- il y a 3 mois
Ce lundi 27 octobre, Véronique Riches-Flores, économiste indépendante et fondatrice de RichesFlores Research, Xavier Patrolin, président d’Albatros Capital et Aude Kersulec, journaliste à BFM Business, se sont penchés sur l'espoir d'un accord commercial entre Donald Trump et Xi Jinping, le nouveau succès électoral de Javier Milei, l'envolé de la Bourse de Buenos Aires, la prochaine publication des Gafam et l'examen en commission du budget de la sécurité sociale, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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TVTranscription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos experts du club ce soir, ils sont en place, il vient de nous rejoindre.
00:07Xavier Patrolin, président d'Albatros Capital, bonsoir Xavier.
00:10Bonsoir.
00:10Avis de vous retrouver Véronique Richelourez en fil rouge, re-bonsoir Véronique.
00:14Bonsoir.
00:14Economiste indépendante et fondatrice d'RF Research, bien sûr,
00:17nous accompagne aussi en fil rouge pour encore quasiment une heure.
00:20A quel début de semaine là ?
00:22Enfin, quelle semaine déjà qui nous attend ?
00:23On le disait dans le sommaire, on va avoir les GAFAM qui publient,
00:26la fête qui devrait baisser ses taux,
00:27Donald Trump et Xi Jinping qui enfin vont se rencontrer,
00:29se serrer la pince, la main.
00:31On avance vers cette montagne d'un pas cadencé,
00:35c'est le moins qu'on puisse dire,
00:36puisque les trois indices américains sont en forte hausse.
00:38Est-ce que le marché a raison d'être serein ?
00:40Xavier ?
00:41Non.
00:43Bonsoir.
00:43Bonsoir.
00:45Il continue, il prolonge l'enjambement qu'il fait
00:52depuis le début de la guerre commerciale.
00:56C'est-à-dire qu'il enjambent les difficultés.
01:00Il enjambent parce qu'il y a la vague séculaire de l'intelligence artificielle
01:04et on voit même que du point de vue de cette vague séculaire,
01:07il y a des premières interrogations,
01:09je crois que tu en as parlé,
01:11sur l'histoire d'économie circulaire.
01:13Ah oui, c'était dans ton mail, voilà, c'est ça.
01:15On pourrait y revenir parce que l'économie circulaire
01:20qui est mentionnée dans le mail,
01:22je fais une petite à l'apparté,
01:25c'est de dire que c'est équivalent à Airbus
01:27qui prendra une participation chez Safran.
01:30C'est pas trop, tu mentionnes un interlocuteur qui dit ça.
01:34Non, c'est pas le cas.
01:35On est dans les coulisses des coulisses.
01:36Vous aviez réfléchi et parle à voix haute, tout seul, comme ça ?
01:41Je soliloque.
01:43Mais c'est pas du tout ça.
01:45C'est Airbus qui prend des participations
01:47dans les compagnies aériennes
01:48pour que les compagnies aériennes achètent des Airbus.
01:54C'est pas du tout la même chose.
01:55Donc ton problème, parce qu'on se tutoie alors du coup.
01:57Oui, on va pas se tutoyer.
01:58Le problème, c'est les GAFAM.
02:00Le risque sur la semaine, c'est les GAFAM.
02:01Oui, parce que...
02:02Pourquoi l'économie circulaire est essentielle ?
02:05Parce qu'on est au début d'un problème de financement.
02:08Les montants, cette fameuse accélération dont on parle,
02:11OpenIA notamment,
02:12c'est une incapacité à supporter l'investissement.
02:16C'est normal, une boîte qui fait des pertes
02:17ou qui n'a pas de rentabilité
02:18peut pas faire des augmentations de capital à vis aeternam.
02:22Surtout que là, pour l'instant, elle n'est pas cotée,
02:24elle est dans le domaine privé.
02:25Donc il y a un moment, il faut avoir recours à la dette.
02:27Et les montants dont on parle,
02:28c'est des centaines de milliards de dollars.
02:31Et donc le marché,
02:32ça sera un point à la fin de mon propos,
02:35mais le marché est confronté
02:37à une accumulation de dettes privées.
02:39Et donc là, il y a un risque.
02:42Il veut enjamber ça en se disant deux choses.
02:45Et je conclurai là-dessus, il dit deux choses.
02:47Il n'y a pas d'inflation, ça tombe bien,
02:49Donald Trump manipule les données du BLS,
02:52puisque les données du BLS sont...
02:54On va en parler, il ne faut pas mélanger tous les sujets.
02:56Non mais c'est essentiel.
02:57Oui, mais on est sur les GAFAM,
02:58là on arrive sur le BLS, on ne sait plus où on va.
03:00Mais ça permet d'anticiper que le mouvement de baisse des taux de la Fed
03:04va soutenir la croissance américaine.
03:06À mon avis, le mouvement de baisse des taux de la Fed
03:08ne va pas être d'ampleur.
03:09Et donc ça ne peut pas constituer un facteur de soutien.
03:11D'ailleurs, les taux longs baissent beaucoup moins
03:13que les taux courts.
03:14Ça, c'est le premier point.
03:15Et deuxième point,
03:16sur les ratios de valorisation du marché américain,
03:20on retourne sur les ratios de valorisation
03:22qui sont ceux de la bulle dot com.
03:26On est même, sur certains ratios, au-delà.
03:30Oui, donc il y a des risques à tous les étages, là.
03:32Et oui, il y a des risques à tous les étages.
03:33Mais on le voit d'ailleurs dans les indices de crainte,
03:35il y a ce fameux indice CNN de l'avidité.
03:38On voit que les investisseurs achètent,
03:40mais avec un immense scepticisme.
03:42On est quasiment sur crainte, inquiétude extrême,
03:44dans ce mouvement de hausse des marchés.
03:46Mais est-ce que quelque part,
03:47ce n'est pas la meilleure nouvelle,
03:47dans la mesure où les cycles haussiers les plus durables
03:50sont ceux qui se font dans le scepticisme ?
03:51Là, on a un cas pratique.
03:52de scepticisme aussi ?
03:55Il n'y a pas un scepticisme chez les particuliers américains,
03:58il n'y a pas un scepticisme chez les...
04:00entre guillemets, du point de vue des valorisations,
04:02parce que les primes de risque sont quasiment
04:04aux plus faibles.
04:05Normalement, un scepticisme, c'est lorsque tu as
04:07des ratios de valorisation
04:08qui sont suffisamment bas
04:10pour laisser espérer des rentabilités élevées
04:13sur les dix prochaines années.
04:15C'est tout à fait le contraire.
04:16On a des ratios élevés...
04:18Mais pas les ratios sur la croissance attendue, quoi.
04:20C'est ça, si on regarde...
04:21Oui, le PEG, comme on dit,
04:23le ratio de valorisation court sur croissance,
04:26on n'est pas si cher que ça sur le marché américain.
04:29Là, ça revient à appréhender les actions
04:32comme des options.
04:34C'est-à-dire une option sur le rêve de l'IA
04:36et sur les gains de productivité que ça va générer.
04:39Et même au sein des GAFA,
04:40les GAFA sont tous concurrents sur le même objet.
04:43Exemple, aujourd'hui, Qualcomm nous annonce une nouvelle puce
04:47d'accélération de l'IA.
04:49Le titre Qualcomm gagne 15% à l'instant,
04:52mais AMD, du coup, un des rivaux, recule un petit peu.
04:54Là, c'est un exemple de concurrence.
04:56Il y a bien un moment, il y aura une épreuve de vérité.
04:59Donc, la valorisation globale du marché
05:01est probablement non soutenable.
05:03Évidemment, c'est un peu dur de le dire
05:04quand, dans la journée, les indices sont au plus haut.
05:06Oui, oui.
05:07Alors, voilà.
05:07Cette semaine, elle sera, Véronique, extrêmement dense.
05:09Les publications des GAFA,
05:10la fête qui va baisser ses taux,
05:12mais c'est peut-être déjà dans les cours
05:13et peut-être qu'on en attend trop.
05:14C'est ce que vous disiez, Xavier.
05:16La rencontre entre Xi Jinping et Donald Trump,
05:17pour vous, de ces trois éléments,
05:19lequel est le plus crucial pour la suite en bourse ?
05:23Pour la suite en bourse,
05:25je pense que la combinaison est essentielle.
05:29Et c'est cette combinaison qui joue en particulier.
05:32Donc, la rencontre, forcément,
05:34Xi Jinping, Donald Trump,
05:36qui est centrale,
05:38mais que les marchés surachètent
05:42et dans des proportions
05:44qui, elles, posent question, effectivement.
05:46Sans doute parce qu'effectivement,
05:49l'attente d'un assouplissement monétaire
05:51dans les conditions présentes,
05:53c'est-à-dire une politique outrancièrement accommodante,
05:56complètement pro-cyclique,
05:58pousse à la surenchère.
06:02Et tout ceci, dans la perspective,
06:04n'oublions pas la réforme fiscale,
06:06ce que je disais tout à l'heure,
06:07est la grande déréglementation bancaire.
06:13Parce que là, on nous promet quand même des choses
06:15assez exceptionnelles.
06:16Donc, effectivement, moi, je trouve que ça ressemble,
06:20mais vraiment, je pense qu'on a tous,
06:22bon, peut-être pas,
06:23tous vécu 99.
06:26Et on est vraiment dans cette logique-là,
06:29c'est-à-dire que tout le monde voit,
06:31c'est ce truc qui enfle, qui enfle, qui enfle.
06:33Et puis, effectivement, il y a encore des conditions
06:35pour que ça enfle davantage,
06:37avec la grande menace qu'à un moment donné,
06:41il y a un grand feu d'artifice.
06:43Ce qui enfle, c'est les trésoreries des GAFAM,
06:47et des 7 magnifiques, c'est ça qui a enflé ?
06:50Au-delà, parce qu'on voit bien, quand même,
06:52depuis quelques mois,
06:54l'optimisme se répand et se diffuse.
06:57Vous voyez, ce qu'ont fait les bourses asiatiques,
07:01ou la Chine d'ailleurs.
07:02La Chine en réaction pour parler avec Donald Trump.
07:07Donc, il y a vraiment un mouvement,
07:08même les marchés européens, finalement.
07:11Donc, il y a vraiment un engouement.
07:13Et oui, parce que finalement,
07:15qu'est-ce qui se passe ?
07:15La fête baisse ses taux.
07:17Pour l'instant, on nous promet qu'il n'y a pas d'inflation.
07:20Très bien.
07:21Mais demain, on verra demain.
07:24La fête baisse au moins jusqu'en décembre,
07:28probablement un petit peu plus,
07:29si elle reste dans cette logique-là.
07:31Pour vous, elle baissera mercredi et en décembre aussi.
07:34Elle nous l'a dit.
07:35Et a priori, je pense que les chiffres de l'emploi
07:38ne vont pas s'améliorer de toute façon.
07:41Le taux de chômage, lui, est au niveau de plein emploi.
07:44Donc, elle n'aurait pas besoin de baisser.
07:45Mais on comprend bien qu'il y a là, quand même,
07:48la pression de Donald Trump finit par jouer aussi.
07:51Je pense que l'environnement de marché,
07:53les fortes anticipations mettent la Fed
07:57dans une position un peu compliquée également.
07:59Donc, on nous dit qu'on agit par précaution.
08:03En réalité, on mène une politique hyper pro-cyclique
08:07qui va forcément créer des débordements
08:10et se payer à un moment donné.
08:13Alors, la question, c'est comment ça se paye ?
08:14Ça se paye par des accidents financiers,
08:18de crédit, à un moment donné où, effectivement,
08:21on est quand même allé très loin depuis deux ans
08:24et où on sait que les risques sont quand même très intenses.
08:28Ça se paye peut-être plutôt par de l'inflation
08:31parce que derrière, il y a la réforme fiscale
08:33qui va réinjecter et donc qui peut maintenir à flot,
08:37finalement, l'ensemble, mais au prix, probablement,
08:41pas à terme, d'une inflation, mais pas qu'américaine.
08:44Là, on est dans une problématique globale.
08:46Et donc, quelque chose de très inconfortable en réalité,
08:52mais tant que ça monte, vous ne pouvez pas dire,
08:55vous pouvez alerter, attention, faites attention,
08:58vous mettez les pieds, les risques se multiplient.
09:01Mais effectivement, difficile de tenir un langage
09:04complètement à l'écart.
09:05Est-ce que vous êtes inquiets, tous les deux,
09:06de la dette privée, du risque potentiel
09:09d'une crise de la dette ?
09:12Ou alors, est-ce que ce ne serait pas forcément systémique ?
09:14Ça, c'est ce que certains experts disent, d'ailleurs.
09:16Parce qu'on a eu des faillites.
09:17On a quand même à peu près tous les éléments
09:19pour avoir, à un moment donné, une crise au pourtour systémique.
09:27Est-ce que ça va se produire ?
09:31C'est aussi pour ça qu'on a besoin, sans doute,
09:33d'un peu d'inflation et d'une Fed qui soit également au rendez-vous.
09:38Le problème, c'est qu'en pratiquant de cette sorte,
09:41et surtout avec la déréglementation qui va s'ajouter,
09:44déréglementation bancaire,
09:45en fait, on souffle dans le sens du vent
09:49et on accentue des tendances de fond
09:51qui sont déjà, en termes de déséquilibre,
09:54potentiellement problématiques.
09:55Donc, oui, je pense qu'il y a des risques indispensables.
10:01Mais par exemple, ça a éclaté dans trois mois.
10:05On est typiquement dans des situations qui sont très difficiles et à peu près imprévisibles.
10:08D'ici là, mercredi soir, si la Fed, par exemple, annonce qu'elle sera une des autres questions aussi,
10:12qu'elle arrête de réduire son bilan, vous l'interpréteriez comme le signe d'un risque systémique
10:16qu'elle aurait commencé à identifier, raison pour laquelle elle ne réduirait plus son bilan ?
10:19C'est comme, effectivement, une réponse à un début de tension en termes de liquidité
10:24où on voit que les opérations de repos de refinancement sont inversées ces derniers temps
10:31et donc comme, effectivement, encore une fois, une approche prudente
10:37pour devancer ou pour se prémunir contre des tensions en termes de liquidité.
10:41D'accord. Si la Fed, effectivement, va au-delà d'une baisse de taux
10:44mais qu'elle annonce aussi la fin de la réduction du bilan,
10:46c'est le pronostic d'un certain nombre d'experts.
10:47Pour mercredi soir, ce sera un des grands enjeux de cette semaine boursière.
10:50Est-ce que, comme Véronique, vous y verriez le signe d'un risque systémique qui s'approche
10:55et dont la Fed serait consciente éventuellement ? Xavier.
10:58Je pense surtout qu'elle rentre sous le contrôle progressivement de Donald Trump.
11:02C'est surtout ça. Donc, elle donne des contreparties à Donald Trump.
11:08La Fédérale Réserve, la Banque Centrale Américaine,
11:10est placée devant un dilemme incroyable.
11:12C'est-à-dire un marché du travail qui ralentit.
11:15Alors, certes, c'est un plein emploi, mais c'est un plein emploi un peu fictif
11:20parce que le taux de participation se rebaisse à nouveau.
11:24Le taux de participation, je rappelle, c'est le pourcentage de la population active
11:26en âge de travailler qui participe au marché du travail.
11:30Et ce taux de participation reflue.
11:32Donc, ça veut dire que le ressenti, parce que la base électorale de Donald Trump,
11:37c'est quand même des gens qui se sentent déclassés.
11:41Donc, c'est des gens qui, notamment, ne peuvent pas travailler,
11:45voudraient travailler, mais ne peuvent pas travailler,
11:47et ne participent pas au marché du travail.
11:49Donc, le taux de chômage n'est pas celui officiel, d'une certaine façon.
11:53Moi, j'en calcule un implicite.
11:54Il est quasiment 100 BP au-dessus.
11:56Si vous réintroduisez la fluctuation du taux de participation...
11:59Il est de 5,5 en gros.
12:01Voilà, c'est ça, 5,5, 6%.
12:03Voilà, c'est ça.
12:04Il manque, globalement, 2 à 3 millions d'emplois sur le marché.
12:07Et vous vous apercevez que les investissements
12:10auxquels nous procède le secteur de la digitalisation de l'intelligence artificielle
12:14se fait quasiment sans aucun investissement en capital humain.
12:19Pire, le capital humain qui sort des universités est lui-même déclassé.
12:23C'est-à-dire que des jeunes qui ont fait, qui ont payé et qui ont de la dette
12:28à ne plus savoir qu'en fait, n'arrivent pas à trouver dans le poids.
12:30Pourquoi ? Parce que les GAFA ne recrutent pas des jeunes bardés de diplômes,
12:36à de rares exceptions, mais recrutent plutôt des seniors qui ont de l'expérience.
12:40Meta, la semaine dernière, a annoncé des dizaines de licenciements,
12:42de licenciements dans l'IA pour privilégier les stars.
12:44Voilà.
12:45Les stars de l'IA, quoi.
12:46Et juste un petit point.
12:47Tout à l'heure, tu mentionnes, les GAFA sont gorgés de cash.
12:50Bon, il se trouve que Meta a signé un contrat la semaine dernière
12:54pour des data centers.
12:58Ils pourraient très bien le financer sur leur fonds propre, sur le cash,
13:01puisqu'ils sont...
13:01Que font-ils ?
13:03Pas du tout.
13:04Ils le font financer par des obligations privées.
13:09Et on parle de 30 milliards.
13:11C'était totalement absorbable par Meta, ça ne l'est pas.
13:14Ils sont classés investment grade, on n'est pas dans les diades pourries à risque.
13:17Oui, d'accord.
13:17Mais quand on va regarder OpenAI, qui va être confronté au même problème,
13:22et eux, ils annoncent, c'est 100 gigawatts de puissance,
13:28c'est-à-dire globalement, alors j'exagère un peu, mais...
13:3010 centaux nucléaires.
13:32Non, c'est presque entre...
13:34Vous pouvez pas loin de 100 centrales de nucléaire.
13:37Mais c'est 1 gigawatt, la centrale.
13:38Oui, on va dire, sauf si c'est un EPR, c'est 1,6,
13:40mais bon, bref, on n'exagère pas.
13:42Entre 70 et 100.
13:44Donc comment on fait pour financer ces affaires-là ?
13:46Sur des boîtes qui ne dégagent pas.
13:48Et alors, sur l'intelligence artificielle, j'y reviens,
13:51certes, tout le monde l'utilise, mais ça ne génère pas de rentabilité pour l'instant.
13:56Donc les résultats des GAFA sont essentiels,
13:59parce qu'on va voir si les investissements auxquels ils font,
14:02commencent à altérer, ou en tout cas, ça va être dit dans leur perspective,
14:06comment ça va altérer leur rentabilité.
14:10Et là, la manœuvre, pour l'instant, consiste à mettre la poussière sous le tapis,
14:15à se débrouiller pour que la rentabilité reste là où elle est,
14:19et à financer par des externalités, par du credit buy, des locations, ce que vous voudrez.
14:25Parce que l'intelligence artificielle, c'est à la fois de la digitalisation,
14:29mais c'est des CAPEX, c'est des CAPEX à l'ancienne.
14:32C'est de l'énergie, c'est des data centers, c'est du TND en électricité, c'est tout ça.
14:39C'est du hardware.
14:41C'est du hardware, comme tu le dis.
14:42Et pour la Fédérale Réserve, c'est très compliqué dans cette affaire.
14:47C'est très compliqué parce qu'ils ont de l'inflation à 3, ou un peu plus de 3,
14:51et probablement que la guerre des tarifs douaniers est en train de diffuser.
14:56Le problème de Thanksgiving, c'est les jouets des gamins.
15:00Les jouets des gamins, à Toys R Us, ils sont 20, 30, 40, 50% plus chers,
15:04parce que Toys R Us a comprimé ses marges pour l'instant,
15:06mais maintenant, les pubs, moi je regarde des fois sur quelques sites internet,
15:13je n'ai pas le loisir d'aller aux Etats-Unis,
15:15mais on voit réapparaître, notamment pour la consommation alimentaire,
15:19des choses qui relèvent de la consommation alimentaire low cost,
15:22y compris chez McDo.
15:24Il y a le chicken index aussi, la consommation de poulet qui explose.
15:27Si tu aimes le thé ou le café, c'est 40, 50% plus cher,
15:32et ça commence à diffuser.
15:34Donc ça, c'est un problème pour la Fédérale Réserve.
15:36Regardez qu'en Europe aussi, on voit de plus en plus de restos de poulet.
15:38Non, mais c'est le chicken index, c'est très frappant.
15:40À Paris même, il y a de plus en plus d'adoles de poulet.
15:43Véronique, je voyais réagir sur les GAFAM en l'occurrence.
15:46Est-ce qu'on verra à l'occasion des publications-là
15:47les premiers signes d'impact sur la rentabilité à venir des GAFAM,
15:50les premiers signes d'impact de tous ces investissements ?
15:52En fait, ce n'était pas trop le point sur lequel je voulais intervenir,
15:56mais je ne suis pas sûre qu'on voit déjà ces problématiques de rentabilité.
16:03La question, c'est le dilemme de la Fed.
16:07En fait, la Fed est confrontée à un problème
16:10qui ne relève pas de la politique monétaire.
16:13Et on attend d'elle qu'elle résolve tous les problèmes.
16:16Et ce problème qui ne relève pas de la politique monétaire,
16:20c'est celui effectivement quand même de la montée en puissance d'un secteur,
16:24l'intelligence artificielle et tout ce qui tourne avec,
16:27dont les investissements, tu l'as très bien dit,
16:30génèrent très peu d'emplois quand ils n'en détruisent pas in fine.
16:35Et donc, on est face à un changement technologique
16:38qui a des répercussions considérables au niveau sociétal
16:42et au niveau des rouages économiques.
16:45Et que va faire la Fed ?
16:47Elle baisse ses taux d'intérêt parce que les créations d'emplois ont disparu,
16:50mais ça va enfler probablement les valorisations de GAFAM et bien d'autres
16:56sans créer davantage d'emplois.
16:59Et c'est bien ça le danger, en fait.
17:01C'est que la réponse, elle devrait passer sans doute
17:04par d'autres politiques économiques,
17:07pas celles de Donald Trump a priori,
17:10mais ce n'est pas une problématique monétaire.
17:12Alors, on peut assouvir en faisant le coût du crédit peu baisser,
17:15sous réserve que les taux longs suivent la politique de la Fed
17:19et là, on en est beaucoup moins sûr.
17:22La bonne politique, du coup, ce serait quoi, là ?
17:24Vis-à-vis, effectivement, de cette boule qui enfle du côté des GAFAM,
17:27des taux qui risquent de recréer les conditions d'une crise financière,
17:29en plus la déréglementation qui approche aux États-Unis ?
17:33Alors, la bonne politique, je n'ai pas suffisamment réfléchi au problème,
17:37mais enfin, quand même, avant que Donald Trump arrive,
17:39il y avait déploiement d'investissements par Joe Biden,
17:42sans doute dans des proportions un peu excessives,
17:45mais en matière notamment de transition environnementale
17:50et de tout un tas de secteurs,
17:53y compris donc les nouvelles technologies,
17:55avec le développement des puces, etc.,
17:57mais qui étaient porteurs d'activités,
18:00d'investissements des entreprises, créateurs faiblement,
18:05mais créateurs d'emplois dans des proportions plus importantes qu'aujourd'hui.
18:10Après, il y a d'autres pistes.
18:11On parle des problématiques de logement.
18:13Aux États-Unis, la crise du logement, c'est une réalité,
18:15un petit peu comme en France.
18:16Mais pour soutenir ça, il faut baisser les taux.
18:19Ça dépend.
18:20Ça dépend de ce qu'on attend.
18:21Soit on attend, effectivement, un bouffe de l'investissement
18:24où on veut solliciter l'investissement locatif
18:27qui est déjà très important aux États-Unis,
18:29soit on peut regarder ce qu'étaient les propositions de Biden à l'époque,
18:34c'était notamment sur le logement, le logement social, etc.
18:37Il y a un grand plan de développement de l'investissement dans le logement.
18:41Il y a moyen, bien évidemment.
18:43Oui, il y a moyen, mais la courbe des déficits,
18:45elle était déjà ce qu'elle est encore aujourd'hui.
18:47La courbe de l'IA, elle était déjà exponentielle à l'époque.
18:50Les investissements commençaient aussi à l'aide.
18:51Simplement, on est un an de plus,
18:53H plus 1, N plus 1 en matière d'intelligence artificielle.
18:55Donald Trump est là, mais il vient épouser une tendance qui existait avant lui.
19:00Oui, oui, tout à fait.
19:01Mais là, elle en a cassé pas mal d'autres
19:02qui auraient pu être un petit peu promesses.
19:04On poursuit nos échanges.
19:05Dans un instant, on est à 13 minutes de la clôture.
19:07C'est passionnant et ça nous permet d'anticiper cette semaine folle
19:09sur les marchés entre la Fed, les GAFAM qui vont publier.
19:12Puis dans un instant, on parlera aussi de la rencontre avec Xi Jinping.
19:14Le CAC est en hausse de 0,2% et Wall Street, sur de nouveaux records,
19:17le S&P 500 gagne 1%, le Nasdaq 1,6%.
19:21À Paris, je t'ai l'éritre qui profite d'un relèvement d'opinion et gagne 2%.
19:24En revanche, en repli, Renault perd 1,8%.
19:27Le titre Pernod Ricard aussi en repli d'1,9%.
19:30Pernod Ricard qui tenait cet après-midi d'ailleurs son assemblée générale.
19:34On en parle avec Véronique Riche-Flores et Xavier Patrolin.
19:38Un petit mot quand même avant de parler de la rencontre entre Xi Jinping et Donald Trump
19:40parce que ça fait aussi du bien parfois de ne pas parler que de Donald Trump.
19:43Enfin, je ne sais pas ce que vous en pensez.
19:45Non ? Xavier, oui ?
19:47Vous voulez qu'on continue de parler de Donald Trump ?
19:48Non, non, non, au contraire.
19:49Javier Minei ?
19:50Vous vouliez parler de Javier Minei, c'est ça ?
19:53Javier ?
19:54Javier.
19:55Ah mais oui, Xavier.
19:55Est-ce que tu sais ce que ça veut dire, Javier ?
19:57Xavier.
19:58D'accord, mais est-ce que c'est...
19:59C'est d'origine basse, que ça veut dire maison blanche, la maison du meunier.
20:04Ah bon ?
20:04Ah, excellent.
20:05Maison blanche, ça veut dire, c'est drôle.
20:07L'albatros, l'oiseau blanc.
20:09Puisque vous êtes président d'Albatros capital.
20:11Et Patrolin.
20:12Avec Xavier, voilà.
20:12Oui, j'ai fait une petite parole.
20:14Patrolin, en revanche, on est dans quel point ?
20:16Ah, Patrolin, c'est plutôt d'origine italienne, le patre de Venise.
20:20Excellent, bah voilà.
20:21Écoutez, on l'apprend tous les jours.
20:22Bah oui.
20:24Milei, Javier, donc on a compris Milei, ça veut dire, on va chercher ce que signifie Milei.
20:28On demande beaucoup là.
20:29Quand même, une belle victoire pour Javier Milei, qu'on n'avait pas forcément vu venir à ce point-là, Aude.
20:34C'est l'écart dans l'égislative, donc cette élection de mid-terme là-bas en Argentine qui a surpris tout le monde
20:40et qui permet en ce moment à l'indice argentin, l'indice de la bourse de Buenos Aires,
20:44de s'envoler littéralement à l'heure où on se parle, on en est où là, Aude ?
20:47Buenos Aires, la bourse, le Merval qui prend plus de 21% en ce moment, 21,6%.
20:55Les investisseurs qui saluent effectivement la victoire finalement quand même beaucoup plus large que prévu.
21:00Plus de 40% des voix pour le parti Libertad Avanza, donc de Milei.
21:05Devant les péronistes qui ont seulement 24% des voix, ça va permettre, on parle de Donald Trump,
21:11parce qu'il a promis une aide financière à l'Argentine, seulement si Milei gagnait.
21:16Et donc, elle va affluer cette aide.
21:19Ce sont notamment des devises, des dollars, l'économie argentine en manque et puis des prêts également.
21:27Véronique, donc, il remporte cette élection haut la main, on ne l'avait pas anticipé à ce point-là.
21:31C'est peut-être l'argument de Donald Trump effectivement qui a conditionné l'aide américaine aux Argentins
21:36à la victoire de Javier Milei. Les électeurs ont répondu oui.
21:40Je pense que cette aide américaine a été très influente effectivement
21:44sur le vote.
21:47C'est une forme d'achat de voix.
21:48Une forme de sécurité, en fait.
21:51Et le peuple argentin est avide de cette sécurité.
21:57Donc, voilà, ton tact.
21:59Donald Trump, finalement, a une stratégie qui marche bien.
22:03Pour l'instant.
22:03Pour l'instant, mais qui est assez quand même effrayante parce que, voilà,
22:08la stratégie d'influence sur le finance de l'Amérique.
22:10On a son influence et sans parler des 100%.
22:16Donc, on ressort les 100% de droits de douane à tir la rigaud pour tout et n'importe quoi.
22:20Et puis, ça marche puisque finalement, on arrive a priori, on verra à la fin,
22:24mais à négocier, même à faire plier les Chinois.
22:28Donc, on va en parler.
22:29Là, les Canadiens, ils ont droit à 10% de droits de douane d'un coup.
22:3210%, oui, à cause d'une publicité des autorités de l'Ontario qui a déplu à Donald Trump.
22:37Alors, le Canada a quand même courbé les Chines parce qu'ils ont dit qu'ils allaient supprimer cette publicité.
22:42Pas tout de suite.
22:43Du coup, ça a vraiment continué d'énerver Donald Trump ce week-end.
22:46C'est pour ça qu'il a mis les 10%.
22:47Mais Marc Carné, il veut reprendre les discussions.
22:49Il est en Malaisie aussi du côté du sommet de la Céanne.
22:51Il n'a pas encore rencontré Donald Trump.
22:53Elle coûte cher cette pub.
22:54Elle coûte cher.
22:5410% de droits de douane supplémentaires juste pour une malencontreuse publicité.
22:57Comment vous regardez ces pratiques-là ?
22:59Et la réaction quand même du marché argentin, plus 20% l'indice de Buenos Aires.
23:02Les banques argentines cotées à Wall Street gagnent 40% à l'instant.
23:07Tout simplement, Xavier.
23:08Oui, vous conditionnez une injection de 40 milliards de dollars au résultat d'une élection législative.
23:18Je ne vous pose même pas.
23:19Tu as dit tout à l'heure peut-être.
23:21Je pense que c'est incongru.
23:22Il n'y a même pas à se poser la question du peut-être.
23:24Ce n'était pas vu dans les sondages, cela dit.
23:26Oui, mais les sondages, c'était peut-être un peu trop tôt.
23:29Puisque la négociation a eu lieu, si je n'ai pas de bonne mémoire, il n'y a même pas, il y a un peu plus d'une semaine.
23:36Donc le temps que ça diffuse, mais enfin bon, l'argentin n'est pas crétin, si j'ose dire.
23:40On s'en dérime.
23:41Il n'a pas envie d'une nouvelle crise, surtout.
23:43Voilà.
23:43Ce qu'il voit, c'est une souffrance.
23:45Enfin, quelle était la situation économique de l'Argentine précédemment ?
23:48C'était quand même des fuites de capitaux.
23:50Une banque centrale qui agonisait.
23:52Oui.
23:52Peut-être que la politique de Javier Mileï ne fonctionnait pas, on peut déjà le dire, ou il est un peu tôt ?
23:57C'était un peu tôt, mais en tout cas, vous savez, les traitements de cheval, souvent, on en parle ici aussi en France,
24:03les traitements de cheval, il a cette difficulté, c'est que le paysan qui est propriétaire du cheval est rarement content
24:09lorsque le traitement de cheval tue le cheval.
24:12Et donc, Javier Mileï, c'est quand même un traitement extrêmement sévère.
24:18Oui, la population en souffre, c'est vrai qu'en termes de niveau de vie...
24:21Le taux de pauvreté, quoi qu'en disent les défendeurs de Javier Mileï, le taux de pauvreté a explosé.
24:25Non, il était déjà énorme avant.
24:26Bien sûr, mais il est passé de 40 à 60, mais tu as raison, il était énorme avant, il était à 40.
24:30Il ne rebaisse pas là le taux de pauvreté ?
24:31Pardon ? Il n'est pas en train de rebaisser ce taux de pauvreté là-bas en Argentine ?
24:33Avec une inflation qui s'est bien réduite quand même.
24:36Oui, mais ça repartait, ça repartait puisque la monnaie se dépréciait contre le dollar,
24:41puisque la banque centrale n'avait plus de réserve de change et que les capitaux n'avaient qu'une idée en tête.
24:44C'est là que ça tournait par rond.
24:44Donc c'est bien un moment que ça n'arche pas, et donc Ravier Mileï, sans cette injonction...
24:50Donc voilà, le vote a été acheté, tant mieux pour les Argentins, mais effectivement, ça traduit quand même...
24:57Et donc je trouve qu'il y a une relative complaisance des milieux financiers,
25:00mais il se trouve que les milieux financiers sont anglo-saxons, dominantes américaines,
25:03et que c'est probablement des grands fonds américains qui vont ramasser la mise...
25:08Est-ce qu'il achètera les Chinois, Donald Trump, donc c'est jeudi, dans trois jours ?
25:11La dialectique est renversée, la dialectique du maître et de l'eslave n'est pas du tout la même,
25:15entre l'Empire du Milieu et l'Oncle Sam.
25:18C'est l'Empire du Milieu qui détient et qui est le maître.
25:22C'est ce qu'a découvert Donald Trump à propos des terres rares, et à mon avis, c'est pas fini.
25:26Donc au fond, est-ce que cette entrevue a le moindre intérêt ?
25:28Nullement.
25:29Entre ce que c'est une pique de Donald Trump, vous ne pensez pas que ce soit un tournant ?
25:31On s'en fiche.
25:33Voilà, on s'en fiche.
25:34Par contre, les networks américains vont faire...
25:36Il va parler à sa base.
25:38Pourquoi c'est pas important de parler de Donald Trump ?
25:39Parce que Donald Trump, tous ses propos sont tournés, non pas vers les marchés financiers, mais vers sa base.
25:43Donc c'est pas nous le destinataire.
25:45Donc il va serrer la paluche de l'oncle Xi Jinping.
25:49Mais ça ne change rien sur le fait que le rapport de force sur les terres rares est construit.
25:55L'annonce qui a été faite par la Chine il y a bientôt trois semaines est une annonce d'extraterritorialité.
26:00On avait l'extraterritorialité du dollar décidé sous l'administration.
26:04Non mais là, l'idée, c'est que justement, ils renoncent, au moins à titre temporaire, on va dire, ils renoncent à limiter à ce point leurs exportations de terres rares.
26:11Ils ne vont évidemment pas renoncer.
26:13Ça reviendra.
26:14Ça reviendra en bouement, un peu plus tard.
26:16Oui, ils vont mettre sur pause, ils vont mettre des quantum, ils vont mettre des quotas.
26:19C'est une arme de destruction massive, c'est une arme de soumission essentielle.
26:25Oui, mais comme les Américains peuvent jouer de leur droit de douane.
26:28Là, si effectivement les Chinois renoncent à limiter à ce point l'accès à leurs terres rares, les Américains renoncent à 100% de droit de douane supplémentaire.
26:35Mais il suffirait que les Chinois, au contraire, remontrent leur muscle pour que Donald Trump fasse de même avec ses droits de douane.
26:40Qui a le plus d'armes de cartes en main ?
26:42Les Chinois forcément ou un peu quand même Donald Trump ?
26:44Et finalement, avec un peu de malice, il peut lui aussi, malgré tout.
26:47Alors, imposer à la Chine, c'est beaucoup dire, mais pourquoi pas, malgré tout, permettre à la Chine de dériver de sa trajectoire vis-à-vis des Etats-Unis ?
26:55On a quand même l'impression que ces dernières semaines, la Chine a dû céder, que les menaces de 100% de droit de douane ont quand même eu un effet.
27:08Alors après, les Chinois, ils sont suffisamment malins aussi, suffisamment...
27:13Donc, voilà, céder ne veut pas dire signer un chèque en blanc pour garantir l'approvisionnement en terres rares,
27:20sans condition, ni sans risque, effectivement, d'un retour, d'un revers de manche à la première occasion.
27:31Donc, voyons. Moi, je pense que ce qui sera important, potentiellement, pour le marché, c'est qu'effectivement, il y a un accord,
27:39un véritable accord où on pose les choses. Après, les accords peuvent se défaire.
27:44Là, la perspective de l'accord...
27:45C'est pour ça que cette réunion, enfin, cette rencontre n'est pas importante.
27:47Fait monter Wall Street.
27:48Oui, mais la perspective... Regardez, le S&P gagne 1%, on est sur un record.
27:51Juste sur la perspective de cet accord.
27:52Ce n'est pas les GAFAM, ils publieront dans la semaine, ce n'est pas la Fed, c'est la perspective de l'accord.
27:56Le Nasdaq gagne quasiment 2%.
27:58Nvidia gagne 3%, parce que peut-être qu'ils auront à nouveau un peu, ne serait-ce qu'un peu, accès à ce marché chinois.
28:04Encore une fois, c'est à nouveau complaisance.
28:07Un accord avec Donald Trump ne vaut rien.
28:09Quand vous signez un accord avec les États-Unis par le passé, il avait valeur juridique.
28:14Pour Donald Trump, le juridique est soumis à sa volonté, est soumis aux politiques.
28:19Donc, ça ne vaut rien.
28:19Ça peut être, on l'a vu dans le cas du Canada, c'est suspendu instantanément et on passe...
28:26Là, c'est quand même les négociateurs qui ont fait ça en amont vendredi, samedi,
28:29et c'est Scott Bessen, donc l'adulte dans la pièce, quand même, dans l'administration à Trump,
28:32qui a négocié avec le vice-premier ministre.
28:34Rien n'interdit Donald Trump ultérieurement.
28:36Je suis d'accord, il y aura bien un cadre juridique, il y aura bien...
28:39Mais rien n'interdit Donald Trump ultérieurement de modifier et de dire
28:44je décrète une hausse des droits de douane sur la Chine ou sur telle séquence de produits,
28:49telle filière, parce que je l'ai décidé.
28:52En tout cas, Wall Street est en hausse et les valeurs chinoises cotées à Wall Street aussi,
28:55dans la perspective de moindre tension entre Washington et Pékin, on verra combien de temps ça dure.
28:59Baidu, par exemple, à Wall Street, gagne 6%.
29:01Alibaba gagne 3% également.
29:04Et puis, on suit aussi Qualcomm, qui donc a dévoilé cette nouvelle puce dans l'intelligence artificielle.
29:08Le titre Qualcomm, aujourd'hui, c'est la star à Wall Street, plus 13%.
29:11Parce que ça va venir concurrencer AMD, par exemple, qui au contraire,
29:14AMD souffre un petit peu de la comparaison, en tout cas de l'annonce.
29:17Et ce titre AMD, aujourd'hui, sous-performe le reste du marché à plus 0,5%.
29:20Ça reste en hausse, mais c'est quand même une hausse trois fois moindre que le reste du Nasdaq.
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