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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros

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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue à l'heure des pros ce matin sur Europe 1 jusqu'à 10h et sur CNU jusqu'à 10h30.
00:00:06Yaël Braun-Pivet était l'invité hier matin de France Inter quand quelques heures plus tard,
00:00:12Sibylle Veil, présidente de Radio France, s'était interrogée dans le cadre de la commission d'enquête sur la neutralité,
00:00:20le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public.
00:00:23Madame Braun-Pivet a volé au secours de France Inter en fustigeant Charles Aloncle, le rapporteur de cette commission d'enquête, l'accusant de parti pris.
00:00:35La ficelle est grosse sans doute, mais la Macronie finissante tire ainsi ses derniers feux.
00:00:41Résumons-nous, la présidente de l'Assemblée nationale vient défendre la présidente de Radio France le matin de son audition
00:00:50et elle le fait dans la maison de Sibylle Veil, au risque d'entacher la crédibilité de Charles Aloncle et de sa mission.
00:00:59Madame Braun-Pivet incarne la collusion qu'il existe entre le service public de l'audiovisuel et les acteurs du camp du bien.
00:01:06Charles Aloncle est un homme de droite, il appartient à l'UDR, le parti d'Éric Ciotti, proche de Marine Le Pen.
00:01:13Pour Madame Braun-Pivet et ses amis, on n'est pas loin de l'incarnation du diable.
00:01:17Quand Aurélien Saint-Houle, député de la France Insoumise, mène les débats sur le renouvellement des fréquences de la TNT lors d'une commission d'enquête,
00:01:27c'était en février-mars 2024, débat mené avec le parti pris qu'on a vu,
00:01:32Madame Braun-Pivet ne dit rien.
00:01:35Ne vous y trompez pas, Madame Braun-Pivet vient du Parti Socialiste et comme Emmanuel Macron, elle y retourne.
00:01:41Et vous verrez qu'elle sera du côté de LFI quand il s'agira de faire barrage, comme ils disent, si d'aventure une élection municipale, législative ou présidentielle l'impose.
00:01:53En attendant, si j'étais Charles Aloncle, je convoquerais Madame Braun-Pivet devant la commission.
00:01:59Je lui demanderai pourquoi elle attaque le rapporteur sur sa partialité quand elle n'a rien dit sur l'organisation des débats de Monsieur Saint-Houle.
00:02:07Je lui demanderai aussi quand l'invitation de France Inter a-t-elle été programmée ?
00:02:12Et qui a invité Madame Braun-Pivet ? Est-ce la rédaction ?
00:02:16Ou est-ce un deal passé entre Madame Veil et Madame Braun-Pivet ?
00:02:20Est-ce que la présence de Madame Braun-Pivet répond à une stratégie de communication élaborée entre l'Assemblée nationale et Radio France ?
00:02:29Voici des questions intéressantes.
00:02:31Répondez Madame Braun-Pivet et répondez sous serment.
00:02:35Les Français ont le droit de savoir.
00:02:37Il est 9h02, Alice Sommerer.
00:02:51Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:02:53Le deuxième détenu qui s'était évadé de la prison de Dijon le 27 novembre a été interpellé ce matin à Marseille.
00:02:59Il est âgé de 19 ans et est considéré comme potentiellement dangereux.
00:03:02Pour rappel, lui et un autre détenu de 32 ans qui avait été arrêté le lendemain de l'évasion avaient scié les barreaux de leurs cellules.
00:03:10Mobilisation agricole en Europe.
00:03:12Plusieurs milliers d'agriculteurs sont en route vers Bruxelles.
00:03:15Ils vont manifester contre l'accord commercial du Mercosur qui menace l'agriculture européenne.
00:03:20Des blocages sont attendus sur plusieurs routes et autoroutes de France.
00:03:23Et puis ce refus d'obtempérer.
00:03:25Hier soir à Toulon, un chauffard a renversé un stagiaire de la police nationale avant de prendre la fuite.
00:03:29Un policier a ouvert le feu sur le véhicule qui était une voiture avec une conduite à droite.
00:03:34C'est donc la passagère qui a été touchée.
00:03:36Elle a été grièvement blessée au coup.
00:03:39Alice Sommerer, on est avec May-Halen Trémolet, journaliste politique d'Europe 1 qui vient désormais régulièrement nous voir.
00:03:46Avec Pascal Pierre-Garbarini qui est avocat.
00:03:48Avec Richard Millet, avec Philippe Bilger.
00:03:51C'est toujours un bonheur.
00:03:52Je peux vous étonner Pascal.
00:03:54C'est toujours un plaisir et un bonheur de vous voir.
00:03:56Je peux vous étonner.
00:03:57Étonnez-moi.
00:03:58Je suis totalement d'accord avec votre édito.
00:04:02Qui ne serait pas d'accord ?
00:04:04Vous disiez que vous alliez nous étonner.
00:04:06Vous êtes resté fidèle à vous-même et c'est très bon.
00:04:09Mais qui ne serait pas d'accord ?
00:04:11J'ai compris que vous alliez nous surprendre.
00:04:14Mais qui, Mme Broun-Pivet, doit témoigner ?
00:04:16Elle doit témoigner devant cette commission d'enquête.
00:04:19Parce que là, la ficelle est grosse.
00:04:22Oui, c'est vrai.
00:04:23Oui, bien sûr que c'est vrai.
00:04:24Non, mais comme vous nous aviez annoncé un moment où nous ne serions pas d'accord avec vous.
00:04:31Oui.
00:04:31On ne peut qu'être d'accord avec vous pour une fois, de manière éclatante.
00:04:36Écoutez, mais c'est très intéressant d'ailleurs ce qui se passe.
00:04:39Oui.
00:04:39Et ce qui est très intéressant, c'est la complicité de la rédaction de France Inter, manifestement, qui se dit indépendante.
00:04:46Mais qui a invité Mme Broun-Pivet ?
00:04:48C'est Sibyl Veil ou c'est la rédaction ?
00:04:50Répondez, Mme Broun-Pivet, et répondez sous serment.
00:04:53Parce que ce qui s'est passé hier matin, c'est l'argent des Français.
00:04:56Bien sûr.
00:04:57C'est l'argent des Français, je le rappelle.
00:04:59Et alors, j'ai appris autre chose.
00:05:0114 semaines de congés payés pour Radio France.
00:05:0414 semaines.
00:05:05Alors que les Français en ont 5.
00:05:06Première décision qui est prise pour Radio France.
00:05:08On remet tout le monde à 7 ou 8 semaines.
00:05:10Comme tout le monde.
00:05:12Comme tout le monde.
00:05:1314 semaines.
00:05:14C'est vous qui payez.
00:05:15Vous trouvez que c'est logique que des Français aient 14 semaines de congés payés ?
00:05:18Voilà ce qu'on apprend dans les commissions d'enquête.
00:05:21Eh bien, c'est ça que j'attends.
00:05:22C'est ça que j'attends des gens de France Inter.
00:05:24J'attends ça, M. Patrick Cohen, il devrait faire un édito demain matin.
00:05:28Il devrait dire 14 semaines, c'est une honte.
00:05:30Je bénéficie de 14 semaines.
00:05:32C'est un scandale.
00:05:33C'est un privilège.
00:05:35Voilà ce que j'attends de Patrick Cohen.
00:05:37Ça, j'aurais un certain...
00:05:38Il ne poussera pas le masochisme jusque-là, mon avis.
00:05:42C'est 5 semaines pour les gens.
00:05:44C'est 5 semaines.
00:05:44Mais j'attends.
00:05:45J'attends que ces privilégiés qui donnent des leçons
00:05:49commencent par, comment dire, balayer devant leurs portes.
00:05:53Bonjour, M. Richard Millet.
00:05:55Bonjour à tous.
00:05:57Et alors, Christian Saint-Etienne est avec nous.
00:06:01Trump et nous, comment sauver la France et l'Europe ?
00:06:03Vraiment, je vous ai demandé de venir dès 9h,
00:06:05parce que c'est passionnant.
00:06:07C'est Luc Ferry, pour tout vous dire,
00:06:08que je salue d'ailleurs, parce qu'il a été souffrant.
00:06:10Il m'a dit, invite Christian Saint-Etienne.
00:06:13C'est formidable, parce que vous proposez d'abord,
00:06:15Trump et nous, comment sauver la France ?
00:06:18C'est un peu provocateur, bien évidemment.
00:06:20Donc, ça peut nous intéresser, des gens qui ne sont pas forcément,
00:06:22qui ne disent pas ce que les autres disent.
00:06:24Et puis, vous proposez surtout un nouveau traité.
00:06:26Alors ça, on en parlera tout à l'heure.
00:06:27Mais comment on peut revenir à 10 ?
00:06:29C'est ça, l'idée la plus forte de votre livre.
00:06:31C'est-à-dire que l'Europe à 30, ça n'a pas de sens.
00:06:33Il faut revenir à 9 ou 10, ce que vous dites avec les nations historiques.
00:06:38Bon, on en parlera dans un instant.
00:06:39Mais voyons, Mme Broun-Pivet, écoutons Mme Broun-Pivet hier sur France Inter,
00:06:44qui vole au secours, alors que l'après-midi, Sibyl Veil,
00:06:47mais enfin, et personne ne dit rien.
00:06:49Alors dans l'espace médiatique, ça, ça passe crème.
00:06:51Ben non, en fait.
00:06:52Ben non, ça ne peut pas passer crème.
00:06:54Mme Broun-Pivet, écoutons-la.
00:06:57Parfois, les commissions d'enquête peuvent être dévoyées
00:07:00ou utilisées à des fins politiques.
00:07:02Il faut faire attention, parce que c'est un formidable outil de contrôle
00:07:05du Parlement sur l'action des pouvoirs publics.
00:07:09Et donc, il faut veiller au respect des règles.
00:07:12Et les rapporteurs et les présidents doivent le faire.
00:07:16Donc effectivement, les live tweets, le fait que des personnes auditionnées
00:07:20ou qui vont l'être soient, l'apprennent par voix de presse interposées
00:07:24avant même de recevoir une convocation,
00:07:26on voit bien que parfois les auditions sont compliquées.
00:07:29Donc moi, j'appelle en tout cas chacun, le président et le rapporteur,
00:07:34a essayé de garder le maximum de dignité à cette commission d'enquête.
00:07:39Il en va de la crédibilité des travaux du Parlement.
00:07:41Je suis en train, effectivement, de rappeler à l'ordre le rapporteur
00:07:45pour lui demander, effectivement, de revenir à un respect de nos règles
00:07:49et de nos usages, de telle sorte que la crédibilité de la commission d'enquête
00:07:53ne soit pas remise en cause.
00:07:55Il y a des sanctions possibles, évidemment, mais en tout cas, on n'en est pas là.
00:07:58Donc là, c'est un simple rappel à l'ordre.
00:08:00Mais je suis l'ensemble des travaux de l'Assemblée nationale, comme vous le dites.
00:08:05J'en suis la garante.
00:08:07Et à nouveau, c'est la crédibilité, c'est la respectabilité de ce que nous faisons.
00:08:10Et donc, il est important de se conformer à nos règles et à nos usages.
00:08:14Je le précise, elle n'a rien dit lorsque c'était M. Saint-Houle qui menait les débats.
00:08:18Est-ce qu'elle peut être convoquée par Charles Aloncle ?
00:08:21Si moi, je suis Charles Aloncle, je la convoque.
00:08:23Je crois qu'il n'y a rien de l'interdit.
00:08:24Après, elle peut mettre en jeu son immunité parlementaire, vraisemblablement.
00:08:28Et donc, elle peut refuser une convocation.
00:08:30Ça peut arriver.
00:08:31C'est déjà arrivé.
00:08:32Moi, ce que je constate quand même, pour regarder beaucoup de commissions d'enquête,
00:08:35c'est que je pense que c'est l'une des commissions d'enquête les mieux menées
00:08:38à laquelle on assiste depuis très longtemps.
00:08:41Et c'est précisément celle-là qu'elle attaque Mme Brunpivet.
00:08:43Et je trouve ça sidérant.
00:08:44J'ai entendu dans cette commission d'enquête Ersilia Soudé,
00:08:46qui fait partie aussi de ceux qui auditionnent,
00:08:49avoir des propos, mais lunaire, à la limite de l'injure publique
00:08:52contre Sofia Aram, c'était hier.
00:08:54Là, aucun rappel à l'ordre.
00:08:55Rien du tout.
00:08:56Si, parce qu'on va écouter tout à l'heure le Président.
00:08:58Le Président, mais pas de la part de Yael Brunpivet.
00:09:00Non, le Président, Jérémy Patrier-Laitus, c'est impeccable.
00:09:03Vous avez des raisons.
00:09:03On va le voir, cette séquence, dans une seconde.
00:09:05Et la semaine dernière, c'était Émeric Caron aussi.
00:09:06Maï-Halène Trémolet.
00:09:07La semaine dernière, c'était Émeric Caron aussi, justement,
00:09:10qui avait été très virulent en face d'Alphine Ernaud.
00:09:12Donc, on se demande où est le problème dans cette commission d'enquête
00:09:15et si ce n'est pas plutôt autour des députés à la fille.
00:09:16Et par ailleurs, Yael Brunpivet sort complètement de son rôle sur Radio France.
00:09:21Et on sait, hier, Charles Aloncle rappelait que 70% des auditeurs de France Inter
00:09:25étaient plutôt marqués à gauche, selon un sondage IFOP pour Marianne.
00:09:28Donc, on pense qu'Yael Brunpivet sert aussi son propre agenda.
00:09:30Le problème de Mme Brunpivet, c'est Charles Aloncle.
00:09:35Il est de droite.
00:09:37Pour les gens comme Mme Brunpivet, c'est le diable.
00:09:41Elle vient du PS.
00:09:42La bataille, je vous le dis tous les jours, culturelle, va être terrible.
00:09:46On me dit d'ailleurs que Mme Brunpivet voudrait être présidente de la République.
00:09:49C'est pour ça, ça joue.
00:09:51Moi, je vous l'assure, quand j'ai entendu ça, j'étais un peu étonné.
00:09:54Si elle pense qu'elle a la possibilité d'être présidente de la République,
00:09:58je pense qu'effectivement, un peu de lucidité ne nuit pas.
00:10:01Emmanuel Macron a créé une jurisprudence et un précédent qui donne des envies à beaucoup de gens.
00:10:05C'est entendu.
00:10:06Mais vous parliez d'Air Sidi Asuda, on va voir cette séquence, qu'on la verra dans quelques instants.
00:10:11Mais le problème, c'est Charles Aloncle, et vous avez raison.
00:10:13Moi, je regarde toutes les auditions.
00:10:15Elles sont remarquables.
00:10:17Les questions sont particulièrement bien posées.
00:10:20Il n'y a pas de parti pris.
00:10:21Il y a une volonté, simplement, d'avoir des réponses à des questions précises.
00:10:25Il n'y a pas de cause personnelle.
00:10:26Exactement, il le fait avec beaucoup d'intelligence, beaucoup d'intelligence.
00:10:31Et le scandale de Mme Braun-Pivet, hier, sur l'antenne de France Inter,
00:10:36je vous le répète, je veux savoir, quand est-ce qu'a eu lieu cette invitation ?
00:10:39Si tout cela est programmé depuis des jours, en fait.
00:10:43Parce que, comme par hasard, c'était hier matin.
00:10:46Donc, est-ce que tout ça, est-ce que Mme Veil...
00:10:48Parce que là, c'est conflit d'intérêts.
00:10:50Si Mme Veil et Mme Braun-Pivet se sont entendues pour que le matin,
00:10:56la présidente de l'Assemblée nationale vienne parler,
00:10:58alors que l'après-midi, elle est entendue par une commission d'enquête,
00:11:03je vous assure, cette République commence à vaciller.
00:11:07Qu'elle soit invitée, ce n'est pas tellement un problème.
00:11:09Le problème, c'est plutôt les discours qu'elle tient.
00:11:11C'est-à-dire qu'être invitée en tant que présidente de l'Assemblée,
00:11:14bon, ça peut se justifier, mais le problème, c'est qu'elle vient pour défendre
00:11:17et pour mettre en cause Charles Lalonde.
00:11:20En plus, je vais vous dire, ce n'est pas très malin.
00:11:23Qu'elle serait allée sur un autre média, déjà, mais allée sur France Inter.
00:11:28Mais c'est une actrice du camp du bien, Mme Braun-Pivet.
00:11:32Ça te permet de faire quelle époque ?
00:11:33Ça te permet de faire quotidien ?
00:11:35Ça te permet de faire cet avou ?
00:11:37Ça te permet, pourquoi pas, de lancer ta campagne présidentielle
00:11:39et d'avoir tout le camp du bien et l'espace médiatique avec toi ?
00:11:43C'est ça, la stratégie.
00:11:44Et avec la notion absurde de dignité, qui est une notion fourre-tout,
00:11:50moi, je pourrais dire de chaque personne qui ose me contredire,
00:11:54il n'est pas digne.
00:11:55Mais à quel titre ?
00:11:56C'est invraisemblable.
00:11:57Cette notion de dignité, elle me met hors de moi.
00:12:01Pascal Pierre-Garbaré dit.
00:12:02Ce qui est très choquant dans la déclaration que fait Mme Braun-Pivet,
00:12:08c'est que pendant que la commission se déroule,
00:12:12elle s'autorise à donner des bons points,
00:12:15et là, en l'occurrence, des mauvais points,
00:12:16aux rapporteurs et aux présidents,
00:12:18en disant que des sanctions sont possibles.
00:12:22C'est-à-dire, comme on en parlait avec mon voisin,
00:12:26on imagine, dans le cadre d'une affaire pénale,
00:12:30une audience, où, alors qu'une audience se déroule,
00:12:33il y ait un procureur général à la cour de cassation,
00:12:36ou à la cour d'appel, ou un président de cour d'appel,
00:12:39qui rappelle à un président comment il doit se tenir
00:12:41et comment il doit tenir l'audience.
00:12:43Non, mais c'est incroyable.
00:12:45La Macronie se croit tout perdue.
00:12:47La vérité se croit tout permis.
00:12:49La vérité, c'est que tous ces gens vont perdre le pouvoir dans l'année.
00:12:54Mme Braun-Pivet,
00:12:56la probabilité qu'elle n'ait plus cette place-là dans un an est très, très forte.
00:13:00Ça va les rendre hargneux.
00:13:02Ça va les rendre méchants.
00:13:04Je vous le dis.
00:13:05Ça va les rendre méchants.
00:13:06Ils sont prêts à tout.
00:13:07Avec la complicité de tout l'espace médiatique, je le répète,
00:13:10et notamment des petits télégraphistes de France Inter,
00:13:13qui acceptent ça.
00:13:15Ils acceptent ça pour se défendre.
00:13:17En ce moment même, c'est Adèle Van Rett qui est auditionnée.
00:13:20Aujourd'hui, c'est une très grosse journée d'audition.
00:13:22Il y a Adèle Van Rett, Ilbon Gomez, Patrick Cohen et Thomas Legrand
00:13:26qui auditionnaient tour à tour.
00:13:28Donc, vous savez, je ne cesse de vous le répéter.
00:13:31Ça va être rude.
00:13:33Alors, je voulais vous faire écouter Sybille Veil, la présidente.
00:13:37Mais d'abord, peut-être...
00:13:39Oui, alors, on a pris beaucoup de retard, malheureusement.
00:13:41Sybille Veil, ce qu'elle disait sur Patrick Cohen hier.
00:13:44Écoutons dans cette commission.
00:13:45Pour M. Patrick Cohen, et vous avez raison, M. le rapporteur, de me poser la question.
00:13:51Pour M. Patrick Cohen, il y a un principe du droit civil qui dit
00:13:55« Le silence ne vaut pas acceptation ».
00:13:59Dans cette vidéo, M. Patrick Cohen ne dit rien.
00:14:03M. Patrick Cohen ne souscrit pas aux propos de Thomas Legrand.
00:14:07Il est silencieux.
00:14:09Donc, il n'y a pas de raison de tirer de cette vidéo autre chose que ce silence.
00:14:15Mais néanmoins, nous avons examiné l'ensemble des chroniques de Patrick Cohen.
00:14:20Depuis janvier 2025, nous avons vu d'abord un équilibre dans les thématiques,
00:14:28dans les différents courants politiques qui sont traités dans ces chroniques.
00:14:33et nous n'avons vu absolument aucune chronique qui pourrait attester
00:14:39que M. Patrick Cohen essaierait, dans la campagne des municipales
00:14:44ou à l'égard de Mme Dati, d'avoir une démarche nocive quelconque.
00:14:52En tout cas, l'ensemble de ces chroniques ont été regardées une à une
00:14:56et sont impeccables.
00:14:58Bon, écoutez...
00:15:00On n'entend pas les mêmes.
00:15:02Non mais je suis content.
00:15:02Non mais il a le droit d'ailleurs...
00:15:04Oui.
00:15:04En fait, qu'il soit engagé politiquement, c'est la liberté d'expression, etc.
00:15:09Simplement, il faudrait un pluralisme qui n'existe pas.
00:15:12C'est tout, c'est le service public.
00:15:13Pascal Pierre Garbarine.
00:15:14Je suis très content qu'on valorise, lors d'une commission de la part de cette présidente de Chêne,
00:15:22l'OMERTA.
00:15:23Puisqu'on dit qu'il a le droit au silence, M. Cohen,
00:15:28et que donc, comme il ne donne aucune explication,
00:15:31ça veut dire qu'il n'acquiesce pas.
00:15:32Il était peut-être par hasard assis au café lorsque les gens parlaient.
00:15:36Non mais personne n'est dû...
00:15:37Voilà, c'est...
00:15:39En fait, vous savez ce qui se passe depuis trois mois,
00:15:41tout le monde a bien compris ce qui se passe à France Inter
00:15:43et bien au-delà de France Inter.
00:15:45C'est-à-dire que ce sont des gens qui sont au service d'une idée
00:15:48et surtout qui se lient tous pour que d'autres n'arrivent pas au pouvoir.
00:15:53C'est leur point commun, parce qu'entre eux, ils ne s'entendent pas forcément.
00:15:56Mais ils ont un point commun, c'est d'empêcher que d'autres puissent arriver au pouvoir.
00:16:02Tout le monde le comprend, tout le monde l'entend.
00:16:04Et le problème, c'est que c'est le service public et que c'est vous qui payez.
00:16:08Alors, deuxième passage que je voulais vous faire écouter,
00:16:11c'est ce qui s'est passé entre Legrand et Cohen.
00:16:15Écoutez Mme Sybille Veil.
00:16:17Qu'est-ce que j'ai pensé des propos qui ont été tenus dans cette vidéo ?
00:16:22C'est très simple, les propos qui ont été tenus au sujet de la ministre de la Culture
00:16:25m'apparaissent problématiques.
00:16:27Voilà, et c'est l'un des éléments.
00:16:32Également, ça m'apparaît être une maladresse.
00:16:35Mais pour moi, c'est quelque chose qui sera traité par ailleurs,
00:16:39puisque ça n'a pas été dit au nom de Radio France ni de France Inter.
00:16:42Bon, manifestement, là, elle lâche M. Legrand pour sauver peut-être M. Cohen,
00:16:47mais bon, elle est sans ambiguïté.
00:16:49Et puis, l'autre passage que je voulais vous faire écouter,
00:16:51c'est que M. Legrand a rencontré Mme Bloch, manifestement.
00:16:55Maïa Lentre-Mollet, c'est une information européenne.
00:16:57C'est Alexis de La Fontaine qui a révélé cette information.
00:17:00Oui, c'est ça, c'était une information européenne.
00:17:02C'est une rencontre entre Laurence Bloch et Thomas Legrand
00:17:04qui a eu lieu en début de semaine dans un café parisien.
00:17:07Ils ont discuté de la stratégie à mettre en place avant l'audition de Thomas Legrand.
00:17:10Thomas Legrand est auditionné aujourd'hui, cet après-midi.
00:17:13C'est la dernière audition du mois de décembre.
00:17:16Et il va devoir répondre sous serment.
00:17:18Et c'est Thomas Legrand qui est le plus mis en cause dans la vidéo de l'incorrect
00:17:20qui avait fait le tour des réseaux sociaux, etc.
00:17:22Donc, c'était une manière de préparer sa défense avant cette audition par une démission.
00:17:28Et Mme Bloch, elle est mandatée alors au nom de qui ?
00:17:31Puisqu'elle n'est plus aujourd'hui, elle n'est plus salariée de Radio France.
00:17:35Pourquoi elle intervient ?
00:17:37Elle a quand même terminé l'entrevue en disant
00:17:39qu'on ne dira surtout pas qu'on s'est vus, etc.
00:17:41Techniquement, bien sûr qu'ils ont le droit de se rencontrer
00:17:43et d'échanger des points de vue là-dessus.
00:17:45Mais encore une fois, dans cet entretien révélé par Europe 1,
00:17:48il y a quand même eu une suggestion de Laurence Bloch
00:17:49qui dit à Thomas Legrand, tu pourrais par exemple
00:17:52t'adresser à Emmanuel Grégoire
00:17:53qui est député membre de la commission
00:17:55pour qu'il prenne ta défense
00:17:56et qu'il dise que ce que tu as dit sur Rachida Dati
00:17:59n'a eu aucune incidence sur la candidature pour l'État.
00:18:02Et il a reconnu ça, je crois, Thomas Legrand.
00:18:04Il a reconnu cela.
00:18:05Il a dit effectivement, je savais que j'ai eu cet échange
00:18:08avec Emmanuel Grégoire.
00:18:10Alors lui a dit qu'il n'allait pas s'adresser à Emmanuel Grégoire.
00:18:12C'est un conseil de Laurence Bloch dans le entretien.
00:18:15Et après, depuis, il dément fermement.
00:18:16Mais c'est une information qui a été vérifiée, etc.
00:18:18Bon, écoutez, c'est intéressant de le dire.
00:18:20Alors écoutez ce que dit Madame Sybille Veil
00:18:23qui lâche une nouvelle fois d'une certaine manière Thomas Legrand
00:18:25parce qu'elle lui dit qu'il ne devrait plus aller dans les cafés.
00:18:28Je ne sais pas ce que Laurence Bloch et Thomas Legrand se sont dit.
00:18:33Je n'étais pas à la terrasse du café.
00:18:34D'ailleurs, je conseillerais volontiers à M. Legrand
00:18:36d'arrêter d'aller dans les cafés
00:18:37puisque, suffisamment, il doit être enregistré.
00:18:41N'ayant pas assisté à cette discussion,
00:18:44ça m'est difficile de savoir quelle portée lui donner.
00:18:48Il y a la discussion entre Mme Bloch et M. Legrand.
00:18:50Et pour cause, je trouve que c'est normal que des anciens collègues
00:18:55puissent discuter entre eux dans des conversations qui sont privées.
00:19:00Je le dis tous les jours, ce n'est pas le Watergate, bien évidemment.
00:19:03Non.
00:19:03Ce n'est pas le Watergate.
00:19:04Mais comme nous sommes fortement attaqués, disons-le,
00:19:07et que ça va continuer, que nous allons être de plus en plus attaqués,
00:19:12je mets en place, effectivement, nous mettons en place,
00:19:14nous montrons la réalité, comment dire, les liens qui unissent les uns et les autres
00:19:22dans ce que j'appelle le camp du bien, dans cet espace médiatique
00:19:26où vous avez un exemple frappant avec la présence de Mme Braune-Pivet
00:19:31le matin de France Inter, je le répète, lorsque la présidente est entendue l'après-midi.
00:19:37Comme ça me choque, que je trouve ça en plus pas très malin pour tout vous dire,
00:19:41que la ficelle est un peu grosse,
00:19:42il me semble que c'est notre travail de le montrer.
00:19:45Juste une précision.
00:19:47Mais ce n'est pas le Watergate, j'en suis bien inconscient.
00:19:49Je pense que c'est important de rappeler aussi, parce que ça a participé au débat,
00:19:53Yael Braune-Pivet a été réélu président de l'Assemblée nationale
00:19:55grâce aux voix de la droite.
00:19:57À ce moment-là, ça ne la gênait pas.
00:19:59Puis maintenant, elle revient à ses premières amours.
00:20:01Mais c'est quand même intéressant.
00:20:02Écoutez un dernier passage de Mme Ercilia Soudet.
00:20:06Vous en parliez tout à l'heure, ça dure 2 minutes 30.
00:20:07Ah non, on ne l'a toujours pas.
00:20:09Bon, avant la pause, pendant 3 minutes,
00:20:11Christian Saint-Etienne disait
00:20:13« Trump et nous, comment sauver la France et l'Europe ? »
00:20:15C'est vraiment intéressant parce que c'est à contre-courant.
00:20:17Il y a deux manières d'interpréter les propos de Trump.
00:20:20Soit de dire « il attaque l'Europe »,
00:20:24soit de dire « attention, il nous réveille et il nous alerte ».
00:20:27Et visiblement, c'est plus votre analyse.
00:20:29Oui, je pense que ce qui est original dans le livre,
00:20:33c'est que je suis pro-européen,
00:20:34mais que je montre que l'Europe,
00:20:37de la façon dont elle fonctionne,
00:20:39ne peut qu'échouer en fait.
00:20:42C'est-à-dire que Trump ne nous attaque pas,
00:20:44il révèle nos failles.
00:20:46Alors, la construction européenne,
00:20:48elle a été imaginée dans l'hiver 56-57.
00:20:52On ne peut pas faire d'économie ou de géopolitique
00:20:54sans regarder l'histoire.
00:20:55Et quand on imagine la construction de l'Europe
00:20:59dans l'hiver 56-57,
00:21:00autour de la table, il y a six hommes,
00:21:02cinq ont plus de 60 ans et un a 45 ans,
00:21:05mais c'est le Français qui est accompagné
00:21:07par le directeur des affaires politiques du Quai d'Orsay
00:21:10qui a également plus de 60 ans.
00:21:12On imagine donc à ce moment-là
00:21:14qu'ils ont vécu deux guerres mondiales
00:21:15dans leur chair et dans leur vie.
00:21:17Ils ont peut-être perdu des frères, des enfants.
00:21:20Et donc la question à ce moment-là,
00:21:22c'est qu'il n'y ait plus jamais de puissance européenne.
00:21:24C'est le cœur du traité de Rome.
00:21:27On ne doit plus jamais avoir de puissance européenne.
00:21:29Ça ne pose pas de problème à ce moment-là
00:21:31parce qu'on est au moment du tiers-monde.
00:21:34Les trois quarts des pays de la planète
00:21:36sont dans le tiers-monde.
00:21:37On a l'Union soviétique en face
00:21:39et ces six pays sont sous contrôle américain.
00:21:42Donc pas de puissance européenne à ce moment-là,
00:21:44ça ne pose pas de problème.
00:21:45Seulement 60 ans après, qu'est-ce qui se passe ?
00:21:48Non seulement les États-Unis renoncent
00:21:50à leur rôle de gardiens de l'ordre mondial
00:21:53qu'ils ont construit eux-mêmes
00:21:54à partir de Bretton Woods en 1944,
00:21:57mais on est dans un moment historique
00:21:59où les grandes puissances de la planète
00:22:02mènent des politiques extrêmement offensives.
00:22:05Donc l'Europe,
00:22:07qui s'est voulue comme une non-puissance,
00:22:10apparaît comme une proie.
00:22:12Nous ne sommes rien d'autre qu'une proie.
00:22:13Ça, c'est le premier point.
00:22:14Et si j'insistais sur le fait que je suis pro-européen,
00:22:18c'est que quand je critique la construction européenne,
00:22:22je pars des faits.
00:22:23Alors, c'est terrifiant à dire
00:22:25parce que vous parliez tout à l'heure
00:22:27de l'affaire France Inter,
00:22:31mais au niveau européen, c'est la même chose.
00:22:32Quand vous entendez la présidente
00:22:34de l'Union européenne parler,
00:22:36vous avez l'impression que tout va bien.
00:22:38En réalité, depuis 20 ans,
00:22:40la croissance européenne, c'est 1% par an.
00:22:42La croissance de la planète depuis 20 ans,
00:22:44c'est 3% par an.
00:22:46Comme le souligne Trump
00:22:47dans sa stratégie nationale publiée il y a quelques jours,
00:22:51l'Europe, c'était 25% du PIB de la planète en 1990,
00:22:56on est à 15%.
00:22:57Donc l'Europe se désintègre
00:23:01par faiblesse de la croissance.
00:23:03Et cette faiblesse de la croissance,
00:23:05elle est due à l'écriture même du traité de Rome
00:23:09qui interdit à l'Europe
00:23:11d'être une puissance.
00:23:12Mais c'est un peu, au fond,
00:23:15pour faire une image,
00:23:17au sein du traité de Rome,
00:23:19on a décidé que nous serions
00:23:20toujours des herbivores.
00:23:23Le problème, c'est que nous sommes
00:23:24dans un monde de carnivores.
00:23:26Donc s'il y a un herbivore
00:23:27au milieu des carnivores,
00:23:28on se fait bouffer,
00:23:29c'est ce qui existe,
00:23:30c'est ce qu'on voit,
00:23:32c'est la situation actuelle.
00:23:33Et le problème de la France,
00:23:36qui va certainement conduire à des ruptures politiques,
00:23:40économiques et stratégiques massives,
00:23:42c'est que nous aussi,
00:23:43nous avons une croissance de 1% par an depuis 20 ans,
00:23:46et que nous opérons dans le contexte
00:23:49d'une bureaucratie européenne
00:23:51qui est extrêmement lourde.
00:23:53Et donc, dans ce contexte-là,
00:23:55si on ne provoque pas des ruptures politiques
00:23:58et institutionnelles majeures dans notre pays,
00:24:01on n'aura pas la possibilité
00:24:03de redevenir une puissance significative.
00:24:06– Bon, je ne vous ai pas interrompu
00:24:08pour poser le débat.
00:24:11On me dit parfois que j'interromps.
00:24:12Non, vous n'allez pas vous interrompre
00:24:13parce que vous l'avez bien posé le débat.
00:24:15Simplement, il faudra être plus court
00:24:17quand je vous poserai des questions précises.
00:24:19Par exemple, est-ce qu'il faut revenir sur ce traité
00:24:21et comment on peut revenir ?
00:24:22En fait, est-ce qu'on peut faire l'Europe des 10 ?
00:24:24Bon, moi, je ne suis pas un spécialiste de ça.
00:24:26– Non, est-ce qu'il va apprendre ?
00:24:27– Mais vous le direz après la pause.
00:24:28Vous le direz après la pause.
00:24:30Christian Saint-Etienne est avec nous.
00:24:31Trump et nous.
00:24:32Bon, c'est chez Odile Jacob.
00:24:33J'imagine que personne ne vous invite.
00:24:35– J'ai fait pas mal d'émissions,
00:24:38mais on me parle toujours d'autre chose
00:24:40que le cœur du livre,
00:24:41la critique de la construction elle-même.
00:24:43– Vous voyez, ça, c'est intéressant.
00:24:45Eh oui, mais c'est formidable d'ailleurs.
00:24:48C'est-à-dire que tous ces gens pensent pareil.
00:24:51C'est ça qui est drôle.
00:24:52Ils n'ont même pas besoin de se parler entre eux.
00:24:55Ils savent ce dont il faut parler
00:24:57et surtout ce dont il ne faut pas parler.
00:24:59Et moi, je suis sidéré.
00:25:00En fait, c'est la puissance du système.
00:25:02C'est qu'en fait, tout est sur la table,
00:25:06mais en réalité, c'est pour ensevelir
00:25:09les informations qui gênent.
00:25:11– Ben oui, écoutez, on essaie, nous,
00:25:13de ne pas les ensevelir et de sortir…
00:25:15– C'est très facile dans le monde
00:25:17de sur-information, d'ensevelir les choses qui gênent.
00:25:20– Je suis d'accord avec vous.
00:25:21Alors, on marque une pause
00:25:22et on revient avec quelques discussions encore
00:25:27autour de la table.
00:25:28– À tant mieux.
00:25:28– À tout de suite.
00:25:29– Il est 9h31, nous sommes sur Europe 1,
00:25:34nous sommes sur CNews et nous allons,
00:25:36figurez-vous, des annonceurs qui sont venus nous voir.
00:25:39On leur souhaite joyeux Noël.
00:25:41Et je le disais à M. Bilger,
00:25:42les annonceurs, pour une chaîne privée,
00:25:44c'est important parce que je le rappelle
00:25:46que le service public, c'est 4 milliards,
00:25:48c'est nous qui payons.
00:25:504 milliards, 14 semaines de congés payés,
00:25:52je le répète, pour nos amis de Radio France
00:25:54qui bénéficient de privilèges exorbitants,
00:25:56ne riez pas, c'est votre argent.
00:25:58En revanche, les annonceurs,
00:25:59c'est le système privé.
00:26:01Donc, on peut les remercier, les saluer
00:26:03puisqu'ils sont dans ce studio.
00:26:06Sommayal Abidi, c'est à vous.
00:26:08Esprit de Noël.
00:26:09Sommayal Abidi, c'est à vous
00:26:11pour le rappel des titres.
00:26:15Bonjour Pascal et bonjour à tous.
00:26:19Déjà des tensions entre agriculteurs
00:26:20et forces de l'ordre à Bruxelles.
00:26:23Bruxelles où vont converger
00:26:24dans la journée de nombreux paysans
00:26:25pour dénoncer le Mercosur.
00:26:27Un corps négocié depuis 25 ans
00:26:29que la France et l'Italie veulent reporter.
00:26:32À trois mois, des municipales,
00:26:33les militants PS et écologistes parisiens
00:26:35ont voté pour une liste commune
00:26:37à gauche dès le premier tour.
00:26:38Une alliance qui sera conduite
00:26:40par le socialiste Emmanuel Grégoire
00:26:42et sans LFI.
00:26:44Et puis, son état de santé s'améliore.
00:26:46François Bayrou, qui était hospitalisé
00:26:47pour une grippe, est sortie de réanimation.
00:26:50La mairie de Pau précise
00:26:51que l'ancien Premier ministre
00:26:52suit désormais un parcours hospitalier
00:26:54dit classique.
00:26:56On est toujours avec Mayanen Trémolet,
00:26:59Maître Garbarini, Richard Millet,
00:27:01Philippe Bilger, Thomas Bonnet,
00:27:02Christian Saint-Etienne,
00:27:03pour quelques minutes.
00:27:04Il faut vraiment qu'on vous reçoive
00:27:05beaucoup plus longuement que là.
00:27:07Mais vraiment, ce livre est formidable
00:27:09pour tout vous dire.
00:27:09Alors, il faut dire d'où vous parlez.
00:27:11Comme on dit, vous étiez au Républicain
00:27:13jusqu'en 2018.
00:27:14Vous avez adhéré au parti.
00:27:15Aujourd'hui, vous êtes Républicain.
00:27:16Non, non, je ne suis pas au parti,
00:27:18mais je suis de centre droit, oui.
00:27:20Bon, vous trouvez que les Républicains...
00:27:22Je ne me cache pas, je suis gaulliste, voilà.
00:27:23Bon, vous êtes gaulliste,
00:27:25vous étiez conseiller de Paris,
00:27:27vous êtes économiste,
00:27:28universitaire expérimenté,
00:27:29vous avez travaillé pour le FMI, etc.
00:27:32Et ce que vous dites, évidemment,
00:27:33nous intéresse fortement.
00:27:35Alors, très court,
00:27:36est-ce qu'on peut changer cela ?
00:27:38Vous avez posé le débat tout à l'heure,
00:27:39on est d'accord.
00:27:40Mais est-ce qu'on peut changer ?
00:27:41Parce que moi, j'ai l'impression
00:27:41qu'on ne peut rien faire.
00:27:42Qu'on est en sullevelie
00:27:44dans cette Union européenne.
00:27:46Je dis parfois qu'ils ont réussi
00:27:48à nous dégoûter de l'Europe.
00:27:50Ma génération, moi,
00:27:51l'Europe, c'était formidable pour nous.
00:27:53Quand on avait 20 ans,
00:27:54l'idée de l'Europe,
00:27:54elle était formidable.
00:27:55Moi, j'ai voté Maastricht,
00:27:56comme tout le monde.
00:27:57Je pense autour de cette table,
00:27:58on y croyait, vraiment.
00:27:59Ils nous ont dégoûté de l'Europe.
00:28:01Alors, est-ce que c'est possible
00:28:01de revenir,
00:28:02de faire un nouveau traité,
00:28:04de sortir de l'Union européenne
00:28:05et de ne pas être à 30,
00:28:07comme le demandait Emmanuel Macron,
00:28:08mais d'être à 9 ou 10 ?
00:28:09Alors, ce n'est pas possible
00:28:10sans une crise politique.
00:28:12Mais surtout,
00:28:13ce qui s'est passé,
00:28:14c'est qu'à partir du moment
00:28:16où on a écarté l'idée de puissance,
00:28:19l'Europe s'est construite
00:28:20sur l'idée de concurrence.
00:28:22Et d'ailleurs,
00:28:23c'est la base du pouvoir
00:28:24de la Commission européenne
00:28:25qui peut contrôler
00:28:26à la fois les entreprises
00:28:27et les États.
00:28:28Mais surtout,
00:28:29à partir du moment
00:28:30où on a un traité
00:28:32fondé sur des règles,
00:28:34l'Union européenne
00:28:36s'est transformée
00:28:37en bureaucratie.
00:28:38Alors, la bureaucratie,
00:28:39ce n'est pas au sens négatif.
00:28:41Ici, on l'analyse
00:28:42au sens de la théorie économique
00:28:44qui a donné trois prix Nobel
00:28:45d'économie.
00:28:46La bureaucratie,
00:28:47c'est un système
00:28:47qui a été analysé
00:28:48depuis Weber
00:28:49et qui est fondé
00:28:50sur des règles.
00:28:51Donc, toute la construction européenne
00:28:53est fondée sur des règles,
00:28:54l'application des règles
00:28:55et la modification des règles.
00:28:55J'entends tout ça,
00:28:56mais qu'est-ce qu'on fait ?
00:28:57C'est ça qui m'intéresse.
00:28:58La seule façon
00:28:59de casser ça,
00:29:00c'est de porter le fer
00:29:02sur la construction elle-même.
00:29:04Ça suppose que la France...
00:29:06Il faut rappeler
00:29:07que c'est la France
00:29:07qui est à l'origine
00:29:08de la construction européenne.
00:29:09S'il y a un pays
00:29:10qui peut provoquer
00:29:12une crise pour modifier
00:29:14la construction européenne,
00:29:15notamment rappeler
00:29:16qu'en réalité,
00:29:18la Commission
00:29:19n'a que deux compétences.
00:29:20C'est la politique commerciale
00:29:23et la politique
00:29:24du droit à la concurrence.
00:29:25Mais 80% de l'action
00:29:27de la Commission européenne
00:29:28aujourd'hui,
00:29:29c'est en dehors
00:29:29de ces deux domaines
00:29:30de compétences.
00:29:31Donc, il faudrait avoir
00:29:33la volonté
00:29:34de ramener la Commission
00:29:35dans ces domaines
00:29:36de compétences.
00:29:37Ça, c'est possible.
00:29:37Ça, c'est possible
00:29:38techniquement.
00:29:40Avec le système d'aujourd'hui.
00:29:41C'est-à-dire,
00:29:41sans changer,
00:29:42s'il y avait une volonté politique,
00:29:44on pourrait,
00:29:45de l'intérieur,
00:29:45modifier les choses.
00:29:46Oui, ça suppose
00:29:47qu'il y ait une volonté politique
00:29:48très forte.
00:29:49Par exemple,
00:29:50une alliance
00:29:51entre la France
00:29:52et l'Italie.
00:29:52On a fait une énorme erreur
00:29:54de négliger
00:29:55la capacité
00:29:57de levier
00:29:57que donne l'Italie
00:29:58à la France
00:30:00pour agir.
00:30:01Parce qu'en réalité,
00:30:02on se rapproche
00:30:03toujours de l'Allemagne.
00:30:04Mais l'Allemagne
00:30:04a pris le contrôle
00:30:05de l'Europe
00:30:06et elle a pris le contrôle
00:30:08de cette bureaucratie.
00:30:09Il faut rappeler,
00:30:10tout ça est public,
00:30:11que quand il y a eu
00:30:12la réunion
00:30:13entre von der Leyen
00:30:14et Trump
00:30:15le 27 juillet
00:30:16en Écosse,
00:30:17von der Leyen
00:30:19était accompagnée
00:30:20de neuf collaborateurs.
00:30:21Il y avait huit Allemands
00:30:22sur les neuf.
00:30:23La France était absente.
00:30:24La France est absente
00:30:25de tous les postes clés
00:30:26de cette bureaucratie européenne.
00:30:28Tous les arbitrages
00:30:29se font en faveur
00:30:30de l'Allemagne
00:30:30et contre nous.
00:30:32On parle de transition écologique
00:30:33par exemple,
00:30:34mais comme s'est planté
00:30:36dans sa politique énergétique
00:30:39depuis 40 ans,
00:30:40l'Allemagne a obtenu,
00:30:41c'est officiel
00:30:42mais personne n'en parle,
00:30:43l'Allemagne a obtenu
00:30:44de la Commission européenne
00:30:45l'autorisation
00:30:46pour construire
00:30:4720 gigawatts
00:30:48de centrales électriques
00:30:50au gaz.
00:30:51Ça s'est fait
00:30:52l'année dernière
00:30:53officiellement
00:30:54mais en France,
00:30:55vous trouvez trois lignes
00:30:56dans les journaux
00:30:57mais on ne voit pas
00:30:58la contradiction
00:30:59entre la politique
00:31:00qu'on avait voulu mener
00:31:01contre le nucléaire
00:31:03et tout le reste.
00:31:04À grands traits,
00:31:04vous avez exposé,
00:31:05on peut malheureusement
00:31:06parce qu'on a une heure et demie
00:31:07simplement d'émission,
00:31:08très court,
00:31:09vraiment mais très court
00:31:10parce qu'on est très en retard.
00:31:12Une question historique,
00:31:13à partir du moment
00:31:14où vous dites
00:31:14que l'Union européenne
00:31:15s'est fondée,
00:31:16enfin l'Europe s'est fondée
00:31:17sur le renoncement
00:31:18à la puissance militaire
00:31:20en tout cas,
00:31:20Toutes les formes
00:31:21de puissance.
00:31:22Le gaullisme n'est-il pas
00:31:24au fond une supercherie
00:31:25du coup ?
00:31:27C'est-à-dire ?
00:31:28La grandeur de la France
00:31:30en tant que nation
00:31:31militaire, nucléaire,
00:31:32etc.
00:31:32Est-ce que ce n'est pas
00:31:33une supercherie ?
00:31:33Alors, en réalité,
00:31:35l'obsession de l'Allemagne
00:31:38et de la Commission européenne,
00:31:40c'est de casser
00:31:41ce dernier élément
00:31:42d'influence française
00:31:44et de...
00:31:46Qu'est-ce qui est en jeu
00:31:49aujourd'hui
00:31:49dans les projets
00:31:51de politique
00:31:51de défense européenne ?
00:31:53C'est de mettre la main
00:31:54sur la puissance nucléaire française
00:31:56et de la décomposer,
00:31:58soit de la supprimer,
00:31:59c'était la demande
00:31:59de l'Allemagne
00:32:00pendant 30 ans,
00:32:01soit de la mettre
00:32:02sous décision conjointe
00:32:04au niveau européen.
00:32:06Et là,
00:32:06il faut s'y opposer
00:32:08par tous les moyens.
00:32:09Bon, ben écoutez,
00:32:10je pense que
00:32:10c'est la première fois
00:32:11que vous venez
00:32:12dans cette émission,
00:32:12il faudrait plus de temps,
00:32:13bien sûr,
00:32:14mais je renvoie
00:32:14à Trump et nous
00:32:15comment sauver
00:32:16la France et l'Europe
00:32:16et je remercie vraiment
00:32:17grandement
00:32:18parce que c'est un livre
00:32:19extrêmement important.
00:32:21On parlait
00:32:22de la commission d'enquête,
00:32:23vous parliez tout à l'heure
00:32:23d'Hercilia Soudet
00:32:24et c'est vrai
00:32:25que cet échange
00:32:26en dit long aussi
00:32:27sur le niveau,
00:32:30hélas,
00:32:31des députés
00:32:32et notamment
00:32:32de la France insoumise.
00:32:33Donc c'était
00:32:34dans cette fameuse commission,
00:32:35écoutez cet échange
00:32:36entre le président,
00:32:37le président s'appelle...
00:32:38Jérémy Patrier,
00:32:38l'étude.
00:32:39Voilà,
00:32:39qui fait son job d'ailleurs,
00:32:40il la recadre
00:32:41et puis Mme Hercilia Soudet
00:32:44c'est important
00:32:45avant de l'écouter,
00:32:45rappelez qu'elle est prof.
00:32:47Elle est prof de français,
00:32:48c'est ça ?
00:32:48Ah oui.
00:32:49Non ?
00:32:49Elle est prof de français.
00:32:50Oui, de français.
00:32:52Écoutons cet échange
00:32:53et merci encore
00:32:54monsieur Soudetienne.
00:32:55Merci.
00:32:58Encore une fois,
00:32:59qu'est-ce qui justifie
00:33:00d'avoir eu
00:33:00une décision aussi virulente
00:33:02avec Guillaume Murice ?
00:33:03Alors quand on voit
00:33:03qu'on a vraiment l'impression
00:33:05qu'il y a un deux poids
00:33:05deux mesures.
00:33:06On voit à côté de ça
00:33:07qu'on a une Sophia Aram.
00:33:08Ça fait 20 ans
00:33:09qu'elle racontait d'un grillé,
00:33:10elle a un humour raciste.
00:33:10Est-ce que c'est davantage
00:33:12cohérent avec la ligne éditoriale ?
00:33:14Mme Soudet, s'il vous plaît.
00:33:14Sinon je vous coupe le micro.
00:33:16Ici, c'est pas le lieu
00:33:17où on insulte
00:33:18les salariés du service public
00:33:19de racisme,
00:33:20d'homophobe,
00:33:20de ce que vous voulez.
00:33:20D'accord ?
00:33:21Vous mesurez votre propos.
00:33:22Non, non, Mme Soudet.
00:33:23Non, non, non.
00:33:25Voilà, non.
00:33:25Non, mais non.
00:33:27Voilà.
00:33:28On peut continuer
00:33:28comme ça longtemps,
00:33:29Mme Soudet ?
00:33:29Madame Soudet.
00:33:31Madame Soudet.
00:33:31Madame Soudet.
00:33:33C'est pas le lieu
00:33:34dans cette commission d'enquête
00:33:35où on qualifie
00:33:36une salariée du service public
00:33:40éviter de qualifier
00:33:42une salariée du service public
00:33:43de racisme
00:33:44alors qu'elle n'est pas
00:33:44ici pour vous répondre.
00:33:45Avec d'un côté
00:33:45Guillaume Meurisse
00:33:46qui a été licenciée
00:33:47comme ça
00:33:49de façon expéditive
00:33:52alors qu'à côté de ça
00:33:53on a une Sophia Aram
00:33:54qui...
00:33:54On n'a pas une Sophia Aram.
00:33:55Mme Soudet,
00:33:56je vais enlever le micro.
00:33:58Vous faites attention
00:33:58à la manière dont vous parlez.
00:33:59On a une Sophia Aram
00:34:00mais on est où ici ?
00:34:01On est où ici ?
00:34:02On est dans une cour d'école ?
00:34:03On est dans une assemblée générale
00:34:04de la France insoumise ?
00:34:05On ne parle pas des gens
00:34:05en disant
00:34:06on a une Sophia Aram
00:34:07mais vous vous rendez compte ?
00:34:08Madame Soudet,
00:34:09vous vous rendez compte
00:34:09de ce que vous venez de dire ?
00:34:10On a une Sophia Aram ?
00:34:12C'est comme ça
00:34:12qu'on parle de citoyen français ?
00:34:14On a une Sophia Aram ?
00:34:15Qu'est-ce que ça signifie ?
00:34:16C'est une sous-citoyenne ?
00:34:17C'est une sous-citoyenne,
00:34:20Madame Aram ?
00:34:20On a une Sophia Aram.
00:34:22Méditez un peu
00:34:23sur la manière
00:34:23dont vous parlez des gens
00:34:24au-delà du fait
00:34:25qu'elle est salariée
00:34:25de l'objet de public.
00:34:26Allez-y à la question.
00:34:27La question c'est quoi ?
00:34:28Vous allez m'apprendre à parler
00:34:28monsieur le Président ?
00:34:29Non, mais je vais vous apprendre
00:34:30à parler dans cette commission d'enquête
00:34:31ça c'est sûr, oui.
00:34:32Parce que c'est moi
00:34:33qui suis garant
00:34:33de ce qui est dit ici
00:34:34et de la manière
00:34:34dont on qualifie
00:34:35les citoyens français.
00:34:37Allez au bout de votre question
00:34:37mais on n'a pas une Sophia Aram.
00:34:39Vous êtes méprisant.
00:34:40Vous êtes méprisant.
00:34:41Oui, bien sûr.
00:34:42C'est ce qui me qualifie d'ailleurs.
00:34:43C'est ce qui me caractérise.
00:34:44Oui, oui, oui.
00:34:45Il peut y aller extrêmement
00:34:45à qui rigole à l'autre côté.
00:34:46Là, ça va.
00:34:47Bon alors,
00:34:47donc je disais que...
00:34:50Madame Soudet,
00:34:51quelle est votre question ?
00:34:51Sinon je passe au groupe.
00:34:52Quelle est votre question ?
00:34:53Allez au bout de votre question,
00:34:55Madame Soudet.
00:34:55Allez au bout de votre question.
00:34:56Allez au bout de votre question
00:34:58sinon on va passer
00:34:59au député suivant
00:34:59au groupe politique.
00:35:00Allez au bout de votre question.
00:35:01C'est un peu compliqué
00:35:01dans ces conditions.
00:35:03Quel monde.
00:35:04Elle est d'une absolue dignité
00:35:06cette Ercilia Soudet.
00:35:07C'est clair.
00:35:08Quel monde.
00:35:09Incroyable.
00:35:10Quel monde dans lequel nous sommes
00:35:11et...
00:35:11Elle donne des cours de français.
00:35:13C'est écovantable.
00:35:13Elle ne donne pas des cours.
00:35:14Elle est professeure.
00:35:14Elle est professeure de français.
00:35:16Elle est députée
00:35:16donc elle ne le fait plus
00:35:17et c'est peut-être...
00:35:18Elle justifie l'école buissonnière.
00:35:21Oui.
00:35:21Non mais ce qu'il faut dire
00:35:22c'est que ce sont des gens
00:35:23qui sont élus.
00:35:24Moi je ne veux jamais le rappeler
00:35:25c'est qu'elle est élue en cinéma
00:35:26dans sa circonscription.
00:35:28Des gens lui font confiance
00:35:29pour les représenter
00:35:31et voilà le résultat
00:35:32il est quand même
00:35:33bon questionnable.
00:35:34C'est clair.
00:35:34Il y a une hiérarchie
00:35:35dans la médiocrité.
00:35:37Boyard est meilleur qu'elle.
00:35:38Bon Marine Le Pen
00:35:39quittera d'ailleurs ce soir
00:35:40sur notre antenne.
00:35:42J'ai vu que Madame Le Pen
00:35:44tout à l'heure
00:35:45a tweeté
00:35:47sur cette commission d'enquête
00:35:49et elle a dit
00:35:51Madame Le Pen
00:35:52et elle a dit
00:35:53la menace de sanction
00:35:54proférée hier
00:35:55par Madame Broun-Pivet
00:35:56sur l'antenne de France Inter
00:35:57à l'encontre du rapporteur
00:35:58de la commission d'enquête
00:35:59sur le service public
00:36:00de l'audiovisuel
00:36:00alors que les débats
00:36:01de cette commission
00:36:01sont en cours
00:36:02s'analyse en une pression
00:36:03intolérable
00:36:04sur la liberté des parlementaires
00:36:05qui y participent
00:36:06de la part de la présidente
00:36:07de l'Assemblée nationale.
00:36:08C'est une violation
00:36:08très grave du mandat
00:36:09qui lui a été accordée
00:36:11dont le cœur est précisément
00:36:12de défendre la liberté
00:36:13des députés.
00:36:14Elle a raison.
00:36:15Elle a raison.
00:36:16C'est une erreur importante
00:36:18qu'a faite
00:36:19Madame Broun-Pivet
00:36:20me semble-t-il
00:36:21et qui n'est peut-être
00:36:22pas sans conséquence
00:36:23parce que
00:36:24c'est peut-être
00:36:24elle qui va être
00:36:25recadrée.
00:36:27Il y aura peut-être
00:36:27des sanctions contre elle.
00:36:29Je ne sais pas
00:36:29s'il peut y avoir
00:36:29des sanctions ou pas
00:36:30d'ailleurs.
00:36:30C'est le bureau
00:36:31qui se prononce
00:36:32étant donné qu'elle en est
00:36:33la présidente
00:36:33ça reste compliqué.
00:36:34Je pense qu'elle doit
00:36:35être convoquée.
00:36:36Ça j'en suis convaincu.
00:36:36Raphaël Steinville
00:36:37l'excellent confrère du JDD
00:36:38me rappelait ce précédent
00:36:39de Yael Broun-Pivet
00:36:40quand elle était
00:36:41à la tête de la commission
00:36:41des lois.
00:36:42C'est elle qui avait
00:36:43fait barrage à l'époque
00:36:43pour qu'on ne puisse pas
00:36:45interroger dans le cadre
00:36:46d'une commission parlementaire
00:36:47les représentants
00:36:48de la présidence
00:36:48de la République
00:36:49dans le cadre
00:36:49de l'affaire Benalla.
00:36:50Bien sûr.
00:36:51Et à l'époque donc
00:36:52il y avait une sorte
00:36:52d'obstruction de sa part.
00:36:53C'est intéressant
00:36:54à mettre en parallèle
00:36:55avec la situation.
00:36:55Mais la Macronie
00:36:57tire ses derniers feux.
00:37:00Tous ces gens
00:37:00vont disparaître
00:37:01dans l'année.
00:37:03Parce que
00:37:03la probabilité
00:37:05qu'ils retrouvent
00:37:05le pouvoir
00:37:06ça va être quand même
00:37:07compliqué avec le bilan
00:37:08d'Emmanuel Macron.
00:37:10Et ceux qui
00:37:10se présenteront
00:37:12feront tout
00:37:12pour prendre
00:37:13de la distance
00:37:14justement d'Emmanuel Macron.
00:37:15Donc vous allez avoir
00:37:16pendant un an
00:37:17effectivement
00:37:18des débats rudes
00:37:21sans doute.
00:37:23Max Boisini,
00:37:24les chants cateaux,
00:37:25les chants de Jésus,
00:37:26les chants de Marie.
00:37:27Voilà de quoi
00:37:28nous avons besoin
00:37:29cher Max Boisini.
00:37:32D'abord ça nous fait plaisir
00:37:33quand vous êtes là
00:37:33sur ce plateau
00:37:35parce qu'on vous aime
00:37:36beaucoup.
00:37:37Avant de parler
00:37:38de ces chants
00:37:38vous défendez
00:37:40la cause animale.
00:37:41je voulais savoir
00:37:42comment vous viviez
00:37:43cette crise
00:37:44des agriculteurs.
00:37:46C'est dommage.
00:37:47C'est dommage.
00:37:48D'ailleurs il y a
00:37:49un ancien joueur
00:37:49du stade français
00:37:50Patrick Tabacco
00:37:51qui est très impliqué
00:37:52dedans.
00:37:53Et c'est vrai que
00:37:54cette Europe
00:37:55franchement
00:37:56ce n'est pas l'Europe
00:37:56que je voulais
00:37:57personnellement.
00:37:58C'est une Europe
00:37:59d'union
00:38:00une Europe plus
00:38:01nationale.
00:38:03Mais là franchement
00:38:04les agriculteurs
00:38:05écoutez
00:38:06ce n'est pas normal
00:38:07qu'on impose
00:38:08des normes
00:38:08à nos agriculteurs
00:38:09et qu'on reçoive
00:38:11tous les produits
00:38:13de toute l'Europe
00:38:14qui n'ont
00:38:15aucune norme.
00:38:16Voilà donc
00:38:16avec des pesticides
00:38:18etc.
00:38:18Et les pauvres
00:38:19agriculteurs
00:38:20on leur met
00:38:21des contraintes
00:38:21inadmissibles.
00:38:23Donc forcément
00:38:24moi je suis solidaire
00:38:25avec des agriculteurs.
00:38:26Alors des milliers
00:38:27d'agriculteurs
00:38:27Thomas Bonnet
00:38:28et Mayala
00:38:29des milliers
00:38:31d'agriculteurs
00:38:31européens
00:38:32convergent jeudi
00:38:33avec des centaines
00:38:33de tracteurs
00:38:34vers Bruxelles
00:38:35pour protester
00:38:35contre la politique
00:38:36agricole
00:38:36de l'Union Européenne.
00:38:38Ils signent notamment
00:38:38l'accord de libre-échange
00:38:39avec le Mercosur
00:38:40accusé de mettre
00:38:41en danger
00:38:41de nombreuses filières.
00:38:42La France
00:38:43s'est associée
00:38:44si j'ai bien compris
00:38:45avec l'Italie.
00:38:46Là Mme Mélonie
00:38:47L'Italie a plutôt
00:38:48rejoint la France.
00:38:49Là Mme Mélonie
00:38:50a sauvé la mise
00:38:50à Emmanuel Macron.
00:38:51Regardez ces images
00:38:53en direct de Bruxelles
00:38:54je le dis
00:38:55pour les auditeurs
00:38:55d'Europe 1
00:38:56qui nous écoutent
00:38:57on voit
00:38:57là on veut bien
00:38:59de Mme Mélonie
00:39:00si j'ai bien compris
00:39:02Mayala
00:39:02Trémolet.
00:39:05Là c'est sûr
00:39:05que c'est Georgia Mélonie
00:39:06qui sauve la mise
00:39:07à Emmanuel Macron
00:39:08et c'est une aide
00:39:10inespérée
00:39:11parce qu'Emmanuel Macron
00:39:11il est sous une pression
00:39:12montante des agriculteurs
00:39:13à laquelle s'ajoute
00:39:14la crise sanitaire.
00:39:16Après Georgia Mélonie
00:39:17dit qu'elle est sûre
00:39:17que ce sera ratifié
00:39:18dans les mois qui viennent.
00:39:19C'est seulement reporté.
00:39:20On ne parle pas
00:39:21d'une annulation
00:39:22pure et dure
00:39:23du Mercosur
00:39:23on parle simplement
00:39:24d'un report
00:39:25en attendant
00:39:25que des éventuelles
00:39:26clauses de sauvegarde
00:39:27soient ajoutées
00:39:28dans l'accord.
00:39:30On en est quand même
00:39:30très loin.
00:39:31Moi ce que je note
00:39:31quand même
00:39:31effectivement
00:39:32c'est que là
00:39:33on est content
00:39:34d'avoir le soutien
00:39:35de l'Italie
00:39:35de Georgia Mélonie
00:39:36de la part
00:39:38d'Emmanuel Macron
00:39:38et moi ce que je note
00:39:39quand même
00:39:39c'est que le discours
00:39:40d'Emmanuel Macron
00:39:40selon l'endroit
00:39:41dans le monde
00:39:42où il se trouve
00:39:42n'est pas le même.
00:39:43Quand il était au Brésil
00:39:44il se félicitait
00:39:46de la mise en place
00:39:47à venir du Mercosur
00:39:48quand il est à Paris
00:39:49il dit autre chose
00:39:50à Bruxelles
00:39:50je ne sais pas
00:39:51ce qu'il va dire
00:39:51c'est quand même
00:39:52déroutant.
00:39:53Il s'adapte.
00:39:54Philippe Bilger
00:39:55Il est très doué
00:39:57comme il fonctionne
00:39:58par la séduction
00:39:59il est évident
00:40:01qu'il a des changements
00:40:02de discours
00:40:03au regard
00:40:04de l'interlocuteur
00:40:05qui est face à lui.
00:40:06Oui mais
00:40:06vous dites
00:40:07qu'il est très doué
00:40:08c'est mal en fait
00:40:09de faire ça ?
00:40:09Oui mais bien sûr.
00:40:11C'est ça que vous
00:40:11devriez dire ?
00:40:12Je le dis.
00:40:13Ah bon ?
00:40:14Vous ne le dites pas comme ça ?
00:40:15Ça avait été compris
00:40:16par tout le monde
00:40:17sauf par vous.
00:40:18Oh moi je ne suis pas
00:40:18gentil de dire ça
00:40:20c'est les esprits de Noël.
00:40:21Ah vous êtes rapides
00:40:22du point de vue
00:40:24pour critiquer.
00:40:25Comme je le dis souvent
00:40:26il fait partie
00:40:27de ces liquides
00:40:28qui épousent
00:40:29tous les flacons.
00:40:30Ah ça c'est quand même
00:40:32un peu plus...
00:40:33Ah oui mais bien sûr.
00:40:34Mais je ne prétends pas
00:40:35me mettre sur le même pied
00:40:37que Maître Garbarini.
00:40:39Si si.
00:40:40Les agriculteurs
00:40:40donc sont en route
00:40:41pour Bruxelles.
00:40:42Alors le chancelier allemand
00:40:42frais et ça rejoint
00:40:43la conversation
00:40:44qu'on avait un instant
00:40:45finalement parce que
00:40:45le chancelier allemand
00:40:46Friedrich Merz
00:40:48qui espère écouler
00:40:48plus de voitures
00:40:50produites par ses constructeurs
00:40:51en difficulté
00:40:51a promis de faire pression
00:40:52sur ses partenaires.
00:40:53Mais c'est ce que nous expliquait
00:40:54tout à l'heure
00:40:55Christian Saint-Étienne.
00:40:56C'est l'Allemagne
00:40:56qui décide
00:40:57si j'ai bien compris.
00:40:58C'est Ursula von der Leyen
00:40:59qui défend les intérêts
00:41:00de l'Allemagne.
00:41:01Il faut dire quelque chose
00:41:02et ça rejoint ce que disait
00:41:03Christian Saint-Étienne.
00:41:03L'Allemagne par tradition
00:41:05envoie ses meilleurs éléments.
00:41:07Je mets des guillemets
00:41:07mais c'est un peu l'idée.
00:41:08Les meilleurs fonctionnaires
00:41:10aux fonctionnaires d'Allemagne
00:41:11vont à l'Union Européenne
00:41:13pour représenter
00:41:14les intérêts de l'Allemagne.
00:41:15La France c'est l'inverse.
00:41:21Vous parlez de M. Séjourné
00:41:23peut-être.
00:41:23Par exemple.
00:41:24On recase les amis.
00:41:26Ceux qui ne sont pas
00:41:27suffisamment d'avenir.
00:41:29Est-ce que c'est vrai
00:41:30que lorsque M. Macron
00:41:32est allé en Chine
00:41:33il voulait aller
00:41:34avec Ursula von der Leyen
00:41:36elle était quasiment
00:41:36au pied de la passerelle
00:41:37et la Chine a dit non ?
00:41:39Je ne sais pas.
00:41:39Vous n'avez pas vu
00:41:40cette information passée ?
00:41:42Il voulait emmener
00:41:42Mme von der Leyen
00:41:43en Chine
00:41:44et les Chinois ont dit
00:41:45pas de von der Leyen
00:41:47en Chine.
00:41:49Vous n'avez pas vu ça ?
00:41:49Non je n'ai pas vu ça.
00:41:50Écoutez, bon.
00:41:52Voilà ce qu'on pouvait dire
00:41:53sur ce sujet.
00:41:55Un mot peut-être
00:41:56sur Trump également
00:41:57puisqu'on est dans
00:41:58une actualité internationale.
00:41:59Vous avez entendu
00:42:00qu'il demande
00:42:00X milliards à l'Angleterre.
00:42:03Vous avez été au courant
00:42:04de cette affaire ?
00:42:04À la BBC.
00:42:06Je vais vous dire
00:42:06c'est vrai que
00:42:08il a plein de défauts
00:42:10Donald Trump.
00:42:11Évidemment.
00:42:11Mais quand j'entends ça
00:42:13je ne peux m'empêcher
00:42:14de sourire.
00:42:14C'est peut-être pas
00:42:15un sourire de qualité
00:42:17mais parce qu'en fait
00:42:19on l'accuse de fake news
00:42:21il pointe la BBC
00:42:23il a raison
00:42:23qu'elle fait une fake news.
00:42:25Parce que c'est ça
00:42:25la réalité.
00:42:26Ceux qui l'accusent
00:42:27de fake news
00:42:27font des fake news.
00:42:30Suivez mon regard.
00:42:31Et il demande du coup
00:42:34je ne sais combien de milliards.
00:42:35écoutez Donald Trump.
00:42:38Il avait annoncé
00:42:39vouloir réclamer
00:42:40entre 1 et 5 milliards
00:42:41de dollars
00:42:42de dommages et intérêts.
00:42:44Ce sera finalement
00:42:45le double
00:42:45soit 10 milliards de dollars.
00:42:47Ils m'ont fait dire
00:42:49des choses
00:42:49que je n'ai jamais dites
00:42:50et ils se sont fait prendre
00:42:52parce que je pense
00:42:52que quelqu'un
00:42:53à la BBC a dit
00:42:54c'est tellement grave
00:42:55qu'il faut le signaler.
00:42:57C'est ce qu'on appelle
00:42:57des fake news.
00:42:59En cause
00:43:00la diffusion
00:43:01par le groupe
00:43:01audiovisuel
00:43:02publique britannique
00:43:03juste avant
00:43:04la présidentielle américaine
00:43:05de 2024
00:43:06d'extraits
00:43:07d'un discours
00:43:08de Donald Trump
00:43:09daté du 6 janvier 2021.
00:43:12Des séquences montées
00:43:13de telle façon
00:43:13que le président américain
00:43:15semble appeler explicitement
00:43:16ses partisans
00:43:17à attaquer le Capitole
00:43:18à Washington.
00:43:20En novembre dernier
00:43:21la BBC avait reconnu
00:43:22une erreur de jugement
00:43:23et prononcé
00:43:24des excuses publiques.
00:43:26Nous prenons cela
00:43:27très au sérieux.
00:43:28Je veux dire
00:43:29il y a de réels problèmes ici.
00:43:31La plainte de Donald Trump
00:43:32estime que malgré
00:43:33ces excuses
00:43:34la BBC n'a manifesté
00:43:35ni véritable remords
00:43:36ni entrepris
00:43:37de réformes institutionnelles
00:43:38significatives
00:43:39afin d'empêcher
00:43:40de futurs abus journalistiques.
00:43:43Ce mardi
00:43:43le groupe audiovisuel
00:43:45britannique
00:43:45publique
00:43:45et assuré
00:43:46qu'elle défendrait
00:43:47sa cause
00:43:47devant les tribunaux.
00:43:48Une future bataille judiciaire
00:43:50qui fragilise la BBC
00:43:51à l'heure où s'engage
00:43:52le début du réexamen
00:43:53de sa charte royale.
00:43:55Un processus
00:43:56qui a lieu
00:43:56tous les 10 ans
00:43:57outre-manche
00:43:57et qui doit notamment
00:43:58débattre publiquement
00:43:59des différentes options
00:44:00de son financement.
00:44:02Jusqu'à présent
00:44:02c'est la redevance universelle
00:44:04qui prévaut
00:44:05soit près de 200 euros
00:44:06par an.
00:44:07Mais la BBC
00:44:08et Radio France
00:44:09c'est les mêmes.
00:44:10Simplement si moi
00:44:10je m'amuse
00:44:11à porter plainte
00:44:12contre tous ceux
00:44:13qui détournent mes propos
00:44:14je vais gagner de l'argent.
00:44:15Je pense que je vais aussi
00:44:16je vais vous prendre
00:44:17comme avocat
00:44:17il y a un petit sou
00:44:18à gagner.
00:44:19En plus il va gagner.
00:44:21Non seulement il va gagner
00:44:22et ce qui est
00:44:22c'est la force de Trump
00:44:24dans sa déclaration
00:44:27lorsqu'il suit
00:44:28il dit
00:44:28et la plainte
00:44:29va être déposée
00:44:30cet après-midi
00:44:30et la plainte
00:44:32a été déposée
00:44:33l'après-midi
00:44:33dans l'état de Floride.
00:44:35Donc c'est en fait
00:44:36c'est pour ça
00:44:37qu'il a des fans
00:44:39si je puis dire
00:44:40des supporters
00:44:40parce qu'en fait
00:44:41il dit
00:44:42il fait ce qu'il dit.
00:44:45Je vais déposer plainte
00:44:46et c'est cet après-midi
00:44:47qu'elle est déposée.
00:44:48Il ne se soucie
00:44:49absolument pas
00:44:49de son image présidentielle.
00:44:51Il réagit
00:44:52comme un citoyen
00:44:53à qui on a fait
00:44:54une grâce.
00:44:55Moi c'est ça
00:44:56qui me frappe chez lui.
00:44:57Il n'a aucun
00:44:58dans ce domaine
00:44:58il y va.
00:44:59Il n'a aucun filtre.
00:45:00Mais il a raison.
00:45:02Oui.
00:45:03Par moment
00:45:03je me dis
00:45:04qu'il pourrait avoir
00:45:05être le même
00:45:06mais avec un peu
00:45:07plus d'élégance
00:45:08tout de même.
00:45:09Mais il ne serait plus Trump.
00:45:10Oui.
00:45:11C'est vrai.
00:45:11Si vous je vous demandais
00:45:12C'est comme si on supprimait
00:45:14votre absence
00:45:15de bienveillance
00:45:16vous ne seriez plus le même.
00:45:17Sur la stature présidentielle
00:45:18des présidents américains
00:45:19on entendait moins
00:45:20quand c'était Joe Biden
00:45:21qui était dans un état
00:45:22de santé préoccupant.
00:45:23Est-ce que vous pouvez répondre
00:45:24pour moi ?
00:45:25Il est très vexé.
00:45:26Je veux dire
00:45:26il est vexé comme un poux.
00:45:28Il est vexé comme un rat
00:45:29sans queue
00:45:29disait je ne sais plus qui.
00:45:30Je dégresse les rats.
00:45:32Parce que j'ai dit
00:45:33l'autre jour
00:45:34que je préfère être
00:45:35sarcolâtre
00:45:36que bilgerolâtre.
00:45:37Depuis il est vexé.
00:45:39Mais au contraire
00:45:40vous n'imaginez pas.
00:45:41J'ai été vexé comme tout.
00:45:42Pascal a dit ça
00:45:43sur Europe 1
00:45:44devant ses groupies.
00:45:46Il a obtenu
00:45:47un succès facile.
00:45:48Ses groupies
00:45:49vous parlez de Richard Amillet ?
00:45:50Oh non mais lui
00:45:51il était là.
00:45:51Il est intelligent.
00:45:53Oh bah vous êtes
00:45:53mais je n'en permets pas.
00:45:56Et les autres
00:45:56ils ne sont pas intelligents ?
00:45:57Mais il m'a dit
00:46:00qu'il n'était pas là hier.
00:46:01Mais bien sûr.
00:46:02Et Gauthier Lebrecht
00:46:04et Georges Fenech
00:46:05qui étaient là.
00:46:06Vous les méprisez maintenant.
00:46:08Pas du tout.
00:46:09Vous êtes gonflé.
00:46:10Mais vous vous prenez pour qui ?
00:46:12Mais attendez
00:46:13mais moi je ne vous permets pas.
00:46:14Ce sont des groupies.
00:46:16Donc vous obtenez
00:46:17un groupe de rien du tout.
00:46:21C'est un show.
00:46:22Est-ce qu'on peut chanter Max ?
00:46:23Est-ce qu'on a des images ?
00:46:24Alors qu'est-ce qu'on a
00:46:25dans cet album ?
00:46:26Que vous mettez
00:46:27Chants de catho
00:46:27les chants de Jésus.
00:46:29Les chants de Marie.
00:46:30Est-ce qu'on peut écouter
00:46:3085 chansons ?
00:46:32D'abord on a sorti
00:46:33Credo
00:46:34il y a quelques années
00:46:35qui a été épuisé
00:46:36numéro 1 des ventes classiques
00:46:37qui a été épuisé
00:46:38donc j'ai sorti
00:46:39ce coffret
00:46:41là où il y a
00:46:42les chants de Jésus
00:46:43les chants de Marie
00:46:4385 chants.
00:46:45Mais qui a composé
00:46:46ces chants ?
00:46:47Alors ça dépend.
00:46:48Par exemple
00:46:49le Véni Créator
00:46:50a été composé
00:46:52en l'an 800.
00:46:54On ne sait pas
00:46:55qui est la composée
00:46:55on pense que c'est
00:46:56Charlemagne
00:46:57ou un abbé
00:46:58d'un évêque de Tours
00:47:00on ne sait pas.
00:47:01Mais c'est le patrimoine
00:47:02de l'église catholique
00:47:03et romaine
00:47:04qui a été foutu
00:47:05à la porte
00:47:06jeté à la porte
00:47:07depuis le concile
00:47:09et c'est dommage
00:47:09parce que...
00:47:10Le concile c'est Vatican II ?
00:47:11Oui c'est ça.
00:47:11C'est-à-dire que
00:47:12ces chants-là
00:47:13n'existent plus ?
00:47:14Mais pourquoi
00:47:14ils n'existent plus ?
00:47:14Oui ils sont chantés
00:47:15par les tradis
00:47:17mais il y a aussi
00:47:18les chants de Marie
00:47:18où il y a des chants
00:47:19contemporains
00:47:20comme
00:47:22« Couronner des Toiles »
00:47:23« J'irai la voir un jour »
00:47:25et puis il y a le dernier
00:47:26le chant de Jésus
00:47:26qui est magnifique.
00:47:27Ce sont 53 chanteurs
00:47:29mais des professionnels
00:47:30et c'est énorme quoi.
00:47:31Et vous avez aussi
00:47:32des chants de Noël
00:47:33puisqu'on est dans
00:47:33la période de Noël.
00:47:35Mais on chantait ça moi
00:47:35« Au ciel, au ciel, au ciel »
00:47:37« J'irai la voir un jour »
00:47:39On ne chante plus ça ?
00:47:40On ne chante plus ça.
00:47:41Alors je chantais ça
00:47:43quand j'étais enfant
00:47:43encore au catéchisme.
00:47:45On l'a chanté
00:47:45dans ma paroi
00:47:46il n'y a pas très longtemps
00:47:47et tout le monde est venu
00:47:48« Ah quel beau chant ! »
00:47:49Mais c'est un superbe chant.
00:47:51Écoutez,
00:47:52on écoute des chansonnettes
00:47:54dans les églises
00:47:55des chants qui n'ont pas
00:47:56de relief
00:47:57qui sont complètement linéaires
00:47:59qui sont très ennuyeux.
00:48:01Et là, quand même
00:48:02sur ces 85 gens
00:48:03ce sont des chants
00:48:04qui ont du caractère
00:48:04qui sont populaires
00:48:05et il y a du latin
00:48:07il y a beaucoup de latin
00:48:07il y a du français aussi
00:48:08et je crois que
00:48:10alors ça a été
00:48:11pourquoi on l'a ressorti ?
00:48:12Parce qu'il était épuisé.
00:48:14Donc Universal l'a ressorti
00:48:16là il y a quelques mois
00:48:17et effectivement
00:48:19c'est un témoignage
00:48:20mais vous l'avez là
00:48:22bon je le montre quand même.
00:48:23Je le montre là
00:48:24mais dans les églises corses
00:48:25Pascal Pierre
00:48:26on entend
00:48:26Oui mais ce n'est pas pareil
00:48:27les corses ont des chants
00:48:28particuliers en plus
00:48:29qui sont très très beaux.
00:48:30C'est les confréries
00:48:31et puis qui viennent chanter
00:48:33et c'est des polyphonies.
00:48:35Ils ont leurs chants.
00:48:35Il y a des polyphonies
00:48:36ou non mais il y a aussi
00:48:38il y a des chants corses
00:48:39bien évidemment traditionnels
00:48:41mais il y a aussi
00:48:41les chants traditionnels
00:48:43catholiques
00:48:44qui sont chantés
00:48:45mais par plusieurs voix
00:48:47polyphoniques.
00:48:48En tout cas Max
00:48:49d'abord on vous aime
00:48:50Moi aussi
00:48:51et c'est important
00:48:52de le dire au moment de Noël
00:48:53c'est important de dire aux gens
00:48:54qu'on les aime au moment de Noël
00:48:55et vraiment on voulait
00:48:57mettre un coup de projecteur
00:48:59sur ces chants cathos
00:49:01est-ce que notre ami
00:49:03Thomas Hill est là ?
00:49:05Évidemment
00:49:05je suis là
00:49:06Bonjour Pascal
00:49:07Comment ça va monsieur Thomas Hill ?
00:49:09Très très bien
00:49:10je reçois l'animateur
00:49:11qui monte là
00:49:12sur M6
00:49:12Olivier Mine
00:49:13Olivier Mine
00:49:14il monte
00:49:15ça fait des années
00:49:16qu'il est au firmament
00:49:17Bien sûr
00:49:18mais là c'est comme
00:49:19une nouvelle carrière pour lui
00:49:20Évidemment
00:49:21il est parti de France Télévisions
00:49:23Ouais
00:49:24Peut-être au beau moment
00:49:25C'est un bel échange
00:49:27qu'on fait tous les deux là
00:49:28Vraiment
00:49:30on sent la
00:49:31on sent l'amitié
00:49:32Vous connaissez
00:49:33Pierre Armé aussi ?
00:49:34Pierre Armé
00:49:35oui
00:49:35Pierre Armé
00:49:36il est dictionnaire de la pâtisserie
00:49:37parce que quand je suis passé ce matin
00:49:39il était sur votre bureau
00:49:41mais sur votre bureau
00:49:42il n'y avait qu'un livre
00:49:42parce que devant le bureau
00:49:43il n'y avait pas votre siège
00:49:44vous n'étiez pas là
00:49:45vous étiez en train de dormir
00:49:46donc j'ai regardé un peu
00:49:47le dictionnaire de la pâtisserie
00:49:49et quelle est votre pâtisserie préférée ?
00:49:53La tarte au citron je pense
00:49:54Ah
00:49:54Tarte au citron meringuée j'avoue
00:49:56On va faire un petit tour de table
00:49:58quelle est votre pâtisserie préférée
00:49:59monsieur Garbarini ?
00:50:01Moi j'adore la tarte au chocolat
00:50:04Ah bon ?
00:50:05La tarte au chocolat
00:50:06La tarte au chocolat
00:50:07Le baba au rhum
00:50:08Ah le baba au rhum
00:50:09Ça va faire plaisir à mon voisin
00:50:10mais c'est la religieuse
00:50:11mais c'est vraiment excellent
00:50:12La religieuse
00:50:14Maïalane
00:50:15Maïalane
00:50:17Trémolin
00:50:17Oui la religieuse aussi
00:50:20La religieuse
00:50:20La tarte au citron
00:50:22La tarte au citron
00:50:23Et vous monsieur Millet ?
00:50:26Le cake aux fruits
00:50:27Le cake aux fruits
00:50:29Eh bien écoutez
00:50:30Non mais
00:50:31Voilà
00:50:32Le cake aux fruits
00:50:34C'est vrai que ça fait plaisir
00:50:35C'est quoi votre choix vous Pascal ?
00:50:38Moi j'aimais bien le Saint-Honoré
00:50:39mais en fait j'aime tous les gâteaux
00:50:41La tarte bourdalou
00:50:42Le Saint-Honoré
00:50:43Le millefeuille
00:50:44Le millefeuille c'est génial
00:50:46La tarte aux poires
00:50:48La tarte aux fraises
00:50:49Un simple flan même
00:50:51Le phare breton
00:50:52Le phare breton
00:50:53Parce que tous les jeudis
00:50:54on a un phare breton
00:50:54qui est apporté par notre ami
00:50:56Laurent Cellarié
00:50:58Et ce matin
00:50:59Marine Langeçon a mangé
00:51:01huit parts
00:51:01De phare breton
00:51:03Huit parts
00:51:04Elle a mangé
00:51:05Je jure que c'est vrai
00:51:06Tous les jeudis
00:51:07Laurent nous apporte un phare breton
00:51:08Comment ?
00:51:09Elle se met en colère
00:51:09Si vous dites ça
00:51:10Mais elle se met en colère
00:51:11Non
00:51:12Elle se met pas en colère
00:51:13Au ciel
00:51:14Au ciel
00:51:15Au ciel
00:51:16Bien sûr
00:51:17J'irai la voie
00:51:18Un jour
00:51:19Bon merci
00:51:20Salut Pascal
00:51:21Salut amis
00:51:22Les chants cathos
00:51:24Vous serez
00:51:24Alors vous êtes
00:51:25Vous êtes dans une église
00:51:26le 24 décembre au soir
00:51:28Ah oui mais dans le sud
00:51:29puisque je descends dans le sud
00:51:30normalement
00:51:31Et vous serez
00:51:32C'est une vraie messe de minuit
00:51:34ou c'est 19 ?
00:51:35Oui absolument
00:51:35Ah vous allez à minuit
00:51:36Oui bien sûr
00:51:37Et vous dînez après ?
00:51:39Bien sûr avec la famille
00:51:40Oui
00:51:40Non mais après ?
00:51:42Après oui bien sûr
00:51:43Ah oui donc ça ça fait des
00:51:44Mais alors avant
00:51:46Qu'est-ce que vous faites
00:51:46avant minuit
00:51:47parce que vous buvez ?
00:51:49Je ne sais pas
00:51:49Vous buvez une carte ?
00:51:51Ah oui ?
00:51:51Non je ne bois pas
00:51:52Non je ne bois pas
00:51:53Bon ben c'est un bonheur Max
00:51:55d'être avec vous
00:51:55vraiment
00:51:56et vous le savez
00:51:57combien on vous aime
00:51:58C'est un beau témoignage
00:51:59et puis bon c'est une anthologie
00:52:00des chants populaires
00:52:02catholiques et romains
00:52:03beaucoup de chants latins
00:52:04beaucoup de chants français
00:52:05et c'est un beau cadeau pour nous
00:52:07C'est vrai
00:52:07Je suis d'accord avec vous
00:52:08c'est un beau cadeau
00:52:08mais c'est vrai que la liturgie
00:52:10Benoît XVI le premier l'a dit
00:52:12La liturgie aujourd'hui
00:52:14n'est pas à la hauteur
00:52:16parfois de ce grand ville
00:52:17et catholique
00:52:18Bien sûr
00:52:18Espérons qu'avec ce pape
00:52:19ça évolue un petit peu
00:52:20Vous avez le sentiment
00:52:21qu'il peut
00:52:21c'est un des grands hommes de l'année ?
00:52:23Ça ne peut pas être pire
00:52:23que le précédent
00:52:24Ah bon ?
00:52:26Ah ben vous restez finalement
00:52:27encore quelques minutes
00:52:28Si vous voulez parler de François
00:52:30et rester encore quelques minutes
00:52:32on recevra aussi
00:52:32tout à l'heure
00:52:34parce qu'on a beaucoup d'invités
00:52:34en cette fin d'année
00:52:35Sylvain Castendridge
00:52:36derrière le masque
00:52:37Sylvain c'est un homme
00:52:40un libéraux formidable
00:52:41joueur de football formidable
00:52:42et puis il a écrit un bouquin
00:52:43et puis dans une autre vie
00:52:45je me suis intéressé
00:52:46un peu au football
00:52:46donc je vais dire de venir
00:52:47voir
00:52:49je vais dire de venir
00:52:50elle est très belle d'ailleurs
00:52:51cette photo
00:52:52où il est en action
00:52:53je vais dire de venir
00:52:54parler de son aventure
00:52:55A tout de suite
00:52:56Il est 10h4
00:53:00on est très en retard
00:53:01Sommayal Abidi
00:53:01nous rappelle les titres
00:53:02On commence par ces images
00:53:07déchauffourées à Bruxelles
00:53:08entre agriculteurs
00:53:09et forces de l'ordre
00:53:10Bruxelles
00:53:11où sont attendus
00:53:12près de 10 000 paysans
00:53:13dans la journée
00:53:14pour dénoncer le Mercosur
00:53:15ce traité négocié
00:53:17depuis 25 ans
00:53:17avec l'Argentine
00:53:18le Brésil
00:53:19le Paraguay
00:53:19et l'Uruguay
00:53:20que la commission européenne
00:53:22veut ratifier ce week-end
00:53:23et que la France
00:53:23et l'Italie
00:53:24veulent reporter
00:53:25Pendant ce temps
00:53:27la contestation
00:53:28s'étend en France
00:53:29depuis une semaine
00:53:29les agriculteurs
00:53:30multiplient les actions
00:53:31sur les grands axes routiers
00:53:33et après 80 blocages
00:53:34recensés hier
00:53:35les paysans
00:53:36poursuivent leur mobilisation
00:53:38illustration
00:53:38sur l'un des principaux axes
00:53:40la 64
00:53:41où comme vous pouvez le voir
00:53:42sur ces images
00:53:43il reste nombreux
00:53:44à bloquer
00:53:44cette autoroute
00:53:45du sud-ouest
00:53:46et puis après
00:53:483 mois d'audience
00:53:49devant la cour d'assises du bout
00:53:50le verdict vient de tomber
00:53:52l'anesthésiste
00:53:53Frédéric Péchier
00:53:54a été condamné
00:53:55à la réclusion criminelle
00:53:56à perpétuité
00:53:57pour avoir causé
00:53:5830 empoisonnements
00:53:59dont 12 mortels
00:54:00Merci beaucoup Somaïa
00:54:02ça c'est une information
00:54:03extrêmement importante
00:54:04nous avons aujourd'hui
00:54:06sur le plateau
00:54:07un avocat pénaliste
00:54:08nous avons également
00:54:08un procureur
00:54:09c'était tout l'un
00:54:10ou tout l'autre
00:54:10c'était où il était
00:54:12évidemment acquitté
00:54:13ou c'était la peine
00:54:15à perpétuité
00:54:16il n'avait pas fait
00:54:16une heure de prison
00:54:18j'imagine que là
00:54:19il y a un mandat de dépôt
00:54:20à l'audience
00:54:20sans doute
00:54:21à la barre
00:54:23il n'avait pas fait
00:54:24une heure de prison
00:54:25depuis sa première garde à vue
00:54:26donc la perpétuité
00:54:29si c'est la réclusion
00:54:30criminelle
00:54:31à perpétuité
00:54:32en l'état
00:54:33il a une période
00:54:34de sûreté
00:54:35de droit
00:54:35de 18 ans
00:54:3622 ans
00:54:37me dit Marine
00:54:38donc ça a été
00:54:3922 ans
00:54:40ça veut dire
00:54:41que pendant 22 ans
00:54:42il ne peut faire
00:54:43aucune demande
00:54:43de libération conditionnelle
00:54:45bon il va faire appel
00:54:46sans doute
00:54:47forcément
00:54:47alors c'est toujours difficile
00:54:50de se prononcer
00:54:52ou d'évoquer
00:54:53un sujet
00:54:54aussi grave
00:54:55parce qu'on n'a pas assisté
00:54:56aux audiences
00:54:57je ne sais pas si vous avez suivi
00:54:58mais tout de même au regard
00:54:59de ce que j'ai lu
00:55:00il n'y avait pas l'ombre
00:55:01d'un doute
00:55:02sur la condamnation
00:55:03avec vous
00:55:04il n'y a jamais l'ombre d'un doute
00:55:05mais je regrette la pause
00:55:07vous êtes
00:55:07monsieur perpétuité
00:55:09mais pas du tout
00:55:10mais bien sûr
00:55:11mais il vous arrive
00:55:13d'être très d'indulgence
00:55:14j'ai remarqué
00:55:15et comment
00:55:16mais pas indulgent
00:55:17juste
00:55:18oui
00:55:18juste
00:55:19non
00:55:19en plus
00:55:21vous ne manquez pas
00:55:22de culot
00:55:23juste
00:55:24non mais vous
00:55:25vous êtes monsieur perpétuité
00:55:27mais pas du tout
00:55:27je ne connais pas ce dossier
00:55:29je ne le connais pas
00:55:31mais je suis comme vous d'ailleurs
00:55:32personne n'imaginait
00:55:33qu'il serait acquitté
00:55:34non alors
00:55:35pardonnez-moi
00:55:36non
00:55:37les éléments étaient très discutables
00:55:39la preuve
00:55:39il a passé un jour de prison
00:55:40mais ça ne veut rien dire
00:55:42maître Garbarni
00:55:44non
00:55:44si ça veut dire quelque chose
00:55:46attendez vous êtes gonflé
00:55:47je suis par rapport
00:55:48il est mis en examen
00:55:49s'il y avait des éléments
00:55:51très importants
00:55:52on parle de
00:55:53de 30 personnes
00:55:54qui auraient été tuées de sa main
00:55:55donc
00:55:56s'il y avait eu des éléments
00:55:58si probants
00:55:59il aurait été
00:56:00il aurait été placé
00:56:01en détention provisoire
00:56:02vous savez comment fonctionne
00:56:02la justice criminelle
00:56:03maître Garbarni
00:56:04ah c'est bien
00:56:04au moment
00:56:06on a eu des réquisitions
00:56:08implacables
00:56:09et convaincantes
00:56:10au regard de ce que j'ai lu
00:56:12et personne n'imaginait
00:56:14et même pas son avocat
00:56:15probablement
00:56:16qui serait acquitté
00:56:17ça
00:56:18vous ne pouvez pas dire ça
00:56:20mais moi j'ai lu quand même
00:56:21certaines chroniques
00:56:22c'est de mauvaise soie
00:56:23parce qu'évidemment
00:56:24le fait qu'il n'ait pas passé
00:56:25une heure de prison
00:56:26par rapport à la lourdeur
00:56:27du dossier
00:56:28il y avait 30
00:56:29c'était au début
00:56:30Pascal
00:56:30c'était au début
00:56:31là il n'est pas
00:56:32il est comparé
00:56:32c'est libre
00:56:33mais je ne connais pas
00:56:34ce
00:56:34j'entends ce que vous dites
00:56:36et comme vous
00:56:37je ne suis pas étonné
00:56:38de cette
00:56:39comment dire
00:56:39condamnation
00:56:40merci de me rejoindre
00:56:41non mais je n'en suis pas étonné
00:56:42mais je dis
00:56:44il n'empêche
00:56:45c'est toujours l'histoire
00:56:46du doute en fait
00:56:47en fait le doute
00:56:48l'impression que j'ai
00:56:49avec cette justice
00:56:50c'est que le doute
00:56:52il ne bénéficie
00:56:52jamais
00:56:53le doute profite
00:56:54à l'animateur
00:56:56mais non mais
00:56:57ça ne veut rien dire
00:56:59je pense
00:56:59les débats
00:57:01le doute ne profite
00:57:02jamais finalement
00:57:03c'est faux
00:57:03combien de fois
00:57:05j'ai requis
00:57:06des acquittements
00:57:06mais oui
00:57:07combien de fois
00:57:07il y a aussi des poissons volants
00:57:09c'est pas la majorité
00:57:09de l'espèce
00:57:10mais je ne crois pas
00:57:12qu'il y ait un être
00:57:13plus ignorant
00:57:14de ce que j'ai été
00:57:15les débats
00:57:16que vous
00:57:17je croyais que vous vous disiez
00:57:19que vous étiez ignorants
00:57:20de vous-même
00:57:20c'est possible
00:57:21les débats ont été très riches
00:57:23voilà
00:57:24les débats ont été très riches
00:57:26comme toujours aux assises
00:57:28il y a eu des moments
00:57:29de bascule
00:57:30parce qu'au moment
00:57:31au départ
00:57:32il y a eu quand même
00:57:32un débat
00:57:33où l'accusation
00:57:35avait des difficultés
00:57:36pour établir
00:57:37que c'était la main
00:57:38de péché
00:57:39et ensuite
00:57:40ne soyez pas trop avocat
00:57:41maître
00:57:41non mais je ne peux pas
00:57:43ne soyez pas trop procureur
00:57:44mais moi je ne le suis pas du tout
00:57:46non pas du tout
00:57:46vous n'y met
00:57:47bon allez
00:57:48on remercie
00:57:49être procureur
00:57:50c'est vous contredire
00:57:51mais pas du tout
00:57:52je veux dire
00:57:53c'est l'esprit de Noël
00:57:54qu'est-ce que j'en ai à faire
00:57:55que vous me contredisez
00:57:56l'esprit de Noël
00:57:57vous êtes tous
00:57:58en bienveillant
00:57:59mais arrêtez
00:58:00arrêtez
00:58:00mais arrêtez
00:58:02prenez un peu de distance
00:58:03et d'humour
00:58:04vous ne voyez pas
00:58:04je joue de temps en temps
00:58:06avec vous
00:58:07mais bien sûr
00:58:08bon alors
00:58:08tout ça n'est pas très grave
00:58:09je veux dire
00:58:10ne prenez pas tout
00:58:11au pied de la lettre
00:58:12comme on dirait
00:58:13un enfant de 8 ans
00:58:14bon
00:58:15joyeux Noël
00:58:16vous prenez
00:58:17le salvé Regina
00:58:21il a fait appel
00:58:23ça c'est important
00:58:24je veux dire que dedans
00:58:25il y a un coffret
00:58:25il y a l'origine des chants
00:58:26l'historique des chants
00:58:27par exemple le chant
00:58:28que tout le monde chante
00:58:29les anges dans nos campagnes
00:58:30glo
00:58:30c'est une partie du deuxième siècle
00:58:33après Jésus-Christ
00:58:34donc
00:58:34lequel c'est ?
00:58:36c'est glo
00:58:36glo
00:58:38glo
00:58:40glo
00:58:40il y a une pratique du deuxième siècle
00:58:42il est
00:58:42ah bien sûr
00:58:43et tout ça est écrit
00:58:43c'est pas vrai
00:58:44oui bien sûr
00:58:45bon je vous remercie
00:58:46c'était une année importante pour les catholiques
00:58:48parce qu'il y a un nouveau pape est là
00:58:49et manifestement vous mettez beaucoup d'espoir dans cette
00:58:51je vous l'avais prédit d'ailleurs
00:58:53vous vous souvenez ?
00:58:54vous m'avez dit que c'était un pape américain ?
00:58:55non
00:58:56je vous ai dit
00:58:57oui je vous ai dit
00:58:57je vais envoyer le lendemain
00:58:59exactement
00:59:00on remercie beaucoup
00:59:01et joyeux Noël à tous
00:59:03exactement
00:59:03et vous mettez beaucoup d'espoir
00:59:04oui bien sûr
00:59:06dans ce pape
00:59:07on va essayer
00:59:08bon merci
00:59:09Sylvain Castendutch va prendre votre place
00:59:11et là ça va faire plaisir à Philippe Bilger
00:59:12puisque Philippe Bilger est né à Metz
00:59:14figurez-vous
00:59:15et puis je suis un beauf du point de vue foot
00:59:17je ne manque jamais un match
00:59:19ah non je ne sais pas si vous êtes un beauf
00:59:21mais franchement
00:59:22du point de vue foot
00:59:23oui
00:59:24bon Sylvain nous rejoint
00:59:26Sylvain Castendutch
00:59:27un mot après plusieurs mois de travaux
00:59:30la commission d'enquête sur les liens existants
00:59:32entre des représentants de mouvements politiques
00:59:34et des organisations ou réseaux
00:59:36soutenant l'action terroriste
00:59:37ou propageant l'idéologie islamiste
00:59:39a présenté ses conclusions
00:59:40mercredi 17 décembre
00:59:42c'était hier
00:59:43dans un rapport rédigé par Mathieu Bloch
00:59:45c'est important
00:59:46parce qu'on a parlé en permanence
00:59:48moi j'ai l'impression que tout ça accouche
00:59:49un peu d'une souris
00:59:51pour tout vous dire
00:59:52cette commission d'enquête sur les liens existants
00:59:54entre
00:59:55en fait c'était LFI
00:59:56et les organisations réseaux
00:59:58soutenant l'action terroriste
01:00:00on écoutera d'ailleurs une réaction de Manuel Bompard
01:00:02mais écoutez pour le moment
01:00:04Valentin Rouillon
01:00:05qui nous fait une petite synthèse
01:00:06près de 650 pages
01:00:09pour un rapport très politique
01:00:11la commission d'enquête parlementaire
01:00:13sur les liens entre islamisme
01:00:15et partis politiques
01:00:16a rendu ses conclusions ce mercredi
01:00:18un travail qui vise particulièrement
01:00:20la France insoumise
01:00:21il existe bien des connivences
01:00:22et des proximités affichées
01:00:24entre certains élus
01:00:25principalement du mouvement
01:00:27la France insoumise
01:00:28et des individus promouvant cette idéologie
01:00:31l'y ton dans ce rapport
01:00:33une mise en cause directe
01:00:34même si la commission reconnaît
01:00:36l'absence de liens structurels
01:00:38ou financiers
01:00:39plus loin le rapport évoque
01:00:41des situations jugées plus graves
01:00:43encore
01:00:44dans d'autres cas beaucoup plus rares
01:00:45mais très graves
01:00:46des élus s'affichent aux côtés
01:00:48de personnes propageant ouvertement
01:00:50une idéologie islamiste
01:00:51voire faisant l'apologie
01:00:53d'actes terroristes
01:00:54par calcul politique
01:00:55ou congruence de vue
01:00:57le rapporteur de la commission
01:00:58le député LR
01:01:00Mathieu Bloch
01:01:01met en cause
01:01:01une stratégie électorale
01:01:03assumée de LFI
01:01:05qui je cite
01:01:06n'est pas condamnable
01:01:07en elle-même
01:01:07toutefois
01:01:08cette stratégie a conduit
01:01:10certains élus
01:01:10à prendre des positions
01:01:12inquiétantes
01:01:12sinon dangereuses
01:01:13témoignant
01:01:14d'une forme de complaisance
01:01:16voire de soutien actif
01:01:17à des individus proches
01:01:18d'organisations
01:01:19et de réseaux
01:01:20propageant l'idéologie islamiste
01:01:22ou même soutenant
01:01:23l'action terroriste
01:01:24des accusations
01:01:25fermement rejetées
01:01:27par la France insoumise
01:01:29qui dénoncent
01:01:29une commission
01:01:30d'inquisition politique
01:01:32ce matin
01:01:33Manuel Bompard
01:01:34a affirmé
01:01:34que l'audition
01:01:35de Jean-Luc Mélenchon
01:01:36s'est retourné
01:01:37contre ses adversaires
01:01:38et que LFI
01:01:39a selon lui
01:01:40démontré
01:01:41être irréprochable
01:01:42On propose peut-être
01:01:44d'écouter
01:01:44Manuel Bompard
01:01:45qui a réagi
01:01:45La vérité
01:01:48c'est que
01:01:49M. Wauquiez
01:01:50a essayé
01:01:51de tendre un piège
01:01:51à la France insoumise
01:01:52vous avez peut-être
01:01:53vu l'audition
01:01:54de Jean-Luc Mélenchon
01:01:54dans cette commission
01:01:55d'enquête
01:01:55ça s'est complètement
01:01:56retourné contre lui
01:01:57M. Wauquiez
01:01:58disait hier
01:01:58à la télévision
01:01:59qu'il avait pour objectif
01:02:00de dégommer
01:02:01la France insoumise
01:02:01et j'ai plutôt
01:02:02le sentiment
01:02:02que c'est sa commission
01:02:03d'enquête
01:02:03qui s'est fait dégommer
01:02:04moi je le remercie
01:02:06de nous avoir donné
01:02:06l'occasion
01:02:07lors de l'audition
01:02:08de Jean-Luc Mélenchon
01:02:09de pouvoir prouver
01:02:10aux yeux
01:02:11de tout le monde
01:02:12qu'il n'y avait
01:02:12évidemment aucun lien
01:02:13et que la France insoumise
01:02:14sur ce sujet
01:02:15était tout à fait
01:02:16irréprochable
01:02:17c'est pas vrai
01:02:18il a raison
01:02:18Manuel Bompard
01:02:20a raison
01:02:20et en fait
01:02:21on a commencé
01:02:21cette émission
01:02:22en disant
01:02:22que la commission
01:02:23d'enquête
01:02:23sur le service
01:02:24public d'audiovisuel
01:02:25était certainement
01:02:26une des mieux menées
01:02:28depuis longtemps
01:02:28à l'inverse
01:02:30celle-là
01:02:30cette commission
01:02:31a été un échec
01:02:32elle a couché
01:02:32d'une souris
01:02:33pour plein de raisons
01:02:34je ne veux pas rentrer
01:02:34dans les détails
01:02:35il y a eu des bisbis
01:02:36internes, politiciennes
01:02:37personne ne voulait
01:02:37être président
01:02:38de cette commission
01:02:38bon
01:02:39le résultat
01:02:40c'est qu'on a quasiment rien
01:02:41alors on a quelques éléments
01:02:42mais on n'a pas d'éléments
01:02:43Et pourquoi Laurent Wauquiez
01:02:44par exemple
01:02:44n'était pas face à
01:02:45Jean-Luc Mélenchon ?
01:02:46C'est une excellente question
01:02:47je n'ai pas la réponse
01:02:47à cette question
01:02:48La question a été posée
01:02:49hier par
01:02:50par Sionné Amabouk
01:02:51mais on a le sentiment
01:02:53qu'il s'est défilé
01:02:54Laurent Wauquiez
01:02:55alors je ne sais pas
01:02:56si c'est la réalité
01:02:56Enfin lui arrive
01:02:57C'est ce sentiment
01:02:59Marie-Hélène Trémolet
01:03:00à l'arrivée
01:03:01effectivement
01:03:01Si vous voulez
01:03:03rien n'allait dans l'organisation
01:03:04parce que déjà
01:03:05cette commission d'enquête
01:03:06à l'origine
01:03:06Vincent Jean-Brun
01:03:07qui était un fidèle
01:03:08de Laurent Wauquiez
01:03:09était pressentie
01:03:10pour être président
01:03:10ou rapporteur
01:03:11puis il a finalement
01:03:12choisi de devenir ministre
01:03:13du nouveau gouvernement
01:03:14Lecornu
01:03:14donc forcément
01:03:15on ne peut pas cumuler
01:03:16les deux
01:03:16il a lâché la commission
01:03:18et donc en fait
01:03:19tout ça est devenu
01:03:19un manque d'organisation
01:03:21qui fait que ça n'a pas
01:03:22du tout eu
01:03:23l'effet escompté
01:03:23Après c'est ce que disait
01:03:24Cédric Brun
01:03:25ce matin sur Europe 1
01:03:26Cédric Brun
01:03:27qui est un conseiller régional
01:03:28qui a quitté LFI
01:03:29justement pour ces raisons
01:03:30lui dénonce un glissement
01:03:32qui n'a pas besoin
01:03:32d'une commission d'enquête
01:03:33pour être vu
01:03:34le fait de parler
01:03:35très régulièrement
01:03:36de religion
01:03:37parler régulièrement
01:03:38de la Palestine
01:03:38parler du voile
01:03:39parler de la nourriture halale
01:03:41au lieu de parler
01:03:41des sujets
01:03:42des grands sujets sociaux
01:03:44c'est ça qui lui a fait
01:03:45quitter la France insoumise
01:03:46et pour ça
01:03:46il n'y a pas besoin
01:03:46d'une commission d'enquête
01:03:47pour le réaliser
01:03:48Bon un mot de François Fillon
01:03:50parce qu'une interview
01:03:50ce matin quand même
01:03:51elle n'est pas neutre
01:03:53il a été premier ministre
01:03:54à la place d'Emmanuel Macron
01:03:55je tirerai les conséquences
01:03:56de l'état du pays
01:03:57et je donnerai ma démission
01:03:58dit-il
01:04:00il n'a pas de mots
01:04:01également assez durs
01:04:02sur les républicains
01:04:04il dit
01:04:05je suis atterré
01:04:06une partie de la droite
01:04:06donne le sentiment
01:04:07de vouloir chercher
01:04:08un compromis à tout prix
01:04:09pour survivre seul
01:04:10pour survivre
01:04:12au sein d'un bloc central
01:04:13que les français rejettent
01:04:14plus cette situation durera
01:04:16plus les français
01:04:16se tourneront vers
01:04:17la seule alternative
01:04:18qui leur reste
01:04:19celle des extrêmes
01:04:21il est urgent
01:04:22que la droite
01:04:22présente un projet
01:04:23de sursaut national
01:04:24pour établir l'autorité
01:04:25de l'état
01:04:25protéger l'identité française
01:04:26et libérer l'économie
01:04:27Bruno Retailleau
01:04:29ou David Lissnard
01:04:30sont bien seuls
01:04:31à tenir cette position
01:04:33ils ne citent pas
01:04:33évidemment
01:04:34Laurent Wauquiez
01:04:34non
01:04:35il y a trois anciens
01:04:36premiers ministres
01:04:36qui
01:04:36alors deux plutôt
01:04:38qui conseillent Emmanuel Macron
01:04:39de quitter son poste
01:04:40dont l'un de ses anciens
01:04:41premiers ministres
01:04:42à lui
01:04:42Edouard Philippe
01:04:43en l'occurrence
01:04:43mais la voix de François Fillon
01:04:45elle compte quand même
01:04:46mine de rien
01:04:46c'est un
01:04:47ça c'est une vraie question
01:04:48que vous posez
01:04:48est-ce qu'elle compte encore
01:04:50quoi
01:04:50est-ce que
01:04:51le programme de François Fillon
01:04:532017
01:04:53il était sans doute
01:04:55très bon pour la France
01:04:56c'était un conservateur
01:04:58libéral
01:04:59qui proposait
01:04:59d'insuffler
01:05:00effectivement
01:05:01une dose importante
01:05:03de libéralisme
01:05:04dans la société française
01:05:05il se trouve que
01:05:06les français n'en ont pas voulu
01:05:07je suis d'accord avec vous
01:05:08mais malgré les circonstances
01:05:09très particulières
01:05:10de cette élection
01:05:10et du climat
01:05:11qui a entouré cette élection
01:05:12il récolte 20% des voix
01:05:14c'est beaucoup
01:05:15et quand on est aujourd'hui
01:05:16un élu de droite
01:05:17et qu'on veut être candidat
01:05:18pour 2027
01:05:19je pense qu'il vaut mieux
01:05:21s'inspirer de la campagne
01:05:222017
01:05:22que la campagne
01:05:232022
01:05:23et je
01:05:24j'accorde avec vous
01:05:25mais il faut une incarnation
01:05:26on n'oublie pas
01:05:27sa primaire éblouissante
01:05:28à François Fillon
01:05:29oui mais il faut une
01:05:31incarnation
01:05:31et d'incarnation
01:05:32il n'y en a pas
01:05:34aujourd'hui
01:05:34à droite
01:05:35et c'est un lami noir
01:05:37le premier tour
01:05:38d'une présidentielle
01:05:39parce que si
01:05:39l'électeur a le sentiment
01:05:41qu'il va voter
01:05:42pour quelqu'un
01:05:43qui va faire 5 ou 6 points
01:05:44il ne vote pas pour lui
01:05:45il se tourne vers quelqu'un
01:05:46qui peut gagner
01:05:48mais vous l'avez
01:05:49l'incarnation
01:05:50à droite
01:05:50Bruno Retailleau
01:05:52de mon point de vue
01:05:53elle a existé
01:05:56fortement
01:05:57lorsqu'il était
01:05:58ministre de l'Intérieur
01:05:59aujourd'hui
01:05:59elle est
01:05:59peut-être
01:06:00effectivement
01:06:01l'image a été
01:06:02un peu écornée
01:06:03disons-le
01:06:04mais
01:06:05comment dire
01:06:06à quel niveau
01:06:07vous mettez
01:06:08dans une présidentielle
01:06:09Bruno Retailleau
01:06:10est-ce qu'il peut être
01:06:10dans un deuxième tour
01:06:11est-ce qu'il peut être
01:06:12au-delà de 15 points
01:06:13je l'espère
01:06:14oui
01:06:14il y a une incarnation
01:06:15quand même
01:06:16je sais que ça peut
01:06:17voilà
01:06:17mais Sarah Knafos
01:06:18elle participe
01:06:19à une primaire
01:06:19de la droite
01:06:20je ne suis pas certain
01:06:21qu'elle la perde
01:06:21écoutez
01:06:23en tout cas
01:06:24la droite
01:06:24va réfléchir
01:06:26à tout cela
01:06:26Pascal Garbarini
01:06:27j'ai vu
01:06:28que Abastia
01:06:29va se présenter
01:06:31Gilles Simeoni
01:06:33Gilles Simeoni
01:06:34qui est actuellement
01:06:35président de
01:06:35c'est Abastia
01:06:36oui c'est Abastia
01:06:37qui est sa ville
01:06:38où il avait été maire
01:06:40qui est un autonomiste
01:06:41c'est un autonomiste
01:06:42oui absolument
01:06:42qui a fait scission
01:06:43avec d'autres partis
01:06:45nationalistes
01:06:46corse
01:06:47et donc
01:06:48c'est un peu
01:06:50on va dire
01:06:51étonnant
01:06:52c'est-à-dire qu'il est
01:06:53actuellement
01:06:53il est président
01:06:54de l'exécutif
01:06:56et de l'assemblée
01:06:57territoriale de Corse
01:06:58enfin de la collectivité
01:06:59territoriale
01:07:00et il indique
01:07:01qu'il se présente
01:07:02au municipal
01:07:03bon je sais
01:07:04que son bilan
01:07:05est très critiqué
01:07:06et que lui également
01:07:08est très critiqué
01:07:09en tant que personne
01:07:10il est très critiqué
01:07:11également par
01:07:11les nationalistes
01:07:13eux-mêmes
01:07:13donc je ne sais pas
01:07:15si c'est
01:07:15un coup politicien
01:07:17ou si c'est un retrait
01:07:19bon voilà
01:07:20ce qu'on pouvait dire
01:07:20en tout cas
01:07:21de François Fillon
01:07:22il parle
01:07:25quel regard
01:07:26portez-vous
01:07:26sur Jordan Bardella
01:07:2710
01:07:2710 ans
01:07:29Nicolas Sarkozy
01:07:31perçoit
01:07:32un Chirac
01:07:32dans sa jeunesse
01:07:33bien que je ne le connaisse
01:07:35pas personnellement
01:07:36il me semble
01:07:36qu'un peu d'expérience
01:07:37ne nuit pas
01:07:37surtout pour conduire
01:07:38une politique
01:07:39de sursaut national
01:07:40l'élection
01:07:40d'Emmanuel Macron
01:07:41montre que l'expérience
01:07:42en politique
01:07:42est loin d'être
01:07:43une question secondaire
01:07:44et j'ai entendu
01:07:45Jean-François Copé
01:07:46qui a dit non
01:07:46Bardella n'est pas Chirac
01:07:48ce que je trouve
01:07:49aussi intéressant
01:07:50dans l'interview
01:07:50de François Fillon
01:07:51pour finir
01:07:51c'est qu'il parle
01:07:52du procès
01:07:52qui arrive pour Marine Le Pen
01:07:53procès en appel
01:07:5413 janvier prochain
01:07:55il fait un parallèle
01:07:57il dresse un parallèle
01:07:57entre sa situation personnelle
01:07:59celle de Nicolas Sarkozy
01:08:00celle de Marine Le Pen
01:08:01il dit que la justice
01:08:02a eu des actes politiques
01:08:03je sais que ça pourrait
01:08:04faire réagir
01:08:05ne dis pas ça
01:08:06monsieur
01:08:06c'est intéressant
01:08:07parce qu'il place
01:08:08le débat
01:08:10sur son point de vue politique
01:08:12François Fillon
01:08:13il a raison
01:08:13mais il a mis du sien
01:08:14aussi dans l'échec
01:08:15qui a été
01:08:16il y a mis du sien
01:08:17mais vous êtes
01:08:18oui sûrement
01:08:19mais
01:08:20après il a été maladroit
01:08:22l'ère qu'il a fait
01:08:23une primaire éblouissante
01:08:25mais la ENF
01:08:26n'est pas pour rien
01:08:27c'est surtout
01:08:28l'enquête préliminaire
01:08:29qui le concernait
01:08:29qui a été éblouissante
01:08:31parce qu'on n'a jamais vu
01:08:32une enquête préliminaire
01:08:33la primaire
01:08:34a été éblouissante
01:08:35j'ai bien compris
01:08:36mais l'enquête préliminaire
01:08:37qu'il a visée
01:08:38et qu'il lui a hypothéqué
01:08:39son élection
01:08:40qui était presque acquise
01:08:41on n'a jamais vu
01:08:42une enquête préliminaire
01:08:43aussi rapide
01:08:44si c'est arrivé
01:08:46mais Thomas a raison
01:08:48il a fait 20%
01:08:49tout de même
01:08:49oui
01:08:5020% tout de même
01:08:51mais la justice
01:08:51c'est parfois politique
01:08:52c'est ce qu'on veut dire
01:08:52un petit peu
01:08:53mais ça arrive
01:08:54mais
01:08:54ça arrive toujours
01:08:55du même côté
01:08:56vous avez remarqué
01:08:57non non non
01:08:57Pascal ne me lancez pas
01:08:59sur ce terrain
01:09:00je risquerais
01:09:01d'avoir raison
01:09:02c'est possible
01:09:05mais bon
01:09:05si vous avez
01:09:06un exemple
01:09:07quelqu'un à gauche
01:09:08qui a été sanctionné
01:09:09ces dernières années
01:09:10il y a eu
01:09:10je regrette que par exemple
01:09:12le dentiste
01:09:14Jérôme Cahuzac
01:09:16Jérôme Cahuzac
01:09:17n'est pas fait de détention
01:09:19mais il y a parfois
01:09:20eu des hommes de gauche
01:09:22qui ont été condamnés
01:09:23je vais vous dire
01:09:24quelque chose
01:09:24sur la détention
01:09:25je pense que
01:09:26la détention
01:09:27n'est pas faite
01:09:28entre guillemets
01:09:29pour ce type d'influence
01:09:30non mais c'est ce qui
01:09:31avait choqué
01:09:31pardonnez-moi
01:09:32de le dire comme ça
01:09:33je pense que je ne mettrai
01:09:34personne en détention
01:09:35personne
01:09:36vous entendez bien
01:09:37s'il n'y a pas
01:09:38de voie de fait
01:09:39c'est mon modeste avis
01:09:44je pense que la prison
01:09:45n'est pas faite pour ça
01:09:45la prison
01:09:46elle n'est pas faite
01:09:47pour punir la prison
01:09:48elle est faite pour
01:09:50comment dire
01:09:50pour protéger
01:09:51d'abord la société
01:09:52protéger la société
01:09:53et puis après
01:09:54elle est faite pour sanctionner
01:09:55mais elle n'est pas faite
01:09:56pour humilier
01:09:56donc quelqu'un
01:09:57qui ne représente
01:09:58aucun danger physique
01:10:00pour ses contemporains
01:10:02n'a rien à faire
01:10:04en prison
01:10:04là je ne suis pas d'accord
01:10:05avec vous Pascal
01:10:06plus on a de pouvoir
01:10:08plus on est coupable
01:10:09et plus on doit être
01:10:11condamné
01:10:11c'est vers là
01:10:12mais vous vous aimez la prison
01:10:12parce que ça vous
01:10:13vous jubilez
01:10:14ça vous fait jouir
01:10:16je n'aime pas la prison
01:10:18je ne me suis jamais réjoui
01:10:20d'envoyer quelqu'un en prison
01:10:24aujourd'hui
01:10:25moi ce qui me choque
01:10:27c'est qu'on sanctionne
01:10:29de la prison
01:10:30en fait
01:10:30un défaut de probité
01:10:31c'est à dire que
01:10:33parce que ce sont
01:10:34des personnes
01:10:35qui ont un mandat électif
01:10:36à partir du moment
01:10:37où ils commettent
01:10:38une infraction
01:10:39qui peut peut-être
01:10:39pas être
01:10:40qui doit être sanctionnée
01:10:42mais on considère
01:10:42que comme ils ont
01:10:43commis un manque
01:10:44de probité
01:10:45et bien
01:10:46cela entraîne
01:10:47pratiquement
01:10:47automatiquement
01:10:48la prison
01:10:49on parle foot
01:10:49on parle foot
01:10:50vous êtes né à Metz
01:10:51oui je suis né à Metz
01:10:52et Sylvain Castendutch
01:10:54et dès que j'ai entendu
01:10:55votre nom
01:10:56je me suis rappelé
01:10:57alors
01:10:57j'ai envie de dire
01:10:59Sylvain Castendutch
01:11:00vous connaissez ma passion
01:11:01pour le foot d'avant
01:11:03c'est un journaliste
01:11:04c'est un journaliste
01:11:05c'est un joueur à l'ancienne
01:11:07et c'est quoi un joueur à l'ancienne
01:11:08c'est déjà
01:11:08un joueur qui restait
01:11:09en Ligue 1 tout le temps
01:11:10et qui était attaché
01:11:12au même club
01:11:12et je pense que
01:11:14les supporters aimaient ça
01:11:16c'est à dire qu'ils voyaient
01:11:17débuter un joueur
01:11:18parfois ils le voyaient même
01:11:19commencer son premier match
01:11:21et puis l'idéal
01:11:22c'était de le voir
01:11:23terminer son dernier match
01:11:24moi j'ai vu ça à Nantes
01:11:25Jean-Paul Bertrand Neumann
01:11:26Henri Michel
01:11:27ils ont fait toute leur carrière
01:11:28à Nantes
01:11:28quasiment
01:11:29bon ça ce modèle là
01:11:30n'existe plus
01:11:31non les règles sont différentes
01:11:32depuis l'arrêt Bossman
01:11:34de 1995 en fait
01:11:35et puis depuis le passage
01:11:36aussi des clubs
01:11:37modèles associatifs
01:11:39vers
01:11:39modèles
01:11:40société action
01:11:41c'est vrai qu'aujourd'hui
01:11:43les joueurs font partie
01:11:43d'un marché
01:11:44font partie d'un business
01:11:45en fait
01:11:46et leur entourage
01:11:47favorise aussi
01:11:48directement
01:11:49ces mouvements
01:11:49ces échanges
01:11:50et le fait qu'ils passent
01:11:51d'un club à l'autre
01:11:52beaucoup plus vite
01:11:53qu'on ne le faisait à l'époque
01:11:54alors pourquoi vous avez voulu
01:11:55écrire ce livre
01:11:56et pourquoi ce titre
01:11:57derrière le masque
01:11:58en fait ça faisait longtemps
01:12:00que j'avais cette envie
01:12:01comme je vivais à 200 à l'heure
01:12:02entre Metz et Paris
01:12:03j'avais pas eu le temps
01:12:04de me poser jusque là
01:12:05et mon départ
01:12:06donc du syndicat des footballeurs
01:12:07il y a deux ans
01:12:07m'a permis de me poser
01:12:08donc j'ai rencontré
01:12:09Pierre Théobald
01:12:10avec qui j'ai écrit ce livre
01:12:11l'envie c'était de témoigner
01:12:14sur ce parcours
01:12:15d'y amener une dimension
01:12:16pédagogique
01:12:17puisque
01:12:18puisque beaucoup d'enfants
01:12:20je l'espère encore aujourd'hui
01:12:21rêvent de devenir
01:12:22footballeurs professionnels
01:12:23donc c'était aussi
01:12:24de leur montrer
01:12:24que ce parcours
01:12:25il est fait en effet
01:12:26de victoire
01:12:27de joie
01:12:28et de belles choses
01:12:28mais il est aussi
01:12:29surtout fait
01:12:30ce qui explique le titre
01:12:31du livre
01:12:31derrière le masque
01:12:32d'échecs
01:12:33de remise en question
01:12:34et de doute
01:12:34donc j'avais
01:12:36un style
01:12:37assez
01:12:38comment dire
01:12:40d'aisance
01:12:42et de facilité
01:12:43mais ce que je voulais
01:12:44expliquer dans ce livre
01:12:45c'est qu'il y avait aussi
01:12:46à l'intérieur
01:12:46un bouillonnement
01:12:47beaucoup de questions
01:12:48beaucoup de doutes
01:12:49et beaucoup de défaites aussi
01:12:50vous étiez un beau joueur
01:12:52et c'est vrai que
01:12:52la classe
01:12:53l'élégance
01:12:54qui n'était pas que sur le terrain
01:12:55d'ailleurs
01:12:56également
01:12:56dans le comportement
01:12:59en dehors
01:12:59du terrain
01:13:00vous avez donc été
01:13:01footballeur longtemps
01:13:02vous n'avez pas choisi
01:13:03d'être entraîneur ensuite
01:13:04vous vous êtes occupé
01:13:04donc de ce syndicat
01:13:06parce que
01:13:07combien ?
01:13:0799% des footballeurs
01:13:10français sont syndiqués
01:13:11un peu près
01:13:12un petit peu moins
01:13:12un petit peu moins
01:13:13c'est un monopole
01:13:14bon voilà
01:13:15mais avec des conditions
01:13:16très favorables
01:13:16parfois pour les footballeurs
01:13:18c'est à dire que
01:13:18pourquoi c'est très favorable
01:13:20par exemple
01:13:20quand tu prends un entraîneur
01:13:21de football
01:13:21tu es obligé de le faire signer
01:13:22pendant deux ans
01:13:23alors que si vous
01:13:24vous êtes pris
01:13:26dans la maison d'en face
01:13:27vous pouvez être viré
01:13:28trois semaines après
01:13:29avoir été pris
01:13:30bon là
01:13:31il y a
01:13:32des conditions
01:13:33qui sont dérogatoires
01:13:34au droit du travail
01:13:35classique
01:13:36c'est du droit du travail
01:13:37avec une convention
01:13:38collective
01:13:39comme dans tout métier
01:13:39qui fait qu'il y a
01:13:40quelques spécificités
01:13:41mais la grande particularité
01:13:43c'est quand même le CDD
01:13:44c'est le contrat
01:13:45à durée déterminée
01:13:46donc c'est ça qui fait
01:13:47qu'il y a des règles
01:13:47un peu particulières
01:13:48mais en tout cas
01:13:49pour revenir à votre
01:13:50préambule
01:13:51parce que quand même
01:13:52ma plus grande fierté
01:13:52je tiens à le dire
01:13:53c'est de ne jamais avoir eu
01:13:54de carton rouge
01:13:55toute ma carrière
01:13:56ah oui
01:13:56parce que vous êtes
01:13:57un honnête homme
01:13:58vous savez que dans
01:13:59les critères de l'honnête homme
01:14:00il y avait la maîtrise de soi
01:14:01oui
01:14:02le contrôle
01:14:03d'essayer malgré
01:14:05les injustices
01:14:05qu'on ressent
01:14:06de ne pas justement
01:14:07déborder
01:14:09et puis ne pas respecter
01:14:11tous ceux
01:14:11qui sont autour de vous
01:14:12bon
01:14:12votre plus grande joie
01:14:13c'est la finale
01:14:14de la Coupe de France 88
01:14:15c'est
01:14:16Coupe de France 88
01:14:18c'est première sélection
01:14:19en équipe de France aussi
01:14:20parce que ça
01:14:20c'est toujours un marqueur
01:14:21c'est toujours
01:14:22un peu le piédestal
01:14:24d'un footballeur professionnel
01:14:26et puis encore une fois
01:14:27c'est la longévité
01:14:28et c'est le fait
01:14:29de ne pas avoir eu
01:14:30de carton rouge
01:14:30alors on va voir un extrait
01:14:32je crois qu'on est en 87
01:14:33vous connaissez peut-être
01:14:34cet extrait
01:14:35alors je trouve que vous n'avez
01:14:35absolument pas changé
01:14:36le visage est le même
01:14:38il y a des visages
01:14:38parfois qui changent
01:14:39vous avez juste
01:14:39les cheveux blancs
01:14:40on est
01:14:41c'est Alain Vernon
01:14:42notre confrère
01:14:43qui fait un reportage
01:14:44non pas à Clairefontaine
01:14:45mais à Jouy-en-Josas
01:14:46et il vous présente
01:14:48parce que vous êtes
01:14:49un des nouveaux joueurs
01:14:49et vous allez intervenir
01:14:51je ne sais pas si vous connaissez
01:14:52cet extrait
01:14:52de jouer en Josas
01:14:5387
01:14:54ça a quasiment 40 ans
01:14:55regardez
01:14:55Appel aussi
01:14:58aux jeunes libéraux
01:14:59du football club de Metz
01:15:00Sylvain Kastendusch
01:15:0124 ans
01:15:02un peu timide
01:15:03un peu perdu
01:15:03mais pas surpris
01:15:04par sa sélection
01:15:05à un poste
01:15:06qui lui plaît
01:15:06Le poste de libéraux
01:15:07est un poste
01:15:08qui requiert apparemment
01:15:09beaucoup de métiers
01:15:10beaucoup d'expérience
01:15:11bon ça fait que 3 ou 4 mois
01:15:12même si j'ai une formation
01:15:14depuis tout jeune à ce poste
01:15:15je crois que
01:15:16j'ai quand même encore
01:15:16beaucoup de choses à découvrir
01:15:18beaucoup de progrès à faire
01:15:19bon d'un autre côté
01:15:20je crois posséder quand même
01:15:21quelques qualités
01:15:22qui font que
01:15:23je m'adapte bien à ce poste
01:15:25bon maintenant
01:15:26dire autre chose
01:15:29je ne sais pas
01:15:29je crois que
01:15:30c'est un poste
01:15:31qui requiert
01:15:32beaucoup d'expérience
01:15:33et de responsabilité
01:15:34et puis j'aime bien ce poste là
01:15:35il y a beaucoup de modestie
01:15:37vous connaissiez sans doute
01:15:38cet extrait
01:15:39il y a beaucoup de modestie
01:15:41et de
01:15:42oui
01:15:43on devine votre personnalité
01:15:46votre caractère
01:15:47et même
01:15:47c'est ça qui est parfois étonnant
01:15:49c'est qu'on voit une très grande douceur
01:15:51alors pour être un sportif de haut niveau
01:15:52vous êtes des combattants XXL
01:15:56c'est à dire que la sélection
01:15:58elle est plus rude
01:15:59que dans n'importe quel autre domaine
01:16:01c'est vrai
01:16:02mais ça n'empêche pas
01:16:02Pascal
01:16:03c'est vrai que cette correction
01:16:04et ce côté un peu bienveillant
01:16:06a failli d'ailleurs me coûter
01:16:07ma carrière internationale
01:16:08dès le premier match
01:16:09puisque
01:16:09pendant ma première sélection
01:16:12en fait
01:16:12à la dernière minute
01:16:14je laisse partir l'attaquant
01:16:15parce que justement
01:16:15je veux éviter
01:16:16ce fameux carton rouge
01:16:17en fait
01:16:18l'équipe de France
01:16:19perd 1-0
01:16:20au Parc des Princes
01:16:20contre la RDA
01:16:21ce jour là
01:16:22et dès le soir même
01:16:23tout le monde
01:16:24m'a reproché
01:16:25cette gentillesse
01:16:26bon heureusement
01:16:26Henri Michel
01:16:27qui était le sélectionneur
01:16:28à l'époque
01:16:28n'en a pas tenu compte
01:16:29m'a confirmé sa confiance
01:16:30pour la suite
01:16:31mais vous voyez
01:16:32je n'ai jamais en tout cas
01:16:33regretté ce comportement là
01:16:35bon là vous êtes à côté
01:16:36de quelqu'un
01:16:36je peux vous dire
01:16:37qui n'était pas du tout
01:16:38comme vous
01:16:38quand il jouait au football
01:16:39à Ajaccio
01:16:40qui était un raboteur
01:16:41de chevilles
01:16:43mais bon
01:16:43qui n'avait pas
01:16:44le talent d'un footballeur
01:16:45professionnel
01:16:46mais lui
01:16:47alors lui
01:16:48c'est l'homme
01:16:48qui a été le plus
01:16:50exclu de toute la Corse
01:16:52dans les matchs
01:16:53je jouais sur l'homme
01:16:56oui
01:16:56voilà
01:16:56non mais
01:16:58oui mais voilà
01:17:00non mais c'est une vraie question
01:17:02il y a eu ce débat
01:17:02un jour il y avait eu
01:17:03un Saint-Etienne Liverpool
01:17:04et puis il y avait un joueur
01:17:05de Liverpool
01:17:06qui s'appelait Ferclaff
01:17:07et je crois que c'était
01:17:08Christian Lopez
01:17:09qui était derrière lui
01:17:09et tout le monde avait dit
01:17:10ce qu'il aurait dû
01:17:11le ceinturer par derrière
01:17:12pour que Ferclaff
01:17:13ne marque pas le but
01:17:13bon c'était les conversations
01:17:15qui sont
01:17:15comme Louis Soares
01:17:16qui a mis la main
01:17:17je peux poser
01:17:18oui
01:17:18Sylvain
01:17:19est-ce qu'aujourd'hui
01:17:20il y a un entraîneur
01:17:22sous l'égide
01:17:23duquel vous auriez
01:17:24aimé jouer
01:17:25je pense que le meilleur
01:17:28entraîneur aujourd'hui
01:17:29c'est Didier Deschamps
01:17:29en fait
01:17:30bon il est sélectionneur
01:17:32il n'est pas entraîneur
01:17:32de club
01:17:33il l'a été
01:17:33peut-être qu'il redeviendra
01:17:35mais en tout cas
01:17:35j'ai un immense respect
01:17:36pour Didier Deschamps
01:17:37je pensais que vous alliez dire
01:17:39Louis Sénriquet
01:17:40oui Louis Sénriquet aussi
01:17:41non mais il a tellement raison
01:17:42il est tellement d'accord
01:17:43oui je sais que vous êtes d'accord
01:17:45avec Didier Deschamps
01:17:46il a tout gagné
01:17:47mais c'est exceptionnel
01:17:49parce que
01:17:49il n'y a pas
01:17:50qui ne joue pas bien
01:17:51franchement
01:17:51mais en retour
01:17:52écoutez
01:17:53ça va
01:17:53non mais Philippe Bilger
01:17:57l'équipe de France
01:17:59ne joue pas bien
01:17:59non mais Philippe Bilger
01:18:00parlait
01:18:01des gens en justice
01:18:01vous dites n'importe quoi
01:18:03si en plus
01:18:03là on va se fâcher
01:18:04parce que moi
01:18:05je veux bien que vous disiez
01:18:06n'importe quoi
01:18:07si ça ne me jette pas
01:18:08mais en football non
01:18:08démontrez-moi
01:18:09qu'elle joue bien
01:18:10mon cher
01:18:11mais ça ne veut rien dire
01:18:12elle joue bien
01:18:13qu'est-ce qu'elle joue bien
01:18:14attendez
01:18:15et vous trouvez que la finale
01:18:17de la coupe du monde
01:18:17c'était contre l'Argentine
01:18:19c'était l'équipe de France
01:18:20ne jouait pas bien
01:18:20bon ben alors
01:18:21qu'est-ce que vous racontez
01:18:22vous parlez
01:18:23la sélection
01:18:24je vous bien
01:18:24voilà
01:18:24mais en plus
01:18:25ce n'est pas vrai
01:18:26ce qui est ennuyeux
01:18:27c'est les matchs amicaux
01:18:28parfois
01:18:28les matchs amicaux
01:18:29parce que
01:18:30voilà
01:18:30mais Philippe
01:18:31il ne sait même pas
01:18:32que le ballon est rond
01:18:33je veux dire
01:18:34non non
01:18:34arrêtez
01:18:35je vous respecte
01:18:36Philippe
01:18:36non non
01:18:36vous ne dites pas
01:18:37que des bêtises
01:18:37merci Sylvain
01:18:39il y a au moins
01:18:40quelqu'un d'intelligent
01:18:41question de Richard Millet
01:18:42arrêtez
01:18:43tu peux me laisser parler
01:18:44je serais très heureux
01:18:45merci
01:18:46vous devenez gâteux
01:18:47faites attention
01:18:48je vous jure
01:18:49le gâtisme vous guette
01:18:50parce que je vous contredis
01:18:51c'est à chaque fois
01:18:53le gâtisme vous guette
01:18:54je vous assure
01:18:55là je ne les en plus
01:18:55sur quel plan
01:18:56vous répétez en boucle
01:18:58des mêmes choses
01:18:58comme ça
01:18:59on n'a jamais parlé
01:19:01de foot avant
01:19:01ça fait 50 fois
01:19:02que vous dites la même chose
01:19:03Richard Millet
01:19:04c'est une question
01:19:05peut-être historique
01:19:06lorsque vous jouiez
01:19:08contre la RDA
01:19:09à l'époque
01:19:09peu importe
01:19:10vos opinions politiques
01:19:12mais est-ce qu'il y avait
01:19:12quand même une dimension
01:19:13parce que l'Europe
01:19:13était la guerre froide
01:19:14est-ce que c'était
01:19:15la loi du sport
01:19:16avant tout
01:19:17ou est-ce qu'il y avait
01:19:18quelque part
01:19:18une idée de battre
01:19:20un pays comme celui-là
01:19:22c'est un mélange
01:19:23en fait
01:19:23le sportif ne peut pas
01:19:25être indifférent
01:19:26au contexte politique
01:19:28au contexte général
01:19:29donc on avait conscience
01:19:30en effet
01:19:30de rencontrer
01:19:31des équipes
01:19:32dans ces pays-là
01:19:33qu'on ne rencontrait pas
01:19:35forcément souvent
01:19:36en plus
01:19:37puisqu'il y avait
01:19:38cette dimension
01:19:38un peu de
01:19:39de football à part
01:19:41mais en tout cas
01:19:42oui oui
01:19:42on avait bien conscience
01:19:43du contexte
01:19:43mais par contre
01:19:44sur le terrain
01:19:44en effet
01:19:45c'était du sport
01:19:46regardez comme vous êtes
01:19:47beaux
01:19:47sur cette photo
01:19:48regardez cette élégance
01:19:49comme cette photo
01:19:51est bonne
01:19:51moi j'ai adoré
01:19:53aller à Metz
01:19:54avec Robert Pires
01:19:56et les tontons
01:19:58les papys flingueurs
01:19:59on les appelait
01:20:00les pépés flingueurs
01:20:01Joël Muller
01:20:02qui était un formidable
01:20:03entraîneur
01:20:03Carlo Molinari
01:20:04qui est toujours
01:20:05de ce monde
01:20:06et qui est Carlo Molinari
01:20:08le président de Metz
01:20:09c'est une autre époque
01:20:13c'est un autre football
01:20:14c'est un autre monde
01:20:15c'était des gens
01:20:16qui faisaient eux-mêmes
01:20:17l'échec à la fin
01:20:18du mois
01:20:19ce maillot
01:20:19ce maillot grenat
01:20:20ce maillot grenat
01:20:21et le stade
01:20:22Saint-Symphorien
01:20:23parce que Metz
01:20:24n'a jamais changé
01:20:25son stade
01:20:26il est extraordinaire
01:20:27ce stade Saint-Symphorien
01:20:28il y a une proximité
01:20:29moi j'aimais vraiment
01:20:31beaucoup aller à Metz
01:20:32et vous avez failli
01:20:33être champion de France
01:20:33et puis c'est Lens
01:20:34qui est passé
01:20:34juste devant vous
01:20:36alors le dernier match
01:20:38j'imagine
01:20:38c'est pas un souvenir
01:20:40c'est un souvenir mitigé
01:20:41parce que bon
01:20:41on va pas revoir la séquence
01:20:43on avait prévu plein de choses
01:20:44parce qu'il n'y a pas ça
01:20:45je me suis faufilé
01:20:47au bout de 8 minutes
01:20:48en fait
01:20:48voilà vous avez pris
01:20:49le ballon en pleine figure
01:20:50mais comme il est 10h32
01:20:51est-ce qu'on a le temps
01:20:51de passer là
01:20:52elle dure combien de temps
01:20:53la séquence ?
01:20:54une minute
01:20:54elle dure juste une minute
01:20:55Jean-Marc Morandini est arrivé
01:20:56vous me donnez
01:20:58une minute
01:20:59si c'est pas 10 comme tous les jours
01:21:01il n'y a pas de problème
01:21:01excusez-moi
01:21:03vous avez raison
01:21:04bon une minute
01:21:05regardez la séquence
01:21:06c'est le dernier match
01:21:07de Sylvain Castendutch
01:21:09et je crois que c'est
01:21:10Philippe Guillard
01:21:10qui s'était amusé
01:21:11à retracer
01:21:12ce dernier match
01:21:13à ce moment-là
01:21:15arrive le moment
01:21:16de ton objectif
01:21:17le match
01:21:18réussir ce match
01:21:19et on va tout de suite
01:21:20enchaîner
01:21:21avec le début du match
01:21:23parce qu'au bout
01:21:23de 3 minutes de jeu
01:21:24au bout de 3 minutes
01:21:26de jeu
01:21:26arrive le grand moment
01:21:28c'est-à-dire
01:21:28une tête plongeante
01:21:30décisive
01:21:33et là
01:21:34tu remplis ton objectif
01:21:35tu es dans la foulée
01:21:36portée en triomphe
01:21:38et pour finir
01:21:41tu sors
01:21:42finalement
01:21:43comme tu voulais
01:21:43c'est-à-dire
01:21:44par la grande porte
01:21:44voilà
01:21:45Sylvain
01:21:47une grande émotion
01:21:53Sylvain
01:21:53oui une très grande émotion
01:21:55parce que c'est vrai
01:21:55que j'avais préparé
01:21:56beaucoup de choses
01:21:57et je ne m'attendais pas
01:21:57à un tel final
01:21:58malgré tout
01:21:58on ne peut que te féliciter
01:22:01pourquoi tu n'as pas décidé
01:22:01de faire un jubilé
01:22:02un peu plus tard
01:22:03peut-être
01:22:03en fait j'avais peur
01:22:05d'être moins en forme
01:22:06un ou deux ans plus tard
01:22:07donc je me suis dit
01:22:07autant profiter
01:22:08de ma grande forme
01:22:08du moment-là
01:22:09parce que là
01:22:10c'est dans le genre
01:22:10quand on n'est pas en forme
01:22:11on peut se blesser
01:22:12oui et puis il y avait
01:22:13un dernier petit détail
01:22:13tout au long de ma carrière
01:22:14on m'avait reproché
01:22:15un jeu de tête
01:22:15un petit peu déficient
01:22:16donc là je me suis dit
01:22:17autant terminer
01:22:18sur une belle tête plongeante
01:22:19bon merci à ce sketch
01:22:21donc il y a quelques années
01:22:22et puis on a une pensée
01:22:23bien sûr pour Thierry Gillardy
01:22:25mon Noël à moi
01:22:26et si on est en retard
01:22:27aujourd'hui
01:22:28c'est de votre faute
01:22:29ah bon ?
01:22:30oui parce que
01:22:30écoutez cette séquence
01:22:31mon Noël à moi
01:22:33Noël d'abord pour nous
01:22:38puisque moi je suis
01:22:39du sud de la France
01:22:40donc c'est un événement
01:22:41qui est important
01:22:42c'est un événement
01:22:42qui est très familial
01:22:43ça c'est certain
01:22:44et c'est une tradition
01:22:45depuis toujours
01:22:46de se retrouver tous en famille
01:22:47pour les fêtes de Noël
01:22:48avec des grandes tables
01:22:49avec également
01:22:50les 13 desserts
01:22:51ça c'est la tradition provençale
01:22:53donc il y a une tradition
01:22:54à la fois familiale
01:22:55et une tradition de repas
01:22:56pour Noël
01:22:57et je crois que moi
01:22:58le souvenir qui me vient
01:23:00comme ça
01:23:00quand je réfléchis
01:23:01à mon plus beau Noël
01:23:02c'est quand j'avais 7 ans
01:23:03le jour où
01:23:05avec mes parents
01:23:06on est allé faire des courses
01:23:08que je pensais être
01:23:08des courses de Noël
01:23:09et finalement
01:23:10on a acheté un chien
01:23:12et je rêvais depuis toujours
01:23:13d'avoir un chien
01:23:13ça a été mon premier chien
01:23:15c'était un caniche noir
01:23:16qui s'appelait Sun
01:23:17d'ailleurs
01:23:18et je crois que c'est
01:23:19le plus beau cadeau
01:23:20que j'ai pu avoir
01:23:21dans mes Noëls
01:23:23et c'était vraiment
01:23:24quelque chose de formidable
01:23:25pour moi
01:23:25parce que j'en rêvais
01:23:26depuis des années
01:23:27et c'est le plus beau souvenir
01:23:29que je puisse avoir
01:23:30de Noël
01:23:31c'est ce moment précis
01:23:32où j'ai compris
01:23:33que ce serait
01:23:34mon cadeau de Noël
01:23:35et il a vécu 19 ans
01:23:37on a vécu 19 ans ensemble
01:23:38Joyeux Noël
01:23:39donc à Jean-Marc Morandini
01:23:40qui va prendre la parole
01:23:41dans une seconde
01:23:42je salue Charles Bietry
01:23:43qui écrit
01:23:44Sylvain était un exemple
01:23:45pour les joueurs
01:23:46et pour les journalistes
01:23:47et je salue bien évidemment
01:23:48Charles Bietry
01:23:49je vais saluer également
01:23:50j'espère que je vais bien le dire
01:23:51Bichtrof sur Sars
01:23:53Bichtrof sur Sars
01:23:54c'est là que vous êtes né
01:23:55je ne suis pas né là-bas
01:23:56mais en tout cas
01:23:56j'y ai passé toute mon enfance
01:23:58et il y a combien d'habitants
01:23:58à Bichtrof sur Sars ?
01:23:59il y a 300 et quelques habitants
01:24:00et c'est dans quel département ?
01:24:02c'est en Alsace-Beaussu
01:24:03c'est dans le 67
01:24:04dans le bar
01:24:05et bien ils nous écoutent peut-être
01:24:06et on les salue
01:24:07je salue Jean-Paul Bertrand de Man
01:24:08qui nous écoute
01:24:09vous avez joué contre lui
01:24:10il finissait
01:24:11vous commenciez
01:24:12Thibaut Palfroy
01:24:13est à la réalisation
01:24:14Rémi était à la vision
01:24:15merci à Eric Boimard
01:24:16merci à Marine Lançon
01:24:19qui en me dit-on
01:24:20on est à la douzième part de phare
01:24:22puisqu'en régie
01:24:23elle a continué
01:24:23Marie-Liès Houllier
01:24:25était là
01:24:26Héloïse Tertret
01:24:27toutes ces émissions
01:24:28bien sûr
01:24:29sont à retrouver
01:24:30sur cnews.fr
01:24:31à ce soir
01:24:32et merci vraiment à Sylvain
01:24:34Cast & Dutch
01:24:35Cast & Dutch
01:24:36derrière le masque
01:24:37bonne journée
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