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  • il y a 28 minutes
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.

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00:00BFM Business et la Tribune présente le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
00:10Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19.
00:15Deux invités aujourd'hui, François-Xavier Selleret, vous savez c'est le patron de la Gire Carco.
00:19Vendredi à la grande conférence sociale sur le travail et les retraites, justement on verra avec lui.
00:25Est-ce qu'il est prêt avec la suspension de la réforme des retraites ? Est-ce que finalement ça ne complique pas la donne ?
00:30On essaiera de voir quelles réformes possibles avec les enjeux qui se chiffrent forcément en milliards.
00:36Et puis on parlera aussi de la cagnotte que possède la Gire Carco de 90 milliards et sur laquelle lorgne l'État évidemment.
00:43Ensuite c'est le bédouin milliardaire, c'est comme ça qu'on l'appelle, c'est Mohed Altrad, le président du groupe Altrad.
00:50Avec lui on va parler de beaucoup de sujets, on va parler de rugby, vous savez c'est le principal sponsor du 15 de France.
00:55On parlera aussi de Montpellier, il est candidat à la mairie de Montpellier.
01:01Et puis on parlera de la construction qui est en panne avec l'impact que ça peut avoir sur son groupe.
01:06Mais tout de suite c'est le journal, le journal avec Stéphanie Collot.
01:13Il n'est même pas 18h, bonsoir Stéphanie.
01:16Bonsoir Edwiz.
01:16Et on commence par LVMH parce que les résultats à ne pas être très attendus forcément viennent de tomber.
01:21Et le bénéfice net baisse de 13% à près de 11 milliards d'euros en 2025 affectés par la surtaxe sur les grandes entreprises.
01:30Antoine Larigauderie, ce sont des résultats supérieurs aux attentes malgré les vents contraires.
01:35Oui, énormément de vents contraires pour LVMH parce qu'il y a ça, il y a effectivement la politique commerciale mondiale qui part dans tous les sens.
01:43Il y a des effets de change particulièrement défavorables, ça part dans tous les sens sur le yen, sur le dollar.
01:48Non, c'est la croissance organique d'LVMH qui a bien marché et surtout sur le quatrième trimestre.
01:52Parce que ça commence à reprendre en Chine.
01:55Alors ça, c'est un facteur intéressant.
01:57Ça reprend en Chine, ça reprend aux États-Unis.
01:59Du côté de l'Europe, ça reste en baisse.
02:01Mais la croissance organique est là.
02:03Elle est de 1% alors qu'on s'attendait à une baisse.
02:06Donc c'est le quatrième trimestre qui a tout fait.
02:08La mode et la maroquinerie, globalement, restent stables.
02:11On a des ventes au quatrième trimestre d'un petit peu plus de 10 milliards d'euros.
02:15Ça nous donne un chiffre d'affaires de 80,8 milliards qui est supérieur au consensus.
02:20Donc on peut parler d'une vraie résilience d'LVMH grâce à un bon quatrième trimestre notamment.
02:25Toujours dans le luxe, la famille Pino, propriétaire de Kering, se sépare de Puma.
02:30L'équipementier sportif est racheté par le groupe chinois Antasport
02:34qui va acquérir environ 29% des actions, montant la transaction 1,5 milliard d'euros.
02:40Boeing publie son premier bénéfice net annuel depuis 7 ans.
02:43Il atteint presque 1,9 milliard de dollars contre une perte de 3,9 milliards un an plus tôt.
02:49C'est grâce à un gain de près de 10 milliards de dollars lié à la cession de Digital Aviation Solutions.
02:56C'est fait après plus de 20 ans de négociations.
02:59L'Inde et l'Union Européenne officialisent leur traité de libre-échange.
03:02Ils portent sur 180 milliards d'euros d'échanges commerciaux entre les deux zones.
03:07L'Inde va ainsi supprimer ses droits de douane sur les équipements électriques, la chimie, la pharmacie.
03:12L'automobile est la grande gagnante de cet accord avec des droits de douane qui passeront de 110 à 10% sur un quota de 250 000 véhicules.
03:21En France, le gouvernement de Sébastien Lecornu doit faire face ce soir à deux motions de censure déposées par le RN et LFI.
03:28C'est sur la partie dépenses du budget de l'État pour cette année.
03:31Deux motions qui devraient a priori être rejetées par les députés.
03:34Et puis pendant ce temps, les Français continuent d'épargner beaucoup.
03:38Ils ont déposé un peu plus de 192 milliards d'euros sur leur assurance vie l'année dernière.
03:44Un niveau record selon France Assureur.
03:47Et cette tendance devrait se poursuivre puisque les taux s'annoncent un peu plus rémunérateurs pour les épargnants cette année.
03:5318h de sur BFM Business, les marchés.
03:57C'est votre rendez-vous avec Emirates.
04:01Avec Emirates. Voyez-ce mieux.
04:04Les marchés avec Antoine Larigauderie et le CAC terminent en petite hausse ce soir.
04:11Oui, petite progression, plus 0,27% à 8152 points.
04:14Les volumes d'échanges étaient assez élevés, 3,7 milliards.
04:17Et du point de vue des secteurs qui étaient le plus travaillés,
04:20toutes les valeurs liées à la construction, à l'infrastructure, au contracting.
04:24Eiffage gagne 3,3% à 124,75.
04:27Crédit agricole plus 2,7% à 18,19 euros.
04:31On a eu une bonne performance des valeurs financières aussi.
04:33BNP Paribas plus 1,8% à 90,15 euros.
04:37Mais en tête, vous voyez, un Bouygues plus 2,85, 45,88.
04:41On a eu Legrand aussi, plus 2,33 à 131,60 euros.
04:45Une fin d'infrastructure de la part des investisseurs aujourd'hui.
04:48Il y a noté Publicis qui a signé la plus forte baisse du CAC.
04:50Quand même moins 4,7% à 83,92 euros.
04:53Pernod Ricard moins 3,3% à 72,92 euros.
04:57Capgemini qui a souffert, qui a été rattrapé par ses liens, ses contrats avec l'ICE,
05:02la fameuse police anti-immigration du côté des Etats-Unis.
05:05Le titre a perdu 1,6% à 134,15 euros.
05:09Et puis la plus forte baisse du SBF 120, elle est pour Eramet dégradé par Portes-en-Part.
05:13Mais alors gros effet sur un titre qui a quand même bien bien marché ces dernières semaines.
05:16Eramet qui perd 7,9% en clôture à 78,55.
05:21Le CAC donc plus 0,27, 8,152 points.
05:24L'autre chiffre important, c'est un euro-dollar qui s'approche tranquillement d'un 20,
05:28un plus haut d'un petit peu plus de 5 ans.
05:31Merci beaucoup Antoine, merci Stéphanie.
05:34Rendez-vous à 19h, 19h30.
05:36Et pour nous le 18-19, c'est tout de suite.
05:38François-Xavier Soleray, le patron de l'Agircarco, sera mon invité d'ici quelques minutes.
05:43BFM Business et la Tribune présente
05:46Le 18-19 d'Edwish Chevrillon
05:51Vous êtes bien dans le 18-19.
05:56Mon invité, c'est François-Xavier Soleray, le patron, le directeur général de l'Agircarco.
06:01Bonsoir François-Xavier Soleray.
06:03Bonsoir Edwish Chevrillon.
06:04Merci d'être là.
06:05Beaucoup de questions à vous poser.
06:07Vous avez pendant que nous parlons, il y a encore des discussions sur les motions de censure
06:11qui s'enchaînent sur le budget de l'État.
06:13Mais en revanche, le PLFSS, lui, il a été, le budget de la Sécurité Sociale, il a été
06:18adopté avec la suspension, la réforme des retraites qui a donc été actée.
06:24La première question que j'aurais à vous poser, c'est en fait, quel impact ?
06:27Et surtout, est-ce que vous êtes prêts, en fait, vous, à Agircarco, donc la retraite
06:32complémentaire pour les salariés, est-ce que vous êtes prêts ?
06:35Parce qu'il a fallu, j'imagine, revoir tous vos outils de simulation, lister quelles sont
06:40les générations, il y en a cinq au total, qui sont touchées, pas touchées.
06:44Comment est-ce que vous avez fait et où est-ce que vous en êtes ?
06:46Alors, c'est vrai qu'avec les autres régimes de retraite, puisque cette suspension de la
06:50réforme des retraites, et comme vous l'avez rappelé, c'est pour cinq générations,
06:53donc c'est pour cinq générations, les règles sont modifiées à hauteur d'un
06:57trimestre, entre la durée de cotisation et la date d'ouverture des droits, depuis
07:01que la loi a été votée, notre mission, c'est de permettre aux personnes concernées
07:06de connaître exactement leur situation.
07:09Et donc, on a travaillé tout d'abord sur un simulateur de retraite, dont la première
07:13version a été mise en ligne le 22 janvier.
07:16Donc, d'ores et déjà, vos téléspectateurs peuvent, et s'ils ne connaissent pas,
07:23à cet outil de simulation qui s'appelle Marelle, ils peuvent y accéder par le site
07:27internet de l'Alger Carco, ils s'authentifient avec leur numéro de sécurité sociale, et
07:32ça leur permettra de pouvoir mesurer l'impact pour eux, et surtout, je le dis souvent,
07:37les Français, quand ils viennent nous voir, ne nous parlent pas de la réforme des
07:40retraites, ils nous parlent de leur future retraite.
07:43C'est un peu concernant, comme on dit.
07:46Exactement.
07:46Et l'outil de simulation que l'Alger Carco a développé pour tous les régimes
07:50de retraite permet de répondre à chacun d'entre nous, quand et combien, parce que
07:55nous sommes tous des êtres uniques, mais en même temps, nous nous posons tous la même
07:59question, quand est-ce que je pourrais partir en retraite, et combien j'aurai tout régime
08:02de retraite confondu.
08:03Alors, François-Xavier Celtré, la question qu'on se pose, c'est que cinq générations,
08:07ça fait combien de personnes qui sont impactées par cette suspension de la réforme des retraites ?
08:13Vous connaissez le nombre ?
08:14Exactement.
08:14On sait dire qu'il y a potentiellement 3 500 000 personnes, c'est sur les cinq
08:20générations, qui sont potentiellement concernées.
08:22Alors, j'ai bien dit potentiellement concernées, puisque notre rôle, c'est de permettre à
08:27chacun de faire un choix éclairé.
08:29C'est pour ça qu'on a adapté les outils de simulation et permettre à chacun de savoir
08:33s'il part à tel moment, combien il aura, s'il part un trimestre, deux trimestres, trois
08:40trimestres plus tard, combien il aura, puisqu'effectivement, il y a un lien entre le moment du départ
08:45et le montant de la retraite.
08:47Souvent, ce qui n'est pas bien suffisamment compris, c'est que finalement, plus vous
08:51cotisez longtemps, plus votre retraite sera plus élevée.
08:54Et donc, on souhaite permettre à chacun d'entre nous de faire un choix éclairé en toute
08:58connaissance de cause et de pouvoir arbitrer entre le temps et l'argent.
09:02Quels sont les grands gagnants, en fait ?
09:05Je ne sais pas si il y a des grands gagnants ou des grands perdants.
09:08Ce que je sais simplement, c'est que je pense que sur ces questions-là, c'est un arbitrage
09:15qu'on doit tous faire entre le temps et l'argent.
09:18Si on part un trimestre plus tôt, eh bien, on a ce gain de temps.
09:23Mais en contrepartie, comme on aura travaillé un trimestre de moins, on aura une retraite
09:28plus faible pendant toute notre retraite.
09:31Donc, je crois que c'est un vrai choix personnel.
09:33Et l'objectif, c'est que dans ce domaine-là, comme dans d'autres, on ne veut pas subir.
09:38On veut pouvoir faire un choix éclairé.
09:39Et cet outil de simulation permettra à toutes les personnes concernées de faire un choix
09:44éclairé.
09:44Oui.
09:45En termes d'espèce sonnante et trébuchante, on y reviendra.
09:48On va quand même rappeler que c'est 14% du PIB, le poids des retraites en France.
09:54Quelle a été la réforme, puisque vous connaissez ça par cœur, qui a été la plus efficace,
10:02en fait ?
10:03Alors, la réforme, souvent ce qu'on dit en matière de retraite, la mère des réformes,
10:07c'est une réforme qui n'a pas nécessairement été visible, mais qui a eu un impact majeur.
10:11C'est la réforme de 1993, qui a été portée par Édouard Balladur.
10:15Donc, vous voyez, ça nous ramène il y a très longtemps.
10:17Ça ne nous rajeunit pas.
10:18Ça ne nous rajeunit pas.
10:20Et qui, en fait, a fait évoluer les modalités de salaire portées au compte.
10:24Cette réforme, qui a mis plus de 15 ans à monter en puissance, elle a permis...
10:30Alors, dans le même temps, les dépenses ont continué à augmenter, puisqu'il y a quand
10:33même une formidable bonne nouvelle, c'est que nous sommes de plus en plus nombreux à
10:37vivre de plus en plus longtemps.
10:38Mais cette réforme, elle a permis d'accompagner la bosse démographique qui a été l'arrivée
10:43de toutes les générations de l'économie en retraite.
10:45On parlera dans un instant du choc démographique, parce qu'on voit bien
10:48qu'il y aura, je ne sais pas, le nombre de personnes qui ont pu...
10:52Il y a un Français sur quatre qui aura plus de 65 ans en 2040, c'est pour dire.
10:55Un point, quand même.
10:57Est-ce que vous trouvez, quand même, qu'on aurait dû toucher au revenu des retraités, vous ?
11:02Est-ce que vous pouvez vous prononcer là-dessus ?
11:04Parce qu'il y a eu la question de désindexer, il y a eu la question de supprimer le prélèvement
11:09de l'avantage fiscal de 10%.
11:11Je ne sais pas si vous avez le droit de réagir.
11:14Alors, je n'ai pas le droit de réagir, parce que je peux simplement vous dire,
11:17c'est que pour équilibrer un régime de retraite en répartition, il n'y a pas 36 leviers, il y en a trois.
11:23Il y a un premier levier qui est le montant des cotisations payées par les entreprises et par les salariés.
11:29Mais ceci, ça a un impact sur le pouvoir d'achat et c'est une préoccupation majeure de nos concitoyens.
11:34Le deuxième levier, c'est le moment du départ en retraite.
11:37Après, il y a un bon débat sur pilotage par l'âge, pilotage par la durée, mais il y a le moment du départ en retraite.
11:42Et puis, il y a le troisième élément qui est le montant des retraites et leur modalité de revalorisation dans la durée.
11:49Et ce qui est vrai, c'est que quand on veut équilibrer un régime de retraite et quand les partenaires sociaux qui pilotent la Giacarco sont à l'œuvre,
11:56ils ont été amenés, parfois avec le temps, à mobiliser des trois leviers, parce que c'est aussi une des manières de faire...
12:03Mais le plus efficace, vu l'historique, vu votre expérience ?
12:08Alors, il y a plusieurs... Ce qui est vrai, c'est que quand vous revalorisez moins les retraites, vous mettez à contribution tous les retraités,
12:15là vous avez un effet important, après ça dépend aussi de l'évolution de l'inflation,
12:20et donc j'aurais du mal à vous dire qu'il y a le rendement de tel ou tel...
12:23Mais on est là dans une forme d'équilibre de biens communs où la retraite par répartition,
12:28c'est les actifs que nous sommes, cotisent pour les retraités, c'est comment ce bien commun-là,
12:32il arrive à passer les générations pour que chaque génération ait la garantie d'avoir une retraite,
12:37et j'allais dire sans dette, parce que je pense que le consentement à la cotisation dans la durée,
12:42il s'entretient aussi par l'absence de dette.
12:43Si je vous pose cette question, François-Xavier Selleray, c'est parce que vendredi,
12:48il y a la conférence sur la retraite et le travail qui avait été lancé par le Cornu,
13:00mais qui maintenant, il y a déjà eu une petite réunion comme ça,
13:03mais là on rentre dans le dur à partir de vendredi.
13:06Vous en attendez quoi et quels sont les enjeux ?
13:08Je crois qu'il y a des enjeux d'abord de pédagogie,
13:10parce que quand on échange avec nos concitoyens en matière de retraite,
13:15il y a encore beaucoup de travail à faire.
13:17Je prends un exemple simple, il y a une formidable bonne nouvelle,
13:20je l'évoquais, c'est que nous sommes de plus en plus nombreux à vivre de plus en plus longtemps.
13:25Pour vous, c'est une mauvaise nouvelle ?
13:27Voilà, alors c'est une bonne nouvelle pour chacun d'entre nous.
13:29Mais actuellement, moi ce qui me préoccupe, c'est la formidable mauvaise nouvelle
13:33qui est la baisse du nombre de naissances.
13:35En 15 ans, notre pays a perdu globalement 160 000 naissances par an.
13:40On ne le voit pas encore aujourd'hui en termes d'impact dans, je dirais, la vie économique,
13:46l'impact sur les comptes sociaux.
13:48Mais déjà, vous voyez, quand vous discutez avec les enseignants, avec les maternités,
13:52ils voient le fait qu'il y ait moins de naissances.
13:54Et moins de naissances, c'est moins d'enfants.
13:56Demain, c'est moins de jeunes qui viendront sur le marché du travail.
13:59Et ça, c'est comment la société française, comment l'économie française,
14:03comment tout notre modèle de protection sociale arrive à allier les deux.
14:06Et en matière de pédagogie, je pense que de montrer que...
14:10Pardonnez-moi, j'espère que le ministre Farandou, il ne va pas...
14:14Ça, il suffit de lire les journaux, il suffit de lire la note de l'INSEE
14:19qui est quand même très très importante sur cette question,
14:21parce qu'effectivement, c'est un virage historique.
14:23Mais qu'est-ce qu'il va mettre sur la table ?
14:26Alors moi, je ne suis pas dans le secret des dieux,
14:28donc je ne sais pas ce qu'il va mettre sur la table.
14:30À ma connaissance, il veut faire travailler les différents acteurs autour de la table
14:33sur comment pérenniser notre modèle de protection sociale.
14:36Et c'est vrai que dans ce modèle-là, il y a la partie dépense qu'on évoque,
14:39il y a la question...
14:40Aussi, l'un des points qui pourrait faire partie du débat,
14:42c'est la durée de vie à la retraite.
14:45Parce qu'on a, quand on se compare avec d'autres pays,
14:48on part un peu plus tôt en retraite que dans les autres pays de l'OCDE
14:51et on vit un peu plus longtemps qu'ailleurs.
14:53C'est quoi la moyenne ?
14:54En moyenne, on est en retraite 25 à 26 ans.
14:57Et les autres ?
14:58Les autres, c'est un ou deux ans en moins.
15:00Vous voyez, c'est un peu plus tôt.
15:02Donc cet élément-là, c'est pour ça que je dis que c'est une belle nouvelle,
15:05mais comment on arrive à le financer dans la durée ?
15:07Vous voyez, par exemple, à l'Agircarco, on a posé un principe,
15:10c'est que dans la durée, nous n'avons pas un euro de dette.
15:12Vous évoquiez la question des 90 milliards dans votre propos introductif.
15:15On va y revenir.
15:16Les 90 milliards, ce n'est pas une cagnotte, ce n'est pas un magon.
15:18Attends, on va y venir.
15:21Non, on n'allait pas trop vite, François-Xavier Selleret.
15:23Je sais que c'est un sujet qui est touchy, comme on dit en franglais.
15:27Mais effectivement, l'Agircarco, c'est des négociations avec les partenaires sociaux.
15:34C'est là où ça fonctionne.
15:37Et c'est vrai que vous avez un trésor de guerre,
15:41une cagnotte qui représente 90 milliards d'euros.
15:46Et tous les gouvernements successifs ont une envie folle
15:51de vous en prendre au moins un bout.
15:52Ou certains ont réussi.
15:54D'autres, je ne sais pas si c'est encore le cas avec Sébastien Lecornu.
15:59Mais en tous les cas, d'abord, un, effectivement,
16:01comment vous arrivez à ce 80 du milliard d'euros ?
16:04Deux, à quoi il vous sert ?
16:07Et trois, est-ce que les menaces sont réelles ?
16:09Alors, d'abord, ces sommes-là, à quoi ça correspond ?
16:12Ce sont des cotisations qui ont été payées par les entreprises et par les salariés
16:16et qui n'ont pas été immédiatement mobilisées pour le paiement des retraites.
16:19Ça, c'est le premier point.
16:20En fait, elles appartiennent déjà, cette somme-là.
16:23Elles appartiennent aux ressortissants du régime Alger Carco.
16:26Deuxième élément, à quoi elles servent ?
16:28Dans un régime en répartition, on a besoin d'un amortisseur
16:32parce que chaque année, il n'y a pas nécessairement un équilibre
16:34entre les recettes et les dépenses.
16:35Et donc, à l'Ager Carco, depuis 1947,
16:39les partenaires sociaux ont décidé d'avoir des réserves,
16:41donc de ne jamais avoir un euro de dette
16:43pour faire face aux aléas de l'économie et de la démographie.
16:47Mais moi, ce que j'explique souvent, c'est que ces 90 milliards,
16:50ça correspond à 2 %, 2 % des sommes,
16:56des 3 200 milliards que nous aurons à verser dans les 40 prochaines années.
17:01C'est pour ça que j'explique que ce n'est pas une cagnotte et un magot
17:03puisque ce n'est que 2 % des droits futurs.
17:05Premier élément.
17:06Le deuxième élément, c'est que cette somme,
17:08elles ne dorment pas dans un coffre-fort,
17:10elles ne dorment pas dans un livret A,
17:12elles sont investies dans l'économie française et européenne,
17:14elles sont investies dans les entreprises françaises et européennes,
17:17à la fois pour, je dirais,
17:19faire à la fois en actions et en obligations,
17:22pour produire des résultats économiques,
17:24pour équilibrer la répartition,
17:26mais aussi pour accompagner la transition,
17:28les transitions dont on sait qu'elles sont longues
17:31et gourmandes en investissement.
17:33Elles sont investies, puisqu'on en parle beaucoup aussi dans l'actualité,
17:36dans l'énergie,
17:37elles sont investies dans le secteur de la défense.
17:39Et ça depuis très longtemps,
17:41parce qu'effectivement, l'objectif,
17:42c'est qu'elles soient au service de la robustesse de la répartition.
17:45Donc, là, vous justifiez le fait d'avoir ces 92 milliards sous le coude,
17:49comme on dit.
17:50Est-ce que là, il y a des menaces précises ?
17:52Il n'y a pas de menaces précises,
17:54parce qu'on ne cesse de partager le fait que ces réserves,
17:57c'est une bonne nouvelle.
17:58Vous savez comme moi que vous partagez,
17:59mais en même temps, de l'autre côté,
18:01où on cherche un milliard, deux milliards par-ci,
18:05on se dit, tiens, là, on a au moins,
18:08je ne sais pas, une dizaine de milliards,
18:09une vingtaine de milliards,
18:09la menace, elle a été réelle.
18:11Elle a été réelle,
18:12et on sait que dans notre histoire,
18:13régulièrement,
18:14d'avoir des réserves,
18:15on doit expliquer que ce n'est pas en trop.
18:18Ces réserves, elles sont indispensables
18:20pour garantir le paiement des retraites dans la durée.
18:23Après, l'autre élément que je rappelle,
18:24c'est que l'Agircarco est un régime autonome
18:27par rapport au pouvoir public.
18:28Donc, du point de vue de Paris,
18:29on n'est pas dans le PLFSS.
18:30Mais du point de vue de Bruxelles,
18:32l'Agircarco est consolidé
18:34dans les comptes publics de la France.
18:35Donc, fondamentalement,
18:37ça ne changerait pas grand-chose
18:38à l'équation économique de notre pays
18:41si tel ou tel gouvernement
18:43voulait revenir à l'attaque.
18:45Nous sommes un bien commun de notre pays,
18:48et tout ce que l'Agircarco fait,
18:50in fine,
18:50elle le fait pour les salariés du secteur privé,
18:52pour les entreprises,
18:53mais in fine,
18:53ça bénéficiait à notre pays.
18:55Oui.
18:56Donc, ça, au niveau de Bruxelles,
18:57ça veut dire que ça peut permettre
18:59de limiter l'étendue du déficit.
19:01Mais, en même temps,
19:02j'imagine qu'à Paris,
19:03on doit quand même,
19:04à Matigny,
19:05on doit quand même vous demander
19:06comment fait-on pour récupérer une partie ?
19:09Il y a régulièrement des questions de cette nature.
19:13Et est-ce que là, en ce moment, il y en a ?
19:14Il n'y en a pas aujourd'hui.
19:15Il n'y en a pas aujourd'hui
19:16parce que je crois qu'on a réussi à expliquer
19:18que c'était une bonne nouvelle pour notre pays
19:19d'avoir un régime comme l'Agircarco
19:21qui n'a pas un euro de dette et des réserves,
19:23et que ces réserves, elles sont aussi utiles
19:26à notre pays.
19:27La question qu'on peut se poser aussi,
19:28c'est quelle est la bonne répartition de l'effort ?
19:31Je le disais, selon les chiffres de l'adresse,
19:33le budget consacré aux pensions de retraite,
19:36c'est 370 milliards.
19:38C'est 41,6% du total des prestations sociales en 2020.
19:42Ça, c'est 2023,
19:43c'est un peu pas la même chose aujourd'hui.
19:45C'est un quart des dépenses publiques.
19:47C'est vrai que c'est gigantesque
19:48et c'est à chaque fois qu'on voit bien
19:50que c'est le seul vrai curseur
19:52qui peut faire basculer les finances de l'État
19:54d'un côté ou de l'autre.
19:56Et encore, là, on ne parle que de la retraite des salariés
19:58puisque vous êtes devant nous.
20:00Il y a déjà pas de temps de l'Agircarco.
20:01Il y a la retraite des fonctionnaires
20:03qui est absolument...
20:04C'est un gouffre sans fin.
20:07C'est quoi la bonne répartition des efforts,
20:10à votre avis ?
20:11Si vous voulez, je crois que c'est des vrais choix de société.
20:13Combien notre pays,
20:14combien notre concitoyen
20:15veulent consacrer à leur retraite,
20:16vous l'avez évoqué,
20:17veulent consacrer à leur santé.
20:18Mais on pourrait dire,
20:20veulent consacrer à l'éducation,
20:21veulent consacrer au transport,
20:23veulent consacrer à la défense.
20:24Et c'est un vrai arbitrage collectif.
20:27Il n'y a pas de...
20:27Vous savez, quand on regarde avec d'autres pays,
20:29chaque pays fait ses choix-là.
20:31Après, le gestionnaire que je suis dit,
20:34quand on fait un choix,
20:35il faut qu'il soit soutenable.
20:36C'est-à-dire que si ce choix-là
20:38n'est pas, je dirais, soutenable dans la durée,
20:41ça fragilise la confiance.
20:42Et le risque, c'est qu'on demande
20:44à ce que ce choix-là soit payé
20:46par là ou les générations suivantes.
20:49Et ça, dans la durée,
20:50ce n'est pas une bonne nouvelle,
20:51y compris en termes de consentement
20:52à la cotisation,
20:53de consentement à l'impôt.
20:54Parce que pour qu'un système soit soutenable,
20:56il doit être juste entre les générations.
20:57Oui.
20:59Ce qu'on peut se poser comme question,
21:01c'est,
21:02vous le mentionnez rapidement tout à l'heure,
21:04la question de la réforme par capitalisation.
21:07Est-ce que ça fait partie du menu
21:09de cette conférence
21:11qui démarre vendredi
21:14sur les retraites et le travail ?
21:15Alors, sur ces sujets-là,
21:16je crois que ce sujet de la capitalisation
21:18fait davantage partie du débat public.
21:20Mais je crois qu'il faut toujours rappeler
21:21peut-être trois éléments.
21:22Premier élément,
21:23il y a déjà 15 millions,
21:2416 millions de Français
21:25qui ont un contrat d'épargne-retraite.
21:27Donc, c'est déjà un élément
21:28qui est concret
21:29pour un certain nombre de personnes.
21:31Mais le deuxième élément,
21:32c'est que ce n'est pas la retraite
21:35par capitalisation
21:36qui peut équilibrer la répartition.
21:38Dans la répartition,
21:39nos cotisations servent à payer
21:41les retraites de nos parents
21:42et de nos grands-parents.
21:43Dans la capitalisation,
21:44nos cotisations retraites
21:45servent à payer
21:46notre future retraite.
21:48Donc, on peut vouloir mettre en place
21:50un troisième étage,
21:51généraliser,
21:52mais ce n'est pas ce troisième étage-là
21:54qui va résoudre le sujet.
21:56Puis, troisième élément,
21:57quand on cotise pour nous,
21:58je rappelle toujours un élément simple,
22:00c'est que ça prend du temps
22:01pour monter en puissance.
22:03Pour donner un exemple,
22:04si vous avez 30 000 euros
22:06sur un contrat d'épargne-retraite
22:07en capitalisation,
22:09le jour où vous partirez hors retraite,
22:11comme en moyenne,
22:12c'est 25 ans,
22:12la durée de vie à la retraite,
22:1430 000 euros,
22:14ça vous donnera l'équivalent
22:16de 100 euros par mois.
22:18Donc, je pense qu'il faut toujours
22:19traduire le fait que la retraite,
22:21c'est du stock,
22:22excusez-moi de ce terme technique,
22:23et donc,
22:24quand on évoque la question des sommes,
22:26il faut toujours se dire,
22:26mais pour une personne donnée,
22:28qu'est-ce que ça veut dire
22:29tout au long de sa retraite ?
22:31Donc, je crois que ce débat
22:32fait maintenant davantage partie
22:34du débat public,
22:35mais en tout cas,
22:35il faut bien le positionner
22:37au bon endroit.
22:39Donc, moi,
22:39si j'écoute un peu en creux
22:41ce que vous dites,
22:41si j'ai bien compris,
22:43c'est que la retraite
22:44par capitalisation,
22:45ce n'est pas la panacée.
22:47En tout cas,
22:48c'est un élément,
22:49si on décide de le mettre en place
22:50ou de généraliser,
22:51qui mettra du temps
22:52à monter en puissance.
22:54Il faut plusieurs générations
22:55pour que ça puisse monter en puissance.
22:57On a l'exemple des fonctionnaires
22:58qui, depuis 20 ans,
23:00cotisent à un régime de retraite
23:01en capitalisation,
23:02qui s'appelle le régime additionnel
23:03de la fonction publique.
23:04Et aujourd'hui,
23:05les fonctionnaires
23:05qui partent en retraite,
23:06à ma connaissance,
23:07quand ils partent en retraite
23:08après 20 ans de cotisation,
23:10ce qui leur est versé
23:11par le régime additionnel,
23:12c'est l'équivalent
23:13de 40 euros par mois.
23:15Je crois qu'il faut vraiment
23:15d'arriver à le positionner
23:17sur, ça peut être
23:18un objectif porté,
23:19c'est un objectif souhaité,
23:20mais qui prendra du temps
23:21pour monter en puissance
23:22et donc pour avoir
23:23un impact concret
23:25sur les retraites
23:26de chacun d'entre nous.
23:27La réforme des retraites,
23:28on voit bien,
23:29de toute manière,
23:29c'est maintenant
23:30qu'elle a été suspendue,
23:32la précédente réforme,
23:33ce n'est pas pour tout de suite.
23:34En tous les cas,
23:35ça sera au moins en 2027
23:38et encore,
23:38on voit difficilement
23:39un président Sable
23:41expliquer qu'il faut
23:42des mesures drastiques
23:44pour sauver
23:44notre système de retraite.
23:45Mais en tous les cas,
23:46ça sera en 2027.
23:48Alors, il y a des questions
23:49qui se posent en disant
23:50qu'est-ce qu'il faut regarder ?
23:51Est-ce que c'est la question,
23:52par exemple,
23:53Gabriel Attal,
23:54il dit qu'il faut supprimer
23:55l'âge légal
23:56parce qu'en fait,
23:56c'est une espèce
23:57de totet
23:58ou de chiffon rouge.
24:00Dès que vous parlez
24:00de l'âge légal,
24:01tout le monde descend
24:01dans la rue pour expliquer
24:02que surtout,
24:03on ne touche pas
24:03à nos retraites.
24:04Est-ce que,
24:05pour vous,
24:06comme vous êtes,
24:07encore une fois,
24:07un des meilleurs experts,
24:08est-ce que ça serait grave
24:11de ne plus avoir
24:12d'âge légal ?
24:13Qu'est-ce que ça aurait
24:14comme conséquence ?
24:15Alors, la question de...
24:17Déjà, le fait
24:17que la retraite
24:18soit obligatoire,
24:20c'est parce que
24:20quand on raisonne
24:21auprès de chacun d'entre nous,
24:23individuellement,
24:23on pourrait vouloir
24:24faire des choix différents.
24:25Or, de fait,
24:26on est assez myope
24:27sur notre propre,
24:28comme on dit,
24:28notre propre risque de retraite.
24:29Le deuxième élément,
24:30c'est que je ne connais pas
24:31de pays au monde
24:32qui n'est pas d'âge légal.
24:33Après, on peut jouer
24:34sur la retraite à la carte.
24:36Après, ce qu'il faut
24:37toujours mesurer,
24:38c'est dans la durée,
24:40si je pars plus tôt,
24:40j'aurais moins cotisé,
24:42donc j'aurais une retraite
24:43plus faible.
24:44Donc, si j'ai une retraite
24:45plus faible,
24:46au bout de 5 ans,
24:47au bout de 10 ans,
24:48au bout de 15 ans,
24:49au bout de 20 ans,
24:49quel impact ?
24:50Je crois que, de mémoire,
24:51dans les pays nordiques,
24:52certains avaient eu
24:52la possibilité
24:53de partir plutôt en retraite.
24:54Dans un certain nombre de cas,
24:55les personnes ont basculé
24:56au minima sociaux
24:57au bout de 10 ans.
24:58Donc, vous voyez,
24:58cette question-là,
25:00c'est une question qui,
25:01dans l'instant,
25:01on peut faire un choix
25:02en se disant
25:03j'ai moins cotisé,
25:04je veux partir en retraite
25:05et donc j'assume
25:06d'avoir une retraite
25:07plus faible,
25:08mais est-ce que pendant
25:08toute la retraite,
25:10les revenus que je vais percevoir
25:12sont suffisants
25:12par rapport à mes besoins ?
25:14Et donc,
25:15le fait d'avoir
25:16un régime en répartition
25:17fait qu'on a quand même
25:18un certain nombre
25:18de règles collectives,
25:20y compris de pouvoir
25:21nous protéger
25:22vis-à-vis d'une préférence
25:24qu'on appelle pour le présent
25:25au détriment de l'avenir
25:27où, finalement,
25:28on a le sentiment
25:28qu'on peut partir plus vite,
25:29mais au bout de 5 ans
25:30ou de 10 ans,
25:30on peut regretter son choix.
25:31Donc, ce que vous dites,
25:32en résumé,
25:33pardonnez-moi,
25:33mais ça veut dire
25:34qu'on a besoin
25:36d'un âge légal.
25:37En tout cas,
25:37on a besoin
25:38de règles collectives.
25:39Un régime en répartition,
25:40il tient dans la durée
25:41avec des règles collectives
25:42qui font que c'est
25:43un bien commun.
25:44Et ces règles collectives,
25:45elles doivent poser
25:46un certain nombre
25:46de minimum,
25:47en tout cas,
25:48d'âge minimum,
25:49de durée minimum
25:50pour permettre ensuite
25:51d'avoir un régime
25:52à la fois pérenne
25:52à titre collectif,
25:53mais aussi à titre individuel.
25:55L'âge légal,
25:56parce que nous,
25:56on dit là,
25:57c'est 60, 65,
26:00enfin 64, 67,
26:02où ça va même
26:06jusqu'à 70
26:06dans certains pays.
26:08En fait,
26:08si vous permettez,
26:09déjà en France,
26:09il n'y a pas un âge,
26:10mais il y a déjà
26:10plein d'âges.
26:11Oui, il y a plein d'âges,
26:12c'est pour ça que je l'ai dit.
26:12Déjà aujourd'hui,
26:13en fonction de votre date
26:14de départ,
26:15votre date de début de travail,
26:16il y a déjà 40% des gens
26:18qui sont sur le papier
26:20ont la possibilité
26:21de partir avant 64 ans.
26:23Il y a 4 personnes sur 10.
26:24Voilà, 4 personnes sur 10.
26:25Il y a avant 63 ans.
26:26Et donc,
26:27après,
26:27votre âge va varier
26:28en fonction de combien de temps,
26:30à quel moment
26:30vous avez commencé à travailler,
26:32combien de temps
26:32vous avez travaillé,
26:33et puis,
26:34in fine,
26:35combien vous aurez.
26:36Et donc,
26:37en fait,
26:37aujourd'hui,
26:38si on compte déjà
26:38du point d'une personne,
26:39il y a l'âge légal,
26:41l'âge du taux plein,
26:42l'âge d'annulation
26:43de la décote
26:43que vous avez évoquée
26:45et qui est 67 ans.
26:46Et puis,
26:46il y a pour ceux
26:47qui ont commencé
26:48à travailler plus tôt,
26:49il y a un âge
26:50de départ anticipé,
26:51donc il y a déjà
26:51au moins 4 ou 5 âges
26:53différents.
26:54Donc, vous voyez,
26:56beaucoup sur un ou deux âges,
26:58mais du point de vue individuel,
26:59du point de vue
27:00de chacun d'entre nous,
27:01il y a déjà
27:01au moins 5 ou 6 âges différents.
27:04Donc, il n'y a pas déjà
27:04un âge,
27:05mais il y a des âges
27:05de la retraite.
27:07Oui.
27:07Et donc,
27:08nous,
27:09on est dans la fourchette basse.
27:10On est dans la fourchette basse
27:12dans les âges minimum.
27:13Dans les âges minimum.
27:14Après,
27:14quand on reprend l'âge moyen,
27:16qui est encore une autre idée,
27:17c'est la somme
27:18de nos choix individuels.
27:19Et puis,
27:19il y a un certain nombre
27:20de personnes,
27:20comme vous l'avez évoqué,
27:21qui travaillent jusqu'à...
27:22Moi,
27:22j'ai des collaborateurs
27:24qui ont travaillé
27:24jusqu'à 70 ans.
27:25Oui.
27:25En tant que salariés
27:26du secteur privé,
27:27et nous,
27:27en tant qu'entreprise
27:28Agir Carco,
27:29on permet aux seniors
27:30qui le veulent
27:30d'aller jusqu'à 70 ans
27:32parce que ça correspondait
27:33à leur choix de vie.
27:34Et donc,
27:34on a été aussi heureux
27:35de prendre notre part
27:37à l'augmentation
27:38du taux d'emploi des seniors
27:39dans notre pays.
27:40François-Xavier,
27:41c'est la dernière question.
27:42Il y a eu beaucoup,
27:42quand je préparais cette émission,
27:44j'ai vu qu'il y a beaucoup
27:44de gens qui s'inquiétaient
27:45en disant
27:46tiens,
27:47est-ce que ma retraite,
27:48ma retraite à Agir Carco,
27:51elle va,
27:52ma complémentaire,
27:53elle va baisser.
27:54Il y a eu
27:54de très mauvaises surprises
27:55à partir de janvier 2026,
27:58de ce mois de janvier.
27:59Et quand on regarde
28:00les raisons,
28:01ils disent
28:02mais pourquoi ça baisse ?
28:03C'est parce qu'en fait,
28:03il y a un réajustement
28:04des prestations sociales
28:07et puis de la fiscalité.
28:10Mais comment vous expliquez ça ?
28:11Alors en fait,
28:12chaque année,
28:13les impôts nous donnent
28:14en septembre
28:15le taux de prélèvement
28:17à la source
28:17pour l'impôt sur le revenu.
28:18Et en fin d'année,
28:19le taux de CSG
28:20et de CRDS
28:21qui s'appliquent.
28:22Et donc,
28:22on l'a appliqué
28:23cette année,
28:24début janvier.
28:26Alors souvent...
28:26D'habitude,
28:27c'était en mars.
28:28D'habitude,
28:28c'était en mars
28:28mais avec un effet
28:29rétroactif en janvier.
28:30Donc les gens ne comprenaient pas.
28:31Cette année,
28:31on a beaucoup travaillé
28:32parce qu'y compris
28:33pour donner plus de visibilité
28:34plus tôt,
28:35pour éviter comme par le passé
28:36le caractère rétroactif.
28:38Donc,
28:38ce qui est vrai,
28:39c'est que pour certains,
28:40ça a pu varier à la baisse,
28:41pour d'autres,
28:42ça a pu varier à la hausse.
28:43Tout dépend
28:43comment vos revenus
28:44ont évolué
28:45l'année dernière
28:46puisque finalement,
28:47ce que nous donnent
28:47les impôts,
28:48quand le taux de CSG augmente,
28:49c'est souvent parce que
28:50nos revenus ont progressé.
28:51Quand notre taux de CSG diminue,
28:52c'est que nos revenus ont baissé.
28:54Donc,
28:54c'est aussi un élément
28:55qui reflète l'évolution
28:56des revenus
28:56de notre foyer fiscal.
28:58Ok,
28:58donc il n'y a pas d'inquiétude
28:59à avoir.
28:59Il n'y a pas d'inquiétude
29:00à avoir.
29:01Voilà,
29:01ça varie.
29:02C'est actualisé chaque année,
29:03ça doit concerner chaque année.
29:04Vous voyez,
29:12l'impression que nos systèmes
29:12de répartition s'effondrent.
29:14Mais vous,
29:15je ne sais pas,
29:15pour vous,
29:15tout va bien, non ?
29:16Pas du tout.
29:16Ce que je peux vous dire,
29:17c'est qu'à l'Agir Carco,
29:18avec les partenaires sociaux,
29:19notre mot d'ordre,
29:20c'est garantir le paiement
29:21des retraites à chaque génération
29:23sans peser sur la génération future.
29:25Et donc,
29:25c'est pour ça qu'on n'a pas
29:27un euro de dette
29:27et on a des réserves.
29:29Et on a des réserves
29:30et on entend bien les garder.
29:31Le message est envoyé.
29:33Merci d'avoir été avec nous,
29:34François-Xavier Selleret,
29:36donc le directeur général
29:36de l'Agir Carco.
29:42dans le 18-19.
29:44BFM Business et la Tribune
29:45présente
29:46le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
29:54Vous êtes toujours
29:55dans le 18-19.
29:56On habitait,
29:57c'est Mohed Al-Trad,
29:58le président du groupe éponyme,
29:59comme on dit,
30:00du groupe Al-Trad.
30:01Bonsoir, Mohed Al-Trad.
30:02Merci beaucoup d'être avec nous.
30:04Beaucoup de questions
30:05à vous poser.
30:06Alors,
30:06sur le business géopolitique,
30:08évidemment,
30:09parce que votre groupe,
30:09aujourd'hui,
30:10c'est presque 6 milliards
30:11de chiffres d'affaires.
30:13Un peu plus de 6 milliards
30:14parce que vous avez
30:15les chiffres de l'année passée.
30:16Ah oui,
30:17d'accord,
30:18un peu plus,
30:18voilà.
30:19Donc là,
30:19vous avez un scoop,
30:19vous nous dites,
30:20c'est un peu plus.
30:21Vous me direz,
30:21vous n'êtes pas coté,
30:22donc vous pouvez nous donner
30:23tous les chiffres que vous voulez.
30:2565 000 employés,
30:26c'est les chiffres
30:27que vous m'avez donnés,
30:28donc c'est vrai qu'avec vous,
30:29comme vous grossissez
30:30quasiment à vue d'œil,
30:32c'est toujours intérieur.
30:33Vous confirmez 65 000 salariés ?
30:3665 000 salariés.
30:37Voilà.
30:38Et vous êtes...
30:38Dans une centaine de pays.
30:40Oui,
30:40et vous êtes un des leaders
30:42dans tout ce qui est
30:44services industriels,
30:46notamment,
30:46le point de départ,
30:47c'est évidemment
30:48les échafaudages,
30:49altrades,
30:49on voit ça partout
30:50en France notamment,
30:52mais ça ne représente plus
30:53que 14% à peu près
30:54de votre chiffre d'affaires.
30:55Et puis sinon,
30:55vous êtes dans l'énergie,
30:57dans le pétrole,
30:59avec les tubulaires
31:00et vous nous direz
31:01dans un instant
31:01comment ça fonctionne.
31:03Mais j'ai une question
31:04d'abord,
31:05parce qu'on sait
31:05que la politique,
31:07quand même,
31:08ça vous démange.
31:08vous êtes candidat
31:11à la mairie de Montpellier,
31:12on en parlera
31:13à la fin de cette émission,
31:14vous avez déjà été candidat,
31:16vous avez été reçu
31:17par Emmanuel Macron
31:18en 2015,
31:19qui vous avait demandé
31:20de lui donner
31:20un coup de main
31:21sur les quartiers défavorisés
31:23parce que vous avez
31:23une histoire incroyable,
31:25en altrade.
31:26Il y a d'autres ministres
31:27qui viennent vous consulter,
31:28vous avez dit
31:28non,
31:29je ne veux pas être ministre.
31:29quand vous regardez
31:30la France,
31:32on aperçoit
31:33Sébastien Lecornu
31:34sur le confrère
31:36de BFMTV
31:37qui défend
31:37la énième
31:38motion de censure
31:40pour essayer
31:41de faire adopter
31:42son budget
31:43et la faire rejeter.
31:44Qu'est-ce que vous vous dites ?
31:45La France est en faillite ?
31:46Vous avez employé
31:47cette expression
31:48il y a quelque temps ?
31:49Le problème financier
31:51de la France,
31:51si vous voulez,
31:52c'est le gaspillage.
31:54Ce n'est pas
31:55la dépense justifiée.
31:57Donc c'est la dépense
31:58qui n'est pas justifiée
32:00mais qui n'est pas,
32:02si vous voulez,
32:03durable
32:03dans ses effets
32:05lorsqu'on investit
32:06je ne sais pas
32:06un million d'euros,
32:08eh bien il faut
32:09que ce soit justifié.
32:10Et dans la majorité
32:11des cas,
32:12la dette qu'on a
32:13dans le pays,
32:14en partie,
32:15c'est la dette
32:16des collectivités locales.
32:18Et donc quoi ?
32:19Vous voulez créer
32:19tous les crédits
32:21aux collectivités locales
32:22notamment à Montpellier ?
32:23Non, pas tout.
32:24Si c'est votre programme,
32:25ça peut être un peu risqué ?
32:26Vous savez,
32:27un pays,
32:29qu'est-ce qu'on a
32:29dans un pays ?
32:30On a des gens
32:31qu'il faut servir finalement.
32:33Dans les entreprises,
32:34c'est exactement ça.
32:36On a des gens
32:37qui travaillent,
32:38qui font des produits.
32:40Mais ce sont les hommes
32:41qui font des produits.
32:42Vous dites à l'instant
32:43qu'au départ,
32:45c'est l'échafaudage
32:46qu'on voit partout.
32:47Après,
32:48c'est l'énergie
32:49que ce soit fossile
32:51ou renouvelable
32:52ou nucléaire.
32:54et Altrade aujourd'hui
32:56est dans tous ces métiers-là.
32:58Donc,
32:59qu'est-ce qu'on fait ?
33:00On regarde la dépense.
33:01Est-ce qu'elle est justifiée
33:02ou elle n'est pas justifiée ?
33:04Dans les entreprises,
33:06c'est toujours justifié.
33:07Si on veut durer,
33:08comme Altrade,
33:09qui a été créée
33:10il y a 40 ans
33:11et c'est notre 40e anniversaire.
33:14Donc,
33:14c'est une société
33:15qui a
33:16des ratios exceptionnels.
33:18Sur 40 ans,
33:19on a une croissance
33:20à deux chiffres.
33:21on n'a jamais perdu de l'argent.
33:23Donc,
33:23c'est ce programme-là
33:24qu'il faudrait
33:24mettre au service de la France ?
33:27C'est ça que vous nous dites ?
33:28Je pense que vous voulez...
33:28C'est compliqué.
33:29Je vais prendre un exemple,
33:30juste,
33:32Maud Altrade.
33:33Vous,
33:33vous avez dit
33:34c'est simple
33:34puisqu'on parlait des retraites
33:35à l'instant
33:36avec le patron
33:37de l'Agir Carco.
33:38Il y a une chose,
33:39on n'a qu'à suspendre
33:40le paiement des retraites
33:42pendant deux ans.
33:43Ça,
33:43c'était une de vos préconisations.
33:46Et puis après,
33:46on voit
33:47qui est vraiment
33:48dans la difficulté
33:49et puis à ce moment-là,
33:50on contrebalance.
33:52Vous imaginez
33:53une telle proposition,
33:54même le fait
33:55de l'évoquer.
33:56Là,
33:57ce n'est pas tout le monde
33:57dans la rue
33:58mais ça sera
33:58pas à mai 68
34:00mais mai 2026.
34:02Vous faites bien
34:03de mentionner ça,
34:04c'est une de mes notes ici
34:05que j'aimerais vous dire.
34:06Il y a un fake news
34:07qui tourne depuis
34:08des mois et des mois
34:09comme quoi,
34:11j'aurais dit
34:12que pour redresser la France,
34:14il faut sucrer
34:15la retraite
34:16pendant deux ans.
34:18jamais de la vie.
34:19Je dénonce ça
34:20et je fais tous les efforts
34:22si vous voulez
34:22pour essayer
34:23de gommer ça.
34:25Comme ça,
34:25au moins c'est dit.
34:26Voilà,
34:27c'est dit
34:27et c'est très clair.
34:28Les retraites,
34:29lorsqu'on est riche
34:30comme moi par exemple,
34:33vous l'avez
34:33fait très léger.
34:36Un milliard,
34:36ça vous va ?
34:37Quatre milliards ?
34:38Écoutez,
34:39un milliard,
34:40c'est déjà beaucoup.
34:41Deux,
34:42trois,
34:42quatre,
34:43c'est beaucoup,
34:44etc.
34:44Après,
34:45c'est un classement
34:46qui est fourni
34:47par des magazines
34:47spécialisés.
34:48Par challenge,
34:49voilà.
34:49Oui,
34:49par challenge
34:50qui dit,
34:51bon,
34:51c'est pas loin
34:52de 5 milliards.
34:53Mais je n'ai pas honte
34:55de dire
34:56que je suis milliardaire.
34:57J'ai travaillé.
34:58Je ne l'ai pas voulu,
34:59cet argent-là.
35:00Ça fait 40 ans
35:01que je milite
35:02pour mon entreprise
35:03et par conséquent
35:04pour mon pays.
35:06Et ce groupe,
35:07le groupe Altrad,
35:09a été considéré
35:10par Bercy
35:10comme un groupe
35:11stratégique
35:12pour la France.
35:13Donc,
35:14il n'est pas à vendre
35:15totalement.
35:17On peut vendre
35:18des choses,
35:19etc.
35:20Mais il est stratégique
35:22pour la France.
35:23Alors,
35:23vous n'avez pas répondu
35:24d'abord.
35:25Ma première question,
35:26c'est,
35:26est-ce que vous considérez
35:27aujourd'hui
35:28que la France
35:29est en grande difficulté,
35:31en faillite ?
35:32Qu'est-ce que vous dites ?
35:35Ben,
35:35la France,
35:36si vous voulez,
35:37on est endetté,
35:38ça c'est clair.
35:38Donc,
35:40elle n'est pas un faillite.
35:41Vous êtes inquiète
35:42sur l'état de la France ?
35:44Là où ça m'inquiète,
35:45si vous voulez,
35:46c'est qu'il faudra
35:47que tout le monde
35:48contribue.
35:50Aujourd'hui,
35:50j'ai un problème,
35:51si vous voulez,
35:51avec la classe politique
35:53en général.
35:54Je nomme personne,
35:55je ne critique personne.
35:57Il y a un problème
35:58en France,
35:59qui est lié
36:01à la notion d'intérêt.
36:03Il y a l'intérêt privé,
36:04c'est-à-dire
36:05pour vous et moi,
36:06et l'intérêt public.
36:07Et j'ai l'impression,
36:10dans beaucoup de situations,
36:13et je cherche encore une fois
36:14à ne pas généraliser,
36:16certains,
36:16de qui sont maires,
36:18je parle de la gouvernance
36:20des gens de ma ville,
36:22de mon pilier,
36:23eh bien,
36:24d'abord,
36:24c'est l'intérêt personnel.
36:25Après,
36:26on va avoir
36:26l'intérêt collectif.
36:28Or,
36:28c'est une erreur majeure.
36:30Si vous le permettez,
36:31c'est une erreur majeure.
36:33On dit,
36:34puisque soit intérêt public,
36:36soit intérêt privé,
36:37mais c'est une erreur majeure
36:39parce que,
36:40si on travaille bien
36:41pour l'intérêt public,
36:42ça rejaillit sur nous
36:43à titre personnel.
36:45Vous comprenez ?
36:45Dans une entreprise,
36:46dans une entreprise,
36:51personne ne travaille
36:52pour son intérêt personnel,
36:53il travaille
36:54pour l'intérêt public
36:55et il gagne plus
36:56que ceux qui travaillaient
36:57pour son intérêt personnel.
36:59Donc ça,
37:00c'est très clair
37:01dans mon esprit
37:01et c'est connu.
37:02Vous dites,
37:03mais d'altrate,
37:04tout le monde doit contribuer,
37:05donc ça veut dire
37:06que vous,
37:06vous contribuez
37:07d'une partie,
37:09c'est que d'abord,
37:10la surtaxe
37:10d'impôts
37:12sur les sociétés,
37:14comme votre entreprise,
37:15c'est un peu plus
37:16de 6 milliards
37:16de chiffre d'affaires,
37:17donc vous allez la payer.
37:18Ça vous a coûté combien
37:19déjà en 2025 ?
37:20Je l'ai payé
37:21à titre personnel
37:22et je l'ai payé
37:23à titre d'entreprise.
37:24Donc c'est un groupe
37:28ancré à Montpellier
37:29et paye ses impôts
37:30en France.
37:31Ça vous a coûté combien ça ?
37:32Ça a coûté,
37:34je ne sais pas
37:34si j'ai le droit
37:35de vous dire le montant,
37:36mais je suis pour la contribution.
37:38Vous avez tous les droits
37:38puisque c'est votre groupe.
37:39Lorsque mon pays
37:40est en difficulté,
37:42il les demande de voir,
37:43de donner.
37:45Vous comprenez ?
37:46Je reviens à la retraite,
37:47mais quelqu'un comme moi,
37:48si vous voulez,
37:49qui est assez riche quand même,
37:51si on peut dire
37:52les choses comme ça,
37:52il faudra qu'ils donnent
37:55aux retraités pauvres
37:57et je le ferai.
37:58Je le ferai à titre personnel.
37:59Vous comprenez ?
38:00Et vous le ferez comment ?
38:01Mais d'abord,
38:01il faut gérer bien
38:02la ville de Montpellier
38:03qui est en difficulté.
38:04On va revenir sur Montpellier
38:05parce qu'on sait que ça,
38:06c'est votre nouveau défi,
38:08même si vous l'avez déjà tenté,
38:10c'est votre nouveau défi.
38:11Je voudrais juste
38:12qu'on reste un instant
38:12sur la politique
38:14et puis sur votre groupe.
38:17Est-ce que vous trouvez,
38:18lorsqu'on voit les déclarations
38:20quand même très virulentes
38:22du président du MEDEF,
38:23Patrick Martin,
38:24qui parle d'un budget
38:25de renoncement,
38:26qui dit que c'est un budget
38:27anti-entreprise,
38:29est-ce que vous êtes
38:29sur la même ligne ?
38:31Je ne pense pas,
38:33si vous voulez,
38:33en tout cas,
38:34je ne pratique pas
38:36ce milieu patronal,
38:38appelez-le comme ça,
38:39parce que je ne suis pas
38:40souvent en France,
38:42donc si je suis maire,
38:43je serais souvent en France
38:44et même beaucoup.
38:45je dis,
38:46lorsque le pays
38:47est en difficulté,
38:50comme une personne,
38:51une société,
38:52c'est une personne morale,
38:54vous et moi,
38:54nous sommes des personnes physiques,
38:56lorsqu'on est en difficulté,
38:58il faut aider celui
38:59qui est en difficulté.
39:00Il est dans notre rôle
39:01d'aider le pays
39:03pour qu'il se sorte de ça.
39:06Donc vous n'êtes pas
39:06sur la même ligne ?
39:07Mais j'insiste,
39:08si vous voulez,
39:08sur une chose.
39:09On aide,
39:10mais il faut que l'argent
39:11soit bien utilisé.
39:12Si on aide
39:13et on n'est pas bien utilisé,
39:15le pays ne sortira pas
39:17ces difficultés
39:18et nous,
39:19on va s'appauvrir,
39:20donc on va créer
39:21moins d'emplois
39:22et moins de richesses.
39:23J'ai une question
39:25qui est plus personnelle.
39:27On vous appelle souvent
39:28le bédouin milliardaire,
39:30je trouve aussi
39:30une belle expression,
39:31parce que,
39:32pardonnez-moi de le rappeler,
39:33parce que c'est vrai
39:34qu'on le rappelle,
39:34mais comme vous êtes
39:35un peu un cas unique,
39:36moi, d'altrade,
39:37c'est toujours bien
39:38pour ceux qui ont soit oubliés,
39:40soit qui ne connaissent pas,
39:41de le rappeler,
39:42vous êtes née
39:43dans le désert syrien,
39:45d'un viol,
39:47votre mère est ensuite morte,
39:49vous avez été exclue
39:50de la tribu,
39:51après vous avez été hébergée
39:52par un cousin,
39:54un oncle,
39:55et puis vous avez appris,
39:57vous avez appris,
39:58vous êtes éduquée
39:58tout seule,
39:59depuis que vous avez
40:005 ou 6 ans,
40:01en écoutant
40:02de l'autre côté du mur
40:04de l'école,
40:05et puis à 17 ans,
40:06vous êtes partie en France,
40:07avec 200 francs à l'époque.
40:10Et puis vous avez créé ce groupe,
40:13et maintenant,
40:14c'est plus de 6 milliards
40:15de chiffre d'affaires,
40:15vous venez de l'expliquer.
40:17Est-ce que c'est encore possible
40:19une histoire
40:19à la moelle altrade aujourd'hui,
40:21vous pensez ?
40:22Vous savez,
40:23j'écris beaucoup,
40:25vous avez oublié quand même,
40:26de livres,
40:27vous êtes écrivain ?
40:274 romans,
40:284 romans,
40:29dont le dernier,
40:30a été sélectionné
40:32par le comité Goncourt
40:33comme coup de cœur,
40:35et le second a été
40:36sur la short list,
40:37comme on dit,
40:37du Renaudot.
40:38Du Renaudot.
40:39Donc, après,
40:40à côté de ça,
40:41j'écris beaucoup
40:42de livres philosophiques
40:43sur le management,
40:44vous voyez,
40:45et je réponds
40:46à votre question.
40:47J'ai écrit un livre
40:48qui s'appelle
40:49Le dépassement de soi.
40:50Le dépassement de soi,
40:52dans l'imaginaire
40:53de tout le monde,
40:54c'est quelque chose,
40:55c'est faire quelque chose
40:56d'exceptionnel
40:57que personne ne peut faire.
40:59Mais c'est faux.
41:00Moi, je démontre
41:00que c'est faux.
41:02La chose exceptionnelle,
41:03si vous voulez,
41:04vient ou provient
41:06des petites choses
41:09qu'on fait tous les jours,
41:10mais qu'on les consolide
41:11au fur et à mesure.
41:13Je prends un exemple.
41:14Quelqu'un qui saute
41:14à la perche,
41:16il peut sauter 10 mètres,
41:17mais il peut sauter
41:18en faisant de l'exercice,
41:21cardio, musculation, etc.,
41:23il peut sauter.
41:24Et ils le font.
41:25Et ils le font.
41:26Dans l'entreprise,
41:27dans la vie,
41:28on peut faire exactement
41:29la même chose.
41:30Oui, tout le monde
41:31ne peut pas faire
41:32ce que vous avez fait.
41:34Parce qu'on ne connaît,
41:35moi je ne connais
41:35que votre expérience.
41:37Enfin, chaque expérience
41:38est unique,
41:39mais quand même,
41:39vous avez...
41:42Je crois que c'est même
41:42vos enfants
41:43qui ont choisi,
41:44qui ont décidé
41:45quand est-ce que vous êtes née.
41:47De la date de naissance.
41:47Parce que votre date de naissance,
41:48personne ne la connaît.
41:49Et je ne la connais pas.
41:51Vous ne la connaissez pas.
41:51Mais je vous rassure,
41:53je ne suis pas très jeune.
41:54Non, non,
41:55mais ce n'est pas pour ça
41:56que je disais ça.
41:56Non, mais c'est vrai
41:57que tout ça
41:57est un peu étonnant.
42:00Est-ce que...
42:01Tiens, aujourd'hui,
42:02il y a tout un débat
42:02pour savoir,
42:03parce qu'il y a des chiffres
42:03qui ont été connus
42:04sur le nombre d'immigrés,
42:06le nombre d'immigrés
42:08qui ont obtenu
42:09leur carte de séjour.
42:10Il y a même
42:10Gérald Darmanin,
42:11qui est le ministre
42:12de la Justice,
42:13qui dit peut-être
42:13en 2027,
42:15il faudrait peut-être
42:16arrêter l'immigration et tout.
42:17Vous, c'est quoi
42:18votre position par ça ?
42:19Est-ce qu'il y a trop
42:19d'immigrés en France ?
42:20Est-ce qu'il faut arrêter
42:21l'immigration ?
42:22Comment vous réagissez
42:24par rapport à ça ?
42:26Vous savez,
42:27je connais Gérald Darmanin,
42:29on en a discuté,
42:31je crois que très rapidement.
42:32Oui, bien sûr.
42:33Je dis,
42:33il faut faire la part
42:34des choses
42:35et il faut être
42:35assez réaliste.
42:38Dans mon entreprise,
42:39aujourd'hui,
42:40il manque des emplois.
42:42OK ?
42:42Oui.
42:43Voilà.
42:44Et on n'arrive pas
42:45à recruter.
42:46Eh bien,
42:47peut-être des étrangers
42:48qui sont qualifiés
42:50et peuvent nous rendre
42:50leur service
42:51et rendre leur service
42:52à la France.
42:54Oui,
42:54en même temps,
42:54on voit que dans les chiffres
42:55dont je parlais,
42:56qui ont été rendus
42:58publics par Beauvau,
43:01les titres de séjour
43:03délivrés pour motifs
43:04économiques ont reculé
43:05de 13 %.
43:06Donc,
43:07vous,
43:07vous dites que c'est dommage.
43:09Moi,
43:10je pense que c'est dommage,
43:11si vous voulez.
43:12Maintenant,
43:12il ne faut pas prendre
43:13n'importe qui.
43:14Je crois que la politique
43:15du pays,
43:16aujourd'hui,
43:16est de faire attention
43:17qui est en accueil.
43:19Vous êtes,
43:20donc,
43:21un,
43:21dans l'immobilier.
43:22Maintenant,
43:23ça reprend dans la construction.
43:25Et vous êtes aussi
43:27dans le pétrole,
43:29le nucléaire.
43:30Si on reste un instant
43:31sur la conjoncture
43:33de la construction,
43:34qui est quand même
43:34très mauvaise,
43:35qui est vraiment en berne,
43:37quel impact ça a eu sur vous ?
43:39Comment est-ce que,
43:41est-ce que c'est pour vous,
43:42c'est un secteur
43:43qui est un peu naufragé ?
43:45C'est une situation,
43:46si vous voulez,
43:46qui me rappelle
43:47la situation de la Covid,
43:49mais c'est aussi
43:49de la crise,
43:50vous vous rappelez,
43:51de 2008,
43:52que j'avais anticipé
43:54huit mois à l'avance.
43:56Donc,
43:56qu'est-ce qui se passe
43:57dans ce cas-là ?
44:00Eh bien,
44:00il faut trouver
44:02des solutions à ça.
44:03Mais justement,
44:04parler de ce qu'on appelle
44:05les drivers
44:07qu'on crée
44:07dans la société,
44:08qui sont des concepts.
44:10Lorsque je suis empêché
44:12de faire quelque chose
44:13que je dois faire,
44:15eh bien,
44:15je suis empêché.
44:16Mais,
44:17ça ne veut pas dire
44:18que je n'ai pas de solution
44:19pour faire autre chose
44:20qui produit des richesses
44:22dans le pays.
44:22Est-ce que vous,
44:23ce que vous observez,
44:24la construction est en berne
44:25aujourd'hui ?
44:26La construction est impactée.
44:28La construction,
44:29vous savez,
44:30la guerre de l'Ukraine,
44:32on achète beaucoup d'acier,
44:33vous le disiez,
44:34qu'on utilise
44:35dans l'échafaudage,
44:36mais c'est dans le nucléaire,
44:38mais dans l'énergie renouvelable,
44:40on fait de l'énergie renouvelable,
44:41eh bien,
44:42ça a grimpé de 100%.
44:45Vous voyez,
44:46le prix a été multiplié par deux.
44:49Donc,
44:50on a trouvé des moyens.
44:51Vous voyez,
44:51on a trouvé des moyens
44:52en faisant de la productivité,
44:55en allant chercher
44:55des sources
44:56d'approvisionnement ailleurs,
44:58etc.
44:59Et on a passé la crise.
45:01Donc,
45:01pendant la Covid,
45:02notre chiffre d'affaires a baissé.
45:03Pourquoi ?
45:04Parce que nous,
45:04salariés,
45:05ils ne peuvent pas aller
45:06sur les chantiers
45:06pour se travailler.
45:07Mais aujourd'hui,
45:07est-ce que ça redémarre un peu ?
45:10Aujourd'hui,
45:11si vous voulez,
45:12il faut se diversifier.
45:14Et ça,
45:14c'est très important.
45:15C'est une notion
45:16que j'avais depuis toujours,
45:17depuis 40 ans,
45:18de la création du groupe.
45:20C'est qu'il faut diversifier
45:21en termes de produits,
45:22mais c'est aussi
45:23en termes de géographie.
45:25Si c'est la crise,
45:26en Australie,
45:27ce n'est pas la crise,
45:28vous comprenez ?
45:29Et si c'est la crise,
45:30au Canada,
45:31c'est beaucoup moins.
45:32En Allemagne,
45:33c'est la crise.
45:33Donc,
45:34il faut chercher
45:35des contrées
45:36où la chose se balance
45:39et on arrive
45:40à un équilibre
45:40et on a toujours fait
45:42notre chiffre d'affaires.
45:43D'accord.
45:44Donc,
45:44ça n'a pas eu d'impact
45:45pour l'instant
45:45chez vous.
45:47Si on regarde
45:48l'énergie
45:49qui est vraiment maintenant
45:50au cœur de votre...
45:52Parce que c'est
45:53plus de...
45:53C'est le tiers
45:54du chiffre d'affaires.
45:55C'est l'essentiel
45:57de votre chiffre d'affaires.
45:58Où est-ce que
45:59vous êtes présent ?
46:01Où ?
46:01Parce que c'est...
46:02Et on va clairement dire
46:03que votre groupe,
46:03vous l'avez construit
46:04à coup d'acquisition.
46:06C'est comme ça
46:07que vous avez développé...
46:08Deux choses, madame.
46:09Oui.
46:10La première chose,
46:11c'est par acquisition,
46:12effectivement.
46:12Oui.
46:12On en a fait beaucoup.
46:13On a fait 200 acquisitions,
46:15je pense, au moins.
46:17Mais par la croissance interne également.
46:19Ce qu'on appelle
46:20la croissance organique.
46:22Oui.
46:22Si vous faites l'un sans l'autre...
46:23C'est sur BFM Business, oui.
46:25Ben justement.
46:25Si vous faites l'un sans l'autre,
46:28eh bien,
46:29la...
46:30Allez,
46:31la cathédrale
46:32ne va pas tenir longtemps.
46:33Donc,
46:34il faut un ciment.
46:35Un ciment,
46:35c'est la croissance organique.
46:38Et là,
46:39ça se développe beaucoup
46:40et vous êtes présent...
46:42Tiens,
46:42j'ai regardé,
46:42vous êtes présent dans une centaine de pays.
46:44Vous n'êtes pas présent aux Etats-Unis ?
46:46On est aux Etats-Unis,
46:47mais marginalement.
46:48Oui.
46:48Pourquoi ?
46:49Est-ce que vous y allez ?
46:50Ça complique ?
46:51C'est les opportunités,
46:53si vous voulez,
46:54qui nous amènent,
46:56combinées par les critères
46:57qu'on se met sur nous-mêmes.
47:00C'est-à-dire,
47:00il faut aller là
47:01où c'est plus facile,
47:02si vous...
47:03Alors,
47:04Moëlle Altrade,
47:04on va arriver quand même
47:05à votre candidature
47:07à la mairie de Montpellier.
47:08Moi,
47:09j'ai une question.
47:09Vous êtes la plus grosse entreprise
47:11de la région.
47:12Oui.
47:12Vous êtes propriétaire
47:13du club du rugby,
47:15du Montpellier Hero Rugby.
47:17Vous êtes le principal sponsor
47:18de l'équipe de France,
47:20du 15 de France.
47:22J'ai envie de dire,
47:23ça ne vous suffit pas...
47:23Vous avez oublié
47:24les All Black.
47:25Les All Black.
47:26Voilà.
47:26Les Sponsor des All Black.
47:28Forcément quelque chose.
47:29Ça ne vous suffit pas ?
47:30Vous voulez encore
47:30accrocher quelque chose
47:32à votre palmarès ?
47:34Sachant que vous avez déjà perdu
47:36parce que vous vous êtes présenté
47:38il y a deux fois.
47:40C'est votre deuxième tentative.
47:41Oui.
47:42Alors, pourquoi ?
47:44Parce que,
47:45si vous voulez...
47:46Parce qu'en plus,
47:46vous n'êtes pas tout jeune.
47:47C'est vous qui l'avez dit.
47:49Mais j'ai beaucoup d'idées.
47:51La jeunesse
47:52n'est pas toujours
47:54un handicap,
47:56si vous voulez,
47:57ou un avantage
47:58par son expérience,
48:00par sa culture également.
48:02On peut combler
48:03le manque peut-être d'énergie
48:06ou d'envie, etc.
48:08Mais je suis en plein forme.
48:10Je garantis
48:11que je serai en plein forme pour ça.
48:13Pourquoi Montpellier ?
48:14Parce que Montpellier
48:15est un territoire
48:16qui est dévasté.
48:18Et je dis bien,
48:19c'est un territoire
48:20qui est dévasté.
48:21vous comparez
48:22d'abord
48:23la gouvernance actuelle
48:26pour ne pas nommer
48:27le maire actuel
48:27à endettée
48:29la ville
48:30je crois
48:30pour 10 ans.
48:32On connaît ça à Paris.
48:34Donc ça.
48:35Et la métropole
48:36de la même manière
48:37si vous voulez.
48:38Donc elle est endettée.
48:40Donc,
48:41on était
48:41pour la métropole
48:42ou pour la ville,
48:44ça dépend
48:44parce que vous savez
48:45la métropole,
48:47la ville,
48:47la plus importante
48:48de la métropole
48:49sur Montpellier,
48:50il y a possibilité
48:51de prendre
48:53l'argent
48:54d'un des villages
48:56ou d'une petite ville.
48:58Donc c'est ça.
48:59Donc on est endetté.
49:00Mais comment sortir
49:02de cet endettement ?
49:04Il faut des recettes
49:05de chefs d'entreprise,
49:06c'est ça que vous dites.
49:06Il faut créer des emplois.
49:09Vous comprenez ?
49:10Et qui, moi,
49:11sur les trois dernières années,
49:13j'ai créé
49:1430 000 emplois
49:15dans mon entreprise.
49:16Mais je peux le faire
49:17à Montpellier
49:17et c'est un des aspects
49:21de mon programme,
49:22c'est création
49:23de 30 000 emplois.
49:26Je reviens
49:26sur la retraite aussi
49:27parce qu'il n'y a pas
49:29de retraité
49:30et continueront
49:31à avoir la retraite
49:32comme par le passé
49:33et ça a été voté.
49:34De toute façon,
49:35on ne peut pas revenir.
49:36Donc le fake news
49:38qui circule
49:39encore sur certains
49:40réseaux sociaux,
49:41ce n'est pas de moi.
49:42Je le démentis.
49:43Je le combat.
49:44Donc la guerre ouverte
49:45notamment,
49:45la circulation,
49:48c'est un drame.
49:50Ça s'est amélioré.
49:51Moi qui connais bien
49:51Montpellier,
49:52ça s'est amélioré.
49:52Mais c'est détérioré,
49:54madame.
49:54Je suis désolé
49:55de vous contredire.
49:57Toutes les routes,
49:58toutes les rues
49:58de Montpellier,
49:59pratiquement toutes.
50:01Le point
50:01du Rassemblement National,
50:02c'est quoi ?
50:02On a coupé
50:04les routes
50:06en deux
50:06par égale
50:08et vous avez
50:09un vélo
50:10qui roule
50:11de temps en temps.
50:12On a ça à Paris,
50:13vous qui êtes arrivés
50:14tout à l'heure.
50:14On connaît ça à Paris.
50:16C'est Montpellier
50:17qui m'intéresse.
50:17Les nouvelles mobilités.
50:19Il y a des gens
50:19sur le club.
50:20C'est ça,
50:21c'est les jeunes générations,
50:22c'est les nouvelles mobilités.
50:24Le Rassemblement National
50:25est très présent là-bas ?
50:26Le Rassemblement National,
50:28il aurait 8-9%,
50:31ça n'a jamais été très important.
50:33Et le FI,
50:34peut-être un peu plus,
50:35etc.
50:36L'autre défi,
50:38ça va être bientôt,
50:39il y a le début
50:40du tournoi
50:41des 6 nations.
50:426 nations.
50:43Vous êtes donc
50:44le principal sponsor.
50:46Quelles sont les chances
50:47du 15 de France ?
50:48On a eu
50:48la connaissance
50:52de la liste,
50:53ça a fait grincer
50:53quelques dents.
50:55Est-ce que les Français
50:56sont les favoris
50:57de ce tournoi ?
50:58On a failli l'emporter
51:00la semaine l'année dernière.
51:02Vous avez 6 nations,
51:03vous savez,
51:04c'est pour ça
51:05on l'appelle
51:05les 6 nations,
51:06c'était les 5 nations,
51:08après on a ajouté
51:08les Italiens pour faire...
51:09Les 6 nations
51:10parce qu'il y a l'Italien.
51:11Oui, l'Italien, oui.
51:12Donc, c'est relativement récent.
51:15Donc, on est
51:16un des candidats crédibles.
51:18Mais, c'est le sport.
51:20Vous imaginez
51:21ce que c'est le sport.
51:22Malin qui peut vous dire
51:23qu'il va gagner
51:24avant que le match
51:25ait joué.
51:27Donc, l'année passée,
51:29je crois qu'on a été
51:30vice-champions.
51:31Oui, oui.
51:32On l'a gagné
51:33plein de fois.
51:34Aujourd'hui,
51:34une génération
51:35absolument splendide.
51:37OK ?
51:38Donc, on travaille
51:39très dur.
51:40On travaille très dur
51:41pour gagner
51:42ce tournoi.
51:44Mais dites-moi,
51:45tiens, à propos,
51:46vous avez un procès
51:48qui va passer en appel,
51:49ça sera en septembre 2026 ?
51:51En septembre 2026.
51:52Donc, avec Bernard Laporte,
51:54on ne va pas revenir
51:54sur tous les détails,
51:55mais ça, ça peut
51:56peut-être vous handicaper
51:58pour être candidat
51:59à la mairie de Montpellier
52:00ou pas ?
52:01Je souhaite ne pas en parler,
52:03madame.
52:03Pourquoi ?
52:03Parce que c'est entre les mains
52:05de la justice.
52:05Mais vous faites bien
52:06de le mentionner,
52:07ça ne me gêne pas,
52:09effectivement.
52:09mais je suis un sursis.
52:11Donc, je suis innocent
52:13de par la loi.
52:15Donc, je passe en septembre,
52:18effectivement.
52:18Et puis, les juges,
52:21je leur fais confiance totale.
52:23Ils décideront
52:24ce qu'ils pensent
52:26la solution possible
52:28pour cette situation-là.
52:30Et alors, si vous êtes...
52:32Si vous êtes...
52:34Alors, on va faire
52:35deux scénarios possibles
52:36pour conclure rapidement.
52:37Vous êtes élu.
52:39Qui va diriger
52:40votre entreprise ?
52:41Vos enfants ?
52:42Vous avez cinq enfants,
52:43je crois.
52:44Lorsqu'on a 65 000,
52:46d'ailleurs,
52:46qui vont passer
52:47à 70 000,
52:49eh bien,
52:50on ne peut pas...
52:52Ce n'est pas une personne
52:53qui dirige.
52:54C'est tout un management global
52:56qu'on appelle
52:57l'organisation matricielle.
52:58Ce n'est pas
52:59l'organisation archisée.
53:01Et la gestion des entreprises
53:02se fait au plus près
53:04de terrain.
53:05Voilà.
53:05Bien sûr...
53:06Mais il y a quand même
53:06un président
53:07et il y a...
53:08Oui, oui.
53:08Je suis président.
53:09Vous resterez président ?
53:11Si jamais vous êtes élu ?
53:12Je resterai président,
53:13peut-être,
53:14mais je démissionnerai
53:16du club de Montpellier.
53:17Ah, vous démissionnerai
53:18du club de Montpellier ?
53:20Oui, parce qu'il est subventionné
53:22par la ville
53:23et la métropole.
53:24D'ailleurs,
53:24une subvention
53:25qui n'arrête pas
53:26de baisser d'année en année.
53:27Si vous êtes battu,
53:30qu'est-ce que ça va changer
53:31pour vous ?
53:31Rien.
53:32Rien.
53:32J'aurais fait une offre
53:34au Montpellier,
53:35qui est une offre sincère.
53:36Je travaillerai
53:37pour Montpellier.
53:39Tous les axes
53:41de mon programme
53:41seront accomplis,
53:43madame.
53:43Et notamment
53:44la création d'emplois.
53:45Aujourd'hui,
53:46votre seule recette,
53:47c'est les impôts locaux
53:49que vous recevez.
53:51Et si vous ne criez pas,
53:52mais si vous voulez,
53:53vous ne pouvez pas
53:53faire de la dette,
53:55construire
53:56ce qu'il faut
53:58pour qu'il y ait
53:58moins de pollution.
54:00Qui va vous succéder ?
54:01Parce que,
54:01comme vous l'avez dit,
54:02vous pouvez quand même
54:03parler de votre succession.
54:04Au groupe,
54:04vous voulez dire ?
54:05Oui.
54:05Ça sera vos enfants
54:06ou ça sera...
54:08D'abord,
54:09je vais vous parler
54:09de deux directeurs généraux.
54:11Il y en a un
54:12qui s'occupe
54:13de l'aspect opérationnel
54:14et l'autre,
54:15tout le reste.
54:16Donc,
54:17j'ai cinq enfants.
54:19Deux ne travaillent pas
54:20dans la société.
54:21Ils font autre chose.
54:22Ils ne souhaitent pas
54:23travailler dans la société.
54:24Il en reste trois.
54:25Ma fille s'occupe
54:27de la fondation Altrad.
54:28et deux autres.
54:30Ils travaillent dans la société.
54:32Mais ils n'ont...
54:33Et donc,
54:34il y a en fait un président ?
54:35Ils apprennent tous les jours.
54:36Ils progressent tous les jours.
54:38Mais ils ne sont pas au niveau
54:39de gérer un groupe
54:40de cette inversure.
54:40Ils ne sont pas au niveau.
54:41Ce ne doit pas être facile
54:42d'être...
54:43de succéder à Moët Altrad.
54:45Merci.
54:46Il y a d'autres avantages.
54:47Mais en tous les cas,
54:47ça doit être...
54:48Merci beaucoup.
54:49Et puis,
54:50résultat des courses
54:51pour les élections municipales.
54:52Merci beaucoup
54:53d'être venu nous voir.
54:55Moët Altrad,
54:55donc le patron du groupe Altrad,
54:57était donc notre invité.
54:59Tout de suite,
55:00vous retrouvez Stéphanie Collot
55:01pour le Grand Journal de l'Éco.
55:03Et nous,
55:03on se retrouve demain.
55:04Bonne soirée.
55:06Le 18-19
55:07d'Edwige Chevrillon
55:08sur BFM Business.
55:09Sous-titrage Société Radio-Canada
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