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  • il y a 11 heures
Ce samedi 10 octobre, Laurent Milchior, gérant du Groupe Etam, Claire Koralewski, directrice générale de Médiaperformances, et Rodolph Vogt, directeur général d'Okular Logistics, étaient les invités dans l'émission Focus Retail présentée par Eva Jacquot. Focus Retail est à voir ou écouter le samedi sur BFM Business.

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00:04BFM Business, Focus Retail, Eva Jaco.
00:09Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver sur BFM Business pour votre émission Focus Retail.
00:14Et au programme aujourd'hui, c'est une marque qui fête ses 110 ans.
00:18Etam dévoile pour l'occasion une nouvelle stratégie et renoue avec le prêt-à-porter.
00:23Un choix que nous expliquera Laurent Milchior, co-gérant du groupe Etam qui recense 5 marques fortes.
00:29Alors que le secteur de la lingerie se porte plutôt bien, comment pilote-t-on ces marques hybrides face à
00:34la concurrence chinoise ?
00:36Comment se renouvelle-t-on ? Il sera donc mon invité.
00:39Et puis la logistique, un casse-tête invisible mais crucial pour toutes les enseignes.
00:43À l'ère de l'intelligence artificielle, comment de grands groupes peuvent-ils encore perdre la trace de leurs propres
00:49vêtements dans leurs entrepôts ?
00:51Et bien pour y répondre, nous recevons Rodolphe Vogt.
00:54Il est le fondateur d'Ocular Logistics Focus Retail.
00:57C'est parti !
01:04Laurent Milchior, bienvenue sur le plateau de BFM Business.
01:07Vous êtes le gérant du groupe Etam qui comprend 5 marques.
01:10Etam, Undies, Maison 123, Livy et Isé.
01:14Et puis à nos côtés, notre experte retail cette semaine, c'est vous Claire Coraleski.
01:17Vous êtes la directrice générale de Média Performance.
01:20Alors le groupe Etam fête ses 110 ans cette année.
01:23Pour cette année anniversaire, vous venez tout juste de dévoiler une nouvelle plateforme de marques, mais surtout vous affichez une
01:30ambition forte, celle de relancer le prêt-à-porter chez Etam.
01:34C'est assez intéressant ce choix puisque quand on voit que toutes les marques de vêtements qui sont moyenne gamme
01:42quand même souffrent, pourquoi aller sur ce terrain-là Laurent ?
01:46Alors on ne relance pas vraiment le prêt-à-porter dans notre communication.
01:51Ce qu'on a dit, c'est qu'on allait travailler à la silhouette et donc du coup aujourd'hui
01:54on a du prêt-à-porter chez Etam qui présente 8% du chiffre.
01:56Si on résume Etam en quelques années, Etam en 2005, c'était 50% prêt-à-porter et 50%
02:03lingerie.
02:04On est en 2026, donc 20 ans plus tard, c'est 92% de lingerie.
02:08Alors quand on dit lingerie, c'est maillot de bain, pyjama et la lingerie telle qu'on la connaît, la
02:12lingerie de jour, et que 8% de prêt-à-porter.
02:15On a quasiment plus de magasins aujourd'hui qui sont spécifiquement des magasins de prêt-à-porter.
02:20On a des magasins qui ne font ou que de la lingerie ou des magasins qui font de la lingerie
02:22et du prêt-à-porter.
02:22Et sous la direction de Marie Delay, qui a pris la direction le 11 mai de cette année, après avoir
02:28été la dirigeante à succès sur la marque Undies,
02:34sa vision, c'est de travailler une silhouette.
02:35Et donc la silhouette, c'est de la finir avec du prêt-à-porter, donc du prendre notre héritage de
02:39prêt-à-porter pour finir cette silhouette.
02:41C'est-à-dire qu'on va retrouver un peu plus de prêt-à-porter dans tous nos magasins, on
02:44ne relance pas une chaîne de prêt-à-porter.
02:46Avec des magasins en physique, mais c'est assez intéressant quand même ce choix.
02:49Pourquoi est-ce que vous revenez, vous faites un focus sur le prêt-à-porter ?
02:53Parce que la lingerie est un marché qui n'a plus de croissance en France et une marque doit toujours
02:58trouver de la croissance.
02:59Donc ensuite, on veut avoir des magasins avec plus d'impact, donc plus grand, avec une offre élargie.
03:05Donc cette offre élargie, ça passera par des vêtements autour du sport qu'on essaie depuis plusieurs années de lancer.
03:10Alors pas forcément du sport performance, mais du sport athlégeur, etc.
03:14Et où est la frontière ensuite avec le prêt-à-porter ? On a comme cet héritage du prêt-à
03:17-porter état, mais c'est vrai que les silhouettes,
03:19quand on voit les visuels que vous présentez là, qui se terminent avec un jean, etc.
03:22Donc on a une légitimité sur un certain type de produit de prêt-à-porter.
03:26Et donc on va élargir ces silhouettes.
03:29Et ce qui est important, c'est cette silhouette complète qui donne une modernité.
03:32Et quand vous êtes uniquement sur de la lingerie, c'est vrai que c'est difficile à un moment donné
03:35d'avoir cette touche de modernité et de mode
03:38que l'univers du prêt-à-porter nous donne.
03:40Et je pense qu'aujourd'hui, on a la bonne équipe pour réétendre un petit peu cette gamme.
03:45Alors à terme, vous souhaitez arriver à 50-50 ou pas du tout ?
03:49Non, ce n'est pas du tout l'objectif.
03:51En fait, c'est vraiment de parler d'une marque.
03:54En fait, ce qui s'est passé, le prêt-à-porter, avant 2001 ou 2002,
04:00il y avait étable prêt-à-porter et étable lingerie qui étaient deux divisions,
04:03comme on les appelait dans le groupe.
04:04On ne parlait pas de marque, on parlait de division.
04:06Et donc il y avait chacune leur autonomie, avec une direction marketing
04:08qui était au comité de direction du groupe, qui chapeautait la direction marketing des deux.
04:12Mais en fait, du coup, il y avait deux choses qui travaillaient l'une à côté de l'autre.
04:14Et c'est vrai qu'on a cet héritage aujourd'hui.
04:15On a une lingerie qui est une lingerie internationale présente dans 50 pays
04:19et un prêt-à-porter ultra local français
04:23qui s'est développé en centre commercial, en Pays-Pays et en centre-ville.
04:26Et du coup, aujourd'hui, c'est de parler d'une seule marque
04:27et de réétendre cette silhouette sur l'ensemble des magasins
04:31et d'avoir des plus grands magasins pour un plus gros impact.
04:34Et un plus gros impact aussi en France et à l'international
04:36avec un maillage à deux vitesses, des petits magasins de proximité
04:38parce que Etam est une marque de proximité.
04:40Ça ne veut pas dire plus de magasins, pas forcément moins,
04:43mais en tout cas des magasins de proximité et d'autres magasins
04:44avec un plus gros impact, avec des économies d'échelle.
04:48Et pour ça, une offre étendue.
04:50Alors on reparlera notamment de votre ambition à l'international,
04:53mais j'aimerais qu'on reste un petit peu en France pour faire le point
04:56sur le bilan estival et cette rentrée, ce mois de septembre,
05:01qui est, on sait que le shopping, c'est météo dépendant.
05:04Il a fait très beau.
05:06Comment ça s'est passé cet été, Laurent ?
05:08Et comment ça se passe là, sur ce mois de septembre,
05:10avec le contexte socio-économique qu'on connaît ?
05:12Dans notre métier, on dit toujours qu'il ne faut pas parler de la météo.
05:16C'est la meilleure excuse.
05:19Je parlais récemment avec la dirigeante
05:21d'un des plus grands groupes de mode européens et mondiaux
05:24et qui me disait la même chose.
05:26On n'a pas le droit d'en parler en interne.
05:28Mais évidemment, il y a eu un impact.
05:30Là, il y a eu un écart de température absolument incroyable.
05:32La semaine dernière, on était à 26 degrés pour 11 degrés l'année dernière.
05:36Donc c'est sûr que quand vous avez 15 degrés d'écart à ce moment-là de l'année,
05:39on l'a vu sur une marque de prêt-à-porter comme Maison 123.
05:42On a les catégories maille, ce qui est pull, veste et manteau
05:47qui se sont effondrés depuis la deuxième quinzaine de septembre.
05:51Donc ça a évidemment un impact.
05:53On a la chance avec Etam et Undies, Isé ou Livy,
05:57d'être moins météo-sensibles à ce moment-là de l'année
06:00parce que la part de la nuit ou des pyjamas chauds
06:03n'est pas encore très importante dans le chiffre d'affaires.
06:05Donc du coup, on a profité sur d'autres catégories.
06:07Donc en fait, on a passé un été qui était relativement bon.
06:10juillet-août a été des bonnes performances.
06:13A fin août, le groupe est au-delà de son budget.
06:16Donc on a fait pour l'instant une bonne année.
06:19Le mois de septembre a été plus compliqué.
06:22On ne va pas se le cacher sur les activités de prêt-à-porter météo-sensibles.
06:26Après, il y a un contexte en France en plus qui est...
06:28Là, j'arrive de l'étranger.
06:30Dès qu'on arrive à Paris, là, c'est...
06:31Les tensions se critérisent en ce moment-là.
06:33Les tensions sociales, tensions sur le pouvoir d'achat.
06:37Donc c'est certain que relayé aussi beaucoup par la presse
06:41qui fait que ça rentre dans la tête des consommateurs.
06:44Donc il y a tout ça.
06:45Mais je pense, encore une fois,
06:47ce qu'on va s'apercevoir quand on va tirer le bilan de cette période-là,
06:52évidemment qu'il y a un contexte de marché.
06:54Quand il va commencer à faire froid,
06:54on va rattraper une partie du chiffre d'affaires qui ne va pas être fait.
06:56Pas l'intégralité, parce qu'on attend le Black Friday,
06:59les promotions, etc.
07:00Le consommateur attend de plus en plus.
07:01Mais les acteurs qui sont désirables
07:05et qui ont créé des marques désirables
07:07vont sortir leur épingle du jeu.
07:08Les acteurs qui continuent d'investir en communication
07:11autour d'un bon produit
07:12et qui font le travail comme il faut en retail
07:14vont continuer de tirer leur épingle du jeu.
07:18Donc, faire attention à se regarder trop le bout des pieds
07:20et se dire, voilà, c'est le marché français, etc.
07:22Ça ne va pas.
07:22Il faut aussi se regarder soi-même.
07:24Claire.
07:24Alors vous, effectivement, il y a cinq marques enseignes dans le groupe.
07:28Comment on fait coexister ces cinq marques
07:30quand on sait qu'il y a des territoires, quelquefois,
07:32qui sont assez proches ?
07:33Comme Undies et Etats.
07:34Voilà, comme Undies et Etats.
07:36C'est une très bonne question.
07:39La feuille de route ou la roadmap, comme on dit,
07:41de Marie Delay, quand elle est arrivée,
07:42le cursus de Marie,
07:44c'est une fille qui est passée chez Balenciaga,
07:48chez Lacoste, directrice du studio,
07:49et ensuite chez Zadig et Voltaire,
07:50donc sur un environnement plus haut de gamme que celui d'Undies,
07:53significativement plus haut de gamme que celui d'Undies.
07:54et son challenge, sa feuille de route,
07:57c'était de, entre guillemets, d'embourgeoisier la marque.
08:00C'est-à-dire que la marque était devenue une marque populaire,
08:03un peu trop banlieue,
08:04et du coup, en vendant des produits à moins de 11 euros la pièce,
08:08on a besoin d'un gros volume par magasin
08:11pour faire notre chiffre d'affaires.
08:12Et donc du coup, on a besoin de parler à tout le monde, en fait.
08:13On a besoin de parler à la cliente qui a un faible pouvoir d'achat
08:16et qui est prête à acheter un produit de bonne qualité,
08:19à la cliente jeune et plus banlieue citée,
08:25mais aussi à la plus bourgeoise qui se dit
08:28« Tiens, c'est sympa de passer chez Undies
08:29et t'es en tente de trouver un petit produit ».
08:30C'est ce qu'elle a fait avec des performances,
08:33croissance like for like, comme on dit,
08:34donc un périmètre comparable à deux chiffres sur Undies
08:36sur ces deux dernières années,
08:39et donc une entreprise qui a retrouvé un niveau de performance
08:42en bas de ligne tout à fait rendez-vous,
08:43et donc du coup, qui s'est un peu enbourgeoisé,
08:44donc qui s'est un peu rapproché des TAM pas en prix,
08:46parce que la règle, c'est qu'Undies a le droit de faire.
08:48Ils ont une liberté absolue de faire ce qu'ils veulent
08:51à condition qu'on ne bouge pas le niveau de prix.
08:55Donc en fait, Undies a beaucoup moins progressé en prix
08:57que l'inflation sur ces dix dernières années.
08:59Donc en fait, on a un meilleur rapport qualité-prix.
09:01Maintenant, on est attaqué par les Chines, etc.,
09:03par l'ultra bas coût ou les Primark qui n'existaient pas non plus,
09:06qui font qu'on a besoin d'avoir un peu plus de services.
09:10C'est-à-dire qu'on a des cabines maintenant dans tous nos magasins.
09:11Avant, on n'offrait pas forcément ce service dans tous les magasins,
09:13parce qu'on avait un côté low-cost.
09:14Donc on est passé de low-cost à value.
09:17Et donc c'est Hortense de May qui a repris la suite d'Undies.
09:20Et donc c'est pour ça qu'on travaille cette plateforme de marque
09:22qui se veut un peu plus elevated et un peu plus haut de gamme
09:25dans sa façon de s'exprimer.
09:27Ce qu'on avait, je pense qu'on a perdu depuis, très honnêtement,
09:29depuis deux, trois ans sur ETA,
09:31puisqu'on avait un garçon qui s'appelait Jean-Yves Le Fur
09:32et qui a travaillé à la communication du groupe de la marque pendant 15 ans,
09:35qui malheureusement est décédé il y a deux ans d'une longue maladie.
09:39Et donc du coup, on s'est retrouvé un peu dans No Man's Land
09:41parce qu'on avait nos habitudes pendant 15 ans.
09:43Et c'est vrai qu'il nous a poussé à utiliser l'intérêt à Vaudianova
09:46et d'autres, il a travaillé avec Valérie Messica
09:50sur la communication de Messica,
09:51qui en a fait cette maison internationale aussi.
09:53Et donc il nous a beaucoup aidé et on a perdu un peu ça.
09:55Et donc là, c'est de retrouver version 2026,
09:58comment est-ce qu'on est un peu plus haut de gamme dans notre communication,
10:00sachant que l'écart de prix entre ETA et ETA restent importants et restera le même.
10:05Est-ce qu'on va tirer vers le haut ?
10:07Alors on ne va pas augmenter nos prix d'entrée,
10:10on va rester très vigilant sur nos entrées-pris sur ETA,
10:13qui prend quelque part la suite de 10.
10:16Après, est-ce qu'on aura des sorties de gamme pour se développer aussi à l'international ?
10:19Oui, c'est possible.
10:20Alors justement, vous parliez de la concurrence chinoise tout à l'heure.
10:23Laurent, c'est vrai qu'on a vu la mise en place de la taxe petit colis,
10:25du bonus malus aussi sur la fast fashion.
10:28Est-ce que c'est suffisant pour vous ?
10:29Est-ce qu'il faut aller encore plus loin ?
10:31C'est quoi votre avis de grand patron ?
10:35Alors je pense que mon avis de grand patron,
10:37je ne suis pas un grand patron,
10:38je suis juste le patron du groupe ETA, c'est pas mal.
10:41Mon avis là-dessus, je pense que d'abord,
10:44ça montre notre incapacité en tant qu'Europe
10:47et pays importants en Europe de faire appliquer nos lois.
10:51Donc ça, c'est déjà un des premiers problèmes,
10:53parce qu'aujourd'hui, Chine, autant sur la partie amont,
10:57c'est-à-dire la capacité à capter le besoin du consommateur
11:00et le délivrer très vite et répondre à ce besoin.
11:02Ça, je pense qu'on doit tous s'en inspirer
11:03parce que c'est la réalité et ça tourne autour de l'IA.
11:06Et donc, on doit tous s'inspirer,
11:07on doit nourrir nos bureaux de style de ces technologies
11:08pour être plus cohérents, avoir moins de stocks résiduels
11:12et être plus juste pour le consommateur
11:13et avoir moins de promotions.
11:15Donc, dans des produits au juste prix.
11:16Donc ça, c'est une partie.
11:17En tout cas, ils ont révolutionné cette partie-là.
11:19Et ça, c'est dans le sens du moment économique
11:23qu'on est en train de traverser.
11:26Ensuite, sur la partie aval,
11:27c'est-à-dire la façon de le distribuer
11:28en ne respectant pas les règles de la DGCCRF,
11:31en vendant des produits qui ne sont pas aux normes CE.
11:34Sinon, on faisait les mêmes choses.
11:35En fait, notre entreprise, elle serait fermée.
11:36Donc là, on leur donne des amendes,
11:38on fait des petits colis.
11:38Donc, ça a baissé de 20% leur performance,
11:41leur chiffre d'affaires.
11:42Donc, c'est sûr que ça a impacté les consommateurs
11:44qui trouvent que du coup, le produit,
11:45ils le trouvent un peu plus cher
11:46et donc du coup, un peu moins marrant.
11:47C'est un peu moins jetable.
11:49Et donc, on l'a vu d'ailleurs
11:50dans leur expérience au BHV,
11:51c'était une offre trop restreinte,
11:52un avantage du web,
11:53c'est pas un seul point de stock,
11:55donc une offre fléthorique
11:56et des prix qui ne sont pas vendables,
12:00en fait, ni aux normes CE,
12:01ni aux règles de la DGCCRF.
12:02Et donc, du coup, les produits au BHV,
12:03en fait, étaient des produits relativement chers.
12:05Oui, et le consommateur s'en aperçoit à réussir.
12:08Ça n'a pas marché.
12:09Ça n'a pas marché parce que les doudounes
12:10étaient à 55 euros, en fait.
12:12Alors qu'en fait, la doudoune sur Chine,
12:13aujourd'hui, j'ai pas pu la regarder,
12:14mais elle est à 20, 19, 12 euros.
12:16Et donc, du coup,
12:16qu'on les vend aux normes
12:18et qu'on respecte les règles de la DGCCRF,
12:19c'est-à-dire que le prix barré,
12:20il est appliqué depuis 30 jours
12:23avant d'être démarqué.
12:25En fait, ça ne fonctionne pas.
12:26Et donc, là, on rajoute des rustines
12:28et c'est un peu comme
12:29toutes nos lois, nos taxes, etc.
12:30En fait, on rajoute des couches
12:31au lieu d'aller à la base
12:34et d'interdire ces solutions.
12:37Alors peut-être qu'on n'a pas
12:38de solution française
12:38qui permette de le faire technologiquement,
12:40mais il y a des solutions internationales.
12:41Et je pense que parfois,
12:41une collaboration avec des sociétés
12:43même américaine pour arriver
12:44à interdire des entreprises
12:45qui vendent sur le sol français
12:47des produits qui ne respectent pas
12:48les règles du jeu,
12:50on devrait s'en servir.
12:51Maintenant, on a peur
12:52des réprimandes de la Chine
12:53et on est dans un marché ouvert.
12:55Il ne faut pas l'oublier.
12:56C'est comme à un moment donné
12:57qu'on augmente le niveau de taxes,
12:58les managers, etc.,
12:59ils vont vivre à l'étranger aussi
13:00parce qu'aujourd'hui,
13:00on peut travailler beaucoup plus facilement
13:01sur le travail, etc.
13:03Et donc, du coup,
13:03je comprends le gouvernement
13:04qui fasse attention
13:05et qui se dise
13:06si je tape trop fort sur Chine,
13:08je ne pourrais plus exporter du LVMH
13:10et qui feront notre CAC 40.
13:13Tout ça, c'est un juste équilibre.
13:14Je pense que ce qu'on voit
13:16encore une fois,
13:16c'est que quand on fait
13:17un bon travail,
13:18on arrive à vivre à côté de Chine
13:20et donc, il faut essayer
13:20de concentrer sur ce qu'on délivre
13:22comme valeur aux consommateurs.
13:23J'avais une question
13:23sur votre production, notamment.
13:25On sait que c'est près de 80%
13:26de votre production
13:27qui est fabriquée en Asie,
13:288% en Europe.
13:30Pourtant, il y a des marques
13:31de lingerie.
13:32Ce savoir-faire en France,
13:33on l'a sur la lingerie, notamment.
13:35On sait que Chantel le fait.
13:36Est-ce que c'est une utopie économique
13:38pour vous,
13:39pour un groupe comme Etam
13:40qui est si grand ?
13:41Ça dépend du prix de vente, en fait.
13:44Donc, Lévis, par exemple,
13:45vous le faites pour Lévis ?
13:46Lévis est née des process
13:47du groupe Etam
13:48parce que Lévis,
13:49c'est vraiment de l'entrepreneurship
13:51puisque Lisa Chavie
13:51était la directrice du style
13:52d'Undies
13:53et elle arrivait avec ce projet
13:54de lancer Lévis.
13:55Et donc, du coup,
13:55on l'a suivie,
13:56on l'a financée
13:57et on lui a donné
13:58nos outils, nos systèmes.
13:59Et donc, le groupe
14:00fait son sourcing en Asie.
14:01Par contre,
14:02Isée fait son sourcing
14:03essentiellement en Tunisie,
14:04bassin méditerranéen.
14:05Il n'y a aucune...
14:06Isée va atteindre quasiment
14:12chez Isée.
14:13Lévis est née
14:13d'un modèle différent.
14:15Maintenant,
14:15elle a de la haute lingerie
14:16qui est fabriquée en France
14:16mais là, on va chercher
14:17des produits à 2 000,
14:183 000 euros
14:18qui sont beaucoup plus chers.
14:21En fait, aujourd'hui,
14:22un soutien-gorge
14:22qui est fabriqué au Bangladesh,
14:23il coûte 90.
14:24Un soutien-gorge fabriqué
14:25en Chine, il coûte 100.
14:26Un soutien-gorge fabriqué
14:27en Tunisie, il coûte 130.
14:28Et un soutien-gorge fabriqué
14:29en France, il coûte 300.
14:31Donc, si je veux vendre
14:32un soutien-gorge
14:33à mes clientes
14:34à 30 euros,
14:36si je le fais fabriquer
14:37en France
14:37et que je veux couvrir
14:38mes loyers
14:39qui sont en augmentation,
14:40mes salaires
14:41qui sont en augmentation
14:42et entre guillemets
14:43sur des petits salaires,
14:43heureusement,
14:44qui sont en augmentation,
14:45je ne peux pas le fabriquer
14:46en France
14:47et préserver le pouvoir
14:48d'achat des français.
14:49Je pense qu'on va pouvoir
14:50produire des choses en France
14:50mais pas du textile en fait.
14:52Qui on va envoyer aujourd'hui ?
14:53On voit que les étudiants,
14:54les élèves en lycée
14:55ne veulent pas avoir
14:56des journées de 8h à 18h
14:57et donc on va leur dire
14:58mais demain,
14:58votre travail en fait,
14:59c'est d'être dans une usine
15:00et d'avoir une machine à coudre
15:02et de fabriquer
15:03des soutiens-gorges.
15:04Vous n'y croyez pas ça ?
15:04Pourtant,
15:05les étudiants reviennent
15:05justement vers ces...
15:07Ça,
15:07c'est des épiphénomènes.
15:09Fondamentalement,
15:10ce n'est pas les étudiants
15:12qui sortent de nos universités
15:13et de nos écoles
15:14ne vont pas chercher ça
15:15en masse,
15:15vont chercher ça
15:16pour le luxe
15:16donc sur des produits
15:17à forte valeur ajoutée
15:18où vous passez du temps
15:19avec le designer,
15:19etc.,
15:20sur des produits exceptionnels
15:21mais pas sur des produits
15:22de masse.
15:23Le style français l'a fait
15:23et rentre en bourse
15:24et donc Guillaume Gibault
15:25il a réussi à pivoter
15:26et il a fait un remarquable
15:28travail.
15:28Nous,
15:28on a fait le choix
15:33goth,
15:33donc on a un coton
15:34qui est plus cher
15:35mais qui est produit loin
15:36et après,
15:37on peut prendre un coton
15:37de moins bonne qualité
15:38et le produire en France.
15:38Nous,
15:39ce n'est pas notre choix.
15:39Laurent Milker,
15:40l'avenir du groupe Etam
15:40se joue aussi beaucoup
15:41à l'international.
15:42Vous avez...
15:43Vous allez parler
15:44à de nouveaux marchés,
15:45les Etats-Unis.
15:46Le Mexime,
15:46comment ça se passe ?
15:47Alors,
15:48aux Etats-Unis,
15:49on ouvre avec un nouveau partenaire
15:51avec Bloomingdale's
15:51dans quelques semaines,
15:53en fin de s'il y en tout cas
15:53avec eux.
15:54On a 55 Horner déjà
15:56avec Nordstrom
15:56qui est donc deux chaînes
15:57de grands magasins.
15:58On a un magasin à Miami
16:00qui va fermer ses portes
16:02parce qu'on a ouvert
16:03dans un très bon centre commercial
16:04mais qui n'était probablement
16:05pas le bon centre
16:05pour ouvrir son premier magasin
16:06aux Etats-Unis.
16:07Donc,
16:07on est en train de revoir
16:07notre stratégie retail.
16:09Donc,
16:09d'un côté,
16:09on continue à développer
16:10en department store,
16:11à développer en ligne
16:12et on va fermer
16:13notre seul point de vente retail.
16:14Et au Mexique,
16:15on est en John Venture
16:16pour nos magasins.
16:17On va en avoir plus de 20
16:18à la fin de l'année
16:20avec des très bonnes performances
16:21et on a 75 corners
16:23avec la chaîne Liverpool
16:25pour la marque Etam
16:26et une dizaine
16:27avec la marque Maison-sur.
16:28en 23
16:28et on en ouvre encore
16:29une dizaine de plus
16:30cette année.
16:32Et donc,
16:32notre ambition,
16:33c'est d'ouvrir
16:33une cinquantaine de magasins
16:35stand-alone,
16:36comme on dit,
16:37au Mexique
16:37dans les 3-4 prochaines années.
16:39Merci beaucoup,
16:40Laurent Milker.
16:40On passe tout de suite
16:41au décryptage
16:42de notre experte.
16:47Alors,
16:48Claire,
16:48on en parlait
16:49un petit peu
16:50avec Laurent.
16:51Le homeware
16:51a longtemps été
16:52cantonné au pyjama,
16:54aux vêtements d'intérieur.
16:55Aujourd'hui,
16:55c'est devenu
16:56un vrai sujet
16:56pour les enseignes de mode.
16:57Comment est-ce qu'on explique
16:58ce phénomène ?
16:59Alors,
16:59effectivement,
17:00déjà,
17:00c'est un vrai sujet
17:01parce que les perspectives
17:01de croissance
17:02de ce marché
17:03sont très très fortes.
17:04Aujourd'hui,
17:04d'après une étude
17:06HTPF,
17:06Market Insight,
17:10le marché européen
17:10du homeware
17:11est estimé
17:12à 18 milliards
17:13de dollars
17:13en 2034.
17:15Visiblement,
17:15il est dans une croissance
17:16annuelle moyenne
17:17de 8,3%.
17:18Donc,
17:19forcément,
17:19c'est un marché
17:20qui intéresse
17:21différentes marques.
17:23Alors,
17:23attention,
17:23on va être dans le casual
17:24comme dans le sportwear.
17:26On est vraiment
17:26dans le vêtement.
17:28Les Japonais disent
17:29one mile wear,
17:30c'est-à-dire qu'effectivement,
17:31bien sûr,
17:31il est confortable
17:32pour rester chez soi,
17:33mais je peux quand même
17:34descendre en bas,
17:35faire quelques courses.
17:35Je me sens quand même
17:37capable de sortir
17:38de chez moi
17:38avec ce vêtement.
17:39Et quel est l'intérêt
17:40commercial d'ajouter
17:41justement cette section
17:42at-légère
17:43pour les marques ?
17:43de capter
17:44un achat supplémentaire
17:45chez les clientes.
17:46Quand les clientes
17:47ont l'habitude
17:47de venir
17:49pour effectivement
17:50un assortiment,
17:51c'est de pouvoir
17:52faire monter
17:53le panier moyen
17:54de la cliente
17:55avec un nouveau produit.
17:57Il y a un exemple,
17:58Balzac,
17:58Paris,
17:59a lancé sa collection.
18:01Alors,
18:01effectivement,
18:01le télétravail
18:02a fait aussi bouger
18:03sur cette partie-là,
18:05donc a lancé
18:05sa collection
18:06homeware
18:06en mettant vraiment
18:07en avant
18:08le fait que c'était
18:09à la fois acceptable
18:10pour être en visio
18:11en télétravail
18:12et puis le côté
18:13très confortable.
18:15Jusqu'où est-ce
18:15qu'on peut aller
18:15pour pousser justement
18:16cette extension de gamme ?
18:18Alors,
18:18il n'y a pas que le homeware,
18:19il y a un autre exemple
18:20assez intéressant,
18:21c'est effectivement
18:21ce côté sport,
18:22vous en avez parlé.
18:23Bache,
18:24en 2025,
18:24a d'abord lancé
18:25une opération capsule
18:26autour du yoga
18:27et je pense
18:27s'est rendu compte
18:28que sa clientèle
18:29pouvait effectivement
18:30se mixer fortement
18:32avec la clientèle
18:33sur ce type de produit
18:34et donc dès 2026,
18:35aujourd'hui,
18:36il y a la ligne
18:37wellness,
18:38donc toujours
18:38avec le côté
18:40je capte ma clientèle,
18:41je dois faire grandir
18:42le panier
18:42ou grandir la fréquence
18:43d'achats
18:44autour de nouveaux produits.
18:45Oui,
18:45c'est vrai qu'on voit
18:46les frontières
18:46qui s'effacent
18:47entre les catégories,
18:49on en avait parlé
18:49notamment Laurent
18:50lors du salon
18:52de la lingerie
18:52où on notait
18:53que les habitudes
18:54de consommation
18:54même au niveau
18:55des jeunes femmes
18:56sont changées
18:57complètement,
18:57on n'achète
18:58plus vraiment
18:58la même chose,
18:59on achète
18:59beaucoup de choses
19:00assez différentes.
19:01Je pense qu'en fait
19:02les entreprises
19:02qui durent
19:03sont des entreprises
19:04qui se transforment
19:04avec leurs consommateurs
19:05et donc les consommateurs,
19:07si on prend
19:07la marque Etam,
19:08on est sortis des corsets,
19:10on était la première marque
19:11avant des strings,
19:11avant de la lingerie
19:12sur cintre,
19:13tout était vendu
19:14sur boîte en fait,
19:15c'est de s'adapter
19:16aux habitudes
19:17de consommation
19:18qui évoluent
19:19et aujourd'hui
19:20il y a la lingerie
19:21de jour
19:21mais il y a le pyjama
19:22et le pyjama
19:23une extension normale
19:24c'est effectivement
19:24tout ce qui est legging
19:25etc.
19:26Et puis ensuite
19:27où est la limite
19:28avec le sport ?
19:29Nous on est leader
19:30de lingerie
19:31donc le leader
19:32de la fabrication
19:33de soutien-gorge
19:34en France
19:35donc on pense
19:36qu'on est légitimité
19:36pour vendre
19:36des brassières de sport
19:37de bonne qualité
19:39à un prix
19:40parfois plus
19:40accessible
19:41que les équipes
19:42anti-sportifs.
19:43Merci beaucoup
19:43Laurent Melchior
19:44merci à Claire
19:45pour votre expertise
19:45on passe tout de suite
19:46au pitch
19:47de notre start-up.
19:50Focus Retail
19:51la start-up
19:53Et Rodolphe
19:54nous a rejoint
19:54sur ce plateau
19:55bonjour
19:55bienvenue
19:56vous êtes le fondateur
19:57et président
19:57directeur général
19:58d'Ocular Logistics
20:00que vous avez fondé
20:00en 2024
20:01alors c'est une entreprise
20:03spécialisée
20:03dans la logistique
20:05intelligente
20:06d'abord une question
20:07Rodolphe
20:07comment est-ce qu'on explique
20:08qu'à l'ère
20:09de l'intelligence artificielle
20:10les géants de l'industrie
20:12puissent encore
20:12perdre la trace
20:13de leurs produits
20:13dans leurs propres entrepôts ?
20:15Bonjour Eva
20:16alors on peut l'expliquer
20:17simplement
20:17en fait dans les entrepôts
20:18l'inventaire
20:19il est toujours fait
20:19de manière très manuelle
20:20on a toujours des gens
20:21qui parcourent
20:22les dizaines d'allées
20:23d'un entrepôt
20:23qui montent dans des nacelles
20:24pour scanner des produits
20:25pour vérifier que tout est là
20:26et aujourd'hui
20:28les solutions sont encore
20:29trop coûteuses
20:29avec la robotisation
20:30pour digitaliser
20:31cette partie-là du métier
20:32Nous ici
20:33avec vous
20:34on ne parle pas
20:34de robotisation
20:35on parle de venir
20:37pluguer une caméra intelligente
20:39comment ça fonctionne ?
20:41Oui c'est toute
20:42la logique de notre système
20:43c'est qu'on a déjà
20:44des chariots
20:44qui se déplacent en entrepôt
20:46donc plutôt que de venir
20:47ajouter un nouveau robot
20:48ou un nouveau système
20:49on va juste se baser
20:50sur les déplacements
20:51naturels des charistes
20:52qui se déplacent
20:52avec les chariots élévateurs
20:53et en mettant nos caméras
20:55sur ces chariots
20:55on va pouvoir faire
20:56un inventaire
20:57qu'on appelle un inventaire
20:57en temps masqué
20:58puisqu'on le fait
20:59au fil de l'eau
21:00Alors l'inventaire
21:01ça reste quand même
21:01une tâche qui est très
21:03chronophage
21:03très répétitive
21:04combien de temps
21:05ça permet de gagner ?
21:06Alors c'est même
21:07une tâche
21:07qu'on pourrait dire
21:07aliénante
21:08de faire un inventaire
21:10et aujourd'hui
21:11nous on peut diviser
21:12par 5
21:12le temps passé
21:13sur les tâches d'inventaire
21:14dans un entrepôt
21:15en moyenne
21:16On n'en fait plus du tout
21:20qui permet de remettre
21:21une base zéro
21:21et c'est plutôt
21:22les inventaires roulants
21:23qui sont permanents
21:26Oui tout à fait
21:27l'inventaire fiscal
21:28c'est la réglementation
21:29qui impose
21:29de faire cet inventaire
21:30en fin d'année
21:31donc celui-là
21:31on peut l'aider
21:32à l'optimiser
21:33mais on ne va pas
21:34le supprimer
21:35par contre
21:35tout ce qu'on appelle
21:36les inventaires tournants
21:37qu'on fait au cours de l'année
21:38ça en fait
21:39en installant nos caméras
21:40on va diviser par 5
21:41le volume d'inventaire
21:42qu'on fait
21:43et il y a vraiment
21:44certaines zones de l'entrepôt
21:45où les chariots
21:45ne circulent pas
21:46et c'est dans ces zones-là
21:47où il y a peut-être
21:48un complément
21:48qui va être fait
21:49par les équipes
21:49de gestion du stock
21:50des entrepôts
21:51Aujourd'hui vous avez équipé
21:52une dizaine d'entrepôts
21:53qui sont vos clients
21:54c'est quoi vos secteurs
21:55d'activité ?
21:56Alors aujourd'hui
21:57toutes les personnes
21:57qui ont du stock
21:58c'est potentiellement
21:59nos clients
21:59donc nous on travaille
22:00beaucoup avec les e-commerce
22:01par exemple
22:01Cédiscount en France
22:02on est déployé
22:03dans tous leurs entrepôts
22:04on va travailler
22:04avec les 3PL
22:06on va travailler
22:07avec les industriels
22:08donc vraiment
22:09ça va toucher
22:10beaucoup l'aéronautique
22:11où il y a besoin
22:11de traçabilité des pièces
22:13donc finalement
22:13tout le monde a ce besoin
22:14d'avoir le produit
22:15et spécialement
22:16dans le retail
22:17où on veut avoir
22:18la promesse
22:19au client final
22:20qu'il aura son produit
22:21dans les temps
22:21qui sont estimés
22:22sur un site internet
22:23ou en magasin
22:24et c'est en ayant
22:25un stock fiable
22:25qu'on peut garantir
22:27cette promesse
22:27Alors justement
22:28vous parlez de magasin
22:29aujourd'hui vous équipez
22:30uniquement les entrepôts
22:31quelle est la suite ?
22:32Est-ce qu'on peut avoir
22:33cette solution en magasin
22:34par exemple
22:34dans les rayons ?
22:35Alors on pourrait
22:36l'avoir en magasin
22:37mais aujourd'hui
22:38c'est vraiment
22:39là où on commence
22:39c'est là où on se focalise
22:41c'est vraiment en entrepôt
22:42c'est là où on peut délivrer
22:43le plus de valeurs ajoutées
22:45puisque c'est de là
22:46que les problèmes commencent
22:47si on résout les problèmes
22:48ici en général
22:49on arrive à être bon ailleurs
22:51Alors vous Laurent Milker
22:52vous utilisez
22:53la technologie RFID
22:54pour suivre vos produits
22:56la lingerie ça reste quand même
22:57quelque chose à part aussi
22:58est-ce qu'il vous arrive
22:59d'avoir des trous
22:59dans la raquette ?
23:01Jamais
23:03Même Joe Colic
23:04il a des trous dans la raquette
23:06Bien sûr qu'on a des trous
23:07dans la raquette
23:07alors on est équipé en RFID
23:08depuis 2017
23:08donc nous ça fait 9 ans
23:09qu'on est en full RFID
23:11alors on ne fait pas l'inventaire
23:13de nos entrepôts en RFID
23:14parce que la densité
23:15de nos produits
23:15fait qu'aujourd'hui
23:16on a du mal
23:17à aller rapidement
23:18dans un carton
23:19et d'avoir une fiabilité
23:20dans les cartons entrants
23:21qui viennent d'Asie
23:22donc qui sont
23:22une grosse densité
23:23donc ça ne fonctionne pas
23:24les tunnels
23:25et tout ne fonctionne pas encore
23:26par contre en magasin
23:27on est en full RFID
23:28donc aujourd'hui
23:28à un instant T
23:29on a un instant entrepôt
23:30qui est quand même
23:31relativement juste
23:32et on a un stock magasin
23:34qui est 100% juste
23:34puisqu'on fait un inventaire
23:35tous les deux jours
23:36enfin deux fois par semaine
23:37donc notre stock
23:38magasin il est juste
23:39à 99,8%
23:41ce qui nous permet
23:42de faire du ship from store
23:42donc de délivrer
23:43nos clients
23:44depuis soit l'entrepôt
23:45soit nos magasins
23:47et ça monte à 20-25%
23:48du e-commerce
23:50qui part directement
23:51depuis les points de vente
23:52donc elles sont incentivées
23:53nos équipes
23:54à pouvoir délivrer
23:55maintenant sur l'entrepôt
23:56on a des sujets
23:56effectivement d'inventaire
23:57d'inventaire entrepôt
23:59donc il y a des systèmes RFID
24:00aujourd'hui
24:01qui permettent en masse
24:01d'essayer de scanner
24:04ce qui est dans les étagères
24:05etc
24:05mais il y a beaucoup d'interférences
24:06avec le métal des étagères
24:07qui pose un problème
24:09je ne sais pas
24:09si les caméras fonctionneraient
24:10sur nos produits
24:11qui sont dans les cartons
24:13dans un entrepôt
24:13mais en tout cas
24:14c'est quelque chose
24:14qu'on peut regarder
24:15en effet
24:16il y a différents niveaux d'inventaire
24:17on appelle ça
24:18un inventaire vide plein
24:19où on vient juste regarder
24:20si une palette est complète
24:21il y a l'inventaire à la référence
24:22puis il y a l'unité
24:23donc il y a différents types d'inventaire
24:24mais ça peut aller encore plus loin
24:25notamment au niveau
24:26des portes de chargement
24:28au niveau des quais
24:28où en fait nos caméras
24:29peuvent aussi détecter
24:30si c'est le bon carton
24:31qui franchit la bonne porte
24:32pour aller dans le bon camion
24:34et partir au bon endroit
24:35donc ça peut toucher l'inventaire
24:36finalement
24:37l'ensemble des flux de stock
24:38de l'entreposage au départ
24:41Merci beaucoup
24:42merci à tous les deux
24:43d'avoir été avec nous
24:43on passe tout de suite
24:44à l'actu de la semaine
24:48Alors la taxe sucre arrive bientôt
24:50dans les débats sur le budget
24:52de la sécurité sociale pour 2027
24:54biscuits, glaces, céréales, bonbons
24:56le gouvernement veut l'étendre
24:57à de nombreux produits
24:58transformés sucrés
25:00concrètement
25:01qu'est-ce que ça va changer Claire ?
25:02Alors ça va changer beaucoup
25:03l'économie de certains produits
25:05on va prendre un exemple
25:06aujourd'hui un produit
25:07contenant 29 grammes de sucre
25:08pour 100 grammes
25:09sera taxé à hauteur
25:10de 14 euros
25:11pour 100 kilos de produits
25:12alors qu'un produit
25:13de 30 grammes
25:14à 30 grammes
25:15on passe pour la tranche supérieure
25:17à 22 euros
25:17donc on se rend compte
25:18qu'un gramme de sucre
25:19fait quand même
25:20une grande différence
25:21sur la taxe
25:22donc forcément
25:22ça va changer
25:23sur la question
25:24de comment je réagis
25:25par rapport à cette taxe
25:27Est-ce que ça va
25:27est-ce que les industriels
25:29vont être contraints
25:29de revoir leur recette ?
25:30Comment ça va s'organiser ?
25:31Alors ce qu'on se rend compte
25:33effectivement
25:33le Royaume-Uni
25:34et puis certains pays
25:35avaient démarré avant
25:36le Royaume-Uni
25:37avec une taxe similaire
25:38entre 2015 et 2019
25:39environ 65%
25:41des boissons
25:42qui dépassaient
25:43le seuil des 5 grammes
25:44ont revu
25:45leur recette
25:46parce que de toute façon
25:47je n'ai pas le choix
25:47soit je revois ma recette
25:48pour payer moins cher
25:49soit il y a un moment donné
25:50qui va payer
25:52est-ce que je vais l'impacter
25:53dans le prix
25:53ou est-ce que je vais l'impacter
25:54sur ma main ?
25:55En Hongrie
25:55il y a un autre exemple
25:5740% des fabricants
25:58interrogés
25:59avaient changé aussi
26:00leur recette
26:00pour pouvoir payer
26:01moins cher
26:02sur cette taxe
26:03Merci beaucoup Claire
26:05pour votre expertise
26:06on se retrouve la semaine prochaine
26:07pour une toute nouvelle émission
26:08merci à vous Laurent Milcoeur
26:10gérant du groupe Etam
26:12et Rodolphe Vog
26:13fondateur
26:14et président directeur général
26:15d'Ocular Logistique
26:16d'avoir été avec nous
26:17excellent week-end à tous
26:20Focus Retail
26:21la distribution de demain
26:23s'invente aujourd'hui

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