- il y a 2 mois
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00C'est la tribune présente
00:01Le 18-19 d'Edvie Chevrillon
00:06Vous êtes bien dans le 18-19, mon premier invité c'est Jean-François Rial, il est PDG de Voyageurs du Monde.
00:14Bonsoir Jean-François Rial.
00:15Bonsoir.
00:16Merci d'être là. Beaucoup de questions à avoir avec vous.
00:18D'abord on va quand même rêver un tout petit peu parce que c'est les vacances.
00:21On a envie de savoir parce que Voyageurs du Monde c'est vraiment, c'est l'as du voyage sur mesure.
00:25Vous allez nous expliquer quelles sont les destinations.
00:28D'abord les Français ils ont envie de voyager, mais quelles sont les destinations ?
00:32Je crois que notamment par exemple les Etats-Unis c'est une véritable catastrophe, c'est la chute libre.
00:36Mais avant d'abord vous avez entendu que Salgavo avec nos amis et nos confrères de l'Express,
00:41il y a une réunion de patrons, de patrons en colère.
00:44On entendait à l'instant Patrick Martin, le président du MEDEF,
00:47qui disait déjà dans une interview, il y a la marée qui monte de mécontentement.
00:52Est-ce que vous, vous le sentez ?
00:53Puis est-ce que vous êtes sur la même longueur d'onde Jean-François Rial ?
00:56Vous vous êtes coté, vous êtes un grand groupe ?
01:00Bah oui, parce que si vous voulez, quand vous êtes entrepreneur,
01:03quand vous êtes dirigeant d'entreprise, vous avez besoin de visibilité.
01:07Et aujourd'hui on a des visibilités sur rien,
01:09on n'a pas de visibilité sur la conjoncture économique française,
01:13sur la situation politique française, sur le budget,
01:17sur le fait que toutes les réformes structurelles dont on sait qu'on a besoin,
01:21sont sans arrêt reportées, pas mises en place.
01:25Il nous faudrait un Mario Draghi, quoi, qui vienne un peu nous secouer.
01:29Et puis par ailleurs, on a une situation internationale qui n'est quand même pas simple.
01:32Et la plupart des entrepreneurs n'ont pas une activité qu'en France.
01:37Donc aujourd'hui, c'est compliqué d'être entrepreneur,
01:40parce que vous avez une visibilité de zéro pour l'année prochaine.
01:43Et quand on voit qu'on dépense 58% de la richesse nationale en dépenses publiques,
01:53et que malgré ces dépenses, des recettes de 48 ou 50% de la richesse nationale,
01:59on a des recettes d'à peu près la moitié de la richesse nationale.
02:04Malgré ces recettes, on perd entre 150 et 200 milliards d'euros
02:08sans investir sur les industries de l'avenir
02:10et sans réformer des choses comme l'éducation,
02:14dont on sait que les professeurs sont globalement mal payés.
02:17Donc en fait, dans tout ce qui est avenir, on n'investit pas et on perd de l'argent.
02:21Mais il y a de quoi être inquiet, c'est-à-dire qu'en fait, on vit un déclassement.
02:24Et d'ailleurs, quand on parlait des États-Unis qui s'écroulent,
02:28bien sûr, il y a des gens qui ne veulent pas aller aux États-Unis
02:30parce qu'ils veulent marquer...
02:31C'est le voyage, je précise.
02:33Ils veulent marquer leur réprobation du système de M. Trump,
02:39mais il n'y a pas que ça.
02:40Il y a le fait que le pouvoir d'achat des Américains
02:45est devenu tellement important par rapport à celui des Européens
02:48que lorsque vous êtes Français, Britannique ou Allemand
02:51et que vous voyez aux États-Unis,
02:53vous n'avez plus les moyens de financer votre train de vie quotidien
02:55parce que c'est très très cher.
02:57Du coup, les Français et les Européens vont beaucoup moins aux États-Unis
03:01parce que c'est trop cher pour eux, sur place.
03:04Et ça, c'est le symbole de notre déclassement.
03:06C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on passe notre temps à avoir des débats,
03:10quand j'entends un certain nombre de débats sur l'augmentation des impôts,
03:15que ce soit des particuliers ou des entreprises,
03:17alors qu'on sait très bien, tout le monde le sait,
03:20tous les gens censés le savoir,
03:22qu'il faut qu'on agisse sur les dépenses.
03:24Tout le monde le sait.
03:25Oui, mais alors attendez, Jean-François Rial,
03:27vous êtes plutôt classé en tous les cas comme un patron de gauche.
03:30Vous êtes d'accord avec moi ?
03:32Donc, les dépenses, les dépenses publiques,
03:35justement, taxer les entreprises,
03:36ça fait partie un peu de la feuille de route,
03:38historiquement, de la gauche.
03:41Oui, mais...
03:42Alors, est-ce que je crois...
03:43Oui, bien sûr, mais qu'est-ce que c'est que la gauche ?
03:46La gauche, c'est...
03:46Je peux vous renvoyer, qu'est-ce que c'est que la droite ?
03:49La gauche, pour moi, c'est redistribuer une partie des richesses
03:53pour protéger les plus démunis.
03:56Redistribuer une partie des richesses
03:58pour protéger les plus démunis.
04:00Bon.
04:00Dans cette phrase,
04:02il y a redistribuer des richesses.
04:04Et donc, ça veut dire qu'il faut créer des richesses.
04:07C'est la première pierre.
04:09Si vous passez votre temps à redistribuer
04:11et à ne plus créer de richesses,
04:13voire à tellement redistribuer
04:15que vous tuez la création de richesses,
04:18c'est tout le débat entre la première et la deuxième gauche
04:20qui existe depuis 50 ans.
04:22Nous, ce qu'on dit, c'est d'abord commençons par créer des richesses
04:25et on sait très bien qu'au-delà de 50% de prélèvements obligatoires,
04:30on commence à détruire la fabrication de richesses
04:33et donc, finalement, être de gauche,
04:35ce n'est pas de vouloir tout le temps augmenter des impôts
04:37parce que ça baisse ses recettes
04:39et donc, ça baisse ses redistributions.
04:41Ça, il y a une partie de la gauche, je vous le confie,
04:43mais juste qu'il n'a absolument pas compris.
04:45Mais il serait temps qu'il le comprenne.
04:47C'est-à-dire qu'en fait, ces gens nous proposent...
04:49Moi, je crois que ce n'est jamais trop tard.
04:50Quand vous voyez les débats budgétaires actuels...
04:52Ce n'est jamais trop tard.
04:54Vous savez, regardez,
04:55on dépense 58% de la richesse nationale.
04:58Mais vu que la réforme, quand même, ça y est, c'est actuel.
05:00Il n'y a plus de réforme des retraites.
05:02Bien sûr.
05:02C'est le souhait du Parti Socialiste.
05:03Bien sûr.
05:04Mais ça, c'est du court-termiste,
05:06c'est du calcul politique à court terme.
05:08Tout le monde sait très bien que non seulement
05:09on va appliquer cette réforme des retraites
05:12et qu'on va aller demain beaucoup plus loin.
05:14Parce que si vous voulez,
05:15si vous baissez d'environ 10% vos dépenses sociales,
05:1910% sur 10 ans, allez, 1% par an,
05:24vous allez vous donner
05:25150 milliards d'euros, à peu près,
05:31de marge de manœuvre.
05:32Et donc, vous allez avoir un budget à l'équilibre
05:34et vous allez continuer...
05:35Je voudrais finir.
05:36Et vous allez continuer à redistribuer
05:3950% de la richesse nationale
05:41et non pas 58.
05:42À avoir des dépenses publiques
05:44de 50% de la richesse nationale.
05:47Et donc, vous allez être...
05:48Vous allez rester très redistributif.
05:51Donc, le problème, c'est pas...
05:53Le problème, c'est où trouver ce 1% ?
05:56Ah ben, c'est très facile.
05:57Non, mais c'est très facile pour tout le monde,
05:58sauf que personne n'en fait.
05:59Mais c'est très facile.
05:59Les retraites, c'est la moitié de ces dépenses
06:01qui sont...
06:02Il faut qu'on travaille plus longtemps.
06:04On peut supprimer l'âge légal
06:06parce que c'est injuste,
06:07mais il faut qu'on travaille plus longtemps.
06:09On le sait.
06:10Il faut qu'on travaille plus.
06:12Et pourquoi ?
06:13Pour à la fois...
06:14Ça double gain.
06:15Double gain.
06:15Mais on est tous d'accord...
06:16Vous baissez les dépenses,
06:17vous baissez les dépenses...
06:18Ici, du moins.
06:19Et vous augmentez la richesse.
06:22Et en augmentant les richesses,
06:23vous redistribuez plus.
06:24Ben, c'est pas compliqué.
06:25Si la gauche ringarde,
06:28excusez-moi le terme,
06:29ne veut pas le faire,
06:30eh bien, elle détruira la fabrication de richesses
06:32et elle baissera la redistribution
06:35auprès des plus démunis.
06:36C'est ça, la vérité.
06:38On n'a plus le choix.
06:38On est en train d'être déclassés.
06:40On a une Europe qui dysfonctionne
06:41et on a un budget...
06:44Enfin, un budget...
06:46Des comptes publics qui dysfonctionnent.
06:48Bon, ben, on va se faire déclasser.
06:49Est-ce que vous...
06:50Ça va être compliqué.
06:51Et donc, qu'est-ce qui va se passer
06:52quand on se fait déclasser ?
06:53Est-ce que vous êtes prêts,
06:56vous êtes arrivés au point,
06:57de vous dire deux choses ?
06:59La première, est-ce que vous vous dites...
07:02Tiens, puisque vous qui adorez voyager,
07:04puisque c'est votre existence même,
07:07eh bien, j'irais peut-être me mettre,
07:08je sais pas, au Portugal,
07:09à Milan, en Grèce, en Égypte...
07:13Moi, à titre personnel ?
07:14Oui.
07:15Non.
07:16Le siège du voyageur du monde.
07:17Non.
07:18Parce que mon histoire est en France,
07:21mes parents sont en France,
07:23mes amis sont en France,
07:24mes enfants sont en France.
07:26Donc, je me battrai tous les jours
07:28pour qu'on réforme ce pays
07:30et qu'on empêche les extrêmes
07:31de prendre le pouvoir.
07:32J'essaierai de le faire.
07:34Maintenant, il est...
07:35Donc, vous faites pas de part
07:35que c'est le patron qui se rapproche
07:37du Rassemblement National ?
07:38Sûrement pas.
07:40Ça, alors là, ça va être très compliqué.
07:42Pour moi, c'est même impossible.
07:43Vous êtes d'accord qu'il y a
07:44qui flirte en ce moment ?
07:46Mais bien sûr, il y a beaucoup de patrons
07:47qui discutent avec le Rassemblement National.
07:49S'ils peuvent les influencer dans le bon sens,
07:51tant mieux.
07:52Mais moi, ce ne sont pas mes valeurs,
07:53ce n'est pas mon histoire.
07:54Et je ne peux pas faire ça
07:55vis-à-vis de mes collaborateurs,
07:57vis-à-vis de mes parents
07:57et vis-à-vis de moi-même.
07:58Donc, je ne le ferai pas.
07:59Maintenant, si vous voulez,
08:02moi, je crois que...
08:04Je ne vais pas lâcher l'histoire.
08:06C'est-à-dire que je vais me fâcher
08:09avec mes amis de gauche
08:09qui trouvent que je suis trop libéral
08:11et je vais continuer de me fâcher
08:13avec mes amis de droite
08:14qui trouvent que je suis trop de gauche.
08:16Parce que c'est ça, la vérité.
08:17C'est qu'aujourd'hui,
08:18je suis dans un environnement
08:20où je suis assez isolé.
08:21Mais moi, je crois que c'est possible.
08:24On finira par le comprendre.
08:27Et les Français finiront par le comprendre.
08:29Moi, j'en suis convaincu.
08:31C'est une question de temps.
08:32C'était le macronisme.
08:34Oui.
08:35Alors, ça a été d'ailleurs
08:35de macronisme pendant les cinq premières années.
08:38Oui, c'est vrai.
08:40Le deuxième quinquennat n'a pas fonctionné
08:41pour toutes les raisons qu'on connaît.
08:43Mais ce qui est dommage,
08:44c'est que la politique de l'offre
08:45qui est tant critiquée du président Macron
08:47commençait à donner des résultats,
08:49on baissait le chômage,
08:50on avait une croissance un peu supérieure en France
08:52que dans le reste de l'Europe.
08:54Et on est en train de tout détruire.
08:55C'est n'importe quoi.
08:56C'est une grave erreur.
08:57Alors, une question.
08:58Le seul manque du quinquennat du président Macron,
09:01c'est qu'il ne s'est pas assez attaqué,
09:02selon moi, aux dépenses.
09:03Ah oui, le deuxième quinquennat,
09:05peut-être qu'il manquait un tout petit peu de cap,
09:07on va dire ça comme ça.
09:08Jean-François Rial,
09:09tout à l'heure, Sébastien Lecornu était au Sénat.
09:12Il a dit,
09:14la tâche est immense
09:15lorsqu'on voit effectivement la distance
09:17qu'il y a à parcourir
09:18entre le texte à proposer le gouvernement
09:20et le texte à renvoyer le Sénat.
09:22Alors, sachant que l'Assemblée nationale
09:27ne l'a pas voté,
09:29il dit qu'il faut à tout prix un budget à fond de l'année.
09:31Je cherche à éviter le désordre, etc.
09:33Est-ce qu'il faut un budget à tout prix ?
09:36À vos yeux ou pas ?
09:37Bon, qui est chef d'entreprise ?
09:39Il faut un budget.
09:40Il faut un budget.
09:41Mais ça n'a pas...
09:42Parce que c'est d'ici la fin de l'année ?
09:43D'ici la décembre ?
09:45D'ici la fin de l'année, non.
09:47Ça serait mieux,
09:48mais ce n'est pas obligatoire.
09:50Vous pouvez passer par une loi spéciale
09:51qui vous fait le budget du mois de janvier,
09:54voire une deuxième loi spéciale
09:55pour le mois de février.
09:56À un moment donné,
09:57tous les partis se mettront d'accord
09:58pour voter un budget.
09:59Ou alors,
10:00ils feront les hypocrites
10:01et ils accepteront tous un 49-3 déguisé.
10:05Ce qu'il faut surtout,
10:06c'est préparer 2027
10:08pour qu'on ait un cap.
10:09Là, on fait du bricolage.
10:12Ce budget n'a aucune ligne politique.
10:14Ni de gauche, ni de droite,
10:15ni libérale,
10:16ni de l'offre,
10:16ni de la demande.
10:17C'est un budget de bricolage.
10:19Il y a l'augmentation quand même des impôts.
10:20Oui, et beaucoup trop.
10:21Et beaucoup trop.
10:22Alors qu'on sait tous
10:22qu'il faudrait attaquer le sujet des dépenses.
10:24Bon, bref,
10:25ils ont dû faire des concessions
10:26au Parti Socialiste,
10:27qui n'est plus le Parti Socialiste
10:28qu'il a été,
10:29qui n'est plus un Parti Social-Démocrate
10:31pour moi tel qu'il l'était.
10:32C'est un parti qui est très,
10:34très, à mon avis,
10:36à côté de la plaque
10:36sur les sujets économiques,
10:37qui est complètement à côté de la plaque.
10:39Bon, très bien, c'est comme ça.
10:41Il faut qu'ils fassent des concessions.
10:42Mais c'est un détail de l'histoire.
10:44Ça va jouer en 2027,
10:46cette affaire.
10:46Oui, on est encore en 2025.
10:49Mais oui, mais de toute façon,
10:51il ne se passera rien.
10:52Il ne se passera rien en 2026,
10:55de clair là-dessus.
10:56Et c'est pour ça que c'est très inquiétant
10:57pour les entrepreneurs,
10:58pour les entreprises,
10:59pour leurs investissements.
11:00Et par exemple,
11:01une entreprise comme la autre,
11:02elle va investir plus en 2026
11:04dans les pays non-français,
11:07Italie,
11:08Angleterre,
11:09Etats-Unis,
11:10Suisse,
11:11qu'en France.
11:11Et ça, c'est quand même
11:12pas bon pour la France.
11:13Alors, écoutez,
11:14on va respirer un bon coup,
11:16quand même,
11:17si vous en êtes capable,
11:18parce que je vous sentrais remonter,
11:19Jean-François Réas.
11:20Non, mais...
11:20Mais en même temps,
11:21il y a de quoi.
11:21C'est dommage,
11:22parce qu'on est dans un pays fantastique
11:23et de potentiel dingue
11:25et on se tire des balles
11:27dans le pied, en parlant.
11:29Comment ça se présente chez nous ?
11:30C'est ce qu'on a dit.
11:31Pour les fêtes, là.
11:32Bien, bien.
11:35Les gens voyagent.
11:36Le portefeuille 2026
11:38est en légère croissance,
11:40comme on l'a dit
11:40il y a quelques semaines.
11:42Mais ça reste sur des chiffres
11:43qui sont relativement limités.
11:46On voit que les délais de réservation
11:48se raccourcissent très fortement,
11:50ce qui est une preuve
11:51de manque de confiance.
11:53Donc, clairement,
11:53sur 2026,
11:54on est incapable de dire
11:55ce qui va se faire.
11:56C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
11:57franchement,
11:58ça fait 30 ans
12:00que je dirige cette entreprise.
12:02je ne suis pas bien capable
12:03de dire ce qui va se passer
12:04en 2026 pour nous.
12:04Mais est-ce qu'on peut dire quand même
12:05que les Français
12:06sont accros au voyage ?
12:07Oui.
12:08Toujours.
12:08Oui, ils sont accros au voyage,
12:09bien sûr,
12:10parce que c'est une tendance
12:11de fond très lourde
12:12et pas que les Français,
12:13d'ailleurs.
12:14On vient d'ouvrir
12:15en Suisse alémanique
12:17et on marche bien.
12:18On marche très bien aussi
12:19sur nos pays
12:20où on s'est installés
12:21comme le Canada,
12:22l'Angleterre
12:23ou les États-Unis.
12:25Donc, les gens veulent voyager,
12:27c'est vrai.
12:28Mais...
12:28C'est devenu un produit
12:29de, entre guillemets,
12:30première nécessité.
12:31En plus,
12:32ils adorent
12:32l'ultra-personnalisation
12:34avec du contenu
12:35très particulier
12:36qu'on leur propose,
12:37y compris en dehors
12:37d'un contenu touristique
12:38lié à ce qu'ils aiment.
12:40Mais quand même,
12:41forcément,
12:42l'inquiétude
12:43sur les frontières,
12:45l'inquiétude
12:46sur leur pouvoir d'achat
12:47freine une partie
12:48des gens
12:50dans leurs intérêts
12:51de voyage.
12:51Il ne faut pas
12:51se raconter d'histoire.
12:52C'est quoi les destinations
12:53la favorite, là,
12:54pour les fêtes ?
12:56L'Égypte.
12:57L'Égypte, c'est la folie.
12:58C'est la folie totale,
12:59l'ouverture du musée.
13:01Il y a un effet
13:02aussi spécifique
13:03chez nous
13:03avec notre fameux bateau
13:04Steamship Soudan
13:05qui est le plus vieux
13:06bateau d'une île.
13:07Mais quand même,
13:07il y a un intérêt
13:08pour l'Égypte
13:09qui est dingue, dingue.
13:11Le Japon reste toujours
13:12très très haut,
13:13très très haut.
13:14Un vrai intérêt
13:15pour le Japon
13:15depuis plusieurs années.
13:17Et puis,
13:17à contrario,
13:17les États-Unis
13:18qui,
13:18pour à la fois
13:19des raisons politiques
13:20mais aussi des raisons
13:20de pouvoir d'achat,
13:21s'écroulent.
13:22C'était la première destination
13:23de voyageurs
13:24et aujourd'hui,
13:25elle est à moins 40%.
13:26Donc,
13:27c'est quand même
13:27très très très...
13:28Oui,
13:28c'est très très très
13:29à moins 40%.
13:30Et j'ai les chiffres
13:31de tous mes confrères,
13:32bien sûr,
13:33dans le cadre des chiffres
13:34que nous collectons
13:35dans le syndicat
13:36des voyagistes
13:37qui est le CETO
13:37et on est tous
13:38sur la même tendance.
13:39Et les pays européens
13:41également.
13:42C'est-à-dire que les Allemands
13:43vers les États-Unis,
13:45par exemple,
13:45qui sont un énorme porteur,
13:47c'est des chiffres
13:48à peu près similaires.
13:49Et la France,
13:49elle reste une destination
13:50touristique importante ?
13:52Alors,
13:53nous,
13:54on a une activité limitée
13:55en France,
13:55à part avec Terre d'Aventure
13:57sur les randonnées
13:58où on est très fort,
13:59mais c'est des voyages
14:00qui s'inscrivent
14:01plutôt au printemps
14:02pour l'été,
14:03donc tardivement,
14:03donc on n'a pas de tendance.
14:06La France reste
14:07dans le peloton de tête
14:08des destinations mondiales,
14:09dans le trio de tête
14:10des destinations mondiales
14:11avec l'Espagne,
14:12l'Italie
14:12et les États-Unis.
14:14Il y a une vraie demande
14:15d'intérêt pour la France.
14:17Je vois qu'à Paris,
14:18dont j'ai présidé
14:19l'Office du tourisme
14:19pendant trois ans,
14:21reste très très fortement
14:22visitée par les visiteurs étrangers,
14:24malgré en particulier
14:25par les Américains,
14:27parce que c'est l'effet inverse,
14:28c'est-à-dire que eux,
14:29là,
14:29ils sont les rois du pétrole,
14:30c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
14:32ils ont une parité
14:33de pouvoir d'achat
14:33de 1,5 à 1
14:34par rapport à nous,
14:35quand ils viennent ici,
14:36rien n'est cher pour eux,
14:37donc ils en profitent.
14:38Et Paris et la France
14:40restent quand même
14:41une destination
14:42très aimée
14:44par l'ensemble
14:44de ceux qui voyagent
14:45dans le monde entier.
14:45Comment est-ce que
14:47la question un peu annexe,
14:50mais importante quand même,
14:51comment l'intelligence artificielle
14:52impacte justement
14:54votre business ?
14:56Parce que si j'ai envie
14:57de voyager,
14:57moi,
14:58j'en connais plein
14:59qui posent la question
15:00sur Chagipiti
15:01ou Le Chat,
15:03qui disent,
15:04voilà,
15:04je cherche un endroit
15:05où il fait beau,
15:06pas trop chaud,
15:07où il y a la mer,
15:07la montagne,
15:08puis la réponse tombe,
15:09je ne sais pas,
15:10c'est dans l'occurrence
15:10c'était les îles Féroé,
15:12et du coup,
15:12boum,
15:13toute la famille
15:14est partie aux îles Féroé.
15:15J'imagine qu'à ce moment-là,
15:16on se dit,
15:16tiens,
15:17ça coûte moins cher
15:17qu'avoir un voyage
15:18sur mesure
15:19par voyageur du monde.
15:20Alors,
15:20en fait,
15:21oui et non,
15:22parce que d'abord,
15:23ça ne coûte pas moins cher
15:24d'acheter et de trouver
15:26via ChatGPT
15:27que de le faire soi-même
15:28ou de le faire
15:29par une agence,
15:30ça c'est un autre sujet.
15:31Le vrai sujet,
15:32c'est la publicité
15:33que vous fait
15:34les réseaux Internet.
15:36C'est-à-dire qu'en fait,
15:37Google
15:38est
15:39très fortement touchée
15:41par
15:41un changement radical
15:43sur le search.
15:45On parle beaucoup
15:46de l'intelligence artificielle
15:47pour changer
15:47les outils
15:49et faire à la place
15:50de l'agent de voyage
15:51ou n'importe quelle
15:53activité de service.
15:54Mais en réalité,
15:54la première révolution
15:55qu'on est en train de vivre
15:56sur l'intelligence artificielle,
15:58c'est sur le search.
15:59Et aujourd'hui,
16:01effectivement,
16:02si vous n'êtes pas
16:02bien positionné
16:03sur les réponses
16:04des promptes
16:05des internautes
16:06sur les outils de search,
16:08vous vous pénalisez.
16:09Et qu'est-ce que ça
16:09est en train de faire ?
16:10Ça est en train de remplacer
16:11ce qu'on appelait
16:12le SEO,
16:13c'est-à-dire la recherche
16:14naturelle sur Google.
16:16Et là,
16:16globalement,
16:17parce que c'est très compliqué
16:18et ça change tous les jours,
16:20vous avez une prime
16:21aux grandes marques.
16:22Des marques très connues
16:23ont un bonus.
16:24C'est clair.
16:25Et donc,
16:25chez nous,
16:26par exemple,
16:26les marques Terre d'Aventure
16:27et Voyageurs du Monde
16:28qui sont très connues
16:28répondent très très bien
16:30sur l'IA.
16:31Donc,
16:31on a énormément
16:32de demandes
16:33de gens
16:33qui viennent des IA
16:35et donc,
16:36de ce point de vue-là,
16:37c'est plutôt
16:38un bonus pour nous.
16:39D'accord.
16:40Pour l'instant.
16:40Pour l'instant,
16:41c'est plutôt.
16:42Et tiens,
16:43une question,
16:44parce qu'on sait
16:45que vous êtes
16:45un grand écologiste,
16:48vous êtes très écologique,
16:49vous étiez même venu
16:50la dernière fois
16:50à parler du livre
16:51que vous aviez écrit
16:52sur l'écologie.
16:54Est-ce que,
16:55comment est-ce que vous
16:56réagissez ?
16:57Est-ce que vous diriez
16:57qu'il y a un grand bond
16:58en arrière sur l'écologie ?
17:00La décision de Bruxelles hier,
17:02petite décision
17:04sur la voiture électrique,
17:06mais on sent quand même
17:07que l'écologie,
17:08c'est moins l'ordre.
17:09Avant,
17:10on ne parlait,
17:10tout le monde n'avait que ce mot
17:11à la bouche.
17:12Là,
17:12c'est beaucoup moins vrai.
17:14Oui,
17:14il y a un énorme bond
17:15en arrière
17:16sur l'écologie
17:17en Europe
17:17et aux Etats-Unis.
17:19Je pense que
17:20M. Trump
17:20n'a pas aidé.
17:22D'ailleurs,
17:22les émissions de CO2
17:24qui ne sont pas
17:24le seul sujet
17:25de l'écologie
17:26qui baissaient en Europe
17:27et aux Etats-Unis
17:28repartent à la hausse.
17:30Oui,
17:30mais en France,
17:31en tout cas,
17:31on est plutôt
17:32un bon élève.
17:32Oui,
17:33mais on est un bon élève
17:34en valeur absolue,
17:35mais on est en train
17:36de devenir un élève moyen
17:37en valeur relative
17:38parce qu'on est censé baisser
17:39et on commence à remonter.
17:41Et puis,
17:42il n'y a pas que l'électricité.
17:43C'est-à-dire qu'on est
17:43un très bon élève
17:44sur l'électricité,
17:45mais l'électricité,
17:45c'est 25% du mix énergétique.
17:48Il y en a 75%
17:49sur les hydrocarbures,
17:50plus ce qu'on émette
17:51avec l'agriculture
17:51et sur ces sujets-là
17:53qui dominent beaucoup plus
17:54que l'électricité décarbonée,
17:56on est un mauvais élève.
17:57Il ne faut pas se raconter
17:57d'histoire.
17:58Alors,
18:03la Chine,
18:03elle investit
18:04sur toutes les technologies vertes.
18:06Elle a atteint son pic d'émission.
18:07Elle est en train de baisser.
18:08Donc,
18:08elle est en train de préempter
18:09toutes les technologies écologiques.
18:12Et donc,
18:13elle est en train de,
18:13comme elle l'a fait sur le solaire,
18:15elle va le vendre au monde entier.
18:16Donc,
18:16je pense qu'on fait
18:17une très grave erreur.
18:18Je pense que l'Union européenne
18:20n'aurait pas dû lâcher ses politiques,
18:21mais par contre,
18:22aurait dû imposer
18:23des droits de douane
18:23délirants à la Trump.
18:25Oui,
18:25parce qu'on aurait dû faire du Trump.
18:26Vous avez vu
18:26ce sabordage
18:27de l'industrie automobile.
18:28Oui,
18:28on n'avait qu'à mettre
18:29600% de droits de douane
18:31sur les voitures
18:31qui ne respectaient pas
18:32ces normes-là.
18:33C'est comme Chine.
18:34Chine,
18:35ce n'est même plus
18:35un problème de droits de douane.
18:36Ça devrait être interdit.
18:37C'est-à-dire qu'en fait,
18:37l'Europe est censée être
18:39quelque chose
18:39qui nous aide
18:40et qui nous protège
18:41et quelque chose
18:42qui passe son temps
18:43à nous donner
18:43des normes insupportables.
18:45Donc,
18:45en fait,
18:45l'Europe est un projet magnifique
18:47qu'on a complètement raté.
18:48Donc,
18:48peut-être qu'on va se réveiller
18:49à un moment donné
18:50plutôt que de prendre des claques
18:51toute la journée.
18:52Et donc,
18:52sur l'écologie,
18:53c'est typique.
18:54L'écologie,
18:54c'est un enjeu majeur
18:55de demain.
18:56On est en train
18:56de l'abandonner
18:57parce qu'on est incapable
18:58de faire en sorte
19:00que les fameux droits de douane
19:01sur les produits non écologiques
19:03qui rentrent en Europe,
19:05ils ne sont pas assez appliqués
19:06et pas assez forts.
19:07Voilà.
19:08Vous avez bien raison.
19:09Donc,
19:092025,
19:10parce que vous êtes
19:11voyageurs du monde
19:11de ses côtés,
19:12donc vous êtes obligés
19:14de faire attention,
19:15mais c'est une année
19:16moyenne.
19:18En ligne.
19:18En ligne.
19:19En ligne,
19:20avec ce qu'on a dit
19:20lors de nos derniers résultats,
19:22nos dernières informations
19:23qui sera correcte.
19:25Merci beaucoup.
19:26Merci à vous, Édlée.
19:27Patron de voyageurs du monde.
19:29Joyeuses fêtes
19:29parce qu'on peut commencer
19:30à le dire maintenant,
19:31c'est dans une semaine.
19:32Joyeuses fêtes à vous aussi.
Commentaires