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Ce mercredi 2 septembre, Antoine Larigaudrie a reçu Thaïs Castang, associée chez L&A Finance, Nicolas Lemaire, responsable des Partenariats Asset Manager chez Nortia, et Valéry Bollier, président du réseau Impact Business Angels, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:06BFM Business, tout pour investir, Antoine Larigauderie.
00:09Tout pour investir, TPI sur BFM Business, c'est tout pour vos finances personnelles,
00:14pour apprendre, pour vérifier, pour aller prendre des conseils auprès des professionnels
00:19qui vont bien vous aiguiller sur toutes les solutions pour faire fructifier votre patrimoine,
00:24vos finances personnelles, vos petits trésors aussi, bien sûr,
00:27avec toutes nos rubriques pratico-pratiques pour cette rentrée.
00:30On a quand même terminé la saison précédente il y a quelques semaines
00:33en vous parlant du phénomène de grande transmission.
00:35Démographie, dynamique d'épargne, considération capitalistique,
00:39tout plaide en faveur d'un grand phénomène de transmission massif d'une génération à l'autre
00:44ces prochains mois, ces prochaines années.
00:46Non pas que les vacances aient vraiment changé quoi que ce soit à ce niveau,
00:49mais on va refaire quand même un grand tour d'horizon avec Thaïs Castan,
00:52Dell et A Finance pour commencer.
00:54Ensuite, gros plan, alors sur un match freiné au sein de vos problématiques patrimoniales,
00:59marché ou private equity, pas mal de choses sont en train de bouger,
01:03notamment les taux, notamment les devises, etc.
01:06Est-ce qu'on ajuste entre les deux classes d'actifs ?
01:09Qu'est-ce qu'on fait le point complet tout à l'heure avec Nicolas Le Maire de Nortia ?
01:13Enfin, les grandes questions sociétales et environnementales au cœur de vos idées d'investissement.
01:17Toujours le vieillissement, le réchauffement climatique, l'agriculture,
01:20la gestion des déchets, plein de problématiques à étudier pour investir sur le long terme.
01:26Là aussi, on va faire un tour complet d'horizon avec Valérie Bollier d'Impact Business Angels.
01:33Enfin, l'émission Impact, le mot est lâché, il veut tout dire.
01:36Et c'est évidemment une dynamique d'investissement incomparable sur le long terme.
01:41Vos questions, vous pouvez nous joindre par mail, direct à bfmbusiness.fr.
01:45Vous pouvez nous envoyer un SMS au 7 32 16, taper le mot-clé business suivi de votre question.
01:49Et sinon, vous pouvez me joindre directement sur mes comptes Twitter et LinkedIn.
01:53Allez, tout de suite, on ouvre la boîte à outils.
02:01Thaïs Castan, Déléa Finance. Bonjour.
02:03Bonjour Antoine.
02:04Alors avec vous, on va revenir sur ce avec quoi on avait clôturé la saison précédente,
02:08à savoir le phénomène de la grande transmission.
02:12Démographie, considération capitalistique, changement réglementaire,
02:16tous les éléments sont là, tous les ingrédients sont réunis
02:18pour provoquer une grande vague de transmission du capital
02:21d'une génération à l'autre ces prochains mois, ces prochaines années.
02:25On va peut-être rappeler deux, trois chiffres, planter un petit peu le décor.
02:29Qu'est-ce qui nous vaut ce phénomène qui va constituer un petit peu l'ossature
02:34de l'actualité patrimoniale ces prochaines années ?
02:36La grande transmission, c'est que d'ici 2040,
02:40près de 10 000 milliards d'euros vont changer de main en France.
02:44C'est colossal et ça représente 20% du PIB en France.
02:48C'est le plus grand transfert patrimonial que notre génération
02:52ou que notre société moderne ait connu.
02:54Alors il y a deux moteurs à cette vague.
02:57Le premier, c'est le vieillissement de la génération d'Ibiboum,
03:01qui est la génération la plus nombreuse et la plus patrimoniale en France.
03:06Et puis aussi, c'est la hausse, les décennies de hausses immobilières
03:10qui sont détenues en majorité par les plus de 60 ans.
03:14Donc le plus fou, c'est qu'aujourd'hui, 72% des Français
03:19n'ont entamé aucune démarche de transmission.
03:22Pire encore, la moitié de ces mêmes Français ne savent pas
03:26quels sont les dispositifs pour réduire leurs droits successoraux.
03:30C'est ce que j'allais vous dire.
03:31Les vacances n'ont pas changé grand-chose au paradigme.
03:34Juste une question, pourquoi vous n'en avez pas profité pour en parler
03:38entre parents, grands-parents, etc.
03:40Il n'y a rien de mal à ça.
03:42Et comme pour, et on en parle souvent au sein de cette émission,
03:46la transmission d'entreprise, qui est un mécanisme qui est très complexe
03:52et qu'il faut préparer très en amont, peut-être même à la création même de l'entreprise,
03:57il n'est jamais inutile de se préparer à l'avance à tout ça.
03:59D'autant qu'il y a des changements réglementaires d'année en année.
04:03Donc il faut en parler.
04:04On a loupé les vacances, mais il faut se prévoir un petit week-end pour en parler.
04:08Absolument.
04:09Et d'ailleurs, le contexte 2026 est assez précis et concret en la matière.
04:14Il y a eu des changements avec la nouvelle loi de finances de février 2026,
04:17qui a impacté déjà la transmission d'entreprises avec le pacte d'Utreuil.
04:22et puis aussi la mise en place d'un nouvel abattement pour les beaux-enfants.
04:27Donc voilà, ça met en place une certaine aussi, je dirais, transmission du patrimoine
04:32dans les familles recomposées, chose qui n'était pas le cas avant.
04:36Oui, tout à fait.
04:37Et puis, il ne faut pas oublier que ces problématiques-là,
04:40c'est des problématiques qui sont les premières à changer
04:43quand il y a un changement de majorité,
04:44quand il y a des choix politiques qui sont faits.
04:46Moi, j'entends de tout et n'importe quoi.
04:49En ce moment, c'est un peu la course à l'échalote pour trouver des sous
04:51et dans les propositions de la campagne présidentielle.
04:54Mais voilà, les héritiers, ça y est, on commence à en reparler.
04:58La transmission, ça va être quelque chose à sécuriser le plus tôt possible
05:02parce que la loi peut changer, parce que le paradigme peut changer
05:05et que de ce grand mouvement peut naître aussi un certain nombre d'obstacles au bout.
05:10La Cour des comptes, si vous voulez, qui va déposer le budget 2027,
05:13là, en septembre, propose d'élargir, si vous voulez,
05:21l'imposition sur la succession de manière générale.
05:25Donc, la question se pose, comment va être organisée, si vous voulez,
05:29cette nouvelle taxation ?
05:31Alors, ce qu'il faut se dire, c'est qu'aujourd'hui, 80%, si vous voulez,
05:35on va dire même plus, 9 successions sur 10,
05:38sont des successions qui sont inférieures à 100 000 euros,
05:41donc qui sont exonérées de droits de succession.
05:44Donc, s'en prendre, si vous voulez, au barème général,
05:46voudrait dire faire payer des classes moyennes
05:48qui, aujourd'hui, ne payent déjà pas de droits.
05:50Donc, ce qui est plus probable, si vous voulez, en termes de changement
05:53vis-à-vis de ces droits de succession,
05:55c'est plutôt de s'atteler à une base taxable dédiée plutôt
06:01à des patrimoines importants et qui élargirait la base
06:05pour des thématiques assez spécifiques comme l'assurance-vie,
06:10le démembrement et le pacte d'Utreil.
06:12C'est ce qui serait le plus probable, si vous voulez.
06:14Oui, parce que si on regarde bien, souvent, le sujet est traité comme,
06:18voilà, l'héritier, on le considère comme un bénéficiaire capitalistique passif
06:22et donc, il est un petit peu cible de cette taxation comme telle.
06:27Il ne faut jamais oublier que ce patrimoine qui est transmis,
06:30c'est un patrimoine qui, toujours, travaille, finance un certain nombre de choses,
06:35que ce soit l'économie réelle, que ce soit des biens immobiliers,
06:37que ce soit, je ne sais pas, les études des enfants, etc.
06:41Donc, de l'investissement est productif comme une entreprise.
06:44Est-ce que vous pensez que ce n'est pas, finalement,
06:47l'esprit de la chose qui est mal interprétée par les pouvoirs publics ?
06:51Je pense que c'est un vaste sujet,
06:54parce qu'il y a différentes, peut-être, notions qu'on ne connaît pas,
06:57qu'on ne comprend pas.
06:58Mais en tout cas, ce qui est certain,
06:59c'est que toute cette transmission sert à alimenter l'économie,
07:02parce que ça sert aux nouvelles générations à acquérir un bien immobilier
07:06pour en être propriétaire, peut-être pour le mettre en location.
07:10Et puis même, après, on parle souvent du taux de natalité en France.
07:13Ça permet aussi d'aider les familles à fonder une famille,
07:18à avoir des enfants, pour payer certaines charges
07:21qui, aujourd'hui, sont plus compliquées qu'avant.
07:23Alors, si on a loupé les vacances,
07:25si on se prévient à un grand week-end pour parler de transmission
07:27entre grands-parents, parents, enfants, etc.,
07:31quels sont les premiers sujets à mettre sur la table ?
07:33Si on se fait une petite liste des commissions,
07:34les premiers sujets, c'est quoi ?
07:36Clairement, il y a deux outils basiques à mettre en place
07:38quand on est une famille et qu'on souhaite anticiper la transmission.
07:41Le premier, c'est la donation classique.
07:44Rappel, un parent peut donner à chacun de ses enfants
07:47l'équivalent de 100 000 euros renouvelables tous les 15 ans.
07:50Donc, pour une famille de deux enfants, par exemple,
07:52ça veut dire une base transmissible sans droit de 400 000 euros
07:56sur chaque cycle de 15 ans.
07:58C'est quand même un outil important.
08:00En plus, on a les donations Sarkozy qui restent en vigueur.
08:04Donc ça, c'est un petit peu plus de 30 000 euros
08:07qui sont aussi une possibilité.
08:11Oui.
08:11Et après, il y a un outil qui est peut-être moins connu,
08:14mais tout aussi puissant, c'est le démembrement de propriétés.
08:16C'est-à-dire qu'on lègue aux enfants la nue propriété
08:20et les parents gardent l'usufruit.
08:23L'usufruit, ça veut dire le droit d'y habiter,
08:25de percevoir les loyers.
08:26Et mécaniquement, la nue propriété
08:28a une valeur moins importante que la pleine propriété,
08:31ce qui permet aux enfants, lors du décès,
08:34de toucher, de percevoir, d'hériter du patrimoine immobilier
08:39sans avoir à payer des droits à nouveau.
08:42Question bête, pratique et très ponctuelle sur ce dossier-là.
08:46Est-ce qu'un des enfants qui est nu propriétaire,
08:50nu copropriétaire, avec, mettons, un parent qui est usufruitier,
08:55est-ce qu'un de ces enfants peut liquider sa part ?
08:58Qu'est-ce que vous entendez par liquider sa part ?
09:00C'est-à-dire liquider sa part de la maison, mettons,
09:04pour pouvoir toucher de l'argent
09:08sans qu'on touche à quoi que ce soit d'autre.
09:10Alors, le souci, c'est lorsqu'on est en indivision sur un bien immobilier.
09:13C'est-à-dire qu'il y a, par exemple,
09:16les parents étaient propriétaires,
09:18la succession est finalisée,
09:21les enfants en deviennent nus propriétaires
09:23ou même pleinement propriétaires.
09:25Voilà, qu'est-ce qu'on fait de sa part ?
09:26Alors, pour la céder, si on le souhaite,
09:29soit les autres enfants, ses frères et sœurs,
09:31peuvent la racheter,
09:33mais sinon, c'est compliqué,
09:34parce que la loi dit que nul bien n'est censé rester en indivision.
09:37Donc, si un des enfants souhaite récupérer de l'argent
09:41lié à sa cote-barre,
09:43le bien peut être obligatoirement vendu.
09:46Obligatoirement.
09:46Enfin, je veux dire, ils peuvent, en tout cas, en venir.
09:48On ne peut pas faire autrement.
09:49Oui, c'est compliqué.
09:51Contrairement, d'ailleurs, à une SCI,
09:53ou si, par exemple, on est associé d'une SCI,
09:55là, ça laisse plus de flexibilité aux héritiers
09:58pour liquider ses parts, garder le bien,
10:01en tout cas, faire un petit peu ce qu'on veut.
10:03Merci infiniment, Thaïs Castan,
10:05elle et A Finance, d'avoir été très concrète,
10:07très claire sur ce phénomène de grande transmission.
10:10Évidemment, on va continuer à reparler
10:11dans les prochains mois.
10:13A tout de suite, le placement à suivre.
10:21Et oui, c'est la rentrée sur les marchés.
10:23Beaucoup de choses, beaucoup de choses à regarder de près.
10:26Encore une fois, votre table de mixage
10:27pour un savant équilibre
10:30et essayer de garder toutes les perspectives
10:32des différentes classes d'actifs.
10:34Nous sommes avec Nicolas Le Maire de Norcia.
10:36Bonjour.
10:37Bonjour Antoine.
10:38Alors, la question, elle est bête et méchante, binaire.
10:43Marché ou private equity ?
10:44Parce que c'est vrai qu'on sort d'une année
10:46qui a quand même changé pas mal le paradigme là-dessus.
10:48On a eu une très forte performance des marchés actions.
10:51Des tas d'investisseurs qui ont été séduits
10:53les années précédentes
10:54par les rendements du private equity,
10:56avec des conditions de liquidité
10:58et d'usage qui sont complètement différentes.
11:00Mais il y a toujours ce duel, finalement.
11:02Est-ce que je dois investir dans les actions,
11:04dans le private equity ?
11:05Vous, comment vous voyez cette rentrée à ce niveau-là,
11:07si on regarde un petit peu les deux classes d'actifs ?
11:11C'est vrai qu'au niveau de l'ingénierie financière nord-cien,
11:13on accompagne les conseillers en gestion de patrimoine
11:15dans la sélection des produits,
11:16la construction de leurs allocations clients.
11:18Et ça nous permet, chaque trimestre,
11:19d'éditer un observatoire
11:20pour suivre un petit peu ce qu'ils font
11:22en termes d'allocations.
11:23Alors, on a toujours un volume de la collecte
11:25assez important qui est orienté
11:27vers les actions et les obligations.
11:29Mais un phénomène qu'on voit
11:31sur les clients de nos 3200 CGP
11:33depuis le début de l'année,
11:34c'est une montée en puissance du private equity
11:36ou plus globalement du private asset
11:39pour venir diversifier les allocations des clients.
11:42La diversification, c'est vraiment le maître mot
11:44que les CGP mettent en œuvre.
11:46En voyant ce qui se passe sur les marchés actions,
11:47on a beaucoup de volatilité.
11:49Sur le marché des taux,
11:50les taux varient assez fortement
11:52et on a même certains taux qui crèvent le plafond.
11:55Les CGP cherchent à diversifier
11:56les allocations des clients
11:58en allant sur du private asset.
12:00Côté Nortia, en assurance,
12:02le private asset, ça représente à peu près 3%
12:04de la poche en unité de compte sur le premier semestre.
12:07En compte-title, par contre,
12:08et on va pouvoir y revenir,
12:09c'est là où on voit un petit peu
12:09une explosion des volumes de collecte.
12:12On a un peu plus de 5% qui a été alloué
12:14à la classe d'actifs sur le début d'année.
12:16Ah oui, ce qui est quand même assez significatif.
12:19Alors, vous parlez du private equity
12:22et du private asset.
12:24Quelle est la différence entre les deux ?
12:26C'est une très bonne question, Antoine.
12:27C'est vrai que c'est une question
12:28que nos partenaires CGP et leurs clients se posent.
12:31Il y a un grand besoin de pédagogie
12:32pour accompagner la classe d'actifs.
12:34Pour caricaturer, le private asset,
12:36ça va être l'investissement dans des actifs
12:38qui ne sont pas cotés sur les marchés financiers.
12:40Parmi les grandes catégories de private assets,
12:43on va retrouver le private equity,
12:44qui est peut-être la sous-classe d'actifs
12:46la plus connue des CGP et de leurs clients.
12:48Le private equity, ça consiste à investir
12:50au capital d'entreprises
12:51qui ne sont pas cotées en bourse.
12:53Au-delà du private equity,
12:55on peut également trouver des produits de dette privée.
12:57La dette privée, ça va consister
12:58à prêter de l'argent à des entreprises
13:00en échange d'un intérêt
13:02qui sera régulier dans le temps.
13:06Sur ce type de produit,
13:07on voit que les taux d'intérêt
13:09qu'on peut délivrer sont souvent supérieurs
13:11parce que les entreprises vont se financer
13:13en dehors du système bancaire classique
13:15et donc les taux demandés sont plus élevés.
13:17Il y a des rendements assez intéressants
13:19à aller chercher sur les produits de dette privée.
13:21Enfin, on trouve également
13:22les produits d'infrastructures privées.
13:25qui vont permettre de financer
13:26des actifs essentiels
13:27comme des actifs sur l'énergie,
13:30les transports,
13:31tout ce qui sera lié
13:31à la transition écologique ou énergétique
13:33ou encore les communications.
13:36Donc, s'il faut un petit récap pour vos auditeurs,
13:38le private equity,
13:39on devient copropriétaire
13:41d'entreprises privées
13:42pour participer et accompagner leur croissance.
13:44La dette privée,
13:45au lieu d'être copropriétaire,
13:47là, on va leur prêter de l'argent
13:49pour financer leur dette,
13:51pour qu'ils puissent emprunter.
13:52Et enfin, l'infrastructure,
13:54le client final au travers du produit
13:55va venir financer des actifs essentiels
13:57sur le long terme
13:58en investissant dans les infrastructures
14:00dont les entreprises
14:01et même nous en tant que particuliers
14:03auront besoin au quotidien
14:05dans les années à venir.
14:06Bon, maintenant,
14:07on voit que c'est un paysage extrêmement vaste
14:10si on regarde bien.
14:11Alors, traditionnellement,
14:12en plus, ces produits étaient davantage
14:14des instruments d'investissement
14:16de grands professionnels,
14:17d'institutionnels.
14:18On voit que de plus en plus,
14:19ça se démocratise.
14:20Maintenant, la démocratisation,
14:22ça donne un peu le vertige.
14:23Des fois, quand on voit
14:24les tas et les tas de produits
14:25de private equity
14:26qui sont proposés,
14:29qu'est-ce que vous vous diriez
14:31en matière de priorité d'investissement
14:33suivant son profil d'investisseur ?
14:35Et là, je parle pour tout un chacun
14:37avec une vision patrimoniale long terme.
14:40Qu'est-ce qui est le plus intéressant
14:42à regarder en premier
14:43et quels critères choisir ?
14:46Alors, c'est vrai que côté marché,
14:48historiquement,
14:48la classe d'actifs était plutôt accessible
14:49aux institutionnels,
14:51aux grandes fortunes.
14:52On avait des minimums de souscription
14:53qui étaient quand même assez élevés,
14:55des durées de blocage
14:55qui pouvaient être assez longs
14:56et qui pouvaient ne pas convenir
14:59à monsieur et madame tout le monde
15:00qui voulaient investir
15:01des tickets un petit peu plus modestes
15:02sur ces produits.
15:04On a la réglementation ELTIF
15:05qui est arrivée sur le marché
15:07et qui a permis,
15:08notamment pour des placements
15:09en compte-titres,
15:11de rendre ce type d'investissement
15:12accessible à une clientèle
15:14un petit peu plus retail.
15:16Donc, ça a simplifié
15:17l'accessibilité du marché privé
15:19pour les investisseurs.
15:20On a eu une évolution assez forte
15:22sur les contraintes de liquidité.
15:23Les conditions, souvent,
15:24pour débloquer son investissement
15:26sont plus faciles désormais
15:27avec la réglementation ELTIF.
15:28Et ça a permis
15:29à des grands acteurs anglo-saxons
15:31qui, d'ordinaire,
15:33n'allaient chercher
15:34que des clients institutionnels,
15:35de rendre leur offre accessible
15:37au plus grand nombre.
15:39Côté clients,
15:40on a effectivement
15:40beaucoup d'offres sur le marché.
15:43Donc, il va être nécessaire
15:43de faire appel
15:44à un conseiller financier indépendant
15:46pour avoir un accompagnement
15:48spécifique sur sa situation.
15:50On a aussi pas mal
15:52d'outils d'accompagnement
15:53sur le marché.
15:53Par exemple,
15:54Norsia propose à ses partenaires
15:55un outil qui s'appelle
15:56Smart Private Asset.
15:57Avec cet outil,
15:58CGP peut aider son client
16:00à monter une allocation d'actifs
16:01et à transpariser
16:03un portefeuille
16:04sur le non-côté
16:05pour savoir concrètement
16:06ce sur quoi il investit.
16:08J'ai parlé tout à l'heure
16:09de Private Equity.
16:10C'est vrai que dans le Private Equity,
16:11on trouve plusieurs phases
16:12d'investissement.
16:14On va avoir par exemple
16:15le capital risque
16:16si on souhaite accompagner
16:17des start-up,
16:18des jeunes entreprises
16:19qui vont être assez innovantes.
16:20Le capital développement
16:22pour accompagner des entreprises
16:23qui sont déjà établies
16:24dans leur croissance.
16:25Ou le capital transmission
16:26où là,
16:27on sera plutôt
16:27sur des entreprises
16:28qui sont matures
16:29et sur lesquelles
16:30on va chercher
16:30à faire un multiple
16:31assez important
16:32en revendant les positions.
16:34Donc, c'est vrai
16:34que les clients ont besoin
16:35pour s'y retrouver,
16:36d'être accompagnés
16:38sur tous ces termes,
16:39sur tous ces produits
16:40et Norcia leur recommande
16:42de fortement
16:43d'aller se faire accompagner
16:44par un conseiller
16:45en gestion de patrimoine.
16:46Oui, d'autant que
16:46il y a quelque chose
16:48qui a été extrêmement attractif
16:49pour le Private Equity,
16:51enfin le marché privé
16:52de manière générale,
16:53par rapport au marché actions.
16:55C'est que souvent,
16:56on a l'impression
16:57qu'il y a moins de risques
16:58et puis il y a des rendements
16:59assez spectaculaires.
17:00Ces rendements,
17:01ça a pu être éventuellement
17:02un miroir aux alouettes.
17:03Est-ce que vous pensez
17:04qu'il y a des proportions
17:05à ne pas dépasser
17:06ou à regarder
17:08de manière à ne pas vouloir
17:09y aller trop fort
17:10et prendre trop de risques ?
17:13Alors, ce qu'on voit
17:13sur notre clientèle,
17:14effectivement,
17:15le Private Equity,
17:17le Private Asset
17:17au sens plus large,
17:18c'est vrai qu'on ne peut pas
17:19aller à 100% de son allocation
17:20sur cette classe d'actifs-là.
17:22Il y a quand même
17:22un risque embarqué
17:23qui est assez conséquent.
17:24Donc, ce qu'on voit,
17:25nous, en termes de positionnement,
17:27c'est que très souvent,
17:28les conseillers en gestion
17:28de patrimoine
17:29recommandent à leurs clients
17:30de positionner entre 5 à 10%
17:32de leurs actifs
17:33sur ce type de produit.
17:34En assurance,
17:35ça peut être fait
17:36au travers d'unités de compte,
17:37donc de FCPR,
17:38les fonds communs
17:39de placement à risque,
17:40sur lesquels on peut aller chercher
17:41effectivement des rendements
17:42intéressants,
17:43entre 8 à 12%
17:44selon la typologie de produit.
17:46Et en compte-t-il,
17:47de la même manière,
17:48très souvent,
17:49ces positions,
17:49comme je l'ai dit
17:50en introduction,
17:51viennent diversifier
17:52le patrimoine d'un client.
17:53Sur des produits
17:54d'aide privée,
17:56on peut aller chercher
17:57entre 6 à 8%
17:58de rendement cible annuel.
17:59sur des produits diversifiés,
18:01donc qui viendraient
18:01se positionner un petit peu
18:02sur toutes les catégories
18:03de private assets,
18:04on sera plutôt entre 9 à 10%.
18:06Et sur tous les produits
18:07d'infrastructure,
18:08donc les produits
18:08les plus risqués,
18:09on pourra même aller chercher
18:10jusqu'à 12%
18:11de rentabilité annuelle.
18:13Donc,
18:13ça rapporte du rendement
18:14au client,
18:14mais comme vous l'avez dit,
18:15il ne faut pas surpondérer
18:16ce type de position
18:17dans une allocation
18:18et un portefeuille.
18:19Et il nous reste une minute
18:21de manière tout à fait
18:23pratico-pratique,
18:24Nicolas Le Maire.
18:25Comment on se positionne ?
18:27Est-ce que ça se passe
18:28via de bêtes unités de compte
18:30ou est-ce qu'il faut
18:31des supports
18:31un petit peu plus particuliers ?
18:34Alors,
18:34en assurance,
18:35effectivement,
18:35on sera au travers
18:36d'unités de compte,
18:37donc des FCPR
18:37qui sont,
18:38selon la compagnie d'assurance,
18:39accessibles la plupart du temps
18:41entre 1 000 euros
18:41et 25 000 euros.
18:42Donc,
18:43on a quelques produits
18:44qui sont très,
18:45très bien référencés
18:45chez toutes les compagnes
18:47d'assurance.
18:47Je pense notamment
18:48à un produit d'Eurasio
18:50qui est le FCPR Eurasio
18:51Private Value Europe 3
18:53qui est un produit diversifié,
18:54référencé quasiment
18:55chez tous les assureurs français.
18:57En compte-titre,
18:58là,
18:59il faudra passer
18:59par des produits
19:00ELTIF
19:00pour avoir des minimums
19:02de souscription plus faibles,
19:03donc à partir de 10 000 euros.
19:05Et donc là,
19:05vous pouvez trouver
19:06des produits
19:06de Goldman Sachs,
19:07de BlackRock,
19:08de EQT
19:09pour venir vous positionner
19:11sur la catégorie
19:12de Private Asset
19:13qui correspondra le mieux
19:14à votre client,
19:15tous ces produits
19:16étant bien entendu
19:16accessibles
19:17via les off-Nortia.
19:19Nicolas Le Maire
19:20de Nortia,
19:20merci d'avoir été avec nous
19:21pour parler des opportunités
19:23dans le Private Equity.
19:25Tout de suite,
19:26on passe au coffre-fort.
19:33On va parler impact
19:34avec Valérie Bollier
19:36d'Impact Business Angels.
19:38Bonjour.
19:39Bonjour Antoine.
19:40Merci d'être avec nous
19:41ce matin.
19:42Mais oui,
19:43parce qu'on va parler
19:43des problématiques,
19:44des dynamiques d'investissement
19:45qui vont dominer
19:47ces prochaines années
19:48et qui vont guider
19:49aussi vos choix
19:50en matière de finances personnelles,
19:52l'environnemental,
19:53le sociétal.
19:54Alors,
19:54on parle du climat,
19:55on parle du vieillissement,
19:56on parle de l'agriculture,
19:57on parle de la gestion
19:58des déchets.
19:59C'est un peu comme ça
20:00que vous présentez la chose
20:01et je trouve ça intéressant.
20:02Les problèmes d'aujourd'hui
20:03sont peut-être
20:04les marchés
20:05les plus rentables
20:05de demain.
20:06C'est vrai qu'on a connu
20:07un été absolument dingue
20:10en matière d'impact
20:12au sens strict.
20:13Est-ce que c'est aussi
20:14un constat
20:15qui vous invite
20:17à une stratégie
20:18qui est basée là-dessus ?
20:20Alors,
20:20oui,
20:21vous avez raison.
20:22Maintenant,
20:22il est quand même important
20:23et essentiel de dire
20:24que les problèmes
20:24ne deviennent jamais
20:26des marchés.
20:26En revanche,
20:27ce sont les solutions
20:28à ces problèmes
20:29qui,
20:29elles,
20:30pourraient,
20:30et là,
20:30je parle au conditionnel,
20:31pourraient devenir des marchés.
20:33Et ça,
20:33c'est quand même important
20:34de le comprendre.
20:35Maintenant,
20:35si vous me permettez,
20:36avant de répondre à cette question,
20:37je pense qu'il est nécessaire
20:38de préalablement comprendre
20:40pourquoi aujourd'hui,
20:41on vit tous dans une société
20:43qui accumule les problèmes.
20:44Parce qu'en réalité,
20:45il y a une raison
20:45assez logique à ça.
20:47Je m'explique.
20:48Toute innovation
20:49produit une ou des externalités négatives.
20:52Quand j'invente l'avion,
20:55j'invente...
20:56Il est un peu violent,
20:57celui-là,
20:58j'invente l'accident d'avion.
20:59C'est logique.
21:00Voilà,
21:00celui-là,
21:01celui-là,
21:01il était violent.
21:02Cette externité-là,
21:03elle est immédiatement visible
21:04et prévisible.
21:05Mais le problème,
21:06c'est que la plupart
21:06des externalités négatives,
21:08elles apparaissent progressivement
21:09au fur et à mesure du temps.
21:11Et donc,
21:11vous serez d'accord
21:12avec moi, Antoine,
21:12pour dire que
21:13les frères Wright
21:14qui,
21:14il y a 125 ans,
21:16se sont envolés,
21:17ils n'avaient aucun moyen
21:18de prévoir
21:19que leur invention,
21:20elle générait aujourd'hui
21:21dans notre société
21:22de la pollution,
21:24du tourisme de masse,
21:25qu'elle même favoriserait
21:27la propagation des maladies.
21:28Et donc,
21:28en fait,
21:29on en arrive à ce désagréable postulat
21:31qui l'incombe
21:32aux générations futures
21:33de résoudre
21:34les externalités négatives
21:35des innovations
21:36des générations précédentes.
21:38Et c'est quand même
21:38déjà assez lourd.
21:40Et donc,
21:40maintenant,
21:40si on rajoute
21:41que depuis la fin
21:42de la Seconde Guerre mondiale,
21:43on innove de manière exponentielle
21:45dans l'intégralité
21:46des champs de la société,
21:47en fait,
21:47c'est assez logique
21:48qu'aujourd'hui,
21:49où qu'on regarde,
21:50on voit des externalités négatives
21:51ou,
21:52comme vous le dites
21:52dans votre question,
21:53on voit des problèmes.
21:54Et il y a une boucle.
21:55Et en fait,
21:55c'est cette boucle
21:56dont je voulais parler.
21:57C'est parce qu'elle est intéressante
21:59à comprendre
21:59pour un investisseur
22:00parce que l'innovation
22:02entraîne une externalité
22:03qui entraîne
22:03des nouveaux problèmes,
22:04qui entraîne
22:04des nouveaux besoins,
22:05qui entraîne
22:06une nouvelle innovation,
22:07qui entraîne
22:07des nouveaux marchés.
22:08Et donc,
22:09on la subit,
22:10cette boucle,
22:11c'est clair.
22:11Je dis subir comme ça
22:12parce qu'il faut quand même
22:14souligner,
22:14et c'est pour ça
22:15que je suis là,
22:15que cette boucle,
22:16elle est aussi porteuse
22:17de grandes opportunités.
22:18Oui,
22:18c'est ce que j'allais vous dire.
22:19Il ne faut pas oublier
22:20qu'il y a même
22:21un double effet qui se coule,
22:22si je puis dire.
22:23On peut,
22:24par exemple,
22:25avoir des effets externes
22:27négatifs
22:27d'un certain nombre
22:28d'innovations
22:28qu'on va essayer,
22:30justement,
22:30de corriger
22:32par de nouvelles innovations.
22:33Je prends,
22:34par exemple,
22:34la voiture électrique.
22:36Elle ne résout pas
22:37un seul problème environnemental,
22:38si on regarde bien.
22:40Elle va en résoudre
22:40quelques-uns,
22:41elle va en créer
22:42beaucoup d'autres.
22:42Donc,
22:43c'est ça aussi
22:43qu'il y a à prendre en compte.
22:44C'est ces dynamiques
22:45qui peuvent être multiples.
22:47Tout à fait.
22:48Et là où ça devient passionnant,
22:49et là où notre métier à nous,
22:51il est absolument fascinant,
22:52c'est qu'en fait,
22:53une partie de ces problèmes
22:54vont devenir
22:55des marchés très rentables
22:56parce qu'il y a des femmes
22:57et des hommes
22:58qui vont innover
22:58pour tenter
23:00de résoudre ces problèmes.
23:01Alors,
23:02il faut faire attention
23:03à une chose,
23:03c'est que le rendement,
23:04ça ne vient pas
23:05de la vertu du thème.
23:06C'est-à-dire qu'il n'y a pas
23:07une corrélation directe
23:08et automatique,
23:08malheureusement,
23:09entre l'impact
23:10et le succès.
23:10Le rendement dans l'impact
23:12comme dans n'importe
23:13quel autre secteur,
23:14il vient de la qualité
23:15du business model.
23:16C'est la qualité
23:17du modèle économique.
23:18Et en tant qu'investisseur,
23:20c'est évidemment
23:20ce qu'on doit regarder
23:21même quand on regarde
23:22l'impact.
23:23Alors,
23:24si on regarde bien
23:25les dernières dynamiques
23:26du moment,
23:28les derniers problèmes
23:30environnementaux
23:30ou sociétaux
23:31qu'on connaît,
23:32quels sont les axes
23:33de développement
23:34qui vous paraissent
23:36immédiatement
23:36les plus,
23:37on ne va pas dire
23:37investissables,
23:38entre guillemets,
23:39mais les plus intéressants
23:40pour voir s'installer
23:41des dynamiques économiques
23:42intéressantes.
23:44Moi,
23:45je ne suis pas un spécialiste
23:45du late stage,
23:46du côté,
23:48donc je pourrais,
23:48je peux vous donner
23:49quelques implications.
23:50Évidemment,
23:51nous,
23:51on est spécialisés
23:52en début de chaîne alimentaire
23:53quand les sociétés
23:55sont très jeunes,
23:56qu'elles ont des projets.
23:57Mais par exemple,
23:57on sait aujourd'hui
23:58que largement
24:01devant le S&P 500,
24:03les déchets
24:04ont surperformé.
24:06mais pas parce que c'est vert,
24:08c'est parce qu'on produit
24:09des déchets tous les jours,
24:10c'est parce qu'il faut
24:11les collecter,
24:12qu'il faut les traiter,
24:13quoi qu'il arrive,
24:14et que c'est un marché
24:14difficile à pénétrer,
24:15il y a des vraies barrières
24:16à l'entrée,
24:17il y a des revenus
24:17qui sont récurrents,
24:19c'est peu cyclique,
24:20il y a un vrai pouvoir
24:20sur les prix,
24:21et donc en fait,
24:22ça a été un marché,
24:24en tout cas ces dix dernières
24:25années,
24:25très intéressant.
24:27Après,
24:27derrière,
24:28si on continue
24:29à s'intéresser
24:29au late stage,
24:32moi,
24:32j'ai un peu l'impression
24:33qu'un produit financier
24:35est parfois lancé
24:37quand le thème
24:38est médiatique
24:39et pas quand il est prometteur,
24:40et donc il est probablement
24:41déjà un peu payé.
24:42La captation de la valeur,
24:44pour moi,
24:44elle se fait un peu en amont,
24:45et donc,
24:46si le rendement
24:47d'un grand problème,
24:48il n'est plus vraiment disponible
24:50une fois qu'il est coté,
24:51du coup,
24:52logiquement,
24:52il faut essayer de rentrer avant,
24:53et en fait,
24:54ça,
24:54c'est le métier du business angels
24:55et des fonds early stage.
24:57Et alors,
24:58là,
24:59on voit,
24:59par exemple,
25:00pour les déchets,
25:00on voit que les dynamiques
25:02de développement à impact
25:04peuvent être différentes
25:05du côté des États-Unis
25:07et du côté de l'Europe.
25:09J'en veux pour preuve
25:09des politiques publiques
25:10qui ne sont pas du tout
25:11les mêmes.
25:12Si on regarde
25:13côté européen,
25:15quelles sont là
25:15les dynamiques
25:16qui vous intéressent
25:17et qui semblent être
25:19pourvoyeuses
25:20de sociétés
25:21qui innovent au quotidien
25:22et qu'on peut regarder
25:23en tant qu'investissement ?
25:25Bien sûr.
25:26Alors,
25:26ce qu'il faut comprendre,
25:27c'est que le législateur
25:29peut parfois cadrer les choses
25:30et créer des nouveaux
25:31business models.
25:32Il y a par exemple
25:32la loi AGEC,
25:34qui est une loi
25:34qui, normalement,
25:36essaie de réduire
25:36le plastique à usage unique.
25:38Et donc,
25:38qui va imposer
25:39aux entreprises des choses.
25:40Vous aviez peut-être vu,
25:41il y a un an,
25:43McDonald's s'est mis
25:44à avoir des verres réutilisables.
25:46Ça,
25:46c'était une conséquence directe
25:48de la loi AGEC.
25:49Et donc,
25:50évidemment,
25:51que le législateur en Europe,
25:53aujourd'hui,
25:54est plus sensible à ça
25:55qu'aux États-Unis.
25:55Maintenant,
25:56pour en revenir
25:56à notre métier à nous,
25:58on a un problème
26:00qui n'est pas un problème
26:00de rendement
26:01dans le secteur
26:02du business angels,
26:03on a un problème
26:04de sous-dimensionnement
26:05de notre marché.
26:06Pour des raisons culturelles,
26:08les Français
26:09ne s'intéressent pas assez
26:11au biberonnage
26:12des jeunes sociétés,
26:13pour le dire simplement.
26:15en Angleterre,
26:16vous avez soit 56 000
26:17business angels,
26:19en France,
26:19vous en avez 5 500.
26:21Et même quand vous voyez
26:22la terminologie,
26:23vous vous rendez compte
26:24qu'il y a une différence culturelle.
26:25En France,
26:26on va vous parler
26:27de capital risque,
26:28on essaie de se concentrer
26:29sur le risque
26:30et de le réduire.
26:31Aux États-Unis,
26:31on vous parle de…
26:32ou en Angleterre,
26:33on vous parle de venture capital.
26:34Vous allez partir
26:35dans une aventure
26:37entrepreneuriale et humaine.
26:38Et en fait,
26:38ce qui me semble
26:39moins essentiel aujourd'hui,
26:41c'est d'essayer de convaincre
26:42aux téléspectateurs
26:43qu'en devenant investisseur
26:45à impact,
26:45en fait,
26:46il y a beaucoup plus
26:46qu'un rendement financier
26:47à gagner.
26:47Il y a des choses…
26:48Nous, on vit des choses
26:49extraordinaires.
26:50Humainement,
26:50c'est extraordinaire.
26:51On s'enrichit extraordinairement.
26:54Comme quoi,
26:54tout est vraiment
26:55question de mots,
26:56finalement,
26:57et de dynamique
26:58qui reste vraiment
26:59archi intéressante
27:00et qui mérite
27:01d'être regardée.
27:02Donc, merci beaucoup,
27:03Valérie Bollier,
27:05d'avoir été à l'antenne.
27:06Impact Business,
27:07et à une prochaine fois
27:09pour parler
27:10de cette problématique
27:11TPI.
27:12C'est fini pour aujourd'hui.
27:13On se retrouve demain
27:14avec une nouvelle édition,
27:16toujours au cœur
27:17de vos finances personnelles.
27:19À demain.
27:21Tout pour investir
27:23sur B&M Business.
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