- il y a 2 mois
Ségolène Royal, candidate à la primaire socialiste, était l’invitée du Face-à-Face sur BFMTV ce mercredi 2 septembre. Elle est revenue sur la primaire socialiste, la dette publique ou encore l'interdiction du port du voile...
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00:00Vous êtes bien sûr RMC et BFM TV. Bonjour, c'est Golen Royal.
00:02Bonjour.
00:03Merci de répondre à mes questions ce matin.
00:05Vous êtes bien sûr l'ancienne ministre, ancienne candidate à l'élection présidentielle.
00:08Olivier Faure, Raphaël Luxman, Philippe Brun, Jérôme Gage.
00:11Et vous, donc, candidat au moment où l'on se parle pour cette primaire de la gauche.
00:16Votre mot d'ordre, dites-vous, c'est la France tranquille, l'ordre juste.
00:21C'est-à-dire ?
00:23C'est-à-dire que beaucoup de gens autour de moi m'ont demandé d'être candidate.
00:28Tout le monde dit, pourquoi pas vous ? On a besoin de s'apaiser.
00:32La France a été secouée depuis ces dix dernières années, pendant toute la période du macronisme.
00:36Il y a eu une hystérie, il y a eu des brutalités, il y a eu des chocs qui ont
00:41commencé.
00:41Il y a eu des matraquages qui ont commencé par les gilets jaunes.
00:45Toutes les catégories sociales ont été matraquées.
00:48Les gilets jaunes, ensuite on a eu les infirmières.
00:51Souvenez-vous des infirmières frappées au sol.
00:53Les agriculteurs, vous avez vu que dans la dernière séquence,
00:57c'est l'armée qui a été envoyée contre les agriculteurs.
01:00Les manifestants qui voulaient protéger leur modèle social et protéger les retraites.
01:05Matraquage.
01:06La gestion du Covid.
01:07Mais le matraquage, c'est-à-dire quoi ?
01:08C'est-à-dire que le problème, c'est la police, c'est l'armée ?
01:10Ça veut dire que ce gouvernement a, par sa mauvaise politique, provoqué des révoltes sociales.
01:17Et donc, il n'avait comme seule réponse que la répression de ces révoltes sociales.
01:22Et je pense que cette situation-là a enlevé beaucoup de valeur à la France,
01:28beaucoup d'énergie, beaucoup de créativité.
01:30Et par conséquent, l'objectif aujourd'hui, en effet, c'est une France tranquille
01:34qui retrouve confiance en son destin.
01:37Mais vous ferez comment ?
01:39D'abord, en apaisant la paix, en créant la paix sociale.
01:43Chaque fois qu'il y a un mécontentement, c'est de regarder les raisons de ce mécontentement
01:48et de ne pas le traiter par le mépris, par la condescendance, par l'abandon, par l'isolement,
01:54par tout ce qui a été fait.
01:55Le macronisme, c'est le mépris pour vous ?
01:56Ah oui, le macronisme, bien sûr.
01:58C'est le mépris, c'est-à-dire ne pas entendre.
02:01Lorsque des femmes retraitées enfilent un gilet jaune pour venir sur des ronds-points,
02:06pour dire qu'avec ces nouvelles taxes, elles ne pourront plus faire de cadeaux à Noël
02:10à leurs petits-enfants parce qu'on était au mois de novembre,
02:13et ne pas arrêter ce processus en retirant une taxe carbone
02:17et faire subir à la France plus de neuf mois de conflit social
02:21avec des images qui font le tour du monde,
02:24de cette répression et de ces désordres,
02:27oui, c'est un vrai problème.
02:29Et ensuite, il y a eu une succession de mouvements sociaux
02:32qui ont été réprimés.
02:33C'est-à-dire que lorsque un gouvernement est incapable d'entendre le peuple,
02:38ça veut dire qu'on est dirigé par des gens qui s'aiment eux-mêmes
02:41avant d'aimer le peuple.
02:43Et je pense qu'il est temps de rentrer dans une séquence historique
02:48où on est capable de dire qu'il y aura la paix sociale.
02:51Il y a tellement de défis à relever dans tous les domaines.
02:54Pour vous, c'est d'abord une question d'écoute ?
02:56C'est une question d'écoute.
02:57C'est une question d'empathie.
03:01C'est une question de bienveillance.
03:03C'est une question de conception du pouvoir.
03:05Et une fois de plus, il y a deux choses dans une démocratie.
03:08Il y a savoir expliquer au nom de quelle valeur on agit
03:11et pas une accumulation comme ça de réformes
03:14qui bouscule une société qui la rend frénétique
03:17et qui fait peur aux gens.
03:18Or, on est aujourd'hui sous la coupe de gens qui font peur.
03:22On le voit actuellement avec la menace sur les déficits.
03:26Et la menace sur les retraites.
03:28À quoi ça sert de menacer sur le déficit ?
03:30C'est affreux, il y a un déficit.
03:31Mais qu'est-ce qu'ils ont fait ?
03:32Ils ont creusé le déficit.
03:34C'est-à-dire, quand on fait peur aux gens,
03:36il y a un déficit, donc on ne peut rien faire.
03:38Alors que ceux-là même qui ont creusé le déficit
03:41en étant incapables de gérer correctement un pays,
03:44ils font peur aux gens pour que les gens ne puissent pas revendiquer la baisse des prix,
03:48ne puissent pas revendiquer la baisse des impôts.
03:50Qu'est-ce qui cite Ségolène Royal ?
03:51Est-ce que vous considérez, comme Jean-Luc Mélenchon par exemple,
03:54qu'il faut brûler la dette, une partie de la dette ?
03:57Est-ce qu'au contraire, vous dites qu'il faut une rigueur dans les comptes publics ?
04:02Quelle est votre position à vous ?
04:04Ma position, c'est qu'il faut d'abord faire des économies.
04:06Mais où ?
04:07Parce que c'est ça qu'il faut regarder.
04:09Là, je ne vais pas en deux secondes, c'est ça que je vais dire pendant la campagne.
04:12Les retraites par exemple ?
04:14Pas du tout.
04:15Pas du tout.
04:16Mais c'est un scandale.
04:18Menacer les gens sur les retraites,
04:19c'est-à-dire ceux qui nous gouvernent et qui ont fait mille milliards de dettes en plus,
04:23disent aujourd'hui de façon subliminale aux retraités,
04:25c'est de votre faute.
04:27Alors que d'un autre côté,
04:28les revenus financiers n'ont jamais été aussi extravagants
04:31et qu'il y a un creusement des inégalités
04:35qui n'est pas acceptable dans une société comme la France
04:37entre les plus riches et les plus pauvres.
04:39Et surtout, il y a un déclin des classes moyennes.
04:41Est-ce que la France est condamnée au déclin ?
04:43Non.
04:43La France n'est pas condamnée au déclin.
04:45Nous ne sommes pas en récession.
04:46Nous n'avons plus de croissance économique,
04:48mais nous ne sommes pas en récession.
04:50Donc il faut d'abord relancer...
04:51On est à zéro là.
04:52On est à zéro, mais on n'est pas en récession.
04:54Non, mais on est à zéro.
04:55On n'est pas non plus en croissance.
04:57Et donc, c'est la croissance qu'il faut relancer.
05:00Et moi, je considère que...
05:01Mais vous en êtes d'accord là-dessus, c'est quand même en réel ?
05:03Oui, ils ne le font pas.
05:03Je veux dire que vous n'entendez personne
05:04qui va vous dire qu'il ne faut pas relancer la croissance.
05:05Mais ils ne le font pas.
05:06Ils ont même détruit les potentialités de croissance,
05:09notamment dans le domaine de la croissance verte.
05:10J'en sais quelque chose.
05:11Vous avez été la ministre de la Transition Écolique.
05:14Et dans cette COP21, il y avait des défis considérables
05:17et des atouts considérables.
05:18Vous savez, dans toute crise,
05:19il y a des opportunités de sortie de crise.
05:21Et la question du combat climatique,
05:22c'est aussi une question qui peut permettre
05:24de relancer la croissance.
05:26Pourquoi ?
05:26Or, là, ils ont tout cassé.
05:28On avait relancé la voiture électrique.
05:29Ils ont tout cassé.
05:30Maintenant, on est concurrencés par les Chinois.
05:31Ils ont tout cassé ?
05:32Dans le domaine de l'environnement.
05:34C'est juste les maquillages ?
05:34Les gouvernants qui sont arrivés,
05:35ils ont tout cassé.
05:37Ils ont tout cassé par incompétence,
05:39par désinvolture, par égotisme.
05:42Ils ont tout cassé.
05:44Regardez, ils ont tout cassé.
05:46Pas seulement ce que nous avons fait,
05:48mais ce qu'ont fait les industriels
05:49qui s'étaient lancés dans la voiture électrique,
05:52qui s'étaient lancés dans la fabrication
05:53de panneaux solaires,
05:54qui s'étaient lancés dans les grands chantiers
05:56d'isolation des bâtiments.
05:57Ils ont tout cassé.
05:58Ils ont cassé le crédit d'impôt.
06:00Ils ont tout cassé.
06:02Donc, il va falloir réparer cela
06:04et remonter la pente
06:06dans le domaine des atouts
06:08dans la France dispose
06:09et en particulier dans le domaine de l'énergie.
06:10Pour pouvoir être candidate Ségolène Royal,
06:12il faudrait que vous gagnez la primaire
06:14et il faut d'abord avoir les parrainages.
06:16Les avez-vous ?
06:17Vous avez 15 jours.
06:18Ce sont les règles qui ont été instaurées
06:21pour cette organisation de la primaire.
06:23Vous avez 15 jours
06:24pour obtenir les parrainages
06:26soit d'un certain nombre
06:27de parlementaires socialistes,
06:29soit d'un certain nombre
06:31de membres
06:32du comité
06:33du Parti Socialiste.
06:34Où en êtes-vous ?
06:35C'est en cours.
06:36J'ai une équipe
06:37qui s'en occupe.
06:38Mais comme c'est 15 ou 50,
06:40selon les jauges,
06:41j'imagine que vous comptez.
06:43C'est en cours.
06:44J'ai une équipe
06:44qui s'en occupe,
06:45oui, bien sûr.
06:46Mais c'est déjà bien
06:47que cette primaire existe.
06:48Elle a été beaucoup critiquée.
06:50Moi, je me réjouis
06:50que cette primaire existe
06:51et qu'Olivier Farid
06:52a été le bon.
06:53Je voulais juste savoir
06:54si vous avez...
06:55Parce qu'il y a des règles du jeu.
06:57On voit les autres
06:58qui s'activent
06:59effectivement pour les trouver.
07:01Vous êtes en cours.
07:02C'est en cours.
07:02Vous avez une équipe
07:03pour vous
07:03qui les appelle.
07:04Oui, c'est Luc Carvounas
07:05qui dirige ça,
07:06qui est le maire
07:07d'Alfortville,
07:08comme vous le savez,
07:08qui était élu au premier tour
07:09avec 76% des voix.
07:11Tout à fait.
07:12Et qui est maire
07:12depuis longtemps.
07:13Et qui est maire
07:14depuis longtemps,
07:14qui est président des CCAS
07:15et de tous les comités.
07:17Donc Luc Carvounas,
07:18en votre nom,
07:20va prendre son bâton
07:21de pèlerin
07:21et demander aux uns aux autres.
07:22Mais c'est bien d'ailleurs.
07:23Mais j'imagine
07:23qu'il vous tient au courant.
07:24Est-ce qu'au moment
07:25où on se parle,
07:26vous n'avez pas de doute,
07:27vous les obtiendrez ?
07:27C'est en cours,
07:28je viens de vous le dire.
07:28C'est en cours.
07:29Si ça ne fait pas comme ça
07:30en 24 heures,
07:31c'est en cours.
07:32Mais c'est pas chez 24 heures
07:32que vous êtes candidate.
07:39Je ne suis pas
07:40dans les batailles de congrès.
07:42Et je veux que les parrainages
07:44qui viennent vers moi
07:45appartiennent
07:45à toutes les sensibilités
07:47du Parti socialiste.
07:49Pour que les électeurs
07:50du Parti socialiste
07:51et d'eau de l'âme,
07:52puisque tous les citoyens
07:52peuvent venir voter
07:53à cette primaire,
07:55puissent se dire
07:55que ce vote
07:56pour la désignation
07:58de notre candidat
07:59ou de notre candidate
08:00à l'élection présidentielle
08:02n'est pas impliqué
08:04dans les batailles de la situation.
08:04Dans un camp ou dans l'autre.
08:06On voit bien qu'il y a une bataille
08:07au sein du Parti socialiste.
08:08Moi, je ne suis pas
08:09dans ces batailles.
08:10Et donc, je tiens absolument
08:11à ce que les parrainages
08:14viennent de toutes les sensibilités.
08:16Je vous pose quand même la question.
08:17Avez-vous la certitude
08:20de les avoir ?
08:21Mais personne n'est jamais certain.
08:23Mais avez-vous une crainte ?
08:24Est-ce qu'il se pourrait
08:26que vous ne puissiez pas
08:27ou que vous soyez empêchée
08:28d'être candidate
08:29à cette primaire ?
08:31Je ne crois pas,
08:32mais je fais les choses bien
08:33et dans l'ordre
08:34et avec l'état d'esprit
08:35que je vous donne.
08:36Vous êtes la seule femme
08:38candidate
08:40à priori, oui.
08:41Vous en avez même fait
08:41un argument.
08:42Vous avez estimé
08:44qu'il n'était pas normal
08:46quand on vous posait des questions
08:47et notamment mon confrère
08:48des cas de vérité
08:50lundi matin.
08:51Vous disiez,
08:51mais ce n'est pas parce que
08:52je suis une femme
08:52que je suis dans l'observation.
08:54Pourquoi vous avez dit ça ?
08:55C'est ça ?
08:55Mais c'est comme ce matin
08:57sur BFM,
08:57l'éditorial.
08:58C'est-à-dire,
08:59mais pourquoi vous dites
09:00dans l'observation ?
09:00Pourquoi l'éditorial
09:01ce matin sur BFM
09:02dit non, non,
09:02c'est Léon Royale
09:03n'a aucune chance
09:03d'être élue aux primaires ?
09:04Mais arrêtez !
09:05Mais où est le rapport
09:07avec le fait d'être une femme ?
09:08Pourquoi ?
09:09Parce que je ne sais pas.
09:10Sans doute suis-je marginal
09:13pour que sur BFM...
09:14La question d'être marginal
09:16ou pas
09:16est une question
09:18qui peut se poser
09:18pour tout candidat,
09:19qu'il soit un homme
09:19ou une femme.
09:21Oui, mais je pense
09:22que le temps des femmes
09:23est venu,
09:23si vous voulez,
09:24le fond de ma pensée.
09:24Mais la dernière candidate
09:26à l'élection présidentielle
09:27pour le Parti Socialiste,
09:27c'était une femme ?
09:29Oui.
09:30Oui, c'était Anne Hidalgo.
09:31Elle a fait 1,6%.
09:32C'est ça.
09:33C'est-à-dire,
09:33je pense aujourd'hui
09:34qu'il faut une femme expérimentée.
09:36Vous voyez qu'il a fait
09:36ses preuves aussi.
09:38Ce n'était pas le cas
09:38d'Anne Hidalgo ?
09:39Non, ce n'était pas
09:39le cas d'Anne Hidalgo.
09:40Elle n'avait jamais été ministre,
09:41elle ne connaissait pas
09:42l'intérieur du fonctionnement
09:43de l'État,
09:43elle était juste maire de Paris.
09:44Vous auriez voulu être
09:45la candidate la dernière fois ?
09:48Écoutez, je ne refais pas
09:49l'histoire.
09:49Mais ce que je pense aujourd'hui,
09:51c'est que compte tenu
09:52de la difficulté
09:53des sujets qui sont devant nous,
09:55et notamment le premier
09:56d'entre eux,
09:56qui est de remettre de l'ordre
09:58dans le fonctionnement
09:58de l'État,
09:59parce que tout part
09:59dans tous les sens.
10:00Il y a même des fuites
10:01des fichiers du ministère
10:02de l'Économie et des Finances.
10:03Tout il faut remettre
10:04de l'ordre juste
10:05dans le fonctionnement
10:06de l'État.
10:06Et ce fonctionnement
10:07de l'État,
10:07je le connais de l'intérieur
10:09et depuis longtemps.
10:10Je connais le fonctionnement
10:11des institutions.
10:11J'ai siégé pendant
10:13quatre mandats
10:14à l'Assemblée nationale.
10:15Donc j'ai un grand respect
10:15pour le fonctionnement
10:16démocratique
10:17et pour l'intelligence
10:18collective.
10:18Et je pense que c'est
10:19un atout.
10:20Et en plus,
10:21je crois que
10:23à quel moment
10:24j'ai pu décider
10:25de me dire
10:25mais si,
10:26il ne faut pas que j'ai
10:27de regrets,
10:28il faut au moins
10:29que je participe
10:30au débat
10:30et on verra
10:30qui sera désigné.
10:32C'est que les sujets
10:33de sociétés
10:34auxquels nous sommes
10:35confrontés aujourd'hui,
10:37l'océan caché
10:38de la maltraitance
10:39des enfants,
10:39moi je le connaissais,
10:40cette violence sexuelle.
10:41C'est vous-même ministre
10:42de la famille.
10:43Je vous le dis,
10:43si je suis élue
10:44présidente de la République,
10:45ce sera zéro tolérance
10:46pour les violences
10:47faites aux enfants.
10:47Vous m'entendez ?
10:48Zéro tolérance.
10:49Et je ne connais
10:50aucun homme
10:51ni aucune femme
10:52qui a la détermination
10:53que je peux avoir
10:54parce que je m'en suis occupée
10:55quand j'étais ministre
10:56de la famille et de l'enfance.
10:57Je m'en suis occupée
10:58quand j'étais ministre
10:59de l'éducation.
10:59Je me disais
11:00mais pourquoi ?
11:00Mais pourquoi tu perds ton temps ?
11:01Comment on en arrive
11:02à l'affaire Liana ?
11:03Comment on en arrive ?
11:04Par le mépris
11:06sur des enjeux
11:08qui ne paraissent pas
11:09politiques, entre guillemets,
11:10pour le sachant
11:11et pour les savants.
11:12Le périscolaire
11:13à Paris.
11:13J'ai même entendu dire
11:14non mais les enfants
11:15ne votent pas,
11:16pourquoi tu t'en occupes ?
11:17Mais une société
11:18qui n'est pas capable
11:19de donner la sécurité
11:22et, comment dirais-je,
11:23l'insouciance,
11:24j'en parle beaucoup
11:25dans mon livre
11:25qui veut garder les enfants.
11:26On a le devoir
11:28de donner l'insouciance
11:30aux enfants.
11:31Et aujourd'hui,
11:31les enfants ne sont plus
11:32dans l'insouciance.
11:33Et donc ensuite,
11:34tout s'enchaîne.
11:34Un enfant qui est dans le stress,
11:36il ne va pas bien travailler
11:37à l'école.
11:38Donc il va être aussi
11:38un adulte fragile.
11:39Et par conséquent,
11:41le fondement d'une société
11:42qui tient debout,
11:43c'est celle qui respecte
11:45les sans voix.
11:46Parce que les enfants,
11:46ils sont sans voix.
11:47Vous dites,
11:48je vais participer
11:48à ce débat.
11:51D'ailleurs,
11:51vous acceptez l'idée
11:52de débattre
11:52avec les autres.
11:54Est-ce que vous en avez parlé
11:55avec les uns et les autres ?
11:56Il y aura les débats ?
11:57Bien sûr.
11:58Là-dessus,
11:58il n'y a pas de doute ?
11:59Non, je ne veux pas
12:00qu'il y ait de doute.
12:01Bien sûr,
12:01il y a trois débats
12:02qui sont proposés.
12:02Trois débats proposés.
12:04Les trois débats doivent avoir lieu.
12:07C'est une chance de débattre.
12:10C'est une chance extraordinaire
12:11que les médias s'intéressent
12:13à cette primaire.
12:14Que le public s'intéresse.
12:17Donc au nom de quoi
12:18certains candidats
12:18refuseraient les débats ?
12:20Si on a peur des débats,
12:21il faut faire autre chose
12:22que de la politique,
12:22franchement.
12:23Vous dites,
12:24il faut quelqu'un
12:24qui ait de l'expérience.
12:25Est-ce que ça ne plaide pas aussi
12:26en faveur d'une candidature
12:27de François Hollande ?
12:29Mais pourquoi pas ?
12:29Mais vous savez,
12:30moi je me réjouis toujours
12:31quand il y a du potentiel politique
12:34qui est capable
12:35de faire des offres de services.
12:36Mais lui,
12:37on sent qu'il prend son temps
12:38et il est décideré en décembre.
12:39Ça veut dire hors primaire ?
12:40Est-ce que le fait
12:40de refuser ce processus ?
12:42C'est son choix.
12:43C'est son choix
12:44qui est tout à fait respectable.
12:45Commençons par la primaire.
12:46Moi, je crois toujours
12:47que le débat et le vote,
12:49c'est quelque chose
12:50de fondamental
12:51dans le fonctionnement
12:51d'une démocratie.
12:52Donc à partir du moment
12:53où le Parti Socialiste
12:55donne cet exemple,
12:56c'est rare
12:57parce que c'est le seul parti
12:58qui organise ces primaires.
13:00On sent bien qu'à droite,
13:01certains commencent à dire
13:02finalement,
13:03on aurait peut-être dû
13:04faire comme eux.
13:05C'est ça.
13:06Donc écoutez,
13:07passons cette étape.
13:08Une des questions
13:08et un des clivages,
13:09c'est aussi la question
13:10de l'alliance,
13:11oui ou non,
13:11avec LFI.
13:12Alors pas à court terme
13:13au moment des présidentielles,
13:14mais pour les législatives
13:16qui viendraient après.
13:17Olivier Faure laisse entendre
13:19qu'il y aurait peut-être
13:20à nouveau une alliance
13:21avec LFI possible,
13:23comme il y a eu
13:23pour les dernières législatives.
13:24Raphaël Glucksmann dit
13:25qu'il n'en est pas question.
13:26Et vous ?
13:27Mais je dis que j'attends
13:29de voir ce que disent
13:29les électeurs.
13:31Moi, je n'ai jamais
13:34critiqué les électeurs
13:35d'où qu'ils viennent.
13:37Il n'y a pas de voix
13:39d'un électeur
13:40qui est supérieur
13:42ou inférieur à un autre.
13:43Non, mais là,
13:43je ne parle pas des électeurs,
13:44je parle des alliances,
13:45c'est-à-dire sur un programme commun,
13:46sur une alliance commune.
13:47Mais si on a voté votant,
13:48il y aura un candidat
13:49donc issu des primaires
13:50qui sera candidat
13:51à l'élection présidentielle.
13:53Si c'est vous,
13:53vous dites quoi.
13:54Les autres le disent.
13:55C'est-à-dire,
13:56Raphaël Glucksmann,
13:56quand on lui pose la question,
13:57il dit,
13:58il n'y aura pas d'alliance,
13:59je ne présiderai pas
14:02avec une majorité
14:04qui serait une majorité
14:06composée à la fois
14:06de socialistes et de LFI.
14:08Il n'y aura pas
14:08de nouveau front populaire.
14:11Olivier Faure dit,
14:13ça en verra,
14:13mais il n'est pas contre.
14:14Et vous ?
14:15Justement,
14:15c'est une des questions
14:16pour les électeurs
14:17de cette primaire.
14:18Moi, je dis que
14:18si je suis candidate,
14:20je ferai en sorte
14:21d'avoir le plus de voix possible.
14:24Donc, y compris avec LFI ?
14:26Mais LFI,
14:26vous parlez de...
14:27En fait,
14:28je parle du nouveau front populaire.
14:29Mais je vous parle
14:30des électeurs, moi.
14:31Je n'ai jamais diabolisé
14:35ni les électeurs du RN.
14:37Vous ne m'entendrez
14:38aucune déclaration de moi
14:39parce que j'estime
14:40que quand on a
14:41une responsabilité politique
14:42qu'on veut faire baisser
14:43l'extrême droite,
14:44eh bien, il faut bien gouverner.
14:45C'est comme ça
14:46que l'extrême droite baisse.
14:47Et donc,
14:48j'attendrai de voir
14:48les électeurs.
14:49Mais vous faites semblant
14:50de ne pas comprendre
14:50la question.
14:51Non, je ne mets pas
14:52la charrue avant les bœufs
14:53et je fais de la politique.
14:55Je ne fais pas
14:56de la magouille
14:57entre les appareils politiques.
15:00Il y a des électeurs
15:01à respecter.
15:02Mais quand le nouveau
15:03front populaire
15:04a fait un programme commun,
15:05ce n'était pas seulement
15:06de la magouille,
15:06c'était aussi un accord
15:07sur un programme.
15:08Parce qu'on était déjà
15:09dans un processus électoral
15:11et au vu du premier tour...
15:13En tout cas,
15:14à ce stade,
15:14vous ne voulez pas
15:15vous prononcer
15:15sur cette question ?
15:16Non, parce que je considère
15:17que me prononcer
15:18sur cette question,
15:20ça crédibilise l'idée
15:22qu'au second tour
15:23de la présidentielle,
15:25il y aura
15:25l'ERN contre l'FI.
15:27Mais si je suis candidate,
15:28si je suis désignée
15:29pour être candidate précisément,
15:31c'est pour être
15:32au second tour.
15:33Donc, je ne vais pas
15:34affaiblir.
15:35Quand vous avez
15:35un sportif de haut niveau,
15:36vous ne lui dites pas
15:37« Attendez, vous commencez
15:38la course, mais non,
15:38mais c'est l'autre
15:39qui va gagner. »
15:40Mais non !
15:41Et tout se mérite
15:42en politique.
15:43Tout se mérite.
15:43Alors, ceux qui mettent
15:44des conditions sur
15:45on fera si, on fera ça.
15:46Avant même que les électeurs
15:47n'aient tranché,
15:48avant même que les électeurs
15:49n'aient voté,
15:50il faut aller chercher
15:51les voies avec sa crédibilité,
15:53avec sa confiance,
15:54avec l'envie que les gens
15:57veulent arrêter
15:57ce déclin français
15:58et remonter la pente.
15:59C'est qu'Hélène Royal.
16:00Et en particulier,
16:01tout de suite...
16:02C'est qu'Hélène Royal.
16:03Le RN dit qu'ils veulent
16:05interdire le port du voile islamique.
16:08Qu'en pensez-vous ?
16:09Vous savez,
16:10quand il y a une proposition
16:11comme celle-ci qui arrive,
16:13la question qui se pose,
16:14c'est de savoir
16:14est-ce que c'est bon pour le pays ?
16:16Imaginez que demain,
16:18une maman avec un foulard
16:19sur la tête
16:20qui emmène son enfant
16:21à l'école
16:24soit interpellée
16:25pour payer une amende.
16:26Que cette image
16:27fasse le tour du monde.
16:29Qu'est-ce qui va se passer ?
16:30D'abord, il y aura
16:31des révoltes sociales
16:33dans les quartiers.
16:34Il y aura
16:35une levée de boucliers
16:36chez les pays arabes
16:38qui diront
16:38mais qu'est-ce que c'est
16:39que cette histoire ?
16:40Qu'est-ce qui est devenue
16:41la France ?
16:42Pourquoi est-ce que le Qatar
16:43va continuer à s'occuper
16:44du Paris Saint-Germain ?
16:45Ou que le prince d'Arabie Saoudite
16:48qu'Emmanuel Macron
16:49est allé chercher
16:49pour investir en France ?
16:51Qu'ils vont voir ça ?
16:52Qu'est-ce que ça veut dire, ça ?
16:53Et puis, je vais ajouter une chose.
16:56Vous savez,
16:57et en plus,
16:58je pense qu'il y aura
16:59un mouvement social,
17:00c'est-à-dire
17:00des jeunes filles
17:01qui ne mettent pas le voile
17:02vont le remettre
17:03et vont faire des manifestations.
17:05Donc, laissons les femmes tranquilles.
17:06Laissons les femmes tranquilles.
17:08Une fois de plus,
17:10des hommes politiques
17:11se battent,
17:12soit pour, soit contre,
17:13avec la façon
17:14dont les femmes sont habillées.
17:15Laissons les femmes tranquilles.
17:17Et si on veut
17:18que les femmes
17:18ne subissent pas
17:19le voile forcé,
17:20il faut les faire monter
17:22en éducation.
17:23Et les femmes qui...
17:24La réponse,
17:25c'est l'éducation ?
17:25La réponse,
17:26c'est l'éducation
17:27et puis c'est le respect
17:28aussi de ce libre-choix.
17:31Et laissez-moi vous dire
17:31une chose.
17:32Je préfère une femme
17:33qui a un foulard
17:34sur la tête
17:35et qui garde les enfants
17:38qu'un pédophile,
17:40pédocriminel
17:40et qui se répand maintenant
17:42dans toutes les structures
17:43de la quête d'or.
17:43Mais est-ce qu'il faut comparer ?
17:44Oui,
17:44il faut comparer.
17:45Parce que quand on est plus sévère
17:47avec une femme
17:48qui porte un foulard
17:49qu'avec un pédocriminel
17:50qui viole des enfants,
17:52là,
17:52il y a un problème.
17:53Et donc,
17:54ça veut dire aussi
17:54que le RN est un facteur
17:56de révolte sociale
17:58et moi,
17:59je veux incarner
17:59la paix sociale,
18:02le respect,
18:02le respect des mamans,
18:04le respect des enfants
18:05et ne pas instrumentaliser
18:08une fois de plus
18:09la façon dont les femmes
18:10s'habillent
18:11pour servir
18:11des idéologies
18:13pernicieuses.
18:14Ségolène Royal,
18:16Éric Ciotti
18:16voulait mettre le drapeau,
18:18faire une levée
18:19de drapeau
18:19à l'école.
18:21Gabriel Attal
18:22dit qu'il n'est pas contre
18:23et pourtant,
18:24le ministre de l'Éducation
18:25nationale dit
18:25non, non,
18:27il n'en est pas question
18:27et vous ?
18:29Vous savez,
18:29j'étais une des premières
18:30à gauche
18:31à demander
18:32est-ce que les Français
18:32étaient un drapeau ?
18:33Oui,
18:34et vous avez remis
18:34beaucoup de drapeaux français
18:35dans les meetings
18:36du Parti Socialiste.
18:37ce n'est pas le sujet.
18:38Moi,
18:39je pense que tous ces...
18:40Est-ce que ça peut être bon
18:40pour les enfants
18:41ou pas du tout ?
18:42Toutes ces diversions,
18:43vous savez,
18:44sont un peu dérisoires
18:46parce qu'aujourd'hui,
18:47la question qui se pose,
18:47la rentrée scolaire était hier,
18:49c'est le nombre de classes
18:49sans enseignants.
18:50Donc,
18:54en face de l'Éducation nationale,
18:56on a assez
18:56de cette succession
18:58de réformes.
18:58Il y a eu sept ministres
18:59successifs
18:59pendant le macronisme.
19:01Chacun arrivant
19:01avec ses marottes.
19:03On va faire ci,
19:04on va faire ça,
19:04on va changer de ça.
19:05Le pire,
19:05c'est le ministre
19:06qui a supprimé les maths
19:07dans le tronc commun
19:08du lycée
19:08parce qu'aujourd'hui,
19:09il y a encore
19:12un préjudice
19:12dû à cette décision.
19:15Il a supprimé les filières
19:17dans le baccalauréat,
19:18ça a perturbé
19:19le système scolaire
19:20parce que chaque fois
19:21qu'on lance une réforme,
19:22je le sais,
19:22j'étais ministre
19:23à l'Éducation nationale,
19:24chaque fois qu'un ministre
19:25sort une marotte
19:27de son cerveau
19:27pour lancer une réforme,
19:29ça brutalise
19:30le système scolaire.
19:31Mais au-delà de la question
19:32de la diversion,
19:32le lever du drapeau
19:34dans les écoles,
19:35oui ou non ?
19:37Tant qu'il n'y aura pas
19:38autant,
19:38non,
19:38parce que je ne veux pas
19:40un gadget,
19:41il faut faire
19:42l'éducation civique.
19:43Au fond des choses.
19:45Et la première chose,
19:45c'est que les enfants
19:46arrivent à l'école
19:47tous les matins
19:48et les enseignants
19:48sont heureux.
19:50Vous vouliez la marseillaise
19:52régulièrement,
19:52chantée par les jeunes.
19:53Oui, bien sûr,
19:54mais ce n'est pas prioritaire.
19:56C'est comme l'uniforme,
19:57ça a complètement échoué.
19:58Ce qui est prioritaire,
19:59je vais vous dire,
20:00c'est que le matin,
20:01tous les enfants
20:02arrivent heureux à l'école
20:03parce qu'ils savent
20:04qu'ils seront en sécurité
20:05et qu'ils vont avoir
20:06une éducation
20:07qui va les passionner.
20:08Et que tous les enseignants,
20:10quand ils arrivent à l'école
20:10le matin,
20:11soient heureux
20:12d'arriver à l'école
20:12parce qu'ils savent
20:13qu'ils auront
20:13les moyens d'enseigner.
20:16ont renoncé
20:16en cette rentrée
20:17à inscrire leurs enfants
20:18dans le périscolaire
20:20après les scandales,
20:21notamment à Paris,
20:23dans les écoles de Paris.
20:24Vous comprenez
20:25qu'ils finissent
20:26par renoncer ?
20:27Bien sûr, je comprends.
20:29La première chose à faire,
20:30c'est de mettre
20:30des caméras de vidéosurveillance
20:31partout.
20:32Pourquoi ça n'est pas encore fait ?
20:34Des caméras dans les écoles ?
20:35Mais bien sûr,
20:36dans le périscolaire,
20:37mais bien sûr.
20:39Mais bien sûr,
20:40déjà,
20:40il n'y aurait plus
20:40de passage à l'acte,
20:41mais bien évidemment.
20:42Mais des caméras ?
20:43D'ailleurs,
20:44dans tous les lieux
20:45où il y a un accueil
20:46de public fragile,
20:49il doit y avoir des caméras.
20:49Donc ça ne veut pas
20:50dans les EHPAD,
20:51dans les crèches,
20:52dans les écoles,
20:53partout où il y a
20:53un public vulnérable ?
20:54Mais bien sûr,
20:56mais bien sûr,
20:57avec le droit aussi
20:57aux parents
20:58de mettre des caméras
20:59quand ils confient
21:00leurs enfants
21:00à des nourrices.
21:01vous les inciter
21:02à mettre des caméras
21:03quand ils mettent
21:05leurs enfants
21:05chez les nourrices ?
21:06Et d'ailleurs,
21:07je vous annonce
21:07que mon premier déplacement
21:08sera sur ce sujet
21:09à Alfortville
21:10et que nous allons monter
21:11le programme
21:12qui pourra être généralisé
21:13à la France entière
21:14par rapport
21:15à l'installation
21:16de caméras
21:17en accord,
21:18bien sûr,
21:18avec les salariés.
21:19Mais si un salarié
21:20refuse de mettre
21:20une caméra
21:21à ce moment-là,
21:22vous vous creusez un peu
21:23pour voir ce qui se passe.
21:24Voilà,
21:24c'est ce que vous laissez entendre.
21:25Un mot aussi
21:26sur ce qu'on a écrit
21:27hier soir.
21:28Patrick Bruel
21:28qui a donc annoncé
21:29qu'il renonçait
21:30à sa tournée.
21:32Vous estimez,
21:33comme de nombreuses victimes,
21:34être soulagée ?
21:35Oui.
21:36C'est une question de morale.
21:38C'est une question de morale
21:39ou c'est une question de justice ?
21:40De morale.
21:41De morale.
21:42Parce que la justice
21:42va intervenir,
21:43mais c'est une question de morale,
21:44bien sûr.
21:45C'est Colin Royal.
21:46Merci d'avoir été
21:46mon invitée ce matin,
21:48candidate à cette primaire
21:50du Parti Socialiste
21:51et de Place Publique.
21:52Merci à vous.