00:00Bonjour à toutes et à tous, on est ravis d'être là ce matin avec Mathieu parce qu'on
00:10vient finalement vous présenter le fruit d'une collaboration assez longue, puisque
00:15en gros ça fait deux ans, alors je vous rassure tout de suite, l'étude qu'on va vous présenter
00:17est beaucoup plus récente, mais en tout cas l'idée de mener cette étude a été initiée
00:22il y a un certain temps.
00:24Alors, dans un premier temps, je voudrais remettre les choses dans leur contexte quand
00:27même, parce que finalement la simple présence de Captify ce matin est assez symptomatique
00:33de l'évolution de l'écran et de sa digitalisation, parce que je pense qu'il y a dix ans, on n'aurait
00:39pas forcément parié qu'un acteur comme Captify puisse être invité dans un débat
00:43autour de la télévision.
00:44Alors, la raison pour laquelle nous sommes là et la raison pour laquelle on a commencé
00:48à collaborer avec Mathieu, elle est très simple, je vais quand même présenter rapidement
00:52Captify, même si je ne vais pas le pitcher, parce que je ne suis pas aussi connu que TF1
00:56et France Télé, donc je voudrais quand même que tout le monde sache de quoi on parle.
00:58Chez Captify, on collecte des données de recherche qui sont issues des moteurs de recherche
01:03des sites éditeurs, et à travers ces données de recherche, on va créer des solutions de
01:07ciblage qu'on met à disposition des annonceurs.
01:09Et ce qui s'est passé, c'est qu'il y a quinze ans, quand on a été créé, nous
01:14on a fait nos lettres de noblesse dans le display, et puis ensuite on s'est positionné
01:17sur la vidéo, il y a à peu près quatre ou cinq ans, avec une accélération assez
01:21conséquente, et la digitalisation de l'écran télé nous a permis une chose, tout simplement
01:25d'implémenter nos audiences dans les environnements TV digitaux.
01:30Et en fait, c'est une évolution majeure, parce que j'ai un petit peu travaillé en
01:33télé avant, et c'est vrai que le fait de pouvoir aller voir un annonceur aujourd'hui
01:37et de lui dire qu'on peut lui proposer des solutions de ciblage qui sont basées directement
01:40sur le comportement ou l'intention, c'est quand même une évolution majeure, et c'est
01:44surtout une proposition véritablement différenciante par rapport à tout ce qu'ils ont pu connaître
01:48avant.
01:49Alors quand on a décidé de se positionner sur ce marché chez Captify, on a commencé
01:55à discuter un petit peu avec Mathieu, on s'est rendu compte que globalement, dans
01:58notre positionnement, on manquait quand même pas mal de chiffres.
02:01C'est vrai qu'il y avait beaucoup d'études qui étaient menées, mais souvent par des
02:04éditeurs.
02:05Et nous, en fait, on s'est interrogé sur l'usage de l'écran dans sa globalité, c'est-à-dire
02:10que là, aujourd'hui, on ne va pas venir vous fournir des chiffres qui vont alimenter
02:13les débats entre les différents grands acteurs et les différents géants de l'industrie,
02:17mais plutôt, en fait, moi, en tant que Français Languedat, c'est quoi mon usage aujourd'hui
02:22de la télévision collectée ?
02:24Pour ça, je vais laisser la parole à Mathieu, parce que c'est vraiment avec GroupM qu'on
02:27a mené cette étude et c'était lui qui l'a lidée, donc je vais laisser introduire un
02:31peu le propos et puis remettre le contexte un petit peu autour de cette étude.
02:35Merci Pierre.
02:36Bonjour à tous.
02:37Moi, je suis Mathieu Deveau et je travaille notamment sur des sujets d'Advanced TV au
02:43sein de GroupM.
02:44Et donc, comme le disait Pierre, effectivement, la télé poursuit sa mue avec un équipement
02:50qui est toujours un peu plus connecté, une offre qui s'étoffe tous les jours, une distribution
02:56aussi qui a essayé de bouleverser ces derniers mois et années.
03:00Et donc, l'idée, alors c'était bien évidemment, on n'a pas la prétention de substituer la
03:07médiamétrie dans cette étude, mais pour autant, on avait besoin d'avoir posé des
03:14jalons quelque part et d'avoir des ordres de grandeur à la fois de consommation, donc
03:19quels étaient les usages et à la fois quels étaient les profils derrière ces individus-là.
03:26Donc, on a mené une étude terrain sur un panel de 1500 personnes, donc cette étude
03:32elle date de fin janvier, donc à un moment un petit tournant quand même aussi pour les
03:37acteurs de la bivode notamment, avec les deux acteurs majeurs qui ont un peu révolutionné
03:44leur plateforme en début d'année.
03:46Et donc, c'était un questionnaire d'une douzaine de minutes pour vraiment comprendre
03:53à la fois l'équipement, l'usage et quels étaient les profils qu'il y avait derrière.
03:57Donc, le premier élément qu'on voulait partager, c'est l'équipement, donc l'équipement
04:06et quand on parle de la télévision, effectivement, historiquement, on n'était plus sur un médium,
04:10désormais on est plutôt sur un device et un device connecté.
04:14Alors, Philippe évoquait tout à l'heure, je crois, la définition de la télévision
04:21connectée qui n'était pas forcément très homogène sur le marché, donc je me permets
04:26peut-être de faire un petit point sur la façon dont nous on la considérait, donc
04:31c'est le fait d'avoir une télévision qui est connectée quel que soit le mode de connexion,
04:36que ce soit direct ou indirect, donc via une smart TV, via une box opérateur, via un streaming
04:40device ou une console par exemple et c'est vrai qu'un petit rappel qui est important
04:46quand même, parce qu'on parle beaucoup de CTV depuis quelques, je dirais, 2-3 ans, c'est
04:55vrai que le marché français est quand même assez singulier puisqu'il y a maintenant
05:01près de 15 ans, il me semble, 2009, où on a la possibilité de consommer du contenu
05:07à la demande sur notre écran de télé, notamment via les abonnements qu'on pouvait
05:12avoir via Notelco, donc en France, ce n'est pas non plus très nouveau en tant que tel,
05:17en revanche il y a eu une accélération évidemment très importante, mais on avait déjà un
05:21taux de pénétration de télévision qui était connecté, qui était assez important, et
05:25donc malgré tout, une marge de progression pour atteindre un niveau de 80% des télés
05:32qui sont connectées quel que soit le mode de connexion, ce qui est une évolution de
05:365 ans en 1 an, donc c'est quand même une évolution assez importante, et donc la télévision
05:41connectée en devient le deuxième device connecté du foyer. Maintenant la question
05:48qu'on peut se poser c'est, quels sont les usages sur cette télé connectée ? Je vais
05:54vous laisser, et je vais laisser Pierre. Effectivement, qu'est-ce que les gens font
05:57de cette connexion ? Alors déjà c'est vrai que sur l'aspect connexion, sur 1 an, puisque
06:01nous on avait mené cette étude, donc du coup 1 an auparavant on a décidé de la mettre
06:04à jour pour voir justement, il y a eu une telle dynamique du marché et notamment du
06:07marché publicitaire, on voulait savoir si justement elle était véritablement suivie
06:12de chiffres en termes d'usages de la part de la population. Donc on voit que c'est le
06:15cas, donc comme le montrait Mathieu juste avant, la télé est devenue le deuxième device
06:19connecté du foyer, même devant le laptop, c'est quand même une véritable révolution.
06:23Maintenant, qu'est-ce qu'ils font de cette connexion ? Mais finalement 73%, donc on voit
06:27qu'il y a quand même une différence finalement très fine entre le niveau d'équipement et
06:33l'usage de la connexion, sachant qu'en plus l'usage de cette connexion a grandi de 9
06:39points en seulement 1 an, ce qui est quand même énorme. Et alors un chiffre qui a véritablement
06:44attiré notre attention avec Mathieu, c'est le deuxième chiffre, 53% des gens interrogés
06:50ont eu des usages digitaux hors vidéo. Et bien là finalement ça résume un petit peu
06:56le titre de cette partie-là, du media ou device, c'est-à-dire qu'aujourd'hui c'est clair
07:01qu'on n'utilise plus du tout sa télévision de la même façon, c'est plus uniquement pour
07:05aller regarder de la télévision. Et ce qui est intéressant là-dedans, c'est que quelque part
07:09ça offre énormément d'opportunités, notamment au marché publicitaire, parce qu'on parlait d'une
07:12durée d'écoute qui n'avait pas forcément énormément évoluée, en tout cas qui n'avait
07:16pas baissé avec l'apparition des plateformes, mais là on pourrait imaginer une durée de présence
07:22derrière son écran largement augmentée dans les années qui viennent, puisqu'on va faire
07:27bien autre chose que de regarder du contenu vidéo, pourquoi pas aller sur des portails de gaming,
07:31pourquoi pas consommer tout simplement, peut-être que les sites de e-commerce aussi ont un coup à
07:38jouer là-dessus. Et la dernière donnée qu'on voulait mettre en avant ce matin, c'est 26% ont
07:43téléchargé une application sur leur TV, donc en fait finalement la dimension interactive de l'écran
07:48est véritablement en train de se développer. On sait qu'il y a eu une guerre véritablement des
07:52télécommandes qui ont été menées par les plus gros acteurs pour être présents sur les
07:55télécommandes, quand on voit ce chiffre qui a en plus évolué de 5 points en un an, on se demande si
07:59la prochaine guerre ça va peut-être pas être plus celle du téléchargement pour s'assurer une bonne
08:03place justement directement sur la home page de l'écran. Alors évidemment le moteur de tout ça,
08:11ça reste l'élargissement de l'offre, c'est ça qui a véritablement porté les nouveaux usages.
08:17Donc aujourd'hui comment se répartit l'usage ? Déjà il y a les historiques, donc les acteurs historiques
08:22il faut quand même leur rendre une chose, c'est que c'est eux qui ont véritablement créé d'une
08:27certaine manière ce modèle. Pourquoi ? Parce qu'il y a une quinzaine d'années ils ont commencé à
08:31proposer du stream pour consulter du replay ou de la fameuse catch-up TV. Donc c'est
08:37véritablement eux qui ont inventé le concept et on voit qu'ils ont toujours une part très
08:40importante sur le marché puisque si on réunit la consommation applicative et l'IPTV, ça fait 55%.
08:46Ensuite il y a les grosses plateformes qui ont démocratisé l'usage, c'est vrai qu'aujourd'hui
08:53si on a ces chiffres là c'est quand même grâce à eux, c'est véritablement eux qui ont imposé ce
08:57modèle sur la télévision et eux pour le coup ils remportent pour le moment 50% des usages.
09:03Alors ce qui est intéressant également c'est les plateformes qui sont issues du digital,
09:08bon je pense que la croissance est portée par l'une d'entre elles, je vous laisse deviner laquelle,
09:12qui sont arrivées aujourd'hui à 40% en termes d'utilisation mais surtout une croissance de 12
09:18points en un an. Donc en fait les acteurs anciennement digitaux deviennent véritablement
09:24des acteurs TV et puis on voit que de toute façon ils ont cette ambition puisqu'ils sont
09:28notamment en train d'allonger énormément la durée des contenus qu'ils proposent, donc leur idée c'est
09:34clairement de devenir des acteurs télé. Et puis ensuite on a tous les challengers et nous on trouve
09:39ça assez intéressant avec Mathieu parce qu'on a vraiment l'impression que c'est là qu'il y a un
09:42potentiel monstrueux. En gros tous ces challengers c'est tous les univers applicatifs qui vont être
09:46proposés à travers les plateformes des constructeurs comme Samsung ou LG et donc là finalement il y a
09:53tout un tas d'implications qui vont potentiellement apparaître et qui vont proposer des contenus qui
09:58soient vidéos ou pas d'ailleurs parce qu'on peut encore une fois imaginer qu'il va y avoir énormément
10:02de choses qui puissent être proposées à travers le e-commerce, le gaming ou d'autres typologies de
10:07solutions qui vont encore une fois venir porter la durée de consommation du device encore plus loin.
10:17Et donc si on agrège effectivement l'ensemble de ces agrégats BVOD, SVOD, AVOD et donc les
10:29plateformes, vous l'aurez vu sur certains acronymes qui arrivent tous les jours,
10:36donc on est sur un taux de reach de 73% si on considère vraiment l'ensemble de la consommation
10:41vidéo à la demande sur l'écran de télé. Si on se concentre sur l'environnement qui nous intéresse
10:48le plus, bien entendu c'est l'environnement pubable et donc les inventaires pubables,
10:52on est sur un reach qui reste massif puisque supérieur à 70% de potentiel et donc c'est
11:00clairement un terrain de jeu dont on ne peut plus se passer quand on est dans une démarche
11:05d'activation globale vidéo. Alors ça offre des nouvelles opportunités effectivement pour les
11:14marques avec ce potentiel de reach, par ailleurs le profil des consommateurs de contenu à la
11:23demande sur la CTV, il est globalement assez complémentaire à la télé linéaire, donc ici on
11:31voit que malgré le fait que sur la BVOD et l'AVOD on est sur une légère surindexation des gros
11:39consommateurs télé, on a quand même la possibilité d'aller adresser les moyens et les petits
11:45consommateurs télé sur ces plateformes puisque en valeur absolue ça reste très important et par
11:50ailleurs comme l'évoquait tout à l'heure Nathalie, avec les possibilités de ciblage qu'on a de pouvoir
11:55aller adresser du peu ou pas exposé à ta propre campagne en télé linéaire, et bien là on se rend
12:01compte qu'il y a du reach pour aller les adresser. Pour les acteurs comme l'AVOD et les plateformes,
12:09donc comme l'évoquait Pierre tout à l'heure, qui est l'environnement qui est en plus forte croissance
12:14avec plus de 12 points en un an, donc porté notamment par Youtube, bon là on est sur des
12:20profils qui vont être un peu plus petits consommateurs télé et donc qui vont vraiment
12:25pouvoir apporter de la complémentarité à un plan télé linéaire national. Donc ça fait
12:33partie des nouveaux terrains de jeu où on voit qu'à la fois sur le reach et sur la
12:39qualification de l'audience on peut avoir de la convergence sur l'ensemble de ces univers.
12:44Les opportunités, donc elles se situent évidemment sur le fait que c'est désormais des inventaires
12:52comme on l'a vu qui sont quantitativement importants, en tout cas avec des gros potentiels de reach,
12:58ça permet également de nouvelles opportunités notamment créatives et de personnalisation du
13:05message. Donc là on est allé plutôt sur une dimension qualitative de l'appréciation des
13:10consommateurs de contenu vidéo sur la CTV et ce qu'on observe c'est qu'il y a un peu moins de 50%
13:16qui à la fois sont en phase avec le contrat de visionnage de se dire moi je veux consulter du
13:21contenu gratuit, je suis prêt à être exposé à la publicité pour avoir du contenu gratuit ou
13:27moins cher et par ailleurs je porte un intérêt au fait que le message soit plutôt ciblé et
13:36corresponde plus à mes intérêts plutôt qu'un message qui ne serait pas ciblé. Donc là dessus
13:42les télénotes sont plutôt ouverts sur cette possibilité là et ils vont même un petit peu
13:51plus loin puisque 27% d'entre eux déclarent avoir déjà flashé un QR code, donc 25% de ces
13:59utilisateurs de CTV ont déjà flashé un QR code sur leur écran de télé donc clairement ils sont
14:04dans une démarche de beaucoup plus d'engagement et ça va ouvrir en termes de créativité beaucoup
14:10plus d'opportunités sur l'écran de télé pour pouvoir adresser et engager les audiences des
14:19marques. Donc voilà pour résumer cette étude c'est un, le reach il est massif donc clairement
14:28c'est un reach à faire valoir qui est important, qui est complémentaire à d'autres usages de
14:36consommation vidéo notamment de télé linéaire et par ailleurs ça permet aussi, ça va permettre
14:43aussi d'être un peu plus, de développer des formats un peu plus interactifs et de créer plus
14:48d'engagement avec les audiences. Voilà merci pour votre attention. Merci beaucoup, merci beaucoup messieurs.
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