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  • il y a 10 heures
Ce vendredi 17 avril, Pierre Schang, responsable des pôles France et Impact chez La Financière de l'Échiquier, et Virginie Robert, présidente de Constance Associés, se sont penchés sur la baisse des prévisions de croissance du FMI, les inquiétudes liées à la dette, ainsi que la tendance baissière de la demande pétrolière, dans la semaine de Marc dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:02BFM Business présente
00:06C'est votre argent
00:09Marc Fiorentino
00:10Oui je sais, je sais, le gouvernement n'a plus d'argent pour distribuer des aides inutiles avec de l
00:15'argent qu'il n'a pas.
00:16Bon vous avez compris, on est fauché, mais moi j'ai trois bonnes nouvelles, c'est votre argent, c'est
00:19votre week-end
00:20et c'est une émission exceptionnelle, exceptionnelle parce qu'on va commenter les événements qui ont marqué encore cette semaine
00:26de trêve.
00:27Après les semaines de guerre, c'est les semaines de trêve, c'est quand même mieux.
00:30Sur l'économie, la finance, les marchés et votre argent, donc encore une émission spéciale trêve en Iran.
00:36Au sommaire aujourd'hui, le mot de la semaine ça va être prévision, bah oui tout le monde revoit ses
00:40prévisions, à la baisse, à la hausse.
00:42On n'y comprend plus rien justement, on va demander à nos invités de nous expliquer.
00:46La question macro, le FMI nous a fait un peu peur cette semaine avec la dette mondiale, faut-il avoir
00:50peur de la dette ?
00:51Le chiffre de la semaine c'est le cours du pétrole, 90 dollars vendredi en milieu de journée et puis
00:59des bonnes nouvelles a priori.
01:01Et l'agence internationale de l'énergie qui dit que le problème c'est pas qu'on n'a pas
01:05assez de pétrole, c'est qu'il n'y a pas assez de demande.
01:07On va en parler en deuxième partie de l'émission.
01:09La bourse, quels sont les événements qui ont pu se marquer mes invités sur les marchés cette semaine ?
01:14Quelle perspective pour la bourse ? La question d'argent, quel est le placement de la semaine ?
01:17On a déjà des réponses très intéressantes qui m'ont été envoyées par mail, par des gens très studieux.
01:22Le top ou le flop, le top 3 des gérants pour 2026, les actions à acheter ou vendre.
01:27Mais d'abord, d'abord, avant de vous présenter nos invités, j'ai une super nouvelle à partager avec vous.
01:34Ben voilà, we are the champion.
01:36Grâce à vous et grâce à nos invités de marque, jeu de mots, nous avons explosé notre record historique d
01:42'audience en mars.
01:43Donc voilà, je suis très content. J'ai gardé ce côté un peu gamin de la compétition et quand j
01:47'ai des bons scores, je suis très content.
01:49Donc merci donc à tous. On nous écoute 231 000 téléchargements en podcast.
01:55C'est le record historique pour l'émission.
01:57Mais vous le savez maintenant, pour faire des records et pour avoir une émission exceptionnelle,
02:01en fait, le secret, c'est d'avoir des invités exceptionnels.
02:05J'ai donc le plaisir de vous présenter nos Jedi de l'économie et de la finance, de guerre et
02:08de trêve.
02:09Il défend la France encore et toujours et ce n'est pas cinq.
02:12Pierre Chang, vous êtes responsable des pôles France et Impact à la financière de l'échiquier.
02:16Je me posais une question. Vous êtes responsable des pôles France et Impact.
02:20Mais est-ce que vous avez un impact sur la France ?
02:22J'essaye à mon humble niveau. En tout cas, bravo pour les audiences, Marc.
02:26Merci. C'est grâce à vous. Grâce à vous tous.
02:28Faut-il encore le présenter un des chouchous de BFM Business ?
02:31Vous le retrouvez tous les lundis matins avec plaisir.
02:33Le talentueux Wilfried Galland, directeur général adjoint de Montpensier Arbevel.
02:37C'est plus sympa d'être ici que le lundi matin, franchement.
02:40C'est naze le lundi matin.
02:41Tout est génial ici.
02:42Fayot.
02:43Elle nous parlait déjà beaucoup des Etats-Unis, mais maintenant elle est devenue globale
02:47et nous ouvre grand une fenêtre sur le monde.
02:49Virginie Robert, merci pour ça.
02:51Vous êtes présidente de Constance Associés.
02:52Vous n'êtes pas Constance Robert, présidente de Virginie Associés,
02:56mais Virginie Robert, présidente de Constance Associés.
02:58Un prochain chapitre.
02:59Je dis ça, c'est un petit clin d'œil, parce qu'au début, quand on se voyait il y
03:02a 15 ans,
03:02je vous appelais Constance au lieu de vous appeler...
03:04C'est une histoire de prénom que vous avez vu, Constance, Robert, Virginie...
03:07Alors, cette période de trêve, il nous faut un spécialiste de la neutralité, géopolitique et économique.
03:12On s'est donc tourné vers la Suisse, et qui on a trouvé un de ses plus brillants représentants,
03:17Patrice Gautrich, chef économiste de l'union bancaire privée.
03:20Vous êtes l'homme de la trêve, vous ?
03:21On aime bien la neutralité, mais neutralité, ça ne veut pas dire qu'on ne se fait rien.
03:25Ah ?
03:26C'est subtil, ça.
03:27Vous allez nous expliquer ça.
03:29Allez, on passe tout de suite, justement, messieurs les économistes, je me tourne vers vous.
03:34Bah oui, vous êtes un peu seigneur météo de Carlos, les économistes, les gouvernements,
03:38les grandes institutions comme le FMI, on a l'impression qu'elles planchent tous les jours
03:42pour savoir si l'économie va connaître des tempêtes, des nuages, du soleil,
03:46l'impact de la guerre en Iran a tout remis à zéro.
03:50On annonce une sorte de ciel morose, très morose.
03:55Alors, Wilfried, expliquez-nous l'envers du décor.
03:57C'est-à-dire que vous, quand vous avez ces événements, comme ceux qui viennent de se passer,
04:00est-ce que vous faites comme les gens du FMI et autres ?
04:02Est-ce que vous êtes en train de reprendre vos modèles ?
04:04Vous allez sur votre ordinateur, vous changez tous les chiffres ?
04:09On considère évidemment l'impact, bien sûr.
04:11Ce qui est très difficile, c'est d'être déjà au clair sur les tendances préalables au choc.
04:17C'est-à-dire que l'économie est choquée par cet événement considérable quand même
04:22qui est la guerre en Iran.
04:24Considérable ?
04:25Oui, parce qu'en fait...
04:26Déjà, c'est important, le mot, vous choisissez le mot...
04:28Oui, parce qu'en fait, on est vraiment sur une perturbation à la fois des prix
04:34et potentiellement de l'offre.
04:35Donc c'est ça qui est très important, c'est comment l'économie peut s'ajuster
04:38à ce genre d'offres, mais surtout, comment est-ce qu'on identifie bien
04:43les tendances telles qu'elles étaient avant ?
04:45Est-ce qu'elles vont être renforcées ?
04:47Est-ce qu'à l'inverse, ce sont des tendances qui vont être complètement renversées
04:51par ce choc ?
04:53Et le premier élément, c'est qu'on était sur des tendances
04:56qui étaient des tendances au ralentissement de l'économie mondiale.
04:59Seuls les États-Unis tenaient à peu près leur rang dans le moteur de croissance.
05:04Et encore...
05:04Tirés par l'IA, avec la croissance en cas.
05:07Exactement, mais néanmoins, on avait ce moteur américain qui, certes, décélérait,
05:13mais restait là, mais plus véritablement de relais.
05:16Et puis le deuxième élément, ça je sais que ça fait partie des points d'accord,
05:21mon cher Marc, on était sur une tendance de désinflation.
05:24On était sur une tendance assez profonde de baisse de la dynamique de prix.
05:30Évidemment, on a à la fois la tendance au ralentissement qui est accéléré
05:35par ce choc, très fortement.
05:39Et là, on voit une espèce de tétanie quand même dans les enquêtes d'opinion.
05:43Ça ne se voit pas encore trop dans les chiffres durs de l'économie,
05:46mais dans les enquêtes d'opinion...
05:47Ça ne se voit pas du tout dans les résultats des entreprises, c'est ça qui est incroyable.
05:49Non, parce que dans...
05:50Ah bon, Pierre dit non, ok.
05:52En fait, ça dépend des entreprises.
05:54Je vais revenir vers vous.
05:54Voilà, ça dépend véritablement des entreprises.
05:57Et en revanche, on a des effets extraordinairement complexes,
06:01et là, c'est très important à les calculer finement,
06:05sur la dynamique de prix.
06:07Parce qu'effectivement, ça va...
06:08Ça renforce le côté...
06:11La pression à la hausse des prix,
06:13mais ça ne crée pas pour autant une dynamique inflationniste.
06:16Et donc, effectivement, on va être sur un ralentissement de l'économie mondiale,
06:19une augmentation des coûts et des frictions généralisées dans l'économie mondiale,
06:23mais pas nécessairement de pression.
06:24Mais vous, Wilfried Galland, par exemple, vous avez repris tous vos chiffres,
06:27et vous avez baissé, par exemple, vos prévisions...
06:30Je ne sais pas, sur la zone euro, par exemple,
06:32vous avez baissé de combien sur la zone euro de...
06:34La zone euro, moi, je les ai baissées d'à peu près 0,5.
06:36Ah oui, 0,5 !
06:37J'étais un peu en dessous de 1, et je suis maintenant...
06:39Parce que le FMI ne nous dit pas ça, en croissance mondiale et autres.
06:42Ils nous disent plutôt un impact de 0,2 à 0,4% sur toutes les zones.
06:45Quand vous regardez, par exemple, sur la zone euro, les prévisions de l'Allemagne,
06:48on peut dire que si on s'en sort à 0,5, on ne sera pas mal quand même.
06:52D'accord. Patrice, vous avez refait ce boulot, et vous le faites en permanence, j'imagine ?
06:57Alors, on va travailler peut-être dans cette crise particulière,
07:02parce qu'à chaque fois, c'est toujours un peu la même méthode,
07:04mais il faut tenir compte du point dans lequel on part,
07:08et puis, en fait, de la nature de la crise.
07:09Et là, on voyait très bien, effectivement, au début de crise,
07:11qu'il va y avoir des seuils, et c'est des seuils de tolérance, en fait.
07:14On peut absorber, et l'économie telle qu'elle se terminait en 2025,
07:19elle pouvait absorber un certain nombre de chocs relativement modérés.
07:23Et puis après, si on passe, et là, on retrouve scénario FMI, BCE,
07:28et on va faire la même chose, effectivement, dans le cadre d'économistes privés,
07:32on va travailler avec des seuils de peine.
07:34C'est-à-dire, si le dollar, si le pétrole, pardon,
07:37reste dans une fourchette 100, 120 dollars,
07:40surtout tout le reste de l'année,
07:42combien ça coûte en termes de croissance, etc.
07:44Si on passe au-delà de cette fourchette de 120 dollars, 150 dollars.
07:47Et en fait, c'est une démarche qu'on retrouve, BCE et FMI ont travaillé là-dessus.
07:53Donc, plusieurs scénarios, et principalement, l'élément clé du scénario,
07:57pour rebondir un peu sur ce que disait Wilfried aussi,
07:59c'est le pétrole, parce que le pétrole pourrait modifier,
08:02si la hausse durait, le scénario de hausse des prix temporaires en inflation durable.
08:08Tout à fait.
08:09C'est le pétrole, le prix, mais derrière le prix, c'est la durée,
08:12effectivement, qui est importante,
08:13parce que plus, en fait, les mécanismes de transmission,
08:16on peut avoir un choc de prix qui est relativement court,
08:19et un contre-choc derrière.
08:20Mais si on reste longtemps, on a plus de chances d'avoir une transmission
08:23des prix globaux vers des prix cœur,
08:26et c'est là où, effectivement, la mécanique des banques centrales est interpellée.
08:29Mais, sauf que j'imagine, comme pour mon pensier Arbevel,
08:32les clients de l'Union bancaire privée, quand ils vous voient,
08:35ils vous disent, bon, c'est sympa de nous donner 10 scénarios,
08:37mais quel est le vôtre ?
08:38Alors, moi, je vous demande si quel est le vôtre.
08:4010, mais de toute façon, effectivement, c'est d'orienter,
08:42et même pour les clients comme pour nous, en termes de gestion,
08:45c'est d'orienter vers le scénario qui prévoit à l'heure actuelle.
08:48Et à l'heure actuelle, on se trouve avec une prévision
08:51qui est un peu plus pessimiste que celle du FMI.
08:53Le FMI, c'est globalement 3,1%,
08:55ce qui est plutôt une bonne nouvelle.
08:56C'est plutôt une bonne nouvelle.
08:57C'est plutôt une bonne nouvelle.
08:58Nous, on travaillera sur quelque chose qui est juste en dessous de 3%,
09:012,7, 2,8%.
09:02Pourquoi ?
09:03Parce que, notamment, effectivement, je remercie un Wilfried là-dessus,
09:07la zone euro est certainement impactée.
09:10L'Asie, hors-dehors de la Chine,
09:11et la zone euro sont les plus impactées.
09:13Et les plus impactées, ça veut dire,
09:14ce sont eux qui vont voir le plus de reprises de l'inflation
09:18et de pertes de croissance.
09:19Et l'Allemagne, effectivement, est très exposée.
09:21Et après, on va trouver des pays dans l'Asie.
09:24On va trouver la Corée, Taïwan, même s'il y a de la techno,
09:27et la Malaisie, des pays comme ceci.
09:29On va s'en sortir, nous, Wilfried ?
09:32On va faire ce qu'on sait parfaitement faire
09:35dans notre beau continent, dans notre beau pays.
09:37C'est-à-dire, on va patauger lentement.
09:39Mais nous, par exemple, on va être à 0,5% en France ?
09:42Parce qu'on a un acquis de croissance, quand même.
09:44Alors, la France fait partie des pays qui sont les moins touchés,
09:49d'une certaine manière,
09:49parce qu'on est moins ouvert sur le commerce extérieur que l'Allemagne.
09:52mais on va probablement être en dessous de 0,8%, 0,7%.
09:57Donc, on sera un petit peu au-dessus de l'Allemagne,
09:59mais pas beaucoup plus.
10:00Le gouvernement a révisé de 1% à 0,9% en France.
10:03Pierre, quand je disais,
10:05on ne voit pas dans les résultats des entreprises,
10:06vous avez tiqué ?
10:07Oui, parce qu'en fait,
10:09dans ce genre de situation,
10:11il y a plusieurs secteurs qui sont concernés en première ligne.
10:14C'est bien évidemment la consommation discrétionnaire,
10:16également l'immobilier, la construction neuve, par exemple.
10:20Donc là, sur la consommation discrétionnaire,
10:21on a eu des résultats récemment qui ont prouvé ça.
10:24Donc, on a eu LVMH, Hermès,
10:26Hermès moins 10, le jour de la publication.
10:29Et ils disent que oui, le Moyen-Orient,
10:31si je prends le cas de LVMH,
10:32enlève déjà 1% de croissance.
10:34Donc, pour l'instant, c'est vraiment,
10:36le conflit est très récent.
10:37C'est ça.
10:38Mais c'est déjà 1%.
10:39Donc, maintenant, si ça dure,
10:40ça peut être 2, 3, 4.
10:42Et là, ça peut...
10:43Donc, la consommation discrétionnaire,
10:45ils sont vraiment en première ligne.
10:46Et là, on voit déjà l'impact.
10:48Vous ressentez la même chose ?
10:50Virginie ?
10:51Oui, effectivement.
10:51Les sociétés de luxe, pour le moment,
10:53on n'est qu'au début des publications.
10:54Donc, on ne peut pas conclure.
10:55C'est trop récent.
10:58Aux Etats-Unis, il n'y a pas vraiment...
11:01Encore là aussi, on est encore au début.
11:02Mais enfin, bon,
11:03pour discuter pas mal avec les compagnies,
11:06c'est relax.
11:07Oui, c'est ça.
11:08Ils ne sont pas du tout de panique,
11:09même dans leurs prévisions.
11:11Oui, non.
11:12Il n'y a pas de remise en cause.
11:14Il n'y a pas de self-warning.
11:16Évidemment, on a eu la période...
11:18Alors, eux, c'est plutôt sur la supply chain.
11:20Bien sûr.
11:20C'est les risques d'approvisionnement.
11:22Et après, les effets prix,
11:24c'est souvent les industries.
11:25Vraiment, c'est très...
11:26Il y a les effets volume, prix, etc.
11:28Mais sur la supply chain,
11:29ils ont énormément appris...
11:32Supply chain, c'est les chaises d'approvisionnement.
11:33Oui, voilà.
11:34Après la pandémie,
11:35donc ils se sont quand même
11:36beaucoup plus diversifiés.
11:37Ils sont dans une situation...
11:40Ils ont eu tellement de crises
11:41qu'ils se sont adaptées.
11:42Exactement.
11:42Ils s'adaptent.
11:43Ils ont cette facilité d'adaptation
11:44qui est plus importante.
11:46Allez, on va se faire peur.
11:47Faut-il avoir peur de la guerre ?
11:51Comme le chante Léonard Cohen,
11:53Everybody knows,
11:54tout le monde le sait,
11:55le monde est surendetté.
11:56Le FMI prévoit que la dette
11:58atteindra 100% du PIB mondial
11:59deux ans plus tôt que prévu.
12:01Est-ce que ça veut dire
12:02qu'on n'a plus les moyens
12:04de faire des plans de relance,
12:06cher à nos derniers gouvernements français ?
12:08Et est-ce qu'on peut continuer
12:09à vivre avec une dette galopante
12:11ou est-ce que c'est en train
12:13de flinguer de façon définitive
12:14les perspectives de croissance ?
12:16Alors, la nouveauté
12:18dans cet environnement
12:19tel qu'il est décrit
12:20effectivement par les perspectives
12:21qui vont jusqu'au-delà de 2030
12:25pour le FMI,
12:26décrites par le FMI.
12:27Et quand on regarde
12:28la dette des pays développés,
12:29la dette française,
12:30on sait très bien
12:30que la trajectoire est haussière,
12:32120%, etc.
12:33Et on va continuer
12:33tant qu'on n'a pas
12:34effectivement de réduction
12:35de ce qu'on appelle
12:36le déficit primaire,
12:37c'est-à-dire la dépense
12:38en fait publique avant,
12:40l'ensemble de la dépense publique
12:41avant la charge d'intérêt.
12:43Et bien, tant qu'on n'a pas
12:44en fait de cette réduction-là,
12:46on a effectivement
12:46une mécanique de la dette
12:48qui continue encore à monter
12:50plus ou moins vite,
12:50mais qui continue à monter.
12:51La nouveauté que je trouve
12:52quand on regarde effectivement
12:53le panorama proposé
12:55par le FMI,
12:57c'est la montée significative
12:59des pays émergents
13:00en termes de dette.
13:01Ils ne sont pas encore à 100%.
13:02Nous, les pays développés
13:03ont largement dépassé,
13:05sauf la Suisse,
13:06ont largement dépassé les 100%.
13:07Sauf la Allemagne aussi.
13:08Un petit peu.
13:09Ça monte.
13:10ça monte à 70%.
13:11D'accord.
13:12Presque 70%.
13:12Et le Luxembourg.
13:14Et le Luxembourg,
13:15effectivement.
13:16Vous ne verrez jamais un Suisse
13:17parler du Luxembourg
13:17s'ils sont concurrents.
13:19C'est pour ça que j'aime bien
13:20le...
13:20Vous avez taquiné.
13:21Vous avez raison.
13:22Et alors, la nouveauté,
13:23c'est qu'effectivement,
13:24on a un accroissement
13:25qui est significatif.
13:27On est dans les 80-90%
13:29sur la dette
13:30des pays émergents.
13:30Alors après,
13:31quand on regarde...
13:32Vous mettez la Chine dedans ?
13:33Oui, on inclut la Chine.
13:34Si vous enlevez la Chine,
13:35c'est assez stable.
13:36C'est beaucoup plus stable.
13:38Donc, effectivement,
13:38c'est la Chine.
13:39Alors après,
13:40c'est le mystiquerie de la dette,
13:41c'est-à-dire où est-ce
13:41que se cache un peu
13:42comme le Bonto,
13:43où est-ce que se cache la dette ?
13:44Est-ce qu'elle est dans les ménages ?
13:45Est-ce qu'elle est dans les entreprises ?
13:46Est-ce qu'elle est dans le secteur public ?
13:47Et malheureusement,
13:48et c'est là la grande différence
13:49de toutes les crises passées,
13:50c'est que les bilans privés
13:52sont plutôt sains.
13:53Il n'y a pas trop de problèmes
13:54du côté des ménages,
13:55pas trop de problèmes
13:57du côté des entreprises.
13:58S'il y a des problèmes,
13:59c'est le financement,
14:00ce n'est pas la dette
14:01ou du moins,
14:01ce n'est pas le bilan.
14:02Le problème,
14:03c'est effectivement,
14:03c'est la marge de manœuvre
14:05dans les pays,
14:06la dette publique
14:07et les pays développés.
14:08Le gros problème
14:09que l'on voit
14:09quand on regarde
14:10une projection là aussi
14:11qui n'est pas celle du FMI
14:12qui est celle de la Commission européenne
14:13sur les cinq prochaines années
14:15au-delà de 2030,
14:17eh bien,
14:17le gros problème
14:19qui va falloir maîtriser les chiffres,
14:21c'est la charge de la dette.
14:23On est maintenant
14:24entre 2 et 2,5
14:25donc de charge de la dette
14:28d'intérêt payé
14:28par rapport au PIB français.
14:32Cette métrique-là
14:33peut monter jusqu'à 5% du PIB.
14:355% du PIB,
14:36c'est énorme.
14:37Ça veut dire que
14:38plus les taux montent,
14:39eh bien,
14:39plus la charge de la dette
14:40augmente la dette.
14:41Et là,
14:41on rentre dans une mécanique.
14:42C'est pour ça que...
14:43On y est déjà un peu.
14:44On est déjà un peu
14:45dans cette...
14:47On risque.
14:47Là, je parle de la France.
14:48Il y a des pays
14:49qui sont très vulnérables.
14:50La Belgique va certainement
14:52être révisée
14:53en termes de notation
14:54des agences.
14:55L'Italie n'est pas bien positionnée.
14:57Elle a bénéficié des aides
14:57mais les années à venir
14:59vont être difficiles.
15:00Et effectivement,
15:01si on a des taux d'intérêt
15:02qui montent plus vite
15:03que la croissance réelle,
15:05là, on est dans une mécanique
15:06qui est dangereuse.
15:06On n'a pas de croissance réelle,
15:07on montra toujours
15:07des taux d'intérêt
15:08qui sont supérieurs.
15:10Est-ce que, justement,
15:11ce n'est pas ça qui limite...
15:13On a vu le gouvernement
15:14peiner à distribuer de l'argent.
15:16Lui qui est si prompt
15:16à distribuer des chèques
15:18avec le quoi qu'il en coûte.
15:19Est-ce que c'est la fin
15:20du quoi qu'il en coûte
15:20grâce au poids de la dette ?
15:22Je pense que c'est effectivement
15:25le début,
15:26heureusement,
15:26d'une certaine prise de conscience.
15:28Le fait que,
15:29quand on dit
15:30quand les bandes sont franchies,
15:31il n'y a plus de limites,
15:31mais effectivement,
15:32on a ce sujet-là.
15:35Enfin,
15:35ce n'est même pas
15:35une prise de conscience,
15:36c'est juste qu'on est contraint.
15:40Ça y est,
15:40enfin.
15:41Je pense que c'est d'abord
15:42et avant tout
15:43la prise de conscience
15:43parce que lever de la dette,
15:45aujourd'hui,
15:45ne pose pas encore
15:47de problème.
15:48Mais effectivement,
15:49on a quand même
15:50des signaux d'alerte
15:51sur une hausse de taux
15:55qui reste quand même
15:55très gérable,
15:56mais qui montre
15:57qu'en fait,
15:57on ne peut pas faire
15:57n'importe quoi.
15:58Ce qu'il faut bien comprendre,
16:00c'est qu'une dette plus élevée,
16:02en langage financier,
16:03on appelle ça,
16:04on charge le bilan.
16:05Et il faut bien comprendre
16:06ce que ça veut dire
16:07en termes de la vie
16:10de tous les jours.
16:10Quand vous avez un véhicule
16:11qui est trop chargé,
16:12il est moins manœuvrant.
16:13Et c'est exactement
16:14ce qui se passe
16:15dans l'économie mondiale
16:16et dans les économies
16:17qui sont trop endettées.
16:18C'est-à-dire,
16:18ce n'est pas dangereux en soi.
16:20Ça veut dire
16:21que vous êtes moins manœuvrant,
16:22vous êtes moins agile.
16:23Et quand vous avez un problème,
16:24en fait, derrière,
16:25vous pouvez aller verser
16:26dans le fossé assez vite.
16:27Donc, il faut piloter
16:28avec beaucoup plus
16:29de prudence.
16:31Et on le voit.
16:32Exactement.
16:32C'est ce qu'on commence à voir.
16:34Et après,
16:34il faut aller dans le détail
16:35de la dette.
16:36Ce n'est pas parce que la dette
16:38dans son ensemble
16:39est importante
16:39que ça pose problème.
16:40En France,
16:41ce qui pose problème,
16:42c'est la dette sociale.
16:43C'est ça le problème.
16:44Donc, il faut aller effectivement
16:45un peu dans le détail
16:46pour savoir
16:46où est-ce qu'on a mis la dette.
16:47Est-ce que le véhicule
16:48est suffisamment bien équilibré
16:49pour pouvoir travailler là-dessus ?
16:50On est des vieux routiers.
16:52La baisse des dépenses publiques,
16:54quand on voit
16:55que le gouvernement
16:55annonce un déficit
16:57à 5%
16:58contre 5,1%
16:59et qu'on sera encore
17:00avec un record
17:01par rapport à la zone euro,
17:02c'est...
17:02On sait qu'on ne peut le faire
17:05que dans le cadre
17:06d'élections
17:07qui donnent
17:08une légitimité très forte
17:09parce que politiquement,
17:11c'est extrêmement difficile
17:12de taper ces dépenses-là.
17:13Pourquoi ?
17:14Parce qu'essentiellement,
17:15ce sont des dépenses sociales.
17:16Donc, tous les Français
17:17en bénéficient.
17:17On a eu des gouvernements
17:18qui ont eu des majorités,
17:19ils n'ont rien fait.
17:20À commencer par celui de Macron
17:21et les précédents, d'ailleurs.
17:23Mais les chiffres
17:23n'étaient pas
17:24ce qu'ils sont aujourd'hui.
17:25Et donc,
17:25entre le ralentissement
17:27de la croissance,
17:27le choc de la guerre
17:28et les chiffres de la dette,
17:29il y a effectivement
17:30une prise de conscience
17:31qui, si on a la légitimité politique,
17:33peut, je l'espère,
17:34au moins sur la partie
17:34des dépenses sociales,
17:35conduire à des plans d'action.
17:36J'espère.
17:37Si on essaie un peu
17:39de faire un exercice
17:40de prévision
17:40de ce qui va se passer,
17:41parce que c'est vrai
17:42que ça paraît insoutenable.
17:43Insoutenable.
17:43Voilà.
17:44Donc, dans l'histoire,
17:45il y a eu des cas
17:47assez fulgurants
17:47de redressement
17:49d'un pays comme ça,
17:50de l'endettement.
17:50Donc, le plus récent,
17:51c'est le Portugal.
17:52Mais avant cela,
17:53il y a eu aussi,
17:53par exemple,
17:55sous Schröder,
17:56l'Allemagne,
17:56ou bien aussi
17:57sous le gouvernement chrétien
17:59au Canada
17:59dans les années 90.
18:01Et là,
18:01ça a été
18:01de retournements spectaculaires.
18:03Mais sous contrainte,
18:04Pierre,
18:05vous oubliez de le dire.
18:06Ils étaient au bord du gouffre.
18:08Nous, le problème,
18:08c'est qu'on a l'euro
18:09et l'Allemagne.
18:10Mais là,
18:10c'est là où je reviens
18:11à Wifried.
18:12C'est qu'avant de faire ça,
18:13comme il y a des sacrifices
18:14à faire,
18:14il faut un consensus national.
18:16On ne fait pas
18:16une restructuration
18:17de la dette
18:18contre l'opinion,
18:19contre le public.
18:19Il faut que les gens
18:20le veuillent,
18:21le souhaitent
18:23et pensent
18:23que l'austérité
18:24est moins grave
18:25que le risque de dette.
18:26Une fois qu'on a
18:27ce consensus national,
18:28dans les trois cas
18:29que je viens de citer,
18:30c'était le cas,
18:31la première étape,
18:32c'est de faire
18:32des réformes structurelles.
18:33En France,
18:34la réforme structurelle,
18:35comme tu viens de le dire,
18:36c'est la dette sociale.
18:38Donc,
18:38le sacrifice,
18:39il est là.
18:39Mais le problème,
18:40c'est que ça va toucher
18:41principalement
18:43les ménages fragiles.
18:44Et donc,
18:44c'est pour ça
18:45que la gauche,
18:45dans notre pays,
18:46est complètement contre
18:47une référence
18:47à augmenter les impôts.
18:48Donc,
18:48le débat,
18:49il est là.
18:49Est-ce qu'on augmente
18:50les impôts ?
18:50Est-ce qu'on diminue
18:51la dette sociale ?
18:52Et dernier point,
18:53avant de laisser la parole,
19:00c'est comme l'État
19:01ne peut plus investir
19:02face aux défis colossaux
19:04que nous attend,
19:04c'est l'épargne publique,
19:06l'épargne du grand public
19:07qui a le pouvoir
19:08de changer la donne.
19:09Si on a les moyens
19:10d'épargner.
19:10Donc,
19:10c'est là que l'épargne publique
19:13rentre en action,
19:15pour moi.
19:15Patrice disait
19:16que du côté des entreprises,
19:18la situation de la dette
19:19était plutôt assez bonne
19:20et que c'est plutôt
19:20l'inquiétude,
19:21c'est les États.
19:22Vous,
19:22dans les bilans
19:23des entreprises aujourd'hui,
19:24quand vous regardez
19:25les boîtes,
19:25par exemple,
19:26les boîtes américaines,
19:27notamment de la tech,
19:28même si elles en prennent
19:28beaucoup pour financer
19:30l'infrastructure,
19:31aujourd'hui,
19:32il n'y a pas de souci,
19:33elles sont cash rich,
19:34il n'y a pas de souci du tout.
19:35Il n'y a pas de souci.
19:36D'ailleurs,
19:36on voit moins
19:36chez les gérants
19:37la notion de la dette.
19:38Il faut comprendre
19:39que la dette
19:40n'est pas un gros mot
19:41et que dans les entreprises,
19:43la dette est là
19:44pour encourager la croissance.
19:46Le problème,
19:47c'est que nous,
19:47au niveau public,
19:49on est passé dans un monde
19:50où ça n'encourage plus
19:51la croissance.
19:52C'est juste,
19:52on l'a dit,
19:53ça contraint.
19:54Et quelque part,
19:55ça contraint la croissance.
19:56Et c'est ça le problème.
19:58Donc,
19:59ce n'est pas du tout
20:00la même équation.
20:01gérant,
20:02j'ai l'impression
20:03que depuis quelques mois
20:04ou quelques années,
20:05d'ailleurs,
20:05le sujet de la dette
20:06n'est plus un vrai sujet.
20:07On a l'impression
20:08qu'en France,
20:10il se traduit par plus d'impôts.
20:11Et donc,
20:11notamment,
20:11l'impôt...
20:12Non, mais je parlais
20:12même pour les entreprises.
20:14Il n'y a pas de sujet
20:15de sur-endettement
20:16des entreprises.
20:17Non, pas pour les entreprises.
20:18Pas pour les entreprises.
20:19Pour l'État, oui.
20:20Bien sûr.
20:21Si l'État est endetté,
20:22il impose des entreprises.
20:23Et c'est ce qui se passe
20:24en France, par exemple.
20:25Allez, je voudrais revenir
20:25quand même au chiffre
20:26de la semaine
20:27parce que, Patrice,
20:28l'élément essentiel,
20:29c'est quand même
20:29le cours du pétrole.
20:32Justement,
20:32est-ce que...
20:33J'ai des questions.
20:34Bon, il a baissé,
20:34évidemment,
20:35mais on est en très forte hausse
20:36depuis la guerre en Iran.
20:37On est autour de 90 dollars
20:38sur le pétrole brut.
20:40Wilfried,
20:41est-ce que le pétrole,
20:42c'est toujours...
20:42Le cours du pétrole,
20:43c'est toujours aussi important
20:44pour l'économie internationale ?
20:46On n'est plus en 70,
20:48dans les années 70,
20:49quand même.
20:49Alors, ça l'est moins,
20:50mais ça reste toujours
20:51extrêmement important.
20:52C'est effectivement
20:52beaucoup moins critique
20:55que ça y était
20:57il y a 30 ou 40 ans.
20:59Néanmoins,
20:59ça reste,
21:00en particulier par ces dérivés
21:02du pétrole,
21:03un élément extrêmement important.
21:04On le voit aujourd'hui,
21:05par exemple,
21:05en Chine,
21:06on a une augmentation
21:07des dérivés,
21:08du prix des dérivés du pétrole,
21:09comme le méthylène,
21:11comme un certain nombre
21:11de plastique,
21:12qui posent énormément de sujets,
21:13y compris à la chaîne
21:14de valeur chinoise.
21:15On dit toujours
21:15les Chinois sont
21:16les grands gagnants.
21:16Pas du tout, en fait.
21:17On a énormément
21:18de problèmes là-dessus.
21:20Et donc, effectivement,
21:21on a sur ces dérivés du pétrole,
21:23pas tellement sur le pétrole
21:24les mêmes,
21:24mais sur les dérivés du pétrole,
21:25un certain nombre de sujets.
21:26Et on le voit,
21:27on peut avoir des pénuries,
21:28on commence à en avoir
21:29sur le kérosène, par exemple.
21:30Mais on nous dit
21:31le renouvelable,
21:32le nucléaire en France,
21:33tous ces sujets-là.
21:34En fait,
21:35tout n'est pas substituable.
21:36En fait,
21:36le sujet d'aujourd'hui,
21:38c'est à la fois
21:38un sujet de prix,
21:39on en parle beaucoup,
21:40mais ça peut être
21:41à la fin
21:42un sujet de quantité.
21:44Comment est-ce que
21:44l'économie
21:45peut s'ajuster
21:45à des chocs
21:46de non-disponibilité ?
21:48Et ça, en fait,
21:49on ne l'a pas connu.
21:49Aujourd'hui,
21:50pourquoi est-ce que
21:50les marchés restent
21:51relativement calmes ?
21:51On l'a connu quand même
21:52avec la guerre en Ukraine.
21:53On s'est adapté
21:54à un choc d'offre.
21:55En tout cas,
21:56il y a eu un choc d'offre
21:57sur la partie gaz,
21:59mais ça n'était pas
22:00au moment
22:00où les pays
22:03en avaient le plus besoin.
22:04On avait du temps
22:04pour se retourner.
22:05Là,
22:06si ça arrive,
22:07par exemple,
22:07d'ici deux mois,
22:08vous n'avez plus de kérosène
22:09dans beaucoup
22:09d'aéroports européens,
22:15il y aura moins de vols.
22:16Effectivement,
22:18on émettra moins de CO2.
22:19On émettra moins de vols électriques
22:19en batterie,
22:20mon cher Marc.
22:23Patrice,
22:24j'étais intéressé
22:25par le rapport
22:26de l'Agence internationale
22:30d'énergie
22:30qui dit
22:30que le problème,
22:31ce n'est pas totalement l'offre,
22:32ça va être aussi la demande.
22:33C'est-à-dire que,
22:34pour revenir à ce que disait
22:35Wilfried au début,
22:36avant la crise en Iran,
22:37il y avait déjà
22:38un ralentissement économique
22:39et des perspectives
22:40de demande de pétrole
22:41qui n'étaient pas très roses.
22:43Et là,
22:43c'est encore pire.
22:44Oui,
22:45c'est l'effet hausse de prix
22:47qui réduit la demande
22:48et qui va inciter,
22:49on le voit bien,
22:50là,
22:51c'est au niveau
22:52de la microéconomie,
22:52inciter les consommateurs
22:53à aller encore
22:54peut-être un peu plus vite
22:55vers d'autres moyens
22:57de déplacement,
22:59l'électrique,
22:59le collectif,
23:00le train,
23:00par rapport à la voiture particulière.
23:02Et puis,
23:02d'inciter les États,
23:04et c'est ce que disait Wilfried,
23:05et ça,
23:05c'est vraiment stratégique,
23:07ça l'était juste avant la crise,
23:08ça l'est encore plus,
23:09encore plus.
23:09Si vous citez Wilfried à chaque fois,
23:11il a déjà un melon comme ça.
23:12Mais parce qu'il a raison.
23:13C'est déjà une star,
23:14on ne va plus pouvoir
23:15le faire rentrer dans le...
23:16J'ai un tel exemple
23:17devant les deux.
23:18C'est ça,
23:18je reste très loin.
23:20Voilà,
23:20ça a tourné.
23:21Ça y est,
23:22c'est bon,
23:22ça revient.
23:23Donc,
23:23c'est la sécurité
23:24des approvisionnements,
23:26quel qu'il soit,
23:26que ce soit en gaz,
23:28que ce soit en produits
23:30rentrants pour les fertilisers,
23:32etc.,
23:32puisque c'est tout ce qu'il y a
23:34derrière,
23:34effectivement,
23:35donc le pétrole.
23:36Et là,
23:36ça remet en lumière
23:39et vraiment sous le projecteur,
23:40le mix énergétique
23:42de chaque pays.
23:42C'est-à-dire,
23:43tous les choix qui ont été faits,
23:44le nucléaire en France,
23:45l'abandon du nucléaire,
23:47la reprise du nucléaire,
23:48le charbon en Allemagne,
23:50le charbon en Chine,
23:52eh bien,
23:52tout ça s'est mis sur le front
23:54en disant,
23:55qu'est-ce qu'on en fait ?
23:56Et qu'est-ce qu'on en fait,
23:57non seulement pour passer
23:58cette crise énergétique,
24:00mais ce qu'on en fait
24:00pour la génération suivante.
24:02Et quand un client vient vous voir
24:04en vous disant,
24:05vous,
24:05qu'est-ce que vous prévoyez
24:06sur le pétrole,
24:07vous lui dites quoi ?
24:08100.
24:09D'accord,
24:10moi je prévois 50.
24:11Et William ?
24:13Wilfried,
24:13mais c'est pas grave.
24:14Wilfried,
24:14c'est pas grave.
24:19Il fallait que je fasse une erreur.
24:23Je pense que le prix d'aujourd'hui,
24:25c'est entre 80 et 90,
24:27c'est mon scénario central.
24:27Non, mais aujourd'hui,
24:28oui,
24:28mais je veux dire,
24:29vous prévoyez quoi
24:30d'ici la fin de l'année ?
24:31Entre 80 et 90.
24:32Ah oui,
24:32alors moi je prévois
24:33entre 60 et 70.
24:34Alors on verra,
24:35on se retrouvera.
24:35Je vais une émission
24:36avec vous,
24:36une seconde.
24:37Une seconde pour dire
24:38que c'est quand même
24:39un très investissement.
24:41C'est qu'on n'a pas prévu,
24:42on ne prévoit pas,
24:42on n'apprend pas du passé
24:43et qu'on n'a pas investi
24:45même sur les gaz de schiste,
24:46il n'y a pas cette flexibilité.
24:47Les entreprises ont appris du passé.
24:49Les entreprises,
24:50mais bon alors,
24:52je ne sais pas là
24:52si on parle de l'OPEP+,
24:53etc.
24:54Mais on n'a pas investi
24:55donc on ne peut pas réagir
24:56et c'est là où il y a
24:57les bottlenecks
24:58et il faudrait qu'on apprenne
25:00à réagir.
25:01Comme les entreprises,
25:02on se retrouve
25:02en deuxième partie de l'émission
25:03pour parler de la bourse,
25:04on parle des déplacements
25:05de la semaine
25:05pour savoir
25:06qui est le top 3 des gérants.
25:08Je sens que Pierre
25:09est très nerveux
25:09et les actions
25:10acheter ou vendre.
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