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  • il y a 19 minutes
Ce vendredi 22 mai, Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste chez BDO France et professeur d'économie à la Sorbonne, Hervé Goulletquer, conseiller économique senior chez Accuracy, Léa Dunand-Chatellet, responsable de l'investissement responsable chez DNCA Finance, et Alain Pitous, senior advisor chez Ai for Alpha, se sont penchés sur la situation économique et financière de la France, ainsi que la hausse ou la baisse des taux d’intérêt, dans la semaine de Marc dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:03BFM Business présente
00:06C'est votre argent
00:09Marc Fiorentino
00:09Oui je sais, je sais, personne ne comprend ce que veut Trump
00:12et un invité ici me disait que même lui ne savait pas ce qu'il voulait
00:16mais moi j'ai trois bonnes nouvelles
00:17C'est votre argent, c'est votre week-end et c'est une émission exceptionnelle
00:21parce qu'on va faire le point sur les événements encore importants
00:25que l'on remarquait cette semaine
00:26sur l'économie, la finance, les marchés, votre argent
00:28donc tout ça pour le prix d'un
00:29Au sommaire aujourd'hui, le mot de la semaine
00:31la situation économique financière de la France
00:34vous avez vu notre Premier ministre Sébastien Lecorduc
00:37qui était vraiment en pleine forme
00:38c'était vraiment la sinistrose totale
00:40on avait l'impression qu'il était en pleine dépression
00:42est-ce que la situation est si grave que ça ?
00:45On va en parler, la question macro, bon toujours la même
00:48mais je me la pose chaque semaine
00:49et je la pose à mes invités chaque semaine
00:51est-ce qu'il faut monter les taux ou les baisser ?
00:54J'ai très peur de la réaction de la Banque Centrale Européenne
00:57le chiffre de la semaine incontournable
00:59les 1750 ou 2000 milliards de dollars de valorisation attendue sur SpaceX
01:05à son introduction en bourse
01:07au-delà de l'aspect purement boursier
01:09est-ce que c'est le signe quand même d'un fossé terrible
01:12entre les Etats-Unis et l'Europe ?
01:15Je rappelle qu'à Paris il y a eu deux introductions en bourse
01:19et c'était deux micro-caps
01:20en deuxième partie de l'émission la bourse
01:22quel a été l'événement qui a marqué mes invités cette semaine
01:25sur les marchés financiers ?
01:27Où va la bourse pour le reste de l'année ?
01:28La question d'argent ?
01:29Quel est le placement de la semaine ?
01:31Le top ou le flop ?
01:32Le top 3 des gérants ?
01:33Les actions à acheter ou vendre ?
01:34Mais vous le savez maintenant
01:36Pour une émission exceptionnelle
01:38il faut des invités exceptionnels
01:39j'ai donc le plaisir de vous présenter
01:41notre Jedi de l'économie et de la finance
01:43elle analyse, comprend, explique
01:46et enseigne l'économie avec talent
01:48Anne-Sophilassi, bonjour
01:49Bonjour
01:50Vous êtes chef économiste chez BDO France
01:52et professeur d'économie à la Sorbonne
01:54Il est devenu incontournable pour l'allocation d'actifs
01:58on l'appelle même Mister Allocation
02:00Alain Pitou, vous êtes senior advisor chez AI4Alpha
02:03Ça y est, vous avez un nouveau surnom
02:04Ça y est
02:05C'est pas mal, non ?
02:06Oui, c'est pas mal
02:06Allez, c'est classe
02:07Dans un monde de plus en plus irresponsable
02:09il nous faut une directrice de l'investissement responsable
02:12et c'est Léa Dunant-Châtelet de DNC à Finances
02:15Bonjour Léa
02:16Bonjour
02:16Ça va ?
02:17Moi je passe de la responsabilité à la stratégie
02:20à la souveraineté, c'est formidable
02:21La souveraineté, c'est des gros sujets
02:23c'est trop fort pour nous ça
02:24On ne pourra pas aborder des sujets comme ça
02:26Les invités, oui, mais moi je ne pourrais pas suivre
02:28Nous ne sommes d'accord sur à peu près rien avec lui Hervé
02:32J'ai remarqué ça dès le point en présentant
02:34Et c'est pour ça que je me réjouis toujours de l'avoir sur le plateau
02:37Le plus sage d'entre nous, Hervé Gouletker
02:39Advisor chez Accuracy
02:41Jusque là, on est d'accord ?
02:42Nous sommes d'accord sur ce point Marc
02:44C'est déjà un bon début
02:45C'est déjà un bon début
02:46Allez, le mot de la semaine
02:48La situation économique et financière de la France
02:51D'où ce franc, je ne sais pas si on peut dire ça
02:52Je vais vous faire un aveu très personnel
02:55Je dors mal depuis quelques semaines
02:57La raison, la situation économique et financière de la France
03:00Au lieu de compter les moutons, je regarde les indicateurs
03:02et les comptes de la France
03:03Et il me désole
03:05Et quand on les compare, on ne se console pas
03:07mais on se désole encore plus
03:08Activité économique dans le privé en contraction
03:11jamais vue depuis 5 ans
03:12Chômage au-dessus de 8%
03:13Au coût de la dette en hausse
03:14Record de dette
03:15Le gouvernement, pourtant prompte à dégainer des boucliers
03:18dans tous les sens
03:19ne peut faire que du saupoudrage
03:21face à la crise en Iran
03:22Est-ce que c'est grave, docteur ?
03:24C'est pour vous, Anne-Sophie ?
03:27Alors, je vais vous dire non
03:28Je sais que vous n'allez pas aimer cette réponse
03:29Non, non, mais moi, je ne sais pas trop
03:32Depuis 2-3 ans, on ne vit que par les crises
03:34et dès qu'il y a une crise, on dit
03:35ça va être la récession, la crise mondiale, etc
03:37Bon, la bonne nouvelle, c'est quand on fait le bilan
03:39on voit que non
03:40L'année dernière, on avait les droits de doigt
03:41on n'a pas eu de récession mondiale
03:43Là, pour l'instant, on n'est pas encore dans ce scénario
03:45Bien sûr, ça peut évoluer, mais non
03:46Et donc, vous l'avez dit, en effet
03:48l'économie française est en ralentissement
03:50Et à mon sens, la mauvaise nouvelle
03:52c'est qu'on attendait un rebond
03:53Donc en fait, c'est plutôt le rebond
03:55et la reprise de croissance qu'on aurait dû avoir
03:57si il n'y avait pas eu cette crise
03:58que l'on n'aura pas
03:59Donc ça, c'est vraiment, à mon sens, ce qui est négatif
04:01On voit qu'on est, vous l'avez dit
04:03le chômage qui augmente, une croissance qui ralentit
04:05Franchement, sans faire du French Bashing
04:07les chiffres sont vraiment noirs
04:11un scénario de récession, et quand vous regardez les autres partenaires européens
04:14notamment la situation en Allemagne
04:16là aussi, vous êtes dans un fort ralentissement
04:18toute la zone euro ralentit
04:19et là, vous avez quand même une crise inflationniste importante
04:22et vous voyez que la France, c'est plutôt mieux
04:24puisqu'elle a moins d'inflation grâce à son X énergétique
04:27Mais vous êtes d'accord avec votre problème
04:29c'est pas la guerre en Iran, quoi ?
04:30Non, il y a des sous-jacents macroéconomiques
04:32qui sont faibles, mais c'est pour ça que le scénario
04:34c'est un ralentissement et le rebond raté qu'on n'a pas eu
04:37mais pas un scénario de récession
04:38ou vraiment de contraction très forte de l'économie
04:41Je comprends ce que vous dites, mais est-ce que ça change quelque chose ?
04:43Ça change tout
04:44Oui, mais attendez, déjà
04:46vous êtes économiste, donc vous connaissez le sujet
04:49mieux que moi, il y a une partie de notre croissance
04:50et de notre PIB, 18%
04:52qui vient du secteur public
04:54et c'est pas de la production réelle
04:56c'est-à-dire c'est une multiplication du nombre de fonctionnaires
04:59par le salaire, c'est pas de la création de richesses
05:01Alors ça déjà, quand vous regardez les pays de l'OCDE
05:03on n'est pas la même, le seul pays
05:05à être dans cette situation, et aujourd'hui
05:07pour avoir de la croissance, c'est pas ça le sujet
05:09c'est pas le secteur public plus ou moins important
05:10Oui, mais ça a amorti les chocs, vous êtes d'accord ?
05:12Oui, ça a amorti les chocs
05:39de l'investissement, on ne l'a pas eu à cause
05:41du budget et des droits de douane
05:43là c'est pareil en Iran, comme on n'aura pas
05:45cette contribution positive à l'investissement
05:47on ne sera pas sur du 1, 2, 1, 5
05:48on va être vraiment à du 0,7, 0,8 de croissance
05:51cette année, et donc en ayant une faible croissance
05:53qu'est-ce qu'on va faire ? On va sacrifier les dépenses
05:55d'investissement pour les dépenses
05:57de consommation courante, et c'est ça
05:58à mon sens plus le drame du pays
06:00qu'un décrochage européen, on voit qu'on est
06:02globalement dans la moyenne et grâce à notre énergie décarbonée
06:05qu'on est plutôt mieux protégé du choc inflationniste
06:07que nos partenaires allemands
06:08Ok, j'entends, j'entends, je ne suis pas d'accord
06:10mais j'entends, et Hervé
06:12quand on voit, franchement, quand on a vu le cornu
06:14on avait l'impression que c'était un gars qui en avait envoyé
06:17enlevé le chéquier, la carte bleue
06:18il n'a plus le droit de dépenser, c'est comme un gosse
06:21à qui on dit, bon bah maintenant c'est fini
06:22t'as une carte prépayée et tu peux donner quelques aides
06:25il n'y a plus d'argent ?
06:27Non, il n'y a plus d'argent
06:28ça c'est vrai, on a envie de dire
06:31enfin, non ? Non mais je veux dire
06:33c'est pas enfin il n'y a plus d'argent, mais enfin
06:34on reconnaît qu'il n'y a plus d'argent
06:36Non, on a une situation
06:38de compte public qui est mauvaise
06:40on peut prendre le problème comme on veut
06:43on a beaucoup de dettes
06:44on a un gros déficit
06:46et avec des niveaux de prélèvement
06:49Et ça comparativement aux autres pays
06:51Anne-Sophie, là-dessus
06:52Non, on est tout à fait d'accord, le problème
06:54en fait, ce qu'il faut comprendre
06:56c'est que la dynamique de croissance française
06:58est métastable
07:00métastable, ça veut dire qu'elle paraît stable
07:02mais qu'en fait, elle est extrêmement fragile
07:04L'année dernière a été une bonne surprise
07:06le risque, c'est que cette année
07:08ça soit une mauvaise surprise
07:10et en fait, je trouve qu'il y a
07:11un multiplicateur de difficultés
07:14par la confiance
07:15et la confiance est progressivement minée
07:19par les déséquilibres
07:20et maintenant par la reconnaissance
07:22que l'État
07:23considéré comme tout puissant chez nous
07:26n'est plus à même d'accompagner
07:28au moins aussi fortement
07:30qu'auparavant
07:31Rajoutez à ça qu'on va fêter
07:32les deux ans de la dissolution
07:34ça fait deux ans
07:34qu'on n'a pas de majorité
07:36qu'on ne peut rien décider
07:37Et ça va durer encore un an
07:39Dans un pays où on aimait
07:41avoir un pouvoir exécutif fort
07:43Il n'est plus fort
07:44En fait, si on dépasse tout ça
07:47et qu'on essaie de se projeter
07:48en fait, il faut imaginer
07:50des transformations
07:52de l'économie française
07:53sans appui du budget
07:56Et en fait, c'est ça la question
07:57Évidemment, mais vous avez raison
07:58Mais on ne sait pas faire ça
07:59On ne sait pas faire de croissance
08:01sans l'État
08:01Il va falloir qu'on apprenne cela
08:03Si on regarde deux choses
08:04Du côté du travail
08:06donc des gens qui travaillent
08:08des employés
08:09ou du côté des entreprises
08:10du capital
08:11En fait, il faudrait qu'on travaille plus
08:14et qu'on se forme mieux
08:16Se former mieux
08:17ça peut signifier dépenser de l'argent
08:20On ne sait pas le dépenser
08:22Donc je ne sais pas ce qu'on fera
08:23Travailler plus
08:24c'est une volonté politique collective
08:27qu'on comprenne
08:28Est-ce qu'aujourd'hui
08:29il y a une prise de conscience
08:30qui ferait aller
08:31non pas vers un consensus
08:32mais un compromis
08:33Je n'en sais rien
08:34Ce n'est pas ce qu'on voit
08:35dans les programmes des candidats
08:36Non, pour le moment
08:37on ne le voit pas
08:37Et du côté des entreprises
08:39il faudrait améliorer
08:40la productivité
08:41Le niveau de productivité
08:43en France n'est pas mauvais
08:44Il y a des trucs
08:44qui marchent chez nous
08:45Mais par contre
08:46la dynamique de productivité
08:48est très faible
08:48On a une productivité
08:49qui stagne plutôt
08:50et on n'investit pas beaucoup
08:52Anne-Sophie nous l'a rappelé
08:54Alors on pourrait dire
08:55la solution
08:55ça serait baisser les impôts
08:56on ne baissera pas les impôts
08:58parce que du côté
08:58des comptes publics
08:59on n'y est pas
09:00Donc en fait
09:00il va falloir
09:01que l'on réduise
09:03le niveau de normes
09:04que l'on a
09:04dans notre économie
09:06qu'on libère un peu
09:07l'entrepreneuriat
09:08C'est pas là
09:10qu'ils sont les économies
09:11elles sont sur les reprises
09:12elles sont sur les dépenses sociales
09:13Il ne faut pas continuer
09:14à faire croire
09:15Je ne parle pas d'économie
09:17Vous parlez de dynamique
09:18mais ça ne changera pas
09:20l'allongement
09:21de la durée de la vie
09:22le fait qu'il y a
09:22de plus en plus d'inactifs
09:23le fait qu'on a
09:25un système social
09:26qui est très généreux
09:27Il faut qu'on travaille plus
09:30Déjà je pense
09:30qu'il faut encore une fois
09:31se baser sur les chiffres
09:32Il n'y a pas de volonté
09:33des français
09:33de moins travailler
09:34que nos partenaires allemands
09:35ou autres
09:36On a juste une structuration
09:37du marché du travail
09:38Je vois des sourires
09:39mais c'est vrai
09:39quand on regarde les chiffres
09:41de l'INSEE
09:41ce qui se passe
09:42c'est que sur les 25-55 ans
09:43on a une productivité horaire
09:45qui est la plus forte d'Europe
09:46Donc avant moins de 25 ans
09:48en effet on est beaucoup moins employés
09:49et entre 52 et 64 ans
09:52on a un taux d'emploi
09:53qui s'effondre
09:53Quand vous regardez
09:54la productivité horaire
09:55encore une fois
09:56on est au plus haut
09:57par rapport aux partenaires européens
09:59parce que dans les autres pays
10:00ils ont fait les choix
10:01d'étaler beaucoup plus
10:03la durée de travail
10:04et donc notamment
10:05pour les 55-64 ans
10:06là vous avez un taux d'emploi
10:07qui est quasiment
10:0710 fois supérieur
10:09parce que
10:10en effet
10:10vous avez aussi des mécanismes
10:11ce qui fait que vous pouvez rester
10:12beaucoup plus longtemps
10:13en emploi
10:14mais par contre
10:14sur la période 25 ans
10:16vous avez une productivité horaire
10:18dans les autres pays européens
10:18qui est plus faible
10:19vous le voyez
10:20devant beaucoup de pays
10:21vous commencez à 8h
10:22mais vous félissez à 16h
10:23donc c'est juste
10:24des structurations différentes
10:25Anne-Sophie
10:26tout à l'heure
10:27je voudrais revenir là-dessus
10:28parce que tout à l'heure
10:28moi ma perception
10:29c'est qu'on n'arrive pas
10:30à produire de la croissance
10:32sans dépenses publiques
10:33alors ça c'est faux
10:34puisque quand on regarde historiquement
10:36on l'a déjà fait
10:36à mon sens
10:37le grand problème
10:38c'est pas les normes
10:38c'est pas le public
10:39c'est la désindustrialisation
10:41c'est ça le problème de fond
10:42quand vous regardez
10:43les gains de productivité
10:44qu'on avait des années 60
10:45jusqu'aux années 80
10:46quand on était un pays industrialisé
10:48et qu'on avait un taux d'industrie
10:49dans notre pays
10:50qui était supérieur à 11%
10:51vous aviez une productivité
10:53une croissance
10:53ok on va pas revenir là-dessus
10:54on va pas ouvrir
10:55on va pas ouvrir des usines
10:57donc aujourd'hui
10:58aujourd'hui la situation
10:59je vous parle de la situation
11:00aujourd'hui
11:01aujourd'hui
11:01est-ce qu'on arrive
11:02à créer
11:03de la richesse
11:05sans dépense publique
11:06sans faire du déficit
11:07et sans faire de la dette
11:08vous posez mal
11:10la question
11:10parce que c'est pas
11:11demain vous allez avoir
11:12plus d'état
11:13vous pensez que vous allez avoir
11:14un niveau de richesse
11:14qui va exploser
11:15c'est pas ça
11:16le sujet c'est qu'on crée pas
11:17assez de valeurs ajoutées
11:19manufacturières
11:19qui créent plus de gains
11:20de productivité
11:21c'est ça le sujet
11:22on a perdu à peu près
11:23par rapport à l'avance
11:24des industriels
11:24c'est ça on va pas le faire
11:25si entre 100 et 150 milliards
11:27donc si vous couplez
11:28en effet l'augmentation
11:29du taux d'emploi
11:30des 55-64 ans
11:32on voit que le départ
11:33à la retraite
11:33vous avez déjà gagné
11:34ça vous pouvez le faire
11:35on peut mettre en place
11:36des mesures
11:36quand on dit
11:37les gens ne veulent pas travailler
11:38le taux effectif
11:39de départ à la retraite
11:40c'est plus de 63 ans
11:41et la majorité des français
11:42vous disent que
11:43s'ils avaient des dispositifs
11:44pour gagner en pouvoir d'achat
11:45ils continueraient
11:46plus longtemps
11:47à travailler
11:47parce que vous êtes à la retraite
11:48souvent vous perdez
11:49en termes de pouvoir d'achat
11:50donc il ne faut pas placer
11:51le débat sous les fermes
11:53idéologiques
11:53ils ne veulent pas travailler
11:54etc
11:54mais sur la structuration
11:56du marché du travail
11:57et comment on l'organise
11:58et c'est ça en fait
11:59le grand sujet en France
12:00qu'on a notamment
12:01par rapport aux pays nordiques
12:02qui n'ont pas du tout
12:02la même structuration
12:03du monde du travail
12:06Léa ?
12:06Deux choses
12:07j'avais une réaction
12:08sur la situation française
12:09mais là sur le marché du travail
12:10je trouve que la vision
12:12très macro
12:12elle est intéressante
12:13elle est peut-être aussi
12:14assez illusoire
12:15quand on parle quand même
12:16avec les entreprises
12:18et la difficulté
12:18qu'ils n'ont pas
12:19à repenser
12:20leur modèle social
12:22et éventuellement
12:22à trouver des emplois
12:23pour les personnes
12:25qui sont quasiment
12:26à la retraite
12:26ou presque
12:27c'est tout simplement
12:28un problème de compétence
12:29et dans beaucoup d'industries
12:31l'industrie automobile
12:31nous dit
12:32j'ai une base d'actifs
12:33d'ingénieurs
12:34avec des personnes
12:35qui sont compétentes
12:36pour monter des moteurs
12:37et en fait aujourd'hui
12:38ma voiture
12:39c'est un smartphone
12:40sur roue
12:41donc il va me falloir
12:42des personnes
12:42que je n'ai pas
12:43non mais ça c'est un problème
12:44de compétence
12:45c'est de former les gens
12:46mais c'est là où je ne pense pas
12:47que la problématique
12:48c'est juste de se poser
12:49la question du taux d'emploi
12:51en tout cas sur les chiffres
12:51si parce que quand on a
12:52un taux d'emploi
12:53de 10 points
12:53on n'est pas armé pour ça
12:54quand on regarde
12:55certaines industries
12:56on peut tout à fait l'être
12:57je ne suis pas d'accord
12:58quand on regarde
12:58certaines industries
12:59et notamment l'automobile
13:00est vraiment criante
13:00de ce point de vue là
13:01on prend certains acteurs
13:03comme BYD en Chine
13:04aujourd'hui
13:04ils emploient plus
13:05en R&D de personnes
13:06que l'ensemble
13:07de la population dédiée
13:09à l'automobile en Europe
13:10pour l'ensemble
13:11de la chaîne de valeur
13:12ils ont complètement
13:14modifié leur modèle
13:15ce que l'on dit c'est que
13:15par rapport aux autres pays
13:16européens
13:17parce qu'il faut se comparer
13:17à des pays comme l'Allemagne
13:18plus que par rapport
13:19à la Chine
13:20vous avez un taux d'emploi
13:21chez les 55-64 ans
13:24oui mais ça c'est une réalité
13:25ça c'est juste les stades
13:26c'est une réalité
13:27ça c'est une réalité
13:28donc ça c'est sur les chiffres
13:29mais c'est pas ces personnes-là
13:30que vous allez modifier
13:31dans la structure
13:32et en Allemagne
13:33à 55 ans
13:34alors que c'est eux
13:35qui se font en effet
13:35complètement tués
13:36par la Chine
13:37sur l'automobile
13:38et bien vous avez
13:39un taux d'emploi
13:39qui est bien supérieur
13:40à celui de la France
13:41dans ce secteur
13:42donc c'est pas ça le sujet
13:43le sujet c'est de garder
13:44les gens en emploi
13:45c'est ça le sujet
13:46d'accord
13:46Alain vous avez
13:47deux mots
13:48moi je pense qu'on s'est
13:49habitué à la médiocrité
13:51et on a des raisonnements
13:54de comparaison
13:55donc bon voilà
13:56on est habitué là-dedans
13:57puis on se compare
13:58donc on a l'impression
13:59que ça va à peu près
13:59la réponse ça sera politique
14:01on le voit que ça sera politique
14:02puisqu'on voit que c'est bloqué
14:03et que c'est un vrai sujet
14:05on regarde les programmes
14:06je ne sais pas si la réponse
14:07est politique
14:08la réponse est une réponse
14:10de mentalité
14:10non non mais attendez
14:11je pense qu'il faudrait
14:12trouver une solution
14:13pour la situation actuelle
14:14donc je regarde les candidats
14:16à leur programme
14:17c'est paramétrique
14:17c'est à dire qu'en fait
14:18il n'y a aucun qui a un projet
14:19vraiment de modification
14:21et je pense que la seule solution
14:22pour éviter le choc
14:23que tout le monde redoute
14:24avec un jour
14:25une troïka quelconque
14:26qui viendrait en France
14:28régler le problème
14:29et ça serait d'une violence terrible
14:30je pense qu'on n'est
14:30absolument pas prêt à ça
14:31donc la seule solution
14:33c'est de trouver un deal
14:34avec l'Europe
14:34qui nous prêterait
14:35qui ferait un investissement
14:37quelque chose
14:37mais il faudrait une contrepartie
14:39une contrepartie de réforme
14:41qui aujourd'hui
14:42n'est pas
14:43mais je sais que c'est illusoire
14:45mais il va bien falloir
14:46quelque chose comme ça
14:47parce que
14:48en nous-mêmes
14:49on n'a pas cette solution
14:50c'est que tout ce que vous dites
14:50est totalement juste
14:52mais je ne vois pas d'issue
14:53alors il y a une issue
14:54déjà il faut là aussi
14:55toujours regarder
14:56ce qui se passe ailleurs
14:57surtout en Europe
14:57vous avez des pays
14:58comme les frugos
14:59l'Autriche
14:59qui a aussi 5%
15:00de déficit public
15:01vous êtes tout à fait d'accord
15:02le Royaume-Uni également
15:03est à 5% de déficit public
15:04donc ce qu'on connaît là
15:05c'est-à-dire un endettement
15:06massif qu'on est notamment
15:07après le Covid
15:08il n'y a pas que la France
15:09on est au temps
15:11vous voulez comparer
15:12ce qui vous arrange
15:13je vous parle de la zone euro
15:14vous dites en zone euro
15:15ceux qui vont très bien
15:16c'est en effet
15:17plus les pays du Sud
15:18l'Espagne, l'Italie
15:19mais même la zone euro
15:19dans l'ensemble
15:20on a stigmatisé
15:21en disant
15:22que ce n'était pas possible
15:22qu'ils reviennent
15:23aujourd'hui c'est la locomotive
15:24de l'Europe
15:24vous avez vu ce qu'ils ont fait
15:25mais ils n'ont pas fait ça
15:27ils ont eu le plan européen
15:28ils ont accepté
15:31de réduire leurs dépenses sociales
15:33ils sont aussi massivement
15:34réindustrialisés
15:35regardez comment l'Espagne
15:36s'est focalisé
15:37vous parlez des sous-traitants
15:38de l'automobile
15:38vous parlez des énergies renouvelables
15:40mais pas seulement
15:41grâce à l'Europe
15:41pour garder leur taux
15:42de valeur ajoutée par habitant
15:43ils ont sabré massivement
15:47les dépenses sociales
15:47ils ont sabré
15:48les intimités chômage
15:49ils ont sabré
15:51tous les droits à la retraite
15:52ça a été une violence terrible
15:54mais quand vous regardez
15:54en termes de volume
15:55ce qui fait que ça crée
15:56de la richesse
15:57c'est beaucoup plus
15:57l'aspect réindustrialisation
15:59que sabré les dépenses
16:00comme vous le dites
16:01et ça ça a été depuis 20 ans
16:02alors juste Hervé
16:04après on passe au deuxième sujet
16:05parce qu'on a fait tout
16:05la première partie
16:06sur le premier sujet
16:07Hervé
16:08d'abord les comptes publics
16:10on ne peut pas dire
16:10c'est mauvais ailleurs
16:11et donc c'est rassurant
16:12non mais personne ne dit ça
16:14personne ne dit ça
16:14on dit juste
16:14que c'est un phénomène malpo
16:16qui existe partout
16:16Anne-Sophie
16:17je termine
16:18d'accord
16:18on ne peut pas dire
16:19mais regardez au Royaume-Uni
16:21c'est pire que chez nous
16:22non c'est très préoccupant
16:24partout
16:24quant à l'Espagne
16:26et bien quand même
16:27il y a la contribution
16:28du tourisme
16:29il y a la contribution
16:30du bâtiment
16:31à la croissance
16:32que l'on a aujourd'hui
16:33il y a aussi la contribution
16:34de l'immigration
16:36qui entre en ligne de compte
16:38je pense que
16:39c'est un peu se leurrer
16:40de croire que
16:41la réindustrialisation
16:43va marcher en Europe
16:45ou alors
16:46il faut qu'on ait
16:46une organisation du monde
16:48où en fait
16:49les chaînes de valeur
16:50sont complètement revues
16:52et dans ce cas-là
16:52la réindustrialisation
16:54elle passera
16:55par une phase antérieure
16:56qui sera
16:57une phase de crise grave
16:59parce que
16:59on n'aura plus accès
17:01à des tas de choses
17:01qui viennent du reste
17:02du monde
17:03donc en fait
17:03dire
17:04surtout que la réindustrialisation
17:05un peu pour reprendre
17:06ce que disait Léa
17:07je veux dire
17:08là c'est le cas de dire
17:09on a une voiture
17:10avec des métros de retard
17:12pour rattraper le retard
17:13par rapport à la technologie
17:14chinoise
17:15ça ne va pas être facile
17:15allez on passe tout de suite
17:16à la question macro
17:17quand même
17:17qu'on essaye de faire
17:18un deuxième sujet
17:19mais c'était passionnant
17:20merci
17:20est-ce qu'il faut baisser
17:21ou monter les taux d'intérêt
17:22ils sont venus fous
17:23alors que l'économie
17:24ralentit partout
17:25la BCE parle de remonter les taux
17:27et la Fed avec sa nouveau patron
17:29pourtant aux ordres de Trump
17:30s'interroge
17:31que font-ils faire
17:32que faut-ils faire
17:34mais en fait
17:35j'ai très peur de la BCE
17:36vous avez
17:37une réponse absolue
17:39en disant
17:40je regarde le monde
17:41et je me dis
17:42la perspective
17:43c'est pas de croissance
17:45un scénario mauvais
17:47et dans ce cas là
17:48vous vous dites
17:49eh bien
17:49monter les taux d'intérêt
17:50c'est pas bien
17:51vous rajoutez que
17:52le prix du pétrole
17:54les anticipations inflationnistes
17:56c'est pas durable
17:57et vous renforcez
17:58votre scénario
17:58le point
17:59c'est qu'une banque centrale
18:00ne va pas réfléchir
18:02comme cela
18:02une banque centrale
18:03va réfléchir
18:04en fonction de son mandat
18:06et la banque centrale européenne
18:08par exemple
18:08son mandat
18:09c'est l'inflation
18:10bon
18:10la guerre
18:11on avait dit
18:12comme toujours
18:12elle sera courte
18:13la guerre est longue
18:15et on voit bien
18:15qu'aujourd'hui
18:17la dynamique
18:18du marché du pétrole
18:19fait que
18:20les stocks
18:21sont en train de baisser
18:22on sait que
18:23les exportations
18:24de pétrole américaines
18:25vont ralentir
18:26parce qu'ils vont entrer
18:27dans la driving season
18:28de l'été
18:29on sait que
18:30les chinois
18:30qui avaient réduit
18:31leurs importations
18:32ne vont pas le faire
18:34éternellement
18:34bref on a une situation
18:36du pétrole
18:36qu'au-delà
18:37de la durée
18:38de la guerre
18:39fait dire que
18:40les tensions
18:40vont se maintenir
18:41vous transformez
18:42ces tensions
18:43en anticipations
18:44inflationnistes
18:45vous regardez
18:46les anticipations
18:47inflationnistes
18:48de marché
18:49à deux ans
18:49bon ça pique pas
18:51beaucoup
18:51mais c'est
18:52mais Hervé
18:54vous êtes économiste
18:55c'est pas à vous
18:55que je vais expliquer
18:56que c'est pas en montant
18:57les taux d'intérêt
18:57que vous allez faire
18:58baisser le cours
18:58du pétrole
18:59ah non
19:00ce que vous allez faire
19:02c'est vous allez
19:03répondre
19:04à des anticipations
19:06inflationnistes
19:07en disant
19:08j'ai écouté
19:09le message
19:09des marchés
19:10voire
19:11d'autres acteurs
19:12qui ont des anticipations
19:14les entreprises
19:15les ménages
19:15je les rassure
19:17à ce niveau là
19:17l'inflation
19:18sera vaincue
19:19après
19:20est-ce que vous
19:21cassez une inflation
19:23d'offres
19:24par une remontée
19:25des taux d'intérêt
19:26mais par contre
19:26vous cassez
19:27vous cassez peut-être
19:28une dynamique
19:28de croissance
19:30qui est déjà dramatique
19:30en fait
19:31je pense que
19:32le mandat
19:33dans lequel
19:34il y a la question
19:35sous-jacente
19:36du niveau
19:37des taux d'intérêt
19:38à long terme
19:39dont il faut se souvenir
19:40qu'ils ont pas mal monté
19:41et derrière cela
19:42la question
19:42de la stabilité financière
19:44vous pouvez
19:44vous pouvez penser
19:46plus large
19:46que la BCE
19:47mais dans la façon
19:48de penser
19:49de la BCE
19:50vous pouvez pas
19:50écarter l'idée
19:52qu'ils vont monter
19:53les taux
19:53que vont-ils faire
19:54que doivent-ils faire
19:55alors je pense
19:56qu'ils vont remonter
19:56les taux
19:57mais je pense
19:57qu'ils ne devraient
19:58pas le faire
19:58parce que comme
19:59vous l'avez très justement
20:00dit
20:00quand vous êtes dans
20:00un choc comme ça
20:01inflationniste exogène
20:02ça a un impact
20:03récessif sur l'économie
20:04et ça ne résout pas
20:05le problème en effet
20:07de baisse de l'énergie
20:08parce que quand vous
20:08regardez l'inflation
20:09c'est toujours
20:09comme la croissance
20:10il faut toujours regarder
20:11les contributions
20:12et dans les contributions
20:13c'est vraiment
20:14l'énergie à plus de 80%
20:15un peu l'alimentaire
20:16le manufacturier
20:17on ne le voit pas encore
20:18on ne le voit pas encore
20:18dans les services
20:19donc c'est vraiment
20:20un problème énergétique
20:22on n'est pas dans
20:22l'inflation type
20:23Etats-Unis
20:24donc là en effet
20:25il y a des anticipations
20:26donc elle doit
20:27augmenter les taux
20:28moi j'espère qu'elle le fera
20:29beaucoup moins que 3 hausses
20:30qu'elle le fera très peu
20:31et surtout je pense
20:32qu'elle devrait beaucoup plus
20:33être dans un statu quo
20:35parce que
20:35déjà on ne sait pas
20:36comment ça a évolué
20:37un conflit qui va
20:38devenir noir ou pas
20:39et surtout parce que
20:40c'est assez inefficace
20:41et que ça pourrait obérer
20:42le peu de croissance économique
20:44qu'on a en zone euro
20:45qui est déjà en ralentissement
20:47on est déjà dans une situation
20:48presque de stagflation
20:49Aux Etats-Unis
20:50a priori
20:50ils ne devraient pas remonter
20:51les taux
20:52Normalement non
20:52mais bon
20:53là encore une fois
20:54tout est possible
20:55Léa
20:56Alors pour moi
20:57la situation européenne
20:59elle est dramatique
20:59ils vont monter les taux
21:00effectivement
21:01et c'est absurde
21:02c'est-à-dire que
21:03pour reprendre ce que
21:03disait Anne-Sophie
21:04au tout début
21:05on était sur une dynamique
21:07de rebond
21:08globalement de l'économie
21:09malheureusement
21:10la situation a changé
21:11un peu la donne
21:12il faut laisser
21:13un tout petit peu
21:13le temps de digérer
21:14et ça ne sera pas le cas
21:15c'est ce que le marché
21:16anticipe d'ailleurs
21:16et pour l'Europe
21:18ce sera dramatique
21:18Aux Etats-Unis
21:19Après quand j'écoute Hervé
21:20pour la première fois
21:21j'y vois clair
21:22parce qu'il dit en fait
21:24oui ok vous avez
21:25des raisonnements
21:26on a le même raisonnement
21:27mais ce n'est pas le raisonnement
21:28de la Banque Centrale Européenne
21:29elle dit simplement
21:29vous anticipez une inflation
21:31donc je réagis
21:32Oui mais ça va quand même
21:33casser un certain nombre
21:34de dynamiques
21:35y compris microéconomiques
21:36et les entreprises
21:38l'inflation est devant nous
21:39y compris financière
21:40et alors sur la partie américaine
21:42alors c'est vrai
21:42qu'on pense potentiellement
21:44qu'il n'y aura pas
21:44de hausse et taux
21:45par contre il y a une réalité
21:46c'est que là pour le coup
21:47l'inflation elle est là
21:48et elle va continuer
21:49elle est indépendante
21:50du conflit
21:51et notamment avec
21:52l'intelligence artificielle
21:54qui nous a démontré encore
21:55une croissance spectaculaire
21:57des investissements
21:58spectaculaires
21:58Pourquoi elle est là ?
22:00Parce que l'intelligence artificielle
22:01représente un tel pot aujourd'hui
22:02dans les investissements
22:03dans l'économie
22:04et dans la croissance future
22:05américaine
22:06avec une partie
22:07sur le calcul
22:08en fait pour la partie technique
22:09qui est en hausse
22:12spectaculaire
22:12en termes de coût
22:12et donc ça
22:13ça va se refléter
22:14de toute manière
22:15dans l'économie
22:15c'est indépendant du conflit
22:17donc les américains
22:17pour le coup
22:18ne vont pas monter
22:19risque de remonter
22:20de toute façon
22:21de toute façon
22:21lui il ne va pas pouvoir monter
22:22parce que s'il monte
22:22il va se faire dépasser
22:23ils vont aller le chercher
22:25avec l'armée
22:25en fait
22:28son conseil
22:29de politique monétaire
22:30aujourd'hui
22:31serait plus à monter
22:32qu'abaisser
22:33ça c'est tout à fait clair
22:34et en fait
22:35le consensus
22:36va être
22:37mon petit warch
22:38tu t'installes
22:39tu regardes
22:40ce qui se passe
22:41tu formes
22:42ton compromis
22:43avec les autres membres
22:44du comité de politique monétaire
22:45et le prix à payer
22:47c'est qu'on ne fait rien
22:48pendant ce temps là
22:49donc en fait moi
22:50à mon avis
22:50ils ne baisseront pas
22:51mais ils ne monteront pas non plus
22:53mais aux Etats-Unis
22:53ça peut être dangereux
22:55les marchés sont
22:56vous
22:57enfin vous êtes gérant
22:58dans votre allocation d'actifs
22:59les marchés
23:00c'est
23:02la hausse de taux
23:03de la BCE
23:04c'est-à-dire que
23:04BCE je pense que
23:05effectivement
23:06enfin c'est absurde
23:07on l'a suffisamment dit
23:09ça va avoir un effet
23:10le plus négatif
23:11sur les pays
23:11les plus fragiles
23:12c'est-à-dire que
23:13ceux qui sont
23:13dans une situation difficile
23:14je pense que la France
23:15va être particulièrement pénalisée
23:16à un moment donné
23:17où ils ne peuvent pas faire
23:18grand chose
23:18pour lutter contre ça
23:20donc
23:20vous voulez dire
23:21d'un point de vue croissance
23:22d'un point de vue croissance
23:23et puis du côté
23:24l'impact
23:25c'est les déficits
23:26qui vont suivre ça
23:27aux Etats-Unis
23:28effectivement
23:29je les vois mal
23:29baisser leur taux
23:30par contre
23:30je les imagine assez facilement
23:32réduire leur bilan
23:32c'est-à-dire qu'en fait
23:35injecter
23:35enfin
23:36contribuer à moins de liquidités
23:37dans le marché
23:38ce qui revient un peu au même
23:39quand même
23:40oui ça revient un petit peu au même
23:41mais visuellement
23:41c'est moins grave
23:43c'est-à-dire que
23:44ça permet de tenir
23:45c'est-à-dire qu'en fait
23:46il va annoncer
23:48un quantitatif
23:49tightening
23:49ou au moins à l'arrêt
23:51sans le dire
23:52sans trop le dire
23:53non
23:54non
23:54moi je pense que
23:55ce que vous dites Alain
23:57il y a deux choses
23:58il y a la partie longue
23:59de la courbe
24:00on ne sait pas
24:01ce que ça donnera
24:02et puis il ne faut pas oublier
24:04qu'un problème de liquidité
24:05sur le marché
24:07interbancaire américain
24:08ça aura des conséquences
24:10or le marché interbancaire américain
24:12est vital
24:13pour le fonctionnement
24:14de l'économie
24:14dans le contexte actuel
24:16jouer à cela
24:17à mon avis
24:18c'est un peu dangereux
24:19et on va dire aux camarades Warch
24:20tu fais attention
24:21Warch c'est un puriste
24:22donc il a
24:23plein de fruits
24:24mais il est quand même aux ordres
24:25oui mais enfin
24:25il a quand même pas mal de fois
24:27parlé de la taille du bilan
24:28en disant que c'était
24:29une absurdité
24:30il y en a beaucoup parlé
24:31c'est un puriste
24:31c'est un puriste
24:31c'est un puriste
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