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  • il y a 16 minutes
Ce vendredi 11 septembre, Sébastien Lalevée, directeur général de Montpensier Arbevel, Léa Dunand-Chatellet, directrice générale de Mirova, Emmanuel Lechypre, éditorialiste BFM Business, et Ana Boata, directrice de la recherche macroéconomique d'Allianz Trade, se sont penchés sur l'impact de la dette sur l'économie, le décrochage de la France en termes de croissance et les taux de la BCE dans la semaine de Marc dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:02BFM Business présente
00:06C'est votre argent
00:09Marc Fiorentino
00:10Oui je sais le niveau de nos élèves s'est effondré
00:12d'ailleurs comme notre économie et je pense que c'est lié
00:14mais moi j'ai trois bonnes raisons, trois bonnes nouvelles
00:16pour vous, c'est votre argent, c'est votre week-end
00:19et c'est une émission exceptionnelle
00:21exceptionnelle pourquoi allez-vous me dire
00:22parce qu'on va faire le point sur les événements économiques
00:24et financiers de la semaine au sommaire aujourd'hui
00:27ça va être chaud
00:28le mois de la semaine évidemment c'est la dette
00:30le chiffre de la semaine dramatique
00:32la nouvelle prévision de croissance pour la France de l'INSEE
00:350,4% je suis même pas sûr qu'on y arrive
00:37le parti pris de la semaine oui
00:38la BCE s'est encore trompée pour la deuxième fois
00:41en deuxième partie de l'émission où va la bourse et le CAC
00:44dans ce contexte la question d'argent
00:45quel est le placement de la semaine qu'on vous recommande
00:48le top ou le flop de la semaine
00:49le top 3 des gérants, les actions à acheter ou vendre
00:52mais pour une émission exceptionnelle
00:55il faut des invités exceptionnels
00:57j'ai donc le plaisir de vous présenter nos Jedi de l'économie et de la finance
01:00elle explique, elle m'explique surtout
01:02avec talent tous les mécanismes de l'économie
01:04Anna Boata, c'est bien ce que vous faites
01:07j'arrive à comprendre
01:08directrice de la recherche macroéconomique d'Allianz Trade
01:10comment ça va ?
01:11ça va, ça va
01:12mieux que la France ?
01:13mieux que la France
01:14il y a du travail en tout cas
01:15comme pour la France
01:16comme pour la France
01:17ouais mais le problème c'est qu'on a personne pour le faire
01:19il co-dirige une des plus belles success stories de la gestion en France
01:22Sébastien Lévé, comment ça va ?
01:24très bien
01:24je rappelle que vous êtes directeur général de Montpensier Arbeuvel
01:27comment va la maison de Montpensier Arbeuvel ?
01:29en croissance
01:30en croissance, bah il faut, donc pas comme la France
01:33qui n'avance pas recul
01:34bah oui, comme la France
01:35elle continue sa progression fulgurante
01:39vous l'avez connue, bon elle venait ici, elle nous faisait les cafés
01:43bravée Emmanuel
01:44ouais après elle nous vendait quelques trucs
01:45après elle nous vendait
01:46vraiment écolo
01:46ouais après elle nous a parlé de trucs
01:49elle venait en verre parler de fonds
01:51je sais pas, on se rappelle même pas
01:52elle est venue gérante et puis patronne de gérante
01:56et puis là maintenant carrément
01:57la voilà qui devient directrice générale de Miroa
02:02c'est pas n'importe quoi
02:03Léa Dunant-Châtelet
02:05bravo d'abord
02:06merci
02:06donc c'est une très belle boîte
02:0840 milliards d'actifs, 300 personnes, bravo
02:11ok bah j'ai changé de maison mais pas d'ambition
02:13c'est quoi Miroa, vous nous dites deux mots ?
02:16bien sûr Miroa c'est donc un des affiliés du groupe
02:19Natexis Investment Manager
02:20dans le sein des groupes BPCE
02:22et qui est spécialisé dans la finance durable
02:25qui est mon domaine d'expertise depuis toujours
02:27ça existe toujours ça ?
02:28évidemment et ça va même rebondir
02:29et donc qui est spécialisé sur deux types de gestion
02:32des gestions listées classiques
02:33qu'on connaît à Action Obligation
02:34et aussi non listées les infrastructures
02:36de transition énergétique
02:37bravo en tout cas on est très content pour vous
02:39je suis très fière de savoir qu'on vous a vu démarrer
02:41tout jeune
02:42elle était en short
02:45vous vous rappelez ?
02:46je savais que je voulais faire
02:48elle sortait de l'école
02:49elle venait avec son cartable
02:50elle venait en vélo à l'époque
02:51elle venait en vélo à l'époque
02:53maintenant la chauffeur
02:54mais en voiture électrique
02:56je débat avec lui tous les vendredis matin
02:58et je me demande à chaque fois
03:00comment on peut être aussi compétent
03:02aussi sympathique
03:03mais avoir autant de mauvaise foi
03:05notre ami Emmanuel Lechy
03:07c'est toujours un plaisir
03:09partagé
03:09c'est sympa ce truc du vendredi
03:11on va essayer de monter un peu en puissance
03:13et d'agiter un peu tout ça
03:15allez on démarre tout de suite avec
03:17ouais la dette
03:20j'ai cherché une musique
03:21et en pensant à la dette
03:22j'ai pensé au Titanic
03:23vous avez compris
03:24le monde sombre sous la dette
03:27en tête
03:28les Etats-Unis
03:29évidemment vous avez vu ce chiffre
03:30on en a parlé la semaine dernière
03:31de 40 000 milliards
03:32mais nous ne sommes pas mal non plus
03:34avec notre dette qui s'envole
03:35mois après mois
03:36alors quand les taux d'intérêt
03:37étaient à zéro ou négatif
03:39c'était sympa
03:39plus on avait de dettes
03:40plus on gagnait d'argent
03:41parce que les taux d'intérêt
03:42étaient négatifs
03:42sauf qu'il s'est passé un petit truc
03:43c'est que les taux d'intérêt
03:45on va en parler très largement
03:46dans la deuxième partie de l'émission
03:48en parlant des marchés
03:49ont tout simplement
03:50explosé
03:51explosé
03:52puisqu'on arrive quasiment à 5%
03:53sur le taux de référence
03:55le taux 10 ans
03:57américain
03:59revenons à la base
04:00j'aime bien faire ça avec vous Anna
04:02l'endettement massif
04:04au niveau mondial
04:05dans toutes les économies développées
04:07c'est à quel impact
04:08sur l'économie ?
04:10tout simplement
04:11en fait
04:12ça réduit la marge
04:13de manœuvre d'un état
04:14pour faire
04:15de la dépense essentielle
04:16par exemple
04:17on peut penser
04:17aux dépenses
04:18dans l'éducation
04:19dans la santé
04:20dans tout ce qui est
04:21protection sociale
04:22puisqu'on le voit
04:23même en France
04:23la question se pose
04:25sur la réallocation
04:26de la dépense
04:26et aussi
04:28ça réduit
04:28la marge
04:29de manœuvre future
04:30si jamais on rentre
04:31dans un cycle défavorable
04:32par exemple
04:33une récession
04:33puisqu'aujourd'hui
04:35on le voit
04:36en fait
04:36c'est une dette
04:37qui était déjà là
04:38auparavant
04:38avant 2019
04:39mais qui s'est amplifiée
04:41avec la crise du Covid
04:42avec le début de la guerre
04:43en Ukraine
04:44et avec tous les aides
04:45qu'on a pu donner
04:46surtout aux agents privés
04:48puisqu'il ne faut quand même
04:49pas oublier
04:49les ménages
04:51et les entreprises
04:51dans le monde
04:52et surtout en Europe
04:53ont quand même été bien soutenus
04:55pendant ces deux chocs
04:56ça n'a pas été le cas
04:57sur les deux dernières années
04:58parce qu'on a commencé
04:59à resserrer les vis
05:00et on a eu aussi
05:01la hausse des taux
05:02donc ce qui a un petit peu
05:03changé un peu les équilibres
05:05mais si vous voulez
05:05en économie
05:06on regarde
05:07les balances
05:08en fait des soldes
05:09des capacités de financement
05:11ou d'imprunts
05:11par agent économique
05:13donc il y a les ménages
05:14il y a les entreprises
05:14non financières
05:15les entreprises financières
05:16et l'État
05:16et en fait
05:17si vous voulez
05:18les courbes
05:19c'est quand même
05:19assez parlant
05:20parce qu'on accuse
05:21souvent l'État
05:22mais en fait
05:22il faut regarder
05:23où est l'argent
05:24l'argent est quelque part
05:25et donc les ménages
05:26ce sont ceux qui ont le plus
05:28aujourd'hui
05:29en excédent
05:29donc 157 milliards
05:31sur un an
05:32en France
05:32alors que l'État
05:34c'est celui
05:34qui est le plus déficitaire
05:36les entreprises non financières
05:38ont aussi encaissé
05:39bien sûr
05:39des subventions
05:40des aides
05:41mais ça s'est arrêté
05:42depuis à peu près
05:442-3 trimestres
05:44où ils sont déficitaires
05:46d'accord
05:46là vous parlez en France
05:47en France
05:48mais c'est un peu le cas partout
05:49d'ailleurs même aux États-Unis
05:51c'est la même chose
05:51j'ai une question
05:52on va reparler de la France
05:53avec Emmanuel
05:54et tout à l'heure
05:55on va parler de la croissance française
05:56mais aux États-Unis
05:58ça marche bien
05:59il y a de la croissance
06:00pourquoi la dette augmente
06:02c'est ça qu'on n'arrive pas à comprendre
06:03on comprend que la dette augmente
06:04j'ai compris ce que vous avez dit
06:05le Covid
06:05les difficultés
06:07des plans d'aide
06:07mais là ça tourne
06:09pourquoi la dette augmente ?
06:10tout simplement
06:11parce que la dette
06:12c'est quelque chose
06:13qui augmente
06:14avec ton déficit public
06:15donc si t'es un État
06:16qui dépense plus
06:18que ce qu'il puisse encaisser
06:20forcément
06:21si ton déficit
06:22augmente chaque année
06:22en fait aux États-Unis
06:23on a 7,5% du PIB
06:26c'est ça
06:26malgré une croissance économique
06:27qui fonctionne relativement bien
06:29en fait la croissance économique
06:30elle est pas à la porte
06:31la croissance économique
06:32elle vient en partie
06:34de l'endettement
06:35du creusement des déficits
06:36puisqu'en fait
06:37les États-Unis
06:38ont quand même fait
06:39l'équivalent
06:39d'une relance budgétaire
06:42massive
06:42donc c'est pour ça
06:43que ça a un impact
06:43oui mais aujourd'hui
06:44c'est bien aussi
06:45effectivement
06:46mais aujourd'hui
06:47les moteurs de croissance
06:48quand même aux États-Unis
06:49sont un peu différents
06:49aujourd'hui il faut choisir
06:50entre financer l'IA
06:52ou financer la dette américaine
06:53au niveau mondial
06:55cet endettement
06:56ça nous plombe
06:57Emmanuel
06:58alors globalement
06:59bon il n'y a
07:00aucun travail académique
07:02qui montre
07:02qu'il y a un niveau
07:03d'endettement
07:04puisqu'on parle
07:05de l'endettement public
07:05il n'y a aucun niveau
07:07il n'y a pas de l'île rouge
07:08qui est
07:09je veux dire
07:10une frontière infranchissable
07:12pour la croissance
07:12il y a eu des vagues travaux
07:14dans les années 90
07:16avec Rogoff
07:17notamment
07:17et Renard
07:18mais bon
07:18leurs travaux ont été
07:19un peu discrédités
07:20donc globalement
07:20on n'a pas de choses là-dessus
07:21la deuxième chose
07:22qu'il faut regarder
07:23et là on peut peut-être
07:24un peu plus s'inquiéter
07:25c'est quel est
07:25le rendement
07:26de cet endettement
07:27c'est-à-dire que
07:28au regard de cet endettement
07:30combien vous mettez
07:31de nouveaux PIB créés
07:32et là effectivement
07:33on a des choses
07:34qui sont un peu différentes
07:35selon les régions
07:36c'est vrai qu'aux États-Unis
07:37par exemple
07:38vous avez
07:40parce que c'est de l'investissement
07:41une part de cet endettement
07:42investi
07:43qui est quand même
07:44assez spectaculaire
07:45l'inquiétude
07:46pour un pays
07:47comme la France
07:47c'est que si vous regardez
07:49en fait
07:49si vous regardez
07:50depuis 30 ans
07:51c'est très simple
07:52l'augmentation des déficits
07:54l'augmentation de la dette
07:56pas un euro
07:57n'est allé
07:58dans des dépenses d'avenir
07:59pas un euro
08:00n'est allé à l'éducation
08:01donc vous dites
08:01on a juste financé
08:03la consommation
08:04on a juste financé
08:05notre système social
08:07et donc ça
08:08c'est le problème aussi
08:09de l'Europe en général
08:10et puis
08:11ce qu'il faut regarder
08:12aussi pour s'inquiéter
08:14de la dette ou pas
08:15c'est ce qu'on appelle
08:17le taux d'intérêt apparent
08:19c'est-à-dire
08:19parce que c'est bien beau
08:20de s'inquiéter
08:21sur la dette
08:22qu'on émet aujourd'hui
08:23mais ce qui compte
08:24c'est quel est le taux moyen
08:25de notre dette
08:27et c'est vrai
08:28que ce qui est intéressant
08:29c'est de voir
08:29par exemple
08:29en 1996
08:31on était à plus de 6%
08:32ça coûtait cher
08:33de s'endetter
08:34on est tombé
08:35en 2020
08:35à 1,5%
08:37et ça c'était donc
08:38complètement indolore
08:39et là
08:40on remonte progressivement
08:41alors on est maintenant
08:43à plus de 2%
08:44donc c'est quelque chose
08:45qu'il faut surveiller
08:46et qui est pour le coup
08:47assez préoccupant
08:48moi c'est ça que je regarde
08:49Sébastien
08:51ça vous inspire quoi ?
08:52ça m'inspire quoi ?
08:53ça m'inspire qu'en fait
08:54déjà il y a
08:55effectivement le problème
08:56que j'ai avec le débat
08:57actuel en France
08:58sur la dette
08:59c'est qu'on cherche
09:00des moyens
09:01de la combler
09:02mais une fois encore
09:03on réfléchit beaucoup
09:05à la façon dont on dépense
09:06pas assez
09:06à la façon dont on dépense
09:07l'argent
09:07il y a un déficit budgétaire
09:09de 5% par an
09:10qui s'accumule
09:11c'est pour ça que la dette
09:12augmente
09:13mais on se pose
09:14assez peu
09:15comme l'a dit Emmanuel
09:16sur le rendement
09:17de cette dépense
09:19on commence à en parler
09:19on commence à en parler
09:20mais ça fait un petit moment
09:22que ça dure
09:23et c'est tout le sujet aussi
09:24pour ceux qui nous écoutent
09:26et qui nous regardent
09:27par rapport au fait
09:28de pouvoir supprimer
09:30cette espèce de foutaise
09:31de dire qu'on va supprimer
09:32de la dette
09:33il ne faut pas oublier
09:34qu'il y a le stock de dette
09:35et le flux
09:36le flux c'est 350 milliards par an
09:39de dette nouvelle
09:39de dette nouvelle
09:40qu'il faut refinancer
09:42donc c'est soit du supplémentaire
09:45et du refinancement
09:46et bizarrement
09:47c'est les mêmes personnes
09:48qui détiennent le stock
09:50que ceux qui pourraient
09:51accessoirement
09:52nous financer demain
09:53c'est à dire que
09:53si vous dites
09:54tiens j'ai une mauvaise nouvelle
09:56tu détenais sans dette
09:59elle ne vale plus que 50
10:00et bien ils ne vont pas s'endetter
10:02tu ne vas pas t'endetter à 4%
10:03tu vas t'endetter à 10%
10:04c'est à dire qu'on va peut-être régler
10:05entre guillemets
10:06un peu le problème de stock
10:07mais on ne réglera pas
10:08le problème de flux
10:08c'est comme pour les retraites
10:09où on avait le problème
10:10de mathématiques
10:10c'est à dire que
10:11quand tu dois refinancer
10:12350 milliards par an
10:14que ton taux
10:14si tu coupes la dette
10:16et bien il monte de 10%
10:17donc ta dette
10:18plutôt t'endetter à 4
10:19tu t'endetter à 14
10:2010% par an
10:21sur 350 milliards
10:22c'est à dire que
10:23la première année
10:23ce choix te coûte
10:2435 milliards
10:25d'intérêts en plus
10:2670 milliards
10:28la deuxième année
10:28parce que c'est cumulatif
10:29donc en fait
10:30ce que tu as économisé
10:31te revient en boomerang
10:33fois 10
10:35Théa un mot
10:36ce que disait Emmanuel
10:37est important je pense
10:39parce qu'en fait
10:39notre heure
10:40pour une fois
10:41merci
10:42toujours à sa place Emmanuel
10:44ce qui est important
10:44c'est l'horizon
10:45en fait dans
10:46la remontée des taux
10:47et on va être en fait
10:48sur une vraie problématique
10:49plutôt en 2030
10:49donc là dans l'immédiat
10:51ça n'a pas un effet
10:52très conséquent
10:53d'ailleurs on voit
10:54les agences de notation
10:55qui ont maintenu
10:56les ratings
10:56mais l'effet cumulatif
10:58il va être vu à plein
10:59s'il n'y a pas de correction
11:01d'ici plutôt 3-4 ans
11:03on le voit déjà
11:04on va en parler tout de suite
11:04parce que c'est un des points
11:05des manuels sur la croissance française
11:07on voit déjà que ça a un impact
11:08sur la croissance française
11:09en tout cas ce qui est sûr
11:10c'est que dans cet équilibre budgétaire
11:12qui est le fond du problème
11:13on est plus dans une recherche
11:14en France malheureusement
11:15de trouver des nouvelles recettes
11:17je pense à l'épargne salariale
11:18cette annonce un peu brève
11:19qui a été faite
11:21plutôt qu'à effectivement
11:22trouver une sorte de préactivité
11:24il faut bien comprendre
11:24c'est que là où le monde a changé
11:26c'est que sur la dette souveraine
11:27donc la dette des états
11:28il y a aujourd'hui
11:30une vraie concurrence
11:31sur où est-ce qu'on met l'argent
11:32aux Etats-Unis
11:33par exemple
11:34les hyperscalers
11:35c'est 30% des missions de dette
11:37investment grade
11:38ça veut dire qu'en fait
11:39il y a beaucoup d'emprunteurs
11:40avec des gens
11:41qui ont des qualités de signature
11:42qui sont parfois meilleures
11:43que celles des états
11:44parce que je suis bavard
11:45dans les pays émergents
11:46les entreprises
11:47s'endettent à des taux
11:49moins élevés
11:50que l'état
11:50en France c'est le cas
11:52Lexus
11:52à 1,5 à 4,25
11:54on est devenu
11:55juste le vrai
11:56le vrai indicateur
11:57qu'il faut surveiller
11:58rappelez-vous
11:59c'est toujours
12:00cet arbitrage
12:01entre
12:02la croissance nominale
12:04qui est donc en gros
12:05croissance potentielle
12:06plus inflation
12:06et les niveaux
12:07des taux d'intérêt
12:08et on dit toujours
12:09que quand les taux d'intérêt
12:10deviennent supérieurs
12:11à ce taux de croissance
12:12nominal
12:13on bascule de monde
12:14on change de monde
12:15puisque une unité
12:16de PIB
12:16ne suffit plus
12:18finalement
12:18à enrayer
12:19la hausse de l'endettement
12:20alors on n'y est pas encore
12:22parce que si on regarde
12:23on n'y est pas
12:23on n'est pas loin
12:25moi je pense qu'il faut
12:25regarder
12:26alors si vous regardez
12:27le taux d'intérêt
12:28instantané
12:28aujourd'hui
12:29on est à
12:30plus de 4%
12:31alors que notre
12:32croissance
12:33nominale
12:34c'est à peu près
12:34autour de
12:352,5-3
12:36si on regarde
12:37ce qu'on disait
12:38tout à l'heure
12:38c'est-à-dire
12:38le taux apparent
12:39on n'y est pas encore
12:40mais l'horizon de 2030
12:42qui a été évoqué
12:42on y sera
12:44bien avant
12:44alors on passe justement
12:45au chiffre
12:47de la semaine
12:48qui est tombé
12:49en fin de semaine
12:50la prévision de l'INSEE
12:51de croissance
12:52pour 2026
12:530,4%
12:54je suis malade
12:55Dalida a raison
12:56la France est à l'arrêt
12:57complètement à l'arrêt
12:58l'INSEE prévoit
13:00plus que 0,4%
13:01de croissance
13:02et une nouvelle
13:03ça ce que j'ai trouvé
13:04assez terrible
13:04nouvelle dégradation
13:05du chômage
13:06on paye l'immobilisme
13:08depuis
13:10la dissolution
13:11on paye l'immobilisme
13:12avant les élections
13:13et on va payer
13:14bientôt le prix
13:15vous l'avez dit
13:16de la hausse
13:17des taux d'intérêt
13:18j'ai trouvé intéressant
13:19Emmanuel
13:19ce que vous disiez
13:20c'est qu'aujourd'hui
13:22en plus
13:23cette croissance
13:24elle commence à marquer
13:25le coup
13:25parce qu'on n'a plus
13:26le moyen de l'alimenter
13:27avec du déficit
13:27en fait ce qui est
13:30vraiment nouveau
13:30dans le paysage
13:33c'est qu'il faut remonter
13:35sans doute
13:36rappelez-vous
13:37les crises des années
13:3892-93
13:39c'est-à-dire crise européenne
13:40plus récession
13:41de 1993
13:43il faut remonter
13:44à cette époque-là
13:45pour retrouver
13:46des marges de manœuvre
13:47budgétaire aussi faibles
13:48rappelez-vous
13:48que toutes les crises
13:49d'après
13:50plus ça a été
13:51plus on a eu
13:52d'intervention publique
13:53si vous regardez
13:54la crise des années
13:55la bulle internet
13:56en 2000
13:57la crise financière
13:58de 2007-2008
13:59et je ne parle même pas
14:00du Covid
14:00on a eu des interventions
14:02massives de l'État
14:03là ce qu'on voit
14:04c'est qu'on n'a pas
14:05de moyens
14:06d'intervention
14:07massives de l'État
14:08c'est sujet de la dette
14:09et là où c'est inquiétant
14:10c'est qu'effectivement
14:13peut-être que ça aurait
14:14été le moment
14:14je pense notamment
14:15à la problématique
14:16des carburants
14:17et du pouvoir d'achat
14:17de pouvoir faire
14:19un petit geste
14:20alors qu'on ne peut pas
14:20pouvoir le faire
14:21ce qui est très préoccupant
14:23en termes de climat social
14:24je vous rappelle quand même
14:25que l'INSEE
14:26calcule un indicateur
14:28de pouvoir d'achat
14:30des hydrocarbures
14:31et quand vous regardez
14:33le niveau actuel
14:34on est au plus bas
14:35niveau historique
14:36et on est même
14:3720%
14:39en dessous
14:40le niveau
14:41de la fin des années 70
14:42quand on avait
14:43encaissé
14:43les deux chocs pétroliers
14:45donc là
14:46on voit bien
14:46que cette problématique
14:47de l'absence
14:48de marge de manœuvre
14:49elle est
14:50alors on peut considérer
14:51que c'est bien
14:51ou que c'est pas bien
14:52mais elle est problématique
14:53aujourd'hui
14:53par rapport aux marges de manœuvre
14:54qu'on a pour relancer
14:55la croissance
14:55surtout si la BCE
14:56continue à faire n'importe quoi
14:57Marc
14:58Anna
14:59est-ce qu'on peut dire
15:00qu'on ne sait plus
15:01en fait en France
15:03produire de croissance
15:04sans déficit budgétaire
15:06et aide de l'Etat
15:06et donc comme dit Emmanuel
15:07à partir du moment
15:08où on n'a plus
15:09une marge de manœuvre
15:09en termes de déficit
15:10on n'a plus de croissance
15:12c'est la France
15:13mais c'est l'Europe
15:14en général
15:15après la France
15:16il faut quand même
15:17regarder d'où vient
15:17cette morosité
15:19de la croissance
15:19d'ailleurs nous
15:20on était à 0,5
15:21depuis juin
15:21dont le fait
15:22que le gouvernement
15:23révise aujourd'hui
15:24à 0,5
15:24mais on y sera
15:25à 0,4
15:26on y arrivera
15:26parce que je vois
15:27même pas où ils vont les trouver
15:280,4, 0,5
15:28oui bien sûr
15:29parce qu'on est déjà
15:30à des effets
15:34il ne faut pas oublier
15:35les exportations
15:36les exportations
15:37ont quand même été
15:38très dynamiques
15:38cette année
15:39il y a effectivement
15:40l'effet de la défense
15:43qui joue en faveur
15:45de la France
15:45mais ce qui est inquiétant
15:46c'est effectivement
15:46tout ce qui est lié
15:47aux consommateurs
15:48la consommation des ménages
15:50l'investissement résidentiel
15:51et l'investissement tout court
15:53et avec la hausse des taux
15:54la consommation
15:55on est mort
15:55et l'immobilier
15:56on est mort
15:57et les entreprises
15:58non plus
15:59puisqu'en fait
15:59quand on regarde
16:00l'impact de 100 points de base
16:01sur les taux bancaires
16:02sur les marges des entreprises
16:04l'Europe déjà
16:05est plus touchée
16:05que les Etats-Unis
16:07et on est à plus
16:08d'un demi-point
16:08sur les marges
16:09qui sont de toute façon
16:10en dessous
16:11de ce qu'ils ont pu être
16:12dans un niveau record
16:14et aux Etats-Unis
16:15on est à 0,2
16:15versus 0,6
16:17et en fait
16:18eux ils sont
16:19à un niveau record
16:19donc on part pas déjà
16:20du même niveau
16:21et l'impact
16:22il est plus fort
16:22donc c'est sûr
16:23que ça va être compliqué
16:24pour les entreprises
16:25dans un environnement
16:26où de toute façon
16:27on voit bien
16:28qu'il y a des inégalités
16:29même au sens des entreprises
16:30les très grandes vont très bien
16:32et les très petites vont très mal
16:33et que les consommateurs
16:34sont plus là
16:34les consommateurs
16:35sont plus là
16:36mais après encore une fois
16:38il y a aussi
16:38un effet confiance
16:39puisque le pouvoir d'achat
16:41effectivement
16:42temporairement
16:43il se dégrade
16:44mais il y a quand même
16:45toute cette épargne
16:46qui est dormante
16:47quelque part
16:48qui ne fait rien
16:49et qui continue à augmenter
16:50et qui continue à augmenter
16:51nous on voit bien
16:52on voit bien
16:53la collecte
16:54mais il ne faut pas oublier
16:55qu'il y a
16:55le choc énergétique
16:58ce qu'il faut bien voir
16:59c'est qu'il vous
16:59c'est ce que j'allais dire
17:01il vous crée une palette
17:01de taux d'inflation
17:03car en gros
17:04vous avez des familles françaises
17:05qui subissent une inflation
17:06de 1,5%
17:07et puis si vous habitez en ville
17:10chauffez à l'électricité
17:11vous n'avez pas de voiture
17:12et les familles
17:13vous êtes à 9-10%
17:15donc il faut faire de la redistribution
17:16puisque la moitié
17:17de l'épargne
17:18on fait que ça toute la journée
17:21Sébastien
17:22juste très rapidement
17:23les entreprises
17:24vous sentez que ça
17:25quand vous êtes rentré de vacances
17:26vous avez parlé au chef d'entreprise
17:27dans lequel vous investissez en France
17:29vous avez senti un peu de flottement ?
17:32le problème des entreprises
17:33c'est que ça fait
17:35des années
17:35qu'elles gèrent
17:37des crises tout le temps
17:38donc en réalité
17:39et la plupart des entreprises
17:41qu'on voit
17:44généralement
17:44elles ont des très bonnes gouvernances
17:45c'est à dire
17:46qu'elles sont très bien gérées
17:46depuis longtemps
17:47contrairement aux Etats
17:49ce qui veut dire qu'en réalité
17:51alors c'est vrai
17:52aux Etats-Unis
17:53c'est le pire
17:53mais on est en pic de marge historique
17:55en Europe
17:56et bien en fait
17:56il y a beaucoup de sociétés
17:57qui sont sur des niveaux de marge
17:58très élevés
17:59historiquement
18:00pourquoi ?
18:00mais pourquoi ?
18:01parce qu'elles se restructurent
18:02depuis des années
18:03en réalité
18:03donc elles ont la marge
18:04encore
18:04les grosses
18:05les très grosses
18:06les moyennes
18:07les moyennes
18:07les moyennes
18:07ce sont les small cap
18:08ce qu'on connaît bien
18:08le problème c'est que les small cap
18:09c'est des sociétés
18:11qui ont des capitalisations
18:12au-delà de 500 millions
18:14plusieurs milliards
18:15donc en fait
18:16en réalité
18:16c'est des grosses PME
18:17donc au niveau des grosses PME
18:19c'est très bien géré
18:19mais les petits PME
18:20ça se comprend
18:20le petit problème
18:21c'est les petites
18:22c'est les sous-traitants
18:23du sous-traitant
18:24du sous-traitant
18:24où là c'est plus compliqué
18:27j'ajouterais quand même
18:28que surtout
18:29au-delà de ça
18:30elles sont restructurées
18:30c'est la visibilité
18:31on rentre dans des périodes électorales
18:33qui rendent
18:34l'environnement
18:35totalement flou
18:35donc ça rajoute encore
18:37à cet attentisme
18:37avec des entreprises
18:39qui ne nous disent pas grand chose
18:40ça fait des années
18:41qu'elles n'ont rien à nous
18:42l'économie c'est vivant
18:44donc ça veut dire
18:45que ça vit
18:45ça ressent
18:47et tout le stress
18:48qu'on entend
18:49qu'on voit d'en haut
18:50et bien rejaillit
18:51aller le défouloir
18:53là pour moi
18:53le parti pris de la semaine
18:54c'est oui
18:55oui oui
18:56la BCE se trompe encore
18:58j'ai décidé de ne plus m'énerver
18:59quand la BCE relève ses taux
19:01mais juste d'essayer d'expliquer
19:02que relever les taux
19:03n'a jamais fait baisser
19:04le cours du pétrole
19:05ni n'a jamais permis
19:06de réouvrir
19:07le détroit d'Hormuz
19:08et qu'en plus
19:09ça plombe encore plus
19:10une économie
19:11en zone euro
19:12mais en France
19:13qui est déjà plombée
19:14oui
19:15la BCE se trompe
19:16ou non
19:17Anna Boata
19:19je pense que la BCE
19:20a appris de ses erreurs
19:21de 2022
19:22à être trop lente
19:23à augmenter les taux
19:25par petite dose
19:26on n'est pas dans la même
19:28si on est dans la même configuration
19:29on est dans une configuration
19:31où on ne sait pas
19:31c'est vous même qui m'avez expliqué
19:33les différentes composantes
19:34de l'inflation
19:35et aujourd'hui
19:35on n'a pas d'inflation
19:36par la demande
19:37on n'a pas d'inflation
19:38par les salaires
19:39pour l'instant
19:39mais regardons les enquêtes
19:41des entreprises
19:42la plupart des entreprises
19:43veulent augmenter des prix
19:44pourquoi ?
19:45parce qu'ils ont des pressions
19:46sur les marges
19:46et qu'ils n'ont plus envie
19:47d'absorber ces hausses
19:48des prix entrants
19:50vous me le dites vous même
19:52vous avez une consommation
19:53qui n'est pas là
19:54donc ça veut dire que
19:55quand vous montez les taux
19:56c'est pour casser
19:58un peu la dynamique
19:59de demande
20:00quand il y a de la surchauffe
20:01ce qui était le cas en 2022
20:02on était en post-Covid
20:04des effets secondaires
20:05de transmission
20:07de cette hausse
20:08de l'inflation
20:08énergétique
20:09vous pouvez pas
20:09les salaires
20:10n'augmentent pas
20:11parce qu'avec l'IA
20:12et avec le chaleur
20:13les salaires augmenteront
20:13un peu plus
20:14parce que justement
20:15les entreprises
20:15ont fait des restructurations
20:17ont fait des conflits
20:18et ils peuvent redonner
20:19un petit peu plus
20:20donc peut-être
20:20qu'il y a effectivement
20:21déjà de toute façon
20:22les ménages vont demander
20:23plus d'augmentation
20:24des impôts
20:26je vous ravi de plus
20:28ce qui est quand même
20:28difficilement compréhensible
20:29oui ou non
20:29est-ce que la BCE
20:30se trompe ?
20:31oui mais là où
20:31c'est difficilement compréhensible
20:33c'est que dans ses écrits
20:34la BCE
20:35semblait indiquer
20:36qu'elle avait
20:38appris
20:38de ses erreurs
20:40de 2022
20:42dans sa stratégie monétaire
20:44par exemple
20:45elle nous dit
20:46que finalement
20:50on peut laisser passer
20:52les chocs temporaires
20:53d'offres
20:53afin d'éviter
20:54une volatilité
20:55inutile
20:56de l'activité
20:56et de l'emploi
20:57je la cite
20:57c'est dans sa stratégie monétaire
20:59et elle fait le contraire
20:59bon et attendez
21:00elle nous dit aussi
21:01elle a fait une étude récemment
21:02qui nous dit
21:03que la faible indexation
21:04des salaires
21:05l'ancrage
21:05des anticipations
21:06d'inflation
21:07et les aides publiques
21:08ont empêché
21:09l'apparition en 2022
21:10d'une spirale
21:11prix-salaire
21:12contrairement à ce qui s'était produit
21:13après les chocs pétroliés
21:14des années 70
21:15je ferme les guillemets
21:16j'étais en train de citer
21:16donc quand on voit
21:18qu'en 2022
21:18on a eu des pointes d'inflation
21:19à 10%
21:20que là on est à 3
21:21d'où est
21:22d'où est
21:22qu'il y a une spirale
21:23prix-salaire
21:24ils font 50 points de base
21:25c'est juste pour donner un signal
21:26mais quel signal
21:28mais c'est un très mauvais signal
21:29c'est un mauvais signal
21:30on rajoute du récessif
21:31sur le récessif
21:31exactement
21:32vous avez des consommateurs
21:34qui ne consomment pas
21:35donc maintenant
21:36ils vont payer
21:36leurs crédits
21:37à la consommation
21:37plus cher
21:38leur immobilier
21:38plus cher
21:39des entreprises
21:40qui vont prendre
21:40leur dette plus chère
21:41dans un contexte
21:42qui est déjà mauvais
21:43ça n'a pas d'impact
21:44je ne dis pas
21:44qu'il n'y aura pas d'impact
21:45et je ne dis pas
21:46oui ou non
21:47je dis juste
21:47quelle est la stratégie
21:49d'une institution
21:49qui veut contrôler
21:51l'inflation
21:52et l'inflation
21:53hors énergie
21:54elle est à 2,3
21:55en 2028
21:56attendu
21:57donc au-dessus de 2%
21:59dans les prévisions
22:01de la BCE
22:02mais il faut comprendre
22:03la BCE
22:03ça ne sert à rien
22:05de la juger
22:06il faut comprendre
22:06l'institution
22:08mais non
22:08si je peux la juger
22:09parce que je comprends
22:10même moi
22:10je vais augmenter les taux
22:11probablement en septembre
22:12avant les élections
22:13puisqu'il a dit
22:14qu'il veut contrôler
22:14l'inflation
22:15certes l'inflation
22:16est plus problématique
22:17aux Etats-Unis
22:17en Europe
22:18mais il va le faire
22:19et les jeunes
22:20vont suivre aussi
22:21juste très rapidement
22:22oui ou non
22:23elle se trompe
22:24évidemment qu'elle se trompe
22:25mais le sujet
22:27c'est que
22:27nos amis
22:28la position d'Anna
22:29est difficile
22:29mais c'est bien
22:30mais c'est bien
22:31mais on a besoin de vous
22:33c'est que c'est la banque centrale
22:35européenne
22:35et le sujet
22:36qu'on a aujourd'hui
22:37c'est que ça redémarre
22:38en Allemagne
22:38grâce à un stimuli budgétaire
22:40et on sait que
22:41nos amis allemands
22:42ont un petit peu
22:43un côté psychorigide
22:44sur le sujet
22:44de l'inflation
22:45vous dites
22:46qu'elle reste allemande
22:46de la BCE
22:47c'est que factuellement
22:49quand vous lisez
22:50les commentaires
22:50des différents intervenants
22:52de la BCE
22:52il y en a plusieurs
22:53qui sont totalement
22:54arc-boutés là-dessus
22:55donc c'est malheureusement
22:57un compromis
22:59et qui généralement
23:00va plutôt du côté
23:01allemand
23:02que français
23:02alors oui
23:03elle a raison
23:04elle a raison
23:06parce qu'en fait
23:08tout le monde a oublié
23:09ce qui est sorti
23:10quelques semaines
23:11après le début du conflit
23:12et dans les différents scénarios
23:14il y avait celui
23:14dans lequel on est maintenant
23:15c'est-à-dire en gros
23:17ce conflit-là
23:18ne s'est pas arrêté
23:18et c'est pas qu'une question
23:20de conflit
23:20cette hausse de taux
23:21elle vient aussi répondre
23:22au stress qu'il peut y avoir
23:23sur toute la partie obligataire
23:25on ne peut pas continuer
23:26à faire comme si de rien n'était
23:28donc je pense
23:28qu'il y a une forme
23:29d'anticipation
23:30effectivement liée à
23:31on s'est trompé par le passé
23:33au temps de données inférieures
23:34la réalité c'est pas
23:35les taux courts
23:36qui font bouger les taux longs
23:37aujourd'hui
23:37exactement
23:38regardez ce qui s'est passé jeudi
23:39ils ont monté les taux d'intérêt
23:41d'accord
23:42normalement
23:42pour rassurer les investisseurs
23:44et donc provoquer
23:45une baisse des taux
23:46à long terme
23:46derrière
23:47il y a eu une hausse
23:48des cours du pétrole
23:50et en fait
23:50les investisseurs
23:51ils se foutent complètement
23:52de l'indépendance
23:53de la Banque Centrale Européenne
23:54qui est du pivot complet
23:56et les taux sont remontés
23:57si vous comparez
23:59c'est une histoire
24:00de crédibilité
24:01et si on considère
24:02effectivement
24:03que monter de 50 BP
24:05pour aller un petit peu
24:06à l'encontre de vos deux propos
24:07c'est insignifiant
24:09alors quelque part
24:10l'impact financier
24:11que vous êtes en train de décrire
24:12il est aussi insignifiant
24:12non mais il n'est pas insignifiant
24:13parce que 0,5%
24:15dans un contexte
24:16qui est déjà un contexte
24:18qui est mauvais
24:18c'est 0,5% de trop
24:20c'est une charge
24:21pour les consommateurs
24:23c'est une charge
24:23pour les industriels
24:25très rapidement
24:26si vous regardez
24:27pour avoir une idée
24:28des anticipations d'inflation
24:29l'écart entre
24:31les taux obligataires classiques
24:32et celles indexées
24:33sur l'inflation
24:34aux Etats-Unis
24:34vous voyez bien
24:35que depuis le début de l'année
24:36ça n'a pas changé
24:36les anticipations d'inflation
24:38on est toujours autour
24:39de 2,5%
24:41donc ça veut bien dire
24:42qu'aujourd'hui
24:42les taux courts
24:44n'ont pas d'impact
24:45sur les taux longs
24:46c'est des raisons
24:47qui sont différentes
24:48c'est des raisons
24:49plus géopolitiques
24:50et de crédibilité
24:53budgétaire
24:55en deuxième partie de l'émission
24:56on va se demander
24:57justement où va la bourse
24:58elle n'était pas terrible
25:00cette semaine
25:01quel placement de la semaine
25:02le top ou le flop
25:03de la semaine
25:04le top 3 des gérants
25:05les actions rachetées
25:05ou vendredes
25:06tout de suite
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