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  • il y a 4 mois
Ce samedi 20 septembre, Romain Roulleau, directeur du digital et du e-commerce du Groupe Kingfisher, Claire Koralewski, directrice générale de Médiaperformances, et Alexis Beas, co-fondateur de Reelast, étaient les invités dans l'émission Focus Retail présentée par Eva Jacquot. Focus Retail est à voir ou écouter le samedi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Business, Focus Retail, Eva Jaco.
00:10Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour un nouveau numéro de Focus Retail.
00:15Et aujourd'hui, nous sommes en plein cœur de la NRF.
00:18C'est le premier format européen à se tenir ici à Paris, porte de Versailles.
00:23Plus de 500 exposants, 200 intervenants aussi internationaux.
00:28Et avec nous, en plateau, aujourd'hui, Romain Rouleau, le directeur du digital et du e-commerce pour le groupe Kingfisher,
00:36maison mère de Castorama et Bricodepot, qui viendra nous parler de la révolution numérique du bricolage
00:42et de l'utilisation de l'intelligence artificielle.
00:45Et enfin, pour la start-up, Alexis Basse, il est cofondateur de Relast,
00:50une start-up qui programme des web-séries pour les marques.
00:54Focus Retail, c'est parti !
00:56Focus Retail, l'interview.
01:02Romain Rouleau, bonjour.
01:04Bonjour.
01:04Bienvenue sur le plateau de Focus Retail.
01:06Vous êtes directeur du digital et du e-commerce au sein du groupe Kingfisher.
01:10Bienvenue sur le plateau de Focus Retail.
01:12A mes côtés, Claire Coraleski.
01:15Bonjour.
01:15Vous êtes directrice générale de Média Performance.
01:18Alors, vous êtes notre experte retail pour cette émission.
01:20Vous reviendrez tout au long de l'année.
01:22Bienvenue.
01:23Merci.
01:23Alors, Kingfisher, c'est un groupe britannique qui détient six marques dans l'univers du bricolage,
01:30dont Castorama, Scroofix et Bricodepot qui sont présents en France avec 250 magasins.
01:36La France, c'est votre deuxième marché.
01:38Alors, vous détenez 25% de parts de marché sur le secteur derrière le groupe ADO et le Roi Merlin.
01:45Alors, l'an dernier, le secteur du bricolage a subi une baisse de 4,3%.
01:49Kingfisher a vu son chiffre d'affaires baisser de 6%.
01:52Alors, même si les consommateurs continuent à se rendre en magasin,
01:56les ventes en ligne étaient en légère haute, hausse en 2024 par rapport à 2023.
02:01Comment se portent les ventes cette année, Romain ?
02:04Alors, les ventes, effectivement, en progression puisqu'on a fait plus 9,3% de progression en 2024.
02:09On continue sur des tendances à deux chiffres au premier trimestre.
02:13Malheureusement, je ne peux pas vous donner de chiffres plus récents
02:14puisque nous communiquons nos résultats semestriels la semaine prochaine.
02:17Mais en tout cas, on continue cette tendance avec une croissance significative
02:20dans un marché qui reste à Tône, mais sur lequel on gagne des parts de marché régulièrement
02:25en France et dans d'autres pays en Europe.
02:26Alors, la priorité pour relancer la machine en France, c'est particulièrement sur le e-commerce.
02:32Là où le Roi Merlin vient d'annoncer un plan de rénovation à un de ses magasins,
02:35Kingfisher, vous vous misez plutôt sur le e-commerce, sur la marketplace
02:38que vous avez lancée l'année dernière notamment ?
02:40Oui, mais on a aussi un plan d'optimisation et d'amélioration de tous nos magasins en France,
02:44aussi bien pour Castorama et sur Bricodépôt.
02:46Et sur la partie e-commerce, on concentre beaucoup notre stratégie sur le magasin au centre,
02:50ce qui en fait un élément assez différenciant par rapport à ce qui existe sur le marché
02:54où aujourd'hui, on est plutôt à l'inverse du marché qui tend à aller vers des centres de distribution.
02:59Nous, notre concentration, c'est de passer, optimiser nos magasins
03:02et optimiser notre capacité à préparer des commandes,
03:05aussi bien pour du click and collect, qui pèse environ 65% de nos ventes e-commerce,
03:09mais également pour la livraison à domicile,
03:12en utilisant les zones d'achat en 10 de nos magasins pour optimiser les coûts d'expédition.
03:16Alors, dans un secteur qui est très concurrentiel,
03:19l'utilisation de l'intelligence artificielle,
03:21notamment appliquée au pricing, à la personnalisation des promotions,
03:25est-ce que c'est un avantage compétitif important ?
03:29Comment est-ce que vous vous différenciez sur l'IA, justement ?
03:31Alors, on en a fait quelque chose de stratégique pour Kingfisher.
03:33On a construit une équipe d'une trentaine de personnes chez Kingfisher,
03:37au niveau du groupe, qui travaille sur un certain nombre de cas d'usage,
03:40aussi bien côté vision client que côté vision optimisation des process.
03:44Et typiquement, les exemples que vous avez sont des cas d'usage qu'on a mis en production,
03:48l'optimisation de la promo et l'optimisation des déstockages de produits,
03:51puisqu'on a une particularité, c'est qu'on conçoit nos propres produits.
03:54On a des gammes.
03:54Donc, par principe, quand il y a des gammes, il y a des gammes qui sortent et des gammes qui rentrent.
03:58Et c'est important pour nous d'optimiser la marge sur ces produits-là.
04:00Donc, on a développé un algorithme qui permet d'optimiser les meilleures rentabilités
04:04et de le faire au bon prix, plutôt que ce soit le magasin qui le fasse de manière unilatérale.
04:08Ça, c'est pour la partie back.
04:09Et ensuite, sur la partie front, on a développé un certain nombre de solutions,
04:13dont Hélo Casto, sur le marché français qu'on est en train de déployer.
04:15Dont on va parler tout à fait.
04:17Alors, c'est vrai que vous nous parlez d'une équipe dédiée à l'IA.
04:20C'est vrai que le groupe ADO, lui, a nommé un directeur de l'IA.
04:23Justement, vous, ça représente quoi en termes d'investissement, l'intelligence artificielle ?
04:26Alors, on ne communique pas sur les investissements en tant que tels.
04:29Par contre, on a de plus en plus de cas d'usage sur lesquels on a des vraies rentabilités.
04:33Typiquement, j'ai parlé de la partie promotion et des stockages.
04:36On a également l'optimisation de la personnalisation.
04:39Aujourd'hui, toutes nos plateformes digitales, Castorama et toutes les autres enseignes,
04:42utilisent notre propre technologie pour personnaliser les moteurs de recherche.
04:45Et on a plus de 100 millions de livres de résultats, de revenus,
04:49qui ont été opérés grâce à une personnalisation faite par nos propres solutions.
04:54Claire, un mot sur l'utilisation de l'intelligence artificielle ?
04:57Oui, on parle des outils conversationnels.
04:59Aujourd'hui, on dit qu'effectivement, comme vous venez de le dire, ça fait progresser les ventes.
05:04En termes de satisfaction client, vous mesurez aussi quelque chose sur cette...
05:07Oui, alors quand on a lancé Elocasto, on a été très vigilants au début
05:10parce qu'on était les premiers à le faire en Europe,
05:12à proposer un agent qui permette de répondre à toutes les questions sur le bricolage,
05:16pas des questions ciblées.
05:17Et donc, on l'a testé sur une catégorie, on l'a étendu
05:20et on a surtout progressivement mis en place un système de monitoring
05:23qui nous permet de mesurer la qualité de la satisfaction du client sur la conversation.
05:27Et donc, en fonction de ça, dès qu'on a des conversations qui sont jugées insatisfaisantes par le client,
05:32on a des systèmes humains qui viennent regarder la conversation
05:35et de regarder quelle peut être l'amélioration du prompt et surtout des conseils que l'on donne
05:39en fonction des catégories, décorations, bâtis, peintures, qui ne sont pas les mêmes secteurs.
05:4410% des ventes e-commerce de Castorama se font grâce à Elocasto,
05:49tout en sachant que 80% des clients Castorama commencent leur parcours d'achat en ligne.
05:55Comment est-ce qu'on peut aller encore plus loin, Romain ?
05:57Alors, déjà, Elocasto, ça a été une histoire un peu fantastique qu'on a fait en France.
06:01On est en train de le déployer ailleurs.
06:03Donc, on est en train de le déployer en Angleterre.
06:05On va appeler ça Elo B&Q.
06:06Donc, on continue dans la même tendance.
06:08On le déploiera en Pologne également, chez Castorama Pologne.
06:10Et ça, on le fait parce qu'on s'est rendu compte.
06:12Oui, ça fait 10% de la contribution e-commerce,
06:14mais on sait que l'immense majorité des parcours commencent en ligne et finissent en magasin.
06:19Et donc, ça vient contribuer à un certain nombre de préparations d'achats
06:23qui vont se finir en magasin.
06:24Et ce qu'on a constaté, c'est que c'est aussi un usage très fort par nos vendeurs en magasin
06:30qui, lorsqu'ils se retrouvent face à des questions sur des secteurs ou des catégories
06:33sur lesquelles ils ne sont pas experts,
06:35eh bien, en fait, ils utilisent le casier plutôt que de dire
06:38« Désolé, je ne peux pas répondre à ces secteurs-là. »
06:40Ah oui, donc c'est utile même pour les vendeurs dans les rayons.
06:45Justement, un mot aussi sur les professionnels.
06:49C'est quelque chose que Thierry Garnier veut renforcer en France aussi.
06:53C'est 5% du chiffre d'affaires pour la France et beaucoup plus en Europe.
06:58Comment est-ce que vous allez faire là aussi pour l'aborder sur la partie digitale ?
07:02Alors, comme vous l'avez dit, la stratégie ProfPro est quelque chose de très important pour le groupe,
07:06pour l'ensemble des enseignes françaises et internationales, anglaises, polonaises.
07:10Là où le digital va aider, c'est que typiquement,
07:13on a besoin de construire une relation privilégiée avec ces pros, ces artisans,
07:16qui sont des clients avec une fréquence plus élevée.
07:19Et donc, on développe tout un tas de solutions, des programmes de feed dédiés,
07:22des solutions digitales qui leur permettent d'améliorer, d'augmenter la relation.
07:27Et parce que ce qu'ils cherchent, c'est gagner du temps, gagner de l'efficacité
07:30et éventuellement, évidemment, avoir des prix plus compétitifs que les consommateurs finaux.
07:34Et ça, c'est propre à Scrofix en France ?
07:36C'est toutes les enseignes.
07:37Toutes les enseignes ont une politique dédiée sur les pros avec une stratégie digitale,
07:42une stratégie de fidélité et une stratégie de relation.
07:45Le click and collect, chez vous, pèse 65% du e-commerce.
07:49La livraison à domicile progresse, c'est 15%.
07:51Dans un marché où Amazon, Mano Mano Place, la barre très haut,
07:55comment est-ce que vous, vous vous différenciez ?
07:57Pour nous, la logique du magasin au centre, elle est absolument stratégique.
08:01C'est justement parce qu'on ne veut pas oublier et on veut renforcer le fait que nous avons des magasins
08:07qui se répartissent sur l'ensemble du territoire,
08:09qu'on veut absolument se différencier des pure players.
08:12Si on était sur une logique à utiliser les mêmes armes que les pure players,
08:16on ne va pas sur les bons sens.
08:18Donc, ce qu'on fait, nous, c'est qu'on dit qu'on a des magasins,
08:20on a des grands magasins, ce sont des dispositifs qui sont puissants, avec beaucoup de stocks.
08:24Utilisons ces magasins, aussi bien pour maximiser la click and collect.
08:28On a une gamme de produits très large, des petits produits, des produits volumineux.
08:32Mais également la livraison en domicile, parce qu'on s'est rendu compte
08:34qu'en termes de rentabilité, de profitabilité, c'est bien meilleur de le faire à partir des magasins
08:38plutôt que de le faire à partir de ce nombre de distribution.
08:40Claire. Et oui, et vous avez un effet de showrooming ?
08:42Est-ce qu'il y a quand même des gens qui vont passer en magasin
08:44et après, pour finir, vont commander sur le site internet ?
08:46Beaucoup. Il y a des tas de catégories qui se font comme ça.
08:49Par exemple, chez Castorama, aujourd'hui, vous allez concevoir et designer une cuisine,
08:53aussi bien en ligne qu'en magasin.
08:54Et derrière, en dix jours après, vous recevez chez vous votre cuisine.
08:58Vous n'avez pas besoin d'aller la récupérer en magasin.
09:00Donc, cette logique de complémentarité entre les canaux est très, très importante.
09:04Quelle place aujourd'hui, sur un autre sujet, sur un tout autre sujet,
09:07quelle place prend le retail média aujourd'hui dans votre modèle économique ?
09:10Est-ce que ça peut devenir un relais stratégique aussi important que les ventes de produits ?
09:15On en parle beaucoup, notamment avec cette annonce la semaine dernière
09:18entre le groupe Mulier et le groupement des mousquetaires, justement.
09:23Alors, c'est aussi quelque chose de très stratégique pour l'ensemble des enseignes.
09:28En France, on a été plutôt en avance par rapport à l'ensemble des autres enseignes.
09:31Et donc, on développe et on déploie beaucoup de choses qui ont été développées en France,
09:35que ce soit sur la partie on-site, donc tous les dispositifs de survisibilité pour nos fournisseurs,
09:40mais également pour nos vendeurs marketplace.
09:42Donc ça, c'est quelque chose qu'on développe sur toutes nos plateformes.
09:45On est en train de faire un certain nombre de tests sur la partie magasin,
09:47parce qu'évidemment, on veut aussi donner de la visibilité, de la capacité à nos vendeurs
09:50d'avoir de la surexposition et surtout de la rentabilité de leurs investissements,
09:55parce que la beauté du retail média, c'est évidemment une ligne de résultats intéressante,
09:58mais c'est aussi pour nos vendeurs et nos fournisseurs quelque chose qui leur permet de mesurer
10:02la rentabilité de leurs investissements médias qu'ils ne sont pas toujours capables de mesurer
10:06lorsqu'ils sont sur des logiques d'intermédiais comme Google ou Amazon.
10:09On parle du retail média on-site, qu'en est-il du retail média dans les rayons ?
10:13On a des tests actuellement sur un certain nombre d'enseignes dans le magasin en France,
10:18Castorama et Bricodépot en fait partie, dans lequel on teste les dispositifs d'écran en magasin
10:23en dupliquant la logique de retail média digital sur la présence physique
10:28et en permettant d'avoir une suite de solutions pour nos vendeurs beaucoup plus large que le simple digital.
10:34Ça, c'est donc en plein développement en France, en Europe aussi ?
10:38Partout, on a une stratégie globale qui ensuite se développe enseigne par enseigne.
10:42En France, on a créé une entité retail média il y a deux ans, un peu plus de deux ans,
10:46qui s'appelle Kingfisher Retail Media, qui commercialise l'ensemble des inventaires publicitaires
10:49de Castorama et de Bricodépot.
10:51Et donc évidemment, on est dans cette logique partout dans le groupe.
10:54Dans votre univers, je suppose que c'est aussi très important d'essayer de capter le consommateur
10:58dans son mode projet.
10:59Vous faites aussi du off-site, du retail média off-site ?
11:02Ça fait partie du périmètre.
11:04On en est au début.
11:05On a concentré d'abord nos efforts sur le off-site.
11:08Ensuite, on est en train de développer sur la partie in-store, comme je le disais.
11:11On a aussi développé, on en reparlera un peu plus tard, une plateforme de monétisation de data
11:14aussi bien pour nos fournisseurs en propre que pour nos vendeurs marketplace.
11:18Donc ça, c'est le troisième pilier.
11:19Le quatrième média, c'est le off-site.
11:22Et donc, on est en train de développer un pan technologique là-dessus.
11:24Merci beaucoup, Romain Moulot.
11:27Restez avec nous.
11:28On passe tout de suite au focus de notre experte.
11:32Focus Retail.
11:33Le focus.
11:36Alors Claire, on vient de le voir, le secteur du bricolage est moteur sur les innovations digitales.
11:41Mais on le sait, le marché a été marqué par les contre-coûts du pic de consommation post-Covid
11:46avec des ventes qui ont chuté, on le disait au début de cette émission, de 4,3% l'an dernier.
11:51Claire, dans ce contexte économique complexe,
11:53comment le secteur du bricolage s'adapte ?
11:56Alors, je vais rajouter trois tendances à ce qu'a dit Romain.
11:59Effectivement, on voit la tendance du seconde main.
12:01On voit effectivement les plateformes de vente d'outils de particulier à particulier.
12:06On voit la location, on va y revenir.
12:08Un service qui existe depuis longtemps, mais qui est fortement aujourd'hui plébiscité.
12:12Et on voit aussi arriver le côté un peu produit hard-discounter.
12:16Le produit, effectivement, à un prix serré.
12:18Aujourd'hui, il faut se rendre compte que Lidl, en ligne, 40% de ses ventes, c'est sur Daxai.
12:22Donc, on est vraiment sur le produit, effectivement, de bricolage avec leur marque propre.
12:27Par que ça aille, tout à fait, oui.
12:28Justement, vous nous parlez de location.
12:29Est-ce que ça s'apprend ?
12:31Alors, ça s'apprend complètement.
12:32Alors, je pense que c'est un service qui a existé il y a longtemps,
12:34qui aujourd'hui est fort mis en avant par Leroy Merlin, Castorama, Bricomarché.
12:39Alors, on peut comprendre, aujourd'hui, pouvoir avoir un outil à peu près à 10 euros par jour en location.
12:44On comprend que c'est attractif.
12:46Alors, il y a d'autres plateformes qui s'étaient mis, effectivement, là-dessus.
12:48Allo voisin, Bricolib.
12:50Alors là, ils étaient sur l'allocation et l'entraide entre voisins.
12:53Alors, ce qui est intéressant, c'est de se rendre compte, dans une étude de CBA l'année dernière,
12:56on voyait qu'à peu près 26% des moins de 35 ans plébiscitent plutôt l'allocation de matériel versus l'achat.
13:03Justement, on parle des jeunes, des usages digitaux qui changent la façon de consommer.
13:09Est-ce que ça, ça a également un impact plus poussé au-delà de la location, justement ?
13:14Alors, je pense que tout à l'heure, on a parlé, effectivement, l'outil conversationnel, c'est du digital.
13:18Moi, je vais forcément parler des réseaux sociaux.
13:20Si on regarde les plateformes comme TikTok, comme Instagram,
13:23ça a quand même bien vulgarisé l'arrivée, l'univers du bricolage.
13:29Ça l'a rendu peut-être plus appétant pour les jeunes, pour les femmes.
13:32Si je cite, effectivement, Victoria Flock, qui a 4 millions d'abonnés,
13:36elle permet ce rajousissement de la clientèle.
13:39On parle de location, Claire.
13:41Romain, justement, chez vous, la location, ça représente quoi ?
13:44Alors, on est dans le début de l'histoire, que ce soit sur l'ensemble des consommateurs en Europe.
13:49Par contre, toutes nos enseignes ont des démarches assez dynamiques et assez consolidées
13:53sur la capacité de proposer dans nos magasins une offre, une sélection d'offres en location.
13:58Castorama le propose, BNQ le propose en Angleterre, Scroofix le propose.
14:02Et ce qu'on a fait en Angleterre en plus, c'est qu'on a construit un écosystème complet de réparation
14:07qui nous permet d'intégrer les retours, la réparation et la remise sur le marché en seconde main.
14:13Merci beaucoup, Romain. Restez avec nous. Merci, Claire.
14:15On passe tout de suite au pitch de notre startup.
14:23Alex IBS, bienvenue sur le plateau de Focus Retail.
14:26Vous êtes le cofondateur de Relast.
14:29Vous êtes spécialisé sur le contenu digital, sur les web stories.
14:33Alors, expliquez-nous, qu'est-ce que c'est que les web stories ?
14:37Alors, Relast part d'un constat qui est assez simple.
14:40Aujourd'hui, on peut voir que le e-commerce et notamment les pages produits ont très peu évolué
14:46ces 10 dernières années, 10-15 dernières années.
14:49Et les réseaux sociaux ont tendance à prendre de plus en plus d'ampleur.
14:53Notre objectif chez Relast, c'est de rassembler les deux,
14:56c'est-à-dire les codes que l'on va retrouver sur les réseaux sociaux,
14:59directement sur les fiches produits et surtout au cours du parcours e-commerce.
15:04Donc, ça repose sur trois piliers.
15:06Le premier qui est la diffusion, c'est-à-dire être capable de diffuser du contenu
15:11qui est inspiré des réseaux sociaux et surtout au format réseaux sociaux.
15:14Donc, c'est le format web story, comme vous le disiez, un format vertical.
15:17Tout à fait, des vidéos.
15:19Le même type de vidéos qu'on va retrouver sur les réseaux sociaux,
15:21du contenu UGC, donc du contenu généré par les utilisateurs,
15:25du contenu généré également par les marques, les agences.
15:28Le tout via une expérience immersive, c'est-à-dire le fait de scroller.
15:32Le fait de scroller sur une page produit, ça engage le consommateur,
15:36ça lui donne des informations importantes et surtout, ça l'encourage à acheter.
15:40D'accord.
15:40C'est la première approche, l'approche de diffusion.
15:44Également, on propose de faire de la syndication.
15:46L'enjeu, c'est souvent être capable de regrouper tout ce contenu facilement
15:51pour pouvoir l'afficher et de façon industrielle sur les pages produits.
15:55Ça peut prendre du temps, ça peut être très chronophage de le faire manuellement.
15:58Donc, notre technologie, elle permet de le faire automatiquement
16:01pour afficher le bon contenu sur la bonne page produit.
16:04Et le dernier sujet qui est le sujet de la collecte,
16:08parce que sur les réseaux sociaux, on diffuse naturellement,
16:10du contenu sur un site e-commerce, c'est plus compliqué.
16:14Et pour ce faire, on est capable d'envoyer un email à chaque client
16:18qui ont eux-mêmes les produits chez eux, vu qu'ils viennent de les acheter.
16:21Et on leur propose de faire une courte vidéo du produit
16:24en échange d'un code promo.
16:25D'accord. Et ensuite, la marque peut reposter cet avis client ?
16:31Parce que c'est un avis client 2.0 finalement, quelque part.
16:33On peut imaginer, on peut l'illustrer comme un avis client 2.0,
16:37mais ce que l'on cherche surtout, c'est voir le produit dans la vraie vie.
16:40D'accord.
16:40Je peux prendre l'exemple d'une table basse.
16:43Souvent, quand on fait ces achats en ligne et qu'on voit cette table basse
16:46dans un univers parfait, on a envie de l'acheter.
16:49Mais ce qu'on cherche surtout, c'est voir cette table basse
16:50dans son univers, chez soi, à quoi elle pourrait ressembler.
16:53Alors justement, aujourd'hui, est-ce que ça, c'est très déployé ?
16:55Il y a combien de marques qui l'utilisent ?
16:57Est-ce qu'il y a des secteurs plus particuliers que d'autres ?
17:00Aujourd'hui, les marques qui utilisent le plus cette approche,
17:04cette approche sociale, sont les marques qui ont déjà du contenu.
17:06Du contenu sur les réseaux sociaux et justement,
17:08qui ont un besoin de rapatrier tout ce contenu sur leur page produit.
17:12C'est encore nouveau.
17:13On ne voit pas sur tous les sites marchands l'approche de WebStory.
17:17C'est d'ailleurs notre mission.
17:18L'approche est le format WebStory.
17:21Et en termes de type de marque, on peut considérer qu'à partir du moment
17:25où la marque a une appétence pour le contenu UGC,
17:28le contenu qu'on va retrouver sur les réseaux sociaux,
17:30a déjà ce contenu-là, elle a tout intérêt à le rapatrier
17:33là où les clients achètent sur les pages produit.
17:36Romain Rouleau, vous l'utilisez, ce genre de contenu ?
17:39On ne l'utilise pas, mais le hasard, c'est vraiment un hasard.
17:43On a des réflexions très avancées sur exactement ce sujet-là.
17:47Parce que, comme je le disais, on a beaucoup, beaucoup de contenus
17:49qui sont visibles à l'extérieur de nos plateformes
17:51et pas sur nos plateformes.
17:52Et donc, on a un sujet, un, de rapatriement de ces contenus
17:55pour que la fiche produit, comme le disait monsieur,
17:57soit beaucoup plus enrichie.
17:59Parce qu'aujourd'hui, c'est sûr que c'est dommage
18:00que tous ces contenus ne soient pas disponibles
18:02au moment où on passe à l'achat.
18:03Ça, c'est la première des choses.
18:04Et également, le travail sur l'optimisation
18:06de la production de ces contenus,
18:08qui est le deuxième volet.
18:09Et le troisième, par contre, ce qu'on fait déjà,
18:11c'est qu'on a un certain nombre de solutions
18:13qu'on commercialise en retail media
18:14auprès de nos fournisseurs
18:15pour leur permettre de produire
18:17des contenus d'usage et de test par des clients.
18:21Et ensuite, ces vidéos-là sont déjà intégrées
18:24sur les fiches produits.
18:25Mais alors, justement,
18:26Kingfisher réfléchit à ces possibilités-là.
18:29Ils peuvent très bien le faire en interne.
18:32Qu'est-ce que vous vous amenez de plus
18:33en termes de briques technologiques, par exemple ?
18:35C'est une très, très bonne question.
18:36C'est un vrai enjeu technologique.
18:38C'est-à-dire que diffuser du contenu vidéo
18:40de bonne qualité
18:41et surtout créer une expérience similaire
18:43aux réseaux sociaux
18:44est liée à une technologie.
18:46Il ne s'agit pas que d'afficher une vidéo
18:48sur une page produit.
18:49Il s'agit de créer une expérience immersive,
18:51la même que l'on va retrouver sur Instagram.
18:54Je disais tout à l'heure le fait de scroller.
18:56C'est un mécanisme que l'on intègre
18:58via notre moteur technologique.
18:59Et également, la disponibilité du contenu.
19:03C'est-à-dire qu'on héberge toutes les vidéos
19:05et on ne dégrade pas les performances e-commerce
19:08en termes de temps de chargement de la page.
19:09Donc, c'est une expérience qui doit être fluide
19:11pour le consommateur.
19:13Et c'est cette technologie-là que l'on apporte.
19:15Claire.
19:16Oui, alors là, vous parlez effectivement quelque part
19:17d'une présentation produit du consommateur au consommateur
19:20qu'on va retrouver sur les fiches produits
19:22du site Internet.
19:23Vous pensez que demain, ça va devenir une espèce de norme,
19:26le consommateur qui parle au consommateur ?
19:28C'est une très bonne question.
19:30On a assisté pendant les années 2010, 2015
19:34au développement de l'avis client.
19:36Il y a quelques années, il était important d'avoir
19:39la recommandation, la preuve sociale qui se matérialisait
19:42et qui s'est matérialisée au travers de l'avis client.
19:44On pense qu'aujourd'hui et dans les années à venir,
19:47la preuve sociale va passer par la vidéo.
19:49Et finalement, on le voit par rapport aux consommateurs.
19:51Combien de consommateurs aujourd'hui font leur choix
19:53grâce au contenu sur les réseaux sociaux ?
19:56Je pense, j'en suis sûr, beaucoup.
19:57Et ce contenu va se retrouver et se retrouve sur les pages produits.
20:00Et donc, oui, il va potentiellement compléter, je dirais plutôt,
20:04l'avis client.
20:05Et les deux vont ensemble.
20:07Alors, moi, je tiens à nuancer parce que c'est vrai que,
20:10notamment sur les réseaux sociaux, on est souvent happé
20:12par du contenu publicitaire d'influenceurs
20:15qui proposent des produits.
20:17Souvent, dès qu'on en a vu une, on en voit 10 comme ça.
20:21Il y a aussi une lassitude aussi du client, peu à peu.
20:24Ça, comment est-ce que vous l'abordez ?
20:26Comment est-ce que vous trouvez des manières de le détourner,
20:28finalement, de la rendre toujours utile ?
20:31C'est une très bonne remarque.
20:32La page produit n'est pas une page Instagram.
20:37Ce n'est pas une place sociale au travers de laquelle
20:39on va essayer de toucher un maximum de personnes.
20:43C'est un lieu vers lequel on va essayer d'apporter
20:46de la réassurance, du conseil.
20:49Et justement, ça passe par le choix de la marque
20:51quant au contenu qui est diffusé.
20:54Et d'ailleurs, on conseille nos clients de diversifier le contenu,
20:58apporter de la preuve sociale,
20:59donc des vidéos qui ont été réalisées par d'autres clients,
21:02apporter du contenu qui a été créé par la marque,
21:05donc qui permet aux consommateurs potentiels de se projeter.
21:09Et également du contenu informatif.
21:11Surtout dans le bricolage, par exemple,
21:13c'est un lieu parfait pour informer le potentiel acheteur
21:16et lui donner les clés dans sa décision d'achat
21:18pour être sûr de faire le bon achat.
21:20Romain, il y a une tendance comme ça aussi
21:21d'amélioration de la conversion.
21:24Est-ce que les pages qui sont plus riches visuellement,
21:27elles ont plus de chances de plaire ?
21:30Absolument, c'est prouvé et on y met beaucoup, beaucoup d'emphase.
21:34On le surveille non seulement en qualité et en volume de contenu,
21:38mais on le surveille aussi en impact sur l'incrémental de conversion
21:42que l'on a sur nos fiches produits par rapport à la multiplicité de contenus.
21:45C'est-à-dire qu'en gros, ce qu'on fait,
21:46c'est qu'à chaque fois qu'on fait des modifications
21:48ou des enrichissements de contenu,
21:49on a des outils qui nous permettent de mesurer l'uplift,
21:53l'amélioration, l'incrément de conversion
21:55que l'on a pu obtenir grâce à ces contenus,
21:57ce qui nous permet ensuite de dupliquer les meilleures applications
22:00sur l'ensemble de notre gamme,
22:02parce qu'on a quand même des gammes très très larges.
22:03Multiplier les promptes, Claire.
22:05Moi j'ai une petite question,
22:06c'est vrai qu'à l'heure où on voit la création,
22:08l'IA générative s'emparer de l'aspect créatif des vidéos,
22:12vous voyez comment dans deux ou trois ans,
22:14comment éventuellement les choses vont converger chez vous ?
22:17Alors figurez-vous que le sujet en lien avec l'intelligence artificielle,
22:21ce n'est même pas un sujet que l'on aborde
22:22pour l'année prochaine ou les deux prochaines années,
22:25c'est un sujet que l'on essaye de traiter dès aujourd'hui,
22:28parce que l'IA peut être un très bon moyen
22:30de générer du contenu à un coût réduit.
22:34Par contre, ça a une limite,
22:36c'est-à-dire que dans notre approche de diffusion de web stories,
22:39on souhaite créer l'immersion.
22:41Et lorsque la génération...
22:42C'est des avatars, c'est des vrais consommateurs.
22:44Ce sont des vrais consommateurs, tout à fait.
22:45Mais le fait de diffuser des vidéos,
22:47on pourrait imaginer, et on essaye actuellement,
22:50un moteur qui pourrait se baser sur les photos existantes des produits
22:53pour essayer de les mettre en situation
22:55et les transformer en vidéos.
22:58D'ailleurs, sur une page produit,
22:59l'avantage, c'est qu'on a déjà plein d'informations concernant le produit.
23:02Et donc, capitaliser sur les informations
23:03et le contenu disponible sur la page produit
23:05pour en faire des web stories vidéo.
23:08Et donc, c'est des travaux que l'on mène actuellement.
23:10Et en complément, l'enjeu,
23:12comme je le disais tout à l'heure,
23:13en termes d'industrialisation,
23:15c'est, si on prend l'exemple d'un site commerce
23:18qui a énormément de références,
23:20c'est être capable de diffuser les bonnes vidéos
23:22sur beaucoup de références.
23:24Donc, il y a quand même un côté humain,
23:25c'est-à-dire que l'humain doit valider définitivement
23:28que l'on souhaite retrouver le bon contenu
23:29sur la bonne page produit.
23:31Demain, l'humain pourra être aidé par l'intelligence artificielle
23:33qui sera capable de créer un scoring sur le contenu
23:36et pour être certain qu'il a bien sa place sur la page produit.
23:38Donc, c'est deux exemples auxquels on réfléchit actuellement.
23:40Merci beaucoup, Alexis Bess.
23:42On passe tout de suite à l'actu de notre experte.
23:50Claire, dans l'actu de la semaine,
23:52vous nous parlez d'hyperpersonnalisation.
23:54C'est ce que révèle l'étude de la FEVAD et de KPMG.
23:59La tendance mise en avant, c'est l'hyperpersonnalisation.
24:02Est-ce que vous pouvez nous expliquer de quoi on parle ?
24:05Tout à fait.
24:05Ce qui est intéressant dans cette étude,
24:07c'est qu'il y a un chiffre qui m'a marqué.
24:09Aujourd'hui, les cyberacheteurs,
24:10ceux qui ont l'habitude d'acheter sur Internet,
24:12achètent 62 commandes par an.
24:14C'est plus d'une commande par semaine.
24:16Là, on peut comprendre que quand je vais souvent sur un site
24:18faire des commandes,
24:19j'ai peut-être envie d'être un peu reconnue,
24:21qu'on me personnalise un peu mon expérience.
24:24D'où, effectivement, cette tendance d'hyperpersonnalisation.
24:27Je trouve que l'image est assez bonne.
24:29C'est d'essayer de refaire cette relation commerciale
24:32que vous avez avec votre commerce de proximité,
24:34mais à l'échelle du numérique.
24:36C'est effectivement d'essayer de se dire
24:38que c'est de l'empathie,
24:39c'est de l'individualisation.
24:41Alors ça, les premières hyperpersonnalisations
24:44qu'on a tous connues,
24:45c'est les recommandations de produits
24:47qu'on avait, par exemple, sur Amazon ou sur Netflix.
24:50Là, on parle d'une ère différente.
24:52On parle même des outils conversationnels.
24:54Donc on voit, effectivement,
24:55c'est une grande tendance.
24:5640% de chiffre d'affaires,
24:58une croissance de 40% de chiffre d'affaires
25:00pour les sites qui jouent le jeu.
25:01Ça peut aller encore au-dessus,
25:03notamment pour le panier moyen.
25:04Voilà, on peut gagner jusqu'à 15% de produits
25:07dans son panier.
25:08Ce qu'on va remonter aussi,
25:09c'est bien évidemment un engagement plus fort
25:12des consommateurs,
25:13une meilleure satisfaction.
25:14Alors la satisfaction, on la comprend.
25:16Si on prend par exemple l'exemple sur The Couple,
25:19je peux quelque part scanner ma morphologie
25:22pour pouvoir avoir une personnalisation de la taille.
25:25Donc c'est un consommateur plus satisfait
25:28et puis aussi moins de taux de retour.
25:30C'est facile ça à mettre en place
25:32pour les entreprises.
25:33Ça nécessite aussi de faire appel
25:34à d'autres startups,
25:36notamment vous parliez d'essayer virtuellement.
25:39Elles font appel maintenant
25:40à de nombreuses startups.
25:42Voilà, donc c'est vrai
25:42qu'il y a un défi organisationnel,
25:44un défi technologique.
25:45Le service marketing doit penser son offre
25:48pour qu'elle soit potentiellement personnalisable,
25:51adaptable,
25:51doit penser à des services associés,
25:53doit fournir du contenu par profil
25:56pour pouvoir après les publier.
25:58Un service client sera peut-être augmenté
26:00d'un outil d'IA
26:01pour vraiment avoir des scripts
26:03de plus en plus intelligents
26:04et de plus en plus personnalisés.
26:06Bon, derrière tout ça,
26:07on ne va pas se mentir,
26:08le nerf de la guerre,
26:09ça va être vraiment la bonne gestion de la donnée.
26:11Merci beaucoup Claire.
26:12Merci à tous de nous avoir suivis
26:14pour cette émission un peu particulière
26:16en direct de la NRF.
26:19Je vous remercie.
26:19Merci à tous les trois d'avoir été avec nous.
26:22Merci à vous de nous avoir suivis.
26:24Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine.
26:25Là, on sera en studio
26:26pour un prochain numéro de Focus Retail
26:28et puis rendez-vous lundi
26:30dans la matinale de BFM Business.
26:31Bon week-end à tous.
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