Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 mois
Norsys délivre des services numériques et a la particularité d’être une permaentreprise. Elle présente un certain nombre d’innovations sociétales et environnementales. Elle offre par exemple davantage de repos à ses salariés, limite sa création de valeur, donne la parole à la nature dans ses conseils d’administration… Thomas Breuzard, son directeur, nous explique comment ce modèle doit permettre une meilleure pérennité économique. Il nous présente aussi le label B Corp, qu’il copréside.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00C'est le grand entretien de ce Smart Impact avec Thomas Brozard.
00:07Bonjour Thomas, bienvenue sur ce plateau que vous connaissez bien.
00:10Bref, là vous êtes dans le rôle de l'interviewé, directeur perma-entreprise chez Norcisse
00:15et coprésident de Bilab France qui représente le mouvement Bicorp en France.
00:20Je commence en donnant quelques chiffres clés de Norcisse, date de création 1994,
00:24par Sylvain Brozard, votre papa, environ 600 collaborateurs en 2024,
00:28chiffre d'affaires autour de 50 millions d'euros.
00:31Et cette idée de perma-entreprise, de quoi on parle ?
00:34C'est quoi une perma-entreprise ?
00:36On parle d'un modèle qu'on a imaginé chez Norcisse après 20-25 ans de cheminement
00:41pour mettre l'entreprise au service d'un intérêt plus collectif que particulier,
00:44ce qu'on peut appeler la RSE, le développement durable, mettons-y ce qu'on veut,
00:47mais ce qu'on a cherché à faire, c'est à créer les conditions pour qu'enfin
00:50l'engagement sociétal rencontre la pérennité économique,
00:54que les enjeux business se mettent au service des enjeux sociétaux
00:57et inversement.
00:58Parce que c'est ce qu'en fait, toutes les entreprises, je pense,
01:00qui s'engagent sur cette voie-là, cherchent à faire,
01:02mais souvent avec beaucoup de difficultés,
01:04parce que les deux ne se parlent pas suffisamment.
01:06Et on a trouvé dans la permaculture, qui est l'origine de ce modèle,
01:08des fondements qui nous ont semblé intéressants à creuser
01:11pour essayer d'identifier quelles seraient les nouvelles modalités.
01:14Je vais prendre un terme qui est lié à nos métiers,
01:15quel serait le nouveau logiciel pour faire fonctionner Norcisse,
01:18qui nous permettrait de gagner en efficacité
01:21et faire en sorte que la pérennité des prochaines années,
01:23des prochaines décennies, espérons-le, de Norcisse,
01:26se base sur le fait que ces métiers se rendent utiles
01:29pour l'intérêt le plus collectif possible.
01:30Et on pourra prendre des exemples.
01:31On va prendre des exemples.
01:33Et si on est dans vos métiers, les services du numérique,
01:35en quoi votre stratégie, elle se différencie de celle de vos concurrents ?
01:38Avec cette idée, cette ambition de perm'entreprise.
01:41En bien des aspects, dans le modèle,
01:43on a trois principes fondateurs qui ont une particularité,
01:45c'est qu'on les dit indissociables.
01:47Alors si je fais une comparaison avec les stratégies historiques type RSE,
01:52on parle People Planet Profit dans une recherche d'équilibre global.
01:55Là, en fait, ce qu'on cherche à avoir, c'est un équilibre permanent.
01:58On ne peut plus dissocier ces dimensions.
02:00Et je donnerai des illustrations ensuite.
02:02Prendre soin des humains, jusque-là, rien de très nouveau.
02:04Préserver la planète non plus.
02:06Par contre, créer de la valeur en se fixant des limites.
02:08En se fixant des limites, là, il y a un léger changement.
02:11Et c'est cette dernière partie qui fait que l'entreprise,
02:14désormais, est dans un équilibre beaucoup plus permanent.
02:16Alors si je prends des exemples,
02:17est-ce qu'il peut nous différencier de nos concurrents ?
02:19Prendre soin des humains, depuis un certain temps déjà d'ailleurs,
02:22on offre à nos salariés 20 RTT.
02:25En plus ?
02:26Donc d'un point de vue économique, ça peut paraître un non-sens.
02:28Parce que quand on vend des prestations de services,
02:29donc du temps humain,
02:30c'est autant de jours hommes non facturés,
02:32ou jours femmes d'ailleurs pour être dans la parité,
02:34non facturés, donc du chiffre d'affaires en moins,
02:36du manque à gagner.
02:37Sauf que si je mets ça bout à bout avec d'autres dispositifs,
02:40et que je regarde l'impact au final,
02:42on est dans Smart Impact,
02:43je pense qu'on s'y retrouve.
02:44Parce que là où la moyenne, je crois, nationale d'absentéisme au travail
02:48est autour de 15 jours par an par salarié,
02:50on est à moins de 3 jours chez Norsis.
02:52Parce que je pourrais illustrer aussi par le fait
02:54qu'on a des niveaux d'engagement dans le projet d'entreprise,
02:56de fierté d'appartenance, pour d'autres raisons aussi,
02:59de contributions aux projets d'entreprise
03:01qui sont extrêmement importants.
03:02De fidélisation des salariés,
03:04ça rentre aussi dans l'équation évidemment.
03:06Bien sûr, le turnover,
03:07on se situe entre 7 et 8% l'année dernière
03:09contre un marché qui est historiquement
03:11plutôt autour de 25%.
03:12Donc quand on propose à nos clients
03:14des prestations de services,
03:15on a des équipes beaucoup plus stables.
03:17Donc en fait, si on regarde un peu plus largement les choses
03:20et qu'on essaie de trouver un équilibre permanent,
03:21je pense qu'on s'y retrouve.
03:22Et d'ailleurs, la stabilité du développement de Norsis,
03:25par exemple sur les 5 dernières années,
03:27on est autour de 25% de croissance sur 5 ans.
03:31Mais ce qui est intéressant,
03:31c'est de voir à quel point on trouve une stabilité
03:33dans ce développement,
03:34aussi dans le développement des effectifs
03:36pour garder le niveau de qualité,
03:37d'accompagnement des individus
03:38pour rester sur le soin de l'humain.
03:39On pourra parler de la planète après.
03:40On va le faire après.
03:41Ce qui fait qu'aujourd'hui,
03:43par les temps qui courent,
03:44les 5 dernières années,
03:46on a eu un foisonnement d'instabilité,
03:48le Covid, des conflits géopolitiques, etc.
03:51Nous restons stables.
03:52Et ça, ça a une valeur énorme
03:54pour des cadres dirigeants, des actionnaires,
03:55comme on peut l'être au niveau de la famille vis-à-vis de Norsis,
03:58pour savoir où on veut aller pour la suite
03:59et créer les conditions de la pérennité à long terme.
04:02Prendre soin de la terre,
04:03c'est le deuxième pilier.
04:05Alors là aussi, je reste sur ma ligne.
04:08Je garde la même question.
04:09En quoi vous vous différenciez de vos concurrents ?
04:11Déjà, mesurer le bilan carbone depuis 2007.
04:14Effectivement, il n'y avait pas grand monde qui le faisait à l'époque.
04:16À l'époque, et malheureusement encore trop peu aujourd'hui.
04:18Je regardais pour préparer l'émission,
04:19parce qu'on a dans les nouveaux standards de Bicor,
04:21dont on parlera après, un axe fort là-dessus.
04:23Aujourd'hui, en France,
04:24les entreprises de plus de 500 salariés
04:25sont légalement tenues,
04:26et aujourd'hui depuis 10 ans,
04:27de faire des bilans carbone.
04:29Eh bien, quand on regarde sur 7 ans,
04:30en gros entre 2015 et 2022,
04:32moins de la moitié d'entre elles l'ont fait.
04:34Sur 7 ans.
04:35Je ne parle même pas de le faire tous les ans.
04:36Donc on est très loin,
04:37y compris pour les entreprises
04:38qui sont sujettes à une loi là-dessus,
04:40de l'atteinte de l'objectif.
04:42Donc on n'applique pas la loi ?
04:44On n'applique pas suffisamment la loi.
04:45Il n'y a pas de sanctions ?
04:45On pourrait parler du traitement des déchets,
04:47enfin dans bien des cas.
04:48Les lois, déjà, mettent du temps à être faites,
04:50mais elles mettent du temps à être déployées.
04:52Et en fait, ça ne marche que si
04:53on y trouve une valeur derrière.
04:54Alors dans notre cas,
04:55puisqu'on mesure depuis 2007,
04:56au départ par conviction,
04:58aujourd'hui, on a une maturité sur le sujet.
04:59Ça fait 15 ans.
05:01Résultat, par exemple,
05:01c'est que si je regarde les émissions
05:03de CO2 équivalents par tête,
05:05puisque je trouve un ratio
05:06qui est intéressant à regarder,
05:07aujourd'hui, on se situe autour de 1,3 tonne.
05:11Le seul acteur du marché
05:12dont j'ai trouvé des données publiques
05:13qui ressemblent à ce que l'on fait,
05:15c'est plutôt 4 tonnes, 4,5 tonnes.
05:17Donc quand nos clients nous disent,
05:19tiens, quels sont vos engagements RSE
05:20et en quoi vous allez, vous,
05:22en tant que partenaire,
05:23contribuer à notre propre stratégie RSE,
05:25je peux leur dire,
05:26avec nous, vous allez mettre 3 fois...
05:27Donc ça vous ouvre des marchés.
05:28Alors ouvrir des marchés,
05:29c'est un grand mot.
05:30Ou c'est un élément,
05:31une case de plus que vous cochez
05:33quand vous vous présentez sur un appel d'offres.
05:35Un niveau de compétence équivalent
05:36à offre équivalente,
05:37il n'y aura plus débat.
05:38Parce que là-dessus, on sera meilleur.
05:40Mais comment vous y arrivez,
05:41si on rentre dans le détail ?
05:43À ce niveau-là ?
05:43Oui, à ce niveau-là.
05:44Parce que depuis 15 ans,
05:45quand on mène des efforts de réduction,
05:46quand on travaille depuis 2015
05:48sur le télétravail
05:49pour trouver des justes équilibres,
05:50réduire la mobilité,
05:51qui dans les activités de service
05:52représente souvent un poste d'émission important.
05:55Quand on travaille sur le bâtiment
05:56pour l'enveloppe thermique,
05:58éviter d'avoir trop de consommation d'énergie.
06:00Quand on travaille
06:01à une communauté environnementale
06:03qui depuis presque 10 ans
06:04œuvre pour réduire les consommations,
06:06qu'on essaie de s'interdire l'avion
06:07pour des trajets de moins de 6 heures
06:08qui sont faisables en train.
06:09Voilà, la liste pourrait être longue.
06:11On arrive à ce résultat.
06:12Mais il est le fruit de 15 à 20 ans
06:14de réflexion et d'action sur le sujet.
06:16Ça, c'est pour le carbone.
06:17Maintenant, il y a d'autres sujets,
06:18notamment la préservation
06:18de la nature et du vivant,
06:20dont, qu'on le veuille ou non,
06:21on dépend.
06:22Et là, on a fait quelque chose
06:24d'assez intéressant récemment.
06:26Je crois qu'il y a une question dessus.
06:27Le fait d'avoir invité la nature
06:30au conseil d'administration.
06:31On va en parler dans un instant.
06:32Je prends le troisième pilier
06:33et c'est celui sur lequel
06:35vous nous disiez tout à l'heure,
06:36finalement, on a une vraie différenciation.
06:38Se fixer des limites.
06:40Alors là aussi,
06:41on est très concret
06:42depuis le début de ce grand entretien.
06:44Quelles limites
06:45et comment elles sont mises en œuvre ?
06:46Créer de la valeur
06:47en se fixant des limites.
06:47Les deux sont indissociables.
06:49Bien sûr.
06:50Parce que, par exemple,
06:51pour se fixer des limites
06:51en matière de développement économique
06:53ou de rentabilité,
06:54encore faut-il en créer.
06:55Et en tant qu'entreprise,
06:57notre pérennité dépend beaucoup,
06:59tout de même,
06:59de notre capacité
07:00d'être rentable dans le temps.
07:02Bien sûr.
07:02Et l'objectif,
07:03c'est de continuer
07:04d'avoir une entreprise
07:05qui a un impact positif
07:07mais qui donc va l'avoir
07:07le plus longtemps possible.
07:08Et qui redistribue ses richesses
07:09pour l'intérêt collectif
07:10mais aussi pour soutenir
07:12son développement,
07:13soutenir les attentes
07:14des salariés
07:15qui ont aussi envie
07:15d'avoir des niveaux de rémunération
07:16qui augmentent progressivement,
07:18le coût de la vie
07:19augmentant lui-même, etc.
07:20Et donc, très concrètement,
07:21ces limites,
07:22on peut les appliquer
07:24dans différents champs.
07:25On peut fixer des limites
07:26à certains types
07:27de pratiques managériales.
07:28On peut fixer des limites
07:29à des gouvernances
07:30qui sont trop verticales
07:33pour prendre les modèles historiques.
07:34On peut fixer des limites
07:35à la quête absolue
07:37du profit
07:37ou du chiffre d'affaires,
07:38par exemple,
07:39en se disant
07:40qu'il y a certains types
07:41de projets
07:41sur lesquels
07:42on ne veut pas travailler
07:43parce que ce n'est pas aligné
07:44avec le projet de l'entreprise.
07:45Cette notion de limite,
07:47on peut fixer des limites
07:48au choix de mobilité
07:50dans certains contextes.
07:52Je prenais l'exemple de l'avion.
07:53Donc, on peut l'appliquer
07:54à bien des égards.
07:55Là où je pourrais peut-être
07:56l'illustrer vraiment
07:57plus concrètement,
07:57c'est sur le modèle d'affaires
07:58et donc sur le développement économique
08:00où ces dernières années,
08:02on a fait des choix
08:02qui ont été
08:03de ne pas faire
08:04certains projets,
08:05de ne pas travailler
08:05dans certains secteurs
08:06d'activité
08:07alors que les opportunités
08:08se présentaient.
08:09par exemple,
08:10sur des projets
08:11qui allaient trop instaurer
08:13des modèles de consommation
08:14très émetteurs
08:15de gaz à effet de serre.
08:16Par exemple,
08:18aussi parce qu'il y avait
08:19un projet intéressant
08:21avec un fort potentiel économique
08:23mais pour une entreprise
08:24dont le modèle fiscal
08:25suggérait très vivement
08:29qu'elle ne participe
08:30pas à l'effort collectif
08:31en France
08:31ce qui pour nous
08:32n'est pas cohérent
08:33avec le modèle
08:33ou alors pour des raisons humaines aussi.
08:36Voilà, ce genre de choses.
08:37Oui, mais en vous écoutant
08:39je me dis
08:39ok, il y a tous les efforts
08:41que vous faites
08:41et à côté de ça
08:43dans le secteur du numérique
08:45il y a cette course effrénée
08:46à l'intelligence artificielle générative
08:48des États
08:49et des géants du secteur.
08:51Est-ce que vous ne vous dites pas
08:52que c'est un peu vain ?
08:53Parce qu'on peut y avoir
08:5610, 15, 20 entreprises
08:57qui font comme vous
08:58mais si à côté de ça
08:59on continue de cavaler
09:00comme des poules sans tête
09:03vers l'IA générative pour tous
09:05ça va être bien bien pire
09:08vous voyez ce que je veux dire ?
09:08Alors, d'un point de vue sociétal
09:10je suis très agacé
09:12de voir qu'on signe en grande pompe
09:14des contrats de dizaines de milliards
09:15de dollars
09:16pour installer des data centers
09:17en France
09:17on ne sait même pas
09:18ce qu'on va foutre dedans.
09:19Je trouve que ça n'a aucun sens.
09:21Après, ça c'est pour le global
09:22pour ce qui est de Norcis
09:23aujourd'hui
09:25la valeur que l'on a en retour
09:28du modèle que l'on déploie
09:29pour moi est supérieure
09:31à l'intérêt de se dire
09:32en fait c'est 20
09:33autant faire comme tout le monde.
09:34L'attente des salariés
09:35quand on leur demande
09:36pourquoi vous êtes chez Norcis
09:37quand on leur dit
09:38tiens, dans le contexte économique actuel
09:40est-ce que vous pensez
09:40qu'on doit vraiment maintenir le cap
09:41ou pas ouvrir des nouveaux jeux
09:43pour continuer à croître
09:44même si c'est au détriment
09:45de la vision
09:46et de l'alignement des valeurs ?
09:47Tous nous disent
09:48je suis chez Norcis pour ça
09:49même certains nous disent
09:50tous les ans
09:51on me propose de quitter Norcis
09:52avec un meilleur salaire
09:53je ne partirai jamais
09:54certains ont même dit
09:55puisqu'on a interrogé
09:56tous nos salariés
09:57sur le deuxième trimestre
09:58et moi j'en ai vu une centaine
09:59en entretien qualitatif
10:00j'ai été marqué par
10:01quelques personnes
10:02pas tous, qui m'ont dit
10:04par les temps qui courent
10:07le contexte sociétal
10:08extrêmement anxiogène
10:09ma sensibilité à la lutte
10:11contre le dérèglement climatique
10:12on a l'impression de perdre la bataille
10:13être chez Norcis
10:13ça me redonne confiance
10:15en l'avenir
10:15voilà
10:17on est engagé collectivement
10:19dans ce projet-là
10:19on ne retournera pas en arrière
10:21donc sur l'IA
10:21on ne peut pas faire sans
10:23en tant qu'acteur du numérique
10:24on doit embrasser
10:26une partie des avantages
10:28que confère cette rupture technologique
10:29et même on peut dire
10:30on ne peut pas faire sans
10:31en société
10:33parce qu'il y a plein d'usages
10:34qui sont très intéressants
10:36mais est-ce que ce combat
10:37il n'est pas déjà perdu
10:38c'est-à-dire
10:38on aurait dû se dire
10:39mondialement
10:40il n'y a pas vraiment
10:41une gouvernance mondiale
10:42mais voilà à quoi
10:43on destine l'IA
10:46voilà dans quel secteur
10:47on va la développer
10:48voilà dans quel secteur
10:49on va l'interdire
10:50mais les grands décideurs
10:51ceux qui sont notamment
10:53là pour créer
10:55de la richesse économique
10:56avant tout
10:56feront des choix
10:57assez évidents
10:58mais nous en tant qu'entreprise
10:59ce qu'on est en train de faire
11:00c'est de créer les conditions
11:01pour qu'on soit identifié
11:02comme un acteur
11:03de référence
11:04pour définir
11:05les bons cadres d'usage
11:06de l'intelligence artificielle générative
11:08qui ne va pas détruire des emplois
11:09qui ne va pas briser des vies
11:10qui ne va pas dégénérer
11:12encore un peu plus
11:13les écosystèmes naturels
11:15les dégradés
11:15c'est pour ça
11:16qu'on a créé un conseil
11:17pour la nature
11:18dont on en parlera après
11:19et donc progressivement
11:21et dans cette stratégie
11:22qui vise à faire de notre
11:23une entreprise pérenne
11:24pour les bonnes raisons
11:24avec un développement
11:26juste soutenable
11:27et bien de faire
11:28que nos clients
11:29et peut-être demain
11:30de nouveaux clients
11:31viennent nous chercher
11:32parce qu'ils sauront
11:32qu'avec nous
11:33la mise en oeuvre
11:34de ces intelligences
11:35artificielles génératives
11:35se fera
11:36pas au détriment
11:37du bien-être
11:37de leurs bons salariés
11:38dans un cadre
11:39qui respecte l'éthique
11:40qui respecte
11:41les droits privés
11:42qui respecte
11:43la protection
11:45de l'individu
11:46et puis qui se fait
11:47dans un cadre
11:47soutenable écologiquement
11:49parce que de plus en plus
11:49de gens quand même
11:50bien compris
11:50ont risqué
11:51d'avoir des petits sujets
11:52si on prend
11:52les data centers
11:53par exemple
11:55qui nécessitent
11:57des ressources en eau
11:58considérables
11:58je rappelle
11:59que l'été dernier
12:00on a eu
12:01des centrales
12:02nucléaires
12:03à l'arrêt
12:03parce que les cours d'eau
12:04n'étaient plus suffisants
12:05ou trop chauds
12:06pour refroidir les moteurs
12:07je vous laisse imaginer
12:09si on fout
12:09des milliards
12:10et des milliards
12:10de data centers
12:11dans ce pays
12:11ce qui va se passer
12:12en termes de conflit
12:13d'accès à la ressource en eau
12:14honnêtement
12:15je pense que ce sera
12:16pas tenable
12:17mais même à 10 ans
12:18je parle pas de 2050
12:19donc je pense que
12:20nous serons plus robustes
12:21en tant qu'entreprise
12:22économiquement dans le temps
12:23par cette stratégie
12:23alors vous nous l'avez dit
12:24la nature
12:26s'est invitée
12:27à la table
12:27du conseil d'administration
12:29de Norcisse
12:29c'est pas de la cosmétique
12:32alors ça pourrait
12:34ça pourrait
12:35on pourrait dire
12:35tiens on crée un siège
12:36d'une personne
12:37qui va représenter la nature
12:38on va l'écouter poliment
12:39et faire tout l'inverse ensuite
12:40par les faits
12:42je vais répondre
12:43à l'inverse
12:43la personne
12:45qui représente la nature
12:46qui s'appelle France Gold
12:47au sein du conseil
12:48d'administration
12:48de Norcisse
12:49un droit de vote
12:50équivalent au droit de vote
12:51de n'importe quel autre actionnaire
12:52de l'entreprise
12:52et on est allé un coup plus loin
12:54c'est qu'on a dit
12:55cette personnalité
12:57qui est France
12:58peut même
12:58utiliser un droit de veto
13:00et c'est la seule personne
13:02au sein du conseil d'administration
13:03qui a ce droit là
13:03donc je peux pas faire mieux
13:05il l'a déjà utilisé
13:06il l'a pas encore eu à l'utiliser
13:07parce qu'on a plutôt
13:08fait ça pour les bonnes raisons
13:10et on veut qu'il nous aide
13:11à progresser
13:11plutôt qu'à nous empêcher
13:12de faire des conneries
13:13mais je peux pas répondre
13:15de façon plus
13:16voilà
13:16plus forte
13:17par l'exemple
13:18ça fait combien de temps déjà ?
13:20la décision a été prise
13:22en novembre 2025
13:23euh 2024
13:24il y a bientôt un an
13:28depuis on a fait
13:29deux conseils d'administration
13:30avec France
13:31bon alors c'est peut-être
13:32un peu tôt pour répondre
13:33à la question
13:34mais est-ce qu'on peut y
13:35enfin vous dites
13:36il faut qu'on soit rentable
13:37évidemment
13:38est-ce que vous pourriez
13:40refuser une proposition
13:42de monsieur Nature
13:44en quelque sorte
13:45au nom de la rentabilité
13:46vous voyez ce que je veux dire
13:47c'est toujours une question
13:48d'équilibre à trouver
13:50et d'équilibre
13:50le plus permanent
13:51qui soit
13:51c'est le principe
13:52du modèle PERMA
13:53alors déjà
13:55dans les premières discussions
13:56qu'on a eu en conseil
13:57il a beaucoup été question
13:58de ressources
13:59notamment de ressources en eau
14:00et de l'impact du numérique
14:02plus globalement
14:02au-delà des IA génératives
14:03là-dessus
14:04des efforts que l'on pouvait
14:06faire et développer
14:07pour davantage soutenir
14:09la préservation
14:11des ressources halieutiques
14:12en France
14:12et au-delà
14:13de notre responsabilité
14:15en tant qu'acteur du numérique
14:16sur des chaînes de valeur
14:17très distendues
14:17avec des conditions de travail
14:19dans certains pays
14:20qui sont difficilement soutenables
14:21y compris écologiquement
14:22mais aussi humainement
14:23et donc
14:24pour ce qui est
14:25de cet équilibre à trouver
14:27France
14:28qui représente la nature
14:29et c'est pas le seul
14:30à représenter la nature
14:31au sein de l'entreprise
14:32il y a d'autres personnalités
14:33dans d'autres organes
14:34de gouvernance
14:34qui ont d'autres sensibilités
14:36au vivant
14:36donc on a aussi
14:37une diversité de représentations
14:38mais France nous dit
14:39le vivant
14:40et la nature au sens large
14:42c'est aussi l'être humain
14:43mon rôle n'est pas
14:44de couler Norcisse
14:45considérant que
14:46toute activité économique
14:47détruit le vivant
14:48donc elle doit cesser
14:48sinon autant arrêter
14:49tout de suite
14:50lui son rôle
14:51c'est de créer les conditions
14:52pour que Norcisse
14:53permette à l'humain
14:54de continuer à s'épanouir
14:55mais dans un cadre soutenable
14:57c'est pour cette raison d'ailleurs
14:57que notre logiciel
14:59pour continuer à utiliser ce terme
15:00qui sert aux réflexions
15:02du Haut Conseil pour la nature
15:04ce sont les neuf limites planétaires
15:05c'est ce cadre là
15:06qu'on en essaie de tenir
15:07mais le but c'est quand même
15:08de contribuer
15:08à ce que l'humain
15:09puisse vivre dans un cadre épanouissant
15:11pour qu'il soit épanouissant
15:12il faut préserver la nature
15:13est-ce qu'une permane entreprise
15:14fait forcément
15:15un peu moins de bénéfices
15:17qu'une entreprise classique ?
15:19j'aurais deux réponses à ça
15:20je pense que si on s'était
15:21moins contraint
15:22humainement
15:23écologiquement
15:24Norcisse pourrait être
15:25deux fois plus gros aujourd'hui
15:26avoir deux fois plus
15:27de chiffres d'affaires
15:27et jouer au concours de chiffres
15:29c'est pas ce qui nous intéresse le plus
15:30ce qui nous intéresse le plus
15:31c'est la rentabilité
15:33parce que c'est ça
15:33qui permet de refinancer l'entreprise
15:35et de soutenir
15:36au-delà de nos murs
15:37des acteurs qui contribuent
15:38à un monde plus juste
15:39et plus soutenable
15:40l'autre réponse
15:42c'est que je crois
15:43de plus en plus
15:44que tout ce que l'on fait
15:45crée le modèle d'après
15:46et que d'après
15:48c'est-à-dire
15:48un modèle plus résilient
15:50plus robuste
15:51et c'est intéressant d'ailleurs
15:52de voir que l'année du Covid
15:53par exemple
15:53le secteur dans lequel nous sommes
15:55les entreprises de services numériques
15:56est en décroissance
15:57pour différentes raisons
15:59que je n'ai pas le temps
16:00de détailler là
16:00cette année-là
16:01nous on fait de la croissance
16:02nous verrons dans les années
16:04qui viennent
16:04avec le contexte
16:05qui va continuer à être tendu
16:07avec l'instabilité institutionnelle
16:08la difficulté à engager
16:10des investissements
16:10où ça va nous mener
16:11mais moi je suis convaincu
16:12que si on aurait pu être plus gros
16:14on continuera à développer
16:16là où peut-être que d'autres
16:17vont devoir décroître
16:18alors vous avez sur vous
16:19le petit label Bicorp
16:22vous êtes coprésident
16:23de Bilab France
16:24qui représente
16:24le mouvement Bicorp
16:25dans notre pays
16:26un label qui est toujours
16:28plus exigeant
16:28et je vais vous citer
16:29une entreprise
16:30qui se dit engagée
16:31doit être capable
16:32de démontrer
16:33des résultats concrets
16:34a-t-elle une trajectoire
16:36climat crédible
16:37respecte-t-elle
16:38les droits humains
16:39le nouveau référentiel Bicorp
16:41c'est une montée en gamme
16:42face aux enjeux
16:43de notre époque
16:45ce nouveau référentiel
16:46qu'est-ce qui change ?
16:48alors il change plusieurs choses
16:49mais un changement majeur
16:51c'est que désormais
16:53nous aurons sept thématiques
16:55sept grandes thématiques
16:56d'impact
16:57les droits humains
16:58diversité et inclusion
16:59climat
17:01la circularité
17:03et la préservation des ressources
17:04pour prendre exemple
17:05la gouvernance
17:05et la mission de l'entreprise aussi
17:06voilà j'en ai cité cinq
17:07c'est déjà pas mal
17:08et ces thématiques-là
17:11vont désormais être observées
17:13parmi les entreprises
17:14candidates à la certification
17:15sur des points précis
17:17avec des figures imposées
17:19par le passé
17:20depuis presque 20 ans
17:21maintenant que le mouvement existe
17:22notre standard
17:23était de regarder
17:24sur une très grande exhaustivité
17:25de critères
17:26là où se situait
17:27la maturité des entreprises
17:28donc par exemple
17:29quel est l'écart de salaire
17:30constaté entre le plus haut
17:31et le plus bas revenu
17:31dans l'organigramme
17:33quelle est la part
17:34des achats responsables
17:35etc
17:35c'était très exhaustif
17:36maintenant
17:38ce sera
17:38moins exhaustif
17:39parce qu'il y aura
17:40un tronc commun
17:40obligatoire
17:41sur lequel il faudra
17:42faire preuve
17:42d'une certaine maturité
17:43et il y aura des critères
17:45complets
17:45alors qu'avant
17:45on pouvait être mauvais
17:46sur un critère
17:48et si on était meilleur
17:49je simplifie un peu
17:51en caricaturant
17:52on pouvait quand même
17:53avoir le label
17:54on pouvait avoir
17:55une stratégie climat
17:56très modeste
17:57être très très mature
17:59sur les droits humains
18:00et la qualité de vie
18:01au travail
18:01et si on arrivait
18:02à obtenir 80 points
18:03au global
18:04nonobstant le fait
18:06qu'il y avait des critères
18:06d'éligibilité en amont
18:07sur les types de secteurs
18:08d'activité dans lesquels
18:09on se trouve
18:09etc
18:09désormais
18:10il y aura des figures imposées
18:12c'est à dire
18:12des sujets sur lesquels
18:13on ne pourra plus faire sans
18:14et donc par exemple
18:15sur le climat
18:16il faudra avoir
18:17bilan carbone
18:18et stratégie
18:19de réduction des émissions
18:20de gaz à effet de serre
18:21pour être éligible
18:22à Bicor
18:23Vous ne craignez pas
18:24de décourager
18:25certaines entreprises ?
18:26Alors en fait
18:26parce qu'on se dit
18:28ok le label Bicor
18:30qui était déjà
18:30le plus exigeant
18:31c'est quoi ?
18:32Il faut qu'il soit
18:32encore plus exigeant
18:33c'est ça ?
18:34Alors je ne sais pas
18:35si c'est le temps
18:36d'être plus exigeant
18:37que plus cohérent
18:38plus cohérent
18:39on regarde les enjeux
18:39quand on regarde
18:40les enquêtes
18:41de consommation
18:42auprès des français
18:44ou des européens
18:45tiens il y en a une
18:45assez large
18:46qui a été conduite
18:47par Bilab Europe
18:48l'an passé
18:48quand on regarde
18:49ce qui se dessine
18:50comme étant
18:51les plus fortes
18:51préoccupations des français
18:52qu'on voit régulièrement
18:53passer dans les médias
18:54les droits humains
18:55le partage de la richesse
18:57peut-être même
18:59la fiscalité
19:00mais je ne veux pas
19:00rentrer dans des débats
19:01trop intenses en ce moment
19:02où la lutte
19:03contre le dérèglement climatique
19:04apparaissent quand même
19:05très régulièrement
19:06quand des sujets
19:06de préoccupation importants
19:08je pense donc
19:09que ce qu'on offre surtout
19:10c'est un outil
19:11pour permettre aux entreprises
19:12de préparer
19:12le modèle
19:13qui est attendu
19:14par ceux
19:15à qui ils s'adressent
19:16que ce soit
19:17des particuliers
19:17ou des entreprises
19:18qui vont acheter
19:18leurs produits
19:19et leurs services
19:19donc je ne suis pas sûr
19:21que ce soit tant plus exigeant
19:22que ça
19:22maintenant est-ce qu'on va
19:23décourager des entreprises
19:24peut-être que certaines
19:25se diront
19:26la marge est un peu haute
19:26pour moi
19:27en l'état actuel
19:27de ma maturité
19:28mais on reste
19:29un mouvement
19:30qui est motivé
19:31par le fait
19:32de faire progresser
19:32les entreprises
19:33et à la limite
19:33qu'elles aillent chercher
19:34la certification ou pas
19:35déjà on les aide
19:36à progresser
19:36oui oui ça je suis d'accord
19:37avec vous
19:37mais derrière ça
19:38je me dis
19:39bon il faut que Bicorp
19:40reste finalement
19:42un label
19:42comment je peux dire ça
19:44pas trop diffusé
19:46est-ce que c'est aussi ça
19:48la démarche
19:48vous voyez ce que je veux dire
19:49il faut que ça reste
19:50alors évidemment
19:51le terme élite
19:52c'est peut-être pas le meilleur
19:53mais l'élite
19:53des entreprises engagées
19:54ce que c'est certain
19:55c'est que le niveau d'ambition
19:56ne baisse pas
19:56avec ce qu'on est en train
19:57de se dire
19:57ce que je veux éviter
19:59de laisser penser
20:00c'est que ça devient inaccessible
20:01c'est pas le cas
20:02et même si la marche est trop haute
20:04de regarder ce qu'il y a dedans
20:05de commencer à s'auditer
20:06à s'auto-évaluer avec
20:07parce que l'outil est gratuit
20:08en accès
20:09allez-y à mon avis
20:10c'est une très bonne chose à faire
20:11et au regard des nouveaux standards
20:13en particulier
20:13maintenant parlons chiffres
20:15Bicorp dans le monde
20:15c'est à peu près
20:1610 000 entreprises
20:17en France c'est 600 entreprises
20:18honnêtement je pense
20:19qu'on a encore
20:20un nombre d'entreprises
20:20à aller chercher
20:21tellement important
20:21que si on décourage
20:23quelques-unes
20:23c'est pas très grave
20:24on doit représenter
20:26un mouvement
20:26qui est l'incarnation
20:29autant que possible
20:30de ce que peut-être
20:31une entreprise
20:32qui se met à la hauteur
20:32des enjeux sociaux
20:33environnementaux
20:34mais tout cela ne vaut que si
20:35on reste performant économiquement
20:37et c'est ça
20:37qu'on cherche à prouver
20:38encore une fois
20:39est-ce que pour les entreprises
20:40déjà certifiées
20:42ça signifie quand même
20:43potentiellement
20:44d'autres efforts
20:45à fournir
20:46pour résoudre
20:47sans doute
20:47pour prendre Nord 6
20:49nous on devra recertifier
20:50Nord 6
20:50en avril
20:52je crois
20:522026
20:53donc voilà
20:54dans six mois
20:55donc je vais commencer
20:56à me mettre dessus
20:58très très prochainement
20:59il y a des sujets
21:00sur lesquels
21:00je sais que nous étions
21:01moins matures
21:02que d'autres
21:02vous avez par exemple
21:04des choses sur
21:05la création
21:06l'accès à l'emploi
21:07pour des publics
21:08issus de quartiers prioritaires
21:10de milieux moins favorisés
21:11etc
21:11et nous dans le numérique
21:12aujourd'hui la réalité
21:13du secteur
21:14est que globalement
21:14on emploie surtout
21:15des personnes
21:16qui ont des niveaux
21:17d'études élevés
21:18et donc je ne vous fais pas
21:19un dessin sur le fait
21:19que ce sont des niveaux
21:20d'études qui sont
21:21moins accessibles
21:21pour des publics
21:22plus précaires
21:22il y a sans doute
21:23des sujets sur lesquels
21:24il va falloir qu'on se secoue
21:25un petit peu plus
21:26mais moi je pense
21:26que c'est pour le meilleur
21:27peut-être que sur certains sujets
21:28on aura des blocages
21:29maintenant il y a aussi
21:31une certaine latitude
21:32qui est offerte
21:32le but c'est de faire en sorte
21:33que les entreprises
21:34progressent
21:35d'une certification
21:36à une autre
21:36donc si on répond
21:38aux exigences
21:38c'est-à-dire de faire
21:39la preuve de nos efforts
21:40pour se mettre
21:40à la hauteur des attentes
21:41et qu'on progresse
21:42d'une certification
21:43à une autre
21:43nous resterons éligibles
21:44il nous reste un peu
21:46plus de trois minutes
21:46je voudrais qu'on parle
21:47un petit peu du contexte
21:49géopolitique économique
21:51notamment la guerre commerciale
21:53mondiale
21:54allumée par Donald Trump
21:55cet accord commercial
21:56qui a été signé
21:57par les Etats-Unis
21:58et l'Union Européenne
21:58qui a quand même
21:59provoqué pas mal
22:00de critiques
22:01il y a notamment
22:02150 dirigeantes
22:03et dirigeants d'entreprises
22:04qui appellent à
22:05je cite
22:06reconstruire les conditions
22:07de notre souveraineté
22:07en soutenant nos entreprises
22:09et le modèle européen
22:10vous faites partie
22:12avec le mouvement
22:13Impact France
22:13vous avez signé
22:14je suis administrateur
22:16aussi du mouvement
22:16je soutiens beaucoup
22:18ces actions
22:18et vous avez signé
22:19donc logiquement
22:20cet appel
22:22pourquoi ?
22:23parce qu'en fait
22:23en réalité aujourd'hui
22:24on a des conditions
22:25de mise sur le marché
22:26par exemple
22:26qui sont assez inéquitables
22:27on pense qu'il faut
22:29mettre en place
22:30des fiscalités
22:30qui sont favorables
22:31à des entreprises
22:32qui font l'effort
22:33de maintenir leur offre
22:34sur le marché
22:35de fabriquer en France
22:36de préserver
22:37les milieux
22:38environnementaux
22:39parce que
22:39ce qu'il faut quand même
22:40essayer de rappeler aussi
22:41c'est que
22:41toutes les conséquences
22:42négatives d'activités
22:43qui ne sont pas favorables
22:45à l'humain et à la planète
22:45ont un coût énorme
22:46pour la collectivité
22:47la dépollution des sols
22:49des eaux
22:49il y a eu des études
22:50et des choses
22:51qui sont sorties
22:52sur la qualité de l'eau
22:53en France
22:53qui peuvent faire un peu
22:54froid dans le dos
22:54tout ça a un coût considérable
22:56pour la collectivité
22:57et au fond
22:58ce sont les impôts
22:58qui le payent
22:59donc nous on pense
23:00qu'il faut créer
23:00les conditions
23:00pour que les entreprises
23:02en France
23:03et en Europe
23:03quand on parle
23:04de marchés internationaux
23:05qui ont des cadres
23:06réglementaires
23:07plus exigeants
23:08et aussi des conditions
23:09de mise sur le marché
23:09qui soient bénéfiques
23:11favorables
23:11une vraie préférence européenne
23:13et bien pourquoi pas
23:14sur la fiscalité notamment
23:15on pourrait parler
23:15de TVA verte
23:16de choses sur la circularité
23:18mieux protéger
23:20les entreprises françaises
23:20et européennes
23:21en créant des conditions
23:22d'accès au marché
23:22qui seront défavorables
23:23pour des metteurs
23:24sur le marché
23:25issus d'autres régions
23:26du monde
23:26qui ne mettent pas en place
23:28des réglementations
23:29qui sont à la hauteur
23:30des enjeux sociaux
23:30et environnementaux
23:31mais on voit bien
23:31que le bras de fer
23:32il continue
23:32Donald Trump
23:33il veut la peau
23:34des réglementations
23:35européennes
23:36en matière numérique
23:37pour protéger
23:38les géants américains
23:40donc j'espère
23:42que l'Europe
23:43ne cédera pas
23:45est-ce que
23:46cette réglementation
23:48vous la vivez
23:49comme un atout
23:49laquelle de réglementation
23:51le Digital Services Act
23:54des domaines
23:56comme celui-là
23:56ça doit avant tout
23:57protéger les entreprises
23:58européennes
23:58pour opérer
23:59sur le marché européen
23:59en l'occurrence
24:00et créer les conditions
24:01pour que ce qu'on appelle
24:02des champions français
24:03ou européens
24:04par exemple
24:04de l'intelligence artificielle
24:05ou des services numériques
24:06puissent enfin émerger
24:07historiquement
24:08les flux de capitaux
24:09qui vont sur ces entreprises
24:10sont moins importants
24:11qu'aux US
24:12donc c'est ce qui a aussi fait
24:13qu'aujourd'hui
24:14on arrive à un niveau
24:14où il y a une hégémonie
24:16des acteurs américains
24:17sur le marché européen
24:18pour les services numériques
24:19créer ces conditions
24:20moi je pense que oui
24:21il faut le voir
24:22comme un avantage
24:22le problème que l'on a
24:24c'est qu'il y a une période
24:24de transition
24:25à opérer
24:26avec des investissements
24:27dont les retours
24:28sur investissement
24:29ne seront pas immédiats
24:30parce que vous êtes
24:31pour respecter
24:31cette réglementation
24:33il y a des investissements
24:34à faire
24:34si vous voulez que les entreprises
24:35quittent un géant américain
24:37pour un géant européen
24:38du numérique
24:38sur ces services
24:39ça va demander
24:39des conduits du changement
24:41un peu lourdes
24:42donc pendant 2-3 ans
24:43il va falloir que les investisseurs
24:44acceptent aussi
24:45d'attendre un petit peu
24:45ça c'est pas forcément évident
24:46surtout dans le contexte économique
24:48mais oui évidemment
24:49il faut le voir
24:50du futur dans 5 à 10 ans
24:52ce sera bénéfique
24:53à tout le monde
24:54sur le marché européen
24:54et à tout le monde
24:55sur le marché français
24:55Merci beaucoup Thomas Brozard
24:57Avec plaisir
24:58Et bon vent à Norcis
24:59à bientôt sur ce plateau
25:01dans le rôle de l'animateur
25:03Merci Thomas
25:03Et donc à bientôt
25:05sur Bsmart for Change
25:06On passe tout de suite
25:06à notre rubrique Startup
Commentaires

Recommandations