- il y a 7 semaines
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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue pour une nouvelle semaine sur Europe 1 jusqu'à 10h et sur CNews jusqu'à 10h30.
00:00:06Il s'appelle Ahmed, il a 43 ans, il a désarmé à main nue l'homme qui semait hier la terreur sur la plage de Sydney et qui tuait des innocents.
00:00:18Ahmed est un héros, cette image a fait le tour du monde, comme jadis un étudiant chinois avait affronté un char sur la place de Tiananmen.
00:00:26Ahmed a désarmé le terroriste, il l'a mis en joue, mais il ne l'a pas tué, comme un témoignage d'humanité.
00:00:34Le terroriste mourra quelques minutes plus tard, abattu par les forces de l'ordre australienne.
00:00:40Il était 18h40 hier à Sydney, quand les deux terroristes, un père et son fils, ont tué 15 personnes et blessé 40 autres.
00:00:46Ils ont choisi ce moment comme une signature, la fin de journée marquait le début de Ranuka, la fête que célèbrent les juifs.
00:00:54Durant 8 jours, les juifs du monde entier allumeront chaque soir une bougie sur un chandelier à 9 branches.
00:01:00La première allumée hier soir porte le signe du deuil.
00:01:04L'antisémitisme sévit sur la planète. En France, il frappe la communauté juive depuis le 7 octobre.
00:01:10Je lisais hier soir certaines réactions politiques qui condamnaient cet acte antisémite,
00:01:15notamment du côté de la France insoumise.
00:01:18Je repensais aux propos de Rima Hassan, qui disait récemment qu'Israël n'existerait plus dans 100 ans,
00:01:23sans que ni Jean-Luc Mélenchon, ni Manon Aubry, hier sur notre antenne, ne condamnent ces propos.
00:01:30J'observe que certains déplorent ce matin la tuerie de Sydney quand ils alimentent chaque jour la haine des juifs.
00:01:37Ranuka durera jusqu'à lundi prochain.
00:01:40Les juifs prieront pour un monde meilleur.
00:01:42Les juifs prieront et les hommes de bonne volonté, croyant ou non, les accompagneront dans leur inquiétude,
00:01:48mais eux aussi dans leur espérance.
00:01:53Et 9h01, Alice Sommerer.
00:01:54Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:02:07Grand rassemblement à Sydney après l'attentat antisémite sur la place de Bondi.
00:02:11Ils sont nombreux à rendre hommage aux 15 personnes tuées et 40 blessées.
00:02:15Pour rappel, deux assaillants ont ouvert le feu hier sur cette plage
00:02:17où des juifs célébraient le début de la fête de Ranuka.
00:02:20L'un des assaillants a été tué et l'autre interpellé.
00:02:22La ministre de l'Agriculture, Annie Gennevar, assure que la situation concernant l'épidémie de dermatose nodulaire est sous contrôle.
00:02:30Elle assure aussi que la discussion est ouverte autour d'une éventuelle suspension de la procédure de lutte.
00:02:35Elle sera à Toulouse aujourd'hui, mais la colère des agriculteurs continue de monter contre le gouvernement.
00:02:40A l'appel de la coordination rurale, ils étaient 300 hier soir à bloquer l'A63 à Sesta.
00:02:45Et puis la maire du journaliste sportif français Christophe Glez a transmis une demande de grâce au président algérien.
00:02:50Son fils a été condamné début décembre en Algérie à 7 ans de prison ferme en appel.
00:02:55Je vous demande respectueusement de bien vouloir envisager de grâce à Christophe,
00:02:59afin qu'il puisse retrouver sa liberté et sa famille à tel écrit.
00:03:02De son côté, le journaliste de 36 ans a formé un pourvoi en cassation contre sa condamnation pour obtenir un nouveau procès.
00:03:08Merci Alice, Elisabeth Lévy, Richard Millet, Gérard Carréroux et Jacques Serret sont avec nous.
00:03:14Je crois que nous avons des images en direct.
00:03:17Et je le dis pour les auditeurs d'Europe 1.
00:03:20Images qui nous arrivent de Sydney avec ce moment de recueillement sur la plage de Sydney.
00:03:26Je ne sais pas quelle heure il est aujourd'hui en Australie.
00:03:3010h de plus.
00:03:31Il est 10h de plus, donc il est 19h, c'est la fin de l'après-midi.
00:03:37C'est important de dire l'heure à laquelle hier la tuerie a eu lieu,
00:03:41parce qu'effectivement Ranouka est toujours très précis dans la religion juive.
00:03:47Et je crois qu'hier en France c'était 17h13.
00:03:50C'est toujours un moment extrêmement précis.
00:03:52C'est ce qui signe, je l'ai dit, parce que c'est la signature de l'acte antisémite
00:03:58et dans l'heure à laquelle cette tuerie a eu lieu.
00:04:01Voyez ces images et écoutez peut-être ces images pour les auditeurs d'Europe 1.
00:04:06Écoutez ce recueillement, écoutez ces prières, écoutez ces habitants australiens de Sydney
00:04:14qui sont en train, en ce moment, de marquer ce moment de recueillement.
00:04:20Je vous propose peut-être de revoir le sujet de Louisa Paris
00:04:24qui récapitule ce qui s'est passé hier et cette horreur en fin d'après-midi.
00:04:33Ce dimanche, les célébrations de Ranouka ont tourné au cauchemar
00:04:38sur la célèbre plage de Bondi Beach à Sydney.
00:04:41Il est 18h47 lorsque les secours répondent aux premiers appels d'urgence,
00:04:46quelques minutes seulement après le début des festivités.
00:04:50Deux assaillants, un père et son fils âgés de 50 et 24 ans
00:04:54ouvrent le feu à plus de 40 reprises pendant 10 minutes sur la foule.
00:05:00Cette attaque a été perpétrée pour viser la communauté juive de Sydney
00:05:04le premier jour de Ranouka.
00:05:07Je peux assurer à la communauté qu'elle bénéficiera d'une réponse massive
00:05:10et complète des forces de police et des services de maintien de l'ordre.
00:05:13Quelques minutes plus tard, les secours et la police interviennent.
00:05:18Au sol, des dizaines de victimes dont certaines sont gravement blessées
00:05:22et d'autres déjà mortes.
00:05:24L'auteur des tirs, âgé de 50 ans, a été abattu par la police.
00:05:28Son fils, lui, est grièvement blessé.
00:05:30Peu de temps après, un engin explosif artisanal a également été retrouvé
00:05:36dans la voiture de l'un des assaillants.
00:05:39Le premier ministre australien a annoncé un jour de deuil national
00:05:43en hommage aux victimes de cette attaque terroriste et antisémite.
00:05:46C'est d'ailleurs le moment aussi, et Emmanuel Macron en a parlé hier,
00:05:52de saluer la mémoire d'un Français qui est mort dans cette tuerie
00:05:57qui s'appelait Dan Elkayam.
00:06:00Je ne sais pas si je le prononce comme il le faut, Dan Elkayam.
00:06:04Et Emmanuel Macron, j'apprends avec une profonde tristesse
00:06:06la mort de notre compatriote Dan Elkayam lors de l'attentat terroriste
00:06:10antisémite à Sydney.
00:06:11Je pense à sa famille, à ses proches, et leur exprime
00:06:13la pleine solidarité de la nation.
00:06:16Un jeune homme, vous avez peut-être vu cette image,
00:06:18qui était très jeune, très beau, et on devine son énergie,
00:06:21qui était en Australie pour travailler, pour imaginer
00:06:26parfois un nouvel avenir, parce qu'il y a des inquiétudes en France
00:06:31et qui s'est retrouvée au mauvais endroit, au mauvais moment.
00:06:35Jéna Choukroon a été témoin hier de cette tuerie.
00:06:39Je vous propose de l'écouter.
00:06:40J'ai commencé à m'enfuir, mais j'étais un peu dans la panique,
00:06:45donc je ne comprenais pas tout à fait ce qui se passait.
00:06:48Et en fait, comme j'étais dans la fête de Francké
00:06:51avec tous les autres juifs,
00:06:54là j'ai compris que c'était nous les cibles.
00:06:58Et donc on s'est tous mis à courir,
00:07:01donc on s'est enfuis dans la direction opposée du tireur,
00:07:04puisque du coup on était dans le complexe du pavillon,
00:07:09donc il y avait plusieurs sorties.
00:07:11Moi j'ai couru et j'ai remonté, il me semble, la rue Wall Street,
00:07:17qui est sur Bondi.
00:07:18J'ai trouvé une petite rue en perpendiculaire
00:07:23qui se croisait parce que je voulais me cacher.
00:07:26Et là j'ai vu deux filles qui m'ont fait signe,
00:07:29et du coup qui étaient en train de se cacher dans un garage,
00:07:33dans un parking.
00:07:35Et donc je me suis cachée avec elle pendant au moins une bonne demi-heure.
00:07:39On entendait encore beaucoup de coups de feu à ce moment-là.
00:07:43Donc il n'était même pas 19h.
00:07:46Et on entendait beaucoup de coups de feu.
00:07:50Et à un moment donné, on est sortis pour voir ce qui se passait.
00:07:54On a vu qu'il y avait pas mal de policiers qui étaient arrivés
00:07:56et qui étaient en train d'évacuer les gens.
00:08:00Donc j'en ai profité pour partir à ce moment-là.
00:08:02Et j'ai pris un vélo en lime
00:08:05et je suis rentrée très rapidement chez moi
00:08:08parce que j'ai de la chance d'habiter pas très loin.
00:08:12Le profil des deux assaillants,
00:08:14deux individus d'origine pakistanaise.
00:08:17Le père, c'était le père qui était mis en joue par Ahmed.
00:08:21Et je disais tout à l'heure qu'Amed ne l'avait pas tué d'ailleurs.
00:08:23Mais le père mourra quelques minutes plus tard.
00:08:27Le père s'appelle Sajid.
00:08:28Il a 50 ans.
00:08:29Il avait accès légalement aux armes
00:08:31en tant que chasseur et tireur sportif.
00:08:33Et puis il y a le fils, Naved, 24 ans.
00:08:35Il était affiché depuis l'âge de 18 ans
00:08:37mais considéré qu'un peu dangereux.
00:08:39Il aurait prêté serment d'allégeance à Daesh.
00:08:41Un drapeau de Daesh retrouvé dans leur véhicule.
00:08:44Et le fils a été grièvement blessé.
00:08:47Alors bien sûr, au cœur de cela,
00:08:49il y a l'antisémitisme.
00:08:50Il y a l'antisémitisme qui perdure
00:08:53dans le monde entier
00:08:55et parfois aussi en Australie.
00:08:57et M. Netanyahou a visé à cibler hier l'Australie.
00:09:01Écoutez-le.
00:09:02Le 17 août, il y a environ quatre mois,
00:09:11j'ai adressé une lettre au Premier ministre australien,
00:09:13Anthony Albanese,
00:09:15l'avertissant que la politique du gouvernement australien
00:09:18encourageait et promouvait l'antisémitisme en Australie.
00:09:21J'écrivais
00:09:27« Votre appel à la création d'un État palestinien
00:09:29attise les flammes de l'antisémitisme.
00:09:34Il récompense le terrorisme du Hamas.
00:09:37Il enhardit ceux qui menacent les Juifs australiens
00:09:39et encourage la haine des Juifs
00:09:41qui sévit désormais dans vos rues.
00:09:42L'antisémitisme est un cancer.
00:09:48Il se propage lorsque les dirigeants se taisent.
00:09:51Il recule lorsqu'ils agissent.
00:09:53Je vous exhorte à remplacer la faiblesse par l'action,
00:09:56l'apaisement par la détermination.
00:09:58Au lieu de cela, M. le Premier ministre,
00:10:00vous avez remplacé la faiblesse par la faiblesse
00:10:03et l'apaisement par encore plus d'apaisement.
00:10:07L'histoire ne pardonnera pas l'hésitation et la faiblesse.
00:10:10Elle l'honora l'action et la force.
00:10:13C'est ce qu'Israël attend de chacun de vos gouvernements,
00:10:15en Occident et ailleurs.
00:10:17Car la maladie se propage
00:10:18et elle vous consumera également.
00:10:23Mais nous nous inquiétons actuellement
00:10:24pour notre peuple, notre sécurité.
00:10:26Et nous ne restons pas silencieux.
00:10:28Nous combattons ceux qui tentent de nous anéantir.
00:10:32Et forcément, les bouts de Benjamin Netanyahou
00:10:35résonnent sur le sol de France.
00:10:38Parce qu'on s'interroge.
00:10:39Est-ce qu'ici, les hommes politiques,
00:10:42au plus haut niveau,
00:10:44disent et font suffisamment ce qu'il faut dire
00:10:46et ce qu'il faut faire ?
00:10:47Vous avez raison.
00:10:49En fait, si je devais prendre les propos
00:10:51de Benjamin Netanyahou sur le fond,
00:10:53il a probablement raison.
00:10:55Et notamment pour l'Australie.
00:10:57On en reparlera, j'imagine.
00:10:58Mais ce qu'on a vu en Australie,
00:11:00les manifestations qu'on a vues en Australie,
00:11:02c'est en Australie qu'on a vu des pancartes
00:11:03morts aux Juifs.
00:11:04Enfin, ce n'est pas ailleurs.
00:11:06Même à Londres, si je ne m'abuse.
00:11:08Donc, mais, moi, je n'aime pas,
00:11:11si vous voulez, c'est à nous,
00:11:13citoyens français, de critiquer notre gouvernement
00:11:15sur ce sujet.
00:11:17Je n'aime pas quand Benjamin Netanyahou
00:11:19se pose au roi des Juifs.
00:11:20Ça, c'est ma première remarque.
00:11:21La deuxième, si je peux, très vite,
00:11:23je voulais vous remercier pour vos mots
00:11:25dans votre édito.
00:11:27Parce que, j'entends depuis hier,
00:11:28les Juifs vivent dans la terreur.
00:11:30Eh bien, non, ils vivent comme tout,
00:11:32beaucoup d'êtres humains dans ce monde.
00:11:34Ils vivent aussi dans l'espérance,
00:11:35dans la détermination.
00:11:37Hier, ils ont allumé leur bougie de Hanoukka,
00:11:40si vous voulez, et dire qu'ils vivent dans la terreur,
00:11:42ce serait dire que ces gens ont gagné.
00:11:44Or, je crois qu'il faut vraiment...
00:11:47Oui, il y a de l'inquiétude, évidemment.
00:11:49Mais, comme me l'a dit Elikorchia
00:11:51que j'ai croisé dans le couloir,
00:11:53il m'a dit, on est chez nous.
00:11:55Et, je veux dire, cette idée, si vous voulez,
00:11:57de Juifs terrifiés qui vont se cacher
00:11:59n'est pas réelle, et je voudrais qu'on arrête
00:12:01de dire ça.
00:12:02Et la dernière chose, très vite,
00:12:04enfin, il n'y a plus d'ambiguïté.
00:12:05La haine des Juifs et la haine de l'État juif,
00:12:07ça marche ensemble.
00:12:08Voilà, c'est fini.
00:12:09Oui, mais vous avez parfaitement raison.
00:12:11D'ailleurs, la haine des Juifs et la haine de l'État juif,
00:12:13ça marche ensemble.
00:12:14Vous avez parfaitement raison.
00:12:15Gérard Carré.
00:12:16Moi, il me semble qu'on découvre là
00:12:18quelque chose qu'on aurait dû découvrir
00:12:21déjà depuis longtemps.
00:12:22C'est-à-dire qu'Israël et le peuple juif
00:12:27ne sont dans toute cette affaire qu'un prétexte.
00:12:29Un prétexte facile, c'est-à-dire
00:12:32le peuple juif a toujours été un peu
00:12:35l'élément avancé, la pointe avancée de l'Occident.
00:12:40On pourrait même dire de notre Occident.
00:12:43Dans un certain nombre, oui, depuis Hitler.
00:12:45Depuis Hitler même.
00:12:46Et aujourd'hui, on voit une chose simple.
00:12:50On voit que le djihadisme islamique
00:12:53est devenu planétaire.
00:12:55Ce n'est pas dans un pays ou dans un autre.
00:12:57C'est planétaire et ils ont trouvé
00:12:59un formidable essor
00:13:02avec effectivement la bataille de Gaza
00:13:06dont ils ont fait le fer de lance.
00:13:08Donc aujourd'hui, ça veut dire une chose...
00:13:10C'est pour ça que moi,
00:13:11je n'ai rien de particulier d'affection
00:13:13pour Netanyahou.
00:13:14Je m'en fous un peu de Netanyahou.
00:13:16Mais ce qu'il dit là, je le partage
00:13:18en tant qu'homme de l'Occident chrétien
00:13:21menacé maintenant partout.
00:13:23Moi, je suis allé en Australie.
00:13:25J'ai été me baigner sur cette plage.
00:13:27Il y a beaucoup de gens qui rêvent
00:13:28d'y aller en vacances
00:13:29et penser qu'au bout du monde,
00:13:32à 17 000 kilomètres de Paris,
00:13:34un juif français en plus,
00:13:36un juif français peut se faire tuer.
00:13:38C'est bien la preuve
00:13:39que c'est une guerre de civilisation
00:13:41internationale.
00:13:43Et tous ceux qui sont mous,
00:13:46comme les Australiens,
00:13:47tous ceux qui sont mous,
00:13:49contribuent effectivement à l'affaiblissement.
00:13:50Richard Millet,
00:13:51puis après, on écoutera ce qu'a dit
00:13:52Manon Aubry, par exemple, hier,
00:13:55Rima Hassan, ce qu'elle a dit sur Israël,
00:13:57tout ce terreau qui favorise,
00:14:00disons-le, l'antisémitisme en France.
00:14:01Je vais vous dire deux choses.
00:14:03La première, c'est que l'insomniaque
00:14:04que je suis regarde depuis quelques semaines,
00:14:07le matin, très tôt,
00:14:09la rediffusion de Shoah
00:14:10sur une chaîne franco-allemande.
00:14:11Je la regarde par petits bouts.
00:14:13Et je me disais que je ne le regarde pas
00:14:15de la même façon qu'il y a 30 ans.
00:14:17Pourquoi ?
00:14:18Parce que ce n'est pas seulement
00:14:19le miroir de ce qui s'est passé,
00:14:22la destruction des Juifs d'Europe,
00:14:23c'est aussi le miroir de ce qui vient,
00:14:25de ce qui a lieu en ce moment.
00:14:27Et deuxièmement, je pense aussi
00:14:29que les pays qui boycottent Israël
00:14:32pour l'eurovision
00:14:33sont complices de ce qui se passe en Australie.
00:14:36La phrase est forte.
00:14:38Comment ?
00:14:38Je dis, ce que vous dites est très fort.
00:14:40La phrase est très forte, effectivement.
00:14:42De la même manière,
00:14:43ceux qui sont rentrés l'autre jour
00:14:44à la philharmonique
00:14:45pour contester, effectivement,
00:14:48un chef d'orchestre juif
00:14:51qui était en train de jouer.
00:14:51C'est la cinquième colonne des djihadistes.
00:14:53Bien sûr.
00:14:53Et vous avez parfaitement raison.
00:14:54Ils sont complices.
00:14:55Vous avez parfaitement raison.
00:14:56C'est le soutien.
00:14:58Jean-Luc Mélenchon a dit
00:14:59ignoble terrorisme antisémite de masse,
00:15:0210 morts, au moins 60 blessés
00:15:03sur une plage à Cinelle.
00:15:04Terrorisme est l'abomination mondiale
00:15:06de notre époque.
00:15:07Vous voyez,
00:15:08le terrorisme est l'abomination mondiale
00:15:10de notre époque.
00:15:11Mais il ne nomme pas ce terrorisme.
00:15:12Voilà, exactement.
00:15:13C'est affliction et compassion
00:15:15pour les malheureuses familles
00:15:16lâchement frappées.
00:15:17Je voulais vous faire écouter Rima Hassan.
00:15:19Parce que ce que dit Rima Hassan,
00:15:20évidemment,
00:15:21et c'est pour ça que ça nous interroge
00:15:22sur ce qui se passe en France,
00:15:24que vous le vouliez ou non,
00:15:24c'est de l'huile qu'on jette sur le feu.
00:15:26Bien évidemment.
00:15:27Et hier,
00:15:28on était avec Manon Aubry
00:15:29sur l'antenne de CNews.
00:15:31Pierre Devineau l'interrogeait.
00:15:33Et elle-même a une forme d'ambiguïté
00:15:36puisqu'elle ne condamne pas
00:15:37les propos que vous allez entendre
00:15:38à l'instant de Rima Hassan.
00:15:40C'est la juge
00:15:43qui m'avait dit
00:15:44« Vous allez être interdit de territoire
00:15:46pour 100 ans ».
00:15:47Je lui ai dit
00:15:47« Israël ne survivra pas 100 ans ».
00:15:50Et ça, c'était devant la juge.
00:15:54C'est la meilleure réponse à apporter.
00:15:56Moi, j'étais très arrogante
00:15:58et très dans la défiance
00:15:59avec eux tout le temps.
00:16:00Oui, je leur disais
00:16:01« Chute ! »
00:16:04Ce que j'adorais faire,
00:16:06c'était aussi taper fort
00:16:07sur la porte tous les jours
00:16:08jusqu'à ce que quelqu'un vienne.
00:16:10Il y avait vraiment un truc
00:16:11presque animal, tu vois,
00:16:13dans la réaction que j'ai eue
00:16:14à la confrontation avec Israël
00:16:17et les Israéliens
00:16:18et notamment ces Israéliens,
00:16:20c'est-à-dire la police, l'armée, etc.
00:16:22Et ce que j'adorais faire,
00:16:23c'était taper très fort sur la porte
00:16:25jusqu'à ce que quelqu'un vienne
00:16:26et là, je lui disais
00:16:27« Ramène-moi l'huile d'olive de Palestine. »
00:16:31« J'en ai besoin pour mes cheveux. »
00:16:34Énorme !
00:16:35Ils pétaient les flots.
00:16:36Ils disaient « Mais tu te crois où ?
00:16:38Tu te crois pour qui ? »
00:16:39Bon, Israël n'existera plus
00:16:40dans 100 ans.
00:16:42Donc, Manon Aubry était interrogée
00:16:44hier sur cette déclaration.
00:16:46Écoutez ce qu'elle disait.
00:16:49Je réponds sans problème sur Ima Asseline.
00:16:51Alors, elle a raison de dire ça ou pas ?
00:16:52Bien sûr qu'elle a raison de dire ça.
00:16:53Pourquoi est-ce qu'elle a raison ?
00:16:54Parce que l'État d'Israël
00:16:55ne tiendra pas un sénèque.
00:16:56D'abord, le fait...
00:16:57Elle a raison.
00:16:57Vous savez qu'aujourd'hui,
00:16:59commettre des crimes de guerre
00:17:01et des crimes contre l'humanité,
00:17:02raison pour laquelle
00:17:04le gouvernement israélien
00:17:05est poursuivi par la Cour pénale internationale,
00:17:08oui, ça précipite
00:17:09à la chute d'un État.
00:17:11Bon, je remarque effectivement
00:17:13que Mme Aubry, effectivement,
00:17:16oui, ne condamne pas.
00:17:19Toute la France insoumise
00:17:20est sur cette ligne de crête.
00:17:22Pourquoi ?
00:17:23Pourquoi est-elle sur cette ligne de crête
00:17:24toujours et tout le temps ?
00:17:25Jacques Serret.
00:17:26Ça, évidemment,
00:17:27ils ne veulent pas le dire.
00:17:30Mais en fait,
00:17:30c'est affligeant de voir ça,
00:17:31de voir ça,
00:17:33d'entendre ça,
00:17:34de se dire que cette dame,
00:17:35ça n'est députée européenne,
00:17:38française,
00:17:38qu'elle siège à Strasbourg,
00:17:39qu'elle représente
00:17:40les citoyens français.
00:17:42En fait, c'est complètement lunaire.
00:17:44En fait, il n'y a pas de mots
00:17:45à ce qu'on entend là.
00:17:46Bon, ça confirme de toute façon
00:17:47ce qu'on pense tous
00:17:48sur la sécurité
00:17:49dans les pays
00:17:50les prochaines années.
00:17:51Parce que là,
00:17:51la police a mis
00:17:52de longues minutes
00:17:53quand même à intervenir.
00:17:54Je crois qu'il y a eu 20 minutes.
00:17:55là, on va être dans des pays
00:17:56où il faudra mettre
00:17:57de la sécurité partout
00:17:58et tout le temps.
00:18:00Surtout dans les jours.
00:18:01Et notamment
00:18:02dans les rassemblements religieux
00:18:03quand même,
00:18:03dans les églises,
00:18:04dans les synagogues.
00:18:05Mais vous avez parfaitement raison.
00:18:07C'est-à-dire que le 24 décembre,
00:18:08il y aura toutes les messes de Noël
00:18:09et je pense que le ministère
00:18:11de l'Intérieur,
00:18:12comme chaque année,
00:18:12sera très vigilant
00:18:13à mettre devant
00:18:14les églises de France
00:18:15des personnels de sécurité.
00:18:20Je peux redire un mot
00:18:20sur Ahmed
00:18:21dont vous avez parlé
00:18:23parce que quand même,
00:18:24vous savez,
00:18:24c'est la fête des Lumières,
00:18:25Hanoukha.
00:18:26Et hier,
00:18:26on se disait tous quand même,
00:18:28c'est un peu les ténèbres.
00:18:30Eh bien,
00:18:30il y a quand même
00:18:30des Lumières
00:18:32dans ces ténèbres,
00:18:33il y a quand même
00:18:33de l'espoir dans ces ténèbres
00:18:35et quand même,
00:18:35ce monsieur est un symbole,
00:18:36me semble-t-il.
00:18:37Oui, Ahmed.
00:18:37Et il est probablement
00:18:39pas juif,
00:18:40je suppose,
00:18:41et la façon dont il a pris
00:18:44des risques,
00:18:45enfin vraiment,
00:18:45c'était les premiers mots
00:18:46de notre émission aujourd'hui.
00:18:48Il s'appelle Ahmed,
00:18:49il a 43 ans,
00:18:50il a désarmé à main nulle,
00:18:51il se met la terreur.
00:18:52Donc vous allez voir
00:18:52le sujet de Mickaël Dosantos.
00:18:54C'est un geste héroïque
00:18:58au milieu de la barbarie.
00:19:00Alors que l'un des assaillants
00:19:02fait usage de son arme,
00:19:03un passant se jette sur lui,
00:19:05l'attrape par le cou,
00:19:06le désarme,
00:19:07puis le tient en joue.
00:19:08Son intervention
00:19:09fait reculer l'individu
00:19:11et permet de sauver
00:19:12de nombreuses vies.
00:19:13Selon plusieurs médias australiens,
00:19:15ce héros s'appelle Ahmed,
00:19:17son cousin donne de ses nouvelles.
00:19:19Le docteur a dit
00:19:20qu'il était au quai.
00:19:21Il a été opéré,
00:19:22mais on espère
00:19:23que ça va aller.
00:19:24C'est un héros.
00:19:25Il a reçu deux balles,
00:19:26l'une dans le bras,
00:19:27l'autre dans la main.
00:19:28Quelques minutes après l'attaque,
00:19:30le geste de ce vendeur
00:19:31de fruits de 43 ans
00:19:32est devenu viral.
00:19:34De nombreux internautes
00:19:35ont applaudi
00:19:36cet acte courageux.
00:19:37Quand on réalise
00:19:38que le héros
00:19:38désarme le terroriste
00:19:40alors qu'il est sous le feu
00:19:41de ceux qui sont sur le pont,
00:19:42il doit être célébré mondialement.
00:19:44Un juste parmi les justes,
00:19:46que cette publication
00:19:47lui parvienne
00:19:47et qu'il sache
00:19:48qu'il a notre reconnaissance éternelle.
00:19:51Un acte de bravoure
00:19:52salué également
00:19:53par le Premier ministre
00:19:54australien.
00:19:55Nous pensons également
00:19:56à toutes les personnes soignées
00:19:57pour leurs blessures,
00:19:58dont beaucoup sont en vie aujourd'hui,
00:20:02grâce au courage
00:20:02et à la rapidité
00:20:03d'intervention
00:20:04de la police
00:20:06de Nouvelle-Galle du Sud
00:20:07et des secouristes
00:20:08qui se sont précipités
00:20:10à leur secours,
00:20:10ainsi qu'au courage
00:20:11des Australiens ordinaires
00:20:13qui, sans hésiter,
00:20:15se sont mis en danger
00:20:16pour assurer la sécurité
00:20:17de leurs compatriotes.
00:20:19Ahmed a reçu
00:20:20le soutien
00:20:21d'autres passants
00:20:21après avoir saisi
00:20:23l'arme de l'assaillant.
00:20:24Je ne sais pas
00:20:25ce qui est le plus extraordinaire,
00:20:27qu'il intervienne
00:20:28ou qu'il ne tue pas
00:20:30ce terroriste.
00:20:32Et d'ailleurs,
00:20:33il ne le tue pas.
00:20:35C'est extraordinaire
00:20:36parce que là,
00:20:36on est dans l'instinct.
00:20:38C'est-à-dire que tu ne réfléchis plus,
00:20:40sans doute.
00:20:41Il intervient par instinct
00:20:42et après,
00:20:43il ne le tue pas par instinct.
00:20:45Probablement.
00:20:46D'autant que...
00:20:46Et c'est vraiment...
00:20:49En fait,
00:20:49ce sont des situations
00:20:50que ni vous ni moi
00:20:52n'avons connues,
00:20:53des situations extrêmes
00:20:55où tu ne t'appartiens plus.
00:20:58Où, sans doute,
00:20:59il y a quelque chose
00:20:59qui te dépasse
00:21:00et dans ton intervention
00:21:02et dans ce qui suit.
00:21:05Toute sa vie sera à l'aune
00:21:07de ce geste
00:21:08qu'il a fait.
00:21:10Le jour où il mourra,
00:21:12c'est cela
00:21:13qu'on dira de lui.
00:21:15Donc, je trouve
00:21:16qu'il y a quelque chose
00:21:17d'extraordinaire
00:21:18dans ces gestes-là
00:21:19qui nous renvoie
00:21:20toujours, évidemment,
00:21:21qu'est-ce que tu ferais, toi ?
00:21:23Il a réagi comme un policier
00:21:24et non comme un justicier.
00:21:26Oui, exactement.
00:21:27Beaucoup de gens
00:21:28l'ayant dans le collimateur
00:21:31après lui ayant pris l'arme
00:21:32auraient dit
00:21:33je vais le tuer.
00:21:34Ce n'est pas possible.
00:21:35Et lui,
00:21:36il a un réflexe de policier,
00:21:37c'est-à-dire de maîtriser
00:21:38et de dire...
00:21:40Et il a l'intelligence
00:21:41de savoir que celui
00:21:42qui est en face de lui
00:21:43est désormais inoffensif.
00:21:44Mais il se faisait tirer dessus
00:21:45par l'autre tireur
00:21:46en station, Pascal.
00:21:47C'est aussi cette situation
00:21:48qu'il a été blessé.
00:21:50Il s'est pris de balles.
00:21:51Donc, au moment
00:21:51où il est en joue...
00:21:53Il est en joue,
00:21:54il peut le tuer à ce moment
00:21:54mais il comprend
00:21:55qu'il est inoffensif
00:21:56et il ne le tue pas.
00:21:58Moi, je...
00:21:59En fait, c'est formidable.
00:22:01Vous savez ce qu'il a dit quand même.
00:22:02Il a dit qu'il avait été inspiré par Dieu.
00:22:03Alors, peut-être aussi
00:22:04pour ne pas tuer.
00:22:05Mais en tout cas, bon...
00:22:07C'est lui qui a dit ça, je crois.
00:22:08Ranouka, évoquons Ranouka
00:22:10parce que c'est une fête juive,
00:22:13je l'ai dit,
00:22:13qui est en parallèle toujours de Noël
00:22:16qui dure huit jours.
00:22:18Il y a neuf branches.
00:22:19La première a été allumée hier
00:22:22et pendant huit jours,
00:22:24chaque soir,
00:22:26une branche sera allumée.
00:22:29Écoutez et regardez ce reportage
00:22:32sur les festivités de Ranouka
00:22:34qui a commencé hier.
00:22:36C'est une soirée
00:22:38dans un contexte particulier.
00:22:41Ranouka,
00:22:42cette fête juive de huit jours,
00:22:43commémore le miracle de l'huile.
00:22:45Chaque soir,
00:22:46on allume une bougie supplémentaire
00:22:48pour symboliser la lumière,
00:22:50la liberté et la transmission.
00:22:52Hier soir à Paris,
00:22:54en présence de plusieurs représentants
00:22:55de la communauté juive
00:22:57et des personnalités politiques,
00:22:59la première branche a été allumée.
00:23:03Ici,
00:23:05lorsqu'on parle de l'attentat de Sydney,
00:23:07ces personnes de confession juive
00:23:09sont consternées,
00:23:10mais l'espoir prédomine.
00:23:12Je viens de loin,
00:23:12je viens de Normandie,
00:23:13exprès ce soir,
00:23:15par solidarité pour mon peuple.
00:23:17Ça crée de la peur,
00:23:18mais finalement,
00:23:19on espère toujours
00:23:19que la joie prendra toujours le dessus.
00:23:22Pour le porte-parole
00:23:23du Bête Loubavitch,
00:23:24la mort d'un Français
00:23:25dans l'attentat
00:23:26donne à cet événement
00:23:27une résonance particulière.
00:23:28Qu'un Français soit touché parmi eux,
00:23:31cela rend la chose
00:23:32encore plus personnelle,
00:23:34plus proche de nous.
00:23:35Et c'est certainement pas anodin
00:23:37que cet allumage est lié
00:23:38au cœur de Paris
00:23:39sur ce qu'est l'essence
00:23:41de la France,
00:23:42tellement loin du terrorisme
00:23:44qui vient de frapper.
00:23:45Environ 2500 personnes
00:23:46se sont rassemblées.
00:23:48Le ministre de l'Intérieur,
00:23:49Laurent Nunez,
00:23:50a adressé un télégramme
00:23:51au préfet
00:23:52pour renforcer la sécurité
00:23:54des lieux de culte israélite.
00:23:56Pensez une nouvelle fois
00:23:58pour Dan Elkayam
00:24:00qui était de confession juive.
00:24:01Pensez pour lui,
00:24:02pensez pour sa famille,
00:24:03pensez pour tous ceux
00:24:06qui le pleureront.
00:24:07Et nous allons terminer
00:24:09cette première partie
00:24:10avec vraiment toute notre tendresse
00:24:13pour lui et sa famille.
00:24:15Et revenir dans quelques secondes
00:24:17pour évoquer le reste de l'actualité,
00:24:20notamment ce qui se passe
00:24:22chez les agriculteurs.
00:24:24A tout de suite.
00:24:26Souvent que les chefs d'entreprise
00:24:28ont tort de ne pas prendre la parole
00:24:30et c'est vrai qu'ils sont
00:24:31dans leurs entreprises,
00:24:32ils parlent assez peu.
00:24:33Quand ils parlent,
00:24:34parfois c'est un peu caricatural
00:24:35et ils auront raison
00:24:37de davantage s'exprimer.
00:24:39Et Michel Moulin
00:24:40est un chef d'entreprise
00:24:41depuis de nombreuses années.
00:24:42Bonjour M. Moulin.
00:24:43Bonjour.
00:24:44Merci d'être avec nous.
00:24:44Vous avez fait une proposition
00:24:45qui m'a amusé.
00:24:46Vous avez dit
00:24:47imaginez nos débutés
00:24:48faire un stage d'immersion
00:24:49d'une semaine en entreprise.
00:24:51Je pense que ça leur ferait du bien
00:24:52parce qu'il y a des gens
00:24:53qui n'ont jamais bossé de leur vie.
00:24:54François Hollande,
00:24:54il n'a jamais bossé de sa vie.
00:24:56Jamais bossé dans l'entreprise.
00:24:57Moi, j'ai une anecdote extraordinaire.
00:24:59François Hollande,
00:25:00quand il a commencé
00:25:02à faire des conventions,
00:25:07des interventions à l'extérieur,
00:25:09etc.,
00:25:09il y a son avocat
00:25:10qui lui faisait ses contrats.
00:25:12Et puis son avocat lui a dit
00:25:12voilà, on va payer ça, ça, ça.
00:25:14Et Hollande, il a dit
00:25:16mais c'est moi qui ai fait ça ?
00:25:17C'est ma disposition légale ?
00:25:19C'est à cause de moi qu'il y a ça ?
00:25:20Bon, il découvrait
00:25:22ce que lui-même avait mis en place.
00:25:24Donc ce qui était quand même
00:25:25un peu ennuyeux,
00:25:25c'est la première fois
00:25:26qu'il a été payé par le privé.
00:25:30Comment ça s'appelle ?
00:25:31Par les conventions ?
00:25:31Les conférences.
00:25:33Je cherchais.
00:25:34Ah, vous ne m'aidez pas beaucoup
00:25:35quand je cherche un mot,
00:25:36mais ce n'est pas grave.
00:25:36Les conférences.
00:25:37Alice, non,
00:25:39Somaya Labidi est avec nous
00:25:40et elle nous rappelle les titres.
00:25:41Somaya, c'est à vous.
00:25:42Bonjour.
00:25:42Bonjour.
00:25:45Bonjour Pascal
00:25:46et bonjour à tous.
00:25:47La discussion est ouverte
00:25:48autour d'une suspension
00:25:49de la procédure
00:25:51de l'abattage systématique
00:25:52contre la dermatose.
00:25:54Les mots d'Annie Gennevard
00:25:55ce matin
00:25:55qui ajoutent que la situation
00:25:56est sous contrôle.
00:25:58Déclaration à quelques heures
00:25:59de son déplacement
00:26:00dans le sud-ouest
00:26:01où les agriculteurs
00:26:02qui continuent de bloquer
00:26:03la 63 et la 64
00:26:04l'attendent de pied ferme.
00:26:07La piste du narcotrafic
00:26:09privilégié
00:26:09après l'incendie criminel
00:26:11d'un collège de Dijon
00:26:12dans la nuit de vendredi
00:26:13à samedi,
00:26:14selon le procureur
00:26:15qui était ce matin
00:26:16sur notre antenne.
00:26:17Trois à six auteurs
00:26:18ont été aperçus
00:26:19au moment des faits
00:26:20dans ce quartier
00:26:21qui abritait le principal
00:26:22point d'île du département.
00:26:24Et puis le chilien
00:26:25nouveau président
00:26:26José Antonio Cast
00:26:28l'ex-député
00:26:29ultraconservateur
00:26:30de 59 ans
00:26:31admirateur assumé
00:26:32du dictateur
00:26:33Augusto Pinochet
00:26:34a largement porté
00:26:35la présidentielle
00:26:36avec 58% des suffrages
00:26:39face à la communiste
00:26:40Jeannette Jarra
00:26:41qui a reconnu sa défaite.
00:26:43Merci beaucoup Somaya.
00:26:44Michel Mouna est donc
00:26:45avec nous dans une seconde
00:26:46on va parler avec vous
00:26:47de cette initiative
00:26:48que je trouve excédente
00:26:49mais d'abord les agriculteurs
00:26:50des éleveurs de bovins
00:26:51qui intensifient leur action
00:26:53à travers tout le sud-ouest
00:26:54en présidence de la visite
00:26:55de la ministre de l'Agriculture
00:26:56Annie Gennevard.
00:26:58Voyez ce sujet
00:26:58de Kylian Salé.
00:27:01Du lisier déversé,
00:27:03des routes bloquées
00:27:04par des tracteurs
00:27:05ou des pneus.
00:27:06En Occitanie
00:27:07comme dans plusieurs régions françaises
00:27:08la colère des agriculteurs
00:27:10ne faiblit pas.
00:27:11C'est dans cette région
00:27:11que se rend cela dit
00:27:12Annie Gennevard.
00:27:14La ministre de l'Agriculture
00:27:15va assister au début
00:27:16de la vaccination
00:27:16contre la dermatose
00:27:18nodulaire contagieuse.
00:27:19C'est un défi
00:27:20que nous allons relever
00:27:21avec les éleveurs
00:27:23vacciner dans les temps
00:27:25les plus rapides possibles
00:27:26un million de bêtes
00:27:27parce que c'est le chemin
00:27:29pour lutter
00:27:31contre la maladie.
00:27:32La vaccination ciblée
00:27:33mais également l'abattage
00:27:35des troupeaux contaminés
00:27:36telle est la stratégie
00:27:37du gouvernement.
00:27:38Une méthode
00:27:39dont se félicite
00:27:40la ministre de l'Agriculture.
00:27:41On a un protocole
00:27:43qui a très bien fonctionné.
00:27:45Ça marche
00:27:46et je veux rassurer
00:27:47les éleveurs
00:27:48qui nous écoutent
00:27:49et rassurer la population.
00:27:51Non, le virus
00:27:52n'est pas aux portes
00:27:53de chaque élevage.
00:27:55Les choses sont
00:27:56et resteront sous contrôle
00:27:57si les choses
00:27:59sont bien faites.
00:28:01Le gouvernement
00:28:01reste très prudent
00:28:02quant à une possible
00:28:03généralisation
00:28:04de la vaccination.
00:28:05Un million de bêtes
00:28:06ont déjà été vaccinées
00:28:07pour un coût
00:28:08de 20 millions d'euros.
00:28:08Bon, Jacques Serret,
00:28:10on apprend plein de choses
00:28:11lorsqu'une affaire
00:28:12comme celle-là arrive.
00:28:13D'abord, on pourrait vacciner
00:28:14les bêtes
00:28:14et on ne le fait pas.
00:28:16Ça a été peu fait.
00:28:17Et on pourrait le faire.
00:28:18Oui.
00:28:19C'est-à-dire que
00:28:19le problème serait résolu.
00:28:22Mais si on le fait,
00:28:23dans ces cas-là,
00:28:23la viande n'est pas homologuée
00:28:24de la même manière.
00:28:26Visiblement.
00:28:26Après, il y a des questions
00:28:27de normes européennes
00:28:28au niveau de l'exportation
00:28:28et ça complexifie tout ça.
00:28:30Absolument.
00:28:30Donc, c'est-à-dire
00:28:31que c'est l'Union européenne
00:28:32qui, d'une certaine manière,
00:28:34empêche la vaccination
00:28:35ou en tout cas,
00:28:37c'est une des conséquences
00:28:38des normes européennes
00:28:39qu'on ne vaccine pas.
00:28:40Alors que si on vaccinait,
00:28:41il n'y aurait aucun souci
00:28:42pour ces bêtes.
00:28:44Il y a des différences,
00:28:45en effet.
00:28:45Bon, première chose.
00:28:46Deuxième chose,
00:28:47on va abattre ces bovins
00:28:49mais ces bovins,
00:28:49j'ai envie de dire,
00:28:50on ne les abat pour rien
00:28:51parce qu'on ne va même pas
00:28:52les mettre sur le marché.
00:28:54Non, ils se sont circonscrits.
00:28:55Alors qu'on nous explique
00:28:56qu'il n'y a absolument
00:28:57aucun risque pour l'homme.
00:28:59Donc, il y a des gens
00:29:00qui meurent de faim en France.
00:29:01Mais c'est le principe
00:29:02de précaution
00:29:03parce qu'il y a encore une fois
00:29:03qui est défendu là.
00:29:06Je suis d'accord avec vous
00:29:07mais moi, je trouve
00:29:08que ça peut m'étonner.
00:29:09Oui, après,
00:29:10il y a quand même
00:29:10une avancée majeure ce matin
00:29:11quand on entend
00:29:12la ministre de l'Agriculture
00:29:12expliquer que le dialogue
00:29:13est ouvert.
00:29:14Alors justement,
00:29:14on va l'écouter.
00:29:15Il y a un pas de franchie
00:29:16qui n'avait pas été fait
00:29:17ce week-end en tout cas.
00:29:18Oui, parce qu'effectivement,
00:29:19d'abord, ce qui a choqué
00:29:21beaucoup les gens,
00:29:21c'est l'intervention des policiers
00:29:23fortement, la violence
00:29:25et puis effectivement le fond.
00:29:27C'est-à-dire que tu comprends
00:29:28que c'est l'Union européenne
00:29:29en gros qui, comme toujours,
00:29:31fait n'importe quoi.
00:29:32Et puis quand tu apprends également
00:29:33que la Cour des Comptes,
00:29:34il y a deux ans,
00:29:35avait demandé l'abattage,
00:29:37en tout cas de diminuer
00:29:38le nombre de bovins.
00:29:39La Cour des Comptes
00:29:40demande de quoi se mêle
00:29:41pour des raisons de méthane,
00:29:45visiblement,
00:29:45pour le réchauffement de la planète.
00:29:48Donc la Cour des Comptes
00:29:50proposait d'abattre des bovins.
00:29:52Et de la même manière,
00:29:53l'Union européenne
00:29:53avec M. Canfin
00:29:54qui est en guerre
00:29:55contre les bovins.
00:29:56Alors écoutez ce qu'a dit
00:29:57Mme Gennevard.
00:30:00Le dialogue est ouvert
00:30:01avec la profession.
00:30:02Le dialogue est ouvert.
00:30:04Notre responsabilité collective
00:30:06aux organisations syndicales,
00:30:08professionnelles,
00:30:09avec les vétérinaires,
00:30:11avec les scientifiques,
00:30:13c'est de dire,
00:30:14ensemble,
00:30:14déterminons comment on lutte
00:30:16au mieux contre...
00:30:16Mais faites-moi une réponse, Claire.
00:30:17Est-ce que vous pourriez suspendre
00:30:18cette procédure ?
00:30:20Est-ce que c'est possible ?
00:30:21La discussion est ouverte
00:30:22sur ce point.
00:30:23Et je ne veux pas vous donner
00:30:24de réponse catégorique aujourd'hui
00:30:26parce que ce temps de dialogue,
00:30:28il est indispensable.
00:30:29Et il faut pouvoir y associer
00:30:31les professionnels.
00:30:32Bon, et ce qui est amusant,
00:30:35c'est que vous changez le mot Covid
00:30:37par dermatose modulaire contagieuse.
00:30:40Vous changez le mot médecin
00:30:42par vétérinaire.
00:30:43Vous changez le mot verran
00:30:44par Mme Gennevard.
00:30:46Et en fait,
00:30:46c'est quasiment la même chose.
00:30:48En fait, c'est les mêmes
00:30:49mécaniques intellectuelles.
00:30:52Donc c'est sidérant.
00:30:53Donc on a fait sur le Covid,
00:30:55je ne veux pas dire
00:30:56qu'on a fait n'importe quoi,
00:30:57mais en tout cas,
00:30:58on n'a pas fait ce qu'il fallait faire.
00:30:59Et là, pareil.
00:31:00Peut-être, à la différence du Covid,
00:31:01là, il semble y avoir
00:31:03une prise de conscience
00:31:04assez rapide
00:31:05quand on entend Mme Gennevard
00:31:08et d'autant plus
00:31:09dans un contexte
00:31:09où cette semaine
00:31:10va y avoir un gros sujet
00:31:12sur le Mercosur à Bruxelles
00:31:13où l'Elysée et Matignon
00:31:15hier soir ont fait savoir
00:31:16qu'en l'état,
00:31:17le compte n'y était pas.
00:31:18Oui, mais pourquoi
00:31:19ils le font savoir hier soir ?
00:31:21Pourquoi hier soir ?
00:31:22Parce qu'il y a eu
00:31:23ce qui s'est passé
00:31:23en fin de semaine ?
00:31:24Parce qu'autrement,
00:31:25ça passait crème,
00:31:26si j'ose dire.
00:31:27C'est ça qui est extraordinaire.
00:31:29La fameuse expression
00:31:30« t'ouvre le capot ».
00:31:31C'est-à-dire que
00:31:32s'il n'y a pas jeudi, vendredi,
00:31:33ça passe crème.
00:31:34Ils se sont réveillés hier soir.
00:31:36Franchement,
00:31:37je vous assure,
00:31:38ce n'est pas sérieux.
00:31:39Oui, vous souriez,
00:31:40mais en fait,
00:31:40ça ne fait pas rire
00:31:41des agriculteurs.
00:31:41Je le sais bien.
00:31:42Parce que jamais
00:31:43il n'y aurait eu cette...
00:31:44Hier soir, comme ça,
00:31:46l'Elysée dit
00:31:47« tiens, on va changer
00:31:48le Mercosur ».
00:31:49Évidemment,
00:31:49parce qu'autrement,
00:31:50ils te le font à l'envers.
00:31:51Oui et non,
00:31:51ils avaient déjà demandé
00:31:52un certain nombre de garanties
00:31:53auprès de la Commission européenne.
00:31:54Il avait dit que ça se ferait pas.
00:31:55Parce que les garanties
00:31:56ne viennent pas.
00:31:57Voilà.
00:31:58Et c'est hier soir
00:31:58qu'il s'en est rendu compte.
00:31:59Non, c'est qu'ils l'ont rappelé
00:32:00tout simplement.
00:32:00Oui, et pourquoi
00:32:01ils l'ont rappelé hier soir ?
00:32:02Parce qu'il s'agit de mettre
00:32:03la pression sur Bruxelles.
00:32:04Oui, c'est surtout
00:32:05parce que les agriculteurs
00:32:06sont dans la rue
00:32:06et qu'ils ont une trouille XXL.
00:32:09Donc, dans ces cas-là,
00:32:10ils sont abonnés absents
00:32:11comme toujours
00:32:11et ils reculent.
00:32:12Mais ils reculent pendant 8 jours
00:32:13et après,
00:32:14ils te le refont à l'envers.
00:32:15Moi, je les connais par cœur.
00:32:23Les petits hommes gris.
00:32:24Bon, on va attendre.
00:32:25Là, regardez.
00:32:26Là, ils sont un peu énervés.
00:32:27Sur ces news,
00:32:28ils le disent.
00:32:29On va attendre 15 jours.
00:32:30Et puis, ils te le font
00:32:31durant l'été
00:32:32ou ils te le font
00:32:33quand il n'y a personne.
00:32:34C'est insupportable.
00:32:35Non, mais le vrai sujet,
00:32:36c'est qu'il va y avoir une...
00:32:37Ce qui n'est pas passé,
00:32:38c'est avant tout, je crois,
00:32:40dans l'évolution de l'opinion.
00:32:41Génard Carréau.
00:32:42Dans l'évolution de l'opinion,
00:32:43ce qui n'a pas été accepté
00:32:45par l'opinion,
00:32:46c'est l'hélicoptère
00:32:47qui balance les grenades
00:32:49et les blindés de la gendarmerie.
00:32:51Et malgré l'affection
00:32:53des Français globalement
00:32:55pour leurs forces de l'ordre
00:32:56qu'on constate
00:32:57dans tous les sondages,
00:32:58là, quand même,
00:32:59ils se sont dit sortir
00:33:00les éléments blindés
00:33:02de la gendarmerie
00:33:02pour aller mater
00:33:04ces quelques éleveurs,
00:33:05ce n'est pas possible.
00:33:06Et c'est ça
00:33:07qu'ils sont en train
00:33:07de payer actuellement.
00:33:08Alors, je voulais vous faire
00:33:09écouter Arnaud Bonnebourg
00:33:10parce qu'Arnaud Bonnebourg,
00:33:11il n'est pas d'extrême droite
00:33:12que je sache.
00:33:13Ce qu'il a dit,
00:33:14c'est une des choses
00:33:15les plus extraordinaires
00:33:16que j'ai entendues
00:33:17depuis des années
00:33:18sur l'Union Européenne.
00:33:19Ils ont réussi
00:33:20à nous dégoûter de l'Europe.
00:33:22Donc, il faut revenir
00:33:23sans doute à l'Europe des dix
00:33:24que dit Christian de Saint-Étienne,
00:33:25d'ailleurs,
00:33:26qui est formidable.
00:33:27Il faut l'inviter,
00:33:28d'ailleurs,
00:33:28Christian de Saint-Étienne.
00:33:29Il dit l'Europe des dix.
00:33:30Emmanuel Macron
00:33:31veut l'Europe des trente.
00:33:33L'Europe des trente.
00:33:34Et avec quelle trente ?
00:33:35Non, mais c'est invraisemblable.
00:33:38Voilà, c'est invraisemblable
00:33:39de manquer à ce point
00:33:43de bon sens.
00:33:44C'est invraisemblable.
00:33:46Ah non, il y a un projet
00:33:47qui est très cohérent.
00:33:48Écoutez ce que...
00:33:49Oui, vous avez raison, d'ailleurs.
00:33:50C'est peut-être un projet
00:33:52fédéraliste qui est tout à fait cohérent.
00:33:54Moi, je n'en veux pas
00:33:54de son projet idéologique.
00:33:55Oui, moi non plus,
00:33:56je n'en veux pas,
00:33:57mais ce n'est pas absurde.
00:33:58Donc, écoutez ce que dit
00:33:59M. Montebourg
00:34:00avec beaucoup de courage.
00:34:01Il l'a dit au Figaro.
00:34:02Ça dure deux minutes trente.
00:34:04Tout est dit.
00:34:05Extraordinaire à Arnaud Montebourg.
00:34:06Écoutons-nous.
00:34:08Nous sommes les vassaux
00:34:09industriels de la Chine
00:34:11et les vassaux numériques
00:34:12des États-Unis.
00:34:12Donc, qui a produit
00:34:14ce résultat-là ?
00:34:16Le système européen.
00:34:17Donc, moi, je ne suis pas d'accord.
00:34:19Parce que je suis pour la liberté
00:34:20et la souveraineté.
00:34:21Donc, confier les clés
00:34:23de notre futur
00:34:24à ce système-là,
00:34:26je n'y crois pas.
00:34:27Je ne dis pas
00:34:28qu'il faut l'abolir.
00:34:28Je dis,
00:34:29je ne suis pas convaincu.
00:34:31Et c'est une des raisons
00:34:31pour lesquelles,
00:34:32depuis 20 ans,
00:34:33je ne marche plus.
00:34:34Depuis,
00:34:35j'ai voté Maastricht.
00:34:36C'était mon dernier vote positif.
00:34:37comme citoyen.
00:34:38Je n'étais pas parlementaire
00:34:39à l'époque.
00:34:40J'étais jeune citoyen.
00:34:41Je commençais à voter,
00:34:42etc.
00:34:43Et puis, après,
00:34:43je me suis retrouvé au Parlement.
00:34:44Au Parlement,
00:34:45je n'ai pas marché dans tout ça.
00:34:46Je n'y arrivais pas.
00:34:47Et j'ai voté non au référendum.
00:34:50Et pourtant,
00:34:50on m'a vendu Lisbonne derrière.
00:34:53On me l'a fait gober.
00:34:54Bon, je suis comme tout le monde.
00:34:56Cette affaire-là
00:34:56n'est pas traitée.
00:34:58Je suis pour une Europe
00:34:59qui mette la pression
00:35:01sur l'extérieur
00:35:02et qui diminue la pression
00:35:04sur les citoyens européens
00:35:05de l'intérieur.
00:35:06C'est-à-dire limiter
00:35:08et c'était l'esprit
00:35:09de ce que disait Giscard d'Estaing
00:35:11dans le traité constitutionnel,
00:35:13la Convention pour l'avenir de l'Europe
00:35:15en 2004, je crois.
00:35:17Il disait
00:35:17la subsidiarité,
00:35:19c'est un mot barbare,
00:35:19pour dire
00:35:20tout ce que les États peuvent faire,
00:35:22ils doivent le faire
00:35:23et l'Europe ne s'occupe
00:35:24que du nécessaire
00:35:25et pas du superflu.
00:35:26Eh bien, aujourd'hui,
00:35:28vous avez une stratégie invasive
00:35:30des institutions européennes
00:35:32qui légifère surtout
00:35:33à jet continu.
00:35:34Aujourd'hui, résultat 63%
00:35:36ou 65% de nos lois
00:35:37sont d'origine européenne.
00:35:39Donc, évidemment,
00:35:40où est la démocratie ?
00:35:41Où est la discussion ?
00:35:42Où est l'adhésion ?
00:35:43Où est le consentement ?
00:35:44Et donc, tout ça
00:35:45est en train d'exploser.
00:35:46Évidemment, il y a
00:35:47les coups de boutoir
00:35:47de l'étranger,
00:35:48mais vous avez aussi
00:35:49l'exaspération intérieure.
00:35:51Et moi, j'en fais partie.
00:35:52Donc, qu'est-ce que
00:35:53vous me proposez ?
00:35:54Je suis vassalisé
00:35:55dans un système
00:35:56qui ne me donne pas
00:35:57le droit de choisir.
00:35:58Je préfère l'être.
00:35:59Comme disait finalement
00:36:00Étienne de la Boétie
00:36:01dans ce magnifique discours
00:36:02sur la servitude volontaire,
00:36:04il dit la servitude volontaire.
00:36:06C'est juste une question d'habitude.
00:36:07On est habitué
00:36:08d'avoir les États-Unis
00:36:08qui nous serrent le kiki
00:36:10et les Chinois
00:36:11qui nous vendent leurs produits.
00:36:13Bon, très bien.
00:36:14Et donc, on va finir
00:36:15pauvres et enchaînés.
00:36:16Oui, je n'ai pas de sondage,
00:36:17mais je pense
00:36:18qu'une très grande majorité
00:36:19de Français
00:36:20sont raccords
00:36:21à 100%
00:36:22avec ce que dit
00:36:23Arnaud Montebourg.
00:36:24Et c'est tout le problème
00:36:24de ceux qui dirigent,
00:36:26qui n'écoutent pas le peuple
00:36:27et qui après s'étonnent
00:36:28lorsque le peuple
00:36:29se détourne
00:36:30entre guillemets
00:36:32de ses élites.
00:36:34Vous avez tout à fait raison, Pascal.
00:36:35C'est lui qui a raison,
00:36:36ce n'est pas moi.
00:36:36Lui aussi.
00:36:37Mais ce que je voudrais dire
00:36:38à propos des agriculteurs
00:36:39du Mercosur,
00:36:40nous avons en France
00:36:41trois des meilleures races bovines
00:36:42de viande.
00:36:44Charolaise,
00:36:45Salaire
00:36:46et Limousine.
00:36:48Je viens de cette région.
00:36:49Je n'ai pas envie
00:36:50et les agriculteurs
00:36:50n'ont pas envie
00:36:51de voir débarquer
00:36:52dans l'assiette des gens
00:36:52de l'angus,
00:36:54du bœuf argentin,
00:36:55etc.
00:36:55Alors à ce moment-là,
00:36:57il faut aussi,
00:36:58parce que moi je veux bien
00:36:59qu'il y ait effectivement
00:37:00une responsabilité
00:37:01de l'Union Européenne,
00:37:02des États,
00:37:03etc.
00:37:03Aussi de nous.
00:37:05Parce que l'Union Européenne,
00:37:06c'est quoi l'idée ?
00:37:07C'est qu'en fait
00:37:07le seul critère,
00:37:09c'est la rentabilité.
00:37:10Donc moins d'agriculteurs,
00:37:11des plus grosses exploitations
00:37:13et on produit
00:37:14de façon extrêmement
00:37:16intensive.
00:37:18C'est ça, intensive.
00:37:19Donc les consommateurs,
00:37:21ils sont aussi,
00:37:22les consommateurs
00:37:23sont vraiment
00:37:23partie prenante de ça.
00:37:25Ce ne sont pas
00:37:26les consommateurs
00:37:26qui, à mon avis,
00:37:27on ne leur demande
00:37:30même pas leur avis.
00:37:30Mais on s'est peut-être
00:37:31trompé aussi
00:37:32sur l'abattage.
00:37:33Moi, en tous les cas,
00:37:33je me suis trompé
00:37:34parce qu'à ce stade,
00:37:36peut-être que
00:37:36sur l'abattage,
00:37:38sur juste cette question,
00:37:39peut-être qu'effectivement,
00:37:40je ne sais pas
00:37:41si il y a une alternative.
00:37:43Personne,
00:37:43on n'est pas des spécialistes.
00:37:45Vous changez les mots
00:37:46vétérinaire, médecin,
00:37:48parce que les vétérinaires,
00:37:48c'est les mêmes en fait.
00:37:50Il faut écouter les vétérinaires,
00:37:51il faut écouter les médecins,
00:37:52mais il ne faut jamais écouter
00:37:53les gens ou les agriculteurs.
00:37:54Là, c'est l'inverse.
00:37:55On n'a pas vacciné.
00:37:56Oui.
00:37:57Ah non, mais on n'a pas vacciné.
00:37:58Encore autre chose,
00:37:59on n'a pas vacciné.
00:38:00C'est l'Union européenne
00:38:01qui, visiblement,
00:38:02lorsqu'on vaccine,
00:38:03la viande n'est plus normée.
00:38:04Bon, Michel Moulin,
00:38:06chef d'entreprise.
00:38:06Vous êtes chef d'entreprise
00:38:07depuis combien de temps ?
00:38:08Je suis chef d'entreprise
00:38:09depuis 30 ans.
00:38:11Depuis 30 ans.
00:38:12Voilà.
00:38:12Vous avez plusieurs entreprises.
00:38:14Oui, j'ai créé Paris Vendu,
00:38:15j'ai créé le Disport,
00:38:16j'ai créé le Studio LED
00:38:17et j'aide pas mal
00:38:18d'entrepreneurs aujourd'hui.
00:38:19Vous avez combien
00:38:20de salariés avec vous ?
00:38:22Salariés,
00:38:23je n'en ai plus beaucoup aujourd'hui.
00:38:24J'en ai une cinquantaine
00:38:25mais j'en avais 3200
00:38:26quand j'étais apparu à nu.
00:38:27Une cinquantaine,
00:38:28ça reste quand même
00:38:28une belle PMF.
00:38:30Alors, effectivement,
00:38:32ce que vous dites
00:38:33est très intéressant.
00:38:34C'est plus de la com au fond
00:38:36parce qu'en 8 jours,
00:38:37ils n'apprendraient pas forcément
00:38:38ce qui se passe
00:38:38sur une entreprise.
00:38:39Mais là où vous avez raison,
00:38:41c'est que ceux qui dirigent
00:38:42ne connaissent absolument pas
00:38:44le monde de l'entreprise
00:38:45et font tout
00:38:47pour mettre des bâtons
00:38:48dans les roues
00:38:48bien souvent
00:38:48avec des normes,
00:38:49des relois,
00:38:50des règlements
00:38:50qui rendent l'avis
00:38:51du chef d'entreprise
00:38:52que vous êtes insupportable.
00:38:54Surtout,
00:38:54ils stigmatisent
00:38:55les entrepreneurs.
00:38:56Ce qui est grave aujourd'hui,
00:38:57vous voyez,
00:38:57c'est quand la présidente
00:38:58de l'Assemblée
00:38:59parle de leur héritage
00:39:03leur tombe du ciel.
00:39:05Leur héritage,
00:39:05moi j'ai démarré de zéro.
00:39:07J'étais un petit vendeur
00:39:08de presse gratuite
00:39:08donc ça m'est pas tombé du ciel.
00:39:10Et à 95% des entrepreneurs,
00:39:13ça leur tombe pas du ciel.
00:39:14C'est parce qu'ils travaillent
00:39:147 jours sur 7,
00:39:15qu'ils ne voient pas grandir
00:39:16leurs enfants
00:39:16et qu'ils se battent tous les jours.
00:39:18Quand une présidente
00:39:19de l'Assemblée
00:39:20parle comme ça,
00:39:21elle est hors sol.
00:39:23Alors je sais pourquoi
00:39:23elle fait ça,
00:39:24parce que je crois
00:39:24qu'elle veut être présidente
00:39:25demain de la République.
00:39:27Donc elle se met en avant,
00:39:28elle fait du buzz
00:39:29comme ils disent.
00:39:30Mais ça nous touche.
00:39:31Derrière,
00:39:32ils vont voter encore
00:39:32des taxes sur les entrepreneurs
00:39:33et ça devient infernal.
00:39:37Et personne ne bouge.
00:39:38Alors je fais ça,
00:39:38mais pendant 8 jours,
00:39:39ils apprendraient certains.
00:39:40Parce qu'il faut savoir
00:39:41que la moitié,
00:39:42à mon avis,
00:39:42ils n'ont jamais travaillé.
00:39:45Quand vous parliez...
00:39:45Ils n'ont jamais travaillé
00:39:46dans le privé.
00:39:47Oui, dans le privé.
00:39:48Quand vous voyez
00:39:48M. Hollande aujourd'hui,
00:39:50ce qui se passe
00:39:51à l'Assemblée aujourd'hui,
00:39:53c'est sa faute.
00:39:54Parce que les meilleurs,
00:39:55c'était nos maires
00:39:56qui étaient députés maires,
00:39:57qui étaient sénateurs maires.
00:39:59D'un seul coup,
00:39:59M. a dit
00:40:00qu'il n'y a plus
00:40:00de cumul de mandats
00:40:01pour faire plaisir
00:40:01à certaines personnes.
00:40:03Mais aujourd'hui,
00:40:03la panique qu'il y a,
00:40:04et lui,
00:40:05il est dedans en plus,
00:40:06il rigole,
00:40:07c'est sa faute.
00:40:09Quand il fait
00:40:09les grandes régions,
00:40:10par exemple,
00:40:10pour les entrepreneurs,
00:40:11c'est catastrophique aussi.
00:40:12Vous faites des grandes régions.
00:40:13Qu'est-ce qu'avoir
00:40:14un gars de Charleville-Mézières
00:40:15avec un gars de Strasbourg ?
00:40:17Mais ils continuent
00:40:17à faire des décisions
00:40:19comme ça
00:40:19qui touchent les entrepreneurs
00:40:20et aujourd'hui,
00:40:21ils les stigmatisent.
00:40:22Parce qu'il y en a
00:40:23qui gagnent beaucoup d'argent,
00:40:25mais tant mieux.
00:40:26Plus il y en a
00:40:26qui gagnent d'argent,
00:40:27il ne faut pas être jaloux
00:40:28de gens qui gagnent
00:40:28beaucoup,
00:40:29beaucoup d'argent.
00:40:30Ça ne va pas empêcher
00:40:31d'avoir beaucoup,
00:40:32beaucoup de pauvres.
00:40:33Ce n'est pas parce
00:40:35qu'il y a beaucoup de riches
00:40:36que ça change les choses.
00:40:37Il ne faut pas être jaloux
00:40:38de ça.
00:40:39Et il y a beaucoup
00:40:39d'entrepreneurs,
00:40:4180% ou 90%,
00:40:43qui ne sont pas riches.
00:40:44Ils sont peut-être riches
00:40:45quand ils vendent
00:40:45et encore,
00:40:46il faut qu'ils vendent bien.
00:40:47Mais tous les jours,
00:40:48c'est très difficile.
00:40:49Qu'est-ce qu'ils apprendraient,
00:40:50par exemple ?
00:40:50Quel est aujourd'hui
00:40:51le drame français ?
00:40:53Quelles sont les deux
00:40:54ou trois mesures
00:40:55que vous pensez
00:40:56essentielles
00:40:57pour favoriser
00:40:58les chefs d'entreprise
00:41:00aujourd'hui ?
00:41:01Ce que vous faites
00:41:02aujourd'hui,
00:41:03c'est à les écouter,
00:41:04à écouter leurs collaborateurs.
00:41:06Il ne faut pas croire
00:41:06que tout...
00:41:07Alors,
00:41:07on réussit grâce aux collaborateurs.
00:41:08Il faut aimer ses collaborateurs,
00:41:09comme je dis toujours,
00:41:10parce qu'il faut aimer.
00:41:11Mais s'ils viennent
00:41:13pendant huit jours,
00:41:13ils vont voir
00:41:14que ce n'est pas si simple
00:41:15de faire les fins de mois.
00:41:17Ils parleraient
00:41:18aux collaborateurs aussi.
00:41:19Quand ils disent
00:41:19que les collaborateurs
00:41:20sont contre les entrepreneurs,
00:41:21pas du tout.
00:41:22À 95%,
00:41:23ils l'aiment leur tracons aussi.
00:41:24Dans les mesures concrètes,
00:41:25parce qu'on dit toujours
00:41:25qu'il y a trop de taxes,
00:41:26trop d'impôts,
00:41:27trop de charges,
00:41:27etc.
00:41:28Mais en fait,
00:41:28pour un État,
00:41:29c'est toujours la même chose.
00:41:30Tu n'as que deux possibilités
00:41:33de diriger un État.
00:41:35Soit tu prends beaucoup
00:41:36et tu redistribues beaucoup.
00:41:38Soit tu prends peu
00:41:40et tu redistribues peu.
00:41:42Alors,
00:41:42il y a une leçon d'économie
00:41:44pour les nuls
00:41:45que je vous fais là.
00:41:46Mais c'est vrai.
00:41:47Pascal,
00:41:48c'est exactement ça.
00:41:49C'est-à-dire qu'à un moment donné...
00:41:49Qu'est-ce que vous feriez ?
00:41:50Parce que les gens,
00:41:51attention...
00:41:52Moins taxer les entreprises.
00:41:53C'est-à-dire trouver des solutions
00:41:54pour moins taxer les entreprises.
00:41:56Pourquoi ?
00:41:57Parce que quand vous taxez,
00:41:58comme là,
00:41:58il y a une nouvelle taxe
00:41:59de 2,05%
00:42:00sur les mutuelles.
00:42:03Personne n'en parle de ça,
00:42:04mais c'est 50%
00:42:05les patrons qui payent.
00:42:06Donc le patron
00:42:06qui est taxé comme ça,
00:42:08qu'est-ce qu'il va faire ?
00:42:09Il ne va peut-être pas
00:42:10augmenter un salarié,
00:42:11il ne va peut-être pas
00:42:12donner de prime
00:42:13et surtout,
00:42:14il ne va pas investir
00:42:14aujourd'hui,
00:42:15ce qu'ils font aujourd'hui.
00:42:17Vous savez,
00:42:17c'est cette décision de budget.
00:42:19Aujourd'hui,
00:42:19ils sclérosent le pays.
00:42:20Les gens n'ont peur d'investir.
00:42:22Mais du temps que nous,
00:42:23on parle,
00:42:24il y a trois mois de plus
00:42:24de retraite
00:42:26ou pas de retraite,
00:42:27les Chinois aujourd'hui,
00:42:28les pays comme ça
00:42:29continuent à avancer
00:42:30mais très, très vite.
00:42:32Oui, mais les Chinois,
00:42:33ils bossent,
00:42:34moi j'ai vu un portage
00:42:35formidable dans le Figaro.
00:42:36Regardez Brandt,
00:42:37aujourd'hui,
00:42:37l'histoire de Brandt,
00:42:38tout le monde dit
00:42:39c'est le prix.
00:42:40Ce n'est pas que le prix,
00:42:42c'est que nos politiques
00:42:42aujourd'hui ont décidé
00:42:43à un moment donné
00:42:44que les promoteurs immobiliers
00:42:45gagnaient trop d'argent.
00:42:47Mais ils ne se sont pas
00:42:47aperçus
00:42:48qu'en freinant
00:42:49toutes les lois
00:42:50pour développer le logement,
00:42:53vous allez voir
00:42:53combien de déménageurs
00:42:54vont déposer le bilan,
00:42:56combien de notaires
00:42:57vont être dans la difficulté,
00:42:58combien de gens
00:43:00qui ne peuvent plus se loger
00:43:01et Brandt aujourd'hui,
00:43:03le gars qui a acheté
00:43:04des machines à laver,
00:43:05il n'achète plus
00:43:05puisqu'il n'y a plus
00:43:06de logements neufs.
00:43:07Et aujourd'hui,
00:43:08on parle de Brandt
00:43:09et au lieu de parler,
00:43:09vous voyez,
00:43:10que les entrepreneurs gagnent,
00:43:14il ne faut pas oublier
00:43:15que les voitures,
00:43:15là on parle de Brandt,
00:43:16Renault, Peugeot,
00:43:17dans 10 ans,
00:43:18il n'y en a plus.
00:43:19Au lieu d'anticiper,
00:43:21ce que j'aimerais voir,
00:43:21pourquoi je dis ça
00:43:22aux politiques,
00:43:24venez voir
00:43:25parce qu'un entrepreneur,
00:43:26il anticipe,
00:43:27ces gens n'anticipent pas,
00:43:29ils veulent que les gens
00:43:30votent pour eux.
00:43:31Mais là,
00:43:31il faut sauver le pays aujourd'hui.
00:43:33Il faut qu'à un moment donné,
00:43:34peut-être utopique,
00:43:35mais que les meilleurs
00:43:35se mettent autour de la table,
00:43:36gauche, droite,
00:43:37je m'en fous,
00:43:38mais qu'ils sauvent le pays.
00:43:39Et aujourd'hui,
00:43:40ce que je ferai quand vous dites,
00:43:41c'est ça l'important,
00:43:42c'est qu'aujourd'hui,
00:43:43au lieu de discuter
00:43:44pour leurs électeurs,
00:43:46entre parenthèses,
00:43:47pour leur faire plaisir,
00:43:48de dire comme la,
00:43:49comment elle s'appelle,
00:43:50la présidente de l'Assemblée,
00:43:52mais normalement,
00:43:52c'est une faute grave,
00:43:53elle ne doit plus
00:43:53être présidente de l'Assemblée.
00:43:55Elle s'est excusée après.
00:43:56Mais si demain,
00:43:57elle dit,
00:43:58on m'a tiré une bombe atomique
00:44:00sur le truc,
00:44:00elle s'excuse deux jours après,
00:44:01ce sera trop tard.
00:44:02Vous voyez ce que je veux dire ?
00:44:03Alors Michel,
00:44:03dans la boucle,
00:44:04vous oubliez quand même
00:44:05les Français,
00:44:06parce qu'ils ne veulent rien entendre.
00:44:07C'est-à-dire que,
00:44:08vous leur dites,
00:44:09il faut bosser plus,
00:44:10ils ne veulent pas l'entendre.
00:44:11Vous leur dites,
00:44:11vous serez parfois moins indemnisés
00:44:14en termes de chômage,
00:44:16ils ne veulent pas l'entendre.
00:44:17Ils ne veulent pas entendre non plus ça.
00:44:19Ils se sont habitués
00:44:20depuis 40 ans.
00:44:21C'est ce que je vous dis tout à l'heure.
00:44:22Tu prends beaucoup
00:44:23et tu redistribues beaucoup.
00:44:25On redistribue sans doute trop.
00:44:27Ce n'est même pas d'ailleurs
00:44:28le train de vie de l'État.
00:44:30Il n'est même pas en cause là-dedans,
00:44:33même si c'est aussi un sujet.
00:44:34Mais on redistribue évidemment trop.
00:44:36Mais il faut que les Français acceptent ça.
00:44:37En tout cas,
00:44:38c'est bien que les chefs d'entreprise parlent.
00:44:39Je trouve que vous parlez assez peu,
00:44:41généralement,
00:44:42que la parole des chefs d'entreprise,
00:44:43ce n'est pas leur job.
00:44:45Les chefs d'entreprise,
00:44:46ils bossent,
00:44:47ils travaillent,
00:44:48ils ne sont pas sur les plateaux.
00:44:49Sur les plateaux,
00:44:50tu as des éditorialistes,
00:44:51des penseurs,
00:44:51des artistes,
00:44:52pourquoi pas,
00:44:52des journalistes,
00:44:53bien sûr.
00:44:55Mais les chefs d'entreprise,
00:44:56ils bossent,
00:44:56ils sont dans leur entreprise.
00:44:57Ils bossent.
00:44:58Et après,
00:44:59ils sont représentés pour certains
00:45:00par le MEDEF.
00:45:01Je trouve que le MEDEF
00:45:01n'est pas assez...
00:45:03Ils représentent les grandes entreprises,
00:45:05mais pas forcément les mêmes.
00:45:07Ils sont dans le copinage aussi.
00:45:10Là,
00:45:10il ne faut pas être dans le copinage,
00:45:11il faut être pragmatique
00:45:12et anticiper.
00:45:14Il faut anticiper les problèmes.
00:45:16Quand il va se passer
00:45:16dans l'automobile aujourd'hui,
00:45:18c'est un vrai problème.
00:45:19Ils devraient vraiment
00:45:20se mettre autour de la table
00:45:21et dire,
00:45:21qu'est-ce qu'on fait ?
00:45:22De ne pas attendre ?
00:45:22De se mettre avec des panneaux
00:45:24de la CGT
00:45:24quand ça va fermer
00:45:25en disant,
00:45:26les patrons...
00:45:27Je suis d'accord avec vous,
00:45:28mais si Bruxelles
00:45:29n'avait pas expliqué
00:45:31qu'il ne fallait plus
00:45:32de voitures thermiques
00:45:33en 2035,
00:45:34on n'en serait pas là.
00:45:34Oui,
00:45:34mais on peut dissiper ça.
00:45:36Oui,
00:45:36je suis d'accord avec vous,
00:45:38mais moi,
00:45:38j'ai eu un reportage formidable
00:45:39dans le Figaro
00:45:40ce samedi,
00:45:42sur un canton,
00:45:43vous l'avez peut-être vu,
00:45:44les gens sont payés
00:45:45600 euros par mois,
00:45:46ils bossent 14 heures par jour
00:45:48et 6 jours et demi sur 7.
00:45:50Donc,
00:45:50effectivement,
00:45:51ils sont plus compétitifs
00:45:52que nous,
00:45:53mais à quel prix ?
00:45:54Bon,
00:45:54Michel...
00:45:54Il y a des foires au mariage,
00:45:55j'en prouvez des...
00:45:56Juste pour conclure,
00:45:58ça me permet de te...
00:45:59Surtout qu'ils arrêtent
00:46:00de stigmatiser,
00:46:01parce que c'est quand on dit
00:46:02les patrons...
00:46:03Ah oui,
00:46:03mais vous avez de l'argent,
00:46:05vous avez de l'argent,
00:46:05cher ami.
00:46:06Qu'est-ce que ça peut faire ?
00:46:07Vous avez de l'argent,
00:46:07il faut payer !
00:46:08Mais vous gagnez de l'argent,
00:46:09vous en avez trop,
00:46:10vous en avez déjà bien assez,
00:46:11hop,
00:46:12au-dessus de 40 000.
00:46:13Mais ça,
00:46:13c'est de la jalousie.
00:46:15Mais non,
00:46:15mais c'est vrai que...
00:46:16Mais c'est aussi
00:46:16notre rapport à l'argent.
00:46:18Notre rapport à l'argent,
00:46:19vous le savez bien,
00:46:20en France,
00:46:21ce qui est compliqué.
00:46:22On va aller voir
00:46:23un homme riche,
00:46:24riche de cœur,
00:46:26bien évidemment.
00:46:27C'est notre ami,
00:46:28Thomas Hill.
00:46:30Regardez,
00:46:31pas riche de pull,
00:46:32malheureusement,
00:46:32mais riche de cœur.
00:46:33C'est quand d'ailleurs
00:46:33le pull de Noël,
00:46:34cher ami ?
00:46:35C'est vendredi,
00:46:36attention,
00:46:37vendredi.
00:46:38Et là,
00:46:39vous aurez le super pull ?
00:46:40J'y travaille,
00:46:42j'y travaille.
00:46:42Et vous essayez
00:46:42de m'en trouver un,
00:46:43je le mettrai avec vous.
00:46:44Non,
00:46:44vous aussi,
00:46:45je suis avec Didier Barbelivien
00:46:46là ce matin.
00:46:47Didier Barbelivien,
00:46:48exceptionnellement.
00:46:50Venez à côté de moi,
00:46:50Didier.
00:46:51Attends,
00:46:52mais c'est une cascade.
00:46:53Il est sur son ciel,
00:46:56il est en place avec ça.
00:46:56Il dort à Europe 1,
00:46:58Didier,
00:46:58il dort dans les locaux.
00:46:59Monsieur,
00:47:00il a son petit sac.
00:47:00Je ne veux pas vraiment.
00:47:03Ils sont en train de parler.
00:47:04Mais qu'est-ce qu'il fait ?
00:47:05Il est en train de parler
00:47:06en micro.
00:47:07Non,
00:47:07mais faites très attention
00:47:10à Didier Barbelivien.
00:47:10Ils ne sont pas finis
00:47:10les travaux dans la chambre.
00:47:12Il y a longtemps,
00:47:13comment ?
00:47:13Ils ne sont pas finis
00:47:14les travaux de ma chambre.
00:47:15Bon,
00:47:16et dites-moi,
00:47:16il y a longtemps
00:47:17que je ne vous avais pas vus.
00:47:18Oui,
00:47:18moi aussi.
00:47:19Et entendu.
00:47:20Vraiment,
00:47:20vous êtes à l'Olympia
00:47:22le 4 janvier.
00:47:23Oui,
00:47:24le 4 janvier à 18h.
00:47:25Venez tous,
00:47:26c'est plein.
00:47:26Donc,
00:47:27vous asserrez dans les travées.
00:47:29Bon,
00:47:29tout va bien.
00:47:30Moi,
00:47:30quand j'étais gosse,
00:47:30j'adorais ça,
00:47:31m'asseoir dans le couloir.
00:47:33Vous avez passé un bon week-end ?
00:47:35Finalement,
00:47:36pas mal,
00:47:37oui.
00:47:37Qu'est-ce que j'ai fait ?
00:47:38Ah oui,
00:47:39j'ai fait une télé hier soir
00:47:40chez Jean-Noël Mirand,
00:47:43je dis tout.
00:47:44Oui.
00:47:45J'avais un très joli papier
00:47:47dans le JDD
00:47:47signé Ludo.
00:47:51Non,
00:47:51c'était bien.
00:47:52J'ai eu un bon week-end,
00:47:53il n'a pas fait trop froid.
00:47:54J'ai promené Lulu,
00:47:56j'ai promené Lulu longtemps.
00:47:57Ah,
00:47:57Lulu,
00:47:58c'est le chien.
00:47:59Oui,
00:47:59j'ai compris.
00:48:00J'ai promené Lulu.
00:48:01Vous avez vu Pascal
00:48:02qui a eu le derby
00:48:03Nantes-Angers.
00:48:05On vous a mis 4-1.
00:48:07Oh là là,
00:48:07ça a été horrible ça.
00:48:09Oui,
00:48:09franchement,
00:48:10je suis d'accord avec vous,
00:48:11mais bon,
00:48:11je veux bien qu'on compare
00:48:12sur un palmarès
00:48:13entre Nantes et Angers,
00:48:14mais franchement,
00:48:16vous n'avez jamais...
00:48:17On ne va pas partir là-dessus.
00:48:18On ne va pas partir là-dessus.
00:48:19Non,
00:48:19mais écoutez,
00:48:19en revanche,
00:48:20c'est vrai que c'était rude
00:48:23pour les Nantais.
00:48:23D'ailleurs,
00:48:24puisque vous parlez football,
00:48:25hier soir,
00:48:26vous avez peut-être vu aussi
00:48:27le documentaire formidable
00:48:28de Jean-Claude Darmon
00:48:30qui est sur la planète...
00:48:32Argentier.
00:48:32Oui,
00:48:33sur la plateforme Canal+,
00:48:36MyCanal.
00:48:37Je trouve que...
00:48:38Excellent.
00:48:39Regardez ça.
00:48:39Excellent, Doc.
00:48:41Et oui,
00:48:41parce que
00:48:42c'est un chef d'entreprise.
00:48:44Alors,
00:48:44c'est toujours...
00:48:45C'est difficile,
00:48:46parfois,
00:48:47de comprendre
00:48:47ce qu'est un chef d'entreprise
00:48:48pour quelqu'un
00:48:49qui ne l'a jamais été.
00:48:50Ce qui est notre cas.
00:48:51Mais cette prise de risque
00:48:52qui est finalement définie
00:48:55le chef d'entreprise,
00:48:57cette énergie aussi,
00:48:58il faut l'encourager.
00:48:59Il me semble qu'il faut l'encourager.
00:49:01Restez avec nous,
00:49:01il y aura Laurent Gérard
00:49:02dans une seconde.
00:49:02Merci, messieurs.
00:49:03Merci, Pascal.
00:49:04Merci, merci, merci.
00:49:06Et puis,
00:49:06voilà,
00:49:07on va essayer
00:49:08de mettre un peu plus
00:49:09de légèreté
00:49:10avec Laurent Gérard
00:49:10qui arrive dans un instant,
00:49:11mais on parla quand même
00:49:12de ce qui se passe
00:49:12à Dijon,
00:49:14également à la mairie de Paris.
00:49:16restez avec nous,
00:49:189h55,
00:49:19nous sommes à
00:49:209 nuits de Noël.
00:49:22Nous sommes les 15.
00:49:239 nuits de Noël.
00:49:26A tout de suite.
00:49:29Laurent Gérard est avec nous,
00:49:31on va en parler,
00:49:32on va parler avec lui
00:49:33et mettre un peu plus
00:49:34de légèreté
00:49:35dans nos débats
00:49:35et heureusement
00:49:37que vous êtes là.
00:49:38Au bout, c'est gentil.
00:49:38Merci, Pascal.
00:49:39Non, mais c'est vrai
00:49:40parce que cette actualité
00:49:41est tellement sombre
00:49:43et j'ai l'impression
00:49:44qu'on ne va pas
00:49:45vers le meilleur.
00:49:47Oui, en tout cas,
00:49:48moi, je le mesure
00:49:49aux réactions du public
00:49:50comme je suis beaucoup
00:49:51entourné,
00:49:52notamment en province.
00:49:53Je vois vraiment
00:49:54une différence.
00:49:56C'est que le public,
00:49:58les gens en ont marre,
00:50:00donc ils sont contents
00:50:01qu'on dise des vacheries
00:50:01à leur place.
00:50:03Moi, ça me va,
00:50:04ça me va.
00:50:04Mais moi,
00:50:05ils vont un peu vite,
00:50:06là, eux tous.
00:50:06Et pour vous avoir vu
00:50:09sur scène,
00:50:09vous ne vous en privez pas.
00:50:10Non.
00:50:11Dire des vacheries.
00:50:12Oui, c'est assez jouissif, oui.
00:50:15Alors, on en parle ensemble
00:50:16à 10h03.
00:50:17Somaïa Labidi
00:50:18nous rappelle les titres.
00:50:22Les agriculteurs
00:50:23maintiennent la pression.
00:50:25Ils poursuivent leurs actions
00:50:26sur la 63 et la 64
00:50:28dans le sud-ouest.
00:50:29Au cœur de la colère,
00:50:30l'abattage systématique
00:50:32des troupeaux
00:50:32en cas de dermatose.
00:50:34La ministre de l'Agriculture,
00:50:36Annie Gennevar,
00:50:36est attendue sur place
00:50:37dans la journée.
00:50:39Selon nos informations,
00:50:40moins un drapeau de Daesh
00:50:41aurait été découvert
00:50:42dans le véhicule
00:50:43des assaillants.
00:50:45Un père et son fils
00:50:46qui ont, je vous le rappelle,
00:50:46tué 15 personnes
00:50:47et fait 42 blessés
00:50:48hier à Sydney.
00:50:50Le fils âgé de 24 ans
00:50:51avait été repéré
00:50:52par les autorités
00:50:53en 2019
00:50:53et aurait prêté serment
00:50:56à l'organisation terroriste.
00:50:59Et puis,
00:50:59on termine avec
00:50:59ces images choquantes
00:51:01aux Pays-Bas.
00:51:0122 personnes arrêtées
00:51:02hier à Amsterdam
00:51:03après des affrontements
00:51:05avec des manifestants
00:51:06qui protestaient
00:51:06contre la performance
00:51:08de Shia Bramson,
00:51:10un chanteur
00:51:10de l'armée israélienne
00:51:11qui se produisait
00:51:12pour un concert
00:51:13de Hanouka.
00:51:13Merci beaucoup Somaïa.
00:51:16Laurent Gérard est avec nous.
00:51:17On parlera évidemment
00:51:18de l'actualité
00:51:19notamment à Dijon
00:51:19dans une seconde.
00:51:20Simplement,
00:51:21vous êtes donc
00:51:21au Folie Bergère
00:51:23du 29 décembre
00:51:24au 4 janvier
00:51:25qui est une salle formidable
00:51:26d'ailleurs.
00:51:27C'est la première fois
00:51:27que je fais les Folies Bergères.
00:51:28Ah oui,
00:51:29mais vous allez,
00:51:30on a vu l'autre jour
00:51:31à Réhabitants,
00:51:31c'est une très très belle salle.
00:51:33Oui,
00:51:34je suis allé en tant
00:51:35que spectateur
00:51:36mais de l'autre côté
00:51:37non,
00:51:37je n'étais pas allé encore.
00:51:38Vous parliez de la province
00:51:39tout à l'heure.
00:51:39Est-ce que vous trouvez
00:51:40qu'il y a une différence
00:51:41entre le public
00:51:42qui vient vous voir
00:51:43en province
00:51:44par exemple
00:51:44que celui qui est à Paris ?
00:51:46Non,
00:51:46pas vraiment
00:51:46parce qu'il y a pas mal
00:51:47de provinciaux
00:51:48et ce n'est pas péjoratif
00:51:50dans ma bouche
00:51:50que je fais de la province
00:51:51mais de provinciaux
00:51:53qui viennent voir
00:51:53les spectacles à Paris
00:51:54qui font la démarche.
00:51:57C'est ce qui me touche encore
00:51:58au bout de 35 ans
00:51:59c'est que j'ai des spectateurs
00:52:01qui font encore
00:52:02la démarche de venir
00:52:03et de voir des sourires
00:52:04ça rassure
00:52:05de se dire
00:52:07que pendant deux heures
00:52:07on va peut-être
00:52:08les distraire un peu
00:52:10de tous les soucis
00:52:12qu'ils peuvent avoir.
00:52:13Et vous disiez
00:52:13évidemment que ça va mal
00:52:15parfois en France
00:52:15ça va mal aussi
00:52:16sur le plan économique
00:52:17est-ce que de ce fait
00:52:18vous faites attention
00:52:19au prix des places ?
00:52:20Est-ce que vous avez
00:52:21un regard sur le prix des places ?
00:52:22De toute façon
00:52:22c'est dégressif
00:52:24il y a des places
00:52:25qui sont un peu moins chères
00:52:26mais j'ai tendance à dire
00:52:28que les places
00:52:29qui sont les plus chères
00:52:30c'est celles qui partent en premier
00:52:31mine de rien.
00:52:32Non, ça veut dire aussi
00:52:33qu'on fait
00:52:34comme pour aller au restaurant
00:52:35puisque le spectacle
00:52:36est dans une thématique
00:52:37de restaurant
00:52:37on fait parfois
00:52:38des économies
00:52:38pour aller voir un spectacle
00:52:39donc on se doit
00:52:41d'être à la hauteur.
00:52:43Vous citez Philippe Muret
00:52:44qui est le grand ami
00:52:45d'Elisabeth Lévy
00:52:47parce qu'il y a de tout
00:52:49dans ce spectacle
00:52:49il y a des choses
00:52:50parfois haut de gamme
00:52:51un peu plus de réflexion
00:52:53et puis parfois
00:52:53des choses plus triviales
00:52:55j'ai envie de dire
00:52:55avec Patrick Sébastien
00:52:56mais quelle est la phrase
00:52:59vous avez fait fuir
00:53:00Elisabeth Lévy
00:53:01donc vous voyez
00:53:02parler de Philippe Muret
00:53:03elle a quitté le plateau
00:53:05quelle est la phrase
00:53:07que vous citez de Muret ?
00:53:08Alors c'est une phrase
00:53:09dans un des livres
00:53:11qui est sorti
00:53:12récemment
00:53:13ils ont réédité
00:53:15et je le fais dire
00:53:16par Luchini
00:53:16parce que Luchini
00:53:17a lu Muret
00:53:18pendant des années
00:53:20sur scène
00:53:21et la phrase
00:53:23c'est
00:53:23notre temps
00:53:25est si rongé
00:53:25de bonnes intentions
00:53:26si désireux
00:53:27de faire le bien
00:53:28qu'il voit le mal partout
00:53:29Et cette phrase là
00:53:32le public
00:53:32réagit fortement
00:53:33Alors au début
00:53:35non je vais vous la refaire
00:53:36parce que c'est quand même
00:53:37important
00:53:37c'est du lourd
00:53:39c'est pas du Ayana Kamoura
00:53:40on a mis la barre assez haut
00:53:42et donc oui c'est ça
00:53:43notre temps est si rongé
00:53:44de bonnes intentions
00:53:45si désireux
00:53:45de faire le bien
00:53:46qu'il voit le mal partout
00:53:46ça résume assez bien
00:53:48notre société
00:53:49On va peut-être voir
00:53:50un extrait
00:53:51de ce spectacle
00:53:53c'est le même spectacle
00:53:55qui tourne maintenant
00:53:56depuis une saison
00:53:57une saison et demie
00:53:58alors je sais pas
00:53:59j'imagine que de temps en temps
00:54:00quand même
00:54:00vous l'adaptez
00:54:01il y a des choses nouvelles
00:54:02Oui oui bien sûr
00:54:04forcément
00:54:05ça va tellement vite
00:54:07il n'y a qu'à se baisser
00:54:08On va l'actualiser
00:54:09Et puis je pense
00:54:10que le public est friand
00:54:11aussi de ça
00:54:11c'est-à-dire
00:54:12quand il s'est passé quelque chose
00:54:14quand il y a eu un événement
00:54:15c'est de pouvoir
00:54:15rebondir dessus
00:54:16de façon satirique
00:54:17je crois qu'ils aiment ça
00:54:19Bon voyons un extrait
00:54:21de ce spectacle
00:54:22et je rappelle que
00:54:22vous serez au Folie Bergère
00:54:24du 29 décembre
00:54:26et au 4 janvier
00:54:29le 31 décembre
00:54:31vous serez
00:54:3231 décembre à quelle heure
00:54:34vous êtes sur scène ?
00:54:35Normalement à 20h
00:54:36C'est sympa
00:54:37d'être le 31 décembre
00:54:38sur scène ?
00:54:39Oui oui
00:54:39parce que moi
00:54:39je n'aime pas trop
00:54:41fêter la Saint-Sylvestre
00:54:42donc je suis ravi
00:54:43d'être sur scène
00:54:43et après je suis avec
00:54:45mon équipe
00:54:46avec les techniciens
00:54:46donc c'est toujours très sympathique
00:54:48on boit un coup
00:54:49Et le 1er janvier
00:54:50en plus
00:54:50il n'y a pas de date
00:54:52le 1er janvier
00:54:52Non c'est pour des raisons
00:54:53c'est en France
00:54:55on ne peut pas jouer
00:54:55plus de 5 jours
00:54:56d'affilée
00:54:57Comment ça
00:54:58on ne peut pas jouer
00:54:58plus de 5 jours d'affilée ?
00:55:00Pour les techniciens
00:55:00Ah bon ?
00:55:01Oui
00:55:01Un artiste n'est jamais
00:55:035 jours d'affilée ?
00:55:03Alors on peut jouer
00:55:042 fois dans la journée
00:55:05mais pas 5 jours d'affilée
00:55:07Alors ça
00:55:08Je vous ai appris quelque chose ?
00:55:09Non ça
00:55:10ça doit faire réagir
00:55:10vous voyez Michel Moulin
00:55:11qui est un patron
00:55:12ça
00:55:13il se marre
00:55:15Oui mais moi
00:55:16je préférerais
00:55:17jouer le 1er
00:55:18Mais il y a des
00:55:19C'est une loi
00:55:21Mais il y a 35 ans
00:55:23quand vous avez commencé
00:55:24c'était le cas déjà ?
00:55:25Je ne sais pas
00:55:25je pense
00:55:26C'est ça qui est formidable
00:55:28dans ce pays
00:55:29parce que les techniciens
00:55:30ils s'en fichent
00:55:31Oh non pas vraiment
00:55:32Non ?
00:55:33Je ne sais pas
00:55:34Je ne sais pas
00:55:35mais je m'avance peut-être
00:55:36Je ne vais pas me mettre
00:55:37un testicien à dos
00:55:38En fait c'est toujours pareil
00:55:39tu travailles pendant
00:55:4010 jours
00:55:41et puis après
00:55:41là par exemple
00:55:42vous êtes du 29 au 4 janvier
00:55:44après tu pourrais
00:55:45Mais en tournée
00:55:46c'est pareil
00:55:47On ne fait pas plus de 5 jours
00:55:48Attendez
00:55:49les intermittents du spectacle
00:55:50sur les règles syndicales
00:55:52ils sont très à cheval
00:55:53quand même
00:55:53c'est pas facile
00:55:54c'est comme dans les musées
00:55:56c'est comme
00:55:56vous avez quand même
00:55:57Vous voulez une petite touille
00:55:59à quelque chose ?
00:56:00Non j'ai avalé de travers
00:56:01j'ai bu
00:56:02et j'ai avalé de travers
00:56:03Vous avez bu ?
00:56:04Oui j'ai bu
00:56:04J'ai bu
00:56:05J'ai bu de la San Pellegrino
00:56:07si vous voulez savoir
00:56:08et j'ai avalé de travers
00:56:09C'est une fausse route
00:56:14comme on dit
00:56:15Vous croyez que c'est symbolique ?
00:56:18Je n'en sais rien
00:56:19Voyons un extrait
00:56:20pour nous amuser
00:56:21quelques secondes
00:56:24On n'est pas à Ibiza
00:56:27merde
00:56:28on est au restaurant
00:56:30mais le pire
00:56:31quand on arrive
00:56:32dans un restaurant
00:56:32c'est de voir ça
00:56:33Ah c'est pénible ce truc là
00:56:40Emmanuel Macron
00:56:41c'est le président des riches
00:56:43c'est pour ça
00:56:43que dans ce menu
00:56:44et au gouvernement
00:56:45il n'y a que des truffes
00:56:46Le prince medium
00:56:49de cette bonne poire
00:56:50accueille affectuellement
00:56:51sa femme
00:56:52Kate Middleton
00:56:53en lui faisant
00:56:53la bise
00:56:54la traditionnelle
00:56:56bise to Kate
00:56:57C'est comme un restaurant
00:56:59mais on en est au fromage
00:57:00moi j'ai écrit
00:57:02un rap à fromage
00:57:03pour foutre la merde
00:57:04dans les manifs
00:57:06pas besoin de foutre
00:57:08des pourpits
00:57:08des pourpits
00:57:09pour répondre aux gaz lacrymo
00:57:12un vieux mincer
00:57:14un livaron
00:57:14je rape le fromage
00:57:16il y en a qui jouent du rock
00:57:17du rock fort
00:57:18moi je rape
00:57:19je rape le fromage
00:57:21Radio Bruyelles
00:57:23le général Lagoule
00:57:26parle aux gonzesses
00:57:27bon appétit messieurs dames
00:57:33c'est un talent extraordinaire
00:57:41c'est vrai que vous avez
00:57:42un talent très rare
00:57:43c'est vrai que ce talent là
00:57:46d'ailleurs
00:57:47vous êtes là depuis 35 ans
00:57:49et la relève
00:57:50dans votre métier
00:57:51elle n'existe pas
00:57:53ou peu
00:57:54disons-le
00:57:55il n'y a pas quelqu'un
00:57:55qui a votre succès
00:57:57aujourd'hui sur scène
00:57:57dans ce domaine là
00:57:59attention je mets un point d'honneur
00:58:02à avoir des musiciens
00:58:02oui
00:58:03est-ce que ça coûte cher
00:58:04le spectacle
00:58:05bah oui ça coûte cher
00:58:06mais j'emploie beaucoup de monde
00:58:08mais c'est une fierté aussi
00:58:09parce que j'ai un décor
00:58:10j'ai des belles lumières
00:58:12des musiciens
00:58:13ça effectivement
00:58:14ça a un coût
00:58:15mais je ne conçois pas
00:58:17de faire un spectacle
00:58:18voilà
00:58:19sans que ce soit
00:58:21quelque chose
00:58:22qui interpelle quand même
00:58:24le public
00:58:25dans le sens
00:58:26bah voilà
00:58:26on est au spectacle
00:58:27on n'est pas
00:58:27le menu vegan
00:58:28il existe
00:58:29oui il existe
00:58:30vous pouvez rappeler
00:58:32le protein shake
00:58:33il y a le pot au fût
00:58:35il y a
00:58:35des trucs imbouffables
00:58:37quoi
00:58:38et puis c'est tout écrit
00:58:40en anglais surtout
00:58:41donc c'est plein d'anglicismes
00:58:43alors les rappeurs
00:58:44c'est
00:58:44je pense que le public
00:58:46adore ce moment là
00:58:46et vous aussi
00:58:47c'est jubiliatoire
00:58:48c'est le rap à fromage
00:58:49bien sûr
00:58:50les rappeurs
00:58:50évidemment
00:58:52mais c'est assez drôle
00:58:53bien sûr
00:58:54c'est pas drôle
00:58:55et puis
00:58:55il y a des imitations
00:58:57que vous maîtrisez parfaitement
00:58:58alors c'est François Hollande
00:58:59vous ne dites pas un mot
00:59:00bien sûr
00:59:00je pense que vous avez du plaisir
00:59:02à imiter Nicolas Sarkozy
00:59:03ah bah oui
00:59:04là ouais
00:59:04je le fais comme maître d'hôtel
00:59:07dans mon restaurant
00:59:09et je dis
00:59:09il a été absent
00:59:11pendant trois semaines
00:59:12pour des petits problèmes
00:59:13de santé
00:59:13et il revient
00:59:15oui c'est vrai
00:59:16dans le menu
00:59:17je peux l'adapter
00:59:18parce que ça change tout le temps
00:59:19la carte change tout le temps
00:59:20bon je voulais qu'on parle de Dijon
00:59:22et ça c'est moins drôle
00:59:23parce que
00:59:23vous allez voir le sujet
00:59:25d'Inès Alican
00:59:26parce qu'à Dijon
00:59:27et c'est ça qui est formidable
00:59:28parce que ça
00:59:29ça me paraît beaucoup plus important
00:59:30que n'importe quelle autre activité
00:59:32vous avez un collège
00:59:34qui a brûlé
00:59:34bon
00:59:35et je me suis dit
00:59:36mais pourquoi il a brûlé
00:59:36en fait c'est des représailles
00:59:38c'est à dire
00:59:39que vous avez des narcotrafiquants
00:59:40qui ont fait brûler ce collège
00:59:44parce que visiblement
00:59:45il y avait un point de deal
00:59:46devant le collège
00:59:47que le point de deal
00:59:48a été supprimé
00:59:49donc ils ont fait brûler le collège
00:59:50donc on en est là
00:59:51aujourd'hui en France
00:59:52donc ça me paraît
00:59:54extrêmement compliqué
00:59:57c'est le collège Champollion
00:59:58de Dijon
00:59:59touché par un incendie
01:00:00il y a 500 élèves
01:00:01en fait c'est des choses
01:00:03qui ne se passaient
01:00:04jamais en France
01:00:05il y a peut-être 10 ans
01:00:07simplement
01:00:08je ne parle même pas
01:00:09de 30 ou 40 ans
01:00:09on brûle un collège
01:00:11c'est à dire que
01:00:12c'est l'intimidation
01:00:13donc vous allez voir
01:00:15ce sujet
01:00:16de Inès Alican
01:00:17et on écoutera
01:00:18des
01:00:20comment dire
01:00:20des Dijonais
01:00:21qui ont pris la parole ensuite
01:00:22Ce collège à Dijon
01:00:26restera fermé
01:00:27plusieurs mois
01:00:28dans la nuit
01:00:29de vendredi
01:00:29à samedi
01:00:30un incendie
01:00:31a ravagé
01:00:32une partie
01:00:32de l'établissement
01:00:33situé dans le quartier
01:00:35d'Egrésie
01:00:35pour le parquet de Dijon
01:00:37l'origine criminelle
01:00:38est privilégiée
01:00:39en lien avec le narcotrafic
01:00:41local
01:00:42désormais
01:00:42près de 500 élèves
01:00:44se retrouvent privés
01:00:45de leur collège
01:00:46ce n'est pas acceptable
01:00:47qu'ils brûlent le collège
01:00:48par rapport au truc
01:00:49qui se passe dehors
01:00:50déjà je pense que ça va être
01:00:53chiant d'aller dans d'autres collèges
01:00:54s'ils nous inscrivent
01:00:55dans d'autres
01:00:55et puis j'espère qu'il va
01:00:58rouvrir avant l'année prochaine
01:00:59j'ai vu les couloirs
01:01:00les salles
01:01:01et tout brûler
01:01:02ça m'écurerait un peu
01:01:04ça ne sert à rien
01:01:05de s'attaquer
01:01:06à un collège
01:01:07ou s'attaquer
01:01:08à des écoles
01:01:09ou même
01:01:10des médiathèques
01:01:11les autorités
01:01:12ont annoncé
01:01:13la mise en place
01:01:14de cellules d'écoute
01:01:14psychologique
01:01:15dès ce lundi
01:01:16pour beaucoup de parents
01:01:17l'inquiétude domine
01:01:19c'était la médiathèque
01:01:20il n'y a pas très longtemps
01:01:21c'était l'école primaire
01:01:23il n'y a pas très longtemps
01:01:24c'est dommageable
01:01:26et pour tout le monde
01:01:26et on est assez impuissants
01:01:28face à ça
01:01:28une enquête
01:01:29pour dégradation
01:01:30volontaire
01:01:31par incendie
01:01:31est en cours
01:01:32plusieurs mois
01:01:33de travaux
01:01:33seront nécessaires
01:01:34avec l'objectif
01:01:35d'une réouverture
01:01:37pour la rentrée prochaine
01:01:38frappe peut-être le plus
01:01:40Gérard Carreroux
01:01:41c'est que
01:01:42ça devient tellement banal
01:01:44que personne
01:01:45ne s'est déplacé
01:01:45sur place
01:01:46c'est-à-dire que
01:01:47tu as le sentiment
01:01:48aujourd'hui en France
01:01:48que chaque jour
01:01:50qui passe
01:01:50il y a tellement
01:01:51d'événements
01:01:52que maintenant
01:01:53un buzz
01:01:54chasse l'autre
01:01:55c'est-à-dire que
01:01:56un lycée
01:01:57ou un collège
01:01:58brûlé
01:01:58mais
01:01:59tu pourrais imaginer
01:02:00que le premier ministre
01:02:01soit sur place
01:02:02c'est pas rien
01:02:03tu pourrais imaginer
01:02:05que le ministère
01:02:06de l'intérieur
01:02:06soit sur place
01:02:07tu pourrais imaginer
01:02:09que le ministre
01:02:09de l'éducation nationale
01:02:10qui est vraiment
01:02:10que ce soit
01:02:12la une des journaux
01:02:13c'est pas rien
01:02:13quand même
01:02:14mais la une des journaux
01:02:15plein de titres
01:02:16plein cadre
01:02:17mais Dijon
01:02:19c'est pas la première fois
01:02:20qu'il y a des problèmes
01:02:21de grand banditisme
01:02:22parce que Dijon
01:02:23c'est une jolie ville
01:02:25d'ailleurs
01:02:25de Bourgogne
01:02:26ma grand-mère
01:02:28y était née
01:02:29donc c'est un
01:02:30d'autant plus
01:02:31qu'elle était belle
01:02:31mais simplement
01:02:34je me souviens
01:02:35qu'il y a 12 ou 3 ans
01:02:36et Elisabeth doit s'en souvenir
01:02:37il y a eu
01:02:38des incidents graves
01:02:41à Dijon
01:02:41qui ont
01:02:43opposé
01:02:44des gangs
01:02:45c'était déjà
01:02:45des gangs
01:02:46des gangs
01:02:47narcos
01:02:47et assimilés
01:02:49qui étaient
01:02:50d'un côté
01:02:50des nord-africains
01:02:52des algériens
01:02:53mais on disait
01:02:54à l'époque
01:02:54nord-africains
01:02:55et face à eux
01:02:56des tchétchènes
01:02:57le monde disait
01:02:58Dijonais
01:02:59les Dijonais
01:02:59contre les tchétchènes
01:03:00les Dijonais
01:03:01d'origine tchétchènes
01:03:02et les Dijonais
01:03:02d'origine nord-africaine
01:03:04le mieux dans cette affaire
01:03:07c'est comment on a retrouvé
01:03:09comment on a retrouvé
01:03:10la paix civile
01:03:11ça a duré plusieurs jours
01:03:12de suite
01:03:13c'est
01:03:13le règlement
01:03:14c'est fait
01:03:15sous les auspices
01:03:16de l'imam
01:03:17de l'imam
01:03:19c'est
01:03:20le règlement
01:03:21de la crise
01:03:22j'entends bien
01:03:23mais là
01:03:24on est sur le
01:03:26narco-transfitant
01:03:26alors écoutez
01:03:28écoutez
01:03:29vous allez voir
01:03:29les témoignages des gens
01:03:30ce qui est terrible
01:03:31en plus
01:03:32c'est que
01:03:32ce sont pas les gens
01:03:33les plus fortunés
01:03:34qui sont ciblés
01:03:36qui sont le plus en difficulté
01:03:37parce que
01:03:38c'est toujours ce que nous disons
01:03:39les gens qui ont un peu
01:03:40les moyens
01:03:41ils se mettent à l'abri
01:03:43c'est à dire qu'ils vivent
01:03:44des vies parallèles
01:03:45aujourd'hui
01:03:45ils sont dans des quartiers
01:03:46où il n'y a pas
01:03:47ce genre de soucis
01:03:48quand ils ont un problème
01:03:49dans les hôpitaux
01:03:50ils ont leur médecin
01:03:51ou leur clinique privée
01:03:52etc
01:03:53et ils ont les écoles
01:03:55bien sûr
01:03:55donc là écoutez
01:03:56les gens
01:03:57parce que c'est
01:03:57les gens
01:03:58les moins fortunés
01:03:59qui sont impactés
01:04:01c'est pas une vraie surprise
01:04:05c'est un quartier
01:04:06qui est un peu
01:04:06un peu compliqué
01:04:08le grésil
01:04:08il y a déjà eu
01:04:10quelques incendies
01:04:11il y a des trafics
01:04:12un peu
01:04:13voilà
01:04:13c'est surprenant
01:04:15parce que
01:04:16c'est un collège
01:04:17c'est quand même
01:04:17un établissement public
01:04:18donc
01:04:19il y a déjà eu
01:04:20des tirs de mortier
01:04:21à la rentrée
01:04:22sur cet établissement
01:04:23j'étais en train
01:04:25de défiler
01:04:25sur Google
01:04:26et là je vois
01:04:27des images
01:04:28de mon collège
01:04:28qui sont brûlées
01:04:29du coup
01:04:30par curiosité
01:04:31j'ai été cliqué
01:04:32j'ai vu les couloirs
01:04:33les salles
01:04:34étaient brûlées
01:04:35ça m'écurait un peu
01:04:37c'est
01:04:38voilà
01:04:38je sais pas pourquoi
01:04:41ils s'en prennent
01:04:42au collège
01:04:42alors que ça se passe
01:04:42en dehors
01:04:43on est assez impuissants
01:04:45face à ça
01:04:45effectivement
01:04:46on trouve ça injuste
01:04:47et voilà
01:04:48c'était la médiathèque
01:04:49il n'y a pas très longtemps
01:04:49c'était l'école primaire
01:04:51il n'y a pas très longtemps
01:04:52voilà
01:04:54c'est dommageable
01:04:56et pour tout le monde
01:04:57et on est assez impuissants
01:04:58face à ça
01:04:59on ne comprend pas
01:04:59ce qui s'est passé
01:05:00s'attaquer comme ça
01:05:01dans un établissement
01:05:02justement pour les enfants
01:05:03pour apprendre
01:05:04tout simplement
01:05:05on ne comprend pas
01:05:06ce qui s'est passé
01:05:07pourquoi ils se sont attaqués
01:05:08au collège
01:05:08je ne sais pas
01:05:09ça fait longtemps
01:05:10qu'on voit
01:05:11qu'il se passe
01:05:12des vilaines choses
01:05:13au Grésil
01:05:14mais c'est terrible
01:05:15c'est terrible
01:05:16c'est dégradant
01:05:17et pourquoi
01:05:19pourquoi
01:05:20qu'ils font ça
01:05:20pourquoi
01:05:21je ne comprends pas
01:05:23je ne sors jamais
01:05:24je ne sors pas
01:05:25je ne sors pas
01:05:26de mon trou
01:05:27je ne sors pas de chez moi
01:05:28j'ai peur
01:05:29à part le matin
01:05:30c'est tout
01:05:31vous vous rendrez compte
01:05:33cette dame
01:05:33qui dit
01:05:34je ne sors pas
01:05:34de chez moi
01:05:35c'est invraisemblable
01:05:38quand même
01:05:38d'admettre ça
01:05:39en France
01:05:40une dame
01:05:40qui dit
01:05:40je ne sors pas
01:05:41de chez moi
01:05:41Richard Millet
01:05:43oui vous avez raison
01:05:44mais je voudrais revenir
01:05:45sur ce que vous disiez
01:05:46que le fait que
01:05:47pas un homme politique
01:05:48important
01:05:49se soit déplacé
01:05:50parce que ça
01:05:51brûler un collège
01:05:52c'est symbolique
01:05:52de quelque chose
01:05:53c'est l'enseignement
01:05:54c'est le savoir
01:05:55contre le narcotrafic
01:05:57manifestement
01:05:58c'est le narcotrafic
01:05:59qui gagne
01:06:00Jacques Serret
01:06:02pourquoi il y a
01:06:03si peu de réactions
01:06:04politiques
01:06:04mais où ils sont ?
01:06:06moi ce que je trouve
01:06:07c'est aberrant
01:06:08c'est que le simple fait
01:06:09d'en parler
01:06:09nous on en parle
01:06:10on donne la parole
01:06:11à ces jeunes élèves
01:06:13à ces parents
01:06:14et on nous accuse
01:06:15de brainwasher
01:06:16premier point
01:06:17et l'autre point
01:06:18j'imagine
01:06:19je n'ai pas la confirmation
01:06:20j'imagine que le ministre
01:06:21de l'éducation
01:06:22va se rendre sur place
01:06:22mais il a réagi
01:06:24il a dit des mots
01:06:25et ces mots
01:06:25il faut les lire
01:06:26quand même
01:06:26sur le réseau X
01:06:28il dit
01:06:28on ne touche pas
01:06:29à une école
01:06:30à un collège
01:06:30ou à un lycée
01:06:31le fait est que si
01:06:32on a touché
01:06:32autre phrase
01:06:34tous ceux qui s'en prennent
01:06:35à nos écoles
01:06:36et à nos enfants
01:06:36seront identifiés
01:06:37poursuivis et punis
01:06:38avec la plus grande fermeté
01:06:39permettez-nous d'en douter
01:06:41oui mais vous avez
01:06:42parfaitement raison
01:06:43mais je pense qu'aujourd'hui
01:06:45on a un tel niveau
01:06:46que plus rien ne nous étonne
01:06:49c'est ça qui signe
01:06:50un peu l'époque
01:06:51donc plus rien
01:06:52n'étonne personne
01:06:54donc voilà
01:06:54ça passe
01:06:55voilà c'est comme ça
01:06:56un collège est brûlé
01:06:57puis on passe à autre chose
01:06:59il y a 500 élèves
01:07:00qui sont sur le carreau
01:07:02il y a des parents
01:07:02il y a des profs
01:07:03vous les avez entendus ?
01:07:05des profs
01:07:05vous les avez entendus parler ?
01:07:07tout le monde s'en fout en fait
01:07:09le ministre il est où ?
01:07:11enfin moi je ne sais pas
01:07:12tu te déplaces quand même
01:07:13si tu es ministre
01:07:14tu vas sur place à Dijon
01:07:15tu devrais y être ce matin
01:07:17tu devrais faire une conférence de presse
01:07:18c'est pas impossible qu'il s'y rende aujourd'hui
01:07:19comment ?
01:07:20c'est pas impossible qu'il s'y rende aujourd'hui
01:07:21peut-être qu'il nous écoute
01:07:23peut-être qu'il doit se dire
01:07:24voilà
01:07:26c'est ma place quand même
01:07:28ta responsabilité
01:07:29c'est de défendre l'école
01:07:30le président de la république
01:07:33a dit un mot
01:07:33il a réagi ?
01:07:35il ne peut pas réagir sur tout
01:07:36bien sûr
01:07:36le président de la république
01:07:37mais bon
01:07:37des fois il réagit sur des trucs
01:07:40vraiment beaucoup moins
01:07:41bon écoutez le procureur
01:07:42parce que je vous ai dit
01:07:43c'est des représailles
01:07:44c'est des représailles
01:07:46c'est parce qu'ils ne sont pas contents
01:07:48écoutez le procureur
01:07:50ce qu'il a dit
01:07:50le combat a été très important
01:07:53il a porté ses fruits
01:07:55avec une situation
01:07:56qui s'était
01:07:57tout doucement améliorée
01:07:59y compris pour les habitants
01:08:00parce que c'est à eux
01:08:01qu'on pense en premier
01:08:02bien entendu
01:08:02avec donc
01:08:05moins d'insécurité
01:08:06moins de guetteurs
01:08:07un trafic
01:08:09beaucoup moins apparent
01:08:10malheureusement
01:08:11c'est peut-être
01:08:12ce qu'ont voulu
01:08:13nous faire
01:08:14payer
01:08:15les trafiquants
01:08:16si c'est bien eux
01:08:17qui sont à l'origine
01:08:18de cet incendie
01:08:18bah effectivement
01:08:19on peut l'imaginer
01:08:21Laurent Gérard est avec nous
01:08:23ce matin
01:08:23alors les municipales arrivent
01:08:25cher Laurent Gérard
01:08:26avec la mairie
01:08:27de Paris
01:08:29alors la mairie de Paris
01:08:30c'est une bataille
01:08:31pour vous
01:08:31Anne Hidalgo
01:08:32vous avez vu qu'Anne Hidalgo
01:08:33alors
01:08:34c'est une bataille pour moi
01:08:35non mais
01:08:36c'est un sujet
01:08:37c'est un sujet
01:08:37bon alors
01:08:39Anne Hidalgo
01:08:39elle a été retoquée
01:08:41à l'ONU
01:08:41oui mais
01:08:42si vous me permettez
01:08:43certains ont une joie
01:08:45mauvaise
01:08:45parce que
01:08:46certains se sont dit
01:08:47ah elle est portée
01:08:48à l'ONU
01:08:48tant mieux pour elle
01:08:49j'aime pas Anne Hidalgo
01:08:50ils ont eu bien tort
01:08:51parce qu'on va la récupérer nous
01:08:52ils vont lui trouver une place
01:08:54moi je vous le dis
01:08:55parce que si elle partait
01:08:57là-bas au moins
01:08:58elle n'était plus en France
01:08:59et elle s'occupait
01:09:00d'autre chose
01:09:00ils vont lui donner
01:09:02une place
01:09:03alors évidemment
01:09:04elle a fait
01:09:04ils se sont rendu compte
01:09:05que manifestement
01:09:06elle n'était pas
01:09:07qualifiée
01:09:08mais Anne Hidalgo
01:09:10comment dire
01:09:12les socialistes
01:09:13se recasent
01:09:15toujours
01:09:15et tout le temps
01:09:16oui mais moi
01:09:17je crois qu'il y a un espoir
01:09:17parce qu'il y a beaucoup
01:09:18de machins internationaux
01:09:20le rassemblement
01:09:22des grandes villes
01:09:22modernes
01:09:24du monde
01:09:24toutes sortes de trucs
01:09:25peut-être qu'il y a
01:09:26une petite chance
01:09:27bah écoutez
01:09:28bon
01:09:28Anne Hidalgo
01:09:29vous ne l'imitez pas
01:09:30non mais j'en parle
01:09:30oui ça vous en parlait
01:09:32beaucoup
01:09:32elle ne s'en présentait pas
01:09:35qu'on perdait
01:09:36un grand vide
01:09:36oui
01:09:37je vais dire
01:09:38avec une voix
01:09:39c'est pas un propos
01:09:40bon
01:09:41Rachida Dati
01:09:42vous ne le
01:09:43comment dire
01:09:44je n'imite pas trop
01:09:45les femmes
01:09:45oui alors
01:09:46oui mais
01:09:46parfois vous imitez les femmes
01:09:48mais vous les caricaturez
01:09:49c'est encore mieux
01:09:49j'ai envie de dire
01:09:50par exemple
01:09:50Brigitte Macron
01:09:51vous ne l'imitez pas
01:09:52mais c'est formidable
01:09:53vous avez inventé
01:09:55une Brigitte Macron
01:09:56oui j'ai inventé
01:09:57une Brigitte Macron
01:09:57mais c'est pas
01:09:58une limitation
01:09:59dont je suis le plus fier
01:10:00c'est pas vraiment proche
01:10:02mais j'ai pas la tessiture
01:10:03pour imiter les femmes
01:10:04il n'y a aucune femme
01:10:05que vous n'avez jamais
01:10:06imitée
01:10:06je fais Céline Dion
01:10:07et Marine Le Pen
01:10:08parce qu'elle a une voix
01:10:09assez masculine
01:10:09ah oui
01:10:10une voix grave
01:10:11mais bon
01:10:12vous pensez que Marine Le Pen
01:10:13elle va se présenter
01:10:13à l'élection présidentielle
01:10:14je ne sais pas
01:10:15c'est la justice
01:10:15qui va en décider
01:10:17en fait je pensais
01:10:17que vous imiteriez
01:10:18Marine Le Pen
01:10:19je ne sais pas monsieur
01:10:21bon et alors il y a Emmanuel Grégoire
01:10:27bon à Paris
01:10:28il y a ce sondage
01:10:30qui arrive
01:10:30Rachida Dati
01:10:32est à 27%
01:10:33Emmanuel Grégoire
01:10:33est à 20%
01:10:35David Béliard
01:10:37est à 14%
01:10:38et Pierre-Yves
01:10:38Bournazel
01:10:39qui pense à peu près
01:10:40la même chose
01:10:40que Rachida Dati
01:10:41mais il n'empêche
01:10:42qu'il va monter
01:10:43une liste
01:10:44ce qui fait que
01:10:45si la droite
01:10:46avance comme cela
01:10:47en ordre dispersé
01:10:48comme toujours
01:10:49elle perdra
01:10:51et c'est le problème
01:10:52des hommes politiques
01:10:53c'est le problème
01:10:53des partis politiques
01:10:55c'est-à-dire que
01:10:55l'intérêt général
01:10:56ils s'en foutent
01:10:58c'est ce que disait
01:10:58le général de Gaulle
01:10:59monsieur Bournazel
01:11:00et madame Dati
01:11:01a priori monsieur Bournazel
01:11:03il fait moins que madame Dati
01:11:04monsieur Bournazel
01:11:05devrait travailler
01:11:05avec madame Dati
01:11:06ça serait ça la logique
01:11:08ou la ralliante
01:11:08et au-delà
01:11:09c'est ce qu'il faut pointer
01:11:10Pascal
01:11:10c'est que monsieur Bournazel
01:11:12est soutenu
01:11:12par Renaissance
01:11:14le parti présidentiel
01:11:16alors que monsieur Bournazel
01:11:18fait partie
01:11:19du parti d'Edouard Philippe
01:11:20qui appelle à la démission
01:11:21d'Emmanuel Macron
01:11:22donc le parti présidentiel
01:11:24soutient quelqu'un
01:11:25qui dépend d'un parti
01:11:26qui appelle à la démission
01:11:27du président
01:11:27bref c'est totalement
01:11:29hubesque
01:11:30c'est totalement hubesque
01:11:31mais bon
01:11:31c'est les partis
01:11:33c'est le régime des partis
01:11:35on en a parlé la semaine dernière
01:11:36avec le général de Gaulle
01:11:37donc c'est pour ça
01:11:38que je vous ai dit
01:11:38heureusement que vous êtes là
01:11:39c'est gentil
01:11:40et j'ai vu que RTL
01:11:42vous avez
01:11:42a bien fait les choses
01:11:43parce que RTL
01:11:44vous a rendu hommage
01:11:45ça fait 25 ans
01:11:45que vous êtes sur RTL
01:11:47le matin
01:11:48et ils ont fait une spéciale
01:11:51une soirée spéciale
01:11:52c'était animé par Eric Jean-Jean
01:11:53un formidable animateur
01:11:55disons-le
01:11:55et c'est bien quand même
01:11:57de se sentir aimé
01:11:58comme vous l'êtes
01:11:59oui c'était une famille
01:12:00parce qu'en plus
01:12:01j'ai convoqué
01:12:03en tout cas invité
01:12:04pas mal d'animateurs
01:12:06d'RTL
01:12:06qui ont répondu présent
01:12:07donc c'était
01:12:08très bon enfant
01:12:09et mon copain
01:12:10Thomas Dutronc
01:12:11qui est venu chanter
01:12:12aussi avec moi
01:12:12voilà
01:12:13c'est aussi ça
01:12:15la radio
01:12:15c'est de pouvoir
01:12:16être ensemble
01:12:18et puis de faire
01:12:19des choses ensemble
01:12:19et qu'il n'y ait pas
01:12:20forcément de cases
01:12:22est-ce qu'il faut
01:12:23se renouveler ?
01:12:24pardon ?
01:12:25est-ce qu'il faut
01:12:25se renouveler
01:12:26lorsqu'on est
01:12:26dans l'écriture
01:12:28dans l'animateur
01:12:29dans l'imitation
01:12:30est-ce que vous
01:12:31vous dites parfois
01:12:32il faut que je renouvelle ?
01:12:34il faudrait
01:12:34oui
01:12:35il faudrait
01:12:35mais bon
01:12:35c'est un peu lisse
01:12:38tout ça
01:12:38c'est-à-dire
01:12:38qu'on a moins
01:12:39d'aspérité
01:12:40sur les personnages
01:12:41je trouve
01:12:42que ce soit
01:12:42les chanteurs
01:12:43que ce soit
01:12:43les acteurs
01:12:44que ce soit
01:12:45la classe politique
01:12:47il y a quand même
01:12:47moins de personnalités
01:12:49imitables
01:12:49que jadis
01:12:50bon on va faire
01:12:51un petit tour de table
01:12:52et chacun va demander
01:12:53l'imitation qu'il préfère
01:12:54et puis Laurent peut-être
01:12:55va nous faire un petit plaisir
01:12:56même si c'est toujours
01:12:57je sais qu'à 10h du matin
01:12:58c'est difficile
01:12:59bon Gérard
01:13:00est-ce que vous avez
01:13:01une imitation favorite
01:13:02dans
01:13:02Nicolas Sarkozy
01:13:04je pense
01:13:04quelle indignité
01:13:05mais quelle indignité
01:13:07vous voulez savoir
01:13:09ce qu'on va manger
01:13:09je vais vous le dire
01:13:10le yaourt
01:13:11il y a une séquence
01:13:14que j'adore
01:13:14c'est quand Nicolas Sarkozy
01:13:15était présent
01:13:16dans un des
01:13:17matins
01:13:18à RTL
01:13:19lorsqu'en campagne
01:13:21présidentielle
01:13:22il est là
01:13:22et il est le premier
01:13:23à sourire
01:13:24je serais marré
01:13:25Hollande aussi
01:13:25d'ailleurs
01:13:26oui parce qu'il y a
01:13:27des imitations
01:13:28par exemple
01:13:28quand vous imitez
01:13:30Laurent Ruquier
01:13:31c'est
01:13:31c'est moins
01:13:33comment dire
01:13:33c'est moins agréable
01:13:35peut-être pour
01:13:35Laurent Ruquier
01:13:36j'ai l'impression
01:13:38que c'est bon
01:13:38Sarkozy
01:13:39Nicolas Sarkozy
01:13:40c'est plutôt sympa
01:13:41ne me faites pas dire
01:13:42des choses
01:13:43c'est plutôt sympa
01:13:45il y a quelque chose
01:13:46c'est un personnage
01:13:47oui le personnage
01:13:48que vous
01:13:48je fais Sarkozy
01:13:49et Hollande
01:13:50et c'est vrai
01:13:50que dans des registres
01:13:51différents
01:13:52ce sont des personnages
01:13:53qui sont intéressants
01:13:54Hollande
01:13:54qu'est-ce qu'il vous a dit
01:13:55lorsqu'il est venu vous voir
01:13:56il m'a dit
01:13:57il n'est pas venu me voir
01:13:58parce que je l'ai vu
01:13:59pour l'anecdote
01:14:00mais je crois
01:14:01que vous la connaissez
01:14:02ou j'ai peut-être
01:14:03déjà raconté
01:14:03c'était Michel Drucker
01:14:04qui faisait son spectacle
01:14:05et puis c'était sa dernière
01:14:06il me dit
01:14:07viens me donner
01:14:07un cours d'imitation
01:14:08pour faire Hollande
01:14:09donc c'est facile
01:14:11on met la crane de travers
01:14:12le cul en arrière
01:14:12on monte une manche
01:14:14et puis
01:14:14un peu ahuri
01:14:16et
01:14:17Michel me rappelle
01:14:20et il me dit
01:14:21fais léger
01:14:22il sera dans la salle
01:14:23j'ai pas fait léger
01:14:25plus que
01:14:26les autres
01:14:27mais bon
01:14:27et après
01:14:29il est venu me voir
01:14:30et il m'a dit
01:14:31c'est quand même cruel
01:14:32ce que vous faites
01:14:32c'est bizarre
01:14:33de dire que c'est cruel
01:14:33ah oui c'est cruel
01:14:34c'est le mot qui convient
01:14:37parce que c'est vrai
01:14:38parce que c'est vrai
01:14:40je fais pas ça
01:14:40pour être cruel
01:14:41je fais ça pour faire marrer
01:14:42oui
01:14:42oui mais
01:14:43oui mais
01:14:44ça peut
01:14:45on voit la photo
01:14:47mais ça peut
01:14:47ça peut révéler des choses
01:14:49ça révèle des choses
01:14:50d'un personnage
01:14:51bien sûr
01:14:51alors moi ce que j'aime
01:14:52c'est quand vous créez
01:14:53une nouvelle imitation
01:14:54par exemple
01:14:55Arditi
01:14:55vous l'avez fait récemment
01:14:57il y a combien de temps
01:14:58deux ans
01:14:58trois ans
01:14:59oui à peu près
01:14:59et ça je trouve
01:15:00c'est formidable
01:15:01quand vous faites Arditi
01:15:02Pierre m'appelle
01:15:03t'entends
01:15:03il dit
01:15:03pauvre con
01:15:04tu m'as encore imité
01:15:05mais c'est pas possible
01:15:05c'est affligeant
01:15:06mais sortez-moi de là
01:15:07il n'y a que Gérard
01:15:09qui peut demander
01:15:10non
01:15:10vous n'allez pas vouloir
01:15:12imiter Pascal
01:15:13vous allez le faire
01:15:13ou pas
01:15:14bonjour
01:15:15je répondrai à toutes vos questions
01:15:17sur CNews
01:15:18SNCF
01:15:20après les TGV
01:15:20oui go
01:15:21les TGV inouï
01:15:22la SNCF va-t-elle faire
01:15:23des TGV à l'heure
01:15:24non il y a des choses
01:15:27qui sont formidables
01:15:28alors c'est une de ses
01:15:29premières imitations
01:15:29par exemple
01:15:30Roger Moore
01:15:30et Tony
01:15:32ah oui
01:15:32je la garde
01:15:33c'est les voix françaises
01:15:36d'Ali Calment
01:15:37Michel Roux
01:15:39et Claude Bertrand
01:15:40il est 10h28
01:15:42vous avez une imitation
01:15:44préférée
01:15:44Michel Mou
01:15:45vous êtes allé voir
01:15:46Laurent sur scène
01:15:47c'est quelqu'un
01:15:48qui est comme vous dites
01:15:49formidable
01:15:49merci
01:15:50on nous fait rire
01:15:51aujourd'hui
01:15:52on a besoin de vous
01:15:54évidemment
01:15:54on a besoin
01:15:55Lucini aussi
01:15:56c'est bien
01:15:57Lucini c'est génial
01:15:59mais Lucini lui-même
01:16:01et puis il y a des choses
01:16:03très touchantes
01:16:03par exemple
01:16:04toute la fin du spectacle
01:16:06avec ces personnages
01:16:07qui sont morts
01:16:09quand vous faites
01:16:09Benmondo
01:16:10quand vous faites
01:16:10toutes ces références
01:16:12au passé
01:16:13je pense que le public
01:16:15qui est présent
01:16:16aime ce moment d'émotion
01:16:17moi j'ai eu la chance
01:16:18de les connaître
01:16:19c'est ce que je dis
01:16:19donc je le rends hommage
01:16:20parce que je les ai connus
01:16:22et alors il y a
01:16:23un déjeuner
01:16:24que vous racontez
01:16:25ou je crois
01:16:27c'est Jean-Pierre Mariel
01:16:27qui dit
01:16:28on va montrer
01:16:28oui on a un déjeuner
01:16:30qui était bien arrosé
01:16:30au festival Lumière à Lyon
01:16:32et on est resté à table
01:16:34assez longtemps
01:16:35et Jean-Pierre Mariel
01:16:36au bout d'un moment
01:16:36a dit
01:16:36oh ben je vais montrer mon cul
01:16:38et Jean-Paul
01:16:41s'est levé à son tour
01:16:42et il fait
01:16:42ah ben moi aussi
01:16:43mais je dis quelque chose
01:16:46pour revenir à ce que
01:16:48vous disiez
01:16:49pour rendre hommage
01:16:50à ceux qui nous ont
01:16:51épaté
01:16:52qui nous ont fait rêver
01:16:53je sais
01:16:54avec
01:16:54en faisant la voix
01:16:55de Dormesson
01:16:56Alexis de Tocqueville
01:16:57que j'ai très bien connu
01:16:58quand le passé
01:17:00n'éclaire plus l'avenir
01:17:01l'esprit marche
01:17:02dans les ténèbres
01:17:03c'est vrai que vous êtes
01:17:05le seul à faire Dormesson
01:17:06et c'est génial
01:17:07je vous laisse saluer
01:17:09Charles Bietry
01:17:09je vous laisse saluer
01:17:10Charles Bietry
01:17:11qui nous écoute
01:17:11parce que l'édition 2025
01:17:13du prix Sportscriptum
01:17:14a récompensé la dernière vague
01:17:15le livre de Charles Bietry
01:17:16publié aux éditions
01:17:17Flammarion
01:17:18je parlais tout à l'heure
01:17:19de Jean-Claude Darmon
01:17:20il est présent
01:17:21dans le documentaire
01:17:22qui est diffusé
01:17:23sur la plateforme
01:17:25Canal Plus
01:17:26parce que Bietry
01:17:27a été évidemment
01:17:28un acteur majeur
01:17:29du football en France
01:17:30et des droits
01:17:31du football
01:17:32sur cette chaîne
01:17:34Canal Plus
01:17:35ce livre de Charles Bietry
01:17:36ancien journaliste
01:17:37dirigeant en lématiques
01:17:38de Canal
01:17:38mêle avec sensibilité
01:17:39ses souvenirs de carrière
01:17:41et une réflexion intime
01:17:42sur la maladie de Charcot
01:17:43je le salue Charles
01:17:44parce que nous
01:17:46textotons ensemble
01:17:48grâce sans doute
01:17:48à l'intelligence artificielle
01:17:50bon
01:17:51il n'est pas toujours d'accord
01:17:52sur l'éditorialisation
01:17:54de l'émission
01:17:56pour tout vous dire
01:17:56donc il est persuadé
01:17:57que je vais finir à la Bastille
01:17:58mais bon
01:17:59j'espère que
01:18:00ça n'ira pas jusque là
01:18:02un véritable objet littéraire
01:18:04a souligné
01:18:05Nathalie Niganeta
01:18:06présidente du jury
01:18:07j'espère ne pas trahir
01:18:08évidemment sa pensée
01:18:09en disant cela
01:18:10les 5000 euros de dotation
01:18:11tout comme les droits
01:18:12d'auteur de l'ouvrage
01:18:13seront intégralement consacrés
01:18:14à la recherche médicale
01:18:15et c'est vrai que
01:18:16Jean-Claude Darmon
01:18:16va avoir régulièrement
01:18:18Charles Bietry
01:18:19du côté de Carnac
01:18:20et nous le saluons
01:18:21et nous lui envoyons
01:18:23toute notre tendresse
01:18:25la dernière vague
01:18:26vous pouvez l'acheter
01:18:27c'est aux éditions
01:18:28Flammarion
01:18:29et c'est un livre à lire
01:18:30peut-être précisément
01:18:31dans cette période de Noël
01:18:33qui est toujours une période
01:18:33de réflexion
01:18:3510h31
01:18:36soleil à la midi
01:18:37reprise progressive
01:18:41de l'activité
01:18:42sur le site d'Orange
01:18:43à Marseille
01:18:44après une fermeture
01:18:45temporaire de 15 jours
01:18:46dû à des violences
01:18:47répétées autour du bâtiment
01:18:48350 salariés
01:18:50sur les 1000
01:18:50reprennent aujourd'hui
01:18:51le chemin du travail
01:18:52et tout au long
01:18:53de la semaine
01:18:54les autres employés
01:18:55seront dispatchés
01:18:56sur différents sites
01:18:57un réseau de trafic d'armes
01:18:59opérant entre
01:19:00les Alpes-Maritimes
01:19:01et la Savoie
01:19:01démantelé
01:19:02après l'interception
01:19:03d'un colis suspect
01:19:04dans le Var
01:19:044 personnes ont été
01:19:06interpellées
01:19:07et placées
01:19:07en détention provisoire
01:19:09et puis les pourparlers
01:19:10à Berlin
01:19:11entre Vladimir Zelensky
01:19:12et les émissaires américains
01:19:13Steve Witkoff
01:19:14et Jared Kushner
01:19:15se poursuivent aujourd'hui
01:19:17aux côtés du chancelier
01:19:18allemand
01:19:18Friedrich Schmers
01:19:19une rencontre clé
01:19:20au moment
01:19:21où les Etats-Unis
01:19:22incitent l'Ukraine
01:19:23à des concessions majeures
01:19:24pour mettre fin
01:19:25au conflit
01:19:25avec la Russie
01:19:26Merci beaucoup
01:19:28Somaïa
01:19:29Bon Noël à moi
01:19:29c'est tous les jours
01:19:30nous terminons
01:19:31à l'émission
01:19:32avec une séquence
01:19:34de Noël
01:19:34c'est Marc Menand
01:19:35qui est là ce matin
01:19:35Déjà Noël
01:19:40ça commençait
01:19:41tresser le sapin
01:19:42alors j'avais un grand frère
01:19:44un an plus que moi
01:19:45ma petite soeur
01:19:46deux ans
01:19:46et on fouinait
01:19:47on récupérait
01:19:48les figurines
01:19:49de l'année précédente
01:19:50avec les bougies
01:19:52les guirlandes
01:19:53et quand j'avais 9 ans
01:19:55je rêvais depuis longtemps
01:19:57d'un train électrique
01:19:59malheureusement
01:20:00ma famille
01:20:00n'avait pas les moyens
01:20:01de m'offrir ce cadeau
01:20:03et à cet âge là
01:20:05il n'est plus question
01:20:06de mentir
01:20:07le Père Noël
01:20:08on sait qui il est
01:20:09alors
01:20:10j'ai demandé
01:20:11à ce que l'on me donne
01:20:12une petite piécette
01:20:13et pendant 3 ans
01:20:15mon Noël
01:20:16c'était simplement
01:20:17de récolter
01:20:19les billets
01:20:19de 5 francs
01:20:20et j'ai fini par acheter
01:20:22un train électrique
01:20:24Jouef
01:20:25à 6500 francs
01:20:27vous voyez
01:20:27je me souviens du prix
01:20:29et ensuite
01:20:30je l'ai installé
01:20:31ce soir de Noël
01:20:32et enfin
01:20:33je l'ai vu rouler
01:20:34j'étais chef de gare
01:20:36j'étais parti
01:20:37pour toutes les grandes aventures
01:20:39vive Noël
01:20:40il va nous faire pleurer
01:20:41il nous fait ce dollar
01:20:42alors le train
01:20:43il nous fait exactement
01:20:44vous vous souvenez
01:20:45de vos Noëls
01:20:46quand vous étiez enfant
01:20:46oui j'aimais bien
01:20:47c'était avec mon grand-père
01:20:48chez mes grands-parents
01:20:49le sapin
01:20:51oui
01:20:52moi j'aime bien
01:20:53cette période
01:20:54je ne le cache pas
01:20:55et sur scène
01:20:56je le répète
01:20:57vous serez au folie bergère
01:20:59une pensée pour
01:21:01Audrey Missiraka
01:21:03qui était
01:21:04comme vous le savez
01:21:05notre réalisatrice
01:21:06et qui est décédée
01:21:07il y a juste un an
01:21:07aujourd'hui
01:21:08donc une pensée pour elle
01:21:09une pensée pour sa famille
01:21:10une pensée pour ses enfants
01:21:11et elle nous manque
01:21:13et là où elle est
01:21:14elle nous écoute peut-être
01:21:16donc c'est vers elle
01:21:19que vont nos dernières pensées
01:21:20à 10h34
01:21:22monsieur Morandini
01:21:24c'est à vous
01:21:25vous serez à Dijon peut-être
01:21:26on sera à Dijon bien évidemment
01:21:28c'est terrible ce qui se passe à Dijon
01:21:29c'est incroyable
01:21:30c'est surréaliste
01:21:31on sera à Dijon en direct
01:21:32puisqu'il y a la visite
01:21:34de la ministre sur place
01:21:35on vous parlera également
01:21:37on ne savait pas que la ministre
01:21:38était partie sur place
01:21:38exactement
01:21:39on vous parlera également
01:21:40de l'Australie
01:21:40pour vous raconter
01:21:42ce qui s'est passé
01:21:43on vous parlera de LFI
01:21:43qui joue au double jeu
01:21:45c'est-à-dire en condamnant
01:21:45ce qui s'est passé
01:21:46mais tout en mettant
01:21:47de l'huile sur le feu
01:21:47et puis on vous parlera d'Arthur
01:21:48alors pourquoi on va vous parler d'Arthur
01:21:50parce qu'il a fait
01:21:51un dessin animé
01:21:52sur Emeric Caron
01:21:52je ne sais pas si vous l'avez vu
01:21:54on va vous le passer
01:21:55dans l'émission
01:21:55ça dure un peu plus de deux minutes
01:21:56un véritable dessin animé
01:21:57pour dénoncer l'antisémitisme
01:21:59caché bien évidemment
01:22:00d'Emeric Caron
01:22:01et vraiment il faut voir ça
01:22:02bon je retire évidemment
01:22:03ce que j'ai dit
01:22:03si la ministre est sur place
01:22:04Jacques Serret
01:22:05puisque lorsque nous en parlions
01:22:09tout à l'heure
01:22:09l'information ne nous était pas donnée
01:22:11et c'est une bonne chose
01:22:12qu'elle se soit déplacée
01:22:14je remercie
01:22:16Arnold Carat
01:22:17qui était à la réalisation
01:22:18Rémi qui était à la vision
01:22:18Greg qui était au son
01:22:19merci à Marine Lançon
01:22:20à Héloïse Terret
01:22:21toutes ces émissions
01:22:22sont à retrouver
01:22:23sur cdus.fr
01:22:24merci vraiment Laurent Gérard
01:22:26merci pour votre talent
01:22:27et allez voir Laurent
01:22:29sur scène
01:22:30bonne journée à tous
01:22:32et rendez-vous ce soir
01:22:33merci pour votre talent
01:22:35merci pour votre talent
01:22:36merci pour votre talent
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