- il y a 5 mois
Ce vendredi 17 avril, Charles-Henry Monchau, Chief Investment Officer de la Banque Syz, et Olivier Levy, président de Levy Capital Partners, sont revenus sur les performances très honorables du S&P 500 et du Nasdaq, avant d'aborder l'analyse des facteurs responsables de cet enthousiasme des marchés américains, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Deux invités, deux acteurs de marché, comme à chaque heure dans cette émission Good Morning Market, avec en plateau Olivier
00:06Lévy.
00:06Bonjour Olivier. Bonjour Etienne. Vous êtes le président de Lévy Capital Partners, qui est un family office.
00:10Et puis depuis Genève, on retrouve Charles-Henri Monchaud, le chef des investissements de la banque CISE.
00:16Bonjour Charles-Henri. Merci également de nous accompagner ce matin.
00:19Encore une fois, beaucoup d'actualités aujourd'hui, mais aussi ces derniers jours sur les marchés actions,
00:24avec Wall Street qui enchaîne les records. Hier soir, le Nasdaq a clôturé dans le vert pour la douzième fois.
00:31Il faut revenir à 2009 pour retrouver 12 séances dans le vert, quand le S&P 500 a également touché
00:37un plus haut historique.
00:39Tout cela se fait d'une façon très violente, Olivier Lévy, dans le sens où on a quand même un
00:43indice qui gagne 16% en ligne droite depuis le mois de mars.
00:45Oui, c'est quand même violent comme hausse, sachant que la baisse au mois de mars n'était pas catastrophique
00:50du côté des États-Unis.
00:52Oui, je pense qu'on a effectivement une séquence qui a été surjouée d'un point de vue géopolitique,
00:57qui a fait peur, mais qui ne devrait pas être sous-estimée, parce que les effets inflationnistes sont là et
01:03vont durer.
01:04On l'a dit sur toute la chaîne de valeurs, d'approvisionnement.
01:08Encore là, la Commission européenne a un peu peur, car stratégiquement, ils n'avaient pas vu le coup venir.
01:14Et on a des stocks de pétrole faibles.
01:18Et depuis le 1er avril, ce n'est pas un poisson, effectivement, les marchés sont en forte hausse.
01:24Il fallait faire son shopping, effectivement.
01:26Alors là, on revient sur une complaisance, parce qu'on a des niveaux de valorisation qui reviennent, là aussi, très
01:31forts, trop forts.
01:3230 fois pour Google, 40 fois pour Microsoft, 50 fois pour Nvidia, les résultats.
01:37Donc, on revient sur des niveaux de valorisation, comme vous l'avez mentionné, où le marché, les Nasdaq, a refait
01:42plus 15% en ligne droite.
01:43Donc, ça a été très rapide, mais encouragé aussi, peut-être, par les robots advisors, par les hedge funds,
01:52qui, là aussi, avait pâti aussi de ces nouvelles-là, fin mars.
01:57C'est sûr que les acteurs qui ont shorté le marché, qui ont vendu à découvert, après 12 séances dans
02:02le vert...
02:02...ont dû se racheter violemment.
02:03Voilà, ce qui, bien sûr, participe à la hausse et au record de ces dernières heures.
02:08Charles-Henri Manchot, est-ce qu'il n'y a pas aussi certains investisseurs, comme vous, peut-être, je ne
02:11sais pas,
02:11qui se disent, face aux instabilités géopolitiques, à la croissance en Allemagne,
02:17qui, d'après des informations de presse, d'après le gouvernement, sera que de 0,5, enfin, bref,
02:21se disent, en fait, au final, il faut retourner sur le marché américain, c'est le marché directeur, il ne
02:25faut pas réfléchir.
02:27Alors, nous, de notre côté, on ne l'avait pas abandonné, on reste positif sur le marché américain,
02:33même si notre préférence va tout de même vers les marchés internationaux.
02:38Juste peut-être revenir sur la forte hausse qu'on a vue.
02:40Je pense qu'il y a un point très important que vous avez mentionné, c'est les ventes à découvert,
02:46mais aussi le fait que, si on revient au 30 mars, la majeure partie des investisseurs était sous-exposée.
02:54Au marché américain, comme au marché actions, il y avait eu une forte baisse des expositions.
03:00Et là, je parle des fonds systématiques, je parle des hedge funds, mais je parle aussi des particuliers et des
03:05institutionnels.
03:06Donc, on voit, il y a eu un retour obligé sur les marchés.
03:12On voit notamment, si on prend un panier des titres parmi les plus shortés par le marché, il est en
03:19hausse de 25 %.
03:20Les volumes, d'ailleurs, n'ont pas été très impressionnants.
03:23Donc, c'est une hausse qui s'est faite dans un volume qui n'était pas très impressionnant.
03:25Ça veut dire que ce n'est pas forcément du nouveau capital qui revient, c'est plus de la couverture
03:32ou du repositionnement.
03:33Cela étant, il y a quand même aussi des bonnes nouvelles au niveau fondamental.
03:37Ce que vous avez mentionné, des chiffres macro qui ne sont pas réjouissants.
03:40Mais il ne faut pas oublier que cette semaine, c'est le début de la saison des résultats aux États
03:43-Unis.
03:44On a commencé avec les banques.
03:46Les banques battent non seulement les attentes, mais eux aussi, ont eu des messages qui étaient plutôt rassurants.
03:51Si je cite les CEOs ou CFO de JP Morgan, Citigroup, etc., c'est, un, le consommateur se porte plutôt
03:59bien.
04:00Les dépenses d'investissement sont plutôt résilientes.
04:03Pas de messages catastrophiques sur le crédit.
04:06Donc ça, je pense que c'est la partie, on va dire, non mécanique, plutôt fondamentale du marché,
04:11qui laisse présager peut-être un environnement qui n'est pas aussi mauvais qu'a pu laisser croire
04:19l'une des journaux au cours de ces derniers jours.
04:22Pour l'instant, c'est le tout début en Europe.
04:24Il y a plutôt des mauvaises surprises.
04:26On l'a vu en début de semaine avec le secteur du luxe, quand typiquement, ce matin,
04:29Alstom s'effondre de 25 %.
04:30Le titre était même en baisse de 33 % dans les premières secondes de cotation.
04:35Olivier Lévy, qu'est-ce que vous attendez, vous, de cette période de résultats d'entreprise ?
04:40Écoutez, on voit ce qui était protégé, effectivement, de ces effets de change
04:44qui sont dramatiques pour le luxe, pour LVMH, pour Pernod Ricard, effectivement, qui peinent.
04:50Des sociétés qui, dans ce monde stagflationniste, qui vient d'une croissance molle et de l'inflation,
04:56sont obligées de revoir à la baisse leurs objectifs,
05:00voire, comme Alstom, vous le mentionnez, Profit Warning ce matin,
05:02de ne plus donner d'objectifs à horizon 2-3 ans.
05:05Donc ça, ça va lourdement pénaliser à court terme le genre de sociétés dans les capital goods,
05:11toutes ces sociétés qui sont cycliques.
05:13D'un autre côté, il y a énormément de sociétés qui restent à des niveaux très abordables,
05:20qui ont une structure bilancielle résiliente, solide,
05:24et qui vont continuer à générer des fricaches clos dans ce monde,
05:29là aussi où il y a de nouveaux catalyseurs à jouer en Europe, en France,
05:34et aux États-Unis post-méterme, puisqu'il y a les élections qui vont arriver incessamment sous peu.
05:39Des exemples peut-être, aujourd'hui, de convictions, de secteurs que vous aimez bien ?
05:42Alors nous, on joue effectivement pleinement la santé, l'agroalimentaire,
05:46la fourniture industrielle pour le bâtiment,
05:48parce que là aussi, il va devoir y avoir un grenelle de l'immobilier en France,
05:52et on l'attend de pied ferme,
05:55puisqu'il va falloir soutenir la promotion,
05:58il va falloir soutenir effectivement ces secteurs-là.
06:02Il y a aussi des sociétés, alors là aussi, c'est plus idiosyncratique,
06:06des situations spéciales,
06:08où on va voir un certain nombre de retours d'opérations financières.
06:12On a vu des distributions exceptionnelles de dividendes sur Bolloré,
06:15on a vu des sociétés comme Nemetschek en Allemagne
06:18racheter des sociétés à des fonds private equity
06:21qui ont un problème d'indigestion après 2020-2022,
06:25où elles ont acheté des sociétés très chères,
06:28et pour lesquelles elles se doivent là aussi de sortir maintenant
06:31ce type d'actifs de leurs fonds.
06:33Donc on va avoir selon nous beaucoup d'opérations financières,
06:35des retraites de cote peut-être, des OPA,
06:38et tout ça, ça va alimenter le secteur avec des primes
06:40qu'on espère significatives,
06:42pour là aussi donner envie aux minoritaires de sortir.
06:48Du côté de CIS, quels sont les dossiers qui vous intéressent,
06:51en tout cas les secteurs Charles-Henri Manchot ?
06:55Alors, comme mentionné avant, je vais partir du côté géographique,
06:59mais aussi style et taille.
07:02Donc pour nous, la thèse d'investissement très simple pour cette année,
07:05c'est un peu moins du Est qu'avant, plus internationaux,
07:10surtout marché émergent,
07:11mais aussi Japon sur lequel on est revenu,
07:15et un petit peu moins l'Europe.
07:16Ça, c'est une première chose.
07:17Deuxièmement, effet taille,
07:20on voit tout ce qui est petite et moyenne capitalisation,
07:22que ce soit aux États-Unis ou en Europe,
07:24c'est plutôt bien comporté, y compris pendant le conflit,
07:27contre les grandes capitalisations.
07:29Et ensuite, au niveau secteur,
07:31je pense qu'il y a un côté très spécifique bottom-up
07:35qu'il faut donner à la sélection de titres.
07:37Ce n'est pas juste une histoire de secteur,
07:39c'est les gagnants et les perdants de l'IA.
07:41Je vais prendre un exemple très simple.
07:43Si vous prenez l'indice DAX aux États-Unis,
07:47SAP n'est plus du tout le leader de l'indice DAX.
07:50SAP est en baisse de 50 % de plus haut.
07:53Pourquoi ?
07:53Parce que SAP fait partie des perdants
07:56de tout ce qui est disruption qui vient de l'IA.
07:59Par contre, un type comme Siemens Energy,
08:02qui est une société très utilisée,
08:06lorsqu'on pense à toutes les dépenses d'investissement
08:09et l'énergie qui en dépendent sur la partie IA,
08:12a fortement monté dans l'indice
08:14et surperforme les autres sociétés allemandes.
08:19Donc, il y a beaucoup de spécifiques à faire,
08:21pas seulement au niveau sectoriel,
08:22mais au niveau vraiment impact de l'IA
08:25en disruption, mais aussi en termes de gains.
08:28Et puis, je rappelle aussi qu'on a la tech
08:30qui est très intéressante.
08:31On a eu un phénomène quand même relativement intéressant,
08:34c'est que pendant le conflit,
08:35des 6 à 7 semaines de conflit,
08:37les attentes bénéficiaires,
08:40que ce soit aux Etats-Unis ou les marchés émergents,
08:42ont été revus à la hausse.
08:43Pourquoi ?
08:44Grâce au hardware, grâce aux semi-conducteurs.
08:47Donc, on voit qu'il y a un aspect tech
08:49qui est aussi encore très important
08:50pour tout ce qui est dynamique de croissance et bénéfices.
08:53Dans un instant, nous parlerons du non-coté.
08:55Un dernier mot peut-être sur cette partie action,
08:57Olivier Lévy, pour rebondir sur ce qui vient d'être dit.
08:59Oui, je suis d'accord avec Charles-Henri.
09:01Certaines sociétés ont été trop vite survendues,
09:04comme SAP, d'autres,
09:06Wavestone, Capgemini, etc.
09:09Il ne faut pas, là aussi,
09:12reconsidérer et aller trop vite sur le bruit.
09:14Ces bruits de marché-là,
09:15quand vous avez des clients,
09:17c'est le nerf de la guerre,
09:18vous allez pouvoir les accompagner
09:20dans la transformation IA.
09:21Là aussi, ils ont cette expertise.
09:23Il ne faut pas oublier que c'était hier
09:24des ESN, des SS2I.
09:26Elles ont su se réinventer
09:27et elles continueront à travers, effectivement,
09:31l'IA, qui est un outil fabuleux
09:33pour continuer à avoir des gains de productivité
09:35pour leurs clients demain et après-demain.
09:37Donc oui, SAP, momentanément,
09:40perd quelques plumes,
09:41mais je suis certain que pour ces sociétés
09:43qui implémentent des logiciels
09:45chez tous les grands comptes de la planète,
09:48on aura encore besoin de ces partenaires
09:51qui apportent non seulement du conseil,
09:53mais aussi une vision stratégique.
09:55Du côté du non-côté,
09:57c'est vrai que cette semaine,
09:58il y a eu le secteur bancaire aux États-Unis
09:59qui a publié.
10:00Charles-Henri Manchour en parlait précédemment.
10:02Concernant le crédit privé,
10:04en tout cas, ces publications n'ont pas suscité
10:06de nouvelles inquiétudes.
10:07Néanmoins, les inquiétudes sont toujours là.
10:09Il faudra notamment surveiller les assureurs
10:12qui vont publier à partir de la semaine prochaine,
10:14Olivier Lévy,
10:15que ce soit sur le crédit privé,
10:16mais également sur le private equity,
10:18sur l'ensemble des classes d'actifs
10:19qui ne sont pas cotées
10:21et qui offrent une liquidité réduite.
10:24Oui, une liquidité réduite.
10:27Donc, il faut là aussi regarder de près
10:31le montant des leviers de la dette
10:34au sein de ces structures,
10:36de ces véhicules,
10:37pour lesquels il y a des demandes de rachat
10:40de la part de certains souscripteurs,
10:42notamment de fonds de dette privée aux États-Unis,
10:45de fonds immobiliers en Europe,
10:46de fonds de private equity en Europe
10:48et aux États-Unis.
10:50Parce que, je crois que certains banquiers
10:54ont fait les erreurs du passé.
10:56Ils ont profité de taux bas
10:58pour que certains de leurs clients
11:01achètent ces produits-là avec de la dette,
11:04sachant qu'il y avait déjà de la dette
11:05dans ces produits-là.
11:06Donc, on voit apparaître des opportunités
11:10avec des papiers très lourdement décotés,
11:13avec de très belles signatures.
11:14Je pense à Carlyle, KKR, Bridgepoint,
11:18à Pax et autres.
11:20qui arrivent sur ces marchés secondaires.
11:22Donc, ils ont le temps pour eux,
11:24c'est leur chance,
11:25c'est-à-dire qu'on est toujours dans le temps long.
11:26Donc, les dépréciations,
11:27elles sont beaucoup plus lentes et progressives
11:29que sur les marchés cotés en bourse,
11:31où vous avez effectivement le mark-to-market,
11:34c'est-à-dire la valorisation au jour le jour
11:36de vos actifs.
11:37Mais ça, cette liquidité,
11:39elle vaut prime, selon nous,
11:40chez les V-Capital Partners,
11:42et on l'a chérie.
11:43On affectionne particulièrement
11:44les marchés cotés et boursiers
11:47versus les fonds de private equity,
11:49où il y a une certaine opacité
11:51sur le levier,
11:52sur les achats,
11:53sur les frais,
11:55malgré la réglementation
11:56qui a, là aussi,
11:57beaucoup évolué
11:58en la faveur d'une meilleure transparence.
12:00Donc, je crois qu'il y a une contamination
12:02dans le système
12:02qui est en train de se propager,
12:04qui n'est pas aussi importante
12:05que celle qu'on a vécue
12:06il y a 15 ou 20 ans.
12:08mais, là aussi,
12:10c'est aussi un cas d'école
12:14pour ce qu'on a appris des SCPI,
12:16ce qu'on voit dans les produits structurés
12:18qui pourraient, pour certains,
12:19se faire désactiver
12:20et autres fonds immobiliers.
12:23Parce que, là aussi,
12:24l'immobilier,
12:25si vous avez besoin de le vendre,
12:26ça prend des mois et des mois,
12:28voire des années,
12:29pour trouver,
12:30passer en appel d'offres, etc.
12:32Donc, je crois que dans un patrimoine,
12:34dans un portefeuille donné,
12:35il faut toujours se poser la question
12:36de ce qui est liquide du jour au lendemain,
12:39de ce qui ne l'est pas,
12:40et si je peux porter ce risque-là,
12:42sachant qu'on m'a dit
12:43de faire de la dette,
12:45et parfois,
12:45il vaut mieux ne pas en faire,
12:47évidemment,
12:48sachant qu'il y a déjà de la dette
12:49dans ces produits-là.
12:50Bon, le problème,
12:51c'est quand on est déjà actionnaire
12:53de ce type de fonds,
12:54bien souvent,
12:54on est bloqué.
12:56Oui,
12:56alors là,
12:58malheureusement,
12:58il y a toujours des portes de sortie,
12:59vous savez,
13:00il y a toujours des ventes
13:01de gré à gré.
13:02Il y a des prix qui sont,
13:03du coup,
13:04forcément,
13:06décotés.
13:07Tout à fait,
13:07très décotés,
13:08donc intérêt pour l'acheteur
13:10de pouvoir être audacieux
13:11dans ces phases-là
13:12et d'acheter ce type de papier
13:15à forte décote.
13:18Oui,
13:19comme partout,
13:19il y a des exceptions,
13:20c'est vrai que ce soit
13:21dans les CPI,
13:22le private equity,
13:23le crédit privé,
13:25il y a des fonds
13:25qui s'en sortent mieux que d'autres.
13:26Votre regard,
13:27depuis Genève,
13:28Charles-Henri Monchot,
13:28vous êtes responsable
13:29de la banque d'investissement SIS,
13:30j'imagine que vous regardez
13:31de jour en jour
13:32ce qui se passe
13:32sur le non-côté.
13:35Le non-côté,
13:36ça fait partie
13:37de notre stratégie,
13:38c'est des instruments
13:39qui sont très intéressants
13:41pour beaucoup de clients,
13:42pour les raisons mentionnées avant,
13:45c'est qu'il y a une prime
13:46d'illiquidité.
13:47Par contre,
13:48effectivement,
13:48il y a un stress,
13:49mais c'est un stress actuellement
13:50qui est lié
13:51à un malentendu,
13:52c'est que des grandes sociétés
13:54de gestion
13:54ont voulu promouvoir
13:56des produits illiquides
13:59potentiellement
14:00en faisant croire
14:01à l'illusion
14:02de la liquidité.
14:04Donc,
14:04je m'explique,
14:05vous investissez
14:06dans un fonds
14:07qui investit
14:08dans des sous-jacents
14:09qui sont illiquides
14:09et vous dites aux investisseurs
14:11« mais ne vous inquiétez pas,
14:12si vous avez besoin
14:13de sortir dans trois mois,
14:14six mois ou un an,
14:15ce serait possible. »
14:17Mais,
14:17vous avez beaucoup
14:18d'investisseurs
14:18qui veulent sortir
14:19en même temps
14:20et là,
14:20le fonds rappelle
14:21une clause
14:23qui est dans
14:23le contrat d'investissement.
14:25Attention,
14:26s'il y a trop de gens
14:26qui veulent sortir
14:27en même temps,
14:29on ne peut pas honorer
14:29tous les rachats.
14:30Et donc,
14:31ça crée cet effet
14:32de stress
14:33en disant
14:33« qu'est-ce qui se passe ?
14:34Comment ça se fait
14:34qu'ils n'arrivent pas
14:35à honorer les rachats ? »
14:37Mais tout simplement
14:38parce que ça fait partie
14:39des conditions
14:40et c'est un rappel
14:41peut-être douloureux
14:43pour certains investisseurs
14:44que l'illiquide,
14:45ça reste illiquide.
14:46Et donc,
14:46je pense qu'il ne faut pas
14:47confondre les deux choses.
14:48Il y a des instruments
14:49qui n'ont pas été vendus
14:50correctement
14:50à certains investisseurs
14:51particuliers.
14:52Mais si on regarde
14:54les marchés illiquides,
14:56le crédit privé,
14:58le private equity,
14:59etc.,
14:59ça reste sur long terme
15:01des marchés
15:02qui sont très intéressants,
15:04des investissements
15:04qui sont lucratifs
15:06et qui ont leur place
15:07dans des portefeuilles
15:09diversifiés.
15:10Quelle place aujourd'hui
15:11vous donnez
15:11à ces investissements
15:13dans le côté
15:13dans des portefeuilles,
15:15Charles-Henri Monchot ?
15:17Alors,
15:17tout dépend
15:17de l'acceptation
15:19des clients.
15:19Si ce sont des clients
15:20qui, effectivement,
15:21à un horizon temps
15:22qui est très long,
15:23qui sont intéressés
15:24par les illiquides,
15:25on peut monter
15:26jusqu'à 10,
15:2720,
15:2730 %.
15:27C'est du sur-mesure.
15:31Le mot de la fin,
15:31Olivier Lévy,
15:32sur ce non-côté,
15:33aujourd'hui ?
15:34Oui,
15:35je crois qu'il faut
15:36raison garder.
15:37La démocratisation
15:38du private equity
15:39a ses limites.
15:40Cela ne s'adresse pas
15:41à tous les investisseurs.
15:42Initialement,
15:42c'était pour les grands
15:43institutionnels
15:44et les grandes fortunes.
15:45Et aujourd'hui,
15:46effectivement,
15:47je dirais que
15:48l'intégralité
15:50des épargnants
15:51a accès
15:52à ces fonds-là,
15:53même au travers
15:54des contrats d'assurance-vie,
15:55même au travers
15:55de leur PER.
15:57Et on voit
15:58les limites du système,
15:59c'est qu'il faut
15:59comprendre
16:00et avoir une certaine
16:01éducation financière
16:02pour pouvoir,
16:04là aussi,
16:04savoir
16:05quels sont les risques
16:06et peut-être menaces
16:07de ces produits
16:09qui continuent
16:10à avoir un intérêt
16:11dans le patrimoine
16:12de grandes fortunes
16:13ou de grands institutionnels,
16:14comme on l'a dit,
16:15peut-être pour 10 ou 20 %
16:17des avoirs.
16:17Merci à tous les deux
16:18de nous avoir accompagnés
16:19ce matin.
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