:52et en même temps
00:37:53je pense qu'il faut
00:37:54interdire TikTok
00:37:55c'est une labellisation
00:37:56définitive
00:37:57sur le coup
00:37:58vous avez raison
00:37:59donc vous voyez
00:38:00moi je suis pour
00:38:01on est pris
00:38:02je suis le premier
00:38:03à avoir une pensée
00:38:04contradictoire
00:38:05et je comprends
00:38:06qu'on puisse me dire
00:38:06mais vous n'êtes pas cohérent
00:38:08mais je pense que TikTok
00:38:09avec les gosses
00:38:10il faut l'interdire
00:38:10en fait tu ne peux pas
00:38:12faire autrement
00:38:13mais ce n'est pas
00:38:13de l'information TikTok
00:38:14il faut vraiment
00:38:15prendre une solution
00:38:16radicale
00:38:17mais vous parlez de la Chine
00:38:18mais il y a aussi
00:38:19des grandes démocraties
00:38:20occidentales
00:38:20qui ont pris des mesures
00:38:21contre les réseaux sociaux
00:38:22je pense à la Nouvelle-Zélande
00:38:23par exemple
00:38:23je pense à l'état de Floride
00:38:24qui a une législation
00:38:25extrêmement restrictive
00:38:26et ils ont raison
00:38:27car on détruit les jeunes
00:38:28de l'intérieur
00:38:29donc si tu veux caricaturer
00:38:30une parole
00:38:32c'est facile de dire
00:38:32regarde lui
00:38:33il ne veut pas de labellisation
00:38:35on va en parler à l'instant
00:38:35et puis il veut interdire TikTok
00:38:36c'est très facile
00:38:37ça s'appelle la dialectique
00:38:39mais je vous assure
00:38:41en fait
00:38:42c'est toujours pareil
00:38:43je pense que j'exprime
00:38:44un point de vue
00:38:46de bon sens
00:38:47pardonnez-moi
00:38:48de le dire comme ça
00:38:48je pense que TikTok
00:38:49c'est un drame pour les gosses
00:38:51et que tu ne peux pas contrôler
00:38:52il faut mieux l'interdire
00:38:53sur le voile
00:38:54Gérard Carreau
00:38:55après on parle de la labellisation
00:38:57sur le voile des filles
00:38:59oui
00:38:59et là pareil
00:39:00le voilement des fillettes
00:39:01des positions autoritaires
00:39:03vous verrez
00:39:03on s'achemine vers
00:39:05une non-décision
00:39:06il n'y aura pas
00:39:07d'interdiction
00:39:08et cette non-interdiction
00:39:10nous conduit tout droit
00:39:11dans les années qui viennent
00:39:13mais dans pas longtemps
00:39:14au retour
00:39:15du voile à l'école
00:39:16le voile à l'école
00:39:18c'est la dernière digne
00:39:19elle a déjà
00:39:20elle a déjà sauté
00:39:22si on lâche ça
00:39:22on ferme la porte
00:39:23mais je suis sûr
00:39:24mais je lui ai dit
00:39:25le voile à l'école
00:39:26c'est demain
00:39:26si on lâche ça
00:39:28c'est terminé
00:39:30alors la labellisation
00:39:31de l'information
00:39:32Emmanuel Macron
00:39:33a exprimé son soutien
00:39:34à la création
00:39:35d'un label professionnel
00:39:36alors c'est un peu
00:39:37comme les poulets
00:39:38il y a un label rouge
00:39:39du label bleu
00:39:39à différencier
00:39:40des médias d'information
00:39:41des plateformes
00:39:42à vocation commerciale
00:39:44alors il y a évidemment
00:39:45beaucoup de réactions
00:39:46il y a une réaction
00:39:47quand même
00:39:47de David Lysnoir
00:39:48j'ai voulu vérifier
00:39:49les propos d'Emmanuel Macron
00:39:51sur la labellisation
00:39:52des bonnes informations
00:39:52en effet
00:39:53si nous savons
00:39:53qu'il parle beaucoup
00:39:54dans le vide
00:39:54sa fonction
00:39:55et sa volonté
00:39:56d'exister
00:39:56dans sa fin de mandat
00:39:58la crépusculaire
00:39:58doit nous inciter
00:39:59à la plus grande vigilance
00:40:00face à ce qui ressemblerait
00:40:02à un ministère
00:40:03de la vérité
00:40:03caractéristique
00:40:04de tous les totalitaristes
00:40:05ces propos sont les suivants
00:40:06ce n'est pas le gouvernement
00:40:08ou l'état
00:40:08qui peut dire ceci
00:40:09est une information
00:40:10ceci n'en est pas
00:40:11mais je pense que c'est important
00:40:12qu'il y ait une labellisation
00:40:13faite par des professionnels
00:40:14des médias
00:40:14qui puissent dire
00:40:15cela correspond à la déontologie
00:40:16du secteur
00:40:17tout faire pour que ce soit
00:40:18mis en place
00:40:18un label
00:40:19bon
00:40:20donc effectivement
00:40:21il en est étonné
00:40:22pour résumer
00:40:23face au vrai problème soulevé
00:40:24les solutions sont dans
00:40:25le pluralisme
00:40:26dit-il
00:40:26de l'information
00:40:27et ce n'est pas
00:40:29un homme d'extrême droite
00:40:30ou ce n'est pas un fasciste
00:40:31monsieur Lysnard
00:40:33qui dit cela
00:40:33et puis je voulais vous faire
00:40:34écouter Alexandre Jardin
00:40:35qui était hier
00:40:36avec Eliott Deval
00:40:37qui est très très offensif
00:40:38puisque lui
00:40:39il parle de poutinisation
00:40:40du régime
00:40:43ce n'est pas parce que
00:40:44notre président
00:40:45est en train de se poutiniser
00:40:47que nous devons l'accepter
00:40:48les propos que vous tenez
00:40:50sont lourds
00:40:50mais c'est gravissime
00:40:51oui mais vous n'êtes pas
00:40:52vous n'êtes pas moi
00:40:53Alexandre Jardin
00:40:54il n'est pas normal
00:40:56qu'aujourd'hui
00:40:57tous les journaux
00:40:58ne fassent pas la une
00:40:59là-dessus
00:40:59c'est un problème
00:41:00de démocratie
00:41:01c'est pas un problème
00:41:02droite-gauche
00:41:03on doit rester un peuple
00:41:05démocratique
00:41:06libre
00:41:06avec des principes
00:41:08je sais qu'elle fera
00:41:09polémique
00:41:11elle sera députée
00:41:12débatue
00:41:13pardonnez-moi
00:41:14vous avez dit
00:41:14on a un président
00:41:15qui est en train
00:41:16de se poutiniser
00:41:17de se poutiniser
00:41:18de se trumpiser
00:41:19je veux dire
00:41:20c'est indigne de la France
00:41:21je veux dire
00:41:22cet homme a une fonction
00:41:23qui n'est pas que technique
00:41:25il a aussi une fonction symbolique
00:41:26il doit incarner
00:41:28la grandeur du peuple
00:41:29et donc
00:41:30lorsqu'un homme
00:41:31qui est encore président
00:41:33ose manier
00:41:35des rhétoriques
00:41:36de répression
00:41:38de la liberté d'expression
00:41:39nous devons nous dresser
00:41:41mais que l'on soit communiste
00:41:43que l'on soit ORN
00:41:44je m'en fous complètement
00:41:45on est des français
00:41:47on s'est toujours battu pour ça
00:41:49si
00:41:50s'il se poutinise
00:41:51on doit se dresser
00:41:52je sens que votre formule
00:41:54Alexandre Jardin
00:41:55va faire polémique
00:41:56parce que vous dites
00:41:56il est en train de se poutiniser
00:41:58dans des pays autoritaires
00:41:59vous n'auriez pas eu la possibilité
00:42:01de dire ça librement
00:42:02à l'antenne
00:42:02mais parce qu'on est encore
00:42:03libre
00:42:04voilà
00:42:04donc il faut aussi
00:42:05préciser cela
00:42:06et il a raison Elliot
00:42:08de préciser ça
00:42:09et puis on précise
00:42:09effectivement que
00:42:10nous avons une liberté
00:42:12d'expression
00:42:12sur ce plateau
00:42:13qui est grande
00:42:14d'ailleurs
00:42:14qui ennuie
00:42:14magnifiquement
00:42:15certains de nos confrères
00:42:16et pourquoi pas
00:42:18certains hommes petits
00:42:18mais qui est menacée
00:42:19c'est vrai que
00:42:20vous pouvez dire
00:42:20vous avez les autres
00:42:21ce que vous voulez
00:42:21non mais elle est menacée
00:42:23quand même
00:42:23écoutez
00:42:25quand depuis
00:42:26c'est pas né d'hier
00:42:27c'est pas seulement
00:42:28vous avez des journalistes
00:42:30qui réclament
00:42:31au lieu de défendre
00:42:32la liberté
00:42:33de journalistes
00:42:34qui éventuellement
00:42:35pourraient ne pas penser
00:42:36la même chose qu'eux
00:42:36c'est-à-dire réclament
00:42:38à corps et à cri
00:42:38et ça ne date pas d'hier
00:42:39quand Zemmour était journaliste
00:42:41c'était exactement
00:42:41la même chose
00:42:42qu'on les fasse taire
00:42:43donc un jour ou l'autre
00:42:46moi je lance un appel
00:42:47à nos confrères
00:42:48parce qu'on cite toujours
00:42:49les mêmes
00:42:50qui eux
00:42:50évidemment seront du côté
00:42:52du manche
00:42:52et de la labellisation
00:42:53mais il y a quand même
00:42:54des tas de confrères
00:42:55je ne sache pas
00:42:56que les gens du RTL
00:42:57ne soient pas menacés
00:42:58il y a des tas de médias
00:43:00moi je leur lance un appel
00:43:02il faut qu'il y ait
00:43:02une mobilisation
00:43:03générale contre ce projet
00:43:05ils n'en parlent pas du tout
00:43:06il y a très peu de réactions
00:43:07il y a là aussi
00:43:08même dans la classe politique
00:43:09médiatique
00:43:10très peu de réactions
00:43:11mais quoi
00:43:11ils détestent la liberté ?
00:43:13non
00:43:13je vous ai dit
00:43:14il y a une alliance objective
00:43:16l'espace médiatique
00:43:19ne veut pas du RN
00:43:21et Emmanuel Macron
00:43:22ne veut pas du RN
00:43:23donc c'est simple
00:43:25c'est une alliance objective
00:43:26pour que les voix
00:43:29disvergentes soient écartées
00:43:32donc quand vous entendez
00:43:34quand on parle du réel
00:43:37ça peut ennuyer
00:43:38certains hommes
00:43:40mais nous on n'est pas le RN
00:43:41je ne veux pas du RN
00:43:43ils ne veulent pas
00:43:44de voix divergente
00:43:45vous dis
00:43:46ils ne veulent pas
00:43:47de voix divergente
00:43:47cette réduction du périmètre
00:43:49de la liberté
00:43:49elle va au-delà
00:43:50des seules questions
00:43:50relatives au RN
00:43:51et à la labellisation
00:43:52des médias
00:43:53c'est aussi la prolifération
00:43:54de dispositifs
00:43:54comme la loi fake news
00:43:56la loi d'incitation à la haine
00:43:57les opposants en politique
00:43:58qui sont harcelés
00:43:59sur un plan judiciaire
00:44:00les journalistes
00:44:00qui sont diffamés
00:44:01les chaînes qui sont fermées
00:44:02c'est une tendance
00:44:03très inquiétante
00:44:03je constate quand même
00:44:05en une phrase
00:44:05que le macronisme
00:44:06qui a débuté
00:44:07sous l'étendard
00:44:08de la liberté
00:44:08est en train de s'achever
00:44:10dans une régression illibérale
00:44:11quasi sans précédent
00:44:13dans l'histoire récente
00:44:13la déclaration
00:44:15de monsieur
00:44:16comment dire
00:44:17Nunez
00:44:17elle est commentée ce matin
00:44:18sur le voile
00:44:19vous l'avez vu
00:44:20commentée
00:44:21elle n'est quasiment pas commentée
00:44:23elle n'est pas commentée
00:44:24alors que c'est essentiel
00:44:26ce qu'il a dit
00:44:27à mes yeux
00:44:27mais à partir du moment
00:44:29où tu commentes ça
00:44:30on te dit
00:44:31islamophobe
00:44:32stigmatisation
00:44:33etc
00:44:34en fait ce qu'il dit
00:44:35c'est incroyable
00:44:37il dit
00:44:37faut pas
00:44:38enfin on va pas le répéter
00:44:39donc bon
00:44:40mais
00:44:40personne n'en parle
00:44:42c'est ça l'invisibilité
00:44:46d'invisibiliser
00:44:47les sujets
00:44:47moi je sais comment ça se passe
00:44:49dans les confs de rédac
00:44:50non on va pas parler de ça
00:44:51encore
00:44:52arrête
00:44:53pourquoi
00:44:53je te jure
00:44:54bon
00:44:54on préfère parler
00:44:55d'autres sujets
00:44:56du coup on a même pas dit
00:44:58qu'Aurore Berger
00:44:59avait pris une position
00:45:00courageuse
00:45:01mais elle est toute seule
00:45:02exactement
00:45:02exactement
00:45:04d'ailleurs
00:45:05on peut l'écouter
00:45:06pardon
00:45:07Richard Millet
00:45:08allez-y
00:45:08sur ce que disait Joachim
00:45:09cette labellisation a lieu
00:45:11même
00:45:12dans l'espace éditorial
00:45:14où vous avez
00:45:14ce qu'on appelle
00:45:15les sensitivity readers
00:45:17qui chargent de lire
00:45:18de relire des manuscrits
00:45:19pour enlever tout ce qui peut gêner
00:45:21et fabriquer une réalité
00:45:23de substitution
00:45:23oui c'est ça qui est absolument
00:45:25extraordinaire
00:45:26bon France Télévisions
00:45:27alors on va boucler
00:45:28parce qu'on en a beaucoup parlé
00:45:29la semaine dernière
00:45:30mais France Télévisions
00:45:31alors on a appris
00:45:33cette chose quand même
00:45:33extraordinaire
00:45:34d'abord il y a
00:45:35la société des journalistes
00:45:37de la rédaction nationale
00:45:38de France Télévisions
00:45:40qui réaffirme sa totale confiance
00:45:41dans le sérieux
00:45:42la rigueur
00:45:42et l'intégrité
00:45:43du travail des équipes
00:45:44de complément d'enquête
00:45:45ça ça manquait ça
00:45:48bon
00:45:48comment ?
00:45:49je dis ça manquait
00:45:50mais c'est la SDJ
00:45:50parce qu'ils ont bien compris
00:45:51que ça tangue
00:45:52parce que ça bougeait
00:45:52ça a beaucoup beaucoup bougé
00:45:54évidemment à France Télévisions
00:45:56parce que dans un long communiqué
00:45:58la SDJ explique combien le reportage
00:46:00contre la chaîne
00:46:01était d'une grande qualité
00:46:02en fait il n'y a rien
00:46:03dans ce pauvre reportage
00:46:04voilà
00:46:05il n'y a rien
00:46:05il n'y a rien
00:46:07une des intervenantes
00:46:10était
00:46:10alors justement
00:46:11je l'avis d'un responsable
00:46:13non
00:46:13c'est
00:46:13madame Aldui
00:46:14c'est la soeur
00:46:15vous vous rendez compte
00:46:16si nous on faisait ça
00:46:17donc la dénommée
00:46:18Lydia Aldui
00:46:19bon
00:46:20qui est une sémiologue
00:46:22et bien
00:46:23son frère
00:46:24est un des dirigeants
00:46:25de France Télévisions
00:46:26quel hasard
00:46:26non mais
00:46:27et elle
00:46:28alors elle
00:46:29comment dire
00:46:30cette madame Aldui
00:46:31et son frère également
00:46:33d'ailleurs
00:46:34ont pris des positions
00:46:35régulièrement
00:46:36contre le Rassemblement National
00:46:37contre Marine Le Pen
00:46:38c'est des militants
00:46:39c'est des militants
00:46:41alors tu prends un expert
00:46:43voilà
00:46:44cette dame
00:46:45elle s'appelle
00:46:45Lydia Aldui
00:46:46donc évidemment
00:46:47je n'ai rien contre elle
00:46:48il se trouve que son frère
00:46:49est un haut dirigeant
00:46:52enfin c'est quand même
00:46:54je vous assure
00:46:54mais c'est extravagant
00:46:55donc tu fais travailler ta soeur
00:46:56dans un reportage
00:46:58et tout le monde trouve ça normal
00:47:00népotisme
00:47:01mais oui
00:47:01je vous assure
00:47:02mais on ferait ça
00:47:04mais les gens
00:47:05j'ai vu qu'il s'expliquait
00:47:05en disant qu'il n'était pas du tout
00:47:06en charge de cette partie-là
00:47:07de France Télé
00:47:07ah bah ils sont en charge
00:47:08de rien du tout
00:47:09je vais vous dire
00:47:11il y a un truc
00:47:11qu'on a appris avec France Télé
00:47:12c'est que
00:47:12cette maison n'est pas gouvernée
00:47:14d'ailleurs c'est ce qu'ils m'ont dit
00:47:15très justement
00:47:17d'ailleurs
00:47:17mes interlocuteurs
00:47:18ils me disent
00:47:18mais France Télé
00:47:19madame Ernotte
00:47:21elle ne regarde pas
00:47:22elle ne regarde pas
00:47:23les sujets
00:47:24elle ne valide pas
00:47:26et vous avez maintenant
00:47:28avant c'était Cara
00:47:29qui dirigeait l'information
00:47:30maintenant c'est Sidbon Gomez
00:47:32qui n'a jamais été journaliste de sa vie
00:47:33qui ne connaisse rien
00:47:33qui lui était porte-parole
00:47:35non il était quoi ?
00:47:36écologiste
00:47:36oui
00:47:37porte-parole des écolos
00:47:38de madame Duflo
00:47:39voilà qui dirige France Télé
00:47:41c'est un label de qualité
00:47:43donc effectivement
00:47:44bon
00:47:46bon
00:47:47c'est sa soeur
00:47:48alors c'est pas grave
00:47:49il est labellisé lui aussi
00:47:50c'est un label de qualité
00:47:51en tout cas
00:47:52il a été écolo
00:47:53donc il peut diriger France Télé
00:47:54en fait
00:47:55ça ne me dérange pas
00:47:56que ce soit sa soeur
00:47:57mais
00:47:58comment dire
00:47:59on doit le dire
00:48:00c'est à dire que
00:48:02par exemple
00:48:03lorsque
00:48:03nous citons
00:48:05moi il m'est arrivé par exemple
00:48:07de citer
00:48:07des personnalités
00:48:10et de rappeler
00:48:11qu'ils étaient par exemple
00:48:13actionnaires
00:48:13pourquoi pas
00:48:14de tel journal
00:48:15et de ça
00:48:15pour les mettre en perspective
00:48:17bon
00:48:18voilà le monde
00:48:19dans lequel nous sommes
00:48:19mais tout le monde a l'air
00:48:20de trouver ça très très bien
00:48:21donc
00:48:22il nous reste une minute
00:48:24voyons le sujet
00:48:24de Nicolas Roche
00:48:25sur France Télévisions
00:48:26ah le carillon
00:48:28pas de Nicolas Roche
00:48:29carillon
00:48:30c'est Marine Lançon
00:48:32qui est la chef
00:48:32on le parle
00:48:33de temps en temps
00:48:34elle dit carillon
00:48:35et quand elle dit carillon
00:48:36elle volait une minute
00:48:36qu'est-ce qui se passe
00:48:37Elisabeth
00:48:38vous êtes souffrante
00:48:38comment
00:48:39vous êtes souffrante
00:48:40non pas du tout
00:48:40je me suis un peu étouffée
00:48:42j'ai été boire un verre d'eau
00:48:43c'est complément d'enquête
00:48:44qui vous fait tousser
00:48:45comme ça la semaine dernière
00:48:46non il n'y avait pas vraiment
00:48:47de quoi tousser
00:48:47parce que vous n'êtes pas allé
00:48:48dans les fauteuils rouges
00:48:49alors paraît-il que
00:48:50vous savez j'ai eu l'impression
00:48:51d'être un peu un boxeur
00:48:52au bord du ring
00:48:53qui n'interdit
00:48:55d'aller boxer
00:48:56mais personne ne vous interdit
00:48:57rien du tout
00:48:58vous êtes une grande fille
00:48:59Elisabeth Lévy
00:49:00personne ne vous interdit
00:49:01rien du tout
00:49:02personne ne vous interdit
00:49:05rien du tout
00:49:06c'est vrai
00:49:06on m'a demandé
00:49:07de ne pas y aller
00:49:08c'est pas la même chose
00:49:08mais personne ne vous interdit
00:49:11rien
00:49:11vous êtes grande
00:49:12et vous allez
00:49:13là où vous souhaitez parler
00:49:15en revanche
00:49:16notre ami
00:49:16est avec nous
00:49:18Thomas Hill
00:49:18c'est un grand garçon
00:49:19également
00:49:20un grand garçon
00:49:21comment ça va
00:49:22très très bien
00:49:24on sera avec Gautier Capuçon
00:49:26dans un instant
00:49:26vous connaissez Gautier Capuçon
00:49:27Gautier Capuçon
00:49:28la famille Capuçon
00:49:30ils ont piqué manifestement
00:49:32le diapason
00:49:34dans le quartier
00:49:36exactement
00:49:37et les violents
00:49:37et les contrebasses
00:49:38et ils en ont fait
00:49:39c'est des artistes
00:49:41oui oui
00:49:41bon
00:49:42grand artiste
00:49:43voilà
00:49:43et Paul Elkarat
00:49:45je ne sais pas si vous connaissez
00:49:46c'est un très grand champion
00:49:48mais vous pouvez lui demander
00:49:49n'importe quelle date de naissance
00:49:51incroyable
00:49:51il est étonnant
00:49:53je vais tester avec votre date de naissance
00:49:55tout à l'heure
00:49:55on va voir si il la connaît
00:49:57ma date de naissance
00:49:57même moi je l'ai oublié
00:49:59on va marquer une pause
00:50:02il est 9h55
00:50:03la prison comme horizon
00:50:06une directrice de prison
00:50:07se confie
00:50:07un voyage au coeur
00:50:08de l'univers carcéral
00:50:09on va en parler dans un instant
00:50:11on parlera également
00:50:12de Roubaix
00:50:13on parlera de Brigitte Bardot
00:50:14qui a tenu à rassurer
00:50:16les uns les autres
00:50:17et puis c'est le calendrier de l'avant
00:50:21qui a commencé
00:50:22parce que c'est toujours
00:50:23le 4ème dimanche
00:50:23avant le 24 décembre
00:50:26à tout de suite
00:50:26qu'il avait posé cette question
00:50:32Somaïa Labidi est avec nous
00:50:33il est 10h02
00:50:34et nous allons évoquer
00:50:36le livre de Valérie Mousseyev
00:50:38la prison comme horizon
00:50:39une directrice de prison
00:50:41se confie
00:50:42vous êtes une des premières
00:50:44la première directrice de prison
00:50:45en France
00:50:46alors non
00:50:47la première directrice de Bemao
00:50:49en Guadeloupe
00:50:49qui est un centre pénitentiaire
00:50:50des Antilles
00:50:51c'est la première fois
00:50:52qu'effectivement
00:50:53une femme dirigeait
00:50:55cette prison
00:50:56en Guadeloupe
00:50:57et puis c'est vrai
00:50:58que ça nous fascine toujours
00:50:59cet univers de la prison
00:51:00vous en parlez d'ailleurs
00:51:01assez remarquablement
00:51:02donc on va échanger ensemble
00:51:04dans quelques minutes
00:51:04Somaïa Labidi
00:51:05pour le rappel des titres
00:51:0717 passeurs présumés
00:51:12jugés au tribunal de l'île
00:51:13dès ce lundi
00:51:13pour avoir participé
00:51:15au trafic et des sites
00:51:16de migrants
00:51:16sur le littoral
00:51:17ils proposaient
00:51:18des traversées en pneumatique
00:51:19à des candidats
00:51:20à l'immigration
00:51:21vers le Royaume-Uni
00:51:22une femme était décédée
00:51:23en 2023
00:51:24l'assurance maladie
00:51:26prend en charge
00:51:27à partir d'aujourd'hui
00:51:27le remboursement
00:51:28à 100%
00:51:29des fauteuils roulants
00:51:30pour les personnes handicapées
00:51:31et âgées
00:51:32en perte d'autonomie
00:51:33une promesse
00:51:34du président Macron
00:51:35qui veut mettre fin
00:51:36je cite
00:51:36à des vies empêchées
00:51:38et puis les syndicats
00:51:40CGT, FSU et Solidaires
00:51:41appellent à une journée
00:51:42de mobilisation
00:51:43demain
00:51:43pour peser
00:51:44dans le débat
00:51:45sur le budget
00:51:45dans les transports
00:51:47le trafic s'annonce
00:51:48nettement réduit
00:51:49à la RATP
00:51:49plusieurs lignes de métro
00:51:51de bus et de tramway
00:51:52pourraient fonctionner
00:51:53en mode restreint
00:51:54et de son côté
00:51:54la SNCF
00:51:55s'attend à des retards
00:51:56et des suppressions de trains
00:51:57merci beaucoup
00:51:59Soumaïa
00:52:00la prison comme horizon
00:52:02et ce qui est intéressant
00:52:03c'est pas si fréquent
00:52:04vous parlez au fond
00:52:06de votre motivation
00:52:07lorsque vous étiez jeune
00:52:08et moi j'ai beaucoup aimé
00:52:10ce passage là
00:52:10quand vous écrivez
00:52:11je crois que c'est là
00:52:12que tout a commencé
00:52:13en tant que collégienne
00:52:14parce qu'on s'interroge
00:52:15évidemment
00:52:15qu'est-ce qui fait
00:52:15qu'une femme
00:52:16a envie d'être
00:52:17ou un homme d'ailleurs
00:52:18a envie d'être
00:52:19de diriger une prison
00:52:20je crois que c'est là
00:52:21que tout a commencé
00:52:22en tant que collégienne
00:52:23quand j'ai appris
00:52:24à aimer les humains
00:52:24brisés par la vie
00:52:26équilibrés
00:52:27et solides
00:52:28j'avais envie
00:52:28de les aider
00:52:29pour changer
00:52:30leur destinée
00:52:31en m'y investissant
00:52:32corps et âme
00:52:33s'il le fallait
00:52:34heureusement
00:52:34par la suite
00:52:35j'ai appris
00:52:35à le faire mieux
00:52:37sur un plan professionnel
00:52:38alors cette phrase
00:52:39elle est vraiment
00:52:39très intéressante
00:52:40parce que d'abord
00:52:41vous avez envie
00:52:42d'aider les prisonniers
00:52:43pourquoi pas
00:52:44d'ailleurs
00:52:46mais il y a
00:52:47une démarche humaniste
00:52:48que vous avez
00:52:50et qui effectivement
00:52:51est très intéressante
00:52:53qui peut surprendre
00:52:55alors effectivement
00:52:56au départ
00:52:57c'est vraiment
00:52:57cette dimension sociale
00:52:58c'est vraiment
00:53:00une empathie naturelle
00:53:01je dirais
00:53:02que j'éprouve
00:53:02naturellement
00:53:03pour les gens
00:53:04pour le lien humain
00:53:05pour l'humain
00:53:06et puis après
00:53:07j'ai découvert
00:53:08par contre les prisons
00:53:08et j'ai voulu
00:53:11m'investir dans un métier
00:53:11qui était plus
00:53:12un métier de transformation
00:53:13du réel
00:53:13qui est le métier
00:53:14de directrice de prison
00:53:15qui est un métier
00:53:16d'encadrement supérieur
00:53:17de l'état
00:53:18où on est très formé
00:53:19où il y a
00:53:20un niveau d'études important
00:53:21bac plus 5
00:53:22moi je sais que je suis formée
00:53:23de l'institut des hautes études
00:53:24du ministère à l'intérieur
00:53:24donc avec un DU aussi
00:53:26de criminologie
00:53:27donc je suis partie
00:53:28d'une dimension sociale
00:53:29mais vraiment
00:53:30j'ai appris après
00:53:31à entourer ça
00:53:34d'une dimension
00:53:35très sécuritaire
00:53:36évidemment
00:53:36et de m'intéresser
00:53:38aussi au personnel
00:53:38puisqu'il y a un chapitre
00:53:39après entier
00:53:40qui parle de ma découverte
00:53:41aussi
00:53:41de tous les professionnels
00:53:42qui travaillent en prison
00:53:43et qui constituent
00:53:44maintenant le coeur
00:53:45de mon action
00:53:46au quotidien
00:53:47en tant que chef d'établissement
00:53:48bon on va en parler
00:53:49évidemment dans quelques instants
00:53:50mais comme c'est une journée
00:53:51particulière aujourd'hui
00:53:52c'est le 1er décembre
00:53:53je l'ai dit
00:53:54c'est la première journée
00:53:56deuxième journée
00:53:56du calendrier de l'Avent
00:53:57la bataille de Noël
00:53:58la bataille de Noël
00:53:59ça c'est chaque année
00:54:00elle a commencé déjà
00:54:01la bataille de Noël
00:54:02et figurez-vous
00:54:03qu'elle a commencé
00:54:04dans un petit village
00:54:05de l'Oise
00:54:06qui est très intéressant
00:54:08là aussi
00:54:08parce qu'une messe
00:54:10de Noël
00:54:11ne sera pas célébrée
00:54:12et pourquoi
00:54:13elle ne sera pas célébrée
00:54:14parce que
00:54:15a priori
00:54:15parce qu'on attend
00:54:16la réponse du diocèse
00:54:17parce que le prêtre
00:54:18ne veut pas
00:54:19la célébrer
00:54:20pour des raisons
00:54:21politiques
00:54:22donc
00:54:22on va vous expliquer cela
00:54:24d'ailleurs
00:54:25dans le sujet
00:54:26à venir
00:54:27voyez le sujet
00:54:29le reportage
00:54:29de Marine
00:54:30Sabourin
00:54:31qui nous rapporte
00:54:32les difficultés
00:54:34donc dans une petite commune
00:54:36c'est 1000 habitants
00:54:37ce petit village
00:54:39de l'Oise
00:54:39il s'appelle
00:54:40Avréchil
00:54:41a pris la décision
00:54:41d'annuler la crèche
00:54:42et la messe de Noël
00:54:43invoquant le risque
00:54:44de controverse
00:54:45en raison
00:54:46d'élections municipales
00:54:47à venir
00:54:47l'organisateur
00:54:49des festivités
00:54:50est un candidat
00:54:50pour le fauteuil de mer
00:54:52dans ce village
00:54:53du plateau
00:54:55Picard
00:54:55alors
00:54:56il y avait visiblement
00:54:57une petite festivité
00:54:59qui aurait suivi
00:55:00la messe
00:55:00mais ça n'a rien à voir
00:55:02avec la messe
00:55:03me semble-t-il
00:55:03mais il fait ce qu'il veut
00:55:04se curer
00:55:06et donc
00:55:07pour ces raisons-là
00:55:08pas de vague
00:55:09là aussi
00:55:10on préfère annuler
00:55:11la messe
00:55:12voyez le sujet
00:55:12de Marine Sabourin
00:55:13c'est une décision
00:55:15radicale
00:55:16du curé
00:55:17de la commune
00:55:17d'Avrouchy
00:55:18il n'y aura pas
00:55:19de messe
00:55:19du 20 décembre
00:55:20dans ce petit village
00:55:21de 1150 habitants
00:55:23chaque année
00:55:24c'est la maire
00:55:24et un de ses adjoints
00:55:25Jean-Charles Lefebvre
00:55:26qui a organisé
00:55:27les célébrations
00:55:28qui suivaient
00:55:28la messe de Noël
00:55:29mais voilà
00:55:30cette année
00:55:30ce dernier
00:55:31a rejoint l'opposition
00:55:32ce qui semble décourager
00:55:33le curé de la paroisse
00:55:35qui a préféré
00:55:35prendre ses distances
00:55:36afin d'éviter
00:55:37de prendre parti
00:55:38entre les deux élus
00:55:39j'ai fait comprendre
00:55:40que c'était extrêmement ambigu
00:55:41et on ne se gêne pas
00:55:44pour exprimer à l'église
00:55:46que l'église
00:55:47et l'état
00:55:47sont bien séparés
00:55:48par contre
00:55:49c'est vrai
00:55:51qu'il ne faudrait pas
00:55:52faire l'inverse
00:55:53en se disant
00:55:53on veut récupérer l'église
00:55:54pour pouvoir faire
00:55:55une campagne
00:55:56Jean-Charles Lefebvre
00:55:57organisateur et candidat
00:55:58pour la mairie du village
00:55:59n'en restera pas là
00:56:00pour lui
00:56:01pas question
00:56:02de sanctionner
00:56:02les habitants
00:56:03il a saisi
00:56:04l'évêque du diocèse
00:56:05pour revenir
00:56:05sur cette décision
00:56:06lorsque l'on fait
00:56:08cette messe
00:56:10de Noël
00:56:11dans notre église
00:56:12chaque année
00:56:12il y a vraiment
00:56:13de toutes les sensibilités
00:56:14toute la population
00:56:15se réunit
00:56:16on ne mélange pas
00:56:17la foi
00:56:18et entre guillemets
00:56:19même si je n'aime pas ce mot
00:56:20la politique
00:56:21en attendant
00:56:22les habitants
00:56:23de la commune
00:56:24ne cachent pas
00:56:24leur déception
00:56:25c'est festif
00:56:26et voilà
00:56:27que ce soit annulé
00:56:28pour des raisons
00:56:29pareilles
00:56:30c'est dommage
00:56:31tout le monde
00:56:32devrait pouvoir y aller
00:56:33sans avoir
00:56:33d'interdiction
00:56:34ou d'annulation
00:56:35pour quoi que ce soit
00:56:36afin de trancher
00:56:37sur la situation
00:56:38le diocèse
00:56:39devrait apporter
00:56:40une réponse
00:56:40très prochainement
00:56:41c'est donc Camilleau
00:56:43c'est le maire
00:56:46ou un candidat
00:56:48à la mairie
00:56:49qui est en opposition
00:56:49avec le curé
00:56:52mais quand je dis
00:56:52la bataille de Noël
00:56:53je vais vous montrer
00:56:54le sujet de Béziers
00:56:55avec Tancré de Quillotel
00:56:58puisque la crèche
00:56:59de Béziers
00:56:59et c'est une bonne chose
00:57:00et bravo Robert Ménard
00:57:02a été installé
00:57:03donc voyez ce qui se passe
00:57:04à Béziers
00:57:05parce que contrairement
00:57:06à des villes comme Nantes
00:57:07parce que Nantes
00:57:07le mot Noël
00:57:08il n'y a pas le droit
00:57:09de prononcer
00:57:10il n'est pas revenu
00:57:10non non
00:57:11vous voulez voir
00:57:11des petites photos
00:57:12de Nantes
00:57:13vous voulez voir
00:57:16je voulais vous montrer
00:57:17juste
00:57:18comment
00:57:19comment appelle ton Noël
00:57:20le voyage en hiver
00:57:21le plaisir d'hiver
00:57:22c'est assez
00:57:23à Bruxelles
00:57:24et à Nantes
00:57:25c'est le voyage en hiver
00:57:26alors vous allez voir
00:57:27l'animal qui symbolise
00:57:28c'est vraiment
00:57:29l'animal de Noël
00:57:30voilà
00:57:30ça pour Madame Roland
00:57:31c'est ce qui symbolise Noël
00:57:33c'est une place royale
00:57:34c'est une horreur absolue
00:57:35c'est laid
00:57:36mais c'est le voyage en hiver
00:57:38et surtout
00:57:39on ne prononce pas
00:57:39le mot de Noël
00:57:40donc ça
00:57:41c'est la culture nantaise
00:57:43instaurée par un monsieur
00:57:45qui s'appelait
00:57:45Jean Blaise
00:57:46depuis 40 ans
00:57:47c'est laid
00:57:48c'est tout simplement laid
00:57:49mais bon
00:57:49c'était un bouc ?
00:57:51je ne sais pas
00:57:52c'est les forces du mal
00:57:53comment ?
00:57:54on peut le revoir
00:57:55je ne sais pas
00:57:56et alors
00:57:57Madame Roland
00:57:58qui est plutôt
00:57:59wokiste
00:58:00le mot Noël
00:58:03n'est même pas prononcé
00:58:04on parle de l'autre marché
00:58:06ah oui
00:58:07l'autre marché
00:58:08c'est pas Noël
00:58:08c'est un gros mot
00:58:10pour Madame Roland
00:58:10donc je vous propose
00:58:12de voir ce qu'il se passe
00:58:13à Béziers en revanche
00:58:143, 2, 1
00:58:19dans la cour intérieure
00:58:23de l'hôtel de Ville de Béziers
00:58:24le maire Robert Ménard
00:58:26inaugure comme chaque année
00:58:27la crèche de Noël
00:58:28une initiative
00:58:29soutenue par de nombreux habitants
00:58:32c'est ce que j'ai vécu
00:58:33étant toute petite
00:58:34et puis j'espère que ça va
00:58:36perdurer
00:58:37c'est merveilleux
00:58:38au moins ça représente
00:58:39vraiment la France
00:58:40Noël, les fêtes
00:58:41l'ambiance
00:58:42les traditions
00:58:43ce sont les traditions
00:58:44il faut les respecter
00:58:45et puis tous ceux
00:58:46qui ont sifflé
00:58:46n'ont rien compris
00:58:47encore je crois
00:58:48Devant la mairie
00:58:49une cinquantaine
00:58:50de manifestants
00:58:51s'étaient également réunis
00:58:52à l'appel
00:58:53de la Ligue des Droits de l'Homme
00:58:54ils dénoncent une atteinte
00:58:55au principe de laïcité
00:58:56et à l'obligation
00:58:57de neutralité
00:58:58du service public
00:58:59mais pour Robert Ménard
00:59:01il s'agit avant tout
00:59:02d'un symbole culturel
00:59:03qui réunit les biterrois
00:59:05Vous avez ici
00:59:05le livre d'or
00:59:06il est signé chaque année
00:59:07par 20 ou 25 000 personnes
00:59:09je veux dire
00:59:10c'est la France qu'on aime
00:59:11on rêve d'une France
00:59:13où on arrive
00:59:13à se parler
00:59:14d'une France
00:59:15où on arrive
00:59:15à vivre ensemble
00:59:16et puis vous avez
00:59:18un certain nombre
00:59:19de gens
00:59:19qui hurlaient au loin
00:59:21qui au fond
00:59:22ne rêvent que d'affrontements
00:59:23de monter les uns
00:59:24contre les autres
00:59:25ils sont tous
00:59:26ceux que je n'aime pas
00:59:27ce que nous n'aimons pas
00:59:28En 2016
00:59:29le Conseil d'Etat
00:59:31avait tranché
00:59:31pour une interdiction
00:59:32des crèches
00:59:32dans un bâtiment public
00:59:34sauf si elle présente
00:59:35un caractère culturel
00:59:36artistique ou festif
00:59:37Depuis son élection
00:59:39en 2014
00:59:39Robert Ménard
00:59:41a été condamné
00:59:41à 8 reprises
00:59:42pour l'installation
00:59:43de cette crèche
00:59:44de Noël
00:59:44C'est ce que j'allais vous dire
00:59:46il s'agit de la 11ème année
00:59:47que la mairie installe
00:59:48une crèche de Noël
00:59:49malgré son interdiction
00:59:50dans les bâtiments publics
00:59:51prononcés par le Conseil d'Etat
00:59:52en 2016
00:59:52excepté en cas de caractère culturel
00:59:54artistique ou festif
00:59:56le maire a été condamné
00:59:568 fois
00:59:57et en février
00:59:58la ville de Bocquer
00:59:59avait été condamnée
01:00:00à payer plus de 120 000 euros
01:00:01d'amende
01:00:02après son refus
01:00:02de retirer une crèche de Noël
01:00:03installée dans la mairie
01:00:05André Valigny me dit
01:00:06le sapin n'est pas
01:00:09un symbole religieux
01:00:10la crèche
01:00:11oui
01:00:11Richard Millet
01:00:13qu'en pensez-vous ?
01:00:14Je pense que c'est un acte
01:00:15de résistance
01:00:15qu'il faudrait multiplier
01:00:17et je ne peux pas
01:00:18dissocier ça
01:00:19par exemple du voyage
01:00:20du pape
01:00:21au Liban
01:00:22et en Turquie
01:00:23où là ça prend
01:00:24une autre importance
01:00:26c'est-à-dire ?
01:00:27ça veut dire que le pape
01:00:28est en train de dire
01:00:29aux Libanais
01:00:30que la voie
01:00:31est extrêmement étroite
01:00:33reprenons Mathieu
01:00:35n'est-ce pas
01:00:35la porte étroite
01:00:36et qu'il faut
01:00:37là aussi résister
01:00:39Elisabeth Lévy ?
01:00:42D'abord je voulais préciser
01:00:43que la crèche
01:00:44a des roulettes
01:00:44comme ça
01:00:45ils peuvent la sortir
01:00:45quand il y a des condamnations
01:00:48mais surtout
01:00:48qu'il y a beaucoup
01:00:49de musulmans
01:00:50il y a beaucoup de musulmans
01:00:51qui adorent
01:00:52ce genre de manifestation
01:00:54parce que c'est supposé
01:00:56être encore une fois
01:00:57pour ne pas exclure
01:00:58stigmatiser
01:00:58c'est toujours la même affaire
01:00:59c'est ça l'idée
01:01:01qu'il y a derrière
01:01:01ils ne le disent pas
01:01:02ils parlent de laïcité
01:01:03mais c'est que ça
01:01:05et bien
01:01:05il y a plein de gens
01:01:06qui ne sont pas chrétiens
01:01:07et qui adorent ces crèches
01:01:09enfin il faut quand même
01:01:09tout ça repose quand même
01:01:11sur beaucoup d'incultures historiques
01:01:12il y avait eu
01:01:13le concile de Trente
01:01:14en 1563
01:01:14au cours duquel
01:01:15l'église avait dit
01:01:16qu'elle refusait
01:01:18le principe même
01:01:18de la crèche
01:01:19qu'elle ne lui donnait pas
01:01:20de valeur religieuse
01:01:21et par exemple
01:01:21la laïcité
01:01:22ça n'a jamais été
01:01:23l'éradication
01:01:24de la mémoire religieuse
01:01:25vous savez grotesque
01:01:26et même parfois
01:01:26vous avez des marques
01:01:27qui n'osent même pas
01:01:28prononcer le mot Noël
01:01:29qui vont dire
01:01:29joyeuse fête
01:01:30ou des bandes annonces
01:01:31sur des médias
01:01:32comme si le mot Noël
01:01:33comme si le mot Noël
01:01:35allait provoquer
01:01:37ou francher
01:01:38évidemment tout cela
01:01:40n'existait pas
01:01:41il y a quelques années
01:01:41et voilà
01:01:42la crèche de Notre-Dame
01:01:44vous pouvez voir des images
01:01:45également
01:01:45parce qu'elle a été mise en place
01:01:47et alors beaucoup de visiteurs
01:01:48vont aller la voir
01:01:50cette crèche de Notre-Dame
01:01:52je ne sais pas si on la voit
01:01:53à l'antenne
01:01:55pendant que je parle
01:01:57est-ce qu'elle est là
01:01:58la voici à l'antenne
01:01:59la crèche de Notre-Dame
01:02:01et elle est superbe
01:02:02et à Notre-Dame
01:02:03c'est aller à Notre-Dame
01:02:05d'ailleurs
01:02:05parce que c'est merveilleux
01:02:06Notre-Dame
01:02:07et puis je voulais vous faire
01:02:08écouter quelques voix
01:02:10de Byzantine
01:02:12qui ont été interrogées
01:02:14à Besançon
01:02:15comme chacun sait
01:02:16écouter ces dames
01:02:20qui sont allées
01:02:20à Marché de Noël
01:02:21et manifestement
01:02:22qui étaient contentes
01:02:23et qui ont vu
01:02:23peut-être la crèche aussi
01:02:25c'est vrai qu'aujourd'hui
01:02:28on a un temps
01:02:29qui n'est pas
01:02:29qui n'est pas clément
01:02:32mais franchement
01:02:34il est super bien
01:02:36le marché de Noël
01:02:36mais moi je ne me pose pas
01:02:37de problème
01:02:38pour avoir une crèche
01:02:38on a remarqué
01:02:40que cette année
01:02:41il y avait beaucoup
01:02:41moins de cabanons
01:02:42qu'il y a deux ans
01:02:43il me semble
01:02:43il y a deux ans
01:02:45il y avait beaucoup plus
01:02:45de cabanons
01:02:46on y allait ce soir
01:02:47et là on y allait
01:02:48déjà il ne fait pas très beau
01:02:49mais il y a moins de cabanons
01:02:50et puis Nantes
01:02:52donc hélas
01:02:53Nantes qui dans le temps
01:02:54voyait joyeux de Noël
01:02:55c'est une île très catholique
01:02:56Nantes
01:02:56il y avait un élève sur deux
01:02:58qui était dans les églises
01:02:59dans les cours
01:03:02à l'école libre
01:03:04pardonnez-moi
01:03:04et d'ailleurs
01:03:05c'est à Nantes
01:03:06que sont parties
01:03:07les grandes manifestations
01:03:08de 1984
01:03:10la première manifestation
01:03:12c'était
01:03:12avant Versailles
01:03:12ah bien avant Versailles
01:03:14la grande
01:03:15une des premières manifestations
01:03:16elle doit dater
01:03:17de 82 ou 83
01:03:18et il y avait beaucoup
01:03:20il y avait 25 000 Nantes
01:03:21dans la rue
01:03:21ce qu'ils n'étaient jamais vus
01:03:22donc c'était une ville
01:03:23vraiment fortement imprégnée
01:03:24mais aujourd'hui
01:03:25la ville a changé
01:03:26c'est aussi les idées catholiques
01:03:29c'est aussi les idées catholiques
01:03:32devenues folles
01:03:33si vous voulez
01:03:33on verra
01:03:34effectivement
01:03:35aux municipales
01:03:36alors j'ai vu qu'il y avait
01:03:36une alliance à droite
01:03:37quand même
01:03:37pour la première fois
01:03:39une réunion des droites
01:03:40mais Mme Roland
01:03:41est largement favori
01:03:42à mon avis
01:03:43soutenue par LFI ?
01:03:45je ne suis pas sûr
01:03:46qu'elle soit soutenue
01:03:47par LFI
01:03:48en fait je ne sais pas
01:03:49encore si
01:03:50la liste est faite
01:03:51je sais qu'il y a
01:03:52les écolos
01:03:52qui seront avec elle
01:03:53mais bon
01:03:53elle est très
01:03:54Mme Roland
01:03:55elle est sur l'aile gauche
01:03:57du parti socialiste
01:03:58elle n'a pas besoin
01:03:58de l'alliance
01:03:59la dernière fois
01:03:59elle était directrice
01:04:00de la campagne
01:04:01d'Anne Hidalgo
01:04:01lors de la présidentielle
01:04:02avec le bonheur
01:04:03qu'on connait
01:04:03puisqu'ils ont fait
01:04:04moins de 2%
01:04:051,7
01:04:061,7
01:04:06mais arrête d'être ministre
01:04:09etc
01:04:09elle a une ambition folle
01:04:10Mme Roland
01:04:11ah oui
01:04:11c'est une dame
01:04:13qui se vit
01:04:14au plus haut niveau
01:04:15de l'état
01:04:15donc on verra
01:04:16ce que diront
01:04:18on verra
01:04:18ce que diront
01:04:19les dantais
01:04:19comment ?
01:04:20grande femme d'état
01:04:21attention
01:04:22attention
01:04:23attention
01:04:24vous êtes sur
01:04:25bon le voyage en hiver
01:04:27donc si
01:04:27ça plaît aux uns
01:04:29et aux autres
01:04:29un mot sur Roubaix
01:04:30avec
01:04:32Godéric Bay
01:04:33ce sujet
01:04:34également
01:04:34mais là encore
01:04:35c'est intéressant
01:04:36de voir comment
01:04:37une ville se transforme
01:04:38au moment de Noël
01:04:40j'ai peur
01:04:41que peu de gens
01:04:42témoignent de cette réalité
01:04:44c'est ce qui se passe
01:04:45à Roubaix
01:04:46je vous propose
01:04:46de voir le sujet
01:04:47pour les cadeaux de Noël
01:04:48roubaisiens
01:04:49est-ce qu'on peut voir
01:04:51Roubaix
01:04:52ou pas ?
01:04:54est-ce qu'on peut y aller ?
01:04:55me dit Marine Lançon
01:04:57à l'instant
01:04:58mais je suis sûr
01:04:59qu'elle va retrouver
01:05:00allons-y
01:05:02allons-y
01:05:03voile islamique
01:05:05pour fillettes
01:05:06poupées musulmanes
01:05:08voici à quoi ressemblent
01:05:09certaines rues de Roubaix
01:05:11depuis quelques années
01:05:12la ville s'est progressivement
01:05:13islamisée
01:05:15les vitrines
01:05:16exposent des jouets
01:05:17des manuels et des tenues
01:05:18islamiques pour fillettes
01:05:20une islamisation
01:05:21dénoncée par certains habitants
01:05:23ou qui vendent des courants
01:05:25tout ça
01:05:25des tapis de prière
01:05:26ah oui il y en a au moins
01:05:276-7 là dans la rue de la Noire
01:05:28ils ont éclaté comme ça
01:05:30moi j'ai même pas vu
01:05:31c'est la dernière fois
01:05:32je suis passée
01:05:33j'en ai compté au moins 6-7
01:05:35avant ils n'étaient pas là
01:05:36l'année passée
01:05:36ils n'étaient pas encore là
01:05:38l'atmosphère dans les commerces
01:05:39est également de plus en plus
01:05:41pesante pour les femmes
01:05:42c'est très masculin
01:05:43dans les commerces
01:05:44il y a des cafés
01:05:45où en tant que femme
01:05:46moi je me vois pas rentrer
01:05:47et puis quand on passe
01:05:48même devant les hommes
01:05:49les femmes ne sont pas respectées
01:05:52une situation
01:05:53qui s'explique par le mélange
01:05:55entre la pauvreté
01:05:56et une immigration massive
01:05:57comme l'explique ce juriste
01:05:59originaire de Roubaix
01:06:00dans les quartiers de l'Alma
01:06:02de l'Épeule
01:06:02de l'Omelet
01:06:03même les habitants
01:06:04issus de l'immigration
01:06:05issus de la première vague
01:06:07de la deuxième vague
01:06:07de la troisième vague
01:06:08de l'immigration
01:06:09vous disent
01:06:10stop
01:06:11on n'en peut plus
01:06:12Roubaix a été
01:06:13la poubelle
01:06:14de la métropole de Lille
01:06:15selon un rapport
01:06:16du ministère de l'Intérieur
01:06:18consulté par le journal
01:06:19du dimanche
01:06:20Roubaix ferait partie
01:06:21des épicentres
01:06:22de la mouvance salafiste
01:06:23avec les Mureaux
01:06:25et la ville de Fréjus
01:06:26là aussi
01:06:28nous témoignons
01:06:29de la réalité
01:06:30et que ces sujets-là
01:06:31évidemment
01:06:31sont compliqués
01:06:33peut-être
01:06:34dans l'espace médiatique
01:06:35parfois évoqué
01:06:36il y a quand même
01:06:37pour apporter une note
01:06:37un peu discordante
01:06:38un cinéaste
01:06:39français de gauche
01:06:41d'origine de Roubaix
01:06:42c'est Arnaud Desplechins
01:06:43et un de ses films
01:06:45s'appelle
01:06:46Roubaix une lumière
01:06:47avec Léa Seydoux
01:06:48et Roche d'Isem
01:06:49et il montre bien
01:06:50j'ai été le premier étonné
01:06:52cette réalité-là
01:06:53voilà
01:06:54je tenais à le...
01:06:55les liens entre les mairies
01:06:56les municipalités
01:06:57et l'islamisme
01:06:58ce sera un enjeu crucial
01:06:59j'ai vu passer une vidéo
01:07:00de Marion Maréchal
01:07:01qui est allée à Strasbourg
01:07:02la plus grande mosquée d'Europe
01:07:03qui va bientôt être érigée
01:07:05à Strasbourg
01:07:05et la ville avait au départ
01:07:07décidé de subventionner
01:07:08le chantier
01:07:09à hauteur de 2,5 millions d'euros
01:07:10la justice
01:07:10en a décidé autrement
01:07:11mais ça montre bien
01:07:12qu'il y a des liens aussi
01:07:13clientélistes
01:07:14qu'on ne découvre pas
01:07:14mais qui sont à mon avis
01:07:15cruciaux
01:07:16dans la campagne
01:07:17Valérie Mosseï
01:07:18elle fait avec nous
01:07:19la prison comme horizon
01:07:20et une directrice de prison
01:07:21se confie
01:07:22c'est très drôle d'ailleurs
01:07:23la couverture
01:07:25parce qu'elle est en fait
01:07:25très joyeuse
01:07:26très gaie
01:07:27donc j'imagine
01:07:27c'est vous-même
01:07:28c'est aux éditions
01:07:29Marreuil Éditions
01:07:29c'est déjà un signal
01:07:31que vous avez peut-être
01:07:32voulu donner
01:07:33avec cette couverture ?
01:07:34Alors absolument
01:07:35et je vous remercie
01:07:36de parler de ça
01:07:37alors c'est une couverture
01:07:37qui a été dessinée
01:07:38par l'artiste C215
01:07:39qui est un artiste international
01:07:41qui est un graffeur très connu
01:07:42qui peint dans de nombreuses prisons
01:07:43elle est venue peindre à Grenoble
01:07:44des portraits
01:07:45symboliques et historiques de la ville
01:07:47elle est venue peindre aussi
01:07:48en Guadeloupe
01:07:48et c'est un ancien détenu
01:07:49qui a découvert l'art en prison
01:07:50et qui a trouvé son salut
01:07:52justement dans l'art
01:07:53et donc c'est aussi
01:07:54une façon de lutter
01:07:55contre des clichés
01:07:56c'est vrai quand on parle de prison
01:07:57on parle toujours de mur gris
01:07:58enfin de choses terribles
01:07:59d'incidents terribles
01:08:00et c'est une réalité
01:08:01mais moi je voulais ouvrir aussi
01:08:02l'horizon sur d'autres choses
01:08:03Je suis d'accord avec vous
01:08:04mais alors moi j'ai trouvé superbe
01:08:06mais bon c'est pas la réalité
01:08:07mais j'ai trouvé ça superbe
01:08:09cette couverture
01:08:11et ce dessin
01:08:14et je trouvais que ça faisait sens
01:08:15évidemment de vouloir
01:08:17déjà montrer la prison comme ça
01:08:18mais ça ne correspond pas à la réalité
01:08:20ça n'enlèverait au talent
01:08:21de cet artiste qui s'appelle
01:08:22Alors c'est 215
01:08:23Christian Guémi
01:08:23C'est 215
01:08:24Oui Christian Guémi
01:08:25Bon alors c'est vraiment
01:08:27j'ai trouvé votre livre passionnant
01:08:28tous les arrivants sont placés
01:08:29ensemble en quartier
01:08:31maison d'arrêt
01:08:32écrivez-vous
01:08:32l'auteur d'actes de torture
01:08:33et de barbarie
01:08:34côtoie l'escroc
01:08:35et le trafiquant international de drogue
01:08:37fréquente le petit dealer de quartier
01:08:38ils sont tous affectés
01:08:40au quartier arrivant
01:08:41quelle que soit la gravité du délit
01:08:43ou du crime commis
01:08:44souvent ils n'ont rien d'autre en commun
01:08:46que ce lieu où ils sont enfermés
01:08:47et partagent cette réalité
01:08:48qu'on oublie trop souvent
01:08:49ils sortiront tous
01:08:50la prison ne dure qu'un temps au bout
01:08:52il y a toujours la porte vers la sortie
01:08:54donc c'est bien à votre avis
01:08:55de mettre tout le monde ensemble
01:08:56Alors c'est bien c'est la loi
01:08:58alors nous vous savez
01:08:59on applique la loi
01:09:00on est fonctionnaire
01:09:01on est usager du service public
01:09:02voilà on applique la loi
01:09:03la loi c'est qu'en fait
01:09:04n'importe quelle personne
01:09:06qui passe devant la justice
01:09:07est écrouée dans la prison
01:09:09de rattachement du tribunal
01:09:10et donc du coup
01:09:11c'est un peu notre défi quotidien
01:09:13et l'énorme difficulté
01:09:14surtout en contexte de surpopulation
01:09:15comme c'est le cas actuellement
01:09:16c'est d'avoir des arrivants
01:09:18de toutes sortes
01:09:18on peut avoir des arrivants
01:09:19très dangereux
01:09:20des arrivants psychiatriques
01:09:21des arrivants handicapés
01:09:23lourdement
01:09:24en fait
01:09:25il faut faire coexister
01:09:26tout ce petit monde ensemble
01:09:27et vous parlez de la couverture
01:09:28et par rapport au titre
01:09:29ce paradoxe là
01:09:31c'est de se dire
01:09:31qu'on va mettre
01:09:32des personnes
01:09:33très violentes
01:09:34enfin les plus violentes
01:09:35de la société
01:09:36ensemble
01:09:37contraintes
01:09:38et penser que ça va bien se passer
01:09:39Il y avait combien de personnes
01:09:40dans la prison
01:09:41de Bé-Mao
01:09:42en Guadeloupe ?
01:09:43Alors j'y suis toujours
01:09:44je dirige toujours cette prison
01:09:45aujourd'hui il y a 780 personnes détenues
01:09:47des hommes
01:09:48des femmes
01:09:49des mineurs
01:09:49puisqu'on a tous les publics
01:09:50et quasiment tous les régimes
01:09:51de détente
01:09:51Et il y a combien de cellules ?
01:09:54Alors les places
01:09:54on compte en nombre de places théoriques
01:09:56il y a 490 places
01:09:57donc aujourd'hui
01:09:59en quartier maison d'arrêt
01:10:00parce que c'est là
01:10:00où on a le plus de surpopulation
01:10:01on est à 240-250%
01:10:04et surtout l'inquiétude massive
01:10:06qui est la nôtre
01:10:07personnel pénitentiaire
01:10:08c'est que ça ne cesse d'augmenter
01:10:10Moi quand j'étais à Grenoble
01:10:11j'étais à 160%
01:10:12à Nice 180
01:10:14maintenant on est à 250%
01:10:15Moi quand je suis arrivée
01:10:16en Guadeloupe
01:10:16il y a 2 ans et demi
01:10:17on était à 225
01:10:18et en fait
01:10:19on tire une sonne d'alarme
01:10:21parce qu'en fait
01:10:21on ne sait plus faire
01:10:22à un moment donné
01:10:23aujourd'hui
01:10:24on est complètement saturé
01:10:25on a des matelas au sol partout
01:10:26on a doublement
01:10:28des violences en cellules
01:10:29mais on continue
01:10:30à avoir des arrivants
01:10:30chaque jour
01:10:31On vous dit qu'il y a
01:10:32des violences en cellules
01:10:33est-ce que tous les matins
01:10:34lorsque vous arrivez
01:10:35à la cellule
01:10:36il y a eu des incidents
01:10:37de violences
01:10:38à l'intérieur de cellules ?
01:10:40Alors pas tous les matins
01:10:41parce que c'est vrai
01:10:41que je n'aime pas trop
01:10:42généraliser
01:10:43mais tous les jours
01:10:44on a des violences en cellules
01:10:45on a des violences sur
01:10:46De quel type ?
01:10:47De type
01:10:48quand on met
01:10:49la cellule arrivant
01:10:50c'est 16 personnes détenues
01:10:51qui viennent de rentrer
01:10:52qui peuvent être encore
01:10:53soumises à des addictions
01:10:54qui sont dans un état émotionnel
01:10:56évidemment très compliqué
01:10:57ou avec des profils compliqués
01:10:58il y a des pressions
01:11:00il y a des raquettes
01:11:00il y a des trafics
01:11:01il y a beaucoup de gens
01:11:03menacés en prison
01:11:03ça c'est très peu
01:11:04mais moi depuis le début
01:11:05ça fait bientôt 22 ans
01:11:06que je suis directrice de prison
01:11:07il y a énormément de gens menacés
01:11:09de détenus menacés
01:11:10qui sont obligés
01:11:10de faire les mules
01:11:11pour d'autres
01:11:11qui sont obligés
01:11:12de transporter pour d'autres
01:11:13un peu comme dans la société
01:11:14le mot mule
01:11:16je ne suis pas sûr que tout le monde
01:11:17le connaisse
01:11:17c'est comme dans les aéroports
01:11:20quand ceux qui font passer
01:11:21ne sont jamais les têtes de réseau
01:11:22évidemment
01:11:23ne sont jamais ceux qui dirigent
01:11:24mais a priori
01:11:25toutes ces cellules
01:11:26elles étaient individuelles
01:11:28ou au départ
01:11:29il y avait quand même
01:11:30des cellules faites
01:11:30pour deux personnes
01:11:32ou davantage ?
01:11:33alors si je parle
01:11:34de cette cellule arrivant
01:11:34il y a 6 lits
01:11:36il y a 6 lits
01:11:37et donc on peut en aller
01:11:38jusqu'à 16
01:11:38avec 10 mâtes là au sol
01:11:39là c'est la cellule arrivant
01:11:40mais autrement
01:11:40les 494 places
01:11:43c'était des cellules individuelles
01:11:44au départ ?
01:11:45pas toujours
01:11:45on peut avoir des cellules
01:11:46seules ou doublées
01:11:47selon la surface
01:11:48en fait on est sur un calcul
01:11:49de surface
01:11:50chaque détenu doit avoir le droit
01:11:52à un nombre de mètres carrés
01:11:53minimal
01:11:53et aujourd'hui
01:11:54les instances de contrôle
01:11:55mais lorsqu'il y a des matelas par terre
01:11:56et bien ils ne l'ont plus
01:11:57ils ne l'ont plus
01:11:58donc les matelas par terre
01:12:00ils sont dans une cellule
01:12:00par exemple individuelle
01:12:02ou ils sont dans une cellule
01:12:03qui était prévue au départ
01:12:05pour deux ?
01:12:06ils sont partout
01:12:06donc il y a des cellules individuelles
01:12:08dans 9 mètres carrés
01:12:09où vous pouvez avoir deux personnes
01:12:11pardonnez-moi
01:12:13à me poser des questions
01:12:13aussi précises
01:12:14je suis là pour vous répondre
01:12:16en fait on a
01:12:17par exemple une cellule
01:12:18qui est faite
01:12:19à 9 mètres carrés
01:12:20c'est la norme
01:12:21pour une personne
01:12:22c'est 9 mètres carrés
01:12:22mais en comptant
01:12:23les toilettes
01:12:23la douche
01:12:24et le mobilier
01:12:269 mètres carrés
01:12:26on a un lit
01:12:27donc nous on a rajouté
01:12:28un lit superposé
01:12:29donc on a deux lits
01:12:29et on a un matelas au sol
01:12:31voire deux matelas au sol
01:12:32donc vous avez 4 personnes
01:12:33dans 9 mètres carrés
01:12:35c'est pas possible
01:12:36non c'est pas possible
01:12:37et même
01:12:37ça c'est pas possible
01:12:38aujourd'hui on peut avoir
01:12:39des arrivants
01:12:39où on n'a même plus de place
01:12:40pour mettre des matelas
01:12:41mais là c'est pas possible
01:12:42c'est qu'on est obligé
01:12:42de prendre les arrivants
01:12:43comment dire
01:12:43en plus
01:12:44ce sont des gens
01:12:45j'imagine parfois
01:12:46qui vont faire pas forcément
01:12:47des peines de 20 ans
01:12:48ou de 15 ans
01:12:49c'est des délinquants
01:12:51ou non pas forcément
01:12:52des grands criminels
01:12:54donc vous leur imposez
01:12:56c'est une torture
01:12:574 personnes
01:12:58dans 9 mètres carrés
01:12:5923 heures sur 24
01:13:00alors il y a des temps
01:13:03de sortie de cellules
01:13:04heureusement
01:13:04et on essaie de les multiplier
01:13:05justement en maison d'arrêt
01:13:06pour permettre à chacun
01:13:07de souffler
01:13:08donc des temps de promenade
01:13:09des temps médicaux
01:13:09des temps d'enseignement
01:13:10de formation
01:13:11c'est pour ça que c'est très important
01:13:12de continuer les activités
01:13:13et vous mettez le doigt
01:13:14sur une problématique majeure
01:13:15d'aujourd'hui
01:13:16qui est très silencieuse
01:13:16dont on parle pas
01:13:17parce que c'est pas un incident
01:13:18qui est cette surpopulation
01:13:19qui nous fait tout dysfonctionner
01:13:22qui est au coeur de tout
01:13:22et qui est un danger vraiment
01:13:23pour l'agent qui ouvre
01:13:25pour le détenu
01:13:25je suis d'accord avec vous
01:13:27mais quand je crois
01:13:28que sur 1000 euros
01:13:30d'argent public
01:13:31je crois qu'il y a
01:13:32moins de 4 euros
01:13:33ou de 5 euros
01:13:34sur 100 euros
01:13:34c'est 80 centimes
01:13:35qui va à la justice
01:13:36bon dans la justice
01:13:37il y a évidemment
01:13:38comment dire
01:13:39la construction d'une prison
01:13:40on est d'accord
01:13:41que c'est le budget de la justice
01:13:42oui tout à fait
01:13:43donc sur 1000 euros
01:13:45alors moi je préfère
01:13:46si vous me permettez
01:13:47sur 1000 euros
01:13:48il y a je crois
01:13:49il y a 270 euros
01:13:50qui part immédiatement
01:13:51pour les retraites
01:13:52et la protection sociale
01:13:53il y a encore 250 euros
01:13:54pour la protection sociale
01:13:56l'assurance maladie etc
01:13:57bon donc il y a déjà
01:13:58500 euros
01:13:58ou 550 euros
01:14:00qui partent sur le social
01:14:01il n'y a que 4 euros
01:14:02je crois
01:14:03sur 1000 euros
01:14:044 euros
01:14:04qui sont investis
01:14:05dans la justice
01:14:06et c'est toujours
01:14:06la même chose
01:14:07qu'est-ce qu'on a fait
01:14:08depuis 30 ans
01:14:08depuis combien de temps
01:14:09cette surpopulation existe
01:14:11elle existe depuis le départ
01:14:13il y a 20 ans
01:14:14c'était le cas
01:14:15mais aujourd'hui
01:14:15elle est galopante
01:14:16avec le Covid
01:14:17on avait réussi
01:14:17à vider un peu les prisons
01:14:18on était arrivés
01:14:19à des taux quand même
01:14:20très bas
01:14:20et puis ça l'a cessé
01:14:22d'augmenter
01:14:22et je dirais
01:14:23là c'est exponentiel
01:14:24en mettant aussi ça
01:14:26en parallèle
01:14:26si je peux me permettre
01:14:27avec le deuxième fléau
01:14:28quand même
01:14:28qui nous atteint
01:14:29et qui est vraiment
01:14:30une violence
01:14:30silencieuse
01:14:32mais très réelle
01:14:33ce sont les vacances
01:14:34de poste
01:14:34des agents
01:14:35c'est-à-dire qu'on n'a pas
01:14:36assez d'agents
01:14:37aujourd'hui en détention
01:14:38tous les établissements
01:14:39sont frappés par ça
01:14:39donc on a une population
01:14:40pénale qui augmente
01:14:41et des agents
01:14:42qui diminuent
01:14:42et les postes
01:14:44budgétairement
01:14:44ne sont pas à la hauteur
01:14:46il manque 4000
01:14:47à 5000 postes
01:14:48de surveillance pénitentiaire
01:14:49aujourd'hui en France
01:14:50j'ai tout un chapitre
01:14:51sur les personnels
01:14:51parce que c'est un vrai sujet
01:14:53et il faut protéger
01:14:55nos personnels en prison
01:14:56Est-ce qu'il y a
01:14:56de la corruption
01:14:57en Guadeloupe ?
01:14:58Est-ce que vous avez
01:14:58vous mené
01:15:00une enquête disciplinaire
01:15:02contre un agent
01:15:03pourquoi pas
01:15:04surpris
01:15:05de corruption
01:15:06ou suspecté
01:15:08de corruption ?
01:15:08Alors moi
01:15:09en deux ans et demi
01:15:09non
01:15:09alors c'est arrivé
01:15:11au cours de ma carrière
01:15:11ponctuellement
01:15:12mais vraiment ponctuellement
01:15:13et pourtant tout se sait
01:15:15en prison
01:15:15on est dans un huis clos
01:15:16les détenus parlent
01:15:17on a des sources
01:15:18on sait ce qui se passe
01:15:19donc je crois
01:15:19que c'est un risque important
01:15:20la corruption
01:15:21on en parle
01:15:21c'est un risque
01:15:21qu'il ne faut pas
01:15:22prendre à la légère
01:15:22et à la fois
01:15:23c'est pas du tout
01:15:23notre
01:15:24enfin voilà
01:15:25c'est pas du quotidien
01:15:25pour nous
01:15:26Il y a quelque chose
01:15:27alors la surpopulation
01:15:29on en a parlé
01:15:29vous parlez de l'arme
01:15:30l'arme à portée de main
01:15:32en Guadeloupe
01:15:32tous les détenus
01:15:33ont cette mauvaise habitude
01:15:34de se déplacer
01:15:35accompagnés d'une arme
01:15:35bah oui effectivement
01:15:36c'est une mauvaise habitude
01:15:37ils fabriquent un pic artisanal
01:15:39et débordent d'imagination
01:15:40un os de poulet
01:15:41un pied de chaise
01:15:42un stylo
01:15:42un bout de métal
01:15:43tout ce qui s'aiguise
01:15:44et permet de pénétrer la chair
01:15:46les images de la vidéosurveillance
01:15:47témoignent d'une volonté
01:15:48de frapper fort
01:15:49et de tuer
01:15:50à Grenoble
01:15:51trop souvent
01:15:51un détenu
01:15:52a été retrouvé inconscient
01:15:53dans la cour de promenade
01:15:54Ce sont des illustrations
01:15:56de ce que je vous disais tout à l'heure
01:15:57la violence entre eux
01:15:58c'est quand même
01:15:58la première violence
01:15:59qu'on trouve dans les prisons
01:16:00il y a la violence aussi
01:16:01contre le personnel
01:16:02mais elle est quand même plus rare
01:16:02heureusement
01:16:03parce qu'à chaque fois
01:16:03c'est un drame
01:16:04mais il faut voir
01:16:06que la prison
01:16:06est incluse dans la société
01:16:07est incluse dans un schéma social
01:16:09et donc en Guadeloupe
01:16:10il y a une criminalité
01:16:11qui est très importante
01:16:12on est quand même
01:16:13au coeur des routes de la drogue
01:16:15au coeur
01:16:16enfin on peut être livré
01:16:16sur n'importe quelle plage
01:16:17il y a les armes à feu
01:16:18qui viennent directement
01:16:18des Etats-Unis
01:16:19il y a un taux d'homicide
01:16:20dix fois supérieur à l'Hexagone
01:16:22donc en fait
01:16:23on est sur une violence
01:16:24quotidienne dans la rue
01:16:25la nuit il y a des gangs
01:16:26en Guadeloupe
01:16:27on est sur un modèle nord-américain
01:16:28donc on est quand même
01:16:29sur un territoire
01:16:30qui est en plus très pauvre
01:16:31une misère sociale
01:16:32des bidonvilles
01:16:33on est quand même
01:16:34sur un schéma
01:16:35qui est très compliqué
01:16:35C'est terrible
01:16:36alors je sais que
01:16:36parait-il
01:16:37c'est Marine qui me dit ça
01:16:38Eric Dupond-Moretti
01:16:39très gentiment
01:16:39encore parlé de moi ce matin
01:16:40lui qui parlait
01:16:42de sentiments d'insécurité
01:16:43on peut l'écouter
01:16:44Eric Dupond-Moretti
01:16:45je veux bien
01:16:46vous êtes sûr
01:16:47que Marine
01:16:48qu'il faut écouter
01:16:49ce qu'il a dit du mal
01:16:50encore de moi
01:16:50c'est Marine
01:16:51alors écoutons
01:16:54ce qu'a dit
01:16:54Eric Dupond-Moretti
01:16:55mais je ne suis pas sûr
01:16:56que ce soit une bonne idée
01:16:57écoutons
01:16:58il y a un Macron's bashing
01:17:01moi je déteste
01:17:02les anglicismes
01:17:02c'est ça le sujet
01:17:03c'est à la mode
01:17:04de détester le président
01:17:05écoutez quand on dit
01:17:06sur une chaîne
01:17:07qui serait la première
01:17:08chaîne d'information
01:17:09que c'est news
01:17:11dans la bouche de monsieur Praud
01:17:13qui est le phare
01:17:14de la pensée contemporaine
01:17:15que Macron
01:17:16est le pire chef de l'Etat
01:17:17depuis Clovis
01:17:19alors pourquoi il a choisi Clovis
01:17:20toujours pas la réponse
01:17:22mais donc madame
01:17:23Pétain compris
01:17:24Pétain compris
01:17:25alors ça
01:17:26vous voyez
01:17:26pilonner
01:17:27oui mais vous avez des proches
01:17:30d'Emmanuel Macron
01:17:30qui le font aussi
01:17:31Edouard Philippe
01:17:32qui appelle à cette émission
01:17:33Gabriel Attal
01:17:34qui dit qu'il ne le comprend plus
01:17:35il n'y a pas que
01:17:36des chaînes d'information
01:17:37mais madame
01:17:37il faut voir les mobiles
01:17:39des uns et des autres
01:17:41et l'élection présidentielle
01:17:42est une boussole
01:17:44qui n'est pas forcément bonne
01:17:45vous voyez
01:17:45vous venez de parler
01:17:46des fauteuils roulants
01:17:48qui vont être remboursés
01:17:48désormais
01:17:49le zéro à charge
01:17:50voilà
01:17:51ce sont des choses
01:17:51qui sont à mettre
01:17:52au crédit
01:17:53du président de la république
01:17:54il a toujours
01:17:55le même exemple
01:17:56il faut lui dire
01:17:56que la France
01:17:57n'était pas vichy
01:17:58parce qu'il ne connait pas
01:17:58son histoire
01:17:59la France était à Londres
01:18:00il faut le dire
01:18:01ça à monsieur
01:18:02comment dire
01:18:03Dupont Moretti
01:18:04donc le maréchal Pétain
01:18:06vous l'excluez
01:18:07le bilan
01:18:08d'abord vous l'obsédez
01:18:09franchement
01:18:10là ça devient quand même
01:18:11inquiétant
01:18:13mais surtout
01:18:13le bilan du macronisme
01:18:14le zéro reste à charge
01:18:16pour les fauteuils roulants
01:18:17c'est le bilan du macronisme
01:18:19que monsieur Dupont Moretti
01:18:20avocat de Macron
01:18:22alors
01:18:22en fait
01:18:23ce que dit par exemple
01:18:24à la main
01:18:24qu'est-ce que disent d'autres
01:18:25et ce que disent ces ministres
01:18:26c'est que c'est le pire bilan
01:18:27le pire bilan
01:18:29au moins sous la 5ème république
01:18:30on va enlever Clovis
01:18:31voilà
01:18:32on va laisser Clovis
01:18:33là où il est
01:18:33et on va faire dire
01:18:35que c'est le pire bilan
01:18:36de la 5ème république
01:18:37mais pas le vrai
01:18:37on va enlever
01:18:39on parle le nombre
01:18:41de places de prison
01:18:41vues par Manon de Macron
01:18:43et ce qu'on a eu
01:18:43à la réunion
01:18:44les 15 000
01:18:45ils sont les 15 000
01:18:46on parle sur population carcérale
01:18:48en fait on est dans la sous-dotation carcérale
01:18:50mais je crois
01:18:50qu'il y a
01:18:51avec Jean-Jacques Bourdin
01:18:52un matin
01:18:53il explique qu'il va faire
01:18:53combien de
01:18:5460 milliards par an
01:18:56d'économie
01:18:57par an
01:18:57par an
01:18:59c'est ce qu'il dit
01:18:59à Jean-Jacques Bourdin
01:19:00à l'arrivée
01:19:00il rend le pays
01:19:01avec 3 000 milliards
01:19:01de dettes en plus
01:19:02non 1 000 milliards en plus
01:19:031 000 milliards en plus
01:19:04c'est 3 000 milliards
01:19:05évidemment que c'est pas du
01:19:08moi je vous assure
01:19:10j'aimerais surtout dire le contraire
01:19:11j'aimerais surtout dire le contraire
01:19:13mais il devrait venir
01:19:14monsieur Dupont
01:19:14m'aurait dit
01:19:15monsieur Macron aussi
01:19:16monsieur Macron
01:19:17il viendra plus maintenant
01:19:18il viendra plus
01:19:19il est 10h31
01:19:21il est passionnant
01:19:22votre livre
01:19:22vous êtes à Paris longtemps ?
01:19:24et non
01:19:24je rentre demain en Guadeloupe
01:19:26mais oui
01:19:26mais c'est trop court
01:19:27on vient de faire un quart d'heure
01:19:28mais vraiment
01:19:28on a envie de vous entendre
01:19:29je reviendrai avec plaisir
01:19:30une autre fois
01:19:31mais vous êtes
01:19:31cet après-midi à Paris ?
01:19:34parce qu'on a une émission
01:19:35sur Europe 1
01:19:35et on a envie de prolonger
01:19:37avec plaisir
01:19:38parce que parler des prisons
01:19:39je ne sais pas ce que vous en parlez
01:19:41et puis vous en parlez
01:19:42vraiment
01:19:43vous êtes une professionnelle
01:19:44évidemment
01:19:45et vous connaissez un domaine
01:19:46qu'on connaît mal
01:19:47donc on a envie de vous écouter
01:19:48Somaïa Labidi
01:19:49à 10h32
01:19:50c'est l'un des temps forts
01:19:55du déplacement du pape au Liban
01:19:57Léon XIV est arrivé
01:19:58au monastère du Saint des Miracles
01:20:00le monastère qui abrite
01:20:01la tombe de Saint-Charbel
01:20:02au nord de Beyrouth
01:20:03où le Saint-Père s'est recueilli
01:20:04une visite en présence
01:20:06de nombreux fidèles
01:20:07venus saluer le souverain pontife
01:20:09après des pourparlers
01:20:11entre Washington et Kiev
01:20:12Donald Trump a estimé hier
01:20:14qu'il y avait
01:20:14je cite
01:20:14de bonne chance
01:20:15pour un accord
01:20:16mettant fin au conflit
01:20:17entre la Russie et l'Ukraine
01:20:18de son côté Marco Rubio
01:20:20son chef de la diplomatie
01:20:22est resté bien peu prudent
01:20:24il reste encore du travail
01:20:25a-t-il temporisé
01:20:26et puis plus de 1000 morts en Asie
01:20:29après des inondations dévastatrices
01:20:31et plusieurs centaines de disparus
01:20:32secouristes et militaires
01:20:34s'activent pour déblayer les routes
01:20:36et porter assistance
01:20:37aux populations du Sri Lanka
01:20:38et d'Indonésie
01:20:39Merci beaucoup
01:20:41on a une tradition
01:20:42dans cette émission
01:20:43c'est mon Noël à moi
01:20:44qu'on commence le 1er décembre
01:20:45qui se termine de 24
01:20:46et chacun raconte son Noël
01:20:48et là on a demandé
01:20:49à notre ami Gautier Lebret
01:20:50de raconter son Noël
01:20:51Alors mon Noël à moi
01:20:57j'ai décidé de vous parler
01:20:58non pas du passé
01:20:59mais du futur
01:21:00puisque le fait
01:21:01d'être devenu père
01:21:02change mon rapport
01:21:04à Noël
01:21:05à l'idée
01:21:05de voir
01:21:06mon fils passer
01:21:07son premier Noël
01:21:08avec ses arrières-grands-parents
01:21:10avec lesquels
01:21:11il a 90 ans
01:21:13de différence
01:21:14et bien il y a quelque chose
01:21:15de très émouvant
01:21:16pour moi
01:21:17pour la perspective
01:21:18de ce 24 décembre au soir
01:21:20et donc j'en reviendrai
01:21:21l'année prochaine
01:21:22pour vous raconter
01:21:23comment s'est passé
01:21:24le premier Noël
01:21:25de mon fils
01:21:26Il est formidable
01:21:30La prison comme horizon
01:21:31Est-ce que vous avez été obligé
01:21:32de faire relire ce livre
01:21:33par le ministre de la Justice ?
01:21:35Alors absolument pas
01:21:36on a une liberté
01:21:37de création
01:21:38Ah bon ?
01:21:38En tant que écrivain
01:21:39enfin je l'ai découvert
01:21:39à l'occasion de cette écriture
01:21:40c'est mon premier témoignage
01:21:41et on m'a laissé vraiment
01:21:43toute confiance
01:21:44et toute liberté
01:21:45pour l'écrire
01:21:45donc dedans
01:21:46j'ai essayé
01:21:46vous avez vu
01:21:47de dire plein de choses vraies
01:21:49en tout cas
01:21:49c'est un témoignage
01:21:50de ce que je vis
01:21:50je ne suis pas législateur
01:21:51je ne suis pas ministre
01:21:52moi l'idée
01:21:53c'est que ça serve
01:21:53à tout un chacun
01:21:54pour comprendre ce qu'on vit
01:21:55et trouver surtout
01:21:56les bonnes solutions
01:21:56à nos problèmes
01:21:57et si je peux me permettre
01:21:58parce que vous parlez de Noël
01:21:59et ça me donne envie
01:22:00de réagir sur ça
01:22:01nous Noël
01:22:02on le fête en détention
01:22:02toutes les années
01:22:03il y a des messes
01:22:04il y a l'évêque qui vient
01:22:05il y a des festivités de Noël
01:22:06c'est quelque chose
01:22:07de très important
01:22:07dans le rythme
01:22:08Il y a une messe parfois
01:22:08dans ces établissements
01:22:11je ne sais pas
01:22:11si c'est la religion
01:22:12numéro un
01:22:14aujourd'hui
01:22:15dans les prisons de France
01:22:16là il y a l'évêque
01:22:17l'évêque vient
01:22:18c'est à chaque fois
01:22:19il y a des collines de Noël
01:22:19enfin en fait
01:22:20vraiment dans toutes les détentions
01:22:21les 6 établissements
01:22:22je suis passée en fête Noël
01:22:23et en Guadeloupe encore plus
01:22:24puisque le fêté Noël
01:22:25était quelque chose de
01:22:26bon il nous écoute peut-être
01:22:27les prisonniers de Guadeloupe
01:22:29en ce moment
01:22:29il est 10h34
01:22:30il est 6h de moins
01:22:31il est 5h de moins
01:22:32entre 6 et 5
01:22:34là c'est 5
01:22:34bon je rappelle
01:22:35la prison comme horizon
01:22:36Valéry Moussieyev
01:22:37et puis on salue
01:22:38un ancien ministre de la justice
01:22:40qui nous aime beaucoup
01:22:41qui s'appelle Eric Dupont-Moretti
01:22:42mais je n'arrive pas
01:22:43à avoir
01:22:43à titre personnel
01:22:44je n'ai vraiment rien contre lui
01:22:46je le trouve même
01:22:46plutôt touchant
01:22:47et plutôt sympathique
01:22:48mais je vous assure
01:22:49et comme Philippe Lelouch
01:22:50qui est un de ses amis
01:22:51en rendit souvent du bien
01:22:52et que Philippe Lelouch
01:22:52travaille à Europe 2
01:22:53je ne le trouve pas antipathique
01:22:55mais évidemment
01:22:56c'est l'homme politique
01:22:58qu'on critique
01:22:59c'est pas l'âme
01:23:0010h35
01:23:01monsieur Morandini
01:23:02je suis en retard
01:23:03et veuillez me pardonner
01:23:04il n'y a pas de soucis
01:23:05on va vous parler
01:23:06et je vais vous parler
01:23:07des jeunes cathos
01:23:08qui se révoltent
01:23:09et en particulier
01:23:10les influenceurs catholiques
01:23:11qui se révoltent
01:23:12contre le Noël bashing
01:23:13et ça c'est très bien
01:23:14c'est à dire qu'ils sont
01:23:15sur les réseaux sociaux
01:23:16ils se disent
01:23:16non ça suffit
01:23:17on va arrêter de se taire
01:23:18et on va répondre
01:23:19et l'un d'entre eux
01:23:20sera en direct avec nous
01:23:20la bataille de Noël
01:23:22exactement
01:23:22elle a commencé
01:23:23je voulais vous faire écouter
01:23:24Jean-Michel Blanquer
01:23:25qui chante
01:23:26ça sera pour demain
01:23:26Marine Lançon
01:23:27ou on peut
01:23:28ça sera pour demain
01:23:30on a deux minutes de débord
01:23:31donc on le garde pour demain
01:23:32Jean-Michel Blanquer
01:23:33qui chante
01:23:33merci
01:23:34Jean-Marc Morandini
01:23:35et rendez-vous ce soir
01:23:37Sous-titrage Société Radio-Canada
01:23:38Sous-titrage FR ?
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