Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 14 heures
Lundi 6 juillet 2026, retrouvez Anthony Morlet-Lavidalie (Économiste, pôle Macroéconomie-Conjoncture, Rexecode et membre de BSI Economics), Thierry Le Clercq (Président – Fondateur, Alphajet Fair Investors) et Sophie Chauvellier (Gérante allocation d'actifs, Dorval AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:103 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Sophie Chauvelier est avec nous, gérante allocataire chez Dorval Asset Management.
00:17Bonsoir Sophie.
00:17Bonsoir Degouard.
00:18A vos côtés, Thierry Leclerc, le président et cofondateur d'Alpha Jetfair Investors.
00:22Bonsoir Thierry.
00:23Bonsoir Degouard.
00:24Merci d'être là et merci à Anthony Morley-Lavidali de nous accompagner également.
00:27Bonsoir Anthony. Vous êtes économiste chez Rex & Code. Vous suivez la France spécifiquement désormais.
00:33Anthony, vous êtes également membre de l'association BSI Economics.
00:38Y a-t-il encore de la vie en dehors de l'IA sur les marchés ?
00:41Sophie, autrement dit, comment est-ce qu'on gère le poids de cette thématique dans des portefeuilles globaux comme chez
00:47Dorval Asset Management ?
00:49Et au-delà du poids, comment est-ce qu'on gère la volatilité grandissante de ce thème autour du segment
00:55des semi-conducteurs ?
00:56Et là où les rotations permanentes qu'on peut avoir, au mois de juin, il valait mieux avoir des semi
01:02-conducteurs que des Mag7 par exemple.
01:04Depuis quelques jours, c'est un peu moins évident.
01:08On a l'impression qu'il y a un retour quand même aussi vers des sociétés peut-être de logiciels
01:12ou ces fameux hyperscalers
01:14qui sont les chercheurs d'or, contrairement aux fabricants de pelées de pioches qui sont plutôt chez les semi-conducteurs.
01:20Comment on gère ce thème de l'IA à ce stade ?
01:22Alors, la question est large.
01:27Effectivement, nous, l'approche qu'on a, effectivement, vous le savez, c'est une approche extrêmement diversifiée et on travaille
01:33l'équipondération.
01:34Donc, je dirais que c'est déjà une partie de la réponse.
01:36C'est-à-dire qu'on peut être à la fois exposé aux semi-conducteurs, à la fois aux hyperscalers
01:40et à la fois à tout un tas d'autres choses.
01:43C'est toujours le principe de base de la gestion, c'est-à-dire diversifier, séparer.
01:46Oui, mais plus spécifiquement, si je me concentre sur la question de l'infrastructure, de l'intelligence artificielle, puisque c
01:53'est de ça dont on parle.
01:54C'est vraiment la question des investissements des hyperscalers et de ceux qui construisent les semi-conducteurs en faisant partie.
02:02On a là un mouvement, effectivement, de prise de bénéfices sur les semi-conducteurs qui se traduit par une baisse
02:07assez notable du SOX.
02:09Mais 15% pour le SOX, c'est rien du tout.
02:11Donc, c'est une respiration.
02:12Plus de 120% depuis le début de l'année.
02:14Voilà, et puis c'est des mouvements qui se produisent assez régulièrement.
02:16Donc, on est dans une phase de respiration.
02:18Moi, ce que je trouve extrêmement difficile aujourd'hui, c'est de mettre un prix.
02:23Pourquoi ? Parce que, en fait, ce qui a énormément porté le marché, c'est la mémoire.
02:26La mémoire, donc, c'est dans les semi-conducteurs, ce qui va permettre, effectivement, de conserver la mémoire.
02:32Et la question, historiquement, c'est un secteur incroyablement cyclique.
02:36C'est-à-dire que c'est des cycles qui sont très courts, de l'ordre de 18 mois à
02:402 ans.
02:41Or, avec les carnets de commande qu'on a aujourd'hui sur les producteurs de mémoire,
02:45qui sont, en plus, un oligopole extrêmement concentré.
02:50On a des carnets de commande qui vont jusqu'en 28-29.
02:53Qui sont solides.
02:54Alors, voilà.
02:55Donc, c'est un peu le cœur de la question.
02:57Mais donc, les valorisations des acteurs aujourd'hui, surtout les acteurs coréens,
03:00puisque la valorisation de micron s'est déjà un peu revalorisée.
03:03Mais disons que ça continue à se payer 6, 7, 8 fois.
03:08Donc, en fait, on se dit, mais pourquoi est-ce que ça se paye si peu cher ?
03:10Ça se paye si peu cher parce que, normalement...
03:12C'est des cycliques.
03:13Très cycliques.
03:13Donc, on ne peut pas considérer la valorisation, mais plutôt les profits.
03:18Or, SKINX, qui est l'acteur dont Pauline parlait, qui va se coter à la fin de la semaine au
03:23Nasdaq,
03:24va atteindre un pic de profitabilité au Q2 de 91%.
03:29Ce qui ne s'était absolument jamais produit.
03:32Et ça traduit le fait que la demande était très, très nettement supérieure à l'offre jusqu'à maintenant.
03:37Mais on le sait, cette bulle...
03:39Puis, ce n'est pas une bulle des valeaux, c'est une bulle des profits.
03:41Cette bulle des profits, elle ne peut pas être réellement durable.
03:43Puisque, dans le même temps, ces gens-là doublent leur capacité de production.
03:46Donc, à horizon 2028, il y aura eu un doublement, effectivement, de la capacité de production.
03:51Donc, la question maintenant est, la question que vous venez de poser,
03:54est-ce que c'est solide ?
03:56Est-ce que cette demande, elle est solide ?
03:58Ils ont l'air de dire que les pratiques ont changé, justement,
04:01entre les clients de ces sociétés d'équipements technologiques et de semi-conducteurs.
04:07On paye des accomptes, les contrats sont plus solides, sont plus longs.
04:11Et donc, il y a quand même l'idée que le cycle très court auquel ces entreprises faisaient face jusqu
04:18'à présent,
04:18reste un cycle, mais un cycle peut-être un peu plus long quand même.
04:21C'est ça, qui est un petit peu plus long.
04:22Mais c'est toujours le...
04:23En fait, c'est in fine, c'est toujours le problème des investisseurs.
04:25C'est-à-dire qu'on a tendance à tirer un trait sur une tendance et on valorise en fonction
04:29de...
04:30Et bon, on en a parlé plusieurs fois.
04:32Je me souviens, pendant le Covid, on en avait parlé de Netflix.
04:35Ce sujet revient régulièrement sur un certain nombre d'acteurs.
04:38Alors, comment on l'aborde, nous, aujourd'hui ?
04:40On l'a abordé...
04:41On considère quand même que le thème est chaud, vraiment.
04:45Que ce soit en termes de positionnement, que ce soit en termes de pratiques boursières.
04:49C'est-à-dire qu'il y a énormément d'ETF leverages qui se sont lancés, notamment sur la Corée.
04:54Donc, c'est un sujet qui est devenu un peu chaud, un peu compliqué.
04:56On traite plus les ETF leverages single stock que les stocks elles-mêmes.
05:00Sur le marché coréen, en tout cas, sur du SKNX Samsung, c'est très, très visible.
05:03Le poids des ETF corrélés à ces valeurs-là est X fois plus important que le traitement de ces seules
05:12valeurs boursières.
05:13Voilà, ça explique aussi que maintenant, le marché coréen, c'est le marché le plus volatile au monde.
05:16Là, la volatilité sur 30 jours, j'ai regardé tout à l'heure, était à 73.
05:21Donc, c'est très difficile de traiter dans ces conditions-là.
05:24Donc, nous, on a eu plutôt tendance à se couvrir un peu et à réduire un petit peu le risque.
05:28Et ça, c'est logique.
05:29En construction de portefeuille, en fait, le poids qu'on va avoir en portefeuille va être pondéré en fonction de
05:35la volatilité qu'on peut supporter sur un investissement.
05:37La diversification paye.
05:38Vous parliez de l'écrouille pondérée.
05:40Depuis un mois ou deux, ça paye ?
05:42Absolument.
05:42Alors, c'est vraiment intéressant parce qu'effectivement, la baisse du cours du pétrole a permis une diffusion.
05:48D'accord.
05:48Donc, effectivement, les acteurs de l'infrastructure, de l'intelligence artificielle, continuent à plutôt bien se comporter, même si là,
05:55il y a une petite respiration.
05:57Mais c'est la diffusion qui a été intéressante à regarder.
06:00Et notamment, il y a eu un retour en faveur des banques.
06:03Les banques, qui est un autre de nos paris assez fort, puisqu'on considère qu'elles sont toujours extrêmement attractives.
06:09Et les banques qui offrent une vraie décorrélation par rapport au thème de l'IA ?
06:13Parce que c'est l'autre question, Thierry, je vous la fais suivre.
06:15Mais tout devient corrélé à l'IA, d'une certaine manière.
06:18Alors, oui et non.
06:19Oui et non.
06:20Les banques européennes, moins que les banques américaines, quand même.
06:23Mais, bon, à partir du moment où on est une courroie de financement d'un pan de l'économie,
06:29on ne peut pas considérer qu'on n'est pas du tout corrélé à ce pan de l'économie.
06:32Mais aujourd'hui, le gros...
06:34Ça peut être via l'exposition au crédit privé, des choses comme ça, qui sert à financer aussi ces infrastructures.
06:40Mais c'est moins le cas sur les banques européennes, par exemple, que sur les banques américaines.
06:43Thierry, sur la gestion du thème de l'IA, et la question était, est-ce qu'il y a de
06:46la vie en dehors de l'IA ?
06:47Ou en tout cas, comment on met en œuvre une diversification, sachant que, et on le verra avec la macro,
06:53tout nous ramène à l'IA aujourd'hui ?
06:56Alors, les semi-conducteurs, les logiciels, les hyperscalers, l'énergie,
07:02peut-être la santé demain aussi sera bouleversée par l'IA, etc.
07:05On a l'impression que c'est quand même un point de convergence qui unit beaucoup de secteurs aujourd'hui.
07:10Et donc, trouver de la décorrélation, c'est peut-être moins évident
07:13quand on fait face à une technologie comme ça, qui se diffuse aussi largement.
07:18Tout à fait. On va voir juste un tout petit point macro,
07:24même si ce n'est pas forcément ma spéciale, mais vraiment très macro, là, justement.
07:28Top down.
07:29Les fameux gains de productivité, donc c'est ça la question,
07:34qui vont se déployer, à quel rythme, chez qui,
07:38qui en tirera les bénéfices, les salariés, les actionnaires,
07:43qui sera réinvesti directement ?
07:45Bref, il y a plein de questions.
07:47Quand on regarde l'histoire de ces cycles,
07:51le rail, le déploiement de l'électricité, etc.,
07:54on voit que c'est quand même des cycles qui sont très longs.
07:57Donc, il n'y a rien à attendre à très court terme.
08:01Donc, si, par exemple, on se disait que, tiens, les banques,
08:04puisque c'était le point dont on parlait avant,
08:09vont bénéficier, vont avoir des gains de productivité avec l'IA,
08:14enfin, je ne pense pas que c'est un thème qui a été joué aujourd'hui sur les banques européennes.
08:19Dans la valorisation des banques, et a fortiori en Europe, il n'y a pas de dimension IA.
08:24Aux Etats-Unis, oui.
08:25Aux Etats-Unis, oui, plus ils sont en avance.
08:27Après, il y a eu des annonces.
08:28Par exemple, la BN Amro a annoncé, il y a quelques mois,
08:31qu'ils allaient supprimer 6 000 emplois sur plusieurs années,
08:35qu'ils allaient remplacer.
08:36Donc, on commence à voir les éléments.
08:38Ce n'est pas, d'un point de vue purement boursier,
08:41ben oui, ça augmente les profits,
08:43et donc, il y a un effet positif,
08:45qui, quand même, aide un petit peu le secteur,
08:47mais il n'y a pas d'emballement, c'est juste sous-jacent,
08:51et puis on attend donc une diffusion lente.
08:53Néanmoins, ça, c'est le cadre posé.
08:56Par exemple, nous, pour répondre à la question,
08:59comment faire face à ce marché, effectivement,
09:04qui semble être un entonnoir ?
09:06Tous les chemins mènent vraiment.
09:08Enfin, finalement, quand on regarde,
09:11je ne dis pas que les autres ne le font pas,
09:13mais c'est vrai, quand on regarde un peu
09:15les thématiques diverses et variées,
09:16il y a plein de choses qui clignotent vers chez nous,
09:19et qui nous semblent assez loin de l'IA.
09:21Donc, je reviens à mon histoire des banques.
09:23Par exemple, les banques italiennes,
09:25c'est une très belle tendance.
09:27Aujourd'hui, on ne voit rien qui casserait ça.
09:30On se reparlera dans quelques mois,
09:31ça aura peut-être changé, mais en tout cas,
09:33voilà, et a priori, on se dit quand même,
09:36sur les banques italiennes,
09:37on a d'autres thématiques, d'autres leviers
09:40que purement l'IA.
09:42Il y a le...
09:43Alors, vous allez me dire, c'est un peu lié,
09:45les satellites, l'espace en Europe,
09:47il y a une thématique qui commence à émerger,
09:49qui se comporte bien.
09:51Après, il y a les questions très chaudes
09:54que nous, enfin, on regarde le luxe,
09:56donc, moins 40...
09:58Donc là, oui, il y a un effet richesse
10:00qui doit avoir des impacts,
10:02mais bon, on va se dire que ce n'est quand même pas
10:04du tout les mêmes histoires.
10:07Et puis surtout, on sort de 45% de baisse
10:09en ligne droite en 3 ans,
10:11qui a été pratiquement intégralement couverte
10:14par la baisse des résultats.
10:17Donc, dit autrement,
10:19on se paye aussi cher
10:20ou aussi peu cher qu'il y a 3 ans.
10:22Donc, le cours a baissé de 45%,
10:24mais il y a eu une révision du même ordre.
10:27Des perspectives bénéficiaires.
10:28Des perspectives, des bénéfices.
10:30Voilà.
10:30Et là,
10:32on en a parlé plusieurs fois dans l'émission.
10:35On attend, en tout cas,
10:36mon message, c'est de dire,
10:37on regarde évidemment toujours la saison des résultats,
10:40on regarde ce qui se passe sur le luxe,
10:41notamment en Europe,
10:42on aime bien savoir un peu ce qui est...
10:44Mais c'est dans la watch list.
10:45C'est dans la watch list, là.
10:46Il semblerait que la séquence est vraiment affreuse.
10:49Quand on regarde trimestre par trimestre,
10:51que ce soit le chiffre d'affaires,
10:52les résultats,
10:53c'est vraiment...
10:54Ça a été pénible.
10:55Je crois, les derniers calls qu'il y a eu,
10:57c'était quoi ?
10:57Kering, je crois ?
10:58Oui.
10:59Enfin, voilà,
10:59le titre n'a pas du tout aimé
11:01le call de préparation
11:03qu'il y a eu avec les analystes
11:04dans la perspective des prochains résultats.
11:06Exactement.
11:07Donc, je ne dis pas que ça...
11:09Mais...
11:11Notre boulot, quand même,
11:13on peut se dire,
11:14c'est d'acheter des titres
11:16pas trop trop chers
11:17ou qui sortent d'une phase...
11:18Mais vous dites que c'est quand même
11:19le moment de regarder aussi
11:20ce qui se passe en dehors d'hier.
11:21Voilà, c'est ça.
11:21Donc, c'était ça.
11:22C'était simplement
11:23prendre la peine de regarder.
11:25C'est vrai que c'est...
11:26En plus, intellectuellement,
11:27c'est intéressant.
11:28Il se passe énormément de choses.
11:29Il y a beaucoup de secteurs
11:30qui commencent les uns après les autres
11:32à être touchés.
11:33Donc, ça nous prend beaucoup de...
11:35Ah, ça prend de la bande passante.
11:36On est d'accord.
11:37Mais, donc, il faut faire l'effort
11:39de regarder d'autres secteurs
11:40un peu délaissés
11:41ou qui émergent.
11:43Et là, on voit des trucs très sympas
11:45et, en tout cas,
11:46qui nous semblent
11:47être des bons éléments de protection
11:49si, d'aventure,
11:51il devait y avoir
11:51un retournement
11:53qu'on ne maîtrise pas,
11:54là, pour le coup,
11:55qu'on ne voit pas encore aujourd'hui,
11:57clairement.
11:57La vague, il y a,
11:58elle reste quand même puissante.
11:59Et puis,
12:00enfin, pour les oiseaux...
12:01Enfin, pour les...
12:03Pour ceux qui auraient vraiment...
12:05qui voudraient voir le verre
12:06à moitié vide
12:07et être très pessimistes,
12:09moi, je dis juste NVIDIA.
12:10À un moment,
12:11on est monté à 85 fois
12:13les résultats.
12:14Les gens se disaient
12:15c'est n'importe quoi,
12:16ça y est, on est reparti.
12:18Et puis, finalement,
12:18tout s'est normalisé.
12:19Aujourd'hui, NVIDIA se paye
12:22un niveau de valorisation
12:23très attractif.
12:24La croissance reste là.
12:26Et nous, dans nos scoring,
12:27donc, on score toutes les sociétés
12:29au niveau mondial
12:30et au niveau européen.
12:31Et donc, c'est la première
12:33société...
12:33Qui sort ?
12:34Oui.
12:35Sur les Etats-Unis,
12:36plus spécifiquement,
12:37elle a un score de 100.
12:38Top, top.
12:39Donc, bon,
12:40après, je ne dis pas
12:41qu'il faille acheter NVIDIA.
12:45Ce n'est pas un conseil
12:45ou une décision d'investissement.
12:47Oui, c'est ça.
12:48La valorisation...
12:49C'est un constat.
12:49Il y a de la croissance,
12:50la qualité du bilan.
12:51Et puis, ça a été un acteur,
12:56vraiment,
12:56enfin, le premier acteur
12:57de ce qui s'est passé sur l'IA.
12:59Et finalement,
13:00le cycle ne se passe pas si mal que ça
13:02et on continue de gagner de l'argent.
13:04Voilà.
13:05IA et macro,
13:06parce que là aussi,
13:07ça devient un sujet macro,
13:08bien sûr, Anthony.
13:09Où est-ce qu'on en est de la réflexion ?
13:11Alors, on a eu le rapport
13:14emploi américain.
13:14Est-ce qu'on voit,
13:16sur la partie américaine,
13:17mais on peut regarder les choses
13:18du point de vue européen aussi,
13:20j'imagine, Anthony,
13:21est-ce qu'on voit déjà un impact
13:23sur l'emploi,
13:24nos emplois,
13:25de cette diffusion de l'IA ?
13:27Et puis,
13:27la perspective de rentabilité
13:29des investissements
13:30à travers la question
13:31de la productivité.
13:32Et quand on a écouté
13:33un Kevin Walsh
13:34ou à Sintra
13:35ou à l'occasion
13:36de sa première conférence de presse
13:37suite à la réunion de la Fed
13:39du mois de juin,
13:40le nouveau président de la Fed,
13:42qui est pourtant
13:44un croyant
13:45du choc de productivité
13:47lié à l'IA,
13:47quand on l'écoute
13:48ou quand on l'entend
13:49répondre à des questions,
13:50le timing n'est pas clair.
13:52Il ne dit pas
13:52le choc de productivité,
13:54c'est maintenant.
13:54il dit ça viendra,
13:56le timing,
13:57il ne s'y engage pas non plus.
13:59Je suis complètement d'accord.
13:59Alors,
14:00je vais revenir sur la partie
14:01productivité
14:02et le lien emploi-IA
14:04parce qu'il n'est pas clair.
14:05Il y a des très bonnes études
14:06des deux côtés.
14:07Mais peut-être un point
14:08qui est paradoxal,
14:10c'est qu'il faut bien voir
14:11que ce qui fait
14:12la réussite du modèle américain,
14:13ce sont des paramètres,
14:14des éléments
14:14qui sont inacceptables en Europe.
14:16C'est-à-dire,
14:16c'est basé sur les inégalités,
14:18le fait que les plus hauts revenus,
14:19les plus hauts patrimoines
14:20tirent la croissance.
14:21C'est basé sur le fait
14:22que les sociétés
14:22sont incroyablement profitables
14:24avec une déformation
14:25du partage de la valeur ajoutée
14:26en faveur des entreprises,
14:28ce qui leur permet
14:29d'investir
14:29dans des proportions inimaginables.
14:31Quand vous regardez
14:32l'écart de dépenses de R&D
14:34faits par les entreprises américaines
14:35et les européennes,
14:36c'est juste de 1 à 2,
14:38voire de 1 à 3.
14:39Donc,
14:39ça leur permet
14:40d'être toujours plus à la frontière,
14:41là où on est toujours plus derrière.
14:42Et c'est une flexibilité
14:44du marché du travail
14:45qui leur permet
14:45de virer les gens
14:46quand ils sont plus efficaces
14:47et de faire des gains de productivité.
14:49Parce qu'on nous dit souvent,
14:50par exemple,
14:50dans l'appareil d'État,
14:51on peut faire plein de gains
14:51de productivité avec l'IA,
14:53mais est-ce qu'on va accepter
14:53de les faire en Europe ?
14:54Je ne connais pas beaucoup
14:55de collectivités locales en France
14:56qui vont accepter
14:57de réduire leurs effectifs
14:59pour réaliser les gains
15:00de productivité.
15:00C'est ça,
15:01parce que ça va devenir
15:01un problème politique.
15:02Les gains vont être
15:03à portée de main,
15:04mais est-ce qu'on va les réaliser ?
15:05Là, ce n'est pas sûr du tout.
15:06Et donc,
15:07ce qui fait la réussite
15:07du modèle américain
15:08n'est pas malheureusement,
15:09on ne peut pas l'importer en Europe.
15:11Et notre modèle,
15:12qui est probablement très vertueux,
15:13mais ne trouve pas de chemin
15:15pour parvenir à revenir
15:16à la frontière technologique.
15:17Alors, il y a un autre modèle,
15:19le modèle chinois,
15:20mais qui est très différent
15:20et qui c'est de concurrencer
15:21avec d'autres méthodes
15:22les États-Unis.
15:24Mais on voit bien
15:24qu'on est en train
15:25de sortir du jeu
15:25parce que,
15:26par croyance idéologique,
15:27mais qui peut se défendre en plus,
15:28en sociétalement parlant,
15:29c'est probablement bien plus souhaitable
15:31d'être en Europe
15:31qu'aux États-Unis.
15:32Mais la réalité,
15:33c'est que le bilan des courses,
15:34c'est que c'est eux
15:34qui profitent vraiment
15:35de cette révolution technologique
15:36et pour l'instant,
15:37on est quand même
15:37bien en dehors de ça.
15:38Dans ce monde-là,
15:39on est moins bien appareillé
15:42que d'autres zones économiques,
15:45Chine et États-Unis.
15:46On n'est ni dans la course
15:48à la production de l'IA.
15:49Donc, on n'a pas de géant
15:51ou de producteur,
15:52que ce soit d'ailleurs
15:52en amont comme en aval,
15:54hormis à SML,
15:55mais qui est un cas
15:55un peu particulier.
15:56L'exception.
15:57Et en plus,
15:57on ne va pas bénéficier
15:59de la diffusion des gains
16:00puisqu'on va aller
16:00beaucoup plus lentement
16:01que probablement
16:01les États-Unis ou la Chine.
16:02Donc ça,
16:03c'est un énorme problème.
16:04Sur la question de l'emploi,
16:05justement,
16:06j'ai plutôt tendance
16:07à penser quand même
16:07avec des séries
16:08les plus agrégées possibles
16:10donc qui ne font pas bien
16:10le lien de causalité
16:11mais je trouve que la corrélation
16:13marche bien
16:13et probablement en dit long.
16:15C'est quand même
16:15tous les secteurs américains
16:16quand on le regarde
16:17à un niveau fin dans la tech,
16:19l'emploi est en train
16:19de décrocher
16:20alors que l'activité explose.
16:22Ce n'est pas complètement évident
16:23de se dire
16:23est-ce que même si l'IA
16:24n'était pas là,
16:25ils n'auraient pas réduit
16:26la voilure quand même.
16:27Je pense que cette corrélation-là
16:29vaut causalité
16:31et même s'il y a des études
16:32très fines au niveau micro
16:33qui montrent que par exemple
16:34les entreprises
16:35qui ont le plus intégré l'IA
16:36continuent de recruter.
16:38Je pense qu'elles
16:39elles auraient encore plus recruté
16:40s'il n'y avait pas eu l'IA.
16:41Donc je crois plus
16:43en la corrélation macro
16:44que les études
16:45très micro à ce stade
16:46mais honnêtement
16:46je trouve que le débat
16:48n'est pas tranché.
16:49Et sur la productivité,
16:51oui, probablement
16:51les gains les plus importants
16:52vont venir demain
16:53mais la productivité américaine
16:54elle est quand même
16:55sur des rythmes
16:55qu'on ne peut qu'envier.
16:57Donc je veux dire
16:57pour un pays développé, mature,
16:59avoir des gains de productivité
17:01qui sont deux fois
17:01ceux de l'Europe,
17:02bon, vous faites dix ans...
17:04Même en intégrant les révisions
17:05qu'on a pu avoir
17:06sur la croissance française,
17:07etc.
17:08Il y a quand même
17:09des gains de productivité
17:10chez nous.
17:10Ils ne sont pas nuls.
17:11Ils ne sont pas nuls
17:12mais vous voyez
17:12quand on est à un 5,
17:13on est au bout du monde.
17:14Ce n'est pas le même monde.
17:15Eux à 3, ils sont à l'aise.
17:16Je veux dire,
17:17bon, c'est quand même
17:18quelque chose de très particulier
17:19et ça dans la durée,
17:21c'est juste terrible
17:22parce que ça va créer
17:22quand même des différentiels
17:23de compétitivité
17:25qui sont difficilement gérables.
17:27Donc pour l'instant,
17:27ça justifie.
17:28Et puis dernier petit élément
17:29rapidement,
17:29c'est que les Américains
17:34ne vont pas être
17:35au rendez-vous de l'affaire.
17:37Donc la réalité,
17:37c'est qu'ils auront leur marché
17:38qui est juste énorme
17:39et le second plus grand marché
17:40du monde qui est l'Europe
17:41parce qu'on ne va pas tomber
17:42dans les bras de la Chine.
17:42C'est trop coûteux
17:43même politiquement.
17:44Donc ils ont quand même
17:45la bénédiction que sont
17:46la solvabilité des ménages européens.
17:48Donc la souveraineté
17:48est une fable ?
17:50C'est une belle croyance
17:51mais pour l'instant,
17:52on ne met pas en tout cas
17:53les ingrédients en œuvre
17:54pour y arriver.
17:57Bonne question.
17:58J'aime bien la souveraineté
18:01qui revêt par nature
18:03une dimension politique
18:03puisque c'est le retour
18:05de la primauté du politique
18:06quand même face
18:07à la rationalité économique
18:08ou l'optimalité économique.
18:12C'est une réalité investissable
18:14où on est dans le domaine
18:16de la fable politique
18:17comme vous avez dit
18:18ou de la croyance.
18:21Est-ce qu'il y a une réalité
18:22en matière d'investissement ?
18:23On peut parler du secteur
18:24de la défense
18:25qui a été évidemment
18:26la première dimension,
18:28le premier socle
18:29de cette quête de souveraineté
18:30en Europe
18:30depuis notamment l'invasion
18:32de l'Ukraine par la Russie.
18:33Ça a bien marché deux ans.
18:35Là, on voit que le secteur
18:35de la défense est confronté
18:37à des vents contraires
18:37un peu plus forts.
18:40Je partage complètement
18:41la lecture des choix
18:42de la problématique
18:43des choix sociétaux.
18:45L'Europe a fait des choix sociétaux
18:46qui sont d'une autre nature
18:47et qui nous handicapent
18:48dans cette course.
18:50Mais je trouve quand même
18:51et c'est une porte
18:53que j'ouvrirai
18:53pour la suite de la discussion
18:55qu'on a quelque chose
18:56à jouer,
18:57notamment sur la mobilisation
18:58de l'épargne
18:59et que les langues
19:00se délient,
19:01notamment sur la réforme
19:02des systèmes des retraites.
19:04Puisque Mers a fait bouger
19:06le chancelier allemand
19:11a fait bouger les lignes
19:13sur la question
19:13d'un pilier de capitalisation
19:15dans les retraites allemandes.
19:17Ça va être un sujet
19:18hautement abrasif
19:19en France aussi,
19:19mais qui a été abordé
19:20par un des candidats.
19:22Et il y a une prise de conscience
19:23quand même
19:24que l'union monétaire
19:27qui est prévue par la BCE
19:28qui va aider les banques
19:29à titriser
19:30et donc à financer
19:30une partie des investissements
19:31n'est pas suffisante.
19:32En revanche,
19:33on a une manne
19:35absolument colossale
19:36qu'on peut aller
19:37effectivement chercher
19:38pour gagner un peu
19:39tout en continuant
19:40à protéger notre système.
19:42Donc il y a quelque chose
19:43à aller chercher
19:44et du coup je serais
19:45un tout petit peu moins pessimiste.
19:47Et je rebondirais
19:48sur la question en vrai,
19:50la vraie question.
19:51CNDS qui doit s'introduire en bourse,
19:54enfin qui devait s'introduire...
19:55Non mais c'est quand même
19:56l'introduction
19:57qui doit être symbolique
19:58de la défense européenne,
20:01les particuliers ont interdit
20:02l'interdiction d'y souscrire.
20:04Absolument.
20:04Alors qu'on va pouvoir
20:05souscrire au slip français
20:06et à tout le reste.
20:07Oui, oui, oui.
20:08Mais c'est important le truc.
20:09Mais...
20:09Quand même.
20:12Mais...
20:12Non mais...
20:13Voilà.
20:14Voilà.
20:14Non je plaisante.
20:15Mais non, non,
20:16je suis complètement d'accord.
20:17Un sujet sur l'épargne,
20:18l'allocation de l'épargne
20:19à travers le levier des rembêtes.
20:19On a quelque chose.
20:20Le levier des rembêtes.
20:20Mais ce qui est vrai,
20:22ce qui est vrai,
20:23ce qui est avancé,
20:23ce qui est vrai,
20:24c'est que tout prend
20:25beaucoup plus de temps en Europe.
20:26Parce qu'on ne parle pas d'une voix,
20:27on parle de plein de voix,
20:28il faut se mettre d'accord.
20:29Mais il y a des choses
20:30qui bougent quand même.
20:31Sur l'investibilité du thème
20:33de l'autonomie stratégique,
20:35parce que la souveraineté
20:36c'est pas beau,
20:36de l'autonomie stratégique,
20:39ce thème est hautement investissable.
20:41Pourquoi ?
20:41Parce que, effectivement,
20:43la défense a été
20:44un petit peu décevante récemment,
20:45mais après avoir galopé
20:46à 200 à l'heure avant.
20:47Donc, les marchés font toujours ça,
20:49on annonce un truc,
20:50tout le monde se jette dessus,
20:51on achète ça en masse,
20:53et puis derrière,
20:54il y a une réalité opérationnelle
20:55qui est que l'exécution
20:56est plus lente,
20:57que certes les carnets
20:58de commandes se remplissent,
20:59mais qu'on met quand même
21:00du temps, etc.
21:01Et là, comme c'est
21:02des investissements lourds,
21:03qu'il faut réorienter
21:04une partie de l'industrie,
21:05ce qui est en train de se faire
21:06en Allemagne,
21:06mais que tout ça prend du temps,
21:08bien entendu,
21:08on est un peu déçu
21:09sur le résultat.
21:10Alors ça, c'est un truc classique,
21:12donc prise de bénéfice
21:12sur la défense,
21:13peut-être qu'on va y revenir.
21:17L'autonomie stratégique,
21:19c'est plein de secteurs.
21:20C'est certes la défense,
21:21mais c'est aussi la santé,
21:23mais c'est aussi l'industrie,
21:25mais c'est aussi etc.
21:27L'énergie, bien entendu.
21:29La question de l'intelligence artificielle,
21:32il va falloir construire
21:32des data centers en Europe,
21:33mais ça, ça crée beaucoup
21:34d'activités, mine de rien.
21:36On a quand même un acteur,
21:38on verra comment il tire
21:39son épingle du jeu,
21:39mais il est évident
21:40que pour des questions
21:42de souveraineté,
21:43et là, je donnerais bien
21:44le mot souveraineté,
21:46on va quand même avoir envie
21:47de porter davantage
21:48un mistral.
21:49On ne va pas mettre
21:51un tropique chez nous,
21:52je ne pense pas.
21:53En tout cas,
21:53pas au niveau d'État.
21:54Donc, il y a des choses
21:55qui vont se faire,
21:56il y a des choses qui se font,
21:57et du point de vue
21:58de l'investissement,
21:59donc il y a plein,
22:00en fait,
22:01de sujets
22:02qui sont investissables,
22:04mais par contre,
22:04il y a beaucoup de rotation.
22:05Et c'est toujours le cas,
22:06c'est-à-dire que
22:07l'histoire de la défense
22:08a été...
22:08Et le plan allemand,
22:09c'est la même chose.
22:10L'histoire de la défense
22:11est quelque chose
22:12qui a été annoncée,
22:13et puis qui déçoit un peu
22:14dans la réalisation,
22:15parce que ça prend du temps.
22:16Le plan allemand,
22:17même jeu,
22:18l'an dernier,
22:19c'était l'histoire
22:19qu'il fallait à tout prix
22:20avoir en portefeuille,
22:21cette année,
22:21c'est à moins 12 et quelques,
22:22si on prend les valeurs
22:23du plan allemand,
22:24à l'exception des banques,
22:25bien sûr,
22:26et ainsi de suite.
22:27Mais là,
22:28on voit effectivement
22:28que les lignes
22:29sont en train de bouger
22:30en Allemagne aussi,
22:31annonces de baisse d'impôts,
22:32etc.
22:32Donc, en fait,
22:33le problème,
22:34c'est que le marché
22:35va très vite,
22:36l'Europe va lentement.
22:37Donc, il y a une adéquation
22:38qui doit se trouver,
22:39mais qui se fait.
22:41Ce que ça veut dire
22:41pour l'investisseur
22:42que nous sommes,
22:43c'est que c'est des thèmes longs,
22:45c'est comme la transition.
22:47Les clean tech,
22:48on a vécu ça,
22:49c'est un peu
22:49des boom and buzz boursiers.
22:50C'est pas ce qui élève
22:51notre potentiel de croissance
22:52de manière immédiate.
22:54C'est logique d'investissement
22:55dans la défense,
22:56ça prend du temps,
22:57les multiplicateurs
22:57ne sont pas si évidents.
22:59Ça prend du temps,
23:00mais c'est de la commande publique.
23:01Une fois qu'on a quand même
23:02réévalué, j'allais dire,
23:03la marge d'escalier
23:03sur ce qu'on va mettre en plus,
23:05on ne va pas faire monter
23:05les dépenses de militaires
23:06à l'infini.
23:07Donc, une fois que ça a été
23:07quand même repricé,
23:08c'est compliqué d'aller chercher
23:09beaucoup plus haut.
23:10Donc, il y a aussi ce phénomène-là,
23:11c'est pas comme une dynamique privée
23:12où au fond,
23:13il y a des effets multiplicateurs
23:14entre entreprises.
23:15Là, on touche aussi
23:16au bout d'un moment
23:16le plafond de cette affaire.
23:18Mais c'est ça,
23:19donc effectivement,
23:20et donc il y a des rotations
23:20entre les thèmes.
23:22Les gens ont été un peu déçus
23:23sur l'exécution,
23:24mais finalement,
23:32l'innovation offre aussi
23:33des opportunités
23:34et on s'inscrit quand même
23:35dans une recherche
23:36dans le temps long
23:37pour l'Europe.
23:38Donc, il y a quand même
23:38des choses à aller chercher.
23:40Et puis, il ne faut pas oublier
23:40qu'on a quand même
23:41des fleurons
23:41dans un certain nombre
23:42d'industries,
23:43d'entreprises multinationales
23:45qui, pour le coup,
23:47bénéficient des avancées
23:48sur d'autres marchés.
23:50Donc, il y a quand même
23:51des choses à faire.
23:52Parlons de nos fleurons
23:53et de l'autonomie stratégique.
23:54Le deal emblématique du jour,
23:55c'est donc Excel
23:56après avoir rompu
23:57les discussions
23:58avec Safran ce week-end
24:00qui rebondit avec Thalès.
24:01C'est Thalès
24:02qui va racheter Excel
24:03à la famille Gorgé.
24:05C'est un bon deal.
24:06C'est un deal
24:07qui va dans le sens
24:08de la souveraineté.
24:09On a de la chance
24:10d'avoir des donneurs d'ordre
24:11comme Thalès et Safran
24:12qui ont aussi les moyens
24:13d'acheter ce genre d'entreprise
24:14parce que l'autre choix,
24:16c'est que ces entreprises
24:17soient rachetées
24:17par des Américains,
24:19voire des Chinois.
24:20C'est un bon deal.
24:21Je ne sais pas trop, trop.
24:23Ce n'est pas donner, donner
24:24de ce que je comprends.
24:26Voilà, donc ça veut dire
24:27qu'il y a quand même une partie.
24:28C'est ça l'autonomie stratégique.
24:29Il faut être capable peut-être
24:30de payer cher aussi
24:31des sujets stratégiques.
24:33Je ne dis pas le contraire.
24:34Sans broncher.
24:37Après, sur le papier,
24:38c'est un bon deal.
24:39C'est pas mal ce qu'ils font.
24:40Donc moi,
24:42si on met la valo de côté,
24:44je trouve que c'est plutôt smart.
24:47Et puis surtout,
24:48ça prouve qu'il y avait un intérêt
24:49puisque tout de suite,
24:50on arrive à passer
24:51d'un potentiel acquéreur
24:53à un autre en un week-end.
24:55La famille, je pense,
24:56s'en sort plutôt pas mal.
24:57Après, juste,
24:58il faut avoir en tête,
24:58là, on est quand même
24:59dans un cycle long.
25:01Les approbations,
25:02c'est fin 2017.
25:05Et le bid potentiel,
25:07c'est en 2028.
25:08Donc on a quand même le temps.
25:09Il y a un déroulement
25:10assez long sur le dossier.
25:12Voilà.
25:13Et puis après,
25:13l'activité en elle-même,
25:15on a vu l'actualité
25:18de ce printemps,
25:19a mis ça sur le devant de la scène.
25:22Donc pour le sujet,
25:25la souveraineté,
25:26oui, évidemment.
25:28Pour Thalès,
25:29oui, je pense que c'est un bon deal.
25:31Ça élimine un concurrent direct,
25:33donc c'est jamais mauvais.
25:34Ça reste en France.
25:36Il y a,
25:37si vous voulez,
25:38c'est quand même sympa,
25:41je ne vais pas le sortir de ce contexte,
25:43ma phrase précisément,
25:44mais le secteur de la défense
25:46a 1 800 milliards de dépenses
25:49à venir d'ici 2035 en plus.
25:51Donc là,
25:52on est à 2% de dépenses,
25:55de budget.
25:56On passe à 3,5.
25:573,5,
25:57plus 1,5 sur la sécurité
25:59aux frances larges en 2035.
26:01Donc la réunion de l'OTAN
26:02après réunion de l'OTAN,
26:03c'est confirmé,
26:04c'est confirmé,
26:04c'est confirmé.
26:05Bon, on verra bien.
26:06Donc il y a bien une contrainte
26:08des États.
26:09Donc il y a des points d'entrée
26:10sur un secteur comme la défense.
26:11Aujourd'hui,
26:12il y a des choses qui doivent...
26:13Je ne peux que souscrire
26:14à ce qui a été dit précédemment.
26:16Nous, on est des investisseurs longs.
26:17On est là...
26:19Ça n'arrive pas tout le temps.
26:21Mais on essaye,
26:21tant que faire se peut,
26:22de ne pas subir,
26:23mais d'agir.
26:24C'est notre boulot.
26:25Donc quand il y a des points d'entrée,
26:27c'est plutôt là qu'il faut
26:29se rabattre en disant
26:31juste pourquoi la baisse de la défense.
26:33Trois points.
26:34Ryan Metal avait pris 200% en un an.
26:36C'est vrai.
26:37Bon, donc Gloop,
26:38c'est un peu quand même.
26:39Enfin, ça fait une belle performance.
26:42Les pourparlers de paix
26:43entre l'Ukraine et la Russie,
26:44ça a quand même un impact.
26:46Et puis Ryan Metal,
26:47qui est quand même l'égérie du secteur,
26:49qui a fait un...
26:50Pas un profit-warning,
26:51mais bon,
26:51des résultats très sosso
26:52au premier trimestre.
26:54Donc ça a quand même mis aussi
26:54un petit coup...
26:55Mais bon, c'est...
26:56Voilà, il y a de l'exécution.
26:57On est dans le temps long.
26:58Mais pour nous,
26:59en tout cas, investisseurs,
27:00à la fois,
27:02je veux dire,
27:03je rejoins aussi le point de Sophie,
27:05c'est-à-dire que
27:06si on se dit que l'épargne
27:07devrait quand même être
27:09plus fléchée,
27:10parce que là,
27:10c'est des milliards.
27:11Encore l'IPO de SpaceX.
27:1485 milliards.
27:15Oui, mais combien de milliards
27:16d'investisseurs européens
27:18sont partis financer ça ?
27:20De toute façon,
27:20c'est 300 milliards par an
27:21qui partent de l'Europe
27:22pour s'investir
27:23sur les actions américaines.
27:24Ça fait quand même mal au cœur.
27:25Et nous, notre boulot aussi,
27:27sans dire,
27:27on est cocorico,
27:29absolument,
27:29il faut se battre.
27:30On est là pour faire de l'argent.
27:31Mais si on a des bons secteurs
27:33avec de la visibilité
27:34et des bons points d'entrée
27:35comme c'est en ce moment,
27:36en tout cas,
27:36il me semble,
27:37bon,
27:39enfin, voilà,
27:39ça réconcilie.
27:40Et puis nos clients même,
27:42on peut leur expliquer,
27:43rationnels.
27:43Donc je pense que ça coche
27:44quand même pas mal de cas.
27:45Ça implique d'être proche
27:46de la commande publique ?
27:48C'est-à-dire que moi,
27:48j'ai quand même entendu
27:49pendant longtemps
27:49les gérants m'expliquer
27:50que tout ce qui était trop proche
27:52du pouvoir politique,
27:53de la commande publique,
27:54que c'était à éviter
27:55dans les portefeuilles.
27:57On ne voulait pas
27:58ce qui était trop réglementé,
28:00contraint,
28:01avec des prix fixés,
28:02des tarifications fixées,
28:04etc.
28:05Là,
28:05on est obligé
28:06de s'engouffrer
28:06dans ce...
28:07Et l'affaire Rheinmetall
28:09où on voit
28:09que le gouvernement allemand
28:10est capable
28:10de changer
28:11de commande
28:13comme ça.
28:13Alors,
28:13pour un autre acteur allemand,
28:15ça reste en Allemagne.
28:16Très bien.
28:17Mais il y a une volatilité
28:18de la commande publique
28:19qu'il va falloir aussi
28:20intégrer,
28:21j'imagine.
28:22Non,
28:23mais vous avez raison.
28:23C'est une séquence différente.
28:25Je crois qu'on est un petit peu...
28:26Enfin,
28:27malheureusement,
28:27l'histoire...
28:28On est un petit peu
28:29au bout
28:30de la globalisation heureuse.
28:33Et cette re-régionalisation
28:35vient aussi
28:36avec des enjeux.
28:37Et en Europe,
28:38mais comme en Chine,
28:40c'est pas un bon parallèle,
28:42mais en tout cas,
28:43psychologiquement,
28:44on est quand même obligé
28:44de flécher un peu
28:45parce que sinon,
28:45les gens ne le font pas.
28:47Donc,
28:47il faut trouver un moyen
28:48d'emmener...
28:49Alors,
28:50c'est pas très confortable
28:51le côté victime nationale.
28:52C'est un petit peu comme ça,
28:53les services aux collectivités,
28:54etc.
28:56Mais...
28:56C'est difficile de dire
28:58à l'épargnant français européen
28:59qu'il se trompe
29:00en allant mettre son argent
29:01sur Nvidia,
29:03sur Micron,
29:04etc.
29:05Oui,
29:06il peut le faire les deux.
29:07Oui.
29:08Sur la commande publique,
29:09moi,
29:09quand même,
29:10je suis souvent d'accord
29:11pour dire que c'est pas
29:11une très bonne idée
29:12d'y être exposé.
29:13Mais en même temps,
29:13qu'est-ce qui tire la croissance
29:14en Europe aujourd'hui ?
29:15Il n'y a pas de demande privée.
29:16Donc,
29:16à un moment donné,
29:17il faut quand même l'investir.
29:18Vous prenez la France
29:19et l'Allemagne.
29:20Alors,
29:21la France est en quasi-stagnation
29:22si vous enlevez
29:22les dépenses publiques.
29:24C'est-à-dire conso public
29:24et investissement public.
29:25Depuis 2022,
29:26c'est quasi flat,
29:27le PIB.
29:27En Allemagne,
29:28c'est la récession
29:28si vous enlevez
29:29les dépenses publiques.
29:30Bon,
29:30quand je vous dis ça,
29:31c'est sûr qu'il n'y a pas
29:32grand-chose à aller chercher
29:33ailleurs.
29:34Mais oui,
29:34ça reste une bonne thématique,
29:35la défense.
29:36J'ai quand même peur
29:37au bout d'un moment
29:37que certains pays
29:38n'honorent pas forcément
29:38toutes leurs dépenses militaires.
29:40La France en premier,
29:41j'espère me tromper.
29:42Ce n'est pas celle
29:43qui dépense le moins
29:44quand même en la matière.
29:45Certes,
29:45mais on voit bien
29:46qu'à mesure que le déficit public
29:47va devenir un vrai sujet
29:48parce qu'on ne va pas tenir
29:49non plus 10 ans
29:50à ces niveaux de déficit,
29:51au bout d'un moment,
29:52il va falloir faire des choix.
29:53Et historiquement,
29:54on n'a pas forcément fait
29:55les choix qui portent
29:56la croissance potentielle,
29:57en tout cas qui garantissent
29:58notre souveraineté
29:59ou notre autonomie stratégique.
30:02Donc bon,
30:02je suis prudent.
30:03J'espère qu'on le fera,
30:04mais ce n'est quand même
30:04pas complètement gagné.
30:05Il y a un chemin de crête
30:06qui n'est pas évident
30:07à suivre de ce point de vue-là.
30:08Puisque vous travaillez
30:09sur la France désormais,
30:10Anthony,
30:14quels vont être
30:14les questionnements du marché
30:15au fur et à mesure
30:16qu'on va rentrer
30:17dans la période budgétaire,
30:19mais au-delà de ça,
30:19dans la période électorale
30:212027,
30:22beaucoup d'investisseurs
30:23vont commencer à se demander
30:24à partir de quand
30:24est-ce que les marchés
30:25viennent mettre
30:27un petit coup de pression
30:27sur la France ?
30:28C'est comme ça
30:29que la question va se poser ?
30:30Complètement.
30:30Je pense que ça dépend
30:31des programmes politiques,
30:32mais il y a une attaque
30:32qui peut être très forte
30:33sur les entreprises.
30:34Parce que j'ai de la peine
30:36de le dire,
30:36mais on voit bien
30:37que quand même
30:37la majorité des partis
30:38ne sont pas en faveur
30:39d'une politique de l'offre.
30:41Ça, c'est quand même
30:41un vrai sujet.
30:42C'est ce qui s'est dit à Aix
30:44pour les politiques présentes.
30:47La bataille culturelle
30:48a été perdue,
30:48la politique de l'offre,
30:50la bataille culturelle
30:51autour de la politique
30:52de l'offre a été perdue.
30:53Complètement.
30:53Alors, on voit bien
30:54que notamment le Premier ministre
30:56essaye de revenir
30:56un peu en arrière justement,
30:57en tout cas avec un discours
30:58un petit peu plus pro-entreprise
31:00qu'on a pu l'entendre
31:01jusqu'alors,
31:01mais ça ne suffira probablement pas.
31:03Parce que quand vous regardez
31:04les partis en tête,
31:05ils ne sont pas spécialement
31:06au soutien des entreprises.
31:07Donc ça, c'est un premier point.
31:07Si vous abîmez
31:08le tissu productif,
31:09ça se termine rarement bien.
31:10Et puis, il y a tout le sujet
31:12de la taxation,
31:12soit des hauts revenus,
31:13soit des hauts patrimoines surtout.
31:15Et ça, au bout d'un moment,
31:16c'est quand même un mauvais cocktail.
31:17Si vous avez des partis
31:17qui sont en lead
31:19et qui veulent à la fois
31:20sabrer le tissu productif
31:22et attaquer de manière
31:23un peu déraisonnable
31:24parce qu'on ne voit pas
31:25dans le reste du monde
31:26les hauts patrimoines
31:27dans une proportion aussi importante.
31:29C'est-à-dire que là,
31:29le marché ne va pas pouvoir
31:30se raccrocher
31:31à des alternatives pro-business
31:34qui lui permettraient
31:35de continuer d'espérer
31:36que la France
31:37puisse s'en sortir, etc.
31:39Là, il y a une offre politique
31:41désormais qui est majoritairement
31:45assez homogène
31:45sur l'idée
31:46qu'il va falloir aller prendre
31:47l'argent là où il est,
31:48c'est-à-dire dans les entreprises,
31:49chez les hauts revenus
31:50et chez les hauts patrimoines.
31:52On a quand même la majorité
31:53le dénominateur commun
31:54le plus facile à trouver.
31:55Exactement.
31:55Il ne faut pas oublier
31:56qu'on a une classe politique
31:57qui aime les petites entreprises
31:59mais surtout pas les multinationales.
32:00Pas de bol,
32:00qu'est-ce qui porte la France ?
32:01Les multinationales.
32:02Et elles, elles sont très mobiles.
32:04Donc ça aussi,
32:05ce n'est quand même pas un facteur
32:06de, je vais être un peu cruel,
32:07mais les ETI allemandes,
32:08c'est plus dur pour elles
32:09de passer la frontière.
32:11Les multinationales françaises,
32:12au bout d'un moment,
32:13si quand même les conditions d'accueil
32:14ne sont pas bonnes,
32:15il y aura des arbitrages.
32:16Et ça, le marché ne peut pas
32:17l'ignorer indéfiniment.
32:17Donc à la fin,
32:18si votre pays n'a plus
32:19son grand pilier,
32:20ça va devenir compliqué.
32:21Donc oui,
32:22on aura quand même
32:22de l'agitation sur le spread.
32:24Ça ne faut quand même pas rêver.
32:25Surtout à l'issue du premier tour,
32:27en fonction de ce qui sort,
32:28il y a des configurations
32:29dans lesquelles
32:29on peut s'amuser un peu.
32:31Oui, bon.
32:31Donc oui,
32:32c'était quoi ?
32:332017 ?
32:35Oui, 2017,
32:35où il y avait déjà eu
32:36le sujet du spread.
32:37Il y a eu 2017,
32:38où ça faisait longtemps
32:39qu'on n'avait pas vu
32:40le spread bouger aussi fortement.
32:41Et puis le grand épisode
32:42du spread,
32:44c'était...
32:44Oui, oui, bien sûr.
32:45Il faut remonter dans l'histoire,
32:46sinon c'est Mitterrand,
32:47la grande période,
32:48exactement.
32:49Les chars russes,
32:50et tout ça.
32:50Là, on avait vu des choses
32:51assez amusantes
32:52sur les marchés.
32:54Bon,
32:54il nous reste quelques minutes.
32:56On parlait du M&A
32:57avec Exel et Thalès.
32:59Il y a une autre opération
33:00aujourd'hui qui vous intéresse,
33:02Thierry,
33:02c'est autour d'EasyJet.
33:03Qu'est-ce qu'il y a d'intéressant
33:04dans cette opération ?
33:05Non, mais simplement,
33:07Pauline l'avait dit
33:08en introduction,
33:09c'est au cinquième bid,
33:11l'acquéreur arrive à ses fins.
33:15Pas tout à fait,
33:16puisque le prix
33:17est en dessous de l'offre.
33:18Donc, ça veut dire quand même
33:19que le marché ne valide pas
33:20complètement l'opération.
33:22Pauline l'avait signalé,
33:23on est...
33:23Il y a un risque.
33:24Voilà, il y a un mois
33:25pour que les choses
33:27soient posées clairement
33:28sur la carte,
33:29sur la table, pardon.
33:30Donc, on verra bien.
33:32Et puis,
33:33en fait,
33:34le secteur de l'aérien,
33:35finalement,
33:36qui n'est quand même
33:37pas forcément trop
33:38la darling des investisseurs,
33:39c'est le moins qu'on puisse dire,
33:41mais il a quand même
33:42des attraits.
33:43et les belles compagnies,
33:45je pense qu'EasyJet
33:45en fait partie,
33:47avec une flotte jeune,
33:49dynamique,
33:50puis des vrais actifs
33:51qui sont les créneaux horaires,
33:53les slots,
33:55les aéroports,
33:56tout ça,
33:57c'est quand même
33:57tout ce qu'ils ont construit
33:58depuis plus de 20 ans.
34:00Les pilotes aussi,
34:01il faut les recruter,
34:02c'est quand même compliqué,
34:02il y a de la tension,
34:03un corps...
34:04Donc, bref,
34:05je trouve que c'était intéressant
34:07de voir,
34:07c'était le sujet aussi,
34:09les actifs hors radar,
34:13les investisseurs
34:14qui veulent bien
34:15se donner la peine.
34:16Alors là,
34:17le problème,
34:17c'est que c'est un investisseur
34:18américain,
34:19c'est vrai que ça fait
34:21un tout petit peu peur
34:23de voir des transferts
34:25aussi de pépites européennes
34:26comme ça,
34:27qui ont réussi
34:27à créer quelque chose.
34:29une fois que c'est établi
34:30et qu'ils profitent...
34:31Enfin, c'était l'argument
34:33du management d'EasyJet,
34:34c'était de dire,
34:35voilà,
34:35on se prend le kérosène
34:36avec le détroit d'Hormuz
34:37et vous venez,
34:39donc on n'est pas du tout d'accord.
34:40Raffler la mise.
34:41Et finalement,
34:42quand même,
34:42au bout d'un mois de discussion,
34:43ils ont rajouté,
34:44ils ont monté,
34:45monté, monté leur offre.
34:47Et donc, voilà.
34:47Mais visiblement,
34:48il y a un réveil du M&A en Europe,
34:50je crois,
34:50à travers votre stratégie micro-cap,
34:52vous enregistrez
34:52un certain nombre d'opérations
34:54depuis le début de l'année,
34:58quand même pas, non.
34:59J'ai pas vu ce qu'a écrit
34:59Sébastien Lannard,
35:00votre cofondateur,
35:01mais il a communiqué là-dessus.
35:03Parce qu'il y a encore
35:04une opéa
35:05il n'y a pas très longtemps,
35:05je crois, sur le fond.
35:06Il y a des opéas régulièrement.
35:07D'accord.
35:07Enfin, on en a une par
35:10tous les deux mois,
35:10on va dire, en moyenne.
35:12Mais oui, par contre,
35:13le montant,
35:14enfin, le volume du M&A
35:17cette année,
35:18juste sur le premier semestre,
35:19est 1,5 fois supérieur
35:21à celui de 2025
35:22toute l'année.
35:23Donc, oui,
35:24il y a un vrai regain.
35:26Bon, voilà.
35:27Donc, il y a des beaux actifs
35:28recherchés
35:29et c'est vraiment
35:30la thématique initiale
35:32de notre conversation.
35:34Qu'est-ce qu'on fait
35:35dans ce marché ?
35:36Il faut élargir au maximum,
35:38ne surtout pas se focaliser,
35:40diversifier le risque,
35:41c'est notre métier,
35:42mais voilà,
35:43se forcer à...
35:44Oui, il y a des titres
35:45qu'on aime bien,
35:45des darlings,
35:46on les garde,
35:47mais on réduit progressivement.
35:49Et puis,
35:49si tout se passe bien
35:50avec les gains,
35:50ça nous permet
35:51d'acheter une position
35:53pratiquement à zéro,
35:54puisqu'on cristallise
35:56la plus-value
35:57sur autre chose
35:58de préférence
35:59et puis de recycler
36:00un peu tout ça
36:01sur des dossiers
36:02qui sont un peu moins
36:04sous l'œil
36:05des investisseurs.
36:06Et les 10 investisseurs
36:09ne manquent pas
36:09de trouver
36:10là où il y a de la valeur.
36:11en termes de diversification
36:12géographique,
36:13est-ce qu'il y a
36:13des géographies particulières ?
36:15Je pense à la Chine,
36:16par exemple,
36:17dans les émergents,
36:17en Asie,
36:19On travaille plutôt
36:21quand même le Japon
36:24depuis maintenant
36:25pas mal de temps,
36:25et notamment
36:26sur le segment financier
36:27aussi,
36:28qui est extrêmement intéressant,
36:30où on voit
36:31une impulsion
36:32qui est comparable
36:32à ce que vivent
36:33les banques européennes,
36:35pour des raisons évidentes,
36:36tout d'intérêt négatif,
36:37puis retour à meilleure fortune,
36:40activité opérationnelle
36:41en amélioration,
36:42impulsion budgétaire
36:43avec Sanae Takahichi.
36:45Et le niveau du Yen
36:46vous pose un problème
36:47pour investir au Japon
36:48ou pas aujourd'hui ?
36:49Non, pas réellement,
36:51parce qu'en fait,
36:51la façon dont on travaille,
36:54on capture quand même
36:54en ce moment,
36:55en tout cas dans les thèmes
36:56de marché,
36:56beaucoup de grandes entreprises
36:58japonaises,
36:59qui elles-mêmes sont quand même
36:59beaucoup des multinationales,
37:01donc bénéficient du Yen faible,
37:02mais c'est clair
37:02que c'est un facteur de risque.
37:04C'est plutôt un facteur de risque
37:05pour le monde obligataire,
37:08et voir,
37:09de diffusion de stress
37:11dans le monde obligataire.
37:15Mais non,
37:15on n'est pas particulièrement
37:17embêtés sur cette question-là.
37:18On couvre le Yen,
37:19en grande partie.
37:20Ah oui,
37:21même encore à ce niveau.
37:22Oui, oui,
37:22on est couverts à moitié,
37:24en tout cas sur nos positions
37:25en Yen.
37:26Donc voilà,
37:28toujours un gisement
37:29qui est intéressant au Japon.
37:30Bon, la Corée,
37:31bien sûr,
37:31c'est à la mode,
37:31on en a parlé,
37:32mais là,
37:32on est plutôt en phase
37:33de réduction.
37:36Décrétage.
37:36Voilà, décrétage.
37:37Et après,
37:37il y a plein d'histoires
37:38qui sont à mon sens
37:39probablement hyper intéressantes,
37:41mais qui sont super compliquées,
37:45sortant du choc,
37:46justement.
37:47Hormuz.
37:48Sortant d'Hormuz,
37:49vraiment,
37:49il y a des...
37:50Dans les émergents.
37:51Dans les émergents,
37:52c'est quand même la situation,
37:53et même en Asie du Sud-Est,
37:54voilà,
37:55la situation est quand même compliquée.
37:57les trades sur ces marchés émergents.
37:59Si on peut faire court,
38:00mais d'un mot,
38:02ce n'est pas ouvrir le débat,
38:03mais est-ce que la dernière marque
38:06d'inflation en zone euro
38:06permet à la BCE
38:08de refermer l'idée
38:09d'une hausse de taux
38:10en juillet ?
38:11Sérieusement,
38:12si elle ne le fait pas,
38:13c'est qu'il y a vraiment un problème.
38:14En tout cas...
38:14Oui, si elle ne referme pas la porte
38:16à la hausse de taux en juillet.
38:16Très honnête.
38:17Rien ne justifie.
38:19Que pour septembre,
38:19on verra.
38:20Mais déjà juillet...
38:21C'est déjà injustifié,
38:22tout le monde le sait,
38:22elle était obligée.
38:23Bon, il faudrait passer à autre chose.
38:24Mais peut-être que...
38:25Non, non.
38:25La gouverneure va peut-être s'engager
38:27dans le débat présidentiel
38:28et la non-sexe, probablement.
38:30Oui, effectivement.
38:32Comme quoi,
38:33l'indépendance des banques centrales
38:35est un peu...
38:37Tout ça pour ça.
38:38Comment dire ?
38:38Effectivement,
38:39c'est une indépendance
38:39qui marche parfois
38:41dans les...
38:42Enfin, pas forcément
38:43dans tous les sens.
38:43Bref,
38:44merci beaucoup à vous trois
38:45d'avoir été invités
38:46de Planète Marché ce soir.
38:47Anthony Morley,
38:47Lavidali,
38:48Rex ECO des BSI Economics,
38:50Thierry Leclerc,
38:51Alpha Jet Fair Investors
38:52et Sophie Chevalier
38:53d'Orval Asset Management.
Commentaires

Recommandations