Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 8 minutes
Avec Elisabeth Lévy et Françoise Degois

Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr

##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-07-07##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Jacques Cardoz.
00:058h36 sur Sud Radio, dans un instant on sera avec nos débatteurs Françoise Degoy, Elisabeth Lévy évidemment.
00:12On reviendra sur cette double actualité politique, le parti socialiste mais aussi évidemment Marine Le Pen.
00:17Et vous pouvez nous appeler au 0826 300 300, n'hésitez pas à nous donner votre sentiment, votre opinion, vos
00:24envies, vos coups de cœur, vos coups de gueule
00:26au sujet de cette actualité judiciaire qui va être très marquante, on aura la réponse aux alentours de 13h30, 14h.
00:32Mais tout d'abord, n'oubliez pas le Grand Jeu sur Sud Radio qui vous envoie au soleil en République
00:37dominicaine.
00:38Un séjour d'une semaine pour deux personnes à gagner au départ de Paris.
00:42Vous allez séjourner au Viva Five Heavens by Wyndham, un hôtel 4 étoiles en formule tout compris.
00:49Alors si vous voulez profiter pleinement du soleil de Puerto Plata sur la côte nord, dans les pieds dans l
00:53'eau,
00:54et bien vous envoyez Sud au 7-20-18, Sud au 7-20-18, tirage au sort le 31 juillet
01:01prochain.
01:02Bonne chance à tous !
01:06Et tout à l'heure dans La Vérité en Face, nous parlerons également de cette décision des trois magistrates de
01:14la Cour d'appel de Paris
01:15qui aura forcément un impact sur le scrutin de mai prochain.
01:19Mais d'abord, Françoise, peut-être une réaction à l'intervention de Jérôme Gage.
01:25Et alors je l'ai appelé le cafarnaum du Parti Socialiste, je ne sais pas si c'est le bon
01:29terme,
01:30mais il y a eu une sorte de psychodrame là avec ce vote pour cette motion de censure au sujet
01:35de la canicule,
01:37proposition des écologistes.
01:38On a cru qu'à un moment donné que les députés allaient tous voter pour,
01:42puis en fait le lendemain, Olivier Faure a été mis en minorité.
01:45Oui, alors d'abord il n'est pas président du groupe, donc mis en minorité dans ce groupe qui ne
01:49dirige pas.
01:49Il a été mis en minorité par le responsable du groupe de l'Assemblée Nationale.
01:54Mais non, la vérité si vous voulez, c'est que tout le monde voulait voter contre.
01:58Après, vous avez tout le jeu des présidentielles, donc il y a un conglomérat,
02:01on vote, à partir du moment où Olivier Faure dit je vote contre,
02:04évidemment vous avez des gens qui disent on vote pour.
02:07Donc si vous voulez tout ça, moi je trouve que c'est épiphénoménal.
02:11Je pense surtout que ça me paraît délirant au moment où nous en sommes,
02:15quand le Parti Socialiste, et là c'est valable, y compris pour la direction,
02:18se réclame de la social-écologie.
02:21Les Verts déposent une motion de censure sur l'inaction climatique du gouvernement.
02:26Logiquement, on la vote, en plus de ça, c'est quasiment sans risque,
02:29parce que cette motion ne peut pas passer, puisque de toute façon le RN ne la vote pas.
02:32Donc je n'ai pas vraiment compris la position du groupe,
02:35mais ça va être comme ça jusqu'au 9 juillet,
02:38jusqu'au vote et jusqu'au enclenchement de la primaire.
02:41Ça fait 30 ans que j'entends les socialistes s'engueuler,
02:44donc je commence à être assez...
02:46Vous m'avez un peu perdu, Françoise,
02:49et ça c'est pas grave que vous m'ayez perdue.
02:51Je crains que si le Parti Socialiste comme ça,
02:54il perde beaucoup de Français,
02:55parce qu'entre nous, pardonnez-moi de vous le dire,
02:57je comprends que c'est votre sacerdoce de devoir faire cela,
03:01mais on n'en a rien à tirer.
03:03Je suis assez d'accord avec vous.
03:04De toutes ces affaires, en revanche,
03:06j'ai été quand même frappée, moi,
03:07par une autre prise de possession de Mme Tondelier,
03:12Mme Tondelier,
03:15moi j'adore qu'on m'appelle Mme Tondelier,
03:17je vous le dis,
03:18par ailleurs,
03:19mais qui est de dire,
03:20nous n'avons pas le luxe de ne pas nous allier avec LFI.
03:25Alors ça, c'est extraordinaire,
03:27parce que toute la politique contemporaine est dans cette phrase,
03:30nous n'avons pas le luxe.
03:32Ça veut dire, en gros,
03:33plutôt mon âme,
03:35je préfère perdre mon âme que des sièges,
03:37mais s'ils n'ont pas le luxe,
03:39qu'ils disparaissent.
03:40S'ils n'ont qu'une solution,
03:42c'est d'être asservis à la meute mélanchonienne
03:46qui, entre nous, devient de plus en plus inquiétante,
03:49et vraiment,
03:50je sais qu'on partage cela,
03:51mais qu'ils dégagent.
03:53Vous faites allusion à quoi quand vous dites
03:55que la meute devient de plus en plus inquiétante ?
03:57Vous savez qu'il y a une affaire en ce moment
03:58au Guillaume Mernet,
04:00ou contre le matinalier de France Culture,
04:04journaliste qui s'appelle Guillaume Mernet,
04:06et qui se trouve être, disons,
04:08juif et sioniste,
04:10et soucieux de l'antisémitisme.
04:12Il a commis une erreur en diffusant un...
04:14Bon, bref.
04:14Et la meute s'est déchaînée contre lui,
04:16alors que le lendemain même,
04:19Mélenchon a dit,
04:20a supposé que le 7 octobre soit terroriste.
04:23Donc, si vous voulez,
04:23on a des phrases bien claires de Mélenchon.
04:26Tout le monde accepte toute la gauche.
04:28Voilà.
04:30Je rappelle juste une chose,
04:31que je ne suis pas sûr que tout le monde ait suivi,
04:32mais Marine Le Pen était l'invité de Guillaume Mernet
04:35sur un des grands matins,
04:36et Guillaume Mernet diffuse un extrait d'une vidéo
04:41qui est en réalité une vidéo
04:42qui a été conçue par un groupe
04:48qui juxtapose dedans,
04:49dans cet extrait,
04:50des propos de Jean-Marie Le Pen
04:52et de Jean-Luc Mélenchon.
04:53Et il y a un des extraits
04:55qui est hors de contexte,
04:57en réalité.
04:58Et donc, derrière...
04:59Au-delà, au-delà, au-delà de...
05:01Et évidemment, c'est très disproportionné,
05:03ensuite, la réaction de Jean-Luc Mélenchon et de la...
05:04Mais c'est même pas disproportionné.
05:07Je n'ai jamais vu un homme politique
05:09s'acharner avec autant de conscience
05:11sur les journalistes.
05:12Guillaume Mernet n'est pas le premier.
05:14Je vous rappelle,
05:15Manuel Bompard s'est acharné sur Alex Bouillaguet,
05:18parce qu'il n'est de France Info,
05:19parce qu'il est de France Télévisions,
05:20parce qu'il n'était pas content
05:22de la façon dont on l'avait interviewé.
05:24Ça n'est pas la première fois.
05:25Et quand Elisabeth parle de dérive inquiétante,
05:28et je vais plus loin,
05:30mais je sais qu'elle va aussi loin,
05:31je pense que c'était effrayant.
05:33C'est-à-dire que Marine Le Pen,
05:35ou Jean-Marie Le Pen,
05:37aurait eu un dixième des sorties
05:40dont nous affecte,
05:43je dis bien nous affecte,
05:44Jean-Luc Mélenchon,
05:45depuis le 7 octobre,
05:48avec une accélération depuis quelque temps,
05:50eh bien, nous serions tous dans la rue
05:52en train de manifester.
05:53Ce qui m'interpelle
05:56et qui m'inquiète profondément,
05:58c'est le manque de réaction.
06:00C'est incroyable.
06:01J'entends des historiens,
06:03et si je la fais courte et caricaturale,
06:06en gros, ils disent,
06:08Le Pen, et même des artistes,
06:10bon, à part l'antisémitisme,
06:12c'est pas mal.
06:12Vous voyez, à part l'antisémitisme,
06:15ça va...
06:15Non, non, mais c'est la réalité, Jacques.
06:17Moi, je ne dis pas ça
06:17parce que je suis à Sud Radio, etc.
06:19Je le dis aussi avec mes copains de gauche,
06:21je le dis toujours avec les gens de droite
06:23et de la droite républicaine,
06:24ça n'est pas possible.
06:25On ne va pas faire une présidentielle comme ça.
06:27Non, mais pardon,
06:28pardon, juste,
06:28il y a une chose qui est problématique,
06:30c'est que vous avez un écosystème
06:33progressiste,
06:33dans les facs,
06:34dans les médias,
06:35parce que tous ces trucs sont encouragés,
06:38cette espèce de chasse à l'homme aujourd'hui
06:40est encouragée.
06:41Vous avez parlé d'un groupe
06:42à propos de...
06:43C'est un média
06:44qui, effectivement,
06:45qui défend Israël
06:46et c'est son droit.
06:48Et par ailleurs,
06:48la phrase de Mélenchon
06:50qui a été effectivement
06:52utilisée dans un mauvais contexte,
06:53c'était quand même
06:54de cracher
06:55sur les riches,
06:56les puissants
06:57et leurs marionnettes médiatiques.
06:58C'est pas antisémite.
07:00C'est juste Robespierris,
07:02dégoûtant,
07:02débile
07:03et haineux.
07:05On est avec un auditeur,
07:07c'est Xavier, je crois,
07:08qui voulait intervenir
07:09sur l'état de la gauche
07:10aujourd'hui.
07:11Bonjour Xavier,
07:12soyez le bienvenu
07:13sur l'antenne de Sud Radio,
07:14on vous écoute.
07:15Bonjour Sud Radio,
07:16oui, l'état de la gauche
07:17aujourd'hui,
07:18c'est compliqué,
07:19ça va être compliqué
07:20cette élection présidentielle,
07:21on le sait,
07:22pour les progressistes
07:25qui font tant plaisir
07:27à notre ami en plateau.
07:29Non, pas cela, pas cela.
07:31Ça va être compliqué,
07:32mais en même temps,
07:33on a besoin encore
07:34d'entendre des propos progressistes,
07:36des propos de gauche,
07:38parce que
07:39je veux dire,
07:40on voit bien qu'aujourd'hui,
07:41c'est de plus en plus difficile
07:42pour les gens
07:43de remplir leur frigo,
07:45de trouver du travail,
07:46de faire face à l'avenir,
07:47de faire face à l'anxiété,
07:50notamment face au climat,
07:53face aux retraites.
07:54Moi, je fais partie
07:54d'une génération,
07:55on n'aura peut-être pas de retraite
07:56ou des retraites très faibles,
07:59on aura peut-être un climat
08:01délétère,
08:01très difficile à vivre.
08:03Alors,
08:03tous ceux qui dirigent
08:05aujourd'hui la société,
08:07qui ont construit cette société,
08:09qui nous lèguent cette société
08:11et qui voudraient nous faire voter
08:12pour Marine Le Pen
08:13ou pour l'avatar
08:15d'Emmanuel Macron,
08:16pourraient peut-être
08:17faire leur examen de conscience
08:19et se dire
08:19« Ah, mais peut-être
08:20qu'on a foiré quelque part. »
08:22Et peut-être que finalement,
08:23on a beaucoup de certitudes
08:24dans notre présentation du monde,
08:26peut-être qu'on a beaucoup de...
08:28Xavier, vous pourriez voter pour qui,
08:31si je puis me permettre,
08:32ou quelles sont vos tendances,
08:34vous, au sein de la gauche ?
08:37Ben moi, je suis vraiment déchiré
08:39parce qu'il n'y a personne
08:40qui me fait rêver, en fait.
08:43Ni Jean-Luc Mélenchon,
08:44ni Olivier Faure,
08:45ni Marine Tondelier,
08:46ni...
08:46Ni Glucksmann ?
08:48Ni Raphaël Glucksmann ?
08:49Non, parce que non...
08:50Et si demain,
08:51François Hollande se déclarait ?
08:53J'allais le poser.
08:53Pas mieux.
08:54Écoutez, François Hollande,
08:55c'est celui qui m'a fait
08:56peut-être le...
08:58qui a fait le plus de mal pour moi,
09:01malheureusement, à la gauche,
09:02dans la mesure où...
09:03Moi, j'ai cru encore...
09:04Enfin, je me souviens
09:05de cette élection présidentielle.
09:07Je me souviendrai toujours,
09:08toute ma vie,
09:09je me souviendrai
09:09de la déception que j'ai ressentie
09:12entre le discours du Bourget,
09:15mon ennemi, il n'a pas de visage...
09:17Il est invisible,
09:18il n'a pas d'odeur.
09:20Et après la politique
09:23qui a été menée,
09:24une politique quand même
09:26qui s'est fondue
09:27dans le capitalisme
09:28néolibéral,
09:30qui s'est soumis
09:31à l'Europe,
09:32à la doxa,
09:34à l'orthodoxie budgétaire,
09:36et qui n'a pas fait
09:37ce qu'il avait dit.
09:38Donc moi, si vous voulez,
09:39François Hollande,
09:39je pense que,
09:40comme beaucoup de Français,
09:41il incarne pour moi
09:42la déception
09:43et une forme de trahison
09:45des îles de gauche.
09:46Merci, Xavier.
09:47C'est intéressant.
09:48C'est très important
09:49ce que vous dites, Xavier,
09:50parce qu'au moins,
09:51il y a le petit cercle,
09:52si vous voulez,
09:54de nous tous
09:54qui naviguons
09:55entre les studios
09:57de la Seine,
09:59de l'Ouest parisien,
10:00qui dit Hollande,
10:01Hollande, Hollande,
10:02avec plein de jolis papiers
10:03qui fleurissent.
10:03Et puis, il y a la réalité.
10:04La réalité,
10:05c'est qu'on peut être
10:06en tête de la popularité
10:07et que les gens
10:08ne veulent plus
10:09vous voir revenir.
10:10Je suis d'autant plus libre
10:11que j'ai travaillé, moi,
10:12comme conseillère
10:13dans ce gouvernement Hollande.
10:14Et je peux vous dire
10:15que ce que dit Xavier,
10:17c'est des millions de gens
10:18qui le pensent.
10:19Et ce que je peux dire
10:19également,
10:20c'est que la capitulation
10:21de François Hollande,
10:22le fait qu'il ne se représente pas,
10:24a complètement détruit
10:26la social-démocratie.
10:27Et tout le monde tape
10:28sur ce pauvre Olivier Faure.
10:29Excusez-moi, Olivier Faure,
10:31depuis 2018,
10:32il a pris un cadre
10:33à l'inverse,
10:34grevé de dettes,
10:35et puis il l'amène
10:35à 68 députés,
10:36c'est pas si mal.
10:38Elisabeth, vous réagirez
10:39juste après la pause.
10:41Il est 8h47.
10:41On revient dans un instant.
10:42A tout de suite.
10:49Oui, avant la coupure,
10:51on parlait de François Hollande
10:54et de la déception
10:55de Xavier et Françoise de Gois
10:58nous expliquaient effectivement
10:59que d'une certaine façon,
11:00il y a le cercle parisien,
11:01il y a les discussions
11:02des cercles parisiens,
11:03et puis il y a de l'autre côté
11:05la réalité des électeurs.
11:07Elisabeth,
11:07vous vouliez également réagir ?
11:09Excusez-moi, je ne sais plus,
11:10je voulais réagir
11:10à propos de l'auditeur,
11:11mais j'ai oublié.
11:12Donc je vous en prie,
11:13poursuivez.
11:14François Hollande.
11:14Non, mais c'était François Hollande,
11:16c'était l'État de la gauche.
11:17Ah oui, c'était sur l'orthodoxie budgétaire.
11:21Heureusement qu'on avait un gouvernement
11:23porté sur l'orthodoxie budgétaire
11:25parce que sinon,
11:26on aurait une dette de combien ?
11:27Enfin écoutez,
11:28excusez-moi,
11:28mais on délire là.
11:30Je crois que vous ne vous rendez pas compte
11:32de la situation d'urgence budgétaire
11:34et financière
11:35dans laquelle est la France.
11:36Parce qu'à la fin,
11:37vous n'aurez ni Hollande,
11:38ni Mélenchon,
11:39ni Tondelien,
11:39ni qui que ce soit,
11:40vous aurez le FMI.
11:42Vous croyez vraiment ?
11:43Moi, j'entends la menace du FMI, Elisabeth.
11:46Je sais que c'est une menace
11:47qui est en permanence brandie,
11:50mais je ne crois pas du tout
11:51que la France...
11:51Pour moi, c'est un espoir aujourd'hui.
11:53Elisabeth, ça ne peut pas être un espoir.
11:55Regardez ce qui s'est passé en Italie.
11:57Je vais vous dire pourquoi c'est un espoir.
11:59Parce que sinon,
12:01si vous voulez,
12:02les Français vont continuer à vivre
12:03dans ce monde magique
12:04où il n'y a qu'à demander à l'État
12:06et puis il n'y a qu'à faire payer les riches,
12:08il n'y a qu'à demander à l'État.
12:10Nous, on n'a pas besoin,
12:11on n'a qu'à aller prendre notre retraite
12:12à 60 ans
12:13quand tout le monde est à 65, 66, 67,
12:16quand on vit plus vieux.
12:17Donc, les Français vivent dans un monde magique
12:20où le réel n'a plus cours,
12:22le réel économique n'a plus cours.
12:24Je crois aujourd'hui, malheureusement,
12:26que le salut ne pourra pas venir.
12:28Personne ne sera élu
12:29sur le programme de la vérité.
12:31Non, mais ça, j'entends ce que vous dites.
12:33C'est très compliqué de dire la vérité,
12:34promettre le sang et les larmes,
12:35mais je ne suis pas évidemment d'accord avec vous
12:37sur le fait que la France peut être FMI-isable.
12:40La réalité, c'est que c'est un pays riche,
12:42qui a énormément de possessions.
12:44Moi, ce discours-là...
12:44Ce que veut dire Elisabeth,
12:45c'est que ce serait une façon aussi, peut-être,
12:47de régler ce qu'on n'arrive pas à régler nous-mêmes.
12:48Vous savez ce que c'est le FMI ?
12:50Vous avez été en Italie il y a 10 ans
12:51quand ils ont pris le FMI,
12:52le redressement par le gouvernement italien.
12:54Non, mais enfin, je vois qu'un certain nombre de pays
12:56qui étaient dans des grandes difficultés...
12:57La Grèce qui était dans des grandes difficultés
13:00et qui s'est relevée...
13:01Mais oui, mais je sais bien, je sais bien.
13:03Mais les remèdes ne seront pas les mêmes.
13:05Mais comment ça, les remèdes ne seront pas les mêmes ?
13:06L'Italie, à égalité, 67 millions d'habitants.
13:09Quand vous baissez les retraites de 35% d'un seul coup,
13:12le premier qui va gueuler, en plus de ça, c'est nous,
13:14c'est vous, c'est pas...
13:15Donc, la position du FMI...
13:17Oui, mais je n'ai pas envie que la dette soit encore pire
13:19pour mes enfants et mes petits-enfants.
13:20Vous voyez ce que je veux dire ?
13:21Oui, mais je pense qu'il y a une responsabilité aussi.
13:23En tout cas, il y a d'autres solutions.
13:25On n'a pas les mêmes avec Elisabeth,
13:26mais il y en a d'autres, à mon avis.
13:28Allez, on va passer à un tout autre sujet,
13:30parce que je sais que Françoise et Elisabeth également.
13:32Non, mais comme ça, ce sera Chavez,
13:35ce sera le Venezuela en un an.
13:37Comme ça, ce sera clair.
13:39Est-ce qu'on peut être d'accord pour se dire
13:40que ça n'arrivera jamais, de toute façon ?
13:42Donc, voilà, c'est pas la peine de faire du fantasme.
13:44Tout le monde se surexite sur une affiche qui n'existe pas.
13:47Tout le monde se surexite sur un Mélenchon au second tour.
13:49Il n'y a pas un seul sondage qui le donne une seule fois au second tour.
13:52Oui, les autres sont nuls, et lui, il fait de la politique.
13:55Et les autres sont franchement nuls.
13:57Allez, on passe à un autre sujet.
14:00Kylian Mbappé, visé par des propos racistes,
14:02tenus par une sénatrice du Paraguay.
14:04C'est le regard de Benjamin Glaze.
14:06Benjamin, vous nous avez rejoints.
14:08Cette affaire n'en finit plus de faire parler
14:11à la suite de ces déclarations de cette sénatrice.
14:13Oui, la déclaration, en l'occurrence, de Céleste Amaria
14:15sur ses réseaux sociaux, après la défaite de son équipe face au Bleu,
14:18en huitième, elle a écrit ceci.
14:20À propos de Kylian Mbappé,
14:21cette abruti n'a même pas appris à écrire.
14:24Au lieu de téter le lait maternel,
14:26il têtait des noix de coco.
14:27Et les êtres les plus instruits qu'il ait jamais entendus
14:30étaient des chimpanzés.
14:32Voilà pour ces propos.
14:33Donc tenus par cette sénatrice du Paraguay,
14:36la réaction de Kylian Mbappé n'a pas tardé.
14:38Sur Twitter, il lui est répondu
14:40« Vous êtes une femme méprisable et indigne de sa fonction.
14:43Par votre inconscience, votre racisme décomplexé,
14:46le monde entier a déjà oublié le parcours
14:47et l'effort historique que vos joueurs ont réalisé
14:49durant cette Coupe du Monde
14:50pour laisser place à une dame incompétente
14:52donnant la pire image possible de son pays.
14:54L'adjoint de l'équipe de France, Guy Stéphan,
14:56a lui aussi fait part de sa colère en conférence de presse hier.
14:59On n'a pas parlé avec Kylian encore,
15:01on n'a pas eu l'opportunité.
15:03En trois mots, c'est indigne, abject, scandaleux.
15:08Et évidemment que je partage ce qui a été dit
15:11par la Fédération et par Kylian, évidemment.
15:14Au Paraguay, en tout cas,
15:15le gouvernement a fini par publier un communiqué
15:16dans lequel il déplore et condamne les dires de la sénatrice.
15:19La sénatrice, figurez-vous,
15:20qui en a remis une couche depuis.
15:22Elle a publié un nouveau message ce matin
15:23dans lequel elle exige de Kylian Mbappé
15:25qu'il se rétracte, qu'il présente ses excuses.
15:27Elle dénonce de sa part, je cite,
15:29« Une violence de genre pure et dure.
15:31J'ai regretté, écrit-elle, de t'avoir maltraité
15:34avec les mêmes insultes que celles que je reçois moi-même.
15:37Moi, on me méprise parce que je suis une femme brune latino-américaine. »
15:40À côté de cela, Céleste Amaria dit « t'aimais la France ? »
15:43Oui, elle aime la France.
15:44C'est un pays dans lequel elle a vécu, étudié,
15:46chanté la Marseillaise
15:47et dans lequel elle se rend encore régulièrement.
15:48Comme par exemple,
15:49lors des dernières fêtes de fin d'année,
15:51elle a fêté Noël à Courchevel
15:52et le Nouvel An à Saint-Tropez.
15:54Je ne suis pas sûr que ce soit vraiment des exemples.
15:56C'est des arguments un peu curieux.
15:57En tous les cas, le président de la République
16:01de plus pour Kylian Mbappé, c'est ce qu'il a dit dans un tweet.
16:04« Contre le racisme cette fois,
16:06tout mon soutien,
16:07quand les mots salissent,
16:08nos valeurs répondent,
16:09de point,
16:10dignité, respect, fraternité. »
16:12Il y a toujours des punks dans tous les gouvernements.
16:14Tout le monde a une croix.
16:15Nous, on a eu une croix pendant des années.
16:17Vous vous souvenez de Joachim Zornforgué,
16:19qui est le député ?
16:21Mais il n'était pas au gouvernement.
16:22Non, non, mais elle non plus n'est pas au gouvernement.
16:24C'est une élue.
16:25Voilà, on a une croix.
16:27Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
16:28C'est quand même dommage.
16:29On ne sait rien du Paraguay,
16:30sinon qu'ils ont accueilli des nazis
16:33après la guerre,
16:34et qu'ils ont une sénatrice
16:37qui dit des horreurs comme ça.
16:39Je suis sûre que, désolé,
16:40pour tous les Paraguayens,
16:42mais comme publicité,
16:43ce n'est pas génial.
16:44Et en plus,
16:44ils sont assez mauvais joueurs,
16:45si j'ai bien entendu les commentaires,
16:47mais là,
16:48je ne me prononce pas.
16:50Alors, écoutez,
16:51moi,
16:51je voulais juste te dire un truc
16:52qui m'a valu des torrents d'insultes,
16:54mais avec des gens gentils
16:55qui me disent
16:55« Ma pauvre Françoise,
16:56tu ne comprends rien au football. »
16:57Je voulais juste dire
16:58que le Paraguay,
16:59quand le Paraguay,
17:00avec ses méthodes,
17:01bat l'Allemagne,
17:02tous les commentateurs
17:03trouvent que c'est génial,
17:04c'est un petit pays
17:05qui a joué avec ses armes,
17:06etc.
17:07Quand le Paraguay
17:08commence à secouer
17:09un peu la France,
17:10comme si les Français
17:11ne s'essuyaient jamais les semelles,
17:13etc.
17:14Ah oui, vous êtes comme ça, vous.
17:16Moi, j'ai trouvé
17:17que c'était quand même
17:17assez désagréable
17:18de la part des Paraguayens.
17:19Je suis d'accord avec vous,
17:20mais on ne peut pas
17:22se pamer
17:22parce qu'ils jouent comme ça,
17:23ils n'ont pas joué différemment
17:24face à l'Allemagne,
17:25et on ne peut pas se pamer
17:26quand ils jouent comme ça
17:27et qu'ils battent les Allemands,
17:28les teutons,
17:29si vous voulez,
17:30et trouver qu'ils sont odieux
17:32parce que
17:32quand ils jouent
17:33avec ces pauvres shoots
17:34de l'équipe de France.
17:35Stop.
17:36Non mais c'est trop compliqué,
17:37il faut être pour ou contre,
17:38là vous introduisez
17:39trop de complications.
17:41Il faut être pour ou contre l'Allemagne,
17:42contre contre la France,
17:43je ne comprends rien.
17:46J'en ai ras-le-bol
17:47de vos affaires.
17:48Ah, Elisabeth de toute façon
17:49est passée en mode
17:50je ne respire plus.
17:51Je vais aller regarder
17:52le Paraboué sur Wikipédia,
17:54je vais certainement
17:55trouver un truc à aimer.
17:56Elisabeth au début du Mondial
17:57a dit moi maintenant
17:58je vais me balader
17:59avec un t-shirt
18:00Zaza,
18:01c'est ça,
18:01au sujet du Mondial,
18:03et vous vouliez
18:04assez peu évoquer
18:05le foot
18:06et finalement
18:07vous avez souvent évoqué
18:08le foot avec nous
18:09durant ce Mondial.
18:10Je vous en parlerai demain.
18:11Elle ne s'en sort pas
18:12pas si mal.
18:12Oui, effectivement,
18:13et parce que
18:13c'est aussi
18:14ce que raconte ce Mondial,
18:16c'est que
18:17ce sont à chaque fois
18:18aussi des affaires
18:19qui dépassent
18:20le football.
18:21Bien sûr,
18:22regardez Trump,
18:23Trump est obligé
18:24de s'excuser.
18:24Vous avez vu
18:25l'excuse de Trump ?
18:25Acte 1,
18:27il demande finalement
18:28que la FIFA
18:28lève la sanction
18:29sur Balagoun,
18:30le joueur américain
18:31qui avait reçu
18:32un carton rouge.
18:33Elisabeth,
18:33carton rouge,
18:34c'est expulsion immédiate,
18:35c'est-à-dire qu'on joue
18:35à 10 contre 11.
18:36Je fais la traduction
18:37en français facile.
18:39Et donc,
18:40je veux dire,
18:40d'un seul coup,
18:41évidemment,
18:42les Etats-Unis
18:43ont été massacrés,
18:44bravo,
18:44par la Belgique
18:45cette nuit
18:46et Trump
18:46a raconté
18:48cette nuit
18:48« Ah, excusez-moi,
18:49je ne savais pas
18:50qu'est-ce que c'était
18:50un carton rouge.
18:51J'ignorais les codes couleurs. »
18:53Mais surtout,
18:54il a fait du Trump,
18:55c'est-à-dire qu'il a expliqué
18:56ce qu'il avait fait
18:57et c'est quelque chose
18:58qui ne se dit pas
18:59dans le milieu du foot.
19:00Il a quand même
19:01osé prendre son téléphone.
19:03Les valeurs du sport
19:05ont encore frappé.
19:06Vous m'en reparlerez
19:08et vous m'en remettrez
19:09une louche.
19:09Allez,
19:10c'est formidable.
19:11Merci à toutes les deux
19:12d'avoir participé
19:13avec moi
19:13à ce grand débrief.
19:14Et évidemment,
19:15« Et vive l'Argentine ! »
19:16« Allez, les Bleus ! »
19:17Et on est...
19:19« Ah, vive l'Argentine ! »
19:20Je sens que...
19:20Moi, je pense, François,
19:21que je parie
19:22pour un « France-Argentine »
19:23en finale.
19:24Ça serait extraordinaire.
19:24Ça serait la revanche.
19:25La revanche.
19:26Je pense honnêtement
19:27qu'on est largement au-dessus.
19:29Bien sûr...
19:29Je ne comprendrais pas
19:30qu'on ne gagne pas
19:30la Coupe du Monde.
19:31Bien sûr, vous ne comprenez pas.
19:32Mais bien sûr,
19:33il y a des choses
19:34qu'on ne comprend pas
19:34dans la vie
19:35qui arrivent pourtant.
19:36Dans un instant,
19:37le journal de 9h,
19:38évidemment,
19:39et puis tout de suite après,
19:40« La vérité en face »
19:41et à 9h30,
19:43on fera le point
19:44sur l'avenir
19:45de Marine Le Pen
19:46avec le rédacteur en chef
19:48adjoint
19:48de l'hebdomadaire Marianne
19:50parce que Marianne
19:51sort un spécial
19:52sur Marine Le Pen.
19:54À tout de suite.
19:54« La vérité en face »
Commentaires

Recommandations