- il y a 5 heures
Avec Dr Marc Naet, Gynécologue obstétrique et médecine fonctionnelle
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NewsTranscription
00:14Bonjour et bienvenue sur Sud Radio dans l'émission La Santé Demain, une émission qui donne la parole aux acteurs
00:19de la santé, de la médecine en général et de la santé au naturel en particulier.
00:23Aujourd'hui nous allons parler d'hormones au féminin avec le docteur Marc Nett. Bonjour docteur.
00:30Bonjour Gilles.
00:31Vous êtes spécialiste en gynécologie obstétrique, en chirurgie gynécologique, vous avez un AEA en biologie de la reproduction, vous êtes
00:38formé à la thérapeutique anti-âge au centre universitaire de Charleroi.
00:44Vous vous êtes progressivement tourné vers la médecine fonctionnelle, intégrant les traitements hormonaux et la nutrition.
00:50Et vous travaillez depuis de nombreuses années au sein de la clinique, la fameuse clinique Arthog en Belgique.
00:55On entend encore beaucoup d'idées reçues et parfois même de peur autour de l'hormonothérapie.
01:01Pourquoi ce sujet est-il encore un petit peu chaotique dans la mentalité des gens et de beaucoup de femmes
01:08?
01:11L'hormonothérapie est critiquée souvent essentiellement parce qu'on a une mauvaise réputation vis-à-vis des hormones,
01:18parce qu'elles ont été utilisées beaucoup dans le dopage et c'est souvent l'image négative qu'on en
01:23a.
01:23Mais en l'occurrence, chez les femmes en particulier, on a ce problème qui est très actuel maintenant de la
01:31ménopause
01:32et des traitements hormonaux qui font peur vis-à-vis de la ménopause, en fait essentiellement à cause du cancer
01:40du sein.
01:41Donc ça ferait, si je peux me permettre, l'hormone est perçue comme quelque chose qui emmènerait l'individu à
01:47être sur quelque chose,
01:49sur homme, sur femme, enfin pas naturel du coup, c'est ça ?
01:52Voilà, on a cette idée que c'est pas forcément naturel et que c'est un traitement trop important.
02:00Et moi qui suis, qui ai beaucoup d'expérience maintenant en gynéco, j'ai connu la période avant le cancer
02:08du sein
02:09où en fait en gynécologie, on forçait pratiquement les femmes à prendre un traitement hormonal à la ménopause.
02:14On leur disait, mais si madame, il faut absolument que vous preniez un traitement à cause de l'ostéoporose,
02:20à cause des maladies cardiovasculaires et on leur collait d'office un traitement qui souvent était assez mal supporté
02:26parce qu'il était pareil pour tout le monde et souvent un petit peu surdousé et la plupart arrêtés.
02:31Mais avant les problèmes de cancer du sein, en France, il y avait 30% des femmes qui étaient traitées
02:37pour leur ménopause
02:38et dans les années 2000, les grosses études américaines sont arrivées pour montrer et pour dire qu'il y avait
02:47un risque supérieur
02:48et plus important de cancer du sein et du coup ça a été le pavé dans la mare et les
02:52traitements sont arrêtés en quelques années
02:54et de 30% on est tombé à moins de 5%.
02:58D'accord, donc beaucoup de patientes en fait ont peur aussi des effets secondaires, des traitements hormonaux.
03:02Comment se déroule concrètement le suivi médical pour garantir leur sécurité dans le temps ?
03:09Alors le suivi médical, je disais tout à l'heure, souvent on imposait un traitement auparavant à doses uniques
03:16qui n'étaient pas adaptés à chaque personne.
03:18Maintenant le progrès c'est que d'abord on a des hormones qui sont bioidentiques,
03:24qui sont donc c'est la même molécule que ce qui est fabriqué par le corps,
03:28donc c'est pas un médicament, c'est pas une molécule synthétique, c'est une molécule naturelle
03:35et qui ne pose pas de problème puisque nous, notre corps, que la molécule vienne de l'intérieur ou de
03:40l'extérieur,
03:41c'est toujours la même molécule et c'est reconnu comme quelque chose qui fait partie de nous.
03:45Oui c'est intéressant parce qu'on parle souvent d'hormonothérapie aussi végétale,
03:50donc de phyto-oestrogène, qu'est-ce que vous en pensez ?
03:52Est-ce que c'est vraiment adapté au corps humain ça finalement ?
03:54Alors je crois savoir que vous vous intéressez un peu à l'endobiogénie.
03:59qui n'est pas très en faveur de l'hormonothérapie en général,
04:03mais par exemple en phytothérapie, quand on n'a pas voulu prescrire des hormones bioidentiques,
04:11on a prescrit beaucoup des plantes, donc du soja, du houblon, du gâtelier, du yam,
04:17et qui sont des phyto-oestrogènes.
04:19Et donc par définition c'est des oestrogènes de plantes.
04:21Mais nous on est des humains, on n'est pas des plantes.
04:25Donc en fait de prendre des hormones d'une espèce qui n'est pas la nôtre,
04:29ce n'est pas forcément naturel.
04:30Par contre de prendre la même molécule que ce que nous fabriquons nous,
04:36c'est en fait beaucoup plus naturel.
04:38Donc l'hormonothérapie est finalement beaucoup plus naturel que les plantes,
04:42ou en tout cas que les médicaments.
04:44Oui, donc on parle là de biodisponibilité.
04:47Et de bioidentique et de biodisponibilité.
04:50Et surtout, ceux qui pratiquent la phytothérapie,
04:55enfin j'en ai connu puisque je me suis aussi formé à l'endobiogénie en France.
04:59On n'est pas que formé à l'endobiogénie.
05:01Oui, mais aussi en Belgique.
05:03On s'en déclinique l'endobiogénie.
05:08Et les hormones bioidentiques, ça marche très bien.
05:12Ça marche en quelques heures, on a un effet.
05:15Alors qu'avec les plantes, c'est parfois plus difficile.
05:18Mais moi je l'expliquerai, je suis tout à fait pour la phytothérapie.
05:22Et les plantes sont très intéressantes.
05:24Mais souvent, ce sont des plantes qui sont régulatrices,
05:27qui sont adaptogènes.
05:29Alors que quand l'ovaire, malheureusement, il s'est arrêté,
05:31il ne produit plus d'oestrogènes, il ne produit plus de progestérone,
05:34il ne produit plus de testostérone.
05:36Et donc, adapté ou régulé zéro, malheureusement,
05:40ça ne marche pas très bien souvent.
05:41C'est important de souligner que si le tissu lui-même ne peut plus produire,
05:46malgré la stimulation, comment on fait ?
05:48Comment on fait ?
05:48Parce que de soutenir la production naturelle, s'il n'y en a plus,
05:51malheureusement, ça ne marche pas très bien.
05:52Il y en a qui préfèrent rester malades, justement,
05:55parce qu'ils ont une mauvaise idée de ce que c'est que la biodisponibilité.
05:59Voilà.
06:00Donc, on parle beaucoup de ménopause,
06:02mais il y a quand même beaucoup de symptômes féminins
06:04bien avant la ménopause,
06:06qui traduisent des équilibres hormonaux.
06:07Par exemple, elle est fatiguée le matin.
06:11C'est-à-dire qu'en règle générale,
06:13la ménopause est associée au bouffet de chaleur,
06:15qui est finalement le signe clinique,
06:17le symptôme qui est ressenti.
06:19Pas partout au monde, il y en a qui ont l'impression
06:20pas de bouffée de chaleur,
06:21mais c'est le symptôme le plus fréquent.
06:25Et pour nous, médecins, il est très pratique,
06:27parce qu'on donne un petit peu d'hormones,
06:29et pof, ça disparaît pratiquement instantanément.
06:32Mais ça n'est que le symptôme extérieur.
06:36Il y a beaucoup d'autres symptômes qui sont liés,
06:39puisque les hormones, elles fonctionnent au niveau du corps,
06:42elles fonctionnent aussi au niveau psychique.
06:44Il y a une action psychique des hormones,
06:46et donc, lié aux hormones, il y a peut-être la dépression,
06:51il y a le sommeil, il y a la qualité de la peau,
06:56des muqueuses, la qualité de l'os,
06:58puisqu'il y a l'ostéoporose après la ménopause.
07:01Donc, il y a énormément d'effets,
07:03soit qui sont ressentis, soit qui ne sont pas ressentis,
07:07mais très souvent qui ne sont pas identifiés comme tels.
07:09Quand on a des problèmes de sommeil,
07:11on se dit, c'est peut-être,
07:13le premier réflexe, ce n'est pas de se dire
07:14que c'est à cause des hormones.
07:15Oui, c'est ça.
07:16Ce que je voulais dire tout à l'heure,
07:18c'est qu'on parle beaucoup de ménopause,
07:19mais en fait, l'hormonothérapie ou le déséquilibre hormonal,
07:23il peut subvenir, arriver très très très tôt
07:26dans la vie d'une femme.
07:27Alors oui, disons que classiquement en gynéco,
07:31on dit aujourd'hui, la ménopause,
07:32c'est quand il n'y a pas eu de règle depuis un an.
07:34Mais évidemment, c'est déjà un stade installé,
07:37et très souvent, il y a des signes qui démarrent
07:41beaucoup plus tôt, après 35 ans.
07:44Il y a des ménopause précoces et il y a des signes cliniques
07:47qui s'installent très souvent par un manque de balance
07:51entre les oestrogènes et la progestérone
07:53et qu'il faut essayer de rétablir
07:55parce qu'une femme va avoir la ménopause à 50 ans,
07:59mais elle a toujours des cycles jusqu'à 50 ans,
08:01mais par contre, elle n'a plus d'ovulation.
08:02Et donc, ça introduit des équilibres hormonaux
08:05qu'on peut relativement facilement corriger
08:07et éviter beaucoup de signes cliniques.
08:09Merci, Docteur Net.
08:12On vous retrouve tout de suite,
08:13mais pour l'heure, je vous propose de retrouver
08:14le Docteur Jean-Christophe Charrier
08:16pour sa chronique et chronique.
08:18Bonjour Docteur Jean-Christophe Charrier.
08:21Bonjour Gilles Goncalves.
08:22Et de quoi allons-nous parler aujourd'hui ?
08:24Alors, un peu de cuisine aujourd'hui ?
08:27Cuisinons.
08:28La carotte et le fenouil.
08:30Elle a bien un nom latin, cette carotte,
08:31ça fait classe quand même.
08:32Oui, c'est Docus carotas.
08:34Docus carotas.
08:35C'est incroyable.
08:36La cuisine est Docus carotas.
08:38C'est une plante qui est un régulateur intestinal important
08:43qui lutte contre les diarrhées.
08:45Oui, souvent utilisée, entre guillemets,
08:47dans leur recette de grand-mère.
08:48Tout à fait.
08:48Pour couper les diarrhées.
08:49Et puis, c'est un cicatrisant de l'estomac.
08:51C'est un cicatrisant gastrique.
08:53D'accord.
08:53Qui régule aussi les acidités qu'on peut avoir dans l'estomac.
08:57Il protège nos artères.
08:59Bien.
08:59Enfin, elle protège la carotte.
09:00La carotte.
09:01L'artère.
09:01Et elle est ce qu'on appelle coronarodilatatrice.
09:05Donc, ça permet de dilater les petites artères du cœur
09:08pour qu'ils s'oxygènent bien.
09:10Et c'est aussi une plante qui nous permet de lutter contre l'anémie.
09:14Mais c'est pas tout.
09:15Allons-y.
09:16Voilà.
09:16Parce que vous n'imaginez pas.
09:17Je suis suspendu.
09:18Une petite soupe carotte, ça vous ferait du bien.
09:20Mais c'est une plante qui va nous aider à expectorer.
09:24D'accord.
09:24Donc, elle a craché tout ce qui peut s'accumuler dans nos poumons quand on tombe malade.
09:29Et puis, elle nous aide à lutter contre les infections urinaires.
09:32Et puis, la plupart des infections bactériennes.
09:34Très bien.
09:35Voilà.
09:36Et tout ça, sans parler de toutes ces vitamines qui sont très présentes dans ce légume-là.
09:42Vous avez une autre plante, j'imagine, dans votre besace de phytothérapeute clinique ?
09:47Alors, le fenouil, donc, pour l'associer à la carotte, ça fait une bonne soupe, sympa.
09:51Oui, sympa.
09:53Phoeniculum vulgari.
09:54Magnifique.
09:56Qui est une plante qui va bien compléter la carotte parce qu'elle va être antispasmodique des muscles de l
10:01'intestin.
10:02D'accord.
10:02Donc, elle va éviter tous les spasmes qui font qu'on a mal au ventre.
10:05Et elle est aussi efficace au moment des règles parce qu'elle est antispasmodique de l'utérus.
10:12Et elle est aussi antispasmodique de la vessie.
10:15Donc, toutes les personnes qui ont un peu de stress avant de prendre la parole,
10:17qui vont faire pipi dix fois avant de passer à votre micro, par exemple.
10:21Vous pouvez leur faire un petit verre de fenouil à l'entrée plutôt qu'un café qui va augmenter leur
10:25spasme.
10:26On met tout ici, il y a du thé, du café, tout ce que vous voulez.
10:29Petit jus de fenouil à venir.
10:31On va y penser.
10:32Voilà.
10:32Bon, c'est une plante qui peut aider les femmes à l'étendre.
10:34parce qu'elles stimulent la production du lait et qui aident à faire venir les règles.
10:38C'est magnifique.
10:39Merci.
10:39Donc, carottes-fenouils, le combo essentiel pour tout ce que vous avez décrit.
10:44N'hésitez pas à revoir cette chronique chronique, la réécouter.
10:49Merci, docteur Jean-Christophe Charrier, pour ces précisions.
10:52On peut vous retrouver facilement sur le site institut-endobiogénie.fr
10:56et évidemment pour la chronique chronique de dimanche prochain.
11:27CEM-VIVANT.com
11:29qui est l'agence du médicament en Europe,
11:33qui a, pas interdit, mais mis des précautions importantes sur les traitements hormonaux pour la ménopause
11:39pendant maintenant pratiquement 25 ans.
11:42Et aujourd'hui, avec un nouveau collège d'experts, une ré-étude des études et des dossiers,
11:48maintenant, toutes ces précautions sont éliminées
11:53et en fait, on reconnaît que le traitement hormonal à la ménopause
11:56est plutôt favorable au niveau de la mortalité,
11:59au niveau des nombres de maladies, que ce soit les maladies métaboliques.
12:04On a toujours connu l'ostéoporose et les maladies cardiovasculaires,
12:08mais même au niveau des maladies métaboliques,
12:10même au niveau des maladies neurodégénératives, de l'Alzheimer,
12:14où il y aurait une influence qui peut aller jusqu'à 20 ou 30 %,
12:18ce qui est quand même important.
12:20Donc il y a beaucoup d'aspects qui reviennent
12:22et comme souvent en médecine, on interdit des choses pendant un certain nombre d'années
12:26pour découvrir que finalement, c'était finalement positif.
12:29Et en Europe, qu'en est-il ?
12:31Et en Europe, on a prochainement des réunions au Parlement européen
12:37pour, je vous lis le titre, le prix du silence,
12:40pourquoi l'Europe ne peut plus se permettre de sous-traiter la ménopause.
12:43Alors, ce n'est pas forcément pour le bien-être des gens,
12:46mais c'est pour des raisons socio-économiques,
12:48parce qu'on s'aperçoit que même pour l'égalité des sexes dans le travail,
12:52la ménopause, ça impacte les femmes, ça a leur impact dans leur travail.
12:56Et donc pour des raisons socio-économiques et financières,
12:59c'est plus ça qui visiblement motive l'Europe.
13:02Mais les États-Unis ont ouvert la voie.
13:05On a suivi les États-Unis dans un mauvais sens pendant plus de 25 ans.
13:09Maintenant, ils voudraient les suivre plutôt dans le bon sens
13:12et pouvoir traiter la ménopause,
13:15ce qu'on fait nous depuis des années en médecine fonctionnelle,
13:18mais qui était souvent un peu critiquée.
13:19Donc je suis très content de voir qu'aujourd'hui,
13:21il y a une reconnaissance unanime de l'intérêt de ces traitements.
13:26Merci.
13:26On parle souvent d'oestrogène, progestérone dans le cadre du féminin,
13:30et de la ménopause en particulier.
13:31Mais est-ce qu'il n'y aurait pas d'autres hormones aussi
13:33qui viendraient impacter la santé au féminin,
13:36comme la thyroïde, qui est souvent problématique chez beaucoup de femmes ?
13:40Tout à fait.
13:43Alors, sur le plan ovarien,
13:44les ovaires produisent des oestrogènes et de la progestérone,
13:47mais ils produisent aussi de la testostérone.
13:49Lorsque les ovaires s'arrêtent,
13:50théoriquement, le relais est pris par les glandes surrénales
13:53qui produisent de la DHEA,
13:55qui est en fait globalement une pré-testostérone.
13:57Mais on peut facilement faire des dosages sanguins
14:01et voir les niveaux de DHEA qui sont corrects ou non.
14:04Très souvent, elles ne le sont pas.
14:06Et surtout, la thyroïde,
14:08parce que finalement,
14:10quand on enlève les hormones sexuelles,
14:13il y a finalement quatre piliers hormonaux principaux.
14:16Si on enlève les hormones sexuelles,
14:18c'est comme si on enlève un pied de la table.
14:21Et très souvent, le métabolisme,
14:22il s'adapte à tous les changements,
14:24il s'adapte à toutes les circonstances.
14:25Mais pour s'adapter, c'est très souvent la thyroïde
14:28qui permet l'adaptation métabolique infinée.
14:34Et donc, avec les changements hormonaux des hormones sexuelles,
14:38très souvent, la thyroïde se met un peu au ralenti.
14:40Donc, en hypothyroïdie subclinique, fonctionnelle,
14:44c'est-à-dire que ce n'est pas une maladie,
14:45c'est plus une réaction d'adaptation de l'organisme,
14:48mais qui impacte la qualité de vie.
14:52Oui, parce que, peut-être pour emmener quelques éclaircissements,
14:56la thyroïde, elle a aussi un rôle catabolique.
14:59Donc, du coup, si l'organisme, lui, n'a plus d'hormones sexuelles,
15:02donc ne peut plus anaboliser,
15:05trop derrière cataboliser viendrait au déséquilibre.
15:08Donc, si le système urogénital est un peu en panne,
15:11la thyroïde va se mettre un petit peu en berne
15:13de manière à conserver l'équilibre, c'est ça ?
15:15Tout à fait.
15:16C'est une réaction d'adaptation dans le cadre des équilibres,
15:19des axes hormonaux entre eux.
15:21Et effectivement, on l'a dit tout à l'heure,
15:22les oestrogènes sont à la base de la synthèse protéique,
15:26sont à la base même des androgènes,
15:28puisque c'est le précurseur des androgènes.
15:30Et donc, si on touche à un axe,
15:32on impacte automatiquement les autres axes hormonaux.
15:36Il y a d'autres axes qui sont importants chez la femme à cultiver ?
15:40Tous les axes hormonaux sont importants.
15:42Alors, le plus évident, c'est au niveau ovarien,
15:45c'est l'oestrogène, progestérone,
15:47et puis DHEA, testostérone.
15:49On commence à parler de plus en plus de la DHEA
15:52et de la testostérone chez la femme,
15:53parce que la testostérone, c'est aussi une hormone
15:56qui favorise les tissus, qui favorise les organes,
15:59qui évite un certain nombre de maladies métaboliques.
16:01Donc, c'est l'hormone de la vie, c'est positif.
16:03Et chez la femme, c'est quand même l'hormone de la libido
16:07plus que les hormones féminines.
16:09Donc, c'est important.
16:10Et à côté de ça, il y a la thyroïde,
16:11qui très souvent, je pense que, extrêmement fréquemment,
16:14après la ménopause, on a une baisse des hormones thyroïdiennes.
16:18Et effectivement, il y a les hormones qui sont cataboliques,
16:22qui sont plutôt le cortisol et la thyroïde,
16:23et les hormones anaboliques, qui sont les hormones sexuelles
16:26et éventuellement l'hormone de croissance.
16:28C'est ça.
16:28Donc, il y a aussi une implication forte des problèmes nerveux
16:33émotionnels chez les femmes qui induraient aussi
16:35des gros problèmes métaboliques.
16:38Alors, oui, souvent, même en pré-ménopause,
16:41il y a des changements.
16:42On a dit qu'il y avait un effet souvent psychique
16:45autant que physique.
16:46Et beaucoup de femmes ont des changements personnels
16:50qui ne sont pas toujours ressentis personnellement,
16:53mais des femmes qu'on équilibre en pré-ménopause.
16:56C'est assez amusant, souvent, quand on les revoit,
16:59à nous dire, écoutez, ce n'est pas moi qui vous remercie,
17:01mais c'est mon mari et mes enfants.
17:03Parce qu'elles ont des changements psychologiques
17:06liés aux changements hormonaux.
17:09Et ce sont des choses qu'on peut équilibrer relativement facilement.
17:12Est-ce qu'il n'est pas intéressant de regarder
17:14cet équilibre hormonal beaucoup plus précocement
17:16dans la vie d'une femme, aux alentours des 20 ans,
17:18pour déjà avoir une espèce de photo
17:20sur laquelle on peut se reposer plus tard pour comparer ?
17:22En gynécologie, on a l'avantage, normalement,
17:25de suivre les femmes, en fait, sur le long terme
17:27et assez précocement.
17:29Donc, on peut dépister les choses plus facilement
17:32puisqu'on les voit régulièrement
17:34et on fait des bilans beaucoup plus régulièrement
17:36que dans la population générale.
17:40Mais je voudrais assister sur une chose,
17:42c'est que très souvent, les prises de sang restent dans les normes
17:45parce que c'est des normes de pathologie
17:46et ce n'est pas des normes de médecine fonctionnelle,
17:48mais aussi, surtout, parce que les gens, souvent,
17:51ne disent pas les symptômes.
17:54Ils ignorent, ils ne veulent pas les voir.
17:56Ils cachent.
17:57Ils les cachent un peu et il faut les pousser à faire...
18:00C'est pour ça que les consultations sont souvent un peu longues,
18:03à exprimer et à dire toutes les choses qui ne vont pas
18:06parce qu'un petit symptôme qui a l'air banal
18:09peut mettre sur la voie la piste d'un déficit quelconque
18:13et l'élément clinique ou le ressenti est parfois plus important
18:19que le bilan de la prise de sang.
18:22C'est ça.
18:22Et si on revient sur la prise de sang,
18:24vous avez évoqué que vous aviez des normes assez différentes
18:27parce que beaucoup de personnes pensent être en bonne santé
18:30au regard de l'analyse biologique.
18:32On vous dit, ben non, vous êtes dans les normes, tout va bien.
18:34Et en fait, pas du tout.
18:36Parce que les normes du laboratoire,
18:38elles ont été établies statistiquement pour des normes de maladie.
18:41Donc si on est hors des normes, on est malade.
18:45Si on est dans les normes, on n'est pas malade.
18:47Ça, c'est notre médecine maladie qui est faite pour les malades
18:51mais pas pour la prévention.
18:54Parce qu'on parle toujours de prévention
18:56avec une idée en France assez négative de la médecine préventive
18:59qui est un peu administrative.
19:02Mais en France, on a une très bonne médecine maladie
19:04et on a du dépistage.
19:06Quand on dépiste la maladie qui est déjà là,
19:09mais c'est du dépistage, mais la prévention en fait n'existe pas.
19:12Et donc la prévention, c'est justement
19:14d'essayer de donner à l'organisme
19:17toutes les facilités pour garder son équilibre
19:20et partant du principe qu'un déséquilibre chronique et permanent
19:23va aboutir à la maladie.
19:25Donc de rétablir un équilibre préventif,
19:27ça évite d'arriver à la maladie.
19:30La place de la nutrition chez les femmes ?
19:32Au regard hormonal, évidemment.
19:34Mais la nutrition est fondamentale.
19:36L'activité physique, la nutrition, c'est la base au départ.
19:42S'il n'y a pas ça...
19:44Quel type de nutrition ?
19:45D'un côté, il faut la nutrition.
19:47Si on parle par exemple de l'osteoporose,
19:49il faut du calcium.
19:50Mais si on n'a pas les oestrogènes pour fixer le calcium,
19:53ça ne sert à rien de prendre du calcium.
19:54Donc c'est une complémentarité entre la nutrition.
19:57Il faut de la vitamine D, il faut de la vitamine K2,
19:59il faut différents minéraux, nutriments
20:02qui doivent être apportés par l'alimentation.
20:04On a parlé des protéines.
20:07Oui, il faut des protéines
20:09parce que si on n'a pas de protéines,
20:10on ne peut pas construire des tissus,
20:11on ne peut pas construire des organes,
20:13on ne peut pas construire de l'os.
20:14Donc il faut qu'il y ait une complémentarité
20:16entre la nutrition, la micronutrition,
20:18la phytothérapie éventuellement
20:20et puis l'hormonothérapie en dernier lieu.
20:23Et donc la place du sport pour finir ?
20:26Et la place du sport, c'est que la fonction crée l'organe
20:30et donc il faut faire bouger ses muscles,
20:33bouger ses articulations
20:36sans faire du sport excessivement.
20:39Mais personnellement, je découvre le tai chi,
20:41c'est très bien.
20:42Vous êtes adepte du tai chi.
20:44Donc un mot de la fin, docteur Nett ?
20:47Eh bien, il faut arrêter aujourd'hui
20:50d'avoir peur du traitement hormonal,
20:52en l'occurrence de la ménopause,
20:54de faire des bilans relativement tôt
20:57quand on a des symptômes dérangeants
20:59dont on peut penser qu'ils ne sont pas liés à ça,
21:01mais ils le sont peut-être.
21:02Donc de faire un bilan préalable,
21:05d'avoir les conseils de médecine fonctionnelle
21:08aussi pour la nutrition, la micronutrition
21:11et ce qui tourne autour des hormones.
21:13Et puis de rééquilibrer,
21:16de ne pas avoir peur, au contraire,
21:18puisque c'est la prévention de nombreuses maladies
21:20et qu'aujourd'hui, on a même des études
21:22qui montrent que chez les femmes traitées hormonalement,
21:24au bout du compte, la mortalité est plus faible
21:26que chez les femmes non traitées.
21:27C'est ça.
21:28Merci beaucoup, docteur Nett,
21:30pour ces explications de qualité
21:32et tous ces éclaircissements
21:34qui, j'espère, vous seront profitables,
21:36chers auditeurs et auditrices.
21:37On peut vous retrouver sur le site
21:39de la clinique Airtog.
21:40Quant à nous, chers auditeurs,
21:41on se retrouve dimanche prochain à 15h30
21:43sur Sud Radio, évidemment.
21:45En attendant, restez en forme.
21:47Vous a été présenté par
21:49CEM-Vivan.com
21:51pour mieux vivre avec les ondes électromagnétiques
21:53de notre quotidien.
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