- il y a 7 mois
Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission prononce, ce mercredi 10 septembre un « discours sur l'état de l'Union ». Il s'agit du premier discours de son second mandat, commencé en décembre 2024.
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00:00:00Je suis heureuse de présenter le président de l'Union européenne, Ursula von der Leyen, à l'Union européenne, pour le discours sur l'état de l'Union européenne.
00:00:14Merci, chère Ursula, de votre présence ici et pour votre engagement vis-à-vis de notre Assemblée.
00:00:19En ces temps troublés, chers collègues, nous devons être décidés et faire la clarté.
00:00:33Nous avons besoin d'une Europe qui prenne ses responsabilités concernant la sécurité, une Europe qui facilite les choses aux entreprises, protège l'emploi, simplifie les procédures et réduise le fardeau administratif.
00:00:48C'est une Europe plus juste pour les familles, les travailleurs, les femmes, une Europe où les enfants sont en sécurité dans la rue, une Europe qui défend ses valeurs démocratiques, celles qui nous définissent sur la scène internationale.
00:01:06Nous avons l'impression que le monde est complètement bouleversé avec cette agression russe vis-à-vis de l'Ukraine, la situation terrible à Gaza et au Proche-Orient.
00:01:16Nous avons nos relations transatlantiques qui sont bouleversées.
00:01:22Nous avons besoin d'un engagement plus ferme de l'Europe sur la scène internationale.
00:01:26Le Parlement, ceux que nous représentons, nos électeurs, veut que l'Europe soit en mesure de déployer de nouvelles idées, des idées courageuses.
00:01:39J'espère que le débat sera animé, mais qu'il sera basé surtout sur le respect mutuel pour protéger la dignité de notre Assemblée.
00:01:49Madame la Présidente, je vous passe la parole.
00:01:51Merci beaucoup, Madame la Présidente Metzola.
00:02:05Mesdames et Messieurs les ministres, Mesdames et Messieurs les députés,
00:02:08« L'Europe se bat pour un continent intègre et en paix, pour une Europe libre et indépendante.
00:02:20Elle se bat pour défendre nos valeurs et nos démocraties.
00:02:24Elle se bat pour notre liberté et pour notre capacité à décider nous-mêmes de notre propre destin.
00:02:31Ne nous leurrons pas, nous luttons pour notre avenir. »
00:02:40J'ai longuement réfléchi, je me suis longuement demandé si je devais commencer ce discours sur l'état de l'Union par un tel constat.
00:02:49Nous, Européens, ne sommes pas habitués à nous exprimer de cette manière.
00:02:56Nous ne sommes pas à l'aise parce que l'Union est fondamentalement un projet de paix.
00:03:00Mais le fait est que le monde d'aujourd'hui ne pardonne rien à personne.
00:03:08Nous ne pouvons pas faire abstraction des difficultés que les Européens rencontrent au quotidien.
00:03:14Ils sentent la terre trembler sous leurs pieds.
00:03:18Ils voient que la situation s'aggrave alors qu'ils travaillent de plus en plus durement.
00:03:24Les Européens ressentent les effets de la crise mondiale.
00:03:27Ils souffrent du coût de la vie qui augmente.
00:03:32Ils subissent le rythme effréné des changements dans leur vie et dans leur carrière.
00:03:38Et ils s'inquiètent de la spirale ininterrompue d'événements qui leur sont présentés dans les médias,
00:03:44des scènes dévastatrices de la guerre à Gaza,
00:03:46au bombardement incessant de la Russie sur l'Ukraine.
00:03:49Nous ne pouvons pas tout simplement attendre que la tempeste passe.
00:03:57Nous avons bien vu que nous ne pouvons pas céder à la nostalgie.
00:04:02Les lignes de front d'un nouvel ordre mondial basé sur la force se dessinent en ce moment même.
00:04:08Donc oui, l'Europe doit se battre.
00:04:14Elle doit défendre sa place dans un monde où nombre de grandes puissances ont soit une attitude ambiguë,
00:04:23soit ouvertement hostile vis-à-vis de l'Europe.
00:04:26C'est un monde où reignent les ambitions et les guerres impérialistes.
00:04:28C'est un monde dans lequel les dépendances sont instrumentalisées sans pitié.
00:04:36Et c'est pour toutes ces raisons qu'une nouvelle Europe doit émerger.
00:04:51Mesdames et Messieurs les députés,
00:04:53L'Europe doit être indépendante.
00:04:58Le moment est venu.
00:04:59Je suis convaincue que c'est la mission de notre Union.
00:05:01Elle doit prendre elle-même en charge sa défense et sa sécurité.
00:05:05Elle doit maîtriser les technologies et les énergies qui nourriront nos propres économies.
00:05:12L'Europe doit décider de quelle société et de quelle démocratie elle souhaite jouir.
00:05:18Être ouvert au monde entier, choisir les partenariats qu'elle souhaite nouer avec ses alliés, les anciens et les nouveaux.
00:05:26Et enfin, l'Union européenne doit avoir la liberté et le pouvoir de choisir son propre destin.
00:05:34Et nous savons que nous en sommes capables.
00:05:38Parce qu'ensemble, nous avons montré ce qu'il est possible d'accomplir lorsque nous partageons la même ambition,
00:05:44lorsque nous sommes uniques, nous avons le même sentiment d'urgence.
00:05:48J'ai entendu un emprunt calculable de fois que l'Europe était incapable de faire ceci ou de faire cela
00:05:53pendant la pandémie, concernant le plan de relance, concernant la défense, le soutien à l'Ukraine
00:05:58ou bien la sécurité énergétique.
00:06:00Et la liste est encore très longue.
00:06:04Chaque fois, l'Europe s'en est sortie, s'en est tirée en restant unie.
00:06:10Et c'est ce que nous devons faire à nouveau, Mesdames et Messieurs les députés.
00:06:13La question cruciale qui se pose aujourd'hui est simple.
00:06:17L'Europe a-t-elle le courage de se battre ?
00:06:24Sommes-nous suffisamment unis pour le faire ?
00:06:26Le sentiment d'urgence est-il suffisamment grand ?
00:06:29Disposons-nous de la volonté politique et des compétences politiques pour parvenir à un compromis ?
00:06:34Ou bien allons simplement nous battre entre nous ?
00:06:38Nous laisserons-nous paralysés par nos divisions ?
00:06:42Voilà les questions auxquelles nous devons répondre.
00:06:45Chacun d'entre nous, chaque État membre, chaque député, chaque commissaire,
00:06:49chacun d'entre nous doit répondre à ces questions.
00:06:52Pour moi, le choix est très clair.
00:06:55C'est pourquoi mon discours d'aujourd'hui parle d'unité.
00:06:58D'unité entre les États membres.
00:07:00D'unité entre les institutions de l'Union Européenne.
00:07:04D'unité entre les forces démocratiques pro-européennes de cette Assemblée.
00:07:09Je suis ici, le Collège entier est avec moi pour atteindre cet objectif avec vous.
00:07:29Nous sommes prêts à renforcer la majorité démocratique pro-européenne.
00:07:32C'est la seule majorité qui puisse répondre aux attentes des Européens.
00:07:36Mesdames et Messieurs les députés,
00:07:37C'est pour l'indépendance et la liberté que se bat aujourd'hui le peuple d'Ukraine jour après jour.
00:07:46Des personnes telles que Sacha et sa grand-mère.
00:07:49Sacha avait seulement 11 ans lorsque les Russes ont attaqué.
00:07:54Lui et sa mère se sont réfugiés dans une cave dans la ville de Mariupol.
00:08:01Un matin, ils sont sortis chercher à manger.
00:08:03Et c'est là que les feux de l'enfer se sont déchaînés.
00:08:09Ils ont été pris sous une averse de bombes russes.
00:08:12Tout est devenu sombre.
00:08:15Et Sacha a senti son visage brûler.
00:08:18Il avait reçu un éclat d'obus juste sous l'œil.
00:08:22En quelques jours, les soldats russes ont envahi la ville.
00:08:25Ils ont conduit Sacha et sa mère dans ce que les Russes appellent un camp de filtration.
00:08:33Puis Sacha a été emmené.
00:08:36On lui a dit qu'il n'avait plus besoin de sa mère, qu'il allait partir en Russie
00:08:40et qu'il aurait une autre mère, une mère russe, un passeport russe, un nom russe.
00:08:44Il a été envoyé dans la ville occupée de Donetsk.
00:08:50Mais Sacha ne s'est pas laissé abattre.
00:08:54Au cours d'une halte en route, il a demandé à Inconnu de lui prêter son téléphone.
00:08:59Il a appelé sa grand-mère, Lyudmila, qui vivait en zone libre en Ukraine.
00:09:04« Baba, ramène-moi à la maison. »
00:09:09Sa grand-mère n'hésita pas une seconde.
00:09:12Ses amis lui ont dit qu'elle était folle d'y aller.
00:09:14Mais Lyudmila a déplacé des montagnes pour le retrouver.
00:09:18Avec l'air du gouvernement ukrainien, elle a traversé la Pologne, la Lituanie, la Lettonie, la Russie.
00:09:23Puis elle est arrivée en Ukraine occupée.
00:09:28Et elle a récupéré Sacha.
00:09:30Et elle a repris le même long chemin pour le ramener en sécurité.
00:09:34Mais leur cœur reste brisé.
00:09:38Ils se battent chaque jour pour retrouver la mère de Sacha,
00:09:42bloquée quelque part par la guerre brutale menée par la Russie.
00:09:47J'aimerais remercier Sacha et Lyudmila pour m'avoir permis de partager leur histoire.
00:09:53Je suis émue qu'ils soient ici avec nous aujourd'hui.
00:09:58Mesdames et Messieurs, je vous invite à vous joindre à moi pour rendre hommage à Sacha,
00:10:02à Lounmila et à la lutte acharnée que mène l'Ukraine pour sa liberté.
00:10:13Levez-vous, je vous en prie.
00:10:14Applaudissements.
00:10:15Applaudissements.
00:10:16Applaudissements.
00:10:17Applaudissements.
00:10:19Applaudissements.
00:10:21Applaudissements.
00:10:23Applaudissements.
00:10:25Applaudissements.
00:10:57Malheureusement, Sacha est loin d'être un cas unique.
00:11:04Il y a des dizaines de milliers d'autres enfants ukrainiens dont le sort reste incertain.
00:11:09Ils sont piégés, menacés, ils doivent renoncer à leur identité.
00:11:13Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour soutenir les enfants d'Ukraine.
00:11:19C'est pourquoi je peux annoncer que je vais organiser, aux côtés de l'Ukraine et d'autres partenaires,
00:11:25un sommet de la coalition internationale pour le retour des enfants ukrainiens.
00:11:31Tous les enfants ukrainiens enlevés doivent être rendus à leur famille.
00:11:36Applaudissements.
00:11:38Applaudissements.
00:11:39Mesdames et Messieurs les députés, il faut que cette guerre se termine par une paix juste et durable pour l'Ukraine.
00:11:51Parce que la liberté de l'Ukraine est la liberté de l'Europe.
00:11:55Les salocans n'ont assisté en Alaska étaient difficilement acceptables.
00:11:58Mais à peine quelques jours plus tard, les dirigeants européens se sont rendus à Washington pour soutenir le président Zelensky
00:12:04à obtenir des engagements.
00:12:06De réels progrès ont été accomplis depuis lors.
00:12:09Ne serait-ce que la semaine dernière, 26 pays de la coalition des volontaires se sont déclarés prêts à participer à une force de réassurance en Ukraine
00:12:18ou à contribuer financièrement dans le contexte d'un cessez-le-feu.
00:12:22Nous continuerons à soutenir tous les efforts diplomatiques visant à mettre un terme à cette guerre.
00:12:30Mais nous avons tous été témoins de ce que la Russie entend par diplomatie.
00:12:35Poutine refuse de rencontrer le président Zelensky.
00:12:39La semaine dernière, la Russie a lancé le plus grand nombre de drones et de missiles balistiques jamais employés dans une seule attaque.
00:12:49Hier, un village de la région de Donetsk a subi une attaque de missiles ciblant des personnes qui faisaient la queue pour toucher leur retraite.
00:12:58Plus de 20 d'entre elles ont été tuées.
00:13:01Et aujourd'hui, nous avons vu une violation insensée de l'espace aérien polonais et européen par plus de 20 drones chahides.
00:13:14L'Europe est solidaire de la Pologne.
00:13:44Le message de Poutine est clair et notre réponse doit l'être tout autant.
00:13:55Nous devons faire davantage de pression sur la Russie pour l'amener à la table de négociation.
00:13:59Nous devons alourdir les sanctions.
00:14:02Nous travaillons actuellement aux 19 trains de sanctions en coordination avec nos partenaires.
00:14:07Nous étudions notamment les moyens d'éliminer plus rapidement les importations de combustibles fossiles.
00:14:12Nous posons la question de la flotte fantôme et celle des pays tiers.
00:14:16En parallèle, l'Ukraine doit bénéficier d'un soutien accru.
00:14:21Aucun contributeur n'a fait autant que l'Europe.
00:14:25A ce jour, notre aide militaire et financière atteint près de 170 milliards d'euros, mais il en faudra davantage.
00:14:32Et les contribuables européens ne doivent pas être les seuls à porter cet effort.
00:14:38Cette guerre est celle de la Russie.
00:14:40C'est donc à la Russie de payer.
00:14:42C'est pourquoi nous devons travailler de toute urgence sur une nouvelle solution pour financer l'effort de guerre de l'Ukraine
00:14:56à partir des avoirs russes gelés.
00:15:00Grâce aux soldes de trésorerie associés à ces actifs russes, nous pouvons accorder à l'Ukraine un prêt de réparation.
00:15:16Nous ne toucherons pas aux actifs eux-mêmes et le risque devra être porté collectivement.
00:15:22L'Ukraine ne remboursera le prêt qu'une fois que la Russie aura payé les dommages de guerre.
00:15:31Ces fonds soutiendront l'Ukraine dès aujourd'hui, mais ils seront aussi déterminants à moyen et à long terme pour assurer la sécurité de l'Ukraine.
00:15:40Par exemple, en finançant des forces armées ukrainiennes puissantes qui seront le premier niveau de garantie de sécurité.
00:15:47Nous allons proposer un nouveau programme que nous appellerons « Avantages militaires qualitatifs ».
00:15:54Il soutiendra les investissements dans les capacités des forces armées ukrainiennes.
00:15:58Prenons l'exemple des drones.
00:16:00Avant la guerre, l'Ukraine n'avait aucun drone.
00:16:05Aujourd'hui, l'emploi des drones par l'Ukraine cause plus des deux tiers des pertes d'équipements russes.
00:16:16Ce n'est pas seulement un rappel de l'ingéniosité humaine dans nos sociétés ouvertes.
00:16:25La Russie rattrapera de mieux son retard grâce aux drones shahids de conception iranienne.
00:16:29Elle profite de l'avantage d'une production industrielle de masse.
00:16:34Ne serait-ce que dans la nuit de samedi, la Russie a envoyé 800 drones vers l'Ukraine en une seule nuit.
00:16:41L'ingéniosité de l'Ukraine a permis à l'Ukraine de développer sa défense,
00:16:48mais la force industrielle brute menace de refermer cette porte.
00:16:55Nous pouvons utiliser notre puissance industrielle pour aider l'Ukraine à contrer cette guerre des drones.
00:17:01Nous pouvons transformer l'ingéniosité ukrainienne en avantage sur le champ de bataille
00:17:08et en une industrialisation commune.
00:17:12C'est pourquoi je vous annonce que l'Europe va accélérer le versement de 6 milliards d'euros des prêts ERA
00:17:20et conclure une alliance des drones avec l'Ukraine.
00:17:26L'Ukraine a développé son ingéniosité.
00:17:30Ce dont elle a besoin à présent, c'est d'une production à grande échelle.
00:17:33Nous pouvons fournir une aide pour que l'Ukraine conserve son avantage et pour que l'Europe renforce le sien.
00:17:41Mesdames et Messieurs les députés,
00:17:44l'économie de guerre de Poutine continuera même si la guerre cesse.
00:17:49Cela signifie que l'Europe doit être prête à assumer la responsabilité de sa propre sécurité.
00:17:56Bien sûr, l'OTAN restera toujours essentielle.
00:18:02Mais seule une posture de défense européenne forte et crédible peut garantir notre sécurité.
00:18:10Et nous avons accompli des progrès historiques ces dernières années pour bâtir notre Union européenne de la défense.
00:18:18Au début de cette année, nous avons lancé le plan Readiness 2030
00:18:23qui pourrait mobiliser jusqu'à 800 milliards d'euros d'investissement dans le domaine de la défense.
00:18:33Cela inclut le programme SAFE,
00:18:36désormais prêt à fournir 150 milliards d'euros pour des achats communs.
00:18:4219 États membres ont déjà soumis une demande.
00:18:45Le programme est complètement souscrit.
00:18:50Ça, c'est une très bonne nouvelle.
00:18:53Nous travaillons aussi à accorder une prime
00:18:56à ceux qui soutiennent l'Ukraine ou achètent du matériel ukrainien.
00:19:03C'est une aide financière d'urgence
00:19:05face à un besoin urgent.
00:19:09La semaine dernière,
00:19:12j'ai pu le constater de mes propres yeux
00:19:14en visitant les États membres en première ligne.
00:19:18Ce sont eux qui connaissent le mieux la menace russe.
00:19:23Et sans aucun doute,
00:19:25le flanc oriental de l'Europe
00:19:28protège toute l'Europe,
00:19:31de la mer Balte à la mer Noire.
00:19:33Et c'est pourquoi nous devons investir pour le soutenir
00:19:44avec le East and Flank Watch.
00:19:47Cela signifie doter l'Europe de moyens stratégiques indépendants.
00:19:53Nous devons investir dans la surveillance spatiale en temps réel
00:19:56afin qu'aucun mouvement de force ne passe inaperçu.
00:20:00Nous devons répondre à l'appel de nos amis baltes
00:20:04et bâtir ce mur de drones.
00:20:07Ce n'est pas une ambition abstraite,
00:20:09c'est le fondement d'une défense crédible,
00:20:13une capacité européenne développée,
00:20:16déployée et entretenue conjointement,
00:20:19réactive en temps réel,
00:20:21sans aucune ambiguïté sur nos intentions.
00:20:25L'Europe défendra chaque centimètre carré
00:20:30de son territoire, mesdames et messieurs.
00:20:40Et dans tous les pays que j'ai visités,
00:20:43j'ai entendu le même message.
00:20:44Il n'y a pas de temps à perdre.
00:20:46Donc, lors du prochain Conseil européen,
00:20:49nous présenterons une feuille de route claire
00:20:51pour lancer de nouveaux projets communs
00:20:54en matière de défense,
00:20:56fixer des objectifs précis pour 2030
00:21:00et créer un semestre européen de défense
00:21:05parce que 2030, c'est demain
00:21:08et c'est aujourd'hui que l'Europe doit se préparer.
00:21:11Mesdames, Messieurs, les eurodéputés,
00:21:18lorsque nous parlons d'indépendance,
00:21:21nous parlons de choisir notre destinée.
00:21:24C'est pour cela que l'Ukraine se bat
00:21:27et c'est ce que mérite l'ensemble des Européens
00:21:30parce que l'Europe, c'est une idée,
00:21:32l'idée de liberté et de force mutuelle.
00:21:38C'est l'idée qui a porté la génération
00:21:41de l'après 1989,
00:21:44lorsque l'Est et l'Ouest se sont réunis.
00:21:47Elle est aussi puissante aujourd'hui
00:21:49qu'elle ne l'était à l'époque.
00:21:51C'est la raison pour laquelle nous rapprochons
00:21:54les futurs Etats membres de notre Union
00:21:56en investissant, en soutenant les réformes,
00:21:59en assurant l'intégration dans le marché unique.
00:22:02Nous devons maintenir la cadence
00:22:04dans ce processus fondé sur le mérite
00:22:06parce que seule une Europe unie,
00:22:09je dirais même une Europe réunie,
00:22:12peut être une Europe indépendante.
00:22:14Une Union plus vaste, plus forte,
00:22:17est une garantie de sécurité pour nous tous.
00:22:20Et parce que pour l'Ukraine,
00:22:22pour la Moldavie et pour les Balkans occidentaux,
00:22:25leur avenir est au sein de notre Union.
00:22:29Faisons de la prochaine réunification de l'Europe
00:22:32une réalité.
00:22:33Mesdames, Messieurs, les députés européens,
00:22:42ce qui se passe à Gaza
00:22:44a ébranlé la conscience du monde.
00:22:48Des personnes sont tuées
00:22:51alors qu'elles quémandent de quoi manger.
00:22:54Des mères qui portent dans leurs bras
00:22:57des bébés sans vie.
00:22:58Ces images sont tout simplement catastrophiques.
00:23:03Je veux donc commencer par énoncer
00:23:06un message très clair.
00:23:08La famine causée par l'homme
00:23:10ne peut jamais servir d'arme de guerre.
00:23:14Pour le bien des enfants,
00:23:16pour le bien de l'humanité,
00:23:17il faut que cela cesse.
00:23:20Cela s'inscrit également
00:23:31dans le cadre d'une inflexion plus systématique
00:23:35qui s'opère ces derniers mois
00:23:37et cela est tout simplement inacceptable.
00:23:40Nous avons été témoins
00:23:42de l'étouffement financier
00:23:47de l'autorité palestinienne.
00:23:48Les projets de colonisation
00:23:50de la zone dite E1,
00:23:51les projets dits E1
00:23:52par lesquels la Cisjordanie occupée,
00:23:54seraient pour ainsi dire
00:23:55coupés de Jérusalem-Est.
00:23:58Nous avons également entendu
00:23:59les actes et déclarations
00:24:00des ministres les plus extrémistes
00:24:02du gouvernement israélien
00:24:03qui incitent à la violence.
00:24:04Tout cela témoigne
00:24:05d'une tentative claire
00:24:07de saper la solution à deux États,
00:24:10de saper la vision
00:24:10d'un État palestinien viable
00:24:12et nous ne devons pas laisser
00:24:14cela se produire.
00:24:18Mesdames, Messieurs les députés,
00:24:25il m'est vraiment douloureux
00:24:27de prononcer ces mots
00:24:28et je sais qu'il est tout aussi douloureux
00:24:31pour nombre de citoyens
00:24:32de voir l'Europe
00:24:33incapable de se mettre d'accord
00:24:35sur une trajectoire commune.
00:24:37Nos citoyens se demandent
00:24:39jusqu'à quel point
00:24:41la situation doit empirer
00:24:43avant qu'une réponse unie
00:24:46de notre Union
00:24:47ne soit apportée.
00:24:49Je le comprends
00:24:50car ce qui se passe à Gaza
00:24:51est inacceptable
00:24:53et parce que l'Europe
00:24:55doit montrer la voie
00:24:56comme elle l'a fait auparavant.
00:24:58Notre soutien financier
00:24:59et notre aide humanitaire
00:25:01dépassent de loin
00:25:02ceux de tout autre
00:25:04bailleur de fonds,
00:25:05de tout autre partenaire.
00:25:06Notre engagement
00:25:07en faveur d'une autorité
00:25:08palestinienne viable
00:25:09préserve la solution
00:25:11à deux Etats.
00:25:12Nous devons également
00:25:13exhorter d'autres partenaires
00:25:15à intensifier également
00:25:16leur soutien
00:25:17de toute urgence
00:25:17dans la région
00:25:18et au-delà.
00:25:20Mais certainement,
00:25:22l'Europe doit en faire plus.
00:25:29De nombreux Etats membres
00:25:31ont pris les devants
00:25:33isolément.
00:25:35De notre côté,
00:25:36nous avons proposé
00:25:37de suspendre une partie
00:25:39de notre financement
00:25:41horizon,
00:25:43mais la proposition
00:25:44est bloquée
00:25:45faute de majorité.
00:25:46Nous devons surmonter
00:25:47ce problème.
00:25:49Nous ne pouvons pas
00:25:49nous permettre
00:25:50de rester impuissants.
00:25:52C'est la raison
00:25:53pour laquelle je proposerai
00:25:54un train de mesure
00:25:55visant à tracer
00:25:57la voie à suivre.
00:25:58D'abord,
00:26:00la Commission
00:26:01fera tout ce
00:26:03qui est en son pouvoir
00:26:05pour aller de l'avant.
00:26:09Nous allons suspendre
00:26:11notre soutien bilatéral
00:26:12à Israël.
00:26:14Nous allons cesser
00:26:15tous les paiements
00:26:16dans ce domaine
00:26:17sans compromettre
00:26:18notre travail
00:26:19avec la société israélienne
00:26:20ou avec le Yad Vashem.
00:26:23Deuxièmement,
00:26:24nous avancerons plutôt
00:26:27deux autres propositions
00:26:28au Conseil.
00:26:29Nous proposerons
00:26:30des sanctions
00:26:31à l'encontre
00:26:32des ministres extrémistes
00:26:32et des colons violents.
00:26:47Nous proposerons également
00:26:50une suspension partielle
00:26:53de l'accord d'association
00:26:54sur les questions
00:26:55liées au commerce.
00:26:56Je suis bien consciente
00:27:10qu'il sera difficile
00:27:12de recueillir
00:27:14des majorités.
00:27:16Et je sais que pour certains,
00:27:17des mesures seront
00:27:19trop pour certains
00:27:20et trop peu
00:27:22pour les autres.
00:27:23mais nous devons tous
00:27:25assumer nos propres
00:27:26responsabilités.
00:27:27Le Parlement,
00:27:28le Conseil,
00:27:30la Commission.
00:27:32Troisièmement,
00:27:32nous mettrons en place
00:27:35le mois prochain
00:27:36un groupe de bailleurs
00:27:38de fonds
00:27:38pour la Palestine,
00:27:39y compris un instrument
00:27:40spécifique
00:27:41pour la reconstruction
00:27:42de Gaza.
00:27:43Il s'agira
00:27:51d'un effort international
00:27:52mené avec des partenaires
00:27:55régionaux.
00:27:56Il s'appuiera
00:27:57sur la dynamique,
00:27:59sur l'élan
00:28:00qui sera imprimé
00:28:00par la conférence
00:28:01de New York,
00:28:02organisée par la France
00:28:03et l'Arabie saoudite.
00:28:05Mesdames et messieurs
00:28:06les députés européens,
00:28:08je suis une amie
00:28:09de longue date
00:28:09du peuple israélien.
00:28:11Je sais combien
00:28:13les attaques atroces
00:28:14perpétrées
00:28:15le 7 octobre
00:28:16par des terroristes
00:28:17du Hamas
00:28:18ont ébranlé
00:28:19la nation
00:28:19jusque dans ses fondements.
00:28:22Cela fait maintenant
00:28:23plus de 700 jours
00:28:24que les personnes
00:28:26prises en otage
00:28:27le 7 octobre
00:28:28sont détenues
00:28:30par des terroristes
00:28:31du Hamas.
00:28:31700 jours
00:28:33de douleurs
00:28:34et de souffrances.
00:28:36Jamais
00:28:37il ne pourrait y avoir
00:28:40de place
00:28:40pour le Hamas
00:28:41ni à ce jour
00:28:43ni à l'avenir
00:28:44car il s'agit
00:28:45de terroristes
00:28:46qui veulent détruire
00:28:47Israël.
00:28:48Ils infligent
00:28:50également la terreur
00:28:51à leur propre peuple
00:28:53qui détiennent
00:28:54en otage.
00:28:55L'objectif
00:28:56de l'Europe
00:28:57a toujours été
00:28:57le même.
00:28:58Une véritable sécurité
00:29:00pour Israël
00:29:00et un avenir
00:29:01sûr
00:29:02pour tous les Palestiniens.
00:29:04cela signifie
00:29:16que les otages
00:29:17doivent être
00:29:18libérés,
00:29:20qu'il faut
00:29:21que l'aide humanitaire
00:29:23bénéficie
00:29:23d'un accès
00:29:24illimité
00:29:25vers la bande
00:29:25de Gaza
00:29:26et qu'un cessez-le-feu
00:29:27immédiat
00:29:28soit imposé.
00:29:29Mais à plus long terme,
00:29:30le seul plan réaliste
00:29:32est un plan fondé
00:29:33sur deux Etats
00:29:35qui cohabiteraient
00:29:36dans la paix
00:29:36et la sécurité,
00:29:37qui garantissent
00:29:39la sécurité d'Israël,
00:29:40une autorité
00:29:41palestinienne viable
00:29:43et avec
00:29:45le fléau
00:29:46du Hamas
00:29:46éradiqué.
00:29:47C'est ce que
00:29:48l'Europe a toujours
00:29:49défendu.
00:29:50Il est temps
00:29:51d'unir nos forces,
00:29:52de conjuguer
00:29:53nos efforts
00:29:54pour en faire
00:29:54une réalité.
00:29:55Applaudissements
00:29:56Mesdames et Messieurs,
00:30:05les députés européens,
00:30:07la transition
00:30:08sera difficile,
00:30:10mais je vais tenter
00:30:11de parler
00:30:12de compétitivité.
00:30:14Je le sais.
00:30:17Il s'agit là
00:30:17d'un exercice
00:30:18qui est
00:30:19les discours
00:30:21sur l'état
00:30:22de l'Union
00:30:23et la compétitivité
00:30:24est au centre
00:30:25de notre Union.
00:30:27L'indépendance
00:30:28de l'Europe
00:30:30sera fonction
00:30:31de sa capacité
00:30:32à affronter
00:30:33la concurrence
00:30:34en ces temps
00:30:35troubles.
00:30:37Nous avons
00:30:37tout ce qu'il faut
00:30:39pour prospérer
00:30:39ici en Europe
00:30:40de notre marché unique
00:30:42à notre économie sociale
00:30:44de marché.
00:30:46Mais nous savons
00:30:47que les fortes turbulences
00:30:49économiques
00:30:50et géopolitiques
00:30:51dont je viens de parler
00:30:52se font véritablement
00:30:53ressentir.
00:30:54Nous avons vu
00:30:55combien nos dépendances
00:30:56pouvaient être
00:30:57instrumentalisées
00:30:58à notre encontre.
00:30:59C'est la raison
00:31:00pour laquelle
00:31:00nous investirons
00:31:01massivement
00:31:02dans le numérique
00:31:03et les technologies
00:31:03propres.
00:31:04Cela passera
00:31:05par notre futur
00:31:06Fonds pour la compétitivité
00:31:07et par le double manque
00:31:09du budget annuel
00:31:09au programme
00:31:10Horizon Europe
00:31:11et pour la recherche
00:31:12et l'innovation.
00:31:13Nous nous attaquons
00:31:13aux principaux obstacles
00:31:14recensés
00:31:15dans le rapport
00:31:16Draghi
00:31:16de l'énergie
00:31:17au capitaux
00:31:18des investissements
00:31:19à la simplification.
00:31:20Nous avons mené
00:31:21des dialogues stratégiques
00:31:22avec des représentants
00:31:23de secteurs essentiels
00:31:25de l'automobile
00:31:26aux produits chimiques
00:31:26de l'acier
00:31:27aux produits pharmaceutiques
00:31:28de la défense
00:31:29à l'agriculture.
00:31:30Dans chacun
00:31:31de ces secteurs
00:31:32le message
00:31:33est le même.
00:31:35Afin de protéger
00:31:36l'emploi
00:31:37nous devons faciliter
00:31:38la vie des entreprises
00:31:39dans l'Europe.
00:31:41L'euro numérique
00:31:42par exemple
00:31:47facilitera la vie
00:31:48tant des entreprises
00:31:49que des consommateurs.
00:31:52Le train
00:31:53de mesures
00:31:54omnibus
00:31:55que nous avons avancé
00:31:56facilitera la vie.
00:31:57Moins de bureaucratie,
00:31:58moins de paperasse,
00:32:00facilité aux entreprises.
00:32:02Notre proposition
00:32:02permettra
00:32:03de réduire
00:32:05les coûts administratifs
00:32:07à hauteur
00:32:08de 8 milliards
00:32:09d'euros
00:32:09par an.
00:32:11Ce sont les entreprises
00:32:12européennes
00:32:12qui supportent
00:32:14ce fardeau.
00:32:15D'autres trains
00:32:16de mesures similaires
00:32:16sont en cours
00:32:17de préparation
00:32:18notamment dans les domaines
00:32:19de la mobilité militaire
00:32:20ou du numérique.
00:32:21Pour les entreprises
00:32:22innovantes
00:32:22nous préparons
00:32:23le 28ème régime
00:32:24et nous accélérons
00:32:25nos travaux relatifs
00:32:26à l'Union européenne
00:32:27de l'épargne
00:32:28et des investissements
00:32:29car nous engorgeons
00:32:30de start-up
00:32:31à fort potentiel
00:32:32travaillant sur des technologies
00:32:33clés
00:32:34telles que l'informatique
00:32:35quantique,
00:32:36l'intelligence artificielle
00:32:37ou les biotechnologies.
00:32:38Mais lorsque ces start-up
00:32:39se développent
00:32:40elles se retrouvent
00:32:40obligées de se tourner
00:32:41vers des investisseurs étrangers
00:32:43en raison de la disponibilité
00:32:45limitée
00:32:45du capital risque
00:32:47en Europe.
00:32:47Cela représente
00:32:48une perte de richesse
00:32:49et d'emplois
00:32:50pour l'Europe,
00:32:51une menace
00:32:51pour notre souveraineté
00:32:52technologique.
00:32:53C'est la raison
00:32:53pour laquelle
00:32:54la Commission s'alliera
00:32:55aux investisseurs privés
00:32:56pour mettre en place
00:32:57un fonds
00:32:58Scalep Europe
00:32:59doté de plusieurs milliards
00:33:01d'euros.
00:33:02Cela permettra
00:33:03de favoriser
00:33:03les investissements
00:33:04importants
00:33:05en faveur
00:33:05des jeunes entreprises
00:33:06à croissance rapide
00:33:07dans les domaines
00:33:08technologiques critiques
00:33:09car nous voulons
00:33:10que les meilleurs
00:33:11en Europe
00:33:11choisissent l'Europe.
00:33:14Mesdames et messieurs,
00:33:14les députés européens,
00:33:15notre plus grand atout
00:33:17est le marché unique
00:33:18mais il reste inachevé.
00:33:20Le FMI estime
00:33:22que les entraves intérieures
00:33:24qui subsistent
00:33:25au sein même
00:33:26du marché unique
00:33:27sont équivalentes
00:33:29à des droits de douane
00:33:31de 45%
00:33:32sur les biens
00:33:33et 110%
00:33:35sur les services.
00:33:38Je vous laisse
00:33:38faire le calcul
00:33:40de ce que nous
00:33:41perdons.
00:33:42En outre,
00:33:43comme souligné
00:33:44dans le rapport
00:33:45l'État,
00:33:45le marché unique
00:33:46reste inachevé
00:33:47en particulier
00:33:47dans les trois domaines
00:33:48suivants,
00:33:49finances,
00:33:50énergie,
00:33:51télécommunications.
00:33:52Il nous faut donc
00:33:53fixer des dates
00:33:55butoirs,
00:33:56des délais politiques
00:33:57clairs.
00:33:57C'est la raison
00:33:58pour laquelle
00:33:58nous présenterons
00:33:59une feuille de route
00:34:00pour le marché unique
00:34:00à l'horizon 2028.
00:34:02sur les capitaux,
00:34:04les services,
00:34:05l'énergie,
00:34:06les télécommunications,
00:34:08le 28e régime
00:34:10et le 5e,
00:34:115e domaine,
00:34:13liberté en matière
00:34:14de connaissances
00:34:15et d'innovation
00:34:16car nous savons
00:34:17simplement que
00:34:18ce qui peut être
00:34:19quantifié
00:34:20peut être réalisé.
00:34:21Mesdames et Messieurs
00:34:22les députés européens,
00:34:24ces initiatives
00:34:25ont vocation
00:34:26à favoriser également
00:34:27nos investissements
00:34:28dans des technologies
00:34:29appelées à jouer
00:34:30un rôle majeur
00:34:31dans notre économie.
00:34:32propre et numérique.
00:34:35Songeons à l'intelligence
00:34:36artificielle.
00:34:37Une IA européenne
00:34:38est essentielle
00:34:39à notre indépendance
00:34:40future.
00:34:41Elle contribuera
00:34:42à faire tourner
00:34:42nos industries
00:34:43et nos entreprises
00:34:45des soins de santé
00:34:47à la défense.
00:34:49Nous concentrerons
00:34:50donc nos efforts
00:34:51sur les premiers
00:34:51grands éléments
00:34:52constitutifs
00:34:53de l'acte législatif
00:34:54sur le développement
00:34:55de l'informatique
00:34:56en liage,
00:34:56le cloud,
00:34:57de l'IA
00:34:58à l'initiative
00:34:59Quantum Sandbox.
00:35:01Nous investissons
00:35:02massivement
00:35:03dans les gigafabriques
00:35:04d'IA européennes.
00:35:07Celles-ci aident
00:35:08nos start-up innovantes
00:35:09à mettre au point,
00:35:10entraîner et déployer
00:35:11leur propre modèle
00:35:12de l'IA
00:35:13nouvelle génération.
00:35:15Lorsque nous avons
00:35:17sollicité
00:35:18le secteur privé
00:35:19afin qu'il unisse
00:35:21ces forces nôtres,
00:35:22la réponse a été
00:35:23fortement enthousiaste.
00:35:25Aujourd'hui,
00:35:27je rencontrerai
00:35:28les PDG
00:35:29des plus grandes
00:35:30entreprises
00:35:31technologiques
00:35:32européennes.
00:35:33Ils me remettront
00:35:34leurs déclarations
00:35:36relatives à l'IA
00:35:37et aux technologies
00:35:37européennes,
00:35:39signe de leur
00:35:40engagement
00:35:41à investir
00:35:42dans la souveraineté
00:35:43technologique
00:35:44de l'Europe.
00:35:49Nous devons avoir
00:35:53la même approche
00:35:54pour les technologies
00:35:55propres de l'acier
00:35:56aux batteries.
00:35:58Le secteur européen
00:35:59des technologies
00:35:59propres doit rester
00:36:00en Europe.
00:36:01Pour cela,
00:36:02nous devons agir
00:36:03de toute urgence.
00:36:05Grâce au pacte
00:36:06pour une industrie propre,
00:36:07nous avons repéré
00:36:08les principaux obstacles
00:36:10qui ralentissent
00:36:11ces secteurs.
00:36:12Nous devons à présent
00:36:13accélérer la mise
00:36:14en œuvre.
00:36:15Car les investisseurs
00:36:18veulent la sécurité
00:36:20s'ils investissent.
00:36:22S'ils investissent,
00:36:23ça veut dire une demande
00:36:24de produits propres européens.
00:36:26C'est pourquoi nous devons
00:36:28placer les marchés pilotes
00:36:29au cœur de notre action
00:36:30pour enclencher
00:36:32un cercle vertueux
00:36:33dans lequel l'offre
00:36:34et la demande
00:36:35augmentent à mesure
00:36:36que les prix diminuent.
00:36:37Du côté de l'offre,
00:36:40nous lancerons un train
00:36:41de mesure intitulé
00:36:42Battery Booster
00:36:43qui mobilisera
00:36:451,8 milliard d'euros
00:36:47de fonds propres
00:36:48pour stimuler
00:36:49la production en Europe.
00:36:50Les batteries jouent un rôle
00:36:53moteur, vous le savez,
00:36:55pour les technologies propres,
00:36:56en particulier
00:36:56les véhicules électriques.
00:36:58Ce sera donc au cœur
00:36:59de notre indépendance économique.
00:37:02Du côté de la demande,
00:37:05nous devons renforcer
00:37:07la primauté industrielle européenne
00:37:09dans le domaine
00:37:10des technologies propres.
00:37:10Pour cela,
00:37:13nous allons introduire
00:37:14un critère
00:37:15Made in Europe
00:37:16dans les procédures
00:37:17de passation
00:37:18de marché public.
00:37:22Lorsque nous investissons
00:37:24dans la stratégie
00:37:25Global Gateway,
00:37:26nous envoyons
00:37:27des signaux forts
00:37:28incitant nos partenaires
00:37:30à acheter européens.
00:37:31Je suis convaincu
00:37:33que l'avenir
00:37:34des technologies propres
00:37:35continuera à se jouer
00:37:36en Europe.
00:37:36Mais pour cela,
00:37:37nous devons également
00:37:39veiller à ce que
00:37:40notre industrie dispose
00:37:42des matériaux
00:37:42dont elle a besoin
00:37:43ici, en Europe.
00:37:45La seule solution
00:37:46est de créer
00:37:47une économie
00:37:48véritablement circulaire.
00:37:49Nous devons donc
00:37:52avancer plus vite
00:37:52sur l'acte législatif
00:37:54économiste circulaire
00:37:55et aller de l'avant
00:37:56dans les secteurs
00:37:57qui sont déjà prêts.
00:37:58Mais enfin,
00:38:00nous ne pouvons pas
00:38:01perdre le rythme.
00:38:03Nous proposerons donc
00:38:05un acte législatif
00:38:06pour accélérer
00:38:07les activités industrielles
00:38:09dans les secteurs
00:38:10et les technologies clés.
00:38:11En bref,
00:38:13lorsqu'il s'agit
00:38:14du numérique
00:38:14et des technologies
00:38:15propres,
00:38:16nous devons être
00:38:16plus rapides,
00:38:17plus intelligents
00:38:17et plus européens.
00:38:25Mesdames et messieurs
00:38:27les députés,
00:38:29aujourd'hui déjà,
00:38:30les sources
00:38:31à faible émission
00:38:33de carbone
00:38:33représentent plus
00:38:34de 70%
00:38:35de notre électricité.
00:38:37Nous sommes des leaders
00:38:39mondiaux
00:38:39dans le domaine
00:38:40des brevets
00:38:41sur les technologies
00:38:42propres.
00:38:43Devant les Etats-Unis,
00:38:44nous sommes au coude à coude
00:38:45avec la Chine.
00:38:47Nous rattraperons
00:38:48notre retard
00:38:49par rapport aux Etats-Unis
00:38:50dans le domaine
00:38:51du capital risque
00:38:52pour les technologies
00:38:52propres
00:38:53et nous sommes bien loin
00:38:54devant la Chine.
00:38:55Nous sommes donc
00:38:55sur la bonne voie
00:38:56pour atteindre
00:38:56notre objectif
00:38:57de réduction des émissions
00:38:58d'au moins 55%
00:39:01d'ici à 2030.
00:39:01C'est là le pouvoir
00:39:04du Pacte vert
00:39:05pour l'Europe.
00:39:06Nous devons garder
00:39:07le cap
00:39:07sur nos objectifs
00:39:09climatiques
00:39:09et environnementaux.
00:39:21Les données
00:39:24et les scientifiques
00:39:25parlent d'elles-mêmes.
00:39:26Les arguments
00:39:28sur le plan économique
00:39:29et en matière de sécurité
00:39:30sont tout autant convaincants.
00:39:31En fait,
00:39:33cette transformation
00:39:34est au cœur
00:39:35des efforts
00:39:36que nous déployons
00:39:37pour notre indépendance
00:39:38parce qu'elle réduit
00:39:39notre dépendance énergétique,
00:39:42parce que la production
00:39:42circulaire limite
00:39:44nos dépendances stratégiques
00:39:45et parce qu'elle crée
00:39:47des industries pionnières
00:39:48qui peuvent exporter
00:39:50leurs solutions.
00:39:52Lorsque je m'entretiens
00:39:54avec les pays
00:39:55du Sud global,
00:39:56de l'Afrique à l'Inde,
00:39:57en passant par l'Asie centrale,
00:39:58je constate
00:39:59qu'ils cherchent
00:40:00des solutions.
00:40:01leur marché évolue rapidement
00:40:04et nul ne sait encore
00:40:07qui tirera son épingle
00:40:08du jeu.
00:40:09Nous sommes celles
00:40:13et ceux
00:40:13qui peuvent répondre
00:40:14à cette demande croissante.
00:40:16Mais rien n'est acquis.
00:40:18C'est pour cela
00:40:19que la Commission
00:40:20a proposé
00:40:20les objectifs
00:40:212040,
00:40:22dix ans après
00:40:23l'accord de Paris.
00:40:24je sais que de nombreux
00:40:26citoyens s'inquiètent
00:40:27de l'ampleur
00:40:27de la tâche
00:40:28qui nous attend.
00:40:29C'est pourquoi
00:40:30la transition
00:40:33doit soutenir
00:40:34les citoyens
00:40:34et renforcer
00:40:36l'industrie.
00:40:36Cela veut dire
00:40:38que nous devons
00:40:39stimuler massivement
00:40:40nos investissements
00:40:41publics et privés,
00:40:43créer des marchés
00:40:43pilotes
00:40:44pour des produits
00:40:45circulaires et propres,
00:40:46ce qui créera
00:40:49de l'emploi
00:40:49et des investissements
00:40:50en Europe.
00:40:51Nous devons nous assurer
00:40:52d'une transition
00:40:52juste pour tous,
00:40:54avec, par exemple,
00:40:55le Fonds social
00:40:56pour le climat.
00:40:57Nous devons aussi
00:40:58garantir des conditions
00:40:59de concurrence équitable
00:41:00en promouvant,
00:41:02en particulier,
00:41:02la tarification du carbone.
00:41:04L'Europe doit protéger
00:41:05ces industries.
00:41:08Celles-ci font le nécessaire
00:41:09pour décarboner
00:41:10leurs activités.
00:41:11Elles doivent être
00:41:12récompensées
00:41:13et encouragées.
00:41:15Autrement,
00:41:15nous risquons
00:41:17de dépendre
00:41:17des importations.
00:41:19par exemple,
00:41:20pour l'acier
00:41:21dont les constructeurs
00:41:22automobiles ont besoin
00:41:23ou encore d'engrais
00:41:25dont nos agriculteurs
00:41:26ont besoin.
00:41:27Cela veut dire
00:41:28que nous serons
00:41:28à la merci
00:41:29des prix,
00:41:30des volumes
00:41:31et de la qualité
00:41:32que d'autres acteurs
00:41:33souhaitent
00:41:34et peuvent nous fournir.
00:41:36Prenez l'acier
00:41:38et les autres métaux.
00:41:39Il y a une surcapacité mondiale
00:41:41qui réduit les marges
00:41:42et qui n'incite pas
00:41:46à payer un supplément
00:41:46de propreté.
00:41:47Il est donc plus difficile
00:41:48pour l'industrie
00:41:49sidérurgique européenne
00:41:50d'investir
00:41:51dans la décarbonation.
00:41:53C'est la raison
00:41:53pour laquelle
00:41:54la Commission proposera
00:41:56un nouvel instrument
00:41:57commercial à long terme
00:41:58pour mener à bien
00:42:00les mesures
00:42:02de sauvegarde
00:42:02applicables
00:42:03à l'acier
00:42:03arrivant à expiration.
00:42:05L'Europe restera
00:42:06toujours ouverte.
00:42:07Nous aimons
00:42:08la concurrence,
00:42:08mais nous protégerons
00:42:10toujours notre industrie
00:42:11contre la concurrence
00:42:13déloyale.
00:42:13Mesdames et Messieurs,
00:42:23lorsque nous parlons
00:42:24de compétitivité,
00:42:25nous parlons d'emploi.
00:42:26Nous parlons de personnes
00:42:27et de leurs moyens
00:42:29de subsistance.
00:42:30Il est donc essentiel
00:42:31de doter les travailleurs
00:42:33de moyens d'action
00:42:34renforcés
00:42:34si nous voulons disposer
00:42:35d'une économie compétitive.
00:42:36C'est pourquoi
00:42:37nous proposerons
00:42:38le règlement
00:42:39pour des emplois
00:42:40de qualité
00:42:40pour veiller
00:42:42à ce que l'emploi
00:42:43moderne
00:42:43suive le rythme
00:42:44de notre économie moderne.
00:42:46C'est d'autant
00:42:47plus important
00:42:48lorsque nous savons
00:42:50bien à quel point
00:42:51les temps sont durs
00:42:52pour de si nombreuses
00:42:53familles.
00:42:54Les coûts
00:42:55se sont envolés.
00:42:57Il faut faire
00:42:57des sacrifices
00:42:58pour joindre
00:42:59les deux goûts.
00:43:01Il s'agit
00:43:01tout simplement
00:43:02de justice sociale.
00:43:04C'est pourquoi
00:43:05nous avons besoin
00:43:07de toute urgence
00:43:08d'une stratégie
00:43:09européenne
00:43:09ambitieuse
00:43:10de lutte
00:43:10contre la pauvreté.
00:43:12Nous présenterons
00:43:13ainsi notre plan
00:43:14visant à contribuer
00:43:15à l'éradication
00:43:15de la pauvreté
00:43:16d'ici 2050.
00:43:17Ce plan sera soutenu
00:43:20par une garantie
00:43:21solide pour l'enfance
00:43:22visant à protéger
00:43:22nos enfants
00:43:23de la pauvreté.
00:43:26Nous présenterons
00:43:28également
00:43:28une série de mesures
00:43:30sur le coût
00:43:32de la vie.
00:43:35Permettez-moi
00:43:36de vous donner
00:43:37quatre exemples.
00:43:38Le premier,
00:43:39c'est l'énergie.
00:43:41Lorsque les coûts
00:43:42de l'énergie
00:43:42s'envolent,
00:43:43il ne s'agit pas
00:43:43seulement d'une facture.
00:43:46Ça touche
00:43:46le quotidien
00:43:47des citoyens.
00:43:49Au plus fort
00:43:50de la crise énergétique
00:43:51ces dernières années,
00:43:52l'Europe a agi.
00:43:53Grâce à cet effort
00:43:55au commun,
00:43:55nous sommes rapidement
00:43:57parvenus
00:43:57à stabiliser
00:43:58les prix
00:43:59et à sécuriser
00:44:00l'approvisionnement.
00:44:00nous sommes maintenant
00:44:03sur la voie
00:44:04de l'indépendance
00:44:04énergétique.
00:44:05Mais les facteurs
00:44:07d'énergie
00:44:07restent une véritable
00:44:09source d'inquiétude
00:44:10pour des millions
00:44:11d'Européens.
00:44:12Les coûts restent
00:44:14structurellement
00:44:15trop élevés
00:44:16pour l'industrie.
00:44:16Nous savons
00:44:17ce qui fait
00:44:18augmenter les prix.
00:44:19C'est notre dépendance
00:44:21vis-à-vis des combustibles
00:44:22fossiles russes.
00:44:23Il est donc temps
00:44:25de s'affranchir
00:44:26de cette dépendance
00:44:27vis-à-vis des combustibles
00:44:28fossiles russes.
00:44:35Nous savons
00:44:36ce qui fait
00:44:37baisser les prix
00:44:38d'énergie propre
00:44:41produite en Europe.
00:44:42Nous devons donc
00:44:44produire plus
00:44:45d'énergie renouvelable
00:44:46locale,
00:44:48le nucléaire étant
00:44:48la source de base.
00:44:49Mais nous devons aussi
00:44:50moderniser
00:44:51nos infrastructures
00:44:52et nos interconnexions
00:44:54et investir d'urgence
00:44:55dans celles-ci.
00:44:57C'est pourquoi
00:44:57nous proposerons
00:44:58un nouveau train
00:44:59de mesure
00:45:00sur les réseaux
00:45:01afin de renforcer
00:45:02nos infrastructures
00:45:02de réseaux
00:45:03et d'accélérer
00:45:03leur croix de permis.
00:45:05Dans le même élan,
00:45:06je présente aujourd'hui
00:45:07une nouvelle initiative
00:45:08intitulée
00:45:09Autoroute de l'énergie.
00:45:12Nous avons recensé
00:45:13huit goulets d'étanglement
00:45:15critiques
00:45:16dans nos infrastructures
00:45:17énergétiques.
00:45:18Ça commence
00:45:19dans le détroit
00:45:19de Rosent
00:45:20et ça va jusqu'au
00:45:21canal de Sicile.
00:45:22Nous avons maintenant
00:45:24nous employés
00:45:24à supprimer
00:45:25ces goulets d'étranglement
00:45:26un par un.
00:45:27Nous réunirons
00:45:28les gouvernements
00:45:29et les services publics
00:45:30afin de résoudre
00:45:31toutes les questions
00:45:32en suspens
00:45:33parce que les Européens
00:45:35ont besoin
00:45:35d'une énergie
00:45:36abordable
00:45:37et ils en ont besoin
00:45:38maintenant.
00:45:44Mesdames et Messieurs
00:45:45les députés,
00:45:46une maison,
00:45:47ce ne sont pas seulement
00:45:48quatre murs
00:45:49et un toit.
00:45:49c'est aussi synonyme
00:45:51de sécurité,
00:45:53de chaleur,
00:45:53un lieu où on se retrouve
00:45:55en famille
00:45:55avec des amis.
00:45:57C'est un lieu
00:45:57où l'on se sent
00:45:58chez soi.
00:45:59Mais pour un trop grand
00:46:00nombre d'Européens
00:46:01et d'Européennes
00:46:02aujourd'hui,
00:46:02la question du logement
00:46:04est devenue
00:46:05une source d'inquiétude.
00:46:07Elle peut être
00:46:08synonyme de dette
00:46:09et d'incertitude.
00:46:12Les chiffres témoignent
00:46:13d'une réalité difficile.
00:46:14Le prix des logements
00:46:16a augmenté
00:46:17de plus de 20%
00:46:18depuis 2015.
00:46:21Et les permis
00:46:22de construire
00:46:23ont diminué
00:46:24de plus de 20%
00:46:26en cinq ans.
00:46:28Il ne s'agit pas
00:46:29simplement d'une crise
00:46:30du logement.
00:46:31Il s'agit
00:46:32d'une crise sociale.
00:46:34C'est une crise
00:46:36qui déchire
00:46:38le tissu social
00:46:39européen
00:46:39et qui fragilise
00:46:40notre cohésion.
00:46:42Elle menace aussi
00:46:42cette crise,
00:46:43notre compétitivité.
00:46:44Les infirmiers,
00:46:45les enseignants,
00:46:46les pompiers
00:46:46n'ont plus les moyens
00:46:47de vivre là
00:46:47où ils exercent
00:46:48leur métier.
00:46:48Les étudiants
00:46:49abandonnent leurs études
00:46:50parce qu'ils ne peuvent
00:46:51plus payer leur loyer.
00:46:52Les jeunes fondent
00:46:53une famille
00:46:53de plus en plus tard.
00:46:54C'est pourquoi,
00:46:57cette année même,
00:46:58après avoir reçu
00:46:58vos contributions,
00:47:00nous présenterons
00:47:01le tout premier plan
00:47:02européen
00:47:02pour des logements
00:47:03abordables.
00:47:05Il faut que les logements
00:47:07soient plus abordables,
00:47:08plus durables
00:47:08et de meilleure qualité.
00:47:11Il faudra
00:47:11un effort européen
00:47:13ancré dans les réalités
00:47:15locales.
00:47:17Nous devrons
00:47:18revoir totalement
00:47:19la manière
00:47:19dont nous abordons
00:47:20ce problème.
00:47:22Nous devrons revoir
00:47:23nos règles
00:47:23en matière
00:47:24d'aide d'État
00:47:24afin de permettre
00:47:26la mise en œuvre
00:47:27de mesures
00:47:27d'aide au logement.
00:47:28Nous devrons
00:47:29notamment faciliter
00:47:31la construction
00:47:31de nouvelles maisons
00:47:32et de nouvelles résidences
00:47:33pour étudiants
00:47:33et nous proposons
00:47:35également
00:47:35une initiative
00:47:36juridique
00:47:37sur les locations
00:47:39de court terme
00:47:40afin de résoudre
00:47:42les problèmes
00:47:42qui subsistent
00:47:43dans ce secteur.
00:47:46Nous avons besoin
00:47:47de toutes les composantes
00:47:48de la société,
00:47:49de tous les législateurs
00:47:50et de toutes les parties
00:47:51prenantes
00:47:51qui doivent se réunir.
00:47:53Et dans cet esprit,
00:47:54nous organiserons
00:47:54le premier sommet
00:47:56de l'Union européenne
00:47:57sur le logement
00:47:58afin de veiller
00:47:59à ce que cette question
00:48:01figure au premier rang
00:48:01de nos priorités.
00:48:02Mesdames et Messieurs
00:48:04les députés,
00:48:05lorsque l'on parle
00:48:06de logement,
00:48:06on parle de dignité,
00:48:07on parle d'équité
00:48:09et on parle
00:48:09de l'avenir de l'Europe.
00:48:11Il y a huit ans,
00:48:12le socle européen
00:48:13des droits sociaux
00:48:14a fait du logement
00:48:15un droit social
00:48:16en Europe.
00:48:17Il est temps
00:48:18de faire de cette promesse
00:48:20une réalité.
00:48:21Le troisième exemple
00:48:23que je veux citer
00:48:25est celui de l'automobile.
00:48:28Les véhicules
00:48:29sont le pilier
00:48:30de notre économie
00:48:31et de notre industrie.
00:48:32ce secteur
00:48:33est une fierté européenne.
00:48:35Des millions d'emplois
00:48:36dépendent de ce secteur.
00:48:38Au début de cette année,
00:48:39nous avons assouplé
00:48:40les conditions
00:48:41dans lesquelles ce secteur
00:48:42pourra réaliser
00:48:43ses objectifs
00:48:43pour 2025
00:48:44et les choses
00:48:46fonctionnent bien.
00:48:47En nous fondant
00:48:48ce principe
00:48:48de la neutralité technologique,
00:48:50nous sommes en train
00:48:50de préparer
00:48:51les travaux
00:48:52de réexamen
00:48:53à l'horizon de 2035.
00:48:54Des millions d'Européens
00:48:56souhaitent acheter
00:48:57des voitures européennes
00:48:58à des prix abordables.
00:48:59nous devrions donc investir
00:49:02dans des véhicules
00:49:04abordables
00:49:04de petite taille,
00:49:07tant pour satisfaire
00:49:08le marché européen
00:49:09que pour répondre
00:49:10à la flambée
00:49:11de la demande
00:49:11à l'échelle mondiale.
00:49:12C'est pourquoi nous proposons
00:49:15de travailler
00:49:15avec l'industrie
00:49:16sur une nouvelle
00:49:19initiative relative
00:49:20aux voitures abordables
00:49:21de petite taille.
00:49:22Je pense que l'Europe
00:49:24devrait avoir
00:49:24sa propre voiture électrique.
00:49:27Une voiture
00:49:29environnementale,
00:49:30propre, efficace
00:49:31et légère.
00:49:32Une voiture économique
00:49:33à un prix abordable.
00:49:36Et une voiture européenne
00:49:38construite ici en Europe
00:49:40grâce à des chaînes
00:49:41d'approvisionnement européennes.
00:49:42Nous ne pouvons pas
00:49:43laisser la Chine
00:49:44et les autres concurrents
00:49:45s'emparer de ce marché.
00:49:46Qu'on le veuille ou non,
00:49:48l'avenir sera électrique
00:49:49et l'Europe
00:49:50sera un acteur
00:49:52de ce futur.
00:49:53L'avenir des voitures
00:49:54et les voitures
00:49:55de l'avenir
00:49:55devront être construits
00:49:57en Europe.
00:49:57Mesdames et Messieurs les députés,
00:50:13je passe au dernier exemple
00:50:14que je voulais citer.
00:50:17Il s'agit de l'alimentation.
00:50:20En Europe,
00:50:20nous avons accès
00:50:22à des denrées alimentaires
00:50:23de qualité
00:50:24que nos agriculteurs
00:50:27et nos pêcheurs
00:50:28d'exception
00:50:28produisent
00:50:29à des prix abordables.
00:50:32Ces agriculteurs
00:50:32et ces pêcheurs
00:50:33sont les gardiens
00:50:34de nos terres
00:50:35et de nos océans
00:50:35ainsi que de notre biodiversité.
00:50:37Ils sont la clé
00:50:37de notre sécurité alimentaire.
00:50:40Mais ils sont face
00:50:41à des problèmes
00:50:42allant du coup élever
00:50:43des intrants
00:50:43aux formalités administratives
00:50:44ou à la concurrence déloyale.
00:50:46Nous agissons
00:50:47sur tous ces fronts.
00:50:48Nous avons simplifié
00:50:49la PAC.
00:50:49moins de formalités
00:50:51administratives,
00:50:53plus de confiance.
00:50:54Nous avons délimité
00:50:55l'aide aux revenus
00:50:56dans le prochain CFC
00:50:58et nous avons veillé
00:51:00à ce que le financement
00:51:01puisse être complété
00:51:02par des enveloppes
00:51:03nationales et régionales.
00:51:04Toutefois,
00:51:05nos agriculteurs
00:51:06ont besoin
00:51:07d'une concurrence
00:51:07loyale
00:51:08et de conditions
00:51:09de concurrence équitable.
00:51:11C'est crucial.
00:51:12C'est la raison
00:51:12pour laquelle
00:51:13nous avons
00:51:14des garanties
00:51:15solides
00:51:15dans l'accord commercial
00:51:16avec le Mercosur
00:51:18soutenu
00:51:18par un financement
00:51:19si une compensation
00:51:20est nécessaire.
00:51:22Nous devons également
00:51:23renforcer
00:51:23la position
00:51:24des agriculteurs
00:51:25au sein de la chaîne
00:51:25d'approvisionnement alimentaire.
00:51:27Depuis trop longtemps,
00:51:28leur travail acharné
00:51:29n'a pas été récompensé
00:51:30à sa juste valeur.
00:51:32Les agriculteurs
00:51:33ont droit
00:51:33à un prix équitable
00:51:34pour les denrées alimentaires
00:51:36qu'ils produisent
00:51:37et à un profit équitable
00:51:38pour leurs familles.
00:51:39Nous allons par conséquent
00:51:40réexaminer la mise en oeuvre
00:51:41de notre législation
00:51:42relative aux pratiques
00:51:43commerciales déloyales.
00:51:45Nous prendrons des mesures
00:51:46chaque fois qu'il le faudra.
00:51:48Je peux également annoncer
00:51:50d'ores et déjà
00:51:51que nous renforcerons
00:51:53notre budget de promotion
00:51:55afin de lancer
00:51:56une nouvelle campagne
00:51:57achetée des denrées
00:51:59alimentaires européennes.
00:52:00Nous pouvons affirmer
00:52:01avec fierté
00:52:02que l'alimentation européenne
00:52:04est la meilleure au monde.
00:52:12Mesdames et Messieurs
00:52:14les députés,
00:52:15lorsque nous parlons
00:52:16de compétitivité
00:52:17et d'indépendance,
00:52:18nous devons aussi parler
00:52:19de nos relations
00:52:20avec les Etats-Unis.
00:52:22J'ai entendu
00:52:23beaucoup de choses
00:52:24concernant l'accord
00:52:26que nous avons conclu
00:52:27au cours de l'été.
00:52:28Je comprends les premières réactions.
00:52:31Si vous le permettez,
00:52:33je serai aussi claire
00:52:35que possible.
00:52:37Nos relations commerciales
00:52:39avec les Etats-Unis
00:52:40sont les relations
00:52:42les plus importantes
00:52:43pour l'Union européenne.
00:52:44Nous exportons
00:52:45plus de 500 milliards
00:52:47d'euros de biens
00:52:48vers ce pays
00:52:49chaque année.
00:52:51Des millions d'emplois
00:52:52en dépendent.
00:52:54En tant que présidente
00:52:54de la Commission,
00:52:56je ne jouerai jamais
00:52:57avec l'emploi
00:52:57ou les moyens
00:52:58de subsistance
00:52:59des citoyens.
00:53:00C'est pourquoi
00:53:00nous avons conclu
00:53:01un accord
00:53:02pour préserver
00:53:02l'accès
00:53:03à ce marché
00:53:04pour nos industries.
00:53:06Et nous avons fait
00:53:07en sorte que l'Europe
00:53:08obtienne
00:53:08le meilleur accord possible.
00:53:12Nous avons doté
00:53:13nos entreprises
00:53:15d'un avantage relatif.
00:53:17En effet,
00:53:17certains de nos
00:53:18concurrents directs
00:53:20font face
00:53:20à des droits
00:53:20de douane
00:53:21beaucoup plus élevés
00:53:22de la part
00:53:22des Etats-Unis.
00:53:25Leur droit
00:53:25de douane
00:53:25de base
00:53:26est peut-être
00:53:27inférieur,
00:53:28mais si on considère
00:53:29les exceptions
00:53:30que nous avons obtenues
00:53:31et les taux supplémentaires
00:53:33auxquels
00:53:33d'autres pays
00:53:34sont soumis,
00:53:36nous pouvons constater
00:53:37que nous avons
00:53:37le meilleur accord.
00:53:39C'est incontestable.
00:53:41Mais je veux être aussi
00:53:42très claire
00:53:43sur un point,
00:53:44qu'il s'agisse
00:53:46de la réglementation
00:53:46environnementale
00:53:47ou numérique.
00:53:49Eh bien,
00:53:49nous fixons
00:53:50nos propres normes,
00:53:51nous fixons
00:53:51nos propres règles.
00:53:53L'Europe décidera
00:53:53toujours par elle-même.
00:53:58Mesdames et Messieurs
00:54:01les députés,
00:54:02je ne suis pas
00:54:02partisane
00:54:02des droits de douane.
00:54:03Les droits de douane
00:54:04sont des tas.
00:54:05Pour autant,
00:54:05cet accord apporte
00:54:06une stabilité cruciale
00:54:07dans nos relations
00:54:08avec les Etats-Unis
00:54:09en cette période
00:54:10d'insécurité mondiale
00:54:12grandissante.
00:54:13Pensez aux répercussions
00:54:14d'une guerre
00:54:15commerciale
00:54:16pleine et entière
00:54:18avec les Etats-Unis.
00:54:20Imaginez le chaos
00:54:21qui en découlerait.
00:54:22Et puis,
00:54:22comparez cela
00:54:23à la Chine
00:54:26et le tableau
00:54:28qui a été dressé
00:54:29la semaine dernière.
00:54:29La Chine
00:54:30est autocotée
00:54:31des dirigeants
00:54:32russes
00:54:32et nord-cohérins.
00:54:33Poutine se félicite
00:54:34du niveau historique
00:54:36des relations
00:54:36entre la Russie
00:54:37et la Chine.
00:54:39Rien de tout cela
00:54:40n'est véritablement
00:54:41surprenant.
00:54:42Mais cela reflète
00:54:43l'évolution
00:54:44du paysage géopolitique.
00:54:47Et cela
00:54:47crée deux impératifs
00:54:49pour les efforts
00:54:50d'indépendance
00:54:50de l'Europe
00:54:51et pour sa place
00:54:51dans le monde.
00:54:52Le premier est
00:54:53que nous devons
00:54:54redoubler d'efforts
00:54:55en manière
00:54:55de diversification
00:54:57et de partenariat.
00:54:5880% de nos échanges
00:55:00commerciaux
00:55:01se font avec des pays
00:55:02autres que les Etats-Unis.
00:55:03C'est pourquoi
00:55:05nous devons
00:55:06tirer parti
00:55:07des nouvelles
00:55:08possibilités
00:55:08qui s'offrent à nous.
00:55:11À un moment
00:55:12où le système
00:55:14commercial
00:55:15mondial
00:55:16menace
00:55:17de s'effondrer,
00:55:19nous assurons
00:55:20des règles mondiales
00:55:21au moyen
00:55:21d'accords bilatéraux
00:55:23comme avec le Mexique
00:55:24ou avec le Mercosur.
00:55:26Ou alors
00:55:27nous achevons
00:55:27des négociations
00:55:28sur un accord historique
00:55:29avec l'Inde
00:55:30qui sera sans doute
00:55:32attuée d'ici
00:55:32à la fin de l'année.
00:55:34Nous mettons également
00:55:34en place une coalition
00:55:35de pays partageant
00:55:36les mêmes valeurs
00:55:37afin de réformer
00:55:38le système
00:55:38commercial mondial
00:55:39à l'instar
00:55:40du PT-BGP.
00:55:42Car le commerce
00:55:43nous permet
00:55:43de renforcer
00:55:44nos chaînes
00:55:44d'approvisionnement,
00:55:45d'ouvrir nos marchés,
00:55:46de réduire les dépendances
00:55:48et en fin de compte
00:55:49il s'agit de renforcer
00:55:50notre sécurité économique.
00:55:53Le monde veut choisir
00:55:54l'Europe
00:55:55et nous devons
00:55:56avoir des relations
00:55:57commerciales
00:55:58avec le monde entier.
00:55:59Le deuxième impératif
00:56:00est de faire en sorte
00:56:01que l'Europe agisse
00:56:02là où d'autres
00:56:03ne l'ont pas fait.
00:56:05Prenez le secteur
00:56:06de la recherche.
00:56:07La science
00:56:07n'a pas de passeport,
00:56:09pas de genre,
00:56:10pas d'origine ethnique
00:56:11et pas de couleur politique.
00:56:13Il s'agit
00:56:14de l'un des biens mondiaux
00:56:17les plus précieux.
00:56:19C'est la raison
00:56:19pour laquelle
00:56:20la Commission
00:56:21a annoncé
00:56:22un train de mesure
00:56:23choisir Europe
00:56:24de 500 millions d'euros
00:56:25afin d'attirer
00:56:26et de faire
00:56:28rester en Europe
00:56:29les meilleurs scientifiques
00:56:30et chercheurs.
00:56:31Et l'Europe
00:56:31doit également
00:56:32jouer un rôle
00:56:32de premier plan
00:56:33dans le domaine
00:56:33de la santé mondiale.
00:56:38Nous sommes au bord
00:56:39si ce n'est au début
00:56:40d'une nouvelle crise
00:56:41sanitaire mondiale.
00:56:44En tant
00:56:44que médecin
00:56:49de formation,
00:56:50je suis consternée
00:56:51par la désinformation
00:56:53qui menace
00:56:54les progrès mondiaux
00:56:55concernant
00:56:56toutes les maladies
00:56:57de la rougeole
00:56:58à la polluée.
00:57:09C'est la raison
00:57:12pour laquelle
00:57:13je vous annonce
00:57:14aujourd'hui
00:57:15que l'Union européenne
00:57:16dirigera
00:57:17une nouvelle initiative mondiale
00:57:19pour la résilience sanitaire
00:57:20parce que le monde
00:57:21se tourne vers l'Europe
00:57:22et l'Europe
00:57:23est prête
00:57:24à montrer
00:57:25la voie à suivre.
00:57:25Mesdames et Messieurs
00:57:36les députés,
00:57:37tout l'enjeu
00:57:38de l'indépendance
00:57:38de l'Europe
00:57:39c'est de protéger
00:57:40nos libertés.
00:57:41C'est très important.
00:57:42Il s'agit
00:57:43d'une liberté.
00:57:45Alors ceux
00:57:46qui crient
00:57:46devraient m'écouter
00:57:47avec beaucoup d'attention.
00:57:48Écoutez-moi
00:58:00très attentivement.
00:58:01Pouvez-vous
00:58:03cesser ces cris ?
00:58:05Écoutez-moi
00:58:06très attentivement.
00:58:07Je vais parler
00:58:07de la liberté,
00:58:08de la liberté
00:58:09de décider,
00:58:09de la liberté
00:58:10de s'exprimer,
00:58:11de la liberté
00:58:12de se déplacer
00:58:12sur l'ensemble
00:58:13du continent,
00:58:14de la liberté
00:58:14de voter,
00:58:16de la liberté
00:58:17de voter,
00:58:18d'aimer,
00:58:19de prier,
00:58:20de la liberté
00:58:21de vivre
00:58:21dans une union
00:58:22de l'égalité.
00:58:24Notre démocratie
00:58:25et l'état de droit
00:58:25sont les garants
00:58:26de ces libertés.
00:58:27C'est pourquoi
00:58:42nous avons fait
00:58:45tant de choses
00:58:46pour renforcer
00:58:47les outils
00:58:47dont nous disposons
00:58:48et pour intensifier
00:58:49les contrôles
00:58:49du respect des règles.
00:58:50Nous avons lancé
00:58:50un nouveau cycle
00:58:51de l'état de droit
00:58:52qui permet de faire
00:58:53en sorte que les problèmes
00:58:54soient détectés
00:58:55le plus tôt possible
00:58:56et résolus
00:58:56par la voie du dialogue.
00:58:57Nous avons besoin
00:58:59d'un cycle annuel
00:59:00intégré
00:59:01de l'état de droit,
00:59:03une même cadence,
00:59:04des jalons clairs
00:59:05et des contributions
00:59:06de toutes les institutions.
00:59:08Et nous devons
00:59:10nous concentrer
00:59:11sur les lacunes
00:59:13qui existent
00:59:14pour les combler.
00:59:15Nous avons renforcé
00:59:15le lien entre les financements
00:59:16et le respect
00:59:17de l'état de droit
00:59:18et avec le prochain budget
00:59:19à long terme,
00:59:20nous irons encore plus loin.
00:59:22Le respect
00:59:23de l'état de droit
00:59:24est une condition
00:59:25sine qua non
00:59:26pour bénéficier
00:59:27des fonds
00:59:27de l'Union Européenne
00:59:28aujourd'hui
00:59:29mais aussi
00:59:29à l'avenir.
00:59:35Mesdames et Messieurs
00:59:36les députés,
00:59:38l'essor
00:59:38de la manipulation
00:59:39de l'information
00:59:40et de la désinformation
00:59:41comme nous l'entendons
00:59:44à l'instant
00:59:44est en train
00:59:45d'utiliser nos sociétés.
00:59:46Il ne s'agit pas simplement
00:59:47de saper la confiance
00:59:49dans la vérité
00:59:49mais la confiance
00:59:50dans la démocratie
00:59:51elle-même.
00:59:51C'est pourquoi
00:59:51nous avons besoin
00:59:52de toute chance
00:59:53du bouclier européen
00:59:54de la démocratie.
00:59:55Nous devons disposer
00:59:56de capacités supplémentaires
00:59:57pour surveiller
00:59:58et détecter
00:59:59les manipulations
00:59:59de l'information
01:00:00et la désinformation.
01:00:02Nous allons donc
01:00:03mettre sur pied
01:00:04un nouveau centre européen
01:00:05pour la résilience démocratique.
01:00:06Cette initiative
01:00:07permettra de réunir
01:00:10toutes les expertises
01:00:11et toutes les capacités
01:00:12des Etats membres
01:00:12et des pays voisins.
01:00:15Il semble que vous craignez
01:00:16ce nouveau centre.
01:00:35Oui, je comprends
01:00:40que les cris
01:00:41sont devenus
01:00:42une tradition
01:00:43dans cette assemblée.
01:00:44Est-ce que vous pouvez
01:00:45prêter oreille
01:00:46et ensuite
01:00:46vous aurez largement
01:00:48le temps d'intervenir ?
01:00:49Dans certaines communautés
01:00:53aux quatre coins
01:00:54de l'Europe,
01:00:54les médias traditionnels
01:00:56sont mis à mal.
01:00:57Dans de nombreuses
01:00:58régions rurales,
01:01:00le temps où on allait
01:01:00chercher le journal local
01:01:02n'est plus qu'un souvenir
01:01:03lointain.
01:01:05Cette situation
01:01:05a engendré
01:01:06de nombreux déserts
01:01:08d'information
01:01:08où la désinformation
01:01:11prospère.
01:01:13Cela est extrêmement
01:01:14dangereux
01:01:15pour notre démocratie
01:01:16parce que des citoyens
01:01:17bien informés
01:01:18qui peuvent se fier
01:01:19à ce qu'ils lisent
01:01:20et entendent
01:01:21sont essentiels
01:01:22pour veiller
01:01:23à ce que les détenteurs
01:01:23du pouvoir
01:01:24soient tenus
01:01:25responsables
01:01:26de leurs actes
01:01:27et rendent compte.
01:01:29Lorsque les médias
01:01:30indépendants
01:01:31sont démontés,
01:01:32neutralisés,
01:01:33notre capacité
01:01:33à surveiller la corruption
01:01:34et à préserver la démocratie
01:01:36s'en trouve gravement affaiblie.
01:01:38Écoutez-moi
01:01:39avec attention.
01:01:43C'est ce qui explique
01:01:43que la première étape
01:01:44de la stratégie
01:01:45des autocrates
01:01:46consiste toujours
01:01:47à s'emparer
01:01:48des médias indépendants.
01:01:49C'est en effet
01:01:50ce qui rend possible
01:01:51la régression démocratique
01:01:52et qui permet
01:01:52à la corruption
01:01:53de sévir
01:01:55dans l'ombre.
01:01:57Il nous faut donc
01:01:57redoubler d'efforts
01:01:58pour protéger nos médias
01:01:59et notre presse indépendante.
01:02:01C'est la raison
01:02:02pour laquelle nous avons décidé
01:02:03de lancer un nouveau programme
01:02:04consacré à la résilience médiatique
01:02:06qui soutiendra le journalisme indépendant
01:02:08et l'éducation aux médias.
01:02:10Mais nous devons également investir
01:02:11pour tenter de résoudre
01:02:12certaines des causes profondes
01:02:13de cette menace.
01:02:15C'est la raison
01:02:15pour laquelle
01:02:16nous avons proposé
01:02:18d'augmenter
01:02:19dans le prochain CFP
01:02:20et dans le prochain budget
01:02:22les financements
01:02:23en faveur des médias.
01:02:24Nous devons également
01:02:24créer des conditions
01:02:25favorables aux investissements
01:02:26en capital.
01:02:28Aussi allons-nous utiliser
01:02:29nos outils
01:02:29pour soutenir
01:02:30les médias indépendants
01:02:31et locaux.
01:02:32La liberté de la presse
01:02:34constitue le fondement
01:02:35de toute démocratie
01:02:36et nous aiderons
01:02:38la presse européenne
01:02:39à préserver sa liberté
01:02:40en dépit
01:02:41de vos cris.
01:02:48Mesdames et messieurs
01:02:50les députés,
01:02:52Madame Schneider,
01:02:55je vous en prie,
01:02:56nous avons été
01:02:57tout à fait
01:02:58patients.
01:03:02Si vous criez à nouveau,
01:03:03vous devrez quitter
01:03:05l'Assemblée.
01:03:14Applaudissements
01:03:14Penchons-nous à présent
01:03:17sur les médias sociaux,
01:03:18sur les réseaux sociaux.
01:03:20Les éléments positifs
01:03:23sont très nombreux
01:03:26qui lient les personnes.
01:03:28Mais je souhaiterais aborder
01:03:29une question spécifique.
01:03:30Il s'agit de l'accès
01:03:31illimité
01:03:32que nous donnons
01:03:33à nos enfants
01:03:33aux réseaux sociaux
01:03:35et aux conséquences
01:03:36que cela engendre.
01:03:37En tant que mère
01:03:38de sept enfants
01:03:40et grand-mère
01:03:40de quatre petits-enfants,
01:03:42je partage
01:03:43l'angoisse
01:03:44des parents
01:03:45qui font de leur mieux
01:03:46pour protéger
01:03:46leurs enfants.
01:03:48Ces parents
01:03:48craignent
01:03:50que lorsque leurs enfants
01:03:51décrochent
01:03:52le téléphone
01:03:54ou prennent
01:03:55leur téléphone en main,
01:03:56ils soient exposés
01:03:57à toutes sortes
01:03:58de danger rien
01:03:59qu'en faisant
01:04:00défiler l'écran.
01:04:02Le harcèlement en ligne,
01:04:03les contenus pour adultes,
01:04:05la promotion
01:04:05de l'automutilation
01:04:07et les algorithmes
01:04:09qui profitent
01:04:10des vulnérabilités
01:04:11des enfants
01:04:11dans le but manifeste
01:04:14de créer
01:04:15des addictions.
01:04:17Trop souvent,
01:04:18des mères
01:04:19et des pères
01:04:19se sentent impuissants
01:04:21et désarmés.
01:04:22Ils ont le sentiment
01:04:23de se noyer
01:04:25face aux raz-de-marée
01:04:26des grandes entreprises
01:04:27technologiques
01:04:28qui ont lutté
01:04:28leur foyer.
01:04:30Je crois fermement
01:04:31que c'est aux parents
01:04:32et non aux algorithmes
01:04:34d'élever nos enfants.
01:04:36Leur voix
01:04:37doit être
01:04:38entendue.
01:04:41Je suis donc
01:04:42ici aujourd'hui
01:04:43pour vous dire
01:04:44que je suis
01:04:45à l'écoute.
01:04:47De même
01:04:48qu'à mon époque,
01:04:49nous avons
01:04:49en tant que société
01:04:51appris
01:04:52et enseigné
01:04:53à nos enfants
01:04:53qui ne pouvaient pas
01:04:55fumer,
01:04:56boire,
01:04:56regarder des contenus
01:04:57pour adultes
01:04:59avant un certain âge.
01:05:01Je pense
01:05:02qu'il est grand temps
01:05:03d'envisager
01:05:04de faire de même
01:05:04pour les réseaux sociaux.
01:05:07Nos amis
01:05:07australiens
01:05:08ont été
01:05:09les premiers
01:05:10à instaurer
01:05:11une restriction
01:05:12pour les réseaux sociaux.
01:05:14Je suis de très près
01:05:15à la mise en oeuvre
01:05:16de leurs mesures
01:05:17afin de
01:05:18songer
01:05:19aux mesures
01:05:20à venir
01:05:21que nous pouvons
01:05:22mettre en oeuvre
01:05:22ici en Europe.
01:05:23Je
01:05:24diligenterai
01:05:26un groupe
01:05:27d'experts
01:05:28afin qu'ils
01:05:29me proposent
01:05:31des conseils
01:05:31d'ici à la fin
01:05:32de l'année
01:05:32quant à la meilleure
01:05:33approche à suivre
01:05:34pour l'Europe.
01:05:35Nous étudierons
01:05:36attentivement
01:05:37cette question
01:05:38et écouterons
01:05:39toutes les personnes
01:05:40concernées.
01:05:41Tous nos travaux
01:05:42seront guidés
01:05:43par la nécessité
01:05:44de redonner
01:05:45aux parents
01:05:46les moyens
01:05:47d'agir
01:05:48et de construire
01:05:49une Europe
01:05:49plus cieux
01:05:50pour nos enfants.
01:05:51Car lorsqu'il s'agit
01:05:52de la sécurité
01:05:52des enfants
01:05:54en ligne,
01:05:54l'Europe
01:05:55donne la priorité
01:05:56aux parents
01:05:57et non
01:05:58aux profits.
01:06:02Mesdames et messieurs
01:06:03les députés,
01:06:06protéger notre démocratie
01:06:08est notre tâche
01:06:08la plus importante.
01:06:09Mais il faut pour cela
01:06:10montrer que la démocratie
01:06:12apporte des solutions
01:06:13face aux préoccupations
01:06:14légitimes des citoyens.
01:06:16Je crois que cela vaut
01:06:18notamment pour la migration.
01:06:19C'est pourquoi nous avons
01:06:20proposé que les moyens
01:06:21alloués à la gestion
01:06:23de la migration
01:06:23et des frontières
01:06:24soient multipliés
01:06:24par trois
01:06:25dans le prochain budget
01:06:26afin que nous puissions
01:06:27gérer efficacement
01:06:29la migration
01:06:29et protéger
01:06:30nos frontières extérieures.
01:06:31mais il était évident
01:06:33qu'il faut faire plus.
01:06:36Les citoyens européens
01:06:37ont prouvé
01:06:37qu'ils étaient prêts
01:06:38à aider
01:06:39ceux qui fuient
01:06:40la guerre
01:06:41et les persécutions.
01:06:43Mais leur frustration
01:06:45grandit
01:06:45lorsqu'ils ont l'impression
01:06:46que nos règles
01:06:47ne sont pas respectées.
01:06:49C'est pourquoi
01:06:50nous devons
01:06:51redoubler d'efforts.
01:06:53Il nous faut
01:06:53un système
01:06:54qui soit humain
01:06:56sans être naïf.
01:06:57nous devons
01:07:00nous attaquer
01:07:00sérieusement
01:07:01à la question
01:07:01du retour
01:07:02dans le pays d'origine
01:07:03des demandeurs
01:07:03d'asile déboutés.
01:07:06Il n'est pas possible
01:07:07que seulement
01:07:0920%
01:07:10de ceux
01:07:11qui ne sont pas
01:07:12autorisés
01:07:12à rester
01:07:13quittent
01:07:14effectivement
01:07:15l'Europe.
01:07:16Il nous faut
01:07:17donc parvenir
01:07:17rapidement
01:07:18à un accord
01:07:19sur le système
01:07:20européen commun
01:07:21en matière
01:07:21de retour.
01:07:22Nous n'avons
01:07:23plus de temps
01:07:23à perdre.
01:07:24nous devons
01:07:25également
01:07:26veiller
01:07:26à ce que
01:07:27le pacte
01:07:27sur la migration
01:07:28et l'asile
01:07:29soit pleinement
01:07:30mis en oeuvre
01:07:30dès qu'il entrera
01:07:31en vigueur.
01:07:33Il est strict
01:07:33mais équitable
01:07:34mais il ne fonctionnera
01:07:36que si chacun
01:07:37joue son rôle.
01:07:39Les Etats membres
01:07:40du Nord
01:07:40comme du Sud
01:07:41de l'Est
01:07:41comme de l'Ouest.
01:07:45Il est évident
01:07:45que nous respecterons
01:07:47toujours
01:07:47nos engagements
01:07:48internationaux.
01:07:50Nous l'avons fait
01:07:50par le passé
01:07:51nous le faisons
01:07:51aujourd'hui
01:07:52et nous le ferons
01:07:53à l'avenir.
01:07:53Mais c'est à l'Europe
01:07:55qu'il appartient
01:07:57de décider
01:07:58qui vient
01:07:59en Europe
01:07:59et dans quelles
01:08:00circonstances
01:08:01et non aux trafiquants
01:08:02et aux passeurs
01:08:03de le faire.
01:08:08Les trafiquants
01:08:11et les passeurs
01:08:11gagnent des millions
01:08:12avec leurs propesses
01:08:14cyniques,
01:08:14mensongères
01:08:15et fatales.
01:08:15C'est pourquoi
01:08:16nous devons détruire
01:08:17leur modèle économique.
01:08:19Les chiffres
01:08:20reculent
01:08:21globalement
01:08:22mais trop
01:08:23de personnes
01:08:24tentent
01:08:24encore
01:08:25de franchir
01:08:26illégalement
01:08:26les frontières
01:08:27ou meurent
01:08:29en chemin.
01:08:33Nous devons
01:08:33travailler
01:08:33avec les plateformes
01:08:34des médias sociaux
01:08:35afin de mettre fin
01:08:36à la planification
01:08:37en ligne
01:08:37et à la publicité
01:08:38en ligne
01:08:38pour les opérations
01:08:38des passeurs.
01:08:39Nous devons coopérer
01:08:40plus étroitement
01:08:41avec les coopérations
01:08:42aériennes,
01:08:42en particulier
01:08:43en ce qui concerne
01:08:44les routes problématiques
01:08:45comme celles
01:08:46vers la Biélorussie.
01:08:47et ce n'est qu'en suivant
01:08:48l'argent à la trace
01:08:50que nous pourrons savoir
01:08:51quels sont les réseaux
01:08:52criminels,
01:08:52où ils sont
01:08:53et que nous pourrons
01:08:54assécher leurs sources
01:08:54de financement.
01:08:55Et il nous faut aussi
01:08:56un nouveau train
01:08:57de sanctions
01:08:57qui cible les passeurs
01:08:58et les trafiquants
01:08:59d'êtres humains.
01:09:00Il faut geler leurs avoirs,
01:09:01il faut restreindre
01:09:02leurs possibilités
01:09:03de déplacement,
01:09:05il faut limiter
01:09:05leurs gains.
01:09:07Le trafic d'êtres humains
01:09:08est une activité
01:09:09cruelle et criminelle
01:09:11et aucun passeur,
01:09:13aucun trafiquant
01:09:14ne doit rester impuni
01:09:16en Europe.
01:09:26Le message que je vais
01:09:29faire passer est simple,
01:09:30si c'est important
01:09:31pour les Européens,
01:09:31c'est important pour l'Europe.
01:09:33Il est de notre devoir
01:09:33immuable d'apporter
01:09:34des résultats.
01:09:36L'été dernier,
01:09:37nous avons vu
01:09:37ces images de forêts
01:09:39et de villages européens
01:09:41en proie aux flammes.
01:09:43Plus d'un million d'hecteurs
01:09:45sont partis en fumée,
01:09:47près d'un tiers
01:09:49de la superficie
01:09:51de la Belgique.
01:09:52L'ampleur des dégâts
01:09:54est considérable
01:09:55et nous savons
01:09:58qu'il ne s'agit pas
01:09:59d'un épisode isolé.
01:10:01Le changement climatique
01:10:02rend chaque été
01:10:03plus chaud,
01:10:04plus âpre
01:10:05et plus dangereux.
01:10:06nous devons radicalement
01:10:10intensifier nos efforts
01:10:11pour l'adaptation
01:10:13au changement climatique,
01:10:15la résilience
01:10:15face à ces changements
01:10:16en optant
01:10:17pour des solutions
01:10:18fondées sur la nature.
01:10:19Mais nous devons aussi
01:10:20nous donner
01:10:20les moyens
01:10:21de réagir.
01:10:22C'est pourquoi
01:10:23nous proposerons
01:10:25la création
01:10:26d'une nouvelle plateforme
01:10:27européenne
01:10:28de lutte
01:10:28contre les incendies
01:10:30basées à Chypre
01:10:31qui pourraient également
01:10:32venir en aide
01:10:33à nos voisins régionaux.
01:10:36Nous savons
01:10:36que notre mécanisme
01:10:38de protection civile
01:10:39peut faire la différence.
01:10:41Au cours de l'été,
01:10:44760 Européens
01:10:46courageux
01:10:46ont été dépêchés
01:10:47aux quatre coins
01:10:48de l'Europe.
01:10:50Ils se sont rués
01:10:51vers les flammes,
01:10:52littéralement parlant.
01:10:54J'aimerais conclure
01:10:55mon discours
01:10:56en leur rendant hommage
01:10:57à eux,
01:10:58les pompiers,
01:10:59les pilotes,
01:11:00les membres
01:11:01d'équipage,
01:11:02à toutes celles
01:11:03et ceux
01:11:03qui ont redoublé
01:11:04des efforts.
01:11:05Je souhaiterais
01:11:06vous raconter
01:11:06l'histoire
01:11:06d'un groupe
01:11:07de 20 pompiers
01:11:08grecs.
01:11:10Ce sont des experts
01:11:11dans la maîtrise
01:11:12des pires incendies
01:11:13de forêt.
01:11:15Lorsque les incendies
01:11:16se sont déclarés
01:11:17dans les Asturies,
01:11:18l'Espagne a appelé
01:11:20l'Europe à l'aide.
01:11:22La Grèce a répondu
01:11:23présent.
01:11:26Les flammes
01:11:26étaient tellement importantes
01:11:28que la fumée
01:11:29était visible
01:11:29de l'espace.
01:11:30Pourtant,
01:11:32cinq jours durant,
01:11:33ces 20 pompiers
01:11:34grecs
01:11:35ont lutté
01:11:36aux côtés
01:11:37de leurs homologues
01:11:38espagnols.
01:11:39Les flammes
01:11:40se rapprochaient
01:11:41du village
01:11:41de Genestoso.
01:11:43Ces pompiers
01:11:44les ont combattus
01:11:45nuit et jour
01:11:46pour les tenir
01:11:47à distance.
01:11:48Ensemble,
01:11:49ils ont maîtrisé
01:11:50le feu
01:11:50et le village
01:11:51a été sauvé.
01:11:52mesdames et messieurs
01:11:54les députés,
01:11:54c'est un honneur
01:11:55immense
01:11:55d'accueillir
01:11:57aujourd'hui
01:11:57l'un de ces héros,
01:12:00le chef de l'équipe
01:12:01grecque,
01:12:02le lieutenant
01:12:04Nikolaos
01:12:05Païsios.
01:12:07Lieutenant,
01:12:07G.R. Nikolaou,
01:12:09votre courage
01:12:11est une source
01:12:12d'inspiration
01:12:12pour nous tous.
01:12:13Applaudissements.
01:12:43Mesdames et messieurs
01:12:50les députés,
01:12:51c'est le visage
01:12:54de l'Europe,
01:12:55une véritable communauté.
01:12:57C'est l'Europe
01:12:57que j'aime,
01:12:58que nous aimons tous.
01:12:59C'est l'Europe
01:13:00que nous devons protéger
01:13:02à tout prix
01:13:02et nous devons
01:13:03le faire ensemble.
01:13:04J'entends travailler
01:13:06avec votre Assemblée
01:13:08et avec l'ensemble
01:13:09des forces démocratiques
01:13:11pro-européennes
01:13:11pour apporter
01:13:12des résultats
01:13:13à l'Union.
01:13:13de l'Europe.
01:13:14Je travaille
01:13:15à l'élaboration
01:13:16de paquets législatifs
01:13:17pour doter
01:13:19cette majorité
01:13:19pro-européenne
01:13:20de moyens d'action.
01:13:21Je suis tellement
01:13:21heureuse,
01:13:22chère Roberta,
01:13:24que nous ayons été
01:13:25en mesure
01:13:25de renouveler
01:13:26l'accord cadre
01:13:27entre la Commission
01:13:28et le Parlement.
01:13:29Ça ne fera que
01:13:31renforcer notre coopération.
01:13:32européen.
01:13:33Cet accord nous permettra
01:13:36de travailler
01:13:37aux réformes
01:13:38dont nous avons
01:13:38vraiment besoin.
01:13:40Je soutiens
01:13:41le droit d'initiative
01:13:42du Parlement européen
01:13:43et je pense
01:13:46que nous devons agir.
01:13:47nous devons passer à la majorité
01:13:51qualifiée dans certains domaines,
01:13:52par exemple la politique étrangère.
01:13:54Le moment est venu
01:13:58de nous libérer
01:13:59du carcan
01:14:00de l'unanimité.
01:14:03Nous devons
01:14:04faire en sorte
01:14:05que l'Union
01:14:06agisse plus rapidement
01:14:07et apporte
01:14:08des résultats.
01:14:09C'est comme cela
01:14:11que nous pourrons
01:14:12remporter ensemble
01:14:13ce combat,
01:14:14faire progresser
01:14:15l'Europe
01:14:16vers son indépendance.
01:14:18Rappelons-nous
01:14:19que nous avons
01:14:20toujours dû lutter
01:14:22pour nos libertés,
01:14:22qu'il s'agisse
01:14:24de la génération
01:14:25qui a lutté
01:14:26pied à pied
01:14:27sur tout notre continent
01:14:28ou la presse clandestine
01:14:31qui a gardé vivace
01:14:32la flamme de la liberté
01:14:33à travers l'Europe centrale
01:14:35et orientale
01:14:35pendant la guerre froide
01:14:36ou encore
01:14:38les frères de la forêt
01:14:39dans les États baltes
01:14:40qui ont résisté
01:14:42à l'oppression soviétique.
01:14:45Ce combat,
01:14:47cette lutte
01:14:49sont profondément ancrés
01:14:50en nous,
01:14:51Européens.
01:14:52Il y a 80 ans,
01:14:54notre continent
01:14:56était l'enfer
01:14:57sur Terre.
01:14:59Il y a 40 ans,
01:15:00notre continent
01:15:01était divisé
01:15:02par un mur.
01:15:03Mais à chaque fois
01:15:05qu'ils l'ont pu,
01:15:06les Européens
01:15:08ont décidé
01:15:09de se battre
01:15:09pour un avenir meilleur,
01:15:11pour que l'Europe
01:15:13devienne un tout
01:15:14et que ce tout
01:15:15soit fort.
01:15:16c'est à cela
01:15:18que je m'emploierai
01:15:20jour après jour
01:15:21à vos côtés.
01:15:24Vive l'Europe.
01:15:25Merci.
01:15:26Applaudissements
01:15:27Sous-titrage Société Radio-Canada
01:15:28Sous-titrage Société Radio-Canada
01:15:30Sous-titrage Société Radio-Canada
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