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  • il y a 6 minutes
Une explosion a frappé samedi 31 janvier un bâtiment de Bandar Abbas, un port du sud de l'Iran sur le Golfe, a indiqué la télévision d'État. Selon les pompiers, la déflagration est due à une fuite de gaz. Dans une interview à Fox News, Donald Trump affirme que "l'Iran négocie"

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00:00Une fois de plus, donc, je vous le disais ce soir, la tension est extrême en Iran et dans la région.
00:04Pas de mouvement du côté ou de déclaration fracassante du côté de Washington.
00:09Comment faut-il l'interpréter ? Est-ce que Donald Trump est encore en train de réfléchir ?
00:13Va-t-il, oui ou non, passer à l'action ?
00:16L'autorisation pourrait être donnée demain, dimanche, selon des médias indépendants américains.
00:21Vous le voyez, nos reporters sont sur place à Washington, à Moscou, à Tel Aviv,
00:26mais aussi, évidemment, du côté de Téhéran.
00:28Ce qu'il faut savoir aussi, ce soir, c'est l'une des dernières déclarations importantes,
00:33c'est que le chef du Conseil de sécurité nationale iranien évoque des progrès en vue de négociations avec les Etats-Unis,
00:40alors que tout porte à croire le contraire, notamment si on se fie aux déclarations menaçantes toute la journée des autorités iraniennes.
00:49Illustration.
00:52Il ne fait aucun doute qu'aujourd'hui, notre puissance de missiles,
00:56notre puissance de défense et d'autres dimensions de notre puissance défensive
01:01occupent une position supérieure et plus élevée qu'avant la guerre imposée qui a duré 12 jours.
01:08On va revenir, évidemment, sur ces menaces des autorités iraniennes,
01:16mais arrêtons-nous un instant sur ce qui s'est dit du côté de Moscou
01:20avec ce chef de sécurité nationale iranien, Paul Gogo.
01:24Bonsoir.
01:25Vous êtes précisément notre correspondant sur place.
01:27Cet homme rentre de Moscou.
01:30Il s'est entretenu avec Vladimir Poutine hier.
01:33Est-ce que des informations ont filtré sur cette entrevue ?
01:36Pourquoi dit-il cela ce soir ?
01:40Oui, Vladimir Poutine en personne avec une rencontre assez discrète
01:47parce qu'en fait, même la presse d'Etat russe en a fait état à l'issue de la rencontre.
01:52La seule information que nous avions jusque-là, c'était un avion qui venait d'Iran
01:55transportant un responsable et qui devait venir jusqu'à Moscou.
01:58Le communiqué, ensuite diffusé par le Kremlin, ne dit pas grand-chose non plus.
02:03On a même la sensation que le Kremlin essaye un peu de cacher les choses
02:06parce que le communiqué explique que les deux hommes ont juste parlé des relations bilatérales,
02:10Russie-Iran, et de la meilleure façon de les développer,
02:13avec, à un moment, le sujet des relations internationales qui a été abordé.
02:18Ce que l'on comprend, c'est que Vladimir Poutine est un peu entre deux eaux dans cette situation.
02:22D'après la presse russe, il tente la stratégie de la négociation.
02:28Il servirait un peu d'intermédiaire avec les Américains
02:31pour essayer de négocier avec les Iraniens sur la question du nucléaire.
02:36Sauf que l'initiative semble venir du côté iranien-russe et non pas américain.
02:40Donc on ne sait pas si les Américains sont finalement à l'écoute de Vladimir Poutine.
02:45Mais les présidents russes, il faut le rappeler, l'Iran, c'est un partenaire de la Russie,
02:49et le président russe sait qu'il a l'oreille de Donald Trump, au moins sur l'Ukraine en ce moment.
02:54Alors tente-t-il d'utiliser cette situation pour se faire entendre sur le dossier iranien ?
02:59Peut-être, mais il y a une autre chose qui est certaine et que Donald Trump a peut-être déjà compris,
03:04c'est que Vladimir Poutine, sa stratégie, son objectif principal, c'est l'Ukraine.
03:10C'est vraiment le plus important pour lui.
03:12Et il est clair que pour le Kremlin, il sera hors de question d'entrer en conflit avec les Américains
03:18sur la question iranienne.
03:19On comprend donc à demi-mot que Vladimir Poutine soutient l'Iran,
03:23mais que son soutien sera finalement assez limité
03:27et que c'est même presque un service minimum pour le moment.
03:31Merci beaucoup Paul Gogo du côté de Moscou en Russie.
03:35Olivier Ravanello, bonsoir.
03:37Nous sommes aussi avec évidemment le général Jérôme Pellistrandi
03:39et Philippe Géli, directeur adjoint de la rédaction du Figaro
03:42et ancien correspondant à Washington.
03:45Bonsoir Philippe.
03:45Votre éditorial aujourd'hui s'appelle « Trump contre les tyrans ».
03:49Je voudrais qu'on revienne sur ces toutes dernières informations qui nous parviennent.
03:53Le président américain qui est en train de donner une interview à Fox News, visiblement,
03:58et il dit, je vais lire les phrases à qui elles nous parviennent en anglais,
04:01Ce qu'on comprend donc, et ça fait écho notamment à ce qui s'est dit du côté de Moscou,
04:13c'est que certes, il y a des discussions, Philippe Géli,
04:16une tentative de négociation, mais que toutes les options sont encore sur la table
04:20et si ça ne se passe pas comme prévu, Trump appuiera sur le bouton vert.
04:24Il est clair que Donald Trump veut donner sa chance à la diplomatie.
04:29Ça fait plusieurs jours qu'il en parle,
04:30qu'il dit, on espère qu'on n'aura pas à utiliser,
04:34j'ai envoyé une grande armada,
04:36mais j'espère que je n'aurai pas besoin de l'utiliser.
04:38Le problème, c'est qu'il a fait quand même monter les enchères,
04:41à la fois militairement, en déployant une force considérable,
04:46et c'est un peu le même scénario que face au Venezuela
04:50avant d'aller capturer Maduro,
04:52c'est-à-dire qu'à un moment, vous déployez une telle force
04:54que ne pas l'utiliser peut vous faire apparaître aux yeux du monde
04:58comme quelqu'un qui est sur le recul.
05:01Et vous posez cette question dans votre éditorial.
05:03Il est allé tellement loin dans le rapport de force.
05:05Peut-il vraiment revenir en arrière ?
05:07La question, c'est qu'il a aussi fait monter les enchères
05:09sur les demandes américaines.
05:12Si négociations il y a,
05:13ce qu'il demande, ça équivaut à une reddition totale
05:18du régime iranien,
05:20puisqu'il veut la restitution des 450 kg d'uranium enrichis
05:25qui ont disparu à la faveur de la guerre de 12 jours en juin dernier.
05:29Il veut l'arrêt total du programme d'enrichissement.
05:32Il veut l'arrêt de tout soutien aux proxys,
05:34c'est-à-dire aux milices supplétives dans la région,
05:37aussi bien le Hamas à Gaza que le Hezbollah en Iran
05:40ou les milices en Irak.
05:41Et donc, il veut désarmer le régime.
05:44Et on imagine bien, en plus,
05:47compte tenu de la situation de fragilité de ce régime à l'intérieur,
05:51que ce n'est vraiment pas le moment pour eux de désarmer complètement.
05:54Donc, il est fort probable qu'il ne puisse pas obtenir
05:56tout ce qu'il demande à la table de négociation.
05:59La question, c'est est-ce qu'il se contenterait de moins
06:02pour sauver la face, faire quelques tweets en disant
06:05« je les ai fait céder et tout va très bien ».
06:08S'il ne s'en contente pas, est-ce qu'il emploiera la manière militaire ?
06:12Et pour quel objectif ?
06:13C'est la grande question, évidemment, des prochaines heures.
06:15On est avec Axel Meunier, du côté de Washington, notre correspondant.
06:20Comment interpréter Axel, ces toutes dernières déclarations
06:24qui nous parviennent de Donald Trump ?
06:25On va peut-être les revoir à l'écran
06:27lors d'une interview donnée à Fox News.
06:30En fait, elles vont dans la ligne de ce qui s'est passé cette semaine.
06:37On est passé d'une attitude très belliqueuse en début de semaine
06:40de la part du président des États-Unis
06:42à des propos un peu plus nuancés en fin de semaine
06:46puisqu'il a dit à de nombreuses reprises
06:48qu'il n'espérait pas avoir à frapper l'Iran.
06:52Et on sait qu'en coulisses ici, on nous explique aussi
06:54que la voie diplomatique reste encouragée
06:57et recherchée par l'administration actuelle.
07:00En gros, le président américain continue à jouer
07:03la carte qu'il aime jouer, celle qu'il a jouée
07:05pendant des années, pendant les affaires
07:06et qu'il continue à utiliser aujourd'hui,
07:09maintenant qu'il est au pouvoir,
07:10notamment dans les relations internationales,
07:12des coups de force pour pouvoir, derrière,
07:15essayer d'obtenir ce qu'il veut par la négociation.
07:17Et c'est ce qu'il compte faire, Donald Trump.
07:20C'est pour cela qu'il a donné ses propos.
07:23Surtout qu'il sait depuis hier
07:25que l'Iran est prêt à revenir à la table des négociations,
07:29certes avec beaucoup, beaucoup de conditions.
07:31Et dans le détail, il y aura certainement
07:33énormément de choses à mettre en place
07:36avant d'envisager ces négociations.
07:38Mais en tout cas, Donald Trump est sur son rythme.
07:40Il sait aussi que ses menaces
07:41et la dissuasion militaire dans le golfe persique
07:44ont peut-être payé.
07:45Bref, il est en tout cas dans la droite ligne
07:47de ce qui s'est passé ces derniers jours
07:49et sur son attitude et sur sa volonté
07:53de régler cette affaire de l'Iran si possible,
07:56sans passer par des frappes et par une action militaire.
07:59Le président ferait-il preuve de constance ?
08:02C'est ce que nous explique Axel Meunier.
08:04Merci beaucoup, Axel, du côté de Washington.
08:06Ce qui est intéressant, et ça n'est pas anodin,
08:09Olivier Ravanillo, c'est pour ça que je parlais ce soir
08:10des grandes manœuvres, notamment diplomatiques.
08:13C'est qu'il y a des informations qui fuitent
08:16de médias indépendants américains
08:18qui laissent aussi en parallèle entendre
08:20que Donald Trump pourrait donner le feu vert
08:23à une intervention américaine
08:24et qu'il pourrait le faire là, demain, dimanche.
08:26Et ce ne serait pas pour viser juste des sites nucléaires.
08:29Non, ce média américain indépendant
08:31relaie un membre du ministère de la Défense
08:35qui explique qu'un pays allié dans le Golfe,
08:39ça peut être l'Arabie Saoudite,
08:40ça peut être le Qatar ou les Émirats,
08:41ont été prévenus que Donald Trump
08:44pourrait, dans le week-end, ordonner des frappes
08:46et que ces frappes ne viseraient pas
08:47des sites militaires ni des sites nucléaires,
08:51mais qu'ils viseraient le régime.
08:53C'est ce message qui a été donné à des confrères.
08:56Pourquoi ? Pour qu'il soit répété.
08:57Parce qu'évidemment, si une opération
08:59était véritablement prévue,
09:01eh bien, il n'y aurait pas de fuite.
09:02Donc, c'est encore une fois une façon
09:05de mettre la pression sur les dignitaires du régime,
09:08sur ceux qui décident,
09:09qui sont en train, comme l'émissaire
09:11qui a été envoyé à Moscou,
09:13Larry Jani, qui est au centre
09:14du système de défense du pays,
09:17de lui faire comprendre
09:18qu'il faut ouvrir des négociations.
09:20Et d'ailleurs, qu'a fait cet émissaire
09:21il y a à peine une heure,
09:23il a dit que la voie de la négociation
09:25était ouverte, y compris sur le nucléaire.
09:27Donc, la méthode de Trump,
09:28elle est constante, vous avez raison,
09:30c'est la politique de la carotte et du bâton.
09:33Et il envoie une armada au large de l'Iran
09:35pour montrer qu'il est très déterminé
09:38et que si ça ne fonctionne pas,
09:39il peut y avoir des frappes.
09:41Si ça ne fonctionne pas.
09:43Mais je ne crois pas que ce soit la priorité.
09:45La priorité, c'est de faire céder le régime.
09:47Donc, tout cela,
09:48si on vous écoute les uns les autres,
09:50est lié et un jeu de rôle.
09:52Ce qui se dit à Washington,
09:54comme ce qui se dit à Moscou ce soir
09:56et ce qui s'est passé aujourd'hui
09:57du côté de Terran,
09:58est lié, évidemment, Philippe Géli.
10:00Oui, et dans ce jeu de rôle,
10:03il y a aussi le rôle des Iraniens.
10:05Et les Iraniens sont des experts
10:06dans la négociation longue, lente et très complexe.
10:11Il ne faut pas oublier
10:12que la précédente négociation
10:13sur le nucléaire iranien,
10:15elle a duré cinq ans,
10:17elle s'est conclue en 2015.
10:19Trump a déchiré un document extrêmement complexe
10:23qu'il n'avait pas lu en 2018
10:25en disant que ce n'est pas un bon accord,
10:27en quoi c'était surtout Benyamin Netanyahou,
10:31le premier ministre israélien,
10:32qui lui parlait à l'oreille.
10:34Et aujourd'hui, il y a aussi
10:35l'acteur israélien aux coulisses,
10:37qu'on n'entend pas,
10:38mais qui donne son avis.
10:40Il y avait le chef des renseignements militaires israéliens
10:42qui était à la Maison-Blanche cette semaine,
10:44de même d'ailleurs que le frère
10:46du prince héritier saoudien
10:49qui est ministre de la Défense,
10:51Khalid Ben Salman.
10:52Sur le discours des Iraniens,
10:53quand même, ils ont multiplié les menaces aujourd'hui,
10:56ils ont choisi le ton de la défiance
10:58en disant « nous sommes prêts ».
10:59Il y a évidemment cette apparition
11:02du guide suprême Ramenei.
11:03On en parlera à partir de 20h30.
11:05On va revenir sur ces images très fortes.
11:07Mais cette défiance,
11:08est-ce que c'est la bonne méthode
11:10avec Donald Trump pour négocier ?
11:11Est-ce qu'ils ont raison d'opter pour cette stratégie ?
11:14Il y a toujours un public aussi domestique
11:16à ce type de rhétorique.
11:17Le régime compte probablement
11:20sur l'agression extérieure
11:23pour ressouder sa population.
11:25Ça s'est déjà produit dans le passé.
11:27Aujourd'hui, c'est un peu moins probable
11:29compte tenu des massacres qui ont eu lieu
11:31notamment le 8 et le 9 janvier
11:34dans des proportions absolument inouïes.
11:37Donc probablement que la recette fonctionne moins
11:39qu'elle n'a plus fonctionné dans le passé.
11:42Après, tenir la dragée haute
11:44devant un micro et une caméra,
11:47ça fait partie du jeu.
11:49De même que Donald Trump
11:51est très fort pour faire des déclarations flamboyantes
11:53qui ne sont pas immédiatement
11:55nécessairement suivies des faits.
11:56En parlant de ça,
11:57l'une de ces rares communications de la journée,
12:00elle a eu lieu sur le réseau Truth Social
12:02où le président américain a partagé,
12:05relayé une vidéo, Olivier Ravanello,
12:07sur laquelle on voit des forces de l'ordre,
12:09ce qui ressemble à des forces de l'ordre iraniennes,
12:12les forces armées iraniennes
12:13qui sont en train de fuir.
12:15On voit ces hommes à moto
12:16au milieu d'un flot de voitures
12:18avec cette légende.
12:19Donc, les forces armées iraniennes
12:20sont en panique.
12:22Voilà comment il a répondu
12:23à sa manière à cette défiance
12:25et ces menaces des autorités iraniennes.
12:28Oui, et les images disent très peu de choses.
12:31On ne sait pas à quel moment
12:31elles ont été tournées.
12:32On ne sait pas vraiment
12:33dans quelles circonstances elles ont lieu.
12:35Ce qui est intéressant,
12:36comme vous le dites,
12:36c'est le commentaire de Trump.
12:37Et c'est cette manière,
12:38là encore, pour Trump,
12:40de mettre la pression sur le régime.
12:42et de mettre au fond une pression
12:43plus politique que militaire
12:45à l'heure où l'on parle.
12:46Grande manœuvre diplomatique,
12:48grande déclaration,
12:49grande manœuvre militaire aussi,
12:51avec une extrême tension sur place
12:53dans le pays et dans la région.
12:54Général Pellistrandi,
12:56cristallisé aujourd'hui
12:58autour de ces explosions.
13:00D'ailleurs, faut-il parler
13:01d'une ou de plusieurs explosions
13:03aujourd'hui en Iran ?
13:04A-t-on vraiment la réponse ce soir ?
13:06Alors, officiellement,
13:07il y a eu deux explosions.
13:09Une première qui a eu lieu
13:10dans la région du Kouzestan.
13:14Alors, ce ne sont pas ces images-là ?
13:16Alors, on n'a pas d'image
13:18sur celle qui a eu lieu
13:18dans le Kouzestan,
13:19qui est une région
13:19à la frontière avec l'Irak.
13:21Donc, officiellement,
13:23cinq morts liées
13:24à une explosion de gaz.
13:25Alors, c'est vrai que le gaz
13:27est fréquemment utilisé
13:28dans la vie courante.
13:30Et là, on a cette explosion
13:31donc à Bandarabas,
13:33qui est ce port
13:33à la fois militaire
13:35et commercial
13:36à l'entrée du détroit d'Hormuz,
13:40avec un immeuble résidentiel
13:42où il y aurait une victime,
13:45une jeune fille de 14 ans
13:46et plusieurs blessés.
13:47Alors, effectivement...
13:49Est-ce que c'est crédible ?
13:50Parce que la fuite de gaz,
13:51l'origine accidentelle,
13:53c'est ce que disent aujourd'hui
13:54les autorités iraniennes.
13:56Il y a une certitude.
13:57C'est que s'il y avait eu
13:58une frappe par un missile,
13:59il y aurait des débris du missile.
14:03Et les Iraniens,
14:04ce serait empressé,
14:05en quelque sorte,
14:06de montrer,
14:07vous voyez,
14:07on est agressé par les États-Unis.
14:09Donc, la question est de savoir,
14:11s'agit-il d'une explosion accidentelle,
14:14d'une explosion de gaz ?
14:15Bon, ça, c'est possible.
14:18S'agit-il de quelque chose
14:20en interne iranien ?
14:22C'est-à-dire,
14:22on a parlé de l'horrible répression,
14:25donc un groupe hostile au pouvoir
14:28qui met une bombe.
14:28Une chose est sûre,
14:29c'est que militairement,
14:31ça n'a aucun intérêt
14:32ni pour les Israéliens
14:34ni pour les États-Unis
14:35une telle frappe.
14:38D'ailleurs,
14:38les uns et les autres
14:39ont formellement démenti
14:41être impliqués dans ces frappes
14:42et vous les croyez ?
14:43En tout cas,
14:45Téhéran n'a pas pris cela
14:47comme prétexte
14:48pour dire
14:48« nous sommes agressés ».
14:49Voilà,
14:50et si ça avait été
14:51ou par le Mossad
14:53ou par les services américains,
14:55la propagande de Téhéran
14:56aurait immédiatement embrayé
14:59justement pour souder
15:00une population
15:01qui est très désunie
15:02comme à la suite de la répression.
15:03Nous avons été à Washington,
15:05à Moscou,
15:06nous allons évidemment
15:07à Téhéran aussi
15:08où nous attend
15:08Siavoj Ghazi.
15:09Siavoj,
15:10racontez-nous précisément,
15:11je précise que vous êtes
15:11le correspondant de RFI
15:13et France 24,
15:14racontez-nous
15:14la grande fébrilité
15:16sur place.
15:17Qu'est-ce que vous pouvez
15:17en dire ce soir ?
15:20À la suite de l'explosion
15:22à Bandar Abbas
15:23et puis des informations
15:24sur les réseaux sociaux
15:25sur la mort du chef
15:28des forces navales,
15:30des gardiens de la révolution,
15:31il y a eu énormément
15:32de rumeurs
15:33et des échanges
15:35sur les réseaux sociaux
15:36faisant état
15:38d'autres explosions
15:39à travers le pays
15:39qui ont été ensuite
15:40démenties par les Iraniens.
15:42Il y a énormément
15:43d'informations
15:43et de rumeurs
15:44qui circulent
15:45sur les réseaux sociaux.
15:47Beaucoup d'Iraniens
15:47se sont appelés,
15:48ont échangé des informations,
15:50pour savoir
15:51quelle était la réalité
15:52de ce qui s'est passé
15:54à Bandar Abbas,
15:55si le chef
15:56des forces navales
15:57a bien été tué ou pas,
15:59malgré les démentis
16:00des gardiens
16:01de la révolution
16:02qui ont immédiatement
16:03publié un communiqué
16:05pour démentir
16:06cette information
16:07et ces rumeurs.
16:08Il y a eu
16:09d'autres rumeurs également,
16:10par exemple,
16:11sur une notice
16:13de l'organisation
16:14de l'aviation iranienne
16:16qui aurait annulé
16:17tous les vols internationaux
16:18en prévision
16:20d'une attaque imminente
16:21des Américains.
16:23Le chef
16:24de l'aéroport international
16:25de Téhéran
16:25est intervenu là encore
16:26pour demander
16:27à la population
16:28de ne pas croire
16:29toutes les rumeurs
16:29qui circulent
16:30sur les réseaux sociaux.
16:31La situation est normale
16:32et tous les vols internationaux
16:34sont maintenus,
16:35a-t-il affirmé.
16:36Donc,
16:36il y a eu
16:37beaucoup de fébrilité
16:38et de tensions
16:39parce que beaucoup de gens
16:40croient
16:41qu'il y aura
16:42une attaque américaine
16:43et donc
16:45attendent
16:47de voir
16:48ce qui se passe
16:48et attendent
16:49avec beaucoup
16:50d'inquiétude
16:51et de fébrilité
16:52une attaque américaine
16:53qui pourra intervenir
16:54dans les prochains jours
16:56ou les prochaines semaines.
16:57Sous-titrage MFP.
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