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  • il y a 2 jours
Ce vendredi 14 août, Julien Marion, journaliste BFM Business, Thierry Gautier, directeur général de GSD Gestion, et Gilles Santacreu, trader algorithmique et administrateur du site Boursikoter.com, ont débriefé la séance du jour, dans l'émission BFM Bourse présentée par Aude Kersulec. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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00:03BFM Business, vos placements, nos conseils, BFM Bourse, Aude Kersulek.
00:0917h30 sur BFM Business, bonjour, bienvenue, on est ensemble pendant une heure.
00:13D'abord de la bourse et les actus qui font bouger le marché.
00:17Alors cette semaine on s'est quand même bien calmés au niveau des records qu'on n'a pas eu
00:21à Paris.
00:23Le S&P avait inscrit hier un plus haut en séance et en clôture.
00:27Mais ça se retourne aujourd'hui sur les marchés américains.
00:30On a le CAC 40 également qui est en baisse, moins 0,11%.
00:33On devrait donc clôturer en rouge pour la quatrième fois cette semaine.
00:37Le bilan d'ailleurs a confirmé dans quelques minutes, le bilan de la semaine ce serait moins 0,9%.
00:43On va parler aujourd'hui dans cette demi-heure de Valneva.
00:46Alors les résultats, la publication c'était hier, ça n'a pas fait grand chose sur le titre.
00:50Aujourd'hui on prend 22% en ce moment à la faveur d'une actualité sur le vaccin contre la
00:57maladie de Lyme.
00:59Ça anime franchement cette côte parisienne.
01:02Aujourd'hui on viendra aussi sur la semaine maussade du luxe tiens et puis les actualités américaines.
01:08La consommation américaine qui se maintient et les taux d'emprunt pour les adjudications qui grimpent.
01:15J'ai le plaisir d'accueillir en plateau Thierry Gauthier, président, directeur général de GSD et gestion.
01:20Bonjour.
01:21Bonsoir Rode.
01:22Et puis Julien Marion.
01:23Bonjour Rode.
01:23Je vais rester chez BFM Bourse.
01:25Bien sûr on vous retrouve en longueur le vendredi.
01:27On commence, on a quelques minutes avant la clôture et donc je le disais, la valeur qui anime la côte
01:32parisienne c'est Valneva.
01:35Plus 22% en ce moment.
01:37On commentait hier la publication qui est en fait très secondaire face à cette actualité du jour, Julien,
01:42qui concerne le vaccin co-développé avec Pfizer contre la maladie de Lyme.
01:47L'agence européenne du médicament a accepté pour revue la demande d'autorisation de mise sur le marché.
01:53Étape importante, nécessaire mais pas encore décisive.
01:56On en est où ?
01:57Quand même.
01:58Il y a quand même, enfin c'est Schiffel qui nous dit que sur le dossier Valneva vous avez quand
02:01même un certain manque de visibilité
02:02comme dans beaucoup de biotech, on ne va pas se mentir.
02:05Même si eux ils ont déjà pas mal de produits qui sont commercialisés.
02:08Il faut quand même le souligner.
02:09Mais la maladie de Lyme, c'est la clé de la valorisation en bourse de Valneva.
02:14Et si on se rappelle bien, il y avait un essai de phase 3.
02:18Donc l'essai un peu structurant sur lequel va d'ailleurs s'appuyer l'agence des médicaments
02:23pour évaluer, pour donner le feu vert ou non à la commercialisation du vaccin.
02:28Cet essai de phase 3, je le rappelle, c'était moins 39% lors de la publication.
02:33Parce qu'il y avait un peu d'exagération du marché à ce moment-là, mais des inquiétudes sur un
02:38critère qui n'avait pas été respecté sur l'intervalle de confiance.
02:41Pas sur l'efficacité du vaccin, mais sur l'intervalle de confiance, sur le côté de la pertinence statistique.
02:46Le fait que l'agence européenne du médicament dise « ok, on examine », ça envoie quand même un signal
02:52de confiance très important sur l'action.
02:54Et on peut spéculer, c'est ce que fait en tout cas Stifle, sur le fait que la FDA, donc
02:59l'agence américaine du médicament, fasse la même chose.
03:02On peut.
03:04Moi, personnellement, c'est un avis que je donne, il faut quand même avoir en tête que les autorités sanitaires
03:09américaines,
03:11actuellement sur la vaccination, ça ne va pas.
03:13Vous avez écouté Trump il y a deux jours ?
03:14Évidemment, il a réduit le nombre de vaccinations obligatoires pour les enfants.
03:18Thierry, le potentiel de ce vaccin, les marchés potentiels pour cette maladie provoquée par l'éthique, c'est quoi ?
03:27C'est un marché qui est assez énorme et les analystes estiment que ça peut faire 3 milliards de chiffre
03:33d'affaires
03:33si le marché, on a atteint un taux de pénétration de 4%.
03:37Ce qui pourrait faire des revenus pour Valneva, qui est en partenariat avec Pfizer sur ce vaccin contre la maladie
03:44de Lyme,
03:46des revenus autour de 600 millions d'euros.
03:48Donc, quand on les compare aux revenus qui ont été publiés hier, qui avaient un peu déçu de 65 millions
03:54d'euros sur le premier semestre,
03:57ça peut être 10 fois les revenus du premier semestre.
04:02Donc, c'est complètement structurant pour la société, évidemment.
04:07Et si on veut se mouiller un petit peu, pour nous, Valneva, c'est un peu la seule biotech investissable.
04:14Pourquoi ? Parce que la biotech, si on n'est pas extrêmement expert, c'est très compliqué d'y aller,
04:19c'est très volatile, très risqué.
04:21Et celle-là, elle est aussi un peu risquée, mais elle est un peu moins que les autres.
04:25Et voilà, c'est plutôt des bonnes nouvelles que l'agence.
04:28Et justement, pourquoi, si c'est co-développé avec Pfizer, pourquoi préférer la biotech, qui est donc un risque quand
04:34même plus important,
04:35et Valneva, et pas Pfizer qui va commercialiser et distribuer un vaccin ?
04:39Alors après, ce n'est pas les mêmes échelles, surtout.
04:42C'est que le chiffre d'affaires additionnel apporté par ce vaccin-là sur Pfizer,
04:50j'ai envie de dire que ce n'est pas négligeable, mais en tout cas,
04:54ce n'est pas le même levier que sur une structure comme Valneva,
04:58qui aujourd'hui ne vend que pour 150 ou 200 millions d'euros par an de vaccins contre le chikungunya.
05:06Donc voilà, c'est juste que ce n'est pas la même échelle de société, et pour Valneva, c'est
05:10vraiment majeur.
05:11Oui, Julien ?
05:12Je vais faire une question à Thierry, parce que vous dites, Thierry,
05:14que c'est la seule biotech sur laquelle vous estimez qu'elle est parvenue à maturité, à Bivax, par exemple,
05:19qui a pour le coup eu des succès cliniques assez retentissants et qui a quand même un parcours.
05:23Oui, c'est vrai qu'à Bivax, on aurait pu la citer aussi parmi les moins risquées des biotechs,
05:30mais on n'est pas complètement à l'aise avec toutes les publications et les connaissances sur leurs activités.
05:39Valneva, c'est pour nous la plus mûre.
05:42D'accord.
05:42A Bivax, tiens, qui fait moins 2,9% en ce moment, Valneva, toujours en hausse, c'est le fixing
05:49de la Bourse de Paris.
05:50Il est 17h36, on voit la clôture de la Bourse de Paris, donc encore une fois dans le rouge ce
05:58vendredi, 8 636 points.
06:01Alors, c'est vrai que c'est rouge aussi sur les marchés américains qui se sont retournés après les nouveaux
06:05records hier du S&P 500.
06:08C'est rouge aussi du côté des autres marchés européens pour Londres.
06:13Tiens, seul DAX, le DAX 40 à Francfort est dans le vert, plus 0,47%.
06:19Alors, à Paris, qu'est-ce qui a fait descendre notre indice ?
06:23Eh bien, c'était toutes les valeurs d'ailleurs qui étaient à la hausse hier.
06:25C'était Microélectronis qui perd 2%.
06:27Monsieur Engie, Danone ou encore Sanofi, Kering, le luxe, on va en parler dans un instant, Kering qui perd 1%.
06:33À la hausse, Dassault Systèmes, Capgemini qui prennent tout de même entre 2 et 3% et Publicis et Airbus.
06:40Et donc, les marchés américains en ce moment, ça baisse.
06:44Moins 0,5% pour le Nasdaq, moins 0,19% pour le Dow Jones.
06:52Allez, tout de suite, on refait la séance.
06:55BFM Bourse, on refait la séance.
06:59D'abord, un point technique avec vous, Gilles Santacreux.
07:02Merci d'être avec nous, vous êtes en ligne avec nous.
07:05Administrateur du site boursicoté.com, un point sur les volumes.
07:09Ils ont l'air moins importants que ces derniers jours.
07:11Alors, évidemment, on est en plein milieu du mois d'août, mais tout de même sur le CAC 40.
07:16Moi, je vois qu'on ne dépasse pas les 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires sur le CAC
07:2140.
07:21Qu'est-ce que vous voyez, vous ?
07:23Oui, j'ai ces chiffres aussi, c'est-à-dire qu'on est entre 2,5 milliards et 3 milliards.
07:27Donc, c'est très très faible, puisque précédemment, on tournait grossièrement autour des 4 milliards.
07:32Ce que ça nous indique, c'est que la phase de consolidation que nous avons eue cette semaine,
07:36eh bien, elle n'est pas nourrie par une conviction forte.
07:38Donc, ça, je dirais que c'est plutôt rassurant pour la suite.
07:40Il fallait surveiller cette semaine la zone des 8 640 points.
07:44Il nous a fallu toute la semaine pour venir consolider sur cette zone.
07:47Donc là aussi, ça veut dire que le momentum baissier qui a existé cette semaine, il est relativement faible.
07:52Donc, voilà, on a une phase, je dirais, d'attente au niveau du CAC 40.
07:57Alors, on a été aussi un petit peu aidé à la baisse par les grosses pondérations du CAC 40,
08:03puisque si on regarde encore ce qui se passe aujourd'hui, on a LVMH, L'Oréal, Schneider Electric et Hermès
08:09qui sont dans le rouge.
08:09Ça n'aide pas lorsque l'on sait que ce sont quatre grosses pondérations du CAC 40.
08:14Même si Total et Airbus sont légèrement dans le vert, eh bien, ça ne parvient pas à compenser.
08:19Donc, on a un petit peu été, notamment, on peut le comparer lorsque l'on regarde le DAX.
08:23On a été un petit peu, justement, plombé par, justement, cette pondération qui existe sur le CAC 40,
08:30qui est différente sur l'indice allemand.
08:31Et cela nous indique, eh bien, que cette phase de consolidation, elle ne remet absolument pas en cause la dynamique
08:37en cours.
08:38Donc, comme je vous l'indiquais, on est venu tester 8 640 points.
08:41Il faudrait qu'on revienne sous 8 560 points pour commencer à avoir des signaux négatifs un peu plus forts.
08:48Donc, grossièrement, pour la semaine prochaine, on reste effectivement dans une phase, dans une tendance globale qui reste positive.
08:54Et naturellement, si on venait retester cette zone de résistance des 8 740 points, eh bien, on pourrait repartir à
09:01la hausse.
09:01On a une configuration technique qui est tout à fait dans ce sens, en termes de tendance de fond,
09:06avec donc cette phase de consolidation qui est assez faible en termes de conviction.
09:10Merci, Gilles. Vous avez parlé des valeurs du luxe, évidemment, à la baisse aujourd'hui.
09:14On va revenir, justement, sur ce secteur parce que, oui, c'est Kering perd 1% aujourd'hui, 0,3
09:20% pour LVMH.
09:22Sur la semaine, c'est tout de même des replis importants.
09:24LVMH perd 4%. C'est 6%, moins 6% pour Kering.
09:30On parle, en fait, de cette note sectorielle publiée par Deutsche Bank cette semaine.
09:34Thierry, est-ce qu'au regard des publications semestrielles,
09:37donc là, les publications qui ont eu lieu forcément ces dernières semaines,
09:41vous considérez que le secteur a commencé à rebondir ? Commencé ?
09:44Alors, il avait commencé jusqu'à cette note de Deutsche Bank, d'ailleurs,
09:50qui a fait un petit peu refluer les cours.
09:52Mais oui, il avait commencé à remonter. Pourquoi ?
09:55Parce qu'on commençait à réatteindre des niveaux de valorisation
09:59qui devenaient un peu plus attractifs.
10:01Et puis, on commençait à voir la croissance des ventes un petit peu,
10:06enfin, la décroissante, en tout cas, s'infléchir.
10:08Et la croissance commençait à revenir.
10:11Donc, voilà, quand on avait des titres comme LVMH,
10:14qui est écrit...
10:15Tout le luxe est très en baisse depuis le début de l'année.
10:18Or, Miquering, qui est K-10, mais qui est la meilleure d'entre elles,
10:22puisque LVMH, c'est moins 25, Hermès, c'est moins 25 aussi.
10:26Donc, elles avaient beaucoup, beaucoup de retard, ces sociétés-là.
10:30Et elles ont fait des publications semestrielles
10:31qui étaient plutôt correctes.
10:33Et c'est encore la Chine qui pose question, évidemment.
10:35La Chine continue à poser question, mais les États-Unis étaient très forts.
10:39Et puis, sur la partie art-luxury, c'était vraiment bon.
10:44Donc, il y avait quand même des motifs de satisfaction.
10:46Et ça commençait à rebondir.
10:49On trouvait qu'il y avait des bonnes raisons pour le faire.
10:52Et puis, voilà, il y a eu cette note de Deutsche Bank.
10:53Alors, je crois qu'elle a été très bien analysée par notre ami Julien.
10:56Oui, justement, Julien.
10:58Quels enseignements vous en avez-tu ?
10:59J'aime bien quand Thierry parle, parce que ça montre ce qui retient les articles.
11:03Donc, j'ai presque envie de vous laisser parler, Thierry.
11:05Oui, mais voilà.
11:07La conclusion de Deutsche Bank, c'est un petit peu que Kering,
11:10sur ces niveaux de valorisation-là, c'est bien valorisé.
11:14C'est un relevé d'objectifs sur Kering.
11:17Oui, mais ils venaient très bas.
11:19Donc, ils ne sont pas forcément très acheteurs dessus.
11:21Et puis, après, ils sont assez acheteurs, finalement, d'Hermes et de LVMH,
11:26avec une petite préférence pour Hermes.
11:29Nous, on est plutôt d'accord avec Deutsche Bank dans l'ensemble,
11:32sauf que notre préférence, ce serait plus pour LVMH que pour Hermes.
11:36Mais donc, voilà, ce n'est pas un rapport qui est autant alarmant que ça.
11:41Non, mais alors, en fait, ce qu'il faut voir, je pense,
11:44et il faut regarder ce qu'ils disent sur LVMH.
11:46Pourquoi ? Parce que LVMH, c'est le grand baromètre du secteur du luxe.
11:49Pour une raison simple, c'est que LVMH, vous avez tout le luxe dans LVMH.
11:52Vous avez le art luxury avec Bulgari et Tiffany's,
11:55la mode et maroquinerie, les spiritueux, la distribution spécialisée,
11:58l'horlogerie, et j'en ai oublié, je m'en excuse.
12:03Mais LVMH est souvent considéré comme le groupe qui donne un peu le la pour l'ensemble du secteur.
12:07Et quand vous regardez ce que dit Deutsche Bank sur LVMH,
12:10c'est un petit peu, je ne vais pas dire que c'est inquiétant,
12:11mais ils ont quand même un constat où, après le deuxième trimestre,
12:14ils sont quand même moins optimistes sur le redressement du groupe.
12:17Parce qu'ils expliquent qu'en fait, il y a des pressions sur la clientèle aspirationnelle.
12:21Et surtout, on a un problème sur la Chine, en fait, qui ne repart pas assez vite.
12:25Et quelque chose qui ne s'est pas les seuls à dire ça,
12:28c'est qu'il semblerait que la Chine, la demande de luxe en Chine,
12:30soit de plus en plus tirée par des événements,
12:33par la capacité à créer de l'événement.
12:35Ce qui n'est pas forcément quelque chose d'ultra rassurant.
12:38Donc voilà, avec en plus des pressions macroéconomiques qui persistent.
12:42Ils restent à l'achat sur LVMH parce qu'ils croient quand même à un redressement plus tardif,
12:46peut-être moins spectaculaire, et aussi pour des questions de valorisation.
12:49Mais ça, c'est quand même une nuance globale, en fait.
12:51Parce qu'ils conservent en effet un objectif de cours,
12:54bien qu'ils l'aient rabaissé, il était à 600 euros,
12:56ils l'ont rabaissé à 590 euros.
12:58Quand on sait que la clôture ce soir, ça doit être autour de 450 ou 460 euros,
13:02ça laisse quand même une fenêtre de 25 ou 30% de hausse sur le titre LVMH.
13:07Donc c'est presque une des valeurs, malgré le discours,
13:11qui est en effet celui que vient de rappeler Julien.
13:14Malgré ce discours-là, c'est une des valeurs du luxe
13:17sur laquelle ils conservent le plus d'upside.
13:19Mais moi, ce qui m'a étonné, c'est l'abaissement d'objectifs sur Hermès,
13:23moins 17%, on en est passé à 1920 euros.
13:25Alors 2320, c'était peut-être très élevé pour l'objectif visé.
13:30Mais quand même, là, la correction est assez importante.
13:32C'est ça, mais déjà, qu'est-ce qui s'est passé avec Hermès ?
13:34Parce que Hermès, vous avez dit...
13:37La croissance est un peu... 6% de croissance, mais ça reste en panne pour...
13:41Non, mais en fait, il semblerait qu'il y ait deux choses qui aient joué dans la publication.
13:44Parce que, contrairement au premier trimestre,
13:46où ils se sont pris une claque parce qu'ils avaient raté les attentes,
13:49au deuxième trimestre, la croissance, elle était en ligne avec les attentes.
13:52Alors, pour Hermès, en ligne, ça peut faire moins de moins de trois.
13:54On était habitués à deux chiffres, et là, on a eu que ça.
13:56Oui, mais le marché était prévenu.
13:58Il y a eu pas mal de... Ils font des cons, on a demandé ces résultats, ces gens.
14:02Donc, le marché savait qu'on serait assis.
14:03Ce qui a fait mal au titre, a priori, c'est l'absence de l'accélération en Chine,
14:07parce qu'il n'y a pas eu d'accélération, en tout cas pas franche, a priori.
14:10Et une deuxième chose, c'est que la direction, en fait,
14:12une phrase qui a été très mal comprise par le marché, c'est justement,
14:15ils vous disent, dans l'argument de croissance,
14:17il y a 5-6%, entre 4 et 6% des prix, et 6% des volumes.
14:21C'est comme ça que ça fonctionne dans la maroquinerie, chez Hermès.
14:23C'est que la maroquinerie.
14:24Ça, c'est l'idée qui dégage depuis plusieurs trimestres.
14:27Lors de la conf, ils ont dit, les 6% des volumes,
14:30il faut le comprendre non pas en unité, en unité de sac,
14:33par exemple, en nombre de sacs faits, mais en heure de production.
14:35Parce que faire un sac en crocodile,
14:37c'est pas la même chose que de faire un sac tout court,
14:39c'est pas la même chose de faire un petit sac, un grand sac,
14:41donc il faut comprendre ça en heure de production.
14:43Et ça, cette communication, elle n'a pas été bien comprise par le marché.
14:46Ils ont cru un abaissement.
14:47Les analystes, eux, ils nuancent, ils disent,
14:49si, c'est intelligent, c'est normal qu'ils résonnent comme ça.
14:52Vous mettez avec quelle idée, par exemple, sur la marge ?
14:54Parce qu'effectivement, vendre un sac en crocodile,
14:57c'est pas la même chose que vendre un sac en cuir classique.
15:00C'est surtout que, si vous voulez,
15:02ce que voulait dire à ce moment-là le gérant,
15:05Axel Dumas,
15:06c'est qu'on peut pas faire une règle de 3 si simple que ça.
15:09C'est ça qu'il voulait dire.
15:10C'était pas forcément que c'était moins bien.
15:12Et globalement, c'est certain que ça brouille un petit peu le message
15:14sur les marches, et puis, du coup, le marché n'aime pas trop ça.
15:18Après, sur les analystes, il faut bien avoir aussi en tête
15:21qu'ils sont assez coutumiers du fait.
15:23C'est-à-dire que quand ils commencent à avoir des valeurs
15:25qui ont beaucoup baissé,
15:26ou même beaucoup monté,
15:27et que leurs objectifs de cours sont très, très loin de l'actualité,
15:32ils révisent juste pour être un petit peu plus consensuels.
15:36Mais c'est pas toujours très fair-play,
15:40mais c'est de bonnes guerres, ça s'est toujours fait comme ça.
15:42Si je puis me permettre,
15:43juste parce que là, on parle des avis d'analyse,
15:45c'est toujours un débat.
15:46Hier, il y a une note de City qui a été publiée hier soir sur LVMH.
15:49Eux, ils sont optimistes.
15:50Ils vous disent que le premier semestre,
15:51ça montre qu'il y a un point d'inflexion sur LVMH.
15:53Eh bien, il y aura encore de longs débats sur le luxe.
15:56Et c'est tant mieux, on va passer aux États-Unis,
15:57parce qu'il y a quand même cet indicateur
15:59qui a peut-être un peu surpris cet après-midi.
16:00La plus forte baisse des ventes au détail.
16:02Et c'est pour ça, d'ailleurs, que les marchés se sont retournés dans le rouge.
16:07Ces ventes au détail qui ont reculé de 0,6% en juillet.
16:12Qu'est-ce que ça nous dit, là aussi, de la consommation américaine
16:15qu'on pensait toujours encore très bonne, Julien ?
16:19C'est assez surprenant, cet indicateur.
16:22Ça a surpris les marchés, en le moment.
16:23Oui, enfin, après, moi, j'ai pas l'impression.
16:25Le marché, il a eu deux, entre guillemets, mauvaises surprises.
16:29Celle-là, plus une indication dont on parlera.
16:32Mais il n'y a pas eu un effet des mesuréments volcaniques sur le marché.
16:37La baisse, normalement, si vous avez des...
16:39Il ne se passe pas grand-chose.
16:40Et c'est vrai que quand il se passe quelque chose,
16:41là, on ne le prend pas non plus.
16:43Ça reste quand même une baisse de 0,5%.
16:45Sur la semaine, on ne fait pas grand-chose sur les marchés américains.
16:47Voilà.
16:48Alors que je crois que, finalement, les ventes de l'État,
16:50sur un mois, c'est en baisse de 0,6%.
16:52Quand on attendait une légère hausse, 0,1-0,2, c'est ça, Thierry ?
16:54On attendait plus 0,5%.
16:56Elles sont sorties à moins 0,1%.
16:58Et puis, quelques heures avant, il y avait...
16:59C'est la mauvaise surprise du vendredi, comme l'indice de confiance du Michigan,
17:02aussi, qui est ressorti un petit peu moins fort qu'attendu.
17:06Mais j'ai envie de dire que, sur ça...
17:07Alors, c'est vrai que, temporairement,
17:08c'est des chiffres et de la consommation un peu moins bonnes.
17:11Ça fait un petit peu baisser les marchés, peut-être à court terme.
17:13Mais à moyen terme, c'est peut-être pas si mauvais,
17:15parce que c'est presque de la bad news qui serait good news,
17:19parce que ça peut peut-être inviter les banquiers centraux
17:23à se dire que, peut-être que de remonter les taux,
17:26ça pourrait ralentir davantage la machine économique.
17:29Et que, finalement, on n'a peut-être pas trop intérêt à le faire.
17:31Et d'autant plus que les deux chiffres qui s'étaient sortis les jours précédents,
17:35le CDI et le PIPIA, et sur l'inflation,
17:37qui étaient, du coup, pour le coup, un peu meilleurs qu'attendus,
17:40parce qu'ils étaient moins inflationnistes que ce qu'on pouvait penser,
17:44ça avait déjà permis de faire reculer les anticipations de hausses des taux,
17:50qui sont nettement moins certaines que ce qu'elles pouvaient l'être il y a quelques semaines.
17:54Et donc, ça, ça va un petit peu dans le même sens.
17:56Et finalement, ce qui est une mauvaise nouvelle ponctuelle sur la consommation,
18:01ça sera peut-être une bonne nouvelle demain pour reculer ou repousser
18:05ou ne pas remonter les taux pour la Fed.
18:09Oui, on verra sur les anticipations de hausses de taux.
18:12On aura, en tout cas, la semaine prochaine,
18:14les publications de Walmart et Target.
18:16Ce sera sur le deuxième trimestre,
18:18donc ça ne prendra pas en compte le mois de juillet.
18:21Mais là, ça nous donnera aussi en état des lieux du consommateur américain,
18:26sachant que ça peut être des valeurs assez volatiles.
18:29Le jour de leur publication,
18:30Walmart en mai avait perdu 7,7%.
18:33Qu'est-ce qu'on attend là aussi ?
18:36C'est quand même des gros morceaux qu'on regarde forcément en tant que gérant.
18:39C'est certain, c'est des mastodontes qui donnent un petit peu l'état de confiance
18:44et d'envie de consommer du consommateur américain
18:47qui est toujours au centre de cette économie américaine.
18:51Il n'y a pas d'attente particulière sur ces sociétés-là.
18:55Il y a déjà 90% des sociétés américaines qui ont publié leurs résultats
19:00et 86% d'entre elles, c'est un record, on n'a jamais vu ça,
19:06ont publié des bénéfices supérieurs à ce qu'on attendait d'eux.
19:10Donc voilà, est-ce que Walmart, Target, ça sera un petit peu du même acabit ?
19:16C'est possible, mais c'est moins certain que sur la tech américaine.
19:22Il y aura sûrement moins de surprises.
19:23Donc on n'attend pas de mouvements majeurs liés à ces publications.
19:27Oui, Walmart, c'est quand même le gros morceau qui reste.
19:29Parce que si vous regardez, elle est quand même dans le top 25, top 20
19:31des plus grosses capitalisations boursières du monde.
19:34Alors en gros morceau, il restera fin août Nvidia.
19:36Nvidia, bien sûr, le 26 août.
19:38Mais ce ne sera pas la semaine prochaine.
19:40Mais c'est encore après.
19:40Les deux grands rendez-vous qui restent, c'est-à-dire Jackson Hole à Nvidia,
19:43c'est durant deux semaines.
19:45Reddit, le réseau social qui rentre dans le S&P 500, Reddit qui bondit en ce moment.
19:51Alors justement, qu'est-ce que ça change pour une valeur comme ça
19:53de faire son intégration dans un si gros indice,
19:55ce qui lui donne aussi beaucoup d'importance d'être ensuite intégré ?
20:00Il y a toute la gestion passive qui va forcément booster le titre.
20:03C'est exactement ça.
20:04C'est-à-dire, en fait, quand vous regardez la gestion passive, les actifs en gestion passive,
20:07ils ont, je crois que c'était il y a deux ans, si je fais la bêtise,
20:09ils ont surpassé les fonds en gestion active.
20:12Et il faut savoir que les Américains sont beaucoup plus investis que nous en actions.
20:18Donc la gestion passive là-bas, alors ce n'est pas le cas, là on parle du S&P 500,
20:22mais il y a un truc qui s'appelle le QQQ, qui est un ETF qui réplique le Nasdaq,
20:25les ménages américains, je ne vais pas dire qu'ils l'ont tous, mais beaucoup l'ont.
20:28Donc la gestion passive, c'est très important.
20:30Et donc une société comme Reddit, qui essaye de convaincre le marché,
20:33parce que si vous regardez Reddit, ils ne font pas un parcours boursier magnifique.
20:37Aujourd'hui, plus 14%.
20:38Aujourd'hui, bien sûr.
20:38Mais à la faveur, évidemment, de cette intégration dans la société.
20:41Mais si vous regardez sur un an, deux ans, ce n'est pas dingue Reddit.
20:42Je rappelle, Reddit s'est introduit en bourse en 2024, c'est assez récent,
20:45et ça fait une croissance assez incroyable.
20:47Je crois que c'est huit trimestres de croissance supérieure à 60%,
20:49et malgré ça, ça ne marche pas.
20:51Pourquoi ? Parce que ça reste un réseau social, ça a besoin de faire ses preuves,
20:53et les investisseurs, eux, ils veulent que Reddit noue plus de partenariats dans l'IA,
20:57parce qu'ils s'inquiètent de la pérennité du modèle.
21:00Et donc, ça va leur faire un bien fou en bourse, c'est inclus dans la S&P 500,
21:04parce que les particuliers vont donc être investis via les ETF.
21:07C'est ça l'histoire.
21:08Et justement, on va voir quel signal technique ça débloque avec vous.
21:12Gilles Santacruz, vous avez regardé le cours de cette action.
21:14Qu'est-ce que vous avez à nous dire ?
21:16Alors, Reddit, c'est assez intéressant,
21:18puisqu'on avait tout de même une dynamique haussière
21:21qui était portée par un support oblique relativement bien dessiné,
21:24donc depuis la fin du mois de mars.
21:26Et puis, le 31 juillet, on avait eu ce gros gap baissier
21:29qui avait ramené Reddit sur la zone des 140 dollars,
21:32et puis on s'était stabilisé entre 140 et 160 grossièrement.
21:36Et avec le gap que l'on a aujourd'hui,
21:38on revient justement sur cette tendance que l'on avait quittée,
21:42en inscrivant là aussi un gap haussier.
21:44Donc, on a une configuration en îlot de renversement,
21:46qui est une figure chartiste assez intéressante,
21:49puisqu'elle nous relance une dynamique haussière.
21:51On a une configuration technique qui n'est pas du tout excessive,
21:55ce qui veut dire que cette dynamique, elle peut reprendre.
21:58Et donc, c'est un signal assez positif, au final, sur ce titre,
22:03qui colle bien avec la tendance de fond qui est relativement haussière.
22:08Donc, grossièrement, on pourrait viser comme objectif
22:10un retour sur la zone de résistance des 206 dollars assez rapidement.
22:14Merci, Gilles.
22:14On parlait de gestion passive.
22:16J'ai une question pour vous, messieurs.
22:18Imaginez qu'un investisseur ne doit prendre qu'un seul ETF américain.
22:23Est-ce qu'il doit choisir le S&P 500 ou le Nasdaq 100 ?
22:26Alors, je sais que vous allez me dire, Julien,
22:28que le S&P 500 est aussi très exposé à la tech,
22:31puisqu'il est pondéré à la marque de cap.
22:34Donc, évidemment, les grosses capi, c'est de la tech.
22:36Mais, Thierry, qu'est-ce que vous me diriez ?
22:38Après, ce sera Julien.
22:40Allez, s'il n'en fallait qu'un seul,
22:42je dirais plutôt celui du S&P 500,
22:44parce qu'en tant que bon gestionnaire de patrimoine,
22:47de père de famille,
22:49on a envie d'être le plus diversifié possible.
22:52Donc, le S&P 500, évidemment,
22:54vous avez tous les secteurs à l'intérieur
22:56qui sont représentatifs de l'économie américaine.
22:59La tech pèse déjà bien fort dedans.
23:02Donc, voilà, le S&P 500 versus le Nasdaq
23:08qui est full tech et full tech avec 5 ou 6 valeurs
23:13qui représentent 40% de l'indice.
23:16Voilà, en bon père de famille,
23:18je serais plutôt partant pour le S&P 500.
23:20Et vous, Julien, le S&P 500, le Nasdaq,
23:23est-ce que, le S&P 500, on est diversifié,
23:26mais est-ce qu'on ne rate pas une petite partie de la hausse quand même ?
23:28Le Nasdaq est à plus 15 depuis le début de l'année.
23:30Julien, juste le propos de dire que le Nasdaq,
23:33il est full tech.
23:34Des boîtes comme Hasbro,
23:35et dernièrement, on parlait de Walmart avant,
23:37mais ils se sont déplacés sur le Nasdaq.
23:39En fait, il y a pas mal d'entreprises
23:40qui cherchent à se donner une coloration tech
23:41alors que ce ne sont pas forcément des boîtes de tech
23:43qui migrent de l'un vers l'autre.
23:44Donc, aujourd'hui, je vous dis,
23:46Hasbro, qui est un fabricant de jouets...
23:47Donc, Nasdaq, on n'est pas full tech.
23:49Il n'y a pas...
23:49Ça dépend quel indice vous prenez.
23:51Nasdaq, il y a le composite,
23:52il y a le Nasdaq 100,
23:53il faut aussi voir ça.
23:54Juste pour répondre à votre question,
23:55en fait, ça dépend de ce que vous voulez faire.
23:56En fait, Thierry a raison.
23:57Si vous investissez, en fait,
23:58dans la gestion passive
23:59et c'est que vous voulez diversifier,
24:00avoir quelque chose,
24:01et à ce moment-là, c'est le S&P 500.
24:02Mais si vous voulez prendre un peu plus de risques
24:04et être sur quelque chose de plus volatile,
24:05il est clair que le Nasdaq composite,
24:07si vous voulez donner plus de performance
24:08et que vous avez une conviction
24:09plus importante sur la tech,
24:11c'est ce qu'il faut faire.
24:12Parce que vous aurez une plus grande sensibilité au taux
24:13et aux valeurs tech qui aujourd'hui...
24:15Enfin, regardez la clôture d'aujourd'hui
24:17sur le CAC 40.
24:18Regardez-là.
24:19Négative, ouais.
24:19Regardez-là.
24:20Qui sont les plus fortes baisses ?
24:21Qui sont les plus fortes hausses ?
24:21Les plus fortes baisses,
24:22c'est les gagnants de l'IA,
24:24donc Soitech, STMicro.
24:25Soitech n'est pas sur CAC 40,
24:26mais qu'importe.
24:27Et les valeurs défensives.
24:28Parce qu'aujourd'hui, on en parle...
24:29NG, c'est une valeur défensive.
24:32Et les gagnants, en fait,
24:33c'est des boîtes qui ont été malmenées par la tech.
24:36Dassault Systèmes, Publicis, Capgemini.
24:39On va parler quand même...
24:40On a vu ça sur l'adjudication américaine
24:43qui s'est passée hier.
24:45Sur le 30 ans,
24:46le taux à laquelle cette adjudication s'est faite,
24:515,22%.
24:52C'est un taux qui est le plus élevé depuis 2001.
24:57La demande, à cela dit, était au rendez-vous.
24:59Mais qu'est-ce que ça nous dit des futures adjudications ?
25:02Les États-Unis empruntent de plus en plus cher.
25:05Oui, c'est certain.
25:07C'est le gros sujet, d'ailleurs, de cet été.
25:09Parce que sur les marchés d'action, tout va bien.
25:11La volatilité est au minimum
25:13avec l'indice VIX qui est en dessous de 14.
25:15Et puis les indices américains d'action européens
25:19battent des records, etc.
25:20Et la volatilité, elle est sur les obliques.
25:23Pourquoi ? Parce que les budgets des États
25:27sont compliqués à tenir.
25:29Il y a beaucoup d'adjudications.
25:30On sort d'une semaine chargée.
25:31Aux États-Unis, il y a eu 125 milliards d'adjudications,
25:35toute maturité confondue.
25:37Oui, parce que normalement, les États-Unis
25:38essaient d'emprunter à plus court terme, en fait.
25:40C'est ça aussi.
25:40Alors, il y a eu des tranches sur le...
25:43Il y a eu 25 milliards sur le 30 ans,
25:45qui est la tranche que vous évoquez.
25:47Mais il y a eu 58 milliards à 3 ans aussi, cette semaine.
25:50Et puis il y a eu 42 milliards à 10 ans.
25:52Donc voilà, ils ont un programme
25:53qui est connu de longue date
25:55et puis qui se fait de façon régulière.
25:58Mais là, oui, la courbe des taux,
26:00elle s'est drôlement pontifiée.
26:02Les taux longs ont beaucoup monté.
26:07On le disait.
26:08Alors peut-être qu'avec ces sujets de consommation
26:10qui ralentit un petit peu,
26:14de CPI, de PPI,
26:15qui montrent des signes d'inflexion,
26:18ça va peut-être faire du bien à cette courbe des taux.
26:20Elle en a besoin parce que, comme vous le dites,
26:225,22 %, c'est les taux d'emprunt
26:24les plus chers qu'on n'a jamais vus
26:25pour les Américains depuis 2001.
26:28Alors après, avant les années 2000,
26:30on a eu des taux à 6, à 7, à 8, à 10 %
26:32dans les années 80.
26:33C'était une autre époque.
26:34Mais c'était une autre inflation,
26:35c'était une autre époque.
26:36C'est vrai qu'on n'a pas vu ça depuis longtemps.
26:39L'adjudication, elle s'est quand même bien passée.
26:41Il y a eu un bit to cover
26:43qui était tout à fait convenable.
26:45Mais voilà, oui, c'est des petits warnings
26:47quand ça fait des niveaux
26:49qu'on n'a pas vus depuis longtemps.
26:50Mais c'est des warnings peut-être davantage,
26:52j'espère, pour nos gouvernants
26:54et qu'ils se disent,
26:55bon, il va peut-être falloir gérer les finances un peu plus...
26:58Julien, rapidement, sur ce mouvement de tension
27:00sur le 10 ans et le 30 ans.
27:01Et après, on ira voir Gilles
27:02qui a repéré, lui, un mouvement sur le dollar.
27:04Franchement, il n'y a pas grand-chose à ajouter
27:04si ce n'est que quand vous regardez,
27:05en fait, les répercussions sur le marché secondaire obligataire
27:08n'ont pas été dingues.
27:08Donc, ça veut dire qu'en fait,
27:09il n'y a pas encore de stress là-dessus.
27:10Mais par contre, il y a des points de vigilance.
27:12Je rappelle juste,
27:13je pense que c'est bien de le rappeler,
27:15que le marché obligataire,
27:15c'est ce qui avait fait plier Trump
27:16sur les droits d'oines l'année dernière.
27:18Eh oui, Scott Besson regarde le 10 ans américain.
27:21Gilles, vous avez remarqué un mouvement sur le dollar.
27:24Alors, c'est vrai que ça n'avait pas du tout bougé cette semaine.
27:27Cette fois-ci, le dollar s'affaisse.
27:30Racontez-nous.
27:31Oui, alors, il y a eu un mouvement assez intéressant.
27:34Je dirais qu'il y a des contradictions
27:35autour, justement, de cette baisse du dollar,
27:37puisque, effectivement,
27:40suite aux chiffres que nous avons eus cet après-midi,
27:42eh bien, on a eu un mouvement
27:44qui s'est un petit peu accentué sur le dollar.
27:47Donc, on le voit bien au niveau de l'euro-dollar,
27:49par exemple,
27:50qui remonte au niveau des 1,1580,
27:53donc prêt à casser une petite résistance intermédiaire.
27:56Mais cette baisse du dollar,
27:57que l'on voit aussi, d'ailleurs,
27:58sur le métal jaune ou sur le dollar index,
28:01eh bien, on ne la voit absolument pas
28:02en tant qu'impact sur le S&P 500.
28:05En général, une baisse de la monnaie
28:07favorise plutôt une hausse de l'indice.
28:09Et on a un S&P 500,
28:11dans le même temps, eh bien, qui baisse.
28:13Ça contraste aussi avec ce qui se passe
28:14sur le dollar-yenne.
28:15Le dollar-yenne, on avait eu une forte baisse
28:18il y a quelques jours
28:19qui était liée à une possible intervention
28:22conjointe de la Banque centrale du Japon
28:23et de la Fed.
28:25On avait eu une forte baisse, donc, du dollar-yenne.
28:27Et finalement, on remarque que, eh bien,
28:30le dollar-yenne est remonté
28:31tout au long de cette semaine.
28:32Donc, ce sont des mouvements
28:33qui sont un petit peu contradictoires
28:35et qu'il va falloir surveiller
28:36parce que ça pourrait bouger prochainement.
28:39C'est des mouvements qui ne sont pas anodins
28:41et qu'il faut souligner, je pense,
28:43lorsque l'on observe un petit peu les marchés.
28:44Merci, merci beaucoup, Gilles.
28:46C'est la fin de ce BFM Bourse.
28:48Je remercie Thierry Gauthier
28:49qui est avec moi en plateau,
28:50ainsi que Julien Marion.
28:51On se retrouve dans quelques minutes
28:52pour le 18h.
28:56BFM Bourse, vos placements,
28:58nos conseils sur BFM Business.
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