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  • il y a 5 mois
Ce vendredi 29 août, Igor de Maack, dirigeant associé de Vitalépargne, s'est penché sur la sous-valorisation des actions européennes face aux actions américaines, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.



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Transcription
00:00Igor Demac nous rejoint à 15h43 pour Vita d'épingle. Bonjour Igor.
00:04Bonjour Guillaume.
00:04Vous allez rendre votre verdict sur l'état des marchés, Igor.
00:07Ce verdict, on va le découvrir. Est-ce que vous l'assumez ?
00:09Je l'assume.
00:10Alors on vous écoute.
00:12Les actions européennes restent sous-valorisées, notamment par rapport aux actions américaines.
00:17L'Europe reste sous-valorisée face aux actions américaines.
00:20C'est une façon de nous dire que pendant qu'Ossery bat des records,
00:23c'est en Europe qu'il vaut mieux investir aujourd'hui ?
00:25Oui, alors c'est une façon de répéter quand même une forme de la palissade,
00:27parce que ça fait très longtemps que les actions européennes sont sous-valorisées.
00:31Ça fait très longtemps qu'elles sous-performent,
00:33avec des périodes où elles peuvent faire mieux, on l'avait vu au début d'année.
00:37Mais pour la qualité de certaines valeurs,
00:40si on extourne l'exception technologique des indices américains,
00:45on compare les multiples de valorisation des indices MSI à Europe et États-Unis.
00:49Effectivement, on est à 25 pour les États-Unis, 15 pour l'Europe.
00:53Mais si on recorrige avec les estimations de bénéfices,
00:56en prenant d'autres indices comme le S&P 500 et le GSOC 600,
01:00en fait, s'il y a une grande différence de progression des bénéfices sur 2025,
01:03en fait, ça se corrige en 2026 et on a à peu près la même progression de bénéfices.
01:07Donc on se dit, si ça ne déraille pas macroéconomiquement,
01:10si on positionne les portefeuilles sur des valeurs,
01:12pas forcément magistralement sous-valorisées,
01:15mais qui ont du potentiel de croissance bénéficiaire,
01:17et il y en a en Europe,
01:18avec les marchés américains qui sont au plus haut,
01:20je pense que tactiquement, c'est un peu mieux
01:22de remettre un peu d'Europe en ce moment.
01:24– Alors, quelles valeurs, justement ?
01:25Quelles valeurs européennes vous semblent présenter à votre conseil ?
01:27– Alors, je ne sais pas si c'est des valeurs très sous-valorisées,
01:29parce que quand on parle d'air liquide,
01:30ce n'est pas forcément très sous-valorisé,
01:32mais c'est l'exemple de valeurs,
01:34certes de bon père de famille,
01:35même si on n'a plus le droit d'utiliser l'expression,
01:38mais ce sont des valeurs qui sont avec une empreinte mondiale,
01:42donc qui sont un petit peu immunisées contre le vrai sujet,
01:44qui est les droits de douane, on voit bien.
01:47Des valeurs européennes qui pourraient être américaines,
01:51ne serait-ce que parce qu'elles ont un leadership industriel,
01:54les Airbus, et puis des valeurs décotées,
01:56qui sont elles plutôt, qui ont été dans l'œil du cyclo,
02:00type Pernod Ricard, on peut revenir aussi sur le luxe,
02:03qui sont là plutôt des value case,
02:06enfin, il faut garder quand même raison sur le caractère value
02:09des valeurs du luxe, mais il y a des valeurs qui sont
02:12de très belles valeurs, et qui ont été un peu massacrées
02:16depuis des semestres, par la thématique de la consommation
02:20et des droits de douane.
02:21Je pense que c'est intéressant d'en remettre dans les portefeuilles,
02:23commencer à remettre ces lignes-là.
02:24Antoine ?
02:25Mais voilà, pour vous, il n'est pas question de lâcher
02:28totalement le marché français.
02:30Je dis ça parce que...
02:30Au contraire, il va baisser, donc il va falloir racheter.
02:33C'est justement l'inverse qu'il faut faire
02:34et qu'il faut expliquer aux gens,
02:36ce n'est pas parce qu'on va avoir une démission
02:38de Premier ministre, une dissolution,
02:39oui, le CAC va baisser, et là, il va falloir racheter.
02:41D'accord, je dis ça parce qu'on s'approche
02:44de la vraie rentrée boursière.
02:46On a d'un côté, effectivement, et on peut s'en enorgueillir,
02:49Wall Street qui tape record sur record,
02:51mais avec un marché qui est survalorisé
02:53de la vie générale à plus de 91%.
02:55Par rapport à la macroéconomie américaine
02:57et un peu mondiale, c'est clair que c'est un peu cher.
03:01Donc opportunité sur la France.
03:02Opportunité, parce que la France va tirer vers le bas
03:04comme malheureusement en termes d'incertitude économique
03:07et politique depuis quelques années.
03:08En fait, on prend la place de notre voisin transalpin
03:11qu'on raillait beaucoup ces quelques années,
03:14mais il faut voir que le marché italien, lui,
03:16a atteint son plus haut, que les dettes en termes de coûts
03:19à 10 ans sont quasiment équivalentes.
03:21Donc on prend ce rôle-là, mais en Italie,
03:23il y avait des très belles valeurs il y a 3 ou 4, 5 ans.
03:25Je pense que sur le CAC 40, en plus,
03:27on a la chance d'avoir des valeurs internationales,
03:29très grosses.
03:30On a eu un gros rallye des small et mid-cap depuis le début de l'année.
03:32Donc c'est possible de faire de la performance
03:34sur les marchés actions français.
03:35Mais alors, j'aurais tendance à vouloir vous suivre
03:36si la politique n'était qu'un théâtre,
03:39sauf qu'on risque d'atterrir avec peut-être plus encore d'impôts
03:41sur les entreprises à l'issue de ce qui va se passer
03:43le 8 septembre, puis du débat budgétaire.
03:45C'est-à-dire que tout ça, à un moment,
03:46se traduira par une véritable addition concrète
03:49pour les entreprises et peut-être plus d'impôts encore à venir.
03:52Il se trouve qu'hier, Eiffage a publié ses résultats.
03:54S'il n'y avait pas eu l'impact fiscal, justement,
03:56de la hausse d'impôts sur certaines entreprises,
03:58dont Eiffage, les résultats auraient été meilleurs.
03:59Sauf que les impôts ont pesé,
04:00et c'est ce qui a fait dérailler Eiffage hier, encore aujourd'hui.
04:03Est-ce que ça, ça ne pend pas au nez de plus en plus d'entreprises ?
04:05Vous citiez, avant de rejoindre ce plateau,
04:08l'exemple des taxes potentielles sur les banques britanniques.
04:10De toute façon, le sujet de taxes, il est partout présent.
04:14Bon, aux États-Unis, les taxes ont baissé,
04:16les impôts ont baissé, mais bon, le déficit budgétaire grandit.
04:19Donc après, on joue sur la Fed.
04:20Nous, on ne va pas avoir beaucoup de latitude sur la BCE.
04:24Donc oui, c'est un vrai sujet.
04:25Après, les marchés sont là pour le valoriser.
04:27Alors, il n'y a pas que la France, d'ailleurs, qui cherche de l'argent.
04:28Le Royaume-Uni, aussi, des rumeurs qui courent en ce moment côté britannique,
04:32rumeurs selon lesquelles le gouvernement britannique,
04:34pour équilibrer, tenter d'équilibrer les finances publiques,
04:36s'apprêterait à taxer le secteur bancaire.
04:39Résultat, à la Bourse de Londres, qui recule aujourd'hui ?
04:42Barclays, Barclays perd un petit peu plus de 2,5%.
04:45Lloyds, moins 5%, oui, carrément.
04:47Et HSBC perd, bon, c'est plus modéré, 1%.
04:49Voilà, les banques britanniques sont sous pression,
04:52avec les mêmes problématiques financières budgétaires que la France.
04:55C'est un secteur qui, intrinsèquement, est très lié au souverain
04:58et à la dimension publique.
05:00Chaque fois qu'il y a des gros sujets, on leur interdit de verser des dividendes
05:03ou on leur demande de faire des efforts.
05:06Donc, ce n'est pas étonnant.
05:07Après, il faut bien voir que la performance, en tout cas,
05:10des banques françaises, elle a été assez exceptionnelle.
05:12Donc, qu'elle rende quelques pourcents sur des rumeurs.
05:15Il est clair que le sujet fiscal, ce n'est pas bon pour les entreprises,
05:20ce n'est pas bon pour les investisseurs.
05:23Mais dans une entreprise très internationalisée, justement,
05:26comme Air Liquide, Airbus, on gomme l'effet français.
05:30Et alors, vous disiez, il faut se réintéresser, justement,
05:33aux valeurs françaises dans la mesure où elles sous-performent.
05:35Donc, des points d'entrée sont amenés à, sans doute,
05:37se construire sur beaucoup de valeurs françaises.
05:39Alors, le conso, eux, puis spiritueux,
05:40parce que c'est vrai que c'est eux qui sont très touchés.
05:42Elles baissent, là, encore.
05:43Effectivement. Et puis, alors, on a le luxe qui, au contraire,
05:45se réveille depuis le début de la semaine.
05:47Est-ce que ce rebond du luxe depuis le début de la semaine
05:49vous semble être le début d'une tendance positive ?
05:51Je n'ai pas d'éléments suffisants.
05:53Je pense que c'est des éléments, peut-être, techniques.
05:56Alors, s'il y a une bonne nouvelle sur la Chine,
05:58le premier trimestre en Chine a été très mauvais.
06:01Après, il y a des points de malarisation.
06:02Swatch a communiqué sur la Chine en disant que le marché chinois,
06:04pour eux, pour Swatch, se tient,
06:06et en disant que les consommateurs américains aussi restent relativement au rendez-vous.
06:09Alors, du coup, on extrapole sur le marché.
06:10Oui, et puis, je pense que pas mal de secteurs du luxe
06:13avaient enfoncé des points de valo, notamment LVMH.
06:16Quand on faisait le per-trade avec Hermès,
06:18c'est vrai que ça commence à devenir,
06:20peut-être pour des investisseurs un peu plus graphiques, techniques,
06:24un moment de retournement.
06:26Bon, le super cycle du luxe qu'on a connu
06:29et qui a disparu, je ne sais pas s'il va reprendre tout de suite.
06:32Alors, du coup, notre question du jour.
06:35Sur les réseaux sociaux, vous n'y couperez pas, en l'occurrence, Igor.
06:38Sur X et LinkedIn, chaque jour, on vous interroge,
06:40alors que le luxe s'est réveillé cette semaine.
06:42Dans l'ultra-luxe, laquelle de ces deux valeurs, selon vous,
06:44a le plus de potentiel pour la suite ?
06:46Plutôt Hermès ou plutôt l'italienne Brunillo-Cocinelli ?
06:49C'est la question sur les réseaux.
06:50N'hésitez pas, vous qui nous suivez à la radio, à la télé, à voter.
06:52On rebondira sur vos commentaires, vos arguments,
06:54tout à l'heure dans la suite de l'émission.
06:56Pour vous, plutôt Hermès ou Brunillo-Cocinelli, la pépite italienne ?
06:59Je vais faire le gaulois un peu chauvin, je vais dire Hermès.
07:05Et ce soir, rencontre franco-allemande,
07:08ça a déjà démarré d'ailleurs à Toulon aujourd'hui.
07:11Emmanuel Macron, Frédéric Schmerz,
07:12vont essayer de rebâtir le couple franco-allemand
07:16dans un contexte où, depuis plusieurs semaines, plusieurs mois,
07:19tout au long l'été, on aura tous constaté une forme d'impuissance européenne.
07:22Comment le couple franco-allemand,
07:23qui tentera de retisser ou de renforcer ses liens ce soir,
07:26peut-il déclencher quelque chose pour l'Europe ?
07:29C'est difficile parce que les deux gouvernances sont fragiles.
07:34La nôtre, puisqu'il n'y a pas de majorité au Parlement.
07:37Et l'alliance qui a soutenu le chancelier,
07:41il a quand même eu du mal à se faire élire.
07:43En tout cas, à se faire confirmer par le Bundestag.
07:46Donc, je ne sais pas trop,
07:48parce que ce n'est pas vraiment un sujet aujourd'hui,
07:51pour moi, fondamental.
07:52C'est vraiment le bloc Europe face aux Américains.
07:56Et puis, il n'y a plus que l'Allemagne.
07:57L'Italie, l'Espagne, les pays du Sud comptent,
08:00parce qu'eux, on fait aussi un gros travail.
08:02Oui, et ça se traduit en bourse.
08:04Depuis un mois, Madrid gagne 4%.
08:07La bourse de Milan, plus 2,5%.
08:09Le CAC, moins 1,5%.
08:10Le Dax, moins 1%.
08:11Ils offrent plus de stabilité, en tout cas politique et économique,
08:15depuis maintenant 18-24 mois.
08:18On fera les comptes de ce mois d'août, d'ailleurs,
08:19dans la suite de l'émission.
08:20Merci beaucoup, Igor, d'être passé à nous voir.
08:22Igor Demac, régulièrement à nos côtés.
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