- il y a 4 mois
Vendredi 5 septembre 2025, retrouvez Nathalie Benatia (Macroéconomiste, BNP Paribas Asset Management), Xavier de Buhren (Directeur des investissements, Otea Capital) et Vincent Chaigneau (Directeur de la recherche, Generali Investments) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00Chaque soir dans Smart Bourse, trois experts sont avec nous en plateau. On est ravis de recevoir
00:14Vincent Chéniot. Bonsoir Vincent. Vous êtes directeur de la recherche chez Generali Investment.
00:19Bienvenue à vous. Merci. À vos côtés Nathalie Benatiab. Bonsoir Nathalie. Bonsoir. Vous êtes
00:24macroéconomiste chez BNP Paribas Asset Management. Et on a besoin de vos lumières justement sur la
00:31banque centrale ou les banques centrales en particulier. Enfin Xavier Devuren, bonsoir. Bonsoir Fabrice.
00:36Vous êtes directeur des investissements chez OTA Capital. Voilà, on a des grands noms General
00:40Investment à BNP Paribas qu'on ne présente plus. OTA Capital, on peut en dire un mot ? Oui bien sûr,
00:45c'est la société de gestion qui appartient au groupe Lincea qui est le leader, le courtier leader
00:51de l'assurance vie en ligne. Oui. Et qui, ma foi, connaît une croissance très forte. Et donc,
00:58depuis deux ans, OTA Capital a intégré ce courtier afin d'apporter des solutions d'investissement et
01:05d'allocations. D'accord. Voilà, dans ce mouvement de consolidation en permanence avec ça, ça remue
01:09beaucoup de côté des souhaités de gestion. Nathalie, on démarre avec vous, Nathalie Benatiab,
01:15avec cette déception sur l'emploi aux États-Unis. Alors c'est un chiffre qu'on a attendu toute cette
01:20semaine, évidemment parce qu'il se conjugue avec les attentes aussi du côté de la Fed. Comment
01:27vous lisez cette statistique ? Seulement 22 000 nouveaux emplois, c'est vrai qu'on en attendait
01:3275 000. Est-ce que ça veut dire que l'économie américaine ralentit plus fort que prévu ? Alors,
01:38on a beaucoup attendu ce chiffre parce que le chiffre publié début août, le chiffre équivalent,
01:43avait beaucoup surpris et commencé à secouer les marchés financiers puisqu'il y avait eu un chiffre
01:48décevant et puis surtout d'énormes révisions sur les deux mois précédents. Ce qui n'avait pas plu au
01:53Président d'ailleurs. Ce qui n'avait pas plu au Président et d'ailleurs avait conduit le Président à
01:56limoger la responsable du bureau Flébor Statistique qui publie cette donnée ainsi que les chiffres sur
02:03l'inflation d'ailleurs. Donc grosse attention tout début août sur ce rapport et puis le temps passe,
02:12un nouveau rapport arrive. Les chiffres sont décevants, mais j'allais dire décevants d'une façon plus habituelle,
02:18les révisions ayant été relativement modérées. Mais malgré tout, dans ces révisions, on s'est aperçu
02:23que le chiffre de juin, c'était désormais des destructions nettes d'emplois. Donc oui,
02:29on a l'impression que cette statistique s'inscrit finalement dans la tendance d'un marché de l'emploi qui
02:36ralentit après avoir résisté au moins en façade pendant pendant longtemps, pendant plus longtemps que
02:43ce qui était... Résister par rapport à quoi justement ? Par rapport à l'offensive Trump sur les tarifs ?
02:48Exactement. D'une manière générale, pas seulement l'emploi, les données américaines, la croissance aux
02:53États-Unis tout au long du premier semestre s'est révélée meilleure qu'attendue. Alors c'est peut-être
02:57parce que les économistes sont très mauvais, ça peut arriver. C'est peut-être aussi parce qu'il y a des
03:02des phénomènes différents qui sont entrés en ligne de compte. Alors il y a un phénomène bien
03:08identifié, c'est le fait qu'aux États-Unis, les entreprises ayant besoin d'importer ont anticipé
03:15leurs importations. Elles ont surstocké. Et finalement, le phénomène s'est inversé au deuxième
03:22trimestre, mais ça nous laisse avec une croissance relativement solide. Là aussi, non pas en façade,
03:29mais à comparer avec la croissance de 2024, on était encore sur l'exceptionnalisme américain
03:36de la croissance en 2024. Là, après ce premier semestre et un troisième trimestre qui devrait
03:44être encore assez solide, ça nous donnerait ce qu'on appelle un acquis de croissance de l'ordre
03:48de 1,7-1,8%. Donc ça reste de la croissance, c'est important, mais c'est moins de croissance,
03:54une croissance moins rapide que l'année dernière. Finalement, ce qui perturbe beaucoup les
04:00économistes, les marchés, peut-être le président Trump, c'est qu'on a eu ces attentes de données
04:07déprimées qui ne sont pas arrivées au premier semestre, et là on risque d'avoir une sorte
04:12de goulet d'effondrement des mauvaises nouvelles.
04:14Très bien. Vincent Chéniot, on dit en général que l'équilibre sur l'emploi américain,
04:19pour que ça marche bien, il faut à peu près qu'il y ait 80-100 000 créations d'emplois
04:24par mois. Là, 22 000, c'est 13 ans de ça de cette jauge. Quel est votre regard ? Est-ce
04:29que c'est aussi inquiétant ou c'est un rajustement, comme disait Nathia il y a un instant, assez
04:33normal après peut-être des mauvaises nouvelles qui auraient dû tomber plus tôt ?
04:37Oui. Alors, d'abord, il y a quand même quelques doutes sur ces chiffres parce qu'on sait
04:41que la qualité des créations d'emplois de ces statistiques a tendance à se dégrader,
04:47tout simplement parce que les enquêtes qui sont envoyées aux entreprises ont un taux
04:53de réponse très bas. Et c'est pour ça, d'ailleurs, qu'on a des révisions significatives
04:57puisque progressivement, elles sont obligées de répondre et l'échantillon augmente.
05:01Donc, attention. Ceci dit, on a un faisceau d'indicateurs qui suggère qu'effectivement
05:06le marché de l'emploi ralentit très nettement. Si on regarde les enquêtes auprès du consommateur,
05:11ils nous disent qu'il est moins facile de trouver un emploi. Les enquêtes auprès des entreprises
05:17nous disent que les intentions d'embauche ont tendance à se dégrader.
05:22Les composantes emploi aussi, les enquêtes ISM, sont assez faibles.
05:26Donc, manifestement, l'emploi est en train de ralentir.
05:30Et effectivement, le marché du travail, je pense, subit un double choc,
05:35un choc d'offres et un choc de demandes.
05:37Le choc d'offres émane essentiellement de la baisse de l'immigration,
05:43donc moins de travailleurs disponibles.
05:46Et le choc de demandes, c'est effectivement des entreprises qui deviennent un peu plus prudentes.
05:53Ce qui est assez surprenant, c'est qu'effectivement, l'économie a bien résisté,
05:57alors que l'emploi a tendance à ralentir.
06:00Donc, qu'est-ce que ça nous dit ? Est-ce que ça nous dit que les prochains chiffres de productivité
06:02vont être très bons ? Est-ce que déjà, on a les premiers effets de l'intelligence artificielle ?
06:08Ou est-ce qu'au contraire, il faut s'inquiéter,
06:10puisque finalement, l'emploi a des répercussions sur le futur de la demande,
06:16notamment sur le consommateur ?
06:17C'est ce que le Beige Book de la Fed nous disait cette semaine,
06:20que le consommateur a un petit coup de mou aux États-Unis.
06:23Et donc, effectivement, si l'emploi continue à décevoir,
06:26probablement la consommation également va décevoir.
06:28Et puis, il y aura peut-être des inquiétudes autoréalisatrices sur l'emploi,
06:33des gens qui ne vont pas trouver, qui vont réduire un petit peu leur train de vie.
06:36Voilà. Donc, notre scénario demeure celui d'un atterrissage de l'économie américaine,
06:41un ralentissement, mais pas un atterrissage forcé, brutal, pas de récession.
06:46Est-ce que ce n'est pas paradoxal de... Vous parliez tout à l'heure de méthodologie.
06:50On n'arrive pas à avoir les bonnes stats. En tout cas, c'est moins qualitatif qu'avant.
06:53C'est surprenant. Alors qu'on n'a jamais eu autant de données,
06:56on se dit maintenant que ça pourrait être instantané, peut-être qu'on pourrait aller chercher des choses ailleurs,
07:00justement, peut-être avec l'intelligence artificielle.
07:02Et on voit qu'on a toujours ce goût d'étranglement avec ces révisions étonnantes,
07:05ce qui a donné lieu à l'IR de M. Trump, qui a viré le patron du département de recherche.
07:13Non, c'est assez paradoxal. Mais dans ce cas-là, il semble qu'effectivement,
07:16et ça ne concerne pas seulement les statistiques de l'emploi,
07:20le taux de réponse des entreprises aux enquêtes a fortement chuté.
07:25Donc, effectivement, si les acteurs économiques ne fournissent pas les indications requises,
07:32on a des estimations qui sont plutôt incertaines.
07:35Très bien. Xavier Dumuren, justement, votre regard là-dessus,
07:40sur ces chiffres de l'emploi attendus vraiment par tous les investisseurs,
07:45pour appuyer sur le bouton. Alors on a vu des premières réactions plutôt à la hausse,
07:48et puis c'est un petit peu mitigé en fin de séance.
07:51Moi, je me tournerais plutôt du côté microéconomique
07:54avec les dernières publications de résultats des entreprises américaines.
07:57Vraiment, ça a été une bonne saison de publications de résultats,
07:59puisque 85% des entreprises américaines ont publié au-dessus des attentes.
08:04Ce qui est intéressant, finalement, c'est le discours des managements
08:08à la suite de ces publications de résultats,
08:12et qui sont pour la plupart, se sont engagés,
08:14en tout cas ont confirmé leurs objectifs annuels,
08:17voire, pour certains, les ont révisés.
08:20C'est donc, finalement, la visibilité des entreprises américaines
08:24est toujours là, et bonne.
08:28Et il y a vraiment très peu de chefs d'entreprise
08:32qui m'ont mis en avant des risques sur l'emploi, etc.
08:36Donc, d'un point de vue macro, et d'ailleurs, ça s'est vu,
08:39si on prend les bénéfices par action,
08:41les entreprises américaines, finalement, ont vu des croissances
08:47de bénéfices par action de 11% sur le deuxième trimestre,
08:50alors que le consensus, en attendant, est plutôt 5%.
08:54Donc, c'était pareil, c'était exactement la même tendance
08:56qu'au premier trimestre.
08:57Donc, ça veut dire quoi ?
08:58Ça veut dire qu'aujourd'hui, les entreprises américaines,
09:01surdélivrent par rapport aux attentes des analystes,
09:05et continuent d'avoir une amélioration de leur rentabilité,
09:09des marges qui continuent de tenir.
09:13Ça veut dire aussi qu'on n'a pas encore vu l'impact,
09:15ou il n'y en aura peut-être pas, des tarifs,
09:17de cette guerre tarifaire qu'on vient de subir ?
09:19Alors, il y avait pas mal de prudence du côté du consensus
09:23et des analyses, ce qui fait que les attentes étaient peut-être
09:25un peu basses.
09:26Mais en tout cas, encore une fois, ce qui est important,
09:28c'est le discours.
09:29Ce qui est fait, maintenant, c'est derrière nous.
09:31Mais dans le discours, finalement, l'impact de ces droits de douane
09:36est finalement assez limité.
09:39Quand on entend, encore une fois, les managements,
09:42ça a été plutôt un effet one-off,
09:45un super impôt qui est arrivé,
09:48et les entreprises se sont adaptées.
09:50Et la meilleure façon de voir ça,
09:53c'est qu'on n'a pas de nette dégradation
09:56des niveaux de rentabilité des entreprises américaines
09:59à la suite de ces droits de douane.
10:01On va surveiller, bien sûr, le troisième trimestre,
10:03mais pour l'instant, c'est vrai qu'il y a un temps
10:04plutôt au vert du côté de la micro.
10:07Nathalie Benatiens, on regarde du côté de la Fed.
10:09Alors, désormais, on se dit, c'est sûr,
10:11on est déjà à 97 avant-hier, 99%.
10:14Aujourd'hui, je pense qu'on est très, très proche des 100%
10:16du côté des futurs.
10:20Pour imaginer cette baisse des taux
10:22qui interviendrait le 16 et 17 septembre,
10:25Jay Powell, il est prêt, maintenant,
10:26à appuyer sur le bouton ?
10:28Alors, il a l'air prêt, il a l'air prêt
10:29depuis Jackson Hall, depuis le 22 août,
10:33alors qu'à la toute fin juillet,
10:35lors de la dernière réunion,
10:36il avait l'air beaucoup plus hésitant.
10:38Il restait dans cette position d'attente
10:40et il en est manifestement sorti
10:42à l'occasion de son discours,
10:44puisque finalement, dans ce discours,
10:45il a évoqué le marché de l'emploi
10:48et pour dire, fin juillet,
10:51il parlait d'un marché de l'emploi équilibré
10:52parce que le taux de chômage était stable
10:54entre 4 et 4,2% depuis un an.
10:57Là, le taux de chômage a monté à 4,3%,
11:00alors ce n'est pas énorme.
11:01Ça n'a pas déclenché la fameuse règle de Sam
11:04qui prétend détecter les récessions
11:08avec des variations du taux de chômage.
11:11Mais néanmoins, ce qu'a dit Jérôme Powell,
11:13c'est deux choses.
11:14D'abord, on l'évoquait avec le niveau
11:15de création d'emploi réputé
11:17comme étant bon pour l'économie américaine.
11:20Il a parlé effectivement
11:21de la baisse de l'offre
11:23et de la demande d'emploi.
11:24Et ça, ça ouvre une question
11:26à laquelle, pour le moment, honnêtement,
11:28on n'est pas outillé pour répondre.
11:29C'est quid des conséquences
11:31de la politique migratoire de Trump
11:32sur justement ce niveau d'équilibre
11:34des créations d'emploi
11:37pour l'économie américaine ?
11:38Donc ça, c'est une première question.
11:39Ça doit être particulièrement compliqué à évaluer ?
11:42C'est très, très compliqué.
11:43Non, mais je pense qu'on personne...
11:43Parce qu'on sait qu'il y a vraiment un effet,
11:45notamment tout ce qui est frontières à la Mexique,
11:48etc., des gens qui ont disparu,
11:49mais physiquement disparu,
11:51enfin qui sont partis.
11:51Les entrées sont...
11:53Oui, des gens sont partis
11:53et puis surtout les entrées se sont...
11:55Et pourtant, ce sont aussi
11:57ce qu'on pourrait appeler des mini-jobs
11:58qui sont pourvus.
12:00Donc ça risque de manquer à un moment donné.
12:01Ça manquera vraisemblablement
12:02et ça pourrait avoir des conséquences
12:04sur l'inflation.
12:05Mais encore une fois,
12:06pour le moment,
12:06on est vraiment...
12:07Enfin, au niveau macroéconomique,
12:08on est vraiment démuni.
12:11Et ensuite, ce qu'a également dit Powell,
12:13et ça, si ça reflète vraiment
12:16un changement d'opinion,
12:19non seulement la sienne,
12:20mais au sein du Conseil,
12:21ça peut être inquiétant
12:23pour la croissance américaine,
12:24c'est qu'il a dit,
12:25on est dans cette situation sur l'emploi
12:28et les risques peuvent faire
12:32qu'on ait tout d'un coup
12:33une accélération des licenciements,
12:36tout d'un coup une augmentation
12:37du taux de chômage.
12:38Donc ça, encore une fois,
12:40finalement, les chiffres d'emploi,
12:41on a coutume de dire
12:42que c'est retardé de l'économie,
12:44ce qui est plus ou moins vrai.
12:45Mais ce qu'on constate,
12:46c'est qu'il y a souvent...
12:47C'est un marché qui fonctionne
12:48par rupture.
12:49Pour le moment,
12:50les chiffres d'aujourd'hui
12:50ne sont pas une rupture.
12:52Mais alors, justement,
12:53je parlais tout à l'heure
12:54de Main Street et Wall Street,
12:55donc ce qui est bon
12:56pour les travailleurs
12:57n'est pas forcément bon
12:59pour les investisseurs.
12:59Et inversement,
13:00on se dit que si on avait
13:01justement tout à coup
13:02un marché de l'emploi
13:03qui se dégradait brutalement,
13:04peut-être les investisseurs
13:05diraient que Jérôme Paulin
13:07va être obligé
13:07de couper encore plus
13:08dans les taux.
13:10Alors, vraisemblablement,
13:11c'est ce scénario
13:12qui serait joué.
13:14Mais alors,
13:14si on parle de Wall Street
13:15au sens marché des actions,
13:17il y a quand même
13:18un moment où pour faire
13:19des bénéfices,
13:21il faut quand même
13:22qu'il y ait de l'activité.
13:23Donc là aussi,
13:24on est sur des situations.
13:27Le réflexe
13:28« bad news is good news »,
13:30ça ne tient en général
13:31pas très longtemps.
13:32Vincent Chéniaux,
13:34statistiquement,
13:35on voit quand même
13:36que dès qu'il y a
13:36des baisses des taux,
13:37je crois qu'il y a
13:38des statistiques
13:38qui sont sorties récemment
13:39dans les 6 à 12 à 18 mois,
13:42on voit quand même
13:42une amélioration
13:43du côté des marchés actions.
13:45Est-ce que là aussi,
13:46c'est votre scénario ?
13:47Jusqu'où il pourrait aller
13:48Jérôme Paulin ?
13:49On sait qu'en plus,
13:50Trump a envie
13:51de lui tordre le bras
13:52et prépare un nouveau conseil
13:53des gouverneurs de la Fed.
13:55Oui, alors la Fed
13:57est dans une situation
13:58compliquée, difficile
13:59pour au moins deux raisons.
14:03La première,
14:04c'est qu'elle fait face
14:05à une situation
14:06où l'inflation va monter
14:08à cause des droits de douane
14:09et la croissance
14:10est en train de ralentir.
14:11Elle a cette double mission,
14:14emploi-inflation.
14:15Et donc,
14:16quelle est sa fonction de réaction ?
14:17On a vu cet été
14:18un phénomène assez inhabituel.
14:20Les anticipations d'inflation
14:21telles qu'elles sont
14:22pricées dans le marché
14:24ont fortement monté.
14:25Le un an dans un an,
14:26par exemple,
14:26est environ à 2,6%.
14:28Il a pas mal monté.
14:29Par contre,
14:30les taux forward nominaux
14:31ont baissé.
14:33Et le marché anticipe
14:34désormais
14:35que la Fed,
14:37dans ce cycle,
14:37va baisser d'encore
14:38au moins 150 points de base.
14:40Donc,
14:41sous les 3%,
14:42on part de 4,5%.
14:43Donc,
14:44une baisse de taux
14:45quand même assez considérable.
14:46Donc,
14:46le marché est en train
14:47d'anticiper.
14:49Il semble que...
14:504 à 5 baisses de taux
14:51à 25 points de base.
14:52Oui,
14:53même 6.
14:53150 points de base,
14:55plus de 150 points de base,
14:57alors que l'inflation monte.
14:59Donc,
14:59le marché est en train
15:00de s'anticiper
15:00que le ralentissement
15:01de l'emploi
15:02sera tel
15:03que la Fed
15:05va agir
15:07avec vigueur.
15:08Ça,
15:08c'est la première difficulté,
15:10ce contraste
15:11entre l'emploi
15:12et l'inflation.
15:13La deuxième,
15:13c'est qu'effectivement,
15:14il y a une pression politique,
15:15comme vous l'avez dit,
15:17qui est très forte
15:17avec le président Trump
15:19qui se plaint beaucoup
15:24de Jay Powell,
15:25mais également
15:26qui place ses pions
15:27et effectivement,
15:28ça pourrait être
15:28très important
15:29puisque si ces soutiens
15:32ont la majorité
15:32au sein du Bord
15:33en début de l'année prochaine,
15:35ça pourrait influer
15:36sur la confirmation
15:37des présidents
15:39de Fed Régional
15:39dont certains d'entre eux
15:42votent au FOMC.
15:44Donc,
15:44effectivement,
15:45il y a une pression politique
15:46très forte
15:46et potentiellement
15:47une perte
15:48de crédibilité
15:49et de la Fed.
15:50Ce qui explique
15:51très clairement,
15:52ce qui contribue
15:53en tout cas très clairement
15:54à la pontification
15:55de la courbe des taux
15:56qu'on a vue cet été.
15:57On fait moins confiance
15:58à la signature
15:59des États-Unis
16:00et à une Fed
16:01qui serait moins indépendante,
16:03qui serait plus indépendante.
16:03Un peu moins indépendante,
16:04c'est ce qu'on appelle
16:05la dominance fiscale
16:07ou budgétaire.
16:08C'est une situation
16:08dans laquelle
16:09la politique monétaire
16:11devient influencée
16:13par la politique budgétaire.
16:15Ça, clairement,
16:16soutient la pontification
16:18de la courbe des taux.
16:18Ce n'est pas forcément
16:20très bon
16:21pour le dollar.
16:24Mais en tout cas,
16:26oui,
16:26il semble que la Fed
16:27va agir
16:28avec des baisses
16:29successives de taux.
16:30C'est quoi son plan
16:30à Trump
16:31dans cette histoire ?
16:32Parce qu'on ne sait pas
16:34très bien ce qu'il veut faire
16:34quand il dit
16:35faire baisser le billet vert.
16:37On sait qu'il y a
16:38des problèmes de dette,
16:38un petit peu comme partout,
16:39mais est-ce qu'il y a
16:40un plan derrière tout ça ?
16:42C'est d'abord,
16:43je pense,
16:44faire baisser les taux.
16:45c'est bon notamment
16:48pour le marché immobilier,
16:50c'est bon pour tout ce qui est M&A,
16:54qui a été un peu faible
16:55sur le premier semestre,
16:57donc sur le monde des...
16:59Fusion acquisition.
16:59Fusion acquisition,
17:00sur le monde des affaires en général.
17:02Après,
17:03on a entendu quand même
17:04le trésor américain,
17:07donc le ministre des Finances
17:10parlait beaucoup
17:12des taux longs.
17:13Et en l'occurrence,
17:14le président Trump
17:15met la pression
17:16sur la Fed
17:17pour baisser les taux courts,
17:19mais la baisse des taux courts
17:21ne va pas nécessairement
17:22impliquer une baisse des taux longs.
17:24Et c'est plutôt
17:24cet effet ciseau
17:26qu'on a vu
17:26ces derniers mois
17:28avec les taux courts
17:28qui baissaient,
17:29mais les taux longs
17:30qui bougeaient assez peu,
17:30même si récemment
17:31ils ont quand même baissé.
17:34Donc,
17:34c'est un jeu
17:35un peu dangereux.
17:36Certes,
17:37la baisse de l'art
17:38peut favoriser
17:39la compétitivité américaine
17:41et les exportations américaines.
17:43Certes,
17:44la baisse des taux courts
17:44peut soutenir l'économie,
17:46mais c'est un jeu
17:47un peu dangereux.
17:48Oui.
17:49Xavier de Buren,
17:51je suis au Théo Capital
17:51comme ça,
17:52on voit cette situation
17:53avec ce monsieur Trump
17:55qui s'est beaucoup agité
17:56pendant ses 6-8 premiers mois.
17:57On a l'impression
17:58qu'il a déjà
17:58depuis très très longtemps.
18:00Et finalement,
18:01il a fait beaucoup de choses.
18:02Pour l'instant,
18:03c'est assez bien rempli
18:04comme mission.
18:05Voilà,
18:05des tarifs.
18:08On espérait 10%,
18:09il a fait passer 15%
18:10avec l'Europe.
18:11On a dit OK.
18:13Sur le billet vert,
18:14il fallait que ça baisse,
18:15c'est en train de baisser.
18:16Et puis,
18:16la Fed,
18:17on a l'impression
18:17qu'il vitupère
18:18contre monsieur
18:19Jean-Paul Paurel
18:20qui de toute façon
18:21partira fin mai
18:22et il est en train
18:22de remplacer.
18:23Donc finalement,
18:24on a l'impression
18:24qu'il avance ses pions
18:26et pas à pas
18:27et ça fonctionne très bien.
18:28Il tient effectivement
18:29son programme.
18:30On peut rajouter,
18:30on en a parlé,
18:32c'est la baisse
18:32de l'immigration aussi
18:33qui est vraiment,
18:35dans les faits,
18:36il est arrivé
18:37à ce qu'il cherchait.
18:40Il y a également
18:40la baisse
18:41du prix de l'énergie
18:42qui était quelque chose
18:43qu'il avait mis en avant.
18:45Donc ça,
18:45c'est encore une casse
18:46qui est cochée
18:48par Trump.
18:49Et enfin,
18:50il y a la réforme fiscale
18:51qui était une partie importante
18:53de son programme
18:54qui a également été votée.
18:56Donc c'est vrai qu'en l'espace
18:57d'un gros semestre,
19:01Donald Trump a finalement
19:02mis en place
19:04les gros plans
19:05de sa campagne.
19:08Et on le voit d'ailleurs
19:09puisqu'aujourd'hui,
19:10on a des marchés américains
19:11soutenus par la baisse du dollar.
19:13C'est vrai que les résultats
19:14des entreprises américaines,
19:15même si elles sont
19:17moins exportatrices
19:18que peuvent l'être
19:18les entreprises européennes,
19:21par exemple,
19:23étaient plutôt bons.
19:24Et on a aujourd'hui
19:25des indices actions américains
19:28qui sont sur leur plus haut
19:29niveau historique.
19:31Donc la valorisation
19:32aujourd'hui
19:33est assez chère
19:34aux Etats-Unis,
19:35mais elle s'accompagne
19:35quand même,
19:36on en a parlé,
19:37d'une dynamique
19:37de révision
19:38des bénéfices par action
19:40qui soutient
19:41les valorisations.
19:43Donc on a des entreprises
19:44de très très bonne qualité,
19:45des résultats
19:46qui sont là.
19:49Et donc,
19:49aujourd'hui,
19:50ça justifie,
19:51en tout cas le marché
19:51dit ça,
19:52que ça justifie
19:53ces niveaux de valorisation.
19:54quand on regarde,
19:56on a aujourd'hui
19:56finalement une prime
19:57d'incertitude
20:00aux Etats-Unis
20:00qui est à zéro.
20:02Le moindre grain de sable
20:05pourrait avoir
20:07des conséquences
20:07de baisse
20:09finalement assez importantes
20:10sur le marché américain.
20:12À l'inverse,
20:13en Europe,
20:14on a aussi un rattrapage
20:15qui a été assez massif
20:16puisque
20:17depuis les points bas
20:20de septembre 2022,
20:22l'Eurostock 50
20:22a repris 70%.
20:2470%.
20:24On est sur ces points
20:26hauts historiques.
20:27Mais ça,
20:28ça s'est fait
20:28sans croissance
20:30économique en Europe,
20:32sans croissance
20:32des bénéfices par action.
20:34Et donc,
20:34c'est simplement
20:35finalement une hausse
20:36des multiples
20:37du marché européen.
20:38C'est quoi ?
20:38Ce sont les flux
20:38qui sont revenus
20:39sur le marché ?
20:40Oui,
20:40il y a les flux
20:40et puis la valorisation
20:41intrinsèque.
20:43Il y avait vraiment
20:44trop de disparité
20:45par rapport
20:45au marché américain.
20:46Donc,
20:46il y a un peu
20:47un retour à la moyenne.
20:48Après,
20:48on sait que ça peut durer
20:48longtemps,
20:49notamment entre small cap
20:50et grande capitalisation.
20:52il a fallu attendre
20:53un petit peu cette année
20:54pour après 6 ou 7 ans
20:55d'attente
20:55pour que ça se comble.
20:57Et ce n'est pas terminé.
20:59Incertitude,
20:59prime d'incertitude
21:00donc faible aux Etats-Unis
21:01mais forte en Europe
21:03et notamment en France.
21:04Nathalie Benetti,
21:05on est obligé
21:06de reparler un petit peu
21:06de la situation en France
21:08avec ce spread.
21:10En tout cas,
21:10on s'inquiète en France
21:12de savoir ce qui va se passer
21:13à partir du 8 septembre
21:14et au-delà.
21:15En tout cas,
21:15on a une semaine
21:15sous haute tension
21:18qui va s'ouvrir
21:19la semaine prochaine,
21:20des grèves annoncées.
21:22C'est vrai
21:22qu'on est investisseur
21:23international fortiori
21:24et on sait qu'en plus
21:25la France a besoin
21:26de quelques 300 milliards
21:27dès l'an prochain
21:27avec une dette
21:28dépassant les 3,350 milliards.
21:31On est en droit
21:31de se demander
21:32si la signature France
21:33est toujours valable.
21:34Alors on a vu
21:34dans l'adjudication hier
21:35que ça s'était plutôt
21:36pas mal passé.
21:37Pour autant,
21:39quels sont les scénarios
21:40qu'on envisage
21:41là à partir
21:42de la semaine prochaine
21:43pour notre dette
21:44et notre économie
21:45en général ?
21:46Alors honnêtement,
21:48l'histoire
21:49de l'écart de taux
21:51OAT-Bund,
21:53France-Allemagne,
21:54c'est une histoire
21:55qui s'est écrite
21:56lorsque le président
21:57de la République
21:58a annoncé la dissolution.
22:00Le taux,
22:00le spread,
22:01enfin l'écart de taux
22:02a beaucoup monté
22:03pour atteindre 80 points
22:05puis il a
22:06évolué gentiment,
22:08j'allais le dire,
22:09et c'est à l'annonce
22:11de ce nouveau vote
22:12de confiance
22:13qu'il a retrouvé
22:13les 80 points.
22:16Donc on a l'impression
22:17que du point de vue
22:20des marchés
22:21et des investisseurs,
22:24ils n'attendent
22:25à l'heure actuelle
22:25pas grand-chose
22:26de la signature France
22:27mais pas non plus
22:28de catastrophe.
22:29Voilà,
22:29on s'est habitué
22:30à ce nouveau normal
22:31si j'ose dire
22:32qui serait de 80 points.
22:34La semaine prochaine,
22:35on a aussi,
22:35donc on a le vote
22:36de confiance lundi
22:37et on aura
22:38le verdict
22:41de l'agence
22:41de notation Fitch
22:42sur la dette française.
22:44Alors,
22:45il n'y aura vraisemblablement
22:46pas de dégradation
22:46parce que les agences
22:47de notation
22:48n'ont pas d'intérêt
22:49à mettre de l'huile
22:50sur le feu
22:50et puis parce que
22:51ça fait finalement
22:52quelques mois seulement
22:53que la note française
22:54a été mise
22:55sous perspective négative
22:57par Fitch.
22:59Mais j'allais dire,
22:59même s'il y avait
23:00cette dégradation,
23:01le niveau de 80 points
23:02de base
23:02intègre déjà,
23:04correspondrait déjà
23:05à une note
23:06un peu plus basse.
23:07Est-ce que c'est parce
23:07que, Nathalie,
23:08les investisseurs,
23:09ils ne voient pas finalement
23:09l'Europe
23:10comme un grand ensemble
23:11avec une BCE
23:12au-dessus
23:14qui finalement
23:14pourrait être
23:15prêteur en dernier ressort
23:16ou déployer
23:17des mesures
23:18non conventionnelles ?
23:19Alors,
23:20si j'étais Christine Lagarde,
23:21je vous dirais
23:21que la Banque Centrale Européenne
23:22est indépendante
23:23et mène sa politique monétaire
23:27dans le respect
23:27de son objectif d'inflation.
23:29Mais il est vrai
23:30que derrière la tête
23:31de tout le monde
23:32et sans doute aussi
23:33de Christine Lagarde,
23:34il y a la possibilité
23:35éventuellement
23:36d'intervenir.
23:37Là aussi,
23:38le simple fait
23:38qu'il y ait cette possibilité
23:40d'intervenir,
23:41on sait que la BCE
23:43a inventé des outils
23:44dont elle ne s'est jamais servie
23:45mais leur annonce
23:46a suffi.
23:47Mais ça prouve
23:48l'importance
23:49de l'indépendance
23:50des banques centrales
23:51et pour le moment,
23:52les investisseurs
23:53sont en effet convaincus
23:54et à juste titre
23:55que la Banque Centrale Européenne
23:56est indépendante.
23:58Et la vraie question,
23:59ça nous ramène aux Etats-Unis,
24:00je ne veux pas pirater le débat,
24:01mais si les investisseurs
24:03sont convaincus
24:04que la Fed,
24:05que la Réserve fédérale
24:06n'a plus cette indépendance,
24:08là,
24:08tous les scénarios
24:09qu'on a décrits,
24:11notamment sur les taux longs,
24:13pourraient évoluer
24:14très très rapidement.
24:15C'est vrai que ce n'est pas
24:16un discours qu'on a entendu
24:17de la part des dirigeants
24:18européens,
24:19allemands ou français,
24:20de mettre la main
24:20en tout cas sur la BCE.
24:22Donc,
24:23pas de panique
24:23sur notre dette
24:25ou sur les façons
24:27de se refinancer.
24:28Je vois que vous hauchez la tête
24:29d'un arbre pas convaincu,
24:30Vincent Chéniot.
24:31Qu'est-ce qu'on peut en dire ?
24:33Qu'est-ce qu'on attend
24:33de cette prochaine semaine ?
24:35On risque d'avoir un spread
24:35qui continue à augmenter,
24:37si vraiment,
24:38avec certaines images,
24:38peut-être un peu difficile.
24:40Je partage l'idée que l'écartement
24:43du spread s'est fait sur la dissolution
24:47et le résultat des élections
24:50qui ont conduit à une situation
24:53de blocage très préjudiciable.
24:56Ça, c'est vrai.
24:57Un bémol toutefois,
24:58c'est que quand on compare
25:00le spread France-Allemagne aujourd'hui,
25:02ce n'est pas la même Allemagne.
25:04Entre les deux,
25:05on a eu le bazooka allemand,
25:07donc ce programme de dépenses
25:09et de hausses et déficits en Allemagne.
25:13Et ça aurait dû réduire ce spread
25:16entre la France et l'Allemagne.
25:17Ce n'est pas le cas,
25:18on reste sur le même niveau.
25:20Par contre, si on regarde contre l'Italie,
25:22on a continué de converger vers l'Italie.
25:25Aujourd'hui, on a un 10 ans français
25:26qui reste en dessous du taux italien,
25:31mais de moins de 10 points de base.
25:32Je rappelle quand même
25:33que la France est notée A à moins.
25:36L'Italie est dans la catégorie triple B.
25:39Et donc, on a au moins 4 notes,
25:414 ratings d'écart.
25:43Et malgré ça,
25:44on traite quasiment au même niveau.
25:46Donc, je dirais que...
25:46C'est une trajectoire qui est différente aussi
25:48au niveau des efforts budgétaires.
25:50Absolument.
25:51Qui pourrait être saluée
25:52par une amélioration de leurs notes.
25:56Alors que la France, effectivement,
25:57est toujours sur la menace
25:58d'une dégradation de la note.
26:00Ce qui est rassurant dans tout ça,
26:03c'est quand même que, voilà,
26:04la France traitant proche de l'Italie,
26:06il y a déjà beaucoup de mauvaises nouvelles
26:07d'intégrer dans les cours aujourd'hui.
26:10Ce qui m'inquiète un petit peu,
26:11c'est que, pour revenir encore
26:13à nos amis italiens,
26:15et je suis assez bien placé
26:16pour en parler,
26:18chez Generali,
26:20il y a cette culture,
26:22cette compréhension
26:23d'une situation dans laquelle
26:25on est proche du précipice
26:26et il faut agir,
26:28notamment au niveau budgétaire.
26:29Je ne suis pas sûr
26:30qu'on en soit
26:31dans cette position en France.
26:33C'est-à-dire que les politiques,
26:35la population,
26:37n'a pas forcément bien intégré
26:38le sérieux de la situation.
26:41Et peut-être qu'il faudra
26:42davantage de pression
26:44du marché,
26:44des investisseurs,
26:46les fameux bonds vigilantes
26:48qui sont là en train
26:49de mettre la pression
26:50sur le gouvernement,
26:51pour que ça bouge.
26:53Je trouve ça assez compliqué.
26:54J'entends et on entend souvent,
26:56tiens, c'est les marchés
26:57finalement qui vont nous réveiller
26:58parce qu'on n'est pas capable
26:59de faire les efforts suffisants.
27:01Sauf que,
27:01quand on a vu que finalement
27:03on pouvait débloquer la caisse
27:04même quand il n'y a plus d'argent,
27:05avec un quoi qu'il en coûte,
27:07avec à chaque fois
27:07des mesures exceptionnelles,
27:09on se dit que finalement
27:10ça continuera comme ça
27:11et on trouvera demain
27:13les moyens de se refinancer.
27:15Oui, à ceci près
27:16que la situation quand même
27:18n'était pas la même.
27:20Dans des crises passées,
27:21la BCE a lancé
27:24des programmes
27:25d'assouplissement quantitatif
27:26mais l'inflation
27:27était beaucoup plus basse.
27:29Là, ça vaut cher la dette.
27:30De façon inacceptable.
27:32Aujourd'hui, pour la BCE,
27:33oui absolument,
27:34c'est le premier poste
27:35et là pour la BCE
27:36avec une inflation
27:37qui est à 2,3%,
27:38il est quand même difficile
27:39de se lancer
27:40dans les mêmes opérations.
27:41Alors c'est vrai
27:41que la BCE a beaucoup développé
27:43sa boîte à outils
27:44et qu'il y a des possibilités
27:46d'intervention
27:46mais pour qu'il y ait intervention,
27:48il faudra que la France
27:49accepte de se lancer
27:52dans des vrais programmes
27:53de consolidation budgétaire.
27:56Et ça, ce n'est pas évident
27:57puisque la politique politicienne
27:58embrèche tous ses efforts
28:01bien souvent.
28:02Xavier De Buren,
28:03sur cette semaine
28:04qui s'ouvre à Auris
28:05la semaine prochaine,
28:06votre regard ?
28:08Il va falloir se montrer prudent.
28:11D'ailleurs, le marché
28:12sur les actifs français,
28:14sur les actions françaises
28:15a déjà anticipé un peu
28:17ce risque-là
28:18puisqu'on a vu
28:19les banques françaises,
28:23on a vu leurs cours
28:24pas mal baisser
28:26depuis la dernière annonce
28:28du Premier ministre.
28:30On a vu également
28:31toutes les actions,
28:33les actifs à duration longue
28:34qui ont subi
28:35cette hausse des taux
28:36que l'on a
28:38sur le marché français.
28:42Donc, il y a pas mal
28:42de prudence
28:44forcément
28:45sur les actions françaises.
28:47On a vu l'immobilier,
28:48les banques,
28:48ça tanguait
28:49de ce côté-là notamment.
28:50Exactement.
28:51Et puis,
28:51toutes les valeurs
28:52liées aussi
28:53à la construction,
28:56etc.
28:56Il y a eu pas mal
28:57de prises de profits
28:59en tout cas
29:00qui ont été
29:01prises
29:03par les investisseurs.
29:04Donc, pas mal de prudents.
29:05Je pense que le marché
29:06va rester
29:06assez volatil
29:09et assez prudent
29:09pendant la semaine
29:11et les jours
29:13qui vont suivre.
29:15Donc, aujourd'hui,
29:17le mot d'ordre
29:17de toute façon
29:18dans une bonne allocation,
29:21c'est d'être diversifié
29:22et donc de réduire
29:24son exposition
29:25au marché français.
29:27Ça a du sens.
29:28Il y a d'autres opportunités
29:29à aller chercher
29:29en Europe.
29:31On a évoqué
29:31l'Italie.
29:33On peut parler aussi
29:33de l'Espagne,
29:34du grand plan
29:34de relance en Allemagne
29:36qui, là,
29:37donne quand même
29:37plus de visibilité
29:39aujourd'hui.
29:39Justement,
29:40avant de parler
29:40allocation,
29:42un petit mot
29:43sur ce package
29:44XXL
29:45qui a été
29:46en cours
29:47peut-être de vote
29:48pour Elon Musk.
29:49On parle de carrément
29:501 000 milliards
29:51de rémunération.
29:52Alors,
29:52ça serait sur 10 ans
29:53avec des atteintes,
29:55d'objectifs
29:56extrêmement ambitieux
29:58en matière
29:58de résultats opérationnels.
29:59Il faudrait tout simplement
30:00que Tesla
30:02atteigne la capitalisation
30:02de 8 000 milliards.
30:04Ça en fait 1 000
30:04environ aujourd'hui.
30:054 000 milliards,
30:06c'est Nvidia,
30:06c'est la plus grosse
30:07capitalisation.
30:08Donc,
30:08il faudrait faire
30:08x8 avec des objectifs
30:10complètement fous.
30:1150 milliards de dollars
30:12pour l'Ebitda,
30:13400 milliards de dollars
30:14ajustés au cours
30:15de quatre trimestres
30:15consécutifs.
30:16Et puis,
30:17ça correspond
30:17à 1 million
30:19de robotaxis livrés
30:20pour que Musk
30:22touche le jackpot.
30:24En tout cas,
30:24l'idée,
30:24c'est de garder
30:25son boss,
30:27son patron,
30:27au moins jusqu'en 2030.
30:28réaction peut-être
30:29qui veut réagir
30:30à cette nouvelle.
30:31C'est assez étonnant.
30:32On jongle vraiment
30:33en millions,
30:35en milliards
30:36et maintenant
30:36en milliers de milliards.
30:38Qu'est-ce que ça vous inspire,
30:39Vincent Chéniot ?
30:39Pas grand-chose.
30:41Les objectifs sont
30:42extrêmement ambitieux
30:43et donc,
30:44c'est effectivement
30:44une façon
30:45de s'assurer
30:47que Elon Musk
30:48se concentre
30:50vraiment sur ses objectifs
30:51et ne s'éparpille pas.
30:53les objectifs
30:57de résultats
30:57de capitalisation
30:58sont absolument gigantesques.
31:01Donc,
31:01si ça
31:02s'est réalisé,
31:05effectivement,
31:06l'entreprise
31:06sera en capacité
31:07de payer
31:08ses sommes
31:09phénoménales
31:10à son dirigeant.
31:12On suivra ça,
31:13mais je trouve ça
31:13quand même
31:14amusant
31:15d'en parler.
31:17On fait
31:18un tour de table,
31:19chers amis,
31:20avec l'allocation
31:21d'actifs
31:21de la rentrée.
31:23On a parlé
31:23justement
31:23de ces risques
31:24sur les marchés
31:25obligataires.
31:27On commence
31:27avec vous,
31:28Xavier Duburen,
31:28justement.
31:29Est-ce qu'on
31:30privilégie plutôt
31:30les actions,
31:31plutôt les obligations ?
31:31On parlait à l'instant
31:32de diversification.
31:33C'est le maître mot
31:33pour la rentrée,
31:34une fois de plus ?
31:35De toute façon,
31:36pour avoir
31:37un portefeuille
31:39équilibré,
31:40il faut qu'il soit
31:40diversifié
31:41pour pouvoir profiter
31:42de toutes les opportunités
31:44pour pouvoir aussi
31:44réduire les risques
31:46spécifiques
31:47au sein
31:47de son portefeuille.
31:50Oui,
31:51en espérant
31:51qu'on n'ait pas
31:51d'annu
31:52sur Ibilis 2022
31:52où tout baisse,
31:53les actions
31:54et les obligations
31:54en même temps.
31:55C'est vrai,
31:55mais pour l'instant,
31:57on n'y est pas,
31:58croisons les doigts.
32:00En tout cas,
32:01sur la partie obligataire,
32:03il y a toujours
32:03des rendements
32:04qui sont attractifs
32:05aujourd'hui.
32:06Avec les taux
32:06qui remontent,
32:07ça peut peut-être
32:08encore ouvrir
32:10quelques fenêtres
32:10d'opportunités
32:11pour pouvoir revenir
32:13sur le marché obligataire.
32:14Le portage reste favorable
32:17aujourd'hui.
32:18donc ça doit faire partie
32:19d'une allocation diversifiée.
32:22Sur la partie actions également,
32:24on a parlé des différents marchés
32:26et de leur niveau de valorisation.
32:29Donc,
32:30les États-Unis,
32:31pour nous,
32:31restent une zone
32:32où on peut être
32:34en privilégié.
32:36Investis.
32:37Et puis après,
32:37encore une fois,
32:38si on est d'un point de vue
32:39fondamental
32:40et microéconomique,
32:42la dynamique
32:44de bénéfices par action
32:45aux États-Unis
32:46est importante,
32:48est en croissance,
32:50ce qui n'est pas le cas
32:51pour le marché européen.
32:52Et quand on sait
32:53que historiquement,
32:5480% de la performance
32:55des indications
32:56vient de la croissance
32:57des bénéfices par action,
32:59c'est plutôt là
32:59où il faut être.
33:00Maintenant,
33:00en Europe,
33:01en 2025,
33:02il y a quand même
33:02un certain nombre
33:03de points favorables
33:05au marché européen.
33:07Du point de vue
33:07de la consommation,
33:08on a la baisse de l'inflation,
33:10on a des gains
33:11de pouvoir d'achat
33:11qui sont là,
33:12on a des conditions
33:13de financement
33:14qui s'améliorent
33:16avec la baisse
33:17des taux de la BCE.
33:20Et on l'a dit,
33:20on a un marché
33:21en termes de valorisation
33:22qui reste plutôt
33:24en ligne
33:26avec sa moyenne historique
33:27aujourd'hui,
33:28sachant qu'il y a
33:28une divergence quand même
33:29très importante
33:30au sein de l'Europe
33:31entre l'Europe du Nord
33:33et l'Europe du Sud.
33:34On le voit d'ailleurs
33:35sur les performances
33:35des indices,
33:36notamment italiens
33:37et espagnols
33:38qui ont des performances
33:39assez extraordinaires
33:41depuis le début de l'année.
33:43Ça s'explique également
33:44par leur dynamique
33:45de croissance
33:46qui tient
33:46avec les grands plans
33:48d'investissement
33:48d'infrastructures
33:49de l'Europe
33:51qui visent notamment
33:52l'Espagne
33:53et l'Italie
33:54et qui peut représenter
33:55quasiment 10%
33:56du PIB
33:57de ces deux zones.
33:58Donc là,
33:59on voit bien
33:59que la dynamique
34:00d'investissement
34:01de l'Europe
34:01sur ces pays-là
34:04fonctionne
34:04et donc ça reste
34:05des zones intéressantes
34:07pour investir.
34:08Nathalie Benathia,
34:09même une question.
34:10Qu'est-ce qu'on fait
34:11comme allocation ?
34:11Est-ce qu'on modifie
34:12cette allocation
34:13pour cette rentrée ?
34:14Alors,
34:14on ne l'a pas
34:14véritablement modifiée.
34:16On a toujours
34:17une majeure surexposition
34:18sur les actions
34:19qui reste concentrée
34:22aux États-Unis
34:22et sur les valeurs
34:23technologiques
34:24sans forcément
34:25apporter un soutien
34:26à M. Musk
34:27dans son prochain combat.
34:28Les valeurs
34:29technologiques américaines,
34:30effectivement,
34:31des valorisations
34:31qui nous paraissent
34:32justifiées
34:33par les perspectives
34:34bénéficiaires.
34:36Pas de bulle
34:36pour les sept magnifiques
34:37qui continuent
34:38à investir massivement
34:39dans l'intelligence artificielle ?
34:41Alors,
34:42le thème
34:42de l'intelligence artificielle
34:43est important.
34:44Pas de bulle,
34:46je ne vais me garder
34:47de répondre à cette question,
34:48mais au sein
34:48des sept magnifiques,
34:50ce que font
34:50nos spécialistes d'action,
34:52c'est finalement,
34:54ils se disent
34:54que ça va être
34:54le moment peut-être
34:56de différencier
34:57entre ces sept magnifiques.
35:01Peut-être huit,
35:02même avec Broadcom
35:02qui, je crois,
35:04dépasse aussi allègrement
35:04maintenant les 1 000 milliards.
35:05En tout cas,
35:06ils ont prouvé
35:06à ces 10 % aujourd'hui,
35:07donc je pense que c'est fait.
35:08Voilà,
35:08mais on croit
35:10à la valeur technologique.
35:11Après,
35:11c'est de voir
35:11comment ce thème
35:14de l'intelligence artificielle
35:15va se diffuser
35:16et va évoluer.
35:17On parlait du crédit
35:18à l'instant,
35:18donc vous dites
35:19qu'on privilège
35:19de la poche action
35:20et notamment
35:20les États-Unis,
35:21la tech US.
35:22Est-ce qu'on va être opportunis
35:24justement sur le crédit ?
35:26Alors,
35:27pas forcément.
35:27Là aussi,
35:28nos spécialistes,
35:29enfin,
35:30les spécialistes crédit,
35:31oui,
35:31sont confiants sur le crédit
35:32parce que les fondamentaux
35:34des entreprises
35:34sont bons.
35:36Dans un portefeuille diversifié,
35:37on vient de prendre
35:38une petite position,
35:39toujours dans une optique
35:40de recherche du rendement,
35:42sur du crédit
35:43à haut rendement
35:44mais de court terme,
35:45à courte duration
35:46pour finalement
35:47profiter de ce rendement
35:48avec des fondamentaux
35:50qui sont bons
35:51pour les entreprises européennes.
35:52sur la poche obligataire
35:55traditionnelle,
35:56c'est-à-dire
35:56les obligations gouvernementales,
35:58on a opté
35:58pour la neutralité
35:59avec des positions
36:00de courbe essentiellement.
36:01D'accord.
36:02Et une originalité
36:05de notre allocation
36:07mais qui sont
36:08des positions
36:09qu'on a
36:09et sur lesquelles
36:10on ajuste
36:13depuis pas mal de temps,
36:15plus d'un an maintenant,
36:16c'est l'or,
36:17l'or et les mines d'or.
36:18Alors,
36:18pas forcément,
36:19simplement,
36:20comme les banques centrales
36:22on accumule.
36:22Voilà.
36:23Pas forcément
36:24comme protecteur
36:25mais parce que
36:25les banques centrales
36:26accumulent,
36:26les banques centrales
36:27des pays émergents
36:28et ça nous paraît
36:30un soutien fondamental
36:31alors en plus
36:32évidemment
36:32de toutes les incertitudes
36:35qui font
36:35qu'il y a toujours
36:36ce réflexe,
36:37qu'il peut y avoir
36:37ce réflexe
36:38des investisseurs.
36:40Chez General Investments,
36:41qu'est-ce qu'on fait
36:41pour cette rentrée
36:43Vincent Chéniot ?
36:44Oui,
36:44on conserve
36:45une surpondération
36:47sur les actions
36:47mais qui est assez prudente
36:48notamment du fait
36:50des incertitudes
36:51sur l'économie américaine
36:53suscitées notamment
36:54par ce ralentissement
36:56de l'emploi
36:57mais on a une modeste
36:58sur allocation.
37:00Vous savez
37:00que de façon structurelle
37:01et je l'ai souvent répété ici
37:03on a une préférence
37:04pour le crédit
37:05par rapport aux obligations
37:06gouvernementales
37:06et même à ce niveau
37:08de spread très serré
37:09cette préférence
37:10persiste
37:11notamment pour
37:12le Investment Grade
37:13donc pour le crédit
37:14relativement sûr.
37:15Sur le High Yield
37:16on est plutôt long également
37:17mais préférence pour l'Europe
37:18par rapport aux Etats-Unis
37:19le marché du High Yield
37:21américain est quand même
37:22menacé
37:23par ce ralentissement
37:24économique
37:24alors qu'en Europe
37:25on est assez confiant
37:26sur le fait
37:27que le bazooka allemand
37:29dont j'ai parlé
37:29cette relance budgétaire
37:31allemande
37:31devrait enfin
37:33favoriser
37:34une légère accélération
37:36de la croissance
37:36en zone euro.
37:40Sur les obligations
37:42sur les taux
37:43on a des positions
37:44de durations
37:45légèrement longues
37:46aux Etats-Unis
37:46donc un biais
37:47à la baisse
37:47des rendements
37:48mais c'est vrai
37:48qu'avec un 10 ans
37:49qui s'approche
37:50de 4%
37:50le potentiel
37:51est maintenant
37:51plus limité
37:52alors qu'en Europe
37:53on est plutôt
37:54nœud de voir
37:54des rendements
37:55un peu plus hauts
37:55donc on a des positions
37:57de durations
37:57plutôt un peu plus basses
37:59un peu plus prudentes.
38:02Une chose
38:03dont on a peu parlé
38:04ce sont les marchés
38:05émergents
38:05qui performent
38:06très bien
38:07cette année
38:07On a une belle
38:09remontée de la Chine
38:10notamment cet été.
38:11Très belle remontée
38:11du marché
38:13action chinois
38:14malgré une économie
38:16qui n'est pas
38:17flamboyante
38:19mais les marchés
38:21émergents
38:21bénéficient
38:22de la baisse
38:23de dollars
38:23qui pourrait
38:24se poursuivre.
38:26Vous avez parlé
38:26des succès
38:27rencontrés
38:27par le président
38:28Trump
38:28c'est absolument certain
38:30notamment au niveau
38:30commercial
38:31si on regarde
38:31les accords
38:32asymétriques
38:33qui ont été signés
38:33avec l'Europe
38:34avec le Japon
38:36avec la Corée du Sud
38:37mais cette approche
38:39semble-t-il
38:40est en train
38:40d'accélérer
38:41la recomposition
38:42de l'ordre mondial
38:43on l'a vu
38:44cette semaine
38:44à Shanghai
38:45avec le sommet
38:46qui a eu
38:47notamment la Chine
38:47la Russie
38:48l'Inde
38:49et ça
38:50c'est pas forcément
38:51très bon
38:51pour le dollar
38:52américain
38:52et on sait
38:53que la baisse
38:53du dollar
38:54a tendance
38:54à être très favorable
38:55pour les marchés
38:56émergents
38:57donc on reste
38:58assez optimiste
38:59On garde les marchés
38:59émergents
38:59mais on porte plutôt
39:00aussi bien
39:01sur les poches
39:02actions
39:02que sur les poches
39:03fixed income
39:04D'accord
39:04très bien
39:05donc le crédit
39:06également
39:06on peut s'intéresser
39:07effectivement à ce qui se passe
39:08du côté
39:08des émergents
39:10qui après une traversée
39:11du ZER commence à être intéressant
39:12à nouveau
39:13Merci
39:14messieurs dames
39:15voilà ce qu'on pouvait dire
39:15ce soir
39:16sur ces marchés
39:17avec vos visions
39:17toujours passionnantes
39:19voilà ces éclairages
39:20très souvent différents
39:22Vincent Chéniot
39:22merci en tout cas
39:23je rappelle que vous êtes
39:24directeur de la recherche
39:24chez General Investments
39:25Nathalie Menatia
39:26macroéconomiste
39:27chez BNP Paribas
39:28Asset Management
39:29voilà on sait que
39:31on placerait avantageusement
39:32Christine Lagarde
39:33donc bientôt
39:33et Xavier De Buren
39:35directeur des investissements
39:36chez OTA Capital
39:37merci Xavier
39:38merci Fabrice
39:39dans un instant
39:40Smart Bourse continue
39:42et dans ce dernier quart d'heure
39:43on va s'intéresser
39:44au cas Gatling
39:45voilà on file
39:45vers le tunnel
39:46sous la manche
39:47comme un certain
39:48Vincent Chéniot
39:49je crois qu'il y a
39:49un neurostar à prendre
39:50allez on vous laisse
39:51tout de suite
39:52le dernier quart d'heure
39:53à tout de suite
39:53Sous-titrage Société Radio-Canada
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