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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive
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00:00:00Mercredi 10 décembre 2025, Morandini Live numéro 1767 sur CNews, première chaîne d'info de France.
00:00:07Bonjour et bienvenue en direct.
00:00:09A la une ce matin, vous allez découvrir dans Morandini Live le déjanté.
00:00:13Alors le déjanté, c'est le pseudo d'un homme qui fait des lives sur les réseaux sociaux,
00:00:17qui discute en vidéo avec des filles, qui raconte des histoires et qui a des dizaines de milliers d'abonnés.
00:00:22Mais le déjanté a une particularité, c'est qu'il est en prison et qu'il fait tout ça depuis sa cellule,
00:00:28depuis des mois. Il possède même plusieurs profils sur la plateforme TikTok,
00:00:33où il fait régulièrement ses directs hors la loi, bien évidemment. Regardez.
00:00:38Tu vas bien ?
00:00:40Rappelle de moi.
00:00:42Bien sûr que je me rappelle de toi.
00:00:44Alors la malade, on fait un match ?
00:00:46T'étais partie en disant Carba.
00:00:49C'est sur quoi ça ?
00:00:50Non la Carba.
00:00:51Arrête de mentir.
00:00:53La Carba, la mec, mon prix là-bas.
00:00:55Non, arrête de mentir.
00:00:57Ouais, ouais.
00:00:59Et c'était ça, je parlais.
00:01:00Vas-y, on fait un match.
00:01:02Après nommer à Noir, cet homme est donc incarcéré à la prison de Châteaudun pour des faits de vols avec violence et de violence conjugale.
00:01:08Mais il est sur les réseaux sociaux avec plus de 30 000 abonnés.
00:01:12Il fait des lives.
00:01:13On va y revenir dans un instant sur ce déjanter qui nargue les autorités et qui vient d'ailleurs de passer en conseil de discipline pour ça.
00:01:19Autre affaire liée à une vidéo mais dans un tout autre domaine, c'est ce gamin de 8 ans qui a été rasé en guise de punition par ses éducateurs et le tout a été filmé avec une vidéo diffusée en interne.
00:01:30L'affaire s'est déroulée dans le 13e arrondissement de Paris.
00:01:33De son côté, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour violence volontaire.
00:01:38C'est une image profondément humiliante.
00:01:41Dans une vidéo consultée par France Info et Radio France, des éducateurs de l'aide sociale à l'enfance s'étaient filmés en février dernier
00:01:48en train de raser la tête d'un enfant de 8 ans pour le punir en se moquant ouvertement de lui.
00:01:54Une scène qui a été relayée dans un groupe WhatsApp par les éducateurs du foyer dans le 13e arrondissement à Paris où le jeune est placé.
00:02:02Ses parents n'en ont jamais été informés jusqu'au jour où sa maman découvre la vidéo il y a 3 mois.
00:02:08Les éducateurs ont justifié leur décision en affirmant que le petit garçon avait des poux.
00:02:13Une explication qui a laissé sa mère méfiante.
00:02:16Elle a préféré consulter son avocat.
00:02:18Il est temps de mettre un coup de pied dans la fourmilière.
00:02:20C'est au nom de l'Etat et avec l'argent des Français que l'on place ses enfants dans ces structures.
00:02:25C'est la honte de la République.
00:02:26A l'époque, la maman du garçon de 8 ans n'avait pas porté plainte.
00:02:30Son fils risquait de changer de foyer et de s'éloigner d'elle.
00:02:34C'est ce qu'avait rapporté la direction du foyer, selon son avocat.
00:02:37Le parquet des mineurs a ouvert une enquête pour violences volontaires.
00:02:40La ville de Paris, elle, a lancé une enquête administrative
00:02:43qui a déjà entraîné le renouvellement de l'équipe encadrante de la structure.
00:02:46La mairie affirme également que l'enfant a fait l'objet d'une attention particulière
00:02:51et a exprimé le souhait de rester dans ce foyer.
00:02:55En septembre 2024, Clément, 15 ans, s'est suicidé d'un pont dans l'ouest de la France.
00:03:0015 mois plus tard, sa mère continue de se battre
00:03:02pour que les réseaux sociaux soient tenus pour responsables de ce suicide.
00:03:06Elle demande à rouvrir l'enquête et elle a accepté de se confier aux équipes de CNews.
00:03:11Clément venait tout juste de rentrer en seconde.
00:03:15Le 6 septembre 2024, il s'est jeté d'un pont entre le Finistère et le Morbihan
00:03:19après avoir reçu des messages menaçants d'autres élèves de son lycée.
00:03:23Sa mère dénonce le silence des réseaux sociaux face aux signes de détresse de son fils.
00:03:2880% des messages qui lui sont envoyés sont des messages mélancoliques, de tristesse,
00:03:36voire même d'incitation très clairement à la mort.
00:03:42On a découvert clairement sur son fil TikTok, le fameux fil « pour toi » que TikTok savait.
00:03:49TikTok savait qu'il n'allait pas bien.
00:03:52TikTok n'a rien fait et TikTok ne nous aide pas à trouver la vérité.
00:03:57La famille a déposé plainte.
00:03:59Cet avocat dénonce le manque de sérieux des réseaux sociaux face à une situation alarmante.
00:04:04La procédure pénale a été totalement bâclée.
00:04:0630 pages de procédure pour la mort d'un gamin de 15 ans.
00:04:09Aucune réquisition qui n'a été envoyée aux réseaux sociaux
00:04:12pour savoir quel était le contenu du téléphone portable du petit Clément.
00:04:15On ressent très clairement ce manque d'empathie
00:04:17et même ce comportement indécent de ces plateformes numériques
00:04:20qui refusent de donner des informations, qui répondent de façon tout à fait standardisée.
00:04:24Le président Emmanuel Macron entame sa tournée des régions de France
00:04:28sur la thématique des réseaux sociaux.
00:04:30Pour l'occasion, la maire de Clément devrait le rencontrer à Saint-Malo aujourd'hui.
00:04:35Le maire socialiste d'Eugignac, c'est en Dordogne, Bernard Bazinet,
00:04:38il viendrait être exclu du parti socialiste pour antisémitisme,
00:04:42mais c'est la moindre des choses.
00:04:43L'élu s'est exprimé sur X à propos de l'Eurovision
00:04:45et de la participation d'Israël au concours de la chanson.
00:04:49Il avait expliqué, je cite,
00:04:50que la France était trop youpin pour boycotter le concours.
00:04:54Aujourd'hui, il affirme qu'il n'a pas mesuré l'impact de ce mot,
00:04:57ce qui est sans doute presque aussi grave d'ailleurs que l'emploi du mot lui-même.
00:05:01Les explications avec Félix Pérolas de la rédaction de Célios.
00:05:03Le 4 décembre dernier, le maire avait commenté sous une publication Facebook du journal Libération
00:05:10consacrée à la participation d'Israël à l'Eurovision
00:05:14« Oui, au boycott, la France est trop youpin pour boycotter ».
00:05:18La publication avait été dénoncée par plusieurs internautes,
00:05:22dont le député du Rassemblement National, Julien Audoul.
00:05:26Youpin est un terme injurieux utilisé par la presse antisémite pour déshumaniser les Juifs.
00:05:32Le PS s'en est aperçu et a exclu les deals de ses rangs.
00:05:36L'antisémitisme est un mal odieux, aucune tolérance, aucune explication n'est entendable.
00:05:42Le maire s'est défendu et a expliqué que le commentaire avait dépassé sa pensée.
00:05:47« J'étais hors de moi, dit-il, par rapport à ce que je pouvais lire dans des reportages sur la Palestine ».
00:05:53Une plainte va être déposée par la LICRA Périgueux d'Ordogne et par la LICRA Nationale.
00:05:58À une semaine de la venue d'Emmanuel Macron à Marseille, opération d'envergure hier,
00:06:02avec plus de 1500 policiers mobilisés pour taper fort contre les points de deal.
00:06:0815 d'entre eux ont été démantelés en même temps dans cette démonstration de force
00:06:12qui n'est pas sans rappeler les opérations XXL de Gérald Darwana.
00:06:15Reste à savoir si le timing est un hasard, car comme je vous le disais,
00:06:19on est à une semaine de la venue d'Emmanuel Macron à Marseille.
00:06:21Et du coup, on se demande si cette opération policière n'est pas finalement un peu une opération de com'.
00:06:26On en parlera dans Morandini Live tout à l'heure et vous verrez toutes les images.
00:06:30Et avec cette insécurité et cette immigration incontrôlée,
00:06:33l'image de la France et de toute l'Europe se dégrade.
00:06:36Dès la dernière charge en date est signée Donald Trump auprès du site Politico.
00:06:40Vous allez voir, c'est violent contre l'Europe, contre Londres, mais aussi contre Paris.
00:06:44« L'Europe est un endroit différent. Si elle continue sur cette voie, l'Europe ne sera plus pareille
00:06:51et nombre de ces pays ne seront plus viables.
00:06:56Leur politique migratoire est un désastre. Ce qu'ils font en matière d'immigration est un désastre.
00:07:02Nous aurions pu connaître le même désastre ici, mais j'ai réussi à tout stopper.
00:07:06Si vous regardez Paris, c'est un endroit bien différent. J'adore Paris, mais ce n'est plus le Paris que j'ai connu.
00:07:11Si vous observez Londres, ils ont un maire nommé Cannes. C'est un maire horrible.
00:07:19Il est vicieux et dégoûtant. Il est terrible. Londres n'est plus ce qu'elle était.
00:07:25J'adore Londres, mais je déteste ce qu'il s'y passe. »
00:07:28Et puis sachez que c'est aujourd'hui que sort le livre événement de Nicolas Sarkozy,
00:07:32un livre très attendu et qui est un véritable événement, à la fois dans le domaine politique,
00:07:36mais également dans le domaine de l'édition.
00:07:37Le journal d'un prisonnier, c'est 213 pages d'un récit à la première personne
00:07:42où Nicolas Sarkozy revient sur ses 21 jours de détention à la prison de la Santé.
00:07:47Et nous l'avons lu pour vous.
00:07:50C'est un livre intime, mais dans lequel la politique garde une place importante.
00:07:54Nicolas Sarkozy revient notamment sur ses liens distendus avec le président de la République,
00:07:59Emmanuel Macron, et leurs échanges avant son incarcération.
00:08:02« Je n'avais rien à lui dire et n'avais guère envie d'une discussion amicale avec lui. »
00:08:07Il aborde également ses liens avec les Républicains ou anciens LR
00:08:10et regrette le soutien timide de sa famille politique,
00:08:13à l'exception de l'ancien Premier ministre Michel Barnier.
00:08:16« Le seul dirigeant de ma famille politique qui a demandé à venir me visiter en prison. »
00:08:21L'ancien président évoque une conversation avec son ancien adversaire Marine Le Pen.
00:08:25« Finalement, les meilleures surprises sont venues de ceux que j'attendais le moins. »
00:08:29La chef de file du Rassemblement national tenait à féliciter Carla Bruni
00:08:33pour avoir retiré la bonnette de Mediapart au tribunal.
00:08:37Dans son ouvrage, Nicolas Sarkozy revient sur la visite des députés de la France Insoumise.
00:08:42« Leur dessin était clair.
00:08:44Me voir, me photographier et surtout vérifier que je ne bénéficiais pas d'avantages indus.
00:08:49Lesquels ? Ma cellule était celle des autres détenus.
00:08:52Elle n'avait pas été construite pour moi. »
00:08:54Un récit personnel sur son quotidien de détenu qu'il aura ébranlé et changé.
00:09:00Voilà, et puis pour terminer sur notre positive, ce zapping de l'actu,
00:09:03je voulais vous montrer cette vidéo d'une jeune femme qui s'appelle Justine
00:09:06qui a près de 90 000 followers sur Internet et elle vit en Israël.
00:09:09Elle a fait une vidéo pour montrer qu'à Jaffa, où elle vit,
00:09:12toutes les religions sont ensemble et fêtent Noël dans la paix et la sérénité.
00:09:18Et honnêtement, ces images, ça fait tellement de bien.
00:09:24Sous-titrage Société Radio-Canada
00:09:54C'est parti !
00:10:24Ça fait vraiment du bien, ce type de message.
00:10:33Comme tous les jours, les tops et les flops d'audience des primes,
00:10:35c'est avec Mister Audience.
00:10:36Et à ce qu'il y a, Kevin, va-t'en.
00:10:37Hier soir, la série Tom et Lola est une nouvelle fois permis à France 3 d'arriver en tête
00:10:41avec un très joli score de 3 600 000 téléspectateurs.
00:10:45Sur M6, la France a un incroyable talent, présenté par Karine Lemarchand,
00:10:49et plutôt stable avec 2 900 000 personnes.
00:10:51TF1 est en revanche reléguée à la troisième place,
00:10:54avec un score plutôt timide pour la deuxième partie du blockbuster Harry Potter
00:10:57et les répliques de la mort qui est à 2 600 000.
00:10:59Pour France 2, c'est un échec.
00:11:02Sa soirée spéciale consacrée à la laïcité en France,
00:11:04est présentée par Caroline Roux, a fait un flop à seulement 906 000 téléspectateurs.
00:11:09Toutes les autres chaînes sont loin derrière et largement sous le million.
00:11:13Arte est à la cinquième place avec 556 000 personnes devant son doc consacré au célibat des prêtres.
00:11:18TMC, RMC Découverte et RMC Story se suivent ensuite et quasiment à égalité,
00:11:23mais avec des scores faibles, autour des 330 000,
00:11:26avec le magazine 90 minutes enquête, le doc Airbus, la techno des géants du ciel
00:11:30et l'énigme des témoins de Jéhovah.
00:11:32Mister Audience vous dit à demain.
00:11:35Allez, je vous présente mes invités qui vont m'accompagner en direct jusqu'à midi
00:11:38pour commenter toute l'actualité.
00:11:39Lino Delacroix, bonjour.
00:11:40Merci d'être avec tous, journalistes à frontières.
00:11:42Madi Saidi, bonjour.
00:11:44Communication d'influence, Jérôme Dubus, bonjour.
00:11:47Consultant en politique et puis Jimmy Dalidoux, bonjour.
00:11:50Merci d'être avec nous.
00:11:51Vous êtes syndicaliste, de gauche, on peut le dire, bien à gauche.
00:11:54Oui, on peut le dire ça.
00:11:55Plutôt bien à gauche que bien à droite.
00:11:57Syndicaliste, syndicaliste.
00:11:57Voilà.
00:11:59Elodie Richard est avec nous, bonjour Elodie.
00:12:01Merci également d'être là, journaliste politique à CNews.
00:12:02Et Tanguy Hamon, bonjour.
00:12:04Journaliste police, justice à CNews.
00:12:05Et je voulais que Tanguy vienne nous voir pour nous parler du déjanté.
00:12:09Alors vous ne savez peut-être pas qui est le déjanté, moi non plus, je l'ai découvert hier.
00:12:12Le déjanté, c'est le pseudo d'un homme qui fait des lives sur les réseaux sociaux.
00:12:16Il discute en vidéo avec des filles, il raconte des histoires, il fait parfois des jeux vidéo et puis il raconte sa vie au quotidien.
00:12:22La seule particularité de cet homme, c'est que c'est un détenu.
00:12:26Un détenu qui fait tout ça depuis sa prison.
00:12:28Il a près de 30 000 abonnés.
00:12:30Alors avant d'écouter qui il est vraiment avec Tanguy Hamon, je vous propose de regarder quelques images de lui.
00:12:34Ou par exemple, dans cette vidéo, il raconte un braquage avec une arme.
00:12:40Il fait ça de façon très décontractée, bien évidemment, à la cool.
00:12:42Car Allah mon frère, un jour il y en a un, je l'ai braqué, il m'a pris le calibre des mains.
00:12:49Par Allah, un fou allié, il est venu vers moi, Eric il s'appelait.
00:12:54Tout petit de taille, plein de croûte, on dirait qu'il avait la lèpre.
00:12:57Il est venu vers moi en courant.
00:12:59Frankie !
00:13:00Moi j'étais entre deux voitures compressées.
00:13:02Je l'ai fait ça, mais pour lui faire peur, moi je ne vais pas télé sur un mec, alors que de bas c'est moi qui va le voler.
00:13:08Tu vois, c'est juste pour, comment on dirait ça, pour le, tu vois, pas les frais, pour l'amadouer à donner l'argent plus vide.
00:13:15Voilà, je vous assure, ce n'est pas un gag.
00:13:17Tout ça c'est authentique, c'est bien un prisonnier, Tanguy.
00:13:20Il fait bien ses lives depuis sa prison.
00:13:21Oui, exactement, donc Anwar K, ce déjanté, c'est une enquête qui a été menée par nos collègues du site internet de CNews.
00:13:29Ce prisonnier est donc influenceur, qui se présente comme quelqu'un qui a exécuté des contrats, qui a tué des gens.
00:13:35En réalité, on nous a dit qu'il est en prison pour des faits de vol, vol avec violence et violence conjugale, c'est quand même une personne pas très recommandable.
00:13:42Il a changé plusieurs fois de prison et doit être libéré en octobre 2029.
00:13:46Le problème, vous l'avez dit Jean-Marc, c'est qu'il utilise des téléphones dans sa cellule.
00:13:50Il fait des lives et d'ailleurs, lors de certains de ses lives, il montre ses parties génitales, il montre son sexe.
00:13:57Il y a donc une enquête pour exhibition sexuelle à son encontre.
00:14:01Mais l'affaire dans l'affaire, le problème dans l'affaire, c'est là où on va en venir.
00:14:04C'est donc qu'il peut se fournir des téléphones sans aucun problème dans sa cellule et pas des petits téléphones,
00:14:10puisque ce sont des smartphones pour réaliser ses lives.
00:14:13Ce n'est pas censé passer inaperçu.
00:14:14On a fouillé plusieurs fois sa cellule.
00:14:17On a retrouvé à chaque fois des appareils qu'on a confisqués.
00:14:19Visiblement, il arrive toujours à trouver un moyen de s'en procurer.
00:14:24Et il faut savoir qu'il est passé en commission de discipline il y a quelques jours à peine pour cela.
00:14:28Mais il a d'ores et déjà annoncé à ses abonnés qu'il serait de retour à la mi-décembre.
00:14:33Donc, manifestement, pour lui, il ne fait aucun doute qu'il arrivera à nouveau à se procurer un smartphone à la sortie de cette commission de discipline.
00:14:39C'est totalement une histoire de fou, quand même.
00:14:42On sera avec un syndicaliste de prison, de gardien de prison, tout à l'heure, parce que je trouve qu'on est sur une histoire de fou, Lino Delacroix.
00:14:48Absolument. Ce qui est sûr, c'est que ce type de compte pull sur les réseaux sociaux.
00:14:52Gérald Darmanin nous avait fait la promesse avec ses opérations dans les milieux carcéraux.
00:14:56Zéro téléphone portable.
00:14:57En fait, on envoie les failles à travers cela.
00:14:59Et ce qui est assez curieux, c'est une autre question que je me pose, c'est vis-à-vis de la censure sur les réseaux sociaux.
00:15:03TikTok est aux avant-gardes, en tout cas, de la censure pour des propos jugés haineux, jugés à l'incitation à la violence, que sais-je.
00:15:08Mais pour le coup, là, il peut tenir ce type de propos, montrer son sexe, comme vous l'avez qualifié.
00:15:12De manière, avec une certaine impunité, ce qui me surprend.
00:15:15Oui, et puis tout est hors la loi, Jérôme Dubus, tout est hors la loi dans ce qu'il fait.
00:15:20C'est-à-dire qu'en fait, ce n'est pas juste une fois, parce que des fois, nous, on voit passer des vidéos,
00:15:24on voit ça avec Tanguy et le service politique de CNews, il y a une ou deux vidéos, et puis les mecs se font toper.
00:15:29Là, non, là, c'est régulier, il fait des lives.
00:15:32Juste avant de vous donner la parole, on va revoir, par exemple, une autre vidéo.
00:15:35Cette fois, il raconte qu'il a rencontré une militaire, il raconte l'histoire, ils étaient avec une arme.
00:15:40Enfin, c'est surréaliste, regardez.
00:15:43Ah, écoutez, celle-là, un jour, il y a une cliente, elle vient.
00:15:46Je la drague un peu et tout, c'était une militaire, je la drague, je dis, quoi, tu tires et tout, toi ?
00:15:49Elle me dit, ouais, je fais des tirs et tout, mais en fait, c'est une fatiguestre.
00:15:53Elle venait d'arriver à l'armée, ça faisait même pas quelques jours, en vrai, la preuve.
00:15:57Je dis, ah, vas-y, je vais te montrer, moi, quoi, c'est des bandits, les militaires, ils tirent et tout, ils maîtrisent mes armes, elle m'a dit, ouais.
00:16:02Je dis, attends, viens, je vais te montrer, bouge pas, cocotte.
00:16:04Je suis allé voir la sécu dans le mois 38, je suis monté avec elle en voiture, je dis, regarde, c'est nous, les bandits, c'est pas ceux qui défendent la France, c'est nous, les bandits, regarde ce que j'ai.
00:16:12Elle m'a dit, ah, ouais, tout bien, je vais te faire plaisir, tiens, tire, fais sortir ta main, comme ça, en pléhazi.
00:16:17Elle a dit, elle a fait quoi, cousin ? Elle a fait ça. Elle a pas réussi, il y a eu un clic à blanc. En fait, j'avais que 3 balles ou 4 balles, je sais pas ce qu'il y avait, il y avait un délire.
00:16:25Elle a fait ça, d'accord, elle fait ça. Boah ! Elle a pas tapé dans son plafond, dans la gauve.
00:16:34Jérôme Lubus, c'est sur Alice, quand même. Honnêtement, c'est sur Alice. Moi, en travaillant, j'ai vu plein de vidéos.
00:16:40On a l'impression que c'est un gag.
00:16:41Ah, mais c'est pour ça que tout à l'heure, en retour, j'ai dit, c'est pas un gag, c'est authentique.
00:16:44Oui, on a l'impression que c'est un gag, que c'est un montage. En réalité, bon, on comprend pas très bien tout ce qu'il dit.
00:16:48Enfin, moi, j'ai pas très bien compris tout ce qu'il disait, mais blague à part, ça pose deux problèmes qu'on vient d'évoquer.
00:16:54Le premier problème, c'est effectivement la présence de ces portables en prison, d'où les opérations de Darmanin.
00:16:58Il y a quand même 80 000 portables qui ont été saisis avec ces opérations.
00:17:02Ça fait à peu près un portable par détenu. 80 000, ça fait un portable par détenu. Et ça continue.
00:17:07Bon, donc ça prouve que ces opérations ne sont pas complètement inutiles. Au contraire, elles sont plutôt utiles.
00:17:12Et deuxièmement, effectivement, les réseaux ne censurent rien. Mais ça, on en a déjà parlé ici.
00:17:17Non, mais déjà, il ne faudrait pas qu'ils puissent y aller sur les réseaux.
00:17:20Mais il devrait y avoir.
00:17:22Je veux bien qu'on mette toute la faute sur les réseaux sociaux.
00:17:26Non, non, non. Mais les réseaux sociaux, ça vient dans un deuxième temps.
00:17:29Excusez-moi, si vraiment on a envie de faire quelque chose, on le fout à l'isolement.
00:17:33Premier fils, c'est la prison.
00:17:35Et visiblement, il n'y a pas de filtre.
00:17:37Et deuxième fils, c'est le réseau social.
00:17:39Et visiblement, il n'y a pas de filtre non plus.
00:17:41Voilà.
00:17:41On en arrive à ce genre d'absurdité.
00:17:43Élodie Charles, là-dessus, on est chez les fous.
00:17:46Honnêtement, c'est un pied de nez qu'il fait à la société.
00:17:49C'est un pied de nez qu'il fait aux gardiens.
00:17:50C'est un pied de nez qu'il fait à tout le monde.
00:17:52Oui, et malheureusement, parce qu'il m'arrive d'aller sur ce genre de réseaux sociaux le soir,
00:17:56très souvent, vous avez des likes.
00:17:57Alors, on parle effectivement de lui.
00:17:59La dernière fois, c'est un détenu qui célébrait son anniversaire.
00:18:02Parfois, ce sont des détenus qui font des jeux vidéo.
00:18:04Parfois, ce sont des détenus qui racontent leurs conditions de détention.
00:18:07Alors, évidemment, je ne vais pas pointer l'administration pétentière,
00:18:09parce qu'eux font vraiment ce qu'ils peuvent.
00:18:10En revanche, un peu plus haut.
00:18:12J'entends qu'on confisque les portables, comme le disait Tanguy.
00:18:14On lui confisque.
00:18:14À chaque fois, il s'en procure de nouveau.
00:18:16À quoi ça sert de nous donner des chiffres ?
00:18:17On a confisqué tant de portables.
00:18:19J'entends.
00:18:19Mais si ces portables reviennent la semaine d'après, ça ne sert à rien.
00:18:22Et forcément, pour les petits jeunes qui regardent aussi ce genre de vidéos,
00:18:25ils se disent, faites même si demain,
00:18:26et je parle évidemment des jeunes délinquants,
00:18:27même si demain, je finis en prison, ça n'a pas l'air si grave.
00:18:29Le soir, je peux me faire des lives.
00:18:31J'ai une communauté qui me soutient.
00:18:33Je peux vivre en prison.
00:18:33Évidemment que ce n'est pas le vrai quotidien de la prison.
00:18:36Mais les jeunes délinquants, c'est ça.
00:18:37C'est ce à quoi ils sont confrontés, entre guillemets.
00:18:40Et ça donne une mauvaise image.
00:18:41En plus, c'est en live.
00:18:42C'est-à-dire qu'en fait, c'est très facile quand même de savoir où il est et qui c'est,
00:18:44puisqu'il ne se cache pas.
00:18:45Ah ben oui, il est dans sa cellule à chaque fois.
00:18:47Enfin, moi, je vous regardez.
00:18:48Il est dans sa cellule.
00:18:49On sait que c'est la prison de Châteaudet.
00:18:50Enfin, c'est enfantin.
00:18:51C'est enfantin.
00:18:52C'est totalement identifié.
00:18:53Mais il est totalement identifié.
00:18:54Et surtout, il se montre en plus.
00:18:55Alors oui, oui, parce que je précise, en fait,
00:18:57c'est nous qui floutons son visage, bien évidemment,
00:18:59parce qu'il a un visage découvert sur la vidéo.
00:19:01Donc, on le voit très bien.
00:19:02On va sur TikTok.
00:19:03On le voit très bien.
00:19:03Jimmy Dalizou.
00:19:04Oui, mais écoutez, trois choses.
00:19:05D'abord, je pense qu'il faut revenir un peu en arrière.
00:19:11Put-back.
00:19:12En 2018, janvier 2018, ce me semble,
00:19:14les surveillants pénitentiaires étaient en grève.
00:19:17Ils avaient mis en exergue un mouvement
00:19:18et ils ont mis en avant des revendications.
00:19:21Je pense que ça, c'est la première erreur,
00:19:22puisque les surveillants pénitentiaires,
00:19:23lorsqu'à l'époque, ont mis en avant des revendications,
00:19:26notamment des moyens pour travailler,
00:19:28du moyen...
00:19:31Qu'ils aient les moyens pour travailler,
00:19:33ils n'ont pas...
00:19:35On ne les a pas écoutés.
00:19:37L'État, le gouvernement, ne les a pas écoutés.
00:19:38C'est sûr, ils ne sont pas fautifs du tout.
00:19:40Enfin, on le redit, c'est pas leur faute.
00:19:41Alors qu'ils étaient en grève.
00:19:41Donc, je pense qu'à première chose,
00:19:43lorsqu'on pose des revendications,
00:19:45il faut écouter les revendications.
00:19:46Ça, c'est le syndicalisme qui parle.
00:19:47Oui, mais bien sûr, évidemment.
00:19:49Deuxième chose, je pense qu'il faut analyser
00:19:50les choses de manière rationnelle.
00:19:51Notre société a un gros problème.
00:19:54C'est ce que j'appelle l'algorithmisation de la société.
00:19:56Et malheureusement, c'est installé
00:19:58ce qu'on pourrait appeler un marché cognitif.
00:20:01Et c'est comme ça que ça fonctionne.
00:20:02Les réseaux sociaux fonctionnent par...
00:20:05via ce marché cognitif qui s'est installé
00:20:07et qui étend ses métastases partout dans la société.
00:20:10Je veux bien que vous nous fassiez une analyse intellectuelle
00:20:15des réseaux sociaux.
00:20:17Non, mais je veux bien.
00:20:17Mais le problème, c'est pas ça.
00:20:18Le problème, c'est que ce mec, il est en prison,
00:20:20il a des téléphones, excusez-moi d'être basique.
00:20:21Le vrai problème, c'est ça.
00:20:22Alors, si je...
00:20:23C'est ça.
00:20:23Après, les algorithmes, les machins,
00:20:25enfin, on s'en fout, quoi.
00:20:26Alors, ça m'amène au troisième point.
00:20:28C'est qu'effectivement, encore une fois,
00:20:29lorsqu'il y a des revendications
00:20:30et lorsque les surveillants pénitentiaires
00:20:32mettent en avant qu'il faut un encadrement
00:20:34dans les prisons,
00:20:35alors c'est un encadrement aussi peut-être psychologique.
00:20:37Peut-être que ce gars-là, il a besoin d'un psychologue,
00:20:40d'un psychiatre...
00:20:40Il a surtout besoin, excusez-moi,
00:20:41il a surtout besoin d'être au trou, quoi.
00:20:42Et qu'il aiderait à se soigner.
00:20:44Il a besoin surtout d'une vraie sanction.
00:20:47D'arrêter ces vidéos.
00:20:48Madi Saïdi, un mot, c'est une info,
00:20:50et ensuite, on sera avec un surveillant, justement.
00:20:52Je crois que le problème, c'est que...
00:20:53Le vrai problème, c'est les portables.
00:20:55On doit refuser que les portables rentrent dans les prisons.
00:20:57Mais on sanctionne, surtout.
00:20:58Excusez-moi, Tanguy nous a expliqué
00:21:00qu'on a fouillé plusieurs fois.
00:21:01À chaque fois, on trouve des portables,
00:21:02à chaque fois, il s'en procure à nouveau.
00:21:03Donc, à un moment donné,
00:21:04on sanctionne de façon ferme
00:21:05pour qu'il n'ait plus envie de se procurer des portables.
00:21:07Non seulement, il faut une vraie sanction ferme,
00:21:09le foutre, je ne sais pas, à l'isolement.
00:21:11Mais aussi, à l'entrée des prisons,
00:21:12il va falloir changer.
00:21:13Comment est-ce que ça se fait que dans les prisons,
00:21:15ils font rentrer de la drogue ?
00:21:16Ils font rentrer des portables en toute impunité.
00:21:18Et lui, ce n'est pas le seul.
00:21:19Moi, je suis tombée,
00:21:19parce que, quelquefois, comme toi,
00:21:22je scrolle la nuit
00:21:23et je suis tombée sur lui plusieurs fois.
00:21:24Et c'est là qu'il donne des rendez-vous.
00:21:25Donc, c'est des rendez-vous réguliers.
00:21:27Ils donnent des horaires.
00:21:28On se retrouve demain à telle heure, etc.
00:21:29Il y a une espèce d'impunité derrière.
00:21:31Il le sait.
00:21:32Il sait qu'il ne risque pas grand-chose, en tout cas.
00:21:33C'est pour ça qu'il le fait.
00:21:34Et effectivement, en termes d'exemple,
00:21:36qu'est-ce qu'on envoie aux jeunes ?
00:21:37Les jeunes, ce n'est pas compliqué.
00:21:38Tu es en prison,
00:21:38tu peux avoir ta PlayStation.
00:21:40Tu peux parler à tes copains.
00:21:40Tu peux faire des lives.
00:21:41Et peut-être que ces lives
00:21:43peuvent être remunérées
00:21:43parce que si tu as un gros contre,
00:21:45il y a aussi le moyen de le monétiser derrière.
00:21:47Et tu peux draguer.
00:21:48Et tu peux draguer tout à l'heure,
00:21:49juste après le CNews Info,
00:21:50on va vous montrer une vidéo.
00:21:51Il drague.
00:21:51Il drague en plus.
00:21:53Il drague les filles.
00:21:55Et les filles, on les voit.
00:21:55C'est des exhibitionnistes.
00:21:57Qu'est-ce que tu as dit ?
00:21:57Il y en a qui, ça peut le faire.
00:22:01On fait le CNews Info.
00:22:01On en parle dans un instant.
00:22:02CNews Info, ce n'est pas il y a la midi.
00:22:06Un maire de Dordogne
00:22:08exclu du PS
00:22:08après avoir tenu des propos antisémites.
00:22:11Bernard Bazinet,
00:22:12Edil Doginiec de 64 ans,
00:22:14avait publié un message
00:22:15sous une publication Facebook
00:22:17à propos de la participation d'Israël
00:22:19à l'Eurovision.
00:22:20Oui au boycott.
00:22:21La France est trop youpin pour boycotter.
00:22:2415 mois après le suicide de Clément en Bretagne,
00:22:27dont vous découvrez le visage à l'écran,
00:22:29Emmanuel, sa mère,
00:22:30accuse les plateformes numériques
00:22:31comme WhatsApp ou TikTok
00:22:32d'en être en partie responsable
00:22:34et se bat pour tenter
00:22:35de faire ouvrir l'enquête.
00:22:37Et puis, vous découvrez la couverture
00:22:39du livre de Nicolas Sarkozy
00:22:41qui sort aujourd'hui en librairie
00:22:42dans Journal d'un prisonnier.
00:22:44L'ancien président raconte
00:22:45ses trois semaines de détention
00:22:46à la prison de la santé,
00:22:48mais il revient aussi
00:22:49sur la dissolution
00:22:50de l'Assemblée nationale
00:22:51et sur ses échanges
00:22:52avec Marine Le Pen.
00:22:54Merci beaucoup, Sobaya.
00:22:55On vous retrouve tout à l'heure
00:22:56à 11h30
00:22:56pour faire un nouveau point
00:22:57sur l'actualité.
00:22:58Nous, on va continuer d'ici là
00:22:59à parler du déjanté,
00:23:00dont vous avez vu des vidéos.
00:23:01Il fait son show sur TikTok,
00:23:03il donne des rendez-vous
00:23:04et il drague même sur TikTok.
00:23:06Regardez.
00:23:06Tu vas bien ?
00:23:10Rappel de moi ?
00:23:12Bien sûr que je me rappelle de toi.
00:23:14Alors, la malade,
00:23:15on fait un match ?
00:23:16Tu étais parti en disant
00:23:17Carba.
00:23:19C'est sur quoi ça ?
00:23:20Non, la Carba.
00:23:21Arrête de mentir.
00:23:23La Carba, la mec,
00:23:24on prie là-bas.
00:23:26Non, arrête de mentir.
00:23:28Ouais, ouais.
00:23:29C'était ça, je parlais.
00:23:30Vas-y, on refait un match.
00:23:31Voilà, sur Alice.
00:23:33Qu'est-ce que vous voulez ajouter à ça ?
00:23:34Cyrilette Lambing, bonjour.
00:23:35Merci d'être avec nous.
00:23:36Secrétaire général joint
00:23:37du syndicat pénitentiaire
00:23:38de surveillants.
00:23:39Quand vous voyez ces vidéos,
00:23:42qu'est-ce que vous dites,
00:23:42vous, surveillants ?
00:23:45Qu'est-ce que je me dis ?
00:23:47Je me dis qu'il faut aller plus vite.
00:23:50Il faut que M. Darmanin,
00:23:51il aille plus vite.
00:23:52Il faut qu'il équipe
00:23:53tous les établissements pénitentiaires
00:23:56pour endiguer ce fléau
00:23:58parce que les agents,
00:23:59ils ne peuvent pas tout faire seuls.
00:24:01Ceux détenus en question,
00:24:03ils posent problème,
00:24:04comme d'autres.
00:24:05Et ils ne sont que le symptôme
00:24:07d'un système saturé.
00:24:08C'est un système qui est sous-équipé,
00:24:10qui est laissé depuis trop longtemps
00:24:11sans solution concrète.
00:24:13Les personnels,
00:24:14ils font un travail remarquable.
00:24:16On l'a dit, effectivement,
00:24:17ils font un travail remarquable.
00:24:17Mais moi, ce qui m'intrigue un peu,
00:24:18c'est que vous dites,
00:24:19il faut que Gérald Darmanin
00:24:21aille plus vite.
00:24:22Mais Gérald Darmanin,
00:24:22ce n'est pas le premier ministre
00:24:23de la justice de l'histoire.
00:24:25Ils ont fait quoi, les autres ?
00:24:27Non, non, non.
00:24:28Je ne vais même pas parler
00:24:29des autres ministres de la justice.
00:24:30Ils n'ont rien fait.
00:24:32Ils n'ont rien fait du tout.
00:24:33Quand on se battait,
00:24:34parce qu'il y avait du terrorisme
00:24:35et des collègues
00:24:36qui prenaient des dizaines
00:24:37et des dizaines de coups de couteau,
00:24:39notamment sur Borgo à l'époque,
00:24:41Mme Belloubet mettait des téléphones
00:24:42dans les cellules.
00:24:44Donc, je veux dire,
00:24:44il y a deux poids, deux mesures.
00:24:46Donc, je ne veux même pas parler
00:24:47et rentrer dans les anciens ministres
00:24:49des casques cinq derniers.
00:24:51Aujourd'hui, il y a M. Darmanin.
00:24:52M. Darmanin, il essaie de rattraper
00:24:54toutes ses années de retard
00:24:56avec les moyens qu'il n'a pas.
00:24:57Donc, il essaie de s'adapter.
00:24:58Il met de l'équipement un peu partout.
00:25:00Mais le problème,
00:25:01c'est que c'est compliqué pour lui.
00:25:03Il faut lui donner
00:25:04des moyens financiers
00:25:05pour qu'il puisse récupérer le matériel
00:25:07et équiper tous les établissements pénitentiaires.
00:25:10Les téléphones en détention,
00:25:11c'est compliqué à endiguer.
00:25:14Et M. Darmanin, il l'a bien compris.
00:25:17Et il ne peut pas tout faire.
00:25:18Donc, les agents, comme je disais,
00:25:20ce ne sont pas des super-héros.
00:25:21Ils font leur part du marché.
00:25:22Ils le font très bien.
00:25:23Ils sont exemplaires.
00:25:23Maintenant, si on n'a pas le moyen matériel
00:25:27pour pouvoir endiguer tout ça,
00:25:28on n'arrivera rien.
00:25:29C'est une évidence.
00:25:30– Mais Cyril, moi, j'ai du mal
00:25:32à comprendre quelque chose quand même.
00:25:33Cet individu, il est identifié.
00:25:36On sait qu'il s'appelle Anwarca,
00:25:37qu'il est à la prison de Châteaudun.
00:25:39En fait, il continue.
00:25:41C'est-à-dire, il y a les fouilles.
00:25:42Vos collègues trouvent des téléphones.
00:25:44Ils les saisissent.
00:25:45Lui, il redonne des rendez-vous
00:25:46et il retrouve des téléphones.
00:25:47Enfin, comment c'est possible
00:25:49qu'il ait sans arrêt des téléphones,
00:25:51qu'il puisse donner des rendez-vous,
00:25:52qu'il puisse faire des lives
00:25:53et que ça continue dans une impunité totale ?
00:25:56J'ai du mal à comprendre, en fait.
00:25:58À partir du moment où il est identifié,
00:25:59on sait où il est.
00:26:00Il donne même les heures
00:26:01dans lesquelles il va faire ses lives sur Internet.
00:26:04Et il peut les faire.
00:26:06– La problématique, c'est que ce détenu,
00:26:08il va falloir, oui, effectivement,
00:26:09on peut se poser des questions
00:26:10sur pourquoi on a l'impression
00:26:13qu'il ne se passe rien.
00:26:15Effectivement, on pourrait essayer
00:26:16de le contrôler,
00:26:17mais pour ça, il faudrait mettre
00:26:18du personnel dédié
00:26:19expressement sur lui.
00:26:23Plusieurs détenus sont dans cette situation.
00:26:26Alors, ils ne font pas tous des lives.
00:26:27Ils font d'autres choses avec leur téléphone.
00:26:29Alors, lui, c'est vrai que
00:26:30ça la fout mal pour la nutrition.
00:26:32Donc, je pense qu'on pourrait envisager
00:26:33de prendre des mesures plus drastiques
00:26:36le concernant.
00:26:38Mais ça voudrait dire que le soir,
00:26:40où on a un effectif
00:26:40qui est considérablement réduit,
00:26:42où on a du travail
00:26:43qui est quand même important,
00:26:45qu'on soit concentré sur un détenu,
00:26:48alors que dans la plupart
00:26:49des établissements,
00:26:50il y en a un minima
00:26:51100, 150, 200, voire plus de plus.
00:26:53Donc, c'est compliqué
00:26:54de gérer ça la nuit.
00:26:56Donc, passer 19 heures,
00:26:57le service, il est réduit.
00:26:59Donc, on ne peut plus agir
00:27:00comme on pourrait le faire
00:27:01en pleine journée.
00:27:01Mais ça se comprend.
00:27:02Par exemple, on ne peut pas
00:27:03le mettre à l'isolement.
00:27:04À l'isolement, il pourrait encore
00:27:05se procurer des téléphones ?
00:27:08L'isolement, on ne met pas
00:27:09n'importe quel détenu à l'isolement.
00:27:11C'est encadré.
00:27:11Ça ne se fait pas comme ça.
00:27:13Donc, on pourrait envisager des choses.
00:27:15Mais il faudrait encore passer
00:27:16par des voies hiérarchiques supérieures.
00:27:19Et je pense que ce n'est pas
00:27:20la simple décision
00:27:21d'un directeur d'établissement.
00:27:22Mais déjà, ce qu'il faudrait
00:27:24qu'on se pose comme question,
00:27:26c'est comment on peut
00:27:27vraiment enjiguer les téléphones.
00:27:29Déjà, il y a la suppression
00:27:30de l'article 57,
00:27:31le déploiement de filets antidrones,
00:27:33parce que les projections,
00:27:34elles vont se multiplier.
00:27:35Il nous faut plus de détecteurs
00:27:36portatifs et modernes,
00:27:39adaptés aux nouvelles technologies,
00:27:40parce qu'on a des anciens
00:27:42et des brouilleurs,
00:27:42ils ne suffisent plus.
00:27:43Il faut passer
00:27:44à une nouvelle génération
00:27:45capable de couvrir de la 5G.
00:27:47Ça, c'est quelque chose
00:27:48qu'on est toujours en retard là-dessus.
00:27:51Et nous, nos agents,
00:27:52ils assurent pleinement
00:27:53leur mission.
00:27:54À présent, c'est indispensable
00:27:55d'équiper l'ensemble
00:27:56des établissements pénitentiaires
00:27:57pour que les moyens matériels
00:27:58prennent enfin
00:27:58le relais complémentaire
00:28:00et indiquer tous ces téléphones.
00:28:02Et puis, on n'aura plus
00:28:03de problématiques
00:28:03avec ce genre de détenus.
00:28:05Mais un dernier mot,
00:28:06justement, sur ce genre de détenus.
00:28:07vous n'avez pas l'impression
00:28:07qu'il fait quand même
00:28:08un pied de nez,
00:28:09pour ne pas dire un bras d'honneur,
00:28:11à la fois aux surveillants,
00:28:12à la fois aux systèmes judiciaires,
00:28:14à la fois aux policiers,
00:28:16à la fois aux ministres,
00:28:17à la fois aux Français également.
00:28:19Parce que pour les Français,
00:28:19c'est une prison.
00:28:20On ne fait pas des lives
00:28:21en train de draguer une nana
00:28:23sur les réseaux sociaux.
00:28:24Enfin, je suis désolé,
00:28:26mais la prison,
00:28:26normalement, ce n'est pas ça.
00:28:28Est-ce que finalement,
00:28:28il ne se sert pas de ça
00:28:29et il n'est pas en train
00:28:30de faire un énorme bras d'honneur
00:28:31à tout le monde
00:28:31et on le regarde et on fait
00:28:33« Ah ben ouais,
00:28:33mais qu'est-ce qu'on peut faire ? »
00:28:36Effectivement,
00:28:37il met la honte
00:28:37à l'administration pénitentiaire.
00:28:39Mais vous savez,
00:28:40nous, les petits personnels,
00:28:42si en haut,
00:28:43ils ne font rien,
00:28:44on est obligé de subir,
00:28:45ils en subissent encore,
00:28:46comme à chaque problématique
00:28:48où un détenu nous affiche
00:28:50sur les réseaux.
00:28:51C'est toujours pareil.
00:28:53On subit.
00:28:53Donc, ça veut dire
00:28:56que ça va continuer ?
00:28:57Alors, ça va continuer.
00:29:00Je n'espère pas.
00:29:01En plus, dernièrement,
00:29:03nous, on a donné une idée
00:29:04à notre garde des Sceaux.
00:29:07C'est de se servir
00:29:07des 80, 100 000
00:29:09de téléphones portables
00:29:10retrouvés en cellule
00:29:11pour les reconditionner,
00:29:12les revendre
00:29:13et pour que l'argent
00:29:15puisse resservir
00:29:16à réinvestir
00:29:17dans du matériel de sécurité
00:29:18et trouver des moyens
00:29:19supplémentaires et conséquents.
00:29:21Donc, solution à laquelle
00:29:22nous a répondu très rapidement
00:29:23favorablement
00:29:24et voir la faisabilité
00:29:25de la chose.
00:29:26Donc, là-dessus,
00:29:27on est content
00:29:27parce qu'on a quand même
00:29:28un garde des Sceaux
00:29:29qui prend des mesures.
00:29:30Moi, je ne serais pas étonné
00:29:31que ce détenu,
00:29:31très rapidement,
00:29:32ne puisse plus avoir
00:29:33aucun moyen de communiquer.
00:29:35J'ai confiance
00:29:35à notre nouveau garde des Sceaux.
00:29:37Je pense qu'il va prendre
00:29:38des mesures
00:29:39et je pense que ceux
00:29:40qui ne les prennent pas
00:29:41vont devoir s'expliquer.
00:29:42Écoutez, on espère.
00:29:43Il a 33 000 abonnés,
00:29:44en tout cas.
00:29:45Il a donné rendez-vous.
00:29:46Tanguy nous disait
00:29:47qu'il a donné rendez-vous
00:29:48pour la mi-décembre.
00:29:49Pour la mi-décembre
00:29:50en disant
00:29:51qu'il allait recommencer
00:29:52mi-décembre.
00:29:52Donc, on va suivre ça.
00:29:54Bien évidemment.
00:29:54Merci beaucoup
00:29:55d'avoir été en direct
00:29:55avec nous.
00:29:56On l'a dit,
00:29:57il n'y a pas que le problème
00:29:57des téléphones dans la prison,
00:29:58il y a le problème
00:29:58de la drogue,
00:30:00des livraisons également
00:30:01par drone.
00:30:01Et il y a justement
00:30:03une intervention
00:30:04qui a été faite
00:30:04concernant les drones
00:30:06puisqu'il y a un important
00:30:07réseau de livraisons
00:30:08par drone
00:30:09qui a été démantelé
00:30:09la semaine dernière.
00:30:10Deux hommes et une femme
00:30:11ont été interpellés.
00:30:12Regardez.
00:30:13Ces livraisons par drone
00:30:15sont quasi quotidiennes
00:30:16à la prison de Nantes.
00:30:17Des allers-retours
00:30:18scrutés par les gendarmes
00:30:19depuis plusieurs mois
00:30:20qui ont permis
00:30:21de démanteler
00:30:22un vaste réseau.
00:30:23Trois personnes
00:30:24ont été interpellées
00:30:25et plusieurs objets
00:30:26ont été saisis
00:30:27pendant les perquisitions.
00:30:28Un drone,
00:30:29trois télécommandes,
00:30:30trois couteaux,
00:30:31une mini-lame de scie,
00:30:33des produits stupéfiants,
00:30:3412 000 euros en espèces,
00:30:36une arme de poing,
00:30:3750 cartouches
00:30:38et des téléphones portables.
00:30:40Les trois individus
00:30:41sont soupçonnés
00:30:42d'avoir introduit
00:30:43des colis illégaux
00:30:44par drone
00:30:45dans une dizaine
00:30:46de prisons dans l'Ouest.
00:30:47Face à ces trafics,
00:30:48les agents pénitentiaires
00:30:49regrettent un manque
00:30:50de budget
00:30:51pour mieux sécuriser
00:30:52les prisons.
00:30:53En un week-end,
00:30:54on peut avoir
00:30:54entre 15 et 20 survols.
00:30:57Est-ce que l'administration
00:30:58et le ministère
00:30:59et l'État
00:31:00sont prêts
00:31:00à débourser
00:31:01des millions d'euros
00:31:04pour rendre hermétiques
00:31:06les établissements ?
00:31:07Gérald Darmanin
00:31:08a réagi
00:31:08et a félicité
00:31:10les équipes mobilisées
00:31:11pour en arriver
00:31:12à ces arrestations.
00:31:14C'est-à-dire qu'on s'aperçoit
00:31:15qu'il y a un problème
00:31:16de moyens.
00:31:16Il y a la volonté
00:31:17mais il y a un problème
00:31:18de moyens techniques,
00:31:19il y a un problème
00:31:19de moyens humains
00:31:20et c'est pour ça
00:31:21qu'on se retrouve
00:31:21avec des situations
00:31:22comme celle-là
00:31:22où il y a des drones
00:31:23qui arrivent,
00:31:24où il y a des détenus
00:31:25qui font le chaud
00:31:26sur les réseaux sociaux.
00:31:27En fait,
00:31:27il y a la volonté
00:31:28mais il n'y a pas les moyens.
00:31:29Exactement,
00:31:29parce qu'un agent pénitentiaire,
00:31:31au final,
00:31:32le soir,
00:31:32une fois que tous ses collègues
00:31:34sont rentrés chez eux,
00:31:35il est tout seul
00:31:36pour gérer une aile entière.
00:31:38Donc c'est 50,
00:31:39parfois 100 détenus.
00:31:40Comment vous voulez
00:31:40que ce soit possible
00:31:41qu'il aille regarder
00:31:42ce que fait chacun détenu
00:31:43dans sa cellule
00:31:44et vous parlez là
00:31:46des drones ?
00:31:47C'est évidemment impossible
00:31:48sans moyens
00:31:48de lutter contre ces drones
00:31:50qui passent par-dessus
00:31:50les murs,
00:31:51qui lâchent les objets
00:31:54dans la cour
00:31:54qu'on va récupérer ensuite.
00:31:56C'est vrai que sans moyens,
00:31:57ça paraît absolument impossible
00:31:59et je me mets à la place
00:31:59des agents pénitentiaires
00:32:00qui doivent être très énervés
00:32:02quand on voit les vidéos
00:32:04qu'on a diffusées
00:32:05il y a quelques instants.
00:32:06Ça ne doit vraiment
00:32:07pas être facile pour eux.
00:32:08Je pense que c'est
00:32:08très énervant pour eux
00:32:09parce qu'ils se sentent humiliés.
00:32:10C'est ça la réalité
00:32:12et on redit
00:32:13qu'ils font tout ce qu'ils peuvent
00:32:14avec les moyens qu'ils ont
00:32:15mais hélas,
00:32:16ils n'ont pas assez de moyens
00:32:17pour faire ça.
00:32:17Jimmy Dalidou,
00:32:18attendez,
00:32:18il m'a demandé la parole.
00:32:19Oui, une chose,
00:32:21je pense que la prison,
00:32:22il faudrait se reposer
00:32:23la question de savoir
00:32:24ce qu'est la prison.
00:32:25Je ne pense pas
00:32:25que la prison
00:32:26soit les oubliettes.
00:32:27Voyez-vous,
00:32:28la prison n'est pas
00:32:28une oubliette.
00:32:29Je pense que vraiment
00:32:30que la prison...
00:32:30Ce n'est pas de drague non plus.
00:32:31Non mais je veux dire,
00:32:32il faudrait que la prison
00:32:33redevienne une zone
00:32:34de réhabilitation.
00:32:35C'est-à-dire qu'à un moment,
00:32:36lorsqu'il y a des personnes
00:32:37qui à un moment
00:32:38sont parties en ouvrier
00:32:39et sont mal terminées,
00:32:40avant, il est important
00:32:41de se poser d'abord
00:32:42d'apporter les moyens matériels
00:32:44d'où la nécessité
00:32:45d'écouter leurs revendications.
00:32:46Les moyens matériels,
00:32:47mais c'est aussi
00:32:48des soins psychologiques,
00:32:49psychiatriques,
00:32:50mais c'est aussi leur apporter...
00:32:52Je me dis,
00:32:52ce gars-là,
00:32:53peut-être,
00:32:54je ne sais pas
00:32:54s'il y avait des ateliers
00:32:55de lecture
00:32:55et de compréhension de texte,
00:32:57peut-être que ça l'intéressera
00:32:58un petit peu.
00:32:59Il fait sa lecture la nuit.
00:32:59Mais la prison
00:33:02devrait être
00:33:03une zone de réhabilitation.
00:33:04Mais réhabilitation,
00:33:05ça veut dire
00:33:05que c'est pas des objets.
00:33:06Déjà, il faudrait
00:33:07respecter les règles.
00:33:08Déjà, il faut leur apprendre
00:33:09à respecter les règles.
00:33:10Et les règles en prison,
00:33:11ce n'est pas de téléphone.
00:33:12Mais c'est pour ça
00:33:12que c'est important
00:33:12d'écouter leurs revendications
00:33:13lorsque les surveillants
00:33:14sont en grève.
00:33:14Des surveillants,
00:33:15je suis d'accord,
00:33:16mais pas des prisonniers.
00:33:17Ce qui est curieux,
00:33:18c'est que c'est la première réaction
00:33:18qu'on a face à un détenu
00:33:20qui exhibe son sexe en live
00:33:21sur les réseaux sociaux.
00:33:22Ça paraît un peu curieux,
00:33:23surtout pour étouffer l'analyse.
00:33:25Je tiens à le rappeler,
00:33:25en un an,
00:33:26le nombre de livraisons
00:33:27par drone a été multiplié
00:33:28par 6.
00:33:29On est passé d'à peu près
00:33:30800 à 5 000 ou 6 000.
00:33:32Ça paraît insensé.
00:33:33Donc effectivement,
00:33:33je pense que les fonds
00:33:34qui doivent être investis
00:33:35doivent être davantage
00:33:36pour les surveillants
00:33:37et pour le milieu pénitentiaire
00:33:38que pour...
00:33:39Et qu'on fasse respecter les règles.
00:33:40Oui, tout simplement.
00:33:41Élodie.
00:33:41Oui, et puis vous interrogez
00:33:42effectivement Tanguy
00:33:43sur le manque de moyens.
00:33:44Il y a aussi quelque chose
00:33:44de très vrai
00:33:45qu'a dit la personne
00:33:46que vous aviez tout à l'heure.
00:33:48C'est le retard
00:33:49qui a été pris
00:33:49d'avoir eu
00:33:50beaucoup de ministres
00:33:51de la justice
00:33:52qui étaient plus
00:33:52les ministres des détenus
00:33:53que de la fermeté.
00:33:54Et effectivement,
00:33:55comme il le dit,
00:33:56les agents militanciers
00:33:57font absolument
00:33:57tout ce qu'ils peuvent.
00:33:58Aujourd'hui,
00:33:58Gérald Darmanin
00:33:59essaye de régler
00:34:00les problèmes des prisons.
00:34:01Mais quand ça fait 10, 15, 20 ans
00:34:03que dans les prisons,
00:34:04les portables circulent,
00:34:05que la drogue circule,
00:34:06en réalité,
00:34:06avant que vraiment
00:34:07on ait des prisons étanches,
00:34:09il va falloir des années.
00:34:10On a pris trop de retard.
00:34:12Jérôme Dubus.
00:34:12Ce gars-là,
00:34:13le déjanté,
00:34:14comme vous le surnommez.
00:34:16C'est lui qui s'en nomme,
00:34:18ce n'est pas moi.
00:34:19Son propre prénom,
00:34:20c'est Anoarka.
00:34:21D'accord.
00:34:22Je ne sais pas
00:34:22s'il a commis comme délit.
00:34:23Il lui dit qu'il a commis
00:34:24des crimes, etc.
00:34:24Il a commis,
00:34:25je vais vous le dire,
00:34:26il est mis en cause
00:34:27pour des faits de vol
00:34:27avec violence
00:34:28et de violence conjugale.
00:34:28Je suis désolé
00:34:29de vous contredire,
00:34:30mais il commet encore
00:34:32des délits
00:34:32de sa prison.
00:34:33Ce n'est pas la lecture
00:34:34qui va le soigner.
00:34:35Je n'ai pas dit
00:34:35qu'il fallait
00:34:37qu'il ne fallait pas
00:34:37punir des délits.
00:34:37C'est un délit.
00:34:38Il s'exhibe,
00:34:46il les commet en prison.
00:34:47Je n'ai pas dit
00:34:50qu'il ne fallait pas
00:34:51condamner les délits.
00:34:52Ce que je dis,
00:34:53c'est que lorsqu'il y a eu
00:34:54une erreur de faite,
00:34:55l'erreur est humaine.
00:34:56C'est quoi l'erreur ?
00:34:57Qu'est-ce que vous appelez
00:34:57une erreur ?
00:34:57C'est des erreurs.
00:35:00Si vous vous retrouvez
00:35:01en prison,
00:35:01à un moment,
00:35:01la prison,
00:35:02ce n'est pas une oubliette.
00:35:02Il faut se poser la question.
00:35:03C'est un peu léger.
00:35:04Ça va être un crime.
00:35:06Une erreur,
00:35:07c'est un peu léger.
00:35:07Je ne dis pas ce que je n'ai pas dit.
00:35:08Je n'ai pas dit
00:35:08qu'il ne fallait pas
00:35:11condamner les délits.
00:35:13Ce que je dis,
00:35:13c'est que lorsqu'une personne
00:35:14se retrouve en prison,
00:35:15il faut qu'il y ait
00:35:16des moyens matériels
00:35:17et humains
00:35:17pour que d'abord
00:35:18les surveillants pénétentiaires
00:35:21fassent leur boulot.
00:35:22Mais il faut se poser
00:35:22la question de ce qu'est la prison.
00:35:24Encore une fois,
00:35:25la question,
00:35:25ce n'est pas une zone
00:35:26dans laquelle...
00:35:26C'est bizarre que ça vous inspire ça.
00:35:27Moi, j'ai un peu de mal
00:35:28à comprendre pourquoi
00:35:28ces vidéos qu'on vous diffuse
00:35:29au lieu de dire
00:35:30qu'il faut le sanctionner,
00:35:31qu'il ait une peine
00:35:32encore plus lourde,
00:35:33parce qu'il enfreint la loi.
00:35:35Vous dites,
00:35:35« Ah oui, mais la prison,
00:35:36ça sert à quoi ? »
00:35:36Moi, je me base
00:35:36sur ce que disait
00:35:37tout à l'heure
00:35:37le syndicat.
00:35:38Non, mais moi,
00:35:39je vais vous parler à vous.
00:35:40Je vous dis,
00:35:40en fait,
00:35:41il faut le sanctionner,
00:35:42ce mec ?
00:35:43Bien sûr qu'il faut le sanctionner,
00:35:44mais il faut apporter
00:35:47une sanction cohérente
00:35:48par rapport à cette situation.
00:35:49C'est quoi une sanction cohérente ?
00:35:49Mais ça,
00:35:50s'il faut écouter
00:35:50les revendications
00:35:51des surveillants pénétentiaires
00:35:52lorsqu'ils sont mis en avant.
00:35:54Moi, ce que je ne comprends pas,
00:35:55c'est qu'on leur trouve
00:35:56toujours des circonstances
00:35:57atténuantes.
00:35:57Ce n'est pas une erreur
00:35:58quand on se retrouve en prison.
00:35:59Ce n'est pas une erreur
00:36:00de jeunesse.
00:36:01En plus,
00:36:02c'est un récidiviste.
00:36:03Donc, il ne faut pas toujours
00:36:03leur trouver des excuses.
00:36:05À un moment,
00:36:05la prison,
00:36:05alors oui,
00:36:06elle a un rôle.
00:36:06Il faut d'abord sanctionner,
00:36:07je pense,
00:36:08et après,
00:36:08penser à la réinsertion.
00:36:09Mais penser que c'est
00:36:10en faisant de la lecture le soir...
00:36:11Je n'ai pas dit
00:36:11qu'il fallait excuser
00:36:12tout ce qu'ils avaient fait.
00:36:13Vous proposez la lecture le soir.
00:36:15C'est le bon de oui.
00:36:17Il faut d'abord
00:36:17comprendre les causes.
00:36:18Il faut se franchir
00:36:19sur les causes
00:36:21qui ont fait
00:36:22qu'à un moment,
00:36:22un homme se retrouve en prison,
00:36:23d'abord.
00:36:24Si on ne traite pas les causes,
00:36:26on ne peut pas en traiter
00:36:27les conséquences.
00:36:28C'est des actes qu'il a commis.
00:36:29En ayant la lecture que vous avez,
00:36:30c'est presque de dire
00:36:31qu'il fallait leur trouver
00:36:32des excuses
00:36:33parce que la cause
00:36:34elle est très simple.
00:36:34Encore une fois,
00:36:34ce n'est pas des excuses.
00:36:35La cause elle est claire.
00:36:36Il a commis un acte,
00:36:37il a collé la loi,
00:36:37il se trouve en prison.
00:36:39Et quand il est en prison,
00:36:39il doit respecter les règles.
00:36:41Alors que lui,
00:36:41il est en prison.
00:36:42La prison, c'est pas le club med.
00:36:43Il est en prison
00:36:43parce qu'il a collé la loi,
00:36:45qu'on continue la violer en prison
00:36:46et vous voudrez
00:36:47qu'en plus,
00:36:48on leur trouve des excuses.
00:36:49Non, je ne trouve pas des excuses.
00:36:50Je dis que la prison
00:36:51devrait être une zone
00:36:52de réhabilitation
00:36:52et qu'il faut apporter
00:36:53les moyens matériels
00:36:54et humains
00:36:55pour que les surveillants
00:36:56fassent leur travail.
00:36:56On va continuer à avancer.
00:36:58On va parler de cette opération
00:36:59qui a eu lieu hier à Marseille,
00:37:00opération XXL
00:37:02puisqu'il y a 1500 policiers
00:37:03qui ont été mobilisés
00:37:04hier à Marseille.
00:37:05C'est énorme.
00:37:06Je crois que c'est 1200 policiers
00:37:07qui sont venus
00:37:07de l'extérieur de la ville
00:37:08justement pour cette opération.
00:37:09Ils ont voulu démanteler
00:37:1015 points de deal.
00:37:12en même temps,
00:37:13opération XXL
00:37:13qui rappelle d'ailleurs
00:37:14celle de Gérald Darmanin.
00:37:16La seule question
00:37:17qu'on va se poser,
00:37:17c'est pourquoi cette opération
00:37:18est-elle faite maintenant
00:37:19sachant que,
00:37:20comme par hasard,
00:37:21dans une semaine,
00:37:21Emmanuel Macron
00:37:22vient dans la ville.
00:37:22On va en parler dans un instant.
00:37:23Tout d'abord,
00:37:24les images et les explications
00:37:25de ce qui s'est passé hier.
00:37:28Ils arrivent en ombre
00:37:29pour passer au peigne fin
00:37:30la cité des Oliviers à Marseille.
00:37:32Ici,
00:37:33un important point de deal
00:37:34est actif.
00:37:35Les forces de l'ordre
00:37:36inspectent chaque recoin
00:37:37du bâtiment.
00:37:38La police !
00:37:40Sur le toit,
00:37:41une cage de stupéfiants
00:37:42a été découverte.
00:37:43C'était disposé comme ça
00:37:47ou c'était caché ?
00:37:48Non,
00:37:48c'était caché.
00:37:49Il fallait trouver.
00:37:50Là,
00:37:50vous avez la cocaïne
00:37:52avec des conditionnements
00:37:54artisanaux
00:37:54ou industriels
00:37:55type plastique
00:37:56semi-rigide.
00:37:57Pour la résine,
00:37:57vous avez différents packagings
00:37:59avec plus ou moins
00:38:00de quantité.
00:38:01Cette opération
00:38:02anti-narco
00:38:03d'envergure
00:38:03avec 1500 agents
00:38:05déployés
00:38:06cible simultanément
00:38:0715 points de deal
00:38:08dans la ville.
00:38:08Nous ne souhaitons pas
00:38:10laisser les narcotrafiquants
00:38:12tenir le terrain.
00:38:14Je ne résiste pas
00:38:14à la petite saisie
00:38:16que nous avons faite.
00:38:17Ce qui est distribué
00:38:17dans le quartier
00:38:18pour les fêtes de Noël
00:38:19du 25 au 31 décembre.
00:38:21Donc,
00:38:21apéritifs,
00:38:21chips,
00:38:22boissons,
00:38:22bonbons,
00:38:22etc.
00:38:23Pochons de bœufs
00:38:24ou chis de cadeaux.
00:38:25Venez comme vous êtes.
00:38:26Merci de votre passage.
00:38:27À la prochaine.
00:38:29Cette présence policière,
00:38:31beaucoup d'habitants
00:38:32l'attendaient.
00:38:32On n'est plus en sécurité,
00:38:33même nous,
00:38:34on n'est pas tranquille chez nous.
00:38:35Lors de cette opération,
00:38:43dans la journée,
00:38:4579 personnes
00:38:46ont été interpellées
00:38:47et 14 étrangers
00:38:48en situation irrégulière
00:38:49arrêtés.
00:38:52En direct avec nous,
00:38:53Bruno Bartosetti,
00:38:53secrétaire national
00:38:54du syndic Unité.
00:38:55Bonjour,
00:38:55merci d'être en direct
00:38:56avec nous.
00:38:57Opération coup de poids
00:38:59ou opération de com ?
00:39:00Oui,
00:39:02bonjour.
00:39:03Alors,
00:39:03qu'il y ait une communication,
00:39:05une opération de communication,
00:39:07c'est évident,
00:39:09ça,
00:39:09on ne peut pas l'écarter.
00:39:10En même temps,
00:39:11parallèlement,
00:39:11j'ai envie de dire
00:39:12que l'opération par elle-même,
00:39:14elle a un intérêt,
00:39:16car si on ne faisait pas
00:39:17d'opération,
00:39:17on nous le reprocherait.
00:39:18Ce qui est très gênant,
00:39:19en revanche,
00:39:20c'est que ces opérations
00:39:21n'apportent pas vraiment
00:39:23les fruits que nous attendons
00:39:25dans le travail
00:39:26contre les narcotrafiquants.
00:39:28Là,
00:39:28aujourd'hui,
00:39:29on n'a pas fait
00:39:30des saisies record,
00:39:31on n'a pas démantelé
00:39:31de réseau,
00:39:32mais en revanche,
00:39:33on a montré
00:39:33que le terrain
00:39:34on l'occupait
00:39:35et qu'il n'appartenait
00:39:36pas à ces voyous.
00:39:37C'est ce qui est à retenir.
00:39:38Après,
00:39:38bien sûr,
00:39:38qu'on peut parler
00:39:39de l'opération communication,
00:39:41ça me paraît évident,
00:39:43mais ces opérations
00:39:45ont un sens.
00:39:46Pour donner plus de sens,
00:39:47en tout cas,
00:39:48à ces opérations,
00:39:49c'est vrai qu'on devrait avoir
00:39:50beaucoup plus de moyens
00:39:51pour pouvoir les faire régulièrement,
00:39:53parce que là,
00:39:54ça mobilise beaucoup
00:39:55de policiers visibles
00:39:57et de gendarmes,
00:39:58mais ça engorge aussi
00:39:59les services d'enquête
00:40:01et notamment
00:40:02les services
00:40:03d'urgence,
00:40:05ce qu'on appelle
00:40:05l'écart,
00:40:06qu'on rencontre,
00:40:07qu'on trouve dans les commissariats
00:40:08où on a des officiers
00:40:09de police judiciaire
00:40:10qui sont submergés
00:40:11de procédures
00:40:12et là,
00:40:12tout arrive en même temps.
00:40:14Donc,
00:40:14c'est vrai que c'est aussi
00:40:15un petit peu compliqué
00:40:16dans la logistique.
00:40:17Mais ce que je trouve
00:40:18assez étonnant,
00:40:19Bruno Bartosetti,
00:40:19c'est que dans cette opération,
00:40:20il a fallu faire venir,
00:40:21et moi,
00:40:22j'étais très surpris
00:40:22par le chiffre,
00:40:23il a fallu faire venir
00:40:241200 policiers
00:40:26de l'extérieur
00:40:27de la ville.
00:40:28Donc,
00:40:28ça veut dire clairement
00:40:28qu'une opération comme ça,
00:40:29on va pouvoir la faire
00:40:30une fois
00:40:31tous les six mois
00:40:32parce que ça mobilise
00:40:34tellement de monde,
00:40:35tellement de gens
00:40:36qu'on ne peut pas faire ça
00:40:37de façon régulière.
00:40:38Donc,
00:40:38en fait,
00:40:38c'est un coup pour rien
00:40:39et j'ai envie de dire
00:40:40maintenant,
00:40:41les dealers,
00:40:41ils savent qu'ils sont tranquilles
00:40:42pour deux ou trois mois.
00:40:43Alors,
00:40:45vous faites bien de souligner
00:40:46ce point important
00:40:47en matière de mobilisation
00:40:48de policiers
00:40:49parce que si on les fait
00:40:50venir de l'extérieur,
00:40:51ça veut dire que déjà
00:40:51à l'intérieur,
00:40:52au cœur de Marseille,
00:40:53nous n'en avons pas assez.
00:40:54Le président de la République
00:40:55va venir dans quelques jours,
00:40:57encore une fois,
00:40:58on salue sa venue,
00:40:59mais si c'est pour repartir
00:41:00sans nous donner
00:41:01et sans nous faire
00:41:02des annonces concrètes,
00:41:04on ne sera évidemment
00:41:04pas satisfaits.
00:41:06Et là,
00:41:07il y a évidemment
00:41:07une qualité de syndicaliste.
00:41:08Je m'adresse à l'exécutif,
00:41:10je m'adresse au préfet,
00:41:12je m'adresse au ministre
00:41:13en disant que Marseille
00:41:14aujourd'hui manque
00:41:15à peu près de 400 policiers
00:41:18pour fonctionner normalement.
00:41:19Je dis bien 400,
00:41:20ce n'est pas un chiffre syndical
00:41:21comme on pourrait l'imaginer
00:41:23en disant que le syndicat
00:41:24a toujours besoin d'effectifs,
00:41:25c'est une réalité.
00:41:27Vous savez,
00:41:27souvent on parle
00:41:27de ratio population
00:41:29effectif police.
00:41:30Non,
00:41:30c'est aussi en fonction
00:41:31du nombre de crimes
00:41:32et délits,
00:41:32en fonction de la superficie.
00:41:34Marseille est très,
00:41:34très étendue,
00:41:35vous connaissez bien Marseille,
00:41:37M. Morandini.
00:41:38Et vous savez que la population
00:41:39a besoin de policiers
00:41:41pour travailler,
00:41:43pour fonctionner au quotidien.
00:41:44Et là,
00:41:45dans cette opération,
00:41:45ça reste effectivement,
00:41:46comme vous le soulignez,
00:41:47malheureusement du ponctuel
00:41:48parce qu'on n'a pas les moyens.
00:41:50Et donc,
00:41:50j'ai une question
00:41:51parce que je comprends bien
00:41:52que vous avez envie
00:41:52qu'Emmanuel Macron
00:41:54annonce des choses.
00:41:55De mémoire,
00:41:56je crois que c'est 15 fois
00:41:58le nombre de fois
00:41:58qu'il est venu à Marseille
00:41:59depuis le début de son mandat.
00:42:01Est-ce que depuis
00:42:01qu'il est venu à Marseille,
00:42:03est-ce que le fait
00:42:03qu'il soit venu 15 fois,
00:42:05est-ce que la situation
00:42:05s'est améliorée sur le terrain ?
00:42:07Parce que si vous me répondez non,
00:42:08moi,
00:42:08j'ai déjà la réponse
00:42:09sur ce qui va se passer là.
00:42:12Non,
00:42:12la réponse a été,
00:42:14je vais vous dire non aujourd'hui.
00:42:15Quand il est venu
00:42:16il y a quelque temps
00:42:17avec le ministre de Tugtel
00:42:20que nous avions à cette époque-là,
00:42:21M. Darmanin,
00:42:22eh bien,
00:42:23on nous avait promis
00:42:23300 policiers en deux ans,
00:42:25nous les avons eus.
00:42:26Mais aujourd'hui,
00:42:28on retrouve la même situation.
00:42:29Ce n'est pas 300
00:42:30qu'on aurait dû avoir,
00:42:31c'est beaucoup plus
00:42:31puisque aujourd'hui,
00:42:32les effectifs sont plus bas
00:42:34à Marseille
00:42:35et dans les bouches du Rhône
00:42:36qu'il y a 10 ans.
00:42:37Donc,
00:42:37ça veut dire que même
00:42:38si on parle,
00:42:38tiens,
00:42:39voilà quelques renforts,
00:42:40on doit savoir anticiper,
00:42:41et c'est ça,
00:42:42gouverner,
00:42:42c'est anticiper,
00:42:43c'est indiciper
00:42:44les départs de mutations
00:42:45vers d'autres villes
00:42:46parce que les policiers marseillais
00:42:47ne veulent plus rester à Marseille.
00:42:49Là,
00:42:49c'est très compliqué pour eux,
00:42:50on travaille avec un stress constant,
00:42:54il n'y a pas d'encouragement financier.
00:42:56C'est la deuxième ville de France
00:42:57et on a plus de délinquance
00:42:59peut-être que dans le 9-3
00:43:00et on n'a pas les mêmes encouragements
00:43:02que sur un plan financier.
00:43:05Ça fait partie aussi
00:43:06de l'encouragement
00:43:06qu'on doit donner aux policiers
00:43:08pour qu'ils restent à Marseille
00:43:09et pour qu'ils puissent travailler
00:43:10sur du long terme.
00:43:11Ça,
00:43:11c'est très important.
00:43:12Il y a le facteur financier
00:43:14qu'on doit donner aux policiers
00:43:16et puis aussi
00:43:17les moyens à normes,
00:43:18nous ne les avons pas.
00:43:18c'est très compliqué aujourd'hui
00:43:20de travailler dans ces conditions.
00:43:21Merci Bruno Partosetti,
00:43:22secrétaire national du syndicat Unité.
00:43:24Merci d'avoir été en direct avec nous.
00:43:26Tanguy Hamon,
00:43:27est-ce qu'on a un premier bilan
00:43:28de l'opération d'hier ?
00:43:29Oui,
00:43:30c'est même un bilan définitif
00:43:31qui nous a été procuré
00:43:32par la préfecture de police de Marseille
00:43:34juste avant l'émission.
00:43:354 773 personnes contrôlées
00:43:38très précisément.
00:43:39Il y a eu 114 interpellations
00:43:41pour 82 gardes à vue.
00:43:43On a saisi 7 kilos
00:43:44de résine de cannabis,
00:43:4661 amendes forfaitaires délictuelles,
00:43:4921 étrangers en situation irrégulière
00:43:51aussi ont été retrouvés,
00:43:5319 commerces contrôlés
00:43:54avec 118 kilos de tabac de contrebande,
00:43:57une arme de poing,
00:43:5810 infractions relevées,
00:43:59des fermetures administratives demandées
00:44:02et 2 demandes de sanctions
00:44:03avec des interdictions administratives.
00:44:05de ne pas arrêter dans la zone de Marseille.
00:44:08Le but aussi,
00:44:09nous a-t-on dit au niveau de la préfecture,
00:44:10c'était de casser un peu l'argent
00:44:12qui allait rentrer dans la poche des dealers
00:44:15puisque sur ces 15 points de deal,
00:44:16ce sont vraiment des centaines
00:44:18de milliers d'euros
00:44:19qui ne sont pas allés dans la poche
00:44:20des dealers ailleurs.
00:44:21Et Elodie Char,
00:44:22c'est une opération de com' ?
00:44:23Oui, clairement.
00:44:24Effectivement,
00:44:25ces opérations,
00:44:26en tant que telles,
00:44:27on peut les saluer
00:44:28parce que ça sert à quelque chose
00:44:29mais à partir du moment
00:44:30où c'est une fois de temps en temps,
00:44:32ça ne sert pas finalement à grand-chose.
00:44:34Et c'est une semaine avant
00:44:35la venue d'Emmanuel Macron.
00:44:36Moi, c'est surtout ça
00:44:37qui nous surprend.
00:44:37Évidemment,
00:44:38c'est juste avant
00:44:38sauf que le problème
00:44:40et j'entends ce que disait
00:44:41Bruno Bartosz tout à l'heure
00:44:42mais je ne sais pas
00:44:43ce qu'ils attendent.
00:44:44Alors, c'est toujours
00:44:45le rôle des syndicats.
00:44:45Il vous l'a dit,
00:44:45400 policiers.
00:44:46Mais en fait,
00:44:47ils n'auront pas ce qu'ils veulent
00:44:48parce que même les 400 policiers,
00:44:50en fait,
00:44:50est-ce que ça réglera tout à Marseille ?
00:44:51Sans doute pas.
00:44:52Vous l'avez dit,
00:44:52Emmanuel Macron se rend à Marseille
00:44:54extrêmement souvent.
00:44:56Il y a un peu plus d'un an et demi
00:44:57quand il y était allé,
00:44:57on a l'impression
00:44:58que c'est presque
00:44:58un voyage d'État à l'étranger.
00:45:00On avait une note d'information,
00:45:01c'était trois jours.
00:45:02Nous qui sommes habitués,
00:45:03on n'avait vraiment pas l'impression
00:45:04que c'était dans une ville en France
00:45:06tellement c'était un voyage
00:45:07pour peu avec plein de ministres,
00:45:08etc.
00:45:09Le problème,
00:45:10c'est qu'Emmanuel Macron
00:45:11a voulu mettre la focale
00:45:12sur Marseille,
00:45:12Marseille en grand.
00:45:13Au total,
00:45:13c'est quand même 15 milliards
00:45:14de budget.
00:45:14Je le rappelle,
00:45:15aucune ville de France
00:45:16n'a ce budget.
00:45:17Est-ce que ça a fonctionné ?
00:45:18La réponse est non.
00:45:19Est-ce que la visite
00:45:20d'Emmanuel Macron à Marseille
00:45:21va changer quelque chose ?
00:45:22Je n'ai pas une boule de cristal,
00:45:23mais quand même,
00:45:23je peux vous dire
00:45:24que la réponse sera non.
00:45:25Lino Delacroix,
00:45:25vous croyez que ça va changer
00:45:26quelque chose,
00:45:27la visite d'Emmanuel Macron ?
00:45:27Non, je ne pense pas.
00:45:28Mais ce qui pose vraiment question
00:45:29à travers cette intervention XXL,
00:45:31c'est deux choses,
00:45:31comme vous le disiez très justement,
00:45:32la chronologie,
00:45:33le fait que ça se passe
00:45:33quelques jours avant
00:45:34la visite du représentant de l'État.
00:45:35Ce n'est même pas malin,
00:45:36en fait.
00:45:36En plus,
00:45:37c'est avec des gros sabots.
00:45:38Et ce qui est encore questionnable,
00:45:41c'est l'efficience réelle
00:45:42de cette intervention.
00:45:42Puisque lorsque,
00:45:43par exemple,
00:45:43on va questionner les riverains
00:45:44sur cela,
00:45:45on a par exemple Karim
00:45:46qui nous dit
00:45:46ça ne sert à rien du tout tout ça.
00:45:48Et il disait donc
00:45:49Emmanuel Macron est déjà venu ici
00:45:50et ça a changé quoi ?
00:45:51Rien.
00:45:52Donc encore une fois,
00:45:52mon but,
00:45:54ce n'est pas de faire pour le parole
00:45:54de tout le monde,
00:45:55mais encore une fois,
00:45:56les riverains ont vu la situation,
00:45:58voient l'efficience ou non
00:45:59de ce type d'opérations,
00:46:00d'interventions.
00:46:01Et le résultat,
00:46:02c'est qu'effectivement,
00:46:03il n'y en aura pas.
00:46:03Jimmy Dalidoux ?
00:46:04Juste pour dire,
00:46:05pour revenir à ce que disait
00:46:06l'intervenant tout à l'heure,
00:46:07disait savoir gouverner,
00:46:13c'est de constater que...
00:46:1415 milliards !
00:46:15Oui, mais lorsque le gouvernement
00:46:17a décidé de supprimer
00:46:19la police de proximité,
00:46:20par exemple,
00:46:21je ne pense pas
00:46:21que ce soit une bonne solution.
00:46:22Je pense qu'il faut
00:46:23dans ce pays
00:46:23une politique sécuritaire
00:46:24et je trace bien
00:46:26une ligne de démarcation
00:46:27entre politique sécuritaire
00:46:28et répression
00:46:28et je n'ai pas l'impression
00:46:30que supprimer...
00:46:32Mais alors,
00:46:32elle fait quoi la police de sécurité
00:46:33dans ces quartiers ?
00:46:34Ils ne peuvent même pas y rentrer ?
00:46:36Ils ne peuvent même pas y rentrer
00:46:37s'ils n'ont pas l'armes ?
00:46:38Ils ne peuvent pas y rentrer ?
00:46:39Ils sont obligés
00:46:40d'y aller à 1500 ?
00:46:41On constate que le gouvernement
00:46:42Macron
00:46:43est incapable
00:46:43de mettre en application
00:46:44une politique sécuritaire.
00:46:45Encore une fois,
00:46:46supprimer la police de proximité,
00:46:48ce n'est pas une solution.
00:46:49Je terminerai par là.
00:46:50M. Macron,
00:46:51son déplacement
00:46:51ne sera pas constructif
00:46:54pour la simple bonne raison
00:46:55que M. Macron
00:46:55n'a aucune légitimité morale,
00:46:57même s'il est président de la République.
00:46:59Non,
00:47:00il est président de la République,
00:47:00il a la légitimité...
00:47:02Je ne pense pas
00:47:02que les Français...
00:47:03Vous me dites
00:47:04qu'il n'a pas d'efficacité,
00:47:05mais la légitimité,
00:47:06il a de toute façon,
00:47:06il est président
00:47:07et il a la légitimité.
00:47:09On part à Marseille,
00:47:09justement,
00:47:10on rejoint Mohamed Benmedou,
00:47:13c'est efficace ou pas ?
00:47:14Une opération comme celle
00:47:14qui a eu lieu hier,
00:47:151 500 policiers
00:47:16qui débarquent dans la ville
00:47:17qui démantèlent 15 points de deal.
00:47:19Vous trouvez ça bien ?
00:47:21Bonjour Jean-Marc.
00:47:23On va dire
00:47:24que c'est une intervention extraordinaire,
00:47:27un coup de communication phénoménal,
00:47:30mais en réalité,
00:47:30que s'est-tu le passé ?
00:47:32C'est une opération
00:47:33comme tant d'autres.
00:47:35Je reviens toujours
00:47:36aux opérations précédentes,
00:47:37opérations Brennus,
00:47:39XXL, etc.,
00:47:40Placnet,
00:47:41ce que vous voulez.
00:47:41Mais l'envers du décor,
00:47:43je vais vous le raconter,
00:47:44ce qui s'est passé hier.
00:47:45Je passe,
00:47:46je rencontre des policiers,
00:47:47c'est vrai que la ville
00:47:48était minée,
00:47:48elle était quadrillée.
00:47:50Pas possible de se dépasser
00:47:51sans croiser
00:47:51une patrouille de police.
00:47:54Je dis alors,
00:47:54la pêche est bonne ?
00:47:56Vous me dites,
00:47:57c'est Benmedou,
00:47:57vous parlez.
00:47:58En réalité,
00:47:59sur les 79 interpellations,
00:48:02sur la quasi-totalité,
00:48:04c'était lié
00:48:05à des défauts d'assurance,
00:48:06des défauts de permis,
00:48:08délits routiers,
00:48:08et pour certains,
00:48:10des suspicions,
00:48:12des suspicions
00:48:13de trafic de stupéfiants.
00:48:16Et à la fin,
00:48:17il me dit,
00:48:17mais de toute façon,
00:48:18là, ça y est,
00:48:19on est au verboquet,
00:48:20même si on interpelle,
00:48:22il faut qu'on trouve
00:48:22une place quelque part.
00:48:24Les gardes à vue étaient pleines,
00:48:26donc il y a des policiers
00:48:27qui étaient avec des gardes à vue
00:48:29et qui tournaient
00:48:29dans le tour Marseille
00:48:30au nord et au sud
00:48:31pour trouver une place.
00:48:32et vous avez des officiers
00:48:34de police judiciaire
00:48:35jusqu'à maintenant.
00:48:36Là, maintenant,
00:48:36les policiers ne peuvent plus bouger
00:48:37parce qu'avec tout ce qui s'est passé,
00:48:38ils sont...
00:48:39Ça y est, là.
00:48:39C'est intéressant
00:48:40ce que vous nous dites,
00:48:41Mohamed,
00:48:41parce que ça rejoint exactement
00:48:42ce que nous a dit
00:48:43Bruno Bartosetti juste avant
00:48:44en disant
00:48:45s'encombre tous les services
00:48:47parce qu'il y a trop de gardes à vue.
00:48:49Comme quoi,
00:48:50c'est vrai ce que vous nous dites
00:48:50parce que c'est ce que nous a dit
00:48:51Bruno Bartosetti
00:48:52et il nous a expliqué
00:48:53qu'en plus que la pêche,
00:48:55elle n'était pas exceptionnelle.
00:48:56Voilà,
00:48:57il n'a pas dit que c'était naze
00:48:58parce qu'il dit ça
00:48:59avec élégance
00:49:00contrairement à moi.
00:49:01Mais bon,
00:49:01en tout cas,
00:49:01ce n'était pas terrible,
00:49:02on va dire.
00:49:03Jean-Marc,
00:49:041 500 personnes,
00:49:051 500 policiers
00:49:06venus de toute la phrase.
00:49:08On compte le prix du péage,
00:49:09du gasoil,
00:49:10etc.
00:49:10Pour une saisie quoi ?
00:49:11Pour une saisie
00:49:13de quelques pochons de coq
00:49:14et un peu de bœuf
00:49:15et un peu de chute.
00:49:16Mais ça,
00:49:17ce qu'on a saisi hier,
00:49:17ce que les gradés
00:49:18avec le préfet
00:49:20ont exhibé hier
00:49:22face caméra,
00:49:23c'est ce que
00:49:23va saisir
00:49:25un policier lambda du terrain
00:49:26qui connaît par cœur
00:49:27son territoire.
00:49:28Le problème,
00:49:28il n'est pas là.
00:49:29C'est que le problème,
00:49:30on a l'avenue,
00:49:31vous l'avez dit,
00:49:32du président de la République.
00:49:33Le préfet,
00:49:34fraîchement nommé
00:49:35parce que tous les six mois
00:49:36on change de préfet.
00:49:37On est au troisième
00:49:38préfet de région
00:49:39et au troisième préfet
00:49:41à l'égalité des chances.
00:49:42Le seul qui avait mis
00:49:43les mains dans les cambouilles,
00:49:44je le dis toujours,
00:49:44c'est M. Sibillon.
00:49:46Et à Marseille,
00:49:47quand quelqu'un met
00:49:48le doigt où il ne faut pas,
00:49:49on les veste.
00:49:50Depuis,
00:49:50il est chez lui
00:49:51et on ne l'a plus nommé.
00:49:54Pour vous dire la situation.
00:49:55Déjà,
00:49:56il faut qu'on ait une situation
00:49:57au niveau du corps d'État,
00:49:59au niveau du corps préfectoral
00:50:01qui soit stable.
00:50:03On ne peut pas travailler
00:50:03avec une personne
00:50:04fraîchement nommée
00:50:06tous les six mois.
00:50:07Et vous parliez
00:50:07du plan Marseille-en-Grand.
00:50:09Le plan Marseille-en-Grand,
00:50:10n'oubliez pas,
00:50:10j'étais le premier
00:50:11à interpeller le président
00:50:12de la République
00:50:12en 2021
00:50:13où je lui ai dit
00:50:14qu'il ne va falloir
00:50:14mettre un suivi absolument
00:50:15et miser sur l'éducation
00:50:16parce que je savais pertinemment
00:50:19qu'il allait y avoir
00:50:19des opérations de communication
00:50:21et que c'est ceci et cela.
00:50:23Et derrière,
00:50:23ça allait repousser
00:50:24quatre ans après
00:50:25où nous sommes.
00:50:26On en est où là
00:50:27à l'heure actuelle ?
00:50:28On n'a pas des innocents
00:50:29qui meurent tous les jours.
00:50:30On n'a pas des victimes
00:50:31collatérales.
00:50:33Donc voilà la résultante
00:50:34de cette politique actuelle.
00:50:37Mais Mohamed,
00:50:37vous aviez vu Emmanuel Macron
00:50:39quand il était venu
00:50:40parmi la quinzaine de fois
00:50:41où il est venu.
00:50:42Est-ce que vous allez
00:50:42le revoir là ?
00:50:43Est-ce que vous allez
00:50:44lui dire en face
00:50:44ce que vous êtes en train
00:50:45de le dire ?
00:50:45Est-ce que vous allez lui dire
00:50:46« Monsieur le Président,
00:50:48vos plans, ça ne marche pas.
00:50:49Votre plan, c'est du pipeau. »
00:50:51Mais si on me laisse l'approcher
00:50:52et s'il vient dans un quartier,
00:50:54je suis originaire
00:50:56des quartiers Nord,
00:50:57j'habite les quartiers Nord,
00:50:58donc c'est mon terrain.
00:51:00À ce moment-là,
00:51:00je lui dirai face à face
00:51:01et sans lésigner
00:51:05sur les termes.
00:51:06Je lui poserai,
00:51:09comme je vous parle,
00:51:09je lui poserai la situation
00:51:10telle qu'elle.
00:51:12Est-ce que vous auriez
00:51:13une question à lui poser ?
00:51:14Qu'est-ce que vous avez
00:51:15envie de lui dire
00:51:15à Emmanuel Macron
00:51:16parce que le bilan
00:51:17l'a fait ?
00:51:18La question que vous aimeriez
00:51:19lui poser,
00:51:20quelle réponse
00:51:20vous aimeriez avoir ?
00:51:22Je n'attends pas
00:51:23de réponse de sa part
00:51:24parce que ça va être
00:51:24une réponse politicienne.
00:51:26Il ne lui reste plus qu'un an.
00:51:27La seule chose
00:51:27que je pourrais lui dire,
00:51:28Monsieur le Président
00:51:29de la République,
00:51:29avec tout mon respect,
00:51:30il reste un an
00:51:31d'acheter de les terminer
00:51:33correctement
00:51:33et de mettre en place
00:51:34quelque chose
00:51:35qui servira
00:51:36au-delà de votre départ.
00:51:38C'est tout.
00:51:38Merci beaucoup,
00:51:40Mohamed Banedou.
00:51:40Merci d'avoir été
00:51:41en direct avec nous
00:51:43et j'espère que vous pourrez
00:51:44rencontrer le Président.
00:51:45Peut-être que l'Élysée,
00:51:46d'ailleurs,
00:51:46s'il regarde l'émission,
00:51:47peut-être qu'ils vont avoir
00:51:47l'idée de vous appeler
00:51:48pour organiser un rendez-vous
00:51:49avec vous,
00:51:49ce qui serait une bonne idée.
00:51:50Je ne passe pas.
00:51:51Sérieusement,
00:51:51je ne passe pas.
00:51:52Pourquoi pas ?
00:51:53Non, non, mais c'est possible.
00:51:55Je me dis que ça fait partie
00:51:56des choses possibles.
00:51:56Jérôme Dubus,
00:51:57votre Président,
00:51:58ce n'est pas terrible ?
00:51:58D'abord,
00:51:59ce n'est pas mon Président.
00:52:00Vous l'avez défendu
00:52:01pendant 8 ans.
00:52:02C'est le Président
00:52:02qui a été élu à deux reprises,
00:52:03je vous rappelle,
00:52:03vous l'avez défendu
00:52:04pendant 8 ans.
00:52:04Avec 62% des voix
00:52:06et avec 58% des voix.
00:52:08Donc, je ne suis pas le seul.
00:52:08Vous êtes monté à l'échafaud
00:52:10pendant 8 ans
00:52:11pour le défendre.
00:52:12Effectivement,
00:52:12mais ma tête est toujours là.
00:52:14Oui,
00:52:14mais vous n'êtes plus avec lui.
00:52:16Non, mais plus sérieusement
00:52:17sur cette affaire.
00:52:18D'abord,
00:52:18on a déjà vu 50 fois
00:52:19ces photos
00:52:21avec des préfets
00:52:21qui ouvrent des sacs
00:52:22où on a pris
00:52:233-4 boulettes de shit
00:52:24ou je ne sais pas quoi.
00:52:25On l'a vu 50 fois
00:52:26à Marseille
00:52:27ou dans d'autres villes.
00:52:28Donc, ça,
00:52:28c'est une opération de com'.
00:52:30Mais ce qu'a dit Mohamed
00:52:31m'intéresse beaucoup.
00:52:32Il a dit
00:52:3280 interpellations,
00:52:3520 à peu près
00:52:36ou 20 ou 21 personnes
00:52:38en situation illégale.
00:52:4025% des interpellations,
00:52:42c'était des gens
00:52:43en situation illégale.
00:52:44Énorme.
00:52:45Énorme.
00:52:46Vous vous rendez compte ?
00:52:46Et donc ?
00:52:47Et donc,
00:52:47ça prouve que
00:52:49les personnes en situation illégale
00:52:50sont très nombreuses en France.
00:52:53Ah bah oui.
00:52:53Et vous le découvrez là ?
00:52:55Non, je ne le découvre pas.
00:52:55Ah d'accord.
00:52:56Mais c'est une confirmation.
00:52:58Deuxièmement,
00:52:59qu'est-ce que vont devenir
00:52:59ces 80 personnes ?
00:53:02Quand je me souviens
00:53:02depuis 8 ans sur ce plateau,
00:53:03Emmanuel Macron,
00:53:04sa politique est fabuleuse.
00:53:05Je n'ai jamais dit
00:53:06que sa politique était fabuleuse.
00:53:07J'ai toujours eu ma réserve.
00:53:10Ne recherchez pas là-dessus
00:53:11parce qu'on va pouvoir ressortir les images.
00:53:11Oui, non, mais ça,
00:53:12vous pouvez ressortir
00:53:13tout ce que vous voulez.
00:53:14Sur le régalien,
00:53:15j'ai toujours été
00:53:15et j'ai toujours dit
00:53:16ce que je pensais
00:53:17et j'ai toujours été
00:53:18en contradiction avec eux
00:53:19parce que c'était trop faible.
00:53:20Je l'ai toujours dit.
00:53:21Voilà.
00:53:21Donc, je n'ai pas changé.
00:53:22Une image juste avant de terminer
00:53:24quand même
00:53:24parce que c'est mon image préférée
00:53:26de la conférence de presse d'hier.
00:53:27Regardez cette image
00:53:29de ce que nous a montré le préfet,
00:53:30l'organisation de la fête de Noël.
00:53:32Donc, dans les quartiers,
00:53:33fête de Noël
00:53:33qui est organisée par les dealers.
00:53:35Bien évidemment,
00:53:35fête de Noël
00:53:36avec apéritifs,
00:53:37chips, boissons,
00:53:38pochons ou bœufs
00:53:40ou chites en cadeau.
00:53:41Non, mais vous vous rendez compte
00:53:42où on en est.
00:53:42C'est-à-dire qu'on commence l'émission
00:53:44avec un détenu
00:53:45qui fait des vidéos
00:53:46et qui drague
00:53:47et qui montre son sexe
00:53:48sur TikTok
00:53:50alors qu'il est en prison.
00:53:51Et là, on finit à 11h30
00:53:53avec la fête de Noël,
00:53:54la fête chez vous
00:53:55et venez comme vous êtes.
00:53:56En plus, ils ont piqué
00:53:56le slogan de McDo.
00:53:57Bon, bref, on fait une pause.
00:53:58On se retrouve dans un instant.
00:53:59Restez avec nous en direct
00:53:59sur CNews.
00:54:00A tout de suite.
00:54:0911h34 sur CNews.
00:54:10Merci d'être en direct
00:54:10avec nous dans un instant.
00:54:11On va vous parler de Donald Trump
00:54:12justement sur l'immigration
00:54:13qui trie l'Europe.
00:54:15Donc, ça va être intéressant.
00:54:16Et puis, on va vous révéler
00:54:16le secret des salsconnes.
00:54:18Vous savez, cette fameuse vidéo.
00:54:19Eh bien, on sait comment
00:54:20cette vidéo a fuité.
00:54:22Vous allez voir que cette vidéo
00:54:23n'était pas du tout
00:54:24une vidéo volée
00:54:25contrairement à ce qui a pu
00:54:26être dit dans un premier temps.
00:54:27On vous explique tout ça
00:54:27dans un instant.
00:54:28Mais pour l'instant,
00:54:29le CNews Info
00:54:30et c'est avec Sommayal Abidi.
00:54:31Deux clandestins algériens
00:54:35condamnés à 10 mois de prison
00:54:37pour l'agression antisémite
00:54:38d'un adolescent
00:54:39dans un bus de Seine-Saint-Denis.
00:54:41Les suspects dont l'un a été visé
00:54:42par une OQTF
00:54:43ont arraché la kippa
00:54:47d'un lycéen juif
00:54:48de 17 ans fin octobre
00:54:50et l'ont menacé de mort.
00:54:52Malgré la situation catastrophique
00:54:54en matière de dépenses publiques,
00:54:56il n'est pas question
00:54:57de se servir dans l'épargne
00:54:58des Français
00:54:59pour combler le déficit
00:55:00abyssal du pays.
00:55:02Propos rassurant ce matin
00:55:03du gouverneur de la Banque de France,
00:55:04Villeroy de Gallo,
00:55:05au micro de Romain Desarves.
00:55:07Et puis en Australie,
00:55:08les adolescents de moins de 16 ans
00:55:10sont officiellement interdits
00:55:11de réseaux sociaux.
00:55:12Facebook, Instagram,
00:55:13Youtube, TikTok, Snapchat
00:55:15et Reddit
00:55:16ont désormais l'interdiction
00:55:18de conserver les comptes
00:55:19d'utilisateurs de moins de 16 ans
00:55:20ou d'en permettre la création.
00:55:22Les plateformes de streaming
00:55:24Kik et Twitch
00:55:24ainsi que les réseaux sociaux
00:55:26Threads et X
00:55:27sont eux aussi concernés.
00:55:29Merci beaucoup Somaïa.
00:55:31Et puis rendez-vous tout à l'heure
00:55:32à midi pour faire un point
00:55:33sur l'actualité.
00:55:34Ce sera avec Thierry Cabane.
00:55:35Aujourd'hui,
00:55:35on va parler de l'immigration
00:55:37et on va parler de Donald Trump
00:55:38en particulier.
00:55:39On va peut-être découvrir
00:55:39que Jérôme Dubus
00:55:40maintenant est même d'accord
00:55:40avec Donald Trump.
00:55:41Qui sait ?
00:55:42Vous voyez des surprises
00:55:43de ce point de vue-là.
00:55:44Oui, c'est ça.
00:55:45Dans la série,
00:55:46je renie...
00:55:46Mais je ne renie rien.
00:55:48Quel rapport avec Trump ?
00:55:49Quel rapport avec Trump ?
00:55:50Il parle de l'immigration.
00:55:51Et alors il a le droit
00:55:52de parler de l'immigration ?
00:55:53Il a nous expliqué
00:55:53que c'est un naufrage en Europe
00:55:54l'immigration.
00:55:55On a le droit
00:55:56de ne pas être d'accord avec lui ?
00:55:57Bien sûr.
00:55:58Je pense que vous allez
00:55:59être d'accord avec lui.
00:55:59Vous m'avez expliqué
00:56:00que rien ne marchait
00:56:01en ce qui concerne le régalien.
00:56:03On va écouter Donald Trump
00:56:04qui a parlé
00:56:05à nos confrères de Politico.
00:56:07Il a fait l'État de Londres.
00:56:08C'est du Trump.
00:56:09Ses propos en particulier
00:56:10sur le maire de Londres,
00:56:11c'est totalement,
00:56:12à mon sens, déplacé.
00:56:13C'est vulgaire
00:56:14et ça n'a pas de sens.
00:56:15Mais ce qui compte,
00:56:15c'est plutôt le fond
00:56:21« La plupart des nations européennes
00:56:24se délabrent.
00:56:25Elles se délabrent.
00:56:27Je pense qu'ils sont faibles.
00:56:28Et je pense qu'ils veulent
00:56:30tellement être politiquement corrects
00:56:31qu'ils ne savent juste pas quoi faire.
00:56:36Ils veulent tellement être
00:56:38politiquement corrects
00:56:38que ça les affaiblit.
00:56:40Regardez le maire de Londres.
00:56:43C'est un désastre.
00:56:45Il a des idées bien différentes
00:56:46de ce qu'il devrait avoir.
00:56:48Et il a été élu
00:56:49parce que beaucoup de gens
00:56:50sont entrés dans le pays
00:56:50et ont voté pour lui.
00:56:52C'est ce qui se passe.
00:56:55Alors, on va écouter
00:56:55maintenant le deuxième extrait
00:56:57justement où il parle de Londres
00:56:58et il parle de Paris.
00:56:59Écoutez.
00:57:01L'Europe est un endroit différent.
00:57:03Si elle continue sur cette voie,
00:57:06l'Europe ne sera plus pareille
00:57:07et nombre de ces pays
00:57:09ne seront plus viables.
00:57:12Leur politique migratoire
00:57:13est un désastre.
00:57:15Ce qu'ils font
00:57:15en matière d'immigration
00:57:16est un désastre.
00:57:18Nous aurions pu connaître
00:57:19le même désastre ici,
00:57:20mais j'ai réussi
00:57:20à tout stopper.
00:57:22Si vous regardez Paris,
00:57:23c'est un endroit bien différent.
00:57:25J'adore Paris.
00:57:26Mais ce n'est plus
00:57:27le Paris que j'ai connu.
00:57:28Si vous observez Londres,
00:57:30ils ont un maire
00:57:31nommé Cannes.
00:57:32C'est un maire horrible.
00:57:35Il est vicieux
00:57:36et dégoûtant.
00:57:37Il est terrible.
00:57:39Londres n'est plus
00:57:40ce qu'elle était.
00:57:40Londres n'est plus
00:57:45ce qu'elle était.
00:57:47Aujourd'hui,
00:57:47on ne retrouve plus Paris.
00:57:48Il a raison là-dessus.
00:57:49Il ferait mieux
00:57:49de s'occuper de New York
00:57:50puisqu'il vient de prendre
00:57:51une claque monumentale
00:57:53avec l'élection
00:57:53d'un de ses ennemis,
00:57:55politiquement déclaré,
00:57:57un démocrate,
00:57:58qui n'a pas pu...
00:57:59Est-ce que Londres
00:57:59est toujours Londres
00:58:00et est-ce que Paris
00:58:00est toujours Paris ?
00:58:01Est-ce qu'il s'occupe
00:58:01de New York ?
00:58:02Est-ce que Londres
00:58:02est toujours Londres ?
00:58:03Est-ce que Paris
00:58:03est toujours Paris ?
00:58:04Alors ça,
00:58:04c'est une autre question.
00:58:05Non, mais c'est celle
00:58:06qui est posée.
00:58:07Excusez-moi.
00:58:07Il vient de prendre
00:58:08une claque à New York
00:58:09avec l'élection
00:58:10d'un maire musulman.
00:58:11Je m'en fous de ça.
00:58:12Je m'en fous.
00:58:12Moi, je m'en fous pas.
00:58:13Moi, oui.
00:58:14Moi, oui, mais comme c'est moi
00:58:15qui fais l'émission,
00:58:16on s'en trouve.
00:58:16Occupez-vous de New York
00:58:17et puis après,
00:58:18vous viendrez nous
00:58:19d'aborder à Paris
00:58:20et puis à Londres.
00:58:31Desquelles ?
00:58:31Ce n'est pas lié
00:58:32à l'immigration ?
00:58:32Propreté.
00:58:33Ce n'est pas lié
00:58:33à l'immigration ?
00:58:34Si, si, si.
00:58:35Ce n'est pas d'autres raisons.
00:58:35C'est les raisons
00:58:36qui l'expliquent.
00:58:37Mais il n'y a pas que ça.
00:58:38Il n'y a pas que ça.
00:58:39Il y a quoi d'autre ?
00:58:39Il y a une mauvaise gestion
00:58:40de la capitale.
00:58:41D'ailleurs, les électeurs
00:58:42vont voter dans quatre mois.
00:58:43J'espère qu'ils vont
00:58:45changer d'équipe.
00:58:46L'île de la Croix.
00:58:47C'est clair.
00:58:47Est-ce que l'immigration,
00:58:48c'est un des facteurs
00:58:49qui fait que Paris
00:58:49n'est plus Paris
00:58:50ou que Londres
00:58:50n'est plus Londres ?
00:58:51Évidemment.
00:58:51Et là, je viens d'écouter
00:58:52Donald Trump.
00:58:53Et effectivement,
00:58:53pour les qualificatifs
00:58:54sur le merveilleux...
00:58:54Oui, c'est pour ça.
00:58:55C'est ce que j'ai dit.
00:58:56On ne revient pas dessus.
00:58:57Ça, c'est déplacé
00:58:57et ça passe à place.
00:58:58Néanmoins, sur ce qu'il dit,
00:58:59sur l'Europe,
00:59:00l'Europe n'est plus
00:59:01ce qu'elle était.
00:59:01Elle se délabre.
00:59:02Elle se noie
00:59:02et elle est muselée
00:59:03par le politiquement correct.
00:59:04Paris est un endroit
00:59:05bien différent.
00:59:05Mais comment lui donner tort ?
00:59:07J'étais sur votre plateau
00:59:07il y a quelque temps
00:59:08pour parler justement
00:59:09de la délinquance
00:59:10des personnes
00:59:10de nationalité étrangère
00:59:11dans les transports en commun
00:59:12en Ile-de-France.
00:59:13Ça en est une représentation criante.
00:59:14Donald Trump, en vérité,
00:59:15même si là,
00:59:15c'est un personnage
00:59:16un peu caricatural,
00:59:18en vérité, il a raison.
00:59:19Il en fait une analyse
00:59:20très correcte.
00:59:20Hélo Duchar ?
00:59:21Oui, c'est intéressant
00:59:22d'ailleurs les deux exemples
00:59:23qu'il prend
00:59:23parce que Londres et Paris,
00:59:24effectivement,
00:59:24on peut faire le même constat,
00:59:25pas forcément pour les mêmes raisons.
00:59:27Au Royaume-Uni,
00:59:27pendant de nombreuses années
00:59:29et même d'ailleurs
00:59:29jusqu'à il y a quelques mois,
00:59:30on vantait le fait
00:59:31d'avoir une société cosmopolite,
00:59:33d'intégrer beaucoup,
00:59:34de faire venir de l'immigration
00:59:35en se disant
00:59:36c'est pas grave,
00:59:37on va additionner des sociétés
00:59:38qui vont réussir
00:59:38à vivre ensemble,
00:59:39ce qui n'a pas été le cas.
00:59:40En France,
00:59:41c'était un modèle
00:59:41évidemment beaucoup moins assumé.
00:59:43En revanche,
00:59:44on a vu que même
00:59:45si la volonté politique derrière
00:59:46n'était pas la même,
00:59:47on arrive au même résultat
00:59:48avec un ras-le-bol
00:59:49des Britanniques
00:59:49qui l'ont déjà manifesté
00:59:50à plusieurs reprises,
00:59:52notamment avec des manifestations
00:59:53parfois malheureusement violentes,
00:59:55un ras-le-bol aussi
00:59:56des Français
00:59:57et effectivement,
00:59:58Donald Trump
00:59:58prend deux exemples
00:59:59qui élusent parfaitement
01:00:00les deux tendances
01:00:02qui ont pu être
01:00:03en place dans l'Union Européenne,
01:00:04enfin en Europe
01:00:05ces dernières années
01:00:06et qui ont mené
01:00:07exactement à la même chose.
01:00:08Jimmy Dalidoux ?
01:00:09Oui, deux choses.
01:00:10D'abord,
01:00:10je pense que M. Trump
01:00:11devrait d'abord s'occuper
01:00:12des couches populaires
01:00:14aux Etats-Unis.
01:00:14Oui, d'accord,
01:00:15mais bon,
01:00:15ça n'arrêtons pas.
01:00:16Ça, c'est une façon
01:00:16de dévier le débat
01:00:18comme le fait Jérôme Dubu.
01:00:18Et ensuite,
01:00:19deuxième chose,
01:00:22je ne verserai pas
01:00:23dans cette approche
01:00:24essentialiste
01:00:25mais je pense
01:00:26qu'effectivement,
01:00:27les causes,
01:00:27elles sont d'ordre historique,
01:00:30économique, social, politique
01:00:31et je pense qu'il faut
01:00:33un rapport avec l'immigration.
01:00:34Vous ne l'avez pas cité.
01:00:35Pour moi,
01:00:35l'immigration,
01:00:36c'est plutôt une chance
01:00:37dans le sens
01:00:39où d'abord,
01:00:40le système
01:00:40dans lequel on vit
01:00:42a besoin d'immigration
01:00:42parce que pour le système
01:00:44dans lequel on vit,
01:00:45une force de travail,
01:00:45il reste une force de travail,
01:00:46voyez-vous.
01:00:47Et les entreprises,
01:00:49un patron,
01:00:51se contrefiche
01:00:52de savoir
01:00:52de quelle origine
01:00:54est son ouvrier
01:00:56à partir du moment...
01:00:56Du moment qu'il est là
01:00:57en situation légale ?
01:00:58Lui,
01:00:58ce qu'il veut,
01:00:59c'est que son entreprise
01:01:02fonctionne,
01:01:02c'est de faire du profit
01:01:03et il ne va pas regarder
01:01:04son origine.
01:01:05Moi,
01:01:06je vous dis du moment
01:01:06qu'il est en situation légale.
01:01:08Ça,
01:01:09on est d'ordre politique.
01:01:10Non,
01:01:10on est d'ordre légal.
01:01:12La situation légale,
01:01:13ce n'est pas politique,
01:01:13c'est juridique.
01:01:14Le travail illégal,
01:01:15s'il était légalisé,
01:01:16apporterait plus de 8 milliards
01:01:17d'euros dans les caisses.
01:01:19Donc,
01:01:19à un moment,
01:01:19il faut se poser la question.
01:01:20Donc,
01:01:20on légalise le travail,
01:01:21on laisse rentrer tout le monde,
01:01:22c'est opération portes ouvertes.
01:01:23Ça va tellement bien en France
01:01:24que nous avons une opération
01:01:25portes ouvertes.
01:01:25Ce que je dis,
01:01:26c'est qu'il y a des processus
01:01:28de production
01:01:29et que le travail,
01:01:30il est ce qu'il est
01:01:30et qu'un patron,
01:01:31lorsqu'il embauche,
01:01:32il ne regarde pas les origines.
01:01:33Non,
01:01:33mais ça,
01:01:34on est d'accord.
01:01:34Vous l'avez répété trois fois,
01:01:35je vous dis qu'on ne parle pas
01:01:36des origines,
01:01:37on parle du fait de savoir
01:01:38si la personne est légale ou pas.
01:01:40Lino,
01:01:40vous voulez répondre
01:01:41à ce qui a été dit là ?
01:01:42En un sens,
01:01:43effectivement,
01:01:43ce qui est compliqué,
01:01:44c'est que même si on met en exergue
01:01:45des rapports,
01:01:52tout s'en su,
01:01:53et c'est déplorable.
01:01:53Et oui,
01:01:54alors là,
01:01:54encore une fois,
01:01:55on disait là,
01:01:55effectivement,
01:01:56c'était du pur législatif,
01:01:57on parle vraiment de la loi.
01:01:58Effectivement,
01:01:58encore heureux que des patrons
01:02:00souhaitent que leurs employés
01:02:01soient là dans un cadre légal
01:02:02et c'est compliqué de vous voir
01:02:03un peu hésiter sur cette question.
01:02:04Non,
01:02:04je n'hésite pas,
01:02:05je dis qu'il faut se poser la question,
01:02:06la question qui se pose actuellement...
01:02:08Les chiffres d'avant,
01:02:09d'où vous les sortiez ?
01:02:09Je suis dans une organisation syndicale
01:02:12qui distribue des documents.
01:02:13On vérifie une source.
01:02:15Si vous légalisez le travail illégal,
01:02:17vous pouvez être entré dans les caisses
01:02:188 milliards d'euros.
01:02:19Expliquez-nous comment ?
01:02:20Donc avant,
01:02:20il faut se poser la question
01:02:21d'une manière rationnelle.
01:02:22Je pense que l'immigration,
01:02:23quoi qu'on en dise,
01:02:24d'abord,
01:02:25je pense que c'est une chance,
01:02:26c'est une chance,
01:02:27parce que le multiculturalisme
01:02:28est une véritable chance,
01:02:30c'est une richesse
01:02:31qui nous permet de...
01:02:31Et ça ne pose aucun problème
01:02:32à la France ?
01:02:33Ce qui pose problème à la France,
01:02:35c'est un gouvernement
01:02:35qui est incapable
01:02:36de financer,
01:02:37de financer là où il faut
01:02:39et qui préfère financer
01:02:41des guerres
01:02:41plutôt que financer...
01:02:42Malise Haïdi.
01:02:43Quelle guerre ?
01:02:43Malise Haïdi.
01:02:44Malise Haïdi,
01:02:44Malise Haïdi,
01:02:45et puis on avance.
01:02:46Alors évidemment,
01:02:47on ne peut pas embaucher
01:02:48les gens en fonction
01:02:49de leur couleur d'opinion.
01:02:49Bien sûr,
01:02:50c'est ce que je dis.
01:02:51Voilà.
01:02:51C'est juste leur situation
01:02:52légale ou illégale ?
01:02:53Voilà, ça c'est clair,
01:02:54il n'y a pas de souci.
01:02:55Mais encore faut-il
01:02:56qu'on ait les moyens
01:02:56d'intégrer ces personnes.
01:02:57Et je crois que Londres
01:02:58est en train de vivre
01:02:59ce qu'on vit aujourd'hui
01:03:00en France.
01:03:00Pendant longtemps,
01:03:01on a laissé les gens venir.
01:03:02À une époque,
01:03:02on les intégrait,
01:03:03on avait les moyens
01:03:03de leur intégration
01:03:04et à un moment,
01:03:05ça s'est arrêté.
01:03:06Et Londres est en train
01:03:06de vivre exactement
01:03:07la même chose que nous.
01:03:08Les gens arrivent
01:03:09pour les raisons
01:03:10qui sont les leurs,
01:03:12parfois pour des raisons
01:03:13liées à la situation
01:03:15effective de leur pays,
01:03:16parfois non.
01:03:17Mais la vérité,
01:03:18c'est que,
01:03:18et on le sait tous,
01:03:19qu'on n'a plus les moyens
01:03:20aujourd'hui non seulement
01:03:20d'accueillir,
01:03:21mais d'accueillir
01:03:21dans de bonnes conditions.
01:03:23Ça, honnêtement,
01:03:23ne pas le reconnaître,
01:03:24ce serait vraiment
01:03:25être malhonnête.
01:03:26Est-ce qu'on est fiers ?
01:03:26Est-ce qu'on est fiers
01:03:27quand on va à Porte-de-la-Chapelle,
01:03:28quand on voit des gens,
01:03:30honnêtement,
01:03:30qui dorment dans la rue
01:03:31avec leurs enfants ?
01:03:31On ne va pas faire le débat
01:03:32sur l'immigration,
01:03:33ce n'est pas le sujet.
01:03:34Je voudrais juste vous parler
01:03:35également d'une proposition
01:03:36de loi qui est faite
01:03:37par Stéphane Ravier,
01:03:39pour savoir ce que vous en pensez,
01:03:40une proposition de loi
01:03:40pour protéger
01:03:41les traditions de Noël
01:03:42en France.
01:03:43Stéphane Ravier
01:03:44qui s'émeut
01:03:46de la sévère condamnation
01:03:47de la ville de Bocquer
01:03:48à 122 000 euros
01:03:49d'amende en février 2025
01:03:51pour avoir maintenu
01:03:52une crèche de Noël.
01:03:54Et donc,
01:03:54il a fait une proposition
01:03:55de loi
01:03:56dans laquelle il propose
01:03:58que, par exemple,
01:03:59les musées,
01:03:59les expositions,
01:04:01soient ajoutés
01:04:01le mot
01:04:02et les symboles traditionnels
01:04:03de Noël
01:04:04comme les santons,
01:04:05les crèches,
01:04:05les sapins,
01:04:05les illuminations
01:04:06et que tout soit
01:04:07protégé dans la loi
01:04:09de 1905
01:04:10plutôt qu'à chaque fois
01:04:11de voir des condamnations
01:04:12quand certains
01:04:14veulent faire des crèches
01:04:15ou veulent appeler
01:04:16les marchés de Noël
01:04:17et qu'à chaque fois
01:04:18ça pose problème.
01:04:19Elodie,
01:04:19c'est vrai que c'est intéressant aussi
01:04:21parce qu'aujourd'hui
01:04:21ça semble remis en cause.
01:04:23Oui, alors en l'occurrence,
01:04:24cette proposition de loi
01:04:24était déjà déposée au Sénat
01:04:26depuis deux ans
01:04:26et elle est en attente
01:04:27de discussion.
01:04:28Donc,
01:04:28c'était déposé par le groupe
01:04:29Les Républicains.
01:04:30Ce n'est pas une idée nouvelle
01:04:31en réalité.
01:04:32Mais il a remis une couche là
01:04:33parce qu'il a publié ça hier.
01:04:34Oui,
01:04:35et le but,
01:04:35ce qu'avait choisi LR
01:04:36et ce qui était juridiquement
01:04:37je pense plus malin,
01:04:38c'était d'inscrire les mêmes choses
01:04:40mais dans la Constitution
01:04:41et non pas uniquement
01:04:42dans la loi de 1905
01:04:43puisque la Constitution
01:04:43évidemment se trouve au-dessus.
01:04:45Alors voilà,
01:04:45c'est une idée
01:04:46qui pourrait prospérer.
01:04:47on peut regretter
01:04:48que ça fait deux ans
01:04:48qu'il y ait déjà
01:04:50une proposition
01:04:50qui est sur le bureau
01:04:52du Sénat
01:04:53qui n'a jamais été mise
01:04:54à l'ordre du jour.
01:04:54Vous le disiez,
01:04:55chaque année il y a des polémiques
01:04:56et bien justement
01:04:57il y a eu des sénateurs
01:04:58qui ont voulu mettre ça en avant,
01:04:59qui ont voulu poser le débat.
01:05:00On aurait pu débattre
01:05:01au Sénat et à l'Assemblée
01:05:02et voir déjà
01:05:03ce que ça donnait
01:05:03parce qu'on polémique
01:05:04et quand le législateur
01:05:06essaye de trouver un cadre
01:05:07finalement
01:05:07on n'a jamais de temps
01:05:09pour parler de ça
01:05:09alors qu'il y a plein de textes
01:05:10à l'Assemblée ou au Sénat
01:05:11qui sont peut-être moins utiles.
01:05:12Jérôme Dubus,
01:05:12il faut protéger Noël ?
01:05:14Oui, il faut protéger Noël
01:05:15et d'ailleurs
01:05:15la proposition de loi
01:05:16des sénateurs LR
01:05:18était très bonne.
01:05:19Elle était bien meilleure
01:05:19que celle-là
01:05:20parce que celle-ci
01:05:21est juridiquement très fragile
01:05:22à mon avis.
01:05:23Je ne pense pas
01:05:23qu'elle pourrait être votée
01:05:24en l'État.
01:05:25Bon, ça c'est un autre sujet
01:05:26mais sur le fond effectivement.
01:05:28Après, moi les crèches
01:05:28dans les mairies
01:05:29je suis très partagé.
01:05:30Voilà, je vous le dis
01:05:31parce que je trouve
01:05:31que la mairie
01:05:32c'est la maison du peuple
01:05:33et qu'on accueille tout le monde.
01:05:35Il y a des gens
01:05:35qui sont croyants,
01:05:41et ils doivent se sentir à l'aise.
01:05:42Ils sont choqués
01:05:43en voyant une crèche ?
01:05:44Non, ils peuvent être choqués.
01:05:45Dans une mairie.
01:05:46Qui peut être choqués ?
01:05:46Je parle de la mairie.
01:05:48Oui, mais j'entends bien.
01:05:48Je ne suis pas sourd.
01:05:49Qui peut être choqués ?
01:05:51Voilà.
01:05:51Qui peut être choqués ?
01:05:53Quelqu'un qui n'est pas croyant
01:05:54qui arrive dans une mairie.
01:05:55Vous avez déjà vu
01:05:56beaucoup de croyants
01:05:56choqués en voyant une crèche ?
01:05:58Vous avez déjà entendu
01:05:58beaucoup de juifs
01:06:01choqués en voyant une crèche ?
01:06:01Non, des non-croyants.
01:06:03Je parle de non-croyants.
01:06:03Vous avez entendu
01:06:04beaucoup de croyants choqués ?
01:06:05Les non-croyants,
01:06:06c'est la majeure.
01:06:07Les non-croyants aujourd'hui
01:06:08quand ils viennent dans une mairie
01:06:10et ils voient une crèche,
01:06:11ils peuvent être choqués.
01:06:12Choqués.
01:06:13Ils sont choqués
01:06:14parce qu'ils voient une crèche ?
01:06:14Moi, je ne le suis pas
01:06:15parce que je suis croyant.
01:06:16Présentez-moi des gens.
01:06:17Présentez-moi des non-croyants
01:06:18choqués parce qu'ils voient une crèche.
01:06:18Il y en a.
01:06:19Moi, je n'en connais pas.
01:06:20Je n'en ai jamais vu.
01:06:21Je ne vois pas pourquoi
01:06:21ils seraient choqués.
01:06:22Pourquoi ils seraient choqués ?
01:06:23Parce que c'est une maison du peuple.
01:06:25Et quand vous êtes une maison du peuple,
01:06:35qui ne croient pas.
01:06:36Et alors, ça ne veut pas dire
01:06:36qu'ils sont choqués
01:06:37quand ils voient une crèche ?
01:06:38Ils peuvent l'être, c'est tout.
01:06:39Mais ils sont choqués de quoi ?
01:06:40Moi, j'ai eu des témoignages.
01:06:41C'est pour ça que je vous les rapporte.
01:06:42Non, mais expliquez-moi.
01:06:43Jérôme Dubus,
01:06:43au lieu d'avancer des trucs comme ça,
01:06:45dites-moi de quoi ils peuvent être choqués.
01:06:47Il faut leur demander.
01:06:48Moi, ils m'ont rapporté
01:06:48qu'ils pouvaient être choqués.
01:06:48Oui, mais c'est facile
01:06:49de balancer des trucs sur un plateau
01:06:50sans avoir de fond derrière.
01:06:53Je ne balance pas des trucs sur un plateau.
01:06:55Oui.
01:06:55Vous qui êtes musulmane,
01:06:56vous êtes choqués quand vous voyez...
01:06:57Personne n'est choqué.
01:06:58Un musulman n'est pas choqué.
01:06:59Un juif n'est pas choqué.
01:07:01Et d'ailleurs, moi,
01:07:01je n'ai jamais entendu...
01:07:02Je parle des non-croyants.
01:07:02Moi, je n'ai jamais entendu
01:07:04de musulmans me dire
01:07:06« Ah, mais quand je vois une musulmane,
01:07:07je suis choquée. »
01:07:07D'ailleurs, même dans les pays musulmans,
01:07:09il y en a.
01:07:09Ce que je veux vous dire,
01:07:10c'est qu'il y a des associations,
01:07:11notamment la LDH,
01:07:12qui se font leur beurre dessus
01:07:13et qui sont là en train
01:07:14d'emmerder tout le monde
01:07:14sur une histoire de crèche
01:07:15qui, en réalité,
01:07:16pourrait être un moment, justement,
01:07:17qui nous rassemble tous,
01:07:19quelles que soient
01:07:19nos convictions religieuses,
01:07:21quelles que soient nos croyances
01:07:22ou pas en Dieu.
01:07:23Bon, enfin, je ne vois pas
01:07:24qui est choqué,
01:07:25que les gens choqués.
01:07:26Ne laissez des messages
01:07:26sur les réseaux sociaux
01:07:27parce que moi, je veux savoir
01:07:28qui sont ces gens.
01:07:28Et je ne vois pas en quoi
01:07:29on peut être choqué
01:07:29quand on ne croit pas.
01:07:31On dit « Ah ben, c'est une belle crèche,
01:07:32il y a des centons. »
01:07:32Point final.
01:07:33Mais excusez-moi,
01:07:34en Provence,
01:07:35personne n'a jamais...
01:07:36Moi, je suis de Marseille.
01:07:37En Provence,
01:07:38personne n'a jamais été choqué
01:07:39en voyant une crèche.
01:07:40Et les gens,
01:07:40quelles que soient leurs religions,
01:07:42ils allaient voir les crèches
01:07:43parce que c'était beau.
01:07:43Oui, parce que c'était beau.
01:07:44Moi, j'étais au marché
01:07:46des centons
01:07:47il y a 15 jours.
01:07:48Eh bien, il y avait des musulmans.
01:07:49Mais vous n'êtes pas
01:07:50dans l'Umérie !
01:07:51Mais qu'est-ce que ça peut vous faire
01:07:53dans l'Umérie ?
01:07:53Vous n'êtes pas dans l'Umérie.
01:07:53Vous n'êtes pas dans l'Umérie.
01:07:54Bref, je voulais terminer
01:07:55puisqu'il ne nous reste plus de temps
01:07:57mais ce n'est pas grave.
01:07:58Je voulais vous montrer
01:08:00ce qui s'est passé
01:08:01autour de cette fameuse image
01:08:02de Brigitte Macron
01:08:03parce qu'on sait
01:08:04que ce n'est pas une image volée
01:08:05cette fameuse sale conne
01:08:07qui a été prononcée
01:08:08concernant les filles
01:08:09qui avaient perturbé
01:08:10le concert d'Harry Habitant.
01:08:12Regardez, on a les explications
01:08:13de ce qui s'est passé.
01:08:14C'était ce matin sur RTL.
01:08:16Le photographe fait son boulot.
01:08:18Il prend des photos.
01:08:19Il capte aussi
01:08:20une vingtaine
01:08:20de petites séquences vidéo
01:08:22et il envoie tout
01:08:23à son agence.
01:08:24Normalement,
01:08:25quand ça concerne
01:08:26Brigitte Macron,
01:08:26attention,
01:08:27c'est la patronne
01:08:28de Best Images
01:08:29qui supervise tout,
01:08:30la sulfureuse Mimi Marchand,
01:08:32très proche de l'épouse
01:08:33du président.
01:08:33Mais là,
01:08:34elle est absente.
01:08:35L'agence explique
01:08:36avoir vérifié
01:08:38la qualité des images,
01:08:39des visages,
01:08:40des personnalités filmées
01:08:41mais sans faire attention
01:08:43au son
01:08:43ou à ce qu'il disait.
01:08:45Cinq vidéos
01:08:46sont vendues
01:08:47à Paris Match.
01:08:48Une au magazine Closer
01:08:50et la fameuse
01:08:51au magazine Public
01:08:52qui la publie
01:08:53sur ses réseaux sociaux.
01:08:54La machine est lancée.
01:08:55Quand Best Images
01:08:56se rend compte
01:08:57de ce qu'on entend,
01:08:59elle demande le retrait,
01:09:00ce que le magazine Public
01:09:01accepte,
01:09:02ce qui pose d'ailleurs
01:09:03d'autres questions.
01:09:04mais enfin,
01:09:05c'est déjà trop tard.
01:09:07Voilà,
01:09:07Elodie Charles,
01:09:08c'est intéressant quand même
01:09:08cette version.
01:09:09C'est-à-dire que ce n'est pas
01:09:09des images volées
01:09:10mais il y a eu une erreur
01:09:12qui a été faite
01:09:13et cette vidéo
01:09:14n'aurait jamais dû sortir.
01:09:15Je pense que l'erreur
01:09:16va coûter très cher
01:09:17à ceux qui ont pu
01:09:18la commettre
01:09:19parce que les colères
01:09:20de Mimi Marchand,
01:09:20sont déjà décédées d'ailleurs.
01:09:21Les colères Mimi Marchand,
01:09:22vraiment,
01:09:23vous n'avez pas envie.
01:09:25Je confirme.
01:09:26C'est un manque
01:09:27en réalité
01:09:27et c'est ce qu'on disait hier
01:09:29le premier problème
01:09:30et c'est sans doute dur
01:09:31pour Brigitte Macron
01:09:31mais c'est un personnage public
01:09:33tout ce qu'elle dit
01:09:33peut être enregistré
01:09:34aussi à ce moment-là.
01:09:35Mais normalement,
01:09:35elle était dans un univers
01:09:36de confiance
01:09:37et ça n'aurait pas dû sortir.
01:09:39Merci à tous
01:09:39d'avoir été avec nous
01:09:40dans un instant.
01:09:42C'est Thierry Cabal
01:09:42et on se retrouve demain
01:09:43en direct à partir
01:09:43de 19h35 à Demare
01:09:44et d'ici là,
01:09:45soyez prudents.
01:09:45Sous-titrage Société Radio-Canada
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