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  • il y a 15 heures
Mardi 7 juillet 2026, retrouvez Paul Jackson (Responsable mondial de la recherche en allocation d'actifs, Invesco), Ninon Bachet (Stratégiste taux (notamment dédiée à la France), Société Générale CIB), Anne-Claire Roux (Directrice générale, Mirova Foundation) et Xavier Chapon (Directeur de la gestion cotée et de la dette privée, Arkéa Asset Management) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart4Change
00:12pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box
00:17et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage dans la foulée,
00:20en replay vidéo sur bsmart.fr
00:23ou en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:26Au sommaire de cette édition ce soir,
00:28nous allons parler évidemment des enjeux de marché du moment,
00:31les enjeux de l'été, les enjeux du second semestre,
00:34les enjeux d'une année 2027 qui sera une année éminemment politique
00:38et il est peut-être temps de commencer à débuter,
00:42à s'interroger sur le risque politique grandissant peut-être pour l'année 2027,
00:48que ce soit en France bien sûr,
00:50mais il n'y a pas que la France qui sera concernée par le cycle électoral,
00:54l'Italie sera concernée également
00:56et puis le risque politique est également présent de l'autre côté de la Manche,
01:00au Royaume-Uni où l'on a appris aujourd'hui la démission de Nigel Farage,
01:05de son poste de parlementaire à la tête de Réformes UK,
01:10bien sûr Nigel Farage,
01:11et des sondages qui placent toujours Réformes parmi les partis,
01:16le parti le plus important aujourd'hui au Royaume-Uni.
01:19En France évidemment c'est la situation de Marine Le Pen qui occupe les esprits aujourd'hui,
01:23avec une décision de justice qui a été rendue,
01:26mais une décision personnelle de Marine Le Pen qui est encore à venir ce soir à la télévision à 20h.
01:32Nous parlerons des marchés face aux risques politiques,
01:34nous parlerons des marchés face aux risques de l'IA également.
01:37Le thème de l'IA est-il entré en phase de saturation ?
01:41On voit que les investisseurs ont de plus en plus de mal à payer ce qui est encore une bonne
01:46nouvelle,
01:47des résultats multipliés quasiment par 20 chez Samsung,
01:50et un titre pourtant qui baisse de 10%.
01:52Est-ce qu'on a atteint une forme de limite, une forme de saturation aujourd'hui,
01:56dans les portefeuilles des investisseurs autour du thème de l'IA ?
02:00Pauline Grattel vous apportera dans un instant plus de précision encore sur la publication de Smart Bourse,
02:06la publication de Samsung et la réaction de marché qui a été violente
02:11et qui se retrouve d'ailleurs dans nos marchés en Europe et sur les marchés américains cet après-midi.
02:15Voilà pour les sujets de discussion à suivre avec nos invités.
02:18Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse,
02:20nous parlerons philanthropie, stratégie philanthropie,
02:23avec l'exemple de la Mirova Foundation et sa directrice générale,
02:27Anne-Claire Roux qui sera notre invitée dans ce dernier quart d'heure de Smart Bourse.
02:41Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
02:44Pauline Grattel vous éclaire sur les enjeux du moment sur les marchés
02:48et le résumé de la séance du jour.
02:49Bonsoir Pauline.
02:50Bonsoir.
02:50Et nous commençons avec les résultats de Samsung.
02:53Oui, Samsung vient donc de publier ses chiffres préliminaires pour le deuxième trimestre,
02:57au total 90 000 milliards de won de bénéfices, soit plus de 50 milliards d'euros.
03:02Malgré ce bénéfice qui est multiplié par près de 20 portés par le boom de l'IA,
03:07le groupe sud-coréen paye cher des attentes devenues stratosphériques.
03:11Son bénéfice n'ayant dépassé le consensus que de 6%,
03:14la sanction des investisseurs a été immédiate.
03:17Cette déception déclenche une vague massive de prises de bénéfices,
03:20illustrant la fragilité des valorisations records du secteur.
03:24et rappelle au monde qu'en bourse, la perfection ne suffit plus.
03:28Oui, concrètement, c'est la bourse de Séoul qui a été la première emportée par cette publication mal accueillie.
03:35Oui, le COSPI a chuté de près de 5%, un effet domino qui a ensuite glacé l'Europe dès l
03:41'ouverture.
03:42L'Eurostox 50 et le DAX ont reculé, tandis qu'à Paris, le CAC 40 recule également en fin de
03:48séance sous 8 500 points.
03:50C'est le secteur des puces qui est impacté.
03:53ST Microelectronics perd 5%, Affineon et ASML lâchent aussi 5%
03:57et Orcaq 40, Soitech plonge de 10%.
04:01Même ambiance lourde aux Etats-Unis avec des indices impactés dès l'ouverture
04:05et un Nasdaq en baisse de plus de 1%.
04:07Le secteur tech est sous haute surveillance, Micron décroche de 7%
04:11et ses pairs Intel, Qualcomm, Nvidia et Broadcom voient tous rouges.
04:15Et puis les évolutions géopolitiques sont toujours dans le radar des investisseurs.
04:20Oui, la tension remonte d'un cran au Moyen-Orient après qu'un tanker a été frappé
04:24par un projectile non identifié au large d'Omane, citant des responsables américains.
04:28Les services de renseignement attribuent des tirs de missiles à l'Iran,
04:32évoquant un second navire commercial gravement touché.
04:35Cette réescalade brise la calmie des dernières semaines
04:38et pousse les cours du brut à se tendre légèrement
04:40avec un baril de Brent qui fleure à nouveau avec les 73 dollars.
04:44Comment tout ça se reflète-t-il dans les grands marchés macro
04:47et notamment les marchés obligataires, Pauline ?
04:50Tout d'abord, on continue à surveiller les marchés obligataires japonais.
04:53Le rendement à 10 ans se maintient sur ses plus hauts niveaux, autour de 2,85%.
04:58Côté américain, le 10 ans progresse légèrement pour retrouver le seuil de 4,50%
05:03et le rendement à 30 ans atteint à nouveau les 5%.
05:06En Europe, le rendement allemand de même échéance à 10 ans donc se rapproche de son côté des 3%.
05:12Enfin, sur le marché d'échange, le dollar est stable et l'euro-dollar se traite autour de 1,1430.
05:17Et puis c'est un jour important pour SpaceX et ses actionnaires
05:21puisque le titre entre officiellement aujourd'hui au sein de l'indice Nasdaq 100.
05:26Oui, grâce à une nouvelle règle accélérée, la société d'Elon Musk intègre l'indice tech en seulement deux semaines.
05:31Directement, six grosses banques comme Goldman Sachs et Morgan Stanley ont recommandé d'acheter l'action.
05:36Morgan Stanley vise même un objectif de cours à 300 dollars, soit une progression potentielle de 90% en misant
05:44à fond sur l'IA.
05:45Le titre SpaceX chute toutefois de 6% autour de 150 dollars.
05:49Quel sera le programme à l'agenda demain pour les marchés, les investisseurs Pauline ?
05:53La banque de la Nouvelle-Zélande rendra sa décision monétaire demain.
05:56Les investisseurs tablent sur une hausse de 25 points de base.
05:59On sera également attentifs aux minutes de la Réserve fédérale qui seront également publiées demain.
06:04Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, les infos clés du jour sur les marchés avec Pauline
06:09Grattel.
06:20Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
06:24Ninon Bachet nous accompagne ce soir, stratégiste taux chez Société Générale CIB.
06:28Bonsoir et bienvenue Ninon.
06:29Bonsoir.
06:29Paul Jackson est avec nous également, le responsable mondial de la recherche en allocation d'actifs d'Invesco.
06:34Bonsoir Paul.
06:35Bonsoir.
06:36Merci d'être là et merci à Xavier Chapon d'être là également ce soir.
06:39Bonsoir Xavier.
06:40Bonsoir.
06:41Vous êtes le directeur de la gestion cotée et de la dette privée d'Arkea Asset Management.
06:45Comme promis, parlons des marchés face aux risques politiques.
06:48Alors, un risque sans doute encore un peu loin.
06:50On parle bien sûr du cycle électoral de 2027 qui concerne entre autres la France.
06:56Ninon, je me tourne vers vous.
06:58Une manière de mesurer l'intérêt ou l'attention du marché par rapport à ce risque politique à venir.
07:05C'est de nous donner quelques indications sur le volume de questions entrantes, si je puis dire, pour les équipes
07:12de recherche de Société Générale CIB sur le sujet français spécifiquement.
07:17Est-ce qu'on est déjà en train de constater une augmentation du volume de questions ?
07:22Dans quelle amplitude, bien sûr ?
07:25Quelles sont les questions qu'on vous pose ?
07:26Quelles sont les réponses que vous apportez, Ninon ?
07:29Donc, effectivement, on a reçu de plus en plus de questions récemment sur les élections françaises.
07:35Peut-être aussi parce qu'on est une banque française, donc les clients veulent avoir notre avis.
07:40Et on a identifié deux questions, deux thèmes principaux.
07:43La première, c'est de savoir quand est-ce que le spread OAT-Bound commencera à réagir, donc quand est
07:51-ce qu'on aura les premiers signes de stress dans le marché français.
07:54Et la deuxième question était de savoir si ce stress potentiel pouvait aussi avoir des effets de contagion sur les
08:01autres pays européens, donc d'autres spreads pays comme le BTP ou SPGB-Bound.
08:07Donc déjà, la première question, c'est pas if, c'est when.
08:12C'est-à-dire que les investisseurs sont convaincus qu'il y aura un moment de tension et que le
08:16marché s'invitera, si je puis dire, dans ce cycle politique.
08:21C'est le sentiment qu'on a suite aux différents rendez-vous qu'on a pu faire récemment.
08:27On a déjà des fondamentaux qui sont connus et on a identifié très clairement en 2027 comme étant un nouveau
08:36challenge pour la France.
08:39Et donc, les investisseurs que l'on a rencontrés s'attendent à un écartement du spread OAT-Bound.
08:44Et effectivement, le plus important pour eux, ça va être une question de timing pour mettre en place d'éventuels
08:51investissements.
08:52Bien sûr, stratégie. Donc c'est déjà la question du timing qui est posée.
08:56C'est quoi la réflexion que vous apportez justement à vos clients par rapport à cette question, Nino ?
09:02Donc de notre côté, on a identifié le quatrième trimestre comme étant le moment où les premiers signes de stress
09:09pourraient apparaître.
09:11Premièrement, parce qu'on va avoir les premières discussions autour du budget 2027.
09:15Donc ça a tendance de manière saisonnière à être un événement qui focalise le marché de nouveau sur toutes les
09:22métriques fiscales.
09:23Et ensuite, le quatrième trimestre, parce que généralement, lors des élections précédentes, on a vu les premiers signes de stress
09:32émerger environ cinq mois en moyenne avant le début des élections.
09:36Donc on est autour de janvier-décembre.
09:39Donc ça peut être aussi un moment où on aura un petit peu plus de clarté sur les candidats, sur
09:43les programmes.
09:44Donc on pense que c'est un bon moment pour avoir les premiers signes de stress.
09:49Ah oui, bon, vous avez le droit de botter en touche, mais quand on parle de stress sur le spread
09:54entre la France et l'Allemagne, sur les taux à dix ans,
09:57est-ce que l'idée c'est qu'on peut rester en terrain connu ?
10:01Le dernier gros écartement du spread a eu lieu post-dissolution en 2024.
10:06Mais on avait eu des mouvements sur l'élection de 2017 notamment, qui avaient été aussi relativement importants.
10:12Quand le marché commençait à voir monter la probabilité d'un second tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le
10:18Pen,
10:18à l'époque, la dissolution bien sûr, avait amené, alors je parle sous votre contrôle,
10:22mais le spread était monté à quoi ? Plus de 80, c'est ça, si je ne dis pas de
10:26bêtises ?
10:26Oui, on avait frôlé entre 85 et 90.
10:28Bon, est-ce que c'est à peu près ces bornes-là que vous avez en tête ?
10:31Ou est-ce qu'on peut basculer dans un scénario qui serait encore un scénario différent ?
10:36On a tendance à travailler avec plusieurs scénarios, bien sûr.
10:39Dans le scénario central, on a, nous, de notre côté, la vue qu'on va revisiter les niveaux qu'on
10:45a vus en 2024,
10:47donc autour des 90 points de base.
10:50Ensuite, le marché peut très bien aller au-delà en fonction des sondages au fur et à mesure qu'on
10:56se rapproche de l'élection
10:57et en fonction de la lecture du marché du risque ou du non-risque de chaque candidat.
11:02Donc, on a effectivement, dans notre scénario haussier, des niveaux plus élevés.
11:06Mais en discutant aussi avec les investisseurs récemment,
11:09on a compris que la plupart ne voyaient pas de scénario assez agressif sur le Wattebund
11:15et que les niveaux de 2024 semblaient être des niveaux, peut-être, maximums qu'ils attendaient.
11:22C'est encore...
11:22Oui, oui, c'est le sentiment, non, mais c'est l'ambiance du moment.
11:25Je le précise, effectivement, on est encore assez loin du quatrième trimestre
11:30et encore plus loin, évidemment, du moment de l'élection présidentielle.
11:33Sur le risque de contagion, là aussi, c'est un phénomène qu'on n'observe plus depuis très longtemps
11:38puisque les spreads, finalement, n'ont jamais été aussi serrés aujourd'hui en Europe.
11:42On parle beaucoup de la France, mais quand on regarde le PAC, zone euro,
11:46je veux dire, on n'a jamais été aussi...
11:50On n'a jamais autant convergé, en tout cas, depuis la crise souveraine,
11:54enfin, l'avant-crise souveraine.
11:55Est-ce que ce risque de contagion, il existe toujours, malgré tout, Ninon ?
12:00On est un peu moins convaincus du risque de contagion.
12:03On pense qu'il y aura forcément un petit effet d'entraînement
12:06avec un stress qui peut entraîner un petit écartement de quelques points de base
12:11sur les autres spreads pays.
12:14Mais globalement, on pense que ce sera quand même un risque français uniquement.
12:18Oui, idiosyncratique.
12:19Exactement.
12:20Ce ne sera pas un catalyste pour un écartement généralisé des spreads pays en Europe.
12:23Et pareil, si on transclate la réflexion sur le cycle électoral italien aussi,
12:28qui aura lieu en 2027,
12:31est-ce que là aussi, il y a des risques de phénomènes de contagion
12:34parce que c'est l'Italie,
12:35ou est-ce que ce risque-là a quand même diminué aussi partant de l'Italie, par exemple ?
12:39J'aurais tendance à dire que le risque a un petit peu diminué
12:42du fait de toute la convergence qu'on a vue dans les zones euro ces dernières années.
12:45En revanche, je pense qu'il est peut-être un petit peu plus important.
12:49Quand il s'agit de l'Italie ?
12:50Oui, toujours.
12:52Alors, j'ai mis en titre, Paul,
12:55France, les marchés face aux risques politiques,
12:57mais j'aurais dû préparer un autre titre
12:59qui aurait pu être le UK face aux risques politiques, Paul,
13:04parce que ce risque politique, évidemment, il ne s'arrête pas à la France.
13:07Donc là, nous, c'est la décision de Marine Le Pen qui est attendue.
13:10Vous, vous avez eu la décision de Nigel Farage
13:13qui va quitter, qui quitte son poste de parlementaire,
13:16qui déclenche donc une nouvelle élection.
13:19Quel est le sens de cette décision ?
13:21En quoi ça peut concerner ou non les investisseurs ?
13:24Et puis, au-delà du cas de Nigel Farage,
13:26encore une fois, la tête de réforme UK qui est le premier parti aujourd'hui,
13:30il y a la perspective d'un nouveau Premier ministre travaillé dans les prochains mois
13:33avec la candidature de Andy Burnham pour remplacer Keir Starmer.
13:39Comment est-ce que tout ça se reflète dans les marchés ?
13:41Et qu'est-ce que les investisseurs doivent avoir en tête
13:43quand il s'agit du risque politique britannique ?
13:46Je crois que d'abord, il faut mettre les choses en perspective.
13:50Nigel Farage, son parti, il reforme.
13:53Aujourd'hui, ils ont, je sais quoi, 5 membres du Parlement.
13:57Donc, c'est parmi 650 membres du Parlement.
14:00Donc, c'est une partie qui est très, très petite.
14:04Oui, vous avez raison que dans les sondages,
14:06ils sont en première, mais ils sont en train de perdre.
14:10D'accord. Il n'y a pas le momentum.
14:11Ils perdent du momentum.
14:14On estime qu'ils ont atteint leur pic.
14:18Il y a une espèce de plafond.
14:20Et en fait, ils sont en train de perdre leur part dans les sondages.
14:26Ils restent toujours en tête.
14:28Mais comme on a témoigné avec l'élection à Macafield pour Andy Burnham,
14:37ils étaient très loin derrière Andy Burnham.
14:42Et l'élection, la réélection prospective de Nigel Farage à Clacton,
14:50il y aura un grand effort de la part des autres partis pour...
14:54Lui faire barrage.
14:55Pour lui faire barrage.
14:58Et ça sera, s'ils arrivent à le faire,
15:01ça sera quelque chose de très important,
15:03très mauvais pour Nigel Farage et son parti.
15:08Et Nigel Farage, c'est un peu comme l'Écosse Reform,
15:11c'est un peu comme l'Écosse...
15:13No Scotland, no party.
15:17No Farage, no party.
15:19Donc c'est un vrai pari risqué qu'il prend là, pour lui-même,
15:23mais pour son parti et son organisation politique.
15:26Mais en tout cas, en parlant des marchés,
15:31pour moi, il y a très peu d'importance.
15:33Il y a peu d'importance.
15:35De la situation de Nigel Farage,
15:38beaucoup plus important, c'est la situation...
15:40Ça a été la situation de Keir Stam,
15:44la situation du gouvernement travailliste,
15:50les problèmes de, je dirais, de reformer le budget,
15:55de réduire les dépenses.
15:57Et c'est pour ça qu'il y avait cette augmentation de taux au Royaume-Uni.
16:04Et pour moi, les taux au Royaume-Uni restent toujours attrayants.
16:10Il y a une prime de risque politique, notamment,
16:12qui fait qu'il y a de la valeur dans les taux britanniques.
16:14Je crois qu'il y avait, peut-être qu'il reste toujours une petite prime.
16:18Ça n'a pas changé depuis la démission de Keir Stam.
16:23Donc il n'y avait pas une augmentation des spreads.
16:27Mais parmi, par exemple, la dette souveraine,
16:29si on regarde au niveau mondial,
16:30ou le crédit au niveau mondial,
16:33moi, je préfère les marchés émergents et le Royaume-Uni.
16:37Je ne sais pas ce que ça veut dire
16:39pour la situation économique et le développement du Royaume-Uni.
16:44Mais c'est deux régions, deux endroits
16:50où il y a des rendements assez intéressants,
16:53ou qui restent intéressants.
16:55Vous n'iriez pas jusqu'à dire que le Royaume-Uni
16:57a la caractéristique d'un pays émergent sur les marchés aujourd'hui, Paul ?
17:01Non, mais désolé.
17:02Je ne veux pas vous blesser.
17:03C'est une question qu'on se pose.
17:05Et des fonctionnements de pays...
17:07Enfin, le risque émergent semble aujourd'hui, en relatif,
17:11moins important quand on regarde une gouvernance américaine,
17:14quand on regarde la gouvernance qu'on peut avoir aussi
17:16dans certains pays autour de nous.
17:18Et je dirais que chez nous,
17:23au Royaume-Uni,
17:25la comparaison n'est pas vraiment avec les marchés émergents.
17:29Ça, c'est mon blague.
17:30J'entends.
17:31Oui, oui, c'est un peu provocateur de ma part.
17:33Mais le comparaison politique est plutôt avec l'Italie.
17:37Parce que l'Italie a eu une stabilité depuis quelques années.
17:42Il n'y avait pas de changement de gouvernement,
17:44pas de changement de Premier ministre.
17:46Au Royaume-Uni, c'est quasiment tous les ans,
17:48il y a un nouveau Premier ministre.
17:50C'est sept de son Brexit, oui, c'est ça.
17:52Ça va être le septième depuis le Brexit, c'est ça.
17:55Oui.
17:56Donc on retrouve, effectivement,
17:57c'est ce qui caractérisait l'Italie
17:59avant cette période de stabilité
18:01et le pouvoir de Mélanie en Italie aujourd'hui.
18:04Mais quand même, pour revenir au spread italien
18:09et une contagion future
18:12dans l'avenir possible de la France,
18:15il faut s'en souvenir qu'il y a un seul pays
18:18où il y a un pays qui nous a montré
18:20comment gérer les problèmes budgétaires,
18:23c'est l'Italie.
18:25Et à mon avis, c'est pour ça,
18:27malgré le fait, historiquement,
18:29il y avait un nouveau gouvernement chaque année,
18:33ils ont su gérer le budget
18:40et produire un budget
18:45où il y avait un surplus primaire systématique
18:50qui a contrôlé la dette,
18:53le ratio de dette et le PIB.
18:56Et c'est pour ça, fondamentalement,
18:59c'est pour ça que je doute
19:01qu'il y aura une augmentation importante
19:04du spread sur la dette italienne.
19:06On peut avoir des mesures de contingentement
19:08et l'Italie a dû le faire
19:09au regard du poids historique de sa dette.
19:11Elle n'avait pas d'autre choix
19:12que de dégager un excédent primaire.
19:15La contrepartie de ça,
19:16c'est que c'est un pays
19:16qui n'a quand même pas beaucoup investi,
19:18qui a même sous-investi aussi
19:19pendant des années,
19:20avec une croissance potentielle
19:22qui reste toujours très limitée,
19:25même si ça peut aller un peu mieux aujourd'hui.
19:27Mais on peut faire les mêmes remarques
19:29au Royaume-Uni.
19:31Bon, alors ça nous change un peu de l'IA,
19:33Xavier,
19:33mais il va falloir se réhabituer,
19:35j'imagine, à ce thème politique
19:37dans la perspective de l'année prochaine.
19:39C'est peut-être un peu tôt pour en parler,
19:41mais on en parle.
19:43Qu'est-ce que ça vous inspire
19:44et comment ça se retrouve dans les marchés
19:45ou comment ce risque politique
19:47peut se retrouver selon vous dans les marchés ?
19:49Alors déjà, tout d'abord,
19:50j'aimerais rebondir aussi sur l'Italie
19:51parce que je suis assez d'accord
19:53avec les deux autres intervenants
19:54et surtout aussi de rappeler une chose,
19:56c'est que la dette italienne
19:57est détenue par les domestiques.
19:59Et ça, c'est un gros facteur
20:01pour éviter de voir cette dette
20:03s'écarter en termes de primes de risque.
20:05Alors ça, je pense que ça reste
20:06un point très important
20:07et d'autant plus qu'ils ont une politique
20:09d'émission de dette
20:11sur la rétélisation
20:12pour vraiment les personnes privées.
20:14Il y a des grands emprunts
20:15qui sont régulièrement...
20:15Il y a de très très grands emprunts
20:16et donc ça permet quand même
20:17à cette dette d'être résiliente.
20:19Ça, c'est une première chose.
20:21Après, oui, le risque politique
20:23aujourd'hui, il est prégnant.
20:24Il est prégnant en France,
20:25il est prégnant en Europe,
20:26il est prégnant aux États-Unis.
20:28Il y a les mis de terme
20:29dans pas longtemps aux États-Unis.
20:30Ça va avoir évidemment des impacts.
20:33Néanmoins, si on regarde la zone euro,
20:35on a une politique d'investissement
20:38des États qui est importante
20:40et qui n'est pas que en Allemagne
20:41et qui commence à se mettre en place
20:43dans les différents pays,
20:44qui se met en place...
20:45Bon, on a le sommet de l'OTAN.
20:46Oui.
20:47On verra ce qui sera véritablement dit
20:49et comment les États
20:50vont annoncer leurs investissements.
20:53On ne sera peut-être pas à 5 %,
20:54ça, c'est sûr,
20:55mais néanmoins,
20:56on a quand même une dynamique
20:57qui est forte en termes d'investissement
20:58de la part des États
20:59dans tous les domaines
21:00touchant la souveraineté.
21:01Pas que la défense,
21:02mais disons la souveraineté.
21:04Donc, à partir de ce moment-là,
21:06je pense que c'est quand même
21:07un soutien pour la croissance.
21:08Donc, il faut regarder
21:10d'un œil plutôt favorable
21:11les marchés d'action européennes.
21:14En revanche,
21:15en ce qui concerne la dette,
21:17ça va poser évidemment
21:18sur la dette européenne,
21:19quelle qu'elle soit.
21:20Et pour revenir sur la dette française,
21:22la dette...
21:23Enfin, les émissions de l'Union européenne,
21:25ce sont des émissions
21:26qui sont garanties
21:27par les différents États
21:28de la zone euro.
21:29Donc, à partir de...
21:30Enfin, de l'Union européenne.
21:31À partir de ce moment-là,
21:32la France aussi en fait partie.
21:34Donc, on pourrait quand même
21:34avoir des petits impacts.
21:37À mon sens, relativement faibles,
21:38mais quand même des petits impacts.
21:40Je suis assez d'accord aussi
21:41sur le fait
21:42qu'il ne va pas y avoir
21:43de transmission
21:44du risque français
21:46sur les autres zones européennes.
21:49Parce que, voilà,
21:50c'est un problème franco-français.
21:51Il n'y a pas de raison
21:52que ça ait véritablement des impacts.
21:55Et néanmoins,
21:56on est dans une configuration
21:57où on a une Banque centrale européenne
22:00qui a monté ses taux,
22:01qui aujourd'hui,
22:02par rapport à ses risques d'inflation,
22:04est plutôt en train de se dire
22:05que la situation est plutôt gérée.
22:08Donc, potentiellement,
22:09un arrêt de cette hausse des taux,
22:11voire en 2027,
22:14peut-être des baisses.
22:15On ne sait jamais.
22:15C'est toujours possible.
22:16Peut-être aussi aux États-Unis.
22:19Donc, une repentification de la courbe
22:21à travers une baisse des taux directeurs.
22:24Néanmoins, des taux longs
22:25qui pourraient aussi remonter
22:27encore un petit peu.
22:27Donc, c'est là où il y a un peu de risque.
22:29Après, ce qu'il faut aussi avoir en tête,
22:30moi, je pense toujours
22:31aux investisseurs institutionnels,
22:32aux assureurs.
22:33Les assureurs français d'ETN,
22:36de la dette française, avant tout.
22:38La question est de savoir
22:40est-ce qu'ils vont considérer
22:42que le risque est trop important
22:43et qu'ils vont sortir
22:44une partie de leur position
22:45sur l'OAT.
22:48Tout dépendra des niveaux de taux
22:50et tout dépendra
22:51de leur pile chifo,
22:53enfin, de leur niveau de taux,
22:55leur taux de rendement actuariel
22:57moyen et savoir s'ils peuvent sortir.
23:00Et s'ils sortent,
23:01ils iront aussi sur d'autres pays
23:03de la zone euro.
23:04Pour une bonne raison,
23:05c'est que le coût du risque d'État
23:06est à zéro.
23:07Donc, c'est un point aussi
23:08qui est important
23:09parce que ça permettra aussi
23:11de contenir l'évolution
23:14des taux longs
23:14dans la zone euro.
23:15Pour l'instant,
23:16on n'a pas observé
23:17de mouvements de vente
23:18de l'OAT
23:19venant de la part d'institutionnels.
23:20Moi, j'ai même plutôt entendu
23:21que les assureurs
23:22en remettaient aujourd'hui.
23:24Eux, ils gèrent des équilibres
23:25passifs-actifs,
23:26long terme, etc.
23:27Les niveaux de taux
23:28sur l'OAT, notamment,
23:30peuvent représenter
23:31de la valeur
23:32et du rendement intéressant
23:33pour ces acteurs aujourd'hui.
23:34Surtout relativement
23:35aux 15 années
23:36après 2008.
23:37Bien sûr,
23:37de taux zéro,
23:38bien sûr,
23:39c'est le moment d'en remettre.
23:40C'est le moment d'en remettre,
23:41ça permet d'améliorer
23:42le taux moyen à l'investissement.
23:44C'est évident
23:45que ça peut être
23:45vraiment intéressant
23:46pour les assureurs.
23:47Ça a été toute l'année 2025.
23:48Ça l'a été aussi en 2026.
23:50Il y a eu beaucoup
23:51d'investissements réalisés
23:52par les assureurs en 2026
23:54sur de la dette française
23:56en rallongeant en partie
23:57les maturités.
23:58Oui, c'est tout à fait normal.
24:00Après,
24:01le risque français
24:02est devant nous,
24:04potentiellement.
24:05Donc,
24:06cela aura un impact
24:07sûrement sur les investissements
24:09à venir,
24:09pas obligatoirement de sortie,
24:10mais au moins d'investissement.
24:11donc d'investissement
24:13sur d'autres acteurs
24:14et donc un risque
24:16sur la dette française
24:18parce qu'il va continuer
24:19d'y avoir des émissions
24:20et donc de voir cette dette
24:22potentiellement s'écarter.
24:23On se souvient,
24:24je crois qu'en 2017,
24:26je crois,
24:27on voit très nettement
24:28que les Japonais
24:29arrêtent d'acheter
24:30à un moment
24:30la dette française
24:31sur les émissions
24:33quelques semaines
24:34ou quelques mois
24:35avant l'élection.
24:37Principe de précaution,
24:38j'imagine.
24:39Les achats ont pu reprendre après,
24:40mais il y a toujours une période
24:41où, effectivement,
24:41un certain nombre
24:42d'investisseurs étrangers,
24:43notamment,
24:44pas forcément aussi contraints
24:46que des investisseurs domestiques,
24:48se lèvent un peu le stylo.
24:50Alors,
24:50d'autant plus que les Japonais,
24:52aujourd'hui,
24:52ils ont une situation
24:53de courbe des taux
24:54qui est complètement différente.
24:55et ils ont de l'intérêt
24:56chez eux.
24:56Voilà.
24:56Les taux courts ont remonté,
24:58les taux longs remontent
24:59de façon assez significative
25:00et en plus avec un Yen
25:01qui est faible
25:02et qui est au plus bas
25:03depuis très longtemps.
25:04Donc,
25:05ça peut complètement faire sens
25:07pour eux
25:07de rapatrier,
25:08en fait,
25:09leur devise,
25:10enfin,
25:10du moins,
25:11de vendre la dette française
25:12pour revenir sur la devise
25:15domestique
25:16et d'acheter
25:16de la dette japonaise.
25:18Ouais.
25:18Bon,
25:19il y a une vraie guerre
25:20du capital,
25:21j'ai l'impression,
25:22pour les États
25:22qui sont amenés
25:23à lever de l'argent
25:24alors que ce soit
25:24pour des logiques
25:25d'investissement,
25:26que ce soit
25:26pour des logiques
25:27simplement courantes
25:28si je puis dire
25:29ni non.
25:31Ça,
25:31ça va maintenir
25:32une pression,
25:34enfin,
25:34une tension
25:35sur les rendements
25:36des parties longues
25:37de courbe.
25:37Là,
25:38aujourd'hui,
25:38le 30 ans américain
25:39revient à 5%.
25:40Pauline nous fait
25:41un point détaillé
25:41des marchés obligataires
25:42japonais chaque jour
25:44désormais.
25:45Et c'est vrai que pareil,
25:46on a un 10 ans allemand
25:47qui,
25:47tu toi,
25:48tourne toujours
25:48autour des 3%.
25:50On est sur une forme
25:52d'équilibre
25:53à ces niveaux de taux
25:53aujourd'hui,
25:54selon vous ?
25:55On a tendance
25:56à penser
25:56qu'effectivement,
25:57le niveau,
25:58le seuil des 3%
25:59est plutôt cohérent
26:00avec une pression
26:01toujours sur la partie longue
26:03du fait de facteurs structurels,
26:06donc ces émissions
26:06de dettes
26:07qui sont toujours élevées
26:08et qui vont rester élevées
26:09dans les années à venir
26:11avec toutes ces dépenses
26:12de défense,
26:13d'investissement,
26:14aussi liées à la transition énergétique,
26:16donc des changements structurels
26:17en Europe
26:17qui, pour nous,
26:19ont vocation
26:19à toujours exercer
26:21une pression à la hausse
26:21sur les rendements longs.
26:24Dans notre scénario central,
26:26actuellement,
26:27on est plutôt confiant
26:28de dire que
26:29les taux longs,
26:30boune de 10 ans,
26:32resterait autour de 3%,
26:33voire un petit peu plus.
26:35On est totalement confortable
26:37avec l'idée
26:38de voir 3,20 de nouveau.
26:40Ce ne sont pas des mouvements
26:41massifs,
26:42mais pour nous,
26:43ça fait du sens,
26:44toujours dans le contexte
26:46un peu global
26:46de déficit
26:48et de dettes
26:48qui continuent d'augmenter.
26:50Bien sûr,
26:51il y a toujours la question
26:52de la politique monétaire
26:54aussi qui ne joue pas
26:55pleinement sur les taux longs,
26:57mais l'anticipation de marché
26:58sur ce que va faire la BCE
26:59à horizon 2 ans,
27:00par exemple,
27:01c'est quand même
27:02une composante
27:03qui joue aussi
27:04pour la zone 10 ans,
27:07notamment.
27:07Qu'est-ce que vous dites
27:08d'ailleurs chez Société Générale CIB
27:10des prochains mouvements
27:11de la Banque Centrale Européenne ?
27:12On a passé le cycle
27:14des réunions
27:14du mois de juin
27:16avec les communications,
27:17les décisions en l'occurrence
27:18concernant la BCE
27:19puisqu'on a eu 25 points de base
27:21de hausse de taux.
27:23Est-ce qu'il y a un risque
27:24d'avoir back-to-back
27:25en juillet ?
27:26Une deuxième hausse de taux
27:28consécutive en juillet
27:29ou est-ce que ce risque
27:29est écarté à ce stade ?
27:31Et comment est-ce que
27:32vous anticipez désormais
27:33les prochains mouvements
27:34du point de vue
27:35de la Banque Centrale Européenne ?
27:36Alors la hausse de taux
27:37en juillet pour nous
27:38est très peu probable.
27:41Voilà, faire des décisions
27:43en back-to-back
27:43c'est assez rare
27:45et on a aussi
27:47les prix du pétrole
27:48qui ont largement baissé.
27:49Le monde a un peu changé
27:50depuis, heureusement.
27:53Et on a aussi
27:54les chiffres d'inflation
27:55qui ont été plutôt
27:56encourageants
27:57la semaine dernière.
27:58Donc globalement,
27:59pas d'urgence
28:00pour délivrer
28:00cette deuxième hausse
28:01de manière consécutive.
28:03En revanche,
28:04on garde toujours en tête
28:06nous l'idée d'une hausse
28:07qui sera délivrée
28:07en septembre.
28:10en revanche...
28:11Un réglage.
28:12On ne change pas...
28:13Enfin, comment dire ?
28:14L'idée n'est pas
28:15d'amener une politique monétaire
28:17en territoire restrictif
28:18strictement parlé.
28:19C'est juste un ajustement
28:21du réglage actuel.
28:23Exactement.
28:23Oui, on serait à 2,5
28:24donc on est toujours
28:25dans le range un peu neutre.
28:26D'accord.
28:27Pas de politique restrictive.
28:28On peut se revendiquer
28:29neutre encore ?
28:30Oui, à 2,5 selon nous.
28:31D'accord.
28:33Après, ce sera quand même
28:33un challenge pour la BCE
28:34en termes de communication
28:37parce qu'on a
28:38l'inflation qui baisse
28:39et nos économistes pensent
28:40qu'elle va continuer
28:40un peu à baisser
28:41pendant l'été.
28:42Et si on a le prix du pétrole
28:43qui reste à ces niveaux-là,
28:45voilà, on peut avoir
28:46des questions sur la nécessité
28:47de délivrer cette deuxième hausse
28:49et le marché est un peu
28:50dans ce camp-là.
28:51On ne la supprime pas totalement.
28:52Elle est toujours pricée.
28:53Mais elle n'est pas pricée
28:54pour septembre.
28:55Elle est pricée pour décembre
28:57ou début de l'année 2027
28:58en fonction des jours.
29:00Donc voilà, nous,
29:01on conserve cette idée de septembre
29:02mais la probabilité de la hausse
29:04baisse un petit peu en ce moment.
29:06Et je vais repasser la parole
29:07à Xavier Chapon.
29:08Mais la perspective
29:09où est-ce qu'on peut imaginer
29:11un chemin qui verrait la BCE
29:12rebaisser ses taux en 2027,
29:15annuler, j'allais dire,
29:16les deux hausses de taux possibles
29:17qui auraient été délivrées en 2026,
29:19s'il y a un chemin pour ça ?
29:21Ou c'est compliqué ?
29:22Pour l'instant,
29:23c'est compliqué
29:24d'imaginer ce scénario
29:26mais c'est aussi du fait
29:27qu'on est plutôt optimiste
29:28sur la croissance en Europe,
29:29donc croissance résiliente
29:30et on pense que l'inflation
29:31va quand même rester
29:33un peu élevée
29:34avec potentiellement
29:34des effets de second tour.
29:36Il y a un peu plus
29:37de croissance nominale
29:38peut-être que ce que le marché
29:39anticipe
29:39ou que ce que le consensus
29:41des économistes
29:41peut anticiper.
29:42C'est votre vue ?
29:43Pas énormément,
29:45mais une croissance
29:46qui reste au-dessus du potentiel
29:47en tout cas l'année prochaine.
29:48Oui, je comprends.
29:48Suffisamment en tout cas
29:49pour que la BCE
29:51ne puisse pas
29:52revenir forcément.
29:53Qu'est-ce qui amènerait
29:54la BCE du coup
29:54à baisser ses taux
29:55en 2027, Xavier ?
29:57Alors déjà,
29:57l'effet de base
29:58justement sur l'inflation
29:59par rapport à mars,
30:02cela peut jouer
30:03de façon assez significative.
30:05Alors je suis d'accord
30:06sur la croissance européenne,
30:08je suis favorable sur,
30:10nous sommes favorables
30:12sur le fait de dire
30:13que la croissance européenne
30:14est résiliente
30:15et elle le sera aussi
30:16en 2027.
30:16On a touché le point en bas
30:17des révisions à la baisse
30:18peut-être là,
30:19avec la réouverture d'Hormuz,
30:20on va pouvoir même peut-être voir
30:21pourquoi pas
30:22des petites révisions
30:23à la hausse.
30:24Absolument,
30:24alors c'est vrai que
30:25la réouverture d'Hormuz
30:26s'est pointillée,
30:28voilà,
30:29il peut se passer n'importe quoi
30:31encore dans les prochains mois,
30:34mais néanmoins,
30:35on est à mon sens
30:36dans une configuration
30:37où la BCE
30:39peut revenir
30:40à sa situation
30:41d'avant
30:43de cette hausse
30:45qu'il y a eu
30:45il y a quelques semaines.
30:46Oui, du mois de juin, oui.
30:47Voilà, je pense que ça
30:48c'est tout à fait possible
30:49si la configuration
30:51est favorable,
30:51donc nous on laisse
30:53cette éventualité
30:54pour 2027.
30:54Oui, sur les banques centrales,
30:56Paul, je ne sais pas
30:57s'il y a des avis particuliers,
30:59alors on parle beaucoup
31:00de Kevin Walsh aussi,
31:02quelle est la situation
31:03pour vous de Kevin Walsh
31:04et de la réserve fédérale
31:06sous Kevin Walsh,
31:07qu'est-ce que vous attendez
31:09de la Fed pilotée
31:11désormais par Kevin Walsh,
31:12qui d'ailleurs s'efforce
31:15d'en dire le moins possible
31:17et il va falloir s'habituer
31:18à ça, j'ai l'impression, Paul.
31:20Oui, je crois que ça sera
31:22un débat assez délicat
31:24à l'intérieur de la Fed.
31:26On verra ce soir
31:27avec les minutes.
31:28Oui, c'est vrai.
31:30Non, mais je serais très intéressé
31:31de voir s'il y a une réduction
31:34d'état publiée dans les minutes
31:37parce que ce qu'ils avaient
31:39publié après la réunion,
31:42il y avait très peu.
31:44Je rappelle, les minutes,
31:45ce n'est pas juste le transcrit,
31:47ce n'est pas le transcript
31:47de la réunion,
31:48c'est quelque chose
31:49qui est rédigé,
31:51chaque mot est pesé, etc.
31:52Donc il y a un vrai exercice
31:53de communication presque politique,
31:56en tout cas,
31:56dans les minutes.
31:57Oui, et Kevin Walsh,
31:59c'est très intéressant
32:00parce qu'il y avait une présomption
32:02qu'il a été choisi
32:03parce qu'il avait plus ou moins
32:06une garantie de réduire les taux.
32:07Mais en observant
32:10et en écoutant ces paroles
32:13dans les 12, 24 mois
32:15qui viennent de passer,
32:18ils partent dans tous les sens.
32:19Il y a déjà l'idée
32:21d'une quantitative tightening,
32:23donc de réduire le bilan
32:27de la Fed
32:28qui peut pousser vers le haut
32:31légèrement les taux longues,
32:33par exemple.
32:35il veut changer
32:37l'indicateur inflation
32:41utilisé par la Fed
32:42en utilisant le trimmed mean.
32:44Aujourd'hui,
32:46oui, ça peut justifier
32:47peut-être une réduction des taux
32:49parce que le trimmed mean
32:50est moins élevé
32:52que le corps PCE
32:54qui est à la hausse
32:55depuis le mois d'octobre.
32:57Bien sûr.
32:57Donc il y a une tendance...
32:58Bien avant nous.
32:59Il y a une tendance
33:00un peu difficile
33:02dans cet indicateur,
33:04mais en regardant
33:05l'historique
33:06de ces deux indicateurs,
33:07normalement,
33:08le trimmed mean
33:09a tendance à suivre
33:12le corps PCE.
33:13Ce n'est pas le corps PCE
33:15qui suit le trimmed mean.
33:16On enlève
33:17les parties les plus chaudes
33:18de l'inflation
33:19et les parties les plus froides.
33:20On enlève les deux extrêmes.
33:21Alors pas forcément
33:22dans les mêmes mesures.
33:23Parfois,
33:23on enlève un peu plus
33:24de l'extrême chaud.
33:26Enfin bon,
33:26bref,
33:27c'est un calcul aussi compliqué
33:28qui mérite
33:29de rentrer un peu
33:30dans le détail.
33:31C'est un peu à la mode,
33:33mais c'est bizarre
33:33parce que chaque mois,
33:35on enlève
33:35les éléments différents.
33:36Oui,
33:37oui c'est ça,
33:37voilà.
33:38Donc c'est...
33:40Pour faire une série,
33:40c'est compliqué.
33:41Ça devient compliqué
33:42de faire des vraies
33:44comparaisons historiques.
33:47Donc,
33:48je ne sais pas
33:49s'il va utiliser ça
33:50pour dire
33:53que voilà,
33:53on peut justifier
33:54une réduction des taux.
33:56Il parle d'une...
33:59changement de modèle
34:00utilisé par la Fed,
34:02voilà,
34:02d'utiliser un modèle
34:04monetariste.
34:05Je ne sais pas
34:06ce que ça veut dire
34:07en termes de changement
34:08de taux,
34:09mais depuis quelques années,
34:11il y a une accélération
34:12des masses monétaires
34:14aux US.
34:14Ce n'est pas énorme,
34:15mais ça peut justifier
34:16une hausse des taux.
34:18Donc,
34:19ça peut aller
34:20dans tous les sens,
34:21en tout cas les marchés.
34:22des règles de Taylor
34:23lui permettraient
34:24de monter les taux
34:24et lui auraient permis
34:26de monter les taux
34:26dès le mois de juin,
34:27par exemple,
34:28si on appliquait
34:28strictement
34:29ces fameuses règles.
34:30En tout cas,
34:30au début de l'année,
34:32dans ma tête,
34:33et dans mes discours,
34:35j'avais prévu
34:39trois réductions de taux
34:40chez la Fed.
34:41Je crois que c'était
34:42plus tôt dans les marchés.
34:43Mais je crois que
34:44cette ouverture
34:50de possibilité
34:50de réduire les taux,
34:52je crois que
34:52cette oeuvre
34:55est fermée.
34:57Et le débat est plutôt
34:58est-ce qu'on reste
34:59là où on est
35:00ou est-ce qu'on doit serrer ?
35:02J'ai du mal à imaginer
35:03qu'ils vont serrer
35:04dans les mois à venir
35:06et à notre estimation,
35:09ils vont rester
35:09là où ils sont
35:10pendant peut-être
35:11même 12 mois.
35:13Donc une très longue pause,
35:15effectivement.
35:16Au Royaume-Uni,
35:17la Banque d'Angleterre,
35:18je crois,
35:18parce que l'inflation
35:19se comporte très bien,
35:21je crois qu'il y a
35:21la possibilité
35:22que la Banque d'Angleterre
35:23réduise les taux.
35:24Et au Japon,
35:25il est clair
35:26qu'avec un taux
35:31officiel de 1%,
35:33ils ont besoin
35:34de continuer
35:35de remonter.
35:36ils sont largement
35:38derrière la courbe
35:41et plus qu'ils remontent
35:43les taux
35:43et les autres banques centrales
35:46ne montent pas,
35:47plus qu'il y a
35:48la possibilité
35:49que le Yen
35:50retrouve
35:52une espèce de...
35:53Remonte un peu,
35:53se renforce.
35:54Non, remonte énormément.
35:55Oui, énormément,
35:56bien sûr, j'entends.
35:57Parce que c'est...
35:59Vraiment,
35:59c'est hyper bas.
36:00On peut lire la baisse
36:02du Yen
36:02et la volatilité
36:03des parties longues
36:04de la courbe
36:05obligataire japonaise
36:06comme un marché
36:06qui demande
36:07effectivement
36:08à la Banque du Japon
36:09d'aller sans doute
36:09un peu plus vite
36:10dans son resserrement
36:11et qu'elle est sans doute
36:12trop en retard
36:13aujourd'hui.
36:14Sur Walsh,
36:15qu'est-ce que vous en dites
36:15à Société Générale
36:16CIB,
36:17Ninon,
36:18quel degré
36:19d'incertitude
36:20ça met
36:21ou ça remet
36:21dans les marchés
36:22de taux
36:23et les marchés
36:23obligataires mondiaux
36:24puisqu'on parle
36:25des Etats-Unis
36:26forcément ?
36:28Déjà, de notre côté,
36:29on est plutôt d'accord
36:29aussi sur le fait
36:31que la Fed va rester
36:32inchangée
36:32dans les prochains mois
36:33et après,
36:34pour le marché des taux
36:35plus directement,
36:36le fait que Walsh
36:37souhaite supprimer
36:38la forward guidance,
36:40pour nous,
36:40la conséquence directe
36:41c'est plus de volatilité
36:42sur la partie courte
36:43de la courbe américaine
36:45parce que le marché
36:46va devoir
36:50plus lire
36:50les données économiques
36:51donc peut-être
36:52plus de réactions marquées
36:53lors des prints
36:54d'inflation
36:55ou du marché
36:56de l'emploi
36:57et il y aura
36:58moins de signaux
36:59aussi pendant
37:00les meetings
37:01de Banque Centrale,
37:02moins de signaux
37:02entre les meetings
37:03donc potentiellement
37:05pour nous
37:06plus de volatilité
37:07sur la partie courte.
37:08Xavier, un mot ?
37:09Et moi, je pense
37:10que c'est une bonne nouvelle
37:11qu'il y aura moins
37:12de communication
37:12parce qu'il y avait
37:13beaucoup trop
37:14de communication
37:16venant de la Fed.
37:18Et que dire
37:19de la Banque Centrale Européenne
37:20alors parce qu'il y a
37:21beaucoup de communication
37:22aussi de la part
37:22de la Banque Centrale Européenne.
37:23Christine Lagarde
37:24s'exprime parfois
37:25plusieurs fois par semaine.
37:26Il faut quand même
37:26le noter.
37:27Xavier, ça nous ramène
37:28à un temps
37:28alors que tout le monde
37:30n'a pas connu
37:30mais on a pu réévoquer
37:32cette période
37:33des années 90
37:34à l'occasion
37:34de la disparition
37:35d'Alan Greenspan
37:36il y a quelques semaines
37:38à peine.
37:39Est-ce que j'ai bien connu ?
37:40Non mais
37:42on l'a tous connu
37:43d'une manière ou d'une autre
37:44mais en tout cas
37:45il a laissé un héritage
37:46pour le coup important.
37:47Cinq mandats
37:47à la tête de la Fed
37:48ça marque les esprits
37:50bien sûr
37:50les gens qui observaient
37:52comme on dit
37:52à l'époque
37:53et les marchés
37:54ça laisse évidemment
37:55un héritage important.
37:56Est-ce que c'est le bon moment
37:57de revenir à ce
37:59un peu ce mode
37:59de fonctionnement
38:00des années 90 ?
38:02Disons qu'on a
38:03beaucoup communiqué
38:04depuis 2008
38:07le format aujourd'hui
38:08est différent
38:09on a un petit peu
38:09oublié cette période-là
38:10donc on peut aussi
38:11vraiment revenir
38:12à une méthode
38:14de communication différente
38:16je suis assez d'accord
38:17ça va apporter
38:18de la volatilité
38:19je trouve que la volatilité
38:20sur les taux courts
38:20c'est une bonne chose
38:23ça permet aussi
38:24aux différents investisseurs
38:25de se poser
38:25les bonnes questions
38:26sur l'économie
38:28donc aujourd'hui
38:29je trouve que ça fait sens
38:30de revenir à ce type
38:31de communication
38:32donc plus de forward guidance
38:34tant mieux
38:34en fait
38:36ça évitera de
38:38de se dire
38:39voilà
38:40le message est clair
38:41et donc en fin de compte
38:42on fait ce que la banque centrale
38:43nous dit de faire
38:45c'est ça
38:45c'est l'argument qu'ils utilisent
38:47et qui est assez imparable
38:48il faut dire
38:49voilà
38:49donc la responsabilité
38:50de revenir aux investisseurs
38:52bon il nous reste
38:52cinq minutes
38:53tour de table
38:53parce qu'il faut quand même
38:54qu'on parle de l'IA
38:55après ces sujets
38:56de politique monétaire
38:57est-ce qu'il y a
38:59une forme de saturation
39:00dans le marché
39:01autour du thème de l'IA
39:03quand on voit les résultats
39:04de Samsung
39:04pourtant éclatants
39:05exceptionnels
39:06au-delà du consensus
39:08et des attentes
39:08et pourtant une sanction
39:09du titre
39:10qu'est-ce que ça nous dit
39:11quand même déjà
39:12du poids de l'IA
39:13dans les portefeuilles
39:14et
39:16si l'idée
39:16est de se diversifier
39:17quelle est une bonne logique
39:18de diversification
39:20aujourd'hui
39:20Xavier
39:21alors déjà
39:22on en parlait tout à l'heure
39:24mais c'est vrai que
39:24la vraie question
39:25c'est de savoir
39:25où est l'IA aujourd'hui
39:27elle se diffuse
39:27un petit peu partout
39:28et un peu dans tous les secteurs
39:30je pense que c'est aussi
39:31pour ça
39:31qu'on peut avoir
39:33des déceptions
39:34ou du moins
39:35voir des valeurs
39:36rebaissées
39:37alors que les résultats
39:38sont excellents
39:40ensuite
39:40on est quand même
39:41dans une situation
39:43où les investissements
39:45dans l'IA
39:46ont été extrêmement importants
39:47il y a sûrement
39:48aussi une rotation sectorielle
39:49qui est en train
39:50de se mettre en place
39:51sur l'électrification
39:53sur les data centers
39:54donc évidemment
39:55d'autres valeurs
39:56sur lesquelles
39:57il faut peut-être
39:58se repositionner
39:58si on pense à l'Europe
40:00à des sociétés
40:01comme Prismian
40:02on est dans cette situation
40:04où il y a une transmission
40:06de la valeur IA
40:07quelle qu'elle soit
40:08ce n'est pas
40:11et aller retrouver
40:13de la valeur
40:13sur des sociétés
40:14qui ne s'appuient pas
40:15que sur ça
40:16et qui apportent autre chose
40:17et qui sont dans la chaîne
40:18de valeur
40:20donc pour moi
40:21c'est cette rotation
40:21ce n'est pas le seul moteur
40:22non plus
40:22c'est ce que vous dites
40:23tout à fait
40:24je pense que c'est surtout
40:25ça qui est important
40:26donc des rotations sectorielles
40:27de ce type
40:28et ensuite
40:29il faut regarder
40:30d'autres secteurs
40:31on n'arrête pas
40:32de parler de hausse
40:33des taux longs
40:34les banques
40:34financières
40:35voilà
40:35les financières
40:36je pense que ça fait sens
40:37de les regarder de nouveau
40:39il y a évidemment
40:41de la valeur
40:41il y a de la transformation
40:43et on voit bien
40:44que le taux de crédit
40:45à la fausse entreprise
40:47et aux ménages
40:48augmente
40:49donc on est dans
40:50cette situation
40:51où les banques
40:52retrouvent de la valeur
40:53véritablement
40:54et se retrouvent
40:55avec un véritable écart
40:56de valorisation
40:57et donc les banques
40:58ça se joue bien en Europe
40:59par exemple
40:59ça se joue très bien
41:01en Europe
41:02très très bien
41:03bon
41:04Paul
41:05logique
41:05alors comment
41:06oui comment on gère le thème
41:08est-ce qu'il faut
41:09embrasser le thème
41:10le plus largement possible
41:11est-ce qu'il faut faire
41:12des choix un peu radicaux
41:14c'est compliqué
41:15même
41:15voilà
41:16des hyperscalers
41:17au semi-conducteur
41:18et puis même
41:19dans un segment
41:20de marché
41:21aller faire du picking
41:23on me dit toujours
41:24que c'est un marché
41:25de stock picker
41:25ça l'est depuis 25 ans
41:27mais ce que je veux dire
41:28c'est que là
41:28il ne faut pas se tromper
41:29de valeur
41:29la sélection
41:30elle présente aussi
41:31quand même
41:31un risque important
41:32donc comment on gère
41:33ce thème IA
41:34et où est-ce qu'on trouve
41:35de la diversification
41:36voire de la décorrélation
41:37aussi
41:39décorrélation
41:40ça c'est
41:40ça n'existe plus
41:43il faut regarder
41:45les commos
41:45c'est là où on a
41:46vraiment la décorrélation
41:48mais je crois
41:49que pour l'IA
41:51on a vu
41:52il y a des vagues
41:54successives
41:55donc il y avait
41:55des hyperscalers
41:56et là ça ne marche plus
41:59depuis l'automne dernier
42:00oui
42:01ils ont mal performé
42:03c'est pour ça
42:03qu'un indice
42:04comme le Magnificent 7
42:05qui est nul
42:06comme un indice
42:08il y a un mélange bizarre
42:10mais
42:12en faisant la comparaison
42:14entre le Magnificent 7
42:16et
42:17par exemple
42:18le Russell 2000
42:19donc les petits
42:20les petits
42:22et les moyennes
42:23entreprises
42:24il n'y a aucune comparaison
42:28il y a une sous-performance
42:30de la part des hyperscalers
42:32c'est les Lab 7
42:33et les Mega Cap
42:36mais
42:38le relais
42:39a été passé
42:41aux gens
42:42qui
42:42fournissent
42:43les produits
42:45les matériaux
42:46aux hyperscalers
42:47ok
42:48vous voulez investir
42:49comme ça
42:49oui on a des produits
42:51pour vous
42:51donc
42:51la Corée du Sud
42:53le Taïwan
42:54et eux-mêmes
42:55sont en train de lancer
42:56des plans d'investissement
42:57massifs
42:58en capacité
42:59et il faut toujours
43:01s'en souvenir
43:02que
43:03l'industrie
43:04de
43:05semi-conducteurs
43:06les puces
43:07c'est parmi
43:08les plus cycliques
43:09parce que
43:10une fois que ça va bien
43:12il y a
43:13une augmentation
43:14de capacité
43:15qui pousse vers le bas
43:16les prix
43:17qui détruit
43:19les bénéfices
43:20donc une sous-performance
43:21boursière
43:22et puis
43:23il retire la capacité
43:25et puis une réaugmentation
43:27donc il y a
43:28c'est le boom-bust
43:29permanent
43:30boom-bust
43:30mais j'étais à Taïwan
43:33à Taipei
43:34il y a
43:34c'était le mois de mai
43:35et je leur disais
43:36vous devez être très heureux
43:38avec l'argent
43:38que vous avez gagné
43:39mais à votre place
43:42je diversifierais
43:44diversifierais
43:45la portefeuille
43:46parce que ça
43:47ça ne peut pas continuer
43:47et alors vous leur conseillez quoi
43:48pour se diversifier alors
43:49oh
43:51beaucoup de
43:51donc en termes
43:53de
43:53de classe d'actifs
43:54comme au
43:56toujours
43:59action
44:00oui
44:01pas les US
44:02ou à l'intérieur
44:04des US
44:04pas les secteurs
44:06tech
44:06et transport
44:07le reste
44:08les finances
44:10les banques
44:10oui je suis tout à fait d'accord
44:14côté
44:16si on veut
44:17jouer les taux
44:18tout ce qui est
44:19des produits
44:21avec
44:22de la duration
44:23très courte
44:25les CLO
44:26oui
44:27triple A rated CLOs
44:29bank loans
44:30les taux sont
44:31assez intéressants
44:32il n'y a pas
44:33le risque
44:34attaché
44:35à un mouvement
44:35des taux d'intérêt
44:37donc il y a
44:38plusieurs façons
44:39et
44:39une diversification
44:42géographique
44:43je trouve toujours
44:44que la Chine
44:44en termes d'action
44:45est intéressante
44:46avec beaucoup
44:48de valeur tech
44:49et les gens
44:50qui fournissent
44:52les composants
44:53aux producteurs
44:54en Corée
44:56et en Taïwan
44:58donc
44:58il y a beaucoup
45:00de possibilités
45:01pour
45:01se diversifier
45:03mais le vrai challenge
45:04c'est d'identifier
45:06quelle sera
45:07la prochaine vague
45:09s'il y en aura
45:11et si le secteur
45:12n'était pas
45:13hyper régulé
45:14ça sera peut-être
45:15les gens
45:15qui génèrent
45:17l'électricité
45:18et qui vendent
45:19l'électricité
45:19mais
45:21il y a beaucoup
45:22trop de régulations
45:23je crois
45:24pour que
45:25on peut vraiment
45:26jouer à une vague
45:27la vague finale
45:28sera
45:28une tout petite vague
45:29mais ça sera
45:30le moment
45:30que tout le monde
45:31en profite
45:32de l'IA
45:33donc on n'y est pas encore
45:35non
45:35Merci à vous trois
45:36Merci d'avoir été
45:37des invités
45:37de Planète Marché
45:38ce soir
45:38Paul Jackson
45:39Invesco
45:40Xavier Chapon
45:41Arkea
45:42Asset Management
45:42et Ninon Bachel
45:43Société Générale
45:44CIB
45:55Le dernier quart d'heure
45:56de SmartBourg
45:57chaque soir
45:57c'est le quart d'heure
45:58thématique
45:58nous parlons
45:59philanthropie
46:00ce soir
46:01dans le sillage
46:01des grands prix
46:02de la philanthropie
46:03organisé par le groupe
46:04FICA
46:04de la maison mère
46:05de Bismarck
46:05l'événement se déroulait
46:07en fin d'année 2025
46:08mais c'est l'occasion
46:10de recevoir
46:10quand même
46:10certains des lauréats
46:12encore aujourd'hui
46:13avec notamment
46:14la directrice générale
46:15de Mirova Foundation
46:16qui est à mes côtés
46:17en plateau
46:18Anne-Claire Roux
46:19Bonsoir Anne-Claire
46:20Bonsoir
46:20Merci beaucoup
46:21d'être avec nous
46:22je discute avec vous
46:23rapidement avant
46:23qu'on prenne l'antenne
46:24parce que je veux bien
46:25qu'on dise un petit mot
46:26de l'histoire
46:26de cette fondation Mirova
46:28Mirova Foundation
46:29vous êtes là
46:30depuis le lancement
46:32alors je crois
46:32qu'en plus
46:32le nom a été un peu
46:35modifié je crois
46:35au cours des dernières années
46:36et là il y a même
46:37un plan stratégique
46:38qui vous porte
46:392023
46:412025-2030
46:41c'est ça ?
46:42Vous nous racontez
46:43un peu l'histoire
46:43de la fondation
46:44quel était le brief
46:46de départ
46:46quand vous êtes arrivé
46:47chez Mirova
46:47pour lancer cette fondation
46:48quel retour d'expérience
46:50vous en faites aujourd'hui
46:51et c'est quoi le plan
46:52jusqu'à 2030 ?
47:03Ouais
47:04à la fois parce que
47:04on n'est pas juste
47:05la fondation
47:06de n'importe quelle entreprise
47:07j'allais dire
47:07de Mirova
47:08qui est déjà
47:08une entreprise engagée
47:09qui est passée
47:10entreprise à mission
47:11Bicorp
47:11dont l'ADN
47:12c'est d'investir
47:13dans les solutions
47:15et les entreprises durables
47:16et donc quand Mirova
47:17a décidé il y a 5 ans
47:18de créer sa fondation
47:20c'était vraiment
47:21avec l'idée
47:21de se dire
47:22comment on va utiliser
47:22la philanthropie
47:23comme levier supplémentaire
47:24de notre métier
47:25d'investisseur à impact
47:26pour aller là
47:26où l'investissement
47:27ne peut pas aller
47:28à travers la philanthropie
47:30et le mécénat
47:30et donc financer
47:31l'angle mort
47:32de nos investissements
47:33donc déjà c'était
47:34un parti pris
47:35assez engagé
47:36et puis il y avait
47:37peut-être deux autres
47:38volets autour de ça
47:39déjà c'est les moyens
47:40que Mirova a décidé
47:41de mettre
47:42sur sa fondation
47:43puisque
47:44on a réalisé
47:45notre première mesure
47:46d'impact
47:47pour nos 5 ans
47:48et on a quand même
47:49un budget de quasiment
47:5110 millions d'euros
47:52qui a été alloué
47:52à la fondation
47:53en 5 ans
47:53pour financer
47:54près de 120 projets
47:55donc c'est une ambition
47:56quand même assez forte
47:57en comparant à la taille
47:58de Mirova
47:58par rapport à d'autres
47:59très grosses entreprises
48:00je pense qu'on peut être
48:01très fiers collectivement
48:02de la fondation
48:03et puis enfin
48:04le dernier volet
48:05c'était aussi
48:06quel type de mécène
48:07on veut être
48:07et quelle philanthropie
48:08on veut aussi porter
48:09dans l'univers
48:10des fonds et fondations
48:11et donc là encore
48:12aussi en résonance
48:13avec ce que Mirova
48:15essaye de porter
48:15dans l'univers financier
48:16pouvoir aussi le transposer
48:18dans l'univers
48:18de la philanthropie
48:19et donc concrètement
48:21ça nous a permis
48:21de se dire
48:23qu'on voulait
48:23financer que
48:24sur du pluriannuel
48:26les projets
48:27de manière structurante
48:28donner de la visibilité
48:29aux porteurs des projets
48:30c'est ça
48:31pas être obligé
48:31de revenir
48:32tous les 6 mois
48:34auprès de votre fondation
48:35ou des autres
48:35pour revenir
48:36chercher de l'argent
48:37c'est ça
48:37exactement
48:38parce que
48:38une des premières choses
48:39qui moi m'a frappée
48:40quand je suis arrivée
48:41à la tête de la fondation
48:42ça a été de pouvoir échanger
48:43avec des associations
48:44et de comprendre
48:45où étaient les trous
48:45dans la raquette
48:46de leur côté
48:46et la plus grosse difficulté
48:48du secteur associatif
48:49qui se confirme encore plus
48:50quand là aujourd'hui
48:50on voit quand même
48:51les difficultés de financement
48:52que rencontre le secteur associatif
48:54et le SS de manière générale
48:55c'est le manque de visibilité
48:56sur les financements
48:57donc c'est à dire que
48:58même quand parfois
48:59on a la chance
49:00en tant qu'association
49:00d'avoir des financements
49:02renouvelés
49:02chaque année
49:03il faut revenir
49:03donc nous on permet
49:04à nos associations
49:06d'avoir plus de sérénité
49:07et ça ça ressort aussi
49:08beaucoup de notre
49:09mesure d'impact
49:10se dire que
49:10sur 3 ans minimum
49:12parfois on renouvelle
49:13jusqu'à 5 ou 6 ans
49:14mais sur 3 ans minimum
49:15les financements sont sécurisés
49:17pardon
49:18on apporte aussi
49:18des financements structurants
49:20on a des enveloppes moyennes
49:21de 250 000 euros
49:22sur 3 ans
49:23donc pour le secteur associatif
49:24c'est quand même important
49:25donc
49:25c'est pas juste un petit complément
49:27exactement
49:28c'est plus que ça quand même
49:29et ça veut dire aussi
49:30que nous en tant que philanthropes
49:31ça nous force aussi
49:32à nous questionner
49:33à faire des choix
49:33plus difficiles
49:34parce que du coup
49:35on finance moins de projets
49:37mais on essaie vraiment
49:38d'avoir
49:39cet accompagnement
49:40structurant
49:41et puis
49:42un des autres volets
49:43aussi de cette visibilité
49:45sur la durée
49:46c'est aussi faire ce qu'on appelle
49:47dans notre jargon
49:48un peu
49:49du non fléché
49:50et donc concrètement
49:51ça veut dire
49:51qu'on accepte de financer
49:52la structure de l'association
49:54pas juste d'imposer
49:55que notre don
49:56aille sur
49:57un projet spécifique
49:58d'accord
49:59vous laissez une liberté d'usage
50:01quand même
50:01aux porteurs de projets
50:02exactement
50:03et ça cette liberté
50:04d'affectation du don
50:05c'est quelque chose
50:06qui se développe heureusement
50:08mais qui n'est pas encore
50:08assez répandu
50:09et que nous
50:10on aimerait vraiment pouvoir aussi
50:12pousser dans l'univers
50:13de la philanthropie
50:14parce que
50:15cette combinaison
50:16du pluriannuel
50:17de l'affectation
50:20libre de dons
50:21et de l'accompagnement
50:22financier
50:23mais aussi extra financier
50:24structurant
50:24pour nous c'est ça aussi
50:26qui permet vraiment
50:26au secteur associatif
50:28de pouvoir se déployer
50:30de pouvoir déployer
50:31leurs projets
50:32alors je voulais parler
50:33de philanthropie stratégique
50:35mais on aurait dû l'écrire
50:36pour cette interview
50:37parce que je comprends
50:38que c'est un vrai levier stratégique
50:40pour la société de gestion
50:41Mirovat
50:42j'adore l'expression
50:43que vous disiez
50:44financer les angles morts
50:45que notre métier traditionnel
50:47ne permet pas de financer
50:48je trouve que c'est
50:49très très éclairant
50:50et vous allez même
50:51jusqu'à parler de
50:51venture philanthropie
50:52c'est ça Anne-Cher ?
50:54Exactement
50:54donc on finance les aventures
50:55celles qui ont du mal
50:57à trouver effectivement
50:58ces fonds nécessaires
50:59à l'amorçage des projets
51:00et la venture philanthropie
51:02ça a été un moyen pour nous aussi
51:03parce qu'on est dans un univers
51:04de financier chez Mirovat
51:06donc de montrer aussi
51:07que la philanthropie
51:08c'est aussi quelque chose
51:09de sérieux
51:10de professionnel
51:11et que même si là
51:12on est dans une démarche
51:14à but non lucratif
51:15donc on n'est pas du tout
51:16dans la démarche d'investissement
51:17qui est différente
51:19bien entendu chez Mirovat
51:20malgré tout
51:21il y a une volonté
51:22quand même
51:22d'accompagner
51:23de manière extrêmement professionnelle
51:24le secteur associatif
51:25et c'est cette venture philanthropie
51:27c'est à dire
51:27comment on applique
51:29les principes du venture
51:31exactement à la philanthropie
51:32du capital risque
51:33on dit en français capital risque
51:34en anglais venture
51:35c'est l'aventure
51:36bon on voit déjà
51:37la différence culturelle
51:38mais voilà
51:38et donc c'est vraiment
51:39cette approche là
51:40qu'on a voulu aussi
51:40qui est portée
51:42mais de manière très marginale
51:43par certaines fondations en France
51:45un petit peu plus
51:46dans le milieu anglo-saxon
51:47et nous en plus
51:48ça nous semblait faire le pont
51:49assez logiquement aussi
51:50entre notre métier de base
51:52qui est l'investissement
51:53chez Mirovat
51:54et la vision stratégique
51:56de la philanthropie
51:56qu'on voulait porter
51:57avec Mirovat Foundation
51:58on va parler des leviers d'action
52:01autour de l'émancipation
52:02et de l'autonomie
52:03mais ça fait 5 ans
52:03que vous êtes à la tête
52:04de la fondation
52:04vous avez une vue
52:06j'imagine un peu globale
52:07du marché de la philanthropie
52:08en France
52:09par rapport au monde anglo-saxon
52:11vous constatez
52:12qu'on est en phase
52:13de professionnalisation
52:14ça devient des leviers stratégiques
52:16pour les entreprises
52:17c'est pris au sérieux
52:18de plus en plus
52:19Anne-Claire
52:20beaucoup plus
52:20moi en 5 ans
52:21j'ai vraiment vu la différence
52:22mais on va dire
52:23qu'on est passé
52:23de quelque chose
52:25qui était extrêmement marginal
52:28à une prise en considération
52:30et une envie
52:31de faire différemment
52:32du secteur philanthropique
52:33mais qui reste encore
52:34quand même minoritaire
52:36donc on est passé
52:36de la marge
52:37à un mouvement
52:38qui se développe
52:39et qui n'est pas encore
52:40complètement le mouvement global
52:41mais on voit quand même
52:42qu'il y a du progrès
52:44et je pense que
52:44ce qui est aussi intéressant
52:45c'est de voir
52:45qu'à la fois
52:46des fondations d'entreprises
52:48mais aussi des fondations familiales
52:50des structures comme
52:50la Fondation de France
52:51se questionnent
52:52donc ça c'est important
52:52je pense de questionner
52:54la manière de faire
52:55et se dire que peut-être
52:55il faudrait qu'aujourd'hui
52:56on fasse différemment
52:58et puis ce que j'observe aussi
53:00qui est intéressant
53:01c'est de se dire
53:01qu'on a quand même
53:02une marge de manœuvre
53:03assez importante
53:04puisqu'aujourd'hui
53:06selon les études
53:07et les baromètres
53:08on estime plus ou moins
53:09que seulement 10 à 15%
53:10des entreprises
53:11des entreprises donnent
53:12à travers le mécénat
53:14dans le mécénat
53:15majoritairement
53:16ont des fondations
53:17mais parfois donnent
53:18sans avoir de structure
53:19dédiée à la philanthropie
53:20et donc si on a envie
53:21d'être optimiste
53:22on peut voir que les financements
53:24se raréfient
53:25mais qu'en même temps
53:25ça veut dire qu'il y a
53:26quasiment encore 90%
53:27d'entreprises
53:28qu'on peut embarquer
53:29en leur montrant aussi
53:29tous les bénéfices
53:30y compris pour l'interne
53:31alors voilà
53:32ma question
53:33qu'est-ce que ça crée
53:35comme cercle vertueux
53:36quand dans une entreprise
53:38on a une fondation
53:42opérationnelle
53:42ça crée vraiment
53:44et encore une fois
53:45ça on a pu le mesurer
53:45aussi à travers notre
53:46mesure d'impact
53:47au-delà du ressenti
53:48qu'on a eu
53:48parce que sur cette
53:49mesure d'impact
53:49on a vraiment voulu évaluer
53:51est-ce que notre approche
53:52de venture philanthropie
53:53fonctionne auprès des associations
53:54et donc ça effectivement
53:55tout ce que j'ai pu vous dire
53:56sur la visibilité
53:57l'accompagnement
53:58la montée en compétence
53:59bien sûr que ça aide
54:00de manière structurante
54:01les associations
54:01mais on a aussi voulu mesurer
54:03notre impact effectivement
54:04sur l'interne
54:05les collaborateurs
54:06la politique RSE
54:07la marque employeur
54:08l'engagement des collaborateurs
54:10et on a des retours
54:12qui sont extrêmement positifs
54:14parce que ce qu'on voit
54:14c'est que ça renforce
54:15vraiment le sentiment
54:16et la fierté
54:17d'appartenance à l'entreprise
54:18alors c'est sûr que
54:19chez Mirova
54:20on a déjà la chance
54:21d'être dans une entreprise
54:21engagée
54:22mais vraiment la fondation
54:24ressort très régulièrement
54:25dans la partie RSE
54:27durabilité
54:28qu'est-ce qui nous rend fiers
54:28dans les engagements
54:29de notre entreprise
54:30ce qui est fait
54:30via la fondation
54:32est important
54:33on a aussi toute la partie
54:35mécénat de compétences
54:36bénévolat de compétences
54:37qui peut être fait
54:37sur le temps de travail
54:38donc ça c'est aussi
54:39un engagement
54:39que Mirova a pris
54:40permettre aux salariés
54:41sur leur temps de travail
54:42de s'engager auprès
54:43de la fondation
54:44et de nos associations
54:45et puis après nous
54:46on a aussi
54:47j'allais dire
54:48un autre levier
54:49qui est intéressant
54:50c'est dans le financement
54:50de la fondation
54:51puisqu'on a une partie
54:53de nos financements
54:54qui provient
54:54de frais de gestion
54:55de nos fonds
54:56chez Mirova
54:57et donc ça
54:57ça permet aussi
54:58d'engager les équipes
54:59de gestion
55:00de gestion
55:01de ces fonds
55:02mais qui sont vraiment
55:03engagés
55:03y compris dans notre
55:04process de sélection
55:04de projets
55:05pour s'assurer
55:06de manière
55:07c'est un vrai travail
55:09collaboratif
55:09et construit ensemble
55:10c'est l'équipe
55:11de la fondation
55:11qui apporte son expertise
55:12mais de manière concertée
55:14avec les équipes
55:15de gestion
55:16pour choisir
55:16et sélectionner
55:17les projets
55:18qui sont financés
55:19par notre fondation
55:19il nous reste
55:20deux minutes
55:21pour évoquer
55:21quand même
55:22les choix
55:22que vous avez fait
55:23autour de l'émancipation
55:24et de l'autonomisation
55:26ou de l'autonomie
55:29qui ne font pas
55:30les mots les plus jolies
55:30en français
55:31non émancipation
55:32si c'est bien
55:33c'est empowerment
55:34comme on dit souvent
55:35en anglais
55:36pourquoi ces choix
55:37et concrètement
55:38si vous avez
55:39quelques exemples
55:40à citer
55:40pour montrer
55:41comment vous participez
55:42à cette logique
55:43d'émancipation
55:44sur l'angle mort
55:45c'est vrai
55:46que ce qu'on a décidé
55:47y compris dans notre
55:47plus stratégique
55:482025-2030
55:49au démarrage
55:50on avait une visée
55:51assez large
55:51climat, biodiversité, inclusion
55:52sur cet angle mort
55:53Mirova côté investissement
55:55est déjà très présent
55:56sur la partie environnementale
55:57et clairement
55:58même si on fait des choses
55:58sur l'investissement
55:59solidaire et le social
56:00l'angle mort
56:01de nos investissements
56:02reste sur le social
56:03c'est pour ça que
56:03sur la feuille stratégique
56:042025-2030
56:05on a fait vraiment
56:06ce choix
56:07de comment on accompagne
56:09chacun à plus
56:09d'émancipation
56:10d'autonomisation
56:11à travers trois leviers
56:12stratégiques
56:13l'accès à l'éducation
56:14qui nous semble être
56:15quand même
56:15la base pour ça
56:16l'accès à l'emploi
56:17et à la formation derrière
56:19et puis enfin
56:19l'accès aux ressources
56:20essentielles
56:21où là on va aussi
56:21combiner la partie
56:22environnementale
56:23puisqu'on a deux
56:24grands programmes
56:25accès aux énergies
56:26vertes en Afrique
56:27et lutte contre
56:28la précarité énergétique
56:29en France
56:29et donc là pour nous
56:30c'est vraiment aussi
56:31vraiment le moyen
56:33d'aligner en fait
56:34ce qu'on ne peut pas
56:35apporter via l'investissement
56:36c'est-à-dire comment
56:37on fait en sorte
56:38que la transition énergétique
56:39soit une transition juste
56:40et socialement acceptable
56:42et qui bénéficie
56:43au plus grand nombre
56:44Bon, la venture philanthropie
56:46pour financer
56:47les angles morts
56:47donc que l'investissement
56:49traditionnel
56:50ne peut pas financer
56:51c'est le rôle
56:52de cette fondation
56:53chez Mirova
56:53la Mirova Foundation
56:54vous en êtes la directrice générale
56:56Anne-Claire Roux
56:56merci beaucoup
56:57d'avoir été avec nous
56:58Merci à vous
56:58dans ce dernier quart d'heure
57:00de Smart Bourse
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