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  • il y a 6 semaines
Ce vendredi 11 septembre, Anna Boata, directrice de la recherche macroéconomique d'Allianz Trade, Sébastien Lalevée, directeur général de Montpensier Arbevel, Léa Dunand-Chatellet, directrice générale de Mirova, et Emmanuel Lechypre, éditorialiste BFM Business, étaient les invités dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00Oui je sais, le niveau de nos élèves s'est effondré, d'ailleurs comme notre économie et je pense que
00:04c'est lié,
00:04mais moi j'ai trois bonnes raisons, trois bonnes nouvelles pour vous, c'est votre argent, c'est votre week
00:09-end et c'est une émission exceptionnelle.
00:11Exceptionnelle, pourquoi allez-vous me dire ? Parce qu'on va faire le point sur les événements économiques et financiers
00:15de la semaine au sommaire aujourd'hui.
00:17Ça va être chaud, le mois de la semaine, évidemment c'est la dette, le chiffre de la semaine, dramatique,
00:22la nouvelle prévision de croissance pour la France de l'INSEE, 0,4%, je suis même pas sûr qu'on
00:27y arrive,
00:27le parti pris de la semaine, oui, la BCE s'est encore trompée pour la deuxième fois.
00:31En deuxième partie de l'émission, où va la bourse et le CAC ? Dans ce contexte, la question d
00:35'argent,
00:36quel est le placement de la semaine qu'on vous recommande ? Le top ou le flop de la semaine
00:39?
00:40Le top 3 des gérants, les actions à acheter ou vendre, mais pour une émission exceptionnelle.
00:45Il faut des invités exceptionnels, j'ai donc le plaisir de vous présenter nos Jedi de l'économie et de
00:50la finance.
00:50Elle m'explique surtout, avec talent, tous les mécanismes de l'économie.
00:54Anna Boata, c'est bien ce que vous faites, j'arrive à comprendre, directrice de la recherche macroéconomique d'Allianz
01:00Trade,
01:01comment ça va ? Ça va, ça va. Mieux que la France ? Mieux que la France, il y a
01:05du travail en tout cas, comme pour la France.
01:06Comme pour la France, ouais mais le problème c'est qu'on n'a personne pour le faire.
01:09Il co-dirige une des plus belles success stories de la gestion en France, Sébastien Ladevé, comment ça va ?
01:14Très bien. Je rappelle que vous êtes directeur général de Montpensier-Herbevel, comment va la maison de Montpensier-Herbevel ?
01:19En croissance. En croissance, il faut. Pas comme la France.
01:23Qui n'avance pas recul. Pas oui, comme la France.
01:26Elle continue sa progression fulgurante, vous l'avez connue, elle venait ici, elle nous faisait les cafés.
01:33Après elle nous vendait quelques trucs, bacs moins écolo.
01:37Après elle nous a parlé de trucs, elle venait en verre, parlait de fond, je ne sais pas, on ne
01:41se rappelle même pas.
01:43Après elle est venue gérante et patronne de gérante.
01:46Et là maintenant carrément, la voilà qui devient directrice générale de Mirova.
01:52Ce n'est pas un n'importe quoi. Léa Dunant-Châtelet, bravo d'abord.
01:56Merci.
01:57Donc c'est une très belle boîte, 40 milliards d'actifs, 300 personnes, bravo.
02:01Oui, j'ai changé de maison mais pas d'ambition.
02:04C'est quoi Mirova, vous nous dites deux mots ?
02:06Bien sûr, Mirova, c'est donc un des affiliés du groupe Natexis Investment Manager, dans le sein des groupes BPCE,
02:12et qui est spécialisé dans la finance durable, qui est mon domaine d'expertise depuis toujours.
02:17Ça existe toujours ça ?
02:18Évidemment, et ça va même rebondir.
02:20Et donc qui est spécialisé sur deux types de gestion, des gestions listées classiques, qu'on connaît, Axie Obligation,
02:24et aussi non listées, les infrastructures de transition énergétique.
02:28Bravo, en tout cas on est très contents pour vous, et très fiers de savoir qu'on vous a vu
02:31démarrer, tout jeune.
02:33Elle était en short, vous vous rappelez.
02:36Elle venait avec ses petites baskets, elle sortait de l'école, elle venait avec son cartable.
02:40Elle venait en vélo à l'époque.
02:41Elle venait en vélo à l'époque, ouais.
02:43Maintenant la chauffeur, mais en voiture électrique.
02:46Je débat avec lui tous les vendredis matins, et je me demande à chaque fois comment on peut être aussi
02:51compétent,
02:53aussi sympathique, mais avoir autant de mauvaise foi, notre ami Emmanuel Lechy.
02:57Bonjour.
02:57C'est toujours un plaisir.
02:59Partagé, Marc.
03:00C'est sympa ce truc du vendredi là.
03:01On va essayer de monter un peu en puissance, et d'agiter un peu tout ça.
03:05Allez, on démarre tout de suite avec, ouais, la dette.
03:10Ouais, j'ai cherché une musique, et en pensant à la dette, j'ai pensé au Titanic, vous avez compris.
03:15Le monde sombre sous la dette.
03:18En tête, les Etats-Unis, évidemment, vous avez vu ce chiffre, on en a parlé la semaine dernière, de 40
03:21000 milliards.
03:22Mais nous ne sommes pas mal non plus avec notre dette qui s'envole mois après mois.
03:26Alors, quand les taux d'intérêt étaient à zéro ou négatif, c'était sympa, plus on avait de dettes, plus
03:30on gagnait d'argent, parce que les taux d'intérêt étaient négatifs.
03:32Sauf qu'il s'est passé un petit truc, c'est que les taux d'intérêt, on va en parler
03:36très largement dans la deuxième partie de l'émission, en parlant des marchés, ont tout simplement explosé.
03:41Puisqu'on arrive quasiment à 5% sur le taux de référence, le taux 10 ans américain.
03:49Revenons à la base, j'aime bien faire ça avec vous, Anna, l'endettement massif au niveau mondial, dans toutes
03:56les économies développées.
03:57C'est à quel impact sur l'économie ?
04:00Tout simplement, en fait, ça réduit la marge de manœuvre d'un Etat pour faire de la dépense essentielle.
04:06Par exemple, on peut penser aux dépenses dans l'éducation, dans la santé, dans tout ce qui est protection sociale,
04:12puisqu'on le voit même en France, la question se pose sur la réallocation de la dépense.
04:17Et aussi, ça réduit la marge de manœuvre future si jamais on rentre dans un cycle défavorable, par exemple une
04:23récession.
04:24Puisqu'aujourd'hui, on le voit, en fait, c'est une dette qui était déjà là auparavant, avant 2019,
04:29mais qui s'est amplifiée avec la crise du Covid, avec le début de la guerre en Ukraine,
04:34et avec tous les aides qu'on a pu donner, surtout aux agents privés, puisqu'il ne faut quand même
04:39pas oublier,
04:40les ménages et les entreprises dans le monde, et surtout en Europe, ont quand même été bien soutenus pendant ces
04:45deux chocs.
04:46Ça n'a pas été le cas sur les deux dernières années, parce qu'on a commencé à resserrer les
04:50vis,
04:50et on a eu aussi la hausse des taux, donc ce qui a un petit peu changé un peu les
04:54équilibres.
04:55Mais si vous voulez, en économie, on regarde les balances des soldes, des capacités de financement ou d'imprunts par
05:02agent économique.
05:03Donc il y a les ménages, il y a les entreprises non financières, les entreprises financières et l'État.
05:07Et en fait, si vous voulez, les cours, c'est quand même assez parlant, parce qu'on accuse souvent l
05:12'État,
05:12mais en fait, in fine, il faut regarder où est l'argent, puisque l'argent est quelque part.
05:16Et donc les ménages, ce sont ceux qui ont le plus aujourd'hui, en excédent,
05:20donc 157 milliards sur un an en France, alors que l'État, c'est celui qui est le plus déficitaire.
05:26Les entreprises non financières ont aussi encaissé, bien sûr, des subventions, des aides,
05:31mais ça s'est arrêté depuis à peu près deux, trois trimestres, où ils sont déficitaires.
05:36D'accord. Là, vous parlez en France.
05:38En France, mais c'est un peu le cas partout. D'ailleurs, même aux États-Unis, c'est la même
05:41chose.
05:41J'ai une question. Bon, on va reparler de la France avec Emmanuel,
05:44et tout à l'heure, on va parler de la croissance française,
05:46mais aux États-Unis, ça marche bien, il y a de la croissance.
05:51Pourquoi la dette augmente ? C'est ça qu'on n'arrive pas à comprendre.
05:53On comprend que la dette augmente, j'ai compris ce que vous avez dit,
05:55le Covid, les difficultés, des plans d'aide, mais là, ça tourne.
05:59Pourquoi la dette augmente ?
06:00Tout simplement parce que la dette, c'est quelque chose qui augmente
06:04avec ton déficit public. Donc, si tu es un État qui dépense plus
06:08que ce qu'il puisse encaisser, forcément, si ton déficit augmente chaque année,
06:12et en fait, aux États-Unis, on a un 7,5% du PIB...
06:16C'est ça. Malgré une croissance économique qui fonctionne relativement bien.
06:20En fait, la croissance économique n'est pas assez forte.
06:21La croissance économique, elle vient en partie du creusement des déficits,
06:27puisqu'en fait, les États-Unis ont quand même fait l'équivalent
06:29d'une relance budgétaire massive.
06:32Donc, c'est pour ça que ça a un impact sur...
06:34Oui, mais aujourd'hui, c'est l'IA aussi.
06:36Effectivement, mais aujourd'hui, les moteurs de croissance quand même
06:38aux États-Unis sont un peu différents.
06:39Aujourd'hui, il faut choisir entre financer l'IA ou financer la dette américaine.
06:44Au niveau mondial, cet endettement, ça nous plombe ?
06:46Alors, globalement, il n'y a aucun travail académique qui montre
06:52qu'il y a un niveau d'endettement, puisqu'on parle de l'endettement public,
06:56il n'y a aucun niveau de l'ail rouge oblique qui ait une frontière infranchissable
07:02pour la croissance.
07:03Il y a eu des vagues travaux dans les années 90, avec Rogoff notamment et Renard,
07:08mais bon, leurs travaux ont été un peu discrédités.
07:10Donc, globalement, on n'a pas de choses là-dessus.
07:12La deuxième chose qu'il faut regarder, et là, on peut peut-être un peu plus s'inquiéter,
07:15c'est quel est le rendement de cet endettement ?
07:17C'est-à-dire qu'au regard de cet endettement, combien vous mettez de nouveaux PIB créés ?
07:22Et là, effectivement, on a des choses qui sont un peu différentes
07:25selon les régions.
07:26C'est vrai qu'aux États-Unis, par exemple, vous avez une part de cet endettement investi
07:33qui est quand même assez spectaculaire.
07:35L'inquiétude pour un pays comme la France, c'est que si vous regardez depuis 30 ans,
07:41c'est très simple, l'augmentation des déficits, l'augmentation de la dette,
07:46pas un euro n'est allé dans des dépenses d'avenir.
07:49Pas un euro n'est allé à l'éducation.
07:51Donc vous dites, on a juste financé la consommation.
07:54On a juste financé notre système social.
07:57Et donc ça, c'est le problème aussi de l'Europe en général.
08:01Et puis, ce qu'il faut regarder aussi pour s'inquiéter de la dette ou pas,
08:05c'est ce qu'on appelle le taux d'intérêt apparent.
08:09Parce que c'est bien beau de s'inquiéter sur la dette qu'on émet aujourd'hui,
08:13mais ce qui compte, c'est quel est le taux moyen de notre dette.
08:17Et c'est vrai que ce qui est intéressant, c'est de voir que par exemple,
08:19en 1996, on était à plus de 6 %, c'est-à-dire que ça coûtait cher de s'endetter.
08:24On est tombé en 2020 à 1,5 %, et ça, c'était donc complètement indolore.
08:29Et là, on remonte progressivement, alors on est maintenant à plus de 2 %.
08:34Donc, c'est quelque chose qu'il faut surveiller et qui est pour le coup assez préoccupant.
08:39Moi, c'est ça que je regarde.
08:39Sébastien, ça vous inspire quoi ?
08:42Ça m'inspire quoi ?
08:43Ça m'inspire qu'en fait, déjà, il y a effectivement le problème que j'ai
08:47avec le débat actuel en France sur la dette,
08:49c'est qu'on cherche des moyens de la combler.
08:53Mais une fois encore, on réfléchit beaucoup à la façon dont on dépense l'argent.
08:58Il y a un déficit budgétaire de 5 % par an qui s'accumule.
09:01C'est pour ça que la dette augmente.
09:03Mais on se pose assez peu, comme l'a dit Emmanuel, sur le rendement de cette dépense.
09:09On commence à en parler, mais ça fait un petit moment que ça dure.
09:13Et c'est tout le sujet aussi, pour ceux qui nous écoutent et qui nous regardent,
09:17par rapport au fait de pouvoir supprimer cette espèce de foutaise,
09:21de dire qu'on va supprimer de la dette.
09:23Il ne faut pas oublier qu'il y a le stock de dette et le flux.
09:26Le flux, c'est 350 milliards par an de dette nouvelle qu'il faut refinancer.
09:33Donc, c'est soit du supplémentaire et du refinancement.
09:36Et bizarrement, c'est les mêmes personnes qui détiennent le stock
09:40que ceux qui pourraient accessoirement nous financer demain.
09:43C'est-à-dire que si vous dites, tiens, j'ai une mauvaise nouvelle,
09:46tu détenais 100 dettes, elle ne valent plus que 50.
09:50Eh bien, ils ne vont pas s'endetter.
09:52Tu ne vas pas t'endetter à 4 %, tu vas t'endetter à 10.
09:54C'est-à-dire qu'on va peut-être régler, entre guillemets, un peu le problème de stock,
09:57mais on ne réglera pas le problème de flux.
09:58C'est comme pour les retraites où on avait le problème de mathématiques.
10:01C'est-à-dire que quand tu dois refinancer 350 milliards par an,
10:04que ton taux, si tu coupes la dette, il monte de 10 %.
10:07Donc, ta dette, plutôt, t'endettes à 4, tu t'endettes à 14.
10:1010 % par an sur 350 milliards.
10:12C'est-à-dire que la première année, ce choix te coûte 35 milliards d'intérêts en plus.
10:1770 milliards, la deuxième année, parce que c'est cumulatif.
10:20Donc, en fait, ce que tu as économisé te revient en boomerang, fois 10.
10:25Béa, un mot ?
10:27Ce que disait Emmanuel est important, je pense, parce qu'en fait, notre...
10:31Pour une fois.
10:31Merci.
10:32Toujours à sa place, Emmanuel.
10:34Ce qui est important, c'est l'horizon, en fait, dans la remontée des taux.
10:37Et on va être, en fait, sur une vraie problématique, plutôt en 2030.
10:39Donc là, dans l'immédiat, ça n'a pas un effet très conséquent.
10:43D'ailleurs, on voit les agences de notation qui ont maintenu les ratings.
10:47Mais l'effet cumulatif, il va être vu à plein, s'il n'y a pas de correction, d'ici
10:52plutôt 3, 4 ans.
10:53On le voit déjà, on va en parler tout de suite, parce que c'est un des points d'Emmanuel
10:56sur la croissance française.
10:57On voit déjà que ça a un impact sur la croissance française.
10:59En tout cas, ce qui est sûr, c'est que dans cet équilibre budgétaire, qui est le fond du problème,
11:03on est plus dans une recherche, en France, malheureusement, de trouver des nouvelles recettes.
11:07Je pense à l'épargne salariale, cette annonce un peu brève,
11:09qui a été faite, plutôt qu'à, effectivement, trouver une sorte de productivité.
11:14Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que là où le monde a changé,
11:16c'est que sur la dette souveraine, donc la dette des États,
11:19il y a aujourd'hui une vraie concurrence.
11:21Sur où est-ce qu'on met l'argent ?
11:23Aux États-Unis, par exemple, les hyperscalers,
11:25c'est 30% des missions de dette investment grade.
11:28Il y a beaucoup d'emprunteurs, avec des gens qui ont des qualités de signature
11:33qui sont parfois meilleures que celles des États.
11:34Parce que je suis bavard, dans les pays émergents,
11:37les entreprises s'endettent à des taux moins élevés que l'État.
11:41En France, c'est le cas, l'exence a émis à 4,25.
11:44On est devenu un pays.
11:45Juste le vrai indicateur qu'il faut surveiller,
11:49rappelez-vous, c'est toujours cet arbitrage entre la croissance nominale,
11:54qui est donc en gros croissance potentielle plus inflation,
11:57et les niveaux des taux d'intérêt.
11:58Et on dit toujours que quand les taux d'intérêt deviennent supérieurs
12:01à ce taux de croissance nominale, on bascule de monde,
12:04on change de monde, puisque une unité de PIB ne suffit plus,
12:08finalement, à enrayer la hausse de l'endettement.
12:11Alors, on n'y est pas encore, parce que si on regarde...
12:13On n'y est pas, on n'est pas loin.
12:15Moi, je pense qu'il faut regarder...
12:16Alors, si vous regardez le taux d'emprunt instantané,
12:18aujourd'hui, on est à plus de 4%,
12:21alors que notre croissance nominale, c'est à peu près autour de 2,5-3.
12:26Si on regarde ce qu'on disait tout à l'heure,
12:28c'est-à-dire le taux apparent, on n'y est pas encore.
12:30Mais l'horizon de 2030 qui a été évoqué, on y sera bien avant.
12:35Alors, on passe justement au chiffre de la semaine,
12:38qui est tombé en fin de semaine,
12:40la prévision de l'INSEE de croissance pour 2026, 0,4%.
12:44Je suis malade, Dalida a raison.
12:46La France est à l'arrêt, complètement à l'arrêt.
12:49L'INSEE prévoit plus que 0,4% de croissance.
12:52Il y a une nouvelle, ça ce que j'ai trouvé assez terrible,
12:55nouvelle dégradation du chômage.
12:56On paye l'immobilisme depuis la dissolution,
13:01on paye l'immobilisme avant les élections,
13:03et on va payer bientôt le prix, vous l'avez dit,
13:06de la hausse des taux d'intérêt.
13:08J'ai trouvé intéressant, Emmanuel, ce que vous disiez,
13:10c'est qu'aujourd'hui, en plus,
13:13cette croissance, elle commence à marquer le coupable,
13:15parce qu'on n'a plus les moyens de l'alimenter avec du déficit.
13:18En fait, ce qui est vraiment nouveau dans le paysage,
13:23c'est qu'il faut remonter, sans doute,
13:26rappelez-vous les crises des années 92-93,
13:29c'est-à-dire crise européenne plus récession de 1993,
13:33il faut remonter à cette époque-là
13:35pour retrouver des marges de manœuvre budgétaire aussi faibles.
13:38Rappelez-vous que toutes les crises d'après,
13:40plus ça a été, plus on a eu d'interventions publiques.
13:43Si vous regardez la crise des années,
13:45la bulle Internet en 2000,
13:47la crise financière de 2007-2008,
13:49et je ne parle même pas du Covid,
13:51on a eu des interventions massives de l'État.
13:54Là, ce qu'on voit, c'est qu'on n'a pas
13:56de moyens d'intervention massives de l'État.
13:59C'est le sujet de la dette.
14:00Et là où c'est inquiétant, c'est qu'effectivement,
14:03peut-être que ça aurait été le moment,
14:04je pense notamment à la problématique
14:06des carburants et du pouvoir d'achat,
14:08de pouvoir faire un petit geste,
14:10alors qu'on ne va pas pouvoir le faire.
14:12Ce qui est très préoccupant
14:13en termes de climat social,
14:14je vous rappelle quand même
14:15que l'INSEE calcule un indicateur
14:18de pouvoir d'achat des hydrocarbures.
14:21Et quand vous regardez le niveau actuel,
14:24on est au plus bas niveau historique,
14:26et on est même 20%
14:29en dessous le niveau de la fin des années 70,
14:32quand on avait encaissé
14:33les deux chocs pétroliers.
14:35Donc là, on voit bien que cette problématique
14:37de l'absence de marge de manœuvre,
14:39elle est, alors on peut considérer
14:41que c'est bien ou que ce n'est pas bien,
14:42mais elle est problématique aujourd'hui
14:43par rapport aux marges de manœuvre
14:44qu'on a pour relancer la croissance,
14:46surtout si la BCE continue
14:47à faire n'importe quoi, Marc.
14:49Anna, est-ce qu'on peut dire
14:50qu'on ne sait plus en fait,
14:52en France,
14:53produire de croissance
14:54sans déficit budgétaire
14:56et aide de l'État ?
14:57Et donc, comme dit Emmanuel,
14:57à partir du moment où on n'a plus
14:59une marge de manœuvre
14:59en termes de déficit,
15:00on n'a plus de croissance ?
15:02C'est la France,
15:03mais c'est l'Europe en général.
15:05Après la France,
15:06il faut quand même regarder
15:07d'où vient cette morosité
15:09de la croissance.
15:09D'ailleurs, nous,
15:10on était à 0,5 depuis juin,
15:12dont le fait que le gouvernement
15:13révise aujourd'hui à 0,5...
15:15Mais on y sera à 0,4 ?
15:16On n'y arrivera ?
15:16Parce que je ne vois même pas
15:17où ils vont les trouver.
15:170,4, 0,5 ?
15:18Oui, bien sûr,
15:19parce qu'on est déjà
15:20à des effets de rapproche.
15:22Pourquoi ça ne peut pas être moins ?
15:23Ça peut être moins.
15:23Ça peut être moins, oui, c'est ça.
15:25Il ne faut pas oublier les exportations.
15:26Les exportations ont quand même
15:28été très dynamiques cette année.
15:29Il y a effectivement
15:30l'effet de la défense
15:33qui joue en faveur de la France.
15:35Mais ce qui est inquiétant,
15:36c'est effectivement tout ce qui est
15:37lié aux consommateurs.
15:38La consommation des ménages,
15:40l'investissement résidentiel
15:41et l'investissement tout court.
15:43Et avec la hausse des taux,
15:44la consommation, on est mort,
15:46et l'immobilier, on est mort.
15:47Et les entreprises non plus,
15:49puisqu'en fait,
15:49quand on regarde l'impact
15:50de 100 points de base
15:51sur les taux bancaires,
15:53sur les marges des entreprises,
15:54l'Europe déjà est plus touchée
15:55que les États-Unis.
15:57Et on est à plus d'un demi-point
15:59sur les marges
15:59qui sont de toute façon
16:00en dessous de ce qu'ils ont pu être
16:02dans un niveau record.
16:04Et aux États-Unis,
16:05on est à 0,2.
16:05Versus 0,6.
16:08Et en fait,
16:08eux, ils sont à un niveau record.
16:10Donc on ne part pas déjà
16:11du même niveau
16:11et l'impact, il est plus fort.
16:13Donc c'est sûr que ça va être compliqué
16:14pour les entreprises
16:15dans un environnement
16:16où de toute façon,
16:17on voit bien
16:18qu'il y a des inégalités
16:19même au sein des entreprises.
16:21Les très grandes vont très bien
16:22et les très petites vont très mal.
16:23Et que les consommateurs
16:24ne sont plus là.
16:25Les consommateurs ne sont plus là.
16:26Mais après, encore une fois,
16:28il y a aussi un effet confiance
16:30puisque le pouvoir d'achat,
16:31effectivement,
16:33temporairement,
16:33il se dégrade.
16:34mais il y a quand même
16:35toute cette épargne
16:36qui est dormante quelque part,
16:38qui ne fait rien.
16:39Et qui continue à augmenter.
16:40Et qui continue à augmenter.
16:41Nous, on voit bien
16:43la collègue.
16:44Oui, parce qu'on ne parle pas
16:44des mêmes populations.
16:45Mais il ne faut pas oublier
16:45qu'il y a...
16:46Non, non, non.
16:47Le choc énergétique,
16:48ce qu'il faut bien voir,
16:49c'est qu'il vous...
16:50C'est ce que j'allais dire.
16:51Il vous crée une palette
16:52de taux d'inflation.
16:54C'est-à-dire qu'en gros,
16:54vous avez des familles françaises
16:55qui subissent une inflation
16:57de 1,5%.
16:58Oui, bien sûr.
16:58Et puis, si vous habitez en ville,
17:00chauffez à l'électrique,
17:01il n'y a pas de voiture.
17:02Et les familles, etc.,
17:04vous êtes à 9, 10%.
17:05Donc, il faut faire de la redistribution
17:06puisque la moitié de l'épargne...
17:08La redistribution,
17:08on ne fait que ça toute la journée.
17:11Sébastien, juste très rapidement,
17:13les entreprises,
17:14vous sentez que ça...
17:15Quand vous êtes rentré de vacances,
17:16vous avez parlé au chef d'entreprise
17:17dans lequel vous investissez en France,
17:19vous avez senti un peu de flottement ?
17:22Le problème des entreprises,
17:23c'est que ça fait des années
17:26qu'elles gèrent des crises tout le temps.
17:29Donc, en réalité,
17:30et la plupart des entreprises qu'on voit,
17:34généralement,
17:34elles ont des très bonnes gouvernances.
17:35C'est-à-dire qu'elles sont très bien gérées
17:37depuis longtemps.
17:38Contrairement aux États.
17:40Ce qui veut dire qu'en réalité,
17:41alors c'est vrai, aux États-Unis,
17:43c'est le pire,
17:43mais on est en pic de marge historique.
17:45En Europe, en fait,
17:46il y a beaucoup de sociétés
17:47qui sont sur des niveaux de marge
17:48très élevés historiquement.
17:50Pourquoi ?
17:50Mais pourquoi ?
17:51Parce qu'elles se restructurent
17:52depuis des années, en réalité.
17:53Donc, elles ont de la marge,
17:54encore, ces derniers ans.
17:55Les grosses,
17:55les très grosses,
17:56les moyennes et moyennes,
17:57elles sont les small caps,
17:58ce qu'on connaît bien.
17:59Le problème, c'est que les small caps,
18:00c'est des sociétés
18:01qui ont des milliards.
18:03Donc, en fait,
18:03en réalité,
18:04c'est des grosses PME.
18:05Donc, au niveau des grosses PME,
18:07c'est très bien géré.
18:08Le petit problème,
18:09c'est les petites,
18:10c'est les sous-traitants,
18:11du sous-traitant,
18:12du sous-traitant,
18:13où là, c'est plus compliqué.
18:15J'ajouterais quand même
18:16que, surtout,
18:17au-delà de ça,
18:17elles sont restructurées,
18:18c'est la visibilité.
18:19On rentre dans des périodes électorales
18:20qui rendent l'environnement
18:22totalement flou.
18:23Donc, ça rajoute encore
18:24à cet attentisme
18:25avec des entreprises
18:27qui ne nous disent pas grand-chose.
18:28Ça fait des années
18:29qu'elles n'ont rien à nous.
18:30L'économie, c'est vivant.
18:32Donc, ça veut dire
18:33que ça vit,
18:34ça ressent
18:35et tout le stress
18:36qu'on entend,
18:37qu'on voit d'en haut,
18:38rejaillit.
18:39Allez, le défouloir,
18:40pour moi,
18:41le parti pris de la semaine,
18:42c'est oui,
18:43oui, oui,
18:44la BCE se trompe encore.
18:45J'ai décidé de ne plus m'énerver
18:47quand la BCE relève ses taux.
18:48Mais juste d'essayer
18:49d'expliquer
18:50que relever les taux
18:51n'a jamais fait baisser
18:52le cours du pétrole
18:53ni n'a jamais permis
18:54de réouvrir
18:55le détroit d'Ormouz
18:56et qu'en plus,
18:57ça plombe encore plus
18:58une économie
18:59en zone euro
19:00mais en France
19:01qui est déjà plombée.
19:02Oui, la BCE se trompe
19:04ou non,
19:05Anna Boata ?
19:06Je pense que la BCE
19:08a appris de ses erreurs
19:09de 2022
19:10à être trop lente,
19:11à augmenter les taux
19:13par petite dose.
19:14Mais on n'est pas
19:15dans la même...
19:16Si, on est dans
19:16la même configuration.
19:17On est dans une configuration
19:18où on ne sait pas
19:20qu'en le détroit...
19:50pour casser des effets secondaires
19:53de transmission
19:54de cette hausse
19:56de l'impulsion énergétique.
19:57Vous ne pouvez pas...
19:58Les salaires n'augmentent pas
19:59parce qu'avec l'IA
20:00et avec le châle...
20:01Les salaires augmenteront
20:01un peu plus
20:02parce que justement
20:02les entreprises
20:03ont fait des restructurations
20:04et ils peuvent redonner
20:07un petit peu plus.
20:08Donc peut-être qu'il y a
20:08effectivement...
20:09Déjà, de toute façon,
20:10les ménages vont demander
20:11plus d'augmentation.
20:12les infirmières...
20:14Je vous ravi de plus.
20:15Ce qui est quand même
20:16difficilement compréhensible.
20:17Oui ou non ?
20:17Est-ce que la BCE
20:18se trompe ?
20:18Oui, mais là où c'est
20:19difficilement compréhensible,
20:21c'est que dans ses écrits,
20:22la BCE semblait indiquer
20:24qu'elle avait appris
20:26de ses erreurs
20:27de 2022.
20:30Dans sa stratégie monétaire,
20:32par exemple,
20:33elle nous dit
20:34que finalement,
20:38on peut laisser passer
20:39les chocs temporaires d'offres
20:41afin d'éviter une volatilité
20:43inutile de l'activité
20:44et de l'emploi.
20:45Je la cite,
20:45c'est dans sa stratégie monétaire.
20:47Bon, et attendez,
20:48elle nous dit aussi,
20:49elle a fait une étude récemment
20:50qui nous dit
20:51que la faible...
20:51L'ancrage...
21:03Et on se retrouve
21:04dans le débat.
21:05Je peux vous dire
21:05que le débat a continué
21:06sur la BCE
21:07pendant que vous n'allez pas là.
21:08On m'a dit
21:08que je n'étais pas ouvert
21:09aux avis des autres.
21:10J'étais un peu
21:10psychorigèm incroyable
21:11parce que c'est vraiment
21:12tellement pas moi.
21:13Allez,
21:13on passe tout de suite
21:14au marché.
21:17Bon,
21:18la semaine n'était pas terrible.
21:19La semaine n'était pas terrible.
21:20Alors regardez,
21:21on a une belle carte maintenant.
21:22Alors pour ceux
21:22qui sont à la radio,
21:23tant pis pour vous,
21:24à la télé,
21:24maintenant,
21:24on nous a fait une belle carte.
21:26On voit que ça a baissé
21:26un peu partout.
21:27Tout est rouge
21:29sur la semaine
21:29et puis le début de l'année.
21:31Ce qui est terrible,
21:32le début de l'année,
21:33on ne va pas encore
21:34se fageller,
21:35mais quand même,
21:36S&P 10%,
21:37Nasdaq 12%,
21:39le MSCI World 10%,
21:41l'Eurostock 8%
21:43et nous,
21:43on est à zéro
21:44sur le CAC 40.
21:45Franchement,
21:45ça fait mal au cœur.
21:47Ça me perturbe.
21:48Alors je voulais vous parler
21:49d'un sujet,
21:50évidemment,
21:51je vais vous demander
21:51ce que vous pensez
21:52surtout aux gérants,
21:53enfin,
21:54même aux directeurs généraux
21:55de boîte de gestion.
21:56Je ne sais plus si on peut dire.
21:57Vous parlez de ce que j'avais remarqué,
21:58c'est cette liste
21:59assez rare actuelle.
21:59les marchés.
22:00Les indices,
22:01c'est certes qui ont baissé
22:02un peu cette semaine,
22:02mais pas beaucoup.
22:03Ils sont proches
22:04de leur record de hausse.
22:05Alors c'est arrivé,
22:06évidemment,
22:07on le sait tous
22:07à quelques reprises,
22:09quand il y avait
22:09une surchauffe de la croissance,
22:11qui était évidemment positive
22:12pour les taux
22:13et positive pour les résultats
22:14des entreprises,
22:15donc ça,
22:15ce n'était pas trop grave.
22:16Et puis les veilles de craques.
22:17Donc Léa,
22:18est-ce qu'on est à la veille
22:19d'un craque ?
22:19Qui se trompe en fait ?
22:21C'est les taux
22:21ou les actions ?
22:22Ça, c'est une très bonne question.
22:24Merci,
22:24mais je t'attends votre réponse.
22:25Non, non,
22:25mais en réalité,
22:27veille de craques,
22:28ça fait quand même
22:28un moment qu'on l'attend
22:29et là,
22:30on commence à avoir
22:31beaucoup,
22:32beaucoup d'ingrédients
22:32sur la table
22:33qui font penser à ça.
22:34La décorrélation
22:35que vous évoquez,
22:37ça fait quand même
22:37aussi très longtemps
22:38qu'on l'a.
22:38Pas tant que ça ?
22:39La décorrélation ?
22:40Oui,
22:40l'accélération
22:42de la hausse des taux,
22:44oui.
22:44Oui,
22:45là,
22:45ça s'est fait
22:45en très,
22:46très peu de temps
22:46et cette décorrélation,
22:48elle aurait dû être
22:48beaucoup plus massive
22:49mais en réalité,
22:50ce qui se passe
22:51sur le marché aujourd'hui
22:52dans les entreprises
22:52avec lesquelles on parle,
22:53c'est que ça va encore bien.
22:54Donc,
22:55c'est pour ça que
22:55personne ne s'inquiète
22:56et on l'a dit,
22:57ça fait des mois
22:58qu'on explique
22:59que les résultats
23:00des entreprises
23:00seront très importants
23:02pour pouvoir orienter
23:03les investissements
23:03et pour l'instant,
23:04on n'a pas de signaux négatifs.
23:05C'est ça la clé en fait.
23:05Mais oui,
23:06mais quand même
23:07quand on est un investisseur
23:08un peu averti,
23:09quand on entend
23:09ce qui se passe
23:10en termes de géopolitique,
23:11la persistance effectivement
23:12de ces problèmes,
23:13on parlait du CAC 40
23:15qui est à zéro,
23:15c'est quand même
23:16à l'image
23:16de ce qui est en train
23:16de se passer
23:17sur le territoire français.
23:18Quels investisseurs ?
23:19Après,
23:20c'est à l'image
23:20de la répartition
23:22de notre indice.
23:22On a un indice
23:23qui n'est absolument pas techno,
23:24il n'y a pas d'IA,
23:25on n'a que du luxe
23:26et quand LVMH est plombé,
23:28malheureusement,
23:28Oui,
23:28et n'oublions pas
23:29que dans cet indice,
23:30c'est des entreprises internationales
23:31donc en général,
23:32elles ne sont pas que liées
23:32à l'économie française
23:33de loin de là.
23:33On est liées à un ou deux secteurs
23:35qui ne sont pas les secteurs
23:37et au momentum négatif
23:38sur la France.
23:39Vous pensez que c'est lié
23:40à ça quand même ?
23:41C'est évident,
23:42on voit bien.
23:43C'est évident pour vous Sébastien ?
23:44Parce que moi,
23:45je me suis dit,
23:45en fait,
23:45le CAC 40,
23:46si on est plombé,
23:47c'est parce qu'on est
23:48surreprésenté
23:48dans des secteurs
23:49qui n'ont pas la cote
23:50comme le luxe.
23:51Pas principalement,
23:51mais au niveau des...
23:53LVMH perd 50% ?
23:55Je sais,
23:55mais c'est parce qu'effectivement,
23:56la répartition sectorielle
23:58de la France
23:59n'a à voir avec l'Eurostox
24:00parce que la première
24:01pondération de l'Eurostox
24:02c'est ASML
24:04qui est à peu près 9%
24:05de l'indice
24:08et ASML
24:09qui fait des machines
24:10pour les machines,
24:11pour les semi-conducteurs
24:12et ils ont une roadmap
24:14à 2038.
24:15C'est-à-dire que
24:16si vous posez des questions
24:16sur le prochain trimestre
24:17d'ASML,
24:18vous avez d'autres sujets
24:20plus importants que ça.
24:21Alors qu'en France,
24:22effectivement,
24:23nos principaux fleurons
24:24LVMH,
24:25c'est un peu compliqué.
24:27Voilà.
24:27Donc par contre,
24:28sur les plus petites valeurs,
24:29moi je pense,
24:30et c'est ma peur
24:32aujourd'hui,
24:32c'est que sur la France,
24:33on n'a rien vu.
24:35C'est-à-dire que
24:35le risque politique
24:36qu'on a vraiment vu
24:37le jour de l'idée géniale
24:39de la dissolution,
24:40dans les semaines
24:41qui ont suivi,
24:41il y a eu une décote française
24:42qui a été massive,
24:44qui me rappelait
24:45la décote liée
24:45aux bêtises de François Hollande.
24:47Comme Léa,
24:47vous dites
24:48qu'il y a eu une décote française.
24:49Elle n'est pas arrivée encore.
24:50Elle n'est pas arrivée.
24:50Elle a commencé,
24:51elle a commencé,
24:53mais factuellement,
24:54quand vous parlez
24:56aux intervenants,
24:57notamment les Hedge,
24:58les gens qui ont
24:58beaucoup d'argent
25:00actif et mobile,
25:02on est encore un peu loin
25:03de la date de l'élection.
25:04Le sujet français
25:05n'est pas encore là.
25:06Cette décorrélation,
25:07aujourd'hui,
25:08un peu macro
25:08entre les taux
25:10et les indices,
25:11ça vous frappe ?
25:13Je suis d'accord.
25:14Quand on a vu
25:14la journée de jeudi,
25:15par exemple,
25:16avec une accélération
25:17de la hausse des taux
25:17qui était spectaculaire,
25:18comme ça,
25:20et on a vu
25:21les indices américains
25:22perdre un petit pourcent.
25:23Marc,
25:24je vais reprendre la même chose,
25:25c'est qu'on est toujours
25:26dans des marchés aujourd'hui
25:27dont les drivers
25:28et dont les flux
25:28sont essentiellement
25:30algo passifs,
25:31c'est-à-dire que
25:32les mêmes causes
25:33ont des effets
25:34dix fois plus puissants
25:36qu'avant.
25:36Donc si on regarde
25:37les taux et le pétrole,
25:39l'accélération qu'on a eue
25:40en quelques jours,
25:42avant,
25:42on n'avait jamais ça,
25:42ça mettait beaucoup de temps
25:44à se passer.
25:44Donc aujourd'hui,
25:45on se dit
25:45« Ah, catastrophe,
25:465 %,
25:46c'est une horreur. »
25:47Il n'y a rien.
25:48Si ça se calme,
25:49après,
25:49c'est la géopolitique,
25:50on est peut-être
25:50à 4,5 dans 10 jours.
25:52Donc en fait,
25:53la vérité d'aujourd'hui,
25:54c'est pour ça
25:55que tout est extrêmement rapide,
25:57mais c'est 10 fois plus vite.
25:59D'un point de vue macro,
26:01cette dichotomie,
26:03cette divergence
26:04entre les taux,
26:05c'est-à-dire des taux
26:06qui montent
26:07et des indices boursiers
26:09qui restent relativement stables
26:11et assez élevés,
26:11c'est choquant
26:12d'un point de vue macro ou pas ?
26:13Ça montre les déséquilibres
26:15aujourd'hui,
26:16puisqu'en fait,
26:16effectivement,
26:17la plupart de la croissance
26:18des indices boursiers,
26:20ça vient par l'IA.
26:21Et effectivement,
26:22aujourd'hui,
26:23l'IA prend de plus en plus
26:24de place dans le financement.
26:26Il y a même des effets
26:27un petit peu crowding out.
26:28Ça veut dire que
26:29si tu es une entreprise
26:30un peu dans un secteur traditionnel,
26:32même si tu as une trajectoire
26:33de croissance intéressante,
26:34même si tu es investment grade,
26:36tu n'attires pas
26:36le même taux de financement
26:38qu'une entreprise dans l'IA.
26:40Tu n'attires pas
26:40les mêmes capitaux.
26:41Et effectivement,
26:42on en parlait tout à l'heure,
26:44sur justement
26:46cette différence
26:47entre les taux
26:48et à quel point
26:50les états arrivent
26:51à attirer le capital.
26:53Et d'ailleurs,
26:54il y a beaucoup
26:54de déséquilibres
26:55qui continuent à croître
26:57puisque je voyais justement
26:58aussi la bourse en Chine.
27:00Il ne faut pas oublier
27:00quand même
27:01que la Chine
27:02prend de plus en plus
27:03de poids dans l'IA aussi
27:04puisqu'elle représente
27:05presque 20%
27:06des biens exportés
27:08liés à l'IA.
27:09Et son surplus commercial,
27:11il est de 1% du PIB.
27:12Donc en fait,
27:13ils vont continuer
27:13à challenger,
27:15si vous voulez,
27:16le modèle américain,
27:18le prix,
27:18la compétitivité
27:19du modèle américain.
27:20la question va se poser
27:21vraiment
27:22sur quoi choisir
27:24entre un modèle américain
27:26et un modèle chineur.
27:27Sébastien,
27:28votre perception
27:29sur l'évolution
27:30de la bourse
27:31dans les mois qui viennent,
27:33on parle de la bourse française,
27:34donc si je vous entends bien,
27:36vous nous dites
27:38aux abris ?
27:39Non,
27:39ce que je dis,
27:40c'est qu'en tant
27:40que gérant d'actifs
27:41et en tant que client
27:42de produits
27:43de gestionnaire d'actifs,
27:45il est important aujourd'hui
27:46d'avoir une vision
27:48géographique.
27:49C'est-à-dire qu'avant,
27:50il y avait beaucoup de fonds
27:51qui étaient pure France,
27:52par exemple.
27:53Aujourd'hui,
27:54je pense que c'est
27:54une erreur fondamentale
27:55d'acheter un produit
27:56purement français.
27:57Il y en a encore ?
27:58Il y en a de moins en moins
27:59et il faut raisonner
28:00au niveau européen
28:01en tant que...
28:03Tous vos produits,
28:03par exemple,
28:04sont tous...
28:04Aujourd'hui,
28:05ils sont tous...
28:05Même les produits small
28:06qui sont entre guillemets
28:07les produits les plus locaux
28:08sont aujourd'hui
28:10foncièrement européens.
28:11Et si vous regardez
28:12le poids de la France
28:13dans les indices,
28:14en réalité,
28:15dans les indices small cap,
28:16c'est moins de 20%.
28:17Léa, c'est pareil chez vous ?
28:18Oui, absolument.
28:19J'aime beaucoup cette idée
28:20d'absence de régionalisation
28:22parce que les portefeuilles
28:23aujourd'hui,
28:24c'est la diversification
28:24qui fait la différence,
28:25on le voit bien.
28:26Et malheureusement,
28:27c'est sûr que les valeurs françaises,
28:29bien qu'elles ne soient pas liées
28:30qu'à l'économie française,
28:31ça j'insiste,
28:32ça va être très compliqué
28:33pour ces marchés de momentum.
28:35Y compris les grandes valeurs.
28:37Y compris, bien sûr.
28:38Bien sûr, surtout les grandes valeurs.
28:39Emmanuel, ça vous inspire quoi ?
28:41Un peu ce qui se passe
28:41sur les bourses
28:43par rapport au taux d'intérêt,
28:44par rapport à l'environnement,
28:47par rapport à ce qu'on vient d'entendre
28:48quand même,
28:49sur lequel je n'étais pas
28:50totalement persuadé
28:51qu'il y avait un risque
28:51déjà politique
28:52dans le pricing
28:55des actions françaises ?
28:56Le risque politique,
28:57vous le retrouvez
28:58dans ce qu'on pourrait appeler
29:00finalement un risque
29:01plus macro
29:02de compétitivité globale.
29:04C'est-à-dire que ce qu'il y a
29:05dans ce risque politique,
29:06c'est qu'est-ce qui va se passer
29:07sur le plan réglementaire.
29:10Or, on sait que tout ce qui est
29:12réglementation, etc.,
29:12c'est un des aspects
29:13de la compétitivité des entreprises.
29:15Qu'est-ce qui va se passer
29:16sur le plan fiscal
29:17dans un pays
29:18où on vous agite
29:19en permanence
29:20la taxation
29:21des grandes entreprises,
29:23des grandes fortunes ?
29:25Je pense que ce n'est pas neutre
29:27si cette semaine,
29:29par exemple,
29:30est à contre-temps
29:32par rapport
29:32à l'agenda politique,
29:35alors que l'urgence
29:37réclamerait, par exemple,
29:38un petit soutien
29:39à la consommation,
29:40ce n'est pas neutre
29:40si, au contraire,
29:41la seule mesure
29:42qu'annonce le Premier ministre,
29:44c'est d'envoyer une lettre
29:45au chef d'entreprise
29:46pour dire
29:46qu'on va baisser la surtaxe
29:48sur l'IS, etc.
29:50C'est-à-dire que là,
29:51il y a un vrai danger
29:52sur la compétitivité
29:54de l'entreprise
29:57France au sens large
29:58avec le risque
29:59de voir
30:00effectivement
30:02des entreprises
30:03ne pas venir
30:04et c'est ça
30:04qui est le plus terrible
30:04en fait.
30:05C'est qu'en fait,
30:06une usine
30:07qui ne se crée pas,
30:08ça ne se voit pas
30:08un emploi
30:09qui n'est pas créé,
30:10personne n'ira défiler
30:11quelque part
30:12pour le défendre.
30:13Et c'est ça
30:13qui est compliqué.
30:14Et même dans le discours
30:15aujourd'hui
30:15sur la fiscalité
30:16des plus riches,
30:17on voit bien
30:17qu'il y a LFI,
30:20il y a une grande offensive
30:21Zuckman
30:21qui se prépare
30:22à nouveau
30:22pour le...
30:23etc.
30:24Le danger,
30:25moi,
30:25ce qui m'inquiète,
30:26ce n'est pas
30:26les riches d'aujourd'hui,
30:28c'est plutôt les...
30:29Ceux qui sont capables
30:30de créer de la richesse
30:31et qui vont aller
30:32la créer ailleurs.
30:33Qui vont la créer ailleurs
30:34ou qui ne vont pas la créer
30:35en se disant
30:35que ce risque macro global,
30:39il existe aujourd'hui.
30:41dans ce contexte,
30:42on va essayer quand même
30:43de vous trouver un placement.
30:44Est-ce que vous nous avez
30:44apporté un petit placement
30:46qu'il faudrait privilégier ?
30:48Léa, tiens,
30:49on commence par vous.
30:50Oui.
30:50Dans la corbeille Rova,
30:52est-ce qu'il y a un petit truc ?
30:53Oui, je mettrais quand même
30:55de côté de manière
30:56assez globale
30:56les actions là,
30:58au moins temporairement.
31:00Vu les niveaux
31:00des marchés,
31:01même si effectivement
31:02là, ça vient de baisser,
31:03ça reste quand même
31:04dans ce contexte actuel
31:05compliqué.
31:06Les taux,
31:06c'est pareil.
31:07Toute la partie
31:08crédit corporate,
31:09il va y avoir quand même
31:10des points de vigilance.
31:11Donc bon,
31:12ça ne veut pas dire
31:13qu'il faut tout vendre,
31:14mais en tout cas,
31:14je ne reviendrai pas tout de suite.
31:15Je commencerai à regarder
31:16un peu plus les actifs longs,
31:17je vous en parlais.
31:19Les actifs longs,
31:20c'est toutes ces infrastructures
31:21qu'il va falloir financer.
31:2280% du financement
31:23des infrastructures à venir
31:24va passer par l'argent privé.
31:26Et les rendements
31:28sont déjà d'une part intéressants,
31:29mais surtout,
31:29ce qui moi m'intéresse le plus,
31:31c'est qu'en fait,
31:31on sort de cette logique
31:33de marché extrêmement
31:33court-termiste.
31:34On est sur,
31:36effectivement,
31:36des investissements
31:38entre...
31:38Oui, mais je découvre
31:40quelque chose
31:40que je connaissais,
31:41bien sûr,
31:42mais que je n'avais pas regardé
31:43autant en profondeur.
31:44Pour les gens qui nous écoutent,
31:45ça veut dire quoi ?
31:45Parce que c'est quoi les produits ?
31:46C'est des produits,
31:48alors il y a le private equity,
31:49mais il y a surtout
31:49des fonds d'infrastructures.
31:51Des fonds d'infrastructures,
31:52d'accord, ça existe.
31:54Qui financent les entreprises,
31:55soit par la dette,
31:56soit par les actions,
31:57mais qui ne font pas coté.
31:57C'est des fonds de dette ?
31:59Des fonds de dette privés ?
32:00Exactement.
32:01Alors, qu'on peut avoir...
32:03Qu'on peut trouver,
32:03oui, oui, bien sûr.
32:05Des infrastructures,
32:05c'est quoi ?
32:06C'est des routes ?
32:07Alors, il y a tout type
32:07d'infrastructures,
32:08c'est une très bonne question.
32:09Voilà, exactement.
32:11Alors, l'infrastructure
32:11telle qu'on l'entend habituellement,
32:13c'est effectivement les stades,
32:14les hôpitaux, les écoles, etc.
32:16Mais il y a des fonds
32:16plus spécialisés,
32:17nous on fait de la transition énergétique,
32:18mais on s'élargit aussi
32:19vers d'autres sujets.
32:20Il y a des fonds sur la défense,
32:21il y en a qui sont sortis
32:23sur la data,
32:24la sécurité informatique.
32:25Tout ça, c'est...
32:26J'essaye d'être pratique,
32:27tout ça, ça se trouve où ?
32:28Ça se trouve dans les réseaux
32:29qui les ont référencés,
32:30bien sûr.
32:31Et on peut les mettre
32:32dans de l'assurance-y,
32:33on peut les mettre dans des PER ?
32:35Alors, ça dépend de la manière
32:35dont ils ont été construits,
32:37on rentrerait de manière
32:38très technique,
32:38mais oui,
32:39il y a différents moyens
32:40de pouvoir rentrer.
32:41Et d'ailleurs,
32:41j'allais dire la retailisation,
32:43pardon pour l'anglicisme,
32:44va être un enjeu,
32:45parce que capter,
32:46ça t'épargne
32:46vers ce type de projet long.
32:48Il y a déjà beaucoup
32:49de produits rétablis,
32:50d'infrastructures.
32:50Oui, il y en a, absolument.
32:53Donc, vous,
32:53c'est l'infrastructure,
32:55ça y est,
32:55on voit qu'elle a changé
32:55de maison, hein ?
32:57Sébastien,
32:58elle est passée de gérante
32:59à il faut voir long,
33:00il ne faut pas être collé
33:01au marché.
33:02C'est pas mal, hein ?
33:03Sébastien,
33:04c'est quoi le placement ?
33:05Pour Emmanuel Lechypre,
33:06là, qui vient d'engranger
33:08des primes monstrueuses.
33:09Le paradoxe de cette période
33:11instable,
33:12c'est qu'il n'y a jamais,
33:13à mon avis,
33:14rarement et autant
33:15de possibilités structurelles.
33:17C'est-à-dire ?
33:18C'est-à-dire que, bon,
33:19malheureusement,
33:20la défense est devenue
33:21aujourd'hui un endroit
33:23où on peut investir
33:23de façon structurelle.
33:24et l'intelligence artificielle,
33:26aujourd'hui,
33:27les blocages,
33:28ils sont,
33:29comme elle a dit,
33:30à juste titre,
33:31l'infrastructure
33:32et l'énergie.
33:33Si on met bout à bout
33:35tous les projets
33:36d'investissement
33:37des GAFA
33:38et des hyperscalers,
33:39le nombre de centrales nucléaires
33:41à construire
33:42dans les 4-5 prochaines années
33:43se compte en centaines.
33:45Mais moi, pratiquement,
33:46pour les gens qui m'écoutent,
33:47qui nous écoutent,
33:48qu'est-ce qu'on leur dit ?
33:50C'est quoi ?
33:50Aujourd'hui,
33:51chez Montpensier Arbevel,
33:52il y a deux classes d'actifs
33:53sur lesquelles
33:53on a collecté
33:54cette année
33:54de façon importante.
33:55C'est des obligations convertibles.
33:57C'est un produit hybride
33:59qui est à la fois
33:59un peu de l'action
34:00et de l'obligataire,
34:01qui représente
34:02un compromis rentabilité.
34:03Côté ou non coté ?
34:04Côté.
34:05OK.
34:05Et on collecte aussi
34:07pas mal
34:07sur la partie micro,
34:09small cap.
34:10Pourquoi ?
34:10Ah bon ?
34:11Oui.
34:11Une raison simple,
34:13c'est qu'en réalité,
34:14effectivement,
34:15on ne maîtrise pas
34:15à court terme le marché,
34:17mais quand vous avez
34:18un point d'entrée,
34:19vous achetez des sociétés
34:205, 6, 7 fois
34:22l'Ebida,
34:23vous savez que
34:23vous n'achetez pas cher.
34:25Et quand on n'achète pas cher
34:26et qu'on se positionne
34:27à 4, 5 ans,
34:28ça peut planter demain,
34:30mais mon argent,
34:31je le retrouverai.
34:32L'européen ou mondial ?
34:33Là, nous,
34:34c'est des produits européens.
34:35Mais je vous dis
34:36là où on collecte
34:37en ce moment
34:37et où les gens
34:39se positionnent.
34:40Ils sont intéressés.
34:40Top ou flop
34:41de la semaine ?
34:43On commence par vous,
34:43Anna.
34:44Top ou flop ?
34:45Top.
34:46Et je pense qu'il est
34:47à l'aimé.
34:50Elle sort un livre,
34:51bientôt.
34:51Je ne commente pas.
34:54Donc alors,
34:55je pensais
34:56un top
34:57parce qu'il y a
34:57beaucoup de flops
34:58en ce moment.
34:59Il faut remonter
35:00le moral des gens
35:01qui nous écoutent.
35:01Il y a aussi
35:02des choses qui vont bien
35:03parce qu'en fait,
35:04on cherche un titre
35:05pour expliquer aux gens
35:06pourquoi c'est résilient.
35:08En fait,
35:08il y a une économie
35:09à plusieurs vitesses.
35:10Il y a vraiment
35:11des secteurs
35:12qui vont bien
35:12à part l'IA
35:13et un qui va bien
35:14en ce moment,
35:15c'est le renouvelable
35:16parce qu'on a besoin
35:17de diversifier.
35:21Et moi,
35:21je suis contente aussi
35:22puisque je pense
35:23à l'avenir de l'Europe
35:24qui n'est pas
35:25dans le pétrole,
35:27pas seulement dans le gaz.
35:28On est bon là-dessus
35:29sur les renouvelables ?
35:30On commence à avoir
35:31de la profitabilité.
35:32C'est ça mon top
35:33parce qu'en fait,
35:34il y avait du renouvelable
35:34mais il y avait aussi
35:35des défauts dans le secteur.
35:36c'était quand même compliqué.
35:37Et là,
35:37en fait,
35:38sur les 12 mois à venir,
35:39la croissance
35:40de la profitabilité,
35:41ce qu'on appelle
35:42le earning growth,
35:43c'est attendu à 40%.
35:44Et c'est le top.
35:46C'est le secteur...
35:47Donc,
35:48c'est un secteur
35:48qui peut-être un jour
35:49va devenir rentable.
35:50En tout cas,
35:51ça serait bien
35:51puisqu'en fait,
35:52en Asie,
35:52on a bien compris
35:53qu'il faudrait
35:56diversifier ses sources
35:56d'énergie
35:57et ils le font
35:58beaucoup plus vite que nous.
35:58Donc,
35:59ça serait bien
35:59qu'on agisse aussi
36:00puisqu'on n'est pas
36:01mieux placé qu'eux
36:02en termes de dépendance énergétique.
36:04Sébastien,
36:05top ou flop ?
36:05Les deux.
36:06Les deux en général.
36:07Il y a presque souvent
36:07donc j'en profite.
36:09Le flop,
36:09ça a été un choix
36:10des années 80
36:11sous les gouvernements
36:12socialistes
36:12du refus de la sélection
36:14à l'université
36:15qui a,
36:16à mon avis,
36:17à une époque
36:17où on avait 30%
36:18de succès
36:19d'une génération
36:19qui arrivait au baccalauréat.
36:21Le refus de la sélection,
36:22c'est le nivellement
36:23par le bas.
36:24Et quand on a
36:24des scores PISA
36:25aussi pourris,
36:29donc le nivellement
36:30par le bas
36:30n'est jamais une solution
36:31surtout quand le reste
36:33du monde
36:33n'a pas cette philosophie.
36:34Et le top ?
36:35Ça c'était le flop.
36:36Et le top,
36:36alors c'est un peu
36:38un paradoxe,
36:38c'est le fait que
36:39OpenAI a publié
36:41le fait que son nouveau modèle,
36:43enfin pas celui
36:43qui est public
36:44mais qui n'est pas public,
36:45a cassé
36:46un problème de mathématiques
36:47qui n'était pas résolu
36:48depuis 90 ans
36:49en 10 jours
36:50avec l'aide
36:51de 90 agents.
36:54Ce que ça m'inspire,
36:56c'est que je pense
36:58qu'on n'a rien vu
36:58en termes de développement
37:00santé et de nouveaux médicaments
37:02dans les années à venir.
37:03Donc il y a des raisons
37:04d'être positifs
37:05même si le gars
37:06qui a dit
37:06que l'IA
37:07allait tous nous tuer
37:07a fait 150 millions
37:09de vues en quelques jours.
37:10Donc le problème
37:11de l'IA à moyen terme,
37:12ça va être l'acceptation
37:14par les gens,
37:14on ne l'a pas vu
37:15et ça va monter fort.
37:18Léa ?
37:19Alors d'abord,
37:20ça va être un flop
37:21mais en partie
37:22pris par Sébastien
37:23mais je vais d'abord
37:24remercier Anna
37:24parce qu'elle est
37:25une très bonne ambassadrice
37:26et je ne voulais pas
37:27remettre la couche
37:27de il y a un investissement
37:28qui marche bien,
37:29c'est effectivement
37:29la transition énergétique.
37:31Le flop c'est PISA,
37:32je viens de l'éducation nationale,
37:34j'ai été professeur
37:35et c'est catastrophique
37:37en fait
37:37et c'est à l'image
37:38de tout ce qui a été dit
37:38en introduction
37:39en fait dans la partie
37:41de dépenses publiques
37:42et donc ça veut dire
37:43que si on pousse
37:44le trait encore plus loin,
37:45moi je me pose
37:46cette question,
37:47on va avoir l'ensemble
37:48de nos services publics
37:49et c'est déjà le cas
37:50pour un certain nombre
37:50d'entre eux
37:51qui se dégradent
37:52mais dont on a vu
37:53une dégradation lente,
37:54c'est une crevaison lente
37:55en fait
37:55et là on est en train
37:56d'en voir maintenant
37:57les conséquences
37:58et je dirais même
37:59le résultat
38:00mais en fait
38:00ça a commencé
38:01il y a bien plus longtemps
38:02que les discussions
38:02qu'on a là
38:03et ça c'est des générations
38:05entières sacrifiées.
38:06ce qui est intéressant
38:07enfin intéressant
38:07et déprimant
38:09c'est que j'ai vu
38:10le parallèle
38:11entre la dégradation scolaire
38:13et la dégradation économique
38:14c'est-à-dire que notre
38:15classement en PIB
38:16par habitant
38:16il suit presque
38:17la dégradation
38:18de notre classement PISA
38:19c'est-à-dire
38:19à 4-5 ans près
38:20donc les deux sont liés
38:22et donc c'est pas très bon
38:23pour notre avenir
38:24malheureusement.
38:25Emmanuel, stop ou flop ?
38:26Il faut rappeler
38:26qu'un des grands moteurs
38:27des gains de productivité
38:28du progrès au 20ème siècle
38:30ça a été l'élévation
38:31du niveau mondial
38:32d'éducation
38:32là on est dans une dégradation
38:34du niveau mondial
38:35d'éducation
38:35et ça va être très compliqué
38:36allez moi un petit top
38:37allez
38:39franchement c'est un peu déprimant
38:40il ne faut pas se laisser abattre
38:41j'ai bien aimé
38:42la façon dont
38:44l'Union Européenne
38:45est en train de revoir
38:46sa stratégie de commande publique
38:47pour être un peu moins naïf
38:49et défendre un peu plus
38:51le Made in Europe
38:52c'est 2500 milliards
38:54par an
38:55la commande publique
38:55c'est 15% du PIB européen
38:57je crois
38:58et il était temps quand même
38:59d'être un peu moins naïf
39:00face aux Américains
39:01et aux Chinois
39:02et pratiquement
39:02qu'est-ce qui va se passer ?
39:03ça veut dire qu'il y a
39:04des nouveaux critères
39:05en gros avant
39:07la philosophie de l'Europe
39:08c'était
39:09on achète
39:09le moins cher possible
39:10parce que ça fait
39:11du pouvoir d'achat
39:12et c'est bon pour le consommateur
39:13maintenant on se rend compte
39:14que la stratégie
39:15d'acheter le moins cher possible
39:16c'est pas forcément celle
39:17qui est la meilleure
39:17pour l'économie
39:18donc il y a des nouveaux critères
39:19dans lesquels on pondère
39:20un peu moins de prix
39:20et il faut que ce soit
39:22un peu plus fabriqué en Europe
39:23donc à la limite
39:23si c'est pour faire
39:24si c'est pour acheter
39:25du produit China
39:26au moins qu'ils viennent
39:26le fabriquer en Europe
39:27mais c'est le cas déjà
39:29sur la défense
39:29alors c'est le cas déjà
39:30sur la défense
39:3150% d'entrants européens
39:32même si on n'y arrive pas
39:33et là
39:34moi je trouve que ça va
39:35dans le bon sens
39:36allez on passe tout de suite
39:38au top 3
39:39des gérants
39:40en tête
39:41Frédéric Rosier
39:4120,7%
39:42Alain Pitou
39:43qu'on salue
39:44bon on salue tout le monde
39:45d'ailleurs
39:45pas qu'il y a Alain Pitou
39:4616,6%
39:47Pierre Chang
39:4813,2%
39:50alors Léa
39:51qu'est-ce qu'on fait
39:51parce qu'on avait
39:52votre portefeuille
39:53ça y est on met tout à plat
39:54allez on repart à zéro
39:56allez on y va
39:56donc on repart
39:57avec un nouveau portefeuille
39:59de Léa
40:00Léa
40:00déjà expliquez-nous
40:02l'esprit général
40:03on va pas rentrer
40:03on aura pas le temps
40:04dans toutes les entreprises
40:05c'est quoi l'esprit général
40:07de votre portefeuille ?
40:08alors de la diversification
40:09dans les secteurs
40:10c'est pour ça
40:11j'avais plein d'idées
40:11sur l'IA
40:12pour reprendre le thème
40:13qui effectivement fonctionne bien
40:14plein d'idées sur l'énergie aussi
40:15mais il ne faut pas
40:16le panier
40:17et l'IA je reste un peu prudente
40:18on a eu quelques soubresauts
40:19avant l'été
40:20donc on va y aller tranquillement
40:22un peu de défensif quand même
40:24parce que moi je trouve
40:25les marchés
40:25par exemple défensifs
40:26dans votre portefeuille
40:27du Colgate Palmolive
40:28par exemple
40:29du EDP dans l'énergie
40:30du AstraZeneca
40:31exactement
40:31parce que c'est tout ça
40:33qui n'a pas très bien
40:33encore que AstraZeneca
40:34a bien fonctionné
40:35mais ces secteurs
40:36notamment la santé
40:37qui sont tellement à la peine
40:38alors on passe en revue
40:40très rapidement
40:40sur le commentaire
40:41donc Itachi Palo Alto
40:43EDP
40:44TSMC
40:45First Solar
40:45Iberdrola
40:46donc des secteurs
40:47qui vous sont chers
40:48plus renouvelables
40:49AstraZeneca
40:50Lily
40:51Nexans
40:52et Colgate Palmolive
40:53c'est ça ?
40:54Oui exactement
40:55Est-ce qu'il y a une valeur
40:55sur laquelle vous voulez faire un focus
40:56ou une valeur supplémentaire
40:58que vous voulez faire un focus ?
40:58Oh bah moi je peux faire un focus
40:59sur Iberdrola
41:00parce que vraiment
41:00c'est ma marotte
41:01et ça se trouve
41:02ça se regarde
41:03dans les performances
41:04de cette entreprise
41:05depuis des années
41:06vous voulez une valeur sûre ?
41:08Iberdrola
41:08c'est une valeur sûre
41:09c'est la production d'énergie électrique
41:12c'est une société espagnole
41:14mais qui est représentée
41:16dans le monde entier
41:16et qui évidemment bénéficie
41:18de la tendance
41:19d'augmentation
41:19des besoins d'électricité
41:20pour les data centers
41:21mais qui surtout
41:22a eu la stratégie verte
41:24la plus pionnière
41:25et qui aujourd'hui
41:26est d'une compétitivité incroyable
41:27et qui a en plus
41:29devant elle
41:29quelque part
41:32un pipe de projet
41:33extrêmement important
41:33puisqu'il va falloir
41:34renouveler les réseaux
41:35et c'est accompagné
41:36par les états
41:37Et ça c'est une boîte
41:37par exemple
41:37qui progresse chaque année ?
41:38Qui progresse chaque année
41:39mais qui progresse chaque année
41:40depuis des années
41:41et qui surtout
41:42n'a pas d'à-coups
41:43et c'est vrai que
41:43dans la gestion de conviction
41:44avoir des à-coups liés
41:46soit à des contextes externes
41:47ou pas
41:47c'est compliqué
41:49Est-ce que vous pouvez
41:49mettre une petite musique
41:50pour que je fasse peur
41:51à notre ami Sébastien ?
41:53Alors Sébastien
41:54on va prendre
41:54votre portefeuille
41:55vous allez dire ce qu'on fait
41:56on a du Selectis
41:57on a du Unify
41:59vous m'arrêtez
41:59si vous voulez céder quelque chose
42:01on a du SMCP
42:02on a du Valourec
42:03on a du Soprasteria
42:04on a du FDE
42:05on a du ID Logistique
42:06on a du Téléperformance
42:08on a du Zalendo
42:09de l'Infinéon
42:10de l'Ipsos
42:11d'Energie Aguet
42:12du Vestas
42:12et du Mezzo
42:13On garde tout ça ?
42:15Ouais
42:15D'accord
42:16C'est un équilibre
42:18entre des valeurs vertes
42:19moi vous faites ce que vous voulez
42:22du décoté
42:23Qu'est-ce qu'on achète aujourd'hui ?
42:25C'est un portefeuille
42:26qui a bien marché
42:27l'année dernière
42:27et je pense que ça marchera
42:29encore un peu
42:29dans les années à venir
42:30donc moi je vais rajouter
42:32une banque
42:33et une banque grecque
42:34Ah oui
42:37Si on nous avait dit
42:38Emmanuel
42:39si on nous avait dit
42:40qu'un jour
42:41Comme quoi rien n'est jamais perdu
42:42C'est dingue
42:42si on nous avait dit
42:44qu'un jour
42:44il y aurait un gérant
42:45qui viendrait nous recommander
42:46ici à l'émission
42:47et qu'on parle de la Grèce
42:49en disant
42:49qu'elle emprunte moins cher
42:50que la France
42:51ça devient un exemple
42:52c'est quand même assez incroyable
42:53et j'ai vu
42:53je fais juste une parenthèse
42:55qu'il y a maintenant
42:56des fonds
42:56des hedge funds
42:57qui veulent se transférer
42:59à Athènes
43:00et qui ont des conditions
43:01fiscales extrêmement favorables
43:02C'est pour ça qu'on fait
43:03un métier formidable
43:04et notamment avec l'IA
43:05il y a plein de secteurs
43:06qui étaient considérés
43:07comme tout pourris
43:08dans les années passées
43:09comme par exemple
43:10les utilities
43:11qui sont assez pénibles
43:12C'est quoi les utilities ?
43:13C'est les...
43:41Iberdrola
43:42Grecs, oui, bien sûr
43:43Exactement
43:45Petits, Grecs
43:46Par exemple, ça c'est liquide
43:48comme valeur
43:49ou pas très ?
43:50C'est quand même
43:51c'est 3 milliards
43:51de capitalisation boursière
43:53Il y a des échanges
43:54Oui, évidemment
43:54Et puis surtout
43:56c'est l'avantage
43:57des petites capitalisations
43:59c'est quand vous y arrivez
44:00aujourd'hui
44:01à 3 milliards
44:01il y a plein d'investisseurs
44:03qui ne peuvent pas y aller
44:05mais quand ça atteindra 5
44:06il y en a de nouveaux
44:07qui y iront
44:07et le truc s'autant
44:09Et ça a fait quoi
44:10depuis le début de l'année ?
44:11Ça marche bien
44:12Ça commence à marcher
44:12Là, il y a encore
44:14il y a un broker
44:15qui l'a initié
44:16il n'y a pas très longtemps
44:17Donc vous voyez
44:18la dynamique positive
44:19qui est en train
44:19de se mettre
44:20petit à petit
44:20Nos amis grecs
44:21ça se traite à la corbeille
44:22à l'ancienne
44:23Ils s'envoient des papiers
44:25Par pigeon voyageur
44:28Mais voilà
44:29Donc non non
44:29Une banque grecque
44:31Voilà, on finit
44:32Donc voilà
44:32tout n'est pas perdu pour nous
44:34parce que voilà
44:34peut-être que dans 10 ans
44:36on dirait
44:36qu'il faut acheter
44:37des banques françaises
44:38Merci de nous avoir suivis
44:39Merci à tous nos invités
44:40On se retrouve la semaine prochaine
44:41et on me dit
44:42on me dit
44:43tout de suite
44:44que l'émission
44:45va être exceptionnelle
44:46Surtout n'oubliez pas
44:47que vous pouvez nous écouter
44:48nous voir
44:48nous réécouter en replay
44:49en podcast
44:49sur toutes les plateformes
44:50et surtout
44:51n'oubliez pas
44:52la librairie de l'écho
44:53qui
44:55Cette semaine
44:56effectivement
44:56on parle
44:57tout ce que l'IA change
44:58et alors
44:58notamment
44:59dans la formation des prix
45:01c'est-à-dire
45:01l'IA est en train
45:02de révolutionner
45:03toutes les théories
45:05qu'on avait
45:05sur les prix
45:06quel est le pouvoir
45:07du consommateur
45:08est-ce que demain
45:09on paiera tous
45:10des prix différents
45:11peut-être
45:11et qu'est-ce que ça veut dire
45:12quand on paye tous
45:13des prix différents
45:13la notion de pouvoir d'achat
45:14par exemple
45:18c'est votre argent
45:20sur BFM Business
45:22Sous-titrage Société Radio-Canada
45:23Sous-titrage Société Radio-Canada
45:24Sous-titrage Société Radio-Canada

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