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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue sur Europe 1 pour cette semaine de Noël jusqu'à 10h et sur CNews jusqu'à 10h30.
00:00:08Gandhi Juna dit Gims, anciennement Maître Gims, 39 ans, icône d'une génération.
00:00:194 jours à Paris, à la Défense Arena, la plus grande salle d'Europe.
00:00:224 jours à Paris, 5 concerts.
00:00:24Samedi, ce fut matinée à 14h.
00:00:2640 000 personnes à chaque fois.
00:00:29200 000 fans en quasiment un week-end.
00:00:32Un phénomène qui rappelle Johnny Hallyday tous les âges, venu de toute la France et de tous les horizons.
00:00:39Et notamment des collèges, des lycées, mais aussi du cours préparatoire au CM2.
00:00:44Des enfants et des ados qui chantent de la première à la dernière minute toutes les chansons du show.
00:00:51Qui les connaissent par cœur.
00:00:54Ciel, Parisienne, les nouveaux hits.
00:00:56Bella, sapé comme jamais.
00:01:00Les anciens tops.
00:01:01Qui les reprennent à la virgule près.
00:01:04Des enfants de Neuilly et des enfants de Saint-Denis.
00:01:08Un mélange unique, joyeux, festif.
00:01:11Il faut voir ces mères habillées comme leurs filles chanter deux heures durant un répertoire entre le rap et la variété.
00:01:17Sur scène, Gims affole les fans.
00:01:21Une électricité traverse la salle que rejoint Dajou, son frère, mais aussi un spectateur anonyme qui monte aux côtés de son idole pour enchaîner un rap qui met tout le monde d'accord.
00:01:33Gims, c'est un événement.
00:01:36Dajou l'appelle le plus grand chanteur de tous les temps en France.
00:01:39Chaque génération a une icône et parfois plusieurs.
00:01:42Gims est au sommet et ce soir à 20h, il sera devant son public pour une cinquième fois depuis vendredi, avant une tournée, dans toute la France.
00:01:51Il est 9h01, joyeux Noël.
00:01:54Alice Sommerer.
00:02:05Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:02:07Pour éviter le shutdown à la française, le Parlement se prépare à l'adoption d'une loi spéciale.
00:02:12C'est ce qu'a confirmé la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin.
00:02:15Elle permettra de financer provisoirement l'État, mais aussi les administrations,
00:02:19après l'échelle des discussions entre forces politiques sur le budget.
00:02:23Les États-Unis ont manqué un navire dans les Caraïbes.
00:02:25Il a été identifié comme le pétrolier Bella 1.
00:02:28Il est sous sanction américaine depuis 2024, notamment pour ses liens avec l'Iran et le Hezbollah.
00:02:33Pour rappel, les États-Unis ont annoncé la mise en place d'un blocus naval autour du Venezuela contre les pétroliers sous sanction.
00:02:39Et puis au Nigeria, les 130 derniers élèves capturés fin novembre par des hommes armés ont été libérés.
00:02:44Ils sont transférés aujourd'hui vers la capitale.
00:02:46Une centaine avait déjà été rendue, sauf au début du mois.
00:02:50Ils sont élèves de l'école catholique Sainte-Marie dans le village de Papierry.
00:02:53Merci beaucoup Alice et Alice, joyeux anniversaire.
00:02:58Joyeux anniversaire, vous êtes née le 22 décembre ?
00:03:03Je vous ai vu danser Pascal.
00:03:09C'est toujours intéressant de voir un phénomène.
00:03:18Et c'est vrai que les chanteurs, c'est générationnel généralement.
00:03:21On aime le chanteur de ses 20 ans.
00:03:23C'est bien normal.
00:03:24C'était Béco dans les années 50, c'était Johnny dans les années 60.
00:03:28Dans les années 70, il y en a eu beaucoup, évidemment.
00:03:31Berger, Julia Clerc, je pourrais en citer des tonnes, bien évidemment.
00:03:35Et Goldman, bien sûr, dans les années 80.
00:03:37Et là, c'est Gims.
00:03:39Bon, je ne vais pas vous faire le malin.
00:03:41Je ne vais pas vous faire l'exégèse de Gims.
00:03:44Ce n'est pas le souci.
00:03:45Mais ça m'intéresse toujours de voir un phénomène.
00:03:48C'est ça qui est intéressant.
00:03:49Et quand tu vois ce qui se passe, moi, j'y étais vendredi soir.
00:03:52Je n'ai jamais vu ça.
00:03:53Je n'ai jamais vu des gosses.
00:03:55Parce qu'il y a beaucoup de jeunes.
00:03:56Il y a beaucoup de jeunes qui honnaissent.
00:03:59Mais quand je dis à la virgule près pendant deux heures,
00:04:01ils chantent toutes les...
00:04:03Là, c'est parisienne, toutes les chansons.
00:04:04Bien sûr, je vais vous dire que j'ai des neveux de 4 ans
00:04:07qui chantent dans ma voiture du Maître Gims.
00:04:08Mais c'est ça que j'ai compris.
00:04:10Moi, je connaissais mal, comme tout le monde.
00:04:13J'ai vu que c'est vraiment le héros.
00:04:15Il y a des gens qui nous écoutent en ce moment.
00:04:17Ils nous écoutent peut-être parce que c'est les vacances.
00:04:20Ils ne nous écoutent pas d'habitude.
00:04:21Ils sont avec leurs grands-parents, leurs parents, etc.
00:04:23Il y a leurs grands-parents qui sont peut-être en train de leur dire...
00:04:25Voilà, ils ont peut-être écouté déjà Gims ce matin au petit-déjeuner
00:04:28en mangeant leur benko ou leur chocolat chaud.
00:04:31Mais ça ne vous a plus comme musique ou pas ?
00:04:32Mais oui, parce que tu es pris par l'électricité.
00:04:34Tu es pris par l'énergie.
00:04:36Évidemment que ça te prend quand tu vois ces gens.
00:04:37C'est festif.
00:04:38C'est communicatif, en fait.
00:04:40Et c'est ça aussi qui est intéressant.
00:04:42Donc, bon anniversaire, chère Alice.
00:04:44Merci, Pascal.
00:04:45On ne dit pas votre âge, quoi qu'à votre âge, on pourrait encore le dire.
00:04:50Merci, bon anniversaire à vous.
00:04:53Et on salue Elisabeth Lévy, Richard Millet, Gérard Carrérou, Thomas Bonnet.
00:04:57Alors bon, je pense que vous, Gims, vous ne savez même pas, vous ne connaissez pas.
00:05:01Je découvre même le nom.
00:05:02Oui, mais parce que vous êtes un vieux schnock.
00:05:05Non.
00:05:05Si, vous avez le droit d'ailleurs, c'est joli.
00:05:07Un vieux schnock.
00:05:08Vous avez dit que c'est générationnel.
00:05:10Non, mais c'est vrai.
00:05:11Il y a des goûts.
00:05:11Pascal, je peux avoir des goûts qui ne me portent pas vers ce genre de musique, c'est tout.
00:05:15Mais les goûts, comment dire, la musique, c'est générationnel.
00:05:18Oui, oui, oui, je suis d'accord.
00:05:19Surtout la variété.
00:05:20Alors, Parisienne, par exemple.
00:05:22Pardon, je vous en prie.
00:05:22Oui, je vous en prie.
00:05:23Une fille, par exemple, qui a 28 et 26 ans, 24 ans, pardon, elle connaît Taylor Swift,
00:05:29mais pas ça.
00:05:29Écoute, ah, ah, t'inquiète, ouais, t'inquiète, t'es la plus belle, ouais, la plus belle de
00:05:34Montel, artificielle, mais qui tire les ficelles.
00:05:37Je suis comme on l'est, je sens que c'est parfois comme l'oseille, tu t'en vas ce soir-là,
00:05:40tu m'as laissé s'en voir.
00:05:41Moi, je veux une Parisienne, Parisienne, qui traverse au feu vert, qui s'en fout de la
00:05:45Tour Eiffel.
00:05:45Une Parisienne, Parisienne, qui traverse au feu vert, qui s'en fout de la Tour Eiffel.
00:05:48Alors là, vous avez tous les gosses qui chantent, mais qui connaissent ça ? Je vous assure,
00:05:52c'est formidable, en fait.
00:05:55Ça, c'est Parisienne.
00:05:56Ah non, mais je suis devenu un...
00:05:58Oui, il est donc un...
00:05:59Un Gimsologue.
00:05:59Un Gimsologue.
00:06:01Mais non, mais c'est...
00:06:02Je suis sûr que Gérard est d'accord avec moi.
00:06:03Par exemple, vous, qui êtes journaliste, vous auriez été là, ça vous aurait intéressé
00:06:08parce que...
00:06:08Ah, Eugénie Bastille arrive.
00:06:10Venez, Eugénie.
00:06:11Venez, c'est Noël, Eugénie.
00:06:12Comment ça va ?
00:06:13Vous savez de quoi on parle ?
00:06:14Non.
00:06:14On parle de Gims.
00:06:15Ah, alors c'était bien ?
00:06:17Mais c'est...
00:06:18Moi, je trouve que...
00:06:19Quand on est journaliste, on est toujours intéressé par un phénomène, quel que soit le phénomène
00:06:24politique, sportive.
00:06:25Comment on est passé de...
00:06:26Moi, je connaissais Maître Gims et je ne connaissais pas Gims.
00:06:29Bah, il a enlevé Maître Gims.
00:06:31Alors, il parle...
00:06:31Il fait beaucoup de références dans le concert.
00:06:33Il dit, il y a les anciens qui sont là, parce que les anciens, ils sont là depuis 2000...
00:06:37Ah, tiens, mais la section d'assaut.
00:06:38Section d'assaut.
00:06:40Exactement.
00:06:41Et...
00:06:41Bon, et je...
00:06:42Évidemment que le phénomène...
00:06:45Le phénomène, c'est plus fort que Johnny Hallyday.
00:06:46Il fait 200 000 personnes en 5 concerts.
00:06:50Et ce soir, il sera encore à l'aréna.
00:06:53Il y a 40 000 personnes.
00:06:54Il a fait une matinée à 14 heures.
00:06:56Et ce qui m'a le plus étonné, c'est de voir des...
00:06:58Quand je dis des gosses, 7 ans, 8 ans, 9 ans.
00:07:01Ils connaissent tout.
00:07:02Oui, mon fils de 3 ans et demi, il écoute Magicienne.
00:07:05Non, mais voilà, ça, c'est du vrai témoignage.
00:07:08Il écoute Magicienne, il a 3 ans et demi.
00:07:10Il est bien.
00:07:10Mais comment il en est arrivé à écouter Magicienne à 3 ans et demi ?
00:07:13À l'école.
00:07:13À l'école ?
00:07:14Non, mais c'est...
00:07:16Non, mais c'est drôle, d'ailleurs.
00:07:19Vraiment, Magicienne.
00:07:20Tomber du ciel...
00:07:21Bon, je chante trop mal, mais...
00:07:22Non, non, allez-y, allez-y, allez-y.
00:07:23Vous chantez bien mieux que moi, Pascal.
00:07:24Mais non, mais tomber du ciel...
00:07:27Donc, vous le chantez avec lui.
00:07:28Oui, oui.
00:07:28Et c'est festif.
00:07:29Bon, ben, ça, ça nous intéresse.
00:07:30C'est pas militant, en plus, si je vous l'entends.
00:07:31Alors, écoutez Ciel.
00:07:32Non, c'est pas militant.
00:07:34Alors, est-ce qu'on peut...
00:07:36Voyons une ou deux petites séquences.
00:07:37Il y a Je Me Tire et Ciel.
00:07:40Voyons la séquence Ciel.
00:07:41Ciel.
00:07:59Avout et bien là !
00:08:01Ciel, Ciel, Ciel, Ciel, Ciel, Ciel.
00:08:07Ciel, c'est pas de païs et ciel, c'est une cilocaine.
00:08:11Il y a J'en, en plus, il y a J'en.
00:08:18Ciel, c'est la vêtine.
00:08:20Ciel, c'est pas de païs et c'est une cilocaine.
00:08:24Alors évidemment nos amis d'Europe 1 n'ont que le son, mais c'est vrai que c'est bon enfant, vous savez ce mot qu'on disait jadis, bon enfant, et c'est agréable.
00:08:51Et dans ce monde tourmenté, rude, l'année 2025 quand même, elle n'est pas très joyeuse sur le plan politique, économique, ah oui bah je remercie, bon bah effectivement c'est pour ça qu'on a voulu mettre l'accent, ce début d'émission sur quelque chose de...
00:09:07Il chante très bien en plus, au-delà d'une semaine, il a une voix, il est une famille d'artistes, son père était chanteur, son frère vous l'avez dit est chanteur.
00:09:14C'est Djadjou, alors il est né à Kinshasa, il est né aux Aïrs, il a 39 ans je l'ai dit, et c'est vrai qu'il y a une énergie, de toute façon il n'y a jamais, pourquoi il faut en parler ?
00:09:26Parce qu'il n'y a jamais de hasard dans un succès comme celui-là, quand vous me dites que votre fille, votre fils ou votre fille ?
00:09:32Votre fille.
00:09:33Votre fils, pardon, de 3 ans et demi, chante magicienne à l'école, je trouve ça formidable.
00:09:40Donc je voulais commencer, écoutez Parisienne par exemple, Parisienne c'est quasiment le son.
00:09:47C'est du moment en tout cas.
00:09:48Bah écoutez Parisienne.
00:09:52Ah t'inquiète.
00:09:56Ah t'inquiète.
00:09:57Ouais t'inquiète, t'es la plus belle.
00:10:00Ouais, la plus belle de mon tel.
00:10:02Artificielle.
00:10:03Mais qui tire les ficelles ?
00:10:04Je suis comme en laisse.
00:10:06Je sens que parfois comme l'oseille tu t'en vas.
00:10:08Ce soir-là tu m'as laissé s'en voir ?
00:10:11Une nouvelle carrière vous attend.
00:10:14Moi je veux une Parisienne.
00:10:18Moi je veux une Parisienne.
00:10:22Parisienne.
00:10:25Je crois que j'ai rien maintenant.
00:10:26Bon, écoutez, voilà ce que je pouvais dire et je ne vous demande pas.
00:10:33Vous m'épatez quand même, vous connaissez toutes les chansons de toutes les générations, vous.
00:10:37Ah bah non, mais là, moins ça, pardonnez-moi, là, je lis les paroles.
00:10:41Je ne suis pas ironique.
00:10:42Oui, mais là...
00:10:44En tous les cas, ça prouve le racisme systémique de la société française dont on nous rebat les oreilles tout le temps, c'est que vous voyez, c'est...
00:10:51C'est-à-dire que tout le monde s'en fiche en fait.
00:10:54Ben alors, vous avez mis la discussion qui était légère sur un curseur politique, mais...
00:11:00C'est une petite blague pour dire qu'on est très contents de racisme, et l'idole de cette génération, c'est qui ?
00:11:07C'est bah tant mieux.
00:11:08Mais vous n'avez pas tort, et effectivement c'est aussi une éclure.
00:11:13Et puis ils chantent en français, alors c'est pas un français le plus pur qu'il soit, parce que c'est pas du Brassens, mais au moins ils chantent en français.
00:11:18Mais c'est pas du Brassens, c'est de la poésie.
00:11:21Alors que l'écrasante majorité des jeunes n'écoutent que des chansons en anglais.
00:11:24Non mais vous avez raison que...
00:11:26Et pas contre les flics, pas contre...
00:11:28C'est pas mal aussi.
00:11:30Bon, il est 9h11, et hélas, on va être obligé de parler d'une actualité infiniment plus rude,
00:11:36puisque j'ai lu hier le journal du dimanche, et j'ai lu ce qu'a dit Steve Bannon,
00:11:41et je dois dire que, d'ailleurs on recevra tout à l'heure Jean-Christophe Buisson et Jean Sivillat,
00:11:45on recevra Jean Sivillat d'ailleurs, qui viendra nous parler des guerres civiles,
00:11:49parce que les guerres civiles ont existé en France.
00:11:52Et là, le mot guerre civile, c'est lui qui l'emploie, Steve Bannon,
00:11:56et je me garderai bien de l'employer.
00:12:00Il est temps que le vieux continent se réveille,
00:12:03il annonce un conflit, il dit qu'il ne se trompe jamais,
00:12:07je sais pas si on a des déclarations,
00:12:11je ne comprends pas à quoi joue votre président,
00:12:14alors que la France affronte des difficultés énormes,
00:12:16ses problèmes structurels sont pourtant solubles,
00:12:18mais il faut quelqu'un qui ait le courage de s'y attaquer,
00:12:22a-t-il dit, qu'a-t-il dit encore,
00:12:24je pense être lucide, la France comme la Grande-Bretagne
00:12:26se dirige vers une situation de guerre civile,
00:12:29cela ne fait aucun doute à mes cieux,
00:12:31et je ne me suis jamais trompé sur l'Europe,
00:12:33c'est évidemment la phrase la plus forte aujourd'hui,
00:12:34Emmanuel Macron est incapable de mettre en place un gouvernement qui tienne,
00:12:37alors même que les Français traversent une crise financière majeure.
00:12:40Alors cette guerre civile,
00:12:41si on essaye de l'identifier,
00:12:44si j'ose dire, Macron va continuer à changer de gouvernement
00:12:46jusqu'à l'effondrement de la Vème République,
00:12:48et là vous aurez un problème systémique,
00:12:52vous allez rencontrer de grandes difficultés pour vendre votre dette,
00:12:55il peut arriver à Macron la même chose
00:12:56qu'à l'ancienne première ministre britannique,
00:12:58Liz Truss, etc.
00:13:00Les guerres civiles, ça veut dire quoi ?
00:13:03D'abord il y a l'extrême gauche qui veut le chaos,
00:13:05donc est-ce qu'on peut considérer que cette extrême gauche
00:13:08qui est contre la société capitaliste,
00:13:11a les moyens d'entrer en conflit et de faire basculer ?
00:13:14Ça c'est une piste, j'imagine, c'est là qu'il l'entend,
00:13:17et puis peut-être aussi une guerre, disons-le,
00:13:20j'allais dire de religion,
00:13:21en tout cas des oppositions entre des modes de vie,
00:13:25culturels, religieux, ethniques, tout ce que vous voulez,
00:13:28qui peuvent...
00:13:29C'est la phrase, la célèbre phrase, côte à côte, face à face.
00:13:34C'est ça dont il parle Simonnan,
00:13:35parce qu'il parle de l'immigration beaucoup dans cette interview.
00:13:37Mais il n'y a pas que ça, convenez qu'il n'y a pas que ça,
00:13:41de possibles foyers de conflits en France.
00:13:44Sa thèse, c'est celle-là.
00:13:45Eugénie Bastier.
00:13:46Moi déjà, c'est vrai que les leçons de guerre civile
00:13:48de la part des Etats-Unis,
00:13:49où il y a quand même une guerre civile larvée depuis deux siècles,
00:13:53et c'est quand même le pays de la guerre civile,
00:13:54c'est les Etats-Unis.
00:13:56Et aujourd'hui encore,
00:13:56avec des camps idéologiques extrêmement opposés,
00:14:00qui en viennent parfois jusqu'à se tirer les uns sur les autres.
00:14:03Moi, en France, je pense que je suis moins partisane,
00:14:06enfin, pas partisane,
00:14:08mais j'imagine moins un scénario de guerre civile
00:14:09qu'un scénario de partition,
00:14:11ou de séparation,
00:14:12ou d'archipélisation.
00:14:13Je pense que ce n'est pas vraiment la violence.
00:14:15Vous savez pourquoi ?
00:14:15Tout simplement, parce qu'on a un pays vieillissant.
00:14:17Dans un pays vieillissant, il n'y a pas de guerre civile.
00:14:18Quand vous avez un pays où il y a une moyenne d'âge
00:14:20aussi élevée que la nôtre,
00:14:22la guerre civile, il faut des forces jeunes en puissance.
00:14:24Il y a des forces jeunes.
00:14:25À l'extrême-gauche, il y a des forces jeunes.
00:14:27Oui, mais pas pour la masse.
00:14:28Moi, je crois plutôt à...
00:14:29Malheureusement, je ne sais pas quel est le scénario et le pire,
00:14:32un scénario de partition, de séparatisme,
00:14:35et des morceaux de territoire
00:14:36qui vont échapper peu à peu à la loi commune.
00:14:39Mais un affrontement physique,
00:14:40je n'y crois pas trop.
00:14:41Je me trompe peut-être.
00:14:42Non, je suis sur Bannon.
00:14:43Elisabeth Lévy.
00:14:44Bannon et aussi, j'ai lu ce qu'il dit sur l'Europe.
00:14:47D'ailleurs, il y a des choses que je partage.
00:14:49Il faut quand même voir ce qui se passe
00:14:50au sein du mouvement Maga,
00:14:51où on voit quand même,
00:14:53via la haine d'Israël,
00:14:55Renet, il n'y a quand même pas ce week-end,
00:14:57ou le week-end chez vous,
00:14:58il y a deux, trois jours,
00:14:59à la convention Maga,
00:15:00Shapiro, qui est un des influenceurs
00:15:02et qui était quand même proche du mouvement,
00:15:04s'est fait insulter.
00:15:06Ils sont en train de...
00:15:07Une bonne partie, d'ailleurs,
00:15:08veut lâcher Israël.
00:15:09Au nom de...
00:15:11On s'en fout, ce n'est pas notre guerre.
00:15:13Et il y a chez certains, si vous voulez,
00:15:15la volonté de retrouver une identité chrétienne,
00:15:19pas dans le sens où vous-même, par exemple,
00:15:21où nous-mêmes pouvons la défendre,
00:15:23si vous voulez,
00:15:24qui est notre substrat à tous,
00:15:25mais dans le sens où l'Amérique serait d'abord
00:15:28un pays blanc et chrétien,
00:15:29ce que Trump n'a pas fait.
00:15:31Trump a fait voter des minorités pour lui.
00:15:34Et donc, ça, moi, je trouve que c'est une conception
00:15:35de la nation, si vous voulez,
00:15:37aussi qui est en train de se faire jour,
00:15:39qui est inquiétante.
00:15:40Et ce n'est pas celle-là dont on défend.
00:15:41Je suis souvent d'accord avec ce que dit Eugénie Bastier
00:15:45concernant notamment la France.
00:15:47Mais ce que vous venez de dire, Eugénie,
00:15:49concernant les États-Unis,
00:15:51me paraît complètement à l'encontre de la réalité.
00:15:56Je vais aux États-Unis depuis 60 ans.
00:15:59J'ai 84 ans.
00:16:00Je vais tous les ans aux États-Unis.
00:16:02J'ai vu ce pays passer des démocrates aux républicains,
00:16:06de périodes plus ou moins agitées.
00:16:07Mais dire aujourd'hui, comme vous venez de le dire,
00:16:10que parce qu'il y a eu ce manifeste de Trump,
00:16:14les 33 pages de Trump...
00:16:16Ah non, je parlais de manifeste.
00:16:17Oui, non, le manifeste.
00:16:19Le manifeste qui a fait beaucoup parler.
00:16:21La stratégie nationale.
00:16:21Et qui fait dire à un homme,
00:16:25qui est quand même un grand magistère de la pensée française,
00:16:28qui est Thierry Breton,
00:16:29qui n'a cessé de se tromper et de dire des bêtises,
00:16:32de dire ce matin chez Sonia Mabrouk,
00:16:35comme vous un peu,
00:16:36mais la vraie guerre civile, c'est en Amérique.
00:16:39Et vous, vous rajoutez en plus,
00:16:40ça m'étonne de vous,
00:16:42vous rajoutez, ça fait 200 ans que ça dure.
00:16:44Eh bien, ce n'est pas vrai.
00:16:45Cela, ce n'est pas vrai, si vous voulez.
00:16:47Elle a dit l'harvée.
00:16:48Oui, l'harvée.
00:16:50Elle a dit l'harvée.
00:16:51Guerre civile, l'harvée.
00:16:52Et je trouve que l'harvée...
00:16:55Voilà, dans l'harvée, le mot est important.
00:16:57Il y a quand même une tension politique
00:16:59entre gauche et droite aux États-Unis.
00:17:01En France, on n'est pas épargné non plus,
00:17:02mais qui est très, très, très, très forte.
00:17:03Mais on s'entretue moins dans les rues.
00:17:06Écoutez.
00:17:07Il y a une centaine de milliers de morts
00:17:09par arme à feu chaque année aux États-Unis.
00:17:10Ne me sortez pas toujours la tarte à la crème
00:17:14de ce qui arrive sur les campus universitaires
00:17:18où il y a ici 10 morts, 12, 40.
00:17:21Ça, c'est quelque chose.
00:17:23C'est pas rien.
00:17:24Il y a quand même des centaines de milliers de morts.
00:17:24La tarte à la crème, c'est un peu...
00:17:26Oui, c'est une tarte à la crème
00:17:27parce que quand on veut parler d'écréditer l'Amérique,
00:17:30on commence par ça.
00:17:32Je vais vous dire par là que la guerre civile,
00:17:34la guerre civile.
00:17:35Il y a des vraies guerres civiles.
00:17:37Les guerres de religion, disait Pascal Praud,
00:17:39c'était des vraies guerres civiles.
00:17:40Il y en a eu d'autres dans l'histoire.
00:17:41La guerre de sécession, c'est pas une guerre civile ?
00:17:43La guerre d'Espagne, c'était une vraie guerre civile.
00:17:45Mais la guerre de sécession, c'est pas une guerre civile ?
00:17:46En France, nous avons une guerre...
00:17:48Alors pour le coup, larvée, le mot est juste.
00:17:50C'est la guerre civile larvée
00:17:51qui oppose des communautés
00:17:53et qui fait que dans toutes les villes de France,
00:17:56d'un certain niveau maintenant,
00:17:57même les grandes villes,
00:17:58mais les moyennes et les petites,
00:18:00on se tue au couteau tous les jours.
00:18:02Tous les jours, c'est pas une guerre civile, ça.
00:18:05C'est pas une guerre civile, ça.
00:18:05C'est pas une guerre civile, qui se bat contre les narcotrafiquants ?
00:18:07Qui ? Ce sont eux qui tuent ?
00:18:08On parlera tout à l'heure, parce que c'est tout pareil.
00:18:11Je trouve, écoutez...
00:18:12On est pas en guerre civile, Gérard Carréau.
00:18:13Le journal de dimanche a titré hier.
00:18:16Et si Trump avait raison,
00:18:18j'ai envie de dire, bah oui,
00:18:19quand j'entends les bêtises qu'on raconte aujourd'hui.
00:18:22Parce que la guerre civile américaine,
00:18:24on l'avait déjà,
00:18:25on entendait ça dans la presse française
00:18:27au moment de l'élection, la réélection de Trump.
00:18:30On vous disait, vous allez voir ce que vous allez voir.
00:18:32Si Trump gagne, les gens vont s'étriper dans les rouges.
00:18:35Et qu'est-ce qui s'est passé ?
00:18:36Et même le Figaro est très anti-Trump.
00:18:38Mais c'est incroyable.
00:18:40Le Figaro est très très anti-Trump.
00:18:42Et c'est leur droit, bien évidemment.
00:18:43Je ne suis pas anti-Trump,
00:18:44parce que j'ai même dit que j'ai retrouvé le document.
00:18:46Par exemple, Yves Tréhard,
00:18:47Yves Tréhard, je l'ai entendu,
00:18:49ce qu'il dit sur Trump...
00:18:50Je ne suis pas comptable de tous les propos
00:18:51qui sont tenus au Figaro.
00:18:52Non mais attendez.
00:18:53J'adore Yves Tréhard, vous le savez bien,
00:18:55c'est pas le sujet.
00:18:56C'est intéressant de voir que dans la droite française,
00:19:00le Figaro, qui est quand même un des organes
00:19:05qui a une parole de droite en France,
00:19:07est plutôt anti-Trump.
00:19:08Mais on n'est pas pro, on a le droit de critiquer.
00:19:10Sans être farouchement anti-Trump.
00:19:14J'ai dit que le document,
00:19:15c'est très intéressant,
00:19:18notamment sur la question du rapport.
00:19:19Le Figaro est plutôt anti-Trump.
00:19:20Oui, voilà.
00:19:21Non mais attendez, c'est pas vrai,
00:19:22il y a des gens comme Renaud Girard
00:19:23qui ont...
00:19:25Enfin, il y a des regards...
00:19:26Je dirais...
00:19:26Non, pas anti-Trump,
00:19:27il y a un pluralisme aussi.
00:19:29Alors, un pluralisme...
00:19:31En tout cas...
00:19:32D'un pluralisme.
00:19:34Mais vraiment,
00:19:35ce n'est pas du tout une critique dans ma bouche.
00:19:38Je connais bien Yves
00:19:39et toutes les plumes du Figaro.
00:19:42Mais en fait,
00:19:43ce qui est vrai dans le Figaro,
00:19:44c'est qu'il y a 50 nuances de droite,
00:19:46peut-être.
00:19:47Et qu'il y a une palette plus...
00:19:49Ça a toujours été comme ça.
00:19:49En fait, nos 200 ans,
00:19:50depuis lundi.
00:19:51Exactement.
00:19:52On va célébrer les 200 ans du Figaro
00:19:53qui est un grand journal
00:19:54et qu'il faut saluer.
00:19:55Peut-être le meilleur aujourd'hui
00:19:57quotidien français,
00:19:59celui...
00:20:00Je crois qu'il y a 450 journalistes,
00:20:02souvent avec Alexis et Brézet.
00:20:04Il faut investir dans un journal.
00:20:06Il faut effectivement beaucoup...
00:20:08Il faut payer les journalistes.
00:20:09Ça paraît bête,
00:20:10mais il faut les payer
00:20:10pour avoir du talent.
00:20:11Alors, je pourrais associer
00:20:12le Parisien aussi
00:20:13qui est évidemment
00:20:13un très bon journal aussi.
00:20:15C'est les deux grands journaux français
00:20:16mais qui ont des grandes rédactions.
00:20:18C'est pas le monde.
00:20:18Comment ?
00:20:19Le monde, non.
00:20:19Non, je...
00:20:21Non.
00:20:23Hélas.
00:20:24Le monde a une idéologie
00:20:28qui n'a pas le Figaro.
00:20:30Le Parisien a une honnêteté,
00:20:32une pluralité
00:20:33dans le Parisien
00:20:35et dans le Figaro
00:20:36qu'on ne retrouve pas dans le monde.
00:20:37Vous en êtes d'accord ?
00:20:39Bon, un pluralisme.
00:20:41Bon, qu'est-ce que vous vouliez dire ?
00:20:43Parce que vous demandiez la parole.
00:20:44Du coup, vous savez plus ce que vous vouliez dire.
00:20:46Vous avez un peu évaporé le sujet
00:20:47en parlant beaucoup de l'Amérique
00:20:48et très peu de la France.
00:20:50Moi qui ai vécu une guerre civile,
00:20:51qui ai bien connu une guerre civile
00:20:53pendant 15 ans,
00:20:53c'est celle du Liban.
00:20:55Je peux vous dire
00:20:55qu'une partie des conditions
00:20:57de la guerre civile libanaise
00:21:00comme celle de la guerre civile
00:21:01yougoslaves
00:21:02sont réunis en France
00:21:03à cause de l'islam,
00:21:05à cause de l'expansion de l'islam,
00:21:07à cause des frères musulmans
00:21:08qui grignotent tout peu à peu, etc.
00:21:10Mais qui restent des minorités actives,
00:21:12disons-le !
00:21:13Pour le moment,
00:21:14mais le nombre ne cesse de croître...
00:21:16Non, mais c'est des minorités.
00:21:17Les révolutions qui font des minorités.
00:21:19Le nombre ne cesse de croître,
00:21:21l'antisémitisme aussi,
00:21:23la veulerie des Français,
00:21:25malheureusement,
00:21:25c'est ça qui peut-être empêche
00:21:27une guerre civile.
00:21:29Et voilà, on en est là.
00:21:30Ce que vous appelez la veulerie,
00:21:32c'est une forme de résilience.
00:21:34Comme disait De Gaulle,
00:21:35les Français sont des veaux.
00:21:36Vous qui aimez De Gaulle...
00:21:38Les gens, je veux dire,
00:21:40que les gens n'ont pas envie
00:21:41de la violence,
00:21:42ça paraît quand même,
00:21:43les gens n'ont pas envie
00:21:44effectivement que les conflits
00:21:45se règlent dans la violence.
00:21:46Ce qui est frappant,
00:21:47c'est qu'à la fin des guerres
00:21:47des religions,
00:21:48on s'est en fait mis d'accord,
00:21:50c'est ça le consensus libéral
00:21:51pour dire,
00:21:52on ne va pas dire
00:21:53ce que c'est que la vie bonne,
00:21:55comment chacun doit vivre,
00:21:56on va se mettre d'accord,
00:21:57en gros,
00:21:58pour notre désaccord.
00:21:58Et c'est ça qui n'existe plus.
00:22:00C'est-à-dire,
00:22:01il y a un sondage
00:22:01qui vient de sortir
00:22:02qui nous dit
00:22:03qu'une proportion quand même
00:22:04très importante
00:22:06de la population musulmane
00:22:07dont vous parliez, Richard,
00:22:09pense que c'est la charia
00:22:10qui devrait régir
00:22:11les relations sociales en France.
00:22:13C'est quand même
00:22:14deux visions de la vie.
00:22:16Bon, écoutez,
00:22:17on a commencé avec Gims.
00:22:19Gims, il est converti à l'islam,
00:22:21il ne veut pas la charia en France,
00:22:22que je sache.
00:22:23Vous voyez,
00:22:23et vous avez tout le monde
00:22:24qui l'applaudit
00:22:25et tout ça se passe
00:22:27de la meilleure des façons.
00:22:29Je viens de dire
00:22:30qu'il y avait 30 à 40 %.
00:22:31Je n'ai pas dit
00:22:32que Gims sont partis.
00:22:33Donc voilà,
00:22:34il y a aussi
00:22:34de l'espoir,
00:22:36certainement.
00:22:36Voilà.
00:22:38Ce message d'espoir,
00:22:39il existe de fraternité
00:22:41qui peut exister.
00:22:42Ça peut être aussi
00:22:43un message de Noël.
00:22:44On rêve tous
00:22:45que toutes les religions
00:22:46puissent cohabiter
00:22:48les unes à côté des autres.
00:22:50Et même les athées.
00:22:50Bien évidemment.
00:22:52Oui,
00:22:52même les athées.
00:22:52Vous êtes athées,
00:22:54manifestement.
00:22:56Je ne répondrai pas
00:22:58à cette question.
00:22:58Je ne répondrai pas
00:23:00à cette question,
00:23:00mais j'aimerais
00:23:01qu'on n'oublie pas.
00:23:02Dans l'histoire
00:23:03de la France,
00:23:04il y a aussi des athées,
00:23:07il y a aussi des anticléricaux.
00:23:08Ça fait aussi partie
00:23:09de notre histoire.
00:23:10Je sais,
00:23:10tout fait partie
00:23:11de notre histoire.
00:23:11Charles Hebdo,
00:23:12c'est notre histoire aussi.
00:23:13Bien sûr.
00:23:14Bon, allez,
00:23:14Parisienne,
00:23:16à tout de suite.
00:23:17Chantons.
00:23:17Pierre de Villiers
00:23:21est avec nous
00:23:21pour le succès
00:23:22des armes de la France.
00:23:24Bonjour mon général.
00:23:25Bonjour monsieur.
00:23:26Vous allez bien ?
00:23:27Écoutez, ça va.
00:23:29Nantes a gagné hier,
00:23:30donc on est de bonne humeur.
00:23:31Vous parlez du FC Nantes.
00:23:32Exactement.
00:23:33Le FC Nantes de monsieur Kitta.
00:23:35Exactement.
00:23:35Qui a gagné 5-3.
00:23:36Oui.
00:23:37Contre Concarneau.
00:23:39Concarneau à Concarneau.
00:23:41Oui.
00:23:41Et ensuite,
00:23:42on tombe contre Nice.
00:23:43C'est pour ça que vous êtes,
00:23:45je crois que Hervé Matou
00:23:47va vous intégrer
00:23:47dans sa team
00:23:48du Canal Football Club.
00:23:51Pourquoi pas ?
00:23:51Mais la famille de Villiers
00:23:52joue beaucoup au football.
00:23:54Nous avons ce virus familial.
00:23:56Nous sommes des passionnés.
00:23:57Parait-il,
00:23:58c'est Camus qui disait
00:23:59que tout ce qu'il a appris
00:24:00de la morale,
00:24:01il l'a appris
00:24:01dans une équipe de foot.
00:24:02C'est souvent ce qu'on cite.
00:24:03C'est une phrase
00:24:04un peu comme ça.
00:24:05Vous jouiez quelle place
00:24:06quand vous jouiez au football ?
00:24:07Je dis souvent
00:24:07j'ai réussi ma carrière militaire
00:24:09grâce au foot.
00:24:10Vous jouiez quelle place ?
00:24:11Je jouais 8 ou 10.
00:24:12Et votre frère Philippe
00:24:14jouait quelle place ?
00:24:15Philippe était 6
00:24:17puis ensuite en vieillissant
00:24:18il a reculé
00:24:19comme défenseur 5.
00:24:21Il a beaucoup reculé
00:24:22effectivement.
00:24:23Mais là j'ai l'impression
00:24:24qu'il avance en ce moment.
00:24:26Écoutez,
00:24:27c'est la jeunesse.
00:24:29Vous,
00:24:29vous êtes plus jeune
00:24:31que Philippe.
00:24:32Nous avons 8 ans d'écart.
00:24:34Et c'est lui le chef ?
00:24:36Écoutez,
00:24:37c'est le droit d'Anais.
00:24:39C'est le droit d'Anais.
00:24:40Bon,
00:24:40vous êtes proche ?
00:24:42Bien sûr,
00:24:43nous avons un esprit de famille
00:24:44très ancré.
00:24:46Nos parents nous ont appris
00:24:48une chose très importante pour nous,
00:24:50c'est l'amour de la France.
00:24:52Et puis peut-être
00:24:53une deuxième chose,
00:24:54c'est le courage
00:24:54de défendre nos convictions.
00:24:56Bon,
00:24:56on va en parler ensemble.
00:24:57Il est 9h30.
00:24:58Je ne sais pas si j'ai bien fait
00:24:59de vous inviter aujourd'hui.
00:25:00Si, si.
00:25:01Écoutez,
00:25:02j'ai lu les titres de chapitres.
00:25:05Vers la guerre.
00:25:06Qui est l'ennemi ?
00:25:07Pouvons-nous gagner la guerre ?
00:25:08Aux armes citoyens.
00:25:10Les trois lignes maginaux.
00:25:11Cap sur une vraie nouvelle stratégie.
00:25:13Je vous assure,
00:25:14on est le 22 décembre.
00:25:15Je ne sais pas
00:25:16si vous n'allez pas
00:25:17nous plomber le réveillon.
00:25:18Mais on en parle
00:25:19dans une seconde.
00:25:209h31,
00:25:20Augustin Donadieu.
00:25:25Bonjour Pascal.
00:25:26Bonjour à tous.
00:25:27Le gouvernement devrait présenter
00:25:29ce soir en urgence
00:25:29une loi spéciale
00:25:31lors d'un conseil
00:25:31des ministres exceptionnels.
00:25:33L'objectif,
00:25:33sortir de l'impasse budgétaire
00:25:35après l'échec
00:25:36de l'examen du budget
00:25:37par l'Assemblée nationale.
00:25:38Le principe de la loi spéciale
00:25:40est de garantir
00:25:40le fonctionnement minimum
00:25:41des services publics
00:25:43et de financer
00:25:43les services votés
00:25:44jusqu'à l'adoption
00:25:45du prochain budget.
00:25:46Les investissements
00:25:47déjà lancés
00:25:48seront honorés
00:25:49et les prestations versées.
00:25:52L'enquête se poursuit
00:25:53pour comprendre
00:25:54comment deux personnes
00:25:55sont mortes
00:25:55après que leur voiture
00:25:56est tombée dans la Seine.
00:25:58Cela s'est passé
00:25:58dans la nuit
00:25:59de samedi à dimanche
00:26:00à Putot
00:26:00dans les Hauts-de-Seine.
00:26:01Un homme et une femme
00:26:02ont été extraits
00:26:02par les plongeurs
00:26:03des sapeurs-pompiers
00:26:04de Paris.
00:26:05L'enquête a été confiée
00:26:06au commissariat de la ville.
00:26:09Et le Premier ministre australien
00:26:11a présenté lundi
00:26:12ses excuses
00:26:13à la communauté juive
00:26:14du pays
00:26:14pour l'attentat antisémite
00:26:15de la plage
00:26:16de Bondi
00:26:17à Sydney.
00:26:17Attaque qui a fait 15 morts
00:26:19le 14 décembre dernier.
00:26:21Je ressens le poids
00:26:22de la responsabilité
00:26:23pour les atrocités survenues
00:26:24alors que je suis Premier ministre
00:26:26a déclaré le chef
00:26:27du gouvernement australien.
00:26:28Pierre De Villiers
00:26:29est avec nous ce matin
00:26:29pour le succès
00:26:30des armes.
00:26:32C'est le titre
00:26:32chez Fayard.
00:26:35On vous avait sans doute
00:26:35vu la une du journal
00:26:36du dimanche hier
00:26:37et si Trump avait raison
00:26:38et ce qu'annonce
00:26:40Steve Bannon,
00:26:41c'est un conflit
00:26:42en France.
00:26:43On était avec
00:26:44Christian Saint-Étienne
00:26:45la semaine dernière
00:26:46qui parlait de Trump
00:26:47et qui effectivement
00:26:48en parlait peut-être
00:26:49comme d'autres
00:26:50n'en parlent pas.
00:26:51Il y a deux manières
00:26:51de voir Trump.
00:26:52soit on dit
00:26:53il peut nous aider
00:26:54parce que précisément
00:26:55il nous dit
00:26:56il est lucide
00:26:57et il nous dit
00:26:58faites attention
00:26:58l'Europe va mal
00:27:00réveillez-vous
00:27:01soit effectivement
00:27:02c'est quelqu'un
00:27:05qui jette de l'huile
00:27:05sur le feu
00:27:06et qui enflamme
00:27:08ou électrolise
00:27:09les rapports internationaux.
00:27:12Bon,
00:27:12mais écoutons
00:27:13ce que disait
00:27:13Christian Saint-Étienne
00:27:14il y a quelques jours.
00:27:17Trump ne nous attaque pas
00:27:19il révèle nos failles.
00:27:20Alors la construction européenne
00:27:23elle a été imaginée
00:27:24dans l'hiver 56-57
00:27:26on ne peut pas faire
00:27:27d'économie
00:27:27ou de géopolitique
00:27:28sans regarder l'histoire
00:27:30et quand on imagine
00:27:32la construction de l'Europe
00:27:33dans l'hiver 56-57
00:27:35autour de la table
00:27:36il y a six hommes
00:27:36cinq ont plus de 60 ans
00:27:39et un a 45 ans
00:27:40mais c'est le français
00:27:41qui est accompagné
00:27:42par le directeur
00:27:43des affaires politiques
00:27:44du Quai d'Orsay
00:27:45qui a également
00:27:46plus de 60 ans.
00:27:47On imagine donc
00:27:48à ce moment-là
00:27:48qu'ils ont vécu
00:27:49deux guerres mondiales
00:27:50dans leur chair
00:27:51et dans leur vie
00:27:51ils ont peut-être perdu
00:27:52des frères
00:27:53des enfants
00:27:54et donc la question
00:27:56à ce moment-là
00:27:56c'est qu'il n'y ait plus
00:27:57jamais de puissance européenne
00:27:59c'est le cœur
00:28:00du traité de Rome
00:28:01on ne doit plus jamais
00:28:02avoir de puissance européenne
00:28:04ça ne pose pas de problème
00:28:05à ce moment-là
00:28:06parce qu'on est au moment
00:28:08du tiers-monde
00:28:09les trois quarts
00:28:10des pays de la planète
00:28:11sont dans le tiers-monde
00:28:12on a l'Union soviétique
00:28:13en face
00:28:14et ces six pays
00:28:15sont sous contrôle américain
00:28:16donc pas de puissance européenne
00:28:18à ce moment-là
00:28:19ça ne pose pas de problème
00:28:20seulement 60 ans après
00:28:21qu'est-ce qui se passe
00:28:22non seulement
00:28:23les États-Unis
00:28:25renoncent à leur rôle
00:28:26de gardiens
00:28:27de l'ordre mondial
00:28:28qu'ils ont construit eux-mêmes
00:28:29à partir de Bretton Woods
00:28:30en 1944
00:28:31mais on est
00:28:33dans un moment historique
00:28:34où les grandes puissances
00:28:36de la planète
00:28:36mènent des politiques
00:28:38extrêmement offensives
00:28:39donc l'Europe
00:28:41qui s'est voulue
00:28:43comme une non-puissance
00:28:44apparaît comme une proie
00:28:46nous ne sommes rien d'autre
00:28:47qu'une proie
00:28:48une analyse
00:28:50me semble-t-il
00:28:51oui
00:28:51c'est pour ça
00:28:52que j'ai repris ma plume
00:28:53c'était pas mon intention
00:28:54mais quand j'ai vu
00:28:56au printemps dernier
00:28:57le thème du réarmement
00:28:58réapparaître
00:28:59je me suis dit que
00:29:01peut-être que j'ai eu tort
00:29:03d'avoir raison trop tôt
00:29:04en 2017
00:29:04c'est pour ça
00:29:05que je suis parti en 2017
00:29:07c'est un désaccord budgétaire
00:29:08mais c'était le fond du sujet
00:29:10qui était le désaccord
00:29:11je voyais bien
00:29:12monter en puissance
00:29:13les états puissances
00:29:15depuis 20 ans
00:29:17qui réarmait
00:29:18de 5 à 10% par an
00:29:19le terrorisme islamiste radical
00:29:21qui est un cancer
00:29:22qui se développait
00:29:23qui continue à se développer
00:29:24au travers
00:29:25de mouvements organisés
00:29:27ou d'individus radicalisés
00:29:28le désengagement américain
00:29:30que je sentais venir
00:29:31parce que
00:29:32certes
00:29:32Trump est un accélérateur
00:29:34mais ce mouvement
00:29:35est en marche
00:29:36depuis très longtemps
00:29:37on le voit bien
00:29:38cette bascule
00:29:39vers le Pacifique
00:29:40et vers l'adversaire
00:29:41qui est le chinois
00:29:42je voyais
00:29:43les migrations massives
00:29:45qui allaient
00:29:46finalement changer
00:29:47le visage du monde
00:29:48l'Afrique
00:29:491,3 milliards d'habitants
00:29:50aujourd'hui
00:29:502,5 milliards en 2050
00:29:52donc plus de la moitié
00:29:53ont moins de 25 ans
00:29:54je voyais tous ces mouvements
00:29:56et je voyais
00:29:57une forme d'endormissement
00:29:58de myopie collective
00:29:59dans les pays européens
00:30:02qui désarmait
00:30:03depuis des décennies
00:30:05depuis la chute
00:30:06du mur de Berlin
00:30:06en savourant
00:30:08les délices
00:30:08des dividendes de la paix
00:30:09voilà
00:30:10maintenant nous y sommes
00:30:11nous sommes au pied du mur
00:30:12j'espère qu'il sera pas trop tard
00:30:14bon
00:30:14je vais vous poser une question
00:30:15la plus naïve du monde
00:30:17et qui est celle
00:30:18d'un béotien
00:30:20quel sens
00:30:21a le réarmement
00:30:22lorsque des puissances
00:30:24ont l'arme nucléaire
00:30:26c'est-à-dire que
00:30:26si demain
00:30:27une guerre
00:30:28à Dieu ne plaise
00:30:29se mettait en place
00:30:31quand on a le feu nucléaire
00:30:33et cette question
00:30:34elle est
00:30:34franchement
00:30:35elle est bête comme chou
00:30:36pardonnez-moi de le dire comme ça
00:30:37mais quel sens
00:30:39a d'investir
00:30:40massivement
00:30:40si en face de vous
00:30:42vous avez quelqu'un
00:30:42qui met le bouton nucléaire
00:30:44et qui peut détruire
00:30:45Paris en une seconde
00:30:46je raconte dans mon livre
00:30:48les trois lignes Maginot
00:30:49et là vous êtes sur la première
00:30:51mon général
00:30:52qui va nous attaquer
00:30:55nous avons la dissuasion nucléaire
00:30:56c'est une ligne Maginot
00:30:58c'est-à-dire que
00:30:59c'est une ligne
00:31:00qui sera facilement contournée
00:31:01on le voit d'abord
00:31:02avec le conflit
00:31:03en Ukraine
00:31:04entre l'Ukraine et la Russie
00:31:06la Russie est une puissance nucléaire
00:31:07et pourtant
00:31:08c'est un conflit conventionnel
00:31:10pourquoi la puissance nucléaire
00:31:12pourquoi la dissuasion
00:31:13a fonctionné
00:31:13avec la chute du mur de Berlin
00:31:15parce que cette dissuasion
00:31:17s'accompagnait
00:31:18du même seuil de suffisance
00:31:21pour les forces conventionnelles
00:31:23ce qui garantissait
00:31:24la crédibilité
00:31:25de la dissuasion nucléaire
00:31:27et c'est bien le couple
00:31:28entre les deux
00:31:29qui est nécessaire
00:31:30aujourd'hui
00:31:30nous avons la dissuasion nucléaire
00:31:32elle est autonome
00:31:34suivant l'indépendance nationale
00:31:36le concept voulu
00:31:38par le général de Gaulle
00:31:39et totalement faite
00:31:41au plan national
00:31:42au plan industriel
00:31:43c'est remarquable
00:31:45c'est un exploit
00:31:45nous sommes
00:31:46parmi les meilleurs du monde
00:31:47sur le plan
00:31:48de la dissuasion nucléaire
00:31:49évidemment
00:31:49avec des chercheurs
00:31:51des ingénieurs incroyables
00:31:52mais simultanément
00:31:54pour financer le nucléaire
00:31:55nous avons taillé
00:31:57nous avons roulé
00:31:59des étendards
00:31:59nous avons supprimé
00:32:00des régiments
00:32:01nous avons désarmé
00:32:02des bateaux
00:32:02et nous avons une force conventionnelle
00:32:04une armée
00:32:04qui est la meilleure d'Europe
00:32:06aujourd'hui
00:32:07mais échantillonnaire
00:32:08pourquoi vous dites
00:32:09que c'est la meilleure d'Europe
00:32:10pourquoi vous dites
00:32:11que c'est la meilleure d'Europe
00:32:12qu'est-ce qui permet
00:32:14de dire que la France
00:32:15est la meilleure d'Europe
00:32:15parce qu'en opération
00:32:16c'est facile de voir
00:32:17combien de soldats
00:32:18on peut projeter
00:32:19quel type d'opération
00:32:21on peut faire
00:32:21et on le voit bien
00:32:22qu'avec les anglais
00:32:24nous sommes les deux pays
00:32:25capables de faire
00:32:26des opérations de guerre
00:32:27mais la guerre
00:32:28c'est autre chose
00:32:29la guerre
00:32:29c'est la dureté de la guerre
00:32:30regardez
00:32:31quand je vois
00:32:33tous ces gens
00:32:34qui encouragent
00:32:34au maintien de la guerre
00:32:35en Ukraine
00:32:36c'est très bien
00:32:36mais il y a des journées
00:32:38à mille morts
00:32:38mille morts
00:32:39c'est une boucherie
00:32:41la guerre moderne
00:32:42avec les nuages de drones
00:32:43qui s'abattent
00:32:44sur les groupes de combat
00:32:45terrorisés
00:32:46et laminés
00:32:47donc
00:32:48nous ne sommes plus capables
00:32:50d'endurer
00:32:51la dureté de la guerre
00:32:53et puis la guerre
00:32:53c'est long
00:32:54il faut des stocks
00:32:55c'est une industrie de stocks
00:32:57qu'il faut composer
00:32:58des stocks de munitions
00:32:59des stocks de pièces de rechange
00:33:01et puis des équipements
00:33:02de rechange
00:33:02mais monsieur De Villiers
00:33:04on n'a plus un centime
00:33:05oui
00:33:06on n'a plus d'argent
00:33:07c'est précisément
00:33:08on n'y arrive pas
00:33:10donc ce que vous dites là
00:33:12il y a beaucoup de gens
00:33:12qui nous écoutent
00:33:13d'abord
00:33:13qu'est-ce que
00:33:14je vais essayer de traduire
00:33:15ce que pensent
00:33:17les gens qui nous écoutent
00:33:18d'abord ils pensent
00:33:18que ça n'arrivera pas
00:33:19ils se disent
00:33:20la guerre
00:33:21ça n'arrivera pas
00:33:22alors je ne suis pas d'accord
00:33:23avec vous
00:33:23c'était vrai
00:33:24il y a quelques années
00:33:26et quelques mois peut-être
00:33:27ils disent ça n'ira pas
00:33:28après ils disent
00:33:29si ça arrive
00:33:30si ça arrive
00:33:31ça sera comme les masques
00:33:33on est nul
00:33:34c'est-à-dire qu'on dure deux jours
00:33:35ils disent qu'on n'a aucun stock
00:33:36rien du tout
00:33:36c'est-à-dire que personne n'imagine
00:33:38qu'on puisse résister
00:33:39à une guerre
00:33:40qui se mette en place
00:33:40je vous traduis
00:33:41évidemment je n'ai pas de preuve
00:33:44de tout ce que je dis
00:33:45c'est un sentiment que j'ai
00:33:47les gens disent
00:33:47bah oui on n'y arrivera pas
00:33:48parce qu'on est trop faible
00:33:50on n'a personne
00:33:50on a combien d'hommes
00:33:52aujourd'hui
00:33:54le service militaire
00:33:54n'existe plus
00:33:55donc nous avons 200 000 militaires
00:33:57qui sont sans doute
00:33:58les plus performants
00:33:59et des gens tout à fait remarquables
00:34:00parce que quand vous les écoutez
00:34:01ces gens-là
00:34:02moi quand j'écoute ces gens-là
00:34:04la qualité intellectuelle
00:34:05la qualité morale
00:34:06de ces gens-là
00:34:08l'engagement qui est le leur
00:34:09je veux dire
00:34:10il y a encore des gens
00:34:11qui croient en certaines choses
00:34:12et on les retrouve
00:34:13précisément dans l'armée française
00:34:15oui mais votre analyse
00:34:18le doute c'est le début
00:34:20de la défaite
00:34:20moi je ne peux pas
00:34:21me résoudre
00:34:22à cette situation
00:34:23de dire que la France
00:34:25a déjà perdu la guerre
00:34:26avant la guerre
00:34:26mais on a combien
00:34:28on paraît-il que j'ai lu
00:34:29on avait trois jours
00:34:30de stock de munitions
00:34:31c'est vrai ou pas ?
00:34:33non mais est-ce que c'est vrai ?
00:34:34alors dans certains domaines
00:34:36dans certaines munitions
00:34:37nous avons quelques jours
00:34:39de stock incontestablement
00:34:40quelques jours simplement
00:34:41mais bien sûr
00:34:41mais bien sûr
00:34:42vous dites la guerre c'est non
00:34:43parce que ça coûte cher
00:34:45les stocks
00:34:45et que nous étions
00:34:46dans une logique de paix
00:34:47la paix éternelle
00:34:48la guerre est derrière nous
00:34:50et je pense que cette situation
00:34:52elle est réformable
00:34:55sinon je n'aurais pas écrit mon livre
00:34:56il faut simplement
00:34:57faire un effort budgétaire important
00:34:59beaucoup plus important
00:35:00que l'effort qui a été réalisé
00:35:02que je ne nie pas
00:35:03depuis quelques années
00:35:04mais qui est un peu
00:35:05un faux semblant
00:35:06par rapport à la dégradation
00:35:07de la situation
00:35:08voilà ce qu'il faut faire
00:35:09après tout est possible
00:35:12rien n'est désespéré
00:35:14trouver 5 milliards par an
00:35:16c'est tout à fait possible
00:35:17simplement
00:35:18il va falloir prendre
00:35:19des mesures courageuses
00:35:20mais je voulais juste vous dire
00:35:21alors je sais bien
00:35:23quand on parle de l'histoire
00:35:23maintenant on est nostalgique
00:35:25et quand on est nostalgique
00:35:26on est ringard
00:35:27mais l'histoire c'est très intéressant
00:35:2970
00:35:301870
00:35:311914
00:35:321939
00:35:33trois cas
00:35:34complètement différents
00:35:35historiquement
00:35:36c'est vrai
00:35:36un point commun
00:35:37c'est ce que vous dites
00:35:39crise politique
00:35:40crise économique
00:35:41crise sociale
00:35:42crise budgétaire
00:35:43endettement massif
00:35:45incapacité de réarmer
00:35:47défaites
00:35:47dans les trois cas
00:35:48défaites
00:35:49et je ne voudrais pas
00:35:50que ce cycle infernal
00:35:51dans lequel quand même
00:35:52nous nous trouvons un peu
00:35:54avec un endettement massif
00:35:553500 milliards de dettes
00:35:58c'est colossal
00:35:59115% du PIB
00:36:00c'est vrai qu'on est neutralisé
00:36:02mais tout est possible
00:36:03il faudra être courageux
00:36:04je le dis
00:36:05réformer l'Etat
00:36:06il faudra
00:36:07oui mais réformer l'Etat
00:36:08on n'y arrive pas
00:36:09manifestement c'est impossible
00:36:10les français ne veulent pas
00:36:11on ne veut pas le faire
00:36:12oui quoi les français ne veulent pas non plus
00:36:13donc c'est
00:36:13le fait la poule
00:36:15on n'y arrive pas
00:36:16les français
00:36:16ils ne veulent pas
00:36:17mais en tout cas
00:36:18Emmanuel Macron ne l'a pas fait
00:36:19alors je voulais vous faire écouter
00:36:20deux ou trois choses
00:36:21je voulais vous faire écouter Trump
00:36:22d'abord pour que vous me disiez
00:36:23ce que vous pensez de Trump
00:36:24et Trump a fait une sortie
00:36:26sur les médicaments français
00:36:28qui est quand même lunaire
00:36:29puisqu'il explique
00:36:30qu'Emmanuel Macron
00:36:32va être obligé
00:36:33d'augmenter
00:36:34le prix
00:36:35des médicaments
00:36:36en France
00:36:36et pourquoi ça
00:36:37si j'ai bien compris la démonstration de Trump
00:36:40c'est parce que
00:36:40s'il ne les augmente pas
00:36:42les produits français
00:36:44qui partiront
00:36:45pour les Etats-Unis
00:36:45il y aura une
00:36:46taxe de 30%
00:36:49douaniers
00:36:49et pourquoi
00:36:50parce que Trump
00:36:51veut que les médicaments français
00:36:53soient payés le même prix
00:36:54que les médicaments américains
00:36:56c'est lunaire
00:36:58parce que c'est pas l'Elysée
00:36:59qui fixe le prix des médicaments
00:37:00mais je vous assure
00:37:01c'est lunaire
00:37:02et c'est vrai que ce président Trump
00:37:03il a de quoi parfois
00:37:04inquiéter
00:37:05lors de ses sorties
00:37:06écoutez ce qu'a dit Trump
00:37:07sur les médicaments
00:37:08mais je dirais
00:37:11le chef de France
00:37:12c'est un exemple
00:37:13je suis désolé
00:37:14mais vous allez avoir
00:37:15de double ou triple
00:37:16vos prix
00:37:17pour les drugs
00:37:18non, non, non
00:37:20nous ne ferons pas
00:37:20oh oui vous allez
00:37:21je dis oui vous allez
00:37:22100%
00:37:23non, non, non
00:37:25nous ne ferons pas
00:37:26bien sûr
00:37:27je ne peux pas
00:37:28je dis oui vous allez
00:37:29non je ne vais pas
00:37:30oui vous allez
00:37:32et
00:37:34il y a eu une intervention
00:37:49de l'Elysée
00:37:49qui a dit
00:37:50que ce n'était pas
00:37:50au président de la république
00:37:51de fixer le prix des médicaments
00:37:52ce qui est vérifiable
00:37:54et ce qui est véridique
00:37:55moi je trouve que cette séquence
00:37:56elle est terrifiante
00:37:57parce que
00:37:57quiconque est un peu patriote
00:37:59autour de ce plateau
00:38:00peut se dire
00:38:00on ne peut pas supporter ça
00:38:01de la part du président américain
00:38:02on peut par ailleurs dire
00:38:03qu'il a raison par moments
00:38:04etc
00:38:04mais là
00:38:05c'est assez insupportable
00:38:06de l'entendre
00:38:06là on est presque
00:38:08dans le registre de l'humiliation
00:38:09vis-à-vis du président Macron
00:38:11c'est pour ça que moi
00:38:12j'ai du mal
00:38:12avec une certaine droite patriote
00:38:14qui est alignée totalement
00:38:15sur Trump
00:38:16Trumpiste
00:38:16parce que quand on l'entend là
00:38:17je suis désolé
00:38:17le patriotisme
00:38:18et le souverainisme
00:38:19on doit défendre nos intérêts
00:38:20on ne doit pas s'aligner
00:38:21sur les intérêts américains
00:38:22et là il nous attaque
00:38:23je ne dis pas
00:38:24parfois il a raison
00:38:25quand il dit
00:38:26que l'Europe doit se débrouiller
00:38:27sans l'aide américaine
00:38:28il a raison
00:38:29quand il dit
00:38:29que l'immigration
00:38:30est un problème terrible
00:38:31dans l'Europe
00:38:32ça je suis d'accord avec lui
00:38:33mais quand il cherche
00:38:34à nous humilier
00:38:34moi en tant que patriote française
00:38:36je suis désolé
00:38:37on ne peut pas se résoudre
00:38:38là où vous avez raison
00:38:40ce qui est sidérant
00:38:41c'est de voir le souverainisme
00:38:42une partie des souverainistes
00:38:45c'est voulait tout d'un coup
00:38:46trouver effectivement
00:38:47des mérites à cela
00:38:48mais Trump
00:38:49c'est coutumier du fait
00:38:50depuis le début
00:38:50il piétine ses alliés
00:38:52c'est-à-dire
00:38:54c'était pas plus acceptable
00:38:56qu'il décide
00:38:57qu'il dise
00:38:58qu'il allait renveillir
00:38:58le Canada non plus
00:38:59je suis absolument d'accord
00:39:01avec l'analyse de génie
00:39:02c'est-à-dire que
00:39:03Trump peut éveiller
00:39:04certaines consciences
00:39:06sur la situation
00:39:07de l'Europe
00:39:08mais effectivement
00:39:09les patriotes
00:39:10que nous sommes
00:39:11les souverainistes
00:39:12que nous sommes
00:39:13doivent d'abord
00:39:14défendre les intérêts
00:39:15de la France
00:39:15avant ceux des Etats-Unis
00:39:16me semble-t-il
00:39:17c'est pour ça que
00:39:18Pierre de Villiers
00:39:19c'est la force
00:39:20qui paye
00:39:21comme revenus
00:39:22nous sommes revenus
00:39:24à des rapports de force
00:39:24mais ça a toujours existé
00:39:25pardonnez-moi
00:39:26le rapport de force
00:39:27entre les Etats
00:39:27il n'y a pas
00:39:28les Etats
00:39:29c'est de Gaulle
00:39:29qui vivait
00:39:30la force est plus importante
00:39:32que dans une période
00:39:33de stabilité
00:39:34et de paix
00:39:35oui mais nous
00:39:35on n'est pas très fort
00:39:36nous sommes
00:39:37nous sommes forts
00:39:38beaucoup plus forts
00:39:39qu'on ne le croit
00:39:39vous savez
00:39:40moi j'étais chef d'état-major
00:39:41des armées
00:39:41et quand j'allais
00:39:43à l'étranger
00:39:43j'étais reçu
00:39:44à l'égal
00:39:45on était deux
00:39:47à l'égal
00:39:47du chef d'état-major américain
00:39:49et c'est là
00:39:51que j'ai pris conscience
00:39:52que la France
00:39:53pas les Français
00:39:54la France est beaucoup plus forte
00:39:56qu'elle ne pense
00:39:56et peut-être que les Français
00:39:57ne s'en rendent pas compte
00:39:58et c'est ça qu'il faut
00:40:00c'est redonner
00:40:01à la France
00:40:01et aux Français
00:40:02la fierté légitime
00:40:04de notre pays
00:40:04notre pays a une histoire
00:40:06une géographie
00:40:07une gastronomie
00:40:08aux Etats-Unis
00:40:09la France est admirée
00:40:10je vous assure
00:40:11et quand j'étais
00:40:13chef d'état-major
00:40:14j'étais le chef
00:40:15des pays européens
00:40:16parce que j'incarnais
00:40:17la première armée
00:40:18de l'Europe
00:40:19par exemple
00:40:20vous incarnez aussi
00:40:21ce que vous dites
00:40:22aujourd'hui
00:40:23c'est ce que vous disiez
00:40:24il y a 8 ans
00:40:24et vous avez été viré
00:40:25pour ça
00:40:26alors je n'ai pas été viré
00:40:27si je peux me permettre
00:40:28je n'ai pas l'impression
00:40:30que j'ai eu
00:40:30et ils auraient été
00:40:31bien contents
00:40:32que je reste
00:40:32donc ce n'est pas
00:40:33exactement comme ça
00:40:34que ça s'est passé
00:40:34en tout cas
00:40:35le président Macron
00:40:36ne vous a pas entendu
00:40:37oui
00:40:39c'est à dire que
00:40:40et vous lui avez dit
00:40:42des choses
00:40:43qu'il n'a pas voulu entendre
00:40:44parce que votre analyse
00:40:44n'était bonne
00:40:45je pense que
00:40:46peut-être que
00:40:48j'avais raison trop tôt
00:40:49et peut-être que
00:40:50ma conception
00:40:50de la gouvernance
00:40:53comme on dit aujourd'hui
00:40:54du commandement
00:40:55dans les armées
00:40:56c'est l'anticipation
00:40:57l'anticipation
00:40:58le temps long
00:40:59et peut-être que
00:41:00nous sommes trop
00:41:01dans une gouvernance
00:41:02du temps plat
00:41:03du présent
00:41:04aujourd'hui
00:41:05quand vous parlez
00:41:06de l'histoire
00:41:06vous êtes nostalgique
00:41:07quand vous regardez
00:41:08le futur
00:41:09à 10 ans
00:41:10vous êtes un doux rêveur
00:41:11il faut gérer
00:41:12aujourd'hui
00:41:12gérer les affaires courantes
00:41:13la dépêche AFP
00:41:15de l'après-midi
00:41:15c'est peut-être la différence
00:41:17sauf que là
00:41:17le président Macron
00:41:18il a mis un porte-avions
00:41:20pour 2038
00:41:21mais moi quand j'entends
00:41:22un porte-avions 2038
00:41:23j'espère qu'il n'y a pas
00:41:24de guerre avant
00:41:25pardonnez-moi de le dire
00:41:26comme ça
00:41:27on garde le Charles de Gaulle
00:41:29alors on garde le Charles de Gaulle
00:41:30mais ça il a plutôt raison
00:41:32parce que là
00:41:33c'est le temps long
00:41:34donc vous lui dites
00:41:35et il a raison
00:41:36c'est l'officialisation
00:41:38d'une décision
00:41:38qui est prise
00:41:39depuis de nombreuses années
00:41:40parce que
00:41:41les études amants
00:41:42il y a longtemps
00:41:43qu'elles sont commencées
00:41:44pour remplacer
00:41:45le porte-avions
00:41:46Charles de Gaulle
00:41:47en 2038
00:41:48donc bien sûr
00:41:49qu'il a raison
00:41:50mais quand j'étais
00:41:51en tête à tête
00:41:51avec le président Hollande
00:41:52dans nos réunions
00:41:54dissuasion nucléaire
00:41:55je le laissais s'asseoir
00:41:57et je lui disais
00:41:57maintenant que vous êtes assis
00:41:58je vais vous parler de 2050
00:41:59nous les militaires
00:42:01nous sommes des stratèges
00:42:02nous ne sommes pas des tacticiens
00:42:03parce que le tacticien
00:42:05le tacticien gagne la bataille
00:42:06mais le stratège gagne la guerre
00:42:08et nous nous voyons loin
00:42:09vous voyez
00:42:10un programme d'armement
00:42:11c'est 50 ans
00:42:12ça dure 50 ans
00:42:14et aujourd'hui
00:42:15il y a un manque
00:42:16d'anticipation
00:42:17qu'elle veut être
00:42:18qu'est-ce qu'on veut
00:42:19comme France
00:42:20en 2035
00:42:212040
00:42:22quelle Europe
00:42:22c'est ça
00:42:23et ça je vous confirme
00:42:25qu'effectivement
00:42:25les gens n'y ont
00:42:26entraîné
00:42:27convaincre
00:42:29si vous n'avez pas
00:42:31de projet de long terme
00:42:32ça a sans doute
00:42:32toujours été
00:42:33plus ou moins le cas
00:42:34peu d'hommes politiques
00:42:35ont vu à 50 ans
00:42:37peu de gens
00:42:38sans doute
00:42:38ont vu à 50 ans
00:42:39oui je vous en prie
00:42:41Eugénie Bastier
00:42:41et après on parlera
00:42:42de Poutine et Macron
00:42:43l'état providence en France
00:42:44est construit justement
00:42:44après la guerre
00:42:45dans un temps de paix
00:42:46et de développement économique
00:42:47est-ce qu'on va pas devoir
00:42:48faire un choix
00:42:48dans les années qui viennent
00:42:50entre garder un état providence
00:42:51très fort
00:42:52très protecteur
00:42:53et faire le choix
00:42:54des armes
00:42:55que vous proposez
00:42:55dans votre livre
00:42:56est-ce qu'il va pas falloir
00:42:56renoncer à certains
00:42:58acquis sociaux
00:42:58et à une forme d'état providence
00:43:00qui nous coûte très cher
00:43:01et qui nous empêche
00:43:01d'investir peut-être
00:43:02c'est le problème de fond
00:43:03et c'est cette vision
00:43:05que j'attends
00:43:05parce que
00:43:07on ne pourra pas garder
00:43:09cet état providence
00:43:10sachant qu'il faudra
00:43:12reconstruire l'état régalien
00:43:13pas simplement la défense
00:43:15mais aussi la sécurité
00:43:16et la justice
00:43:17parce que les trois
00:43:18vont ensemble
00:43:19car un sujet
00:43:21que j'aborde dans mon livre
00:43:22qui est très important
00:43:23qui est très sensible
00:43:24dont pas grand monde
00:43:26ne veut parler
00:43:26c'est la porosité
00:43:27entre la sécurité extérieure
00:43:29et la sécurité intérieure
00:43:31la paix à l'extérieur
00:43:32la concorde à l'intérieur
00:43:33parce qu'à l'intérieur
00:43:35de notre pays
00:43:36le moins qu'on puisse dire
00:43:37c'est que
00:43:38ce n'est pas la concorde
00:43:39nous sommes éminemment fracturés
00:43:41donc ce modèle
00:43:42pardonnez-moi de vous couper
00:43:43mais là vous avez tellement raison
00:43:45c'est-à-dire qu'il y a des
00:43:46jeunes français aujourd'hui
00:43:47je ne sais pas
00:43:48s'ils adhèrent
00:43:49à cette histoire de France
00:43:50telle que vous la dites
00:43:51bien sûr
00:43:52mais il faut les convaincre
00:43:53bah oui mais
00:43:54comment vous allez faire
00:43:56parfois ils ont même
00:43:56une sorte de haine
00:43:57sur notre histoire
00:43:58alors il faut les convaincre
00:43:59et notre culture
00:44:00et nos mœurs
00:44:01en restaurant l'autorité
00:44:02et l'autorité c'est quoi ?
00:44:04c'est la ligne de crête
00:44:05c'est subtil l'autorité
00:44:07c'est difficile
00:44:08c'est la fermeté
00:44:09et l'humanité
00:44:10aujourd'hui il n'y a plus
00:44:11de fermeté
00:44:12moi je vais dans les cités
00:44:14je vois bien les jeunes
00:44:15ce qu'ils me disent
00:44:15les dealers
00:44:16avec un carnet de chansons
00:44:18bien rempli
00:44:19ils m'expliquent
00:44:20ils savent très bien
00:44:21que nous sommes faibles
00:44:22et il n'y a plus d'humanité
00:44:24ils ne se sentent plus aimés
00:44:26parce que pour intégrer
00:44:27il faut d'abord aimer
00:44:28et c'est ce que nous faisons
00:44:30dans l'armée
00:44:30c'est ça qui est incroyable
00:44:31l'institution militaire
00:44:32est exceptionnelle
00:44:33c'est pas un modèle
00:44:35parce que c'est pas transposable
00:44:36donc il faut refaire
00:44:37le service militaire
00:44:37c'est un laboratoire
00:44:39donc refaisons le service militaire
00:44:40la première chose à faire
00:44:42peut-être en France
00:44:43c'est de refaire
00:44:44un service militaire
00:44:44à l'ancienne
00:44:45écoutez
00:44:46l'annonce du président
00:44:48obligatoire
00:44:48déjà de 50 000 militaires
00:44:50en 2035
00:44:51ça me paraît un peu tard
00:44:51on pourrait peut-être
00:44:52aller plus vite
00:44:52c'est une bonne nouvelle
00:44:54parce que
00:44:55ce brassage social
00:44:57ce creuset national
00:44:58on pourrait le faire demain
00:44:59n'existe plus
00:45:00mais on pourrait le faire demain
00:45:01on pourrait dire demain
00:45:02et un service militaire
00:45:03à l'ancienne
00:45:03avec l'autorité des chefs
00:45:05alors ça pose
00:45:06des difficultés
00:45:08oui ça pose des difficultés
00:45:10mais ça ferait
00:45:10peut-être France
00:45:11un mot de Richard Millet
00:45:13oui moi je pense
00:45:13aux années 80
00:45:14où il y avait ce slogan
00:45:16européen
00:45:17qui disait plutôt rouge
00:45:18que mort
00:45:19et il me semble que
00:45:20vous parlez de patriotisme
00:45:21ici je suis tout à fait d'accord
00:45:22je le suis moi-même
00:45:23mais il me semble
00:45:24qu'une majorité de français
00:45:25qui sont travaillés
00:45:26par la presse de gauche
00:45:28ne veut pas de guerre
00:45:29ne veut même pas
00:45:30entendre parler
00:45:31votre discours
00:45:31est absolument inaudible
00:45:33pour ces gens
00:45:33pas que de gauche
00:45:33les réactions au discours
00:45:36du général Mandon
00:45:37ont été absolument
00:45:38y compris
00:45:39chez les souverainistes
00:45:40d'accord
00:45:40et moi ça me fait
00:45:42beaucoup de peine
00:45:42et je pense aussi
00:45:44au grignotage
00:45:45de la France
00:45:46parler de sécurité intérieure
00:45:48mais je parle aussi
00:45:48au grignotage économique
00:45:49de la France
00:45:50par exemple
00:45:50quand vous voyez
00:45:50que le domaine
00:45:52de Gevrey-Chambertin
00:45:53vient être racheté
00:45:53par des Chinois
00:45:54je stompe des nus
00:45:56c'est-à-dire par un type
00:45:57qui vient de Macao
00:45:58dont l'argent a été fait
00:45:59par des bordels
00:46:00et des salles de jeu
00:46:02vous n'en savez rien
00:46:04vous n'en savez rien
00:46:04vous n'en savez rien
00:46:04vous croyez que c'est
00:46:06des choux
00:46:07je modère
00:46:09je modère
00:46:10bon on n'en sait
00:46:11je ne fiche rien
00:46:13vous savez
00:46:14dans un domaine
00:46:15que je connais bien
00:46:15le football
00:46:16vous n'avez plus
00:46:17un club de football
00:46:18aujourd'hui
00:46:18quasiment en France
00:46:20qui a des capitaux français
00:46:21à part le Paris AFC
00:46:22avec la famille Arnaud
00:46:23voilà
00:46:23donc tous les clubs
00:46:24de football
00:46:25appartiennent
00:46:26à des
00:46:26et puis il y a
00:46:2820% du CAC 40
00:46:29qui est
00:46:30je crois
00:46:32c'est le Qatar
00:46:32qui a entre 15 et 20%
00:46:34du CAC 40
00:46:34c'est ce qu'on appelle
00:46:36la mondialisation
00:46:37chers camarades
00:46:38et tous les hôtels de Paris
00:46:39les grands hôtels de Paris
00:46:40n'appartiennent plus
00:46:41à des français
00:46:42et les galeries Lafayette
00:46:43je ne sais même pas
00:46:43si les galeries Lafayette
00:46:44appartiennent encore
00:46:45à des français
00:46:46et puis voilà
00:46:46oui c'est un anglais
00:46:47qui vient de l'instant
00:46:47c'est la vie
00:46:48je partage votre constat
00:46:50il faut dire
00:46:52ce que l'on voit
00:46:52est surtout plus important
00:46:53et plus difficile
00:46:54il faut voir ce que l'on voit
00:46:55disait Peggy
00:46:55néanmoins
00:46:56je sens quand même
00:46:57un retour
00:46:58de la proximité
00:46:59un retour
00:47:01du patriotisme
00:47:02cette soif
00:47:03notamment chez les jeunes
00:47:04de 20 ans
00:47:04ils ont soif
00:47:05ils ont soif
00:47:05de quelque chose
00:47:06et si vous les élevez
00:47:08vers quelque chose
00:47:08de plus grand
00:47:09en l'occurrence
00:47:10l'amour de la France
00:47:11et bien
00:47:11ils seront d'accord
00:47:13je l'ai vécu
00:47:14partout où je vais
00:47:15dans les zones rurales
00:47:16dans les villes
00:47:17dans les cités
00:47:18même à Sciences Po
00:47:19j'ai été prof
00:47:20pendant 5 ans
00:47:21je vous assure
00:47:22qu'ils ont soif
00:47:23de quelque chose
00:47:23de plus grand
00:47:24on va marquer une pause
00:47:25vous restez avec nous
00:47:25alors il y a le stade René
00:47:26également
00:47:27qui appartient à la famille
00:47:28je le précise
00:47:29et puis il y a le FC Nantes
00:47:31qui appartient
00:47:31à Valdez Marquita
00:47:32qui est également
00:47:33d'origine polonaise
00:47:34il est français
00:47:35les enfants sont français
00:47:40il est français
00:47:40Valdez Marquita
00:47:41bon
00:47:42je crois qu'on est
00:47:44alors il n'y a pas
00:47:45de transition
00:47:47avec nos amis d'Europe 1
00:47:48parce qu'ils sont en vacances
00:47:48ils ont de la chance
00:47:49donc vous ne verrez pas
00:47:50le joli pull
00:47:51ou le joli t-shirt
00:47:52aujourd'hui
00:47:53ou la jolie chemise
00:47:54de notre ami Thomas Hille
00:47:55en revanche
00:47:56ah ben voilà
00:47:57c'est la politique
00:47:59de la chaise vide
00:47:59c'est comme
00:48:00c'est comme de Gaulle
00:48:01bon
00:48:01donc je vais
00:48:03marquer un temps
00:48:05pour laisser
00:48:06nos amis
00:48:07d'Europe 1
00:48:08que je salis
00:48:09reprendre la mise
00:48:11avec le best-of
00:48:12et je leur souhaite
00:48:13un joyeux Noël
00:48:15et nous
00:48:18il est 9h54
00:48:19on va essayer
00:48:20alors
00:48:21qui va rester
00:48:22qui va libérer
00:48:23une place
00:48:23Elisabeth
00:48:24non
00:48:24je peux vous libérer
00:48:25une place
00:48:25c'est vrai
00:48:26ça vous en dit pas
00:48:26vous travaillez encore
00:48:29et c'est causeur
00:48:30oui
00:48:30bon
00:48:31mais on ne se revoit pas
00:48:32vous êtes là demain
00:48:33je suis là demain soir
00:48:35demain soir avec moi
00:48:36non pas demain
00:48:37mercredi
00:48:37mercredi soir
00:48:39je serai avec
00:48:40Eliott Deval
00:48:41je crois
00:48:41alors permettez-moi
00:48:42au nom des pouvoirs
00:48:43qui me sont confortés
00:48:44de saluer
00:48:46parce que c'est la fin
00:48:46de l'année
00:48:47de saluer
00:48:47votre énergie
00:48:48de saluer
00:48:50votre intelligence
00:48:51de saluer
00:48:52votre combativité
00:48:54de saluer
00:48:55la personne
00:48:56que vous êtes
00:48:57autour de la table
00:48:58merci
00:48:58mais non mais c'est vrai
00:48:59bon parfois
00:48:59on chamaille
00:49:01mais c'est la vie
00:49:01je crois que vous étiez là
00:49:02lors de la première émission
00:49:04en 2016
00:49:04c'est non la première
00:49:06une des trois premières
00:49:07voilà
00:49:07donc vous étiez là
00:49:08et c'est vrai qu'on met un point d'honneur
00:49:10à ce que
00:49:102016
00:49:112016
00:49:12on va faire 10 ans l'année prochaine
00:49:13oui
00:49:13vous allez faire la fête
00:49:14oui
00:49:15non on ne fait pas la fête
00:49:16on a le succès modeste
00:49:18si vous voulez
00:49:18on a le succès modeste
00:49:19bon Elisabeth était là
00:49:20et on met un point d'honneur
00:49:21à ce que les gens
00:49:22qui étaient là au début
00:49:22évidemment soient avec nous
00:49:25quoi qu'il arrive
00:49:25et c'est le cas
00:49:26c'est toujours un plaisir
00:49:27de venir se disputer
00:49:29sur ce plateau
00:49:29bien sûr
00:49:30et je vous souhaite à tous
00:49:31joyeux Noël
00:49:33joyeux Noël
00:49:33alors
00:49:34après avoir parlé de la guerre
00:49:36on va continuer avec
00:49:37Pierre
00:49:38de Villiers
00:49:39on va recevoir
00:49:40Jean Sevilla
00:49:41qui nous parle des guerres civiles
00:49:42c'est vraiment un programme
00:49:43tout à fait Noël
00:49:43ce matin
00:49:44si vous voulez
00:49:45profitez-en
00:49:47bien au réveillon
00:49:48parce qu'on ne sait pas
00:49:49ce qui va arriver après
00:49:499h55
00:49:51à tout de suite
00:49:51Jean-Christophe Buisson
00:49:55et Jean Sevilla
00:49:56ont co-dirigé
00:49:58un ouvrage
00:49:59Les guerres civiles
00:50:00de la renaissance
00:50:01à nos jours
00:50:02c'est aux éditions Perrin
00:50:03le Figaro magazine
00:50:04et Jean Sevilla
00:50:04que vous connaissez
00:50:05est venu avec nous
00:50:07et on va pouvoir
00:50:08effectivement
00:50:09égrener ces guerres civiles
00:50:10la guerre de Vendée
00:50:11bien sûr
00:50:11que vous connaissez bien
00:50:12et certains parlent
00:50:14d'un génocide
00:50:15et évidemment
00:50:17la commune de Paris
00:50:18vous mettez également
00:50:19la guerre d'Algérie
00:50:20ou les événements d'Algérie
00:50:21qui ont
00:50:22là où les français
00:50:24se sont affrontés
00:50:24évidemment
00:50:25c'est le principe
00:50:27et puis les guerres
00:50:27de religion
00:50:28donc je disais
00:50:30c'est pas très Noël
00:50:31comme programme
00:50:33mais on est également
00:50:34avec Pierre de Villiers
00:50:35et on terminera
00:50:35avec Pierre bien sûr
00:50:36Augustin Donadieu
00:50:37nous rappelle les titres
00:50:38Emmanuel Macron
00:50:43et Catherine Vautrin
00:50:45ont assisté ce matin
00:50:46à un exercice militaire
00:50:47de français
00:50:48à Abu Dhabi
00:50:49le président de la république
00:50:50et la ministre des armées
00:50:51qui ont également
00:50:53passé les fêtes
00:50:53aux côtés des 900 militaires
00:50:55sur cette base
00:50:55dans les Émirats arabes unis
00:50:57ils ont pu partager
00:50:58un repas de Noël
00:50:59avec un menu
00:50:59concocté
00:51:00par le chef de l'Elysée
00:51:02un moment convivial
00:51:03juste après l'annonce
00:51:04de la construction
00:51:05d'un nouveau porte-avions
00:51:06plus grand
00:51:06plus puissant
00:51:07et plus moderne
00:51:08à l'horizon 2038
00:51:10attention
00:51:11si vous habitez
00:51:13dans le sud du Tarn
00:51:14au Var
00:51:14votre département
00:51:15pourrait se trouver
00:51:16parmi les 6 placés
00:51:17en vigilance orange
00:51:18pour crues
00:51:19ou pluie-inondations
00:51:20de fortes précipitations
00:51:21sont attendues
00:51:22à cause de remontées
00:51:23méditerranéennes
00:51:24l'Aveyron
00:51:25et le Tarn
00:51:26sont également
00:51:26en vigilance orange
00:51:27mais pour neige
00:51:28et verglas
00:51:29la limite
00:51:29pluie-neige
00:51:30pourrait en effet
00:51:31baisser
00:51:31jusqu'à 400 mètres
00:51:33et entraînerait
00:51:33de grosses difficultés
00:51:35de circulation
00:51:36et à l'étranger
00:51:38un général
00:51:38de l'état-major russe
00:51:39a été tué
00:51:40dans une explosion
00:51:41à Moscou
00:51:41ce matin
00:51:41selon les enquêteurs
00:51:43un engin explosif
00:51:44déposé sous une voiture
00:51:45a été déclenché
00:51:46le comité d'enquête russe
00:51:47étudierait une piste ukrainienne
00:51:49une enquête pour meurtre
00:51:51et trafic d'explosifs
00:51:52a été ouverte
00:51:52ce qui est Noël
00:51:53en revanche
00:51:54c'est essayer de sourire
00:51:55et c'est vrai
00:51:55qu'on va vous montrer
00:51:56une deuxième parodie
00:51:58de C'est avec le sourire
00:51:59et c'est réalisé
00:52:00par Laurent Firod
00:52:01et c'est vraiment
00:52:03très amusant
00:52:04je disais
00:52:04c'est une parodie
00:52:05mais ça confine au réel
00:52:07entre la parodie
00:52:08et la réalité
00:52:09la frontière est mince
00:52:11vous allez voir
00:52:12Thomas Serafine
00:52:13qui joue merveilleusement
00:52:14et Emma-Eva Pascali
00:52:15dans cette parodie
00:52:18de C'est à vous
00:52:20l'émission célèbre
00:52:22d'Anne-Elisabeth Lemoyne
00:52:24où intervient
00:52:25un célèbre
00:52:26non moins célèbre
00:52:27éditorialiste politique
00:52:29écoutez
00:52:30certains se sont
00:52:36un petit peu étonnés
00:52:37de la présence
00:52:38de Kalachnikov
00:52:39dans la salle de cinéma
00:52:40pouvez-vous nous expliquer
00:52:41pourquoi Phil ?
00:52:42bien sûr
00:52:43c'est très simple
00:52:44ces 60 personnes
00:52:47sortaient d'un mariage
00:52:49qui avait eu lieu
00:52:50dans un quartier sensible
00:52:52très très sensible
00:52:54et comme il est de coutume
00:52:56pour fêter cet événement
00:52:57dans ces quartiers
00:52:58et bien on a avec soi
00:52:59des Kalachnikov
00:53:01pour tirer en l'air
00:53:02pour exprimer sa joie
00:53:04sa bonne humeur
00:53:05enfin tout ça reste
00:53:06très bon enfant
00:53:08voilà donc du coup
00:53:09là on comprend mieux
00:53:10donc et bien
00:53:11quelques coups de feu
00:53:12sont tirés
00:53:14et là
00:53:14c'est la panique
00:53:16chez certains spectateurs
00:53:18alors visiblement
00:53:19qui ne faisaient pas partie
00:53:20du mariage
00:53:21on crie
00:53:22on se bouscule
00:53:24une peur absurde
00:53:26s'empare de ces personnes
00:53:28et puis des balles ricochent
00:53:29et l'on déplore hélas
00:53:3011 morts
00:53:32dont 3 par décapitation
00:53:33et 45 blessés
00:53:34tout cela
00:53:36ne serait resté
00:53:37qu'un simple fait divers
00:53:38comme il en arrive
00:53:39tous les jours
00:53:40en France
00:53:41si
00:53:41si
00:53:42l'ultra droite
00:53:43extrême droite
00:53:44de la droite radicale
00:53:46ne s'était emparé
00:53:47de ce malheureux
00:53:49fait divers
00:53:49on a alors vu des choses
00:53:51que l'on pensait
00:53:53inimaginables
00:53:54dans notre société
00:53:55je le dis avec solennité
00:53:56la bête immonde
00:53:59des heures
00:54:00les plus sombres
00:54:01de notre histoire
00:54:02a ressurgi
00:54:03oui
00:54:04vous faites référence
00:54:05aux ratonnades
00:54:06qui ont eu lieu
00:54:07le lendemain
00:54:07c'est ça
00:54:07ratonnade
00:54:09le mot est faible
00:54:10extermination
00:54:13génocide
00:54:14rafle
00:54:15la fin
00:54:15le lendemain
00:54:16de ce fait d'hiver anodin
00:54:17de cette bagarre
00:54:19sympathique
00:54:21une bande de nervis
00:54:23une bande de nervis
00:54:25a voulu manifester
00:54:27alors je reprends leurs mots
00:54:29pardonnez-moi
00:54:30laisser-nous rire
00:54:30manifester
00:54:31oui
00:54:32ils étaient une dizaine
00:54:33armés jusqu'aux dents
00:54:34imaginez qu'on a retrouvé
00:54:36sur eux
00:54:37des armes redoutables
00:54:38des armes de guerre
00:54:39dont un coupon
00:54:41oh
00:54:41oh mais quelle horreur
00:54:43et maintenant
00:54:44nous changeons de sujet
00:54:45en recevant
00:54:46Mirabelle
00:54:47Mirabelle
00:54:47notre chroniqueuse
00:54:49qui va nous parler
00:54:50de comment fêter Noël
00:54:52pardon
00:54:54comment fêter
00:54:56les fêtes
00:54:57de fin d'année
00:54:58sans être
00:54:59ni facho
00:55:00ni réac
00:55:01bon
00:55:05c'est avec le sourire
00:55:05c'est à peine
00:55:06parodique
00:55:07je vous assure
00:55:08donc bravo
00:55:08une nouvelle fois
00:55:09à Laurent Firot
00:55:10qui réalise
00:55:11à Thomas Serafine
00:55:12et à Maëva
00:55:13Tascali
00:55:15Pierre De Villiers
00:55:16est avec nous
00:55:16on parlera également
00:55:17des guerres civiles
00:55:19possibles
00:55:20en France
00:55:21ou d'une guerre civile
00:55:23telles qu'elles ont existé
00:55:24dans le passé
00:55:25je préfère d'ailleurs
00:55:25parler des guerres civiles
00:55:27du passé
00:55:28que des hypothétiques
00:55:30à venir
00:55:31mais Pierre De Villiers
00:55:32pour le succès
00:55:32des armes
00:55:33et là je voulais vous faire
00:55:34de la France
00:55:34pour le succès des armes
00:55:36de la France
00:55:36bien sûr
00:55:37c'est la formule
00:55:37exactement
00:55:38je voulais vous faire
00:55:39écouter le sujet
00:55:40d'Anaïs Bauchet
00:55:41puisque Emmanuel Macron
00:55:43sollicite sans doute
00:55:45M. Poutine
00:55:46pour qu'il puisse
00:55:48se rencontrer
00:55:49et que le président
00:55:51de la République
00:55:51soit acteur
00:55:52d'une possibilité
00:55:54de paix
00:55:54parce qu'on se rend bien
00:55:55compte que ça se fait
00:55:56sans l'Europe
00:55:57et là sans lui
00:55:58donc voyez le sujet
00:56:00d'Anaïs Bauchet
00:56:00Vladimir Poutine
00:56:04serait prêt
00:56:04à dialoguer
00:56:05avec le président français
00:56:06une affirmation
00:56:07tenue par le porte-parole
00:56:09du Kremlin
00:56:09dans la nuit
00:56:10de samedi à dimanche
00:56:11Emmanuel Macron
00:56:12a dit qu'il était prêt
00:56:13à parler avec Poutine
00:56:14il est probablement
00:56:15très important
00:56:15de rappeler
00:56:16ce que le président
00:56:16a dit
00:56:17lors de sa grande
00:56:18conférence de presse
00:56:19annuelle vendredi
00:56:19il a également exprimé
00:56:21le fait qu'il était prêt
00:56:22à engager le dialogue
00:56:22avec Macron
00:56:23une déclaration
00:56:24qui fait suite
00:56:24aux propos d'Emmanuel Macron
00:56:26ce vendredi à Bruxelles
00:56:27à l'issue d'un sommet
00:56:28où l'UE a trouvé
00:56:29un accord
00:56:29pour débloquer
00:56:30un prêt de 90 milliards d'euros
00:56:31pour soutenir l'Ukraine
00:56:33je pense qu'il va redevenir
00:56:34utile de parler
00:56:35à Vladimir Poutine
00:56:36oui
00:56:36de toute façon
00:56:37je constate
00:56:39qu'il y a des gens
00:56:40qui parlent
00:56:40à Vladimir Poutine
00:56:41donc je pense
00:56:44que nous
00:56:44Européens
00:56:45et Ukrainiens
00:56:47on a intérêt
00:56:49à trouver le cadre
00:56:50pour réengager
00:56:51cette discussion
00:56:52en bonne et due forme
00:56:53une allusion
00:56:53à peine voilée
00:56:54à Donald Trump
00:56:55qui n'a jamais rompu
00:56:55le dialogue
00:56:56avec Vladimir Poutine
00:56:57face à la Russie
00:56:58le président ukrainien
00:56:59lui-même
00:57:00estime que les Etats-Unis
00:57:01sont l'unique force
00:57:02de persuasion
00:57:02pour mettre fin au conflit
00:57:04les Etats-Unis doivent dire
00:57:05clairement
00:57:06s'il n'y a pas de voie diplomatique
00:57:07alors il y aura
00:57:08une pression totale
00:57:09il y aura beaucoup
00:57:10d'armes très solides
00:57:11pour l'Ukraine
00:57:12il y aura un soutien
00:57:13très fort pour l'Ukraine
00:57:14les Etats-Unis
00:57:15imposeront des sanctions
00:57:16à l'ensemble
00:57:16de l'économie
00:57:17à tous les secteurs
00:57:18qui rapportent
00:57:19de l'argent russe
00:57:20sans cela
00:57:21c'est tout simplement
00:57:22impossible
00:57:22Poutine ne ressent pas
00:57:24encore la pression
00:57:25qui devrait s'exercer
00:57:26sur lui
00:57:26des négociateurs
00:57:27ukrainiens
00:57:28européens
00:57:29et américains
00:57:29participent ce week-end
00:57:30en Floride
00:57:31à des pourparlers
00:57:32Volodymyr Zelensky
00:57:33a évoqué hier
00:57:33la possibilité
00:57:34d'une négociation directe
00:57:35entre l'Ukraine
00:57:36et la Russie
00:57:36une rencontre proposée
00:57:38selon lui
00:57:38par les Etats-Unis
00:57:39il s'agirait d'une première
00:57:41depuis six mois
00:57:41un scriptage avec vous
00:57:43de cette séquence
00:57:46Pierre de Villiers
00:57:46cette séquence
00:57:48elle est encourageante
00:57:50elle est nécessaire
00:57:51il n'y a pas de solution
00:57:53militaire
00:57:53à ce conflit
00:57:54je le dis
00:57:55depuis des années
00:57:56il y a trois ans
00:57:57quand je l'ai dit
00:57:58j'ai été accusé
00:57:59d'être
00:57:59municois
00:58:01voire pro-russe
00:58:04il n'y a pas
00:58:05de solution militaire
00:58:06je vous rappelle
00:58:07qu'il y a des journées
00:58:08à mille morts
00:58:08donc on peut peut-être
00:58:10quand même
00:58:10il n'y a pas de solution
00:58:11militaire
00:58:11il y a une solution
00:58:12militaire
00:58:12que la Russie
00:58:13batte l'Ukraine
00:58:14il y a une solution
00:58:16hélas
00:58:17diplomatique
00:58:18à trouver
00:58:18et je me réjouis
00:58:19que la porte
00:58:20ait été ouverte
00:58:21avec l'accélérateur
00:58:24président Trump
00:58:25incontestablement
00:58:26et j'espère
00:58:27que l'on va
00:58:28au moins aboutir
00:58:29à un cessez-le-feu
00:58:30qui permettra
00:58:31d'arrêter le massacre
00:58:32et ensuite
00:58:33de trouver
00:58:33un plan de paix
00:58:34ce plan de paix
00:58:35doit être juste
00:58:36notamment sur les territoires
00:58:38et durable
00:58:39et plus précisément
00:58:40avec des forces de garantie
00:58:41et plus précisément
00:58:42sur les territoires
00:58:43sur les territoires
00:58:43c'est là la question
00:58:44à mon avis centrale
00:58:45c'est-à-dire que
00:58:46les russes
00:58:47veulent récupérer
00:58:48la partie
00:58:48qu'ils n'ont pas pu
00:58:49avoir militairement
00:58:51dans le Donbass
00:58:52Donets
00:58:53et les environs
00:58:54et les Ukrainiens
00:58:55qui se sont battus
00:58:57et qui ont eu
00:58:58beaucoup de morts
00:58:59pour ça
00:58:59ne veulent pas
00:59:00les céder
00:59:00sur tapis vert
00:59:01donc comment on fait ?
00:59:02et bien c'est
00:59:03c'est l'objet
00:59:04des discussions
00:59:05il y a plusieurs solutions
00:59:07possibles
00:59:07incontestablement
00:59:08au plan diplomatique
00:59:10moi je ne sais pas
00:59:11où ils en sont
00:59:12dans le secret
00:59:13de leur discussion
00:59:14en tout cas
00:59:15il faut traiter le sujet
00:59:16et quelle est
00:59:16l'influence
00:59:17d'Emmanuel Macron ?
00:59:19Emmanuel Macron
00:59:20fait
00:59:21de service
00:59:22comme la France
00:59:23l'a toujours fait
00:59:24la France est un des rares
00:59:25pays au monde
00:59:26capable de parler
00:59:27à peu près
00:59:27à tout le monde
00:59:28et je me réjouis
00:59:30de voir Emmanuel Macron
00:59:31dans cette optique
00:59:33de paix
00:59:35ça n'a pas toujours
00:59:36été le cas
00:59:36parce que
00:59:37en l'occurrence
00:59:39vous savez
00:59:39nous les militaires
00:59:41on connaît la guerre
00:59:42puisqu'on en connaît
00:59:44les ravages
00:59:44on en connaît
00:59:45les difficultés
00:59:46on en connaît
00:59:46les risques
00:59:47et les dangers
00:59:47et il y a un danger
00:59:48très important
00:59:49dans la guerre
00:59:50c'est l'élargissement
00:59:51du conflit
00:59:52on ne sait jamais
00:59:53un dictateur
00:59:54ne recule jamais
00:59:54dans un tunnel
00:59:55donc il faut laisser
00:59:56toujours des portes ouvertes
00:59:57est-ce que vous diriez
00:59:58que cette génération
01:00:00nouvelle
01:00:00qui n'a pas connu
01:00:01la guerre
01:00:01au contraire
01:00:02par exemple
01:00:02de François Mitterrand
01:00:03et de cette génération
01:00:04qui avait terminé
01:00:06son chemin
01:00:06au début des années 90
01:00:08est-ce que vous trouvez
01:00:09qu'il y a un aspect
01:00:10psychologique
01:00:11là-dedans
01:00:11qui joue
01:00:12c'est-à-dire qu'Emmanuel Macron
01:00:12et c'est bien normal
01:00:13et c'est vrai aussi pour nous
01:00:15nous n'avons jamais
01:00:15connu la guerre
01:00:16et que forcément
01:00:17les psychologies
01:00:18Alors votre question
01:00:20est très pertinente
01:00:21j'ai eu la chance
01:00:22de connaître
01:00:23les 4 derniers présidents
01:00:24de la République
01:00:24en conseil de défense
01:00:26et j'ai vu
01:00:27la différence
01:00:27progressivement
01:00:28et c'est vrai
01:00:30que la génération
01:00:31du président Macron
01:00:32n'a pas fait
01:00:33de service national
01:00:34et la formation
01:00:35dans les grandes écoles
01:00:36françaises
01:00:37sur les sujets
01:00:38de défense
01:00:39et les sujets internationaux
01:00:40est assez faible
01:00:41et c'est pour ça
01:00:42que dans mon livre
01:00:43je propose
01:00:44une mesure
01:00:45complémentaire
01:00:46au service militaire
01:00:47qui serait
01:00:48un service militaire
01:00:49obligatoire
01:00:50pour les grandes écoles
01:00:51françaises
01:00:51à l'instar de ce qu'on pratique
01:00:52pour Polytechnique
01:00:53ça leur permettrait
01:00:55d'apprendre
01:00:56l'exercice
01:00:58de l'autorité
01:00:58pendant 4 mois
01:01:00une formation militaire
01:01:01physique
01:01:03technique
01:01:04tactique
01:01:04et psychologique
01:01:05pour que
01:01:06on en fasse
01:01:07des responsables
01:01:09debout
01:01:10et ensuite
01:01:11ils encadreraient
01:01:12les jeunes militaires
01:01:13qui arriveraient
01:01:14dans le nouveau dispositif
01:01:14en vous écoutant
01:01:16je pense à Michel Moulin
01:01:16qui était là
01:01:17la semaine dernière
01:01:17avec nous
01:01:17qui propose aussi
01:01:18un stage
01:01:18dans les entreprises
01:01:19pour les grandes
01:01:20énarques
01:01:21ou les grands serviteurs
01:01:22de l'Etat
01:01:23je pense qu'il a raison
01:01:23il faudrait que
01:01:24de temps en temps
01:01:25les gens qui nous dirigent
01:01:26passent dans le privé
01:01:283 mois
01:01:294 mois
01:01:306 mois
01:01:30je n'en sais rien
01:01:31et voir un peu
01:01:31comment ça se passe
01:01:32et pourquoi pas
01:01:33effectivement
01:01:33dans une sorte
01:01:35de service militaire
01:01:36je voulais vous faire
01:01:37écouter une séquence
01:01:38qui a beaucoup frappé
01:01:38les uns et les autres
01:01:39ce sont ces agriculteurs
01:01:40qui se sont
01:01:41d'abord
01:01:41qui se sont agenouillés
01:01:42en chantant la Marseillaise
01:01:43ce qui ne m'a pas
01:01:44tellement fait plaisir
01:01:45de s'agenouiller
01:01:46en chantant la Marseillaise
01:01:47pour tout vous dire
01:01:47mais il y avait une raison
01:01:48c'était face
01:01:49aux gendarmes
01:01:50face aux policiers
01:01:51ils voulaient dire
01:01:52on est avec vous
01:01:53bien évidemment
01:01:54et cette séquence
01:01:55a été très commentée
01:01:56je voudrais qu'on la voit
01:01:57cette séquence
01:01:58c'est là encore
01:01:59que vous me disiez
01:01:59les uns et les autres
01:02:00d'ailleurs
01:02:00pas forcément
01:02:01seulement Pierre De Villiers
01:02:02ce que vous pensez
01:02:03de cette Marseillaise
01:02:04nous on n'ira pas
01:02:14à l'affrontement
01:02:15et quand l'Etat
01:02:17commence à taper
01:02:19les gens
01:02:20s'il les nourrit
01:02:20c'est grâce
01:02:22alors nous
01:02:24on va se mettre
01:02:25aujourd'hui
01:02:25un jugement à terre
01:02:26et on va vous sentir
01:02:28la Marseillaise
01:02:29parce que nous
01:02:30on est tiers
01:02:30de notre pays
01:02:31on est tiers
01:02:32de notre France
01:02:32on est tiers
01:02:33de notre gendarmerie
01:02:34on est tiers
01:02:35de notre poli
01:02:35et on est tiers
01:02:36de nos agriculteurs
01:02:37et de notre agriculture
01:02:39alors règle-nous à terre
01:02:40Allons
01:02:44les grands de la patrie
01:02:48le jour de gloire est arrivé
01:02:51contre nous de la climatine
01:02:56les tendards sont plantés levé
01:03:00les tendards sont plantés levé
01:03:04entendez-vous dans nos campagnes
01:03:08qui sont des grandes
01:03:10budgires
01:03:14qui viennent jusque dans nos rois
01:03:16écologés
01:03:17nos fricers
01:03:18nos compagnes
01:03:20les hommes
01:03:22qui s'y viennent
01:03:24vendez
01:03:25nos bataillons
01:03:27marchons
01:03:29marchons
01:03:31qu'un saint
01:03:32en revue
01:03:34un rêve d'oscillo
01:03:37Thomas Bonnet, c'est une image forte
01:03:40qui a évidemment marqué ces dernières heures
01:03:42alors ils se mettent à genoux pour dire
01:03:44qu'ils ne sont pas dangereux, c'est ça le sens
01:03:46l'idée c'est de dire qu'ils ne constituent pas une menace
01:03:48et un danger pour les gendarmes mobiles
01:03:50qui sont face à eux, moi ce que je constate
01:03:52c'est que la sociologie, en fait vous avez d'un côté
01:03:54des agriculteurs, de l'autre des gendarmes mobiles
01:03:55mais ils viennent des mêmes endroits pour la plupart
01:03:57et c'est ça que je trouve sidérant dans cette image
01:03:59c'est la même France qui est face à face
01:04:02en l'occurrence mais qui en fait c'est la même France
01:04:03et moi j'en veux beaucoup par exemple à Emmanuel Macron
01:04:06qui, alors là dans le cas d'espèce
01:04:07on pourrait dire que ce n'est pas forcément de sa responsabilité
01:04:09mais tout au long de ce deux mandats
01:04:11plusieurs fois on aurait eu des scènes similaires
01:04:13les gilets jaunes pour moi étaient déjà un peu de cet acabit
01:04:15les manifestants gilets jaunes étaient pour beaucoup
01:04:18issus des mêmes milieux que les gendarmes
01:04:20qu'ils avaient face à eux
01:04:21et je trouve ça terrible de les voir
01:04:22on dirait qu'ils s'agenouillent presque pour atténuer
01:04:25la portée guerrière de la Marseillaise
01:04:28et je remarque une chose qui me ravit
01:04:30c'est qu'ils connaissent les paroles par cœur
01:04:32ce que beaucoup de Français ne connaissent pas
01:04:33ah beaucoup de Français connaissent la Marseillaise
01:04:35ah allons-y dans la rue vous allez voir
01:04:37écoutez je pense quand même
01:04:39j'espère que la majorité de nous
01:04:42d'abord elle est enseignée à l'école la Marseillaise
01:04:44ah oui
01:04:45moi je l'ai apprise à l'école
01:04:46oui j'imagine
01:04:48ou alors devant les matchs de foot
01:04:49mais je crois que c'est plutôt à l'école
01:04:50non elle est apprise à l'école
01:04:51elle est apprise à l'école Eugénie Bastier
01:04:54non
01:04:54vous l'avez pas apprise à l'école
01:04:55il l'a apprise à la maison
01:04:56mais enfin
01:04:57il y a beaucoup d'enseignants
01:04:58expurgés de ses
01:04:59Jean Séville
01:05:00beaucoup d'enseignants refusent de
01:05:02ils refusent des enseignants
01:05:03ah oui oui
01:05:04les enseignants refusent d'apprendre la Marseillaise
01:05:06ça existe parfaitement
01:05:07oui ça existe peut-être
01:05:08mais quand on était en France
01:05:09c'était le mot mugir
01:05:10qu'on ne comprenait pas
01:05:12on disait rugir
01:05:13entendez-vous dans les campagnes
01:05:14on rugir
01:05:15moi j'ai appris la Marseillaise
01:05:16à mon fils de 5 ans
01:05:17il y a le mot égorgé dedans
01:05:19il se trouve qu'il l'a redit ensuite
01:05:20dans la cour de récréation
01:05:21donc c'était
01:05:21ah oui donc
01:05:23c'est quand même violent comme parole
01:05:25il y a des paroles parfois
01:05:26qui sont entendues
01:05:27qui sont différentes
01:05:27par exemple on salue le petit Ambroise
01:05:29Ambroise il est à la crèche
01:05:31et Ambroise
01:05:33c'est un message que j'ai reçu tout à l'heure
01:05:35il écoute Maître Gims
01:05:36à la crèche
01:05:37et donc à la crèche
01:05:38on a jusqu'à quel âge à la crèche ?
01:05:40jusqu'à 3 ans
01:05:40bon jusqu'à 3 ans
01:05:42et bien il rentre chez lui
01:05:42et il chante Maître Gims
01:05:44c'est quelqu'un qui m'a envoyé ça
01:05:45à la crèche
01:05:46mais vous voyez
01:05:47quand je vous disais
01:05:48qu'il y a un retour du patriotisme
01:05:50c'est très intéressant
01:05:51cette scène
01:05:52oui je suis d'accord
01:05:53on voit bien qu'au milieu
01:05:54des deux
01:05:55il y a
01:05:56l'amour de la France
01:05:57la Marseillaise
01:05:58c'est pour ça que
01:05:59dans mon livre
01:06:01au dernier chapitre
01:06:02c'est sur les forces morales
01:06:03le réarmement des forces morales
01:06:05et le premier réarmement
01:06:07des forces morales
01:06:07c'est apprendre
01:06:08à nos jeunes enfants
01:06:09à aimer la France
01:06:11et en être fiers
01:06:11et bien nous sommes bien d'accord
01:06:12avec nous
01:06:13et puis il y a notre histoire
01:06:14vous savez quand j'entends
01:06:15des présentateurs de télévision
01:06:16qui n'osent même pas dire
01:06:17Joyeux Noël
01:06:18et Sarah Knafou
01:06:20elle était formidable d'ailleurs
01:06:21dans cet échange
01:06:21parce qu'elle dit
01:06:22Joyeux Noël
01:06:23donc ils n'osent même pas
01:06:24ils ont tellement peur
01:06:25de dire Joyeux Noël
01:06:26qui dit Joyeux Fait
01:06:27bon
01:06:27Jean Sevilla
01:06:28vous êtes donc avec nous
01:06:29alors est-ce que
01:06:30les guerres civiles
01:06:31et je disais
01:06:31c'est pas très Noël
01:06:33bien évidemment
01:06:34comme programme
01:06:35mais bon
01:06:35de la renaissance à nos jours
01:06:37est-ce que vous diriez
01:06:38ce qui nous intéresse
01:06:39c'est que
01:06:39est-ce que la France
01:06:40est un pays
01:06:41où le conflit
01:06:43entre nationaux
01:06:44est plus important
01:06:46que
01:06:46que
01:06:48que
01:06:48que
01:06:49ce qui a pu se jouer
01:06:50dans d'autres pays
01:06:51est-ce qu'en Espagne
01:06:52il y a eu moins de guerres civiles
01:06:53en Italie
01:06:53en Allemagne
01:06:54aux Etats-Unis
01:06:55en Angolaire
01:06:55que sais-je
01:06:56est-ce que vous diriez
01:06:57que c'est une spécificité française
01:06:59l'affrontement des communautés en France
01:07:01alors
01:07:02nombreuses nations européennes
01:07:04ont été
01:07:04divisées
01:07:06tragiquement
01:07:06par des conflits civils
01:07:08donc il n'y a pas
01:07:09une spécificité française
01:07:10en tant que telle
01:07:11il y a une spécificité française
01:07:12au moment où
01:07:13parce que
01:07:14toute guerre civile
01:07:15il y a une composante
01:07:16il faut d'abord
01:07:16une société fracturée
01:07:18il faut évidemment
01:07:19un moment où
01:07:21les divisions
01:07:22au sein de la société
01:07:23ne sont plus supportées
01:07:24par les différentes parties
01:07:25que compose cette société
01:07:26il faut un affaiblissement
01:07:28de l'Etat
01:07:28c'est toujours
01:07:30la faiblesse de l'Etat
01:07:31la faiblesse du pouvoir souverain
01:07:32qu'il soit monarchique
01:07:33ou républicain
01:07:34qui va provoquer
01:07:36qui va provoquer
01:07:37le moment où
01:07:38quelque chose
01:07:39ne tient plus la société ensemble
01:07:40et puis il faut
01:07:41un événement déclencheur
01:07:42alors
01:07:43si vous me posez la question
01:07:44est-ce qu'aujourd'hui
01:07:45il y a une menace
01:07:46de guerre civile en France
01:07:46au sens comparativement
01:07:49par rapport à la guerre d'Espagne
01:07:50ou la guerre de sécession américaine
01:07:51c'est-à-dire la moitié de la France
01:07:52contre l'autre moitié
01:07:53non
01:07:53on n'est pas dans ce cas-là
01:07:55Dieu merci
01:07:56maintenant
01:07:56on a des lignes de fractures
01:07:58qui sont extrêmement préoccupantes
01:08:00en termes de sécurité intérieure
01:08:01sur un certain nombre de domaines
01:08:03et on a vu
01:08:05au moment
01:08:05des émeutes de 2023
01:08:07au moment des Gilets jaunes
01:08:08il y a des moments
01:08:09d'hyperviolence
01:08:10qui se mettent en branle
01:08:11et on a vu
01:08:12des moments aussi
01:08:13où l'Etat
01:08:14était en limite de charge
01:08:16en termes de sécurité
01:08:17en termes de maintien de l'ordre
01:08:18et avec des moments
01:08:20où les choses étaient prêtes
01:08:22ou semblaient prêtes
01:08:23à vaciller
01:08:24voilà
01:08:24donc il y a une inquiétude de fond
01:08:26il est évident que ce livre
01:08:27qui est un livre d'histoire
01:08:28est aussi
01:08:29vient sur fond
01:08:30de cette inquiétude
01:08:30qui saisit
01:08:32tout le monde
01:08:32voilà
01:08:33et d'ailleurs
01:08:33la Saint-Barthélemy
01:08:36c'est une guerre civile ?
01:08:38oui
01:08:38c'est une guerre civile
01:08:39les guerres des Gilets
01:08:39sont une guerre civile
01:08:40c'est pour ça que nous l'avons
01:08:41mis dans notre livre
01:08:41absolument
01:08:42et donc
01:08:43la commune
01:08:44c'est une guerre civile ?
01:08:45oui c'est une guerre civile
01:08:46il y a des français
01:08:47qui ont tiré contre d'autres français
01:08:48donc c'est une guerre civile
01:08:49par définition
01:08:50et pourquoi l'Algérie française ?
01:08:53d'abord parce que
01:08:54juridiquement parlant
01:08:55tous les sites
01:08:57tous les gens
01:08:58qui habitent le territoire algérien
01:08:59à partir de 1947
01:09:01du statut de 1947
01:09:02ils sont tous nationaux
01:09:03et citoyens français
01:09:04donc ce sont des citoyens français
01:09:06sur le plan
01:09:07donc la guerre civile
01:09:08sur le territoire d'Algérie
01:09:09mais est-ce que vous diriez
01:09:10qu'elle était sous-jacente
01:09:12en métropole ?
01:09:13elle était sous-jacente
01:09:14il y a une violence intérieure
01:09:17et puis c'est une violence
01:09:19à plusieurs parties
01:09:20si vous voulez
01:09:20il y a évidemment
01:09:21indépendantiste
01:09:23contre loyaliste
01:09:24il y a des musulmans français
01:09:27qui sont fidèles à la France
01:09:29il y a des musulmans
01:09:29qui sont partis
01:09:31dans l'indépendance
01:09:31au sein des Européens
01:09:33il y a eu des Européens
01:09:34qui ont suivi
01:09:35la politique de De Gaulle
01:09:36il y a des Européens
01:09:37qui ont été opposés
01:09:37à la politique de De Gaulle
01:09:38donc c'est un conflit
01:09:40à entrer multiple
01:09:41et si aujourd'hui
01:09:42quand on voit
01:09:43ceux qui cherchent
01:09:44le chaos en France
01:09:44il y a quand même
01:09:46l'extrême gauche
01:09:47qui cherche le chaos
01:09:47qui veut remettre
01:09:48la société capitaliste
01:09:50et qui veut la faire tomber
01:09:51parce que cette société
01:09:52ne lui plaît pas
01:09:53donc là il y a des activistes
01:09:55très forts
01:09:55donc là c'est un foyer
01:09:57sans doute
01:09:58de guerre civile
01:09:59en tout cas de conflit
01:10:00entre des Français
01:10:01et d'autres Français
01:10:01absolument
01:10:02absolument
01:10:03et c'est une fausse fenêtre
01:10:04de dire qu'il y a
01:10:05l'ultra droite
01:10:06et l'ultra gauche
01:10:07ne s'y passent
01:10:08sur le même plan
01:10:08c'est vrai que l'ultra droite
01:10:09il n'y a pas de menace
01:10:10de l'ultra droite
01:10:11selon vous
01:10:12l'ultra droite
01:10:12c'est 1000 personnes en France
01:10:13qui à mon avis
01:10:14sont extrêmement contrôlées
01:10:15par la police
01:10:15je ne dis pas
01:10:16qu'ils ne sont pas dangereux
01:10:16individuellement
01:10:17personne ne croit
01:10:18qu'il va dire
01:10:18en revanche
01:10:19l'ultra gauche
01:10:19c'est pas 1000 personnes
01:10:20il y a des réseaux
01:10:22extrêmement plus forts
01:10:23numériquement
01:10:24et puis ils ont
01:10:24un soutien au Parlement
01:10:26avec les députés
01:10:27de la France Insoumise
01:10:27et puis alors évidemment
01:10:29stratégie djihadiste
01:10:30et guerre civile
01:10:31c'est un des chapitres
01:10:32l'objectif de ces provocations
01:10:33meurtrières
01:10:34est de fracturer
01:10:34la société française
01:10:35par une guerre civile
01:10:36larvée
01:10:36dressant au nom
01:10:37d'une religion dévoyée
01:10:38un nouveau prolétariat
01:10:39d'enfants immigrés
01:10:40contre les classes moyennes
01:10:41donc là vous ciblez
01:10:43la stratégie
01:10:44de la France Insoumise
01:10:45absolument
01:10:45qui est une stratégie
01:10:46de violence
01:10:47et potentiellement
01:10:49de guerre civile
01:10:49il y a toujours
01:10:50un progrès tribulationnaire
01:10:51c'est malheureusement
01:10:52un héritage chez nous
01:10:53de 1793
01:10:54alors comment
01:10:55comment vous expliquez
01:10:56par exemple
01:10:57que Jean-Luc Mélenchon
01:10:58depuis le 7 octobre
01:11:01et même avant
01:11:01j'ai envie de dire
01:11:02chacun a pu voir
01:11:03ce qui se passe en France
01:11:04après chacun peut faire
01:11:05son choix
01:11:06mais j'ai envie de dire
01:11:08il n'avance pas
01:11:09masqué
01:11:10et malgré cela
01:11:11certains imaginent
01:11:12qu'il soit au deuxième tour
01:11:13de la présidentielle
01:11:15rallié par des gens
01:11:16qui ne veulent sans doute
01:11:17pas de la guerre civile
01:11:18qui sont des gens modérés
01:11:20parfois de la gauche
01:11:22en tout cas
01:11:22s'il était au deuxième tour
01:11:23forcément il ferait le plein
01:11:24de gens aussi modérés
01:11:25donc comment vous expliquez ça ?
01:11:27Je pense qu'il y a aussi
01:11:28un jeu personnel chez lui
01:11:29je veux dire
01:11:29il veut s'assurer
01:11:30d'un électorat
01:11:31qui est aussi un petit peu
01:11:32lié à sa carrière personnelle
01:11:34voilà
01:11:34il sait très bien
01:11:35oui il ne peut pas
01:11:36basculer au second tour
01:11:37mais enfin
01:11:37il peut faire un score
01:11:38important au premier tour
01:11:39oui mais c'est entendu
01:11:40mais vous ne répondez pas
01:11:41à ma question
01:11:42parce que
01:11:43comment vous expliquez
01:11:44que des gens
01:11:46sans doute modérés
01:11:48à gauche
01:11:49le rallient
01:11:50malgré
01:11:50ses positions
01:11:52peut-être
01:11:53peut-être qu'ils ne croient pas
01:11:54ce que vous dites
01:11:55tout simplement
01:11:56ils pensent que
01:11:57Jean-Luc Mélenchon
01:11:58et la France insoumise
01:11:59n'est pas telle
01:11:59que vous la décrivez
01:12:00dans le livre
01:12:00je pense qu'ils ne le croient pas
01:12:01et puis il y a
01:12:02une plantation à gauche
01:12:03qui est très ancienne
01:12:04pour la violence révolutionnaire
01:12:06la violence
01:12:08l'idée révolutionnaire
01:12:10est portée par la gauche
01:12:11donc les socialistes
01:12:12ont toujours été
01:12:13au fond
01:12:14vis-à-vis des communistes
01:12:15étaient toujours en situation
01:12:16avec une forme de complexe
01:12:17ne pas les trahir
01:12:19ce sont des frères
01:12:20ce sont des cousins
01:12:21mais des cousins proches
01:12:22avec lesquels
01:12:24on ne veut pas rompre
01:12:24bon
01:12:25le budget
01:12:27aujourd'hui
01:12:27un mot sur le budget
01:12:28parce que j'avais dit
01:12:29qu'il y aurait ordonnance
01:12:30donc il n'y aura pas ordonnance
01:12:31il y aura loi spéciale
01:12:33ce soir il y aura
01:12:33le conseil des ministres
01:12:34loi spéciale
01:12:35on va pouvoir continuer
01:12:35rassurez-vous
01:12:36à recueillir
01:12:37les impôts des français
01:12:38continuer à s'endetter également
01:12:40ça ça marche bien
01:12:41donc ça c'est bon
01:12:42ça continue
01:12:42et donc on va rouvrir
01:12:43les discussions
01:12:43au mois de janvier
01:12:44et désormais
01:12:45la seule question
01:12:46en fait pour Sébastien Lecornu
01:12:47c'est est-ce qu'il va revenir
01:12:48sur son engagement
01:12:48et enfin recourir au 49-3
01:12:51parce que c'est ça
01:12:51la seule solution
01:12:52c'est quoi
01:12:53les possibilités
01:12:55de faire passer un budget
01:12:58s'il n'y a pas le 49-3
01:12:59alors soit on rouvre
01:13:00les discussions
01:13:00on espère avoir un compromis
01:13:02mais ça n'a pas marché
01:13:02pendant deux mois
01:13:03je ne vois pas pourquoi
01:13:04ça marcherait en trois semaines
01:13:05soit on arrive là
01:13:06il n'y a pas des gens
01:13:07comme les LR
01:13:08tout ça
01:13:08qui vont encore biaiser
01:13:10et voter le
01:13:11par exemple les LR
01:13:12votant le budget
01:13:12c'est impossible à imaginer
01:13:13non mais alors
01:13:14à l'Assemblée
01:13:15ils le votent
01:13:15et au Sénat
01:13:16où ça bloque
01:13:17donc après il y a
01:13:17des guerres internes
01:13:18entre Laurent Wauquiez
01:13:19et Bruno Rotaillot
01:13:19c'est l'Assemblée
01:13:21mais le Sénat
01:13:22vous avez bien vu
01:13:22dans la commission
01:13:23mixte paritaire
01:13:24c'est composé
01:13:24à la fois de députés
01:13:25et de sénateurs
01:13:26donc ça complique
01:13:27si vous voulez mon avis
01:13:28je pense qu'on aura
01:13:28le 49-3
01:13:29maintenant la question
01:13:31c'est comment ils vont
01:13:31nous le vendre
01:13:32et comment ils vont
01:13:32justifier le fait
01:13:33d'y revenir
01:13:34à ce stade
01:13:35Pierre de Villiers
01:13:36les 6 milliards 7
01:13:37que nous devons avoir
01:13:38pour 2026
01:13:39une augmentation
01:13:41quand même
01:13:41la plus importante
01:13:42depuis des dizaines d'années
01:13:44pour les militaires
01:13:45pour le budget
01:13:47des armées
01:13:47ces 6 milliards 7
01:13:48aujourd'hui
01:13:49ils n'existent pas
01:13:50parce que c'est
01:13:50reconduction du budget
01:13:51de l'année dernière
01:13:52ah oui
01:13:52donc on va parler de Noël
01:13:54vous êtes
01:13:55vous êtes où à Noël ?
01:13:57alors à Noël
01:13:58je vais en Bourgogne
01:13:59dans ma belle famille
01:14:00et ensuite je pars en Vendée
01:14:02dans la famille de Villiers
01:14:04il n'y a pas de famille
01:14:04recomposée
01:14:05ça n'existe pas
01:14:06on ne divorce pas
01:14:07j'ai eu la chance
01:14:08de rencontrer
01:14:09une femme exceptionnelle
01:14:10oui
01:14:10on a toutes des femmes exceptionnelles
01:14:11je suis toujours
01:14:12et j'ai eu 6 enfants
01:14:15des compagnes exceptionnelles
01:14:16j'ai eu 6 enfants
01:14:17qui s'entendent très bien entre eux
01:14:19j'ai 8 petits enfants
01:14:21bientôt 9
01:14:22donc Noël
01:14:23c'est une fête de famille
01:14:24c'est la fête de la joie
01:14:26en tout cas
01:14:27il n'y a pas de famille
01:14:28recomposée chez vous
01:14:29chez les De Villiers
01:14:30on ne divorce pas
01:14:31ah bah écoutez
01:14:32en tout cas
01:14:33en ce qui me concerne
01:14:34mes enfants
01:14:35sont mariés
01:14:36et heureux
01:14:36bon c'est important
01:14:37vous êtes combien de frères
01:14:38chez...
01:14:40alors nous
01:14:40nous sommes 4 frères
01:14:414 frères
01:14:42vous avez combien d'enfants ?
01:14:42mon soeur est décédé
01:14:43nous sommes les 4 frères survivants
01:14:45d'accord
01:14:45vous avez combien d'enfants ?
01:14:47moi j'ai 6 enfants
01:14:486 enfants
01:14:48les 6 sont mariés ?
01:14:50alors 5 sur 6
01:14:515 sur 6
01:14:51et ça se passe bien ?
01:14:53et ça se passe remarquablement bien
01:14:54et bah il faut que vous fassiez
01:14:55votre prochain livre
01:14:56oui
01:14:57comment ça se passe bien
01:14:59dans les familles
01:15:00chez les De Villiers
01:15:01c'est...
01:15:02bah non mais c'est vrai
01:15:03alors pourquoi je vous parle de ça ?
01:15:04souvent c'est important
01:15:05de réussir dans sa vie
01:15:06oui
01:15:07mais ce qui est important
01:15:07c'est de réussir sa vie
01:15:09je suis bien d'accord avec vous
01:15:10et c'est le plus important
01:15:12dans cette période de Noël
01:15:13d'être
01:15:14voilà
01:15:15avec ceux
01:15:15qu'on aime
01:15:16ce soir là
01:15:18dans la lumière de Noël
01:15:19bien évidemment
01:15:20et auprès de l'être aimé
01:15:22c'est ça qui est important
01:15:23auprès d'être
01:15:24l'être aimé
01:15:25c'est un message
01:15:26à faire passer
01:15:27pas du tout
01:15:28parce que
01:15:28pas du tout
01:15:30mais voyez comment ça se passe
01:15:31dans les familles recomposées
01:15:33alors c'est des enfants parfois
01:15:35qui se disent
01:15:37je vais où ?
01:15:38je vais chez le père
01:15:38ou je vais chez la mère ?
01:15:40très compliqué
01:15:41bien sûr
01:15:41Mickaël Dos Santos
01:15:43qui dit famille recomposée
01:15:46dit souvent Noël compliqué
01:15:48première difficulté
01:15:50réunir toute la famille
01:15:51autour de la table
01:15:52une mission
01:15:53quasi impossible
01:15:54on fera une petite fête
01:15:55entre nous
01:15:56le 24
01:15:57et alors moi
01:15:58je récupère mes enfants
01:15:58le 25
01:15:59on est à la fois
01:16:00à Paris
01:16:00et dans le sud
01:16:01donc du coup
01:16:02il y a deux jours
01:16:02à Paris
01:16:03et ensuite
01:16:04dans le sud
01:16:05choisir entre le père
01:16:06et la mère
01:16:06du coup il y en a toujours
01:16:07un qui est vexé
01:16:08mais on essaye de jongler
01:16:09une année sur deux
01:16:10entre papa et Mao
01:16:11choisir entre sa mère
01:16:13et son père
01:16:14un dilemme pour de nombreux
01:16:15enfants de familles recomposées
01:16:17beaucoup d'entre eux
01:16:18se sentent coupables
01:16:19d'abandonner
01:16:19l'un de leurs deux parents
01:16:21une loyauté
01:16:22qualifiée d'invisible
01:16:23par cette psychologue
01:16:24un enfant peut se dire
01:16:26si je suis heureux ici
01:16:27est-ce que
01:16:29je ne suis pas en train
01:16:29de trahir mon autre parent
01:16:31être heureux ici
01:16:32ne fait pas de mal là-bas
01:16:34je pense que c'est des phrases
01:16:34qui sont intéressantes
01:16:35à entendre pour des enfants
01:16:37pour éviter ce mal-être
01:16:38chez l'enfant
01:16:39certaines erreurs
01:16:40sont à bannir
01:16:41des erreurs fréquentes
01:16:42qui vont être
01:16:42de demander à l'enfant
01:16:43tu préfères aller où
01:16:44plutôt que de dire à l'enfant
01:16:45les adultes ont décidé
01:16:47et toi
01:16:48tu n'as rien à choisir
01:16:49c'est-à-dire
01:16:49de pouvoir soulager l'enfant
01:16:51selon l'INSEE
01:16:5210% des ménages
01:16:53avec enfants
01:16:54sont des familles recomposées
01:16:55c'est vrai que pour les enfants
01:16:58ça peut être
01:16:59parfois
01:16:59lorsqu'ils doivent
01:17:00lorsqu'ils sont jeunes
01:17:01ça ne doit pas être
01:17:02toujours facile
01:17:03forcément
01:17:041 sur 2 généralement
01:17:06une année sur 2
01:17:06moi c'était mon cas
01:17:07mes parents se sont séparés
01:17:08quand j'étais petit
01:17:09quand vous avez une belle famille
01:17:10qui rentre aussi dans l'équation
01:17:11ça devient un peu compliqué
01:17:12c'est 1 sur 3 après
01:17:13donc après c'est juste sur 4
01:17:15on se voit tous les 6 ans
01:17:15ça devient compliqué
01:17:16bon mais vous aviez
01:17:17quel âge ?
01:17:18ils se sont séparés
01:17:192 ans
01:17:20après les habitudes
01:17:23après
01:17:23oui forcément
01:17:24c'est vrai que c'est un casse-tête
01:17:25chaque année
01:17:25monsieur Richard Millet
01:17:27vous faites quoi
01:17:27le soir de Noël ?
01:17:28je suis avec mes deux filles
01:17:30c'est bien
01:17:31oui c'est magnifique
01:17:32vous en parlez avec le joueur
01:17:34non parce que je pensais
01:17:35que ma femme
01:17:36est elle dans une autre lumière
01:17:38celle du Seigneur
01:17:38et que ça manque
01:17:39ben oui
01:17:40c'est effectivement
01:17:42c'est effectivement un moment
01:17:44c'est pour ça que
01:17:46lorsqu'on a la chance
01:17:47d'avoir son compagnon
01:17:50sa compagne
01:17:50celle ou celui qu'on aime
01:17:53vivant
01:17:54et bien il faut
01:17:56je pense être
01:17:57en profiter
01:17:58et être ensemble
01:17:59ce soir-là
01:18:01me semble-t-il
01:18:02il est 10h30
01:18:03ça va être mon Noël et moi
01:18:05dans une seconde
01:18:06Augustin Donadieu
01:18:07nous rappelle les titres peut-être
01:18:08Augustin
01:18:09la mobilisation des agriculteurs
01:18:14dans le nord se poursuit
01:18:15depuis hier soir
01:18:16la Confédération Paysanne
01:18:17a appelé
01:18:18à bloquer l'autoroute A2
01:18:19E19
01:18:20à la frontière franco-belge
01:18:22dans le sud-ouest
01:18:23la mobilisation
01:18:24semble s'essouffler
01:18:2523 actions
01:18:26ont été comptabilisées hier
01:18:27mobilisant 720 personnes
01:18:29samedi
01:18:29c'était 50 actions
01:18:31vendredi 93
01:18:32à Carbone
01:18:33en Haute-Garonne
01:18:34le barrage
01:18:35de la 64
01:18:36se maintient
01:18:37à son dixième jour
01:18:39le cours de l'or
01:18:41continue
01:18:41de battre
01:18:42des records
01:18:43il a atteint
01:18:43aujourd'hui
01:18:44les 4 383 dollars
01:18:4676
01:18:47l'once
01:18:48battant son record
01:18:49d'octobre
01:18:50c'est plus de 67%
01:18:52d'augmentation
01:18:52en un an
01:18:53l'envolée du prix
01:18:54du métal jaune
01:18:54s'explique par la paralysie
01:18:56budgétaire américaine
01:18:57la guerre commerciale
01:18:58menée par Donald Trump
01:18:59et les risques géopolitiques
01:19:00et toujours
01:19:02à l'étranger
01:19:03les 130 élèves
01:19:04enlevés le 21 novembre
01:19:05dernier au Nigeria
01:19:06ont été libérés
01:19:07elles avaient été
01:19:08kidnappées par des hommes
01:19:09armés
01:19:09dans une école catholique
01:19:11l'identité des ravisseurs
01:19:12n'a pas été dévoilée
01:19:13mais il pourrait s'agir
01:19:14de bandits
01:19:15en quête de rançon
01:19:16aucune information
01:19:17sur les modalités
01:19:18de la libération
01:19:19des enfants
01:19:19n'a été rendue publique
01:19:20et d'habitude
01:19:21à votre place
01:19:22c'est Somaya Labidi
01:19:23qui est là
01:19:24Augustin Donadieu
01:19:25manifestement
01:19:25elle a pris
01:19:25quelques jours de vacances
01:19:26nous la salons
01:19:27bien sûr
01:19:28Somaya Labidi
01:19:29et nous lui souhaitons
01:19:31un joyeux Noël
01:19:31et pour le moment
01:19:32c'est elle
01:19:33qui évoque son Noël
01:19:35je me souviens
01:19:40particulièrement
01:19:41d'une mission
01:19:42c'était il y a
01:19:434 ou 5 ans
01:19:44j'étais partie
01:19:45donc en reportage
01:19:47le jour de Noël
01:19:48pour raconter
01:19:49comment une association
01:19:52venait en aide
01:19:53aux personnes seules
01:19:54pendant les fêtes
01:19:55de fin d'année
01:19:56et j'ai appris
01:19:58énormément
01:19:58ce jour-là
01:19:59sur le terrain
01:20:00des choses
01:20:01que j'aime profondément
01:20:02c'est-à-dire
01:20:02les valeurs humaines
01:20:03le bénévolat
01:20:05etc
01:20:05et c'est vrai
01:20:07que c'était une mission
01:20:08qui m'a particulièrement
01:20:10marquée
01:20:10parce que
01:20:11j'ai vu le déploiement
01:20:12d'énergie
01:20:13de sourire
01:20:14uniquement
01:20:15pour contenter l'autre
01:20:16et c'est vrai
01:20:17que ça a été
01:20:18un des moments
01:20:19les plus enrichissants
01:20:20de ma carrière
01:20:20je dois dire
01:20:21et aussi un de mes
01:20:22meilleurs moments
01:20:22de Noël
01:20:23et bien écoutez
01:20:24c'est vrai
01:20:25que c'est formidable
01:20:26ce qu'elle dit
01:20:26on est tous frappés
01:20:28que lorsqu'on fait
01:20:30quelque chose
01:20:31de ce type
01:20:32on se fait aussi
01:20:33du plaisir à soi
01:20:35c'est aussi pour soi
01:20:36quand on aide
01:20:37les autres
01:20:38c'est pas
01:20:40il y a une forme
01:20:41d'égoïsme presque
01:20:42à aider les autres
01:20:43ça nous fait plaisir
01:20:44à nous
01:20:44ça nous permet
01:20:46il y a plus de plaisir
01:20:48à donner
01:20:49qu'à recevoir
01:20:49vous parlez en football
01:20:52dans tous les domaines
01:20:54en football
01:20:55le passeur
01:20:56mais vous avez raison
01:20:57bien sûr
01:20:57le passeur
01:20:58le fameux passeur
01:21:00le créateur
01:21:00oui oui
01:21:02moi je vais passer
01:21:03la main à Jean-Marc Moronini
01:21:05qui travaille manifestement
01:21:07aujourd'hui
01:21:07je vous confirme
01:21:08vous êtes déçu
01:21:09je ne vais pas vous parler
01:21:09de Gims
01:21:10ça va vous décevoir
01:21:11ça vous a étonné
01:21:12est-ce que je vous ai surpris
01:21:13ah oui tout à fait
01:21:14il faut surprendre
01:21:15les téléspectateurs
01:21:16c'est la base
01:21:17c'est clair
01:21:18nous on va vous parler
01:21:19de cet OQTF algérien
01:21:21qui provoque la police
01:21:23forcément
01:21:23l'influenceur
01:21:25l'influenceur
01:21:25oui c'est ça
01:21:26et on va se demander
01:21:27pourquoi
01:21:27pourquoi est-ce qu'il est toujours là
01:21:29on vous parlera également
01:21:30de ce gamin
01:21:31de 7 ans
01:21:32qui cet été a été humilié
01:21:33à Roissy
01:21:34simplement parce qu'il avait
01:21:35une kippa
01:21:36et la personne qui l'a humilié
01:21:37a été identifiée
01:21:38donc on va vous en parler
01:21:39et la séquence
01:21:40elle est terrible
01:21:41parce qu'on voit
01:21:41ce pauvre gamin
01:21:42qu'on oblige à danser
01:21:43qui est traité de cochon
01:21:45par la personne
01:21:47qui l'agresse
01:21:48donc voilà
01:21:48c'est assez surréaliste
01:21:49et on va vous en parler
01:21:50bon ben merci beaucoup
01:21:51Jean-Marc
01:21:52je rappelle
01:21:53le général d'armée
01:21:54Pierre de Villiers
01:21:55qui a écrit
01:21:56pour le succès
01:21:57des armes
01:21:57de la France
01:21:58c'est aux éditions
01:21:59Fayard
01:22:00et je vous précise aussi
01:22:02les guerres civiles
01:22:03de la renaissance
01:22:04à nos jours
01:22:05le Figaro Perrin
01:22:07c'est sous la direction
01:22:07de Jean-Christophe Buisson
01:22:09et Jean Sévillat
01:22:10et on en a parlé
01:22:11ce matin
01:22:12merci
01:22:13on est là nous
01:22:14jusqu'à mercredi
01:22:15matin
01:22:16pour tout vous dire
01:22:16on est avec Mathieu Sébille Prola
01:22:18qui était à la réalisation
01:22:19on est avec Rémi
01:22:20qui était à la vision
01:22:21avec Noah
01:22:21qui était au son
01:22:22merci à Marine Lançon
01:22:23à Marie-Liès Houlier
01:22:25qui est avec nous
01:22:26désormais
01:22:26toutes ces émissions
01:22:27seront retrouvées
01:22:28sur cnews.fr
01:22:29rendez-vous ce soir
01:22:30bonne journée
01:22:31et joyeux Noël
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