- il y a 3 mois
Mardi 30 juin 2026, retrouvez Bénédicte Genthon (déléguée générale, Union Française de l’Electricité), Antoine Garcier (directeur général et co-fondateur, Énergie d'ici), Elisa Jourde (Fondatrice, FoodPrint), Clément Le Roy (associé, Wavestone) et Stéphane Hasselot (directeur Santé, Matmut) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de notre
00:13économie.
00:14Voici le sommaire, c'est Antoine Garcier, le directeur général d'énergie d'ici, fournisseur alternatifs d'électricité renouvelable et
00:22locale,
00:23qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure, 26 minutes, pour dresser un bilan.
00:26On est 10 ans après la création de l'entreprise. Mais d'abord, je reçois Stéphane Asselot, le directeur santé
00:30de la Matmut.
00:31On va parler des actions menées par la Mutuelle pour améliorer la santé des entrepreneurs.
00:36Un chiffre parmi d'autres, 25% dorment moins de 6 heures par nuit, 36% jugent leur sommeil de
00:42mauvaise qualité.
00:43Dans notre débat, on parle de l'électrification des usages, alors que la France reste dépendante des énergies fossiles.
00:49Elle représente plus de la moitié de notre consommation d'énergie finale.
00:52Et puis, comme chaque jour, on met une start-up à l'honneur. Je vous présenterai Footprint, qui propose au
00:57restaurant de calculer l'impact environnemental de leur menu.
01:01Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:10L'invité de ce Smart Impact, c'est Stéphane Asselot. Bonjour.
01:14Bonjour.
01:14Je suis heureux de vous accueillir sur ce plateau. Vous êtes le directeur santé de la Matmut.
01:19Allez, en quelques mots, la Matmut, ça représente quoi aujourd'hui ?
01:21On va dire deux grands chiffres. Il y a 5 millions de personnes qui nous font confiance, 5 millions de
01:26sociétaires, puisqu'on est une mutuelle, et puis environ 10 millions de contrats.
01:29On gère toute la gamme d'assurance, d'épargne, de services financiers, donc on peut satisfaire 100% des besoins
01:38des gens.
01:38Avec beaucoup d'entrepreneurs parmi nos clients ?
01:40Des dizaines de milliers d'entreprises qui nous font confiance, à la fois sur les risques de santé, sur des
01:45risques d'IRD et sur les risques juridiques.
01:48Donc vraiment des dizaines de milliers d'entreprises, on connaît très bien les entreprises.
01:50Et vous avez lancé il y a deux ans un programme qui s'appelle BASE, B-A-S-E.
01:55Exactement. Alors en fait, l'idée, c'est qu'on avait, on a découvert, pas découvert, mais on a réalisé
02:00que finalement, on faisait beaucoup de choses pour la santé des salariés,
02:03et très peu pour la santé des chefs d'entreprise, des entrepreneurs.
02:07Et on sait que dans les grandes entreprises, et encore plus dans les moyennes et petites entreprises, si le chef
02:13d'entreprise tombe malade,
02:15l'entreprise, il y a un risque très très fort, finalement, de problèmes économiques très importants pour l'entreprise,
02:21et donc de manière consécutive sur les salariés.
02:24Donc c'est vrai que c'est, pour nous, la santé des dirigeants, c'est devenu vraiment un enjeu économique
02:31très très très fort.
02:33Alors, bien sûr un sujet de santé, mais surtout un sujet économique, finalement.
02:36Oui, effectivement, parce qu'on sous-estime les répercussions économiques de l'arrêt d'une maladie vraiment importante.
02:44Exactement. Il y a des assurances, des assurances homme-clé qui existent sur le marché, mais il y a aussi,
02:49de toute façon,
02:50bien sûr qu'on peut aider et payer des choses, mais que le chef d'entreprise soit en forme, ou
02:55le plus en forme possible, c'est quand même capital.
02:57Alors comment ça marche ? C'est quoi le programme BASE ?
02:59Alors, finalement, c'est très très simple. C'est né d'un contact que nous avons eu, et puis d
03:05'un suivi particulier,
03:06où les chefs d'entreprise sont quand même souvent en souffrance psychologique, sans le savoir.
03:11Et notamment, dans les tribunaux de commerce, il y a des services et des instances qui permettent de suivre ces
03:18chefs d'entreprise,
03:20et notamment, disons, des problèmes économiques.
03:22Donc l'idée, c'était de suivre ces chefs d'entreprise et de les aider à aller bien.
03:27Donc qu'est-ce qu'on fait ? C'est quelque chose qu'on est les seuls à faire en
03:31France, finalement.
03:32C'est un bilan, à la fois santé physique et psychologique, du chef d'entreprise.
03:36Et le chef d'entreprise, il doit se libérer trois heures, une matinée, pour faire, entre 8h et 11h du
03:44matin,
03:45l'ensemble des tests, à la fois de santé et à la fois de santé physique et psychologique, pour savoir,
03:52finalement, comment il va bien.
03:53Ils rencontrent des praticiens, ils ont des échanges très très poussés.
03:57Et il y a pas mal de bilans. Alors, ça peut être des bilans sanguins, bien sûr, des bilans cardiovasculaires,
04:03un entretien avec un psychologue, un médecin du sommeil, souvent.
04:06Et donc, là, on découvre des choses assez incroyables.
04:08Et alors, justement, ça sert aussi de baromètre, en quelque sorte, de la santé des dirigeants.
04:14Je donnais dans les titres un chiffre sur le sommeil, par exemple, 25% dorment moins de 6h par nuit,
04:2036% jugent leur sommeil de mauvaise qualité.
04:22Et puis, celui qu'on va voir maintenant, 90% des dirigeants et des dirigeantes se déclarent en bonne santé,
04:27mais 92% présentent en réalité un problème de santé.
04:31Donc, ça veut dire qu'il y a un décalage, une sorte de déni de réalité ?
04:34Exactement. On sait que quand un chef d'entreprise ne va pas bien ou a des soucis,
04:41en fait, le premier truc qu'il fait, c'est qu'il allonge ses horaires, il réduit son sommeil,
04:45il allonge ses horaires au lieu d'échanger. Et il ne parle pas.
04:49Au lieu d'échanger avec des gens autour de lui, de parler de ses problèmes,
04:54de rencontrer des professionnels pour l'aider, en fait, il se referme plutôt sur lui-même.
04:59Il rajoute une heure le matin ou le soir.
05:01Et donc, en fait, déjà, psychologiquement, il est quand même atteint.
05:06Et on le disait sur les bilans, 90% des gens se disent, croient un peu, des super-héros.
05:12Oui, on a l'impression qu'on va bien.
05:13Exactement. Et alors que, finalement, on a découvert que plus de 80% des gens ont un problème de santé.
05:19Avec ce mot de burn-out, peut-être qu'on met un nouveau mot sur une réalité qui existait depuis
05:24longtemps.
05:25Mais là aussi, est-ce que vous... Deux ans, c'est assez peu pour faire un bilan.
05:30Mais est-ce que c'est la maladie qui est la plus souvent, finalement, détectée, exprimée ?
05:35Alors, en fait, c'est marrant parce que...
05:37C'est varié.
05:37C'est varié parce que sur la santé physique, on voit que 90% des chefs d'entreprise n'avaient
05:46jamais fait de bilan cardiovasculaire.
05:49Alors qu'on sait que c'est quand même...
05:50L'importance de la prévention en la matière, c'est majeur.
05:52Exactement. C'est très important.
05:54Ça, c'est sur l'aspect vraiment physique, c'est un exemple.
05:57Et sur l'aspect psychologique, nous, on découvre avec ce panel qui, maintenant, a plus de 1000 chefs d'entreprise.
06:03On commence à avoir une base statistique réelle.
06:05On voit que 37% de ces chefs d'entreprise sont en risque d'épuisement professionnel.
06:10Donc, un sur trois, plus d'un sur trois, alors que c'était moins d'un sur cinq il y
06:15a quatre ou cinq ans.
06:16Oui. La santé mentale, est-ce que c'est encore un tabou ?
06:20Moi, c'est un mot que j'entends de plus en plus dans cette émission, quand je reçois des chefs
06:25d'entreprise, des responsables, etc.
06:40Non, franchement...
06:41Donc, aux chefs d'entreprise également. Et c'est vraiment plus un tabou.
06:45Alors, on l'a fait à la sortie du Covid, où on disait que les gens étaient plutôt pas en
06:50bonne forme.
06:51Et pas à notre grande surprise, mais on a été, pas dépassés par notre succès, mais impressionnés par le succès
06:56de l'utilisation de ces accompagnements en santé mentale.
07:00Et donc, là, vraiment, depuis quatre ou cinq ans, c'est le cas. On ne peut plus... Franchement, on ne
07:05peut pas ouvrir le journal n'importe quel jour de l'année ou écouter à la télé sans entendre parler
07:09de santé mentale.
07:10Donc, maintenant, c'est devenu un domaine public.
07:12Même chez les entrepreneurs, parce qu'il peut y avoir...
07:16C'est un peu le mythe du super-héros, et donc, on ne va pas confesser, entre guillemets, avoir un
07:22problème de santé mentale.
07:22Alors, c'est vrai que le bilan base qu'on propose à tous les chefs d'entreprise, il est à
07:2980% basé sur des examens physiques, cardiovasculaires et sanguins, etc.
07:34Mais il y a quand même un cinquième ou 20% ou 25% de ce programme base qui est
07:42proposé par la Matmut et qui, en fait, doit traiter de santé mentale, d'accompagnement psychologique.
07:50Il y a un questionnaire très, très précis qui est... Bien sûr, tout est anonyme, je préfère le rappeler quand
07:57même.
07:57On est sur des données de santé, donc très confidentielles, tout est anonyme.
08:00Mais dans ce questionnaire qui est à la fois... On commence par du digital, un questionnaire digital qui dure une
08:06demi-heure,
08:07et on pose des questions très précises, mais très intimes aux gens.
08:12Avez-vous songé à des actes graves pour vous, par exemple ?
08:16Et on a plusieurs... On commence à avoir des retours d'expérience,
08:19que des chefs d'entreprise décident de nous parler eux-mêmes de ce qu'ils ont ou comment on les
08:23a aidés.
08:24On a eu deux personnes, des accompagnements avec des risques de suicide pour des chefs d'entreprise.
08:30Et là encore, en toute confidentialité, ces personnes-là ou d'autres peuvent avoir accès à des psychologues
08:35qui les aident à faire le point, à vider leur sac.
08:38Alors certains ne sont pas du tout... On peut se dire, je ne suis pas du tout réceptif.
08:42Je connais des chefs d'entreprise qui me disent, oh non, moi, ce n'est pas réceptif, ce n'est
08:45pas pour moi.
08:46Et pourtant, l'entretien psychologue a duré une heure et demie,
08:49et a été vraiment un moyen de faire le point, ce qu'on ne fait jamais.
08:53Est-ce qu'un chef d'entreprise qui se manque, et dans ce déni dont on parlait,
08:58je reste sur les logiques de santé mentale, il va être moins réceptif pour proposer à ses salariés un programme
09:05de détection ?
09:06Vous voyez ce que je veux dire ?
09:07Alors, bien sûr, comme on l'a dit, la prévention c'est très important, mais c'est un long chemin,
09:11et il faut toujours répéter, répéter, répéter.
09:14Quand on dit qu'il faut aller chez le dentiste tous les 6 mois, tous les ans, est-ce qu
09:18'on le fait ?
09:18Moyennement, mais il faudrait, la prévention c'est pareil, en santé mentale, il faut se faire accompagner,
09:24et il faut vraiment avoir la capacité de se livrer, et ça aide, en étant en bonne santé mentale, d
09:34'avoir des salariés en forme.
09:36Peut-être plus pour les salariés, chez l'entreprise, quoi que, vous parliez d'anonymat tout à l'heure,
09:41est-ce que ça c'est un frein ? Est-ce que quand vous parlez de ces programmes, etc., les
09:46gens ont encore des craintes ?
09:48C'est un sujet qu'on aborde de manière très très...
09:50Parce que si dans une entreprise, où toutes les entreprises ne sont pas parfaites,
09:54on se sent un peu en difficulté dans son job, oh là là, je ne vais pas compléter mes problèmes
09:59de santé mentale,
10:00on va mettre sur la touche.
10:01Voilà, c'est comme aller, c'est vraiment, ce programme, il faudra le tester.
10:06Ah oui, j'ai bien envie de le tester.
10:07Exactement, on s'en occupe, mais c'est vrai qu'en fait, il faut juste être capable de se libérer
10:14trois heures.
10:15Et après, trois heures, on arrive dans une clinique, dans un établissement,
10:20et puis on suit tout un parcours qui est très bien fléché, mais on est tout seul.
10:25On est tout seul, il n'y a pas de collègues.
10:27Il n'y a pas de collègues, et on est vraiment au total anonyme,
10:30tant vis-à-vis de nous, la Mutuelle, et de la Matmut, que de ses propres salariés.
10:34Les résultats sont confidentiels, tout est confidentiel.
10:37Et ce qui est important aussi, c'est que tous ces résultats sont fournis très rapidement,
10:41très rapidement aux chefs d'entreprise, et un an après, il y a un suivi pendant un an.
10:46Ils sont rappelés par des psychologues pour dire, où en êtes-vous ?
10:49Voulez-vous rediscuter avec ça, avec nous ?
10:53Donc on a effectivement des résultats, j'ai parlé des deux personnes qui avaient des tentations de suicide, hélas.
11:00Mais il y en a aussi deux personnes qui, par des examens cardiovasculaires, ont eu un suivi d'urgence,
11:06parce qu'ils ont découvert qu'ils se pensaient en super forme.
11:11En revanche, ils avaient des gros problèmes cardiovasculaires.
11:13Donc rien que, je dirais que les quatre chefs d'entreprise qui se sont exprimés,
11:18il y en a plein d'autres qui ont aussi été aidés,
11:23mais ces quatre chefs d'entreprise, on a réussi à aider quatre entreprises aussi, et donc les salariés.
11:28Évidemment, et donc les salariés.
11:30Un dernier mot, parce qu'on se connaît bien Stéphane,
11:33puisque vous êtes partenaire depuis des années du festival ODP Talens.
11:37Alors l'ODP, pour ceux qui ne le savent pas, c'est une association qui s'occupe des orphelins des
11:40pompiers.
11:41J'ai eu le privilège, la fierté d'en être le parrain pendant une vingtaine d'années.
11:47Et donc on s'est souvent croisés à Talens, vous êtes toujours partenaire.
11:51Toujours partenaire, la Matmut est toujours partenaire de ce festival.
11:53C'est une cause des orphelins des pompiers.
11:56Vous la connaissez bien sur le sujet qui est très importante.
12:02Et la Matmut, assureur, préventeur aussi.
12:05L'idée, c'est aussi de faire de la prévention le plus possible, à la fois pour les pompiers,
12:09et on est très proche du monde pompier pour les aider,
12:12et à la fois pour aider sur tous les risques.
12:15La prévention, on l'a dit plusieurs fois lors de cet entretien,
12:21c'est valable en santé, c'est valable sur tous les risques.
12:24Donc c'est vrai que ce festival ODP, nous on essaie de les aider,
12:27parce qu'on aide des orphelins, des veuves, des veuves,
12:32on le savait bien, de pompiers morts au feu,
12:35et c'est une cause qui nous touche particulièrement.
12:38Merci beaucoup Stéphane Asselot.
12:40Le festival, c'est un festival de musique,
12:42il vient de se terminer, c'était au mois de juin,
12:44donc il va falloir attendre l'année prochaine.
12:46Il y a notamment un espace pour les enfants
12:48qui permet de faire de la prévention en famille,
12:50c'est aussi une très très bonne idée.
12:51Merci beaucoup.
12:51Et ce village qui est d'ailleurs sponsorisé par Matmut.
12:54C'est ça, c'est le village avec de la prévention,
12:57et voir des enfants de 2 ans à 18 ans
13:00qui massent leurs parents,
13:01parce qu'on leur apprend à masser leurs propres parents
13:04en cas de problème,
13:05c'est hyper touchant et hyper utile.
13:08Merci beaucoup Stéphane Asselot,
13:10à bientôt sur Smart4Change.
13:12On passe à notre débat,
13:13l'électrification de nos usages au programme.
13:22On parle d'électrification de nos usages dans ce débat
13:27avec Bénédicte Janton.
13:28Bonjour, bienvenue.
13:30Bonjour Thomas.
13:30Vous êtes délégué général de l'Union française de l'électricité
13:33et Clément Leroy,
13:34habitué de notre plateau,
13:36associé chez Webstone.
13:38C'est vrai qu'on parle de sobriété,
13:40de décarbonation,
13:41mais le mot qui revient de plus en plus
13:43dans le débat public depuis quelques jours,
13:45quelques semaines,
13:46c'est l'électrification,
13:47voiture, logement, industrie.
13:49Pourquoi est-il devenu central ?
13:51Où en est la France ?
13:52On en parle tout de suite
13:53avec peut-être un mot pour redire
13:55ce qu'est Webstone aujourd'hui,
13:56Clément Leroy, pour commencer.
13:57Webstone, cabinet de conseil en transformation.
13:59On accompagne nos différents clients,
14:01en particulier dans le secteur de l'énergie,
14:04énergéticiens, industriels,
14:05collectivités locales,
14:06sur leur transformation,
14:08dont le sujet de l'électrification,
14:09qui est vraiment une tendance lourde.
14:10Et cette Union française de l'électricité,
14:13vous regroupez qui ?
14:14Donc l'Union française de l'électricité,
14:16nous regroupons,
14:17c'est l'association professionnelle
14:19de la filière électrique,
14:20donc nous regroupons
14:20les producteurs d'électricité,
14:22les réseaux de transport et distribution,
14:25les fournisseurs,
14:26également les fournisseurs
14:27de services d'efficacité énergétique,
14:29de pilotage ou de stockage.
14:31Et nous avons mis l'électrification
14:32au cœur de notre mission
14:34pour contribuer aux objectifs
14:36de souveraineté énergétique,
14:37de compétitivité et de pouvoir d'achat
14:40et de lutte contre le changement climatique.
14:43Alors on va se demander
14:44pourquoi c'est devenu là,
14:45en ce moment, un sujet central.
14:47Pourquoi aujourd'hui, Clément ?
14:49Alors c'est vrai qu'on parle
14:50de plus en plus d'âge de l'électricité.
14:52On voit qu'il y a vraiment
14:53une tendance lourde,
14:54que ce soit au niveau français
14:55mais au niveau international aussi.
14:57Alors pourquoi l'électricité ?
14:58Finalement, il y a une forme de consensus
15:00pour dire à la fois que l'électricité,
15:02ça permet de décarboner,
15:03quand les choix en tout cas
15:04de vecteurs de production sont les bons.
15:06On parle beaucoup de souveraineté
15:07et dans un certain nombre de cas,
15:09les moyens de production
15:09permettent d'assurer une forme de souveraineté.
15:12Et puis également,
15:13c'est l'occasion aussi
15:14de se dire que c'est de la substitution.
15:16Donc c'est dans cette trajectoire
15:17à la fois économique et environnementale,
15:20une façon de substituer
15:21des usages fossiles,
15:23gaz, pétrole, etc.
15:24vers une électricité décarbonée
15:26en fonction des moyens de production.
15:28Donc c'est vrai qu'on voit vraiment
15:29un aliment de planète.
15:30Oui, parce que c'est à la fois
15:31de la décarbonation et de la souveraineté.
15:33C'est ça.
15:33En faisant de la souveraineté,
15:34on fait de la décarbonation.
15:35Et à un moment,
15:36on parle de backlash écologique.
15:38C'est la partie économique
15:40qui prend le relais
15:40et qui vient asseoir cette stratégie.
15:43Avec Bénix-Genton,
15:45on l'a dit souvent dans cette émission,
15:46mais le rappeler,
15:47cette particularité française
15:49avec une électricité
15:50qui est largement décarbonée,
15:51à quel point ça change la donne ?
15:53En effet, notre électricité,
15:54elle est parmi les plus décarbonés au monde,
15:5795%.
15:57Donc c'est un atout majeur.
15:59Et par ailleurs,
16:00cette électricité décarbonée,
16:02elle est aussi disponible
16:03à des prix très compétitifs.
16:04Quand on compare par rapport
16:05à nos voisins européens,
16:06allemands ou Italie,
16:08c'est une électricité qui est moins chère.
16:09Et les solutions électriques,
16:11par ailleurs,
16:11elles existent,
16:13elles sont disponibles
16:14et elles sont matures.
16:15Donc en fait,
16:16toutes les conditions sont réunies
16:17pour permettre
16:18de passer à l'électrification.
16:21et nous avons,
16:22cependant,
16:23on peut constater un paradoxe.
16:24C'est que l'électricité,
16:26aujourd'hui,
16:26ça ne représente
16:27qu'un quart
16:27de notre consommation énergétique.
16:29On a encore la moitié
16:30de nos usages
16:31qui dépendent
16:32des fossiles,
16:33le gaz,
16:33le pétrole,
16:34que ce soit pour le chauffage,
16:35l'industrie, etc.
16:36Je connais ce chiffre,
16:37mais il est surprenant
16:38alors qu'on est dans un pays
16:39effectivement
16:40avec le nucléaire
16:42depuis des décennies
16:43et les renouvelables
16:44qui se développent.
16:44On est encore très dépendant
16:45des fossiles.
16:46Voilà,
16:46notamment,
16:46effectivement,
16:47pour certains usages.
16:48En particulier,
16:49c'est pour la mobilité.
16:50C'est les transports routiers
16:51qui sont très largement
16:54aujourd'hui
16:54presque plus de 95%
16:56et l'industrie,
16:57effectivement.
16:58Et on a un objectif
16:59qui a été fixé
17:00dans le projet
17:01de stratégie nationale
17:02de la feuille de route
17:03climatique du gouvernement
17:04qui est que cette part
17:05de l'électricité
17:06doit passer d'ici 2050
17:07à 50% à peu près.
17:09Donc, en fait,
17:10passer d'à peu près
17:10un quart à la moitié,
17:12il faut vraiment accélérer.
17:14Justement,
17:14vous parliez de l'âge
17:15de l'électricité.
17:16Vous la sentez,
17:16cette accélération, Clément ?
17:17Dans le discours politique,
17:18on voit aujourd'hui
17:19que c'est omniprésent.
17:21Il y a eu
17:21les publications,
17:23la programmation pluriel
17:24de l'énergie
17:25juste après un plan
17:26d'électrification
17:26que l'État a mis sur la table.
17:28Et puis, plus largement,
17:29chez les énergéticiens,
17:30auprès des industriels,
17:31il y a vraiment
17:31un intérêt aujourd'hui
17:32d'accélérer.
17:33Alors, c'est vrai en France,
17:34c'est vrai aussi
17:35à l'international.
17:36Pour autant,
17:37la France, je pense,
17:38est le pays
17:39qui a le plus abouti
17:40ce plan très consolidé
17:42qui a différents volets,
17:43la partie production,
17:44la partie usage.
17:45Donc ça, pour le coup,
17:46pour une fois,
17:47on peut faire cocorico,
17:48éviter de voir
17:49que le verre
17:49est à moitié vide.
17:51Quand on regarde
17:51autour de nous,
17:52au Royaume-Uni,
17:53on a des plans
17:53très tournés autour
17:54de la pompe à chaleur,
17:55par exemple.
17:56En Allemagne,
17:56plutôt sur la mobilité électrique.
17:58Ailleurs encore,
17:59sur plutôt, justement,
18:00le développement
18:00des renouvelables.
18:01Mais le côté très intégré
18:02qu'on voit en France,
18:03c'est relativement unique.
18:05Et on ne délaisse
18:06aucune de ces solutions,
18:07c'est ça ?
18:07À la fois,
18:08on ne délaisse
18:08aucune des solutions
18:09et à la fois,
18:10on a quelque chose
18:10qui est conçu
18:11sur le temps long.
18:12C'est très important
18:13quand on parle d'énergie,
18:15évidemment,
18:15de ne pas penser
18:15que dans un,
18:16deux ans,
18:17trois ans.
18:17Évidemment,
18:17on parle d'échéance 2030,
18:19puis d'échéance 2040
18:20et 2050.
18:21Et donc,
18:21c'est là où il est important
18:22d'avoir un plan de bataille
18:23digne de ce nom.
18:25Bénédicte Janton,
18:25vous avez comme ça
18:26des avancées concrètes
18:27en tête à partager
18:28avec nos téléspectateurs,
18:30téléspectatrices ?
18:30Oui, en effet,
18:31on constate que la dynamique
18:33est lancée.
18:33On l'a vu,
18:34par exemple,
18:35sur les véhicules électriques.
18:36Aujourd'hui,
18:36on a un véhicule sur trois
18:37le mois dernier
18:38qui était vendu en France,
18:40qui est électrique,
18:41ce qui représente
18:41une forte accélération.
18:42On a constaté aussi
18:44un boom
18:44sur les véhicules électriques
18:45d'occasion.
18:46Donc ça,
18:47c'est très positif.
18:48On est aussi
18:48le premier marché européen
18:49des pompes à chaleur
18:50après une légère décroissance,
18:51ça repart.
18:52Et on a aussi
18:53des process industriels
18:54qui s'électrifient
18:55petit à petit
18:56dans le verre,
18:57la sidérurgie.
18:58Donc voilà,
18:59c'est lancé.
19:00Et comme le disait Clément,
19:01on a au niveau politique
19:04l'impulsion
19:05qui a été donnée
19:05puisque le gouvernement
19:06a annoncé
19:07ce grand plan
19:07d'électrification
19:08avec plusieurs mesures.
19:10La relance
19:10du leading social
19:11pour les véhicules électriques.
19:12Il y a aussi
19:13une offre clé en main
19:14pour les pompes à chaleur
19:15qui est attendue
19:16pour l'automne.
19:17Et on a aussi
19:19un site internet
19:20qui vient d'être lancé
19:21qui s'appelle
19:22électricionlafrance.gouv.fr
19:24Et c'est une initiative
19:25qu'on avait soutenue
19:25à l'Union française
19:26de l'électricité.
19:27Donc on s'en réjouit.
19:28Et c'est très pratique.
19:29En fait,
19:29ça permet d'avoir
19:30des données
19:32sur comment passer
19:33à l'électrique.
19:33Quelle est la meilleure
19:34solution pour moi,
19:35pour chaque personne
19:36en fonction de ses besoins ?
19:37De simuler aussi
19:38des coûts,
19:39de simuler des aides,
19:40de voir si on est éligible.
19:42Les crises
19:43sont des accélérateurs souvent.
19:44Je vous écoutais
19:45parler de voitures électriques.
19:47Il y a eu
19:47la hausse du prix
19:49du carburant.
19:49Là, la canicule,
19:50je pense que ça
19:51peut être un accélérateur.
19:52Aussi,
19:53je vais redonner
19:53le chiffre que vous nous donniez.
19:54Énergie fossile,
19:55c'est 56% de la consommation
19:57d'énergie finale.
19:58L'électricité,
19:58seulement 27%.
20:00Donc là,
20:01on parle de quoi,
20:02Clément Leroy ?
20:02D'une transformation
20:03du système,
20:04quand même,
20:04qu'il faut opérer ?
20:05C'est vrai qu'au-delà
20:06de court-termisme,
20:07comme on le disait,
20:08on s'inscrit vraiment
20:09dans un temps long
20:10et donc dans un système
20:11qui bascule.
20:12Alors, ça veut dire
20:12plusieurs défis associés
20:13à cette bascule.
20:15L'électricité,
20:16ça a beaucoup d'avantages,
20:17on l'a dit,
20:18souveraineté,
20:19décarbonation,
20:20etc.
20:20Mais forcément,
20:21il y a aussi
20:21des challenges associés.
20:23Premièrement,
20:23ça ne se stocke pas ou peu.
20:25Donc ça veut dire
20:25que le système
20:26va continuer à devoir
20:27s'adapter
20:28pour amener
20:28plus de flexibilité.
20:30Ça veut dire,
20:30quand on parle
20:31des véhicules électriques,
20:32à quel moment
20:32je charge les véhicules électriques ?
20:34Mais même pour les entreprises
20:35qui ont fait le choix,
20:37par exemple,
20:38d'avoir des panneaux
20:39photovoltaïques
20:40qui se retrouvent
20:41avec plus d'électricité
20:42et donc elles doivent
20:43le remettre sur le marché.
20:44Je discutais avec
20:45la patronne d'Aérometal,
20:46par exemple,
20:46qui disait
20:46je suis obligé de payer
20:48pour remettre l'électricité
20:49en surplus sur le marché.
20:50Donc il faut quand même,
20:51cette question du stockage,
20:52elle est quand même
20:53assez centrale
20:53pour accélérer.
20:54On le voit d'ailleurs
20:55sur le sujet
20:55des heures prennent leur creuse.
20:56Il y a eu besoin
20:57de refondre
20:58tout le dispositif.
20:59Jusqu'ici,
21:00heure creuse,
21:00c'était la nuit.
21:01On faisait tourner
21:02à la fois dans le B2B,
21:04dans le B2C,
21:04l'ensemble des usages.
21:05Là, aujourd'hui,
21:06on introduit des heures creuses
21:06le midi
21:07parce qu'on voit
21:07qu'avec la production
21:09photovoltaïque,
21:09on a un excédent.
21:10Donc plutôt que d'aller chercher
21:11des tarifs négatifs,
21:13du coup,
21:13on va plutôt inciter
21:15les Français
21:15à consommer à ce moment-là.
21:17Ça veut dire aussi
21:18de nouvelles offres
21:19dans l'après-midi aussi,
21:20etc.
21:21Donc c'est vrai que
21:21c'est pour ça que je parlais
21:22vraiment d'adaptation
21:23de l'ensemble du système.
21:24Ce n'est pas juste,
21:25entre guillemets,
21:25l'épaisseur du trait.
21:27J'étais hier
21:28à la grande assemblée
21:30des entrepreneurs
21:30au Parc des Princes
21:31avec, entre autres,
21:33Catherine McGregor,
21:33la patronne d'Engie.
21:35Je voudrais revenir
21:36sur le temps long
21:37parce qu'on parlait
21:37d'infrastructures
21:38et de réseaux.
21:39Ça prend du temps
21:39de construire un réseau,
21:41de l'adapter justement
21:42à une électrification massive ?
21:45Un très bon exemple de ça,
21:46c'est les annonces
21:47que RTE et Enedis
21:47ont faites sur les investissements
21:49sur les réseaux,
21:49100 milliards de part et d'autre.
21:50Donc on parle quand même
21:51de montants extrêmement importants
21:52et on parle de plusieurs années,
21:55voire dizaines d'années
21:56pour aller sur cette cible.
21:57Donc c'est vrai
21:58qu'on a là
21:58une forme de hiatus
21:59entre le temps
22:00de l'instantané,
22:01du politique,
22:02du médiatique
22:03où on parle de la canicule,
22:05on parle du détroit d'Hormuz,
22:06on parle du Covid.
22:07tout le monde se réveille.
22:08Voilà, donc on a
22:08une fenêtre de tir
22:09où on a l'impression
22:10que c'est le moment ou jamais.
22:12Donc ça impulse.
22:13Mais si on ne crante pas
22:14et si on ne lance pas
22:15les bonnes actions,
22:16que ce soit d'un point de vue
22:17industriel,
22:17d'un point de vue
22:18des transformations,
22:19le soufflet retombe
22:20instantanément.
22:20Et donc on a le sentiment
22:22quand même depuis 2020,
22:23maintenant que petit à petit,
22:25le château de cartes
22:25se monte progressivement
22:27et qu'y compris
22:28dans le débat
22:28et dans l'opinion publique,
22:30il y a cette vision
22:31du temps long
22:31qui est en train
22:32de s'installer.
22:32C'est typiquement
22:33le débat sur clim,
22:34pas clim.
22:35On voit que ce n'est pas
22:35juste pour cet été.
22:36En fait, on est sur
22:37des investissements pérennes.
22:39Donc, quelles aides,
22:40quelles technologies choisir,
22:41etc.
22:42Alors justement,
22:43Bénédicte Janton,
22:44restons en France
22:45sur ces défis opérationnels,
22:47ces défis d'infrastructures
22:48les plus immédiats pour vous.
22:49Alors, pour le passage à l'électricité,
22:52on a effectivement
22:53plusieurs défis.
22:54Le premier,
22:55c'est d'accompagner
22:56les consommateurs,
22:57de leur permettre
22:57de passer à l'électricité.
23:00Donc, pour ça,
23:01le premier défi,
23:02c'est d'informer le public
23:03parce qu'il y a encore
23:04beaucoup de fausses informations,
23:05de fausses idées
23:05qui peuvent circuler.
23:07Ensuite, c'est aussi...
23:08Par exemple,
23:09il y a des craintes
23:10sur les coûts à l'usage
23:12ou sur des véhicules électriques.
23:13On a peur...
23:14Et en fait,
23:14c'est très clair maintenant.
23:16À l'usage
23:16et même en coût total
23:18de possession,
23:19pour un ménage,
23:20sur l'ensemble
23:20de la durée de possession
23:21de véhicules,
23:22c'est moins cher
23:22d'être à l'électrique.
23:25Par exemple,
23:25pour faire 100 km,
23:26c'est à peu près 3 euros.
23:28Voilà.
23:28Donc, le calcul
23:29est quand même
23:30assez vite fait.
23:31Et pour ce qui est
23:31de la pompe à chaleur,
23:32c'est pareil.
23:32On a fait une étude
23:33à l'Union française
23:34de l'électricité
23:34et on a vraiment constaté
23:36qu'on a des baisses
23:37de factures.
23:38Ça peut aller jusqu'à
23:38diviser par deux
23:39par rapport à un chauffage
23:40au gaz ou au fioul.
23:42Après, c'est vrai
23:43qu'il y a quand même
23:43cette question du coût
23:44d'investissement initial,
23:46en particulier
23:46pour les ménages modestes.
23:47C'est pour ça
23:47que c'est important
23:48d'accompagner les ménages modestes,
23:50d'où le leasing social
23:51pour l'achat
23:52aux véhicules électriques.
23:53Et on attend
23:55pour l'automne,
23:55c'était une annonce
23:56du plan d'électrification,
23:58une offre intégrée
23:59pour les pompes à chaleur
23:59qui permet d'avoir
24:01à la fois l'installation,
24:03l'investissement
24:04et la maintenance
24:05et donc de lisser dans le temps
24:06le coût initial
24:07de la charge.
24:08Ensuite, il y a le défi
24:09qui a été cité
24:10par Clément
24:11d'adapter les réseaux
24:13avec tous ces gros investissements
24:15dans les réseaux électriques
24:17de transport
24:18et de distribution,
24:18notamment pour tout ce qui est
24:20adaptation aux conséquences
24:22du changement climatique,
24:23la canicule,
24:24mais aussi les tempêtes
24:25ou encore les inondations.
24:27Et le troisième défi,
24:29je citerai
24:29le sujet industriel.
24:31C'est vrai que l'électrification,
24:33c'est des infrastructures,
24:34donc c'est aussi
24:35un projet industriel
24:36pour le pays
24:36avec beaucoup d'emplois
24:37à la clé.
24:38Aujourd'hui,
24:39le secteur électrique,
24:40ça représente 600 000 emplois
24:41et avec l'électrification,
24:43on a un potentiel
24:44d'augmentation
24:45du nombre d'emplois
24:46qui est significatif
24:47à la fois dans la production.
24:48On a le nucléaire
24:50et les énergies renouvelables
24:51et on a aussi des usines
24:53pour les usages,
24:54que ce soit
24:55les pompes à chaleur,
24:56les batteries
24:57ou encore les...
24:59Voilà.
24:59Est-ce que le...
25:00Tiens, il nous reste 30 secondes.
25:02Là, en ce moment,
25:02on a la clim qui donne à fond,
25:04mais on a quand même
25:04un petit peu chaud
25:04sur notre plateau.
25:06Est-ce que le réseau
25:06est mis sous tension ?
25:08Ou est-ce que c'est quand même
25:09moins important
25:10qu'une grosse journée d'hiver
25:11ce qu'on est en train de...
25:12Alors, on a vu
25:13tout récemment,
25:15vers 19h le soir,
25:17au moment où
25:17il y a beaucoup de climatisation
25:18qui peut se mettre en route,
25:20qu'on a le mix électrique
25:23qui recourt un petit peu
25:25au central gaz en ce moment.
25:26Mais le réseau,
25:27le réseau,
25:28il est...
25:29Il tient.
25:29Pour autant,
25:30dans certains cas,
25:31on a vu localement
25:34au niveau du réseau de distribution,
25:35le réseau qui chauffe
25:36et donc,
25:37il y a pu y avoir
25:37des coupures de courant,
25:38on l'a vu,
25:38dans certaines situations.
25:40Oui,
25:40il y a aussi là aussi
25:41une adaptation à intégrer.
25:43Merci beaucoup
25:43à tous les deux
25:44et à très bientôt
25:45sur l'antenne
25:46de Bsmart 4chan.
25:47C'est l'heure du grand entretien
25:49de ce Smart Impact.
25:50On va continuer
25:51de parler d'électrification
25:52avec le directeur général
25:54d'Energie d'ici.
26:00Prêt pour l'impact,
26:02c'est la question que je pose.
26:03Chaque jour,
26:03à une personnalité
26:04qui compte dans notre économie.
26:05Aujourd'hui,
26:06je reçois Antoine Garcier.
26:07Bonjour.
26:07Bonjour.
26:08Vous êtes le directeur général
26:09d'Energie d'ici
26:10que vous avez créé
26:11il y a dix ans.
26:12On va donc faire le bilan.
26:14Il y a une petite question d'actu
26:15pour commencer.
26:16Cette vague de canicules
26:18subie par la France
26:18depuis des jours et des jours,
26:21elle augmente vraiment
26:22beaucoup la consommation
26:23d'électricité.
26:24On se situe où, là ?
26:25On se situe où ?
26:26En tout cas,
26:26elle augmente effectivement
26:27par rapport au mois de juin.
26:28Il y a deux semaines
26:29quand il ne faisait pas chaud.
26:30On a 10 gigawatts
26:31de puissance supérieure
26:32sur le réseau.
26:33Donc ça, c'est clairement
26:34un impact de la climatisation
26:36et de la chaleur actuelle.
26:37Et vous,
26:38les installations
26:39que vous proposez,
26:41elles souffrent ?
26:42Elles ne souffrent pas ?
26:43Elles sont adaptées
26:43à une situation comme celle-là ?
26:45Nous, on regroupe
26:46de l'énergie renouvelable,
26:48donc hydroélectrique,
26:50éolienne, solaire, biomasse.
26:52En fonction des technologies,
26:54l'impact n'est pas le même.
26:55Évidemment,
26:55le solaire est à son maximum
26:57actuellement.
26:59La biomasse est indifférente,
27:01j'ai envie de dire,
27:01à la chaleur.
27:03L'éolien ne tourne pas beaucoup
27:04parce que vous savez,
27:04il y a cet anticyclode
27:05qui ne fait pas des conditions
27:07idéales pour produire.
27:08Et sur l'hydroélectricité,
27:09on est sur une zone
27:10de transition
27:11parce qu'au mois de...
27:13On appelle ça
27:14le deuxième trimestre,
27:15donc à cette saison-là,
27:15le printemps,
27:16il y a encore quand même
27:17de l'eau dans les rivières,
27:18mais on va doucement
27:20vers ce qu'on appelle
27:21l'étale,
27:21donc les rivières
27:22qui sont potentiellement
27:24faibles.
27:24Voilà,
27:25donc aujourd'hui,
27:25ça accélère peut-être
27:26l'assèchement des rivières.
27:28Vous vous présentez
27:29comme un fournisseur
27:31alternatif d'électricité.
27:32Pourquoi alternatif ?
27:33Qu'est-ce qui vous distingue ?
27:34Alternatif,
27:35c'est un usage
27:35puisqu'on est juste
27:36un concurrent
27:37de l'opérateur historique,
27:38donc c'est pour ça
27:39qu'on utilise
27:39le mot alternatif.
27:40Après,
27:41ce qui nous distingue,
27:41c'est que nous,
27:42on est un groupement
27:43de producteurs,
27:44donc notre raison sociale exacte,
27:46c'est union des producteurs
27:47locaux d'électricité,
27:49et donc on commercialise
27:50sous la marque Énergie d'ici.
27:52Donc la particularité,
27:53c'est bien le fait
27:54qu'on soit né
27:55il y a dix ans,
27:56du regroupement
27:56de ces producteurs indépendants,
27:58c'est-à-dire à la manière
27:59d'une coopérative agricole.
28:00Donc les producteurs produisent,
28:02nous confient leur énergie
28:03et ils chargent à nous
28:04de la valoriser au mieux.
28:05C'est quoi un producteur indépendant
28:06d'énergie ou d'électricité ?
28:09Alors...
28:10Ça démarre comment ?
28:11Comment on devient
28:12producteur indépendant
28:13d'électricité ?
28:15Alors si on fait
28:15un peu d'histoire,
28:16c'est général,
28:17en tout cas dans l'hydroélectricité,
28:18c'est souvent des centrales
28:19qui existaient
28:20avant même la nationalisation
28:22et la création de DF,
28:23dont on fête l'anniversaire,
28:24alors c'est les 80 ans,
28:26je ne dis pas de bêtises
28:26cette année.
28:27Voilà, donc un certain nombre
28:29de centrales hydroélectriques
28:30existaient déjà avant
28:31et au moment de la création de DF
28:33n'ont pas été nationalisées.
28:34Donc elles ont continué
28:35de produire,
28:37d'injecter dans le réseau
28:38avec pendant longtemps
28:39l'obligation de vendre à EDF
28:41et maintenant,
28:41elles ont retrouvé
28:41cette liberté d'action
28:43et de capacité à vendre
28:44directement à des consommateurs.
28:46Et alors sinon,
28:47c'est de l'intérêt
28:48pour les énergies renouvelables,
28:50c'est dans les projets
28:52qui se créent ?
28:53Dans les créations
28:54donc il y a eu après
28:55les vagues
28:57d'investissement dans l'éolien
29:00qui est toujours en cours
29:01mais qui a commencé
29:01il y a plus de 20 ans maintenant
29:03qui a été suivie
29:04pareil dans le développement
29:04du solaire.
29:06Donc voilà,
29:06la production indépendante,
29:08elle est née aussi
29:08de cette volonté
29:10de développer
29:11les autres formes
29:11d'énergie renouvelable
29:13qu'étaient l'éolien et le solaire.
29:14Alors,
29:1410 ans d'existence,
29:15on peut faire le bilan ?
29:17Quel bilan vous faites ?
29:19Eh bien écoutez,
29:20déjà que nous,
29:22on a toujours été en croissance
29:23et on va continuer,
29:25j'espère,
29:26de l'être.
29:27Donc ça,
29:27c'est un point positif.
29:29En faisant attention,
29:31enfin,
29:31en prenant soin de nos clients,
29:33ça c'est également important
29:34et en allant toujours
29:36aussi se préoccuper
29:38des producteurs
29:39le mieux possible
29:39pour leur offrir
29:40une rémunération juste,
29:41c'est toujours l'idée.
29:43Ensuite,
29:44de manière plus générale,
29:45c'est vrai que nous,
29:45on s'est créé sur l'idée
29:46de mettre en avant
29:47la production renouvelable
29:48et locale,
29:48où locale et renouvelable,
29:49enfin voilà,
29:50il y a ces deux aspects
29:50qui nous tiennent à cœur.
29:51Mais une production renouvelable
29:52est forcément locale ?
29:54Oui,
29:55mais en tout cas,
29:55ce sont des installations
29:58de taille,
29:59enfin,
30:00qui sont raccordées
30:00directement au réseau de distribution,
30:02donc on parle aussi
30:02de production décentralisée.
30:03D'accord.
30:04qui viennent irriguer le territoire.
30:06Donc c'est dans ce sens-là
30:07qu'on insiste sur le local
30:09et puis parce que finalement,
30:10c'est une dimension
30:11qui est chère aux consommateurs.
30:13On se rend compte avec le temps,
30:14justement,
30:14dix ans après,
30:15enfin,
30:15on en était persuadé
30:16quand on a créé Énergie d'ici
30:18mais après dix ans,
30:19on peut dire que ça fonctionne.
30:20Avec quelques chiffres,
30:21250 centrales
30:22et producteurs partout en France,
30:2316 000 adhérents consommateurs,
30:25les trois quarts
30:25sont des professionnels,
30:27un chiffre d'affaires 2025
30:28annoncé à 100 millions d'euros
30:29et 35 collaborateurs
30:30répartis entre Lyon-Pau
30:32et Arudis.
30:33C'est où Arudis ?
30:33Arudis,
30:34c'est dans la vallée d'Ossou.
30:35D'accord.
30:35Donc voilà,
30:36ça c'est notre siège social
30:37dans une centrale hydroélectrique
30:38puisque ça fait partie
30:39de notre ADN.
30:40Oui,
30:40effectivement.
30:41Le fait d'être des producteurs
30:43comme ça,
30:45indépendants,
30:46j'allais dire éparpillés,
30:47bon,
30:47c'est en tout cas
30:48sur le territoire national,
30:51comment ça influe
30:52sur votre stratégie
30:53et justement,
30:54comment vous contournez
30:55la difficulté
30:56de donner une stratégie,
30:57une cohérence globale
30:59à des intérêts
31:00qui sont peut-être différents
31:01en fonction des lieux,
31:02des énergies,
31:03etc.
31:04Justement,
31:05c'est une des forces
31:07de notre modèle.
31:08C'est-à-dire que,
31:09premièrement,
31:10c'est une manière
31:10de gérer le risque
31:12puisque potentiellement,
31:13toute cette multiplicité
31:16de centrales
31:16un peu partout
31:17sur le territoire
31:17font que ça va nous aider
31:20à mieux fournir
31:22nos clients
31:23parce que si une centrale
31:24d'un côté ne tourne pas,
31:25pour exemple,
31:25X ou Y,
31:26on est sûr
31:26qu'il y en a une autre ailleurs
31:27quand même
31:27qui continuera de fournir.
31:29Donc ça,
31:29ça vient rendre plus robuste
31:30notre approvisionnement
31:31en énergie.
31:32Effectivement,
31:33avec un modèle central
31:34dont on l'a bien compris
31:35qui est né
31:36de l'hydroélectricité,
31:38donc éolien,
31:39solaire,
31:39biomasse.
31:40Ça veut dire
31:40que la gouvernance
31:41a changé aussi,
31:42par exemple,
31:43au fil du temps ?
31:44Ou est-ce que
31:44les principes de gouvernance
31:45étaient posés dès le départ ?
31:47Les principes de gouvernance
31:48étaient posés dès le départ
31:49et on n'y a pas beaucoup touché
31:51dans le sens où il y a toujours
31:52cette collégialité
31:53dans le fonctionnement
31:54de l'entreprise
31:55où tous les actionnaires
31:57sont des producteurs indépendants.
31:59Après,
32:00tous les producteurs
32:00avec lesquels on travaille
32:01ne sont pas forcément actionnaires.
32:03Mais en tout cas,
32:03il y a vraiment ce souci
32:05de travailler pour les producteurs
32:07et leur assurer
32:07une rémunération juste
32:09et à la fin même
32:10assurer la pérennité
32:11de ces actifs de production.
32:14Tiens,
32:14il y a la question,
32:15alors il y a un principe
32:15dans cette émission,
32:16c'est que l'invité
32:17du Grand Entretien
32:18pose une question
32:18à celui ou celle
32:19qui lui succède.
32:20On avait Pascal Chazal,
32:21le fondateur du groupe Orsit.
32:23Voici sa question.
32:24Bonjour Antoine.
32:26Alors,
32:28quand j'ai eu à préparer
32:29cette question,
32:30j'ai pensé à Jérémy Rifkin.
32:35Jérémy Rifkin
32:36qui a déjà,
32:37je pense,
32:37une bonne dizaine d'années
32:38nous parlait
32:40de Smart Grid,
32:42finalement,
32:43d'une énergie
32:44qui n'est plus concentrée
32:48dans des très gros producteurs,
32:50producteurs pétroliers,
32:51producteurs d'énergie
32:53avec des centrales
32:54à charbon
32:55ou des centrales nucléaires,
32:56mais finalement,
32:57une énergie
32:58qui va pouvoir
32:59aller dans un sens
33:01et dans l'autre
33:01parce que,
33:02chez moi,
33:03j'aurais mis
33:03quelques capteurs
33:05photovoltaïques
33:05et je suis capable
33:06de produire
33:07moi aussi de l'énergie.
33:09Et je trouvais
33:09la vision
33:10de Jérémy Rifkin
33:11vraiment excessivement
33:13intéressante.
33:14mais alors,
33:15la question que je vous pose
33:16c'est où est-ce qu'on en est
33:17aujourd'hui ?
33:18Parce que ça paraît
33:20finalement très simple,
33:21l'énergie,
33:22elle va dans un sens
33:23ou dans l'autre,
33:24mais alors,
33:24chez moi,
33:25par exemple,
33:26qu'est-ce que je fais
33:26de l'autoconsommation,
33:27je revends mon électricité,
33:29le prix du kilowatt
33:30il change
33:31tous les quatre matins,
33:33etc.
33:33Ça ne me paraît
33:34pas simple du tout
33:35alors que finalement,
33:36l'idée de Jérémy Rifkin
33:38me paraissait
33:39excessivement intéressante
33:40et je pense
33:40qu'on finira
33:41par y arriver.
33:42Alors,
33:43il y a plein de questions
33:43dans la très bonne question
33:44de Pascal Chazal.
33:46Je vais essayer
33:46de les reprendre.
33:47Déjà,
33:47jusqu'où on peut aller
33:48dans la déconcentration
33:51ou la décentralisation ?
33:52Je ne sais pas
33:52quel est le bon terme.
33:54En tout cas,
33:56décentralisation,
33:56c'est un phénomène
33:57qui en 10 ans
33:59s'est développé
33:59avec le développement
34:01des énergies renouvelables
34:03puisque particulièrement
34:05le solaire
34:06ou comme l'éolien.
34:06C'est un point très important
34:08en tout cas par rapport
34:08à M. Rifkin,
34:10c'est que le mouvement
34:11est en marche
34:12et a priori,
34:13il continue.
34:15Même si on voit bien
34:16qu'on gardera quand même
34:18toujours des actifs,
34:20des centrales,
34:21de grosses centrales
34:22en type nucléaire,
34:23il faut être très clair
34:23dans le système électrique
34:24français,
34:24donc elles restent
34:25des actifs centralisés
34:26mais à côté de ça,
34:28tout un ensemble de centrales
34:30un peu partout
34:30sur le territoire national.
34:31Mais avec pour
34:33effectivement
34:33des entreprises
34:35qui font le choix
34:36par exemple
34:37de panneaux solaires
34:38et qui se retrouvent
34:38avec de l'électricité
34:40en surplus,
34:40ils doivent payer
34:41pour la remettre
34:41sur le marché,
34:42pas tout le temps
34:43mais parfois
34:43parce qu'ils ne peuvent
34:44pas la stocker,
34:45etc.
34:46Est-ce que votre modèle
34:47permet de répondre
34:48à cette question
34:49ou est-ce que finalement
34:50ces prix négatifs
34:52ça vous impacte aussi ?
34:54Alors,
34:56ces producteurs
34:57ou ces consommateurs
34:58producteurs,
34:58donc ça c'est une réalité
35:00aujourd'hui.
35:00maintenant il y en a
35:01tout un ensemble
35:03divers et variés
35:04vous parliez d'industriels,
35:05collectivités locales
35:06y compris particuliers
35:07comme c'était évoqué
35:08donc ça s'est énormément développé
35:12ça pose d'abord des sujets
35:13parce qu'il y a aussi
35:14le mot smart grid
35:14dans la question
35:15donc il y a aussi
35:16la question de
35:17il faut que les réseaux suivent
35:18donc ça c'est pas
35:19notre sujet à nous
35:20Energy DC
35:21c'est un sujet pour Enedis
35:22mais ça c'est un vrai sujet
35:24parce qu'il faut adapter
35:27les réseaux
35:28pour être capable
35:29d'avoir autant
35:30de mini producteurs
35:31partout
35:31exactement
35:33donc est-ce qu'il y aura
35:34à un moment
35:34un blocage
35:35ça je ne saurais pas le dire
35:36mais aujourd'hui
35:37en tout cas
35:37tout le développement
35:38des dix dernières années
35:39s'est fait aussi
35:40grâce à une adaptation
35:42des réseaux électriques
35:45ne serait-ce que
35:45pour les clients en particulier
35:46avec le fameux
35:47compteur Linky
35:48le compteur Linky
35:49il a un avantage
35:49et qui compte dans les deux sens
35:50ce que ne savaient pas faire
35:51les autres
35:52dans le compteur
35:52donc ça a été
35:53une contribution
35:56au développement
35:57de ce modèle décentralisé
35:59de M. Rifkin
36:01après sur les prix
36:03après sur les prix
36:04bon
36:04l'électricité
36:05ne se stocke pas
36:07enfin
36:07oui on parle de batterie
36:08oui on parle de formes d'eau
36:09mais globalement
36:10il faut assurer l'équilibre
36:11du système électrique
36:11à tout instant
36:12donc là c'est une des grandes
36:14particularités
36:14de cette énergie
36:15donc ça crée
36:17des challenges
36:19et c'est vrai
36:20qu'il faut être
36:21soucieux
36:21que la production
36:22et la consommation
36:23se développent
36:24à peu près
36:24à la même vitesse
36:26aujourd'hui
36:27le choix a été fait
36:28de pousser les fers
36:29sur le développement
36:29de la production
36:30y compris renouvelable
36:31mais bon
36:32il y a aussi des projets
36:32de paire
36:33donc on est vraiment
36:33dans une logique
36:34on développe la production
36:36pour développer
36:37la consommation
36:38d'électricité
36:38alors déjà
36:39c'est parce que
36:39c'est des enjeux
36:40beaucoup plus larges
36:41pour s'affranchir
36:43des dépendances
36:46sur le pétrole
36:47par exemple
36:47ou le gaz
36:49donc ça c'est quand même
36:49un sujet quand même
36:50important
36:51mais en attendant
36:52vu qu'on est dans un système
36:55extrêmement sensible
36:56du coup
36:57ce qu'on constate
36:57c'est que s'il y a plus
36:58de production de consommation
36:59les prix deviennent négatifs
37:00déjà faibles
37:01voire négatifs
37:02dans certaines conditions
37:03donc
37:05aujourd'hui pareil
37:06donc le
37:07bon actuellement
37:08avec la chaleur qui fait
37:09vous en dites au début
37:10il n'y a plus de prix négatifs
37:11les prix négatifs
37:12ont disparu
37:13mais bon il y a quelques semaines
37:14il y en avait régulièrement
37:15au moins nul
37:16si ce n'est négatif
37:18donc
37:18la RTE
37:20donc le réseau de transport
37:21d'électricité
37:21et Enedis
37:23travaillent
37:24mettre en place
37:24et le
37:25bon évidemment
37:25le gouvernement
37:26des actions
37:27correctives
37:28pour endiguer
37:29le phénomène
37:30on va dire ça
37:31donc
37:31oui parce que sinon
37:32c'est un frein
37:33à son développement
37:33très clairement
37:34exactement
37:34oui
37:35mais ces actions
37:36alors on manque un peu de recul
37:38mais depuis le 1er mai
37:39entre autres
37:40il y a des
37:42EDF
37:42obligations d'achat
37:43peut arrêter
37:44certains actifs
37:45de plus de 10 mégawatts
37:46etc
37:46donc peut les piloter
37:48de type éolien
37:49et solaire
37:50et on voit que ça a déjà
37:51un impact
37:52quand même
37:52on sent que ça a un impact
37:53sur la maîtrise
37:55de cet équilibre
37:55donc il faut laisser le temps
37:57à ce type de
37:58de dispositions
37:59pour prendre toute leur place
38:00comment vous vous intégrez
38:02justement
38:02est-ce que vous êtes sollicité
38:04par RTE
38:05pour réduire
38:07augmenter
38:07votre production
38:08en fonction de la situation
38:10globale du pays
38:11alors
38:11pas nous directement
38:13mais nos producteurs
38:14certains d'entre eux
38:14participent clairement
38:15à ces mécanismes
38:16mécanismes d'ajustement
38:18réserve primaire
38:18enfin voilà
38:19toutes ces solutions
38:20qui existent depuis
38:21très longtemps
38:22certains de nos producteurs
38:23hydroélectriques
38:24qui participent depuis
38:25de nombreuses années
38:26la nouveauté
38:27c'est effectivement
38:28ça maintenant
38:29c'est on voit
38:29des parcs éoliens
38:31des parcs solaires
38:32participer également
38:33à l'équilibre
38:35à ces mécanismes
38:36est-ce que le pilotage
38:37est plus compliqué
38:38pour RTE
38:40avec justement
38:41une multiplication d'acteurs
38:46vraisemblablement
38:46mais dans l'électricité
38:48il y a quand même
38:48un maître mot
38:49qui est le foisonnement
38:50je ne sais pas
38:50si ça vous parle
38:51mais en fait
38:52ça veut dire quoi le foisonnement
38:53le foisonnement
38:54c'est que
38:55moi je pense que ça
38:56relève plutôt de la statistique
38:57c'est que plus vous mélangez
38:58des profils différents
39:00que ce soit production
39:00ou consommation
39:01et plus votre risque
39:02et donc plus votre prévision
39:04s'améliore
39:04voilà donc tout ça
39:06permet d'améliorer
39:07le travail
39:07hors de RTE
39:08ou même nous
39:09à notre échelle
39:10vous voyez
39:10nos 250 centrales
39:12ça donne de la robustesse
39:14à nos prévisions
39:15donc ça nous facilite la vie
39:16et même chose
39:16sur la consommation
39:17oui et ça vous permet
39:18de tenir la promesse
39:19aussi à vos clients
39:20ce que vous expliquez
39:21tout à l'heure
39:21il y a toujours une centrale
39:22qui fonctionne dans le coin
39:25dans la région du client
39:26exactement
39:27on ne vend que de l'énergie renouvelable
39:28mais effectivement
39:29pour y arriver
39:30une des clés
39:31c'est ce fameux foisonnement
39:32vous avez commencé
39:33à l'évoquer tout à l'heure
39:34mais je veux bien
39:34qu'on s'y pose
39:36et qu'on y réfléchisse
39:37quelques secondes
39:38sur les consommateurs
39:40la sensibilité des consommateurs
39:42à l'origine locale
39:43de l'énergie
39:43qu'ils consomment
39:44ça devient
39:46un élément important
39:48de leur choix
39:49de leur acte d'achat
39:50on ne peut pas
39:51tous les consommateurs
39:53ce n'est pas la manière
39:53mais en tout cas
39:54indéniablement
39:55oui le caractère local
39:57de la production d'énergie
39:58est un élément
39:59qui intéresse
40:00le consommateur
40:01et là tout autant
40:03le professionnel
40:04que le particulier
40:05donc ça c'est
40:06le professionnel
40:07déjà parce que
40:08il y a la satisfaction
40:09de soutenir
40:11l'écosystème local
40:12tout simplement
40:13parce que voilà
40:14il produit
40:15je ne sais pas
40:15des fenêtres
40:16à tel endroit
40:17mais j'ai un voisin
40:18une entreprise
40:19qui a une centrale
40:20pas très loin
40:20et en lui achetant
40:21l'électricité
40:21je la soutiens
40:23je soutiens
40:24l'emploi local
40:24qui est généré
40:25par cette centrale
40:26et le client
40:27le particulier
40:28va résonner
40:29de la même manière
40:30il va avoir
40:30cette même appétence
40:31mais il y a quand même
40:32un travail un peu
40:33pédagogique
40:34à mener
40:34sur ces questions là
40:36oui
40:36le travail pédagogique
40:38en tout cas
40:39c'est dans le monde
40:40de l'hydroélectricité
40:41on l'a bien vu
40:42c'est que souvent
40:43ces centrales hydroélectriques
40:44qui existent depuis très longtemps
40:45les gens ne les remarquaient pas
40:47ou ne les remarquaient plus
40:47dans le paysage
40:48donc dans certaines villes
40:52ils disaient
40:52ah mais vous avez une centrale ici
40:54mais oui
40:54elle est juste là
40:55mais en fait
40:55juste là
40:56mais sauf que peut-être
40:56qu'à force de passer devant
40:57ils n'avaient pas compris
40:58que ça produisait vraiment
40:59de l'électricité
40:59qu'ils pouvaient acheter
41:02pour s'éclairer chez eux
41:03est-ce que c'est facile
41:04de créer de nouvelles centrales
41:06hydroélectriques
41:06ou alors est-ce que
41:07il n'y a plus de lieux
41:09ou peut-être même d'ailleurs
41:10par méconnaissance
41:12des réticences des riverains
41:13etc
41:13alors bon déjà
41:15il y a encore des centrales
41:17qui se construisent
41:17assez certain
41:18il y a encore du potentiel
41:20évidemment en termes
41:21de production électrique
41:23le potentiel
41:24est peut-être plus faible
41:25que le solaire
41:27ou l'éolien
41:27mais c'est normal
41:28eux sont plus récents
41:29mais néanmoins
41:30donc il y a des nouvelles centrales
41:31qui se construisent
41:34parfois il y a
41:35une opposition locale
41:36effectivement
41:37ça fait partie des enjeux
41:39en tout cas
41:39d'adapter
41:40de trouver un compromis
41:41sur les usages de l'eau
41:43on en est toujours sur
41:45ah c'est ça qui coince
41:47souvent oui
41:47c'est sur les usages de l'eau
41:48ce qui peut se comprendre
41:49même si une centrale hydroélectrique
41:51ne consomme pas d'eau
41:52vous voyez à la différence
41:53de l'irrigation
41:54elle va quand même
41:55en détourner une partie
41:56sur un tronçon
41:56elle restitue l'intégralité
41:58plus loin
41:59elle ne la réchauffe pas
42:00c'est un des autres sujets
42:01en ce moment
42:02avec la canicule
42:03par rapport aux centrales nucléaires
42:04ou aux centrales thermiques
42:07mais néanmoins
42:07elle court-circuit
42:09un tronçon
42:10ce qu'on dit
42:11dans notre jargon
42:11et ça
42:12ça peut
42:14peiner
42:14ou gêner
42:15les pêcheurs
42:16en particulier
42:17qui sont des utilisateurs
42:19fréquents de la rivière
42:20je vais vous citer
42:21ce qui compte
42:21c'est de se développer
42:22avec de bonnes bases
42:23d'anticiper
42:23se projeter
42:24être convaincant
42:24auprès des producteurs
42:26c'est comme ça
42:26qu'on saura faire
42:27un bon usage
42:27de l'électricité
42:28produite par leur centrale
42:29notre objectif
42:29des 10 prochaines années
42:302 TWh au moins
42:32ça veut dire
42:32doubler votre production
42:33si je ne me trompe pas
42:34oui
42:35c'est ambitieux
42:36mais c'est bien
42:37qu'est-ce qui vous permet
42:38de dire ça ?
42:40c'est ambitieux
42:41mais aujourd'hui
42:411 TWh
42:42c'est 0,2%
42:44de la production nationale
42:45donc il y a de la marge
42:47il y a de la marge
42:47alors évidemment
42:48tout n'est pas fait
42:49avec de l'énergie renouvelable
42:50mais il y a quand même
42:52du potentiel
42:53à la fois
42:54y compris dans l'hydroélectricité
42:56sur toutes les technologies
42:57éoliennes, solaires
42:58et biomasse
42:59donc c'est ce qui nous permet
43:01de nous dire
43:01qu'aujourd'hui
43:02maintenant qu'on a aussi
43:04une solidité financière
43:05parce que ça aussi
43:05c'est important
43:06quand on est petit
43:07dans ce monde
43:07où les acteurs sont
43:08plutôt gros
43:09il faut à minima
43:11pouvoir donner
43:12des garanties
43:13de sérieux
43:14et de pérennité
43:15et les défis
43:17auxquels vous êtes confrontés
43:18puisqu'on vient de faire
43:19le bilan des 10 années à venir
43:20si on se projette
43:22dans les 10 prochaines
43:23quels sont vos principaux défis ?
43:26Déjà
43:27on est une entreprise
43:28en croissance
43:28donc il faut que cette croissance
43:29se fasse
43:31le mieux possible
43:32je veux dire même
43:32en termes de
43:33nous on recrute
43:34régulièrement
43:36des salariés
43:37pour accompagner
43:38cette croissance
43:38donc il faut structurer
43:40l'entreprise
43:40donc ça ça fait partie
43:41des défis
43:42standards
43:43pour une entreprise
43:43en croissance
43:44ensuite
43:45effectivement
43:45on affiche
43:47un objectif
43:48à 2 TWh
43:48il faut aller
43:49convaincre
43:50des producteurs
43:51donc continuer
43:53à expliquer
43:54notre modèle
43:54ses particularités
43:55les avantages
43:56pour le producteur
43:56et la même chose
43:57pour le consommateur
43:58On reviendra
43:59sur le consommateur
44:00mais qu'est-ce qui fait
44:01hésiter un producteur ?
44:02Quels arguments
44:02vous utilisez
44:04pour le convaincre
44:04de rejoindre
44:05finalement une sorte
44:06de coopérative ?
44:08De manière assez triviale
44:10déjà il y a quand même
44:10la question du prix
44:10Oui
44:11évidemment
44:13c'est peut-être
44:14même le premier argument
44:15C'est pour ça
44:16que je commence
44:16quand même par ça
44:17Heureusement qu'on en parle
44:17C'est pour ça
44:18que le prix
44:19peut être un sujet
44:20après sachant
44:21que dans l'énergie
44:22le prix peut être
44:23fixé à l'avance
44:24ou pas
44:24donc c'est pour ça
44:25que le choix du prix
44:26n'est pas l'alpha
44:27et l'oméga
44:28mais c'est en tout cas
44:29la formule de prix
44:30potentiellement
44:31donc on va discuter
44:32de tous les éléments
44:32là
44:33ensuite il y a
44:35la capacité
44:35à honorer le contrat
44:36puisque nous
44:37on est acheteurs
44:38donc c'est pour ça
44:38que je parlais
44:38de solidité financière
44:40être capable
44:40de donner des gages
44:42le contrat
44:42en fonction de sa durée
44:44parce qu'aujourd'hui
44:44on a des contrats
44:45qui vont jusqu'à 12 ans
44:46avec certains producteurs
44:48parfois sur des actifs
44:49de production
44:50qui se créent
44:51donc des constructions
44:51avec du financement
44:53donc c'est là
44:53où il faut convaincre
44:54à la fois le producteur
44:54mais les banques
44:55qui financent
44:57donc on a
44:59au bout de 10 ans
45:00on s'est amélioré
45:03sur cet aspect là
45:04et donc on continue
45:05de s'améliorer
45:05pour être toujours
45:06plus convaincant
45:08auprès de ces banques
45:09et des producteurs
45:10Et donc il y a
45:10une chaîne de valeur
45:12il y a le producteur
45:14énergie d'ici
45:15et puis il y a le consommateur
45:17comment vous renforcez
45:18le lien entre producteur
45:19et consommateur
45:20j'imagine qu'il y a
45:21un mot important
45:21c'est le mot confiance
45:22donc comment vous travaillez
45:24cette confiance
45:25en quelque sorte
45:25oui on travaille cette confiance
45:26ensuite donc nous
45:27c'est un modèle
45:28de circuit court
45:29finalement
45:29qu'on met en place
45:31puisqu'il y a
45:32un intermédiaire
45:33qui est un groupement
45:34de producteurs
45:35donc ça c'est quand même
45:36une des premières choses
45:37ça passe par
45:39déjà de la communication
45:40de la pédagogie
45:42sur effectivement
45:44où sont nos centrales
45:45autour du client
45:45même si on ne va pas
45:47tirer un cap
45:47enfin voilà
45:47c'est vrai que l'énergie
45:48c'est quand même
45:48très virtuel
45:49finalement quand on regarde
45:51mais néanmoins
45:52c'est pour ça
45:53à défaut d'être sûr
45:54que l'électricité
45:55vienne bien de la centrale
45:56même si elle n'est pas loin
45:56parce que l'électricité
45:57on pourrait aller la visiter
45:58on peut aller la visiter
45:59on peut la visiter
46:01après de manière
46:01assez triviale
46:02moi je rappelle que du coup
46:03c'est l'argent
46:04qui est le plus facile
46:04à suivre
46:06donc voilà
46:06sur les factures
46:07d'électricité
46:08nous il y a une ligne
46:08avec la fourniture
46:10qui sert bien
46:11à rémunérer le producteur
46:12donc voilà
46:12c'est ce cercle là
46:14avec
46:15je reparlais tout à l'heure
46:16d'écosystème local
46:18qu'on met en avant
46:19dans notre discours
46:20avec une expérimentation
46:22sur un certain nombre
46:23de mécanismes tarifaires
46:26innovants
46:26liés
46:27alors vous allez m'expliquer
46:28vous allez m'expliquer
46:29soit à la saisonnalité
46:31soit aux horaires
46:31c'est ça
46:32comment ça marche ça ?
46:34dans l'innovation
46:34pour les
46:35alors
46:35pour les producteurs
46:37en tout cas
46:38il y a souvent
46:39très souvent quand même
46:39des tarifications
46:40assez complexes
46:41justement puisque l'électricité
46:44sur le marché spot
46:45donc sur le marché au comptant
46:46elle a un prix
46:46qui varie quart d'heure
46:47par quart d'heure
46:48donc bon
46:49dans le cas
46:50enfin voilà
46:50donc certains producteurs
46:51ont des offres
46:52à prix spot
46:53donc avec cette variabilité
46:54et combien même
46:55on va simplifier
46:57entre guillemets
46:57la grille tarifaire
46:58pour ce producteur
47:00on aura au moins
47:01des prix qui vont varier
47:03chaque mois
47:04ou chaque trimestre
47:05et puis avec potentiellement
47:06des heures pleines
47:07et des heures creuses
47:08qui dans nos jargons
47:09qui ne sont pas les mêmes
47:10que celles du client particulier
47:12auquel on est habitué
47:13mais peu importe
47:13voilà
47:13donc effectivement
47:14les grilles
47:15les prix peuvent être
47:16assez complexes
47:16pour un producteur
47:17mais pour refléter
47:19ou capter
47:20permettre au producteur
47:21de capter la juste valeur
47:22de sa production
47:23et pour les consommateurs
47:25donc les consommateurs
47:26alors c'est pareil
47:27on va
47:28alors
47:28on va retrouver
47:30pour le coup
47:31on va se caler
47:32sur les usages
47:33pour commencer
47:33donc les offres de base
47:35les offres
47:35hors pleine
47:35hors creuse
47:36après
47:36pour les plus gros consommateurs
47:38on va parler d'offres
47:39hors saisonnalisées
47:39vous savez c'est l'été, hiver
47:41et puis après
47:41il y a hors pleine
47:42hors creuse pointe
47:43enfin voilà
47:43donc auquel
47:44certains des gros consommateurs
47:46sont habitués
47:47ensuite
47:48pareil
47:49dès qu'on est sur des clients
47:50entreprises
47:52on est capable
47:53soit de faire
47:54des offres
47:55alors
47:55qu'on appelle
47:56bloc plus spot
47:57alors voilà
47:58je ne sais pas
47:58ah non
47:59vous allez nous expliquer
48:00ce que c'est
48:00et on va comprendre
48:02donc ça c'est
48:04c'est à dire
48:04une consommation
48:05on va la regarder
48:07sur une année
48:07je dirais même
48:08d'un point de vue
48:09très graphique
48:09moi j'aime beaucoup
48:11tracer la courbe de charge
48:12pour regarder un peu
48:12à quoi ressemble
48:13cette consommation
48:14on va regarder
48:15qu'il y a un talon
48:16on va dire
48:16donc une consommation
48:18minimale
48:18mais qui est
48:19sur toute l'année
48:21donc c'est le point de départ
48:22pour fixer un bloc
48:23par exemple
48:23donc on va se dire
48:24bon ok
48:25tout ça
48:25on fixe le prix
48:27pour ce minimum
48:28et par contre
48:29tout ce qui est au-delà
48:31pourra être
48:32au spot éventuellement
48:33ou fixé ultérieurement
48:34voilà
48:35donc ça commence à être
48:35un peu plus technique
48:38donc ça dépend des clients
48:39évidemment
48:39il faut que le consommateur
48:40y trouve son intérêt
48:43mais du coup
48:44ça modifie
48:45la répartition des risques
48:46aussi entre le consommateur
48:48et le fournisseur
48:49et donc souvent
48:50ça permet
48:51pour le consommateur
48:52de gagner un peu
48:53d'économiser un peu
48:54sur les primes de risque
48:54qui sont inhérentes
48:55sinon à notre métier
48:56si on continue
48:57de se projeter
48:58dans les années à venir
48:59il y a des innovations
49:00technologiques
49:01ou des innovations
49:02d'organisation
49:04que vous avez en tête
49:05qui pourraient
49:06profondément changer
49:07le rôle des fournisseurs
49:08d'électricité
49:09alors
49:11innovation technologique
49:12en tout cas
49:12aujourd'hui
49:15si on parle
49:15sur le client particulier
49:16ou en tout cas
49:16les consommateurs
49:18plus petits
49:18le Linky
49:19je reviens
49:20mais
49:21a été une innovation
49:22et en tout cas
49:23aujourd'hui
49:24permet d'envisager
49:25des innovations
49:26tarifaires
49:27sur des grilles
49:28plus fines
49:28justement
49:29d'autres consommateurs
49:30ont déjà annoncé
49:31des offres
49:33spécifiques
49:33la journée
49:34quand il y a du soleil
49:36etc
49:36tout ça
49:37n'a été possible
49:38que grâce au Linky
49:39qui a été
49:41beaucoup critiqué
49:42par certains
49:42et qui finalement
49:43ouvre pas mal de portes
49:44ouvre des portes
49:45c'est important
49:46c'est aussi un outil
49:47qui permet
49:48avec le développement
49:48de la voiture électrique
49:50on voit aussi
49:50des offres se développer
49:52spécifiquement
49:52pour cet usage là
49:53toujours sur le client particulier
49:55après
49:56sur les innovations
49:57sur les clients professionnels
49:59bon
50:00historiquement
50:00ils ont tous
50:00des compteurs
50:01à courbe de charge
50:02c'est pareil
50:02c'est à dire
50:03qu'on enregistre
50:03vraiment au pas
50:045 minutes
50:04leur consommation
50:05donc c'est très précis
50:07donc ça permettait déjà
50:08de faire beaucoup de choses
50:09donc l'innovation là
50:10pour le coup
50:11elle est plutôt contractuelle
50:11j'évoquais le bloc
50:13plus spot
50:13voilà
50:14c'est ce genre de choses
50:15où on ne chance rien
50:16à l'installation du client
50:17mais par contre
50:17on va lui apporter
50:18de l'innovation contractuelle
50:19ne serait-ce que
50:20parce qu'il se met à installer
50:21des panneaux solaires
50:21chez lui aussi
50:22vous voyez
50:22prendre en compte ça
50:24sur tout ce qui est
50:25les corporate PPA
50:26c'est quoi ça ?
50:27alors c'est
50:28donc c'est des contrats
50:31qui sont développés
50:32entre un producteur
50:33et un consommateur
50:34j'ai envie de dire directement
50:35mais après nous
50:36on intervient
50:37dans ce genre de montage
50:38pour faire
50:39l'ensemble lié
50:40et ce qui est intéressant
50:41on voit beaucoup de groupes
50:42qui sur un seul site
50:44mettent du solaire
50:45mais ils en produisent trop
50:46mais plutôt que de leur en vendre
50:48sur le réseau
50:48ou à n'importe qui
50:49entre guillemets
50:49non
50:50eux ils veulent que ça serve
50:50à leurs autres groupes
50:51d'accord
50:52usines
50:52ou autres sites
50:53ailleurs en France
50:54donc ce type de montage
50:55contractuel
50:56permet justement
50:57de répartir cette énergie
50:59à l'intérieur d'un groupe
51:00si ça les intéresse
51:01merci beaucoup
51:02Antoine Garcia
51:03à bientôt sur
51:03sur Be Smart for Change
51:05c'est l'heure de notre rubrique
51:06start-up
51:07tout de suite
51:14Smart ID
51:15c'est notre rubrique
51:16consacrée aux start-up
51:17éco-responsables
51:19et je vous présente
51:20Elisa Jourde
51:21qui est avec nous
51:22en duplex
51:22la fondatrice de
51:24Foodprint
51:24que vous avez créé
51:25en 2022
51:26avec quelle idée ?
51:28Bonjour Thomas
51:29merci pour l'invitation
51:30alors en effet
51:32Foodprint
51:32l'idée
51:33c'était
51:34elle est venue
51:35en fait
51:35de demandes
51:36de restaurants
51:36universitaires
51:37à l'origine
51:38au sein desquels
51:39les étudiants
51:40et le personnel
51:41voulaient avoir
51:41plus d'infos
51:42plus de transparence
51:44sur les assiettes
51:44qui leur étaient proposées
51:45et derrière
51:46on s'est rendu compte
51:47également que
51:48malgré le fait
51:49que la partie alimentaire
51:50justement
51:51elle représente
51:51près de 80%
51:52du bilan carbone
51:54total des entreprises
51:55qui proposent
51:56justement des services
51:57de restauration
51:57et bien en fait
51:58il y avait peu de solutions
51:59pour analyser précisément
52:01et piloter
52:02la réduction
52:03au niveau alimentaire
52:05voilà
52:06donc c'est comme ça
52:06qu'on a créé
52:07Foodprint
52:08qui est aujourd'hui
52:09un outil spécialisé
52:11pour la restauration
52:11collective
52:12et qui analyse
52:14les menus
52:14l'empreinte carbone
52:16surtout de chaque plat
52:17le Nutri-Score
52:17également
52:18et ensuite
52:19voilà
52:20ces informations
52:20elles sont affichées
52:22en salle de restaurant
52:23de manière pédagogique
52:25ludique
52:26pour que
52:27les convives
52:27puissent avoir accès
52:28à cette information-là
52:29et en police
52:31elles sont utilisées
52:32aussi par les équipes
52:33pour collecter
52:35de la donnée
52:35suivre les évolutions
52:37dans le temps
52:37et puis
52:38améliorer progressivement
52:40aussi
52:40les menus
52:42qui sont vos clients
52:44aujourd'hui
52:44qu'est-ce qu'ils recherchent
52:45en signant un contrat
52:47avec Foodprint
52:48alors donc nos clients
52:49c'est surtout
52:50évidemment
52:50ce sont les acteurs
52:52de la restauration
52:53collective
52:53mais aussi
52:54des grandes entreprises
52:55qui ont des restaurants
52:56justement d'entreprise
52:57donc ça peut être aussi
52:58des acteurs industriels
53:00des établissements
53:01d'enseignement
53:01des collectivités
53:02et donc
53:04ce qui est intéressant
53:04d'ailleurs
53:05c'est que
53:05justement
53:06ce qu'ils recherchent
53:06leurs besoins
53:07en fait
53:07ils convergent
53:08peu importe le profil
53:09en général
53:10c'est mieux mesurer
53:11mieux communiquer
53:12donc mieux afficher
53:13d'où l'affichage en salle
53:14et puis mieux piloter
53:16justement dans le temps
53:17les impacts
53:18de cette partie alimentaire
53:19de leur bilan
53:20Mais alors
53:21comment vous faites
53:21parce que ça doit pas
53:22être si facile
53:23avec des ingrédients
53:25des aliments
53:26qui viennent de
53:27de lieux
53:28de pays différents
53:29on espère tous
53:30que c'est de plus en plus local
53:31mais bon
53:31c'est pas toujours le cas
53:32comment vous réussissez
53:34à globaliser tout ça ?
53:36Alors
53:37déjà on part
53:38des données
53:38qui sont déjà disponibles
53:40chez les restaurateurs
53:41donc c'est les fiches recettes
53:42avec donc
53:44les ingrédients
53:44les quantités
53:45et les données fournies
53:46c'est là
53:47que ça devient
53:49un petit peu complexe
53:50parce que
53:50voilà
53:51selon les
53:52selon les infos
53:53qu'on peut récupérer
53:54déjà
53:54nos clients
53:55n'ont pas toujours
53:56toutes les infos non plus
53:58en France
53:58on a quand même
53:59la chance
53:59d'avoir
53:59des bases de données
54:02notamment
54:03je pense à
54:03Agribalise
54:05et l'ADEME
54:06qui fait un gros travail
54:07là-dessus
54:07on a parmi les bases
54:09de données
54:09qui sont les plus
54:10avancées
54:10dans le monde
54:12donc on arrive
54:13ensuite à associer
54:14les différents ingrédients
54:16à ces bases de données-là
54:18environnementales
54:18nutritionnelles
54:19qui sont reconnues
54:20et à partir de là
54:21on calcule donc
54:22ces indicateurs
54:23par recette
54:24ça peut être par portion
54:25aussi
54:25par menu
54:26et puis voilà
54:27c'est comme ça
54:27qu'on restitue tout ça
54:29sous forme d'affichage
54:30ou de tableau de bord
54:31pour les clients
54:32Elisa
54:33est-ce que les menus
54:34changent
54:35au bout de quelques semaines
54:36ou de quelques mois ?
54:37Oui tout à fait
54:38et c'est pour ça
54:39que c'est intéressant
54:40pour nos clients
54:41justement d'avoir
54:42chaque jour
54:43les informations
54:44mises à jour
54:44parce qu'en fait
54:45typiquement
54:46en restauration collective
54:47les menus
54:47changent tous les jours
54:49dans beaucoup
54:50d'établissements
54:51de restauration
54:51aussi c'est le cas
54:52et donc
54:52pour eux
54:53c'est quand même
54:55assez pratique
54:56d'avoir ce prestataire
54:57j'ai mal posé
54:58alors j'ai mal posé ma question
54:58est-ce que les menus
54:59changent vers un modèle
55:02moins émetteur
55:03de carbone
55:05moins de viande
55:06etc
55:06est-ce que ça
55:08induit chez vos clients
55:09un changement stratégique
55:11d'une certaine façon ?
55:13Oui
55:13alors doucement
55:14mais sûrement
55:14j'ai envie de dire
55:15en fait nous
55:16on observe que
55:18notamment lorsque
55:19l'information est donnée
55:20donc elle est simple
55:21qu'elle est visible
55:22qu'elle est bien présentée
55:23elle peut influencer
55:24les choix
55:24par exemple nous
55:25en moyenne
55:26dans les restaurants
55:27d'entreprise
55:27on a le taux de prise
55:30des plats
55:30les moins carbonés
55:31qui augmente de 18%
55:33dans les 6 premiers mois
55:34d'affichage
55:35donc dans les 6 premiers mois
55:36où l'information
55:37est donnée aux convives
55:38après c'est pas magique
55:40non plus
55:40et ça suffit pas seul
55:42si on va avoir
55:43un impact plus puissant
55:46mais ça s'accompagne aussi
55:48d'un travail sur les recettes
55:49de la mise en avant
55:51des plats
55:51la pédagogie
55:52la formation
55:53évidemment des chefs
55:54aussi
55:56un tout dernier mot
55:58on pourrait appliquer
55:59ce modèle
55:59à des restaurants
56:02privés
56:02c'est à dire
56:02là où on peut aller
56:04de temps en temps
56:04le soir
56:05quand on a le temps
56:05et les moyens
56:07oui complètement
56:07ça peut leur être utile aussi
56:09la restauration
56:10dite privée
56:11c'est plutôt
56:11une restauration
56:13plaisir
56:13entre guillemets
56:14donc c'est vrai
56:15que c'est un petit peu
56:16moins ce qu'on recherche
56:17on recherche moins
56:18l'impact environnemental
56:19nutritionnel
56:20mais de plus en plus
56:21quand même
56:21on voit avec
56:22tous les différents
56:24fast-food
56:25justement
56:27un peu plus sains
56:28etc.
56:28qui émergent
56:30et en plus
56:31l'avantage
56:32c'est que c'est une restauration
56:33qui change
56:33les menus changent
56:35souvent selon
56:35plutôt selon les saisons
56:37donc on a moins souvent
56:38à faire cette analyse
56:39de menus
56:39donc oui totalement
56:40ça pourrait s'appliquer
56:41merci beaucoup
56:42Elisa Jourde
56:43et bon vent
56:44à Fundprint
56:45voilà c'est la fin
56:46de ce Smart Impact
56:48merci à toutes et à tous
56:49de votre fidélité
56:50à Be Smart for Change
56:51salut
56:52merci à tous
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