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  • il y a 42 minutes
Ce vendredi 11 septembre, Anna Boata, directrice de la recherche macroéconomique d'Allianz Trade, Sébastien Lalevée, directeur général de Montpensier Arbevel, Léa Dunand-Chatellet, directrice générale de Mirova, Emmanuel Lechypre, éditorialiste BFM Business, étaient les invités de la semaine de Marc dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:02BFM Business présente
00:05C'est votre argent
00:08Marc Fiorentino
00:09Oui je sais le niveau de nos élèves s'est effondré
00:11d'ailleurs comme notre économie et je pense que c'est lié
00:13mais moi j'ai trois bonnes raisons, trois bonnes nouvelles
00:16pour vous, c'est votre argent, c'est votre week-end
00:18et c'est une émission exceptionnelle
00:20exceptionnelle pourquoi allez-vous me dire
00:21parce qu'on va faire le point sur les événements économiques
00:23et financiers de la semaine au sommaire
00:25aujourd'hui, ça va être chaud
00:27le mois de la semaine évidemment c'est la dette
00:29le chiffre de la semaine, dramatique
00:31la nouvelle prévision de croissance pour la France
00:33de l'INSEE, 0,4% je suis même pas sûr
00:35qu'on y arrive, le parti pris de la semaine
00:37oui, la BCE s'est encore trompée
00:39pour la deuxième fois, en deuxième partie
00:41de l'émission où va la bourse et CAQ
00:43dans ce contexte, la question d'argent, quel est le placement
00:45de la semaine qu'on vous recommande
00:47le top ou le flop de la semaine, le top 3
00:49des gérants, les actions à acheter ou vendre
00:51mais pour une émission exceptionnelle
00:54il faut des invités
00:55exceptionnels, j'ai donc le plaisir de vous présenter
00:57nos Jedi de l'économie et de la finance
00:59elle explique, elle m'explique surtout
01:01avec talent tous les mécanismes de l'économie
01:03Anna Boata, c'est bien ce que vous faites
01:06j'arrive à comprendre, directrice de la recherche macroéconomique
01:09d'Allianz Trade, comment ça va ?
01:10ça va, ça va
01:11mieux que la France ?
01:12mieux que la France
01:13il y a du travail en tout cas, comme pour la France
01:15comme pour la France
01:16ouais mais le problème c'est qu'on a personne pour le faire
01:18il co-dirige une des plus belles success stories
01:20de la gestion en France
01:21Sébastien Lalevé, comment ça va ?
01:23très bien
01:23je rappelle que vous êtes directeur général de Montpensier-Arbeuvel
01:26comment va la maison de Montpensier-Arbeuvel ?
01:28en croissance
01:29en croissance, bah il faut
01:31donc pas comme la France
01:32qui n'avance pas recul
01:33bah oui, comme la France
01:34elle continue sa progression fulgurante
01:38vous l'avez connue
01:38bon, elle venait ici
01:40elle nous faisait les cafés
01:42on va rappeler Emmanuel
01:43ouais, après elle nous vendait quelques trucs
01:44après elle nous vendait
01:45bacment écolo
01:45ouais, après elle nous a parlé de trucs
01:48elle venait en verre
01:49parler de fonds
01:50je sais pas, on se rappelait même pas
01:51elle est venue gérante
01:54et puis patronne de gérante
01:55et puis là maintenant carrément
01:56la voilà qui devient
01:59directrice générale
02:00de Miroa
02:01c'est pas un n'importe quoi
02:02Léa Dunant-Châtelet
02:04bravo d'abord
02:05merci
02:05donc c'est une très belle boîte
02:0740 milliards d'actifs
02:08300 personnes
02:09bravo
02:10ok, bah j'ai changé de maison
02:11mais pas d'ambition
02:12c'est quoi Miroa
02:14vous nous dites deux mots ?
02:15bien sûr Miroa
02:16c'est donc un des affiliés
02:17du groupe
02:18Natexis Investment Manager
02:19dans le sein des groupes BPCE
02:21et qui est spécialisé
02:23dans la finance durable
02:24qui est mon domaine d'expertise
02:25depuis toujours
02:26ça existe toujours ça ?
02:27évidemment
02:27et ça va même rebondir
02:29et donc qui est spécialisé
02:30sur deux types de gestion
02:31des gestions listées classiques
02:32qu'on connaît
02:32action-obligation
02:33et aussi non listées
02:34les infrastructures
02:35de transition énergétique
02:36bravo en tout cas
02:37on est très content pour vous
02:38et très fiers
02:39de savoir qu'on vous a vu démarrer
02:40tout jeune
02:41elle était en short
02:44vous vous rappelez ?
02:45je savais
02:47elle sortait de l'école
02:48elle venait avec son cartable
02:49elle venait en vélo à l'époque
02:52maintenant la chauffeur
02:53mais en voiture électrique
02:55je débat avec lui
02:56tous les vendredis matin
02:57et je me demande
02:58à chaque fois
02:59comment on peut être
03:00aussi compétent
03:01aussi sympathique
03:02mais avoir autant
03:04de mauvaise foi
03:04notre ami Emmanuel Lechyre
03:06toujours un plaisir
03:08partagé Marc
03:08c'est sympa ce truc du vendredi
03:10on va essayer de monter
03:11un peu en puissance
03:12et d'agiter un peu tout ça
03:14allez on démarre tout de suite
03:16avec
03:16ouais
03:17la dette
03:19j'ai cherché une musique
03:20et en pensant à la dette
03:21j'ai pensé au Titanic
03:22vous avez compris
03:23le monde sombre
03:25sous la dette
03:26en tête
03:27les Etats-Unis
03:28évidemment
03:28vous avez vu ce chiffre
03:29on en a parlé la semaine dernière
03:30de 40 000 milliards
03:31mais nous ne sommes pas mal
03:33non plus
03:33avec notre dette
03:34qui s'envole
03:34mois après mois
03:35alors
03:35quand les taux d'intérêt
03:37étaient à zéro
03:37ou négatif
03:38c'était sympa
03:38puis on avait de dette
03:39puis on gagnait d'argent
03:40parce que les taux d'intérêt
03:41étaient négatifs
03:41sauf qu'il s'est passé
03:42un petit truc
03:42c'est que les taux d'intérêt
03:44on va en parler
03:45très largement
03:45dans la deuxième partie
03:46de l'émission
03:47en parlant des marchés
03:48ont tout simplement
03:50explosé
03:50explosé
03:51puisqu'on arrive quasiment
03:52à 5%
03:52sur le taux de référence
03:54le taux 10 ans
03:56américain
03:58revenons à la base
03:59j'aime bien faire ça
04:00avec vous Anna
04:02l'endettement massif
04:03au niveau mondial
04:04dans toutes les économies
04:05développées
04:07c'est à quel impact
04:08sur l'économie
04:09tout simplement
04:10en fait
04:11ça réduit
04:11la marge de manœuvre
04:12d'un état
04:13pour faire
04:14de la dépense
04:15essentielle
04:15par exemple
04:16on peut penser
04:17aux dépenses
04:17dans l'éducation
04:18dans la santé
04:19dans tout ce qui est
04:20protection sociale
04:21puisqu'on le voit
04:22même en France
04:23la question se pose
04:24sur la réallocation
04:25de la dépense
04:25et aussi
04:27ça réduit
04:27la marge
04:28de manœuvre future
04:29si jamais
04:29on rentre
04:30dans un cycle défavorable
04:31par exemple
04:32une récession
04:33puisqu'aujourd'hui
04:34on le voit
04:35en fait
04:35c'est une dette
04:36qui était déjà là
04:37auparavant
04:37avant 2019
04:38mais qui s'est amplifiée
04:40avec la crise du Covid
04:41avec le début
04:42de la guerre
04:42en Ukraine
04:43et avec tous les aides
04:44qu'on a pu donner
04:46surtout aux agents privés
04:47puisqu'il ne faut quand même
04:48pas oublier
04:49les ménages
04:50et les entreprises
04:50dans le monde
04:51et surtout en Europe
04:52ont quand même été bien soutenus
04:54pendant ces deux chocs
04:55ça n'a pas été le cas
04:56sur les deux dernières années
04:57parce qu'on a commencé
04:58à resserrer les vis
04:59et on a eu aussi
05:00la hausse des taux
05:01donc ce qui a un petit peu
05:03changé un peu les équilibres
05:04mais si vous voulez
05:05en économie
05:05on regarde les balances
05:07en fait des soldes
05:08des capacités de financement
05:10ou d'imprunt
05:10par agent économique
05:12donc il y a les ménages
05:13il y a les entreprises
05:14non financières
05:14les entreprises financières
05:15et l'État
05:16et en fait
05:16si vous voulez
05:17les cours
05:18c'est quand même
05:18assez parlant
05:19parce qu'on accuse souvent
05:21l'État
05:21mais en fait
05:21il faut regarder
05:22où est l'argent
05:23puisque l'argent
05:24est quelque part
05:24et donc les ménages
05:26ce sont ceux
05:26qui ont le plus
05:27aujourd'hui
05:28en excédent
05:29donc 157 milliards
05:30sur un an
05:31en France
05:32alors que l'État
05:33c'est celui
05:33qui est le plus déficitaire
05:35les entreprises
05:36non financières
05:37ont aussi encaissé
05:38bien sûr
05:38des subventions
05:39des aides
05:40mais ça s'est arrêté
05:42depuis à peu près
05:432-3 trimestres
05:44où ils sont déficitaires
05:45d'accord
05:45là vous parlez en France
05:46en France
05:47mais c'est un peu
05:48le cas partout
05:48d'ailleurs même aux Etats-Unis
05:50c'est la même chose
05:50j'ai une question
05:51on va reparler de la France
05:52avec Emmanuel
05:53et tout à l'heure
05:54on va parler de la croissance française
05:55mais aux Etats-Unis
05:57ça marche bien
05:58il y a de la croissance
05:59pourquoi la dette augmente
06:01c'est ça qu'on n'arrive pas à comprendre
06:02on comprend que la dette augmente
06:03j'ai compris ce que vous avez dit
06:04le Covid
06:05les difficultés
06:06des plans d'aide
06:07mais là ça tourne
06:08pourquoi la dette augmente
06:09tout simplement
06:10parce que la dette
06:11c'est quelque chose
06:12qui augmente
06:13avec ton déficit public
06:15donc si t'es un Etat
06:16qui dépense plus
06:17que ce qu'il puisse encaisser
06:19forcément
06:20si ton déficit augmente
06:21chaque année
06:21en fait aux Etats-Unis
06:22on a 7,5% du PIB
06:25c'est ça
06:25malgré une croissance économique
06:27qui fonctionne relativement bien
06:30la croissance économique
06:32elle vient en partie
06:34du creusement des déficits
06:36puisqu'en fait
06:36les Etats-Unis
06:37ont quand même fait
06:38l'équivalent
06:38d'une relance budgétaire
06:41massive
06:41donc c'est pour ça
06:42que ça a un impact
06:42oui mais aujourd'hui
06:44c'est l'IA aussi
06:45effectivement
06:45mais aujourd'hui
06:46les moteurs de croissance
06:47quand même aux Etats-Unis
06:48sont un peu différents
06:48aujourd'hui il faut choisir
06:50entre financer l'IA
06:51ou financer la dette américaine
06:52au niveau mondial
06:54cet endettement
06:55ça nous plombe
06:56Emmanuel
06:57alors globalement
06:59il n'y a aucun travail
07:00académique
07:01qui montre
07:01qu'il y a un niveau
07:02d'endettement
07:03puisqu'on parle
07:04de l'endettement public
07:05il n'y a aucun niveau
07:06d'endettement public
07:08qui est
07:08je veux dire
07:09une frontière
07:10infranchissable
07:11pour la croissance
07:11il y a eu des vagues travaux
07:13dans les années 90
07:15avec Rogoff
07:16notamment
07:16et Renard
07:17mais bon
07:17leurs travaux ont été
07:18un peu discrédités
07:19donc globalement
07:20on n'a pas de choses là-dessus
07:21la deuxième chose
07:21qu'il faut regarder
07:22et là on peut peut-être
07:23un peu plus s'inquiéter
07:24c'est quel est le rendement
07:25de cet endettement
07:26c'est-à-dire qu'au regard
07:27de cet endettement
07:28combien vous mettez
07:30de nouveaux PIB créés
07:31et là effectivement
07:32on a des choses
07:33qui sont un peu différentes
07:34selon les régions
07:35c'est vrai qu'aux Etats-Unis
07:36par exemple
07:37vous avez
07:39parce que c'est de l'investissement
07:40une part de cet endettement
07:41investi
07:42qui est quand même
07:43assez spectaculaire
07:44l'inquiétude
07:45pour un pays
07:46comme la France
07:46c'est que si vous regardez
07:48en fait
07:48si vous regardez
07:50depuis 30 ans
07:50c'est très simple
07:51l'augmentation des déficits
07:53l'augmentation de la dette
07:55pas un euro
07:56n'est allé
07:57dans des dépenses d'avenir
07:58pas un euro
07:59n'est allé à l'éducation
08:00donc vous dites
08:01on a juste financé
08:02la consommation
08:03on a juste financé
08:04notre système social
08:05et donc
08:06ça c'est le problème de l'euro
08:06et donc
08:07ça c'est le problème aussi
08:08de l'Europe en général
08:09et puis
08:10ce qu'il faut regarder
08:11aussi
08:11pour s'inquiéter
08:13de la dette ou pas
08:14c'est ce qu'on appelle
08:16le taux d'intérêt
08:17apparent
08:18parce que c'est bien beau
08:19de s'inquiéter
08:20sur la dette
08:21qu'on émet aujourd'hui
08:22mais ce qui compte
08:23c'est quel est
08:23le taux moyen
08:24de notre dette
08:26et c'est vrai
08:27que ce qui est intéressant
08:28c'est de voir
08:28par exemple
08:28en 1996
08:30on était à plus de 6%
08:32ça coûtait cher
08:33de s'endetter
08:33on est tombé
08:34en 2020
08:35à 1,5%
08:36et ça c'était donc
08:37complètement indolore
08:38et là
08:39on remonte progressivement
08:40alors
08:41on est maintenant
08:42à plus de 2%
08:43donc c'est quelque chose
08:44qu'il faut surveiller
08:45et qui est pour le coup
08:46assez préoccupant
08:47moi c'est ça
08:48je regarde
08:48Sébastien
08:50ça vous inspire quoi ?
08:51ça m'inspire quoi ?
08:52ça m'inspire qu'en fait
08:53déjà il y a
08:54effectivement le problème
08:55que j'ai avec le débat
08:56actuel en France
08:57sur la dette
08:58c'est qu'on cherche
08:59des moyens
09:00de la combler
09:02mais une fois encore
09:02on réfléchit beaucoup
09:04à la façon dont on dépense
09:05pas assez
09:05à la façon dont on dépense
09:06l'argent
09:07il y a un déficit budgétaire
09:08de 5% par an
09:09qui s'accumule
09:10c'est pour ça que la dette
09:11augmente
09:12mais on se pose
09:13assez peu
09:14comme l'a dit Emmanuel
09:15sur le rendement
09:16de cette dépense
09:18on commence à en parler
09:18on commence à en parler
09:19mais ça fait un petit moment
09:21que ça dure
09:22et c'est tout le sujet aussi
09:24pour ceux qui nous écoutent
09:25et qui nous regardent
09:26par rapport au fait
09:27de pouvoir supprimer
09:29cette espèce de foutaise
09:30de dire qu'on va supprimer
09:31de la dette
09:32il ne faut pas oublier
09:33qu'il y a le stock de dette
09:34et le flux
09:35le flux c'est 350 milliards par an
09:38de dette nouvelle
09:38de dette nouvelle
09:39qu'il faut refinancer
09:41donc c'est soit du supplémentaire
09:44et du refinancement
09:45et bizarrement
09:46c'est les mêmes personnes
09:47qui détiennent le stock
09:49que ceux qui pourraient
09:50accessoirement
09:51nous financer demain
09:52c'est à dire que
09:53si vous dites
09:53tiens j'ai une mauvaise nouvelle
09:55tu détenais 100 dettes
09:58elles ne valent plus que 50
09:59et bien ils ne vont pas s'endetter
10:01tu ne vas pas t'endetter à 4%
10:02tu vas t'endetter à 10%
10:03c'est à dire qu'on va peut-être
10:03régler entre guillemets
10:05un peu le problème de stock
10:06mais c'est là
10:07c'est comme pour les retraites
10:08où on avait le problème
10:09de mathématiques
10:10c'est à dire que
10:10quand tu dois refinancer
10:11350 milliards par an
10:13que ton taux
10:14si tu coupes la dette
10:15et bien il monte de 10%
10:16donc ta dette
10:17plutôt t'endetter à 4
10:18tu t'endetter à 14
10:1910% par an
10:20sur 350 milliards
10:21c'est à dire que
10:22la première année
10:22ce choix te coûte
10:2335 milliards
10:24d'intérêts en plus
10:2570 milliards
10:27la deuxième année
10:27parce que c'est cumulatif
10:28donc en fait
10:29ce que tu as économisé
10:30te revient en boomerang
10:32fois 10
10:34Théa un mot
10:35ce que disait Emmanuel
10:36est important je pense
10:38parce qu'en fait
10:38notre...
10:39pour une fois
10:40merci
10:41toujours à sa place Emmanuel
10:42ce qui est important
10:43c'est l'horizon
10:44en fait
10:44dans la remontée des taux
10:46et on va être en fait
10:47sur une vraie problématique
10:48plutôt en 2030
10:49donc là dans l'immédiat
10:50ça n'a pas un effet
10:51très conséquent
10:52d'ailleurs on voit
10:53les agences de notation
10:54qui ont maintenu
10:55les ratings
10:55mais l'effet cumulatif
10:57il va être vu à plein
10:59s'il n'y a pas de correction
11:00d'ici plutôt 3, 4 ans
11:02on le voit déjà
11:03on va en parler tout de suite
11:04parce que c'est un des points
11:04des manuels sur la croissance française
11:06on voit déjà
11:06que ça a un impact
11:07sur la croissance française
11:08en tout cas ce qui est sûr
11:09c'est que dans cet équilibre budgétaire
11:11qui est le fond du problème
11:12on est plus dans une recherche
11:13en France malheureusement
11:14de trouver des nouvelles recettes
11:16je pense à l'épargne salariale
11:17cette annonce un peu brève
11:18qui a été faite
11:20plutôt qu'à effectivement
11:21trouver une sorte de préactivité
11:23il faut bien comprendre
11:23c'est que là où le monde a changé
11:25c'est que sur la dette souveraine
11:26donc la dette des états
11:27il y a aujourd'hui
11:29une vraie concurrence
11:30sur où est-ce qu'on met l'argent
11:31aux Etats-Unis
11:32par exemple
11:33les hyperscalers
11:34c'est 30% des missions de dette
11:36investment grade
11:37ça veut dire qu'en fait
11:38il y a beaucoup d'emprunteurs
11:40avec des gens
11:40qui ont des qualités de signature
11:42qui sont parfois meilleures
11:43que celles des Etats
11:43et je termine là-dessus
11:43parce que je suis bavard
11:44dans les pays émergents
11:45les entreprises
11:47s'endettent à des taux
11:48moins élevés
11:49que l'Etat
11:50en France c'est le cas
11:51l'exence
11:52à 1,5 à 4,25
11:53on est devenu
11:54juste le vrai
11:55le vrai indicateur
11:56qu'il faut surveiller
11:58rappelez-vous
11:58c'est toujours
11:59cet arbitrage
12:00entre la croissance nominale
12:03qui est donc en gros
12:04croissance potentielle
12:05plus inflation
12:06et les niveaux
12:06des taux d'intérêt
12:07et on dit toujours
12:08que quand les taux d'intérêt
12:10deviennent supérieurs
12:10à ce taux de croissance
12:12nominal
12:12on bascule de monde
12:13on change de monde
12:14puisque une unité de PIB
12:16ne suffit plus
12:17finalement
12:18à enrayer
12:19la hausse de l'endettement
12:20alors on n'y est pas encore
12:21parce que si on regarde
12:22on n'y est pas
12:23on n'est pas loin
12:24moi je pense qu'il faut regarder
12:25alors si vous regardez
12:26le taux d'emprunt
12:27instantané aujourd'hui
12:28on est à plus de 4%
12:30alors que notre croissance
12:32nominale
12:33c'est à peu près autour
12:33de 2,5-3
12:35si on regarde
12:36ce qu'on disait tout à l'heure
12:37c'est-à-dire le taux apparent
12:38on n'y est pas encore
12:39mais l'horizon de 2030
12:41qui a été évoqué
12:41on y sera
12:43bien avant
12:43alors on passe justement
12:44au chiffre de la semaine
12:47qui est tombé
12:48en fin de semaine
12:49la prévision de l'INSEE
12:50de croissance
12:51pour 2026
12:520,4%
12:53je suis malade
12:54Dalida a raison
12:55la France est à l'arrêt
12:56complètement à l'arrêt
12:58l'INSEE prévoit
12:59plus que 0,4%
13:00de croissance
13:01et une nouvelle
13:02ça ce que j'ai trouvé
13:03assez terrible
13:03nouvelle dégradation
13:04du chômage
13:05on paye
13:06l'immobilisme
13:07depuis
13:09la dissolution
13:10on paye l'immobilisme
13:11avant les élections
13:12et on va payer bientôt
13:13le prix
13:14vous l'avez dit
13:15de la hausse
13:16des taux d'intérêt
13:17j'ai trouvé intéressant
13:18Emmanuel
13:18ce que vous disiez
13:19c'est qu'aujourd'hui
13:21en plus
13:22cette croissance
13:23elle commence à marquer
13:24le coup
13:24parce qu'on n'a plus
13:25les moyens de l'alimenter
13:26avec du déficit
13:27en fait ce qui est
13:28vraiment
13:29nouveau
13:30dans le
13:31le paysage
13:32c'est que
13:33il faut remonter
13:34sans doute
13:35rappelez-vous
13:36les crises
13:36des années 92
13:3793
13:38c'est-à-dire
13:38crise européenne
13:39plus récession
13:40de 1993
13:42il faut remonter
13:43à cette époque-là
13:44pour retrouver
13:45des marges de manœuvre
13:46budgétaire aussi faibles
13:47rappelez-vous
13:48que toutes les crises
13:48d'après
13:49plus ça a été
13:50plus on a eu
13:51d'intervention publique
13:52si vous regardez
13:53la crise des années
13:54la bulle internet
13:55en 2000
13:56la crise financière
13:57de 2007-2008
13:58et je parle même pas
13:59du Covid
13:59on a eu des interventions
14:01massives de l'État
14:02là ce qu'on voit
14:03c'est qu'on n'a pas
14:04de moyens
14:05d'intervention
14:06massives de l'État
14:08c'est sujet de la dette
14:09et là où c'est inquiétant
14:10c'est qu'effectivement
14:12peut-être que ça aurait
14:13été le moment
14:13je pense notamment
14:14à la problématique
14:15des carburants
14:16et du pouvoir d'achat
14:17de pouvoir faire
14:18un petit geste
14:19alors qu'on ne peut pas
14:19pouvoir le faire
14:21ce qui est très préoccupant
14:22en termes de climat social
14:23je vous rappelle quand même
14:24que l'INSEE calcule
14:26un indicateur
14:27de pouvoir d'achat
14:29des hydrocarbures
14:31et quand vous regardez
14:32le niveau actuel
14:33on est au plus bas niveau
14:35historique
14:35et on est même
14:3720%
14:38en dessous
14:39le niveau
14:40de la fin des années 70
14:41quand on avait
14:42encaissé
14:42les deux chocs pétroliers
14:44donc là
14:45on voit bien
14:45que cette problématique
14:46de l'absence
14:47de marge de manœuvre
14:48elle est
14:49alors on peut considérer
14:50que c'est bien
14:50ou que c'est pas bien
14:51mais elle est problématique
14:52aujourd'hui
14:52par rapport aux marges de manœuvre
14:53qu'on a pour relancer la croissance
14:55surtout si la BCE
14:55continue à faire n'importe quoi
14:56Marc
14:57Anna
14:58est-ce qu'on peut dire
14:59qu'on ne sait plus
15:00en fait
15:00en France
15:02produire de croissance
15:03sans déficit budgétaire
15:05et aide de l'État
15:05et donc comme dit Emmanuel
15:06à partir du moment
15:07où on n'a plus
15:08une marge de manœuvre
15:09en termes de déficit
15:09on n'a plus de croissance
15:11c'est la France
15:12mais c'est l'Europe
15:13en général
15:14après la France
15:15il faut quand même regarder
15:16d'où vient
15:17cette morosité
15:18de la croissance
15:18d'ailleurs nous
15:19on était à 0,5
15:20depuis juin
15:21donc le fait
15:21que le gouvernement
15:22révise aujourd'hui
15:23à 0,5
15:24mais on y sera
15:24à 0,4
15:25on y arrivera
15:25parce que je ne vois même pas
15:26où ils vont les trouver
15:260,4, 0,5
15:27oui bien sûr
15:28parce qu'on est déjà
15:29à des effets
15:30de rapproche
15:31pourquoi ça peut être moins ?
15:32ça peut être moins
15:33oui c'est ça
15:34il ne faut pas oublier
15:34les exportations
15:35les exportations
15:36ont quand même été
15:37très dynamiques
15:37cette année
15:38il y a effectivement
15:39l'effet de la défense
15:42qui joue en faveur
15:44de la France
15:44mais ce qui est inquiétant
15:45c'est effectivement
15:46tout ce qui est lié
15:46aux consommateurs
15:48la consommation des ménages
15:49l'investissement résidentiel
15:51et l'investissement tout court
15:52et avec la hausse des taux
15:53la consommation
15:54on est mort
15:55et l'immobilier
15:55on est mort
15:56et les entreprises non plus
15:58puisqu'en fait
15:58quand on regarde l'impact
15:59de 100 points de base
16:00sur les taux bancaires
16:02sur les marges des entreprises
16:03l'Europe déjà
16:04est plus touchée
16:05que les Etats-Unis
16:06et on est à plus
16:07d'un demi-point
16:08sur les marges
16:08qui sont de toute façon
16:09en dessous
16:10de ce qu'ils ont pu être
16:11dans un niveau record
16:13et aux Etats-Unis
16:14on est à 0,2
16:15versus 0,6
16:16et en fait
16:17eux ils sont
16:18à un niveau record
16:18donc on ne part pas
16:19déjà du même niveau
16:20et l'impact
16:21il est plus fort
16:22donc c'est sûr
16:22que ça va être compliqué
16:23pour les entreprises
16:24dans un environnement
16:25où de toute façon
16:26on voit bien
16:27qu'il y a des inégalités
16:28même au sein des entreprises
16:29les très grandes vont très bien
16:31et les très petites vont très mal
16:32et que les consommateurs
16:33sont plus là
16:33les consommateurs sont plus là
16:35mais après
16:35encore une fois
16:37il y a aussi
16:38un effet confiance
16:39puisque
16:39le pouvoir d'achat
16:40effectivement
16:41temporairement
16:42il se dégrade
16:43mais il y a quand même
16:44toute cette épargne
16:45qui est dormante
16:46quelque part
16:47qui ne fait rien
16:48et qui continue à augmenter
16:50et qui continue à augmenter
16:50nous on voit bien
16:51on voit bien
16:52la collecte
16:53mais il ne faut pas oublier
16:54qu'il y a
16:55le choc énergétique
16:57ce qu'il faut bien voir
16:58c'est qu'il vous
16:59c'est qu'il vous
16:59c'est ce que j'allais dire
17:00il vous crée une palette
17:01de taux d'inflation
17:02car en gros
17:03vous avez des familles françaises
17:04qui subissent une inflation
17:06de 1,5%
17:07et puis
17:08si vous habitez en ville
17:09chauffez à l'électrique
17:10vous n'avez pas de voiture
17:11et les familles
17:13vous êtes à 9-10%
17:14donc il faut faire
17:14de la redistribution
17:15puisque la moitié
17:16de l'épargne
17:17on ne fait que ça
17:18toute la journée
17:20Sébastien
17:21juste très rapidement
17:22les entreprises
17:23vous sentez que ça
17:24quand vous êtes rentré
17:25de vacances
17:25vous avez parlé
17:26au chef d'entreprise
17:26dans lequel vous investissez
17:28en France
17:28vous avez senti
17:29un peu de flottement
17:31le problème des entreprises
17:32c'est que ça fait
17:34des années
17:35qu'elles gèrent
17:35des crises tout le temps
17:37donc en réalité
17:39et la plupart des entreprises
17:41qu'on voit
17:43généralement
17:43elles ont des très bonnes gouvernances
17:44c'est à dire
17:45qu'elles sont très bien gérées
17:46depuis longtemps
17:47contrairement aux Etats
17:48ce qui veut dire
17:49qu'en réalité
17:50alors c'est vrai
17:51aux Etats-Unis
17:52c'est le pire
17:52mais on est en pic
17:53de marge historique
17:54en Europe
17:55et bien en fait
17:55il y a beaucoup de sociétés
17:56qui sont sur des niveaux
17:57de marge très élevés
17:59historiquement
17:59mais pourquoi ?
18:00mais pourquoi ?
18:00parce qu'elles se restructurent
18:01depuis des années
18:02en réalité
18:02donc elles ont la marge
18:03encore
18:03les grosses
18:04les très grosses
18:05les moines et moines
18:06sont les small caps
18:07ce qu'on connait bien
18:08mais le problème
18:08c'est que les small caps
18:09c'est des sociétés
18:10qui ont des capitalisations
18:12au-delà de 500 millions
18:13plusieurs milliards
18:14donc en fait
18:15en réalité
18:15c'est des grosses PME
18:16donc au niveau
18:17des grosses PME
18:18c'est très bien géré
18:19le petit problème
18:20c'est les petites
18:21c'est les sous-traitants
18:22du sous-traitant
18:23du sous-traitant
18:24où là
18:24c'est plus compliqué
18:25j'ajouterais quand même
18:27que surtout
18:28au-delà de ça
18:29elles sont restructurées
18:29c'est la visibilité
18:30on rentre dans des périodes
18:31électorales
18:31qui rendent
18:33l'environnement
18:34totalement flou
18:34donc ça rajoute encore
18:36à cet attentisme
18:37avec des entreprises
18:38qui ne nous disent pas grand chose
18:39ça fait des années
18:40qu'elles n'ont rien à nous
18:41l'économie c'est vivant
18:43donc ça veut dire
18:44que ça vit
18:45ça ressent
18:46et tout le stress
18:47qu'on entend
18:48qu'on voit d'en haut
18:49et bien rejaillit
18:51allez le défouloir
18:52pour moi
18:52le parti pris de la semaine
18:53c'est oui
18:54oui
18:55la BCE se trompe encore
18:57j'ai décidé
18:57de ne plus m'énerver
18:58quand la BCE relève ses taux
19:00mais juste d'essayer
19:01d'expliquer
19:01que relever les taux
19:02n'a jamais fait baisser
19:03le cours du pétrole
19:04ni n'a jamais permis
19:05de réouvrir le détroit d'Hormuz
19:07et qu'en plus
19:08ça plombe encore plus
19:09une économie en zone euro
19:11mais en France
19:12qui est déjà plombée
19:13oui
19:14la BCE se trompe
19:15ou non
19:16Anna Boata ?
19:17je pense que la BCE
19:19a appris de ses erreurs
19:20de 2022
19:21à être trop lente
19:22à augmenter les taux
19:24par petite dose
19:25on n'est pas dans la même
19:27si on est dans la même configuration
19:28on est dans une configuration
19:30où on ne sait pas
19:31c'est vous même qui m'avez expliqué
19:32les différentes composantes
19:33de l'inflation
19:34et aujourd'hui
19:35on n'a pas d'inflation
19:35par la demande
19:36on n'a pas d'inflation
19:37par les salaires
19:38pour l'instant
19:39mais regardons
19:39les enquêtes
19:40des entreprises
19:41la plupart des entreprises
19:42veulent augmenter des prix
19:43pourquoi ?
19:44parce qu'ils ont des pressions
19:45sur les marges
19:45et qu'ils n'ont plus envie
19:46d'absorber ces hausses
19:47des prix entrants
19:48là aujourd'hui
19:49quand on regarde
19:50vous me le dites vous même
19:51vous avez une consommation
19:52qui n'est pas là
19:52donc ça veut dire que
19:54quand vous montez les taux
19:55c'est pour casser
19:57un peu la dynamique
19:58de demande
19:59quand il y a de la surchauffe
20:00ce qui était le cas en 2022
20:01on était en post-Covid
20:03des effets secondaires
20:04de transmission
20:06de cette hausse
20:07de l'inflation énergétique
20:09les salaires n'augmentent pas
20:10parce qu'avec l'IA
20:11les salaires augmenteront
20:13un peu plus
20:13parce que justement
20:14les entreprises
20:14ont fait des restructurations
20:16et ils peuvent redonner
20:18un petit peu plus
20:19donc peut-être qu'il y a
20:20effectivement
20:20déjà de toute façon
20:21les ménages vont demander
20:22plus d'augmentation
20:26je vous ravi de plus
20:27ce qui est quand même
20:27difficilement compréhensible
20:28oui ou non
20:28est-ce que la BCE
20:29se trompe
20:30oui mais là où c'est
20:31difficilement compréhensible
20:32c'est que dans ses écrits
20:34la BCE
20:34semblait indiquer
20:36qu'elle avait
20:37appris
20:37de ses erreurs
20:39de 2022
20:41dans sa stratégie
20:42monétaire
20:43par exemple
20:44elle nous dit
20:45que
20:46finalement
20:47et bien
20:49on peut laisser passer
20:51les chocs temporaires
20:52d'offres
20:52afin d'éviter
20:53une volatilité
20:54inutile
20:55de l'activité
20:55et de l'emploi
20:56je la cite
20:56c'est dans sa stratégie
20:57monétaire
20:58bon et attendez
20:59elle nous dit aussi
21:00elle a fait une étude
21:01récemment
21:01qui nous dit
21:02que la faible indexation
21:03des salaires
21:04l'ancrage
21:04des anticipations
21:05d'inflation
21:06et les aides publiques
21:07ont empêché
21:08l'apparition en 2022
21:09d'une spirale
21:10prix-salaire
21:11contrairement à ce qui
21:12s'était produit
21:12après les chocs pétroliens
21:13des années 70
21:14je ferme les guillemets
21:15j'étais en train de citer
21:16donc quand on voit
21:17qu'en 2022
21:17on a eu des pointes
21:18d'inflation à 10%
21:19que là on est à 3
21:20d'où est
21:21d'où est
21:21qu'il y a une spirale
21:23prix-salaire
21:23ils font 50 points de base
21:24c'est juste pour donner
21:25un signal
21:25mais quel signal
21:27mais c'est un très mauvais signal
21:28c'est un mauvais signal
21:29on rajoute du récessif
21:30sur le récessif
21:30exactement
21:31vous avez des consommateurs
21:33qui ne consomment pas
21:34donc maintenant
21:35ils vont payer
21:35leurs crédits
21:36à la consommation
21:36plus cher
21:37leur immobilier
21:38plus cher
21:38des entreprises
21:39qui vont prendre
21:39leur dette plus cher
21:40dans un contexte
21:41qui est déjà mauvais
21:42je ne dis pas
21:43qu'il n'y aura pas
21:44d'impact
21:44et je ne dis pas
21:45oui ou non
21:46je dis juste
21:47quelle est la stratégie
21:48d'une institution
21:49qui veut contrôler
21:50l'inflation
21:51et l'inflation
21:52hors énergie
21:53elle est à 2,3
21:54en 2028
21:56attendue
21:56donc au-dessus
21:57de 2%
21:57dans les prévisions
22:00de la BCE
22:01mais il faut comprendre
22:02la BCE
22:03ça ne sert à rien
22:04de la juger
22:05il faut comprendre
22:05l'institution
22:07mais non
22:08si je peux la juger
22:08même moi
22:09je vais augmenter
22:10les taux
22:10probablement en septembre
22:12avant les élections
22:12puisqu'il a dit
22:13qu'il veut contrôler
22:13l'inflation
22:14certes l'inflation
22:15est plus problématique
22:16aux Etats-Unis
22:16qu'en Europe
22:17mais il va le faire
22:18et les jeunes
22:19vont suivre aussi
22:20juste très rapidement
22:21oui ou non
22:22elles se trompent
22:23évidemment qu'elles se trompent
22:24mais le sujet
22:26c'est que
22:27nos amis
22:27la pollution d'Anna
22:28est difficile
22:28mais c'est bien
22:29mais c'est bien
22:30mais on a besoin de vous
22:32c'est que c'est la banque centrale
22:34européenne
22:35et le sujet
22:35qu'on a aujourd'hui
22:36c'est que ça redémarre
22:37en Allemagne
22:37grâce à un stimuli budgétaire
22:39et on sait que nos amis
22:40allemands
22:41ont un petit peu
22:42un côté psychorigide
22:43sur le sujet
22:43de l'inflation
22:44vous dites
22:45quel reste allemand
22:45de la BCE
22:46c'est que factuellement
22:48quand vous lisez
22:49les commentaires
22:49des différents intervenants
22:51de la BCE
22:51il y en a plusieurs
22:52qui sont totalement
22:53arc-boutés là-dessus
22:54donc c'est malheureusement
22:57un compromis
22:58et qui généralement
22:59va plutôt du côté
23:00allemand
23:01que français
23:02alors oui
23:03elle a raison
23:03elle a raison
23:04je pense
23:05parce qu'en fait
23:07tout le monde a oublié
23:08ce qui est sorti
23:09quelques semaines
23:10après le début du conflit
23:11et dans les différents scénarios
23:13il y avait celui
23:13dans lequel on est maintenant
23:14c'est-à-dire en gros
23:16ce conflit-là
23:17ne s'est pas arrêté
23:18et ce n'est pas
23:19qu'une question de conflit
23:19cette hausse de taux
23:21elle vient aussi répondre
23:22au stress
23:22qu'il peut y avoir
23:23sur toute la partie obligataire
23:24on ne peut pas continuer
23:26à faire comme si
23:27de rien n'était
23:27donc je pense
23:28qu'il y a une forme
23:28d'anticipation
23:29effectivement liée
23:30à on s'est trompé
23:31par le passé
23:33la réalité
23:34c'est pas les taux courts
23:35qui font
23:35les taux longs aujourd'hui
23:36exactement
23:37regardez ce qui s'est passé jeudi
23:38ils ont monté
23:39les taux d'intérêt
23:41normalement
23:41pour rassurer
23:42les investisseurs
23:43et donc provoquer
23:44une baisse des taux
23:45à long terme
23:46derrière
23:46il y a eu une hausse
23:47des cours du pétrole
23:49et en fait
23:49les investisseurs
23:50ils se foutent complètement
23:51de l'indépendance
23:52de la banque centrale européenne
23:53qui est du pipo complet
23:55et les taux sont remontés
23:56si vous comparez
23:58c'est une histoire
23:59de crédibilité
24:00et si on considère
24:01effectivement
24:02que monter de 50 BP
24:04pour aller un petit peu
24:05à l'encontre
24:05de vos deux propos
24:06c'est insignifiant
24:08alors quelque part
24:09l'impact financier
24:10que vous êtes en train de décrire
24:11il est aussi insignifiant
24:11non mais il n'est pas insignifiant
24:13parce que 0,5%
24:14dans un contexte
24:15qui est déjà un contexte
24:17qui est mauvais
24:17c'est 0,5% de trop
24:19c'est une charge
24:20pour les consommateurs
24:22c'est une charge
24:23pour les industriels
24:24très rapidement
24:25si vous regardez
24:26pour avoir une idée
24:27des anticipations d'inflation
24:29l'écart entre
24:30les taux obligataires classiques
24:32et celles indexées
24:32sur l'inflation
24:33aux Etats-Unis
24:33vous voyez bien
24:34que depuis le début de l'année
24:35ça n'a pas changé
24:36les anticipations d'inflation
24:37on est toujours autour
24:38de 2,5%
24:40donc ça veut bien dire
24:41qu'aujourd'hui
24:42les taux courts
24:43n'ont pas d'impact
24:44sur les taux longs
24:45c'est des raisons
24:46qui sont différentes
24:47c'est des raisons
24:48plus géopolitiques
24:50et de crédibilité budgétaire
24:54en deuxième partie
24:55de l'émission
24:56on va se demander
24:56justement où va la bourse
24:57elle n'était pas terrible
24:59cette semaine
25:00quel placement de la semaine
25:01le top ou le flop
25:02de la semaine
25:03le top 3 des gérants
25:04les actions rachetées
25:04ou vendredi
25:05à tout de suite
25:16et on se retrouve
25:18dans le débat
25:18je peux vous dire
25:19que le débat a continué
25:20sur la BCE
25:20pendant que vous n'étiez pas là
25:21on m'a dit
25:22que je n'étais pas ouvert
25:22aux avis des autres
25:23j'étais un peu psychorigide
25:24ce qui est quand même incroyable
25:25parce que c'est vraiment
25:26tellement pas moi
25:27allez on passe tout de suite
25:28au marché
25:32la semaine n'était pas terrible
25:33la semaine n'était pas terrible
25:34alors regardez
25:35on a une belle carte
25:35pour ceux qui sont à la radio
25:37tant pis pour vous
25:38à la télé
25:38maintenant on nous a fait
25:39une belle carte
25:39on voit que ça a baissé
25:40un peu partout
25:41tout est rouge
25:42sur la semaine
25:43et puis le début de l'année
25:44ce qui est terrible
25:45le début de l'année
25:46on ne va pas encore
25:48se fageller
25:48mais quand même
25:49S&P 10%
25:51Nasdaq 12%
25:52le MSCI World
25:5410%
25:54l'Eurostock
25:558%
25:56et nous on est à 0
25:58sur le CAC 40
25:59franchement ça fait mal au coeur
26:00ça me perturbe
26:02alors je voulais vous parler
26:03d'un sujet
26:04évidemment je vais vous demander
26:05ce que vous pensez
26:06surtout aux gérants
26:07enfin même aux directeurs généraux
26:09de boîte de gestion
26:10je ne sais plus si on peut dire gérants
26:11maintenant
26:12je voulais vous parler
26:13de ce que j'avais remarqué
26:15c'est cette divergence
26:15assez rare actuellement
26:16sur les marchés
26:17avec des taux qui montent
26:18des indices boursiers
26:19certes qui ont baissé
26:20un peu cette semaine
26:20mais pas beaucoup
26:21ils sont proches
26:22de leur record de hausse
26:24alors c'est arrivé
26:24évidemment on le sait tous
26:25à quelques reprises
26:27quand il y avait une surchauffe
26:28de la croissance
26:29qui était évidemment positif
26:30pour les taux
26:31et positif pour les résultats
26:32des entreprises
26:33donc ça c'était pas trop grave
26:34et puis les veilles de craques
26:36donc Léa
26:36est-ce qu'on est à la veille
26:37d'un craque
26:38qui se trompe en fait
26:39c'est les taux
26:39ou les actions
26:40ça c'est une très bonne question
26:42merci mais je t'envoie
26:43en réalité
26:45veille de craques
26:46ça fait quand même
26:46un moment qu'on l'attend
26:47et là
26:48on commence à avoir
26:50beaucoup beaucoup
26:50d'ingrédients sur la table
26:51qui font penser à ça
26:52la décorrélation
26:54que vous évoquez
26:55ça fait quand même aussi
26:56très longtemps qu'on l'a
26:56pas tant que ça
26:57la décorrélation ?
26:58oui
26:58enfin l'accélération
27:00de la hausse des taux
27:02oui
27:03là ça s'est fait
27:04en très très peu de temps
27:05et cette décorrélation
27:06elle aurait dû être
27:06beaucoup plus massive
27:07mais en réalité
27:08ce qui se passe
27:09sur le marché aujourd'hui
27:10dans les entreprises
27:11avec lesquelles on parle
27:11c'est que ça va encore bien
27:12donc c'est pour ça
27:13que personne ne s'inquiète
27:14et on l'a dit
27:15ça fait des mois
27:16qu'on explique
27:17que les résultats
27:18des entreprises
27:18seront très importants
27:20pour pouvoir orienter
27:21les investissements
27:21et pour l'instant
27:22on n'a pas de signaux négatifs
27:23c'est ça la clé en fait
27:24mais oui
27:24et quand même
27:25quand on est un investisseur
27:26un peu averti
27:27quand on entend
27:27ce qui se passe
27:28en termes de géopolitique
27:29la persistance
27:30effectivement de ces problèmes
27:32on parlait du CAC 40
27:33qui est à zéro
27:33c'est quand même
27:34à l'image de ce qui est
27:34en train de se passer
27:35sur le territoire français
27:36c'est à l'image
27:39de la répartition
27:40de notre indice
27:41on a un indice
27:41qui n'est absolument pas techno
27:42il n'y a pas d'IA
27:43on n'a que du luxe
27:44et quand LVMH est plombé
27:46malheureusement
27:46oui et n'oublions pas
27:47que dans cet indice
27:48c'est des entreprises internationales
27:49donc en général
27:50elles ne sont pas que liées
27:51à l'économie française
27:51on est liées à un ou deux secteurs
27:53qui ne sont pas les secteurs
27:54qui ont la cote
27:55et au momentum négatif
27:57sur la France
27:57donc quand on vend
27:58vous pensez que c'est lié
27:59à ça quand même
27:59c'est évident
28:00on voit bien
28:00c'est évident pour vous Sébastien
28:02parce que moi je me suis dit
28:06présenté dans des secteurs
28:07qui n'ont pas la cote
28:08comme le luxe
28:09principalement
28:09mais au niveau des par exemple
28:11LVMH perd 50%
28:13je sais
28:13mais c'est parce qu'effectivement
28:14la répartition sectorielle
28:16de la France
28:17n'a à voir avec l'Eurostox
28:18parce que la première
28:19pondération de l'Eurostox
28:20c'est ASML
28:22qui est à peu près 9%
28:23de l'indice
28:26et ASML
28:27donc qui fait des machines
28:28pour les machines
28:29pour les semi-conducteurs
28:31et ils ont une roadmap
28:32à 2038
28:33c'est à dire que
28:34si vous posez des questions
28:35sur le prochain trimestre
28:36d'ASML
28:36vous avez d'autres sujets
28:38plus importants que ça
28:39alors qu'en France
28:40effectivement
28:41nos principaux fleurons
28:43LVMH
28:43c'est un peu compliqué
28:45voilà
28:45donc par contre
28:46sur les plus petites valeurs
28:47moi je pense
28:48et c'est ma peur aujourd'hui
28:50c'est que sur la France
28:51on n'a rien vu
28:53c'est à dire que
28:53le risque politique
28:54qu'on a vraiment vu
28:56le jour de l'idée géniale
28:57de la dissolution
28:58dans les semaines
28:59qui ont suivi
28:59il y a une décote française
29:00qui a été massive
29:01qui me rappelait
29:03la décote liée
29:04aux bêtises de François Hollande
29:05comme Léa vous dites
29:06il y a une décote française
29:07mais elle n'est pas arrivée encore
29:08elle n'est pas arrivée
29:09elle a commencé
29:09elle a commencé
29:11mais factuellement
29:12quand vous parlez
29:13aux intervenants
29:15notamment les Hedge
29:16les gens qui ont beaucoup d'argent
29:18actif et mobile
29:20on est encore un peu loin
29:21de la date de l'élection
29:22le sujet français
29:23n'est pas encore là
29:24cette décorrelation
29:25aujourd'hui
29:26un peu macro
29:27entre les taux
29:28et les indices
29:30ça vous
29:30je suis d'accord
29:32quand on a vu
29:33la journée de jeudi
29:34par exemple
29:34avec une accélération
29:35de la hausse des taux
29:36qui était spectaculaire
29:37et on a vu
29:39les indices américains
29:40perdre un petit pourcent
29:42Marc je vais reprendre
29:43la même chose
29:43c'est qu'on est toujours
29:44dans des marchés aujourd'hui
29:45dont les drivers
29:46et dont les flux
29:47sont essentiellement
29:48algo passifs
29:49c'est à dire que
29:50les mêmes causes
29:51ont des effets
29:52dix fois plus puissants
29:54qu'avant
29:54donc si on regarde
29:55les taux et le pétrole
29:57l'accélération
29:58qu'on a eu
29:58en quelques jours
29:59avant on n'avait jamais ça
30:01ça mettait beaucoup de temps
30:02à se passer
30:02donc aujourd'hui
30:03on se dit
30:03ah catastrophe
30:045% c'est une horreur
30:05il n'y a rien
30:06si ça se calme
30:07après c'est la géopolitique
30:08on est peut-être
30:08à 4,5 dans 10 jours
30:10donc en fait
30:11la vérité d'aujourd'hui
30:12c'est pour ça
30:13que c'est extrêmement
30:14tout est extrêmement rapide
30:15mais là
30:17dix fois plus vite
30:18d'un point de vue macro
30:19cette dichotomie
30:20entre
30:21cette divergence
30:22entre les taux
30:23c'est-à-dire des taux
30:24qui montent
30:25et des indices boursiers
30:27qui restent
30:28relativement stables
30:29et assez élevés
30:29c'est choquant
30:30d'un point de vue macro
30:31ou pas ?
30:32ça montre
30:32les déséquilibres
30:33aujourd'hui
30:34puisqu'en fait
30:35effectivement
30:35la plupart de la croissance
30:37des indices boursiers
30:38ça vient par l'IA
30:39et effectivement
30:40aujourd'hui
30:41l'IA prend de plus en plus
30:42de place dans
30:43le financement
30:44il y a même des effets
30:45un petit peu crowding out
30:46ça veut dire que
30:47si tu es une entreprise
30:48un peu dans un secteur
30:49traditionnel
30:50même si tu as une trajectoire
30:51de croissance intéressante
30:52même si tu es investment grade
30:54tu n'attires pas
30:55le même taux de financement
30:56qu'une entreprise
30:57dans l'IA
30:58tu n'attires pas
30:59les mêmes capitaux
31:00et effectivement
31:00on en parlait tout à l'heure
31:02sur le
31:03justement
31:04cette différence
31:05entre les taux
31:07et à quel point
31:08les états arrivent
31:10à attirer le capital
31:11et d'ailleurs
31:12il y a beaucoup
31:13de déséquilibres
31:14qui continuent à croître
31:15puisque je voyais
31:16justement aussi
31:16la bourse en Chine
31:18il ne faut pas oublier quand même
31:19que la Chine
31:20prend de plus en plus
31:21de poids dans l'IA aussi
31:22puisqu'elle représente
31:24presque 20%
31:24des biens exportés
31:26liés à l'IA
31:27et son surplus commercial
31:29il est de 1% du PIB
31:30donc en fait
31:31ils vont continuer
31:32à challenger
31:33si vous voulez
31:34le modèle américain
31:36le prix
31:36la compétitivité
31:37du modèle américain
31:38la question va se poser
31:39vraiment
31:40sur
31:41quoi choisir
31:42entre un modèle américain
31:44et un modèle chinois
31:45Sébastien
31:46votre perception
31:47sur l'évolution
31:49de la bourse
31:50dans les mois qui viennent
31:51on parle de la bourse française
31:52donc si je vous entends bien
31:54vous nous dites
31:56aux abris
31:57non
31:57ce que je dis
31:58c'est qu'en tant que gérant d'actif
31:59et en tant que client
32:00de produit de gestionnaire d'actif
32:02il est important
32:04aujourd'hui
32:04d'avoir une vision
32:07géographique
32:07c'est à dire
32:08qu'avant
32:08il y avait beaucoup de fonds
32:09qui étaient Pure France
32:10par exemple
32:11aujourd'hui
32:12je pense que c'est
32:12une erreur fondamentale
32:14d'acheter un produit purement français
32:15il y en a encore ?
32:16il y en a de moins en moins
32:17et il faut raisonner
32:18au niveau européen
32:20en tant que
32:21vous vos produits par exemple
32:22sont tous
32:22aujourd'hui
32:23même les produits small
32:24qui sont entre guillemets
32:25les produits les plus locaux
32:26sont aujourd'hui
32:28foncièrement européens
32:29et si vous regardez
32:30le poids de la France
32:31dans les indices
32:32en réalité
32:33dans les indices small cap
32:34c'est moins de 20%
32:35Léa c'est pareil chez vous ?
32:36oui absolument
32:37j'aime beaucoup
32:38cette idée
32:38d'absence de régionalisation
32:40parce que les portefeuilles
32:41aujourd'hui
32:42c'est la diversification
32:43qui fait la différence
32:44on le voit bien
32:44et malheureusement
32:45c'est sûr que
32:46les valeurs françaises
32:47bien qu'elles ne soient pas liées
32:48qu'à l'économie française
32:49ça j'insiste
32:50ça va être très compliqué
32:52pour ces marchés de momentum
32:53y compris les grandes valeurs
32:55bien sûr
32:57surtout les grandes valeurs
32:58Emmanuel ça vous inspire quoi ?
32:59un peu ce qui se passe
33:00sur les bourses
33:01par rapport au taux d'intérêt
33:02par rapport à l'environnement
33:05par rapport à ce qu'on vient d'entendre
33:06quand même
33:07sur lequel je n'étais pas
33:08totalement persuadé
33:09qu'il y avait un risque
33:10déjà politique
33:10dans le pricing
33:13des actions françaises
33:14le risque politique
33:15vous le retrouvez
33:17dans ce qu'on pourrait appeler
33:18finalement un risque
33:19de plus macro
33:20de compétitivité
33:22globale
33:22c'est-à-dire
33:22ce qu'il y a
33:23dans ce risque politique
33:24c'est qu'est-ce qui va se passer
33:25sur le plan
33:27réglementaire
33:28or on sait que
33:28tout ce qui est
33:30réglementation
33:30c'est un des aspects
33:31de la compétitivité
33:32des entreprises
33:33qu'est-ce qui va se passer
33:34sur le plan fiscal
33:35dans un pays
33:36où on vous agite
33:37en permanence
33:38la taxation
33:39des grandes entreprises
33:41des grandes fortunes
33:43voilà
33:43je pense que
33:44c'est pas neutre
33:45si cette semaine
33:47par exemple
33:48est à contre-temps
33:50par rapport
33:50à l'agenda politique
33:53alors que l'urgence
33:55réclamerait
33:56par exemple
33:56un petit soutien
33:57à la consommation
33:58c'est pas neutre
33:59si au contraire
33:59la seule mesure
34:00qu'annonce le Premier ministre
34:02c'est d'envoyer une lettre
34:03aux chefs d'entreprise
34:04pour dire
34:05on va baisser la surtaxe
34:06sur l'IS
34:07etc
34:08c'est-à-dire que
34:09là il y a un vrai danger
34:11sur la compétitivité
34:13de l'entreprise
34:14France
34:15au sens large
34:16avec le risque
34:17de voir
34:18effectivement
34:20des entreprises
34:21ne pas venir
34:22et c'est ça
34:22qui est le plus terrible
34:23en fait
34:23c'est qu'en fait
34:24une entreprise
34:24une usine
34:25qui ne se crée pas
34:26ça se voit pas
34:27un emploi
34:27qui n'est pas créé
34:28personne n'ira défiler
34:29quelque part
34:30pour le défendre
34:31et c'est ça
34:32qui est compliqué
34:32et même dans le discours
34:33d'aujourd'hui
34:34sur la fiscalité
34:35des plus riches
34:35on voit bien
34:36il y a LFI
34:38il y a une grande
34:38offensive Zuckman
34:39qui se prépare
34:40à nouveau
34:41etc
34:42le danger
34:43moi ce qui m'inquiète
34:44c'est pas les riches
34:45d'aujourd'hui
34:47c'est plutôt
34:48ceux qui sont capables
34:49de créer de la richesse
34:49et qui vont aller
34:50la créer ailleurs
34:51qui vont la créer ailleurs
34:52ou qui vont pas la créer
34:53en se disant
34:53c'est même pas la peine
34:54et je pense que ce risque
34:55macro global
34:57il existe
34:58il existe aujourd'hui
34:59dans ce contexte
35:00on va essayer quand même
35:01de vous trouver un placement
35:02est-ce que vous nous avez
35:03apporté un petit placement
35:04qu'il faudrait privilégier
35:06Léa
35:06tiens
35:07on commence par vous
35:08dans la corbeille
35:10Rova
35:10est-ce qu'il y a un petit truc
35:11oui je mettrais quand même
35:13de côté de manière assez globale
35:15les actions là
35:15au moins temporairement
35:18vu les niveaux
35:19des marchés
35:19même si effectivement
35:20là ça vient de baisser
35:21ça reste quand même
35:22dans ce contexte actuel
35:23compliqué
35:24les taux c'est pareil
35:26toute la partie
35:26crédit corporate
35:27il va y avoir quand même
35:28des points de vigilance
35:29donc bon
35:31ça veut pas dire
35:31qu'il faut tout vendre
35:32mais en tout cas
35:32je reviendrai pas tout de suite
35:34je commencerai à regarder
35:35un peu plus
35:35les actifs longs
35:36je vous en parlais
35:37les actifs longs
35:38c'est toutes ces infrastructures
35:39qu'il va falloir financer
35:4080% du financement
35:41des infrastructures à venir
35:42va passer par l'argent privé
35:44et les rendements
35:46sont déjà
35:46d'une part intéressants
35:47mais surtout
35:48ce qui moi m'intéresse le plus
35:49c'est qu'en fait
35:49on sort de cette logique
35:51de marché extrêmement
35:52court termiste
35:52on est sur
35:54effectivement
35:54des investissements
35:55moi qui ai acheté un job
35:56mais oui
35:57mais je découvre
35:58quelque chose
35:58que je connaissais bien sûr
36:00mais que je n'avais pas regardé
36:01autant en profondeur
36:02pour les gens qui nous écoutent
36:03ça veut dire quoi
36:03parce que c'est quoi les produits
36:04c'est des produits
36:06alors il y a le private equity
36:07mais il y a surtout
36:08des fonds d'infrastructures
36:09des fonds d'infrastructures
36:10d'accord
36:11ça existe
36:12qui financent les entreprises
36:13soit par la dette
36:14soit par les actions
36:15mais qui ne sont pas cotés
36:16c'est des fonds de dette
36:17des fonds de dette privés
36:19exactement
36:19qu'on peut avoir
36:21qu'on peut trouver
36:21oui oui
36:22bien sûr
36:22et infrastructure c'est quoi
36:24c'est des routes
36:24alors il y a tout type
36:26d'infrastructures
36:26c'est une très bonne question
36:27ça peut être
36:28voilà exactement
36:29alors l'infrastructure
36:30telle qu'on l'entend habituellement
36:31c'est effectivement
36:31les stades
36:32les hôpitaux
36:33les écoles etc
36:33mais il y a des fonds
36:34plus spécialisés
36:35nous on fait de la transition énergétique
36:37mais on s'élargit aussi
36:38vers d'autres sujets
36:38il y a des fonds
36:39sur la défense
36:40il y en a qui sont sortis
36:41sur la data
36:42la sécurité
36:43tout ça c'est
36:44j'essaye d'être pratique
36:45tout ça ça se trouve où ?
36:46ça se trouve dans les réseaux
36:48qui les ont référencés
36:49bien sûr
36:49et on peut les mettre
36:50dans de l'assurance-vie
36:51on peut les mettre
36:52dans des PER
36:52alors ça dépend
36:53de la manière
36:54dont ils ont été construits
36:55on le renstrerait
36:56de manière très technique
36:57mais oui
36:57il y a différents moyens
36:58de pouvoir rentrer
36:59et d'ailleurs
36:59j'allais dire
37:00la retailisation
37:01pardon pour l'anglicisme
37:02va être un enjeu
37:03parce que capter
37:04cette épargne
37:05vers ce type
37:05de projet long
37:06il y a déjà
37:07beaucoup de produits
37:07réitifs
37:08d'infrastructure
37:08oui il y en a
37:09absolument
37:11donc vous
37:11c'est l'infrastructure
37:13ça y est
37:13on voit qu'elle a changé
37:14de maison
37:15Sébastien
37:16elle est passée
37:16de gérante
37:17à il faut voir long
37:18il ne faut pas être
37:19collé au marché
37:20c'est pas mal
37:21Sébastien
37:22c'est quoi le placement ?
37:23pour Emmanuel Lechypre
37:24qui vient d'engranger
37:26des primes monstrueuses
37:27le paradoxe
37:28de cette période
37:29instable
37:30c'est qu'il n'y a jamais
37:31à mon avis
37:32rarement et autant
37:33de possibilités structurelles
37:35c'est à dire
37:36c'est à dire
37:37bon
37:37malheureusement
37:38la défense
37:39est devenue aujourd'hui
37:40un endroit
37:41où on peut investir
37:42de façon structurelle
37:43et l'intelligence artificielle
37:44aujourd'hui
37:45les blocages
37:46ils sont
37:47comme elle a dit
37:48à juste titre
37:49l'infrastructure
37:50et l'énergie
37:51si on met
37:52bout à bout
37:53tous les projets
37:54d'investissement
37:55des GAFA
37:56et des hyperscalers
37:57le nombre
37:58de centrales nucléaires
37:59à construire
38:00dans les 4-5 prochaines années
38:02se compte en centaines
38:03d'accord
38:04mais moi pratiquement
38:04pour les gens
38:05qui m'écoutent
38:06qui nous écoutent
38:07qu'est-ce qu'on leur dit
38:08c'est toi ?
38:08aujourd'hui
38:09chez Montpensier-Arbevel
38:10il y a deux classes d'actifs
38:11sur lesquelles on a collecté
38:12cette année
38:12de façon importante
38:13c'est des obligations convertibles
38:15c'est un produit hybride
38:17qui est à la fois
38:18un peu de l'action
38:18et de l'obligataire
38:20qui représente
38:20un compromis rentabilité
38:22coté ou non coté ?
38:23coté
38:23ok
38:23et on collecte aussi
38:25pas mal
38:26sur la partie
38:26micro-small cap
38:27pourquoi ?
38:29ah bon ?
38:30une raison simple
38:31c'est qu'en réalité
38:32effectivement
38:33on ne maîtrise pas
38:34à court terme
38:34le marché
38:35mais quand vous avez
38:36un point d'entrée
38:37où vous achetez
38:38des sociétés
38:395, 6, 7 fois
38:40l'EBIDA
38:41vous savez
38:41que vous n'achetez pas cher
38:43et quand on n'achète pas cher
38:44et qu'on se positionne
38:45à 4-5 ans
38:46vous dites
38:47ça peut planter demain
38:48mais mon argent
38:49je le retrouverai
38:50l'européen ou mondial ?
38:51là nous
38:52c'est du produit européen
38:53ok
38:53donc je vous dis
38:54là où on collecte
38:55en ce moment
38:56et où les gens
38:57se positionnent
38:58top ou flop ?
39:00de la semaine
39:01on commence par vous Anna
39:02top ou flop ?
39:03top
39:04et je pense
39:05que l'EB va aimer
39:08je ne
39:08elle saura un livre
39:09bientôt
39:09je ne
39:11je ne commente pas
39:12ouais
39:13donc alors
39:13je pensais
39:14un top
39:15parce qu'il y a beaucoup
39:16de flops
39:16en ce moment
39:17il faut remonter
39:18le moral des gens
39:19qui nous écoutent
39:20il y a aussi des choses
39:20qui vont bien
39:21parce qu'en fait
39:22on cherche un titre
39:23pour expliquer aux gens
39:25pourquoi c'est résilient
39:26et c'est qu'en fait
39:26il y a une économie
39:27à plusieurs vitesses
39:28et il y a vraiment
39:30des secteurs
39:30qui vont bien
39:31à part l'IA
39:32et un qui va bien
39:33en ce moment
39:33c'est le renouvelable
39:34parce qu'on a besoin
39:35de diversifier
39:39et moi je suis contente
39:40aussi
39:40puisque je pense
39:41à l'avenir de l'Europe
39:42qui n'est pas
39:43dans le pétrole
39:45pas seulement
39:46dans le gaz
39:46on est bon là-dessus
39:47sur les renouvelables
39:49on commence à avoir
39:50de la profitabilité
39:50c'est ça mon top
39:51parce qu'en fait
39:52il y avait du renouvelable
39:53mais il y avait aussi
39:53des défauts
39:54dans le secteur
39:54donc c'était quand même compliqué
39:55et là en fait
39:56sur les 12 mois à venir
39:57la croissance
39:58de la profitabilité
39:59ce qu'on appelle
40:00le earning growth
40:01c'est attendu
40:02à 40%
40:03et c'est le top
40:04c'est le secteur
40:05donc c'est un secteur
40:06qui peut-être un jour
40:07va devenir rentable
40:08en tout cas ça serait bien
40:09puisqu'en fait en Asie
40:10on a bien compris
40:11qu'il faudrait
40:14diversifier ses sources d'énergie
40:15et ils le font
40:16beaucoup plus vite que nous
40:17donc ça serait bien
40:17qu'on agisse aussi
40:18puisqu'on n'est pas
40:19mieux placé qu'eux
40:20en termes de dépendance énergétique
40:22Sébastien, top ou flop ?
40:23Les deux
40:24il n'y a pas ce mouvement
40:25donc j'en profite
40:27le flop
40:28ça a été un choix
40:28des années 80
40:29sous les gouvernements socialistes
40:31du refus de la sélection
40:32à l'université
40:33qui a
40:34à mon avis
40:35à une époque
40:35où on avait 30%
40:36de succès
40:37d'une génération
40:38qui est arrivée
40:38au baccalauréat
40:39le refus de la sélection
40:40c'est le nivellement
40:41par le bas
40:42et quand on a des scores
40:43PISA aussi pourris
40:44c'est juste parce qu'on refuse
40:45la sélection
40:45et on refuse l'excellence
40:47donc le nivellement
40:48par le bas
40:48n'est jamais une solution
40:50surtout quand le reste du monde
40:51n'a pas cette philosophie
40:52et le top
40:53ça c'était le flop
40:54et le top
40:54alors c'est un peu
40:56un paradoxe
40:56c'est le fait que
40:57OpenAI a publié
40:59le fait que son nouveau modèle
41:01enfin pas celui qui est public
41:02mais qui n'est pas public
41:03a cassé
41:04un problème de mathématiques
41:05qui n'était pas résolu
41:06depuis 90 ans
41:07en 10 jours
41:08avec l'aide de 90 agents
41:12ce que ça m'inspire
41:14c'est que je pense
41:16qu'on n'a rien vu
41:17en termes de développement
41:18santé
41:19et de nouveaux médicaments
41:20dans les années à venir
41:21donc il y a des raisons
41:23d'être positifs
41:23même si le gars
41:24qui a dit
41:25que l'IA
41:25allait tous nous tuer
41:26a fait 150 millions
41:27de vues en quelques jours
41:28donc le problème de l'IA
41:29à moyen terme
41:31ça va être l'acceptation
41:32par les gens
41:32on ne l'a pas vu
41:33et ça va monter fort
41:36Léa
41:37alors d'abord
41:38ça va être un flop
41:39mais en partie
41:40pris par Sébastien
41:42mais je vais d'abord
41:42remercier Anna
41:43parce qu'elle est
41:43une très bonne ambassadrice
41:44et je ne voulais pas
41:45remettre la couche
41:46de il y a un investissement
41:47qui marche bien
41:47c'est effectivement
41:48la transition énergétique
41:49le flop c'est PISA
41:50je viens de l'éducation nationale
41:52j'ai été professeur
41:53et c'est catastrophique
41:55en fait
41:55et c'est à l'image
41:56de tout ce qui a été dit
41:57en introduction
41:57en fait
41:58dans la partie
41:59de dépenses publiques
42:00et donc ça veut dire
42:01que si on pousse
42:02le trait encore plus loin
42:04moi je me pose cette question
42:04on va avoir
42:06l'ensemble de nos services publics
42:07et c'est déjà le cas
42:08pour un certain nombre
42:09d'entre eux
42:09qui se dégradent
42:10mais dont on a vu
42:11une dégradation lente
42:12c'est une crevaison lente
42:13en fait
42:13et là on est en train
42:14d'en voir maintenant
42:15les conséquences
42:16et je dirais même
42:17le résultat
42:18mais en fait
42:18ça a commencé
42:19il y a bien plus longtemps
42:20que les discussions
42:21qu'on a là
42:21et ça c'est des générations
42:23entières
42:23sacrifiées
42:24et surtout
42:24ce qui est intéressant
42:26est déprimant
42:27et c'est que
42:28j'ai vu le parallèle
42:29entre en fait
42:30la dégradation scolaire
42:31et la dégradation économique
42:32c'est-à-dire que
42:33notre classement en PIB
42:34par habitant
42:34il suit presque
42:35la dégradation
42:36de notre classement PISA
42:37c'est-à-dire
42:38à 4-5 ans près
42:39donc les deux sont liés
42:40et donc c'est pas très bon
42:42pour notre avenir malheureusement
42:43Emmanuel
42:44il faut rappeler
42:44qu'un des grands moteurs
42:45des gains de productivité
42:46du progrès au 20ème siècle
42:48ça a été l'élévation
42:49du niveau mondial
42:50d'éducation
42:50là on est dans une dégradation
42:52du niveau mondial
42:53d'éducation
42:53et ça va être très compliqué
42:54allez-moi un petit top
42:57franchement c'est un peu déprimant
42:58il ne faut pas se laisser abattre
42:59j'ai bien aimé
43:01la façon dont
43:02l'Union Européenne
43:03est en train de revoir
43:04sa stratégie de commande publique
43:06pour être un peu moins naïf
43:07et défendre un peu plus
43:09le Med in Europe
43:10c'est 2500 milliards
43:12par an
43:13la commande publique
43:14c'est 15% du PIB européen
43:16je crois
43:16et il était temps quand même
43:17d'être un peu moins naïf
43:18face aux Américains
43:19et aux Chinois
43:20et pratiquement
43:20qu'est-ce qui va se passer
43:21ça veut dire qu'il y a
43:22des nouveaux critères
43:23en gros avant
43:25la philosophie de l'Europe
43:26c'était
43:27on achète
43:28le moins cher possible
43:28parce que ça fait
43:29du pouvoir d'achat
43:30et c'est bon pour le consommateur
43:31maintenant on se rend compte
43:32que la stratégie
43:33d'acheter le moins cher possible
43:34c'est pas forcément
43:35celle qui est la meilleure
43:35pour l'économie
43:36donc il y a des nouveaux critères
43:37dans lesquels on pondère
43:38un peu moins le prix
43:39et il faut que ce soit
43:40un peu plus fabriqué en Europe
43:41donc à la limite
43:41si c'est pour faire
43:42si c'est pour acheter
43:43du produit china
43:44au moins qu'il vienne
43:44le fabriquer en Europe
43:46c'est le cas déjà
43:47sur la défense
43:48les dernières 50%
43:50d'entrants européens
43:51même si on n'y arrive pas
43:52et là
43:53moi je trouve que ça va
43:53dans le bon sens
43:54en Europe
43:54c'est un peu plus
43:54dans le monde
43:54vous啊
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