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  • il y a 4 mois
Tout savoir sur les grandes tendances du marché de l'immobilier avec les meilleurs experts et notre journaliste maison, Marie Coeurderoy, et vous !

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00:00BFM Business présente les experts de l'IMO, Marie-Cœur d'Aurora.
00:08Les experts de l'IMO spécial 6K, salon de l'immobilier Bacarbone qui joue les prolongations.
00:15Là nous sommes toujours sous le grand palais pour ce salon de l'immobilier Bacarbone 4ème édition.
00:21Encore une heure de débat de face à face pour évoquer cet immobilier décarboné.
00:26Je vous propose donc deux séquences cet après-midi. D'abord au menu de notre première demi-heure, on va parler des labels, des récompenses.
00:34Mais ça sert à quoi ces labels et ces récompenses ? Le patron de l'association BBCA viendra nous expliquer comment on valorise la décarbonation de nos bâtiments.
00:42Ensuite on aura un premier débat pour savoir si c'est encore possible de conjuguer nos besoins commerciaux et les enjeux environnementaux.
00:51On va parler logistique. La logistique peut-elle continuer à se développer à l'heure du Bacarbone ? On essaiera de répondre à cette question.
00:59Puis on aura une deuxième séquence, une deuxième demi-heure et c'est l'homme qui veut réinventer nos entrées de ville qui sera avec nous.
01:06Vous l'avez déjà vu sur l'antenne de BFM Business, c'est le patron d'ICAP Promotion qui sera avec nous.
01:10Il nous dira comment il veut effacer cette image terrible de la France moche.
01:15Alors c'est assez péjoratif et je crois qu'il n'aime pas du tout quand je dis ça.
01:17Mais justement il va essayer de m'empêcher de redire ça.
01:20Ensuite notre dernier débat pour conclure notre présence à ce salon de l'immobilier Bacarbone.
01:24Ce sera un retour aux sources ou plutôt dans nos sous-sols on parlera géothermie.
01:31Mais tout de suite c'est l'heure de notre premier face-à-face.
01:39Stanislas Pottier, président de l'association BBCA. Bonjour Stanislas.
01:43Bonjour Magne.
01:43Alors c'est notre deuxième jour pour BFM Business présent dans ce salon de l'immobilier Bacarbone.
01:49C'est la quatrième édition. C'est donc la quatrième fois qu'on se voit à peu de choses près.
01:53Exactement.
01:54Mais pourtant je trouve que l'ambiance a changé.
01:55Alors évidemment visuellement, on ne va pas se mentir, le carousel du Louvre c'était très bien l'année dernière.
02:00Mais là quand même le grand palais.
02:02Là on est au grand jour.
02:03Mais ça veut dire quoi ? C'est quoi ? C'est à la mesure, à la hauteur de vos ambitions ?
02:08Ah non, nous on veut toujours plus.
02:09C'est quoi ? On est à peu près, on y va, on va où l'année prochaine ?
02:12En fait, ce que je trouve formidable, et cette quatrième édition le confirme, c'est qu'on augmente chaque année la présence d'exposants, la diversité des exposants et le visiteur.
02:22Donc ça montre, alors que le contexte est plutôt difficile pour le secteur depuis quelques années maintenant, ça montre qu'il y a une conscience de ce que représente la décarbonation,
02:35de la correspondance entre décarbonation et valeur, et que la présence du jour naturel pour moi est symbolique.
02:44Donc on est au grand jour aujourd'hui, je pense qu'on arrive à une certaine maturité en fait de la décarbonation, de la construction et de la ville responsable de façon générale.
02:55On fait peut-être un peu moins de marketing, on en parle peut-être un peu moins, mais on fait plus précis, plus technique, plus ambitieux, et les gens qui font sont là.
03:02Et vous dites, on fait un peu moins de marketing, et c'est vrai que c'est la quatrième année qu'on se voit, et en fait, à chaque fois, je vous parle de greenwashing, je vous dis, mais en fait, ça sert à quoi ?
03:11Vous essayez juste de vous donner une bonne image ? Et là, on a le sentiment que c'est plus vraiment ça en fait.
03:16En fait, ça a été presque digéré, cette phase-là qui était réelle quand même à un moment donné.
03:21Tout le monde a voulu en faire, quitte à raconter un peu n'importe quoi. Et là, vous avez vraiment ce qu'ils font. Et ce qu'ils font sont quand même de plus en plus nombreux.
03:29Ils ne le font pas forcément en en parlant beaucoup, mais ils ont conscience que c'est stratégique, c'est fondamental, et ils le font.
03:35Et en plus, on est sur une matière qui est extrêmement innovante. Donc c'est symbolique d'être au Grand Palais, qui est ce lieu de l'innovation d'il y a un peu plus d'un siècle maintenant.
03:44Maintenant, on est aussi dans la transition carbone. C'est une véritable révolution industrielle. Ça change toute la chaîne de valeur.
03:52Je trouve qu'on est complètement en phase avec l'esprit du lieu.
03:55On est depuis hier, Stanislas, à ce salon de l'immobilier bas carbone. Et on a beaucoup parlé des contraintes réglementaires qui peuvent freiner l'enthousiasme et la volonté de faire de certains acteurs.
04:04Mais en même temps, est-ce que ce ne sont pas non plus ces contraintes réglementaires qui font qu'aujourd'hui, l'immobilier décarboné, en fait, finalement, on n'imagine pas l'immobilier autrement ?
04:14Oui. C'est-à-dire que c'est tellement difficile à faire. On voudrait que ça aille plus vite. Mais comme je viens de le dire, c'est une véritable révolution.
04:24Il faut changer toute la chaîne de valeur, ses fournisseurs, sa façon de construire, de travailler, de gérer, l'usage.
04:30Bref. Donc, ça prend un peu de temps. Et c'est vrai que là-dedans, la réglementation, elle est importante. De même que la commande publique, elle est importante.
04:41Mais de même aussi que la mobilisation des acteurs privés entre eux. BBCA est né. On aura 10 ans.
04:472015. Il y en a plein qui fêtent leur 10 ans. On avait cool roux.
04:51Juste avant la COP21. Et donc, pourquoi ? Parce que les acteurs qui ont participé à la création de l'association et tous ceux qui y sont maintenant,
05:01voulaient progresser dans la connaissance de la comptabilité carbone et identifier les vecteurs de performance, les bonnes pratiques.
05:10Ils ont fait ça entre eux. Et pourquoi on a pensé au label ? Vous disiez à quoi ça sert un label ?
05:14Exactement. Un label, c'est délivré par un tiers externe. C'est contrôlé. Et ça vous permet de prouver de façon tout à fait transparente votre performance en matière de carbone.
05:26Et pourquoi ce label est particulièrement bon ? Il est monocritère.
05:30Monocritère. Un seul critère.
05:32On mesure une chose fondamentale, le carbone. On mesure tout le carbone. Et donc, quand vous avez un label BCA, vous savez exactement de quoi vous parlez.
05:40Et les référentiels sont publics. Les comptabilités sont publiques. Elles évoluent dans le temps. On est très agiles parce qu'on découvre toujours des nouvelles façons de faire et de s'améliorer.
05:52Mais c'est une façon de prouver à toutes vos parties prenantes, quand vous avez un immeuble, à vos financeurs, à votre utilisateur, à la réglementation.
06:01Eh bien, quel niveau de performance vous avez ? Comment vous l'avez atteint ? C'est une façon de valoriser votre business aussi. On va le dire clairement en fait.
06:10Et tout le monde tire dans le même sens. Il ne faut pas se laisser prendre par les débats que vous pouvez avoir aux Etats-Unis ou par les débats à Bruxelles sur l'omnibus, etc.
06:20On peut faire un peu mieux en matière de réglementation. Ça, c'est sûr. Et BBCA a des contacts très étroits avec les autorités nationales et les autorités à Bruxelles pour qu'on fasse mieux.
06:30Mais les choses se font. C'est-à-dire qu'il y a eu un peu de contestation. Il ne faut pas que trop d'énergie soit mobilisée par des reportings qui n'ont pas de sens.
06:42Mais il ne faut pas se leurrer. Les choses continuent de se passer. La décarbonation n'est pas remise en cause. Les acteurs la font.
06:50Ils la font de façon à leur façon, un peu plus précise, peut-être un peu plus discrètement, mais je pense de façon de plus en plus efficace.
07:00Bon, vous l'avez évoqué à mots couverts. On a quand même un contexte politico-économique qui est particulier, d'autant plus particulier pour toute la chaîne de la construction en France.
07:08On sait qu'il faudrait un peu plus construire quand même. Donc aujourd'hui, pour ce salon de l'immobilier bas carbone, est-ce que vous sentez cette inquiétude-là ?
07:17Est-ce que vous n'avez pas peur ? Et j'avais posé hier la question à Ferriel de Riche.
07:20Est-ce que vous craignez que ce contexte-là puisse finalement freiner l'enthousiasme qu'on constate au salon de l'immobilier bas carbone et cette volonté de décarboner notre immobilier ?
07:30Non, non, puisque là, il y a quand même quelques nouvelles un peu meilleures qui commencent à frémir. Et depuis 4 ans, on constate qu'à chaque fois, il y a plus de monde au CIPCA.
07:41Donc ça veut dire que le sujet est un sujet fondamental pour les acteurs.
07:45C'est vrai que vous parlez de ce label BBCA. Vous remettez des trophées à l'occasion de ce salon de l'immobilier bas carbone. L'idée, c'est de récompenser qui, quoi ?
07:56Je ne veux pas les noms. Je veux juste savoir à qui vous remettez des trophées. Quel est l'état d'esprit de ces vainqueurs ?
08:04Alors, le palmarès, c'est pour montrer ceux qui sont les plus actifs en mètre carré décarboné, en nombre d'opérations de décarbonation, avec le niveau atteint de décarbonation.
08:14L'ambition moyenne des labellisés, c'est quand même de diviser par deux l'empreinte carbone par rapport à ce que fait le marché.
08:21Et donc, on est dynamique parce que quand le marché progresse, on continue à diviser par deux. Donc ça veut dire qu'on est toujours en avance.
08:27Un pas en avance, oui.
08:28Et les grands prix qu'on va dévoiler demain aussi, c'est quelques opérations emblématiques pour montrer ce qu'on peut faire dans différents types de construction, dans différents types de situations neufs, rénovations, exploitations, quartiers,
08:44pour donner à voir, en fait, des bâtiments particulièrement motivants, emblématiques.
08:53Ça montre que c'est possible et ça montre, ça met en lumière des vecteurs de performance et des meilleures pratiques.
08:59Donc, ça permet de dire que oui, on peut faire, on peut faire au même coût. C'est vendu, c'est investi.
09:07C'est beau ?
09:08Et c'est beau, absolument.
09:09Vous savez, les architectes, au début, moi, je me souviens très bien de BBCA, il y a 10 ans, me disaient, c'est compliqué.
09:16C'est compliqué parce qu'on nous demande d'intégrer une nouvelle contrainte qui n'est pas facile à gérer en plus de toutes les autres.
09:24Maintenant, que me disent-ils ? En tout cas, les architectes avec qui je parle chez BBCA, c'est génial parce que ça nous oblige à penser différemment, à faire différemment.
09:35Et en fait, on découvre des tas de nouveautés et on peut faire des opérations très, très belles.
09:40Donc oui, c'est beau et ça pousse à l'innovation. Je ne vois pas où sont les nouvelles inquiétantes.
09:46Eh bien voilà, venez au salon de l'immobilier Bacarbonne. Vous croiserez la route de Stanislas Pottier, le président de l'association BBCA.
09:52Merci d'avoir été avec nous dans Les Experts de l'IMO sur BFM Business.
09:56Tout de suite, c'est l'heure de notre prochain débat.
09:59Les Experts de l'IMO, le débat.
10:01Et c'est donc l'heure du débat dans ces Experts de l'immobilier spécial Salon de l'immobilier Bacarbonne.
10:09Vous avez parlé de la logistique. Comment faire quand on veut tout, tout de suite chez nous ?
10:14Eh bien, on va en parler avec nos deux invités.
10:15À ma droite, Thomas Effantin, directeur général et cofondateur de Trusk.
10:18Bonjour Thomas.
10:19Bonjour.
10:20Et à ma gauche, Rémi Gauleger, directeur associé de Corsalis.
10:24Bonjour Rémi.
10:24Alors d'abord, on va juste vous présenter pour savoir ce que vous faites et pourquoi vous êtes important dans nos nouveaux besoins commerciaux, j'ai envie de dire.
10:32Alors d'abord, Rémi, c'est quoi Corsalis ? C'est quoi votre raison d'être ?
10:36Alors Corsalis, c'est un opérateur immobilier.
10:39Notre activité, elle est de concevoir, de développer, de construire des solutions immobilières pour abriter l'activité logistique dans les centres-villes.
10:47En gros, les entrepôts.
10:48Exactement. Et notre cœur de métier, c'est de réintégrer les bâtiments logistiques dans la ville alors qu'aujourd'hui, ils en ont été plutôt sortis.
10:56Le fameux dernier kilomètre ?
10:58Exactement.
10:58Alors du coup, d'un côté, j'ai l'entrepôt et de l'autre, on est au salon de l'immobilier Bacarbonne dans une émission qui s'appelle Les experts de l'immobilier.
11:07Mais pour autant, vous ne faites pas du tout d'immobilier, Thomas, vous ?
11:10Alors moi, je ne fais pas du tout d'immobilier. Je suis simplement consommateur de mètres carrés parce que nous, on est spécialiste de la livraison du dernier kilomètre.
11:18sur la livraison de gros colis. Donc tout ce qui est plus de 30 kilos. Et effectivement, on a des entrepôts logistiques en périphérie de grandes villes pour livrer les citadins dans différentes villes françaises.
11:29C'est vous qui allez me livrer, c'est ça ?
11:30Exactement.
11:31La machine à laver.
11:32Voilà, machine à laver, meubles, tout ce que vous voulez, qui pèsent plus de 30 kilos.
11:36Alors pardon, mais quand on parle de cette livraison du dernier kilomètre, on entend qu'il y a quand même des enjeux de se déplacer sur des moins longues distances.
11:43Mais en même temps, si j'imagine des entrepôts partout dans la ville, je me dis est-ce que ça va ?
11:48Est-ce que ce n'est pas contradictoire avec l'écologie, avec le fait d'arrêter de construire des choses qui sont peut-être moins utiles que du logement, par exemple ?
11:57C'est quand même de vaste question. Qu'est-ce que vous faites là, en gros, tous les deux, au salon de l'immobilier Bacarbonne ?
12:02Rémi ?
12:03Alors, vous avez raison, c'est un peu contradictoire. Après, on peut tous faire le constat que c'est une problématique qui existe, qui est stabilisée maintenant et qui continue d'être dans les besoins de tout le monde.
12:14Sur le sujet de l'immobilier, la question, elle est toujours la même, c'est comment on rapproche le plus possible le produit du consommateur final.
12:21Pour éviter d'être à longue distance, justement.
12:23Je déborde un peu sur les sujets transports, mais l'enjeu, c'est le CO2 par kilomètre parcouru ou par colis.
12:29Et aujourd'hui, ou hier, en tout cas, tout colis qui était livré en centre-ville était livré depuis un entrepôt situé en périphérie.
12:38Et on pense, comme Corsalis et les territoires aujourd'hui se réorganisent pour réintégrer dans le tissu urbain dense,
12:45de l'immobilier logistique qui permet, en théorie, de massifier le flux qui vient de l'extérieur de la ville
12:51jusqu'à un point au départ duquel la livraison du client final pourrait être opérée avec des modes de livraison
12:56qui sont plus adaptés à la densification du tissu urbain, la piétonisation, etc.
13:03Et donc l'idée, c'est d'introduire, ce qui est un peu contradictoire là aussi avec le monde du transport,
13:08une rupture de charge.
13:09On sait que c'est un peu un gros mot,
13:10mais pour finalement faciliter le fait que la livraison finale se fasse par des modes de transport adaptés au tissu urbain dense.
13:19Je vais vous laisser faire l'émission tout seul parce que là, vous vous avez permis de lancer directement un bateau.
13:24Parce qu'effectivement, dans votre boîte précisément, c'est là-dessus en fait que vous êtes particulièrement novateur.
13:31Alors, en effet, nous, notre objectif avant tout, c'est effectivement de décarboner la logistique du dernier kilomètre.
13:36Parce qu'on est conscient aussi bien que vous comme nous, nous sommes des pollueurs.
13:41On va se le dire en toute transparence, nous sommes des pollueurs.
13:44Donc nous, notre objectif, on doit être acteur du changement et décarboner cette livraison du dernier kilomètre.
13:49La grande différence que moi, ce qui me pose toujours un petit peu problème dans des centres urbains,
13:55c'est que nous, on livre du gros colis.
13:56Donc c'est du plus de 30 kilos.
13:57Donc ça nécessite de la manutention et ça nécessite des 12 et des 20 mètres cubes.
14:02Ce qui a une certaine contrainte.
14:04On parle de la taille de votre véhicule.
14:06Taille de votre véhicule, excusez-moi.
14:0812 ou 20 mètres cubes.
14:10Mais effectivement, notre objectif, c'est avant tout d'investir sur des véhicules électriques.
14:15C'est ça, c'est l'électrification.
14:19Ça va de l'entrepôt, de l'électrification avec des bornes électriques pour nous permettre justement de livrer en électrique.
14:24L'enjeu, il est ici.
14:25Et pour moi, l'enjeu, il est sur une équation qui soit bonne entre le prix du mètre carré,
14:30puisqu'on investit toujours plus dans nos entrepôts justement pour avoir une énergie moindre,
14:35et de l'autre côté, d'avoir un prix cohérent pour le client final.
14:39Mais effectivement, là où je rejoins ce que dit Rémi, c'est que si on veut éviter justement des temps de transport et donc des émissions carbone,
14:45autant rapprocher les entrepôts de là où ils vivent et où les gens ont besoin de se faire livrer.
14:53Et du coup, ce qui m'amène à comment on fait pour ne pas empiéter sur les besoins de logement, par exemple.
14:58Et alors là, moi, je suis tombée de ma chaise façon de parler,
15:02mais vous avez quand même justement réfléchi à utiliser des espaces finalement qui étaient peut-être plus nécessaires aujourd'hui.
15:10En gros, je vais vous parler parking.
15:11Est-ce qu'on n'a pas moins besoin de voiture, mais plus besoin d'entrepôt ? C'est ma question.
15:15Et vous allez expliquer à nos auditeurs et téléspectateurs pourquoi je vous dis ça aussi, d'ailleurs.
15:19Non, non, mais absolument.
15:20Tout l'enjeu de la réintégration de cette fonction logistique dans la ville et d'un point de vue immobilier, c'est de trouver de la place.
15:27Le foncier est rare, précieux.
15:29Et cher, du coup.
15:30Et cher.
15:31Et aujourd'hui, c'est inenvisageable de construire, pour être un peu caricatural, un entrepôt au centre de Paris.
15:37Et donc, le constat et la genèse de Corsali, c'est ça.
15:41C'est comment physiquement réintroduire la fonction logistique dans une ville hyper saturée sur laquelle, et c'est bien normal, la priorité, elle est dédiée au développement du résidentiel ou d'autres activités, mais en tout cas pas des fonctions industrielles.
15:53Et donc, du coup, vous allez chercher des parkings ?
15:54On va chercher des actifs existants, déjà, qu'on reconvertit, parce que la logistique en ville, elle n'existait pas.
16:01Donc, on prend des actifs, quels qu'ils soient, qu'on reconvertit en bâtiments logistiques, d'un point de vue réglementaire.
16:07Et dans ces actifs existants, potentiellement reconvertibles, on a effectivement ce qui se passe sous la ville.
16:12Et c'est là aussi le lien entre le sujet de la décarbonation et de cet immobilier industriel en ville.
16:19Non seulement, on ne redéveloppe pas de bâtiments neufs, c'est physiquement difficile, mais quand bien même, on ne le fait pas.
16:26Et on réemploie de l'existant, qui plus est, dans certains cas, en infrastructures.
16:30Vous pouvez juste nous donner rapidement quand même un exemple de lieu souterrain que vous avez réinvesti ?
16:35Absolument. Alors, on a tissé un partenariat avec Indigo, qui est l'exploitant de parkings que tout le monde connaît.
16:42Et effectivement, on a aujourd'hui deux opérations.
16:44L'une qu'on a réalisée déjà à Bercy, donc dans le 12e arrondissement de Paris,
16:49où on a reconverti ce qui était une ancienne gare pour autocars en espace de distribution urbaine.
16:54Donc, on a pris les travaux, réception des travaux, il y a quelques semaines.
16:57Et on est en train de réaliser les travaux d'une opération de plus grande envergure,
17:01qui est la reconversion d'une partie du parc de stationnement Foch,
17:04donc qui est l'énorme ouvrage de stationnement qui se trouve entre la Porte Dauphine et la Place de l'Étoile.
17:09Il y a un ouvrage qui fait un peu plus de 60 000 m², sous terre,
17:13qui jusqu'à ce jour était, en tout cas, considéré par la ville et par Indigo comme sous-exploité,
17:18et dont on va opportunément réemployer une partie des surfaces inexploitées
17:24pour les transformer en espaces de distribution urbaine.
17:26Thomas, c'est ça qu'il faut faire ?
17:27C'est ça, c'est réinvestir les villes et chercher finalement les espaces
17:31dont on n'aurait pas trouvé l'utilité, hormis un parking par exemple ?
17:36Oui, mais je pense qu'on est vraiment dans la bonne direction.
17:40La seule problématique que moi, je peux trouver dans tout ça,
17:43c'est effectivement l'accessibilité.
17:46Bon, l'accessibilité, ça va dépendre de l'endroit,
17:49mais ce n'est pas adapté aux colis volumineux.
17:51Et la problématique aussi, et moi, je reçois des offres de certains promoteurs
17:58et de régies immobilières.
18:00Le problème, c'est le prix, c'est toujours pareil.
18:02Aujourd'hui, vous négociez avec des centrales d'achat
18:05qui tirent le prix de la livraison vers le bas
18:08parce que le client n'est pas habitué à payer sa livraison.
18:10Et quand vous retrouvez à effectivement négocier un bail,
18:15vous vous rendez compte que l'équation n'est pas bonne.
18:16Donc, nous, notre solution, c'est plus de se mettre en périphérie de grandes villes.
18:21Mais justement, de bosser davantage sur vos véhicules
18:27plus que sur la localisation géographique.
18:30Voilà, c'est les véhicules.
18:31Donc, évidemment, on investit beaucoup dans les véhicules électriques.
18:33Aujourd'hui, on en compte un peu plus de 100 chez Trusk,
18:37qui sont des 20 mètres cubes.
18:40Et le deuxième point, c'est évidemment l'amélioration de nos entrepôts existants.
18:44avec, voilà, on fait, on remplace des fenêtres.
18:49On va remplacer l'éclairage.
18:50Vous pensez à Cool Roof, qu'on a reçu hier.
18:53C'est l'occasion, le salon de l'immobilier Bacarbonne.
18:55Je rappelle Cool Roof qui fait de la peinture avec des coquilles d'huîtres
18:58et qui vous permet de faire baisser la température à l'intérieur.
19:00C'est ce qu'on a fait également.
19:02Voilà.
19:02Donc, voilà.
19:04Et effectivement, on n'utilise pas le chauffage.
19:05On essaie de mettre à disposition de nos équipes des vêtements assez chauds
19:09pour pouvoir travailler dans des températures qui sont plutôt acceptables.
19:15Et donc, voilà.
19:16Mais évidemment, moi, j'aimerais...
19:18Dans l'idéal, vous pensez que c'est quand même...
19:20Au centre de Paris, ça pourrait nous...
19:23Mais je ne peux pas livrer, si vous voulez, en vélo.
19:27Moi, j'ai besoin de véhicules électriques et 20 mètres cubes.
19:29Voilà.
19:30Ou je pourrais livrer une machine à laver.
19:33Mais n'oubliez pas que ça nécessite de personne.
19:35C'est presque un débat philosophique que j'ai envie de lancer.
19:38Donc, ce n'est peut-être pas le lieu ni l'endroit, ni le moment.
19:41Mais est-ce que ce n'est pas finalement la demande des consommateurs
19:44qu'il faut modifier finalement ?
19:47Compte tenu de tout ce qu'on est en train de se dire, en fait.
19:48On peut moduler les villes, on peut...
19:51Voilà, mais à un moment donné, ce besoin d'être livré instantanément,
19:55ça, ça vous a obligé à revoir votre business, je pense, à tous les deux.
19:59Et la question, c'est...
20:00Est-ce qu'à un moment donné, justement, on ne peut pas étendre à l'infini les territoires ?
20:05Ce qu'il faut juste savoir,
20:07je pense que ça va être dur de faire changer le mindset du consommateur final.
20:11Clairement, aujourd'hui, on est habitué avec Amazon
20:13de se faire livrer quasiment le jour même.
20:16Nous, on connaît cette situation depuis quasiment 10 ans.
20:21Donc, on a l'habitude de traiter l'immédiateté.
20:24La grosse problématique aujourd'hui, c'est...
20:27Est-ce que ces personnes-là sont prêtes à payer le premium supplémentaire
20:31pour se faire livrer en électrique ?
20:33Et ça, c'est l'histoire de volume.
20:34Donc, avec tout le travail des équipes, aujourd'hui,
20:37on a atteint un volume critique qui nous permet de répondre
20:39à la demande de nos clients.
20:40Mais effectivement, si je parle pour une PME,
20:42il y a des gros enjeux et des gros challenges à venir.
20:45Et justement, ce premium est compliqué à faire accepter par des enseignes.
20:51Rémi, j'ai envie de dire...
20:54Pareil, cette question presque philosophique.
20:56Ou alors, est-ce qu'effectivement, on peut changer le mindset,
20:59l'état d'esprit des gens ?
21:00Ou est-ce qu'il faut, nous, acteurs de cet immobilier bas carbone,
21:04revoir la manière dont on travaille ?
21:05Non, je pense... Je partage le constat de Thomas.
21:07Maintenant, les pratiques et les mœurs de consommation,
21:09ils sont ancrés.
21:10Et ça va paraître difficile de les faire évoluer.
21:13D'un point de vue territorial, on voit que les villes,
21:16de toute façon, toutes, à leur vitesse, à leur échelle,
21:18se referment.
21:20Et c'est probablement pas une tendance qui va non plus aller
21:22en se retournant.
21:24Donc, je pense que la seule solution,
21:25et ça se fera probablement sur un temps long,
21:27c'est deux axes.
21:28La sensibilisation, la pédagogie,
21:30pour probablement qu'une livraison,
21:32et c'est pas mon secteur,
21:34mais le coût de cette livraison reflète la réalité des choses
21:37et soit pas un objet marketing, de dumping,
21:40parce que derrière, ça occasionne les problématiques opérationnelles
21:43et économiques de toute la chaîne,
21:45aussi bien d'un point de vue exploitation, transport qu'immobilier.
21:49Et puis, l'autre sujet, c'est, malgré tout,
21:52d'offrir un tissu, et là, je parle sur mon secteur,
21:55un tissu de solutions immobilières
21:57qui rendent possible pour des opérateurs
21:59qui décideraient de modifier leur organisation logistique
22:02pour intégrer cette composante de logistique urbaine,
22:05d'avoir des solutions qui existent.
22:06Et aujourd'hui, on est un peu au milieu du guet
22:09avec des modèles opérationnels
22:11qui sont encore basés sur, disons, l'historique,
22:14aussi pour des problématiques économiques
22:16et des solutions immobilières
22:18qui sont inexistantes
22:19ou pas encore tout à fait adaptées
22:21au process des opérateurs transports.
22:25Et juste pour finir,
22:26effectivement, la livraison des colis de gros volumes
22:28est une particularité.
22:30Il y a mille logistiques urbaines.
22:31Enfin, la logistique urbaine,
22:32c'est un terme un peu galvaudé,
22:34mais il y a mille typologies de produits
22:36qui circulent, qui sortent de nos villes aujourd'hui.
22:38Donc, la logistique urbaine, elle est multiple.
22:40Les solutions immobilières
22:41qui peuvent permettre de répondre
22:42aux besoins de ces mille logistiques urbaines
22:44sont aussi multiples.
22:46Et donc, on aura besoin, dans l'avenir,
22:49de développer et des sites
22:50qu'on peut livrer en vélo, cargo
22:52et dont on peut ressortir à pied
22:54dans une zone piétonne,
22:55que des sites qui sont compatibles
22:56avec des véhicules de plus gros gabarits
22:58pour des utilisateurs et des besoins différents.
23:01Aujourd'hui, je suis, on est tous votre client, finalement.
23:05OK.
23:05Mais aujourd'hui, qui drive, finalement,
23:08la manière, votre stratégie d'entreprise ?
23:10Est-ce que ce ne sont pas, finalement,
23:11les élus locaux, la réglementation ?
23:13Et du coup, est-ce que ce sont eux
23:15qu'il va falloir essayer de convaincre
23:16au salon de l'immobilier bas carbone ?
23:19Alors, moi, je ne me lancerai pas dans cette bataille.
23:22Parce que je parlerai trop de temps.
23:24Mais non, mais ce qui est sûr,
23:26c'est qu'on doit s'adapter.
23:27Ça, c'est clair, net, précis.
23:30Moi, je vois aujourd'hui...
23:32Je suis parti en vacances et je suis revenu.
23:34J'ai pris mon scooter pour me balader dans Paris
23:36pour aller à un rendez-vous.
23:37Je vois de plus en plus de sens interdit.
23:39Donc, la bonne nouvelle,
23:41c'est qu'on peut circuler en vélo.
23:43Et la deuxième bonne nouvelle,
23:44c'est qu'il y a moins de trafic,
23:46en tout cas pour les trusteurs,
23:48qui sont nos sous-traitants de transport
23:50et qui vont livrer nos clients.
23:54Maintenant, comme je le disais,
23:55notre enjeu aujourd'hui,
23:56et c'est toute la force de trust,
23:58c'est la flexibilité.
23:59On s'est créé il y a 10 ans
24:00où il fallait livrer sur un créneau de 2 heures.
24:03On est passé sur des...
24:04À l'époque, moi, j'étais arrivé à l'époque,
24:06il y a 10 ans,
24:07on livrait sous une période de...
24:09Il y avait un délai de 2-3 semaines d'attente
24:11sur un créneau de 8 heures à 20 heures.
24:13Nous, on est arrivé,
24:14on a transformé cette logistique
24:16en livrant le jour même
24:17sur un créneau de 2 heures.
24:18Donc, voilà.
24:19Mais je pense que ce que souhaite
24:21avant tout le consommateur,
24:23c'est d'être...
24:24Quand on lui dit qu'on le livre
24:26sur un créneau de 2 heures,
24:27que ce soit le jour même
24:28ou à J plus 1 ou J plus 2,
24:30c'est qu'on puisse respecter ce créneau.
24:32Et c'est ça, à mon avis,
24:33le changement.
24:35C'est éventuellement d'éduquer
24:36un peu plus le consommateur
24:37pour lui dire
24:37non, nous n'avons pas livré aujourd'hui
24:39parce que se faire livrer une machine
24:41le jour même,
24:42bon, j'ai envie de vous dire,
24:43je peux comprendre.
24:44Mais c'est plus de respecter un créneau.
24:46Et voilà.
24:48Mais bon, en tout cas...
24:48Donc, vous évangélisez le consommateur.
24:51Bon, moi, je pense quand même
24:52que les élus locaux,
24:53ils ont quand même leur parachute.
24:56Leur mot à dire, oui.
24:56Oui, leur...
24:57Et typiquement,
24:58j'ai envie de m'adresser à vous, Rémi.
25:00Parce que j'imagine que la difficulté
25:02d'être là au cœur des villes
25:04avec des entrepôts,
25:05ce n'est pas simple
25:06de convaincre un élu local
25:07qu'à la place d'autre chose,
25:08on va mettre un entrepôt logistique.
25:10Non, non, mais c'est clair.
25:11Aujourd'hui, cette thématique
25:12de la logistique urbaine,
25:13elle avance à différentes vitesses
25:15en fonction de par où on la regarde.
25:17On la voit côté opération
25:19avec les besoins des consommateurs
25:20d'immédiateté, etc.
25:21On la voit avec le temps long
25:23de l'aménagement du territoire
25:25sur des modifications
25:26de plans locaux d'urbanisme, etc.
25:27qui ont des conséquences
25:28sur la manière dont on urbanise la ville.
25:30Et on la voit sur un temps
25:31moyen terme,
25:33sur la manière dont au quotidien
25:35la ville évolue,
25:35les sens interdits qui pullulent,
25:37les rues piétonnes qui se développent, etc.
25:38Et donc, tout l'enjeu,
25:40il est de viser le moment
25:42où ces trois dimensions,
25:43ces trois vitesses vont se croiser
25:45pour à la fois pouvoir
25:47anticiper la manière
25:49dont la ville de demain
25:50va être organisée.
25:51Et ça, ce n'est pas nous,
25:52je pense, autour de cette table
25:53qui avons les manettes là-dessus.
25:55Il y a tout un tas de gens
25:56pour une partie présente ici
25:57qui y réfléchissent depuis très longtemps.
25:59et c'est inéluctable
26:00et c'est lancé.
26:03Et notre métier,
26:04en tout cas comme Corsalis,
26:05c'est d'être certain
26:05que dans les semaines, mois,
26:08années qui viennent,
26:08on puisse mettre à disposition
26:10des solutions immobilières
26:11qui sont raccords
26:12avec les politiques d'aménagement
26:14des territoires
26:14qui sont menées par les collectivités
26:15et qui soient disponibles
26:18le jour où les opérateurs
26:19transports, logistiques
26:21soient prêts à modifier leur modèle
26:24de manière robuste et durable
26:25sans se dire
26:26si je commence à faire ça à Paris
26:28parce que j'ai un entrepôt dans la ville,
26:31je ne sais pas le faire à Marseille
26:31parce qu'il n'y en a pas
26:32et où j'en ai besoin de trois dans Paris,
26:34il n'y en a qu'un de dispo.
26:36Si je n'en ai pas trois,
26:36je ne peux pas faire évoluer mon modèle.
26:38Et ça, ça freine un peu la mécanique.
26:40Donc nous, on est là pour,
26:41comme Corsalis,
26:42produire des solutions immobilières
26:43de sorte que quand elles sont sur le marché,
26:46un opérateur puisse se dire
26:47je sais aujourd'hui
26:49que si j'ai besoin de trois sites
26:50pour livrer Paris,
26:52ils sont sur le marché
26:52et je peux franchir le pas
26:54plutôt que de faire
26:54un petit pas
26:56et d'attendre
26:56un an, deux ans, dix ans
26:58qu'une autre solution
26:59soit disponible
27:00pour compléter mon modèle opérationnel.
27:01Mais du coup, Rémi,
27:02vous allez faire des prix pour Thomas
27:03pour qu'il vienne au cœur des villes ou pas ?
27:05Parce que c'est aussi ça
27:08le salon de l'immobilier Bacarbonne.
27:09C'est l'occasion de faire du business
27:10et d'essayer aussi de trouver des solutions.
27:11Non mais je peux faire
27:13un petit aparté sur ce sujet du prix.
27:17Thomas a raison.
27:18Le rapport entre un site urbain
27:20et un site périurbain
27:22sur des valeurs locatives,
27:23par exemple,
27:23il est du simple au double
27:25voire du simple au triple.
27:28Il y a une logique économique
27:29derrière comme le coût
27:30d'une livraison.
27:32Marie le rappelait,
27:33le coût du foncier,
27:34du bâti en ville,
27:35ce n'est pas le même
27:36que le coût du foncier
27:37en extérieur.
27:40Et le coût d'une réhabilitation
27:41d'un bâtiment existant
27:42n'est pas non plus le même coût
27:43qu'un...
27:43Il y a un rapport d'offres aussi
27:44et de demandes.
27:46Et donc la question,
27:47et j'en reviens là
27:47et on bouclera peut-être
27:48notre échange là-dessus,
27:49est-ce que finalement
27:49on n'a pas moins besoin
27:51de parking et plus besoin
27:52d'entrepôt dans les centres-villes
27:53plutôt que de mettre
27:53des parkings ?
27:54Après tout,
27:54le sens de l'histoire,
27:55il y a de moins en moins
27:56de voitures
27:57et qu'elles vont quitter
27:58les centres urbains.
27:59Est-ce que finalement,
28:00ce ne serait pas le bon sujet ?
28:03Et j'aurais plein d'offres
28:03d'entrepôts dans Paris
28:04et dans ces cas-là,
28:05possiblement des tarifs
28:06acceptables ?
28:07Encore une fois,
28:08nous, la problématique
28:12qui se pose aussi,
28:13c'est que nous,
28:13on reçoit la marchandise
28:14de nos clients en preu lourd.
28:16Donc déjà,
28:16est-ce qu'en preu lourd,
28:17on peut accéder en Paris ?
28:19C'est impossible.
28:20Non, non, mais vous avez raison.
28:23Les infrastructures,
28:24les sites en sous-sol
28:25sont une des solutions immobilières
28:26qu'il faut qu'on creuse,
28:27effectivement,
28:28parce qu'elles existent
28:28et elles sont là
28:29de manière durable.
28:31Il faut qu'on les adapte
28:31de la meilleure manière possible
28:33pour qu'elles répondent
28:33aux besoins des opérateurs.
28:34Je vous donne un exemple.
28:35On parlait de Foch tout à l'heure.
28:36Ce site emblématique
28:39qui est situé quand même
28:39en plein cœur de Paris
28:40sera accessible demain
28:41en poids lourd,
28:4319 tonnes,
28:4424h sur 24,
28:447h sur 7.
28:45C'est la belle promo, là.
28:45À faire conclue.
28:46Ah bah voilà, ça y est.
28:47C'est aussi que ça sert
28:49le salon de l'immobilier
28:51Bacarbonne
28:51et les experts de l'immobilier
28:52sur BFM Business.
28:53Merci à tous les deux.
28:54Thomas et Fantin,
28:55directeur général
28:55et fondateur de Trust.
28:56Merci à Rémi Goléger,
28:58directeur associé de Corse Alice.
29:00On marque une petite pause
29:00et on se retrouve
29:01dans quelques instants.
29:06BFM Business présente
29:07les experts de l'IMO,
29:09Marie Cœur de Roura.
29:11Et on est de retour
29:12au salon de l'immobilier
29:13Bacarbonne,
29:14on est de retour
29:15au Grand Palais
29:16et pour ce prochain
29:18face-à-face,
29:19je vous propose
29:19de retrouver
29:20Charles-Emmanuel Kuhn,
29:21le directeur général
29:22d'I4 Promotions.
29:23Bonjour, Charles-Emmanuel.
29:25Bonjour, Marie.
29:25Alors, on s'était déjà vu
29:26sur le plateau de BFM Business
29:27et des experts de l'IMO
29:29du côté du 15e arrondissement.
29:30Là, on est quand même
29:31dans un contexte.
29:32Je ne dis pas
29:32que notre plateau
29:33n'est pas joli
29:33dans le 15e arrondissement.
29:35Mais bon, quand même,
29:36là, le Grand Palais,
29:37le salon de l'immobilier
29:38Bacarbonne.
29:39Alors, avec vous,
29:39je voulais aborder
29:40un sujet qui vous tient
29:41particulièrement à cœur,
29:43celui de nos entrées de ville.
29:44Mais avant ça,
29:45j'ai envie de vous poser
29:45une question toute simple.
29:46Qu'est-ce que vous faites
29:47au salon de l'immobilier
29:48Bacarbonne,
29:49là, pour cette 4e édition ?
29:51Icad est présent
29:52depuis 4 ans
29:54au CIPCA,
29:55donc c'est le salon
29:56de l'immobilier Bacarbonne.
29:57Icad, c'est un des pionniers,
29:58un des leaders
29:59de l'immobilier Bacarbonne
30:00en France.
30:00On est engagé
30:01dans cette trajectoire
30:02depuis déjà
30:02près de 10 ans maintenant.
30:05En 2019,
30:06on a fixé nos objectifs
30:07de réduction
30:07d'émissions de carbone
30:08au niveau d'Icad
30:09et la déclinaison
30:11chez Icad Promotion.
30:12On est très engagé
30:12en la matière
30:13et donc on est venu ici
30:14voir tous les industriels,
30:16voir ce que font
30:17nos confrères,
30:18côtoyer les politiques
30:19et partager notre vision
30:20de ce qu'est
30:21l'immobilier Bacarbonne.
30:22L'immobilier Bacarbonne,
30:23c'est évidemment
30:23des nouveaux modes constructifs,
30:25réduire l'intensité carbone
30:26de la construction,
30:28mais pas que.
30:28Et on parle de plus en plus
30:29et ça nous plaît bien
30:30d'énergie
30:31et de maîtrise
30:31des consommations énergétiques
30:33et donc c'est un peu
30:34tout ça qu'on est venu
30:34discuter et échanger
30:37avec nos partenaires.
30:38Donc on comprend
30:39pourquoi Icad est présente
30:40sur place,
30:40mais vous,
30:41votre dada,
30:41j'ai envie de dire,
30:42c'est ce sujet
30:43des entrées de ville.
30:45Alors là,
30:45il attend que je le dise,
30:46mais de ce que
30:47certains d'entre nous
30:49pourraient appeler
30:50la France moche
30:51et vous allez en parler
30:53à l'occasion
30:53de ce salon
30:54de l'immobilier Bacarbonne.
30:55Pourquoi c'est un vrai sujet ?
30:56Parce que si on l'appelle
30:57ou en tout cas
30:58certains d'entre nous
30:59c'est parce qu'on a besoin
31:01de les redessiner
31:02ces entrées de ville
31:03et c'est ça
31:04que vous voulez faire ?
31:06Oui,
31:07évidemment,
31:08on n'aime toujours pas
31:09ce terme de France moche.
31:10Il me regarde
31:10terriblement.
31:12Ce terme de France moche,
31:13il ne nous va pas.
31:13Il ne nous va pas
31:14parce que chez Icad,
31:15on a l'intuition
31:16déjà depuis quelques années
31:17maintenant,
31:17depuis 2-3 ans,
31:19qu'on a un potentiel
31:20de régénération urbaine
31:21fort sur la réinvention
31:22de ces villes.
31:23Oui,
31:23mais s'il faut les réinventer,
31:24c'est bien qu'ils n'étaient pas
31:25au départ quand même.
31:27Ils correspondaient
31:28à ce qu'il fallait
31:29à une époque
31:30dans l'aménagement
31:30du territoire.
31:32Les entrées de ville,
31:33ça n'était pas
31:33des entrées de ville
31:34à l'époque.
31:35On a mis le commerce
31:35en périphérie,
31:37mais on a répondu
31:37à un besoin sociétal
31:39génial
31:39qui était l'hypermarché
31:41en un même lieu.
31:42Je retrouve
31:42tous mes besoins
31:44du quotidien
31:44et donc le commerce
31:46qui était expulsé
31:47des centres-villes
31:48s'est retrouvé
31:48en périphérie.
31:49Ce qui est génial,
31:50Charles-Emmanuel,
31:51c'est que juste avant la pub,
31:52on était en train
31:53de parler logistique
31:54et de cette idée
31:55qu'à un moment donné,
31:56les entrepôts,
31:57c'était forcément
31:58périphériques,
31:58mais qu'à un moment donné,
31:59avec la nécessité
32:00de la livraison rapide,
32:01il a fallu mettre
32:02des entrepôts.
32:02Il faut toujours mettre
32:03des entrepôts
32:04dans les centres-villes.
32:05Là, c'est un peu des deux.
32:06C'est-à-dire que là
32:07où on avait des commerces
32:08et des entrepôts,
32:08on veut aussi remettre
32:09du logement, etc.
32:10En fait, on est en train
32:11de faire de la mixité,
32:13tout simplement.
32:14Voilà, c'est la ville mixte.
32:16C'est la ville
32:16que certains appelaient
32:17Carlos Moreno,
32:18au premier d'entre eux,
32:19la ville du quart d'heure.
32:20Je crée des quartiers,
32:21mais plus que des quartiers,
32:22sont des villes dans la ville
32:24où, à 15, 20 minutes
32:26de chez moi,
32:27à pied, en vélo,
32:28je retrouve tout ce
32:29dont j'ai besoin.
32:30Du loisir,
32:31de l'équipement scolaire
32:33et autres.
32:34Je peux travailler,
32:35je peux aller me balader,
32:36je peux faire mon footing,
32:37je peux habiter, évidemment.
32:39Donc, on retrouve
32:39tous les besoins
32:40et on est moins polarisé
32:42comme on a pu l'être
32:43avec des quartiers d'affaires
32:45pour le bureau,
32:46des centres commerciaux,
32:48le logement,
32:48c'est en centre-ville.
32:49Et tout ça est en train
32:50que les quartiers
32:52sont vraiment en train
32:53de se rebattre
32:54en point de vue
32:54d'aménagement du territoire
32:56et de besoins sociétaux.
32:58Et ce qui est génial
32:59pour vous
32:59en tant que dessinateur
33:01de la ville de demain,
33:03c'est que là,
33:04vous avez un champ des possibles.
33:06C'est-à-dire que là,
33:07autant on l'a dit,
33:07la ville n'est pas extensible
33:08à Merci,
33:09mais il y a des endroits
33:09où on n'allait pas
33:10parce qu'on avait décidé
33:11que c'était comme ça.
33:12Et donc, vous avez identifié
33:14ces entrées de ville,
33:15combien il y en a,
33:15qu'est-ce que je peux faire,
33:16combien de mètres carrés
33:17exploitables,
33:18qu'est-ce qu'on peut en faire.
33:19Et c'est ça qui est génial,
33:20c'est que vous n'aviez
33:20plus beaucoup de feuilles blanches
33:21et là, vous en avez retrouvé.
33:24Exactement.
33:25Comme on le disait,
33:26de l'intuition,
33:28on a élaboré un livre blanc.
33:29On a voulu comprendre
33:30où étaient nées ces zones,
33:31pourquoi
33:32et quel était déjà
33:33d'un point de vue théorie
33:35le potentiel de transformation.
33:37Et on l'a rendu
33:38très tangible
33:39par un baromètre
33:40qu'on a publié
33:41il y a quelques semaines maintenant,
33:43qu'on a élaboré
33:43avec nos amis de la SET
33:45qui agrègent
33:46beaucoup beaucoup de data.
33:47La SET,
33:48c'est une filiale
33:48de la Caisse des dépôts
33:49qui est aussi présente
33:50sur tous les territoires,
33:51qui est une société de conseil
33:52en immobilier
33:53et encore une fois,
33:54beaucoup de data.
33:56Entre le savoir-faire d'ICAD,
33:57la SET
33:57et un certain nombre de partenaires,
33:58on a fait un baromètre.
33:59Ce baromètre,
34:00il consistait en quoi ?
34:01Il consistait justement
34:02à dénombrer
34:03quel était le potentiel
34:04de ces entrées de ville.
34:06On a dénombré,
34:08on a recensé
34:09l'intégralité des sites
34:11de plus d'un hectare
34:12dans les villes
34:13de plus de 10 000 habitants
34:14en France.
34:14Il y en a combien ?
34:15Il y en a près de 4 000.
34:16Il y en a 3 800.
34:17Donc, on a identifié
34:183 800 sites.
34:20Après,
34:20le tainement foncier
34:21est représenté
34:21par ces 3 800 sites.
34:23On l'a quantifié.
34:24Ça représente 80 000 hectares.
34:2680 000 hectares,
34:27ça parle à personne.
34:2880 000 hectares,
34:29c'est...
34:29On parlait en stade de foot,
34:30c'est ça ?
34:30En ville de Paris,
34:31on parle.
34:32C'est 8 fois la ville de Paris.
34:33Oui, c'est considérable.
34:348 fois la ville de Paris.
34:36Sur ce potentiel
34:36de transformation
34:37de 80 000 hectares,
34:38on a regardé
34:39par rapport à la localisation,
34:41aux zones tendues,
34:44cités urbaines acceptables,
34:45etc.
34:46Et on a identifié
34:46ce qu'on pouvait y faire.
34:47On peut y bâtir.
34:49Redonner 10 000 hectares
34:50à la nature
34:51sur ces 80 000 hectares.
34:5210 000 hectares à la nature,
34:54donc une ville de Paris...
34:55Mais vous dites
34:55redonner en plus.
34:57Oui, redonner,
34:57parce que c'est des espaces
34:58qui ont été artificialisés
34:59en leur temps.
35:00Il y a 20, 30, 40, 50 ans.
35:02Donc, redonner 10 000 hectares
35:03à la nature.
35:05On est en capacité
35:06de créer sur 15 000 hectares
35:08du développement économique.
35:09Vos amis de la logistique
35:10que vous avez vu avant,
35:12évidemment,
35:13doivent revenir
35:13dans l'air urbain aussi.
35:15On est en capacité
35:17de reconstituer
35:18l'offre commerciale.
35:19Le commerce n'est pas mort.
35:20Il est en train
35:21de se repenser.
35:22Et il s'est d'ailleurs
35:23considérablement repensé.
35:24On doit reconstituer
35:25l'offre de commerce physique.
35:27Et enfin,
35:27un potentiel,
35:27un gisement de logements
35:29considérable.
35:30Plus d'un million
35:31et demi de logements
35:31qu'on pourrait réaliser
35:32sur l'intégralité
35:33de ces 80 000 hectares
35:34et de ces 3 800 sites.
35:35Mais pardon,
35:36Charles-Emmanuel,
35:36vous allez dire que j'insiste.
35:38Mais est-ce que vraiment
35:39les Français ont envie
35:40de vivre à ce stade
35:41dans ces entrées de ville ?
35:42Vous parlez de logements.
35:43La crise est considérable,
35:45celle qu'on traverse aujourd'hui.
35:46On a des problématiques
35:46pour les constructeurs,
35:48les promoteurs
35:48dont vous faites partie.
35:50Et donc,
35:50il y a un sujet.
35:51Il faut lancer la construction.
35:52Il faut qu'on construise
35:53du logement en France.
35:55C'est une certitude.
35:56Mais est-ce que les Français,
35:57à ce stade en tout cas,
35:58ont envie de vivre
35:59dans ces entrées de ville ?
36:01Pour que vous arrêtiez
36:01de nous poser la question,
36:02on a posé la question
36:03aux Français.
36:04En parallèle de ce baromètre,
36:05on a lancé une étude,
36:07une enquête via Ipsos
36:08auprès de 1 000 Français.
36:10Figurez-vous que
36:11plus de 25% des Français
36:13se disent prêts,
36:14aujourd'hui,
36:15à y habiter.
36:16Et nous,
36:17ça nous est paru
36:18beaucoup bien supérieur
36:19à ce qu'on pensait.
36:20Oui.
36:20Parce qu'il y a une capacité
36:22de projection.
36:23Aujourd'hui,
36:23on n'a pas envie d'habiter
36:24chez Kiloutou,
36:25chez Leroy Merlin
36:26et chez Auchan.
36:26Bien sûr.
36:27Mais bien sûr que,
36:28grâce aux urbanismes
36:29et la qualité
36:30qu'on a en France
36:32de savoir-faire
36:32sur la création de la ville,
36:34on est confiant
36:35sur notre capacité
36:36à créer des quartiers de qualité.
36:37Et les Français s'y projettent
36:39puisque 25% d'entre eux
36:40dont 40%
36:42des moins de 35 ans.
36:43C'est eux
36:43à qui on veut s'adresser
36:44principalement.
36:4540% des moins de 35 ans
36:47disent,
36:47bien sûr que je suis prêt
36:48à habiter
36:49dans ces quartiers reconfigurés.
36:51Mais est-ce que
36:52la réalité entre eux,
36:53OK,
36:54on a compris,
36:55il y a des gens
36:55qui sont prêts à aller,
36:56que vous,
36:57en tant que promoteur,
36:58vous avez envie
36:59de redessiner
36:59ces entrées de ville,
37:00maintenant,
37:00à quelle échéance ?
37:02Et quel frein ?
37:02Parce qu'on se parle de projets
37:04et à chaque fois,
37:04on voit des projets
37:05qui sont formidables.
37:06Franchement, moi,
37:07quand je vois les projets
37:07de certains promoteurs,
37:08je me dis,
37:09j'aimerais y vivre.
37:10Et puis,
37:10il y a le temps long.
37:13Oui, le temps long.
37:14Aujourd'hui,
37:14on en parle beaucoup
37:15avec l'instabilité
37:16et l'incertitude politique.
37:17Évidemment que le temps long,
37:18ça nécessite
37:19de mettre en place
37:20des gouvernances de projets
37:21adaptées
37:21entre publics et privés.
37:23Et ça,
37:23c'est le gros enjeu.
37:25Le gros enjeu
37:25qui ressort de l'enquête
37:26et qu'on avait déjà identifié,
37:28mais vraiment le gros enjeu.
37:30Savoir aligner aussi
37:31tous les partenaires privés,
37:32c'est-à-dire
37:33les propriétaires,
37:33les exploitants,
37:35les consommateurs,
37:36les riverains.
37:38Évidemment,
37:38j'ai parlé
37:39de la gouvernance publique
37:40avec à la fois l'État,
37:41parce que l'État
37:41va avoir son rôle à jouer
37:42sur l'instruction
37:43des autorisations environnementales
37:46et les mairies,
37:47puisque eux,
37:47ils vont avoir leur rôle à jouer
37:48sur la délivrance
37:49des permis de construire.
37:50Donc,
37:51tout ça,
37:51c'est des gouvernances
37:51de projets
37:52qui doivent être fortes,
37:54s'inscrire dans la durée
37:55et avec une vision partagée
37:57à élaborer ensemble.
37:58J'ai une toute dernière question,
38:00Charles-Emmanuel,
38:01parce que le temps nous est compté,
38:02mais forcément,
38:02j'ai un promoteur avec moi,
38:03donc je vais lui poser la question.
38:04Vous parlez des élus locaux.
38:06Bon,
38:06les élections municipales,
38:07c'est pour bientôt.
38:09Est-ce que nos chers
38:10étendres maires
38:11sont pronds
38:13à délivrer
38:14des permis de construire
38:15en ce moment
38:15ou est-ce que c'est difficile
38:16et auquel cas ?
38:18Vous avez de la chance
38:18d'être dans les experts de l'IMO.
38:19C'est l'occasion
38:20de passer peut-être un appel
38:21à nos élus
38:22pour qu'ils comprennent
38:23qu'on est en crise du logement
38:23et qu'il faut construire.
38:24Les derniers chiffres
38:25qu'on a pu avoir
38:26là sur juin-juillet,
38:27c'est que la délivrance
38:28des permis de construire,
38:29oui,
38:29ils sont là,
38:29ils délivrent.
38:31A priori,
38:31cette période de gel,
38:32elle va arriver plutôt
38:33au premier trimestre 2026.
38:36Pour autant,
38:37je voulais revenir
38:38sur ces entrées de ville
38:40pour donner aussi un élément
38:42et interpeller les maires
38:43plutôt sur le fait
38:44que les Français
38:45veulent que ça bouge.
38:46Deux tiers d'entre eux,
38:4864% des Français
38:49qui ont été interrogés
38:50sur la question
38:51« Qu'attendez-vous ? »
38:52Est-ce que vous souhaitez
38:53que ça bouge
38:54sur cette transformation
38:55de potentiel
38:56des entrées de ville ?
38:58Et donc,
38:58clairement,
38:59sur le prochain municipal,
39:00deux tiers d'entre eux
39:01attendent qu'il y ait
39:02des faits marquants
39:03et des projets
39:04qui sortent de terre.
39:05Mais oui,
39:05amis élus,
39:06faites-vous élire
39:07sur la promesse
39:08de redessiner
39:08nos entrées de ville
39:09à la France moche.
39:10Voilà,
39:11il va m'assassiner.
39:12Charles-Emmanuel Kuhn,
39:13directeur général
39:14G4 Promotion,
39:15était avec nous
39:15depuis le salon
39:16de l'immobilier
39:17Bacarbonne.
39:17Allez,
39:18tout de suite,
39:18c'est l'heure
39:18de notre dernier débat.
39:21Les experts de l'IMO,
39:23le débat.
39:24Et c'est donc
39:26notre dernier débat,
39:27dernier débat en tout cas
39:28depuis le salon
39:29de l'immobilier
39:30Bacarbonne
39:30pour BFM Business
39:31et les experts de l'IMO.
39:33Là,
39:33on est toujours
39:34au Grand Palais.
39:35On a encore
39:36une vingtaine de minutes
39:36pour parler d'un sujet
39:37qui me tient particulièrement
39:39à cœur.
39:39Je n'arrête pas
39:40de vous en parler
39:40depuis deux jours.
39:41Un retour aux sources
39:42ou plutôt à nos sous-sols.
39:44Et pour en parler,
39:45à ma droite,
39:45Benoît Ricard,
39:46directeur général
39:47d'IMO-STIM.
39:48Bonjour Benoît.
39:49Bonjour.
39:49Et à ma gauche,
39:50Sylvain Thiry,
39:51cofondateur de Celsius Energy.
39:53Bonjour Sylvain.
39:55Alors je dis,
39:55on va aller creuser.
39:56On va aller creuser,
39:57on va aller chercher
39:58quelque chose
39:59dans nos sous-sols.
40:00On va faire de la géothermie.
40:02Maintenant,
40:02on va essayer
40:03de faire de la pédagogie
40:04et on va essayer
40:05de revenir sur la base
40:06de ce à quoi sert
40:07la géothermie
40:08et un petit peu
40:09la raison de votre présence
40:10à ce salon
40:11de l'immobilier Bacarbonne.
40:12Je ne sais pas
40:12lequel veut commencer
40:13à faire de la pédagogie.
40:15C'est quoi aujourd'hui
40:16la géothermie ?
40:18Sylvain.
40:18Alors je peux essayer
40:19de vous expliquer
40:19effectivement ce qu'est
40:20la géothermie.
40:21Donc comme son nom l'indique,
40:22c'est utiliser la chaleur
40:23qui est présente
40:24dans le sous-sol,
40:25dans la terre,
40:27pour chauffer
40:27et climatiser
40:28des bâtiments.
40:29Donc l'enjeu d'abord,
40:31il est assez fort.
40:32On est ici
40:32au salon de l'immobilier
40:33Bacarbonne.
40:35Donc c'est une technologie,
40:36c'est la plus efficace
40:38pour décarboner
40:38l'usage de la chaleur
40:40et du rafraîchissement
40:41pour les bâtiments.
40:42Et Celsius Energy,
40:43c'est ce que vous faites ?
40:44Alors c'est ce qu'on fait.
40:45Donc moi je suis Sylvain Thierry.
40:47On a cofondé
40:48avec deux autres cofondateurs
40:50Celsius Energy
40:50il y a maintenant 6 ans.
40:51Et la mission
40:52de Celsius Energy,
40:53c'est de fournir
40:54une solution
40:55de géothermie
40:56de faible profondeur
40:58assistée par pompe à chaleur
40:59de géoénergie
41:00qui permet ce chauffage.
41:02Alors vous dites
41:03de faible profondeur,
41:04on parle de combien
41:04en profondeur ?
41:05Alors dans notre cas,
41:06on va parler d'échangeurs
41:07que l'on va créer
41:07dans le sous-sol
41:08qui vont nous permettre
41:09de puiser cette chaleur
41:10l'hiver
41:11pour la fournir
41:11au bâtiment et le chauffer.
41:13Et à contrario,
41:14d'extraire les calories
41:15lorsque c'est l'été
41:16et qu'il fait chaud.
41:17On l'a vu cet été.
41:18On va permettre
41:19de les rafraîchir
41:20et de les restocker
41:21dans le sol
41:21à travers ces échangeurs.
41:23Donc on fort en général
41:24moins de 200 mètres.
41:26Ce qui pour nous
41:27est faible profondeur.
41:28Oui voilà.
41:29Pour vous c'est faible.
41:30Moi du haut de mon 1,59 m
41:31globalement,
41:32c'est énorme.
41:34Benoît,
41:35alors vous,
41:36vous n'allez pas creuser.
41:37En revanche,
41:38vous allez nous conseiller
41:39d'aller creuser.
41:40Parce que c'est votre boulot
41:40chez Immostim.
41:41Oui, alors Immostim
41:42c'est une société
41:43que j'ai fondée
41:44et que je préside
41:45en mars 2024
41:47qui est une société
41:47de conseil en décarbonation
41:49dans le secteur de l'immobilier
41:50et de l'aménagement
41:50du territoire.
41:52Et on a deux activités
41:53dont une qui consiste
41:54à accompagner
41:55les décideurs
41:56dans le secteur
41:56de l'immobilier
41:56et de l'aménagement
41:57du territoire
41:58sur l'approvisionnement énergétique.
42:00Je suis membre par ailleurs,
42:01Immostim
42:02et membre par ailleurs
42:02de France Géo Énergie.
42:04Et donc on essaye
42:05de promouvoir
42:06la géoénergie
42:08ou la géothermie
42:09comme une des sources
42:10d'énergie renouvelable
42:11qui présente bien
42:12des avantages.
42:13Sylvain en a dit
42:14quelques mots.
42:16On a un niveau
42:16de charge énergétique
42:17plus faible,
42:18on décarbone
42:19et on consomme
42:20moins d'énergie.
42:21Donc ça coche
42:22quand même
42:22beaucoup de cases.
42:23Une des difficultés
42:24et c'est à cette difficulté
42:25que l'on répond,
42:27c'est la pédagogie,
42:28c'est de bien expliquer
42:29une solution
42:30qu'on a sous nos pieds
42:31en France
42:31et qui est intéressante
42:32pour les Français
42:33dans leur ensemble.
42:34On est au CIPCA,
42:35on parle des acteurs
42:36de l'immobilier
42:36mais pour les Français,
42:37elle est sous nos pieds,
42:38il faut bien l'expliquer,
42:39il faut bien la faire connaître
42:40et elle se déploiera
42:41sans nul doute
42:42de façon très forte.
42:42Parce que je disais
42:43en préambule
42:44c'est un retour aux sources
42:45parce qu'en fait
42:46ce n'est pas nouveau.
42:47Alors je fais celle
42:48qui découvre quand même.
42:49Bon il y a 2-3 trucs
42:50que je découvre,
42:50je ne vais pas me faire passer
42:51pour une spécialiste
42:52mais ce n'est quand même
42:53pas nouveau,
42:53c'est un retour
42:54au temps des Romains
42:55qu'on est en train de vivre.
42:56Donc là vous faites
42:56de la pédagogie
42:57l'un et l'autre
42:58sur quelque chose
43:00qui est un retour aux sources
43:02en réalité.
43:04Alors du temps des Romains
43:05on utilisait
43:07le canal du vent
43:09et de l'eau
43:10si on parle de la Perse
43:11on remonte même
43:13à tout le vecteur de l'eau
43:14qui permettait de rafraîchir.
43:15Aujourd'hui quand on parle
43:16de géoénergie
43:17on a quand même
43:18un peu besoin
43:20d'électricité
43:21pour faire tourner
43:21des pompes.
43:23Parce qu'il y a 2 types
43:24de géoénergie
43:25soit on va aller chercher
43:26de l'eau
43:26dans une nappe phréatique
43:27et on va utiliser
43:29la chaleur
43:30Sylvain le disait
43:31ou la fraîcheur l'été
43:32à contrario
43:32donc on va faire du chaud
43:33ou du froid
43:34soit on va faire
43:35des sondes sèches
43:35on va simplement mettre
43:36des tuyaux
43:37dans le sol
43:37et ces tuyaux
43:38vont se réchauffer
43:39ou se refroidir
43:40au contact du sol.
43:41Donc il faut faire tourner
43:43de l'eau dans tous les cas.
43:44Donc on a besoin
43:44d'un petit peu d'électricité.
43:45Oui quand même
43:46tout ne vient pas
43:46mais bon à l'époque
43:47ils arrivaient quand même
43:48à faire des trucs efficaces
43:49par gravité principalement
43:50ou le vent.
43:51Oui.
43:52Pour rebondir
43:53c'était je crois
43:54le thème de ce débat
43:56c'était hier
43:56aujourd'hui
43:57j'ai envie de rajouter demain
43:58et effectivement
43:59il y a à la fois
43:59un principe ancestral
44:00c'est celui des caves
44:02on est tous des centres
44:03d'une zone cave
44:04et en fait
44:04l'hiver il y fait bon
44:06il fait 15 degrés
44:06Il y a une température
44:08constante
44:08et ça c'est la clé
44:10c'est capter
44:11cette température constante
44:12la relever un petit peu
44:13avec des pompes à chaleur
44:15mais qui consomment
44:15très peu d'électricité
44:16pour fournir du chauffage
44:17et surtout
44:18cette température constante
44:20quand il faisait trop chaud
44:21il y a un mois de ça
44:22ici même
44:23en fait
44:23si on descendait dans une cave
44:25il faisait quand même 15 degrés
44:26donc
44:26pour celles et ceux
44:27puisqu'on est à Paris
44:27je fais la promotion des catacombes
44:29mais pour celles et ceux
44:29qui ont déjà visité
44:30les catacombes
44:31effectivement
44:31il fait toujours 15 degrés
44:32il fait toujours
44:33dans le sous-sol à Paris
44:34si on creuse un mètre
44:35il fait 12 degrés
44:35si on creuse 100 mètres
44:36il fait 15 degrés
44:37et à 200 mètres
44:38il fait 18 degrés
44:39donc c'est une très belle température
44:4018 degrés
44:41c'est la température de confort
44:42pour l'être humain
44:43donc c'est à la fois
44:44très ancien
44:45on vient de le décrire
44:46et à la fois
44:47aujourd'hui
44:48il y a un certain nombre
44:48de technologies
44:49il y a des machines
44:50thermodynamiques
44:51de plus en plus performantes
44:53il y a des systèmes
44:54de pilotage
44:55qui vont permettre
44:56de comprendre
44:57comment se comporte
44:57le bâtiment
44:58l'hiver, l'été, le jour, la nuit
45:00l'occupation, le soleil
45:01c'est les expertises
45:03c'est le système technique
45:04des pompes à chaleur
45:05et le sous-sol
45:06et l'ensemble
45:07à travers des modèles digitaux
45:08avancés
45:09qu'on a chez Celsius Energy
45:10en utilisant des algorithmes
45:12à la pointe
45:13notamment en utilisant
45:14l'intelligence artificielle
45:15la prédiction de climat
45:17tout ça
45:17ça va permettre
45:18d'obtenir les vertus
45:19qu'on cherche
45:20que je vais me permettre
45:21de rappeler
45:22la première
45:23on est au salon
45:24de l'immobilier
45:24à carbone
45:25aujourd'hui
45:26en France
45:27le chauffage
45:27c'est massif
45:29en termes d'énergie
45:29et d'empreintes carbone
45:30pourquoi ?
45:31parce qu'en fait
45:31on brûle encore
45:33énormément d'énergie fossile
45:34du gaz et du fioul
45:35qui sont fortement émetteurs
45:37pour nous chauffer
45:37c'est comme ça
45:38c'est l'histoire
45:38et l'objet
45:40c'est aujourd'hui décarboné
45:41quand on convertit
45:42un bâtiment
45:43qui était chauffé au gaz
45:44par une belle géoénergie
45:45on va diviser par 10
45:46son empreinte carbone
45:47par 10
45:48c'est massif
45:49c'est pas 3%
45:50on divise par 10
45:51ensuite
45:52on va diviser
45:53la quantité d'énergie
45:54qu'on va prélever
45:55sur la grille
45:55par 4
45:56parce qu'en fait
45:57les 3 autres
45:58ils viennent du sous-sol
45:58ils sont gratuits
45:59ils sont locaux
46:00ils sont résilients
46:01c'est pas une énergie
46:02qu'on va importer
46:03avec toutes les dépendances
46:05que l'on sait aujourd'hui
46:05notamment du gaz
46:06c'est quelque chose
46:07qui est produit localement
46:08sous nos pieds
46:09et ça c'est très vertueux
46:10et en conséquence
46:11on va payer
46:12beaucoup moins cher
46:13pour l'utilisateur du bâtiment
46:15il va diviser
46:15sa facture d'énergie
46:16par 2
46:16et c'est l'usage
46:17et c'est l'usage
46:18donc en fait
46:19c'est vertu
46:19on divise le carbone
46:20on divise la quantité d'énergie
46:22qu'on doit
46:22en France importer
46:23et on divise la facture
46:25les euros
46:26tout ça c'est des grandes grandes vertus
46:28et c'est le socle
46:29sur lequel
46:29on est tous convaincus
46:30que c'est une énergie d'avenir
46:33et sur laquelle
46:34on veut être très ambitieux
46:36quand j'écoute
46:36moi Sylvain
46:37je suis convaincu
46:38vous arrivez à les convaincre
46:39vous vos clients Benoît
46:40ou est-ce qu'il y a encore
46:41des difficultés ?
46:42c'est une bonne question
46:43parce que
46:43en réalité
46:44d'abord on le voit
46:45dans le débat national
46:46qui concerne les ENR
46:48la géothermie
46:49est sous les radars
46:49on n'en parle jamais
46:51mais vraiment jamais
46:52on n'en parle jamais
46:52aujourd'hui
46:52le mix énergétique français
46:55je crois que la géothermie
46:56pèse à peu près 2%
46:57de l'énergie qui est produite
46:59on est actuellement
47:02déjà
47:02au niveau
47:04de ce que
47:04la première loi
47:05de
47:06la première PPO
47:08ou une PPE précédente
47:09à celle qui va arriver
47:10prévoyait
47:10donc il faut qu'on arrive
47:11à augmenter les objectifs
47:12par le biais réglementaire
47:13il faut qu'on arrive
47:15à faire de la pédagogie
47:16à faire connaître
47:16cette technique
47:17qui est extrêmement simple
47:18elle est extrêmement intéressante
47:19pour tout le monde
47:19et c'est aussi
47:21le sens de l'existence
47:22de France Géo Énergie
47:23c'est d'aller
47:24sur le terrain
47:25parler aux sociétés
47:27d'économies mixtes
47:28d'aménagement du territoire
47:29d'aller aider les promoteurs
47:31qui ne portent pas ensuite
47:32la propriété des bâtiments
47:33les promoteurs revendent
47:34les bâtiments
47:35à trouver des montages financiers
47:37qui satisfassent le modèle
47:38la géothermie
47:39a toutes les vertus
47:40elle a
47:41une singularité
47:43c'est qu'elle nécessite
47:44de l'investissement
47:45à l'entra
47:45au départ
47:46pour travailler cet investissement
47:47et enfin
47:48l'État
47:49et les collectivités
47:50qui doivent jouer leur rôle
47:51par rapport à cet investissement
47:53puisque la géoénergie
47:54c'est aussi
47:55de l'emploi français
47:56c'est de la souveraineté énergétique
47:58donc ça a un intérêt
47:59d'utiliser l'argent public
48:01à cet endroit
48:01et puis les copros aussi
48:02accessoirement
48:02auprès des particuliers
48:04parce qu'il y a un sujet
48:05aussi d'évangélisation
48:06auprès des copropriétés
48:06exactement
48:07je pense que sur les copropriétés
48:08rénover des copropriétés existantes
48:11sera d'autant plus facile
48:13avec cette solution de géothermie
48:15que les Français
48:15sauront de quoi on parle
48:16donc il y a vraiment une évangélisation
48:18de la solution
48:18et je vais vous dire
48:20à mon avis
48:20ça passe aussi
48:21par un enseignement
48:22dans les écoles
48:23et en tout cas
48:23dans l'enseignement supérieur
48:25bon forcément
48:25je vais vous poser une question
48:26Sylvain
48:27parce que quand j'ai pris
48:28quelques renseignements
48:29sur votre entreprise
48:30Celsius Energy
48:31donc vous êtes une start-up
48:32du groupe SLB
48:33ex-schlumberger
48:35jusqu'à présent
48:36vous faisiez du forage
48:38pour aller chercher du pétrole
48:40et là
48:40vous me dites
48:41qu'en fait
48:42le pétrole c'est fini
48:43l'énergie de demain
48:44c'est dans nos sous-sols
48:45qu'on va la trouver
48:46mais juste pour trouver
48:47un peu de chaleur
48:48oui
48:48en fait
48:49c'est la façon de généraliser
48:51donc effectivement
48:52on est issu
48:53de Schlumberger
48:53SLB
48:54qui est le leader mondial
48:56en fait
48:56des technologies
48:56du sous-sol
48:57et effectivement
48:58le cœur d'activité
48:59c'était autrefois
49:00de forer des puits
49:01pour aller chercher du pétrole
49:02un petit peu partout dans le monde
49:03du pétrole ou du gaz
49:04mais en fait
49:05l'entreprise
49:06a un certain nombre
49:06de technologies
49:07de savoir-faire
49:08par exemple
49:09savoir ce qu'il y a
49:10sous nos pieds
49:11en utilisant des bases
49:12de données
49:12connaître la géologie
49:13pouvoir l'extrapoler
49:14donc tout ça en fait
49:15c'est des choses
49:16dont on s'est inspiré
49:17et qu'on a ramené avec nous
49:18chez Celsius Energy
49:19sur les techniques de forage
49:20on a par exemple
49:21eu une innovation
49:23autrefois
49:23on faisait des sondes verticales
49:24et cela ça prend de la place
49:26il faut des fois
49:26un terrain de football
49:28de sonde
49:29pour faire un bâtiment
49:30là on le fait
49:31à partir d'un seul point
49:31et on fait du forage
49:33incliné
49:33dirigé
49:33donc ça c'est une technologie
49:34qu'on a ramené
49:35on va dire
49:36de nos savoir-faire pétroliers
49:37donc c'est emblématique
49:38de ce qui se passe
49:39en ce moment
49:40de cette transition
49:41et de recycler
49:43en fait
49:43des savoir-faire
49:44des technologies
49:45mais de les mettre au service
49:47de la très nécessaire
49:48transition énergétique
49:48mais de manière très naïve
49:49quand je parle
49:50enfin là vous me disiez
49:51c'est quand même
49:52pas très profond
49:53de s'en mettre
49:53bon pour moi
49:54ça me paraît énorme
49:54quand même
49:56il y a un vrai sujet
49:57quand on fait du forage
49:58quand on parle forage
49:59on se dit
50:00mais est-ce que c'est
50:01est-ce qu'il n'y a pas de risque
50:02est-ce qu'on peut le faire
50:03n'importe où
50:03est-ce que c'est bon
50:04pour la planète
50:05enfin voilà
50:05il y a quand même
50:05pas mal de
50:06peut-être avant de laisser
50:07Sylvain répondre
50:08mais expliquer
50:09qu'il y a deux types
50:10de géothermie
50:10techniquement parlant
50:12on parlait de l'eau
50:12ou de sonde sèche
50:14donc sur la terre
50:15ça c'est pour
50:15une première catégorie
50:17de géothermie
50:18qu'on appelle
50:18peu profonde
50:19qui est assez légère
50:20d'ailleurs sur le plan
50:21des déclarations administratives
50:22et la question
50:23que vous soulevez là
50:24elle va davantage porter
50:25sur la géothermie
50:26qu'on appelle
50:26la géothermie profonde
50:27et qui permet
50:28d'alimenter en chaleur
50:29des pans de ville
50:30dans leur globalité
50:31où on peut aller
50:32à plusieurs kilomètres
50:33de profondeur
50:34c'est pour ça que
50:35la profondeur de 200 mètres
50:37est jugée assez
50:38relativement faible
50:39mais donc du coup
50:39il y a quand même
50:40besoin d'autorisation
50:41d'études préalables
50:42enfin j'imagine que
50:43même si 200 mètres
50:44c'est objectivement
50:44peu profond
50:45pour vous
50:46pour l'échelle de la planète
50:47j'entends bien
50:48mais quand même
50:48il y a quand même
50:49un vrai sujet
50:49oui alors
50:50il y a effectivement
50:51des différences
50:52et c'est pas les mêmes
50:52techniques de forage
50:53évidemment etc
50:54en fait peut-être
50:55une réponse assez rapide
50:57c'est un sujet
50:58qui a été énormément
50:58discuté
50:59notamment avec les autorités
51:00des GPR
51:01des GEC
51:01et aujourd'hui en France
51:02on bénéficie
51:03d'un régime d'exemption
51:05c'est-à-dire que
51:05tout le sous-sol
51:06en France
51:06normalement il faut des permis
51:07mais depuis de longues années
51:09on a en France
51:10un régime qui est très favorable
51:11et qui dit en fait
51:12si vous êtes sachant
51:13si vous êtes certifié
51:14si vous avez les qualifications
51:16à ce moment-là
51:17vous pouvez mettre en oeuvre
51:18à l'échelle d'un bâtiment
51:19un projet de géothermie
51:20sans faire de permis minier
51:23donc c'est quelque chose
51:24qui est extrêmement bien vu
51:26c'est très intelligent
51:27et ça veut dire aussi
51:29qu'il y a très peu de risques
51:30en fait il n'y a pas de risque
51:31et ça veut surtout dire
51:32qu'il y a une faisabilité
51:33qui est quand même immense
51:34il y a une faisabilité
51:34donc il y a des bureaux d'études
51:35sachant
51:36c'est notre cas
51:37mais il y en a plein d'autres
51:37dans la place
51:38tout ça
51:39je pense que
51:40ce qui est hyper intéressant
51:42c'est qu'on voit cette dynamique
51:43et on voit le marché
51:45donc ces solutions de géothermie
51:47qui sont promues
51:48par Benoît
51:49et d'autres entreprises
51:50qui sont de plus en plus adaptées
51:52donc depuis 2020
51:53on a vu cette filière
51:55qui grandit de 30%
51:56chaque année
51:57et c'est en ce sens
51:59et c'est ce que disait Benoît
52:01qu'on a atteint
52:02dès aujourd'hui
52:02les objectifs
52:03qui avaient été fixés
52:04par la PPE
52:05en 2030
52:06donc on est en avance
52:07et c'est génial
52:09parce qu'en fait
52:09on est en train
52:10de réussir
52:11ce qu'on doit faire
52:12décarboner
52:13l'usage des bâtiments
52:13c'est top
52:14il faut qu'on soit
52:15encore plus ambitieux
52:16parce que c'est vrai
52:17encore plus rapide
52:19et là
52:20jeter un petit oeil
52:21par exemple
52:21à nos voisins européens
52:22comme la Suède
52:23aujourd'hui on a dit
52:24c'est 2-3%
52:25de nous autres
52:27qui sommes chauffés
52:28climatisés
52:29à la géothermie
52:29en Suède
52:30c'est un habitant sur 5
52:31donc on a des marges
52:33de progrès énormes
52:34et il faut que cette filière
52:36elle soit ambitieuse
52:37qu'on produise
52:38bientôt 100 TWh
52:40qu'on accélère
52:43ce mouvement
52:43parce qu'il est très vertueux
52:45on l'a dit
52:45pour la souveraineté
52:46pour l'indépendance énergétique
52:47pour le carbone
52:49et pour les euros
52:49il y a une croissance
52:50mais il y a quand même
52:51encore des freins
52:51Benoît
52:52enfin voilà
52:52c'est ça le truc
52:53c'est que là
52:54typiquement
52:54les questions naïvement
52:55que je vous pose
52:56je pense que tout un chacun
52:57peut se les poser
52:57est-ce que c'est faisable
52:58est-ce que c'est faisable
52:59en termes réglementaires
53:00vous me dites
53:00finalement
53:01globalement
53:02oui
53:03j'ai envie de dire
53:04un peu comme des solutions
53:05relativement méconnues
53:07il y a des freins objectifs
53:09il y a des freins
53:09peut-être dans la perception
53:11qu'on peut avoir du sujet
53:12donc raison de plus
53:13pour faire connaître le sujet
53:16pour l'expliquer
53:16nous on s'échine
53:18à expliquer le plus clairement possible
53:20cette solution
53:21ses avantages
53:22peut-être ses inconvénients
53:23à la comparer
53:23pour nos acteurs
53:25les décideurs de l'immobilier
53:26et chez Immosteam
53:28on met en place une méthode
53:29qu'on appelle ImmoFort
53:29d'ailleurs
53:30Fort comme 4
53:30pourquoi ?
53:32parce qu'on a une expertise
53:32qui va porter sur la technique
53:34et la géothermie
53:35et l'approvisionnement énergétique
53:36globalement
53:37notamment à partir de l'Ener
53:38est éminemment technique
53:39on va parler finance
53:40puisqu'à la fin
53:41quelqu'un paye
53:42celui qui consomme
53:43l'énergie paye
53:43ça pour nous
53:44c'est très important
53:44on va parler environnement
53:46on parle d'équivalent CO2
53:48émis par kWh
53:50produit en géothermie
53:51qui est très faible
53:52par rapport à d'autres solutions
53:53c'est quand même
53:53diablement important
53:55et puis on parle
53:56de montage contractuel
53:57parce que
53:57comme la géothermie
53:58demande de l'invest
53:59il faut arriver
54:01à raisonner
54:01sur le temps long
54:02il y a une partie
54:03de cet invest
54:04qui à notre sens
54:05doit être portée
54:07par le développeur
54:08d'un aménagement
54:10de quartier
54:10le développeur
54:11d'une opération
54:11le propriétaire
54:12d'un ensemble
54:13d'actifs immobiliers
54:14le restant
54:15de cet investissement
54:16venant s'amortir
54:17au fil du temps
54:18et étant payé
54:19par le consommateur
54:21d'énergie
54:22qui est protégé
54:24j'insiste là-dessus
54:25qui est protégé
54:26des aléas
54:27d'évolution
54:28du coût de l'énergie
54:29puisque le coût
54:29de l'énergie
54:30en tant que tel
54:30est de l'ordre de 30%
54:32mais moi du coup
54:33ça m'amène
54:33à ce sujet
54:34du coup
54:35ça coûte combien
54:36parce qu'en fait
54:37on n'arrête pas
54:37de dire que c'est formidable
54:38qu'après du coup
54:39ça coûte moins cher
54:39après
54:40mais d'abord
54:41c'est ça peut-être
54:43le problème d'entrée
54:44peut-être dans la géothermie
54:45ok
54:46j'ai une super réponse
54:47vous allez adorer
54:47c'est gratuit pour vous
54:49en fait
54:49la géothermie
54:51c'est l'énergie
54:52la façon de chauffer
54:54et climatiser un bâtiment
54:55qui va être la plus économique
54:56et de loin
54:57sur la durée de vie
54:58du bâtiment
54:59sur la durée de vie
55:00du bâtiment
55:00mais en fait
55:01c'est important
55:02c'est très important
55:03et on voit des gens
55:05qui raisonnent différemment
55:06si on est propriétaire
55:07d'un bâtiment
55:08qu'on le construit
55:09on ne le construit pas
55:10pour deux ans
55:10ou trois ans
55:11on le construit
55:12pour qu'il dure
55:12un certain nombre d'années
55:14si on le rénove
55:14c'est la même chose
55:15donc en fait
55:16oui
55:17il faut redire
55:18que c'est la plus économique
55:19sur le temps long
55:19sur la durée de vie
55:20du bâtiment
55:21malgré tout
55:22effectivement
55:22en investissement initial
55:24c'est bien plus coûteux
55:25deux fois
55:26trois fois
55:26peut-être
55:26que d'installer
55:27une bonne vieille chaudière
55:28au gaz
55:29ok
55:29mais en fait
55:31on ne va pas avoir
55:32les factures de gaz
55:32avec les fluctuations
55:33dont on vient de parler
55:34futures
55:35qu'on ne peut pas prédire
55:36on a quelque chose
55:37l'énergie elle est là
55:38on va creuser nos puits
55:39elle est locale
55:40ça donne de la visibilité
55:41elle est gratuite
55:42cette partie de l'énergie
55:44donc en fait
55:44je pense que c'est aussi
55:45une énorme garantie
55:46et je reviens un petit peu
55:47à mes exemples européens
55:49par exemple en Suisse
55:51cette géothermie de surface
55:53est extrêmement populaire
55:54et en fait
55:55le réflexe
55:56peut-être
55:56c'est parce que c'est caricatural
55:57c'est des Suisses
55:58c'est des banquiers
55:58mais ils réfléchissent
56:00sur des temps longs
56:01ils se disent
56:01voilà un bâtiment
56:02voilà les 20 ans qui viennent
56:03quelle est la meilleure solution
56:04et donc ils ont perçu
56:05aujourd'hui
56:05la géothermie
56:06comme étant partie intégrante
56:08du bâtiment
56:08comme ses fondations
56:10c'est une infrastructure
56:10qui va lui fournir
56:12localement son énergie
56:13mais c'est vrai que ça
56:14ça marche pour des gros clients
56:15on est d'accord que ça
56:16ça marche pour des gros clients
56:17moi je parle
56:18oui quand on a un grand bâtiment
56:21quand on est un grand investisseur
56:23mais quand on est
56:23on s'adresse à une copro
56:25je vous en ai parlé au démarrage
56:26mais parce que ça m'intéresse aussi
56:27et que le logement
56:28c'est pas rien dans tout ça
56:29je vois qu'il y a des bailleurs sociaux
56:31aujourd'hui
56:31qui travaillent
56:32avec des spécialistes
56:33de la géothermie
56:33et qui le font aujourd'hui
56:35mais ça demande
56:35un investissement considérable
56:37oui alors nous
56:37on accompagne
56:38je pense à un bailleur social
56:40du 92 par exemple
56:42on se pose
56:42les questions
56:44que vous venez de vous poser
56:45il y a un sujet sous-jacent
56:47qui est quand même
56:48la valeur vénale de l'actif
56:49on valorise le patrimoine
56:51voilà
56:52Sylvain parlait du temps long
56:53il y a le niveau
56:54de charge énergétique
56:55qui baisse considérablement
56:56mais qui est malheureusement
56:58très impacté
56:58par le niveau d'invest
56:59en face duquel
57:00il faut accepter aussi
57:01de mettre une notion
57:02de valeur de son actif
57:03et finalement
57:04aujourd'hui
57:06quand on a un appartement
57:07qui vaut 10 euros
57:08je prends la valeur 10
57:09vous avez compris
57:10pour le cas d'école
57:11combien vaudra-t-il demain
57:12si parce que
57:14la résidence est équipée
57:15de géothermie
57:16il dépense très peu
57:18en chauffage
57:19et en eau chaude sanitaire
57:19et que
57:20il peut être équipé
57:22en rafraîchissement
57:22parce qu'on doit lutter
57:24contre le dérèglement climatique
57:26mais malheureusement
57:27je crois qu'on constate tous
57:28qu'on va devoir aussi
57:29s'adapter
57:30à ce dérèglement climatique
57:31donc le rafraîchissement
57:32dans les logements
57:32est permis par la géothermie
57:34à très faible coût
57:34je crois qu'il faut le dire
57:35et c'est aussi la valeur verte
57:36de notre patrimoine
57:37merci à tous les deux
57:38le temps nous est compté
57:39mais on sait que c'est un temps long
57:40en tout cas
57:41pour l'immobilier
57:41au sens large d'ailleurs
57:42et pour le verdissement
57:44de notre économie
57:44au sens large
57:45merci à tous les deux
57:46merci à Sylvain Thiry
57:47cofondateur de Celsius Energy
57:48et à Benoît Ricard
57:49directeur général
57:50d'ImoStim
57:51merci aux équipes
57:52du salon de l'immobilier
57:53bas carbone
57:53de nous avoir accueillis
57:55une nouvelle fois
57:55merci aux équipes de BFM
57:57d'avoir suivi
57:58cette émission avec nous
57:59de l'avoir préparée
58:00avec nous
58:01et d'avoir été
58:02dans cette régie improvisée
58:04depuis le salon
58:04de l'immobilier bas carbone
58:06et de m'avoir supporté
58:07ces deux jours
58:08au salon de l'immobilier bas carbone
58:10moi je vous retrouve demain
58:11pour un nouvel épisode
58:12des experts de l'Imo
58:13et l'année prochaine
58:14depuis le salon de l'immobilier
58:15bas carbone
58:16les expos sur BFM Business
58:19Sous-titrage Société Radio-Canada
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