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  • il y a 2 mois
Ce vendredi 7 novembre, Igor de Maack, dirigeant associé de Vitalépargne, s'est penché sur l'heure des prises de profit des valeurs de l'intelligence artificielle, le bilan sur les résultats trimestriels des entreprises européennes, et l'adoption de la rémunération d'Elon Musk, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:0015h43, Igor Demac nous rejoint. Bonjour Igor.
00:03Bonjour Guillaume.
00:03Dirigeant associé de Vital Epargne, vous allez rendre votre verdict face au marché,
00:08ce moment qu'on va vivre cette instance, ce verdict, est-ce que vous l'assumez ?
00:12Je l'assume, je l'estime et je l'assume et je pense qu'il est temps d'arrêter
00:17d'acheter les valeurs de l'intelligence artificielle.
00:21Momentanément.
00:23Je pense qu'il est temps d'arrêter d'acheter les valeurs de l'intelligence artificielle, dites-vous.
00:28C'est vrai que le Nasdaq recule encore aujourd'hui. Il est temps d'arrêter les acheter.
00:32Combien de fois on a entendu ça depuis 5 ans, depuis 10 ans ?
00:34Cette fois, il faut vraiment, pour de vrai, arrêter, Igor ?
00:37Déjà, il y a une logique boursière classique qui est de prendre la performance sur des titres
00:42qui ont guidé, j'allais dire, tous les mouvements des grands indices américains.
00:49Ensuite, ce que vous disiez sur les problématiques de financement,
00:53les montants de capex importants, il y a une phrase de Talleyrand qui dit
00:56« Tout ce qui est excessif est insignifiant ».
00:58Je pense qu'on est un petit peu dans l'excès aujourd'hui
01:01et on ne sait pas trop dans cette relation, ces liaisons dangereuses,
01:05cette espèce de monde un peu endogamique.
01:08Qu'est-ce qui va vraiment produire du résultat, en tout cas de la rentabilité sur capitaux employés ?
01:12Personne ne nie le fait que maintenant tout le monde utilise l'intelligence artificielle.
01:17Après, il faut simplement, quand on investit, avoir un retour sur capitaux employés.
01:21Et là, je pense que vu les valorisations et les performances récentes de certains titres,
01:24les 5 000 milliards de capitalisation boursière de Nvidia,
01:27il est temps, avant Noël, de prendre quelques profits,
01:31quitte à voir qui seront les gagnants et les perdants dans quelques mois, quelques années.
01:34Oui, il y a peut-être aussi un phénomène naturel de fin d'année, à savoir prendre ses gains.
01:38Bien sûr, évidemment.
01:40D'habitude, les marchés, ils aiment bien quand il y a une hausse des investissements.
01:42Là, dans la tech, ce que vous pensez, c'est qu'au contraire,
01:45ils vendraient les hausses d'investissement, par la suite, ils finiraient par s'en inquiéter.
01:48En revanche, ils seraient rassurés de voir les investissements ralentir.
01:51Les investissements, ce n'est pas une question qui soit élevée ou peu élevée.
01:56Il faut les financer, donc il faut les sources de financement,
01:58les histoires de communication sur la garantie publique, sur une IPO de 1 000 milliards.
02:02Alors, ça montre quand même que, un, quand on décide de faire des méga-IPOs,
02:07c'est que les marchés sont très hauts, que l'appétit encore des investisseurs est là
02:12pour absorber du papier, comme on dit dans le jargon.
02:15Et donc, c'est vrai que c'est un peu des signaux qui, chez nous, les boursiers,
02:18sont annonciateurs plutôt d'une prise de profit.
02:22Donc, ce n'est pas étonnant.
02:24Après, c'est un monde potentiellement très dangereux,
02:26parce que très pondéré partout, boursièrement, dans les indices,
02:29et notamment, même en Asie, où l'indice coréen est absolument extatique, je dirais.
02:35Donc, ça, c'est des moments de surchauffe un peu bullistiques dont il faut se méfier.
02:40Un de nos experts nous disait hier que l'intelligence artificielle, pour les États-Unis,
02:44ce sera peut-être comme le parc nucléaire.
02:46C'est-à-dire qu'un bijou de famille, un bijou de famille,
02:49qu'on sauvera si besoin, dans lequel on continuera d'investir,
02:51des montants par centaines de milliards, comme dans le nucléaire,
02:54parce que ce sera aussi stratégique.
02:56Oui, c'est sûr que c'est un des pans à côté de l'industrie militaire,
03:00de la puissance américaine, économiquement, mais pas uniquement,
03:03aussi du point de vue de l'influence.
03:06Donc, il est clair que c'est ce qui lui donne sa croissance.
03:10Deux tiers de la croissance du PIB sur les deux derniers trimestres vient de ce secteur, en fait.
03:14C'est pour ça qu'on ne peut pas ne pas s'en intéresser,
03:16mais ce n'est pas parce qu'un secteur est très important.
03:18Vous parlez de l'énergie nucléaire.
03:19En bourse, ce n'est pas quelque chose qui a énormément marché.
03:24Donc, comme à une époque, les valeurs vertes,
03:26qui étaient, elles aussi, très récipiendaires de gros investissements.
03:31Tiens, Cameco, justement, qui est un fournisseur d'uranium américain,
03:34côté à Wall Street, parle d'une dynamique de demande formidable.
03:37Cameco ouvre en petite baisse quand même, moins 2% en ce moment, Cameco.
03:41Et puis, en Chine, ce barrage en construction au Tibet,
03:43trois fois plus gros que le barrage des Trois Gorges,
03:46aussi, aussi, pas que, mais aussi pour nourrir l'intelligence artificielle.
03:49Est-ce que, compte tenu de ce que vous nous dites,
03:50et votre message, on le rappelle, c'est qu'il est temps d'arrêter
03:54d'investir dans l'IA, au moins momentanément.
03:57Est-ce que vous vous dites qu'il vaut mieux pour la suite
03:58investir du coup dans le S&P Equipondéré,
04:00bref, le reste, plutôt que dans le S&P normal ?
04:01Oui, ça, c'est quelque chose que, personnellement,
04:03nous, on avait déjà fait.
04:05On fait toujours trop tôt,
04:07et on perd un peu de performance,
04:09mais justement, pour ne pas exposer les clients
04:11trop à cette thématique,
04:13à cette intelligence artificielle,
04:15parce que, dans la tech, il y a des bonnes valeurs.
04:17La cybersécurité, c'est un sous-segment de la technologie
04:20qui est toujours prégnant et très intéressant.
04:23Donc, oui, je pense qu'aujourd'hui, c'est un peu le moment.
04:26Et quand je dis arrêter d'acheter,
04:27ce n'est pas non plus tout à fait similaire à dire vendre.
04:30C'est juste que les flux récents sur l'IA
04:33me paraissent excessifs aujourd'hui.
04:35Et ici, en Europe, les publications,
04:37on arrive aussi au terme.
04:38Hier soir, le dernier groupe du CAC 40 a publié,
04:40c'était Euronext.
04:41Euronext est en tête du CAC 40,
04:42plus 3, on en parlera dans un instant.
04:43On est au bout des publications.
04:45Quel bilan en tirez-vous ?
04:46Comme un peu d'habitude,
04:48c'est-à-dire que la moitié des entreprises européennes
04:50ont plutôt dépassé leurs attentes
04:51avec une prévision de bénéfices
04:53qui n'était pas aussi forte que les États-Unis.
04:55Et aux États-Unis, c'est presque plus des trois quarts
04:57qui ont dépassé leurs attentes.
04:58Notamment dans le secteur de la tech,
05:00on l'a vu avec Amazon,
05:01la très bonne réaction journalière après la publication.
05:05Donc, c'est un peu mitigé, je dirais,
05:07avec des secteurs ou des valeurs comme Legrand
05:09qui ont vraiment bien déçu.
05:11Et puis d'autres secteurs
05:12qui ont sous-performé depuis très longtemps
05:14et qui me donnent envie de revenir dessus,
05:17que ce soit la pharma, l'auto, par exemple,
05:20l'énergie, enfin, tout ce qui est lié au pétrole,
05:22au détriment de d'autres,
05:23comme les métaux précieux,
05:24qui, eux, un peu avec la vague de l'IA,
05:26ont beaucoup accompagné le mouvement boursier.
05:28Et du coup, vous dites la pharma, l'auto,
05:31quel serait le secteur sur lequel vous croiriez le plus
05:34pour cette fin d'année, le début de l'année ?
05:37Ah, fin d'année, moi, je n'investis pas sur un ou deux mois,
05:40mais je crois que, par exemple, la pharma,
05:41c'est vraiment quelque chose qui a sous-performé,
05:45dont personne ne veut.
05:46Donc, ça, c'est un secteur qu'on regarde.
05:49Dans la géographie, on aime bien l'Amérique latine
05:52qui a eu une année 2024 horrible et qui a rebondi.
05:54Et donc, on prend de la performance sur les valeurs tech,
05:58un peu les États-Unis, les métaux précieux.
06:00Pour la redistribuer.
06:01Un peu les banques aussi,
06:02parce que les banques européennes ont vraiment bien marché.
06:06Et voilà, c'est un peu un nettoyage de fin d'année.
06:10Ce n'est pas encore la grande stratégie sur les 6, 12, 18.
06:14On a bien entendu avec Antoine,
06:15vous disiez aussi être plutôt favorable sur le secteur auto
06:17parce que c'est juste un nettoyage de fin d'année
06:19ou c'est plus structuré le secteur auto ?
06:21Il me semble que la date de 2035 est, je pense, un gros tournant,
06:26que les constructeurs font le travail, même si c'est difficile.
06:30Et donc, les valeurs se sont ajustées.
06:32Bon, Stellantis n'a pas été forcément très bien accueilli,
06:35mais il y a de la valeur dans ces entreprises.
06:38Et puisqu'on y est là dans l'automobile,
06:401000 milliards de dollars, ce sera la rémunération d'Elon Musk,
06:43votée hier soir par les actionnaires de Tesla.
06:45C'est notre question du jour à nos auditeurs et téléspectateurs sur Excel.
06:47Indien, vous pouvez vous tous continuer de voter,
06:49nous laisser vos arguments en commentaire.
06:50On va rebondir dessus dans la suite de l'émission.
06:53Cette rémunération de 1000 milliards de dollars est-elle,
06:55c'est la question sur les réseaux, sensée ou complètement insensée ?
06:59Est-ce que c'est complètement insensé, vraiment 1000 milliards sur 10 ans ?
07:02Il y a des critères.
07:03Donc après, on peut mettre ce qu'on veut comme critères.
07:05S'ils sont accessibles, je pense que tous les actionnaires de Tesla
07:10seront contents que ça marche.
07:12Évidemment, après, je recite à l'errant,
07:14tout ce qui est excessif est insignifiant.
07:17On verra bien si ça a une signification.
07:19C'est très ambitieux.
07:20Après, tout ce qui touche à la sphère Musk
07:23et un peu l'intelligence artificielle, c'est vertigineux.
07:25Oui, et rarement insignifiant aussi.
07:27Non, tout à fait.
07:29Par exemple, dans les critères pour qu'il touche ces 1000 milliards de dollars,
07:32il faut que la capitalisation boursière de Tesla
07:34passe de 1400 actuellement à 8500 milliards.
07:378500 milliards en disant largement au-delà de la capille actuelle d'NVIDIA.
07:40Oui.
07:41En fait, ce que ça veut dire,
07:42c'est que si le dirigeant parvient à faire monter les agrégats opérationnels,
07:46le résultat est créé de la valeur.
07:47Il n'a pas de raison qu'il ne soit pas rémunéré.
07:49Et vu que c'est une accrétion de valeur gigantesque,
07:53il sera très bien rémunéré.
07:55Oui, oui.
07:55Parmi les autres conditions,
07:56Tesla devra réaliser 400 milliards de dollars de bénéfices par an.
08:00400 par an contre 4 milliards aujourd'hui.
08:02C'est x100 quand même.
08:04Alors, ça nécessite de rêver.
08:06C'est ça qui est intéressant,
08:07c'est que ça donne une forme d'échelle au rêve en quelques heures.
08:09On parle toujours du PER, là, une forme de PER rêve.
08:12C'est un auditeur qui dit...
08:13Oui, c'est bien dit.
08:14Et puis, c'est très américain.
08:15Et c'est aussi la différence entre ce pays et, je dirais, l'Europe.
08:20C'est qu'on a l'impression que tout est possible.
08:23Et même si ce n'est pas vrai, ça fait quand même avancer beaucoup de gens.
08:25Ça donne une échelle pour essayer de monter le plus haut possible.
08:28Le ciel, bon, c'est la promesse, peut-être pas.
08:30Mais voilà, intéressant, effectivement.
08:31In God we trust.
08:32In God we...
08:33Sur les dollars.
08:34Voilà, donc on monte au ciel.
08:36In Musk say trust.
08:37Merci beaucoup de nous avoir accompagnés aujourd'hui.
08:39Igor Demac, Vital, épargne Wall Street, est en baisse.
08:42Le CAC 46-03, on reviendra sur Euronext,
08:44qui progresse bien après sa publication.
08:46On parlera aussi de JC Deco, en revanche, qui recule, et d'Arkema.
08:49Arkema, parmi les valeurs les plus entourées, bien sûr,
08:51ce sera dans quelques minutes.
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