00:00BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:0616h20, thème d'avenir, le portefeuille responsable de BFM Business, le portefeuille BFM responsable.
00:11On fait le point toutes les semaines avec Guillaume Chalouin qui est avec nous.
00:14Bonjour Guillaume, bienvenue, merci d'être avec nous, directeur des gestions actions de l'UBA, Cassette Management.
00:21Qu'est-ce qu'a fait notre portefeuille sur la semaine dernière ? Guillaume, expliquez-nous un petit peu.
00:25Alors une légère sous-performance, on a plus d'euro 49 contre plus d'euro 65 contre notre référence, l'euro stock c'est 50.
00:33Mais on reste en sur-performance quand même depuis le lancement de ce portefeuille qui était en 2020, en sortie de Covid.
00:39Et on a assez bien fonctionné globalement sur l'ensemble de cette période.
00:43Pour l'instant le mouvement est favorable. Est-ce qu'on peut faire, on a quelques minutes pour faire un petit tour, Guillaume,
00:47évidemment des valeurs qui ont contribué soit positivement soit négativement à la performance du portefeuille.
00:52À la hausse, qu'est-ce qui tient à la barre finalement ?
00:54Eh bien là, cette semaine c'est SPI.
00:56SPI, oui tout à fait, qui réalise une acquisition.
00:58Une acquisition, alors une fois née pas coutume, en Australie.
01:01Alors rappelle SPI un petit peu, dans quel secteur on évolue.
01:04SPI c'est un peu le leader des services multitechniques.
01:07Tout ce qui est transition énergétique, etc. dont la valeur en profite énormément.
01:12Tout simplement en proposant les services d'ingénieur à des sociétés qui sont dans ce secteur-là.
01:18Et l'idée c'est que SPI jusqu'à présent a été beaucoup joué par les investisseurs,
01:22parce que très présent en Allemagne, 30% du chiffre d'affaires.
01:25Et là on est complètement à l'opposé, puisqu'on est dans une acquisition en Asie-Asianie, en Australie.
01:31Là l'intérêt c'est qu'en fait SPI va un petit peu continuer à décarboner son chiffre d'affaires,
01:37puisque c'est une acquisition d'une entreprise qui est dans la production d'énergie électrique,
01:42au travers de centrales électriques, c'est vrai, de parcs éoliens, de gestion de parcs éoliens aussi,
01:48mais aussi de gazoducs.
01:50Et en fait cette acquisition elle est faite au travers de la filiale Service Énergie de SPI,
01:56qui elle, en fait, propose des services à toute l'industrie pétrolière.
02:00Guillaume...
02:00Cette transition énergétique, elle est intéressante pour SPI.
02:03Alors c'est intéressant, on part dans un autre horizon géographique.
02:08Il y a un nouvel entrant au CAC 40 qui a toujours eu des yeux sur SPI,
02:12qui s'appelle Effage.
02:13Il n'y a pas aussi un petit ferment spéculatif autour de SPI qui explique la bonne performance ?
02:19Oui, bien sûr, on a cet élément-là aussi.
02:22Alors ce qui est intéressant, c'est d'autant plus cette évolution de l'indice vert des groupes,
02:28vous l'avez indiqué tout à l'heure, de BTP,
02:32mais en fait de BTP comme un Vinci qui finalement flirte de plus en plus
02:35avec l'infra autour de l'énergie, clairement.
02:40Et là, c'est vrai que si on prend un SPI qui s'est complètement transformé
02:45sur les cinq dernières années, depuis la sorte de Covid,
02:48là, on a une proie qui peut être intéressante.
02:51Bon, on a bien performé aussi autour de, je vois, deux, trois valeurs,
02:53autour de l'électrification par ailleurs, pour le coup.
02:56Oui, alors toujours un peu dans ce même thème, si on décline le thème.
03:00C'est, alors là, carrément, ce trend un peu qui est vu comme séculaire maintenant.
03:06Et l'un des éléments de ce trend, c'est la surperformance des métaux,
03:11en particulier d'un métal qui est le cuivre.
03:13Et oui, non pas tout à l'heure.
03:13Et qui fait toujours, depuis des semaines, des points toujours plus en plus hauts.
03:19Voilà, on est à 12 000 dollars aux Etats-Unis sur la tonne de cuivre.
03:22On est revenu au plus haut.
03:23Et clairement, on a des titres qui vont être des proxys, en fait, de ça,
03:26qui vont bénéficier, on les a dans le portefeuille, un haut rubis, un prismiant.
03:30Pourquoi ? Parce qu'un rubis, c'est un raffineur,
03:32donc on profite directement de cette hausse des prix.
03:34Et puis un prismiant, qui fait des câbles en cuivre,
03:37va transmettre à ses clients ces hausses de prix du cuivre.
03:41Pricing power, tout simplement.
03:42Donc, ça se retrouve dans le chiffre d'affaires.
03:43Donc, ça se retrouve dans le chiffre d'affaires.
03:45Un petit mot de l'assurance aussi, accès à l'alliance, c'est la courbe nette.
03:47Oui, alors c'est des financières au sens large du terme, effectivement.
03:50Effectivement, et puis plus globalement aussi,
03:53des ratios de primes sur sinistre qui sont plutôt favorables, c'est vrai.
03:59Et des augmentations de prix là aussi.
04:01Il ne faut pas oublier que l'assurance dommage,
04:03elle continue à augmenter ses prix depuis la sortie de Covid.
04:05On est sur un trend très important.
04:07Voilà pour les titres qui ont mené un petit peu la barque,
04:09tenu la barque la semaine dernière.
04:11Alors, disons un mot des contrariants.
04:12On leur tourne un petit peu le thème de l'intelligence artificielle,
04:15notamment avec les parcours de Broadcom et d'Oracle,
04:17qui ont été un peu chahutés forcément.
04:18Oui, oui, voilà, des parcours qui sont chahutés,
04:21qui ont un petit peu tendance à ressurgir sur des titres que nous,
04:26portefeuille européen, on a en portefeuille.
04:29Un ASML, par exemple.
04:31Un ASML, alors là, c'était un peu l'idée qu'on a une nouvelle
04:35qui est apparue dans Reuters,
04:37comme quoi les Chinois, les scientifiques chinois,
04:40arriveraient à produire cette fameuse lumière EUV,
04:44donc ultraviolet, qui permet de graver en fait les waifers de semi-conducteurs.
04:49Évidemment, ça a fait un peu trembler la valeur.
04:51Le titre a perdu presque 5% sur cette nouvelle.
04:55Bon, c'est repris après.
04:57Mais évidemment, c'est toujours la question,
04:59comme dans l'IA américaine, l'IA chinoise,
05:02mais plus globalement,
05:03est-ce que les Chinois rattrapent leur retard ?
05:05Oui.
05:06Et puis, à un moment donné, ils passent devant.
05:08Oui.
05:08Donc, vous parlez d'ASML,
05:09par exemple, Eton aussi.
05:10Voilà, on est un petit peu dans ce secteur aussi,
05:12qui est un petit peu une semaine difficile.
05:14Oui, ben Eton, c'est typiquement,
05:16alors pour le coup, c'est une valeur américaine.
05:18Ça serait un équivalent un peu,
05:19si on grossit le trait d'un Schneider.
05:21D'accord.
05:22Qui était une valeur très commoditisée.
05:24Si vraiment, je grossis le trait à l'extrême,
05:26avant, c'était des intercommutateurs,
05:28des switches, un peu comme on aurait dit,
05:31le placard électrique de Schneider.
05:33Aujourd'hui, c'est beaucoup plus technologique que ça,
05:35puisqu'on va vers l'IA,
05:37c'est aujourd'hui 20-30% des chiffres d'affaires,
05:39notamment les data centers.
05:40Alors, le problème, c'est que ces titres-là
05:42se situent au milieu de la chaîne de valeur.
05:45On parlait tout à l'heure, effectivement,
05:47de la hausse du prix du cuivre,
05:49l'électrification, IA, etc.,
05:51qui est plus générale.
05:52Et puis, à l'autre bout de la chaîne,
05:53on a les semi-conducteurs.
05:55Mais entre les deux,
05:56on a ces industriels
05:58qui vont vers une valorisation
06:00de plus en plus élevée,
06:01parce que de plus en plus de contenus,
06:03mais qui, effectivement,
06:04quand on commence à se poser des questions
06:06sur les investissements,
06:07notamment aux Etats-Unis,
06:08c'est le cas avec Oracle,
06:10avec Broadcom,
06:11voilà,
06:12ils se retrouvent au milieu du guet.
06:14Ils sont assez valorisés
06:15pour les perspectives.
06:17Du coup, à ce moment-là,
06:18effectivement,
06:18ils peuvent être pris
06:19dans les paniers de short, etc.
06:20Alors, voilà,
06:21je comptais le nombre de valeurs
06:22qu'il y a dans le portefeuille.
06:232, 3, 4, 5,
06:24il y en a une vingtaine,
06:25c'est ça ?
06:25Il y en a 20 aujourd'hui.
06:26Il y en a une qui est à la porte,
06:28qui est en attente,
06:29c'est Essilor Luxutica.
06:31La question, c'est
06:31est-ce qu'on le fait rentrer ou pas ?
06:33Quel est le sujet, en fait,
06:33autour d'Essilor ?
06:34C'est un peu un débat, en fait.
06:36C'est trop tard ?
06:37C'est toujours un peu
06:38le même sujet sur Essilor,
06:39le sujet d'actualité,
06:40c'est un sujet de valorisation.
06:43Est-ce qu'on considère
06:44qu'on est toujours
06:44avec l'ancienne Essilor,
06:45entre guillemets,
06:46Essilor Luxutica,
06:47ou est-ce qu'on passe
06:48à quelque chose de différent ?
06:50C'est le sujet
06:51des lunettes connectées.
06:52Là, je suis vers
06:52une valeur plus technologique.
06:54Je peux payer plus cher, en fait,
06:56parce qu'il y a une visibilité
06:57sur l'intégration verticale
06:58à venir,
06:59et donc sur ce produit
07:00de lunettes connectées
07:01qui, évidemment,
07:03sera vendu beaucoup plus cher,
07:06sur lesquelles les marges
07:07seront plus élevées.
07:08Il y a eu un sujet,
07:09en fait, le titre,
07:10pourquoi on voulait le rentrer ?
07:11Parce que le titre
07:11a fortement chuté
07:12depuis que Google
07:14a indiqué
07:15qu'ils relançaient
07:16leur projet de lunettes connectées.
07:17On l'avait vu en 2013,
07:19ça avait échoué.
07:22Et puis là,
07:22en fait,
07:23il y a deux semaines,
07:24a dit qu'effectivement,
07:25Google a dit
07:25qu'ils relançaient ce projet.
07:27Le titre Essilor Luxutica
07:28a baissé sur cette news.
07:31Nous, on considère
07:31que c'est plutôt
07:32une opportunité,
07:33parce qu'il y a quand même
07:34un delta
07:34entre des lunettes connectées
07:36Google,
07:37même si on est sur
07:38un nouveau modèle,
07:39et un produit
07:40fait par Essilor Luxutica
07:41avec Meta derrière.
07:43272 euros aujourd'hui
07:44Essilor Luxutica.
07:45Oui, Antoine ?
07:45Sans compter
07:46qu'il y a eu énormément
07:47de projets chinois
07:48autour des smart glasses,
07:50du côté même
07:52de constructeurs
07:52automobiles chinois
07:53qui en font une espèce
07:54d'instrument d'aide
07:55à la conduite.
07:56C'est assez sophistiqué
07:58et assez intéressant,
07:59mais a priori,
08:00là, le titre
08:02Essilor Luxutica
08:03a très très peu réagi
08:04parce qu'ils ont pris
08:05une certaine avance.
08:06En plus, il y a
08:07effectivement l'optique luxe.
08:10On rappelle
08:10qu'Essilor Luxutica
08:11a renouvelé sa licence
08:13avec Burberry,
08:13ce qui lui permet
08:14de proposer
08:15une multitude de marques
08:16pour ces smart glasses
08:18et donc,
08:19ils sont encore
08:20relativement à l'abri
08:20de tout ça.
08:21Mais il y a une demande
08:22de clarification
08:23apparemment encore
08:23pour vous de l'offre,
08:24de ce que sera l'offre
08:26dans un an,
08:27deux ans,
08:27trois ans.
08:28Le sujet,
08:29c'était un sujet
08:29de valorisation
08:30essentiellement,
08:31en fait,
08:32pour Essilor Luxutica.
08:32On considère qu'aujourd'hui,
08:34le titre a décompressé
08:35des multiples,
08:36donc c'est plutôt
08:36un point d'entrée.
08:37C'est plutôt un point d'entrée,
08:38voilà,
08:39pour Essilor Luxutica.
08:40Donc, en attente,
08:40peut-être d'intégrer
08:41le portefeuille responsable
08:42de BFM Business.
08:43Merci beaucoup Guillaume,
08:44merci de passer nous voir aujourd'hui.
08:46Guillaume Chalouin,
08:47directeur des gestions actions
08:48de Delubac,
08:49Asset Management.
08:50A très vite sur BFM Business.
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