00:00Générique
00:06Smartile is est la bonne idée du jour, elle est signée Frédéric Lebold, bonjour.
00:10Bonjour.
00:11Bienvenue, vous êtes le fondateur d'Ekatech, vous avez remporté la médaille d'or du concours l'épine 2022 avec votre boîtier connecté G-Au-Coeur, de quoi s'agit-il ?
00:21Alors en fait, G-Au-Coeur, c'est un panneau connecté qui s'installe au-dessus du défibrillateur et qui va être relié au service de secours.
00:26Ça va permettre en fait, quand un arrêt cardiaque a lieu à proximité, 100, 200, 300 mètres, le boîtier va se mettre en route avec un signal sonore et lumineux,
00:33des LED, une voix qui va dire arrêt cardiaque à proximité, on a besoin du défibrillateur, flashez le QR code pour connaître l'adresse et il suffit en fait d'une personne
00:41qui va s'approcher, qui va flasher le QR code qui est en façade pour savoir où est l'arrêt cardiaque, prendre le défibrillateur et l'emmener.
00:48Mais alors attendez, je ne comprends pas déjà le point, comment votre boîtier détecte un arrêt cardiaque à 200 mètres, c'est ça que je ne comprends pas.
00:57C'est là tout l'intérêt d'être connecté avec les services de secours. Donc en fait, c'est vraiment, ça part des pompiers qui vont envoyer, dès qu'ils envoient une ambulance pour arrêt cardiaque,
01:04ils vont nous envoyer l'alerte pour nous dire, il y a un arrêt cardiaque à telle adresse et nous, on va déclencher les panneaux les plus proches.
01:08D'accord, donc pendant que les pompiers sont en train de faire route vers l'endroit où il y a un arrêt cardiaque, vous, vous déclenchez l'alerte et ça peut permettre d'utiliser
01:17ou d'actionner le défibrillateur. 50 000 arrêts cardiaques par an en France, taux de survie 7%. On a trouvé ces chiffres en préparant l'émission.
01:27Ça veut dire quoi ? La rapidité d'intervention, c'est un critère majeur ?
01:30Ça fait partie effectivement des critères majeurs. On se rend compte que si la personne a un massage cardiaque rapide et la pose d'un défibrillateur, les chances sont largement augmentées.
01:40Malheureusement, le défibrillateur est trop peu utilisé. Il faut savoir que moins de 10% des arrêts cardiaques bénéficient d'un défibrillateur avant l'arrivée des secours.
01:49Ce qui est vraiment très peu quand on sait qu'il y a 500 000 défibrillateurs en France. On se dit que chaque arrêt cardiaque bénéficie quasiment d'un défibrillateur.
01:55Mais il faut comprendre que 80% des arrêts cardiaques ont lieu à domicile. Et à domicile, vous avez un ou deux témoins. Ils sont dans un stress dépassé et ils ne peuvent pas aller à la mairie,
02:03dans un gymnase, chercher le défibrillateur. Ils doivent faire du massage cardiaque. Et c'est là tout l'intérêt de J-Au-Coeur. C'est de créer cet élan citoyen autour du défibrillateur pour venir en renfort de la personne en arrêt cardiaque.
02:13Très bonne idée. Il y a une trouvaille, une innovation technologique qui permet de lancer J-Au-Coeur ?
02:19C'est une innovation de rupture puisqu'on n'a pas réinventé la roue. Au final, on est un boîtier connecté à un service de secours avec de la LED, des haut-parleurs, etc.
02:27Par contre, cette innovation de rupture a un brevet qui a été validé et qui a pu se développer depuis 2022 et surtout depuis juillet 2023 où on a nos boîtiers qui sont pleinement opérationnels.
02:39Il y a 500 000 défibrillateurs qui sont installés un peu partout en France. Ils sont, un, sous-utilisés, deux, peut-être un peu défectueux aussi parce qu'il y a nos confrères de France Info qui ont mis la main sur une étude qui dit qu'ils ne marchent pas tous très bien.
02:55Effectivement, ça fait partie des sujets. C'est un sujet global du défibrillateur. Le défibrillateur, on en parle très peu.
03:01Depuis 2007, il est utilisable par le grand public et quasiment un Français sur deux ne sait pas qui peut s'en servir, ne sait pas comment ça marche.
03:09D'achat, c'est un premier problème. Finalement, les collectivités et les entreprises installent un défibrillateur pour des raisons réglementaires.
03:15Il faut mettre le défibrillateur, on va l'installer et on va oublier qu'il faut faire une maintenance. C'est un peu ce qui a été mis en avant la semaine dernière.
03:23C'est vraiment de se dire que le défibrillateur, ce n'est pas juste un objet qu'on pose. C'est un dispositif médical qui nécessite une maintenance et qui nécessite de former aussi le personnel du bâtiment, etc.
03:31Un tiers de ces 500 000 défibrillateurs installés dans les lieux publics qui ne fonctionnent pas dans le pays. Combien de géocœurs installés ?
03:40Vous en avez tout du développement du produit que vous avez lancé et qui vous a valu la médaille d'or du concours l'Épine ?
03:47On en a actuellement 250 qui sont installés, essentiellement dans la région Grand Est, mais on commence à en avoir sur Paris, en Haute-Savoie, en Seine-et-Marne notamment.
03:55On a déjà des résultats puisqu'on a déjà plus de 30 interventions qui ont été réalisées. On a des cas où on arrive 5 ou 10 minutes avant l'arrivée des secours.
04:02C'est énorme dans la prise en charge de l'arrêt cardiaque. On a vraiment validé. Maintenant, on a passé l'épreuve de concept.
04:10Maintenant, on n'a plus qu'à déployer. On va en déployer sur Paris à l'occasion des Jeux Olympiques juste avant. On essaie presque demain.
04:17Il y a trois zones où on a une trentaine de sites qui vont être implantés pour essayer de couvrir cette augmentation de population.
04:27Mais au-delà de l'aspect Jeux Olympiques, dans Paris, quel que soit l'endroit où on va mettre un dispositif, on sait qu'il y aura un déclenchement dans l'année
04:33parce qu'il y a des arrêts cardiaques tous les jours. Comme vous l'avez dit, il y a 50 000 décès par an en France.
04:37Il faut le redire aux gens qui nous regardent. Quand on prend le défibrillateur, il y a un tuto. Il y a une marche à suivre.
04:44Même si on n'a pas fait un stage pour les gestes qui sauvent, on va pouvoir aider.
04:48Exactement. Le défibrillateur a de gros avantages. C'est que n'importe qui qui l'ouvre, même s'il ne sait pas s'en servir, on va lui expliquer.
04:54Il y a des dessins sur les électrodes. C'est aussi un message qu'on essaie de faire passer.
04:58C'est que n'importe qui peut sauver une vie en utilisant un défibrillateur, en faisant du massage cardiaque.
05:02C'est souvent la peur de mal faire où les gens ne vont rien faire alors que c'est rien faire qui tue la personne.
05:08Merci beaucoup Frédéric Lebold et bon vent à vos boîtiers.
05:11J'ai au cœur.
05:12Voilà, fin de ce numéro de Smart Impact.
05:14Un merci très rapide à Cyrielle Chazal, à la production et programmation assistée d'Anna El Seyban,
05:19Angèle Jean Girard, le réalisateur et Thibaut Goury-Lafond au son.
05:23Salut !
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