- il y a 3 mois
Décider de si l’argent sert à répondre à des besoins réels ou à simplement contribuer à la croissance est une question de projet de société. Les attentes de rendements aujourd’hui pourraient être disproportionnés par rapport aux réponses à apporter à plusieurs problèmes sociétaux, environnementaux et économiques. Nos invités débattent des moyens de donner un réel potentiel à la finance pour y répondre.
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00:00Et pour aller plus loin, parlons des réalités de terrain.
00:08Chers invités, qu'est-ce qui freine aujourd'hui ou complexifie la finance à impact ?
00:14Là aussi, c'est un peu vaste, mais si vous pouviez chacun faire ressortir une notion ?
00:22Laurence ?
00:24C'est sur moi ?
00:25Moi, je dirais, en fait, la question, c'est une question philosophique.
00:30C'est à quoi sert l'économie ? À quoi sert l'argent ?
00:33Est-ce que le capital sert à générer plus de capital ?
00:36Ou est-ce qu'il sert à répondre à des besoins fondamentaux ?
00:38Et il y en a un certain nombre aujourd'hui.
00:40Et je pense que cette question-là, on n'y a pas répondu.
00:43On pensait qu'on sortait de l'ère friedmanienne.
00:46Je pense qu'on n'en est plus sûr aujourd'hui.
00:50Pour moi, en fait, tant qu'on se dit qu'on est dans des mécaniques
00:53où il faut attendre au minimum 10-15 % de rentabilité dans nos métiers,
00:58du secteur, on va dire, de la finance à impact et plus large,
01:03dans un monde où on est à 0,7 % de croissance,
01:08il y a à un moment un sujet.
01:11Soit c'est des créations de bulles,
01:13soit il y a un transfert massif, finalement, des salariés,
01:17des consommateurs et de l'État vers les actionnaires.
01:20Mais il y a quelque chose qui dysfonctionne.
01:24Parce que dans les sociétés comme les nôtres,
01:26aujourd'hui, on devrait être capable, sans problème,
01:29d'avoir des masses d'argent assez importantes
01:31qui sont sur des objectifs assez raisonnables,
01:342, 5, 6 % de rendement.
01:39Et il y a encore beaucoup trop d'argent
01:41qui est sur des attentes de rendement
01:43qui sont disproportionnées par rapport à l'économie dans laquelle on est.
01:47Clément, sur ce dysfonctionnement évoqué par Laurence.
01:50Oui, c'est un peu le sujet de la financiarisation de l'économie.
01:54Il y a effectivement besoin peut-être de se reconnecter
01:57aux besoins de l'économie réelle
01:59et ne peut-être pas orienter ses investissements
02:04vers des produits qui vont générer une super rentabilité,
02:09mais qui vont aussi générer beaucoup d'externalités négatives.
02:13Donc on avait fait des pas en avant
02:15en termes de réglementation au niveau européen.
02:18Maintenant, on parle beaucoup des enjeux de défense,
02:20de compétitivité, de souveraineté.
02:22On voit bien que quand même, le monde a beaucoup bougé en 2025.
02:26Beaucoup d'inquiétudes de toutes parts.
02:28Et ça, effectivement, inquiète un petit peu
02:30où sont passés les enjeux de durabilité,
02:34où est passé le Green Deal au niveau européen.
02:35Comment on poursuit cette trajectoire de transition,
02:39tout en intégrant, effectivement, les nouveaux risques
02:41auxquels fait face la France, les Européens.
02:46Et puis, on voit qu'au niveau politique,
02:49c'est un petit peu faible en ce moment
02:50et que c'est difficile, du coup, de soutenir cette dynamique.
02:54Donc, le frein.
02:55Vous pouvez lever le doigt.
02:56Oui, et je trouve que sur ce sujet de c'est quoi une bonne renta,
03:00il y a aussi probablement eu des fautes dans notre propre camp.
03:03C'est-à-dire que moi, le nombre de gens que j'ai rencontrés
03:07qui bossent dans la finance durable,
03:08qui viennent d'une forme de finance classique
03:10et qui, quand je leur dis,
03:11on a quand même un problème avec cette idée
03:13qu'on va toujours croître de 2 ou 3 % par an.
03:15Il y a un moment, on a tous fait les maths.
03:17On a bien vu qu'on avait des limites planétaires un peu de partout.
03:20Et qui te répondent, oui, je comprends,
03:21mais moi, mon business, tu comprends,
03:23on a fait un framework d'une complexité dingue
03:25et plus il croit économiquement, plus son impact augmente.
03:28Donc, vraiment, je n'ai pas à me poser la question.
03:30Et vraiment, j'en ai eu plusieurs qui ne voyaient pas le problème.
03:32C'était vraiment le problème des autres.
03:34Et ça, à un moment,
03:36cette interrogation sur c'est quoi la croissance,
03:38c'est quoi le but de tout ce qu'on est en train de faire.
03:41On ne l'a pas eu.
03:42Et je suis désolé de revenir à mes études encore une fois,
03:44mais jamais on m'a dit à quoi ça sert
03:46quand on nous explique qu'on pourrait créer des boîtes.
03:48On nous a demandé est-ce qu'il y a une demande ?
03:49Et c'était le marché qui était censé répondre à quoi ça sert.
03:51S'il y avait une demande, c'est bien que ça servait à quelque chose.
03:54Et 20 ans après, on a tous 14 iPhones,
03:57des lunettes connectées.
03:58Et donc, c'est les règles classiques de la finance
04:00qui rendent une finance à impact vraiment compliquée à mettre en œuvre ?
04:04C'est au moins les attentes des 20 dernières années
04:05sur ce que c'est qu'un beau taux de croissance.
04:06Oui, je pense qu'à un moment, il va falloir qu'on se...
04:09Mais ça va faire mal à la finance à impact
04:11comme à la finance pas à impact.
04:13Il faut se rendre compte de la grande accélération
04:16qu'on a vécue dans la grande accélération.
04:19Et notamment aux États-Unis.
04:20Je vous invite à regarder le cours du S&P 500
04:23ou du Nasdaq sur 20 ans.
04:25Vous allez sur Google et vous mettez...
04:26On ne voit plus les crises de 2001 et les crises de 2008.
04:29On ne les voit plus.
04:30C'est-à-dire que le signal...
04:31Ce n'est pas le cas sur le CAC 40.
04:32Mais le signal a été écrasé par la montée de tout ça.
04:36Donc oui, il y a eu une folie d'attente dans ces rendements.
04:39C'est sûr.
04:40Peut-être quand même aussi rappeler que malgré tout ça,
04:43la finance à impact, elle évolue,
04:45elle croit en fait d'année en année.
04:46Donc il ne faut pas aussi négliger le fait qu'on a effectivement
04:50de la croissance sur ce segment-là
04:53qui s'est quand même diffusée aussi à des acteurs
04:56qui en étaient très éloignés il y a encore quelques années.
04:59Je pense aux assurances par exemple.
05:02Donc il y a aussi des signaux positifs.
05:03C'est important de noter.
05:05Néanmoins, on ne peut pas encore parler de changement de culture véritablement.
05:07Ben non.
05:08La finance lidaire, on a des taux de croissance à plus de 15% par an
05:11mais ça représente encore 15% de l'épargne des Français.
05:13Donc effectivement, le passage à l'échelle,
05:15on en est encore loin.
05:16Et donc effectivement,
05:19qui doit permettre l'accélération, ce passage à l'échelle
05:23pour que la finance à impact soit la finance de demain à tous les niveaux ?
05:29Laurence, vous avancez la main.
05:32C'est notre invitée.
05:33Pour abonder sur les aspects positifs,
05:37j'ai le sentiment qu'il y a aussi une polarisation
05:39dans les modèles d'investissement.
05:42C'est-à-dire qu'il y a ceux qui reculent assez nettement.
05:46Mais il y a une autre partie des investisseurs,
05:49que ce soit des familles, des institutionnels, des personnes physiques,
05:53qui en fait voient vraiment la matérialité
05:56des besoins sociaux et environnementaux
05:59et continuent à financer des entreprises
06:01qui répondent pour eux à des besoins urgents, pressants.
06:06Et donc je trouve qu'il continue d'y avoir un intérêt assez fort
06:13malgré ce backlash un peu ressenti sur nos sujets d'impact.
06:19Et peut-être la question aussi, c'est le terme impact
06:22qui peut être un peu enfermant.
06:27Qu'est-ce qu'il faudrait dire ?
06:28C'est la question qu'on s'est posée quand on a...
06:32Moi j'ai beaucoup participé à l'évolution du concept de mission
06:36et d'entreprise à mission,
06:38qui est la question, pour moi c'est vraiment la question
06:40à quoi on sert ?
06:40C'est quoi notre utilité sociale ?
06:43Et l'impact c'est une résultante.
06:45Mais souvent on s'est rendu compte que les gens disaient
06:47« Ah ben moi j'ai un impact parce que j'émets moins de CO2 ou de... »
06:52Mais en fait s'il n'y a pas une vraie vision de transformation
06:55qui est portée par les dirigeants,
06:57en fait tout ça est quand même assez fragile.
06:59Le jour où il y a un gros client qui dit
07:01« En fait moi je préférerais que tu évolues vers là »,
07:04bon ben on a vu plus d'une fois les...
07:07Donc en fait c'est quand même la question de la mission,
07:12de à quoi on sert,
07:13et l'impact est un effet de ça, c'est une conséquence.
07:16Et je trouve que le terme impact est un petit peu fragile
07:20de ce point de vue-là,
07:21il nous enferme un tout petit peu.
07:22Alors que pour moi le sujet c'est l'ensemble de l'économie.
07:26Je vais essayer de compléter en faisant un lien
07:29avec l'émission précédente où on était sur la consommation
07:31et en me focussant plutôt sur les individus
07:33qui sont des citoyens, des citoyennes, qui sont des salariés.
07:36On avait proposé un détournement de slogan
07:39qui était « Il serait peut-être temps de payer le vrai prix
07:40des mauvaises choses ».
07:41Et je pense que ça vaut aussi pour les produits d'investissement
07:44où par exemple à l'échelle des salariés,
07:47nous on propose un plan épargne-entreprise
07:49dans lequel on doit proposer des produits financiers
07:50qui sont assez volatiles
07:51puisque les personnes doivent pouvoir récupérer leur capital
07:54en cas d'événement de la vie.
07:55Et ça c'est plus difficile à faire
07:56quand on investit dans le temps long
07:58sur des acteurs qui ont des impacts sociétaux positifs
08:00que quand on le fait sur des cours de bourse
08:02qui se fichent à peu près de savoir
08:04quel est l'impact sociétal qu'ils ont
08:05au-delà du rendement financier.
08:07Et donc il faut aussi qu'on arrive à mieux
08:08à créer cette confiance,
08:11à mieux flécher les financements,
08:12à peut-être un peu moins mélanger parfois
08:14des produits d'épargne
08:15qui peuvent être très contributifs
08:17d'une société plus juste et soutenable
08:18et ceux qui font l'inverse.
08:20Et donc ça, ça vaut à la fois
08:21à l'échelle des produits financiers
08:23mais aussi dans la façon
08:25dont on propose aux individus
08:26de contribuer à cette société plus juste et soutenable.
08:29Antoine évoquait tout à l'heure
08:29l'attractivité des jobs
08:31qui sont en dehors des grandes organisations
08:33lucratives, très rémunératrices en général.
08:36Bon, les derniers indicateurs
08:38t'ont quand même à montrer,
08:39y compris dans les grandes écoles,
08:41dans une certaine fuite parfois
08:43des cadres des grandes boîtes,
08:44qu'il y a une attractivité de plus en plus grande
08:46des organisations qui s'investissent
08:47pour cette société plus juste et soutenable,
08:49pour ces sociétés à mission.
08:51Donc je pense qu'on a quand même,
08:53malgré la conjoncture,
08:54des signaux assez positifs
08:55qui en tout cas,
08:55qui devraient pouvoir nous donner confiance.
08:57Peut-être pour terminer,
08:58Clémence disait,
08:58bon, on a fait des beaux progrès
08:59mais on reste que 1% de l'épargne.
09:01Aujourd'hui, le sujet,
09:01c'est qu'il faut vraiment
09:01qu'on change d'échelle.
09:02On est en phase de...
09:03On voit des phases de progression
09:04de développement
09:05mais ce n'est pas assez rapide.
09:07Clémence ?
09:08Non, parce que je vous voyais faire ça
09:10donc je pensais que c'était pour parler.
09:11Justement, j'ai une question pour vous.
09:12Non, c'est qu'elle est d'accord avec moi.
09:14Je suis d'accord.
09:15Non, mais du côté de ceux
09:15qui essaient de faire bouger les lignes,
09:17Clémence, concrètement,
09:18quel type d'entreprise
09:20ou projet bénéficie
09:21aujourd'hui de l'épargne solidaire ?
09:26Ah, alors l'épargne solidaire,
09:28elle est encadrée quand même
09:30par la loi,
09:31notamment sur le volet
09:32épargne salariale et assurance vie.
09:36Et donc, pour rebondir
09:37sur l'épargne salariale,
09:38effectivement, le sujet de l'impact,
09:39c'est aussi d'avoir un capital patient
09:41sur le long thème,
09:42pas toujours très liquide.
09:43Donc, finalement,
09:44on a inventé un beau produit
09:46qui s'appelle le fonds 9515
09:49qui peut être distribué
09:50dans le retail aux épargnants
09:52et donc qui permet
09:54sur une poche 85
09:55d'avoir des actifs cotés
09:56actions-obligations
09:58et une poche dite solidaire.
10:01Et cette poche,
10:01elle va permettre d'investir
10:03dans des entreprises
10:04solidaires d'utilité sociale
10:07qui, du coup,
10:09pour la plupart,
10:10vont aller chercher
10:11un agrément d'État
10:12qui s'appelle
10:12l'agrément ESUS.
10:14Et qu'est-ce que ça veut dire ?
10:16Finalement,
10:17même, on pourrait aussi
10:18voir avec l'entreprise à mission,
10:20les gens s'y perdent un petit peu,
10:21on ne comprend plus trop
10:21de quoi on parle,
10:22qu'est-ce que c'est.
10:23Voilà.
10:24Donc, les entreprises ESUS,
10:25c'est des entreprises
10:26qui appartiennent
10:27à l'économie sociale
10:28et solidaire,
10:29qui réunissent
10:30plusieurs types de familles,
10:31les associations,
10:32les fondations,
10:32les coopératives,
10:33mais aussi les entreprises
10:34commerciales de l'ESS
10:35qui vont effectivement
10:37se donner une mission
10:38d'utilité sociale.
10:40Et au-delà de ça,
10:42elles ont aussi
10:42quelques contraintes
10:44en termes d'écart
10:45de salaire
10:47qui vont leur permettre
10:48aussi d'aller,
10:49effectivement,
10:50et elles ont un objet,
10:51un cœur d'objet
10:52qui est d'aller rechercher
10:53de l'utilité sociale.
10:54Et cette activité
10:55doit avoir
10:56une conséquence
10:59sur leur compte de résultats,
11:00en fait.
11:01Ils doivent démontrer,
11:02en fait,
11:02que les activités
11:04qui mènent
11:05pour rechercher
11:06cet objet d'utilité sociale
11:09ont un impact
11:10sur leur compte de résultats.
11:11Et donc,
11:11ça va leur ouvrir quoi ?
11:13À ces entreprises
11:14de se faire financer
11:15du coup par des fonds solidaires
11:17qui sont distribués
11:18dans les réseaux bancaires
11:19ou via l'épargne salariale.
11:21Et ça va leur permettre aussi
11:22d'aller faire bénéficier
11:25à leurs souscripteurs
11:26en direct
11:26d'une réduction
11:28d'un fiscal,
11:30l'IRPME-ESUS,
11:31et donc à un souscripteur individuel.
11:34Donc,
11:34vous et moi,
11:35on peut très bien
11:35aller regarder,
11:37investir en direct
11:37dans ces entreprises solidaires
11:40et bénéficier,
11:41pour certaines,
11:42d'une réduction
11:43de 25%
11:44sur ses revenus
11:45cette année.
11:46Et on va voir
11:47parce qu'on est
11:49en plein dedans.
11:50C'est un modèle
11:50très français
11:51qui inspire
11:52d'autres pays.
11:54Effectivement,
11:54ce modèle très français,
11:55on a beaucoup
11:56la curiosité
11:57de nos collègues
11:58des autres pays européens,
12:00la Belgique,
12:00les Pays-Bas,
12:01les Espagnols,
12:02tout le monde
12:02se pose la question
12:02et si on dupliquait
12:04ce modèle,
12:05quelle forme il aurait,
12:06comment on ferait,
12:07comment il serait distribué,
12:08sachant que l'épargne salariale,
12:10c'est un modèle très français.
12:11Et pour ceux qui nous regardent,
12:12qu'est-ce qui est le plus efficace
12:13pour changer la donne ?
12:14C'est l'épargne salariale,
12:15l'actionnariat solidaire ?
12:18En termes de volume,
12:20je dirais que c'est
12:20l'épargne salariale
12:21parce qu'effectivement,
12:23on touche beaucoup plus
12:24de Français
12:25vers l'épargne salariale
12:26et puis il y a des entreprises
12:27qui peuvent mettre aussi
12:28en place des politiques
12:29pour favoriser l'abondement
12:31sur ces fonds solidaires.
12:33Il y a plein de choses.
12:34Donc en termes de volume,
12:36c'est quand même
12:36le canal le plus porteur.
12:39Après, c'est aussi
12:40au niveau de l'engagement
12:42qu'on peut avoir
12:42en tant qu'épargnant.
12:43Épargner sur un fonds
12:44d'épargne salariale
12:45versus prendre des parts sociales
12:46chez Enercop,
12:47ça n'a rien à voir.
12:49Et puis, on n'a pas forcément
12:50le même lien
12:52avec l'entreprise
12:53dans laquelle on investit.
12:54Il y a un lien
12:54beaucoup plus,
12:56je dirais, direct
12:57avec ce qu'on appelle
12:58l'actionnariat solidaire,
13:00c'est-à-dire comment je deviens
13:01actionnaire
13:01d'une entreprise
13:02Esus.
13:03Donc, il y en a
13:04pour tous les goûts.
13:05Antoine, vous mettez en avant
13:06le rôle DRH
13:08dans la transition.
13:09Pourquoi ce rôle
13:10est-il si peu reconnu ?
13:13Nous, on s'intéresse
13:14à l'intersection
13:15entre les métiers
13:16et la transition.
13:16Il y a des métiers
13:17qui ont été historiquement
13:18touchés très tôt,
13:19les métiers des achats,
13:20les métiers de la finance
13:21au sens corporate
13:22dans une entreprise,
13:23notamment pour des raisons
13:24réglementaires.
13:25Et dans les métiers
13:25qui nous intéressent,
13:27il y a RH comme un des métiers
13:28où ça émerge un peu
13:29parce que ça va
13:29des compétences de demain
13:31dans les boîtes
13:32à qu'est-ce qu'on mange
13:33à la cantine parfois,
13:34à comment on voyage,
13:35comment on se déplace.
13:36Si je commence à m'habituer
13:37à prendre le train
13:38dans le cadre de mon boulot
13:39pour aller à Nice
13:40plutôt qu'un avion,
13:41peut-être que la fois de prochaine
13:42je le ferai aussi
13:43avec ma famille.
13:44Il y a des démarches
13:45comme ça qui font
13:46que les RH ont une espèce
13:47de potentiel indirect
13:47dans les entreprises
13:48assez élevé,
13:49y compris celui
13:50de se poser la question
13:50effectivement de
13:51où est-ce qu'on place
13:52l'argent qu'on donne
13:53aux collaborateurs
13:54à la fin de l'année,
13:55que ce soit sous forme
13:55d'épargne salariale,
13:56d'intéressement,
13:57participation
13:57et de tous ces dispositifs-là.
13:59Donc on aime bien
14:00ces acteurs un peu de l'ombre
14:01qui au début disent
14:06qu'on parle
14:06et il y a beaucoup
14:08de salariés en France
14:09donc en touchant la RH
14:11on finit par les toucher un peu.
14:12On est quand même aussi
14:12en charge des plans de formation
14:14et ça c'est quand même
14:15la clé pour faire évoluer
14:16le champ de compétences
14:17au service des transitions
14:18dans les boîtes.
14:18Écoute, comme c'est mon métier
14:20j'adorerais te répondre
14:20oui mais je ne suis pas sûr.
14:22C'est-à-dire que
14:23je pense que c'est important
14:24de former,
14:25je pense qu'il y a
14:25un déficit de compétences,
14:26je pense qu'il y a
14:27parfois juste
14:27parfois de la complexité
14:29on le voit bien
14:30dans le champ de la finance durable
14:31le jour où je me suis plongé
14:32dans on va essayer
14:33de faire la CSRD
14:34et expliquer à ma petite sœur
14:35j'y ai passé du temps
14:36et je ne suis pas sûr
14:37que ma petite sœur
14:37ait compris à la fin
14:38donc il y a un truc
14:39c'est quand même compliqué.
14:42Former c'est très bien
14:43et c'est nécessaire
14:44et ça participe
14:45à une espèce de logique
14:45de point de bascule social
14:46c'est-à-dire que plus il y a
14:47de gens qui savent
14:48qu'il y a un problème
14:48plus au bout d'un moment
14:49ils en parlent entre eux
14:49et ils se disent
14:50on est d'accord
14:51on a tous bien tous les deux
14:51compris qu'il y avait un problème
14:52mais en revanche
14:54je pense que ça jouera
14:56par aussi globalement
14:58un rapport de force
14:59et un rapport de force
15:00avec les lois qui passent
15:01ou les lois qui ne passent pas
15:01et c'est intéressant
15:02de se dire que la CSRD
15:03qui était une loi de transparence
15:05par exemple
15:05qui était une loi très importante
15:06qui n'arrive pas à passer
15:07dans les termes
15:08où elle devait passer
15:08à choisir
15:10je me battrais presque plus
15:11contre 2035
15:12et la voiture thermique
15:13qu'une loi de transparence
15:14il y a des lois
15:15qui mécaniquement
15:16vont mettre un cran d'arrêt
15:17à un certain nombre de trucs
15:17et il faudra peut-être
15:18un peu choisir nos combats
15:19donc la formation
15:20elle sert à faire ça
15:21de manière indirecte
15:22mais à un moment
15:23il va falloir rentrer
15:23dans le rapport de force
15:24à nouveau ce qu'on disait
15:26c'est-à-dire finance à impact
15:27top
15:28et puis mettre le pied
15:29sur la balle
15:29sur le reste du monde financier
15:30Laurence
15:31la finance à impact
15:33elle peut se développer
15:34sans une vraie éducation
15:36financière des citoyens ?
15:40Oui
15:43jusqu'à un certain point
15:44en fait nous
15:47ce qu'on a essayé de faire
15:49c'est d'innover
15:50dans les modèles de financement
15:52c'est-à-dire bon
15:52il y a 15 ans
15:53on était un des premiers
15:54à faire un fonds
15:55d'investissement à impact
15:55à l'époque
15:56c'était très nouveau
15:56pour des investisseurs
15:58de se dire
15:58tiens en fait
15:59on va viser deux objectifs
16:00en même temps
16:01c'était très
16:01on va à la fois
16:03essayer de gagner de l'argent
16:04et d'avoir un impact
16:06ça c'était très nouveau
16:07il y a encore 15 ans
16:08et après progressivement
16:10on a commencé
16:11à constater
16:13qu'il y a des besoins fondamentaux
16:16sur lesquels l'État
16:17est de moins en moins présent
16:18l'agriculture par exemple
16:21aujourd'hui même
16:22le monde associatif
16:23manque de moyens
16:25et manque de visibilité
16:27dans la façon
16:29dont il est financé
16:30et donc en fait
16:30que vous n'avez pas
16:31de visibilité
16:31vous avez quand même
16:32beaucoup de mal
16:32à être pérenne
16:33et à engager
16:34des programmes ambitieux
16:35et on s'est posé
16:36la question
16:37de comment faire un fonds
16:38dans l'agriculture
16:38pour accompagner
16:39des agriculteurs
16:41dans la transition agroécologique
16:43et ne serait-ce qu'à aussi
16:45mieux vivre
16:45donc on a créé un fonds
16:47pour financer
16:48la diversification
16:49d'activités d'agriculteurs
16:50maintenant on a créé un fonds
16:51pour porter le foncier agricole
16:52pour installer
16:53des jeunes générations
16:55d'agriculteurs
16:56c'est complexe
16:57en fait il faut vraiment
16:58être motivé quand même
16:59parce que c'est en fait
16:59vous défricher
17:00des nouveaux terrains
17:01c'est quand même
17:01plus difficile
17:03de lever des fonds
17:03parce que
17:04notre fonds de portage
17:07de foncier agricole
17:09il est sur 30 ans
17:09donc il n'y a pas
17:10beaucoup de gens
17:10qui veulent être
17:11sur un fonds
17:11qui dure 30 ans
17:12mais moi je crois
17:16beaucoup dans l'innovation
17:17dans nos métiers
17:18et je trouve
17:19qu'effectivement
17:19le monde de la finance
17:20ce n'est pas un monde
17:20d'innovation
17:21en fait
17:21c'est un monde
17:22un peu de
17:22qui vit sur des rentes
17:24et en fait
17:26on a besoin
17:26d'innover
17:27pour être capable
17:29de financer
17:30des besoins
17:31qui sont mal
17:31servis par le marché
17:32et où l'état
17:34ne va plus assez
17:35alors moi je suis
17:36tout à fait d'accord
17:37sur la régulation
17:38je pense que la régulation
17:39est tout à fait déterminante
17:40mais comme je n'ai pas
17:42beaucoup de
17:42je n'ai pas l'impression
17:43d'avoir beaucoup
17:44de marge de manœuvre
17:45dessus
17:45on a même l'impression
17:47d'en avoir de moins en moins
17:48très fort aujourd'hui
17:49donc de toute façon
17:50c'est malheureusement
17:50pas là qu'il faut qu'on agisse
17:51peut-être juste avant
17:52de laisser la parole
17:52Antoine
17:53sur des mécanismes
17:54innovants
17:54en l'occurrence
17:55dans la transition agricole
17:56Antoine tout à l'heure
17:57parlait de prix du carbone
17:59même si parfois
18:00on n'y est pas contraint
18:01il y a des mécanismes
18:02qui permettent de financer
18:03de la transition agricole
18:04notamment par du crédit carbone
18:05c'est ce que nous on fait
18:06chez Norcisse
18:07et que bien d'autres acteurs font
18:08il y a plusieurs acteurs
18:09en France qui ont émergé
18:10pour soutenir ça
18:11et ça c'est hyper intéressant
18:12puisqu'on parle d'échelle de temps
18:13avec un ROI carbone
18:15de 5 ans
18:15en termes de suppression
18:17d'émissions
18:17par des changements de pratiques
18:18et les leviers
18:19qu'on peut activer financièrement
18:22sont assez intéressants
18:23et là en plus
18:24comme on est dans une logique
18:25de compensation carbone
18:26en quelque sorte
18:26on n'attend pas un ROI financier dessus
18:28c'est au titre
18:29de la stratégie climat
18:30de l'entreprise
18:31je ne sais pas dire
18:32quel volume de capitaux
18:33ça mobilise aujourd'hui
18:33mais ça se développe
18:34vraiment très bien
18:34donc il y a peut-être aussi
18:35ces mécanismes-là
18:36qu'il faut qu'on explore davantage
18:37Antoine ?
18:38Sur l'agriculture
18:39on a eu exactement
18:39le même problème
18:40côté AXA Climate
18:41on a réussi à lancer un fonds
18:43avec TKO, Unilever et AXA
18:45sur l'agriculture régénératrice
18:47et à un moment
18:48ce qui est intéressant
18:48c'est quand on lance un fonds
18:50c'est offre et demande
18:51et on est plutôt demandeurs d'argent
18:52donc on va voir des investisseurs
18:53qui achètent ou pas une thèse
18:55et ce qu'ils ont acheté comme thèse
18:56c'est agriculture régénératrice
18:57boîte très mature
18:58donc gros ticket
18:59et boîte mature
19:00qu'on va amener au fond après
19:01donc on a réuni de l'argent là-dessus
19:03on était contents
19:04on a de l'argent
19:05il n'y a plus qu'à l'investir
19:06sauf que des boîtes
19:07dans l'agriculture régénératrice mature
19:08en fait il n'y en a pas
19:09et donc du coup
19:10vous vous retrouvez à dire
19:11on va jouer un peu avec la thèse
19:12on va chercher
19:13et donc c'est intéressant
19:14de se dire qu'à un moment
19:15il y a une rencontre d'offre et de demande
19:17c'est-à-dire la volonté d'investissement
19:18d'un certain nombre d'acteurs
19:19ne correspond pas aux boîtes
19:20qui existent dans l'économie réelle
19:21et si elles existaient
19:22ils seraient ravis
19:23de mettre de l'argent dedans
19:23mais on constate qu'elles n'existent pas
19:24et l'agriculture
19:26fait probablement partie des secteurs
19:27où c'est le plus dur
19:28et où on rencontre le plus la difficulté
19:30je trouve que cet exemple
19:31est très parlant
19:32c'est-à-dire qu'en fait
19:33on est dans des cases
19:37dans lesquelles il faut absolument rentrer
19:38même si le marché n'est pas là
19:40c'est quand même incroyable
19:41alors quand je dis il n'y en a pas
19:42on a réussi à faire un haut d'investissement
19:43mais beaucoup moins
19:44que ce qu'on voulait faire
19:46et de ce qui était faisable
19:47et finançable
19:47avec l'argent qui nous avait été
19:48bien sûr
19:48Thomas tu voulais dire
19:50ah pardon
19:50on a parlé aussi
19:52d'éducation financière
19:54bon évidemment
19:55c'est un frein
19:55mais il y a aussi
19:56l'éducation des conseillers
19:57dans les banques
19:58et en assurance
19:59parce que
19:59enfin c'est assez flagrant
20:02on a fait le test
20:02avec l'équipe
20:03avec mes collègues
20:04on est allé
20:04se déplacer
20:06dans le plein d'assurance
20:08pour simuler
20:09des ouvertures
20:10de contrats d'assurance vie
20:11et demander
20:13finalement
20:13à nos conseillers
20:14de nous orienter
20:16sur des produits
20:17de finances durables
20:18et en posant des questions
20:20est-ce que vous avez
20:21des produits labellisés
20:22et en fait
20:24les conseillers
20:25ne sont pas du tout formés
20:25alors on le sait
20:26mais c'est vrai
20:27que du coup
20:27de s'y retrouver
20:28vraiment confronté
20:28moi-même
20:29je me suis dit
20:30waouh
20:30le gap est énorme
20:33donc ces conseillers
20:35sont quand même
20:35eux qui sont
20:36la première porte d'entrée
20:37vers l'univers de la finance
20:38pour les épargnants
20:39donc tant qu'eux
20:41ne sont pas en capacité
20:42de faire de la pédagogie
20:43d'expliquer
20:44un minimum
20:44au moins les labels
20:45même les labels
20:46incapables d'expliquer
20:48la différence
20:49entre Greenfin
20:50ISR
20:50Financeol
20:51donc je pense
20:53que c'est aussi
20:54encourager
20:56aussi
20:57les banques
20:58les assureurs
20:59à former
21:00tous leurs conseillers
21:01avec aussi
21:02la réalité
21:03qu'ils ont
21:04des heures
21:04de formation
21:05par an
21:05qu'il y a
21:06une inflation
21:07réglementaire
21:07qui fait que
21:09c'est compliqué
21:10en fait
21:10de former tout le monde
21:11il y a beaucoup
21:12de complexité
21:12et donc aujourd'hui
21:14c'est quand même
21:14aussi un frein
21:15et il y a les conseils
21:16de gestion
21:17en patrimoine
21:17aussi
21:18qui je pense
21:19de plus en plus
21:20sont à la recherche
21:21aussi d'informations
21:22pour se former
21:22pour distribuer
21:23mieux
21:24les produits
21:25de finances durables
21:26parce qu'il y a
21:26une demande
21:27il y a une demande
21:29qui n'est pas satisfaite
21:30par ailleurs
21:30oui Laurence
21:31vous faites le même constat
21:33que Clémence
21:33le manque de
21:34nous on n'est pas
21:35du tout dans le même cas
21:35parce que
21:37là où
21:38les produits
21:39dont parle Clémence
21:40sont des produits
21:40qui sont retail
21:43c'est directement
21:46le choix des épargnants
21:47nous on est
21:49c'est comme un
21:50B2B
21:51un peu
21:51de la finance
21:52c'est à dire
21:52qu'on a des investisseurs
21:53nos investisseurs
21:54ne sont pas des personnes
21:54physiques
21:55on a quelques personnes
21:57physiques
21:57dites averties
21:58dans nos fonds
22:00mais c'est pas
22:00monsieur tout le monde
22:01c'est plutôt
22:01des investisseurs
22:02institutionnels
22:03donc non
22:03on n'est pas
22:03confrontés
22:04au même sujet
22:05ça me rappelle
22:08un rendez-vous
22:09avec une banque
22:10avec laquelle
22:10on travaille
22:11chez Norcise
22:12qui voulait nous présenter
22:13très fièrement
22:14ces nouveaux produits
22:15et je crois
22:16que le mot green
22:17a dû être cité
22:17à peu près 28 fois
22:18c'est tout juste
22:19si le conseiller
22:19il n'était pas
22:20en train de boire
22:20un jus de concombre
22:21et de kiwi
22:21pour illustrer le propos
22:22c'était très caricatural
22:24petite anecdote
22:25pour faire une transition
22:26peut-être Antoine
22:27puisque Clémence citait
22:27l'accompagnement
22:28l'évolution des compétences
22:30aussi des capacités
22:30des conseillers
22:31Axa est un acteur
22:33de l'assurance
22:33mais est-ce que
22:34de votre fenêtre
22:34et avec la Climate School
22:36vous voyez une montée
22:38en compétences arriver
22:38là chez les conseillers
22:39bancaires
22:40ou en assurance
22:41chez vous
22:42mais peut-être au-delà
22:43ouais alors ça commence
22:44il y a des demandes
22:45c'est passé au début
22:46par des choses
22:46très très légères
22:47on a formé pas mal
22:47de conseillers
22:48dans des banques
22:48sur propose un bilan carbone
22:50à ton client
22:51et propose la flotte
22:52de véhicules verts
22:53alors là c'était plutôt
22:53sur la banque PME
22:55si tu veux
22:55les banquiers B2C
22:57on a globalement
22:58un peu plus de mal
22:59à les toucher
22:59et puis ils ont
23:01beaucoup plus de clients
23:02donc en fait
23:02on peut faire passer
23:03un peu moins d'infos
23:03et il y a presque plus
23:04d'infos à faire passer
23:05quand on regarde
23:06la complexité
23:07de ce qui a été fait
23:08on n'a pas tous
23:10y compris organismes de formation
23:12fait notre boulot non plus
23:13tu vois notre capacité
23:14à synthétiser ça
23:15pour que ce soit
23:16effectivement compréhensible
23:17par des gens
23:17dont c'est 5%
23:19de la bande passante professionnelle
23:20parce qu'il y a
23:20plein d'autres réglementations
23:21sur plein d'autres choses
23:22et ouais je trouve
23:24qu'on s'attaque finalement
23:25à un maillon de la chaîne
23:27qui est presque
23:28en se disant
23:28ça va être à la fin
23:29le conseiller final
23:30qui va à son client
23:31en convaincre d'eux
23:31ils sont déjà très sollicités
23:33ces gens là quoi
23:34donc je trouve
23:35que c'est très compliqué
23:36et qu'il y a sans doute
23:37des choses de formation
23:38à faire un peu plus fortes
23:40là où on voit
23:40des gros efforts
23:41d'investissement
23:42en formation pour l'instant
23:43c'est des boîtes
23:44qui sont sur un horizon
23:45de temps très long
23:45c'est-à-dire
23:46quand aujourd'hui
23:46tu fabriques
23:47des camions
23:48des voitures
23:48des bateaux
23:48des avions
23:49et que tu te dis
23:50mince comme je l'amortis
23:51sur 40 ans
23:51faut que je fasse
23:52le bon pari
23:53sur l'état du monde
23:53en 2040
23:54là ils sont en train
23:55de se dire on y va
23:56je pense que la vérité
23:57aujourd'hui
23:58d'un certain nombre
23:58d'acteurs financiers
23:59c'est de se dire
23:59quand le vent tournera
24:00fort sur l'environnement
24:01je formerai fort
24:03mes salariés
24:04et c'est rapide
24:05enfin tu vois
24:06en 6 mois
24:06tu peux te mettre
24:07à niveau
24:07donc je trouve
24:08qu'il y a une espèce
24:08de différence
24:09de pas de temps
24:10entre les gros industriels
24:11qui ont des machines
24:11et les gens
24:12qui ont des gens
24:13à former
24:13une dernière question
24:14pour clôturer ce débat
24:16pour se projeter un peu
24:17est-ce qu'il y a un risque
24:19pour le social business
24:21de devenir un label
24:23marketing comme un autre ?
24:24il y a un petit peu
24:25plus qu'un risque
24:25si je peux me permettre
24:26alors décrit comme c'est
24:27social business
24:28enfin aujourd'hui
24:29on a le sentiment
24:30vu de l'extérieur
24:30moi je ne suis pas très fort
24:31sur les labels
24:31donc je vous fais un avis
24:32de consommateur
24:33presque final
24:34on a l'impression
24:35que sur à peu près
24:35tous les labels
24:36il y a probablement
24:37quelques trous
24:38dans la passoire
24:39c'est-à-dire que
24:39je trouve qu'on a du mal
24:41à faire confiance
24:41aux labels aujourd'hui
24:43et donc
24:44c'est presque un risque
24:46qui est déjà matérialisé
24:47c'est-à-dire
24:47les gens qui ont des labels
24:48très défensifs
24:49et très vertueux
24:50il faut les défendre
24:52parce que la catégorie
24:53est un peu par défaut
24:54je pense pour un certain nombre
24:55de gens
24:55c'est de dire
24:55encore un truc de marketing
24:56oui
24:57Clémence
24:58je pense que ce qui est compliqué
24:59c'est qu'il y a beaucoup
25:00de labels
25:00avec des cahiers d'écharges
25:01différents
25:02il y avait un dossier
25:03dans l'UFC
25:04que choisir
25:04récemment
25:05sur plein de
25:07voilà
25:07de labels existants
25:09auxquels sont
25:10exposés
25:12les consommateurs
25:13après effectivement
25:15il y a des labels
25:16vertueux
25:16et je pense qu'il faut aussi
25:17les pousser
25:18les promouvoir
25:18et se reposer aussi
25:19parce que c'est aussi
25:20ce qui protège
25:21les consommateurs
25:22les épargnants
25:22les labels
25:24qui sont indépendants
25:25qui sont gages de transparence
25:26sur les produits
25:27et qui permettent aussi
25:29du coup à des experts
25:30de regarder
25:31y compris
25:32les produits financiers
25:33de regarder
25:34ce qu'il y a dedans
25:34de les contrôler
25:35et de renouveler
25:37effectivement
25:38les labels
25:39donc je pense
25:40que c'est quand même
25:40un bel outil
25:42boussole
25:43pour les consommateurs
25:45et les épargnants
25:46après effectivement
25:47il y a une grande
25:48diversité de labels
25:49et il faut comprendre
25:50effectivement
25:51ce qu'il y a derrière
25:52donc
25:52mais oui
25:54je pense que moi
25:54je pense qu'il faut
25:55plutôt le voir
25:55comme une boussole
25:56mais il faut que ce soit
25:57exigeant
25:58à tous les niveaux
25:59si je me risque
26:01un propos un peu osé
26:02et puis parce que
26:03je co-préside un réseau
26:05qui est une certification
26:05internationale en France
26:07en fait je me dis
26:09que si ça devient
26:10un risque de washing
26:11et bien c'est peut-être
26:12tant mieux
26:12ça voudra dire
26:13qu'on aura vraiment réussi
26:14à en faire quelque chose
26:15de tellement attractif
26:16qu'alors
26:17on aura au fin de compte
26:18provoqué un changement
26:20plus grand
26:20que ce qu'on arrive
26:21à faire aujourd'hui
26:22on a des cas parfois
26:23d'entreprises
26:24qui obtiennent
26:24certaines certifications
26:25certains labels
26:26qui pour autant
26:27ne sont pas parfaites
26:28parfois représentent
26:29des choses à faire évoluer
26:30dans les pratiques opérationnelles
26:31ou dans les changements
26:32d'offres et de produits
26:33mais le pari qu'on fait
26:34dans ces cas-là
26:35c'est que si elles rencontrent
26:36suffisamment de critères
26:38d'engagement
26:38pour être certifiables
26:40alors rentrer dans ces labels
26:41dans ces processus
26:42vont les faire progresser ensuite
26:43donc si ça devient
26:45un risque en fait
26:46c'est qu'on sera devenu attractif
26:47et alors il faut faire attention
26:48et c'est pas un jeu
26:49y compris vis-à-vis du consommateur
26:51par contre à l'échelle
26:52de la vitesse à laquelle
26:53il faut vraiment
26:54qu'on fasse évoluer
26:54le monde économique
26:55moi je pense
26:56qu'on n'a plus trop le luxe
26:57et qu'il faut tenter
26:58il faut tenter
26:59de jouer cette carte-là
27:00il faut prendre ce risque
27:01sinon franchement
27:02on changera 1%
27:03du monde économique
27:04et ça sera pas suffisant
27:05et Laurent
27:06ça va rapidement
27:06ce sera le mot de la fin
27:07moi je pense
27:07que c'est très important
27:08les labels
27:09je pense au label
27:10qui est juste là
27:11Bicorp
27:12moi-même
27:13enfin on est Bicorp
27:14et en tant que consommatrice
27:16je commence à voir
27:18des entreprises
27:18et je sais ce qu'il y a dedans
27:20j'ai confiance
27:20le label bio
27:22c'est un label
27:22qu'il faut défendre
27:24qui est excellent
27:25c'est un des meilleurs au monde
27:26c'est l'avenir
27:29en fait
27:29il y a des labels
27:30quand même d'avenir
27:30et je trouve
27:31effectivement
27:32c'est toi qui disais
27:33boussole
27:33on a une résolution
27:38qui a été déposée
27:40à l'Assemblée nationale
27:41où il y a 280 députés
27:42je crois
27:43qui défendent
27:44le label bio
27:44il est menacé
27:46quand même
27:46le label bio
27:47moi je trouve ça
27:48extrêmement rassurant
27:50et quand on voit
27:51ce qui se passe
27:51dans l'alimentation
27:52je pense que c'est
27:55un des rares
27:55les labels
27:57sont parmi les rares
27:58en tout cas
27:58les grands labels
27:59sont parmi les rares
28:00qui sont en fait
28:02les derniers
28:03les derniers
28:04zylots
28:06de confiance
28:07pour le consommateur
28:08merci
28:09on passe
28:10à notre dernière séquence
28:11Paris d'avenir
28:12merci
28:13merci
28:14merci
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