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  • il y a 11 mois
Tous les jours, les informés débattent de l'actualité autour de Renaud Dély et d'Agathe Lambret.

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00:00Générique
00:00Et bienvenue dans les informés, c'est parti pour une demi-heure de décryptage comme toujours avec Renaud Dely.
00:10Bonjour Renaud.
00:11Bonjour Agathe.
00:12Avec ce matin, Stéphanie Despierre, journaliste politique à LCP. Bonjour Stéphanie.
00:16Bonjour.
00:17Et Gilles Bornstein, présentateur des 4 vérités sur France 2. Bonjour Gilles.
00:21Bonjour Agathe, bonjour à tous.
00:22Les élus doivent-ils montrer l'exemple quand l'exécutif cherche des milliards d'euros d'économie ?
00:27Mais d'abord Renaud, on commence par ce très discret Premier ministre.
00:31Va-t-il s'en sortir, Sébastien Lecornu, pris entre la foudre syndicale et la colère patronale ?
00:37Sébastien Lecornu, très discret, vous le disiez, et même silencieux.
00:40Et pourtant il reçoit, il reçoit à tour de bras aujourd'hui, donc un nouveau tour de consultation.
00:45Le Premier ministre va recevoir de nouveau l'intersyndicale,
00:48six jours après la manifestation qui avait rassemblé au moins 500 000 manifestants dans le pays.
00:54C'était donc la semaine dernière.
00:56Et alors que l'intersyndicale a menacé d'une nouvelle mobilisation,
01:01s'il n'obtenait pas satisfaction,
01:02justement Sébastien Lecornu va donc recevoir ce matin les syndicats.
01:07Que vont-ils demander au Premier ministre ?
01:09Je vous propose d'écouter Dominique Corona,
01:11secrétaire général adjoint de l'UNSA, qui était l'invité de France Info hier.
01:15On va lui demander la justice fiscale, la justice sociale.
01:18Est-ce qu'il va continuer la réforme d'assurance chômage initiée par François Bayrou ?
01:22Est-ce qu'il va retirer les franchises médicales ?
01:25Est-ce qu'il va stopper la réforme des retraites ?
01:27Est-ce qu'il va taxer les plus riches ?
01:28Est-ce qu'il va conditionnaliser les aides aux entreprises qui,
01:31aujourd'hui c'est 77 milliards d'euros ?
01:34Vous voyez, justice fiscale, justice sociale, voilà ce que nous demandons.
01:38La liste des courses des syndicats est donc assez abondante.
01:41Sébastien Lecornu va-t-il commencer à dévoiler son jeu ?
01:43Aller vers ces mots d'or de justice sociale et justice fiscale
01:47qui sont aussi réclamés par la gauche dans le cadre de la négociation budgétaire.
01:51Seulement, il y a un hic.
01:52Il y a la droite, d'une part, sur le plan parlementaire,
01:54à essayer de conserver dans le bateau.
01:55Et puis, il y a le patronat.
01:56Les patrons aussi sont en colère.
01:58Ils s'inquiètent d'une éventuelle hausse des impôts les concernant.
02:02Voici Patrick Martin, le président du MEDEF,
02:06qui, hier sur France Info, a appelé lui aussi à la mobilisation.
02:09Je relève que nos concitoyens, et c'est assez étonnant,
02:12j'en suis agréablement surpris,
02:13attendent de nous, entrepreneurs,
02:15que nous nous exprimions beaucoup plus dans ce débat public.
02:18Je glisse au passage que moi, je ne sais pas danser la Zucmania.
02:21Et sachez-le, nous organiserons toutes organisations patronales
02:24qui ont fondu un énorme meeting dans quelques jours
02:27pour dire joyeusement ce que nous sommes
02:29et ce que nous sommes fiers d'être.
02:31Et voilà, bientôt un meeting patronal joyeux.
02:34Faites la fête avec le MEDEF.
02:36Alors, c'est un peu le mot d'or de Patrick Martin.
02:37Faites la fête à Sébastien Lecornu, en quelque sorte,
02:40puisque les patrons sont donc eux aussi en colère.
02:42Comment est-ce que le nouveau Premier ministre,
02:44pris entre deux feux,
02:45les revendications des syndicats d'une part,
02:46et puis les menaces du patronat d'autre part,
02:48peut s'en sortir et peut commencer peut-être
02:51à dévoiler son jeu budgétaire ?
02:53Ça fait 15 jours que Sébastien Lecornu a été nommé à Matignon.
02:57Il est extrêmement prudent, asséland.
02:59Gilles Brunchan, est-ce qu'il peut se permettre
03:01de continuer à ce rythme ?
03:03Non. Il y a un moment, il va devoir accélérer les choses
03:05parce qu'on sait qu'il y a des échéances institutionnelles
03:08d'un point de vue budgétaire,
03:09que le budget doit être transmis au Conseil d'État,
03:12déposé sur le bureau de l'Assemblée nationale.
03:14Début octobre, donc un responsable politique me disait
03:17hier, là, il a écouté tout le monde,
03:18et tout le monde a l'air de dire que ça se passe plutôt bien,
03:20qu'effectivement, il écoute, qu'il est, comme on le décrit,
03:23pas arrogant, plutôt discret et modeste.
03:25Mais enfin, écoutez, c'est bien,
03:27mais il n'est pas commentateur de la vie politique.
03:29Il dirige, au terme de la Constitution,
03:31il conduit, il dirige la politique de la nation.
03:34Donc là, il va devoir un peu dire
03:35ce qu'il veut mettre dans son budget
03:36pour que les uns et les autres puissent se dire,
03:40pour dicter l'attitude des uns et des autres.
03:42Et en gros, c'est à la fin de cette semaine
03:44ou au début de la semaine prochaine,
03:46il doit absolument dire au parti politique
03:48où il essaye de les emmener.
03:50D'un côté, les patrons,
03:52on entendait Patrick Martin,
03:54de l'autre, les syndicats
03:55que Sébastien Lecornu reçoit aujourd'hui.
03:56Est-ce qu'il y a de quoi s'inquiéter, Stéphanie Despierre ?
03:59Est-ce que Sébastien Lecornu doit redouter
04:01un nouvel embrasement social,
04:03une nouvelle contestation ?
04:04C'est vrai qu'il faut qu'il se lalome quand même
04:05entre les syndicats et le patronat
04:08avant d'arriver à une ligne d'arrivée hypothétique
04:10mais indispensable qui est un budget.
04:12Donc, on va voir ce qu'il met sur la table des syndicats.
04:16Il a fait le choix de les recevoir tous ensemble.
04:18Ça veut dire qu'il ne joue pas,
04:19en tout cas, il ne montre pas
04:20qu'il tente de jouer la division.
04:22Après les avoir reçus séparément.
04:23Après les avoir reçus séparément.
04:26Peut-être qu'il essaye aussi.
04:27On va voir ce qu'il met sur la table.
04:28Mais l'enjeu, ça peut être aussi pour lui
04:30de mettre des choses sur la table,
04:31de voir si les syndicats acceptent
04:32pour peut-être un peu faire en sorte
04:34que derrière le Parti Socialiste,
04:35si les syndicats acceptent certaines choses
04:37et disent oui, le PS, par exemple,
04:39ne pourra pas aller contre la CFDT
04:41si la CFDT accepte certains gestes
04:43de Sébastien Lecornu.
04:44Mais lesquels ?
04:45Est-ce qu'une suspension des réformes
04:46des retraites est envisageable ?
04:48On voit bien qu'au sein de son propre camp
04:50du socle commun,
04:50ça fait énormément débat.
04:52Là, les syndicats réclament
04:53l'assurance chômage,
04:54réclament des mesures de justice fiscale.
04:57Ça semble assez compliqué.
04:59Et on l'a vu, le patronat est monté au créneau.
05:01Alors qu'à l'automne dernier,
05:02si on se rappelle bien,
05:02Patrick Martin avait un peu dit
05:04éventuellement peut-être
05:06quelques hausses d'impôts.
05:07On peut entendre la demande, etc.
05:09Et là, avec le fait que le PS
05:11ait érigé cette taxe Zuckman en totem,
05:13le patronat monte au créneau.
05:15Et cette fois, c'est non
05:16à toute hausse d'impôts.
05:17Et ce n'est pas inédit
05:18que le patronat monte au créneau,
05:20mais c'est vraiment rarissime.
05:21Ça ne nous est pas arrivé
05:22depuis très longtemps.
05:23Ce qui est rarissime,
05:23c'est de dire
05:24on va faire une mobilisation,
05:25on va faire un meeting.
05:26Ce n'est probablement pas arrivé,
05:27je crois, depuis le début des années 80
05:29pour s'opposer à la politique de meeting.
05:30Mais le patronat...
05:31Depuis la fin des années 90
05:32sur les 35 heures,
05:33il y avait eu des grands meetings
05:34contre les lois au bris
05:35qui avaient été organisés à l'époque
05:36par le patronat.
05:38Mais le patronat ne vote pas
05:39à l'Assemblée nationale.
05:40Ceux qui votent à l'Assemblée nationale,
05:42ce sont les députés.
05:48Souple, c'est la droite.
05:49On sent que sur un certain nombre
05:50de revendications
05:51qui paraissaient totalement taboues pour elles,
05:54l'impératif de stabilité,
05:55l'impératif de trouver un gouvernement,
05:57de ne pas dissoudre.
05:58Par exemple,
05:59la suspension de la réforme des retraites.
06:01Bon, l'idée de dire
06:02on va abroger,
06:04mais suspendre la réforme des retraites,
06:06ça coûterait 2 ou 3 milliards
06:07le temps d'aller aux élections.
06:09Pardon, Gilles Bornechaun,
06:09mais la droite,
06:10c'est 50 nuances de droite.
06:11Non, parce qu'on avait
06:12David Lissnard,
06:13maire de Cannes,
06:14sur ce plateau tout à l'heure.
06:15Il disait que s'il y avait une taxe
06:16sur les plus riches
06:17ou une suspension
06:18de la réforme des retraites,
06:19c'était impensable pour lui.
06:20Oui, mais je ne suis pas certain
06:23qu'il représente aujourd'hui
06:24le barricentre de la droite.
06:27Beaucoup de parlementaires de droite
06:28disent la justice fiscale,
06:30y compris nos sympathisants,
06:31tout le monde la demande sur le terrain.
06:33Bon, et la suspension
06:34de la réforme des retraites,
06:35si c'est le prix de la stabilité,
06:37si c'est habilement emballé
06:39en disant il y aura un grand débat
06:40au moment de la présidentielle,
06:41je ne vous dis pas que c'est fait,
06:43mais ça ne fait plus hurler,
06:46ça ne fait pas hurler
06:46tous les parlementaires de droite.
06:48Je pense que le chemin
06:49avec le Parti Socialiste
06:50va être plus compliqué.
06:51Vous êtes d'accord, René ?
06:52Je pense qu'il faut distinguer
06:52les deux dossiers, en fait.
06:53Je pense que la taxation
06:54des plus hauts revenus,
06:55sur le principe,
06:56pas la taxe Zuckman,
06:57on connaît tous les inconvénients
06:58de la taxe Zuckman maintenant,
06:59notamment la menace
07:00sur l'outil professionnel,
07:02mais la taxation des revenus
07:03est une idée qui fait effectivement
07:04son chemin aussi à droite.
07:05D'ailleurs, elle est populaire,
07:06y compris dans l'électorat de droite.
07:08Faire payer les plus riches,
07:10c'est par définition un slogan
07:11qui est en règle générale
07:12plutôt approuvé
07:14par tous ceux
07:14qui ne figurent pas
07:15parmi les plus riches.
07:15Et ils sont évidemment
07:16une écrasante majorité.
07:18Et en plus, ça rapporterait
07:19donc de fait de l'argent.
07:21Reste à savoir combien
07:21la suspension de la réforme
07:23des retraites coûterait de l'argent.
07:25On sait qu'Emmanuel Macron
07:26est le socle macroniste
07:27qui est extrêmement attaché,
07:28bien sûr.
07:29Et en plus, je pense que
07:30dans le contexte,
07:31avec la dégradation récente
07:32de la note financière de la France,
07:34la situation de déficit,
07:35ça c'est une mesure
07:36qui serait beaucoup plus difficile
07:37à faire passer d'abord
07:39sur le plan politique
07:40et d'abord auprès du socle central,
07:42du bloc central
07:44et ensuite sur le plan financier
07:46et économique
07:46au regard de la situation
07:47de la France
07:47et de sa fragilité
07:49de ce point de vue-là.
07:50Sur la méthode,
07:51Sébastien Lecornu,
07:52très clairement,
07:52il entre dans le dur.
07:53C'est-à-dire qu'il y a un moment
07:53où il doit sortir du bois
07:55et ça devrait commencer
07:56à être le cas
07:56à partir d'aujourd'hui
07:57avec évidemment une prise de risque.
07:58On a déjà vu
07:59une mobilisation significative
08:01la semaine dernière,
08:02l'appel des syndicats,
08:04alors qu'il n'y avait pas
08:05de mots d'ordre précis
08:06et encore moins de mesures
08:07sur la table
08:07mises en avant
08:08par le Premier ministre.
08:09Sa seule annonce
08:10avait été le retrait
08:11de la suppression
08:12des deux jours fériés
08:13qu'envisageait François Bayrou.
08:14Dès lors qu'il va sortir
08:15des mesures,
08:16il va devoir le faire
08:17maintenant prochainement,
08:18le risque politique
08:19qui le court
08:20est beaucoup plus important
08:22que ce soit d'ailleurs
08:23dans ses relations
08:24avec les partenaires sociaux
08:25ou avec les formations politiques.
08:26Après,
08:26il faut juste distinguer,
08:27je pense,
08:28l'opinion,
08:29je ne suis pas sûr
08:29qu'elle soit effondrée
08:30parce que le Premier ministre
08:31n'a rien dit depuis deux semaines.
08:32C'est-à-dire qu'il faut distinguer
08:33l'impatience
08:34des journalistes politiques
08:36que nous sommes
08:36parce qu'on n'a plus rien
08:37à se mettre sous la dent en gros.
08:37Et d'ailleurs,
08:39Sébastien Lecornu
08:40en a conscience.
08:41Et d'ailleurs,
08:41il remonte dans les sondages.
08:42On le sait,
08:43c'est un phénomène
08:43qu'on a déjà vu.
08:44D'ailleurs,
08:44moins il parle
08:45et en l'occurrence,
08:46on ne peut pas le taxer.
08:47Il y a un vrai contraste
08:48par rapport à son prédécesseur
08:49qui avait fait la tournée
08:50des Granducs médiatiques
08:51pendant des semaines.
08:52Moins Sébastien Lecornu parle,
08:53plus il remonte dans les sondages.
08:54Plus les Français lui font confiance.
08:55Et Sébastien Lecornu
08:56qui a l'air d'assumer
08:58que les Français
08:59ne se préoccupent pas trop
09:00de savoir
09:00qui sera au gouvernement,
09:01est-ce qu'il parlera,
09:02est-ce qu'il ne parlera pas,
09:03mais qu'ils attendent
09:03des actes concrets.
09:04Il essaye en tout cas
09:05de donner des gages
09:06sur ce sujet
09:07de la justice fiscale.
09:09Stéphanie Despierres,
09:10est-ce que vous croyez
09:11que Sébastien Lecornu
09:13peut vraiment donner
09:14suffisamment de gages
09:15aux partis socialistes
09:16avec une vraie taxe
09:17sur les plus riches
09:17qui fassent mal ?
09:19Parce qu'ils disent ça
09:19souvent les macronistes,
09:20ils disent que ce sera douloureux
09:22si on convainc les socialistes.
09:23Ce qui est compliqué,
09:24c'est que le PS
09:24a fait de la taxe du Kman
09:25d'un totem
09:26et que ça fait 15 jours
09:27qu'on ne parle que de ça.
09:28Donc à partir du moment
09:29où Sébastien Lecornu
09:30propose autre chose,
09:31il va falloir avoir
09:32un contre-discours
09:32et convaincre les socialistes
09:34d'abandonner ce totem-là.
09:35C'est ça qui est compliqué.
09:36Après, je suis assez d'accord
09:37avec Renaud Delis.
09:38À droite, chez les macronistes,
09:40il y a un certain nombre
09:41de députés, de parlementaires
09:42qui, depuis plusieurs mois,
09:44se disent que de toute façon,
09:45il va falloir une mesure
09:46pour taxer les plus riches
09:47et qui ont dans leur carton
09:49des idées.
09:51Sauf qu'il y a une espèce
09:53dans le socle commun,
09:55pour l'instant,
09:55on ne fait pas de proposition
09:56précise.
09:57Ça commence à arriver
09:58un petit peu du côté
09:59des Républicains
09:59pour ne pas gêner
10:00Sébastien Lecornu.
10:01Mais c'est là aussi
10:02qu'il va falloir qu'il avance
10:03et qu'il mette des choses
10:04sur la table
10:04parce que les politiques
10:05s'impatientent aussi un peu
10:07et plus il attend,
10:08plus il y a des risques
10:09que son socle commun
10:10sort des idées à droite,
10:11à gauche.
10:12On a vu par exemple
10:12l'interview de Marc Fénaud,
10:14le président du groupe Modem
10:15à l'Assemblée nationale
10:16qui propose une forme
10:17de taxation des plus riches.
10:19Donc plus le temps va durer,
10:20plus des idées vont germer
10:22dans tous les sens,
10:23notamment au sein du socle commun.
10:24Il va avoir du mal
10:25à tenir s'entre ses troupes.
10:26Donc il y a un moment,
10:26il a vraiment aussi intérêt
10:27à mettre des idées
10:28sur la table
10:29pour avoir la position
10:30de tout le monde
10:31et pour espérer
10:32trouver un chemin
10:33et faire un budget.
10:34Il y a le rationnel
10:35et les socialistes
10:37doivent gérer
10:38le rationnel et l'irrationnel.
10:39Le rationnel,
10:40c'est effectivement
10:40pouvoir se retourner
10:41vers l'opinion publique
10:42et surtout vers Jean-Luc Mélenchon
10:43en leur disant
10:44on ne censure pas
10:44mais on a obtenu
10:45une taxe à tant
10:46de milliards d'euros.
10:47On a obtenu
10:48tant d'augmentation
10:49du pouvoir d'achat
10:50par exemple
10:50par de la modulation
10:51de la CSG.
10:52Ça c'est une chose
10:53et c'est vrai
10:53qu'ils devront décider
10:54si cette taxe
10:55elle doit être à 3, 4, 5, 8,
10:5610 milliards d'euros
10:57à partir de quand
10:58ils peuvent l'accepter.
10:59Après il y a quelque chose
11:00d'irrationnel
11:01auquel sont confrontés
11:02les parlementaires
11:02c'est la détestation
11:03d'Emmanuel Macron
11:04et l'exaspération
11:05vis-à-vis d'Emmanuel Macron
11:06dont beaucoup nous disent
11:07ça devient complètement irrationnel.
11:08On peut obtenir n'importe quoi.
11:11L'opinion publique
11:12serait très sévère
11:14si on n'usait pas
11:16du pouvoir qu'on a
11:17d'essayer d'accélérer
11:17son départ
11:19parce qu'il y a
11:19semble-t-il sur le terrain
11:20une exaspération telle
11:22que ça va au-delà
11:23de toutes les mesures rationnelles
11:24qu'ils pourraient obtenir
11:26et que beaucoup leur demandent.
11:28Les gens ont bien compris
11:29que échec de Premier ministre
11:33après échec de Premier ministre
11:34la dissolution se rapproche
11:36et que les électeurs
11:37pourraient leur reprocher
11:38de ne pas user du pouvoir
11:40qu'ils ont
11:40pour accélérer
11:41ce qui pourrait conduire
11:43à un délitement
11:44plus important encore
11:45de la Macronie.
11:46Avec un argument
11:47la qu'oppose le Bloc central
11:49et l'exécutif
11:50et d'autres d'ailleurs
11:51à cette pression
11:53qui est réelle
11:54celle que décrit
11:54à l'instant Gilles Brandschein
11:55c'est qu'évidemment
11:55une démission anticipée
11:57par exemple
11:57du Président de la République
11:59a priori
12:00c'est ce que souhaite
12:00et réclame
12:01le Rassemblement National
12:01c'est-à-dire que
12:02ce n'est pas forcément
12:03l'intérêt eux-mêmes
12:03des socialistes d'abord
12:05de la droite aussi
12:06dans la situation actuelle
12:08mais il est possible
12:09parce que
12:10Gilles soulignait
12:11à juste titre
12:12la dimension irrationnelle
12:13aussi qui existe
12:14dans la politique
12:15comme dans toutes les activités
12:15vous savez c'est la fameuse
12:17blague du scorpion
12:18qui est sur le dos de l'éléphant
12:19et qui pique l'éléphant
12:21il ne peut pas s'en empêcher
12:21bon ben les deux coulent
12:22donc il est possible
12:23qu'on finisse
12:25par aboutir
12:26à ce chaos
12:26à ce blocage
12:28qui desservira
12:29y compris
12:29ceux qui l'ont provoqué
12:30juste un dernier point
12:31on évoquait
12:31les éléments politiques
12:32la situation sociale
12:33il y a aussi
12:34les éléments de calendrier
12:35purement institutionnels
12:36de toute façon
12:37Sébastien Lecornu
12:38va devoir presser le pas
12:38puisqu'il va devoir
12:40commencer à transmettre
12:41à partir de la fin
12:42de la semaine prochaine
12:42dès la fin de cette semaine
12:44d'ailleurs
12:45du budget
12:46avant un débat budgétaire
12:47qui de toute façon
12:48doit commencer au plus tard
12:49à l'Assemblée Nationale
12:50je parle sous votre contrôle
12:51Stéphanie Despierre
12:52au plus tard le 13 octobre
12:53et donc au préalable
12:54il faudra une déclaration
12:55de politique générale
12:56il faudra un gouvernement
12:57bref il faudra plein de choses
12:59et il faudra un budget
13:00il va falloir sortir du bois
13:02dans un instant
13:02les élus doivent-ils
13:03montrer l'exemple ?
13:05tout de suite
13:05il est 9h19
13:06et c'est l'info
13:07en une minute
13:07avec Jeanne Mézias
13:08la France ne restera pas inerte
13:11prévient Emmanuel Macron
13:12en cas de représailles
13:13de la part d'Israël
13:14suite à la reconnaissance
13:15d'un état de Palestine
13:16par la France
13:17on a planifié
13:18toutes les options possibles
13:19dit le président
13:20qui assure défendre
13:21un projet de paix
13:22Hong Kong en alerte maximale
13:24face au passage
13:25d'un typhon
13:26déjà 14 personnes sont mortes
13:27et 30 disparus
13:28à Taïwan
13:29suite à la rupture
13:30d'une digue
13:30provoquée par la tempête
13:323 français sur 10
13:33près
13:34à déménager
13:34à cause des risques climatiques
13:36c'est le résultat
13:36d'un sondage
13:37au DOXA
13:38réalisé pour ICI
13:39ex France Bleu
13:4090% des personnes interrogées
13:42estiment
13:42que le changement climatique
13:43a des conséquences
13:44sur leur quotidien
13:45et puis avant la rencontre
13:47de Ligue Europa
13:47de football à Nice
13:48ce soir
13:49102 supporters
13:50de l'AS Roma
13:51identifiés comme des ultra
13:53placés en garde à vue
13:54pour détention d'armes
13:55un important dispositif
13:56de sécurité
13:57avec 200 agents
13:58est mis en place
13:59pour prévenir
13:59tout trouble
14:00à l'ordre public
14:01le coup d'envoi
14:02de la rencontre
14:02entre l'OGC Nice
14:03c'est l'âge
14:14les informés avec
14:15Stéphanie Despierre
14:16journaliste politique à LCP
14:17Gilles Bornstein
14:19présentateur des 4 vérités sur France 2
14:21Sébastien Lecornu à peine arrivé
14:23à beaucoup parler des privilèges
14:25des avantages
14:26il veut réduire les dépenses de communication
14:28réduire les cabinets
14:29mettre fort aux privilèges à vie
14:31des anciens ministres
14:32pourquoi les élus
14:33doivent montrer l'exemple ?
14:35en tout cas c'est ce qu'essaye
14:36d'afficher comme objectif
14:37le Premier ministre
14:38qui fonctionne à l'économie
14:39on le disait
14:39à l'économie de parole notamment
14:41et donc là en l'occurrence
14:42qui cherche aussi
14:42des économies un petit peu partout
14:44vous le disiez
14:45il a annoncé il y a quelques jours
14:46la suppression des avantages
14:47d'IAVI aux ex-premiers ministres
14:49lesquels les avantages
14:50en l'occurrence
14:51notamment en ce qui concerne
14:52la protection en particulier
14:53seront désormais limités
14:54à 10 ans au maximum
14:56il présente une mission
14:59qu'il qualifie
14:59état efficace
15:00pour geler les dépenses
15:01de communication
15:02de l'état
15:03des opérateurs
15:04et agences de l'état
15:05des ministères
15:06jusqu'à la fin de l'année
15:06il affiche aussi
15:08un nouveau cabinet
15:09avec à peu près 25 membres
15:11de moins que son prédécesseur
15:12le cabinet de France à Bayrou
15:14bref
15:15est-ce que tout ça
15:15c'est vraiment de la politique
15:16ou du gadget ?
15:17voici ce qu'on disait
15:17il y a quelques jours
15:18sur ce plateau
15:19Sébastien Chenu
15:20député RN du Nord
15:22et vice-président
15:23du Rassemblement National
15:24à propos justement
15:25de la suppression
15:26des avantages
15:28à vie
15:29des ex-premiers ministres
15:30est-ce que ça va
15:31dans le bon sens
15:32à ses yeux ?
15:33je trouve ça très bien
15:34mais c'est un gadget
15:35oui c'est un gadget
15:36par rapport
15:37au montant total
15:38des économies
15:39que doit faire le pays
15:40et si c'est ça
15:41la rupture de monsieur
15:42Lecornu
15:43ça va être un peu juste
15:44qu'est-ce que vous en pensez
15:45de cette méthode
15:46de Sébastien Lecornu
15:47Stéphanie Despierres ?
15:48alors c'est sûr
15:49que les symboles
15:49ne font pas une politique
15:50mais la politique
15:51a un peu besoin de symboles
15:52et ça Sébastien
15:53Lecornu le sait
15:54c'est vrai que c'est un peu
15:55démagogique ou pas ?
15:56c'est un peu démagogique
15:57on sait que ça ne rapportera
15:58pas grand chose
15:58la suppression des avantages
16:00des anciens ministres
16:00ce qui coûte le plus cher
16:01c'est 3 millions d'euros par an
16:02c'est la protection
16:03donc là il essaye
16:04de la restreindre
16:06mais quand il restreint
16:08par exemple
16:08ils n'auront plus
16:09de chauffeurs à vie
16:10de véhicules à vie
16:11ça si ça permet
16:12d'économiser
16:13quelques dizaines
16:14de milliers d'euros par an
16:15ce sera probablement
16:16le bout du monde
16:17mais Sébastien Lecornu
16:19sait aussi que
16:20même s'il est silencieux
16:21il faut qu'il donne
16:22des signaux
16:22à l'opinion publique
16:23rappelez-vous
16:24il est élu de l'heure
16:24il est élu local
16:25c'est lui qui avait suggéré
16:27l'idée du grand débat
16:28à Emmanuel Macron
16:29au moment de la crise
16:29des Gilets jaunes
16:30donc il sait aussi
16:31l'importance de ces symboles
16:32dans les crises politiques
16:34donc il se dit
16:36que même des petites choses
16:37il faut quand même
16:37donner des petits signaux
16:39à l'opinion publique
16:40même si les politiques
16:41et les journalistes
16:41comme l'a dit
16:42Renaud Delis
16:43s'impatientent un peu
16:43d'avoir des mesures
16:44plus concrètes
16:45et d'ampleur
16:46pour faire un budget
16:47Jules Banjane
16:48c'est malin
16:48c'est des magots
16:49ou les deux ?
16:52totalement des magots
16:53parce qu'effectivement
16:54l'ampleur des déficits
16:55à couvrir est telle
16:56que c'est pas en économisant
16:57100 000 euros par-ci
16:581 million d'euros par-là
16:59qu'on arrivera
17:01à résorber le déficit
17:02par exemple
17:03sur la composition des cabinets
17:04Renaud disait à l'instant
17:05qu'il a voulu un cabinet
17:06modeste
17:07peu nombreux
17:08et en même temps
17:09on se plaint que le budget
17:10n'arrive pas assez vite
17:11mais le budget de la France
17:12ça se fait pas
17:12sur un coin de table
17:13sur du papier comme ça
17:15il faut des gens qui moulinent
17:16il faut des gens
17:16beaucoup de gens
17:17très compétents
17:18qui travaillent
17:19sur le nouveau budget
17:20de la France
17:21donc y compris
17:21pour avoir un budget rapidement
17:23il faut des gens
17:24dans les cabinets ministériels
17:25qui travaillent dessus
17:26donc oui c'est complètement démago
17:27de dire
17:27on va réduire
17:28la population des cabinets
17:30pour autant c'est indispensable
17:31parce que l'état de l'opinion
17:32est totalement exaspéré
17:35toujours par le fait
17:36qu'on nous demande
17:37de participer
17:37à la réduction
17:39d'un déficit
17:40qu'on n'a pas créé
17:40nous français
17:42allons devoir payer
17:43pour rétablir
17:44l'état des finances publiques
17:45alors que ceux
17:46qui en sont responsables
17:46ne payent pas
17:47et ça effectivement
17:48ça autorise
17:49toutes les démagogies
17:50et tous les gouvernants
17:52disent maintenant
17:52même si on sait
17:53qu'il faut des symboles
17:55il faut s'attaquer
17:56à ces symboles là
17:56parce que l'opinion demande
17:58alors il y a un moment
17:58où ça va devoir s'arrêter
17:59quand même
18:00oui parce que là
18:01pardon mais
18:01Sébastien Lecornu
18:02donne un peu le sentiment
18:03qu'il y aurait une urgence
18:04à annoncer toutes affaires
18:05ses centres
18:06fin septembre
18:06qu'on va geler les dépenses
18:07jusqu'à la fin de l'année
18:09geler les dépenses
18:09pour deux mois
18:11ça rapportera quoi
18:1350 millions
18:13c'est ça Renaud Vély
18:14ça illustre
18:15le grand discrédit
18:17qui frappe
18:17l'ensemble
18:18des responsables politiques
18:19pas seulement
18:19ceux de la majorité actuelle
18:21d'ailleurs globalement
18:21c'est aussi un aveu de faiblesse
18:23c'est sans doute
18:24un passage obligé
18:25c'est vrai qu'on l'a dit
18:26c'est une broutille
18:27au regard
18:27de l'ampleur des déficits
18:29après il y a un concours
18:30de démagogie
18:31si j'ose dire
18:31entre les politiques
18:32d'une part
18:33c'est à dire
18:34afficher ce genre d'objectif
18:35c'est très bien
18:36il faut le faire
18:36mais encore une fois
18:37ça n'a pas grande efficacité
18:38ensuite lorsqu'un gouvernement
18:41quel qu'il soit
18:42annonce
18:42qu'il veut justement
18:43tailler dans le vif
18:44et faire des économies
18:44toutes les oppositions
18:46quelles qu'elles soient
18:46réclament davantage de dépenses
18:48et les français eux-mêmes
18:49lorsqu'on leur dit
18:50bah oui mais c'est
18:51l'argent public
18:52c'est l'état
18:52et il faut faire des économies
18:54eux-mêmes
18:54les électeurs aussi
18:56votent plutôt
18:56pour les candidats
18:57qui leur promettent
18:58davantage de dépenses
18:59tous ceux qui ont promis
19:01des budgets
19:03à l'équilibre
19:04et des tailles
19:04des économies
19:06dans les dépenses publiques
19:06ont été battus
19:07et après on reproche
19:08au responsable politique
19:09d'avoir creusé les déficits
19:10il y a quand même
19:11des responsabilités collectives
19:12il ne faut pas non plus
19:13totalement infantiliser
19:14les électeurs
19:14mais encore une fois
19:15c'est un passage obligé
19:16de la part de Sébastien Cornu
19:18mais il ne peut pas aller
19:18bien loin là-dessus
19:20d'ailleurs les mauvais esprits
19:21vous évoquez
19:21le gel des dépenses
19:22de communication
19:23jusqu'à la fin de l'année
19:24noteront que
19:25c'est très bien de le faire
19:27mais il y a deux exceptions
19:28il y en a une qui est
19:29parfaitement compréhensible
19:30les campagnes liées
19:31à la santé publique
19:32elles ne sont pas touchées
19:33elles pourront évidemment
19:34continuer
19:34mais je note aussi
19:35qu'il y avait une autre exception
19:36c'est les campagnes liées
19:37au recrutement
19:38de la fonction publique
19:39et là on touche d'ailleurs
19:41au cœur de l'éventuelle
19:43ou pas nécessité
19:44de limiter ces recrutements
19:45voire de baisser
19:46les déficits de la fonction publique
19:46ça c'est un vrai sujet politique
19:47et on constate que là
19:48il n'y a pas de gel
19:49de dépenses de communication
19:50quant au recrutement
19:51dans la fonction publique
19:53d'ici la fin de l'année
19:53et ça c'est le cœur du sujet
19:55donc on voit bien
19:56qu'effectivement
19:56c'est de l'habillage
19:57sans doute indispensable
19:58mais pas très efficace
20:00Le stade d'exaspération
20:01de l'opinion sur les privilèges
20:02une ministre m'avait raconté
20:03quelque chose
20:04qui n'a pas d'incidence financière
20:05il dit
20:06mais ça paraît
20:07je n'arrivais pas à le croire
20:08ouvrir la porte de sa voiture
20:10dans les déplacements officiels
20:11elle demande
20:12est-ce qu'on n'ouvre pas sa porte
20:14elle dit
20:14les français disent
20:15bah attends moi
20:16j'ouvre la porte de ma voiture
20:16tout seul
20:17personne ne vient m'ouvrir la porte
20:18donc ça devient
20:20totalement irrationnel
20:22et force les politiques
20:23à jongler
20:25entre des choses
20:25qu'ils trouvent eux-mêmes
20:26totalement irrationnelles
20:27c'est pas parce que
20:28quelqu'un vient ouvrir ma porte
20:29et la ferme derrière moi
20:30que je suis une pourrie
20:31mais ils sont obligés
20:34de voir que l'opinion demande ça
20:35mais ça ne veut pas forcément
20:36réconcilier les élus
20:38avec les français
20:38Stéphanie Despierre
20:40c'est un gros sujet
20:40ça risque de ne pas suffire
20:41parce que le vrai sujet derrière
20:43c'est l'efficacité
20:44des services publics
20:45et de la dépense publique
20:46alors Sébastien Lecornu
20:48par exemple a annoncé
20:49sur son premier
20:49seul déplacement
20:50a annoncé
20:51la création de 5000
20:52maisons
20:53de santé
20:54pour favoriser
20:55pour limiter
20:57les déserts médicaux
20:58mais le problème
20:58c'est que ça reste des annonces
20:59et que le problème à l'heure actuelle
21:01c'est que ces maisons de santé
21:02il faut les remplir
21:02avec des médecins
21:03exactement
21:04il faut des moyens
21:05merci beaucoup les informés
21:06merci Stéphanie Despierre
21:07journaliste politique à LCP
21:09merci Gilles Brandstein
21:10présentateur des 4 vérités
21:12sur France 2
21:13Renaud on se retrouve demain
21:14à demain Agathe
21:15à demain
21:15et vous retrouvez les informés
21:17à 20h ce soir
21:17avec Victor Maté
21:19comme tous les jours
21:20merci Gilles Brandstein
21:21merci Gilles Brandstein
21:25et puis
21:43merci Gilles Brandstein
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