00:00Alors évidemment, on aimerait bien. On a fait des demandes de visa puisque là aussi, en Iran,
00:13on ne rentre pas quand on est journaliste comme ça. On a besoin d'un visa spécial,
00:17un visa de travail, un visa de journaliste. Donc nous, on a plusieurs demandes qui sont
00:22en cours. On en avait déjà fait les mois d'avant. Pour l'instant, ça ne donne absolument rien.
00:27Donc, évidemment qu'on aimerait aller en Iran. Aujourd'hui, pour essayer de documenter ce qui s'y
00:31passe, c'est très, très difficile. Vous le savez, il y a plusieurs jours de blackout. Les communications
00:38ne passent pas. On n'arrive pas à joindre notre correspondance sur place puisqu'on a un journaliste
00:42qui travaille avec nous qui s'appelle Siavoj Ghazi, qui est l'un des journalistes qui travaillent
00:47à Téhéran. On n'arrive pas à avoir de nouvelles. Donc, comment on fait ? On essaye d'avoir des
00:53témoignages directs. On n'y arrive pas puisque les communications ne passent pas. On essaie de
00:57savoir si les vidéos qui sortent sur les réseaux sociaux sont crédibles ou pas parce qu'on ne veut
01:02pas se tromper. Et on a beaucoup de respect, évidemment, pour ce mouvement qu'on a envie
01:07de documenter. C'est une page de l'histoire iranienne qui est en train de se faire. Mais nous,
01:11on ne doit pas se tromper. Donc, on essaie de vérifier. C'est difficile. Il y a, pour vous dire,
01:16beaucoup de vidéos qui nous arrivent, voire des témoignages sonores qu'on ne diffuse pas sur les ondes,
01:21parce qu'en fait, on n'arrive pas à savoir s'ils sont réels, d'où ils viennent, quand est-ce qu'ils ont
01:26été tournés. Donc, on fait très attention en attendant peut-être un jour, j'espère, de pouvoir
01:30joindre des gens sur place directement et nous, journalistes, de pouvoir se rendre en lien.