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  • il y a 5 heures
Avec Dr Catherine Vuala - Rhumatologue & médecine fonctionnelle, Dr Jean-Christophe Charrié expert en phytothérapie clinique : les plantes adaptées aux intestins poreux

Retrouvez La Santé Demain avec Gil Goncalves. En partenariat avec cem-vivant.com
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##LA_SANTE_DEMAIN-2026-02-21##

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Transcription
00:14Bonjour et bienvenue sur Sud Radio dans l'émission La Santé Demain, une émission qui donne la parole aux acteurs
00:19de la santé, de la médecine en général et de la santé au naturel en particulier.
00:23Vous invitez nombreux à demander une seconde émission avec le docteur Catherine Viola. Et bien c'est chose faite puisqu
00:29'aujourd'hui nous allons continuer à ouvrir nos connaissances au sujet des maladies auto-immunes et discuter de la diététique
00:35adaptée à ces pathologies.
00:37Docteur Viola, vous êtes médecin rhumatologue, vous pratiquez en médecine fonctionnelle et également en médecine naturelle telle que la médecine
00:44chinoise et la phytothérapie clinique.
00:47Vous êtes cofondatrice de l'Institut de recherche en médecine fonctionnelle appliquée à Genève et cofondatrice de l'école de
00:53médecine chinoise et vietnamienne Hua Tianjong.
00:55Vous êtes pour finir vice-présidente de l'Institut européen de médecine naturelle et complémentaire. Bonjour docteur Viola.
01:02Bonjour Gilles, merci de m'avoir invitée.
01:04C'est avec plaisir. Qu'est-ce qu'une maladie auto-immune ?
01:07Alors une maladie auto-immune est une situation où le système immunitaire se trompe de cible.
01:11Normalement le système immunitaire est là pour nous défendre, c'est-à-dire attaquer les virus, les bactéries, les cellules
01:18anormales.
01:19Et pour ce faire, il a une capacité particulière qui est celle de pouvoir faire la différence entre le soi
01:25et le non-soi.
01:27C'est ce qu'on appelle la tolérance auto-immune, enfin la tolérance immunitaire.
01:30Donc il est capable en fait de ne pas attaquer ses propres tissus.
01:33Et dans les maladies auto-immunes, il perd cette capacité.
01:36C'est ce qu'on appelle l'auto-immunité.
01:38Donc il attaque ses propres cellules.
01:40C'est ça. Donc il va y avoir une hyperactivité du système immunitaire avec surtout deux mécanismes.
01:49La fabrication d'auto-anticorps qui vont créer des dégâts au niveau d'un tissu ou de plusieurs tissus.
01:56Et de l'inflammation.
01:58Alors l'inflammation est une réaction normale de l'organisme pour attirer des cellules, pour réparer et puis lutter contre
02:07les désordres.
02:09Mais dans ce cas, l'inflammation dépasse son but et persiste alors qu'il n'y a pas d'ennemis
02:16extérieur.
02:17Et c'est ce qu'on appelle l'auto-immunité.
02:21D'accord. Est-ce que vous pouvez nous citer quelques exemples de maladies auto-immunes ?
02:25Alors oui, il y a des maladies auto-immunes qui sont plus spécifiques d'organes, comme les thyroïdites auto-immunes.
02:32Il y a le Hashimoto qui est plutôt une hypothyroïdie.
02:34Et la maladie de base d'eau qui est plutôt l'inverse, c'est-à-dire une hyperactivité de la
02:39glande.
02:39Il y a des maladies auto-immunes qui ciblent le pancréas, comme certains diabètes de type 1, les diabètes auto
02:45-immuns.
02:46Il y en a qui ciblent la peau, comme le vitiligo, le foie, comme les cholangites, les hépatites auto-immunes.
02:52Et puis, il y a des maladies de système qui vont entraîner l'atteinte de plusieurs types d'organes,
03:00comme les polyarthrites rhumatoïdes qui ciblent les articulations,
03:04qui détruisent les articulations, mais aussi qui peuvent avoir des effets sur de nombreux autres organes.
03:09L'asclérodermie qui touche la peau, mais aussi éventuellement les articulations.
03:16L'asclérose en plaques.
03:18Les lupus.
03:19Les lupus.
03:20Les psoriasis.
03:22Comment traite-t-on ces maladies auto-immunes en médecine classique ?
03:26La médecine classique est plutôt une vision de lutte contre la maladie,
03:31où on va se servir de médicaments qui sont des antibiotiques contre les infections,
03:36anti-inflammatoires contre les inflammations, anti-hypertenseurs contre l'hypertension, etc.
03:42Et dans les maladies auto-immunes, on va se servir de sortes d'anti-immunités
03:46qui sont des immunomodulateurs qui vont ralentir le système immunitaire.
03:51Donc, ils vont descendre le système immunitaire pour qu'il soit moins combatif.
03:55C'est ça.
03:56Donc, en fait, effectivement, il va y avoir une efficacité pour diminuer les anticorps qui attaquent les tissus.
04:02Et donc, des fois, ces médicaments sont indispensables quand les patients sont extrêmement en souffrance
04:11parce que ça va ralentir l'attaque immunitaire et les dégâts sur les tissus.
04:17Mais le problème, c'est qu'ils ne ralentissent pas que l'auto-immunité.
04:22Ils agissent aussi sur les défenses de l'organisme.
04:25Donc, il peut y avoir comme effet secondaire des infections, voire même des cancers.
04:31Et le problème, surtout, de ces traitements, c'est qu'ils ne s'attaquent pas à la cause du dérèglement
04:36de l'auto-immunité
04:36parce qu'il y a des causes, il y en a plusieurs.
04:40Et donc, finalement, ça ne marche pas forcément bien.
04:45Des fois, ça marche très bien.
04:47Mais d'autres fois, les patients gardent beaucoup de fatigue, beaucoup de symptômes.
04:50Vous voulez dire que c'est multifactoriel ?
04:52Donc, si la maladie n'était pas un ennemi à combattre réellement,
04:55mais plutôt le résultat d'un déséquilibre progressif de l'organisme,
04:58comment peut-on alors retrouver la santé en corrigeant ces déséquilibres ?
05:02Alors, ce que vous décrivez là, Gilles, c'est plus la vision de la médecine intégrative
05:06où on va essayer de prendre en charge le patient dans sa globalité
05:09et repérer quels sont les déséquilibres qui ont conduit à ces maladies
05:16vivant à la propriété de se réparer, de se régénérer.
05:20Et des fois, il a besoin qu'on optimise ses ressources pour cela.
05:24Et quand on le fait, la maladie va s'estomper, voire disparaître.
05:29Et quels sont ces déséquilibres ?
05:31Alors, ils sont très nombreux.
05:34On n'a pas une seule cause.
05:35Les déséquilibres majeurs, par exemple.
05:36Voilà. Donc, on retrouve beaucoup de déséquilibres au niveau de la manière de se nourrir
05:41qui vont entraîner des carences, des toxicités, des hyperperméabilités intestinales.
05:46Des carences en quoi, par exemple ?
05:48On y reviendra tout à l'heure, si vous voulez bien.
05:51L'hyperperméabilité intestinale, des malabsorptions digestives.
05:56Ensuite, le stress joue un rôle.
05:58Les émotions, les changements de vie majeurs,
06:02le sommeil, la sédentérité.
06:04Et puis, il y a aussi un autre facteur très important,
06:06c'est les portages infectieux chroniques à bas bruit.
06:10Qu'est-ce donc ?
06:10Alors, quand le corps a présenté une infection il y a longtemps,
06:15il a fabriqué des anticorps,
06:16mais cette charge anticorps est trop importante.
06:20En fait, le système immunitaire continue à être stimulé
06:23par une charge infectieuse à bas bruit,
06:25qui n'est pas une infection active,
06:28mais qui continue à déséquilibrer le système immunitaire.
06:31Comme l'Epstein-Barr virus, par exemple.
06:34Voilà, le cytomégalovirus.
06:35Il y a aussi des bactéries qui peuvent avoir cet effet-là.
06:39Et donc, en fait, c'est en agissant sur tous ces facteurs
06:41qu'on va petit à petit permettre à l'organisme de se rééquilibrer.
06:46Alors, j'ai oublié de citer un autre paramètre qui est très important,
06:49c'est les troubles du métabolisme et les dérèglements hormonaux.
06:53Donc, finalement, le mode de vie...
06:55On voit que le système immunitaire est très lié à tout le mode de vie,
07:00le sommeil, l'alimentation, etc.
07:03Et donc, on peut arriver à agir
07:06en corrigeant certains éléments du mode de vie.
07:08Et l'activité physique, j'imagine, aussi.
07:10Voilà.
07:11Parce que le mode de vie englobe...
07:12Le sommeil.
07:13Non seulement la façon dont on mange, dont on pense,
07:16mais comment on se dépense,
07:17comment on s'utilise au quotidien,
07:19notre sommeil, etc.
07:21Merci, Docteur Vela, pour toutes ces explications.
07:24Pour l'heure, nous retrouvons la chronique du Docteur Jean-Christophe Charrier,
07:27expert en phytothérapie clinique.
07:29Bonjour, Docteur Jean-Christophe Charrier.
07:31Dans le cadre des maladies auto-immunes,
07:33qu'est-ce que vous pouvez nous conseiller comme type de plante
07:35pour aider dans ces pathologies ?
07:38Bonjour à tous les auditeurs.
07:41Je proposerai pour les maladies auto-immunes
07:43des plantes qui sont immunorégulatrices
07:46et non pas immunosuppresseurs.
07:48Et on a deux plantes majeures
07:50qui sont la cosse de haricot et le troen.
07:54Expliquez-nous.
07:55Alors, la cosse de haricot,
07:57qu'on appelle Phasaeolus vulgaris.
08:00J'adore, mais on l'attend.
08:03C'est une plante commune,
08:04donc vulgaire au sens botanique,
08:07qu'on va consommer dans notre alimentation.
08:10Alors, en alimentation,
08:11on n'en consomme pas suffisamment en quantité
08:13pour être efficace.
08:14Donc, on va l'utiliser en teinture mère.
08:16D'accord.
08:17Et on pourra l'utiliser pour moduler
08:19beaucoup les maladies auto-immunes
08:21liées à la thyroïde.
08:23Ça marche très, très bien dans ce cadre-là.
08:25Très bien.
08:26Et vous avez une deuxième plante à nous conseiller ?
08:29Voilà, la deuxième, c'est un arbre.
08:31C'est le troen.
08:32Oui.
08:32Donc, le troen est un arbre qu'on va utiliser sous la forme de ces bourgeons.
08:49Et on l'utilisera beaucoup plus dans les maladies auto-immunes digestives,
08:54comme la maladie de Crohn, l'arrectocolite hémorragique.
08:57Oui, effectivement.
08:58Voilà.
08:59Est-ce qu'on peut faire un tour sur la posologie,
09:00c'est-à-dire le mode d'administration, s'il vous plaît ?
09:03Alors, pour les teintures mère,
09:05on peut être facilement de 25 gouttes 3 fois par jour, en moyenne.
09:09Et pour la gémothérapie, donc le ligustrome,
09:12on sera, si on est en macérat mère,
09:15on sera à 5 gouttes 2 à 3 fois par jour.
09:19Et si on est en macérat diluidé 1,
09:21on sera à 50 gouttes 3 fois par jour.
09:25D'accord.
09:25Merci beaucoup pour toutes ces informations fort utiles.
09:28Je rappelle qu'on peut vous retrouver sur iempi.fr.
09:32Et pour l'heure, nous revenons avec le docteur Catherine Vuala.
09:38CEM-VIVANT.COM
09:40Pour mieux vivre avec les ondes électromagnétiques de notre quotidien.
09:44Présente...
09:45Sud Radio. La santé demain.
09:48Gilles Goncalves.
09:50Cher docteur Vuala, vous évoquiez à l'instant certains déséquilibres.
09:55Quels seraient pour vous les plus importants à évoquer ?
09:57Alors, en fait, il n'y en a pas de plus important.
10:00Ça dépend vraiment des patients.
10:04C'est-à-dire qu'on doit chercher, pour une personne donnée,
10:07quels sont les déclencheurs de la maladie auto-immune.
10:10Et ça, ça varie énormément.
10:12Mais ensuite, pour agir sur ces déclencheurs,
10:17il y a globalement deux leviers qui, par contre, se dégagent des autres.
10:22L'exercice physique.
10:24Mais le problème, c'est que les gens atteints d'une maladie auto-immune
10:26ont souvent du mal à pouvoir s'entraîner
10:30parce que soit ils ont des douleurs, soit leurs articulations ne sont pas en bon état.
10:35C'est pour ça que je privilégie l'alimentation.
10:37En tout cas, on peut parler de l'alimentation aujourd'hui
10:39sans exclure l'activité physique qui est normalement le pilier numéro un.
10:43Mais c'est vrai qu'il faudrait un cadre particulier pour en discuter
10:46parce que là, on est plus dans la préparation sportive
10:48ou la possibilité des personnes qui ont quand même un petit handicap
10:53qui souffrent de maladies auto-immunes et qui ne peuvent pas trop bouger.
10:56Donc, ce que vous voulez dire, c'est qu'on va plutôt aujourd'hui évoquer la nutrition.
10:58Voilà.
10:59Donc, l'alimentation est vraiment un levier.
11:01Et dans le cadre des maladies auto-immunes,
11:03on va chercher à mettre le corps dans des conditions de réparation.
11:07Donc, il y a deux paramètres qui sont très importants.
11:10Le premier, c'est faire baisser l'inflammation.
11:12Et le deuxième, c'est augmenter l'apport de matériaux
11:15pour que le corps puisse se réparer.
11:17Donc, diminuer l'inflammation par l'alimentation,
11:20il faut diminuer les apports de glucides.
11:23Il faut savoir que...
11:24Alors voilà, c'est riz, pain, pâtes, céréales, pommes de terre,
11:27féculents, légumineuses, fruits.
11:30C'est beaucoup de choses quand même.
11:30C'est beaucoup de choses.
11:31Et le sucre, ce n'est pas que le goût sucré.
11:33Tous les amidons, donc le pain, les pâtes, le riz,
11:37se terminent en sucre dans les intestins.
11:40Donc, une alimentation occidentale classique
11:42apporte jusqu'à 200-300 grammes de glucides par jour.
11:47Et ce qui est souvent beaucoup trop
11:48par rapport au métabolisme des patients.
11:50Alors ça, ça dépend vraiment des gens.
11:52Et on a des paramètres pour l'évaluer
11:54au niveau de l'examen clinique, l'interrogatoire,
11:56la prise de sang, etc.
11:58Et donc, on va devoir baisser l'apport glucidique
12:02en dessous de 100 grammes, en général entre 50 et 100 grammes.
12:05Ou bien faire carrément ce qu'on appelle une alimentation cétogène
12:09où on baisse l'apport glucidique en dessous de 30, 15, 30 grammes par jour.
12:14Voilà.
12:14Donc, l'avantage de l'alimentation cétogène,
12:19c'est qu'à ce moment-là, le corps va basculer
12:23comme carburant sur l'utilisation du gras.
12:26Les produits de la dégradation du gras
12:28sont beaucoup plus propres pour les cellules,
12:32beaucoup plus utiles.
12:33C'est un carburant plus utile et plus performant
12:35qui permet de mieux réparer les organes.
12:38Le rein, le cerveau, le cœur, le muscle,
12:42les articulations préfèrent se nourrir de cétone
12:46que de sucre.
12:50Et ensuite, il va falloir, comme je disais,
12:52augmenter l'apport de matériaux.
12:54Donc, notamment, notre corps est structuré
12:57par des protéines.
12:58Tous nos organes, ce sont des protéines,
13:00nos os, nos cartilages.
13:02Donc, il va falloir avoir un apport conséquent en protéines
13:05et plutôt des protéines animales.
13:08Alors ça, c'est le grand débat, justement.
13:09Protéines animales, VS, protéines végétales.
13:13Ce sont des combats de diététiques à non plus finir.
13:16Mais là, je précise qu'on est dans le cadre
13:17de maladies auto-immunes.
13:19Voilà.
13:19Donc, dans le cadre de maladies auto-immunes,
13:21c'est vraiment des protéines animales
13:22qu'il faut favoriser.
13:24Alors, pourquoi ?
13:24Parce que les protéines végétales
13:27ne sont pas des protéines de structure.
13:29La structure du végétal, c'est l'eau
13:31qui donne un effet de turgescence,
13:34qui donne le croquant de vos légumes
13:37et un sucre, un glucide,
13:39qui est la cellulose.
13:40Mais il y a moins de 1% de protéines
13:44qui participent à la structure du végétal.
13:4699% des protéines du végétal
13:48sont des outils, des armes chimiques
13:50pour le végétal, pour qu'il puisse se défendre.
13:52Parce que le végétal n'a pas des petites pattes
13:55pour pouvoir échapper aux prédateurs.
13:57Donc, il se défend des petits insectes
13:59qui viennent le grignoter
14:00par des armes chimiques.
14:02Et dans l'imaginaire, en fait,
14:04le végétal est plutôt considéré
14:06comme une source de paix,
14:07de tranquillité, d'amis éternels.
14:10Et en fait, vous êtes en train de dire
14:12que quand même, le végétal est sauvage.
14:14Donc, il a des fonctions de défense optimum.
14:17Exactement.
14:18Et en plus, les protéines...
14:21Donc, en fait, c'est des outils.
14:23C'est-à-dire que si vous voulez faire un mur...
14:26Donc, nos organes, c'est ça.
14:27On a besoin de protéines de structure.
14:30On peut comparer ça à un mur solide
14:32qu'on va faire avec des pierres.
14:33Mais là, si on utilise des protéines végétales,
14:35c'est plus comme si on empilait des outils, en fait.
14:37Donc, ça n'a pas du tout la même valeur.
14:39Parce qu'il faut comprendre que, d'accord,
14:41la protéine, elle va être décomposée
14:43dans nos intestins en des briques élémentaires
14:46qui sont des acides aminés.
14:47Mais souvent, ce n'est pas complètement décomposé.
14:49Donc, il reste quand même
14:50ce qu'on appelle des dipeptides ou tripeptides,
14:52c'est-à-dire des ensembles
14:53de deux ou trois acides aminés
14:55qui gardent une certaine structure.
14:57Et il faut savoir que la structure véhicule la fonction.
14:59C'est-à-dire qu'en fait,
15:01une protéine, il faut comprendre
15:02que c'est une succession d'acides aminés
15:06qui sont les briques élémentaires.
15:08Mais ensuite, il y a ce qu'on appelle
15:09une structure secondaire.
15:11C'est-à-dire que ça s'enroule en hélice.
15:12C'est sa forme.
15:13Voilà, sa forme.
15:14Ou bien ça se replie comme un origami.
15:16D'accord.
15:16Donc, ça, c'est la structure secondaire.
15:18Et ensuite, cette structure secondaire
15:20se replie comme des pelotes de laine.
15:22C'est la structure tertiaire.
15:23Et après, vous pouvez avoir
15:24des associations de pelotes de laine.
15:26C'est la structure quaternaire.
15:27Alors, si je comprends,
15:28il y a la structure des acides aminés
15:30entre elles,
15:31mais il y a aussi la façon
15:32dont elles sont dans l'espace
15:33qui est importante.
15:35Exactement.
15:35Et ce n'est pas la même chose
15:36dans le règne végétal
15:37que dans le règne animal.
15:38Exactement.
15:38D'accord.
15:39Donc, c'est pour ça
15:40qu'une protéine végétale
15:41n'a pas la même valeur
15:42qu'une protéine animale,
15:43entre autres.
15:44Après, il y a aussi
15:44la biodisponibilité qui est différente.
15:46Il y a beaucoup de facteurs
15:47qui font que finalement,
15:47c'est différent.
15:48Et donc, dans les maladies auto-immunes,
15:50où on a vraiment besoin
15:51d'amener des matériaux efficaces,
15:53on va privilégier
15:54les protéines animales.
15:55Mais je reviens un petit peu dessus.
15:55C'est-à-dire que le même acide aminé
15:56avec le même nom
15:57dans le règne végétal
15:59n'est pas du tout structuré
16:00de la même manière
16:01avec le même nom,
16:02le même acide aminé
16:03dans le règne animal.
16:04C'est bien ça que je comprends.
16:05On peut comparer ça
16:06à une note, par exemple,
16:07à une leucine de pois chiches
16:10et une leucine de cochon.
16:12On pourrait comparer ça
16:13à une note de violon
16:14et une note de clarinette,
16:15un la, par exemple.
16:16Donc, bien sûr, c'est le même là,
16:18mais dans un orchestre,
16:19ça ne fait pas le même effet.
16:20Donc, il y a quand même
16:21une différence
16:23de structure importante.
16:25Donc, voilà pour les protéines.
16:27Le deuxième élément à amener
16:28qui est très réparateur
16:29pour les tissus,
16:30c'est les graisses.
16:31Les graisses sont extrêmement importantes
16:33et dans des alimentations
16:34très végétales,
16:35elles ont tendance
16:35à être très pauvres en graisses
16:37qui constituent
16:38toutes les membranes cellulaires.
16:39Qu'on nous a interdit
16:40pendant des années.
16:41Voilà, les graisses
16:41ont été extrêmement diabolisées
16:43aux dépens des glucides
16:44et finalement,
16:45on se rend compte maintenant
16:46au bout de 50 ans
16:47de pratiquer
16:48les recommandations
16:49nutritionnelles classiques
16:50avec 55% de glucides
16:52que ce n'est pas du tout
16:54ce qui est souhaitable
16:55pour la santé.
16:56Il faut vraiment
16:57réintroduire les graisses
16:59parce que c'est aussi
16:59toute la structure
17:01du système nerveux.
17:02Les graisses.
17:03Donc ça, c'est très important.
17:04Quand on met les patients
17:05en alimentation cétogène,
17:06on augmente la quantité
17:07de protéines
17:08et la quantité de graisses.
17:10Donc ça, c'est très bénéfique.
17:11Ensuite, il faut amener
17:12suffisamment de vitamines aussi.
17:15Encore une fois,
17:16le problème du végétal
17:17est que les vitamines
17:18ne sont pas sous la bonne forme.
17:19Par exemple,
17:20la vitamine A
17:21est sous forme de bêta-carotène
17:22alors que l'humain
17:23en a besoin de rétinol.
17:25La B1 est sous forme
17:26de thiamine
17:26alors qu'on a besoin
17:27de thiamine pyrophosphate.
17:30La B6,
17:31c'est la pyridoxine
17:32chez les végétaux.
17:33Nous, on a besoin
17:33de pyridoxalphosphate
17:35et ainsi de suite.
17:36La vitamine D
17:37et la D2
17:38chez les végétaux,
17:39on a besoin de D3.
17:39Donc, il y a besoin
17:40de coenzymes à chaque fois
17:42qui sont des protéines
17:43pour transformer.
17:44Donc, chez des personnes
17:45qui ont des maladies auto-immunes
17:46qui sont souvent carencées
17:48en protéines,
17:48elles ne vont pas pouvoir
17:49faire ces transformations.
17:51Donc, encore une fois,
17:52on privilégie les apports animaux
17:53pour avoir les vitamines
17:54directement dans la bonne forme.
17:56Et ensuite,
17:57ce qu'il faut amener aussi,
17:58c'est les minéraux.
17:58Alors ça,
17:59ça va se faire plutôt
17:59par des supplémentations,
18:02notamment avec du plasma marin
18:04qui amène
18:05beaucoup d'oligo-éléments,
18:07minéraux, etc.
18:08Et là,
18:09on a encore aussi
18:10des problèmes
18:10avec les légumes
18:11qui souvent
18:13sont pleins
18:14d'antinutriments
18:15qui vont bloquer
18:16nos enzymes digestives
18:17et nous empêcher
18:18d'assimiler.
18:19Par exemple,
18:20les tannins
18:22diminuent
18:23les absorptions
18:24de minéraux.
18:25Il y a aussi
18:25des antiprothéases,
18:28anti-amylases
18:30qui viennent
18:30inhiber le travail
18:31de nos enzymes digestives
18:33et diminuer
18:34l'assimilation
18:35même du reste
18:36du bol alimentaire.
18:37Donc des fois,
18:38on va aller vers
18:39des alimentations
18:39de plus en plus carnées
18:41dans les maladies auto-immunes
18:43et c'est là
18:43où on a
18:44les meilleurs résultats.
18:45Oui,
18:45parce que ça va
18:46quand même
18:46à l'inverse
18:47de ce qu'on nous apprenait
18:48pendant des années,
18:49pas de graisse
18:50et surtout pas de viande.
18:51La viande a été
18:52diabolisée.
18:53Vous pouvez nous expliquer
18:53un peu tout ça ?
18:54Oui,
18:55alors la viande a été
18:55beaucoup diabolisée.
18:57On a invoqué
18:58des augmentations
18:59des cancers colorectaux,
19:01par exemple,
19:02maladies cardiovasculaires,
19:04problèmes rénaux.
19:05Donc en fait,
19:05on se rend compte
19:06que les études
19:07sont surtout
19:07des études nutritionnelles,
19:10observationnelles,
19:11rétrospectives,
19:11qui ne sont pas
19:12de bonne qualité
19:13et qui multiplient
19:14les biais confondants
19:15parce que souvent,
19:16les gens qui consomment
19:17de la viande,
19:18ils ont des alimentations
19:19hyper caloriques,
19:20hyper glucidiques.
19:21Donc,
19:22est-ce que le problème
19:23tient plus à la consommation
19:24de viande
19:25ou à la consommation
19:26des glucides
19:26qui l'accompagnent
19:27ou bien les viandes
19:28sont cuites
19:29avec des huiles
19:31qui sont oxydables,
19:33riches en oméga-6,
19:34tout ce qui est
19:34huile végétale liquide.
19:37Maintenant,
19:37on sait que ça,
19:38c'est très mauvais
19:38au niveau cardiovasculaire.
19:41Souvent,
19:41ça peut être aussi
19:42la qualité de la viande
19:43qui n'est pas bonne,
19:44plutôt du fast-food
19:45ou du burger industriel
19:47versus du steak
19:49ou encore mieux
19:50de la viande
19:51nourrie à l'herbe.
19:52Donc,
19:52il y a beaucoup
19:53de biais confondants
19:54et par rapport
19:55au problème
19:57sur les soi-disant
19:58sur le rein,
20:00il n'y a pas de problème
20:01du tout sur le rein.
20:02On se sert même
20:03de l'alimentation carnivore
20:05pour soigner
20:05certaines néphropathies
20:07auto-immunes
20:08parce qu'il y a
20:10une confusion
20:10d'interprétation,
20:12c'est-à-dire que la viande
20:13amène beaucoup
20:14de créatine
20:16et lorsqu'on métabolise
20:17la viande,
20:18ça peut faire augmenter
20:19la créatinine
20:20qui est aussi un marqueur
20:21d'insuffisance rénale.
20:23Mais en fait,
20:25ça ne veut pas dire
20:26qu'il y a une dégradation
20:27des reins forcément
20:28quand la créatinine augmente
20:29s'il y a plus d'apports
20:31de viande.
20:32Donc,
20:32dans ce cas,
20:33on se sert
20:34d'un autre marqueur
20:34pour évaluer
20:35l'insuffisance rénale
20:36qui est la cystatine C.
20:38Et on voit très bien
20:39que même si la viande
20:40fait monter un petit peu
20:41la créatinine,
20:41elle ne dégrade pas
20:42du tout le rein.
20:44Merci docteur Vuala.
20:46Je suis désolé
20:46de vous interrompre,
20:47mais on peut vous retrouver
20:48très facilement
20:49sur le site
20:51irmfa.com.
20:52Quant à nous,
20:53chers auditeurs,
20:54on se retrouve dimanche prochain
20:55à 15h30
20:56sur Sud Radio,
20:57évidemment.
20:57En attendant,
20:58restez en forme.
21:00Sud Radio,
21:01la santé demain,
21:03Gilles Goncalves.
21:05Vous a été présenté
21:06par cem-vivant.com
21:08pour mieux vivre
21:09avec les ondes électromagnétiques
21:11de notre quotidien.
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