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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros

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00:00:00Bonjour à tous, ravi de vous retrouver pour l'heure des pros sur Europe 1 jusqu'à 10h et sur CNews jusqu'à 10h30.
00:00:08Ils rêvent d'un écran noir, se battent pour nous fermer, CNews premier.
00:00:13Nous ne ferions pas le même métier, il y aurait les vrais et les faux journalistes, CNews premier.
00:00:19On brainwash sur des faits divers, CNews premier.
00:00:23C'est historique, vous avez décidé de hisser CNews, première chaîne d'information de France sur l'année 2025.
00:00:28Loin, devant BFM, LCI et France Info.
00:00:31Cette réussite est un bouleversement inédit dans ce monde médiatique.
00:00:35En 9 ans d'existence, l'audience de CNews a augmenté de 467% grâce à vous bien sûr.
00:00:42On ne badine pas avec le réel et l'ascension de CNews est la vôtre.
00:00:46Cette première place est celle de la liberté d'information, la liberté de ton.
00:00:50Ce refus de détourner le regard quand le réel dérange.
00:00:53Cette première place engage, restons humbles bien sûr car rien n'est acquis.
00:00:57Et il suffit de lever la tête pour voir que certaines lignes bouchent chez nos voisins,
00:01:01que les sujets sous-traités hier font désormais la une aujourd'hui.
00:01:04Et tant mieux d'ailleurs, vive la concurrence.
00:01:072025 entre dans l'histoire du petit écran, je n'oublie pas mes copains de C8,
00:01:12ce gâchis décidé par l'Arcom, validé par le Conseil d'Etat,
00:01:16qui aurait pu imaginer au pays de la liberté d'expression la fermeture de la première chaîne TNT de France.
00:01:22Cette première place est celle d'une famille qui se construit depuis près de 10 ans,
00:01:27bienveillante, libre et audacieuse.
00:01:29Bravo à toutes les équipes de CNews, de la régie jusqu'au terrain.
00:01:32Leur professionnalisme, leur panache, leur courage.
00:01:35Pensez tendre pour tous ceux qui nous attaquent matin et soir,
00:01:38guettent le moindre faux pas qui ont dû écrire en titre dans leurs journaux
00:01:42CNews, première chaîne information de France.
00:01:45N'hésitez pas à leur transmettre ces quelques mots.
00:01:48CNews, première chaîne info de France.
00:01:50Quelle aventure formidable.
00:01:53Vivons-nous ensemble.
00:01:54Et encore une fois, merci.
00:01:55Le point sur l'information, c'est avec Mathieu Daveuse.
00:01:58Bonjour Mathieu.
00:02:11Bonjour Elliot et bonjour à tous.
00:02:12À la une de l'actualité, direction Hier, c'est dans le Var où 140 000 euros ont été dérobés dans la caserne des pompiers.
00:02:19Le coffre-fort a été fracturé et les recettes des ventes des calendriers ont été volées.
00:02:24Une enquête a été ouverte et elle est menée par le commissariat de la police de Hier.
00:02:29Refus d'obtempérer à Roubaix dans le Nord.
00:02:31Un mineur de 17 ans a délibérément foncé sur des policiers alors qu'il était à bord d'une voiture déclarée volée.
00:02:38Le jeune homme a d'abord semé plusieurs voitures de police.
00:02:41Trois policiers ont été blessés légèrement dans la collision et l'individu, lui, a été interpellé.
00:02:46Enfin, c'est une conséquence de la montée de l'antisémitisme dans le pays.
00:02:50De plus en plus de Français et de confessions juives font le choix de l'ALIA, c'est-à-dire qu'ils partent s'installer en Israël.
00:02:56Ils sont plus de 3300 juifs français à avoir quitté le pays.
00:03:00C'est une augmentation, Elliot, de plus de 45% cette année.
00:03:04Merci Mathieu Devesse pour le point sur l'information.
00:03:07On est ce matin avec Judith Vintraub.
00:03:09Chère Judith, bonjour.
00:03:10Sabrina Berlin-Bouillet du service police-justice, Ravi de Bortrouper.
00:03:13Bonjour Elliot.
00:03:14Mathieu Hock, Alexandre Devesse, Arnaud Benedetti et Thomas Bonnet.
00:03:18Remercions les téléspectateurs qui ont hissé CNews, donc première chaîne info de l'année 2025.
00:03:27C'est historique pour notre chaîne.
00:03:30En 9 ans, je le disais, CNews a multiplié son audience par 5,7.
00:03:35C'est une hausse de 467% entre 2017 et 2025.
00:03:42Et c'est vrai que j'ai une pensée tendre pour tous ceux qui passent des heures et des heures assez poumonnés
00:03:47pour tenter de faire de CNews un écran noir, qu'il n'existe plus CNews sur la TNT.
00:03:54J'ai vu tous les articles du Figaro, du Monde, du Parisien, nos amis bien sûr de Libération, les Echos également.
00:04:02J'aurais aimé vous proposer l'article de France Info, qui est un site public.
00:04:07Vous ne l'avez pas trouvé.
00:04:08Je ne l'ai pas trouvé, Judith. Je l'ai pourtant cherché.
00:04:11C'est quand même une information, ce n'est pas l'information du siècle.
00:04:16En revanche, dans le monde médiatique, dans le petit écran, c'est une information effectivement historique.
00:04:23C'est la première fois qu'il y a ce bouleversement dans le classement,
00:04:28à tel point d'ailleurs que l'agence France Presse en a fait une alerte hier, toute une dépêche,
00:04:33et que tous les médias, évidemment, ou les principaux médias l'ont traité en donnant l'information.
00:04:40Je croyais que l'information n'était pas une opinion, mais peut-être que sur France Info, ce matin,
00:04:45il y aura un article pour annoncer que CNews est donc la première chaîne Info de France.
00:04:50La dépêche, peut-être qu'ils n'ont peut-être pas vu la dépêche, peut-être qu'ils étaient occupés à autre chose,
00:04:54mais on peut quand même remercier aussi certains médias qui ont participé à nous faire de la pub.
00:04:59Ah, vous voulez dire, oui, effectivement, il y a une forme de publicité là-dedans en ne le traitant pas.
00:05:04Bon, c'est quand même une réussite importante.
00:05:07Ça n'a rien d'anecdotique, je le disais, parce que c'est peut-être aussi, à la réussite de CNews,
00:05:12c'est la volonté de traiter le réel, quand vous avez pendant des années des médias qui ont détourné le regard sur des sujets,
00:05:20les questions de sécurité qui sont désormais une priorité pour les Français,
00:05:24les questions aussi de pouvoir d'achat, de santé, d'immigration.
00:05:28Là aussi, ces sujets-là parfois étaient sous-traités.
00:05:31Alexandre Devecchio, bravo à vous d'ailleurs, parce que tous les jours vous venez pour commenter,
00:05:37décrypter l'actualité de façon extrêmement rigoureuse et professionnelle.
00:05:41Oui, moi, je crois que c'est un succès qui reflète aussi le pays.
00:05:46En réalité, il y avait peut-être tout un courant d'idées qui n'étaient pas représentés.
00:05:51Il y avait certains sujets que les autres médias n'osaient pas aborder,
00:05:55notamment tous les sujets sécuritaires et identitaires.
00:05:58Et c'est ça la clé, l'explication du succès.
00:06:02D'ailleurs, c'est amusant parce que les observateurs de gauche souvent retournent
00:06:07à confondre les causes et les conséquences.
00:06:10Je pense que le succès de CNews bouleverse le paysage politique, bouleverse le paysage social.
00:06:16En vérité, c'est parce que le paysage politique, social, la France est le bouleversé
00:06:21que CNews gagne des parts d'audience parce que les gens cherchent une clé d'explication.
00:06:27Le réel, tout simplement.
00:06:29Exactement. Et puis, je parlais des sujets sécuritaires et identitaires.
00:06:33Je parlais que CNews a été une des premières chaînes à parler des gilets jaunes,
00:06:36que c'est une des chaînes qui suit le plus les agriculteurs dans leur combat,
00:06:41que sur le plan international, elle a fait aussi entendre un autre son de cloche
00:06:46sur la question israélo-palestinienne.
00:06:49Donc, il ne faudra pas non plus caricaturer.
00:06:52Il y a à la fois le réel sur les questions françaises qui était tabou
00:06:55et à la fois plein de sujets, toute une France qui n'était pas représentée dans les médias qui l'est désormais.
00:07:01Mais j'ai une pensée pour les journalistes qui expliquent qu'il y a les bons et les mauvais journalistes,
00:07:07que certains journalistes de ma génération expliquent si et là qu'ils ne font pas le même métier que nous.
00:07:15J'ai une pensée pour Madame Delphine Ernotte qui nous a taxés de chaînes d'extrême droite.
00:07:20Delphine Ernotte, aujourd'hui, regardez l'audience de France Info, la chaîne d'information et l'audience de CNews,
00:07:26parler du réel, mettre des mots M-O-T-S sur nos mots M-A-U-X, de donner la parole aux Français,
00:07:34de créer ce lien naturel avec les téléspectateurs, voilà la boussole de CNews.
00:07:40Et c'est une chaîne d'opinion, d'opinion avec un S.
00:07:43Et cette liberté de ton et cette possibilité de laisser la porte ouverte à toutes les opinions,
00:07:49c'est vrai que ça peut déranger certains et c'est aussi ça qui bouleverse le paysage médiatique, Judith.
00:07:56Oui, alors vous parlez de Delphine Ernotte, ça tombe bien.
00:07:59On salue et on lui souhaite une belle année 2026, bien sûr.
00:08:02L'une des raisons du succès de CNews, c'est d'avoir pris l'exact contre-pied de sa doctrine à elle,
00:08:09qui consistait, rappelez-vous, elle l'avait dit, à décrire non pas le réel, mais la réalité telle qu'on voudrait qu'elle soit.
00:08:17C'est-à-dire d'avoir une position ouvertement idéologique, orientée et donneuse de leçons.
00:08:25Je pense qu'ici, ça n'amuse personne de parler des crimes tragiques à répétition, de la sécurité qui s'installe partout,
00:08:37de la fréquence de l'implication d'OQTF non exécutés dans des meurtres et des agressions sanglantes.
00:08:46On n'est pas des sadiques, ça ne nous fait pas plaisir, certainement pas.
00:08:51Et pourtant, on est obligé d'en parler, pourquoi ? Parce qu'on ne parle pas de la réalité telle qu'on voudrait qu'elle soit,
00:08:57c'est-à-dire que tous les étrangers arrivant en France s'assimilent parfaitement et coulent une vie heureuse, sans ennuyer personne.
00:09:05Mais vous avez tellement raison qu'aujourd'hui, cette ligne-là irradie.
00:09:12Il suffit simplement de tourner la tête et de voir nos excellents confrères qui font un travail formidable eux aussi
00:09:19et qui ont peut-être bougé dans le traitement de l'information.
00:09:22Les questions de sécurité qui sont parmi les priorités des Français, aujourd'hui, c'est un enjeu majeur.
00:09:28Je vois les unes des grands journaux ou des grandes chaînes d'information aujourd'hui.
00:09:35Vous avez les sujets de sécurité parce que ce ne sont pas que des faits divers.
00:09:39Il n'y a pas de sentiment d'insécurité comme certains veulent nous le faire entendre.
00:09:44La sécurité du quotidien, c'est une priorité, la priorité des priorités pour les Français à l'approche des municipales de 2026.
00:09:52Ce n'est pas moi qui le dis, c'est les Français.
00:09:54Il suffit juste de lever la tête, de les écouter, de tendre un micro et ensuite de se poser toutes les questions autour de ces sujets-là.
00:10:02Arnaud Benedetti, vous qui êtes le géopolitologue...
00:10:05Non, je ne suis pas géopolitologue.
00:10:06Si, vous êtes géopolitologue.
00:10:07Vous êtes docteur en politique.
00:10:09Je n'ai pas une compétence universelle.
00:10:11Arnaud Benedetti, bien sûr.
00:10:12Je sais que certains l'ont, mais ce n'est pas mon cas.
00:10:14Non, mais si vous voulez, moi je rejoins ce qu'a dit Alexandre Vecchio,
00:10:16c'est que les médias n'ont jamais été qu'un baromètre d'une société à un moment donné.
00:10:20Donc, moi, ce qui me frappe dans ce qui se passe en ce moment dans le monde médiatique,
00:10:24c'est que le monde médiatique est très polarisé comme l'est la société française.
00:10:28Finalement, le monde médiatique vient dire les fractures qui sont celles de la société française.
00:10:32Mais ce qui est intéressant, en effet, de voir, c'est que des sujets qui étaient des sujets
00:10:37qui étaient considérés comme des sujets, notamment par une certaine presse mainstream,
00:10:42comme des sujets dits populistes, sont aujourd'hui repris par la plupart des médias tout simplement
00:10:48parce qu'ils ne peuvent pas faire autrement, en l'occurrence.
00:10:51Ensuite, il y a des logiques évidemment de concurrence qui existent dans le monde médiatique
00:10:55et ils voient que ce qui marche chez CNews, il va peut-être falloir aller quelque part voir ce qui se passe
00:11:02pour essayer de ramener aussi des parts de marché.
00:11:04Il y a aussi cette logique-là qu'il ne faut pas non plus totalement écarter.
00:11:08Mais ce qui est vrai aujourd'hui…
00:11:09Ce n'est pas dit non plus.
00:11:10D'ailleurs, ce pragmatisme-là, pareil quand vous êtes patron…
00:11:12Vous voyez la réussite de CNews, vous mettez CNews et vous dites qu'est-ce que je peux faire
00:11:17pour finalement récupérer un peu de téléspectateurs.
00:11:19C'est que vous pouvez casser le baromètre mais la fièvre ne va pas pour autant baisser.
00:11:25C'est ça qui est important.
00:11:26Et donc la fièvre est très forte aujourd'hui.
00:11:28Et encore une fois, il faut rester humble.
00:11:31La concurrence, vous le dites, est féroce, importante.
00:11:34Il y a des journalistes dans toutes les rédactions.
00:11:36Et tant mieux, tant mieux !
00:11:38Elle est légitime.
00:11:40Et elle est légitime.
00:11:41Je n'oublie pas, dans cette année 2025, ce qui a été pour moi encore plus historique,
00:11:45c'est la fermeture de C8 par l'ARCOM, validée par le Conseil d'État.
00:11:50C'est du jour au lendemain mettre sur la paille 400 salariés.
00:11:53Alors que C8 était la première chaîne d'information de la TNT.
00:11:59Que la cible de cette fermeture, il s'appelait Cyril Hanouna.
00:12:02Il s'avait alors que Cyril Hanouna, six mois plus tard,
00:12:05il fait 2 millions de téléspectateurs sur W9, sur M6.
00:12:10Donc en fait, ils ont fait n'importe quoi.
00:12:12Et dans votre édito, il faut aussi remercier tous ceux qui ont voulu faire taire CNews.
00:12:17Bien sûr.
00:12:18Je pense à Émeric Caron.
00:12:19Je le salue.
00:12:20Regardez, première chaîne d'information de France, Émeric Caron.
00:12:23Vous avez oublié Jean-Michel Apathy.
00:12:25Mais Jean-Michel Apathy, il est déjà en difficulté parce que son livre ne se vend pas.
00:12:30Je ne vais pas continuer sur Jean-Michel Apathy.
00:12:32En revanche, Émeric Caron, je le salue.
00:12:34Et il faut vraiment remercier évidemment les téléspectateurs.
00:12:37Il faut remercier aussi, bien sûr, toute la rédaction de CNews,
00:12:41qui est magnifiquement représentée avec Thomas Bonnet et Sabrina.
00:12:44Et c'est vous, ce contact, ce lien qui s'est créé avec les téléspectateurs.
00:12:50Quand vous nous interpellez dans la rue, on se parle comme si on était des copains de 20 ans.
00:12:54C'est fascinant de voir ça.
00:12:56Thomas Bonnet, peut-être un mot sur cette année historique ?
00:13:00Je vais passer pour le Fayot, mais je veux aussi remercier la direction.
00:13:04Parce que c'est aussi le succès d'une direction.
00:13:06Évidemment.
00:13:07Parce qu'il y a aussi une formule.
00:13:08Vous négociez votre prime.
00:13:09Mais bien sûr, allez-y.
00:13:10Allez-y.
00:13:11À bon ententeur.
00:13:12Allez-y.
00:13:13Parce que Arnaud Benedetti a parlé de baromètre.
00:13:15Serge Nedjar, quand j'ai été recruté, il n'y a pas si longtemps, avait dit
00:13:18qu'on est le miroir de ce qui se passe en France.
00:13:20Et je trouve que l'expression correspond plutôt bien à ce que proposent CNews.
00:13:24Et le succès de CNews, il est là aussi.
00:13:26C'est que les gens voient à l'antenne ce qu'ils vivent dans leur vie.
00:13:29Et ça fait une grande différence parce que jusqu'à présent, il y avait une forme d'idéologie
00:13:33qui est toujours là, rassurez-vous, dans un bon nombre de médias
00:13:36où on disait en effet la réalité telle qu'on aimerait qu'elle soit.
00:13:39Écoutez, voilà.
00:13:40On ne va pas passer trois heures sur cette information,
00:13:43mais qui reste quand même une information importante, bien sûr, dans le monde médiatique.
00:13:49Je disais, les choses commencent à bouger.
00:13:51Il y a quand même des sujets qui sont absolument sous-traités.
00:13:53Dans cette émission, on va revenir sur les heures en France
00:13:56après le match de la Coupe d'Afrique des Nations.
00:13:59Hier soir, on était les seuls à en parler.
00:14:01C'est hallucinant.
00:14:02La France insoumise qui est en train d'avancer à visage découvert
00:14:07et qui fonce dans le communautarisme, voire dans le racialisme,
00:14:13personne n'en parle ces derniers jours
00:14:16de M. Bilongo, de M. Diwara, de M.… comment s'appelle-t-il ?
00:14:22De Logu, j'avais oublié le prénom. Merci, Thomas Bonnet.
00:14:26Il y a une belle séquence-là de…
00:14:27Personne n'en parle. Ils ont tous la trouille d'en parler.
00:14:30Ils ont tous la trouille d'en parler.
00:14:32Et normalement, toutes les associations SOS Racisme…
00:14:35C'est les vacances, bien sûr, ils ont besoin de vacances,
00:14:37ils ont tellement travaillé.
00:14:38Mais vous faites le schéma inverse, mais les plaintes,
00:14:42elles seraient déjà… il y aurait une pile de plaintes
00:14:44si ces propos avaient été tenus par des responsables
00:14:48de la droite radicale et faisaient, finalement, le scénario inverse.
00:14:52Mais avant cela, quand même, il est 9h14 sur CNews et sur Europe 1,
00:14:56cette information qui nous a tous sidérés.
00:14:59On pensait avoir touché le fond, on est en train de creuser.
00:15:02Ce lundi, la caserne de l'amicale des pompiers de hier, dans le Var,
00:15:06a été victime d'un cambriolage.
00:15:08On parle de 140 000 euros de dons des calendriers
00:15:12pour les orphelins qui ont été dérobés.
00:15:14Sabrina Berlin-Bouillet du service police-justice de CNews,
00:15:17est-ce que vous pouvez nous expliquer ce qui s'est passé ?
00:15:20Oui, la découverte s'est faite hier matin.
00:15:22Un coffre, en fait, a été fracturé au sein même de la caserne
00:15:26de pompiers dans le Var de hier.
00:15:28Dans ce coffre, il y avait toute la recette des ventes
00:15:31de calendriers des pompiers et puis des dons.
00:15:34Et donc, la somme, elle est importante.
00:15:35C'est environ 140 000 euros.
00:15:38Cet argent, il était destiné à qui ?
00:15:40À des enfants, à des orphelins, des pompiers,
00:15:43et aussi à quelques activités au sein de la caserne.
00:15:47Donc, évidemment, ce qui se pose comme question,
00:15:49c'est qui a pu agir parce que c'était au sein même
00:15:51de la caserne.
00:15:53Cette caserne, oui, elle est sécurisée.
00:15:55Mais j'ai envie de vous dire, comme toutes les casernes de France,
00:15:57c'est-à-dire qu'il y a des roulements
00:15:58et les pompiers sont présents au sein de la caserne.
00:16:00Mais il n'y avait pas de caméras de vidéosurveillance.
00:16:03Donc, l'enquête sera peut-être quand même plus compliquée que prévue.
00:16:06C'est un nouveau coup dur.
00:16:08Et Eric Borgardi va vous en parler
00:16:10parce que les pompiers, lorsqu'ils font cette collecte de dons,
00:16:14cette collecte de vente de calendriers,
00:16:16ils font du porte-à-porte.
00:16:18Et là aussi, cette tradition, parce que c'était une tradition,
00:16:21c'est devenu dangereux.
00:16:22C'est devenu risqué pour eux il y a peu de temps.
00:16:24Un pompier s'est fait agresser en vendant des calendriers.
00:16:27Il s'est fait agresser, violenter,
00:16:30et on lui a volé sa recette.
00:16:32Voilà où on en est aujourd'hui.
00:16:34Voilà le quotidien aussi des sapeurs-pompiers de France.
00:16:37Il faut s'en rendre compte.
00:16:38Et maintenant, ce vol, il les touche particulièrement
00:16:41parce qu'il est aussi au sein même de leur caserne.
00:16:44Je vous dis, c'est une honte absolue.
00:16:46Eric Borgardi est avec nous, commandant Eric Borgardi,
00:16:48porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers.
00:16:51Merci d'être en direct avec nous.
00:16:53Alors, on va rester prudents puisque l'enquête est en cours.
00:16:56Ce qui est certain, c'est qu'un ou plusieurs individus
00:16:59sont allés fracturer un coffre-fort
00:17:02pour récupérer de l'argent
00:17:05qui devait servir justement aux orphelins.
00:17:08Vous avez dit, c'est une honte sur les réseaux sociaux, Eric Borgardi.
00:17:12Oui, c'est une honte.
00:17:13Ça a été très bien expliqué par votre journaliste à l'instant.
00:17:15Le sujet, c'est très clair, c'est que lorsque les sapeurs-pompiers
00:17:18sont déjà tout le cas en plein cœur
00:17:19par le fait d'avoir une infraction à l'intérieur d'une caserne,
00:17:21mais qui en plus viennent récupérer les dons
00:17:24qui ont été donnés suite à la distribution des calendriers en fin d'année,
00:17:28cette récolte permet justement de venir en aide aux familles en difficulté
00:17:33et de venir surtout en aide et encadrer 1755 orphelins de sapeurs-pompiers
00:17:37à travers la France et particulièrement dans le Var,
00:17:39où vous le savez, le Var est vraiment impacté l'été par les feux de forêt
00:17:43avec des risques inimaginables pris par les sapeurs-pompiers.
00:17:45Et toute cette toilette servait déjà d'une part pour les orphelins de sapeurs-pompiers,
00:17:49mais en plus de pouvoir améliorer les conditions de travail
00:17:52à l'intérieur des casernements.
00:17:53Donc cela veut dire qu'aujourd'hui, ce sont les sapeurs-pompiers
00:17:56qui sont pénalisés, ce sont des sapeurs-pompiers
00:17:58qui aujourd'hui doivent très sincèrement refaire face d'une situation
00:18:03qui aujourd'hui est intolérable, inacceptable.
00:18:06Et j'espère que les auteurs de cette infraction vont être prunis
00:18:10à la hauteur justement du préjudice qui a suivi.
00:18:13Ce n'est pas uniquement un préjudice matériel,
00:18:14c'est surtout un préjudice de dons, c'est un préjudice moral,
00:18:17c'est un préjudice qui vient toucher les orphelins de sapeurs-pompiers et les familles.
00:18:20C'est strictement intolérable.
00:18:22Donc à partir de là, les enquêtes sont en cours,
00:18:24sont très bien menées justement par la police
00:18:26avec tous les apports nécessaires apportés par les sapeurs-pompiers
00:18:29de la caserne d'hier.
00:18:30Aujourd'hui, on est à bas sourdis,
00:18:32on est très clairement sous le choc
00:18:34parce que lorsque l'on vit à l'intérieur de Caserne,
00:18:36qu'on profite de l'absence des sapeurs-pompiers
00:18:37qui sont partis en intervention justement pour porter secours
00:18:40et qu'on profite justement de cette unité opérationnelle
00:18:45qui est à l'extérieur
00:18:46pour pouvoir venir enfreindre les règles
00:18:48et surtout pénétrer à l'intérieur et dérober la collecte de dons.
00:18:51Et bien écoutez, merci, on entend votre colère,
00:18:53Éric Brocardi,
00:18:55porte-parole de la Fédération Nationale des sapeurs-pompiers
00:18:59et commandant donc Éric Brocardi.
00:19:01Je vous propose d'écouter également
00:19:03Mickaël Monoir,
00:19:04fête de la Fédération Nationale des sapeurs-pompiers
00:19:06qui lui aussi exclut sa colère
00:19:08et disait c'est une honte.
00:19:10C'est une honte, c'est intolérable.
00:19:12Nous sommes abasourdis, sans voix.
00:19:14Vous l'avez dit, nos collègues du VAR
00:19:16condamnent fermement cet acte exceptionnel.
00:19:19Ce n'est pas acceptable d'avoir ce genre d'acte.
00:19:23Pour quelles raisons ils peuvent faire cela ?
00:19:26Que tout simplement, comme chaque vol,
00:19:29que ce soit chez les sapeurs-pompiers,
00:19:31tout simplement, il y a derrière cela des actions, du travail
00:19:36et c'est pour lequel, tout simplement,
00:19:38on ne peut que leur demander de se dénoncer,
00:19:43de rapporter cet argent.
00:19:45Il y a 330 000 cambriolages en France recensés en 2024.
00:19:51On a commencé l'émission à 9h, il est 9h19.
00:19:55C'est un cambriolage en France toutes les minutes 30.
00:19:58Donc depuis le début de l'émission, faites le calcul,
00:20:00vous en avez déjà quelques-uns de cambriolages
00:20:03qui ont été effectués sur notre sol.
00:20:07Et là, en revanche, on a l'impression que tout est désacralisé.
00:20:12On s'en prend à une caserne de pompiers.
00:20:14Il faut faire attention et être prudent parce que...
00:20:17C'est parce qu'il y a eu des complicités à l'intérieur.
00:20:19Ben voilà, des complicités à l'intérieur.
00:20:22L'enquête va se poursuivre pour savoir.
00:20:25Mais il faut là aussi que l'enquête
00:20:29qui permettra de retrouver le ou les voleurs.
00:20:32Il faut ensuite que la justice réponde de manière extrêmement ferme.
00:20:37Il faut faire de ce sujet-là un symbole.
00:20:39Et de dire, vous voyez, un cambriolage, je crois que c'est 5 ans de prison minimum.
00:20:44Enfin, en tous les cas, si c'est un cambriolage simple.
00:20:46Et jusqu'à 10 voire 20 ans de réclusion criminelle,
00:20:50s'il y a des violences graves qui sont commises,
00:20:52et 10 ans de prison si c'est avec des circonstances aggravantes.
00:20:56Bon ben, vous avez le quantum des peines.
00:20:58On verra ce qui pourra se passer si on retrouve les individus.
00:21:01Mais prudence, vous avez raison.
00:21:03Mais cette information, là aussi, vous vous imaginez, vous vous dites,
00:21:06vous écoutez Europe 1, CNews, vous regardez, vous êtes à maintenant au cambriolage.
00:21:09Vous avez raison, Judith Vindraub.
00:21:11Sabrina ?
00:21:12Oui, mais il faut souligner que les sapeurs-pompiers sont particulièrement visés ces dernières années.
00:21:16Au même titre que les policiers.
00:21:18Sauf que les policiers, ça s'est accentué dans la violence,
00:21:21mais cette violence existait déjà un petit peu avant.
00:21:24Les sapeurs-pompiers, c'est quand même un phénomène assez récent
00:21:26quand on voit qu'à certains endroits, ils sont obligés d'être sécurisés
00:21:30par les policiers pour intervenir.
00:21:32Je vous rappelle que les sapeurs-pompiers, ils interviennent partout.
00:21:35C'est pour secourir, aider, et qu'aujourd'hui, ils soient en danger.
00:21:41C'est quand même un signe très inquiétant.
00:21:43L'omerta, à présent, parce que si ça bouge dans les médias,
00:21:46ça commence un peu, mais ce n'est pas total.
00:21:48C'est-à-dire que ce dont on va parler à 9h21,
00:21:52les autres médias n'en ont pas parlé ces dernières heures.
00:21:55Pourtant, ces faits-là sont des faits majeurs.
00:22:00Vous avez, je résume rapidement, une compétition de football
00:22:04qui s'appelle la Coupe d'Afrique des Nations,
00:22:06qui se passe dans de très bonnes conditions actuellement au Maroc.
00:22:09Vous avez des matchs, donc, qui se jouent chaque week-end
00:22:13et tout au long de la semaine,
00:22:15avec notamment l'Algérie qui a joué dimanche soir.
00:22:18Tout s'est très bien passé au Maroc.
00:22:20Le public algérien qui était présent dans le stade
00:22:22est même allé jusqu'à ranger leurs corners,
00:22:25c'est-à-dire qu'ils ont débarrassé, pris des poubelles
00:22:27pour tout ranger au Maroc.
00:22:29En France, vous avez eu des violences à Roubaix, à Lille, à Marseille, à Lyon.
00:22:36Vous avez des policiers qui ont été visés.
00:22:38À Roubaix, vous avez des réfrigérateurs, des caddies qui ont été incendiés.
00:22:42Une automobiliste a renversé un supporter algérien de panique, le blessant au Tibia.
00:22:47À Marseille, c'est un tramway qui a été dégradé dans la soirée.
00:22:50À Toulouse, les supporters ont tenté d'arracher le drapeau français
00:22:53et de la mairie du quartier du Mirail.
00:22:57Et puis à Lyon, vous avez une influence franco-algérienne
00:23:00qui s'est permise d'insulter la France,
00:23:03qui avait déjà été condamnée en avril dernier à neuf mois de prison
00:23:07pour avoir menacé de mort des opposants au gouvernement téboune.
00:23:12Et ça, personne n'en parle.
00:23:14Voyez le sujet de Pauline Trefzer.
00:23:16Écoutez.
00:23:17Des mortiers d'artifices tirés en pleine rue.
00:23:22La Seine s'est passée à Roubaix mercredi dernier,
00:23:26en marge de la première victoire de l'Algérie à la Cannes,
00:23:29la Coupe d'Afrique des Nations.
00:23:32Ce quartier a été investi par 200 personnes,
00:23:36fumigènes et mortiers d'artifices à la main pour certaines.
00:23:40Policiers et CRS sont intervenus pour sécuriser la zone.
00:23:44Ce dimanche, la ville a dû barricader le quartier de bloc de béton
00:23:49en prévision du deuxième match de l'équipe d'Algérie.
00:23:53Mais cette fois, c'est à Lyon que la scène se répète.
00:23:56Sur les réseaux sociaux, l'influenceuse franco-algérienne
00:23:59Sophia Benleman, condamnée pour menace de mort et incitation à la haine,
00:24:03s'affiche entourée de supporters.
00:24:06Tous chantent des menaces à l'encontre de la France.
00:24:09A Lille, quatre personnes ont été placées en garde à vue.
00:24:28Alors, les chants que vous avez entendus,
00:24:31je vais vous les traduire pour les auditeurs d'Europe 1.
00:24:33Vous nous avez colonisés, vous êtes fichus, le pays est le nôtre,
00:24:37on fait ce qu'on veut.
00:24:38Ces slogans hostiles à la France ont été entendus dans les rues de Lyon.
00:24:41Et sur la vidéo, on aperçoit Sophia Benleman,
00:24:45influenceuse franco-algérienne,
00:24:47condamnée en avril dernier à neuf mois de prison avec sursis
00:24:49pour avoir menacé de mort des opposants au gouvernement Théboun.
00:24:52Thomas Bonnet.
00:24:54En plus, on a découvert ensuite qu'elle avait déjà participé
00:24:56à l'envahissement du terrain lors du match France-Algérie en 2001.
00:24:59Donc, elle n'est pas à son coup d'essai.
00:25:01Cette femme qui a été condamnée au mois d'avril,
00:25:03c'était il n'y a pas si longtemps.
00:25:05La justice lui a suspendu l'utilisation de ses réseaux sociaux pour six mois.
00:25:08Et voilà ce qu'elle fait maintenant.
00:25:09Elle déverse à nouveau cette haine.
00:25:11Moi, je trouve ça insupportable.
00:25:12Je pense, comme tous les Français qui voient ces images,
00:25:14qui se demandent comment on peut tolérer ?
00:25:16Quel pays au monde tolère que dans ces rues,
00:25:18des gens crachent à la figure de ce pays ?
00:25:20Moi, je trouve ça insupportable.
00:25:22S'ils ne sont pas heureux,
00:25:23s'ils trouvent que la France est un pays merdique,
00:25:25pour reprendre leur expression,
00:25:26il y a beaucoup de pays dans le monde
00:25:27dans lesquels ils sont libres de s'installer.
00:25:29Arnaud Belenetti.
00:25:30Oui, rien de surprenant,
00:25:31parce que c'est malheureusement quelque chose
00:25:33qu'on voit maintenant de manière régulière
00:25:34dès qu'il y a un match de l'Algérie.
00:25:36La réalité, c'est que ça s'inscrit en plus dans un contexte
00:25:38qui est celui des relations diplomatiques
00:25:40pour le moins conflictuelles.
00:25:41C'est le moins qu'on puisse dire entre Paris et Alger.
00:25:44Je rappelle quand même que dimanche ou samedi dernier,
00:25:47le Parlement algérien a voté une loi
00:25:50criminalisant la présence française en Algérie,
00:25:54et que ce qu'on aperçoit finalement
00:25:56depuis que Teboune a été élu,
00:25:58c'est-à-dire après le mouvement du Hirak,
00:26:00c'est qu'il y a une volonté
00:26:02quasiment affichée et assumée du pouvoir algérien
00:26:05d'instrumentaliser une partie de la diaspora algérienne en France
00:26:09pour mener des actions de déstabilisation.
00:26:11Ça, c'est quelque chose de nouveau
00:26:14et d'assumé encore une fois par le pouvoir algérien.
00:26:17Et je note que beaucoup d'opposants algériens
00:26:19qui essayent de faire entendre une voix différente
00:26:23sont eux-mêmes, et c'est intéressant d'ailleurs,
00:26:25menacés par d'autres Algériens
00:26:28qui, bien évidemment, sont des soutiens du régime.
00:26:31Du régime.
00:26:32Du régime de Teboune.
00:26:33Mais ce qui est sidérant également,
00:26:34c'est que c'est une compétition qui se passe
00:26:36à des milliers de kilomètres de notre sol,
00:26:38et vous avez ces tensions sur notre territoire
00:26:41alors que tout se passe bien au Maroc.
00:26:44Et évidemment au Maroc, vous avez...
00:26:47La police n'agit pas.
00:26:49La police est présente en France,
00:26:51vous avez ces confrontations-là.
00:26:52Oui, on a la police marocaine.
00:26:53Mais moi, je vais vous dire,
00:26:55c'est pas forcément là.
00:26:56Les sanctions au Maroc sont certainement
00:26:57tout à fait immédiates.
00:26:58Ah, vous parlez d'immédiateté.
00:27:00Mais Mathieu, rapidement, avant une courte pause.
00:27:03Ces gens-là ne font pas un dixième de ce qu'ils font
00:27:06dans leur pays dit d'origine
00:27:08ou même pour ceux qui ne sont même pas d'origine algérienne,
00:27:10dans les pays pour lesquels ils soutiennent
00:27:13et ils portent le drapeau.
00:27:14C'est ça aujourd'hui un des véritables problèmes.
00:27:16C'est que des pays comme le Maroc
00:27:17sont plus capables aujourd'hui
00:27:19d'organiser des compétitions sportives sécurisées
00:27:21qu'en France où on a à chaque fois
00:27:23des heurts, des violences, etc.
00:27:25Parce que je peux vous faire le catalogue
00:27:26de l'année 2025
00:27:28entre les matchs du PSG,
00:27:30les Coupes d'Afrique sauvages dans les quartiers
00:27:33dans notre pays.
00:27:34On pourrait même faire l'année 2026.
00:27:36On va voir ce qui se passe pendant la Coupe du Monde.
00:27:38Mais dès qu'il y a une victoire de l'Algérie
00:27:40ou du Maroc, par exemple,
00:27:41à la Coupe du Monde,
00:27:42vous verrez qu'il y aura les mêmes scènes à Paris
00:27:44et pas ces scènes-là dans ces pays-là.
00:27:46On pourrait vous répondre qu'en 2024,
00:27:48on a juste organisé les Jeux Olympiques
00:27:50et que les Jeux Olympiques à Paris
00:27:51se sont passés dans des formidables conditions.
00:27:53On continue de parler de ce sujet
00:27:55parce que c'est un sujet essentiel.
00:27:57Essentiel, bien sûr.
00:27:58Sous-traité, l'Omerta, la trouille,
00:28:01dirait certains des médias,
00:28:02de parler de ce sujet.
00:28:04On reviendra sur le dispositif de sécurité
00:28:06puisque le 31 décembre, demain,
00:28:08il y a un nouveau match.
00:28:09Qu'est-ce qui va se passer demain ?
00:28:11Donc, on en parle juste après la pause.
00:28:12Restez avec nous sur CNews.
00:28:13CNews, la première chaîne d'information
00:28:16de l'année 2025.
00:28:219h30 sur CNews et sur Europe 1,
00:28:23le point sur l'information
00:28:24avec Soumaïa Labidi.
00:28:25Bonjour Soumaïa.
00:28:30Bonjour à tous.
00:28:3190 000 policiers et gendarmes mobilisés
00:28:33dans toute la France
00:28:34pour encadrer les festivités du 31 décembre,
00:28:37dont 10 000 pour la petite couronne
00:28:39avec un gros dispositif prévu
00:28:40sur les Champs-Elysées à Paris
00:28:42incluant un périmètre de protection
00:28:44a annoncé ce matin Laurent Nouniès,
00:28:46le ministre de l'Intérieur.
00:28:48Ce sera finalement en 2030.
00:28:50La lutte contre la pollution plastique
00:28:52en pause.
00:28:53L'interdiction des gobelets jetables
00:28:54qui devaient entrer en vigueur
00:28:56le 1er janvier 2026
00:28:57est repoussée de 4 ans,
00:28:59selon un arrêté publié ce matin
00:29:00au journal officiel.
00:29:02Et puis, Donald Trump et Benyamin Netanyahou
00:29:05Dursis le ton envers le Hamas,
00:29:07réunis à Mar-a-Lago hier en Floride.
00:29:09Les deux dirigeants ont sommé
00:29:11le groupe terroriste
00:29:12de respecter les engagements
00:29:13du plan de paix pour Gaza
00:29:14et ont réaffirmé leur opposition
00:29:16à toute tentative de réarmement de l'Iran.
00:29:19Merci Sommayel Abidi pour le point sur l'information.
00:29:22On est toujours avec Arnaud Benedetti,
00:29:25Mathieu Hock, Alexandre Devecchio,
00:29:27Judith Vintraube, Sabrina Berlin-Bouillet,
00:29:30vous êtes journaliste au service police-justice de CNews,
00:29:32et Philippe Meyer,
00:29:33membre du bureau exécutif du CRIF.
00:29:35Merci d'être avec nous, cher Philippe,
00:29:37puisqu'on reviendra sur l'antisémitisme en France,
00:29:40cette incapacité à endiguer cette problématique majeure
00:29:45et qui entraîne aujourd'hui le départ de Français
00:29:49de confession juive vers Israël
00:29:51et cette explosion des départs lors de l'année 2025.
00:29:54Mais revenons sur l'actualité que nous traitions
00:29:56il y a quelques instants sous-traités dans les médias,
00:29:59à savoir les heures en marge de la victoire
00:30:02de l'Algérie dimanche soir
00:30:04pour un match de Coupe d'Afrique des Nations
00:30:06qui se déroule actuellement au Maroc.
00:30:08Et vous avez donc en France
00:30:10de nombreuses tensions dans plusieurs villes de France.
00:30:13Je note que visiblement
00:30:15la question n'a pas été posée
00:30:17au ministre de l'Intérieur Laurent Nunez
00:30:19qui était l'invité de France Inter ce matin.
00:30:22Donc c'est là aussi où on voit
00:30:25que c'est très intéressant
00:30:27le traitement médiatique, l'omerta de certains médias.
00:30:30Alors restons présents
00:30:31parce que je n'ai pas pu écouter tout l'entretien
00:30:33mais en régie on me dit
00:30:36que visiblement la question n'a pas été posée.
00:30:38Sabrina, est-ce qu'on peut rappeler
00:30:40aux auditeurs d'Europe 1 et aux téléspectateurs de CNews
00:30:43ce qui s'est passé dimanche, ce qui a été recensé ?
00:30:46Donc dimanche soir, c'était le match de la Cannes
00:30:49de l'Algérie face au Burkina Faso.
00:30:51C'est l'Algérie qui a gagné
00:30:53et s'en est suivi une succession de troubles
00:30:56à l'ordre public un peu partout en France.
00:30:58En France, à Lille par exemple, 4 personnes ont été placées
00:31:01en garde à vue parce qu'à Lille,
00:31:02ils étaient une centaine de supporters algériens
00:31:04à bloquer les voies de circulation,
00:31:06à effectuer des tirs de mortiers dans la rue.
00:31:09Ils ont également poussé et pris en otage une voiture.
00:31:14La conductrice a paniqué et a blessé un des jeunes hommes
00:31:18qui était devant elle en lui roulant sur le pied.
00:31:20Il y a eu des dégradations à Roubaix.
00:31:22Les supporters s'en sont pris là aussi aux policiers
00:31:25en leur tirant des mortiers d'artifice dessus.
00:31:27Ils ont aussi brûlé des caddies, des réfrigérateurs en pleine rue.
00:31:30Deux gardes à vue à Marseille où le tramway a été dégradé
00:31:33et a entraîné l'arrêt de tout le réseau.
00:31:35Là aussi, des policiers ont été pris à partie.
00:31:38À Toulouse, une vingtaine d'individus tentaient
00:31:40d'arracher le drapeau français de la mairie.
00:31:42Et à Lyon, là encore, des policiers ont été pris pour cible.
00:31:46Tout ça par des supporters algériens, manifestement,
00:31:49et pendant toute la soirée.
00:31:51Jean-Baptiste Marty du service police-justice d'Europe 1,
00:31:56et c'est une information européenne, annonce que de nouveaux incidents
00:31:59hier soir après un match de la Cannes, ça s'est passé à Lille.
00:32:02Une cinquantaine de supporters marocains ont tiré des mortiers d'artifice
00:32:06en direction des forces de l'ordre.
00:32:08Un policier a d'ailleurs été légèrement blessé.
00:32:10Et Sifan, interpellé, précise une source policière.
00:32:15Et parmi toutes les images, vous les voyez,
00:32:17si cette influenceuse franco-algérienne condamnée en avril dernier
00:32:22pour menace de mort contre des individus qui étaient contre le régime de Téboune,
00:32:28qu'on revoit là menacer et insulter la France.
00:32:32Mais attendez, ce que je ne comprends pas, c'est l'impuissance de l'État.
00:32:37Si cette femme considère que la France, pays dans lequel elle est,
00:32:42est un problème, est un danger, est une menace, pourquoi reste-t-elle ?
00:32:47La question, les auditeurs ou les téléspectateurs peuvent se dire,
00:32:49mais c'est si difficile, par exemple, la déchéance de nationalité ?
00:32:52C'est ce que j'allais dire.
00:32:54Effectivement, c'était Manuel Valls qui voulait le faire après le 13 novembre.
00:32:59Et je pense que ça aurait été utile,
00:33:01pas seulement dans les cas les plus tragiques de terrorisme,
00:33:03mais pour toutes ces personnes qui sont en France,
00:33:06qui profitent du système français, mais qui haïssent le pays,
00:33:09qui vomissent sur le pays.
00:33:11Un pays qui se respecterait, elle serait dans l'avion.
00:33:14Elle serait déchue de sa nationalité française, elle serait dans l'avion.
00:33:17Je pense que l'Algérie, dans le sens inverse, le ferait.
00:33:20Ce qui est amusant, dans la schizophrénie de ces personnes-là...
00:33:23Ils ont mis en prison un innocent pendant un an.
00:33:25Ils ont encore un deuxième innocent français, Christophe Goulez.
00:33:28En prison, oui.
00:33:29Et ce qui est amusant, alors ce n'est pas amusant,
00:33:31mais ce qui révèle la schizophrénie de ces gens-là,
00:33:33c'est que je pense qu'elle serait déchue de sa nationalité,
00:33:37on voudrait la remettre dans l'avion.
00:33:39Elle ne voudrait pas.
00:33:40L'Algérie est un pays formidable, mais je suis sûr qu'elle ne veut pas y aller.
00:33:43Et je suis sûr aussi que le régime algérien ne veut pas la reprendre.
00:33:46Donc, si vous voulez, on a un problème.
00:33:49Le tabou de ces violences, c'est quand même la faillite d'une partie,
00:33:54pas toutes, heureusement, d'une partie de l'immigration algérienne.
00:33:59Arnaud Benedetti disait que le régime instrumentalise la diaspora.
00:34:02C'est vrai, mais malheureusement, il trouve un terreau favorable chez certains,
00:34:06encore une fois, pas tous, mais chez certains Algériens
00:34:09qui sont parfois nés ici, qui sont parfois de la deuxième ou de la troisième génération,
00:34:13et qui pourtant ne s'identifient pas à la France
00:34:16et nourrissent une forme de détestation pour la France.
00:34:19Je crois que c'est parce que, justement, on a été faibles et on a laissé...
00:34:22Voilà.
00:34:23Quand ils voient ça, les jeunes algériens, les jeunes franco-algériens,
00:34:26ils ne comprennent pas dans quel pays ils vivent.
00:34:29La France ne se respecte pas.
00:34:31Je rappelle les propos tenus par Mme Benleman et ses champs scandés dans la rue à Lyon.
00:34:37Vous nous avez colonisés.
00:34:39Vous êtes...
00:34:40J'ai des fichus, mais certains le traduisent comme vous êtes dans la merde.
00:34:43Ce pays, en parlant de la France, est le nôtre.
00:34:46On fait ce qu'on veut, Judith Vintraume.
00:34:48Deux, trois détails sur le curriculum vitae de Mme Benleman.
00:34:52Benleman.
00:34:53Elle a 54 ans.
00:34:55Sa première condamnation en France remonte à 2001,
00:34:59date à laquelle elle avait participé à l'invasion de la pelouse du Stade de France.
00:35:05Elle avait déjà été condamnée à de la prison avec sursis.
00:35:092001, on arrive en 2026, 25 ans après.
00:35:14Je vous passe toutes les fois où elle a eu affaire à la police entre 2001 et maintenant.
00:35:22Elles sont nombreuses, à chaque fois pour des injures,
00:35:25soit racistes, soit antisémites, soit les deux.
00:35:28Parce qu'il ne faut pas oublier non plus qu'elles se registrent là.
00:35:31Que fait-elle en France ?
00:35:33C'est la question que tout le monde se pose aujourd'hui.
00:35:35Si elle déteste tant la France, qu'est-ce qu'elle fait encore ?
00:35:38Mais prison avec sursis, ça veut dire nouvelle condamnation.
00:35:42Oui, parce qu'il y a un signalement qui a été fait.
00:35:44Il y a une plainte qui a été déposée.
00:35:46On imagine qu'il faut suivre attentivement le dossier.
00:35:49Mais dans les prochaines heures, potentiellement,
00:35:51elle peut être placée en garde à vue.
00:35:54Et puisqu'elle a été condamnée à de la prison avec sursis,
00:35:58qu'en sera-t-il pour ces prochaines condamnations ?
00:36:01Si condamnations, il y a...
00:36:03Mais évidemment, puisqu'elle n'est absolument pas représentative.
00:36:07Vous avez raison, Mathieu Hock.
00:36:09Elle n'est pas représentative de la grande majorité de la communauté franco-algérienne
00:36:15en France et qui épouse...
00:36:17Personne n'essaie de la faire taire.
00:36:19Alors, ça, je n'en suis pas si sûr, vous savez...
00:36:22Autour-duels, là ?
00:36:23Non, mais Autour-duels, ils sont 50.
00:36:25En revanche, lorsqu'il y avait eu le 31 mai,
00:36:27les tensions en marge de la finale de la victoire du PSG en Ligue des champions,
00:36:32vous avez bon nombre de jeunes issus ou moins jeunes,
00:36:35issus des quartiers populaires,
00:36:36faire des vidéos en disant, vous êtes une honte,
00:36:38vous n'êtes absolument pas représentatif de ce qui se passe dans les quartiers populaires.
00:36:42Avançons et parlons de l'antisémitisme à présent.
00:36:45Avec vous, Philippe Meyer, vous êtes membre du bureau exécutif du CRIF.
00:36:48C'est un chiffre qui en dit long sur l'inquiétude des Français de confession juive.
00:36:53Cette année, selon les chiffres du ministère de l'Immigration israélien,
00:36:56les départs de Français juifs en direction d'Israël ont explosé.
00:37:00La cause première serait donc la montée de l'antisémitisme.
00:37:04Et c'est tout l'échec français de voir cela.
00:37:08Parce que moi, je croyais aux promesses qui ont été faites par le gouvernement
00:37:13de dire, on va les protéger, on va protéger tous les Français,
00:37:17y compris évidemment ceux de confession juive qui sont ciblés depuis le 7 octobre.
00:37:21Force est de constater que quand vous avez une explosion de ce qu'on appelle les alias,
00:37:25c'est qu'il y a faillite dans cette protection.
00:37:27Chloé Tarka nous explique et on en parle avec vous, cher Philippe Meyer.
00:37:32Ils sont de plus en plus nombreux à franchir le pas.
00:37:35Sur les 21 900 immigrants arrivés en Israël cette année,
00:37:393300 venaient de France, soit une hausse de plus de 45% par rapport à 2024.
00:37:47Une progression nette marquée par la tendance à l'alias,
00:37:51ce mot hébreu qui désigne l'immigration vers Israël,
00:37:55considéré dans la tradition juive comme un retour symbolique sur la terre d'origine.
00:38:00Un retour qui pour beaucoup relève aussi d'une quête de sécurité.
00:38:05Dans des pays comme la France et le Royaume-Uni, où l'antisémitisme est en hausse
00:38:10et parallèlement à l'action continue du ministère pour encourager l'alias,
00:38:14on enregistre une augmentation du nombre d'immigrants.
00:38:17La Russie reste en tête des pays d'origine, avec 8300 arrivés,
00:38:21suivis des Etats-Unis puis de la France.
00:38:24Des chiffres encore loin du pic de 2015,
00:38:27où près de 8000 Français avaient rejoint Israël après les attentats de Paris.
00:38:33Au total, ce sont plus de 130 000 Français qui ont fait leur alias depuis la création de l'Etat d'Israël en 1948.
00:38:42Un choix à la fois spirituel, identitaire et aujourd'hui de plus en plus sécuritaire.
00:38:48Je me tourne vers vous, Philippe Meyer. Vous êtes membre du bureau exécutif du CRIF.
00:38:52Lorsqu'on entend Chloé Tarka, lorsqu'on voit ce chiffre de 45%, plus 45% d'alias, on a envie de dire quel gâchis ?
00:39:01Évidemment, quel gâchis. Mais d'abord, pour revenir un petit peu sur ces chiffres.
00:39:053300 départs de Français juifs vers Israël en 2025.
00:39:10C'était environ un peu plus de 2000 en 2024.
00:39:13C'était un petit peu plus de 1000 en 2023.
00:39:16C'est 35 000 sur les dix dernières années,
00:39:20pour amener à une population de la communauté juive en France d'environ 450 000 personnes.
00:39:24Donc évidemment, c'est des chiffres qui sont en hausse et ce chiffre de 2025 qu'on vient de présenter,
00:39:31on revient dans la fourchette haute, très haute des dix dernières années.
00:39:36Et un autre chiffre qu'on ne donne pas là, qui est intéressant,
00:39:39quand on ramène le nombre de Français juifs qui font leur alias, qui partent en Israël,
00:39:45à la population globale de la communauté juive en France,
00:39:48on est à un ratio de trois fois plus que pour le reste du monde.
00:39:51quand on prend la totalité des 20 000 juifs à travers le monde qui ont rejoint Israël,
00:39:57par rapport à la population juive mondiale hors Israël, bien sûr,
00:40:00on est à un ratio de trois fois plus en France de juifs qui quittent leur pays
00:40:04par rapport aux autres pays de diaspora juive.
00:40:08Ce départ, il était auparavant, c'était un départ de conviction.
00:40:12C'était l'objectif de rejoindre Israël, par conviction évidemment et religieuse.
00:40:17Aujourd'hui, ce départ, il est nourri par une autre chose.
00:40:21C'est la crainte pour sa famille, pour ses proches, pour soi-même d'être agressé parce que juif.
00:40:27Et c'est ça, c'est l'antisémitisme qui est le moteur de ces départs-là aujourd'hui,
00:40:33et notamment depuis le 7 octobre 2023.
00:40:35– Bien sûr, normalement, le choix de partir en Israël, de faire son alia,
00:40:40ou le choix de partir ailleurs, parce que là on parle uniquement des Français juifs qui partent en Israël,
00:40:45qui partent ailleurs au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Angleterre ou ailleurs.
00:40:48En tout cas, le choix de partir en Israël, quand il est le fruit d'une décision pour un choix de vie,
00:40:54pour un idéal, pour une tradition familiale, évidemment c'est autre chose.
00:41:02Quand c'est le résultat d'une peur, d'une volonté de ne plus vivre dans son pays,
00:41:08parce que cette vie est devenue insupportable,
00:41:10là ça devient quelque chose de grave et c'est évidemment ce qu'on est en train de vivre.
00:41:13Vous savez, quand on se rappelle ce qu'était l'année 2025 qui va s'achever demain soir,
00:41:18ce qu'elle a été pour les Français juifs comme pour les Français dans le monde,
00:41:21le tsunami anti-imite qui a commencé le 7 octobre 2023,
00:41:24qui ne s'est pas arrêté pendant les deux ans qui ont suivi,
00:41:26qui ne s'est pas arrêté depuis octobre dernier où le conflit entre Israël et le Hamas s'est interrompu.
00:41:32Quand on voit ce qui s'est passé en France pour les Français juifs
00:41:35pendant toute cette année 2025, très honnêtement,
00:41:38on aurait pu s'attendre encore des chiffres bien supérieurs à celui-là.
00:41:42Vous parlez d'un tsunami, c'est intéressant la formule que vous employez, vous parlez de tsunami.
00:41:47Quand on veut se protéger d'une énorme vague, il y a des digues, on peut essayer de créer un mur.
00:41:54Il y a un mur aujourd'hui qui n'existe pas, ou qui n'existe pas suffisamment, pardonnez-moi, c'est la justice.
00:42:01Je ne sais toujours pas si dire que le Hamas est un mouvement de résistance, c'est pénalement répréhensible.
00:42:08Je ne sais toujours pas quelle est la frontière aujourd'hui entre ceux qui se prétendent être antisionistes
00:42:13et qui sont passionnément antisémites.
00:42:16Je ne sais toujours pas si de dire que le 7 octobre était là aussi un acte de résistance, c'est de l'apologie du terrorisme.
00:42:26Et pourtant, vous avez des plaintes, mais dizaines et des dizaines de plaintes qui ont été déposées et qui aujourd'hui sont sans réponse depuis le 7 octobre 2023.
00:42:37Vous savez, Eliott, les chiffres de l'ALIA ne sont pas un indicateur, c'est un symptôme.
00:42:45Un symptôme de la situation des Français juifs dans leur pays et un symptôme de ce qu'est devenu le pays.
00:42:51On a l'habitude de dire que l'antisémitisme est un baromètre de l'état de la société.
00:42:55Ça a été vrai de tout temps, de tout âge.
00:42:57Ça l'est évidemment, a fortiori depuis le 7 octobre 2023, on a vu le tsunami et on a vu toutes les digues dont vous parlez qui ont lâché les unes derrière les autres.
00:43:07Il y a bien sûr la digue du pacte républicain.
00:43:11Quand on voit des partis politiques en France depuis le 7 octobre 2023, je pense à l'extrême gauche et bien sûr à LFI,
00:43:17qui soufflent sur les braises de la haine d'Israël, qui soufflent sur les braises de l'antisionisme pour cacher un antisémitisme larvé.
00:43:26Quand on voit que tous les Français juifs en France, en Europe, dans le monde, sont qualifiés de génocidaires depuis deux ans.
00:43:35Quand on voit que finalement, comme vous l'avez très justement dit, la justice quelquefois n'est pas toujours au rendez-vous.
00:43:44Juste rappeler deux affaires récentes.
00:43:47Ce maire d'une petite ville de Dordogne qui expliquait il y a quelques jours, quelques semaines, que la France, je le cite, entre guillemets, est trop youpine pour boycotter Israël.
00:44:00Et bien le procureur d'Agen a décidé de ne pas le poursuivre et simplement de lui donner une amende de 500 euros parce qu'il avait fait quelques excuses après.
00:44:09Quand on voit cette affaire de la nounou qui a voulu empoisonner une famille juive de Levallois avec ses enfants, chez eux, à la maison, en mettant de la Javel et d'autres produits toxiques dans les aliments,
00:44:24dans le repas de Shabbat du vendredi soir, dans le whisky du mari et dans les aliments des enfants.
00:44:30Et quand on voit que finalement, le tribunal n'a pas retenu la circonstance aggravante d'antimitisme, on se dit qu'effectivement, il y a des sursauts qu'on appelle depuis très longtemps.
00:44:41Combien de gens appellent un sursaut contre l'antimitisme en France qu'on ne voit pas ?
00:44:44C'est devenu, et c'est cette formule qui m'avait marqué, après l'agression d'un rabbin en France, un riverain, et je ne lui en veux pas, personne, puisqu'en fait il a raison,
00:44:57il avait employé cette formule que j'ai gardée en mémoire, c'est devenu routinier.
00:45:02Donc l'antisémitisme est devenu quelque chose de routinier sur notre sol.
00:45:06On a quand même une enfant qui a été battue parce que juive, qui a été violée, et finalement, on a oublié cette histoire, on a oublié ce drame.
00:45:18Et on n'a pas fait de ce drame un temps quasi historique, une histoire sombre bien sûr, mais pour se dire, mais comment protéger nos Français de confession juive ?
00:45:30Comment lutter contre ce mal qui fait qu'aujourd'hui ce climat antisémite a des conséquences dramatiques sur notre sol ?
00:45:38A tel point que vous avez une gamine qui a été tabassée par des adolescents de sa classe.
00:45:4513 ans !
00:45:45Et en avait 12.
00:45:46Elle en avait 12. Vous vous rendez compte ? Tabassée et violée parce que juive, ça s'est passé chez nous.
00:45:51Et comment accepter que des députés de la République, avec l'écharpe tricolore sur eux,
00:45:56stigmatisent, ciblent les Français juifs depuis deux ans, chaque jour qui passe, en les traitant de génocidaires ?
00:46:04Comment peut-on accepter que dans une République comme la France, ces députés, finalement, peuvent dire ce qu'ils veulent,
00:46:11sans être inquiétés, sans qu'un cordon sanitaire soit mis autour d'eux de façon solide pour éviter ce genre de dérapage ?
00:46:20La liberté d'expression, même en politique, n'excuse pas tout. On ne peut pas stigmatiser.
00:46:25Le racisme et l'antisémitisme, ce n'est pas une opinion, c'est un délit.
00:46:29Bien évidemment.
00:46:30Mais oui, mais vous avez raison de le rappeler.
00:46:31Ils sont suffisamment malins.
00:46:32C'est évident.
00:46:32Il y a une ligne de crête sur laquelle...
00:46:34Je vais vous dire, ils ne sont pas si malins que ça, parce qu'il y a des déclarations, je peux vous assurer,
00:46:38que très rapidement, si vous les prenez en main, ça ne dure pas trois heures.
00:46:44Très rapidement, vous voyez que c'est pénalement répréhensible.
00:46:48Simplement, c'est, encore une fois, c'est pourquoi ça tarde.
00:46:53Moi, je n'ai pas la réponse.
00:46:54Certains vous diraient, parce que les tribunaux, il y a des plaintes, et donc les tribunaux sont embourbés, c'est long, etc.
00:47:02D'autres vous diraient la trouille.
00:47:03Alors, quelquefois...
00:47:04Pardonnez-moi d'être simpliste.
00:47:05Quelquefois, tout ce qu'ils disent n'est pas pénalement répréhensible.
00:47:07Bien sûr. Je vous parle de certaines déclarations.
00:47:09L'appel à la destruction d'un État, aujourd'hui, n'est pas pénalement répréhensible en France.
00:47:14Il y a un projet de loi apporté par Caroline Yadant, qui essaye d'aller dans ce sens,
00:47:18et qui pourra peut-être être examiné par l'Assemblée en début d'année, qui pourrait changer les choses.
00:47:22De dire que le Hamas est un mouvement de résistance, c'est pénalement répréhensible.
00:47:26En tout cas, pénalement répréhensible ou pas, cela fait des dégâts énormes dans la société, des dégâts énormes pour les Français juifs.
00:47:32Judith Vintraube.
00:47:32On parle beaucoup de l'antisémitisme propagé, alimenté, encouragé, nourri par LFI, mais il n'y a pas que partie en cause.
00:47:45Les médias, une partie des médias, ont leurs responsabilités.
00:47:50Quand vous voyez comment Francesca Albanese, rapporteure spéciale de l'ONU pour les droits humains dans les territoires palestiniens,
00:48:00pour citer son titre exact, propage sa haine, soi-disant anti-sioniste, bien souvent anti-juive, sur les antennes de l'audiovisuel public, c'est effrayant.
00:48:14Je me rappelle une émission, elle a été reçue par Charline Von Hennecker sur France Inter.
00:48:21Les deux bonnes copines qui discutaient du génocide perpétré par Israël, évidemment aucune contradiction, aucune remise en cause, on a eu droit à de l'endoctrinement pur et simple.
00:48:36Et ce n'est qu'un exemple parmi beaucoup d'autres.
00:48:39Alors certes, il y a LFI, mais il n'y a pas que LFI.
00:48:42Et je ne reviens pas sur le traitement fait par l'AFP, l'agence France Presse, du pogrom du 7 octobre.
00:48:49Non, mais ça je ne l'oublierai jamais. J'étais à l'antenne sur ce plateau, c'était un samedi, donc 7 octobre, à 9h du matin, les alertes arrivaient.
00:48:55Je lisais le mouvement, ce n'était pas appelé le Hamas comme un groupe terroriste,
00:49:02mais la branche armée du Hamas lance une offensive ou que sais-je, sur le sol israélien.
00:49:08Et je lisais branche armée, branche armée, branche armée.
00:49:11Et je recevais les images qui nous faisaient évidemment penser à tout ce que nous avons vécu sur notre sol,
00:49:17à savoir du terrorisme islamiste.
00:49:21On voyait ces images, on avait marqué branche armée.
00:49:23Et naturellement à l'antenne, je disais, mais jamais vous m'entendrez parler de branche armée,
00:49:27on est face à du terrorisme.
00:49:28Et ce qui est en train de se passer est une horreur absolue.
00:49:31Mais vous avez raison de le rappeler, chère Judith Bintraube.
00:49:35La France insoumise, justement, parce qu'ils ne sont pas tout seuls dans cette affaire.
00:49:39Mais si on parle de la France insoumise, là aussi l'OMERTA, c'est très intéressant,
00:49:43à l'approche des élections municipales, les députés LFI se livrent à de plus en plus de dérives communautaires,
00:49:49voire racialistes.
00:49:50On appelle à un vote en fonction d'une race et plus d'idées.
00:49:54Et les pouvoirs publics, les politiques sont tétanisés à l'idée de réagir.
00:49:58Voyez le sujet, il est signé Vincent Farrandez.
00:50:03Lors d'une interview publiée récemment, le député LFI de Seine-Saint-Denis, Alidia Wara,
00:50:09assure ne s'intéresser qu'à une certaine catégorie d'électeurs.
00:50:13Moi, mon sujet, c'est les gens de chez nous.
00:50:14Quand je dis les gens de chez nous, c'est les Noirs et les Arabes qui ne votent pas.
00:50:18Je suis en mission et c'est ça mon sujet.
00:50:20Le reste, c'est pas que j'en ai rien à faire, mais j'en ai rien à faire.
00:50:24Carlos Martin-Sbilongo, député LFI du Val d'Oise,
00:50:27s'est également illustré dernièrement.
00:50:30Dans une interview, il oppose deux camps, dont le sien, sans pour autant préciser davantage.
00:50:35On va leur montrer qu'on est plus nombreux, on est plus intelligents, plus endurants.
00:50:39Si on a fait plus de gosses qu'eux, tant pis pour eux.
00:50:42S'ils voulaient faire des gosses, ils avaient qu'à s'aimer, faire l'amour et faire des enfants.
00:50:46Enfin ce week-end, ce sont les propos de Sébastien Delogu qui ont fait polémique
00:50:50lors d'un meeting à Saint-Denis.
00:50:52Saint-Denis et Pierre Fitte ont été des terres où beaucoup d'immigrés et de racisés sont passés.
00:50:56Vous avez une opportunité en or qu'enfin un racisé dirige ces deux villes
00:50:59et fasse en sorte que le réel peuple de France reprenne le pouvoir ici.
00:51:03Et je vous le dis franchement, vous êtes observés à travers tout le pays.
00:51:06Le député des Bouches-du-Rhône dit vouloir faire de cette terre historiquement communiste
00:51:11une terre insoumise.
00:51:14Et à chaque fois, ces déclarations-là, ça passe crème.
00:51:19C'est-à-dire, il y a très peu de réactions.
00:51:21Que fait SOS Racisme ?
00:51:23Que font les associations qui luttent justement contre les discriminations
00:51:28et qui luttent contre l'incitation à la haine ou à la violence
00:51:33fondée sur l'origine, l'ethnie ou la race, Alexandre de Vecchio ?
00:51:37Oui, d'ailleurs, si on ne savait pas qui tenait ces propos,
00:51:41on pourrait les attribuer à l'extrême droite racialiste des années 30
00:51:45d'une certaine manière.
00:51:46Parce que là, pour le coup, on demande toujours,
00:51:51les gens disent extrême droite, sans parvenir à définir,
00:51:54à vouloir réguler les flux métalatoires, ce serait d'extrême droite.
00:51:57Là, on a un discours ethnicisant, on a un discours racialisant,
00:52:00on demande aux gens de voter en fonction de leur couleur de peau.
00:52:04Vous imaginez la régression, on fait l'éloge du grand remplacement
00:52:09de manière agressive, puisqu'en gros, ce que dit Bilingo,
00:52:13c'est qu'on va remplacer les Blancs, tant pis pour eux.
00:52:16Et c'est limite, on voit, limite par la violence.
00:52:22Donc, c'est très étonnant, vous avez raison.
00:52:25On est plus intelligents, plus endurants, on va leur montrer qu'on est plus nombreux.
00:52:29C'est quasiment biologissant, plus endurants.
00:52:30Juste avant la courte pause, mais on en reparlera dans un instant.
00:52:35Philippe Meyer, moi, ce qui m'intéresse, pardonnez-moi,
00:52:36vous êtes membre du bureau exécutif du CRIF.
00:52:38Les associations qui luttent contre l'antisémitisme, l'incitation à la haine,
00:52:42elles ont peut-être aussi une responsabilité, non pas dans cette impunité,
00:52:47mais normalement, les associations comme SES Racisme ou comme la vôtre,
00:52:51elles agissent, elles signalent, elles peuvent se porter partie civile si plainte il y a.
00:52:57Là, sur les déclarations de la France Insoumise, ces dernières déclarations,
00:53:01c'est silence radio.
00:53:02Alors, c'est peut-être les vacances.
00:53:03Non, alors, je ne vais pas parler pour d'autres.
00:53:05Oui.
00:53:06Mais en tout cas, pour le CRIF, ce n'est pas silence radio.
00:53:08Et on réagit très régulièrement sur toutes ces dérapages,
00:53:12toutes ces dérives antirépublicaines, parce que c'est de ça qu'il s'agit.
00:53:14On le fait très régulièrement.
00:53:16Et vous savez, quand on fait le lien entre les premières images qu'on voyait
00:53:18de ce qui s'est passé après des matchs de foot hier soir,
00:53:21quand on voit ces déclarations complètement irresponsables des élus LFI,
00:53:25qui sont effectivement des déclarations racistes, raciales en tout cas racistes,
00:53:28on ne peut pas s'étonner derrière que ce vivre ensemble ne fonctionne pas.
00:53:33On ne peut pas s'étonner derrière que toute cette banalisation
00:53:37des mises en cause des valeurs de la République,
00:53:39finalement, ont des impacts sur le climat pour les Français juifs,
00:53:42expliquent également ce qui se passe en termes d'Alias aujourd'hui,
00:53:45expliquent que pour certains, aujourd'hui, citoyens français,
00:53:48dont les Juifs, ça devient insupportable et suffocant de vivre sur notre sol.
00:53:52Après tout ça, on ne peut pas l'ignorer.
00:53:54Si vous dites que c'est une dérive raciste,
00:53:56encore une fois, c'est le racisme, ce n'est pas une opinion et c'est un délit.
00:53:59Et les associations peuvent, qui luttent contre les discriminations ou le racisme,
00:54:04ont plus de poids et peuvent aller plus vite que n'importe quel citoyen.
00:54:09Faut-il que la justice ?
00:54:10Ah, bien sûr, mais faut-il d'abord déposer ou signaler les faits.
00:54:13Mais vous avez raison, Philippe Meyer.
00:54:15De toute façon, on va continuer d'en parler.
00:54:18Je suis un tout petit peu pressé parce que dans un instant sur Europe 1,
00:54:20c'est le meilleur de Culture Média.
00:54:22Et nous, on se retrouve pour la suite de l'heure des pros.
00:54:24Restez avec nous, cher Philippe Meyer.
00:54:26Il est 10h sur CNews.
00:54:30Le point sur l'information avec Somaïa Labidiereux.
00:54:33Bonjour Somaïa.
00:54:37L'homme qui a tenté de s'introduire chez le préfet François-Xavier-Bieuville
00:54:40dans la nuit de dimanche à lundi à Mayotte a été interpellé,
00:54:43placé en garde à vue.
00:54:45L'individu s'était montré menaçant et était armé d'une barre de fer.
00:54:49Deux jours après la mort de l'icône,
00:54:51et en attendant ses obsèques prévus le 7 janvier,
00:54:54un registre pour rendre hommage à Brigitte Bardoy a été mis à disposition des riverains
00:54:57depuis 9h ce matin dans Mérite Saint-Tropez.
00:55:00Et puis la colère et les manifestations se poursuivent en Iran.
00:55:04Un mouvement lancé par les commerçants pour dénoncer la dépréciation de la monnaie.
00:55:08La situation économique catastrophique qui en résulte.
00:55:12De son côté, Reza Pallavi, fils du chat d'Iran, qui se rêve en homme providentiel,
00:55:16appelle les services de police et l'armée à prendre leurs responsabilités
00:55:20pour faire tomber le régime des mollats.
00:55:22Et nous serons avec Sarah Safari, membre de l'association Femmes Azadi,
00:55:27dans cette dernière partie de l'heure des pros.
00:55:30Juste avant la pause, nous parlions de la dérive communautariste, racialiste,
00:55:35de la France insoumise, du moins de certains de ses lieutenants.
00:55:39Je vais vous proposer, si vous nous rejoignez, trois déclarations.
00:55:41M. Dologu d'abord, qui dit que Saint-Denis et Pierre-Fitte,
00:55:44deux villes, ont été des terres où beaucoup d'immigrés et de racisés sont passés.
00:55:48Vous avez une opportunité en or pour qu'enfin un racisé,
00:55:52on ne parle pas d'un citoyen pour ses idées,
00:55:54un racisé dirige ces deux villes et fasse en sorte que le réel peuple de France
00:56:00reprenne le pouvoir.
00:56:02M. Ali Duhara, c'est trois députés de la France insoumise,
00:56:06c'est trois personnes qui sont actuellement à l'Assemblée nationale.
00:56:09Ali Duhara, qu'est-ce qu'il a dit Ali Duhara ?
00:56:12Moi, mon sujet, c'est les gens de chez nous.
00:56:14Quand je le dis, les gens de chez nous, c'est les Noirs et les Arabes qui ne votent pas.
00:56:19Je suis en mission et ça, c'est mon sujet.
00:56:22Le reste, ce n'est pas que j'en ai rien à faire, mais j'en ai rien à faire.
00:56:26Les Noirs et les Arabes dans ces quartiers qui ne votent pas.
00:56:28C'est ça son objectif à M. Duhara, député de Seine-Saint-Denis.
00:56:33Et M. Bilingo, parce que ce n'est pas fini, M. Bilingo,
00:56:36on va leur montrer qu'on est plus nombreux, on est plus intelligents, on est plus endurants.
00:56:41Si on a fait plus de gosses qu'eux, tant pis pour eux.
00:56:43S'ils voulaient faire des gosses, ils n'avaient qu'à s'aimer, faire l'amour et faire des enfants.
00:56:47Il s'avère que quand il est interpellé sur la question du grand remplacement,
00:56:51il sourit, il dit, le grand remplacement, c'est l'amour.
00:56:53Ce n'est pas le grand remplacement, c'est l'amour.
00:56:54Mais on sourit, mais c'est gravissime ce qui est en train de se passer, Judith Vintroux.
00:56:58Je souris parce que Sébastien Delogui est bien gentil de s'intéresser à Pierre-Fitte et à Saint-Denis
00:57:03et à parler à ses habitants racisés.
00:57:06Pour les auditeurs, je fais des guillemets avec les doigts.
00:57:10Pourquoi se présente-t-il à Marseille ?
00:57:12S'il y a vraiment une ville d'immigration, c'est Marseille.
00:57:15M. Delogui devrait céder sa place à un racisé,
00:57:18puisqu'il veut tellement que les racisés votent pour les racisés.
00:57:21– Il se présente comme tel, Judith Vintroux, quand même, évidemment.
00:57:29– Sébastien Delogui, il se présente comme racisé.
00:57:35– Je n'avais pas vu sa pancarte.
00:57:38– Jean-Luc Mélenchon a du souci à se faire, tout de même.
00:57:42– Jean-Luc n'a rien de racisé, Jean-Luc, en tout cas.
00:57:45– Ah, quoi que si, il va dire qu'il est né en Algérie.
00:57:48– Il est né en Algérie, en Maroc.
00:57:50– En Maroc, c'est son enfance au Maroc.
00:57:52– Par contre, le point qui est souligné, c'est qu'effectivement,
00:57:54vous avez une sorte de lutte au sein de la France insoumise,
00:58:01entre ce qu'incarne Rima Hassan et ce qu'incarne, par exemple, Mathilde Panot.
00:58:05Et Rima Hassan avait déjà fait savoir à Mathilde Panot
00:58:07qu'elle aussi, elle serait remplacée à un moment donné
00:58:10parce qu'effectivement, il faudra voter pour des personnes racisées.
00:58:13Mais on voit bien là, on va dire, le tabou dans le tabou,
00:58:17c'est que ces gens-là qui sont racialistes
00:58:19et qui pensent le vote par la couleur de peau
00:58:22sont les mêmes qui vont empêcher
00:58:23et qui vont avoir des propos ultra racistes, d'une certaine façon,
00:58:27contre des personnalités de couleur ou d'issues de la diversité,
00:58:31dites racisées selon leurs termes,
00:58:33qui ne seraient pas de leur bord politique.
00:58:34Je pense notamment aux propos qu'a eu M. Bilingo
00:58:36à l'égard de Mme Rachida Dati.
00:58:38Bien sûr, qui explique que c'était la promotion canapé
00:58:41si Mme Dati réussissait, là encore une fois,
00:58:43toujours pas une seule plainte
00:58:45et toujours pas une condamnation de Mme Yaël Braun-Pivet,
00:58:47présidente de l'Assemblée nationale,
00:58:49qui expliquait qu'elle serait très vigilante
00:58:52à ce qu'il n'y ait pas d'excès du côté des députés.
00:58:55M. Delugu, M. Diwara, M. Bilingo
00:58:58avancent à visage découvert
00:59:01et nous présentent une société française ultra fracturée.
00:59:06C'est une confrontation qu'il nous présente,
00:59:11ces trois députés de la France insoumise.
00:59:12Arnaud Benedetti.
00:59:13Ce que l'on vit avec LFI est totalement historique
00:59:15dans l'histoire de la gauche française.
00:59:16La gauche française, la gauche en général,
00:59:18surtout française, elle était universaliste.
00:59:21Là, en l'occurrence, elle tourne le dos à toute son histoire
00:59:24et à toutes ses valeurs.
00:59:26C'est quelque chose qui constitue un point de rupture très clair.
00:59:29Ensuite, ce qui est très intéressant,
00:59:31avec le florilège de déclaration que vous avez évoquée,
00:59:33c'est que ces trois parlementaires sont de quelque sorte
00:59:35l'avant-garde de Jean-Luc Mélenchon
00:59:37pour aller conquérir l'électorat communautarisé
00:59:41dont il considère qu'il a besoin
00:59:43pour franchir la barre du premier tour
00:59:45et d'être candidat au second tour
00:59:47de l'élection présidentielle en 2027.
00:59:52Vous savez, c'est la théorie de Coquerel
00:59:53qui lui avait dit
00:59:54« Il te manque 600 000 ou 700 000 voix.
00:59:56On va aller les chercher dans les quartiers
01:00:00qui sont les plus communautarisés. »
01:00:03Donc, c'est quelque part l'application.
01:00:05Mais c'est vrai que je rejoins ce que vous avez dit,
01:00:06c'est que quelque part, ça cache malgré tout
01:00:08des fractures qui vont arriver au sein de LFI
01:00:11entre une partie de l'état-major de LFI
01:00:15qui est autour de Jean-Luc Mélenchon,
01:00:16Mathilde Panot, etc.
01:00:18Et puis, vraisemblablement,
01:00:20une nouvelle génération de parlementaires
01:00:22issus, pour un certain nombre d'entre eux,
01:00:24de la diversité,
01:00:26qui vont beaucoup plus loin,
01:00:28j'allais dire,
01:00:29qui poussent l'avantage stratégique.
01:00:30C'est un vieux principe.
01:00:32La révolution dévore toujours ses enfants
01:00:33et un jour ou l'autre,
01:00:35peut-être que Jean-Luc Mélenchon
01:00:36sera lui aussi dévoré
01:00:38par les enfants dont il a fait la promotion.
01:00:41Jean-Luc Mélenchon, il l'a théorisé,
01:00:42ça s'appelle la France créolisée,
01:00:44la nouvelle France.
01:00:45Donc, c'est exactement ce qu'on est en train de voir.
01:00:47C'est plus que de la créolisation.
01:00:48Les déclarations de M. Bélongo,
01:00:50c'est de la guerre communautaire.
01:00:52C'est encore autre chose.
01:00:52La créolisation, malgré tout,
01:00:54je veux dire, ça veut dire qu'il y a un mélange.
01:00:55Là, il n'y a même pas de mélange.
01:00:56Vous avez raison, cher Arnaud Benedetti,
01:01:00la tartufferie,
01:01:00si cette gauche présentée comme républicaine
01:01:03qui tape dans la main de cette...
01:01:04Il faut demander à tous les députés socialistes,
01:01:07il faut demander,
01:01:08qu'est-ce que vous allez faire ?
01:01:09Vous allez taper dans la main de M. Bélongo,
01:01:11de M. Delogu,
01:01:13ou encore de M. Diouara ?
01:01:15Qu'est-ce qui va se passer à Marseille ?
01:01:16Qu'est-ce qui va se passer à Marseille ?
01:01:17Bonne question.
01:01:18Bonne question.
01:01:19Philippe Meyère, un dernier mot,
01:01:20parce qu'après, je veux qu'on parle du 31 décembre
01:01:23sous haute sécurité avec Sabrina.
01:01:24Justement, quand on voit ces propos extrêmement inquiétants,
01:01:28extrêmement alarmants et extrêmement inacceptables,
01:01:30quand on voit cette dérive communautariste
01:01:32qui s'empare de LFI et de l'ensemble de l'extrême-gauche
01:01:34à une vitesse accélérée,
01:01:36on ne peut pas ne pas penser que la période électorale
01:01:39qui s'ouvre,
01:01:40parce qu'on entre progressivement dans une période électorale
01:01:42qui va être longue,
01:01:42qui commence avec les municipales dans trois mois,
01:01:44qui s'achèvera avec des présidentielles dans un an et demi.
01:01:46On sent bien que le climat, pendant cette période électorale,
01:01:49va être malsain.
01:01:50On risque d'être malsain.
01:01:51On voit bien que des dérives vont continuer de s'accrocher.
01:01:54Et vous savez, en République,
01:01:56il n'y a finalement que deux leviers pour combattre ça.
01:01:58Il y a la justice, on en a parlé,
01:01:59avec ses limites actuellement,
01:02:01et il y a les urnes.
01:02:03Et après, on ne peut pas dire que c'est trop tard,
01:02:05on ne savait pas.
01:02:05Aujourd'hui, on sait.
01:02:06On sait ce que pensent ces gens.
01:02:07On sait ce que pensent ces partis.
01:02:08On sait quelle est l'idéologie.
01:02:09J'entends.
01:02:10Et quelque part, chaque citoyen que nous sommes,
01:02:12nous avons une arme finalement, la dernière.
01:02:14Vous aviez...
01:02:15Ce sont les urnes.
01:02:16J'entends.
01:02:16Si vous aviez un responsable de droite,
01:02:19disons radical,
01:02:20tenir des propos comme
01:02:22les Français blancs de souche
01:02:25doivent se retrouver entre eux pour voter
01:02:27et affronter en quelque sorte
01:02:30les Français dits étrangers,
01:02:34des propos qui seraient insupportables,
01:02:36toutes les associations,
01:02:38toutes les associations porteraient plainte.
01:02:40Vous auriez des unes dans tous les médias.
01:02:42À juste titre,
01:02:43Je constate aujourd'hui
01:02:45que pour les propos de M. Diwara,
01:02:48Bilongo ou encore De Logu,
01:02:50tout le monde se tait.
01:02:51La trouille complète.
01:02:53Voilà ce qu'on pouvait dire
01:02:54sur ce sujet.
01:02:56Et je vous remercie,
01:02:57Philippe Maillard,
01:02:57d'être venu.
01:02:58Vous êtes membre du bureau exécutif du CRIF,
01:03:01ayant une pensée évidemment
01:03:02pour les Français de confession juive.
01:03:03On en a parlé tout à l'heure,
01:03:05qui ont décidé de quitter le pays
01:03:06pour rejoindre Israël,
01:03:08non pas par conviction,
01:03:11mais aussi,
01:03:13et surtout,
01:03:13malheureusement,
01:03:14parce que l'antisémitisme
01:03:16fait des ravages sur notre sol.
01:03:18On sera avec Sarah Safari dans un instant,
01:03:21puisqu'on parlera de l'Iran,
01:03:21mais je me tourne vers vous,
01:03:22Sabrina Berlin-Bouillet,
01:03:23puisque chaque année,
01:03:24c'est la même rengaine.
01:03:25Vous avez le 31 décembre,
01:03:26et qui dit 31 décembre,
01:03:28c'est la fête de la casse.
01:03:30On casse tout.
01:03:31Il y a des débordements,
01:03:32il y a des voitures brûlées.
01:03:33Parfois,
01:03:33on recense en se disant
01:03:34qu'il y avait 700 voitures brûlées
01:03:36l'année dernière,
01:03:36là,
01:03:36il y en a 632,
01:03:38donc c'est plutôt positif.
01:03:40En revanche,
01:03:40pensez aux policiers et gendarmes
01:03:41qui vont être mobilisés,
01:03:42plus de 90 000 policiers.
01:03:44Je vois le sujet de Vincent Farrandez.
01:03:48Chaque année,
01:03:49plusieurs centaines de milliers de personnes
01:03:50se réunissent sur les Champs-Elysées
01:03:52à Paris
01:03:52pour célébrer le passage
01:03:54à la nouvelle année.
01:03:56Demain,
01:03:56le dispositif de sécurité
01:03:58sera encore une fois
01:03:59particulièrement important.
01:04:01Dans un contexte de menaces terroristes
01:04:02toujours élevés,
01:04:03la préfecture de police
01:04:04déploie sur l'agglomération parisienne
01:04:06un dispositif de sécurisation renforcé
01:04:09et destiné à remplir deux objectifs,
01:04:12garantir la sécurité des personnes
01:04:13et des biens,
01:04:14prévenir les troubles à l'ordre public.
01:04:17Ainsi,
01:04:18à Paris et en Petite-Couronne,
01:04:1910 000 policiers et gendarmes
01:04:21sont mobilisés.
01:04:22Au cœur des festivités
01:04:23sur les Champs-Elysées,
01:04:25plusieurs zones seront interdites au public.
01:04:27Seule la zone verte
01:04:28sera accessible
01:04:29à partir de 19h.
01:04:31Dans celle-ci,
01:04:32la vente et la consommation d'alcool
01:04:34seront interdites
01:04:35comme les rassemblements
01:04:36de nature revendicative
01:04:38ainsi que le port,
01:04:39le transport
01:04:40et l'utilisation d'artifices
01:04:42ou d'articles pyrotechniques.
01:04:44Par ailleurs,
01:04:45la préfecture de police
01:04:46rappelle que cette année,
01:04:48seule une projection vidéo
01:04:50sera proposée au public,
01:04:52le concert ayant été annulé
01:04:53pour des raisons de sécurité.
01:04:55Chaque année,
01:04:56la même rengaine.
01:04:57Le dispositif de sécurité XXL
01:05:00pour ce 31 décembre,
01:05:0190 000 forces de l'ordre,
01:05:0310 000 policiers
01:05:04rien qu'à Paris.
01:05:04C'est ça.
01:05:05Le ministre de l'Intérieur,
01:05:06Laurent Nunez,
01:05:07parle de fermeté,
01:05:08de réactivité.
01:05:09Il annonce donc ce chiffre.
01:05:1090 000 forces de l'ordre
01:05:12dans toute la France
01:05:13seront prévues
01:05:14le 31 décembre.
01:05:15Au soir,
01:05:1610 000 à Paris
01:05:18et en Petite Couronne.
01:05:19Ce sont donc
01:05:20des policiers,
01:05:21gendarmes militaires
01:05:22de l'opération Sentinelle
01:05:24qui vont être mobilisés.
01:05:25En fait,
01:05:26ce sont les mêmes chiffres.
01:05:26Ils sont identiques
01:05:27que ceux de l'année dernière.
01:05:29Je vous rappelle
01:05:29que cette année,
01:05:30en revanche,
01:05:30il n'y aura pas de concert
01:05:31organisé au Champs-de-Mars.
01:05:33Il sera organisé
01:05:34par contre
01:05:34un spectacle lumineux
01:05:35sur l'Arc de Triomphe
01:05:38particulièrement.
01:05:39Le tout dans un cadre
01:05:40fortement sécurisé
01:05:42avec des périmètres
01:05:42de sécurité,
01:05:43des contrôles d'accès
01:05:44évidemment,
01:05:44des restrictions
01:05:45comme toujours
01:05:46de circulation
01:05:47autour des Champs-Elysées.
01:05:48Et pourtant,
01:05:49la sécurité,
01:05:49c'est un véritable enjeu
01:05:50cette année.
01:05:51Laurent Nunez rappelle
01:05:52que la menace terroriste,
01:05:54elle est élevée
01:05:54et doit être pris aussi
01:05:56en compte
01:05:56les mouvements
01:05:57de foules éventuels
01:05:58évidemment.
01:05:59On attend du monde
01:06:00dans la capitale.
01:06:01L'année dernière,
01:06:02c'était plus de 800 000 personnes
01:06:04sur les Champs-Elysées
01:06:05avec toujours
01:06:06cette interdiction
01:06:07de feux d'artifice,
01:06:08de mortier,
01:06:09de pétard de drones.
01:06:10Et pourtant,
01:06:11on sait bien
01:06:12que les forces de l'ordre
01:06:13sont les premières personnes,
01:06:15les premières cibles
01:06:16visées par les tirs
01:06:17de mortier d'artifice
01:06:18ce soir-là.
01:06:19Et puis bien sûr,
01:06:19tous les dégâts
01:06:20qu'on connaît
01:06:20dans les villes
01:06:21concernant les voitures
01:06:22et dans les environs.
01:06:24Le jour où vous serez
01:06:25condamné à de la prison ferme
01:06:26lorsque vous allez tirer
01:06:27un mortier d'artifice
01:06:28et que vous allez faire
01:06:29un tour en prison
01:06:29et qu'en plus du tour en prison,
01:06:31vous allez prendre une amende
01:06:32de 5, 10, 15 ou 20 000 euros,
01:06:35je peux vous assurer
01:06:36que le prochain
01:06:37aura la main qui tremble
01:06:38avant de viser
01:06:39un policier
01:06:40avec son mortier d'artifice.
01:06:42Quand je vois
01:06:42cette infographie,
01:06:44je repense,
01:06:44vous savez,
01:06:45aux infographies
01:06:46pendant le Covid,
01:06:48dans les rues
01:06:49où vous deviez poser le masque
01:06:50et puis les rues
01:06:51où il ne fallait pas le poser.
01:06:52Bon, visiblement,
01:06:53à certaines heures,
01:06:53il y a des zones interdites
01:06:55et puis il y a des zones
01:06:56autorisées.
01:06:57Mais la seule question
01:06:58qu'on doit se poser,
01:06:59ce n'est pas
01:06:59les forces de l'ordre,
01:07:00vous imaginez,
01:07:01elles font un travail admirable,
01:07:02mais c'est la question
01:07:03quelle sera la réponse
01:07:04judiciaire
01:07:05à celui
01:07:05qui va
01:07:06prendre un malin plaisir
01:07:08le 31 au soir,
01:07:09Mathieu Hock,
01:07:10à tirer
01:07:10sur les policiers.
01:07:12Bien sûr,
01:07:12il faut avoir une pensée
01:07:13pour les policiers
01:07:13parce que les policiers
01:07:14vont avoir
01:07:15pour cette année,
01:07:17on le sait déjà,
01:07:18le 31 décembre,
01:07:19il y aura les matchs
01:07:20du Paris Saint-Germain
01:07:21si le Paris Saint-Germain
01:07:21fait une bonne campagne
01:07:23en Ligue des champions.
01:07:24Il y a la Coupe d'Afrique
01:07:25des Nations en janvier,
01:07:26il y a le 14 juillet,
01:07:27il y a la Fête de la musique,
01:07:28il y a les concerts de rap
01:07:29organisés de manière sauvage,
01:07:30etc.
01:07:31Vous voyez bien,
01:07:32il y a la Coupe du Monde
01:07:322026 également.
01:07:34Il y aura toutes les raisons,
01:07:35toutes les bonnes raisons,
01:07:36il y aura toujours
01:07:37une bonne raison pour eux
01:07:38de vouloir casser du flic,
01:07:40de vouloir casser
01:07:41des biens publics,
01:07:43de vouloir casser
01:07:44des commerces.
01:07:45C'est un véritable problème
01:07:46de société
01:07:47parce qu'on a affaire
01:07:48aujourd'hui
01:07:48à une décivilisation
01:07:49d'une partie
01:07:50de notre pays
01:07:51et que face à celle-ci,
01:07:53on n'a jamais adapté
01:07:55la réponse judiciaire
01:07:57tant en termes
01:07:58de doctrine,
01:07:59tant en termes
01:08:00de doctrine de réponse,
01:08:01c'est-à-dire les peines
01:08:03et ensuite après
01:08:04leur application,
01:08:05c'est-à-dire faire en sorte
01:08:06qu'une peine encourue
01:08:08lorsque par exemple
01:08:09on atteinte
01:08:11à un policier,
01:08:12ces cinq ans de prison,
01:08:13que cette peine-là
01:08:14soit véritablement effectuée
01:08:16de la manière la plus ferme
01:08:17possible et que la paix
01:08:18minimum soit la paix
01:08:20maximum.
01:08:21Voilà pour les questions
01:08:22de sécurité.
01:08:24Dans un instant,
01:08:24on va parler de l'Iran
01:08:25avec Sarah Safari
01:08:26et on est ravis
01:08:27de la retrouver.
01:08:29Vous êtes membre
01:08:29de l'association
01:08:30Femmes Azadi.
01:08:31C'est une association
01:08:33qui a été lancée
01:08:34en 2022
01:08:36au moment de la mort
01:08:37de Massahamini
01:08:39qui a provoqué
01:08:40une grande révolte
01:08:41du peuple iranien,
01:08:44une révolte
01:08:45qui a été réprimée
01:08:46par le sang.
01:08:47Par le sang,
01:08:48comme toujours.
01:08:48Par le régime iranien.
01:08:50On parlera de ce qui se passe
01:08:51en Iran dans un instant
01:08:52avec vous.
01:08:53Je voudrais juste
01:08:53qu'on parle
01:08:53de la situation
01:08:55des plus précaires,
01:08:57des sans-abri
01:08:58en France
01:08:59et notamment à Paris
01:09:00avec cet article
01:09:02du Parisien,
01:09:02de nos amis du Parisien,
01:09:03Fernand, 72 ans,
01:09:05retrouvé mort probablement
01:09:06de froid
01:09:07dans la rue
01:09:09du centre Emmaüs
01:09:10où il était hébergé.
01:09:12Ce corps a été découvert
01:09:14dimanche en fin d'après-midi
01:09:15sur la voie publique
01:09:16dans le nord-ouest de Paris
01:09:17et il faut rappeler
01:09:18que le plan grand froid
01:09:19a été activé
01:09:20par la préfecture.
01:09:23Ce qui est difficile,
01:09:24c'est qu'il y a des promesses
01:09:25qui avaient été faites
01:09:25et des promesses
01:09:26qui sont non tenues.
01:09:29Je veux juste rappeler,
01:09:31vous allez entendre
01:09:32Emmanuel Macron
01:09:32qui avait promis
01:09:33en 2017,
01:09:35il a dit
01:09:35c'est une question
01:09:36de dignité.
01:09:37Il ne faut plus
01:09:38un homme,
01:09:38une femme
01:09:39dans la rue,
01:09:40c'est une question
01:09:41de dignité.
01:09:43Je vous propose
01:09:43qu'on avance,
01:09:44pas forcément faire le lien
01:09:45évidemment entre les deux
01:09:46mais simplement
01:09:47c'est la promesse
01:09:48de ne plus avoir
01:09:49les gens dans la rue
01:09:50et aujourd'hui
01:09:51avec le froid
01:09:52qu'il y a bien sûr
01:09:53et la difficulté financière
01:09:55il y en a de plus en plus
01:09:57nous expliqué
01:09:58par exemple
01:09:58certaines associations
01:09:59comme le Secours Populaire.
01:10:00Écoutons Emmanuel Macron,
01:10:01c'était en juillet 2017.
01:10:02La première bataille
01:10:05c'est de loger
01:10:08tout le monde
01:10:09dignement.
01:10:10Je ne veux plus
01:10:11d'ici la fin de l'année
01:10:12avoir des femmes
01:10:14et des hommes
01:10:14dans les rues
01:10:16dans les bois
01:10:19ou perdus.
01:10:22C'est une question
01:10:23de dignité,
01:10:24c'est une question
01:10:25d'humanité
01:10:26et d'efficacité
01:10:27là aussi.
01:10:28Mais je veux
01:10:28que partout
01:10:29sont construits
01:10:30ces hébergements d'urgence
01:10:31qui permettent
01:10:32de les accueillir
01:10:32il y ait
01:10:33les dispositions
01:10:35administratives
01:10:35qui permettent
01:10:36de traiter leur dossier.
01:10:38Arnaud Benedetti
01:10:39vous avez dit quoi ?
01:10:40On parlait avec Judith
01:10:42on disait que
01:10:42ce n'était pas
01:10:43un très bon comédien.
01:10:46Vous trouvez
01:10:46qu'il y a quelque chose
01:10:47de faux
01:10:47lorsqu'il dit cela
01:10:48et résultat
01:10:50effectivement
01:10:51les conséquences
01:10:51peuvent être dramatiques.
01:10:53Mais je ne dis pas
01:10:53que c'est simple.
01:10:54Attention je ne dis pas
01:10:55que c'est simple
01:10:56parce que vous avez
01:10:57des sans-abri
01:10:57qui ne veulent pas
01:10:58avoir de la moitié.
01:11:00Vous avez surtout
01:11:00des centres
01:11:01complètement
01:11:01engorgés
01:11:03et c'est aussi
01:11:04une des conséquences
01:11:06de l'immigration
01:11:07incontrôlée.
01:11:08Il n'y a plus
01:11:08assez de place
01:11:09d'hébergement
01:11:10en France.
01:11:11En France
01:11:11on a une exception
01:11:13juridique
01:11:14on pratique
01:11:15l'hébergement
01:11:16inconditionnel.
01:11:17C'est une obligation.
01:11:18En tous les cas
01:11:19c'est encore
01:11:19une promesse
01:11:20non tenue
01:11:21encore un objectif
01:11:23qui n'a pas été tenu.
01:11:24L'objectif
01:11:24des 100%
01:11:25d'exécution
01:11:26d'obligations
01:11:27du territoire français
01:11:28c'est pas nous
01:11:29qui le disons
01:11:29c'était le président
01:11:31de la république
01:11:31dès 2019.
01:11:32L'objectif
01:11:33de 0 sans-abri
01:11:34en 2017
01:11:35notamment il parlait
01:11:36parce que c'était
01:11:37sur les questions
01:11:38des sans-abri
01:11:38des sans-papiers.
01:11:39Bon bah écoutez
01:11:40cet objectif
01:11:41n'a aussi
01:11:42pas été tenu.
01:11:44Sans contrôle
01:11:44de l'immigration
01:11:45il n'y a pas
01:11:46possibilité
01:11:46de tenir l'objectif.
01:11:47Mais bien sûr
01:11:48le président
01:11:49a perdu
01:11:49une partie
01:11:50de sa parole
01:11:50et de la crédibilité
01:11:52en annonçant
01:11:53des objectifs
01:11:53qu'il n'a pas tenus
01:11:55et qu'il ne tiendra pas
01:11:56parce que
01:11:57il faut qu'il est
01:11:57parté par l'impuissance
01:11:59à sa décharge
01:11:59il n'est pas le seul.
01:12:00Oui oui
01:12:01mais bien sûr
01:12:01il n'est pas ça
01:12:02mais il a fait
01:12:03cette promesse
01:12:04c'est ça que je veux vous dire.
01:12:05Il n'a pas la démonétisation
01:12:06de la parole publique
01:12:07ça c'est évident.
01:12:08Il est 10h20
01:12:09sur CNews
01:12:10et on poursuit
01:12:14vous êtes avec nous
01:12:15Sarah Safari
01:12:16et vous représentez aussi
01:12:18cette population
01:12:20franco-iranienne
01:12:22qui rêve
01:12:22et qui aspire
01:12:23qu'un jour
01:12:23l'Iran redevienne l'Iran
01:12:24d'avant la révolution
01:12:26c'est-à-dire
01:12:27un pays prospère
01:12:28libre
01:12:28avec des femmes
01:12:30qui étaient
01:12:31mises sur le même
01:12:33pied d'égalité
01:12:34que l'homme
01:12:35ce qui n'existe plus
01:12:36aujourd'hui.
01:12:37Si vous êtes avec nous
01:12:38c'est parce qu'il y a
01:12:39une fronde
01:12:39et une mobilisation
01:12:40importante
01:12:41des commerçants
01:12:43ont de nouveau
01:12:44fermé boutique
01:12:45lundi à Téhéran
01:12:45et protestent
01:12:46contre la dégradation
01:12:47de la situation
01:12:47économique en Iran
01:12:48exacerbée par la
01:12:50rapide dépréciation
01:12:51de la monnaie nationale
01:12:53sur fonds de
01:12:54soctions occidentales.
01:12:55Ce mouvement
01:12:56spontané
01:12:57a débuté dimanche
01:12:58dans le plus grand
01:12:59marché
01:13:00pour téléphones
01:13:01portables de Téhéran.
01:13:02Je vous propose
01:13:02d'écouter Reza Pahlavi
01:13:03qui est le fondateur
01:13:04du Conseil national
01:13:05iranien.
01:13:06Merci.
01:13:06Tant que ce régime
01:13:10restera au pouvoir
01:13:11la situation économique
01:13:12du pays
01:13:13ne fera qu'empirer.
01:13:14Le moment est venu
01:13:15plus que jamais
01:13:16de maintenir
01:13:17votre solidarité.
01:13:19Je demande
01:13:20à tous les secteurs
01:13:21de la société
01:13:22de se joindre
01:13:22à leurs compatriotes
01:13:23qui sont descendus
01:13:24dans la rue
01:13:24et d'appeler
01:13:25à la fin de ce régime.
01:13:29J'ai en particulier
01:13:30un message
01:13:30pour les forces
01:13:31de sécurité
01:13:31et de police.
01:13:33Prenez votre destin
01:13:33en main.
01:13:35Ce régime
01:13:35est en train
01:13:35de s'effondrer.
01:13:37Ne vous opposez pas
01:13:38au peuple.
01:13:38Rejoignez le peuple.
01:13:42La victoire
01:13:43est à nous
01:13:43parce que notre cause
01:13:44est juste
01:13:45et parce que
01:13:46nous sommes unis.
01:13:48Alors,
01:13:48Sarah Safarri,
01:13:49que se passe-t-il
01:13:50à Téhéran
01:13:51et en Iran
01:13:52aujourd'hui ?
01:13:53Alors,
01:13:53on rentre
01:13:53dans le troisième jour
01:13:54d'une grande révolte
01:13:56qui a commencé
01:13:56dans le bazar
01:13:57de Téhéran
01:13:58et petit à petit
01:13:59au bout de ces 48 heures
01:14:00le mouvement
01:14:01a pris de l'ampleur
01:14:02dans tout le pays.
01:14:03Donc,
01:14:03il faut savoir
01:14:04quand même
01:14:04que les bazar
01:14:05sont réputés
01:14:06pour être le centre
01:14:07névralgique économique
01:14:08de l'Iran
01:14:09et qui sont aussi
01:14:11parfois détenus
01:14:12par les passes d'Aran
01:14:13vu qu'ils détiennent
01:14:14énormément
01:14:14de positions économiques
01:14:16sur ce pays.
01:14:18Et en fait,
01:14:19sous une gronde
01:14:20et sous une grogne sociale,
01:14:23petit à petit,
01:14:24tout le monde
01:14:24a commencé
01:14:25à rejoindre
01:14:25les commerçants.
01:14:27Donc là,
01:14:27maintenant,
01:14:27vous avez des millions
01:14:28de gens dans les rues
01:14:29du nord au sud
01:14:30et les protestations
01:14:32et les slogans
01:14:33ne sont pas économiques.
01:14:35Les slogans
01:14:35sont
01:14:36« mort au dictateur,
01:14:37on veut la fin du régime,
01:14:39ni Gaza,
01:14:40ni Liban,
01:14:41je donne ma vie
01:14:41pour l'Iran »
01:14:42parce qu'ils savent
01:14:43très bien
01:14:43que tout l'argent
01:14:45du pays
01:14:46qui est voué
01:14:46à être pour les Iraniens
01:14:47va vers le Hamas,
01:14:49le Hezbollah,
01:14:50les Houthis au Yémen.
01:14:51Et parallèlement à ça,
01:14:54ils appellent
01:14:54au retour
01:14:55du fils du chat.
01:14:57C'est le seul leader
01:14:58qu'ils appellent
01:14:58dans la rue
01:14:59depuis maintenant
01:14:59trois jours.
01:15:01Et les slogans
01:15:02sont très très forts.
01:15:02Les femmes rejoignent
01:15:03petit à petit aussi
01:15:04ce mouvement
01:15:05et ça prend
01:15:07de plus en plus
01:15:08d'ampleur.
01:15:08Toute la nuit,
01:15:09je pense que des millions
01:15:10d'Iraniens
01:15:10ont été réveillés
01:15:11et essayent de savoir
01:15:12vraiment ce qui se passe.
01:15:14Les forces de répression
01:15:14prennent place aussi
01:15:15depuis hier,
01:15:18mais les gens
01:15:19arrivent à les faire
01:15:20reculer
01:15:21petit à petit.
01:15:23Sarah Safari,
01:15:23on a peu d'images
01:15:24qui nous parviennent.
01:15:25Ces images-là,
01:15:26ce sont des images amateurs
01:15:27qui sont diffusées
01:15:29par les militants
01:15:31et les manifestants
01:15:32qui se trouvent
01:15:33dans la rue.
01:15:34Mais elles sont
01:15:36parcellaires,
01:15:38c'est-à-dire qu'on n'a pas
01:15:38tous les éléments
01:15:40puisque effectivement
01:15:41le régime iranien
01:15:43restreint aussi
01:15:44la communication.
01:15:46J'ai souvenir
01:15:47qu'au moment
01:15:47de l'intervention militaire
01:15:49américaine
01:15:50sur les sites nucléaires
01:15:52en Iran,
01:15:54vous étiez venu nous voir
01:15:54parce qu'il y avait eu
01:15:55une mobilisation
01:15:56de la population
01:15:57et vous nous expliquiez
01:15:58qu'il était très difficile
01:15:59par exemple
01:16:00de communiquer
01:16:01avec vos proches
01:16:01qui étaient sur place
01:16:04et cette mobilisation
01:16:06il y a quelques mois
01:16:07avait été là aussi
01:16:08freinée
01:16:09par le sang
01:16:10et les larmes.
01:16:11Elle a été freinée
01:16:12par le sang
01:16:12et les larmes
01:16:12mais c'était difficile
01:16:13pour eux aussi
01:16:14de sortir dans la rue
01:16:15parce qu'eux,
01:16:15il y avait les bombes
01:16:16qui arrivaient,
01:16:17même si c'était
01:16:18des sites nucléaires
01:16:19ou très stratégiques,
01:16:20les gens quand même
01:16:21avaient peur
01:16:21et avaient fui la capitale.
01:16:22Aujourd'hui,
01:16:23les gens sont là,
01:16:24sont dehors,
01:16:25ne veulent qu'une chose,
01:16:26c'est la chute
01:16:27de ce régime.
01:16:28Pour le moment,
01:16:29il n'y a pas
01:16:29de coupure d'Internet.
01:16:31Pour l'instant,
01:16:31ils n'ont pas encore
01:16:32mis la chape de plomb.
01:16:34Donc,
01:16:34il y a encore des images
01:16:35qui nous arrivent,
01:16:36heureusement.
01:16:37Mais pour combien de temps,
01:16:38on ne sait pas.
01:16:39Maintenant,
01:16:39il faut juste que le peuple
01:16:40reste uni
01:16:41et c'est ce qu'ils demandent
01:16:43aujourd'hui aussi
01:16:43dans la rue.
01:16:44Ils demandent
01:16:45aux forces de répression
01:16:46de s'allier à eux
01:16:47et de venir descendre
01:16:47dans la rue avec eux
01:16:48pour être du bon côté
01:16:49de l'histoire
01:16:50et en finir
01:16:51avec le régime des Molas.
01:16:52Les dernières informations,
01:16:54c'est par exemple
01:16:54la prise de parole
01:16:55du président Pesekchian
01:16:57qui appelle
01:16:58à écouter
01:16:58les revendications
01:16:59légitimes
01:17:00des manifestants.
01:17:02Est-ce que vous pouvez
01:17:02nous traduire
01:17:03par exemple
01:17:03ce titre de la dépêche
01:17:04Agence France Presse ?
01:17:05Le titre de la dépêche
01:17:06de l'AFP
01:17:07reprend le narratif
01:17:09de la République islamique
01:17:10tout simplement.
01:17:11Parce qu'en fait,
01:17:11quand je vous parlais
01:17:12tout à l'heure
01:17:13des slogans
01:17:13qui sont donnés
01:17:14dans la rue,
01:17:15les gens demandent
01:17:15la chute du régime
01:17:16et la chute du dictateur.
01:17:18Donc si on veut écouter
01:17:19M. Pesekchian,
01:17:20dans ces cas-là
01:17:21vous pouvez prendre
01:17:21vos affaires
01:17:22et partir de notre pays
01:17:23parce que vous le colonisez
01:17:24depuis 47 ans.
01:17:25Voilà.
01:17:26Pour une fois,
01:17:27on peut dire
01:17:27qu'on est d'accord avec eux
01:17:28mais ils englobent ça encore
01:17:30sous une crise
01:17:32et une gronde sociale
01:17:33qui n'est pas en fait.
01:17:34C'est une vraie révolte
01:17:35qui reprend dans la rue
01:17:36et on espère
01:17:37que ce mouvement
01:17:38va durer
01:17:39et qu'on va pouvoir
01:17:41avancer sereinement
01:17:42et que le fils du chat
01:17:43va pouvoir revenir.
01:17:44Alors autre phrase
01:17:45que je souhaiterais
01:17:46que vous commentiez
01:17:47de la dépêche
01:17:48de l'agence France Presse
01:17:49je vais la relire
01:17:50des commerçants
01:17:50ont de nouveau
01:17:51fermé boutique
01:17:51lundi à Téhéran
01:17:52protestant
01:17:53et protesté
01:17:54contre les dégradations
01:17:55de la situation économique
01:17:56en Iran
01:17:56exacerbée par la rapide
01:17:58dépréciation
01:17:59de la monnaie nationale
01:18:00sur fond de sanctions
01:18:02occidentales.
01:18:04Est-ce que vous pouvez
01:18:05nous traduire
01:18:05cette phrase
01:18:06de l'agence France Presse ?
01:18:07C'est pareil.
01:18:09Moi, naïvement,
01:18:11là je comprends
01:18:11qu'il y a des sanctions
01:18:13occidentales
01:18:13que l'Iran
01:18:15est donc affaibli
01:18:16et si l'Iran
01:18:17est affaibli
01:18:18la population
01:18:19est en colère.
01:18:19Mais c'est toujours pareil
01:18:23c'est toujours ce même
01:18:24narratif du régime
01:18:25qui est repris
01:18:25c'est-à-dire que
01:18:26non, depuis 47 ans
01:18:28le régime
01:18:28a assoiffé
01:18:30torturé
01:18:31dénaturé
01:18:32le peuple iranien
01:18:33colonisé ce pays
01:18:34et donc de fait
01:18:35non, ce n'est pas
01:18:37de la faute
01:18:38des occidentaux
01:18:38c'est de la faute
01:18:40du régime iranien
01:18:40et il faut savoir
01:18:41quand même aujourd'hui
01:18:42qu'il y a
01:18:437 familles sur 10
01:18:45qui ne peuvent pas
01:18:46se nourrir correctement
01:18:47il n'y a plus d'eau
01:18:48il y a des coupures
01:18:50d'électricité
01:18:51et tout ça
01:18:51ce n'est pas de la faute
01:18:52des occidentaux
01:18:53c'est bien de la faute
01:18:54du régime
01:18:54de la république islamique.
01:18:56Merci Sarah
01:18:57d'être venue témoigner
01:18:58sur CNews
01:18:59membre de l'association
01:19:00Femmes Azadi
01:19:02il nous reste quelques minutes
01:19:03c'est difficile
01:19:04de changer de sujet
01:19:07mais vous parlez
01:19:08justement de la libération
01:19:09de la femme
01:19:09je voudrais qu'on reparle
01:19:11de Brigitte Bardot
01:19:12qui a tant fait
01:19:13pour l'émancipation
01:19:13des femmes
01:19:14en France
01:19:15et aussi dans le monde
01:19:17faut-il rendre un hommage
01:19:18national
01:19:19à Brigitte Bardot
01:19:20c'est en tout cas
01:19:20la demande formulée
01:19:21par l'élu Eric Ciotti
01:19:22à Emmanuel Macron
01:19:24attention
01:19:25hommage national
01:19:26n'est pas hommage populaire
01:19:28hommage populaire
01:19:28c'était Johnny Hallyday
01:19:29hommage national
01:19:30par exemple
01:19:30c'était pour
01:19:31Jean-Paul Belmondo
01:19:32et on reverra
01:19:33les images
01:19:33les séquences
01:19:34dans quelques instants
01:19:35écoutez
01:19:37voyons le sujet
01:19:38de Mathilde Couvillier
01:19:38Flornoy
01:19:39un hommage national
01:19:42pour Brigitte Bardot
01:19:43c'est en tout cas
01:19:44le vœu formulé
01:19:45par Eric Ciotti
01:19:45sur ses réseaux sociaux
01:19:47la France a le devoir
01:19:48d'honorer sa Marianne
01:19:49je demande
01:19:50solennellement
01:19:51au président Macron
01:19:52d'organiser un hommage
01:19:53national à Brigitte Bardot
01:19:54la question divise
01:19:55au sein de la classe politique
01:19:57à droite
01:19:57beaucoup chantent
01:19:58ses louanges
01:19:58mais à gauche
01:19:59cette idée coince
01:20:00les hommages nationaux
01:20:02sont rendus
01:20:02pour service exceptionnel
01:20:03rendu à la nation
01:20:04Brigitte Bardot
01:20:06a marqué le cinéma français
01:20:07mais elle a aussi
01:20:08tourné le dos
01:20:08aux valeurs républicaines
01:20:10et a été multicondamnée
01:20:11par la justice
01:20:12pour racisme
01:20:13à Saint-Tropez
01:20:14cette question
01:20:15d'hommage national divise
01:20:16elle a marqué
01:20:17de grandes générations
01:20:20en France
01:20:20et je pense que
01:20:22oui un hommage national
01:20:22serait bien indiqué
01:20:24je pense
01:20:25national peut-être pas
01:20:28parce qu'elle faisait
01:20:29pas l'unanimité
01:20:30sur ses avis
01:20:32surtout
01:20:32oui parce que
01:20:33c'est une personne
01:20:34qui mérite beaucoup
01:20:35qui a fait beaucoup
01:20:35pour les animaux
01:20:36et qui est très patriote
01:20:38pour la France
01:20:38d'autres icônes françaises
01:20:39ont déjà reçu
01:20:40un hommage national
01:20:41comme Johnny Hallyday
01:20:42ou encore Charles Aznavour
01:20:43et Jean-Paul Belmondo
01:20:44alors hommage national
01:20:47je vous donne la définition
01:20:48hommage officiel
01:20:50organisé
01:20:51hommage officiel
01:20:51organisé par l'état
01:20:52pour honorer une personnalité
01:20:53pour sa contribution
01:20:54à la nation
01:20:55c'est organisé
01:20:56par le gouvernement
01:20:57il y a un protocole officiel
01:20:59c'est souvent réservé
01:21:00aux personnalités
01:21:00emblématiques
01:21:01hommage populaire
01:21:03c'est rendu spontanément
01:21:04par le peuple
01:21:04exprimant une émotion
01:21:06et un attachement
01:21:07c'est piloté
01:21:09peut-être par les autorités
01:21:10mais forcément
01:21:11officiellement
01:21:12organisé
01:21:13par l'état
01:21:14alors qu'est-ce qu'il faut faire
01:21:16je vous propose de regarder
01:21:17ça nous permet
01:21:19de revenir sur des images
01:21:20là aussi bouleversantes
01:21:21l'hommage national
01:21:22à Jean-Paul Belmondo
01:21:24on est en 2021
01:21:25on est aux Invalides
01:21:27et vous allez entendre
01:21:28la musique d'Aigno Morricone
01:21:29bien sûr
01:21:30à Jean-Paul Belmondo
01:22:02...
01:22:32...
01:22:34...
01:22:36...
01:22:38...
01:22:40...
01:22:42...
01:22:44...
01:22:46...
01:22:48Quand on voit ces images, on se dit à quel point
01:23:10il est important parfois
01:23:11de prendre le temps de rendre hommage
01:23:14à ceux qui nous ont émerveillés
01:23:15et qui ont rendu si fière la France
01:23:18partout dans le monde. On a vu les larmes
01:23:20de Jean Dujardin, de Lelouch, sa famille
01:23:22qui l'accompagne, cette musique évidemment
01:23:24iconique pour Jean-Paul Belmondo.
01:23:27Courte pause pour l'information
01:23:28et puis on reverra les images aussi
01:23:30de l'hommage pour Johnny Hally
01:23:32et Somaïa Labidi
01:23:33pour le point sur l'information. Rebonjour Somaïa.
01:23:363 hommes mis en examen
01:23:40pris une course poursuite avec les gendarmes
01:23:42dans la nuit du 28 au 29 décembre
01:23:44en campagne près de Morlaix
01:23:46dans le Finistère. 7 gendarmes
01:23:48ont été agressés, dont 2 blessés
01:23:50durant ce nouveau refus d'obtempérer.
01:23:52Les individus qui circulaient
01:23:54à bord d'une voiture volée dont l'un faisait l'objet
01:23:56d'un mandat d'arrivée vont être jugés
01:23:57en comparution immédiate à Brest aujourd'hui.
01:24:00Somaïa, la justice administrative
01:24:03vient d'autoriser la poursuite
01:24:05du chantier contesté de l'autoroute
01:24:07Toulouse-Castres, la fameuse A69
01:24:09entamée en 2023
01:24:10et entravée par de nombreuses manifestations
01:24:13de militants écologistes
01:24:14opposés à ce projet.
01:24:16Une décision saluée par le ministre des Transports
01:24:19Philippe Tabarro.
01:24:20Et puis Washington poursuit sa lutte
01:24:22contre le trafic de drogue.
01:24:24L'armée américaine annonce deux morts
01:24:25dans une nouvelle frappe contre le narcotrafic
01:24:27dans le Pacifique.
01:24:28Et Donald Trump continue d'agiter
01:24:30la menace de frappe terrestre
01:24:31visant des cartels de la drogue
01:24:33en Amérique latine.
01:24:35Toutefois, aucune attaque
01:24:36n'a été confirmée à ce jour.
01:24:38Merci, cher Somaïa Labidi
01:24:40pour le point sur l'information.
01:24:42On était sur des images extraordinaires
01:24:44bouleversantes de Belmondo.
01:24:46Je veux qu'on revoie aussi 2017,
01:24:48décembre 2017,
01:24:49l'hommage populaire à Johnny Hallyday.
01:24:52Un million de Français s'étaient réunis
01:24:54sur les Champs-Elysées.
01:24:57Et jusqu'à la place de la Madeleine,
01:25:00il n'y avait pas eu autant de monde
01:25:01pour des obsèques d'une personnalité française.
01:25:04Il fallait remonter, vous savez, jusqu'à quand ?
01:25:06Victor Hugo.
01:25:06Victor Hugo.
01:25:08Exactement, Arnaud Benedetti.
01:25:09Vous étiez présent ou pas à l'hommage populaire ?
01:25:11Non, parce que je n'étais pas en France.
01:25:13Ah, vous n'étiez pas en France.
01:25:14Alexandre Devecchio, vous vous souvenez de cet hommage ?
01:25:16Ah oui.
01:25:17Vous y étiez ?
01:25:18Non, je n'y étais pas, mais je me souviens.
01:25:20Bien au chaud, vous préférez.
01:25:22Vous, vous êtes le journaliste bien au chaud.
01:25:24Vous aussi, sur votre plateau.
01:25:25C'est faux.
01:25:26C'est faux, j'étais sur le terrain.
01:25:28J'y étais, moi.
01:25:30Moi, j'étais place de la Concorde, monsieur.
01:25:32J'étais place de la Concorde.
01:25:33Il faisait très froid.
01:25:35Mais je peux vous dire que c'est l'un des moments
01:25:36les plus marquants de ma jeune carrière.
01:25:38J'avais décrit la scène qui était très belle.
01:25:43Ça montrait une France populaire qui venait rendre hommage à son héros.
01:25:47Et c'était un très bon moment.
01:25:51Enfin, un très bon moment.
01:25:52Ah oui, évidemment.
01:25:53C'était un bon moment, bien sûr.
01:25:55Et il y avait eu l'hommage national en parallèle quasiment
01:25:57parce qu'ils étaient décédés les deux à un jour d'intervalle à Jean Dormesson.
01:26:02Donc, il y avait un défi de faire deux jours, certes, mais d'avoir fait deux jours.
01:26:07Vous vous souvenez de ce qu'avait dit Jean Dormesson ?
01:26:09Oui, il avait peur justement de mourir.
01:26:11De mourir le même jour que Johnny.
01:26:12Le même jour que Johnny.
01:26:14Le clin d'œil du destin.
01:26:16Et normalement, c'est Fabien Lecoeuf qui nous disait ça.
01:26:19On connaît la date pour les obsèques de Brigitte Bardot.
01:26:22Ça sera donc le 7 janvier prochain.
01:26:25Et on devrait savoir si, oui ou non, hommage populaire ou national,
01:26:28il y aura pour Brigitte Bardot.
01:26:30Et si, hommage populaire ou national, il y a pour Brigitte Bardot,
01:26:33ça devrait être le samedi qui suit, le mercredi des obsèques,
01:26:36les obsèques qui se tiendront à Saint-Tropez.
01:26:39Merci à tous les cinq pour cette émission.
01:26:40Dans un instant, c'est Mickaël Dorian.
01:26:42Bonjour Mickaël Dorian.
01:26:43Quel est le programme aujourd'hui de votre émission ?
01:26:46Bonjour Eliott.
01:26:47Vous connaissez Karima Katim, élu de la France Insoumise,
01:26:50que les téléspectateurs de CNews connaissent bien,
01:26:52puisqu'elle est très souvent justement l'invité de Jean-Marc Morandini
01:26:55entre 10h30 et midi.
01:26:58Et en ça, on peut la saluer,
01:26:59parce que vous savez que sur CNews, on donne la parole à tout le monde,
01:27:02à tous les partis politiques, bien évidemment.
01:27:04Les élus de la France Insoumise qui acceptent de venir débattre sur nos plateaux,
01:27:09il y en a malheureusement trop peu.
01:27:11Karima Katim en faisait partie.
01:27:13Je parle au passé, puisque Karima Katim a décidé de quitter le mouvement de Jean-Luc Mélenchon.
01:27:19On en parlera dans notre émission.
01:27:20Il faut surtout expliquer les raisons pour lesquelles elle quitte le parti.
01:27:24C'est très intéressant de savoir pourquoi Madame Katim a décidé de quitter la France Insoumise.
01:27:29On va remercier toutes les équipes en régie.
01:27:32Laurent Capra à la réalisation,
01:27:34Ludovic Liébar à la vision,
01:27:35Éric Boimard au son,
01:27:37Axel et Héloïse ont préparé cette émission.
01:27:39Toutes les émissions sont à retrouver sur CNews.fr dans un instant.
01:27:42C'est Mickaël Dorion pour 120 minutes à info.
01:27:47Et nous, on se retrouve ce soir à ce soir.
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