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  • il y a 4 semaines
Avec Avec Dr Jean-Christophe Charrié. Expert en endobiogénie

Retrouvez La Santé Demain avec Gil Goncalves. En partenariat avec cem-vivant.com
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##LA_SANTE_DEMAIN-2026-08-23##

Catégorie

đź—ž
News
Transcription
00:01Sud Radio, la santé de main, Gilles Goncalves.
00:05Bonjour et bienvenue sur Sud Radio dans l'émission La Santé de Main,
00:08une émission qui donne la parole aux acteurs de la santé, de la médecine en général
00:12et de la santé au naturel en particulier.
00:14Aujourd'hui nous allons parler d'endobiogénie, médecine métabolique.
00:18Pour cette visite guidée, j'ai le plaisir d'accueillir le docteur Jean-Christophe Charrier.
00:22Bonjour Jean-Christophe.
00:23Bonjour aux auditeurs, bonjour Gilles.
00:25Vous êtes médecin généraliste, expert en phytothérapie clinique et en endobiogénie.
00:29Vous êtes président de l'institut d'endobiogénie, médecine préventive et intégrative.
00:34Vous êtes également directeur du pôle médecine intégrative de la clinique Reference Clinic à Genève.
00:41Première question, tout le monde se pose la question de savoir qu'est l'endobiogénie.
00:46Un mot bien obscur.
00:48Oui, tout est dans le mot.
00:50Endo pour l'intérieur, bio pour la vie et le génie pour l'organisation.
00:56Le génie de l'organisation de la vie ?
00:57Comme le génie civil.
00:58Ah, pour le point, exactement.
01:02Et l'endobiogénie, c'est une approche qui essaye de comprendre les mécanismes d'autoréparation, d'autorégulation de l'organisme.
01:13Rien que ça.
01:13Rien que ça.
01:14C'est énorme, hein ?
01:15C'est la vie, en fait.
01:17Parce que le vivant, c'est quoi ? C'est un état d'équilibre en permanence.
01:21Et dès qu'il y a un coup de vent, on peut tomber de son fil, comme le funambule.
01:25Pour ça, pour y répondre, on a besoin d'outils qui sont regroupés dans ce qu'on appelle l'adaptation.
01:31Et si on n'est pas adaptable, on meurt.
01:36Alors, il y a des positions intermédiaires qui est l'adaptabilité, qui nous permet de récupérer notre équilibre, mais pas
01:41forcément revenir sur notre place optimum.
01:43Et c'est d'adaptabilité en adaptabilité qu'on part vers des voies de dysfonctionnalité qui ne représentent que le
01:51meilleur équilibre qu'on a trouvé pour vivre jusqu'à l'instant présent.
01:54De cet instant oĂą je suis devant ce micro Ă  vous parler, mĂŞme si je dois m'effondrer dans cinq
01:59minutes.
02:00Donc, mon travail à moi, enfin le travail des médecins conformes à l'endobiogénie, c'est de décrypter dans quel
02:06état d'équilibre se trouvent nos patients.
02:08Il n'y a pas de déséquilibre, il n'y a qu'un équilibre dysfonctionnel.
02:12Et de ramener cet équilibre vers une plus grande solidité pour qu'il puisse, notre patient, avancer tranquillement sur le
02:20chemin de la vie.
02:21Oui, de la construction de cette émission, parce que beaucoup de personnes souhaitent savoir comment les pathologies commencent.
02:27Parce que c'est une chose de l'échelle médecin et d'avoir un diagnostic et un traitement.
02:30C'est autre chose de savoir pourquoi c'est possible, comment une maladie s'est installée.
02:35Donc, le but de la santé demain, c'est d'avoir des spécialistes, des experts comme vous et d'autres,
02:40bien entendu,
02:40qui viennent expliquer qu'il y a des gros mécanismes.
02:44Les pathologies n'apparaissent pas comme ça.
02:46Et évidemment, une partie de cette émission est aussi consacrée aux solutions.
02:50Mais pour bien comprendre le monde des solutions, il faut quand même comprendre le monde des mécanismes qui emmènent les
02:55pathologies.
02:57Exactement.
02:58Donc, vous nous avez parlé d'adaptation.
03:00Ça veut dire que globalement, je commence à tomber malade.
03:05Mon système immunitaire se met en route.
03:08Il recrée une nouvelle adaptation qui me remet en santé.
03:12C'est même plus compliqué que ça.
03:14D'abord, pourquoi je sors de mon état de santé ?
03:17Pourquoi je rentre dans mon état de maladie ?
03:20On peut parler très longtemps là-dessus.
03:22Allons-y.
03:23Et d'ailleurs, ça remet en cause notre société.
03:25Parce qu'on a l'assurance maladie, mais on devrait avoir une assurance santé, à mon avis.
03:29Ça serait bien plus judicieux.
03:31Il y a beaucoup de facteurs coercitifs dans notre société qui font qu'on est malade.
03:35VoilĂ .
03:35On pourrait les citer pendant trois ou quatre heures.
03:38Donc, la maladie, elle apparaît lorsque l'état d'apparente bonne santé manifeste des désagréments.
03:48C'est toujours multifactoriel et je peux ĂŞtre plus ou moins sensible par rapport Ă  un agresseur.
03:55Beaucoup de personnes peuvent faire un mauvais repas et s'en sortir très très bien.
04:01Et il y aura une personne qui fera le mĂŞme mauvais repas et qui va terminer Ă  l'hĂ´pital ce
04:05jour-lĂ .
04:06Parce que ça aurait été la goutte d'eau qui aura fait déborder le vase.
04:09Le problème, ce n'est pas de traiter la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
04:11Le problème, c'est d'éviter de remplir le vase.
04:13Donc, c'est ça.
04:15On parle d'adaptation dans le sens où il y a un facteur pathogène que vous exprimez, qui est un
04:23mauvais repas,
04:24qui va créer en fait une force de contre dont la personne devra en fait finaliser une sorte d'adaptation
04:33pour retrouver la santé.
04:34Tout Ă  fait.
04:35J'essaie de décrypter.
04:36C'est le gros problème qu'il y a eu entre Pasteur et Claude Bernard.
04:41Ah, c'est le duel du siècle.
04:43Oui, Pasteur étant l'élève de Claude Bernard, il ne faut pas l'oublier.
04:47Et Pasteur n'étant pas médecin, étant physicien cristallographe.
04:51Claude Bernard est médecin physiologiste.
04:54Il a compris ces notions d'équilibre.
04:57Et pour lui, le terrain est tout et le germe n'est rien.
05:01Alors que Pasteur ne s'est intéressé que sur la goutte d'eau qui fait déborder le vase,
05:04Ă  savoir le germe qui nous fait basculer dans une maladie.
05:06Mais quand on voit les épidémies, toutes les personnes ne tombent pas malades.
05:11du germe qui circule et qui fait malgré tout une grosse difficulté au sein de la population.
05:16Mais sûr, est-ce qu'on peut dire que la construction de chaque individu, en fait,
05:19a une réponse plus ou moins forte et que certains ont certaines fragilités, je dirais,
05:24qui fait que le germe a raison de leur santé ?
05:27Tout à fait. Et c'est parce qu'on est dans un mauvais état d'équilibre
05:31que le germe va nous faire basculer, voire nous emmener vers la mort.
05:34Donc l'endobiogénie, elle propose de rétablir ce terrain fondamental et constitutif de chaque individu.
05:40Alors d'abord, surtout d'essayer de le comprendre, parce que c'est extrĂŞmement complexe.
05:43Il faut essayer de le comprendre et essayer d'apporter de façon la plus simple possible
05:51des outils à l'organisme pour que lui-même se mette dans un état d'équilibre réparateur.
05:57Comment vous vous faites pour le comprendre ?
06:00Eh bien, déjà, on fait médecine.
06:03Et puis, une fois qu'on a fini notre médecine, on poursuit la médecine sur cette approche-là.
06:08C'est-Ă -dire qu'on va changer la lorignette de sens et on va casser nos paradigmes.
06:13Et sur la base de tout ce qu'on a appris, on va réanalyser la compréhension du vivant
06:17en fonction de la physiologie et de la finalité de ce que met en place l'organisme.
06:21Oui, mais je crois lire à travers vos propos que lorsque vous dites « on fait médecine »,
06:25ça veut dire que la médecine n'emmène pas tout ?
06:28Je pense qu'on n'a pas assez d'une vie pour comprendre toute la médecine.
06:32Le vivant est extrĂŞmement complexe.
06:35On a eu besoin d'être analytique pour comprendre des phénomènes.
06:38Mais pour citer Bernard Giraudot, on a fait un homme éclaté, un homme explosé,
06:44en mettant des spécialités, des hyper spécialités dans les spécialités.
06:48Mais on a oublié, ou du moins on est dans une étape aujourd'hui,
06:52où on a la capacité de pouvoir réintégrer tout ce savoir dans une unité,
06:56dans l'intégration de la compréhension du vivant.
06:59Donc ça nous ramène sur la médecine intégrative.
07:02Tout Ă  fait.
07:02Vous dites intégrative.
07:04Et intégrée et centrée sur le patient.
07:07Qu'est-ce que c'est pour vous la médecine intégrative ?
07:09Parce qu'il y a beaucoup de définitions.
07:10Oui, il y a beaucoup de définitions.
07:11D'abord, c'est être centré sur la fonctionnalité du patient en tant qu'une unité fonctionnelle,
07:17et non pas sur la statistique, et mettre en place, en fonction de chaque individu,
07:23un projet thérapeutique qui prend en compte ses fonctionnalités, ses dysfonctionnalités,
07:29ses capacités de réparation, et qui prend en compte ce que son environnement peut lui apporter
07:35dans sa prise en charge.
07:36Oui, en fait, c'est une définition très particulière,
07:38parce que souvent on voit, on lit par médecine intégrative, plutôt faire un circuit médical.
07:43On va chez le médecin, le phytothérapeute, l'ostéopathe, le psychologue,
07:48on fait un circuit, et on pense qu'on est dans le cadre de la médecine intégrative.
07:52En fait, vous ĂŞtes en train de nous parler d'autre chose.
07:54Oui, en fait, on est encore dans les courants entre Pasteur et Claude Bernard.
07:57Ce que vous venez de décrire, c'est une vision intégrative à l'anglo-saxonne.
08:01Qui se contredit, par ailleurs, si je peux me permettre.
08:03Parfois, l'ostéopathe va aller en contre du phytothérapeute, n'a pas le même avis,
08:09les procédures se chevauchent, et finalement, malgré que les patients vont de thérapeute en thérapeute,
08:13soi-disant pour être vus sous plein d'angles différents, qui sera approprié par lui,
08:20au final, c'est contre-productif.
08:22Dans tous les grands orchestres, si vous n'avez pas un chef d'orchestre,
08:25il y a de la dysharmonie qui s'affiche, et ça devient contre-productif.
08:29Et pour nous, le chef d'orchestre, c'est le médecin généraliste,
08:31qui est au centre de la compréhension du patient,
08:35et qui va aller distribuer, par contre, la direction vers tel type de thérapie,
08:41en fonction des besoins du patient, avec un projet,
08:44et l'objectif Ă  atteindre dans ce projet.
08:47Voir si on est capable de l'obtenir ou pas,
08:49s'il y a des blocages, essayer de comprendre ces blocages,
08:52qui viennent du patient, qui viennent du soin qu'il proposait,
08:55qui n'est peut-ĂŞtre pas le meilleur pour ce patient-lĂ ,
08:57et d'avancer ainsi de suite.
08:59Encore, faut-il avoir la vision médicale que le patient est multiple ?
09:03Le patient est multiple et unique en mĂŞme temps.
09:06Mais il est la conjonction d'un esprit et d'un corps,
09:10qui est une seule unité, qu'on ne peut pas dissocier,
09:13et il est la conjonction d'un équilibre entre son système neurovégétatif
09:17et tout son système endocrinien.
09:19Vous venez de citer deux axes.
09:20Je pense que ce sont les deux axes importants d'analyse, j'imagine,
09:23le système nerveux et le système endocrinien.
09:27Et on peut commencer par le système nerveux ?
09:29Le système nerveux qui apparaît à la sixième semaine de vie.
09:32Donc on va commencer par lui, mais ce n'est pas lui le premier.
09:35Mais c'est lui le premier perceptible et réactif.
09:41Le système nerveux est à la base de toute notre réactivité dans le quotidien.
09:46En ce moment, la grande mode, c'est de nous parler du cortisol,
09:48le cortisol du matin, tout ça.
09:49Mais le cortisol n'est que la finalité.
09:52Le cortisol n'est que l'expression finale
09:57d'une information transmise avant tout par le système neurovégétatif.
10:00Évidemment.
10:01Évidemment.
10:02Donc vous voulez dire qu'on peut s'occuper du cortisol autant qu'on veut
10:05si on ne s'occupe pas du système nerveux en amont ?
10:08Si vous n'allez pas avoir celui qui donne l'ordre de déclencher le cortisol,
10:11vous ne ferez pas grand-chose en fait.
10:13Donc le système nerveux végétatif,
10:16c'est-à-dire celui qui gère notre corps,
10:18mĂŞme quand on est dans le coma,
10:19qui nous permet de digérer, de respirer,
10:21qui nous permet d'avoir le sang qui circule.
10:23Et lĂ , tout de suite, par exemple ?
10:25LĂ , tout de suite, par exemple,
10:27on est piloté par ce système nerveux.
10:28Ă€ fond, lĂ , je suis en stress parce que je suis devant un micro,
10:31je ne suis pas dans une situation normale.
10:32Ça se passe bien.
10:34Et puis je vous parle.
10:35Et puis surtout, je ne dis pas de bĂŞtises.
10:37Oui, ça va.
10:37Donc là, je suis un peu branché sur mon alpha sympathique.
10:40J'ai la capacité de vous parler,
10:42donc j'ai mon bĂŞta qui s'exprime bien quand mĂŞme.
10:43Je ne suis pas bloqué, je ne suis pas bègue.
10:46Donc ce système nerveux, lui, il a plusieurs phases, si je comprends bien.
10:49VoilĂ .
10:49Il y a deux grands groupes.
10:51Il y a un premier groupe qui est le système parasympathique,
10:54qui gère le tonus de base de notre organisme.
10:57Celui que l'on voit chez tous ces militaires qui sont au garde-Ă -vous
10:59et qui restent deux heures sous le plein soleil sans bouger.
11:03Si on n'a pas de parasympathique suffisant,
11:04on tombe et on les voit tomber.
11:06Parfois, ça fait des petites images, des bêtisiers.
11:10VoilĂ .
11:10Mais ça, c'est le parasympathique.
11:11C'est le tonus de base.
11:12Et c'est comme la flamme sous une cocotte minute.
11:15L'intensité de la flamme va montrer un peu le tonus du base de cet individu.
11:21Et puis, il y a l'autre versant.
11:22Et l'autre versant, je vous propose de le revoir dans quelques instants, cher docteur Charrier.
11:33Nous parlons d'endobiogénie avec le docteur Jean-Christophe Charrier.
11:37Nous étions en train d'évoquer le système nerveux, les différentes phases.
11:40Et je vous ai coupé en plein développement après la première phase parasympathique
11:45qu'on peut récapituler, s'il vous plaît.
11:48On a mis en place le tonus, on va dire.
11:50L'intensité de la flamme qu'il y a sur votre gazinière.
11:54Et maintenant, on va faire monter la pression dans la cocotte.
11:56Ah bien, donc c'est l'autre versant ça.
11:57Et là, c'est l'autre versant qu'on appelle le système ortho-sympathique.
12:00Et qui ça monte en pression.
12:01VoilĂ , et qu'on appelle gentiment le sympathique.
12:05Qui n'est pas toujours très sympathique.
12:07Pas toujours, parce que c'est des sacrés tours.
12:09Et donc, on a une première partie qui est le système alpha-sympathique.
12:12L'alpha-sympathique, c'est la montée en pression dans la cocotte minute, tout simplement.
12:17Et il faut une certaine pression pour qu'à un moment donné, la soupape se mette à tourner.
12:20Et ce qui va permettre de faire tourner la soupape, c'est le système bêta-sympathique.
12:24Donc, vous connaissez tous les bêta-bloquants qu'ils sont donnés en cardio.
12:28Si vous n'en avez pas, vous avez un grand-père ou une grand-mère qui est sous bêta-bloquant.
12:33VoilĂ , on est dans ce niveau-lĂ .
12:35C'est-à-dire qu'on vient agir sur ce bêta-sympathique qui a été trop fort et qui a
12:38fait monter l'attention chez ces personnes.
12:40Vous aviez une belle image aussi en anobiogénie qui consistait à montrer ce système nerveux à travers la vie du
12:45chat.
12:46La vie du chat, alors lui, c'est un neuro-végétatif pur à fond.
12:50Il dort 14 heures par jour, un chat.
12:51Donc, il est dans la récupération, la digestion.
12:53C'est tout le travail du parasympathique.
12:55Parce que pour avoir du tonus, il faut digérer.
12:57Donc, c'est tout le système de ce qui fait rentrer le monde à l'intérieur de nous,
13:02que ce soit l'oxygène, que ce soit les aliments.
13:04C'est le parasympathique qui va le réguler.
13:05Et le chat, il est beaucoup lĂ -dedans.
13:07Et d'un seul coup, il y a un petit oiseau.
13:09Il y a un petit oiseau, un petit bruit de souris.
13:12Et d'un seul coup, on voit notre chat qui est en train d'ouvrir un oeil et qui se
13:16met en tension.
13:16C'est la montée de l'alpha.
13:18Et on va le voir qu'il va commencer à s'étirer, à sortir de son petit coin de repos
13:24et avancer.
13:26Et se mettre en état de chasse.
13:27Et là, on voit ce chat qui avance tout doucement et qui maîtrise son alpha.
13:31Il est toujours en tension.
13:32Toujours en grande tension.
13:33Il y a les pupilles qui sont dilatées au maximum pour voir au maximum le monde qu'il est autour
13:38de lui.
13:38Et se projeter sur la proie qu'il veut attraper.
13:42Et puis d'un seul coup, il va se figer.
13:44Et on le voit qu'il est en train de trémuler.
13:46Il est un peu plus avec chat.
13:47Tout enduit.
13:47Et d'un seul coup, il a sauté sur la souris.
13:49C'est le bĂŞta sympathique.
13:51Soit il a raté la souris et il retourne se coucher parce qu'il a dépensé beaucoup d'énergie.
13:55Soit il a chopé la souris.
13:57Et là, il déclenche à fond tout son système de prédation.
14:02Alors en fait, l'illustration du chat est extrêmement intéressante puisqu'il y a la phase de repos, la phase
14:06de mise en tension quand il voit la souris.
14:08Je récapitule.
14:09La phase de prédation de la souris.
14:11Donc il exécute en fait son désir.
14:13Et c'est tout le problème de l'humain.
14:14VoilĂ .
14:15Parce que l'humain, en fait, subit ces mĂŞmes trois phases.
14:20Et il peut y avoir des problèmes dans chacune de ces phases.
14:24Complètement.
14:24Et puis on a une vie qui est très stressante, on va dire, en tant qu'occidentaux.
14:27On se met des pressions énormes.
14:29On est tout le temps tenus par l'horaire.
14:32MĂŞme ici, par exemple.
14:34Et donc on se met toujours dans un alpha un peu excessif.
14:38Et c'est peut-être pour ça qu'on a un cortisol qui fonctionne un peu trop.
14:40C'est ça.
14:41Jusqu'au moment où on va aller épuiser notre cortisol.
14:44Donc on aura toujours le même stress et on sera dans l'épuisement du cortisol.
14:47Et on va avoir une bascule après sur l'axe gonadotrope ou sur l'axe tiréotrope.
14:51Sur l'huile.
14:52Donc vous proposez en fait une analyse personnelle, évidemment, de ces trois composantes nerveuses
14:58pour avoir un diagnostic, j'imagine.
14:59Tout Ă  fait.
15:00Déjà, c'est très facile d'interagir là-dessus.
15:02On a beaucoup d'outils simples que nous donne la nature, qui nous permet de réguler ces
15:08trois systèmes.
15:09Et comme on est en amont, comme on est sur une partie de ce qui va gérer la dynamique
15:15de l'orchestre endocrinien, en temporisant déjà le système nerveux, on fait déjà de
15:19l'endocrinien sans avoir touché aux hormones.
15:21Oui, c'est ça.
15:22Parce qu'on répète, si le système nerveux n'est pas calé, rien ne tient derrière.
15:28On peut faire ce qu'on veut.
15:29Ni le microbiote dont on parle souvent, ni tout un tas de choses.
15:31Ce sont des finalités.
15:32C'est pas les causes.
15:34Donc on a parlé de la première filière, la réaction.
15:38Donc la plus rapide, c'est le système nerveux qu'on vient de décrire.
15:41Et la deuxième, c'est les quatre axes endocriniens.
15:45Tout Ă  fait.
15:46Donc qui gèrent la glande surrénale, la glande génitale, que ce soit les ovaires pour
15:51les femmes, testicules pour les hommes, qui gèrent aussi la glande thyroïde et puis
15:56les glandes foie, pancréas pour parler le plus simplement possible.
15:59Bien sûr.
16:00Donc il y a une analyse également de ces axes endocriniens qui vous permet d'établir
16:08le terrain, si je puis dire, de la personne très précisément.
16:11On est tous très, très, très différents.
16:13On est tous différents, même dans la même famille et parfois même chez des vrais jumeaux,
16:17on peut voir des différences apparaître en fonction de l'épigénétique, donc de ce
16:22que la vie a influencé sur notre génétique.
16:25Mais ça peut aller loin parce que même si on est très différents, imaginons qu'on
16:28puisse avoir des taux corrects, c'est ce qu'on entend souvent.
16:31Mes analyses sont bonnes, mais je suis toujours mal.
16:33Il y a quand même une manière de les interpréter parce que les perturbations endocrinologiques
16:38sont une chose, mais les récepteurs en sont une autre.
16:40VoilĂ .
16:41Parfois les lectures sont compliquées.
16:42On oublie beaucoup les récepteurs cellulaires.
16:44En fait, ce que l'on mesure dans le sang, c'est ce qui circule.
16:46Ce qui circule, ce n'est pas forcément le témoin de ce qui a été utilisé.
16:50Vous pouvez avoir un taux qui est élevé parce que vous n'en consommez pas.
16:54Vous avez un taux qui est élevé parce que vous en produisez trop.
16:57Donc, le mĂŞme chiffre peut donner tout et son inverse.
17:00Donc, il faut aller beaucoup plus loin dans l'analyse des choses, effectivement.
17:03Ça, il y a des milliers de possibilités.
17:04Alors, on entend d'une manière générale et sociale souvent parler des perturbations
17:10endocriniennes sur deux, trois axes pathologiques.
17:14Souvent, on cite le burn-out.
17:15Les gens parlent beaucoup de burn-out ou de problèmes thyroïdiens.
17:19Et il y en a des centaines d'autres.
17:21Alors là, Gilles, vous venez de citer les deux axes qui gèrent l'adaptation.
17:25Au hasard.
17:25VoilĂ .
17:27Donc, l'axe corticotrope, celui qui gère la surinale,
17:29et l'axe thyréotrope, celui qui gère la thyroïde.
17:32L'axe corticotrope, il gère la survie dans l'instant, à chaque instant,
17:37surtout par le biais de l'adrénaline,
17:38qui est l'expression du bĂŞta sympathique, lĂ  aussi.
17:41Et puis, l'axe thyréotrope, il va gérer plutôt l'adaptation dans le temps,
17:46sachant qu'une hormone de cet axe, c'est la T3,
17:49c'est une hormone d'une demi-vie pour la journée.
17:51Une autre hormone est la T4, c'est une demi-vie pour la semaine.
17:55Et toute la substance...
17:55Ce n'est pas le mĂŞme plan.
17:56Donc, ça se dose différemment, j'imagine.
17:58VoilĂ .
17:58Et toutes ces hormones sont produites grâce à un stock d'une substance colloïde,
18:03qui, lui, est un stock de deux mois et demi.
18:05Donc, on voit que la thyroïde, l'axe thyréotrope,
18:07est vraiment dans l'adaptation à la saisonnalité.
18:11Donc, il y a deux grosses pathologies qui émergent et qui ne sont pas au hasard,
18:14puisque ce sont deux axes essentiels de l'adaptation.
18:19Il y a plein d'autres troubles qui sont liés à ces deux axes,
18:22et qu'on ne perçoit pas au premier degré.
18:24Tout Ă  fait.
18:25Et puis, la capacité de l'axe à répondre à la sollicitation.
18:29Parce que lorsque vous êtes sur-sollicité tout au long d'une vie,
18:32au bout d'un moment, vous pouvez vous épuiser.
18:34Et du coup, il y a des déviances qui vont s'installer vers d'autres axes,
18:37parce que tous les axes sont interreliés entre eux.
18:40Et lorsque un axe ne répond plus,
18:43comme l'axe corticotrope qui peut être épuisé,
18:45qui est quand mĂŞme un axe qui a permis la maturation
18:50de l'axe gonadotrope au moment de la puberté,
18:53quand cet axe-là est épuisé et qu'on va, par exemple, vers un burn-out,
19:00qui est vraiment la perte de l'énergie dans les batteries,
19:03c'est pas une dépression le burn-out.
19:06C'est quand on a des surinals qui ne fonctionnent plus,
19:08parce qu'on était dans un stress chronique majeur qui a duré trop longtemps.
19:11Et donc, le vrai burn-out, c'est la personne qui va Ă  son boulot en voiture,
19:15qui se gare sur le parking,
19:16et qui reste accroché à son volant toute la journée.
19:19Il n'est pas Ă  son poste de travail,
19:20on pense qu'il est malade ce jour-lĂ .
19:22Et qui va le découvrir ?
19:23C'est le gardien le soir qui va le découvrir sur son parking.
19:25Il y a beaucoup de choses Ă  dire sur le burn-out.
19:26On pourrait développer une émission entière,
19:28parce qu'il y a beaucoup d'a priori, juste fatigue, etc.
19:30Mais ça va beaucoup plus loin que ça.
19:31Il y a des notions de futurisation aussi.
19:34Et donc, vous avez après une réponse qui se fait par l'axe génital,
19:38qui reçoit l'information destinée à l'axe corticotrope,
19:42mais qui se dévie vers l'axe génital,
19:45et qui entraîne plein de pathologies,
19:46puisque c'est un axe de la construction,
19:48et pas toujours des bonnes.
19:49Oui, c'est ça.
19:50Donc, en fait, si j'ai bien compris, pour résumer,
19:53il y a l'analyse très précise,
19:54et au cas par cas, ce qui peut être très complexe,
19:57du système nerveux.
19:59Ensuite, il y a l'analyse très précise du système endocrinien.
20:02Tout Ă  fait.
20:03Donc, vous avez des repères qui sont assez hors normes, je dirais,
20:06ou très personnels à l'endobiogénie.
20:08Et vous utilisez pour traiter les plantes.
20:11Et pourquoi les plantes ?
20:12Alors, on utilise surtout des outils
20:15qui vont accompagner l'organisme dans son fonctionnement,
20:19pour optimiser ce fonctionnement.
20:21Or, la plante fait partie de l'humanité depuis son existence,
20:23puisque c'est notre aliment principal.
20:25Avant d'avoir été chasseur, nous avons été cueilleur.
20:28Donc, notre organisme sait absorber les principes nutritifs et actifs
20:32des plantes médicinales.
20:34Et c'est en sélectionnant les plantes
20:36qu'on peut apporter une information non pas substitutive,
20:40mais purement informative Ă  notre organisme
20:43pour qu'il mette en place lui-même ses mécanismes d'autoréparation.
20:48Et oui, parce qu'aujourd'hui, chasseur-cueilleur,
20:50ça ne veut plus rien dire,
20:50parce qu'on est, je dirais, supermarchéeur.
20:53VoilĂ .
20:54On va chasser et cueillir dans les supermarchés.
20:56Un gros industrieur.
20:58Et les plantes sont la base fondamentale de vos traitements.
21:03Ce n'est pas de la phytothérapie classique ?
21:05Non, du tout.
21:06C'est de la phytothérapie clinique intégrative.
21:08Qui est basée sur l'analyse endocrino et neuro.
21:12Tout Ă  fait.
21:13Donc, c'est pas tout automatique comme la phytothérapie classique,
21:15en fait, c'est ça ?
21:16Non.
21:16En fait, on a fait un énorme travail d'intégration de la tradition dans la science.
21:20Un travail dans lequel je participe, par exemple, avec mes confrères du Mexique,
21:24où nous sommes en train d'intégrer des plantes traditionnelles de la pharmacopée mexicaine
21:28dans un usage moderne de la plante médicinale.
21:32Car on va intégrer, dans ces connaissances du passé,
21:36qui ont plus de 7000 ans,
21:37donc on a quand même des meilleurs outils thérapeutiques qui soient,
21:40parce qu'on connaît tous ces effets toxiques et les doses à ne pas dépasser.
21:45Eh bien, on va intégrer le savoir de la physiologie d'aujourd'hui,
21:48comprendre comment les plantes vont interagir au niveau neurovégétatif,
21:52au niveau endocrinien, au niveau symptomatique,
21:55au niveau de drainage avec l'organisme.
21:58Et en faisant le choix de la meilleure synergie possible,
22:01adaptée aux patients, c'est-à-dire qu'on fait du sur-mesure,
22:04on va apporter au quotidien aux patients, par ses prises,
22:09une information répétée qui va le pousser à venir s'installer
22:14dans le meilleur équilibre qui soit pour lui.
22:15Donc, vous enseignez au sein de l'Institut d'endobiogénie,
22:18médecine préventive et intégrative, IEMPI.fr.
22:22Vous enseignez aux médecins, pharmaciens principalement.
22:24Tout Ă  fait.
22:25Et puis, parfois aux naturopathes, il y a des modules.
22:29Et aux professionnels de santé, qui sont les kinés, les infirmières, les ostéopathes.
22:37Et si j'ai bien compris, l'IEMPI s'exporte dans d'autres pays,
22:41en Afrique, au Mexique.
22:42Tout à fait. Nous avons un partenariat avec le ministère de la Santé et Bien-Estar au Mexique.
22:51J'ai eu la chance d'être en 2009 formateur des médecins de santé publique de la ville de Mexico,
22:57qui devait répondre à une loi fédérale qui oblige le système public et gratuit de la ville de Mexico
23:03à permettre l'accès à la plante médicinale à chaque patient le souhaitant.
23:06Nous en sommes très loin en France et on fait tout l'inverse en France.
23:11On dérembourse et on rend très très cher l'accès à la plante.
23:14Au Mexique, c'est un choix politique.
23:17Et on a actuellement une présidente au Mexique qui a permis l'accès à la gratuité aux soins à 130
23:22millions d'habitants.
23:24Personne n'en parle.
23:24On préfère nous parler des drones qu'il y a dans d'autres périodes du monde.
23:28C'est une vraie révolution et j'ai le bonheur modestement à mon niveau de pouvoir participer à ce grand
23:36programme.
23:36Merci beaucoup Dr Jean-Christophe Charrier pour vos explications passionnantes sur la phytothérapie clinique
23:42qui n'est pas la phytothérapie classique.
23:44On vous retrouve sur iempi.fr.
23:47Quant Ă  nous chers auditeurs, on se retrouve dimanche prochain Ă  15h30.
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