Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 heures
Bruno Clavier, Psychanalyste

Retrouvez La Santé Demain avec Gil Goncalves. En partenariat avec cem-vivant.com
---

Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75...
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : / sudradiooffi. .
▪️ Instagram : / sudradiooff. .
▪️ Twitter : / sudradio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

———————————————————————

##LA_SANTE_DEMAIN-2026-05-17##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:13Bonjour et bienvenue sur Sud Radio dans l'émission La Santé Demain, une émission qui donne la parole aux acteurs
00:18de la santé, de la médecine en général et de la santé au naturel en particulier.
00:22Aujourd'hui, nous allons parler de transgénérationnel, le principe qui désigne la transmission inconsciente de contenus psychiques par exemple, de
00:31traumatismes vécus, de conflits de secrets et ceux d'une génération à l'autre.
00:36Pour cela, j'ai le plaisir d'accueillir Bruno Clavier. Bonjour Bruno.
00:40Bonjour.
00:41Bruno Clavier, vous êtes psychanalyste, psychologue clinicien, enseignant, conférencier et auteur de nombreux ouvrages tels que « Ces enfants qui
00:49veulent guérir leurs parents ».
00:50L'inceste ne fait pas de bruit, il ne savait pas, trois petits points, pourquoi la psy a négligé les
00:56violences sexuelles, depuis de nombreuses décennies, les fantômes de l'analyste et encore ce dernier ouvrage que nous vous présentons
01:05aujourd'hui,
01:06« Les fantômes familiaux ».
01:07Qui était le premier dans l'ordre.
01:08Qui était le premier dans l'ordre.
01:09Qui était le premier qui s'est sorti.
01:10« Les fantômes familiaux, psychanalystes transgénérationnels ».
01:15Sujets passionnants, pour lesquels on évoque la transmission de descendants en descendants.
01:22Et on peut aussi parler de fertilité, ce qui fait le lien avec l'émission de la semaine dernière, avec
01:28le docteur Marie Coupleux, qui nous a amplement parlé de fertilité.
01:31J'ai entendu, c'était passionnant d'ailleurs.
01:33Merci.
01:34Oui.
01:35Merci à Marie.
01:36Oui.
01:37Donc cette fertilité, elle est impliquée dans le transgénérationnel, de quelle manière, par quel mécanisme ?
01:42C'est-à-dire, pour ça, il faut revenir à ce qu'on appelle le transgénérationnel, et ce qu'on
01:46appelle les fantômes, les fantômes familiaux.
01:50À la base, il y a toujours des traumatismes.
01:52Donc ça veut dire qu'il va y avoir un traumatisme, et puis le traumatisme va créer des systèmes de
01:58défense.
01:59Et à partir de l'hystème de défense qu'on connaît dans le traumatisme, c'est le déni, l'amnésie,
02:04le clivage, des choses comme ça.
02:07Parfait.
02:07Donc là, on est dans le traumatisme vécu par un individu.
02:10C'est-à-dire qu'à la base, c'est toujours quelque chose de personnel, et la personne ne peut
02:15pas traverser ce traumatisme.
02:17Donc elle va faire des mécanismes de défense.
02:19Donc je parlais du déni, par exemple, c'est qu'elle l'a vécu, mais elle ne l'a pas
02:22vécu.
02:22Oui.
02:23Et on s'est aperçu que les traumatismes étaient transmis de génération en génération.
02:30Alors on l'a vu par l'épigénétique, au moins maintenant il y a un support plus...
02:34J'ai dit avant, on l'avait remarqué, mais il n'y avait pas trop de support scientifique.
02:38Et maintenant l'épigénétique nous montre ça.
02:40C'est-à-dire qu'il y a une transmission des émotions négatives dues au traumatisme.
02:46Ça a été mis en avant dans les hôpitaux de Genève, en épigénétique d'ailleurs.
02:50Et qui vont amener des répétitions.
02:54C'est pour ça que si on pense à la fertilité, parce que ça m'a fait penser d'écouter
03:01cette émission,
03:02c'est par exemple, il y a des verrous.
03:03À partir du moment où vous avez un traumatisme à une génération,
03:06il va y avoir quelque chose qui est inconscient, qui est un mot d'ordre.
03:09Et dans le domaine de la fertilité, ça sera, tu n'auras pas d'enfant, par exemple.
03:14Mais ça peut être ce que j'ai vu qui est très étonnant, tu n'auras pas de premier.
03:18D'accord, donc en plus, il y a des injonctions particulières.
03:22Des injonctions qui sont en rapport avec le traumatisme.
03:24D'accord.
03:25J'ai un exemple comme ça.
03:26Et on peut débloquer ça.
03:27Donc ça peut aider tout le côté, là c'est un côté psy transgénérationnel.
03:32Bien sûr.
03:32J'ai le souvenir comme ça d'une femme.
03:34C'était très spécial, puisqu'elle a un enfant tout à fait normalement.
03:38Et après, elle n'arrive pas.
03:40Elle n'arrive pas.
03:40Elle va un deuxième, elle n'arrive pas, elle n'arrive pas.
03:42Et puis c'est très bizarre, parce qu'à ce moment-là, la médecine s'est embarquée, quitte à aller
03:45faire des fives, des trucs comme ça.
03:48Et puis il n'y avait rien qui marchait.
03:49Puis on a trouvé le trauma dans son arbre généalogique.
03:52D'accord.
03:53Et c'était un deuxième enfant qui était mort.
03:56Donc s'il y a un deuxième, il va mourir.
03:58Et une fois qu'on débloque ça, hop, la personne, la femme par exemple, tombe enceinte.
04:02D'accord.
04:02C'est comme un dictionnaire sur lequel il est indiqué, puisqu'il y a traumatisme sur le deuxième enfant, avoir
04:07un deuxième enfant, c'est traumatisant, tu n'auras pas de deuxième enfant.
04:10C'est exactement la même chose pour les traumas personnels.
04:12D'accord.
04:12Par exemple, si vous avez failli, vous noyez, vous avez peur de l'eau.
04:16Bien sûr.
04:16Sauf que là, c'est comme si quelqu'un, une génération se noie et la génération d'après a peur
04:21de l'eau.
04:22Absolument.
04:22Donc, c'est compliqué parce qu'on ne sait pas d'où ça vient.
04:24Bien sûr.
04:25Donc, ça demande une investigation très précise.
04:27Je vous donne un autre exemple qui était caractériste.
04:28C'est une femme, malheureusement, qui n'a pas eu d'enfant.
04:30Elle fait huit fives.
04:32Ok.
04:32Mais sa mère a fait huit avortements.
04:34C'est pas un hasard.
04:38Absolument.
04:39Il y a quelque chose qui s'est transmis, là, très négativement.
04:41Et cette femme n'aura jamais d'enfant.
04:43Mais elle a fait huit fives.
04:44Sa mère a fait huit avortements.
04:46Comme une injonction qui est écrite.
04:48C'est une répétition traumatique avec une sorte de mot d'ordre.
04:51Alors, ça demande un peu de travail pour se dire que c'est comme un verrou.
04:56Ça demande de l'investigation.
04:58De la fertilité.
04:58C'est comme un verrou.
04:59Et ça peut aider avec tout le reste qu'il faut faire, bien entendu, en premier.
05:06Médicalement parlant.
05:07Tout ça.
05:07Mais une fois qu'on a fait le tour et qu'on n'y arrive pas, ça peut être intéressant
05:10d'aller voir ça.
05:11Absolument.
05:12Donc, vous parlez aussi dans vos ouvrages de notions de cryptes et de fantômes.
05:15Alors, moi, je ne parle pas tellement de cryptes.
05:17C'est plutôt d'oroc ?
05:17C'est plutôt, oui, mariateur.
05:19Il y a un certain nombre de personnes qui parlent de cryptes.
05:21Mais c'est quoi ?
05:23C'est l'idée qu'il y aurait quelque chose d'enfoui, un peu comme dans une crypte en nous
05:26?
05:26Moi, je ne l'utilise pas parce que la crypte, on dirait que c'est mort.
05:30Or, ce n'est pas mort, c'est très vivant.
05:32C'est-à-dire, ce ne sont pas des injonctions dormantes.
05:38C'est des injonctions qui n'arrêtent pas.
05:40C'est-à-dire, par exemple, si j'en reprends le thème de la fertilité,
05:46c'est que, par exemple, il va y avoir un énorme désir d'enfant.
05:50Et puis, ça va tourner et tourner.
05:51Et en même temps, ça va tourner sur place.
05:53Ça ne va pas pouvoir bouger.
05:55Donc, je n'utilise pas la crypte parce qu'on dirait que ça dort.
05:57Je vous en sais sur ce sujet,
05:59sachant que vous alliez m'emmener le fait que c'était vivant.
06:01Que c'est vivant.
06:02Donc, du coup, ce qui est extrêmement intéressant,
06:04c'est que beaucoup se figurent que dans le passé, il y a eu un traumatisme.
06:08C'est verrouillé.
06:09C'est donc mort quelque part.
06:11Alors qu'il faut bien comprendre que ce traumatisme est tout le temps actif
06:14et qu'il passe de génération en génération jusqu'à ce qu'il soit résolu.
06:18Jusqu'à ce qu'il soit résolu ou pas.
06:21Et en particulier, j'ai reçu énormément d'enfants.
06:24Moi, j'ai pu théoriser grâce aux enfants.
06:26J'ai reçu des enfants, des enfants, des enfants.
06:29Puis, c'était tellement transgénérationnel que j'ai appris avec eux.
06:32Je n'ai pas appris ça à la fac, ce que je fais.
06:36Et avec les enfants, c'est limpide.
06:37C'est clair parce qu'on sait qu'ils n'ont pas eu de traumatisme,
06:40la plupart de ceux que j'avais reçus.
06:42Donc, quand ils n'ont pas eu de traumatisme,
06:43on sait que c'est les traumas de leurs parents ou des grands-parents
06:47ou ainsi de suite.
06:48Vous voulez dire qu'ils ont un comportement particulier
06:50qui est un non-sens pour eux.
06:53Et à ce moment-là, on peut aller vers l'autranger national.
06:57C'est-à-dire qu'une fois qu'on a écarté tout le côté pathologique,
07:01c'est une bonne famille, ils font tout ce qu'ils peuvent et tout.
07:03Et vous avez des enfants qui vont...
07:05J'ai reçu toutes sortes d'enfants,
07:07mais je ne sais pas, qui commencent à se taper la tête
07:10contre le mur à six mois.
07:12On ne comprend pas ce qu'il fait.
07:13On dit qu'il est autiste.
07:14Et puis, on peut dénouer ça si on trouve le trauma transgénérationnel.
07:20Là, il ne faut pas souvent aller chercher loin.
07:22C'est les parents ou les grands-parents.
07:23Donc, le trauma peut être très proche ?
07:25C'est en général proche.
07:27Il y aurait cette idée qu'on porte des trucs
07:29genre à cette génération, à la Révolution française.
07:31C'est possible, il y a des traces.
07:34Mais c'est beaucoup plus proche.
07:35Moi, je n'ai jamais demandé aux familles
07:39d'amener votre arbre généalogique.
07:40On avait sous la main le...
07:42Il suffit de raconter l'histoire de la famille
07:43et on sait à peu près tout.
07:45Même s'il y a des secrets.
07:46D'accord.
07:47Donc, justement, ces secrets, parlons-en.
07:49Il y a tous les traumatismes
07:51et il y a aussi les non-dits.
07:53Donc, des choses qui sont tenues secrètes
07:55et non métabolisées parce que non-avouables
07:57qui se transmettent de génération en génération.
08:00Mais là, il y a un peu...
08:00J'ai une critique à faire de la psychogénéalogie.
08:03Elle prend les conséquences pour des causes.
08:06D'accord.
08:06C'est-à-dire que le secret et le non-dit
08:09n'est pas une cause.
08:10C'est une conséquence.
08:10C'est une conséquence.
08:11C'est-à-dire que c'est le trauma qui va amener le secret.
08:13Absolument.
08:14Je suis donc enceinte.
08:15J'ai honte pour telle ou telle raison.
08:17Je veux en faire un secret.
08:19Mais à la base, il y a un traumatisme.
08:21Et le non-dit, si je ne dis pas...
08:23Parce que dans le non-dit, ça veut dire que très souvent...
08:26Surtout dans le problème...
08:27Je reviens à l'histoire de la fertilité.
08:29Je donne un exemple de non-dit.
08:31J'ai une voisine.
08:32Je la vois la première fois dans la rue.
08:34On discute.
08:34Elle est enceinte.
08:35Je dis, magnifique.
08:36Et tout ça.
08:37Un mois après, elle me dit, j'ai fait une fausse couche.
08:39Ah, désolé pour vous.
08:41On se revoit.
08:42Je suis enceinte.
08:43Ah, merveilleux.
08:43Vous êtes enceinte.
08:44Et puis après, elle me dit, j'ai fait une fausse couche.
08:46Là, je lui dis, ça fait beaucoup.
08:48Deux fausses couches à la suite.
08:49Je lui dis, votre mère...
08:51Je ne sais pas.
08:52Demandez à votre mère.
08:53Elle va voir sa mère.
08:54Elle dit, il n'y a pas un truc que tu ne m'as pas dit.
08:55Elle dit, ah ben si, mais je n'ai pas pensé à te le dire.
08:58Avant toi, j'ai fait deux avortements.
09:00Et alors, elle dit à la femme.
09:02Et la femme est tombée, enceinte, derrière.
09:05Et elle a eu deux enfants, normalement.
09:07C'est ça, le transgénère.
09:08C'est ça.
09:08Merci beaucoup, Bruno Clavier, pour ces explications.
09:11On vous retrouve tout de suite.
09:11Mais pour l'heure, nous allons retrouver le docteur Jean-Christophe Charrier dans la chronique chronique.
09:17Docteur Jean-Christophe Charrier, bonjour.
09:19Bonjour, Gilles Goncalves.
09:20Bonjour à tous.
09:21De quoi allons-nous parler aujourd'hui ?
09:22Alors, aujourd'hui, un peu de dessert avec les fruits rouges.
09:25Et on va partir sur la fraise et la framboise.
09:29Parfait.
09:29Parfait.
09:30Alors, j'aimerais le petit nom latin, comme d'habitude.
09:32La fraise Fragaria vesca.
09:35Et en fait, c'est la fraise des bois.
09:37C'est la fraise sauvage.
09:38Ce n'est pas la fraise qu'on aura sur nos étals.
09:40D'accord.
09:40Elle est un peu dépourvue.
09:42Elle a surtout été développée pour faire de la nutrition, mais pas forcément du soin.
09:47Donc, c'est vraiment sur les souches anciennes qu'il faut se concentrer en usage.
09:52C'est une des...
09:53C'est vous pourquoi les femmes réclament...
09:55Quand elles réclament des fraises en plein Noël, on sait qu'elles sont enceintes ?
09:58Non.
09:59Non, parce que la fraise vous apporte une vitamine indispensable, qui est la vitamine B9, pour la femme enceinte.
10:04Donc, les envies de fraises, c'est souvent une envie de vitamine B9.
10:08Magnifique.
10:08Voilà.
10:08Donc, on sait pourquoi le fameux « Je voudrais des fraises de chéri ».
10:12Voilà.
10:13Tout à fait.
10:14Donc, c'est une plante qui est très intéressante parce qu'elle va soigner vos douleurs.
10:18Elle est antalgique.
10:19Elle gère les douleurs musculaires.
10:21Elle est antimialgique.
10:23Elle a des propriétés un peu comme l'aspirine, comme la reine des prés, le saule blanc, donc
10:28il y a de l'acide salicylique dans les feuilles de fraisier.
10:31Donc, pour toutes ces raisons, c'est une plante qui est intéressante pour nos articulations
10:37et qui va aussi protéger notre système digestif, puisqu'elle est astringente digestif.
10:43Donc, elle va lutter contre les diarrhées et contre toutes ces selles un peu pâteuses
10:47et molles.
10:49Le fraisier, nous, on l'utilise beaucoup en médecine de terrain parce qu'elle a des propriétés
10:52très intéressantes puisqu'elle va réguler, dans le sens de la frénation, la dynamique
10:58d'aromatisation.
10:59Ça, c'est le passage de la testostérone en oestrogène.
11:05Voilà.
11:05Donc, des androgènes surrénaliens en oestrogène, qui est l'oestrogène métabolique.
11:12Et qui fait que ce passage se fait dans les graisses qui se trouvent au niveau de ce
11:16qu'on appelle la culotte de cheval et les graisses sous-ombilicales.
11:19Et ce qui explique que certaines jeunes femmes, en début de puberté, prennent beaucoup
11:24de graisses là, ou d'autres femmes, au moment de la ménopause, prennent beaucoup
11:27de graisses là parce qu'elles fabriquent un organe qui compense les insuffisances des ovaires.
11:31Ou des hommes.
11:32Ou des hommes aussi.
11:33La testostérone se transforme en oestrogène.
11:34Tout à fait.
11:35Par l'effet d'aromatisation de la même manière.
11:37Et donc, on y associe beaucoup la framboise également, pour toutes ses propriétés, accompagnant
11:43la structure ligamentaire.
11:44Et comment on les prend ces deux ?
11:46Moi, j'aime bien le fraisier, je vais le prescrire beaucoup en teinture mère et le framboisier
11:51en gémothérapie.
11:52Merci beaucoup, docteur Charrier, pour toutes ses explications.
11:55On vous retrouve sur endobiogénie-institut-endobiogénie.fr.
12:02Et évidemment, tous les dimanches, prenons notre chronique.
12:08CEM-Vivant.com
12:10Pour mieux vivre avec les ondes électromagnétiques de notre quotidien.
12:14Présente
12:14Sud Radio, la santé demain, Gilles Goncalves.
12:20De retour avec le passionnant Bruno Clavier, qui nous expliquait les implications du transgénérationnel,
12:26notamment dans la fertilité, l'infertilité, l'incapacité d'avoir un enfant.
12:30Pourquoi ?
12:31On peut revenir sur la notion de fantôme, pour réévaluer un peu plus avec le poids
12:37qu'il est important d'accorder à ces fantômes, pour bien comprendre ce que sont
12:41les mécanismes transgénérationnels.
12:42Le terme de fantôme, c'est un terme psychanalytique des années 70, qui est un petit peu ambigu.
12:47Oui.
12:48Bon, mais pourquoi ambigu ? Parce qu'on va croire que c'est un fantôme avec des chaînes
12:51et tout ça.
12:52Et ce n'est pas ça du tout.
12:53Alors, il y a eu beaucoup de définitions, enfin, il y a eu plusieurs définitions, il
12:56n'y a pas eu beaucoup.
12:57On parlait de secrets, de non-dits, et puis moi, je suis arrivé par mes recherches à
13:03l'idée d'une émotion fantôme.
13:05J'appelle ça une émotion fantôme.
13:07C'est-à-dire, c'est dû à un traumatisme et ce traumatisme va prendre la forme d'une
13:14émotion négative.
13:15La peur, toutes les émotions négatives, la tristesse, la jalousie, ce sont des émotions
13:23et qui vont passer de génération en génération et qui vont agir comme un fantôme dans le
13:28sens où on n'est agi par ça sans savoir pourquoi.
13:32Mais il faut quand même une certaine tessiture, un certain poids de cette émotion pour qu'elle
13:38traverse les générations.
13:39Il faut qu'elle ait été d'une part trop forte.
13:42Trop forte et trop forte, c'est pour ça qu'en particulier, ce qu'on appelle les fantômes
13:47d'enfants morts sont les plus forts.
13:49C'est ça.
13:49Parce que c'est insupportable.
13:51Il n'y a pas un parent qui se remet de ça.
13:53Donc voilà, les fantômes d'enfants morts sont très classiques et très puissants.
13:57Enfin voilà, et attention, ce ne sont pas les morts qui se promènent.
14:00On n'est pas là-dedans.
14:01On a bien compris que c'était la force de la mémoire.
14:04Ce ne sont pas les enfants morts qui viennent.
14:05C'est la mémoire des traumatismes en général de leurs parents.
14:09C'est cette mémoire-là qui fait que, je donne un exemple aussi, c'était un enfant
14:14comme ça qui venait pour un certain nombre de troubles et tout.
14:19Et puis à un moment, on comprend avec sa maman qu'il parle d'un enfant qui est mort,
14:23frappé par une voiture deux générations au-dessus.
14:26D'accord.
14:26Et l'enfant, il avait 8-9 ans, il capte, il dit, j'ai compris, c'est pour ça que
14:30tu hurles
14:30à chaque fois que je suis au feu rouge.
14:32Mais tu me hurles toujours dessus, attention, attention.
14:35Et puis l'enfant avait compris.
14:36C'est ça, c'est une émotion fantôme.
14:38D'accord.
14:39Et ça vient hanter et ça vient embêter.
14:42Donc c'est un mécanisme, une transmission.
14:44On peut aller un petit peu plus loin dans ces mécanismes de transmission ?
14:47Alors le mécanisme de transmission, moi je suis scientifique, on trouvera.
14:52On n'a pas trouvé encore parce que l'épigénétique répond imparfaitement à ça.
14:57En particulier, pourquoi ?
14:58Parce que j'ai observé qu'il y a transmission de fantômes chez les enfants adoptés.
15:03Ça c'est compliqué.
15:04Ça veut dire qu'on est obligé de sortir du biologique là.
15:08Absolument.
15:08Puis j'ai des preuves.
15:10C'est-à-dire, j'ai vraiment des preuves de transmission.
15:12Donc l'enfant est adopté et ce que vous voulez dire, c'est qu'il a épousé, porté la mémoire
15:17des parents d'adoption.
15:19Voilà.
15:19Et en particulier, plus il est adopté tôt, plus il porte cette mémoire.
15:23Ça aussi c'est intéressant.
15:24Comme s'il y a eu une perfusion, une transfusion mémorielle.
15:27Voilà, c'est-à-dire, j'ai un exemple très rapide d'un enfant qui était autiste, psychotique et tout
15:33ça.
15:33Et puis qui un jour se fracasse les testicules en séance.
15:37Oui, tout seul.
15:37Il avait 9 ans à ce moment-là.
15:39Puis je lui ai dit qu'il n'avait jamais fait ça.
15:42Il se tapait, quoi.
15:43Et puis en fait, tout d'un coup, le père retrouve la mémoire.
15:45Il se rappelle un traumatisme où des grands-enfants l'avaient attrapé,
15:50il lui avait broyé les testicules.
15:52Ah, les parties comme ça.
15:52Mais c'était un père adoptif.
15:54D'accord.
15:54Et il n'avait évidemment jamais raconté à son fils.
15:57Il avait même perdu la mémoire de ça.
15:58Ça, c'est intéressant.
15:59J'en ai des tonnes de choses comme ça.
16:01Vous travaillez beaucoup avec les dessins.
16:04Oui, les dessins d'enfants.
16:05Pour décrypter ce que dessinent les enfants.
16:07Et dans les dessins d'enfants, on a le transgénérationnel d'une façon incroyable.
16:11Il est décrit, c'est ça ?
16:12Il est décrit.
16:13C'est étonnant.
16:14Il y a même des visages.
16:15C'est tellement troublant.
16:17Allons-y sur les visages.
16:18Pour moi, c'est scientifique.
16:20On trouvera un jour quel est ce mode de transmission.
16:23Ce n'est pas plus ésotérique que le téléphone portable.
16:25Mais on ne trouve pas encore.
16:26On ne sait pas comment ça passe.
16:28Oui, bien sûr.
16:29Quels seraient les symptômes vers lesquels on pourrait se tourner vers du transgénérationnel ?
16:34Alors, chez les adultes, je dirais qu'il n'y en a jamais pur.
16:38Pourquoi ?
16:38Parce que les adultes ont eux-mêmes des traumatismes.
16:41Et malheureusement, ils confondent.
16:42Dans leur propre vie, vous voulez dire.
16:43Donc des fois, ils confondent.
16:44Ils disent, j'ai ça parce que c'est mes grands-parents.
16:46Non.
16:47Un adulte, il a toujours sa vie avec ses traumatismes.
16:49Ça demande donc une expertise quand même.
16:51Parce qu'il y a quand même beaucoup de courants qui, malheureusement, font des associations
16:55en brûle pour point au premier degré, qui sont quand même malvenues.
16:58Parce qu'on peut très vite mettre sur le compte du transgénérationnel ce qui n'en est pas.
17:02Oui, on va par exemple dire, j'ai mal au cou parce que mon ancêtre a été guillotiné.
17:06Oui, c'est ça, on l'entend souvent.
17:07Je ne dis pas qu'il n'y a pas de rapport, mais il ne faut pas exagérer.
17:10Il y a peut-être un rapport, on ne sait jamais.
17:12Mais pas à ce point-là.
17:13C'est d'ailleurs, il faut aller voir déjà ce qui vous est arrivé.
17:15Vous n'avez pas eu un trauma, vous n'êtes pas tombé de cheval ou je ne sais pas quoi.
17:18Absolument.
17:18Il faut quand même être là.
17:20Mais par contre, avec les enfants, c'est assez troublant, éclatant.
17:24Notamment quand on obtient des guérisons.
17:26Et je dis le mot guérison.
17:27Parce que j'ai assez de recul pour savoir que les symptômes pour lesquels ils étaient venus
17:32sont partis.
17:33Et des fois très vite.
17:34Quand on trouve qu'elle est le fantôme.
17:36Ça, c'est assez spectaculaire.
17:38C'est comme ça que j'ai cru.
17:39Sinon, je n'aurais peut-être pas cru au transgénérationnel si je n'avais pas reçu une enfant.
17:42D'accord.
17:42Vous parlez parfois d'enfants qui viennent dans les familles emmener quelque chose.
17:49Peut-être un enfant de réparation par exemple.
17:51Oui, il y a beaucoup de ça.
17:52Oui.
17:53Il y a beaucoup de ça.
17:54Je cite le cas d'une petite fille.
17:55C'est vraiment un cas d'école.
17:57Et qui avait amené ses parents.
17:59Parce que c'est presque ça.
18:00Elle faisait des convulsions.
18:02Dès qu'on lui disait non.
18:04Et puis, petit à petit, on a trouvé un peu la solution.
18:08Et la solution était absolument dramatique.
18:10C'est-à-dire qu'elle était...
18:11Là encore, c'est une histoire, on va dire, pas de fertilité, mais de naissance.
18:16C'est que sa mère était enceinte du quatrième enfant.
18:20Et en fait, c'est quand sa mère a été enceinte.
18:22Alors qu'elle ne savait pas que sa mère était enceinte.
18:24qu'elle a commencé à faire des convulsions.
18:26Et puis, on a pu trouver, mais il a fallu des années, c'est presque, sur dix ans de travail.
18:31Parce qu'ils sont venus me voir plusieurs fois.
18:33Et il y avait un secret de famille dans lequel l'arrière-grand-père avait tué son quatrième enfant à
18:38la naissance.
18:39Mon Dieu.
18:40Et qu'il y avait une histoire de quatrième enfant qui s'était transmise.
18:44On appelle ça la transmission des signifiants.
18:46Transmission des signifiants, bien sûr.
18:47Des signifiants.
18:48C'est pour ça que dans la fertilité, ça peut être un, deux, trois, quatre.
18:51Et là, le quatre, c'était un enfant va être tué.
18:53Et là, c'était insupportable.
18:55Donc, c'était extrêmement bien codé.
18:57Oui, mais totalement inconscient pour tout le monde.
18:59Absolument.
18:59C'est-à-dire, c'est juste parce que j'ai remarqué quand elle a joué qu'il y avait
19:02quatre qui revenaient tout le temps.
19:04D'accord.
19:04Moi, je dis, pourquoi elle fait toujours un, deux, trois, quatre ?
19:07Non, c'est juste un cas.
19:08Il y a d'autres méthodes que vous utilisez d'investigation pour faire le tri entre ce qui est transgénérationnel,
19:13ce qui ne l'est pas.
19:14Ou justement, pouvoir plus facilement, bien sûr, c'est de l'investigation,
19:19donc ça demande parfois plusieurs séances,
19:21lire ce que les enfants emmènent en transgénérationnel à travers leur dessin ?
19:25C'est-à-dire qu'à partir du moment où il n'aurait rien arrivé et qu'ils ont des
19:29symptômes,
19:30il faut donc bien vérifier qu'il n'aurait rien arrivé, être à peu près sûr,
19:33qu'ils font des symptômes incroyables.
19:35À ce moment-là, on s'empare du transgénérationnel.
19:37Et l'intérêt avec les enfants, c'est pour ça que c'est un peu magique,
19:41c'est que dès qu'on a trouvé ce que j'appelle le dossier, ils guérissent.
19:45Ça, c'est important.
19:45Peut-être qu'ils entendent le...
19:47Par exemple, je donne un exemple.
19:49Comme ça, c'était une petite de 9 ans, on disait qu'elle était anormale.
19:52Alors, les parents me l'amènent, elle était en psy depuis 4 ans déjà,
19:55puis ça ne marchait pas du tout.
19:57Et puis, elle était anormale.
19:59Moi, je la trouvais un peu hyperactive, mais pas anormale.
20:01Et partout où elle allait dans une école, on disait,
20:03elle est anormale, la petite, elle est anormale.
20:05Jusqu'à ce que je demande à la mère,
20:07mais avez-vous eu d'autres grossesses ?
20:08Et la mère me dit, ah oui, mais je ne veux pas en parler.
20:11Bon, je dis, il faut parler, la petite, elle est là.
20:13Bah, avant elle, j'ai été obligé d'avorter d'un enfant trisomique,
20:17d'une petite fille trisomique.
20:18Et donc, la petite, elle s'agitait tout le temps,
20:21elle était en train de...
20:22Elle savait quelque part qu'elle avait une sœur
20:24qui avait été avortée.
20:27Bien sûr.
20:28Et avortée tardivement, à 4-5 mois, je crois.
20:30Un truc dur.
20:31D'accord.
20:32Voilà.
20:32Et elle était porteuse de sa sœur
20:34parce qu'on ne lui avait pas dit.
20:36C'est là qu'on parle des non-dits, quoi.
20:38Absolument.
20:39Ça veut dire que dès l'instant où l'enfant prend conscience,
20:41il abréacte ?
20:42Il y a une abréaction forte ?
20:43C'est comme si, par ses symptômes,
20:45elle est en train de dire, anormal, anormal.
20:47Mais elle ne sait pas où c'est.
20:48Elle ne sait pas ce que c'est.
20:49D'accord.
20:49Donc, en fait, la prise de conscience dans ce qu'elle a,
20:51suffit à rétablir la situation.
20:53Avec les enfants, c'est ça qui est bien.
20:54Avec les adultes, c'est plus compliqué.
20:55Mais ça arrive.
21:00C'est passionnant.
21:01Nous aurons l'occasion de réitérer ce genre d'émission.
21:04On peut vous retrouver sur votre site internet
21:07clavier-bruno.org.
21:10Et chers auditeurs, je vous dis à dimanche prochain, 15h30.
21:14Sud Radio.
21:16La santé demain.
21:17Gilles Goncalves.
21:19Vous a été présenté par
21:20CEM-VIVANT.COM
21:22Pour mieux vivre avec les ondes électromagnétiques
21:25de notre quotidien.
Commentaires

Recommandations