- il y a 4 mois
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.
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00:00BFM Business et la Tribune présente
00:02Le 18-19 d'Edwis Chevrillon
00:07Bonsoir à tous, bienvenue dans cette émission spéciale.
00:13La démission ce matin du Premier ministre plonge la France dans une crise politique sans précédent.
00:18On se demande comment en sortir, quel est l'impact pour l'économie, quel est l'impact pour les entreprises,
00:23quel est l'impact aussi bien sûr sur les marchés.
00:25Et on va en parler pendant cette heure avec notamment Pierre Gattaz, l'ancien président du Medef et de Business France.
00:31Il sera avec nous d'ici quelques instants.
00:34Et puis après le débat des experts, je recevrai Jean-François Robin de chez Nattixis,
00:38je recevrai Mathieu Plannes de chez l'EFCE.
00:41Et puis il y aura Michel Picon, Michel Picon est président de l'UDP.
00:44Comment lui réagit-il ? Comment les entreprises, les petites entreprises peuvent faire face à cette crise sans précédent ?
00:51Mais tout de suite, c'est le journal de Stéphanie Collot.
00:55Il est pile 18h, bonsoir Stéphanie.
01:00Bonsoir Edwige.
01:00Évidemment, on commence avec ce chaos politique provoqué par la démission de Sébastien Lecornu.
01:06C'était ce matin.
01:07Oui, seulement une démission, seulement 14h après avoir enfin formé son gouvernement.
01:12Sébastien Lecornu explique que les conditions n'étaient plus réunies pour rester.
01:17Il regrette les appétits partisans ayant conduit à sa démission.
01:20Allusion à Bruno Retailleau qui a précipité sa chute en remettant en cause la participation des Républicains au gouvernement à peine formé.
01:29À gauche, le PS réclame d'être nommé à Matignon.
01:32De son côté, la France Insoumise propose de refaire une alliance comme la NUPES ou le nouveau Front populaire.
01:39Attention, attention, à l'instant, on apprend qu'Emmanuel Macron a chargé Sébastien Lecornu de mener une ultime négociation pour stabiliser le pays et donc reformer un gouvernement.
01:54Très bien.
01:55Donc, évidemment, on va apporter d'autres précisions à cette toute dernière information.
02:02En attendant, la CGT estimait que le président faisait le choix du chaos institutionnel.
02:08Sophie Binet déclare par ailleurs que Sébastien Lecornu n'a pas eu le courage d'affronter les grands patrons ou de rompre avec la politique de l'offre.
02:15Pour elle, il n'y aura pas de stabilité sans justice sociale.
02:19Peut-être que cette fois-ci, Sébastien Lecornu parviendra sans doute à rétablir de la stabilité.
02:25En tout cas, c'est ce qu'Emmanuel Macron vient de lui demander à l'instant.
02:30A noter également que le MEDEF reporte le grand meeting qui lui était prévu lundi prochain à l'accord Arena.
02:37Le mouvement patronal voulait réunir ses fédérations et les chefs d'entreprise afin de peser dans les choix budgétaires.
02:43Décision prise dans un souci d'apaisement, précise le communiqué.
02:48Sur les marchés, on accuse le coup. On voit ça tout de suite avec Antoine Larigauderie.
02:52BFM Business, c'est toute l'information économique et financière gratuitement à la télévision.
02:57BFM Business, première sur l'écho.
03:03Antoine, le CAC perd des 2% dans la foulée de l'annonce de la démission de Sébastien Lecornu,
03:07entraîné par les bancaires, mais surtout le taux à 10 ans a grimpé au-dessus de celui de l'Italie.
03:13Et l'écart entre le taux français et le taux allemand s'est creusé à son plus haut niveau depuis le mois de janvier.
03:19Oui, exactement. Et c'est vrai que ça s'est bien bien tendu. On a eu un plus haut à 3,62 avant de redescendre.
03:25Les choses se sont un petit peu calmées. On termine à 3,57. Mais effectivement, 2,72 pour la dette allemande 10 ans.
03:32Et la dette italienne largement en dessous, à 3,54. Donc effectivement, il y a eu un impact.
03:37L'impact sur le CAC 40, on va dire qu'il a été relativement modéré.
03:40On a perdu 1,36% en clôture à 7 971 avec pas mal de supports techniques qui ont quand même bien tenu.
03:47Les volumes d'échanges non plus n'étaient pas délirants. On a eu une séance très active à 4,1 milliards d'échanges sur le CAC 40.
03:53Mais ça reste globalement tranquille, on va dire. Mais on note une sous-performance marquée par rapport à l'ensemble de l'Europe boursière.
04:02L'Eurostock 50 a perdu 0,4% et Francfort termine à l'équilibre.
04:06Le secteur qui a le plus pesé, c'est le secteur bancaire. Sur le CAC 40, moins 4,2% pour la Société Générale à 54,32.
04:13Plus largement, tous les secteurs liés à la dépense publique, bien sûr.
04:16Thalès, moins 3,2%, 262,30. Ou encore Bouygues dans le bâtiment, moins 2,76 à 37,35.
04:23La plus forte baisse relative à cette instabilité politique, ça reste quand même Nexity qui recule encore de 8,5% aujourd'hui à 9,91.
04:32Seab a perdu 21%, record historique de baisse en un jour pour Seab après un nouveau profit warning.
04:40A noter qu'il y avait pas mal de titres en hausse et notamment l'automobile qui s'est distingué.
04:43Stelantis gagne 3,5% à 9,32 euros. Donc moins 1,36 pour le CAC 40.
04:48Baisse modérée quand même dans le contexte. 7 971 points.
04:51Merci Antoine. Et puis dans le reste de l'actualité du côté des entreprises OpenAI, il n'en finit plus de signer des méga contrats avec les géants des semi-conducteurs.
05:00Après Nvidia, il se rapproche du fabricant américain AMD et passe une commande géante de puces dédiées à l'intelligence artificielle.
05:07En parallèle, la startup devrait devenir actionnaire d'AMD à hauteur de 9%.
05:11Rien ne va plus pour Seab, le fabricant de petites électroménagers révisa la baisse ses prévisions financières pour l'année.
05:19L'activité est en berne, que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis où les ventes baissent de 11%.
05:23En revanche, Saint-Gobain lance un nouveau plan stratégique.
05:26Le groupe de matériaux veut réaliser 12 milliards d'euros d'investissement d'ici à 2030.
05:31Il vise également une croissance moyenne de son chiffre d'affaires d'environ 4 à 6%.
05:36Et puis, je vous rappelle l'information qui vient de nous parvenir.
05:40Emmanuel Macron charge Sébastien Lecornu de mener d'ultimes négociations d'ici à mercredi soir
05:48et de définir une plateforme d'action et de stabilité.
05:52On reviendra en détail sur ces informations dans les prochaines minutes.
05:56Évidemment, et avec le retraite de Bruno Le Maire,
05:58qui a accepté de démissionner de son poste de ministre des Armées.
06:04Et tout de suite, Pierre Gattaz, l'ancien patron du Medef, le ras-le-bol des patrons.
06:10Et Stéphanie, on vous retrouve, ça sera à 19h.
06:14Rendez-vous sur BFM Business.
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06:22et déculpabilisé du savoir-faire, de la transmission, de l'histoire du luxe.
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06:34Iconique Business avec Audrey Maubert, tous les vendredis à 21h sur BFM Business.
06:40Ce programme est à retrouver à la demande en podcast sur l'appli BFM Business et sur les plateformes de streaming.
06:47BFM Business et la Tribune présente...
06:49Vous êtes bien dans le 18-19, cette émission spéciale consacrée à cette crise politique
07:01après la démission du Premier ministre Sébastien Lecornu,
07:05alors qu'on apprend à l'instant que le Président de la République lui a donné encore une chance
07:10pour essayer de trouver un accord avec les différents partis politiques.
07:14En tous les cas, ce qu'on peut dire, c'est que c'est vraiment le grand bordel.
07:19Bonsoir Pierre Gattaz.
07:20Bonsoir Révi.
07:21J'utilise un mot que vous utilisez souvent, c'est pour ça que je dis ça.
07:23Merci d'être avec nous.
07:24Vous êtes ancien président du Medef, ancien président du Business Europe.
07:27C'est important aussi parce qu'il y a le regard des Européens sur la France.
07:32Et puis vous êtes toujours le patron de Radial, donc une grosse PME, enfin maintenant une ETI.
07:38On peut dire une très grosse PME, une ETI, qui est très très importante, qui est assez stratégique.
07:42Pierre Gattaz, vous êtes dans quel état d'esprit là, quand vous voyez tout ce qui se passe depuis ce matin ?
07:47Est-ce qu'on peut parler du ras-le-bol des patrons ?
07:49Ah oui, je crois qu'il y a un vrai ras-le-bol, il y a une lassitude devant, je dirais, cette pusillanimité des politiques.
07:56Ils sont payés pour ça et on a l'impression, s'il vous plaît, comme ils n'ont pas travaillé dans le privé, aucun,
08:01contrairement à la Suisse, les élus en Suisse ont des métiers, ils sont architectes, ils sont patrons, ils sont géomètres, etc.
08:07Nous, ils font carrière et on a l'impression que ces trois blocs font carrière, veulent absolument prendre le pouvoir et oublient totalement la France.
08:15Et je pense beaucoup à nos entreprises, je pense beaucoup aux patrons aujourd'hui, petits, moyens et grands.
08:20Je pense beaucoup à leurs salariés, parce que vous savez, quand il n'y a pas de confiance, ce qui est le cas aujourd'hui,
08:25eh bien on n'investit plus, on n'embauche plus, on se met à la cap.
08:28Et pendant ce temps-là, les autres pays européens courent.
08:32Moi, je vois l'Italie est en train de nous rattraper.
08:34Les Allemands investissent 100 milliards ou plusieurs centaines de milliards dans les défis d'avenir.
08:39Les Espagnols avancent avec une croissance assez élevée, d'après ce que j'ai compris.
08:43Il n'y a que nous, et nous, nous risquons de nous enfoncer et donc de nous appauvrir, individuellement et collectivement.
08:48C'est pour ça que cette période est dramatique depuis la dissolution.
08:51Et ce que je crains, c'est que ça dure jusqu'en mai 2027.
08:54Vous vous rendez compte, 18 mois, à entendre les petites phrases anti-patron, anti-réussite, anti-travail,
09:00anti-tout ce que vous voulez, anti-libéralisme bien sûr, alors que, je ne fais pas de politique,
09:05le libéralisme, c'est ce qui a marché dans le monde entier.
09:07On peut être de gauche ou de droite, les Suédois sont à gauche, ils font du libéralisme et du capitalisme.
09:11On va revenir là-dessus, parce que je rappelle que vous publiez « Gagnez plus, c'est maintenant ».
09:15Ce que c'est intéressant, c'est que vous avez ce livre dont on parle beaucoup,
09:19vous avez vraiment fait le buzz de Pierre Gattaz, mais vous avez été un des premiers à dire
09:23« Attention, le point clé, c'est le travail, le pouvoir d'achat des Français, il faut pouvoir gagner plus ».
09:29Juste avant quand même.
09:30Est-ce que le MEDEF a bien fait d'annuler ce grand meeting qu'ils avaient organisé lundi prochain, le 13 octobre prochain ?
09:36Est-ce qu'effectivement, il ne fallait pas rajouter de la crise à la crise ?
09:40Écoutez, je pense que je soutenais totalement l'action de Patrick Martin,
09:43que je soutiens toujours, d'avoir organisé cette manifestation, pour montrer la mobilisation des patrons.
09:49On crée la richesse, on crée l'emploi.
09:51Alors, c'est la décision du MEDEF, peut-être qu'on y fait, de ne pas rajouter de la crise à la crise.
09:55Et je soutiens aussi la décision de le reporter.
09:58Ce que je crois, c'est qu'il faut le faire un jour ou l'autre,
10:00parce qu'il faut montrer que les forces vivent, et j'intègre nos salariés avec nous,
10:04j'intègre les paysans, j'intègre tous ceux qui travaillent.
10:06Il faut qu'on se mette ensemble, à un moment, avec une sorte d'alliance ou d'armée,
10:11mais contre, si vous voulez, l'hérésie de la taxation,
10:15l'hérésie du retour de la taxe Zuckman, qui est une...
10:19Oui, mais attends, juste un point, Pierre Gattaz,
10:22c'est que, là, je recevrai tout à l'heure Michel Picon, le président de l'UDP,
10:25lui, il disait, il était vraiment archi contre ce meeting,
10:29cette grommesse patronale.
10:30Même, là, aussi, la CPME, c'est quoi ?
10:34C'est une rivalité de patron à patron, c'est quoi ?
10:37Il faut parler de la France, de nos salariés,
10:40du fait qu'on s'appauvrit progressivement, mois après mois, rien ne bouge,
10:44et je crois qu'il y a un moment, il faut dépasser les rivalités
10:46de fédération ou patronale, je le crois réellement.
10:49Alors, je ne suis plus dans les instances...
10:51Je suis bien, c'est pour ça que vous avez plus de liberté de parole.
10:54Absolument, mais je pense que peut-être...
10:56Bon, je ne sais pas ce qui s'est passé entre les trois,
10:57mais je pense qu'il faut un moment être ensemble,
11:00et peut-être que...
11:00Alors, je me souviens que mon père, Yvon Gattaz,
11:02avait organisé Villepeinte dans les années 80.
11:04Oui, justement, c'était le grand meeting !
11:07Exactement, 25 000 personnes,
11:08mais je sais qu'il avait organisé ça pendant neuf mois.
11:11J'ai retrouvé des écrits où il préparait les fédérations et tout le monde,
11:14qui fait que ça a été un grand succès,
11:15puisque 25 à 30 000 personnes se sont réunies à Villepeinte en 1982,
11:19qui a permis, peut-être, de faire le tournant de la rigueur de François Mitterrand en 83.
11:24Il faut le préparer, sans doute, un peu mieux, peut-être,
11:26et emmener nos salariés.
11:28Moi, je crois qu'il faut emmener nos salariés avec nous.
11:30C'est l'outil de travail qu'on défend, c'est la croissance, c'est leur salaire.
11:34Ce n'est pas uniquement des mouvements de patrons qu'il faut faire.
11:36Il faut vraiment avoir une alliance complète.
11:38Et j'emmènerais bien les paysans, j'emmènerais bien Alexandre Jardin, les Gueux,
11:42les Nicolas qui payent, et pourquoi pas les Gilets jaunes ?
11:44Parce qu'en fait, ce sont des gens qui travaillent.
11:46Et en fait, aujourd'hui, on bafoue le travail.
11:47La France du travail, en fait, c'est ça.
11:49On veut bafouer, on veut taxer le travail,
11:51on ne sait pas bien de travailler.
11:52C'est ça qu'on nous dit depuis 40 ans.
11:54Eh bien, je suis contre, parce que tous les pays qui réussissent
11:56arrivent à enchanter, réenchanter le travail,
12:00l'entreprise, l'outil de travail.
12:01Justement, c'est ça qui est intéressant avec vous, Pierre Gattaz,
12:03parce que d'abord, vous êtes le fils d'Yvon Gattaz,
12:05qui avait aussi dirigé.
12:06Non, mais si je dis ça, vous allez comprendre pourquoi.
12:08C'est qu'il a dirigé aussi pendant longtemps,
12:10alors c'était le CNPF, vous avez dirigé pendant longtemps le MEDEF.
12:14Donc, vous avez une histoire.
12:16Est-ce que vous avez déjà eu ce sentiment
12:20d'être confronté à des politiques
12:22complètement déconnectées de la réalité
12:24de l'entreprise et de l'économie ?
12:27Oui, alors je ne voudrais pas faire de politique,
12:28j'essaye d'être totalement apolitique.
12:31Oui, mais restez pas trop.
12:33On reste patron, nous, on travaille avec les gens de gauche,
12:35les gens de droite.
12:35L'important, c'est de travailler avec des gens de gauche
12:37qui, si possible, sont des sociodémocrates.
12:39Et c'est ça qui est important.
12:40Les sociodémocrates, ce sont des socialistes.
12:41Oui, mais est-ce que vous les trouvez plus nuls qu'avant ?
12:44Allez, soyons cash.
12:45J'ai l'impression qu'on se dégrade.
12:47J'ai l'impression, si vous voulez, qu'aux extrêmes, en tout cas,
12:50quand je vois les débats sur la retraite à 62 ans,
12:52vous savez que ça nous coûte 60 milliards par an, les retraites.
12:56On ne le dit pas, c'est 60 milliards par an.
12:58Donc, je propose dans mon bouquin qu'on monte à 67.
13:01Pourquoi ? Parce que la plupart des pays européens sont déjà à 65, 67.
13:04Certains ont déjà voté 70.
13:06Et nous, on régresse.
13:07Et c'est là où je me dis...
13:08Mais attendez, attendez, ils n'ont rien compris.
13:10Ok, vous dites que vous voulez embarquer les Français.
13:12Oui.
13:12Mais vous avez bien compris.
13:14Les Français, ils sont contre et archi contre la réforme de 2023.
13:18Ils veulent pouvoir partir à 62 ans, 63 ans, voire à 60 ans.
13:23Donc, ils n'ont jamais accepté, c'est sans doute à l'origine des mots que nous rencontrons aujourd'hui.
13:30Oui, parce qu'il n'y a pas de vision.
13:31Parce que j'essaie dans ce livre de réenchanter, y compris la France,
13:33et de dire à 10 ans, on peut réindustrialiser la France.
13:36On peut retrouver 15% du PIB.
13:38On peut retrouver des salaires qui s'élèvent.
13:41Mon bouquin que j'ai écrit avec Xavier Fontanet et avec trois autres auteurs,
13:44Michel de Rosen, Maxime Ayache,
13:45c'est 30 réformes pour 30% de gains de salaire net à 10 ans.
13:50C'est-à-dire, en fait, le SMIC, qui est à mi-450, pourrait passer au-delà de 2 000.
13:54Alors, on me dit, mais ce n'est pas possible.
13:55Pourquoi ? Les Suisses sont à 3 800 euros net à Genève.
13:58Et nous, on est à mi-450.
14:00Il faut que les Français comprennent que d'abord, on peut avoir des métiers formidables,
14:04notamment l'industrie.
14:05Là, vous allez trop vite, vous allez trop vite, Pierre Gattaz.
14:09Donc, pour vous, d'abord, vous parlez, je reprends,
14:13vous parlez du burn-out économique des Français.
14:17Oui.
14:17On est dans un burn-out, il s'appelait le burn-out économique.
14:20C'est quoi ?
14:21En fait, si vous voulez, c'est un burn-out qui est lié sans doute au Covid.
14:24Parce qu'il y a eu la fin de l'ère François Hollande,
14:27où ils ont réussi à faire une compétitivité de l'offre,
14:29qu'on appelle une politique de compétitivité.
14:33Il y a eu le CICE, il y a eu la baisse du taux d'IS, etc.,
14:36des impôts sur les sociétés et d'autres choses.
14:38C'est l'implication du Code du Travail.
14:39Macron a continué dans ce sens-là.
14:40Il l'a fait, et on a créé 2,3 millions d'emplois entre 2014 et 2023,
14:45ce qui est une belle performance.
14:47Les déficits se réduisent.
14:47Ce qui est contesté, vous le savez, mais enfin, sur les bagarres de chiffres,
14:50c'était épuisant.
14:51Non, les 2,3 millions ne sont pas contestés.
14:53La contestation, c'est le CICE,
14:54parce qu'on essaie toujours de m'associer le PINS, un million, avec le CICE.
14:58Absolument.
14:58Le PINS, il était lié à un million d'emplois qu'on a créé finalement,
15:01mais avec un cocktail de mesures.
15:04La flat tax, le barème des prud'hommes, etc.
15:06Ce que je dis, c'est que le problème est arrivé avec le Covid.
15:09La très mauvaise gestion du quoi qu'il en coûte,
15:11qui a été déplafonnée, qui a été faite beaucoup plus longtemps
15:14que les autres partenaires européens,
15:15qui fait qu'on s'est pris 1 000 milliards.
15:17Alors, dans ces 1 000 milliards de dettes supplémentaires et de déficits,
15:20vous avez ce quoi qu'il en coûte délirant,
15:22et deuxièmement, vous avez une non-maîtrise,
15:24par le président de la République et son équipe,
15:25des dépenses publiques.
15:27– Dans une entreprise, dans un ménage.
15:28– Mais il n'en demeure pas, moi, que les Français,
15:31un, la politique du ruissellement,
15:33ils n'en veulent plus.
15:36La politique de l'offre, comme vous dites,
15:37ça fait partie de ces petites phrases qu'on entend ici ou là,
15:40qui vous font peur à vous, patron,
15:42parce que beaucoup de gens veulent la remettre en cause,
15:45en disant que ça n'a pas marché, regardez cela.
15:47Désindustrialisation de la France, elle se poursuit.
15:50Vous entendez cette musique quand même, Pierre Gattaz,
15:53vous qui bougez beaucoup ?
15:54– Je l'entends, si vous voulez,
15:55et c'est pour ça que le chômage, en fait,
15:57ce n'est plus un problème vraiment pour les Français,
15:58même parce qu'il a été réglé en partie,
16:00on est à 7,2 ou 7,5%.
16:02Ce qui compte, c'est d'écouter le fait qu'ils veulent plus d'argent.
16:05Et moi, je suis tout à fait d'accord.
16:07Mes salariés le demandent,
16:08tous les gens que je rencontre dans la rue me disent
16:10« Oui, il faut que le travail paye plus ».
16:11D'où le bouquin « Gagner plus, c'est maintenant ».
16:13J'ai rencontré un chef de taxi, je le dis souvent,
16:15qui me dit « Moi, je travaille 10 heures par jour,
16:17et mon beau-frère est devant la télé avec le chômage,
16:19il gagne plus que moi ».
16:20C'est ça, le problème.
16:22Il faut que le travail paye.
16:24Et notre entre-réforme, c'est pour justement que le travail paye.
16:26Vous êtes le patron,
16:27vous allez augmenter vos salariés de combien en 2025 ?
16:30En 2026, même.
16:33Alors, moi, ce que je fais,
16:34je remonte modérément,
16:37mais par rapport à l'inflation, etc.
16:39Mais si, on a fait 2 fois 5% quand même,
16:41entre 2023 et 2024,
16:43là, je ne sais pas combien on sera.
16:44Ce que je peux vous dire, c'est qu'on donne,
16:46dans les bonnes années à Rédiard,
16:46on donne jusqu'à 3 mois d'intéressement
16:48de primes à tous nos salariés.
16:503 mois, c'est quand même beaucoup.
16:52Ça veut dire que ça marche,
16:53ça veut dire qu'on fait la partage de la valeur.
16:55Et ce bouquin, c'est justement
16:56de mieux partager la valeur.
16:57Mais on le fait comment ?
16:59Il y a 30 mesures.
17:00Juste un mot.
17:01C'est qu'il faudra expliquer aux Français,
17:02est-ce que vous voulez garder un modèle social
17:03où on reste à 62 ans à la retraite,
17:05ce qui coûte une fortune,
17:06où l'assureur au chômage...
17:07La réponse est oui.
17:08Attendez, alors, il faut dire,
17:10vous allez rester au SMIC toute votre vie,
17:12et vous n'aurez plus d'assureur social,
17:14vos jeunes seront à 20% au chômage.
17:16Il faudra faire le choix
17:17entre ce modèle social,
17:18qui est en fait une injustice sociale,
17:20parce que vous enterrez votre dette,
17:22vous avez une dette qui va accroître,
17:23vous aurez des déficits,
17:24les boîtes seront de moins en moins compétitives,
17:26et la fin, c'est chômage et désolation.
17:28C'est ça qu'il faut expliquer.
17:29Mais moi, je ne veux pas remettre en cause
17:31le modèle social,
17:32je veux juste qu'il soit identique
17:33à tout ce qui se passe en Europe.
17:35En Europe, il bosse 65 ans, 67 ans à la retraite,
17:37il faut s'y mettre, gentiment.
17:39On a le temps.
17:39Enfin, on a le temps,
17:40on n'a pas vraiment le temps,
17:41mais on peut le faire doucement.
17:42L'assureur au chômage, je dis,
17:43c'est 18 mois, c'est très généreux.
17:45Dans tous les pays européens,
17:47c'est 12 mois et dégressif,
17:48pour que les gens puissent se mettre en marche
17:50pour aller chercher le boulot.
17:51Mais ce n'est pas ça, notre modèle social.
17:52Je me fais un peu l'avocat du dire,
17:54parce que c'est un peu logique aussi,
17:55parce qu'on voit quand même que les Français,
17:57ils sont un peu drogués à ça.
17:59Mais il ne marche plus.
18:00Alors, il ne faut pas qu'ils aillent dans la rue
18:01pour dire qu'on veut du pouvoir d'achat.
18:02Ce n'est pas possible d'avoir ce modèle social
18:04aussi généreux,
18:05de travailler 35 heures par semaine,
18:07d'ailleurs c'est 37 en moyenne.
18:08Moi, je propose qu'on monte à 40,
18:10mais que ça paye.
18:11C'est 8% net de plus.
18:13Et je propose que toutes les heures supplémentaires
18:14au-delà de 40 heures
18:15soient valorisées de 50% net en plus.
18:18Il faut aller au-delà de 35 heures,
18:19au-delà de 37 heures.
18:20Mais c'est 37 heures aujourd'hui, la moyenne.
18:22Je dis, on pourrait passer à 40 heures,
18:25mais c'est 8% net de plus.
18:27Quelqu'un qui fait 3 heures de plus par semaine,
18:29ce n'est pas énorme,
18:30ça fait une demi-heure par jour.
18:31Eh bien, à la fin de l'année ou à la fin du mois,
18:33il aura plus 8% net.
18:35Donc moi, ce que j'essaie de faire avec ce livre,
18:37c'est de dire, il est possible
18:38de redonner du pouvoir d'achat,
18:40de faire en sorte qu'on diminue le chômage,
18:42y compris des jeunes.
18:43On est à 20% de chômage aujourd'hui.
18:45Les Suisses sont à 3% de chômage des jeunes.
18:48Vous vous rendez compte un peu ?
18:49Ils ont des SMICs à 3 800 euros net.
18:53Et ils ont des choses tout à fait normales.
18:54Alors ils ont une sphère publique,
18:55vous savez à combien elle est,
18:56elle est à 35%.
18:57Nous, on est à 57%.
18:58Et puis, ils ne sont pas 70 millions de personnes.
19:00Oui, ils sont 9 millions,
19:01mais c'est la taille d'une région.
19:02Vous mettez 8 puisses en France,
19:068 régions de 9 millions.
19:08Vous êtes à 64 millions.
19:10Eh bien, vous faites fonctionner un pays merveilleusement bien.
19:12La Suisse est un modèle qu'on devra apprendre
19:14à Sciences Po, à l'ENA,
19:17en fac d'économie,
19:19avec le Venezuela.
19:20D'ailleurs, je propose que les premières semaines,
19:22on étudie le modèle suisse
19:23et le modèle vénézuélien.
19:24Et vous verrez que les gens veulent peut-être changer un peu d'avis.
19:27Si on regarde, notamment juste,
19:28je reviens à l'instant sur la retraite,
19:29parce qu'en fait, vous êtes quand même pour un âge pivot.
19:31En fait, il ne faut pas...
19:33Est-ce qu'il ne faudrait pas plutôt
19:34cette fameuse retraite à la carte
19:35qu'avait d'abord proposée Emmanuel Macron ?
19:38Sauf qu'on n'a rien compris,
19:41parce que c'était trop compliqué.
19:43Mais est-ce qu'en soi,
19:43ce n'est pas la piste qu'il faut...
19:45Parce que le mot âge pivot,
19:47si vous voulez, vous brandissez les 64 ans,
19:49alors qu'on est déjà quasiment à 64 ans,
19:52ça fait descendre tout le monde dans la rue.
19:54Oui, mais si vous le regardez comme ça,
19:56c'est très sec et c'est comptable
19:57et les gens vont refuser.
19:58Exactement.
19:59Si on vous dit,
20:00il faut remonter l'industrie à 15%
20:02et on va créer un million d'emplois industriels,
20:04on aura besoin de chercheurs, de techniciens,
20:06on va réenchanter le pays,
20:07on va faire les meilleurs systèmes pour la planète.
20:09Mais on ne vous croit pas,
20:10il a déjà essayé Emmanuel Macron.
20:11Non, il faut le redire comme dans nos boîtes.
20:13Moi, dans les boîtes que je pilote à Royal depuis 35 ans,
20:16y compris quand je passe des crises,
20:18je monte toujours un horizon.
20:19Tous les patrons qui m'écoutent
20:21savent que, et les salariés d'ailleurs,
20:22savent qu'il faut avoir une vision.
20:24Et quand vous avez une vision,
20:25vous pouvez embarquer les gens sur cette vision,
20:27parce qu'ils seront plus riches.
20:28Moi, je propose encore une fois
20:29ces 30% de plus en salaire net.
20:32Mais comment on fait ?
20:33Eh bien, pour faire ça,
20:34vous avez en effet quelques mesures
20:35qui ne sont pas des efforts,
20:37puisque ces efforts sont rémunérés.
20:38J'étais contre les deux jours gratuits
20:40de M. Bayrou.
20:41Il faut que le travail paye.
20:43Et tous les salariés que je vois,
20:44tous les gens que je rencontre
20:45me disent,
20:46oui, les Gilets jaunes,
20:47c'est quoi le canal historique ?
20:49Eh bien, ce sont des artisans,
20:50des commerçants qui disaient,
20:51moi, je n'arrive pas à faire les fins de mois.
20:53Il faut que le travail paye.
20:54Mais donc, il faut augmenter les salaires.
20:55Alors, il faut augmenter les salaires,
20:56mais il faut être compétitif.
20:58Moi, si demain matin,
20:59comme M. Mélenchon...
20:59Ah oui, c'est ça parce que vous partez
21:00aux Etats-Unis, là,
21:01dans les prochains jours.
21:02C'est pour ça que je...
21:03Mais donc, vous avez quoi
21:04comme problème à régler ?
21:05Vous avez, un,
21:06retrouver du travail,
21:07faire qu'on aille au plein emploi.
21:08Moi, je pense que ça peut ne passer
21:09que par l'industrie
21:10pour régler tous les problèmes
21:11de défense, de santé.
21:12Mais l'industrie, c'est moins de 10%.
21:13Mais on peut remonter, Edwige.
21:15Je ne sais pas,
21:15ils ont tous essayé Bruno Le Maire,
21:17donc on est en train de porter
21:18à la vindicule populaire.
21:19Mais c'est pour ça que le bouquin,
21:21il faut le lire complètement
21:21parce qu'il y a une cohérence.
21:22Il y a plein chiffre, je reconnais.
21:23Vous avez une fiscalité
21:24qui est trop élevée.
21:25On est à 57% du PIB en dépense.
21:28Donc, il faut descendre
21:28à la moyenne européenne,
21:29ça fait 49%.
21:30Si vous avez une fiscalité,
21:31une incitation,
21:32si vous dites tous les jours
21:33on adore les patrons,
21:34on adore les start-up,
21:35on veut vous aider.
21:37Et si on nous parle comme ça,
21:38si vous voulez,
21:39les gens vont revenir en France.
21:40Ils vont être motivés
21:41pour rester en France.
21:42Si on vous parle
21:43de taxe Zuckman tous les jours,
21:44si on vous parle
21:44de remettre l'ISF tous les jours,
21:46de revenir à 62 ans
21:47à la retraite,
21:48ce n'est pas ce qui se passe
21:49dans tous les pays du monde.
21:50Et comme je voyage beaucoup,
21:51je voyage encore
21:52une ou deux fois par mois
21:54loin de...
21:55Eh bien, je me rends compte
21:56de ce qui se passe
21:57en Suisse, en Allemagne,
21:58aux Pays-Bas, au Danemark.
21:59Le Danemark vient de voter
22:0070 ans l'âge de la retraite
22:01parce qu'ils ont un avenir,
22:03parce que les gens
22:04sont derrière le Danemark.
22:05Il faut qu'on retrouve
22:06un avenir.
22:07Ce ne sont pas
22:07les 30 glorieuses,
22:08je les appelle
22:09les 30 audacieuses.
22:09Oui, mais il faut reconnaître
22:11que c'est ce qu'avait essayé
22:12de faire Emmanuel Macron
22:13lors de son premier quinquennat,
22:15de réconcilier la France
22:17avec les entreprises.
22:18Ça a duré 3 ans, 4 ans,
22:19c'est formidable.
22:20Mais si vous voulez,
22:21il a géré le Choose France,
22:22c'était l'attractivité,
22:23mais je trouve que ça n'a pas
22:24été parlé aux Français.
22:25Il y a un problème
22:26d'embarquer les Français
22:28avec des mots simples
22:30sur un vrai projet
22:31et ensuite de rendre cohérent
22:32tout ça.
22:33Le Choose France,
22:33c'était parfait,
22:34mais on n'a pas géré
22:34les dépenses publiques.
22:35Donc, tant qu'on aura
22:36un modèle social très généreux,
22:39je veux juste revenir
22:40au niveau européen.
22:40Tant qu'on aura une fière publique
22:42qui coûte 9 points de plus
22:43que la moyenne européenne
22:44et tant qu'on travaillera
22:45un peu moins que les autres,
22:46il faut travailler un peu plus,
22:48les jeunes, les seniors
22:49et un peu plus par an,
22:50en étant rémunérés,
22:51j'insiste,
22:52il faut que le travail paye.
22:53C'est les 3 gros problèmes
22:54qu'il faut trouver.
22:54Il faut gagner plus,
22:55c'est ce que vous dites.
22:56Et l'industrie,
22:56ce n'est pas en donner
22:57des subventions
22:57pour que des grosses usines
22:59de batteries viennent,
22:59etc.,
23:00parce que les subventions,
23:00on n'en veut plus.
23:01Moi, je dis,
23:02on nous critique toujours.
23:04Alors,
23:04c'est ma prochaine question.
23:06Ah non,
23:10entreprise ?
23:11Oui.
23:13À l'avis,
23:13il y en a certains
23:13qui nous entendent
23:14qui vont se dire,
23:15attendez,
23:16qu'est-ce qui arrive
23:16à Pierre Gattaz ?
23:17Écoutez,
23:18je suis prêt
23:18à subir toutes les foudres,
23:20mais j'ai testé quand même
23:21cette idée
23:22avec un certain nombre
23:22de patrons.
23:23Je crois que je l'avais
23:23déjà dit au MEDEF.
23:25Aujourd'hui,
23:25on nous reproche
23:26les 211 milliards.
23:27D'abord,
23:27dans les 211 milliards,
23:28vous avez tout.
23:28Vous avez des infrastructures
23:29SNCF,
23:29vous avez des avantages
23:31pour la presse,
23:32vous avez les TVA réduites,
23:33c'est n'importe quoi.
23:34Le vrai chiffre,
23:35c'est peut-être autour
23:35de 100 milliards,
23:36c'est France Stratégique
23:37qui l'a dit.
23:37L'IFRAF 10-18.
23:38100 milliards.
23:39Vous savez que
23:40la différence
23:41des prélèvements obligatoires
23:44entre la France,
23:45c'est 45% pour la France
23:47et 40% en moyenne,
23:4939, 40,
23:496 points,
23:50je crois.
23:51Ça fait 180 milliards
23:53de trop
23:53de pierres fiscaux,
23:55d'impôts,
23:55de charges
23:56qu'on a
23:56sans le sac à dos
23:57et il faut faire
23:58un marathon international.
23:59Il faut se battre
24:00contre des Chinois,
24:00des Allemands,
24:01des Italiens
24:01en courant avec le sac à dos
24:02chargé de pierres.
24:04180 milliards de trop
24:05et de viges
24:05que l'on a
24:06de fiscalité en trop.
24:07Donc,
24:07on nous dit
24:08on vous a allégé
24:09de 100 milliards,
24:10vous devriez nous remercier.
24:11Bon.
24:12Eh bien non,
24:12il y a encore
24:1280 milliards de trop
24:13et moi je dis
24:14plutôt que d'avoir
24:15cette complexité à gérer,
24:17des fonctionnaires
24:17qui vont...
24:17L'effacement parallèle
24:19des ailes aux entreprises
24:21c'est ce qu'a suggéré
24:22Patrick Martin.
24:24Vous baissez la fiscalité
24:25jusqu'au niveau européen,
24:26c'est-à-dire de 5 à 6 points
24:27de prélèvement obligatoire.
24:29Donc je sais,
24:30j'explique comment on le fait
24:31dans le bouquin
24:31et on n'aura plus besoin d'aide.
24:33Oui, parce qu'à chaque fois
24:33vous présentez une mesure
24:35et puis derrière
24:36en fait vous...
24:37Ah mais il y a plein de...
24:37Vous défaites la proposition,
24:40enfin vous suggérez
24:41comment la méthode.
24:42On a chiffré
24:43chaque réforme.
24:44Les 30 réformes
24:45c'est 450 milliards
24:46d'économies ou de gains.
24:47Tiens,
24:48il y a deux réformes.
24:4915% du PIB.
24:50Oui.
24:50Justement,
24:51il y a deux réformes
24:52il reste deux minutes
24:52c'est pour ça.
24:53Oui, je suis en prête.
24:53Sur la réforme de l'État,
24:55tiens vous dites
24:55il y a un truc formidable
24:56c'est de vendre
24:58l'ensemble de l'immobilier
24:59de l'État.
24:59C'est 250 milliards ?
25:01Non, alors il y a deux parties.
25:02Il y a 2500 milliards
25:03d'immobiliers de l'État.
25:06Y compris les régions,
25:07les administrations, etc.
25:08Je ne dis pas de vendre tout.
25:09Vous vous rendez compte
25:10vous vendez 10%
25:11ça fait 250.
25:14Ça fait 250, 10%.
25:16Vous faites 1% de la vente
25:18ça fait 25 milliards
25:19de récupérés.
25:19On peut vendre facilement
25:212 ou 3%.
25:21En attendant de faire
25:23les réformes de structure.
25:24Mais si vous voulez
25:24s'il y avait un problème
25:25de budget et de cash
25:26il y a cette partie-là
25:28où on vendrait 1 ou 2%
25:30de la totalité
25:31de l'immobilier de l'État.
25:33Et deuxièmement
25:33vous avez 180 milliards
25:34de participation de l'État
25:36dans les sociétés.
25:38180 milliards.
25:39L'État a des participations
25:41dans l'ENGIE,
25:42dans Veolia,
25:43dans l'aéroport de Paris,
25:44etc.
25:44Ça sert à quoi ?
25:46Donc si vous vendez
25:47même là
25:47tout ou partie
25:48de ces 180 milliards
25:49je pense qu'on peut déjà
25:50faire un bout du chemin
25:52en attendant
25:53les grandes réformes.
25:54Comment faire
25:55pour créer des emplois
25:56avec ma dernière question
25:57Pierre Gattaz ?
25:58Comment faire
26:00pour que 1% de croissance
26:02crée quand même
26:02de l'emploi ?
26:03Parce que c'est toute
26:03la difficulté
26:04de la France.
26:05En fait,
26:05si vous voulez,
26:06j'ai regardé,
26:07la Suisse en 20 ans
26:09a fait 1,8% de moyenne.
26:11La France a fait
26:121,1% de moyenne
26:13en 20 ans.
26:14Ce n'est pas assez.
26:14Non mais on est d'accord
26:15mais comment faire ?
26:16On sait quoi.
26:16C'est difficile d'avoir
26:17une croissance en France
26:18qui, vous-même
26:19vous venez de le confirmer,
26:20qui dépasse les 1%,
26:21allez les 1,5%
26:22par beau temps.
26:23C'est pour ça
26:24cher Edwish
26:25c'est qu'il faut absolument
26:26regarder les grands défis
26:27qu'on a à relever.
26:28Le défi du militaire,
26:29le défi de la planète,
26:30du recyclage d'eau,
26:31d'enlever les plastiques,
26:32de la santé,
26:33de l'IA,
26:34des datas.
26:34Vous avez plein
26:35de défis qui peuvent
26:36se transformer
26:36en opportunités
26:37de croissance
26:38de start-up.
26:39Et là,
26:39vous recréez
26:39de la croissance.
26:40Et moi,
26:40j'ai chiffré
26:41à 1 million d'emplois
26:43et à 2%
26:44de croissance
26:45à 10 ans
26:46qu'on peut retrouver.
26:47si on est
26:49avec les entreprises.
26:50Il faut aimer
26:51les entreprises
26:51avec leurs salariés.
26:53Merci beaucoup
26:53Pierre Gattaz.
26:54Je rappelle,
26:55Gagnez Plus,
26:56c'est maintenant.
26:57Si vous regardez
26:57la télévision,
26:58vous pouvez voir
26:58la couverture.
26:59Votre travail mérite
27:00d'être bien payé.
27:01Là,
27:01on est bien d'accord
27:01avec vous.
27:02Elle s'est publiée
27:03chez Fayard.
27:03Merci beaucoup
27:04Pierre Gattaz.
27:06Dans un instant,
27:06on va revenir
27:07sur tous ces propos.
27:08On va aussi mesurer
27:09l'impact sur les marchés.
27:11On en parlera
27:12avec Jean-François Robin,
27:13responsable mondial
27:14de la recherche
27:14au sein de Natixis Corporate.
27:17Mathieu Plannes,
27:18directeur adjoint
27:18de l'OFCE.
27:20Christian Boissieu,
27:21président du Cercle des économistes.
27:22Et puis tiens,
27:23Michel Picon,
27:23je vous en parlais,
27:24président de l'UDP.
27:25A tout de suite.
27:27BFM Business
27:28et la Tribune
27:29présentent
27:30le 18-19
27:33d'Edwis Chevrillon.
27:37Retour dans ce 18-19
27:40une émission spéciale
27:42avec des rebondissements.
27:44Donc vous savez
27:45qu'Emmanuel Macron
27:45a confié à Sébastien Lecornu
27:47le fait de négocier
27:49encore et encore.
27:51Et puis il vient
27:52de tweeter sur X
27:53au chef de l'État
27:54mercredi soir
27:55si cela est possible
27:56ou non.
27:57On va voir tout ça.
27:58On va voir surtout
27:58quel impact sur les marchés
27:59avec nos experts
28:01qui sont déjà en studio
28:02avec moi,
28:02Jean-François Robin
28:03qui est responsable mondial
28:04de la recherche
28:05au sein de Natixis Corporate
28:07et Investment Banking.
28:07Bonsoir Jean-François.
28:08Bonsoir.
28:09Merci d'être avec nous
28:10quand je vois
28:10la recherche mondiale.
28:11J'imagine que
28:12vos petits confrères
28:13à l'étranger doivent
28:14se demander
28:14qu'est-ce qui se passe
28:16en France
28:16mais on va essayer
28:17d'y voir un peu plus clair.
28:18Mathieu Plannes
28:19directeur adjoint
28:19du département
28:20analyse des prévisions
28:21de l'OFCE.
28:22Là pour le coup
28:22c'est le mot prévision
28:23qui paraît un peu compliqué
28:24en ce moment.
28:25et puis on a en ligne
28:26en ligne avec nous
28:27Christian de Boissieu
28:28qui est vice-président
28:28du Cercle des économistes
28:29et on aura Michel Picon
28:30le président de l'UDP
28:32lui qui dit
28:32un peu comme Pierre Gattas
28:34tout à l'heure
28:34ras-le-bol
28:35ras-le-bol
28:36des chefs d'entreprise
28:38et des petites entreprises.
28:39Jean-François Robin
28:40je commence avec vous
28:41cette journée
28:41elle s'est passée
28:42comment ?
28:43Évidemment
28:43il y a eu la déflagration
28:44ce matin
28:45on a le sentiment
28:46que ce soir
28:47ça va un petit peu mieux
28:48les marchés
28:49se sont repris
28:50il y a des énormes
28:51points d'interrogation.
28:52Oui tout à fait
28:53on a eu de la tension
28:54c'était très inattendu
28:55évidemment
28:56personne n'attendait
28:57ce scénario-là
28:57et on a eu tout de suite
28:58du coup la surprise
28:59c'est ce que n'aiment pas
29:00les marchés financiers
29:01donc il y a eu beaucoup
29:02de tensions à l'ouverture
29:03dès l'annonce de la démission
29:05avec notamment
29:05à la fois les actions
29:07donc le CAC 40
29:08qui a nettement
29:09sous-performé
29:10ses homologues
29:10donc c'est vraiment
29:11une situation
29:12qui n'est pas vécue
29:13positivement par les investisseurs
29:14en termes macroéconomiques
29:15et son impact
29:16sur les entreprises
29:17du CAC 40
29:18et puis en parallèle
29:19de ça des tensions
29:20et c'est surtout ça
29:21tout le sujet
29:21des finances publiques
29:22des tensions sur la dette française
29:24qui est repassée du coup
29:25qui est restée
29:26au-dessus de l'Italie
29:27on sait qu'elle est passée
29:28au-dessus de l'Italie
29:28mais avec des tensions
29:295-6 points de base
29:30c'est quand même des mouvements
29:30qu'on ne voit pas souvent
29:31surtout sur les niveaux
29:32actuels de spread
29:33on était déjà
29:34à un spread
29:34donc des écarts de taux
29:35entre la France et l'Allemagne
29:36on était déjà
29:37sur des niveaux très élevés
29:38on intégrait déjà
29:40beaucoup de choses
29:40et pour autant
29:42avec cette démission
29:43on a remis
29:43des niveaux
29:44qu'on n'a pas vu
29:45depuis 9 mois
29:45alors ça ne semble pas
29:46beaucoup comme ça
29:47mais il y a déjà 9 mois
29:48on intégrait déjà
29:49un scénario
29:50de dissolution
29:51etc
29:52donc on reste sur un scénario
29:53quand même très noir
29:54où en fait
29:55les investisseurs
29:55ont de moins en moins
29:56confiance dans la capacité
29:57de la France
29:58à rembourser sa dette
30:00ce qui fait tendre
30:00les taux d'intérêt français
30:01par rapport aux autres
30:02ça nous met la France
30:03qui du coup
30:04s'endette
30:05au plus haut niveau
30:07de toute l'Europe
30:07désormais
30:08on est le mauvais élève
30:08on est la petite Italie
30:10l'Italitalie
30:11quelque part
30:12on fait moins bien
30:13que les Italiens
30:14qui étaient
30:14la voiture balaise
30:16et nous maintenant
30:17et le côté action
30:18on a nette sous-performance
30:19du CAC
30:20toute la journée
30:21par rapport aux indices
30:22européens
30:23en plus avec les bancaires
30:24qui ont trinqué
30:25l'immobilier
30:26évidemment aussi
30:27qui a trinqué
30:27donc quand même
30:28des valeurs
30:29très structurantes
30:30oui en fait
30:30toutes les valeurs
30:31qui sont très liées
30:32à la dette française
30:33ce qui plombe
30:34les banques en particulier
30:35c'est qu'elles sont chargées
30:36par des histoires réglementaires
30:38notamment
30:38mais pas seulement
30:39les banques
30:40sont ce qu'on appelle
30:41les teneurs de marché
30:43de la dette française
30:43donc toutes les banques françaises
30:44qui sont très liées
30:45à l'État français
30:45ont vu
30:46avec cette dégradation
30:48de la qualité
30:49de la note française
30:50et bien évidemment
30:50ça se dégrade
30:51dans les bilans des banques
30:51et ça se reflète
30:52à la fois dans leurs actions
30:53et dans leurs spreads
30:54ce qu'on peut noter quand même
30:55c'est un tout petit peu
30:56de retour par la raison
30:58mais un petit peu plus
30:59d'optimisme en fin de session
31:00parce qu'on a commencé
31:00à se dire
31:01est-ce que finalement
31:02on est sûr
31:02que c'est une dissolution
31:03est-ce qu'on peut pas avoir
31:04un gouvernement bis
31:05et rappelez-moi
31:06les dates
31:07du prochain coup près
31:11de Moody's
31:13et de Standard & Poor's
31:13Moody's à la fin du mois
31:15et Standard & Poor's
31:16à la fin de novembre
31:17et là
31:17évidemment
31:18la probabilité
31:19d'une dégradation supplémentaire
31:20de la dette française
31:21a beaucoup augmenté
31:22ce qui explique aussi
31:23les cartes des spreads
31:24évidemment
31:24puisque les agences
31:25notamment Moody's
31:26qui est la prochaine
31:27sur la liste
31:28avaient dit
31:28qu'une petite dégradation
31:30de la stabilité institutionnelle
31:31française
31:31suffirait à faire
31:32de negrader la France
31:33à mon avis
31:34on n'y est quand même
31:35pas loin de ce sujet-là
31:36la France qu'on peut parler
31:37quand même
31:37d'une petite dégradation
31:39est-ce que c'est grave
31:40pour autant
31:40si je puis me permettre
31:41c'est que la France
31:41aujourd'hui
31:42traite déjà
31:42plus élevée
31:45donc elle a un niveau
31:46de dette
31:46qui est considéré
31:47comme plus risqué
31:47que l'Italie
31:48qui est pourtant
31:48trois notes
31:49moins bien notées
31:51donc ça veut dire quoi
31:52ça veut dire que les marchés
31:53déjà intègrent
31:53ce scénario d'un downgrade
31:54mais quand même
31:55c'est pas très très bon signe
31:57pour la qualité
31:57de crédit de la France
31:58Mathieu Plard
32:00quand vous écoutez tout ça
32:01j'imagine que
32:01vous aussi vous faites
32:02la même analyse
32:03d'où vous êtes
32:04vous êtes moins économiste
32:05de marché évidemment
32:06donc comment vous répondez
32:08c'est quoi le
32:09votre versant ?
32:11j'ai été même surpris
32:12que ça se dégrade pas
32:13plus que ça
32:13au fond
32:14on a vu la chute initiale
32:15et j'ai pensé
32:16qu'on était vraiment
32:17sur le début du toboggan
32:18vu l'incertitude
32:20que ça crée
32:21c'est-à-dire qu'on est
32:22quand même à quelques jours
32:23du dépôt du budget
32:24à l'Assemblée
32:25du quoi ?
32:26presque un gros mot
32:27aujourd'hui
32:27à un moment
32:28on a un déficit
32:29qui est à 5,4%
32:31au mieux
32:31et on est censé
32:33revenir à 3%
32:34d'ici 2029
32:34donc on voit
32:36que les crises
32:37politiques
32:37ont été entamées
32:39j'allais dire
32:40depuis la dissolution
32:40mais elles sont
32:40de plus en plus proches
32:41c'est-à-dire qu'on voit
32:42le scénario de rentrée
32:44il est quand même
32:44étonnamment
32:45catastrophique
32:47et inquiétant
32:48donc c'est vrai
32:49que quand vous êtes
32:50faites de la prévision
32:52ou en tout cas
32:53quand vous êtes
32:53des marchés
32:53vous avez besoin
32:54de la visibilité
32:55et là
32:55quel est le scénario
32:56qu'on peut prédire
32:57pour les mois à venir
32:58et qu'est-ce qui va se passer
32:59d'un point de vue budgétaire
33:00est-ce qu'on va tomber
33:01sous la coupe
33:03d'une loi spéciale
33:04est-ce qu'on va gagner du temps
33:05on va réussir à un budget
33:06est-ce que ce budget
33:06il va être adopté
33:07est-ce qu'on va vers
33:08une dissolution
33:08si dissolution il y a
33:09est-ce qu'il y a majorité
33:10si il y a majorité
33:11sur quel programme
33:12je veux dire
33:12le champ des possibles
33:14il n'a jamais été aussi large
33:15dans un moment
33:16où on a besoin
33:17effectivement
33:18de faire un effort
33:18assez conséquent
33:19du côté des finances publiques
33:20la question justement
33:21qui est tuée
33:22on y reviendra
33:23parce qu'il y a
33:24le problème des dettes souveraines
33:25on voit quand même
33:26que ça devient très compliqué
33:27pour la France
33:27surtout qu'il y a la concurrence
33:28de l'Allemagne
33:29l'Italie
33:30on est la petite Italie
33:32pour reprendre votre expression
33:33Jean-François
33:35mais l'impact
33:36sur la croissance
33:37ça c'est quand même
33:39la clé
33:40alors
33:40la question c'est que
33:42l'impact sur la croissance
33:43il est difficile à évaluer
33:44la variable clé
33:45ça va être l'incertitude
33:47l'incertitude
33:48on l'avait déjà chiffré
33:49nous
33:50à l'OFCE
33:51à partir de la dissolution
33:52jusqu'à aujourd'hui
33:53on va dire
33:54jusqu'à la rentrée politique
33:55qu'il y a eu en septembre
33:56on avait déjà dit
33:57on avait eu un manque à gagner
33:58de 0,4 points de PIB
33:59le fameux 12 milliards
34:00sur 2024-2025
34:01en fait quand on regarde
34:03la remontée de l'incertitude
34:05qu'on a depuis septembre
34:06et qui va certainement
34:07se maintenir
34:08au moins jusqu'à la fin de l'année
34:09si vous l'évaluez ça
34:11en gros on risque de doubler
34:12la facture
34:13sur jusqu'à 2026
34:14c'est à dire que
34:15le 0,4 points de PIB
34:16qu'on perdait
34:1624-25
34:17pourrait se transformer
34:18en une perte de 0,8 points de PIB
34:20jusqu'à 26
34:21c'est à dire
34:2124-25 c'était
34:230,4 points
34:24et là vous nous dites
34:2525-26
34:27ça pourrait être 0,8 quoi
34:28vous rajoutez 0,4
34:29en gros
34:30vous rajoutez 0,4
34:31donc la perte cumulée
34:32sur trois ans
34:32serait de 0,8 points de PIB
34:33dans un scénario
34:35on reste avec ce degré
34:36d'instabilité
34:37jusqu'à la fin de l'année
34:38c'est à peu près
34:38ce qu'on a tendance
34:40à sortir nos modèles
34:40aujourd'hui
34:41donc ça a quand même
34:42ça va cranter
34:43la fin de 2025
34:440,8 sur une croissance
34:45qui fait 1%
34:46ça fait il reste quoi ?
34:47ah non alors 0,8
34:48c'est accumulé
34:49donc ça ferait plutôt 0,3
34:50de perte sur 2026
34:52d'accord
34:52donc vous voyez
34:53si vous avez 1%
34:54et vous rajoutez incertitude
34:55ça fait 0,7
34:56mais après
34:56la question c'est
34:58quelle politique budgétaire
34:59vous accordez
35:00à ce scénario-là
35:01parce qu'on voit
35:01que les mesures budgétaires
35:02elles ont des effets
35:03donc voilà
35:05on est dans un flou
35:06quand même artistique
35:07le plus total
35:08oui
35:09Christian Boissieux
35:10vous êtes avec nous
35:11vous êtes vice-président
35:12du cercle des économistes
35:14vous connaissez très bien
35:15aussi les affaires monétaires
35:16il y a un point
35:17qu'on n'en a pas parlé
35:17parce que l'euro
35:18à l'euro
35:19il a accusé
35:19vous n'en avez pas parlé
35:20Jean-François
35:20mais l'euro
35:21il a accusé
35:21un sacré coup
35:22alors la seule chose
35:23qu'on peut dire
35:24c'est que le dollar aussi
35:25donc pour d'autres raisons
35:26est-ce que cet impact-là
35:28vous paraît inquiétant
35:31pour l'euro
35:31ou au contraire
35:32plutôt une chance
35:33et puis plus globalement
35:34comment vous réagissez
35:35comme nos compères
35:36ici en studio
35:37bonsoir à tous
35:39bonsoir
35:40sur le premier point
35:43je voudrais juste rappeler
35:45Moody's est d'un cours
35:48ajusté sur Fitch
35:50attendez il y a un petit problème
35:52pardon pardon
35:53on ne vous entend pas
35:54très très bien
35:54donc on va vous rappeler
35:55parce que là
35:57c'est très
35:57c'est très haché
35:58sur la question humanitaire
36:01donc vous
36:02qu'est-ce que vous dites
36:02oui ce qu'on a vu
36:03effectivement
36:04là je parlais des aspects
36:05sur la France
36:05mais ce qui est le plus
36:06toujours impactant
36:07c'est la question
36:09du risque systémique
36:10lié à la France
36:11est-ce que la France
36:11est dans un tel
36:12degré d'instabilité politique
36:14qu'on pourrait avoir
36:15une crise financière française
36:17qui mènerait à des choses
36:18impactant
36:19l'ensemble de la zone euro
36:20et donc ce matin
36:21la première réaction
36:22des investisseurs internationaux
36:23c'était plutôt
36:23de vendre l'euro
36:24et on a eu un affaiblissement
36:26de l'euro
36:26qui était largement
36:27qui avait tangenté
36:28les 1,18
36:28et on a été
36:30jusqu'à aller revoir
36:31les 1,16 quelque part
36:32Vous pensez
36:33qu'il y a un risque
36:36de crise financière ?
36:37Non mais encore une fois
36:37on retrouve les moments
36:38un petit peu 2017
36:39c'est-à-dire que le réflexe
36:41et on est aussi
36:41on parle bien
36:43des investisseurs internationaux
36:44beaucoup d'incompréhension
36:46de tout ce qui se passe ici
36:47et puis les investisseurs internationaux
36:48ils regardent quand même
36:50beaucoup en ce moment
36:51surtout et surtout
36:52ce qui se passe aux Etats-Unis
36:53avec le blocage budgétaire
36:55aux Etats-Unis
36:55donc on n'est pas tout seul
36:56dans cette histoire
36:57c'est peut-être ce qui nous sauve
36:58moins de stigmatisation
36:59mais en tout cas
37:00le premier réflexe
37:01de tout ça
37:01c'est de se dire
37:02est-ce qu'il n'y a pas
37:03avec le risque de dissolution
37:04une montée des parties
37:05moins européennes
37:07et qui mettrait en risque
37:08les règles européennes
37:09et qui remettrait en risque
37:10le momentum européen
37:12qu'on a depuis
37:13finalement
37:13depuis 2019
37:15et c'est ça
37:16qu'ont questionné
37:16les investisseurs internationaux
37:18avec cet affaiblissement
37:19de l'euro
37:19et ça c'est un petit peu
37:20plus gênant
37:21même si encore une fois
37:22quand on prend
37:22un petit peu d'analyse
37:23on voit bien que
37:24aujourd'hui
37:25la popularité de l'euro
37:26n'a jamais été aussi élevée
37:27quand vous faites des sondages
37:28aujourd'hui
37:28vous demandez aux gens
37:29est-ce que l'euro est quelque chose
37:30de positif ou négatif
37:31dans votre vie
37:32il n'y a plus grand monde
37:33et d'ailleurs même les parties
37:34les moins européens
37:35à l'extrême droite
37:36ou à l'extrême gauche
37:37plus personne ne fait trop
37:38campagne là-dessus
37:39puisque
37:39c'est pas très très populaire
37:41et même un parti
37:42comme le parti
37:43de Fratelli d'Italia
37:44de Mélanie
37:45en fait ce qui l'a fait gagner
37:46c'est justement
37:47qu'elle reste finalement
37:48assez pro-européenne
37:49donc tout ça
37:49ça fait un petit peu
37:50revenir les choses ce soir
37:51où on a un euro
37:52qui est resté
37:53un petit peu plus
37:54sous surveillance
37:56mais je dirais
37:57un peu moins attaqué
37:58si on peut dire
37:59suite à la démission
38:00de M. Lecornu
38:01Mathieu Plannes
38:03Oui
38:03non ça c'est
38:04il faut quand même
38:05bien le rappeler
38:05vous voyez une crise
38:07ou pas
38:07une crise financière
38:09de la France ou pas
38:10aujourd'hui on ne peut pas
38:11écarter ce type de scénario
38:13il faudrait quoi
38:14pour arriver dans ce scénario
38:14parce que les fondamentaux
38:15économiques de la France
38:16ils ne sont pas bons
38:17mais ils ne sont pas
38:18catastrophiques en fait
38:18si vous regardez par exemple
38:20la balance courante
38:21elle n'est pas déficitaire
38:22donc on n'est pas
38:23normalement en risque
38:24de défaut
38:24mais c'est vrai
38:25que cette crise politique
38:27elle peut conduire
38:28fatalement
38:28une crise économique
38:29c'est-à-dire que
38:30ce qu'on disait
38:31c'est que si vous n'avez
38:32pas de budget
38:32s'il y a de l'incertitude
38:33si imaginons
38:34qu'il y a une dissolution
38:36et qu'il y a une majorité
38:37qui soit sur un programme
38:38de rupture
38:38qu'est-ce qui se passe
38:39je ne sais pas
38:39on ne peut pas
38:40on ne peut pas le quantifier ça
38:41et ce qu'il faut savoir
38:42c'est que la France
38:43effectivement
38:43c'est un poids lourd
38:45dans l'Union Européenne
38:46c'est la deuxième économie
38:47et donc forcément
38:48ça va affecter
38:49nos partenaires
38:50donc ça affecte
38:51l'euro
38:52assez naturellement
38:53même si les Etats-Unis
38:54sont effectivement
38:55dans des situations
38:56quand même assez complexes
38:57vis-à-vis de leur budget
38:58mais ce que je veux dire
38:59voilà
38:59ce n'est pas un problème
39:00qui est aujourd'hui
39:00que franco-français
39:02c'est-à-dire que là
39:02la crise politique
39:03qui est quand même
39:04vraiment inédite
39:05de ce qu'on a connu en France
39:06en fait
39:07on a ouvert une boîte de Pandore
39:09on ne sait pas
39:09comment on la referme
39:10et du coup
39:10vous n'êtes pas juste
39:11sur des scénarios économiques
39:12et faire des scénarios politiques
39:13avec des conséquences économiques
39:14c'est extrêmement complexe
39:16Christian de Boissieu
39:18je crois qu'on vous a retrouvé
39:20au moins par téléphone
39:21on vous a retrouvé
39:24est-ce que vous pensez
39:26vous
39:26qu'il pourrait y avoir
39:27une crise économique
39:28et financière justement
39:30et que comme
39:31le disaient à l'instant
39:32les deux experts avec moi
39:35les deux économistes
39:36il y a un risque
39:37malgré tout
39:39sur l'euro
39:39je ne crois pas
39:41au risque sur l'euro
39:42je crois beaucoup plus
39:43au risque sur les taux d'intérêt
39:44sur l'euro
39:45il faut quand même rappeler
39:46que l'euro
39:47a monté quand même
39:48de 15%
39:49par rapport au dollar
39:50depuis le début de l'année
39:51donc il y a une marge de baisse
39:52de ce côté-là
39:53et au niveau actuel
39:55du taux de change
39:55moi je n'ai pas
39:56de problème
39:57avec le taux de change
39:58vous l'avez dit
39:59les uns les autres
40:00le risque il est plutôt
40:01sur les taux
40:02le problème
40:03c'est qu'une crise financière
40:05c'est une discontinuité
40:07à un moment donné
40:07tout le monde se met
40:09du même côté du marché
40:10ça vend
40:10on n'en est pas encore là
40:12mais il faut éviter
40:13d'y arriver
40:13j'ajoute
40:14par rapport aux agences
40:15de notation
40:16dont on parlait tout à l'heure
40:17que Moody's
40:19et Standard & Poor's
40:20vont s'aligner
40:21de toute façon
40:22sur la note de Fitch
40:23qui a bougé
40:24le mois de septembre
40:25et donc
40:26le problème
40:27c'est de savoir
40:27s'ils vont aller plus loin
40:28si les deux agences
40:29vont aller plus loin
40:30il est là le débat
40:31ils vont baisser
40:32mais ils vont baisser
40:33au-delà de ce qu'a fait Fitch
40:34donc pour vous
40:37on finit l'année
40:40dans quel état ?
40:42d'abord
40:43je veux dire
40:44merci de me poser
40:45des questions faciles
40:46cher Edwin
40:47oui
40:47c'est pour ça
40:49je vous invite
40:50Christian
40:50nous sommes
40:53en plein brouillard
40:54je veux dire
40:55le budget
40:55la question du budget
40:56est fondamentale
40:57moi je ne sais pas
40:58ce que monsieur Macron
40:59va faire
41:00ce qu'il va se passer
41:01dans les jours qui viennent
41:02ce que je sais
41:03c'est que le temps est compté
41:04qu'on ne peut pas
41:05là il y a vraiment
41:06une course de vitesse
41:08entre la politique
41:11les marchés financiers
41:12la situation économique
41:13par rapport à la croissance
41:14dont vous parliez tout à l'heure
41:16moi je pense que
41:17de toute façon
41:19le 1% de croissance
41:20pour l'année prochaine
41:21n'est plus tellement réaliste
41:22ça ne va pas aider
41:23non plus la confection du budget
41:24si on est l'année prochaine
41:26comme le suggérait
41:27éventuellement Mathieu Plannes
41:28si on est à 0,7% de croissance
41:29l'année prochaine
41:30comme cette année
41:31je peux vous dire
41:32que l'équation budgétaire
41:33va être encore plus compliquée
41:35donc pour moi
41:36la question fondamentale
41:38c'est le temps
41:38on ne peut pas s'installer
41:40des semaines
41:41des jours
41:41même peut-être des jours
41:42dans cette situation-là
41:44parce qu'on en paiera
41:46le prix
41:46le prix veut dire cash
41:49à mon avis
41:49Merci
41:50merci Christian
41:51juste Mathieu
41:52ou Jean-François
41:53je ne sais pas
41:53mais sur le fait
41:541 de ne pas avoir
41:55le budget
41:56on ne sait pas très bien
41:57quand est-ce qu'on en aura un
41:58parce qu'en plus
41:59là on se fait jusqu'à
42:00mercredi soir
42:00en tous les cas
42:01c'est ce que vient de poster
42:03sur X
42:03Sébastien Lecornu
42:05il essaye ses ultimes
42:06négociations
42:07s'il n'y a pas de budget
42:09si sur la réforme
42:12des retraites
42:12il y a une espèce
42:13de possibilité
42:16de suspicions
42:18de suspensions
42:19c'est forcément
42:20des conséquences
42:20non ?
42:21Oui
42:21dans tous les cas
42:22ça a des conséquences
42:23et puis même
42:23s'il y a un budget
42:25qui est déposé
42:25dans les temps
42:26la question c'est
42:26est-ce qu'il sera adopté
42:28de toute façon
42:29parce que
42:31à mon avis
42:31vu les délais
42:32ça risque d'être
42:32quand même très court
42:33et c'est vrai
42:33que revenir aussi
42:34sur la réforme des retraites
42:35va poser une question
42:36budgétaire
42:37fatalement
42:38Mais est-ce que pour vous
42:39à l'OCE
42:40est-ce que c'est vraiment
42:41un truc
42:41même si vous êtes
42:43plus ou moins pour
42:43vous dites
42:44si on touche
42:45à la réforme des retraites
42:46je vous posais la question
42:47ensuite Jean-François Robin
42:47c'est un truc
42:49qui va faire basculer
42:50la France
42:50on ne sait pas
42:51dans quoi
42:51Alors ça il faut
42:52demander vraiment
42:53plutôt côté marché
42:54c'est-à-dire que
42:55la question c'est d'abord
42:56si vous touchez
42:56vous touchez à quoi ?
42:58Est-ce que vous revenez
42:59sur l'âge légal
43:00sur les durées de cotisation
43:01est-ce que si vous y touchez
43:03est-ce que vous modifiez
43:04les financements
43:05c'est-à-dire
43:05est-ce que vous l'équilibrez
43:06ce qui était en fait
43:06un peu le but du conclave
43:08donc en fait
43:09vous avez tous les scénarios
43:10qui sont possibles
43:10mais particulièrement
43:11vous remettez en question
43:12des réformes structurelles
43:14qui sont assez importantes
43:14ça pose des questions
43:15surtout à un moment
43:16où vous avez un déficit public
43:17qui est quand même élevé
43:18donc forcément
43:20déjà on a du mal
43:21à le boucler
43:21donc si forcément
43:22vous revenez
43:22sur la réforme des retraites
43:24il va falloir trouver
43:24de nouveaux financements
43:25et ça pose
43:27grande question
43:27surtout qu'on voit
43:28qu'il n'y a absolument
43:28pas de consensus
43:29autour de ça
43:30Jean-François Robin
43:31voilà du point de vue
43:32effectivement marché
43:34oui le budget
43:34c'est évidemment important
43:35après si la dépense publique
43:37faisait de la croissance
43:38je serais champion du monde
43:40de la croissance
43:40l'Espagne
43:41c'est la success story
43:42de l'Europe
43:42depuis trois ans
43:43ils n'ont pas de budget
43:43depuis trois ans
43:44ça n'empêche pas
43:45de faire de la croissance
43:46quelque part
43:47moi je crois que
43:48c'est un peu ce que je rappelle
43:48à mes étudiants
43:49à Sorbonne
43:50mais c'est que
43:50ce qu'on produit
43:51la richesse
43:53que vous pouvez partager
43:54éventuellement
43:54ce que produit un pays
43:55la somme de ces richesses
43:56produites
43:57c'est quand même
43:58la quantité de travail
43:59fournie
43:59multipliée par sa productivité
44:01or aujourd'hui
44:01on a un vrai sujet
44:03en France
44:03de quantité de travail fourni
44:05soit on met plus de gens
44:06au travail
44:07soit on travaille plus longtemps
44:08et donc là
44:09c'est la réforme des retraites
44:10soit on met plus de capital
44:11par tête
44:12en action
44:14mais pour ça
44:14c'est les entreprises
44:15qui doivent le décider
44:16avec justement
44:16ce choc de confiance
44:17qui fait cruellement défaut
44:18aujourd'hui
44:18donc on est quand même
44:19dans une espèce
44:19d'équation compliquée
44:21alors on a la plupart
44:22des pays quand même
44:23Mélanie vient de sacraliser
44:25les 67 ans
44:26on est passé à 70 ans
44:27au Danemark
44:28on est sur
44:28des démographies
44:30qui évoluent
44:30on le sait
44:31on est aujourd'hui
44:31des petits chiffres
44:33qu'il faut quand même
44:33juste avoir en tête
44:34on est quand même
44:35sur 56% des gens
44:36en France
44:36qui travaillent
44:38finalement
44:38les taux d'activité
44:39sur les gens
44:40plus de 18 ans
44:41en âge de travailler
44:42on est sur très peu
44:43de gens qui travaillent
44:44pour beaucoup de gens
44:44qui ne travaillent pas
44:45ou qui bénéficient
44:46de juste petits chiffres
44:48moi je trouve ça
44:48très très parlant
44:49sur les 50 millions
44:50de gens en âge de travailler
44:51vous avez quand même
44:5228 millions de gens
44:53qui cotisent
44:54pour 18 millions
44:55de retraités
44:55pour 2 millions et demi
44:57de gens qui touchent
44:58des minimales sociaux
44:58et 1 million et demi
44:59de chômeurs
44:59donc vous avez une concentration
45:01de l'effort
45:01et si je résume le propos
45:03beaucoup plus simplement
45:04en fait depuis 1975
45:06vous avez les dépenses publiques
45:08qui augmentent
45:08beaucoup plus vite
45:09que le PIB
45:10il faut juste revenir
45:11un petit peu plus à
45:12il faudrait que les dépenses publiques
45:14augmentent de 0,5 0,6
45:16de moins que le PIB
45:16pendant 5 ans
45:17elle a réglé le problème
45:17on est à 3%
45:18et mon avis
45:19il va être d'accord
45:19avec vous
45:20bonsoir Michel Picon
45:21merci d'être avec nous
45:23vous êtes président
45:24vous êtes président
45:26de l'UDP
45:26d'abord j'ai envie de dire
45:28première question
45:29le MEDEF a repoussé
45:30son grand meeting
45:31patronal du 13 octobre
45:33vous lui dites
45:33c'est une très bonne idée
45:34peut-être que vous pourriez
45:37y revenir là
45:38peut-être si c'est
45:39dans un peu plus longtemps
45:40non mais
45:41cette idée
45:43de faire un
45:44que nous connaissons
45:46est une mauvaise idée
45:48par un trouble
45:50trouble
45:51évidemment
45:53de reporter
45:57pardon
45:59comme d'habitude
46:00comme d'habitude
46:01Michel Picon
46:01on a du mal
46:02à vous écouter
46:03on va vous rappeler
46:03par téléphone
46:04désolé
46:05ça arrive
46:06un peu trop souvent
46:07je reconnais
46:08les problèmes techniques
46:09peut-être
46:13Mathieu Plane
46:13sur ce que je viens de dire
46:14Jean-François Robin
46:16est-ce que vous dites
46:17qu'on est effectivement
46:18dans un moment
46:19où il faut revenir
46:21un peu sur les fondamentaux
46:22quoi
46:22il faut faire des leçons
46:24d'économie
46:24oui alors il y a les fondamentaux
46:25et puis il y a la question
46:26qui est au centre du débat
46:28qui est la question
46:29de la soutenabilité
46:30de la dette
46:30et dans la soutenabilité
46:31de la dette
46:31il y a la question du PIB
46:32c'est un ratio
46:34d'aide sur PIB
46:35donc la question
46:35qu'on doit se poser aussi
46:36c'est comment faire
46:37pour améliorer
46:39ce PIB
46:39et aujourd'hui d'ailleurs
46:41on est englué
46:42dans un débat budgétaire
46:43dans lequel on réfléchit
46:44pas du tout
46:44au moyen long terme
46:45et donc éventuellement
46:46les investissements
46:48les réformes à mener
46:49pour améliorer
46:50la croissance potentielle
46:51de la France
46:51il y a quand même
46:53une question là-dessus
46:53c'est qu'on a effectivement
46:54une dépense
46:55mais plutôt liée
46:56à la protection sociale
46:57retraite, santé notamment
46:58qui a tendance à dériver
47:00par rapport à un PIB
47:01lui qui a tendance
47:02à croître
47:03de moins en moins vite
47:03et là quand on dit
47:04on risque de réviser
47:05la croissance à la baisse
47:06liée à l'incertitude
47:07ça pose aussi
47:07la question de finances publiques
47:08parce que moins de croissance
47:09à la fin
47:10c'est moins de recettes fiscales
47:11c'est moins de recettes publiques
47:12c'est plus de déficit
47:13et donc la boucle est bouclée
47:15donc il faut travailler
47:15sur les deux
47:16c'est effectivement
47:17comment rétablir
47:18nos comptes publics
47:19sans trop affecter
47:20la croissance
47:20et comment préparer demain
47:21c'est-à-dire comment avoir
47:22amélioré notre croissance potentielle
47:24dans un monde
47:24qui est en mutation
47:25extrêmement rapide
47:26avant d'essayer de retrouver
47:27Michel Piquot
47:28un point important
47:29quand même
47:29sur les dettes souveraines
47:30est-ce qu'on peut dire
47:31que la France est en sursis
47:32parce qu'on a nos difficultés
47:35là on vient d'en parler
47:36il y a l'Allemagne
47:37qui va arriver sur le marché
47:38et qui va déverser
47:40beaucoup de papiers
47:42avec son essai
47:43plan de relance
47:44et puis vous avez
47:45l'Italie aussi
47:46qui séduit plus
47:48est-ce qu'il y a
47:49un petit problème
47:50pour la France ?
47:51Un gros ?
47:52Un petit ?
47:52Disons qu'on a
47:53une dynamique de dette
47:54Mathieu Labiani
47:54le problème c'est
47:55la soutenabilité
47:56de la dette française
47:56c'est-à-dire qu'on a une dette
47:57qui augmente plus vite
47:58que le PIB
47:58mais est-ce qu'elle attire ?
48:00Elle parle d'achat du papier
48:02Aujourd'hui elle attire
48:03on n'a pas trop de sujets
48:04jusque là
48:05on n'avait pas trop de sujets
48:06c'est tout le débat actuellement
48:07et je dirais
48:09la chance
48:10entre guillemets
48:10de la France
48:11c'est qu'on se compare
48:12on est maintenant
48:13je disais
48:13on est dans de moins bonnes conditions
48:15qu'Italie
48:16qui est trois notes
48:17en dessous de nous
48:17et qui a plus de 135%
48:19de dette sur PIB
48:19donc beaucoup plus que nous
48:20et inversement
48:21vous avez des pays
48:22les bons élèves
48:23comme l'Allemagne
48:23qui vont se mettre
48:24à émettre énormément
48:25de dettes dans les prochaines années
48:26on voit
48:27typiquement
48:27on parle de la France
48:28qui augmente sa dette
48:29de 150 milliards par an
48:30je ne veux pas dire
48:30que ce n'est pas grave
48:31mais vous avez des Etats-Unis
48:32en ce moment
48:33je regardais
48:33la dette américaine
48:34c'est 1000 milliards
48:35sur les 48 derniers jours
48:37donc on a une espèce
48:38d'absence de stigmatisation
48:39parce que tout le monde
48:40fait de la dette un petit peu
48:40le seul problème
48:41c'est que nous
48:42on en a fait depuis très longtemps
48:43beaucoup plus que les autres
48:44il faut juste qu'on inverse
48:44le paradigme
48:45et quand les autres
48:46en font un peu plus
48:47il faut qu'on en fasse
48:47un petit peu moins
48:48ce serait peut-être
48:48assez bon pour l'Europe
48:49que l'Allemagne
48:50prenne le relais de la France
48:51dans les finances publiques
48:51ça y est
48:52on a retrouvé
48:52Michel Picon
48:53désolé
48:53président de l'UDP
48:54toujours des problèmes techniques
48:55Michel Picon
48:57la question que je vous posais
48:59c'était de vous dire
49:00est-ce que
49:01la prochaine fois
49:03puisque le MEDEF
49:04a donc décidé
49:05d'annuler son meeting
49:05du 13 octobre
49:06est-ce que la prochaine fois
49:08je ne sais pas
49:08si c'est dans un mois
49:09dans trois semaines
49:10est-ce que vous y serez ?
49:13Non mais ça dépend
49:13oui mais
49:14d'abord un
49:15ça dépend pour quoi faire
49:16quels sont les messages
49:18à passer
49:18bon la question
49:19nous nous avons toujours dit
49:21que cette manifestation
49:22dans cette période
49:23elle n'était pas opportune
49:24elle rajoutait du trouble au trouble
49:26moi je salue la sagesse
49:28du MEDEF
49:28depuis ce matin
49:29et effectivement
49:30si les choses sont concernées
49:32si on sait
49:33quels sont les messages
49:34et pourquoi
49:36on manifeste
49:37et bien nous le ferons
49:39Alors sinon
49:40dans quel état d'esprit
49:41vous êtes ce soir
49:42vous avez entendu
49:43Mathieu Plain
49:44et Jean-François Robin
49:45et Christian de Boissieu
49:46qui vous ont expliqué
49:47un peu dans quelle situation
49:48nous nous trouvons
49:49nous nous trouvons
49:50où trouvez-vous
49:51les entreprises
49:52que vous représentez
49:53donc qui sont des TPE
49:54est-ce qu'elles sont
49:56très inquiètes ce soir ?
49:58Ah bah oui
49:59elles sont inquiètes
50:00en fait tous les messages
50:01qui nous sont venus
50:02aujourd'hui
50:02nos 124 fédérations
50:04c'est d'abord
50:05un de l'inquiétude
50:06dans un premier temps
50:07parce que
50:08la situation politique
50:10aujourd'hui
50:11elle n'apaise pas
50:13une situation économique
50:14qui est difficile
50:15la consommation
50:16est en baisse
50:16les carnets de commande
50:17de nos entreprises
50:18diminuent
50:20que ce soit
50:20dans le bâtiment
50:21ou même
50:22dans la fabrication
50:23et évidemment
50:25cette situation politique
50:26sans budget
50:27cette classe politique
50:29qui a du mal
50:29à trouver
50:30tout de même
50:31la voie
50:32de la raison
50:33oui tout cela
50:34donne de l'inquiétude
50:37pas de budget
50:38c'est aussi
50:39les collectivités locales
50:40qui vont reporter
50:41leurs investissements
50:43c'est des primes rénoves
50:45dont déjà
50:46elles sont compliquées
50:47on ne sait pas
50:47comment ça va évoluer
50:48en fait c'est dans
50:49tous les secteurs
50:50et ce que je voudrais dire
50:51c'est que cette inquiétude
50:52elle est en train
50:53de se transformer
50:54comme chez tous les français
50:55dans une colère
50:57à l'encontre
50:57de la classe politique
50:58ça ne semble pas possible
51:00tout de même
51:00que pour 12 mois à venir
51:02on ne soit pas capable
51:03dans ce pays
51:04de trouver un dénominateur
51:05commun d'action
51:06qui apaise un peu le sujet
51:08et qui donne aux entreprises
51:09et à l'ensemble des français
51:11un peu d'espoir
51:13parce qu'aujourd'hui
51:14tout ce qu'on nous vend
51:15ce n'est pas de d'espoir
51:16c'est de la catastrophe
51:17que ce soit
51:18la situation géopolitique
51:20du pays
51:21ou ce que disent
51:23vos invités sur le plateau
51:24ce n'est pas très rassurant
51:25tout de même
51:26non je vous confirme
51:27je vous confirme
51:28notamment en termes de croissance
51:29Mathieu Plas nous disait
51:30qu'il y a une révision
51:31de la croissance
51:32en perspective
51:33sur la France
51:34vous vous le sentez
51:35dans vos carnets de commandes ?
51:36Ah bah oui oui
51:37on le sent
51:37et c'est chaque jour
51:39je veux dire
51:40les carnets de commandes
51:41ils ne se remplissent pas
51:42les gens diffèrent
51:43leurs investissements
51:44les seuls qui sont contents
51:45c'est les banquiers
51:46et les assureurs
51:47parce que les comptes
51:48les comptes d'épargne
51:50regorgent
51:51mais ce n'est pas
51:52ce n'est pas rassurant
51:53parce que ça veut dire
51:54que les français
51:54sont inquiets aussi
51:56et au fond
51:57leur inquiétude
51:57elle est partagée
51:58vous savez quand vous êtes boulanger
51:59que toute la journée
52:00vous avez des gens
52:01qui passent dans votre boutique
52:02en vous disant
52:03oh là là
52:03mais comment ça va se faire
52:04qu'est-ce qui va arriver ?
52:05C'est sûr
52:05c'est un appart
52:06sur la consommation
52:07bah oui
52:08bah oui
52:09et ça
52:10franchement
52:11les politiques
52:13ce n'est pas
52:13des robots
52:16il faut qu'ils prennent conscience
52:17du message
52:18qu'ils envoient
52:19à tous les français
52:21c'est un message
52:22d'inquiétude
52:23et franchement
52:24c'est assez terrifiant
52:26de voir
52:26qu'on n'est pas capable
52:28de surmonter
52:29ces différences
52:29pour 12 mois
52:30pour 12 mois
52:31merci beaucoup
52:32Michel Picon
52:33d'avoir été avec nous
52:34messieurs
52:35mot de conclusion
52:36Jean-François Robin
52:38là que vous allez surveiller
52:39dans les deux prochains jours
52:39c'est quoi ?
52:41ce qu'on va surveiller
52:41c'est quand même
52:42effectivement
52:42l'incertitude
52:44dont on parlait aujourd'hui
52:44est-ce qu'on va
52:45on peut avoir
52:46un scénario
52:46qui soit un peu
52:47moins inquiétant
52:47pour nos
52:48je rappelle
52:48que 54%
52:49des acheteurs
52:50de la dette française
52:50c'est pas les français
52:51c'est les étrangers
52:52c'est les non résidents
52:53comme on dit
52:54et donc évidemment
52:55c'est plutôt eux
52:55qu'il faut rassurer
52:56en ce moment
52:56et en montrant
52:57je suis complètement d'accord
52:58avec ce qu'il dit
52:58être capable
52:59d'arriver à faire
53:00des compromis
53:01je pense que la France
53:02va devoir apprendre
53:04à faire ça
53:04que ce soit une nouvelle élection
53:05ou pas
53:06moi je suis à peu près
53:06persuadé qu'on arriverait
53:07à une assemblée
53:08assez proche de celle-ci
53:09il va falloir apprendre
53:10à faire des compromis
53:11combien de temps
53:11ça va prendre
53:12c'est toute la question
53:12comme dirait Sébastien Lecornu
53:13ce matin
53:14le compromis ne veut pas
53:15dire compromission
53:16Mathieu Plannes
53:17oui je suis d'accord
53:18la question c'est
53:19est-ce qu'on va arriver
53:19à faire des compromis
53:20voilà c'est tout
53:21et parce que sinon
53:22on connaît la réponse
53:23depuis la dissolution
53:24voilà c'est jusqu'à mercredi
53:25j'ai cru comprendre
53:26la discussion
53:26donc on attend beaucoup
53:28avec beaucoup d'impatience
53:29mercredi
53:29et ça aura des conséquences
53:30sur la suite
53:31merci beaucoup
53:32d'avoir été avec nous
53:33merci messieurs
53:34tout de suite
53:35vous retrouvez le journal
53:36justement avec
53:37les derniers développements
53:38de cette crise politique
53:39avec Stéphanie Collot
53:41à tout de suite
53:41et nous on se retrouve demain
53:42le 18-19 d'Edwish Chevrillon
53:46sur BFM Business
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