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Vendredi 3 juillet 2026, retrouvez Claire Bourgeois (Fondatrice, Alpha Conseils Co), Anne Gaignard (Directrice Générale, Place des Investisseurs) et François-Xavier Soeur (Président Fondateur, Terrae Patrimoine) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.
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00:03Peut-on tout rétéliser en matière d'investissement ?
00:06Voilà le sujet qui va nous animer aujourd'hui dans Patrimoine Cash.
00:08Pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir trois experts du sujet.
00:11Nous avons le plaisir d'accueillir tout d'abord Anne Guégnard.
00:13Bonjour Anne.
00:14Bonjour Nicolas.
00:15Merci d'être avec nous.
00:16Vous êtes directrice générale de Place des investisseurs.
00:18Vous échangez régulièrement avec les investisseurs particuliers.
00:21Vous communiquez avec eux sur le sujet.
00:23Vous allez nous expliquer effectivement quel est le point de vue que vous avez
00:26sur cette stratégie de rétélisation d'un certain nombre de professionnels de l'investissement.
00:30Ici, c'est toujours dans l'intérêt des investisseurs particuliers.
00:33On a le plaisir d'accueillir François-Xavier Seur également, fondateur de Terra et Patrimoine.
00:37Bonjour François-Xavier.
00:38Bonjour Nicolas.
00:39Bonjour à tous.
00:39Merci d'être avec nous.
00:40Vous êtes conseil en gestion de patrimoine également.
00:42Et vous avez un avis assez arrêté sur un nombre de produits qui sont parfois proposés
00:47à des particuliers qui ne connaissent pas forcément tous les tenants et aboutissants des produits.
00:52Et on a le plaisir d'accueillir également Claire Bourgeois.
00:54Bonjour Claire.
00:54Bonjour.
00:55Bonjour à tous.
00:55Fondatrice de Alpha Conseil Co.
00:57Vous allez nous expliquer un petit peu comment vous voyez la démocratisation d'un certain
01:02nombre de produits financiers et si c'est toujours dans l'intérêt de tous les membres
01:07de la chaîne de valeur jusqu'au client final.
01:11Peut-être pour commencer, Anne Gagnard, directrice générale de Place des investisseurs.
01:15Vous discutez avec les investisseurs particuliers.
01:18Vous constatez ce phénomène de rétélisation d'un certain nombre de produits financiers.
01:23Comment est-ce que vous analysez cette dynamique ?
01:27On comprend qu'il y a effectivement beaucoup d'épargne sur les assurances-vie, les livrets,
01:31les comptes courants des ménages français.
01:33On comprend qu'on ait envie de leur proposer parfois des solutions d'investissement un peu plus dynamiques.
01:39Comment est-ce que vous analysez cette tendance aujourd'hui ?
01:42Alors d'abord, je la confirme parce qu'effectivement, les investisseurs individuels,
01:47ils sont sollicités par toute une chaîne d'intervenants financiers sur différents types de produits.
01:56Donc vous avez bien raison de dire que ce n'est pas uniquement la rétélisation d'un seul produit.
02:02Donc ça, c'est plutôt une bonne chose parce que nous, en tant que représentants des investisseurs individuels,
02:07on se dit qu'effectivement, avoir une offre qui se diversifie, c'est bien,
02:11mais qui se diversifie pour quel objectif ?
02:14Donc c'est là-dessus qu'on va revenir.
02:19Donc on le voit sur tout.
02:21Et puis...
02:22Est-ce qu'il y a une demande des particuliers d'aller sur des produits financiers plus complexes, plus dynamiques,
02:28donc potentiellement avec plus de gains, mais plus de risques aussi ?
02:31Alors, pas forcément plus complexes.
02:33D'accord.
02:33Il y a une appétence, certainement, parce qu'il y a aussi une culture financière qui augmente,
02:40même si on en est encore loin de certains pays comme la Suède, par exemple,
02:45et qu'on a envie, puisqu'on parle de fléchage, de l'épargne,
02:48d'aller vers ce type de culture beaucoup plus...
02:55qui a une plus grande connaissance sur les marchés financiers.
02:59Mais donc, ça ne veut pas dire...
03:01Ritalisation ne veut pas forcément dire...
03:03Complexification.
03:04Complexification, exactement.
03:06Malheureusement, aujourd'hui, ce qu'on voit...
03:08D'abord, moi, je n'aime pas le mot démocratisation.
03:11D'accord.
03:12D'accord ?
03:12Parce que...
03:13Et là, si on parle, par exemple, du private equity,
03:16quand on rentre, effectivement, aujourd'hui,
03:18on passe de...
03:20par...
03:21de...
03:221 million, 2 millions d'euros,
03:23à peut-être 100 000,
03:24mais 100 000 euros pour rentrer sur un produit de private equity,
03:27ce n'est pas encore de la démocratisation.
03:30D'accord ?
03:31Après, on a vu des fonds qui proposaient...
03:33Et il y a des offres comme ça, absolument.
03:35Des parts plus restreintes encore.
03:36Il y a des parts plus restreintes,
03:37mais ce n'est pas la grande majorité.
03:39La grande majorité reste encore.
03:41Et après ça, le...
03:43vraiment, le problème crucial,
03:45c'est la compréhension des mécanismes
03:50pour atteindre quel objectif.
03:52Donc, moi, je rappelle souvent dans l'association
03:54que quand on commence à vouloir investir,
03:57au-delà de l'épargne de précaution,
03:59ça commence d'abord par de l'introspection.
04:01Qu'est-ce que je veux faire pour quel objectif ?
04:04C'est exprimer son besoin.
04:06On en parlait tout à l'heure avec mes deux collègues de plateau.
04:10Avant l'émission, oui.
04:11Voilà, exactement.
04:12Et pour pouvoir exprimer son besoin,
04:15il faut avoir compris les concepts de base.
04:21Et voilà, on sait bien que, par exemple,
04:23les conseillers de gestion en patrimoine,
04:25vous passez beaucoup de temps à faire accoucher les gens
04:27et comprendre déjà qu'est-ce que c'est que leurs besoins.
04:30Et c'est votre responsabilité.
04:32Parce que si vous proposez des produits
04:34qui ne sont pas adaptés à leurs besoins,
04:36c'est votre responsabilité qui va être mis en cause.
04:38Mais alors, justement, Claire Bourgeois,
04:39on peut continuer avec vous.
04:40D'un côté, il y a cette démocratisation,
04:43même si vous n'aimez pas le terme,
04:45ou cette rétélisation d'un certain nombre d'investissements
04:47qui, en fait, élargit l'offre
04:48que vous pouvez proposer quand même à vos clients.
04:51Mais d'un autre côté,
04:52il y a cet alignement d'objectifs,
04:55le tout quand même avec un petit peu de pédagogie financière.
04:56C'est-à-dire qu'il faut quand même savoir
04:58dans quoi on peut investir.
04:59Mais ça va dans les deux sens.
05:00Ça veut dire que parfois,
05:01on n'est peut-être pas conscient
05:01de toute l'offre qui peut exister.
05:03Comment est-ce que vous voyez, vous,
05:05ce phénomène de rétélisation ?
05:06Est-ce que vous voyez ça avec méfiance
05:08ou au contraire avec opportunité, peut-être,
05:12pour les clients que vous accompagnez ?
05:14Alors, ce n'est pas parce que vous décimalisez une part,
05:16c'est-à-dire que vous minimisez le ticket d'entrée,
05:19que vous avez minimisé la difficulté du produit.
05:23D'accord.
05:24C'est simple de diviser le montant de la part,
05:27c'est beaucoup plus simple de partager l'expérience.
05:30L'intérêt des produits liquides,
05:32de manière générale,
05:33c'est quand même que ça offre une prime d'illiquidité
05:36à un certain nombre d'acteurs
05:37qui n'y avaient pas accès auparavant.
05:39Ça leur permet de contribuer
05:40au financement de l'économie réelle
05:42pour certains chefs d'entreprise
05:44qui ont créé leur patrimoine comme ça.
05:47Ils sont contents de pouvoir financer leur paire.
05:50Bien sûr, là, on parle de private equity,
05:52de privé, voire peut-être d'immobilier non-côté.
05:53Voilà, donc là, ça a un intérêt quand même assez important.
05:56Le bémol, c'est qu'il faut qu'effectivement,
05:58cette rétélisation,
06:00elle ne laisse pas l'épargnant au bord de la route
06:03quand il veut sortir son produit en difficulté,
06:07parce qu'il a mal appréhendé les risques
06:08et mal appréhendé la liquidité.
06:10C'est tout l'enjeu.
06:11Le sujet, il est là.
06:11Par exemple, c'est quand il y a
06:13ce qu'on pourrait appeler un marketing de la liquidité
06:15en disant que cette liquidité, elle existe,
06:18mais elle n'est pas complète.
06:20L'épargnant qui comprend qu'elle existe
06:22et qui peut-être oublie un peu la deuxième partie
06:24en disant qu'elle n'est pas complète,
06:25le jour où on veut sortir,
06:27c'est là où ça commence à poser problème.
06:28C'est humain d'oublier le don de ça.
06:32En fait, quand on veut rétéliser,
06:33il y a trois enjeux à adresser
06:35et il ne faut pas se rater.
06:36Le premier, c'est la simplicité.
06:38Il y a un exemple magnifique de rétélisation,
06:40c'est les ETF.
06:41Les ETF, ça a permis au plus grand nombre
06:44d'accéder à des actifs
06:46qui n'étaient pas si faciles à répliquer.
06:48Un indice monde, c'est quand même pas facile à répliquer.
06:51À des frais limités
06:53et en étant assez fair sur la réplication.
06:56Ça ressemble à ce qu'on achète.
06:57C'est déjà pas mal.
06:59Donc là, c'est un exemple de simplification,
07:02de rétélisation qui a bien fonctionné.
07:03Et le contre-exemple, c'est la rétélisation,
07:06par exemple, des produits structurés
07:08où là, on a tout rétélisé,
07:11sauf la simplicité.
07:12D'accord.
07:13Deuxième enjeu, à mon avis,
07:14qu'il ne faut pas...
07:15On va y revenir sur les produits structurés.
07:16Même sur les ETF,
07:18parce qu'on veut se dire
07:18que les ETF font aussi un chemin
07:20vers la complexification.
07:22On est parti de quelque chose de simple.
07:24Et maintenant, effectivement,
07:25on en voit beaucoup différents
07:26et effectivement, beaucoup d'innovation.
07:28C'est vrai, on pourra en reparler.
07:29Il y a quelque chose qui est pur
07:29et qui commence à être dénaturé.
07:32Deuxième truc à par attrait,
07:33c'est la capacité du marché.
07:36Si vous êtes gérant micro-cap,
07:39vous allez dire
07:40ma capacité, à un moment,
07:41elle est limitée.
07:42Ne m'envoyez plus d'argent,
07:44je ne saurais pas comment l'employer.
07:46Bien sûr.
07:46Et donc là, on a un afflux massif
07:48de capitaux dans des marchés
07:49qui ont une capacité limitée.
07:51Et les gérants, du coup,
07:52refusent les capitaux ?
07:52Non, malheureusement, pas toujours.
07:54Et donc, les gérants, qu'est-ce qu'ils font ?
07:55Les bons gérants le font.
07:57Oui, oui.
07:57On le voit sur différentes classes actives.
07:58Oui, oui.
07:58Mais pas toujours.
08:00Et donc, qu'est-ce qu'ils font ?
08:02Ils commencent à acheter un peu plus cher,
08:04ils commencent à prendre un peu plus de risques,
08:05ils sortent de leur univers de base.
08:07D'accord.
08:08Bon, là, je fais un peu allusion
08:09au SCPI, on leur a compris.
08:11C'est ce que j'allais dire.
08:13En tout cas, c'est ce qu'on a vu
08:14il y a quelques années.
08:15Oui, bien sûr.
08:15Mais ce n'est pas parce que vous envoyez
08:18beaucoup d'argent retail
08:20que vous avez rétélisé la liquidité.
08:23Ce n'est pas vrai.
08:26Et dernier truc, c'est justement la liquidité.
08:29Vous pouvez essayer de faire rentrer un rond dans un carré.
08:33Ce n'est quand même pas si simple de faire croire
08:34que vous allez rendre liquide un actif illiquide.
08:38Donc, en Europe, il y a les LTIF 2.0
08:41qui essayent quand même un peu d'encadrer la chose
08:44avec des mécanismes de liquidité
08:47qui sont un peu prévus.
08:48On ne laisse pas l'épargnant tout seul dans son véhicule.
08:52Mais quand même, on a un sujet.
08:54Ce n'est pas si facile de retailiser la liquidité.
08:58Et en réalité, il faut arriver à expliquer ça correctement au client
09:02et que le client l'entende et l'entende dans la durée.
09:06On va parler de produits structurés et de liquidités.
09:09Juste avant François-Xavier Serres, je rebondis sur les ETF.
09:13Est-ce que les ETF et notamment la création d'ETF MSCI World
09:19qui se sont développés quand même sur des marchés haussiers
09:21ont pu faire croire que c'était facile d'aller vers des produits
09:26un tout petit peu plus sophistiqués
09:28que la détention d'une assurance vie à 60-40 par exemple ?
09:35Le 60-40, ça a été longtemps un modèle qu'on a développé,
09:38qu'on a exposé en disant qu'il faut effectivement ce 60-40
09:41qui a été développé aux Etats-Unis, importé en Europe,
09:43qui permettait normalement d'avoir cette allocation équilibrée,
09:46performante dans le temps.
09:46Et puis forcément, comme toute martingale, elle n'existe pas.
09:50D'accord.
09:51On le voit.
09:51Ce n'est même pas qu'elle n'existe plus, c'est qu'elle n'existe pas.
09:53C'est qu'elle n'existe pas.
09:53Mais la martingale n'existe pas en finance.
09:55Il faut dire ce qui est...
09:56Ça n'existe pas dans le temps.
09:57Ça n'existe pas dans le temps.
09:58Voilà, c'est exactement ce que j'allais dire.
09:59C'est-à-dire que ça fonctionne à un moment,
10:01et à un moment, c'est le moteur obligataire qui est en panne,
10:03à un moment, c'est le moteur action qui va être en panne.
10:05Donc dire, il faut 60-40, ça n'existe pas.
10:08L'ETF, dire il faut le MSCI World.
10:10Le MSCI World, on peut le critiquer, on peut dire...
10:13Il y a beaucoup de choses à critiquer sur ce qui est simple,
10:16qui s'appelle World, mais qui quand même pose problème.
10:19C'est-à-dire que c'est fait par des Américains.
10:21Puis ça va.
10:22Il y a le côté financier, il y a le côté sociétal.
10:24C'est-à-dire que c'est des indices faits par des Américains,
10:27par des sociétés américaines,
10:29qui représentent à 70% des actions américaines en sous-jacent.
10:32Et on a quand même les Américains qui sont en train d'aspirer l'épargne
10:35entre autres des Européens pour financer des sociétés américaines.
10:38Et finalement, derrière, nous revendre des produits
10:41sous la forme de services,
10:42qu'en plus maintenant, ils nous surtaxent.
10:44Donc, on est quand même aussi...
10:46Nous, on a quand même une responsabilité en tant qu'investisseurs,
10:49qu'épargnants, que conseillers, de dire
10:51oui, l'ETF, c'est un super produit, c'est très bien.
10:54Ça a permis de démocratiser l'accès au marché actions
10:58à partir de petites sommes.
10:59Ça permet d'éduquer les investisseurs.
11:01Et ça, c'est extrêmement important.
11:02C'est-à-dire que, je pense que vous le voyez aussi
11:04en tant que conseillers en gestion de patrimoine,
11:05c'est que les gens, aujourd'hui, arrivent plus informés qu'avant.
11:08Ils arrivent déjà avec des ETF ?
11:09Ils arrivent avec des ETF et c'est très bien.
11:11Ils en ont déjà.
11:11Tous les jeunes, ils rentrent sur l'investissement par des ETF.
11:15C'est vraiment...
11:16J'ai en plus une clientèle qui est plutôt jeune
11:18par rapport à l'univers de la gestion de patrimoine.
11:19J'ai des clients qui ont beaucoup 40, 45 ans,
11:21qui sèdent leur première boîte.
11:22C'est quelque chose qui est assez French Tech, ma clientèle.
11:25Qui, très souvent, ils ont un premier compte d'une banque en ligne,
11:27pas forcément française.
11:29Parfois, il y a un peu de crypto, il y a un peu d'or,
11:32il y a un peu d'ETF.
11:32Il y a des tests.
11:33Il y a des tests.
11:35Est-ce qu'ils arrivent après à rapatrier ?
11:36Ça, c'est un autre sujet.
11:37Mais on peut parler des cryptos.
11:38Est-ce que nous-mêmes, on arrive derrière ?
11:40Il y a des fois, on met trois mois, quatre mois
11:42à récupérer des comptes titres, des PEA,
11:45à récupérer ça, parce que c'est sur des plateformes
11:46qui ne nous répondent pas.
11:47C'est très long.
11:48On a aussi le service après-vente derrière.
11:50Par contre, c'est sûr que quand il y a un événement majeur,
11:52on vient voir en conseiller,
11:53parce qu'on se dit, là, j'ai besoin d'une structuration.
11:55Par contre, on arrive sur des personnes
11:57qui savent ce que c'est qu'une action,
11:58qui savent ce que c'est que la volatilité,
12:00mais qui, effectivement, sont habituées
12:02à une liquidité parfaite.
12:04Et ça, c'est quelque chose qui peut être problématique.
12:06Donc, l'ETF a eu l'avantage de démocratiser,
12:09peut-être critiquer,
12:11à cette liquidité qui est la liquidité du marché d'action,
12:14qui est par moment bonne, par moment pas bonne.
12:16Bien sûr.
12:17Et qui a eu surtout cet avantage fabuleux
12:18qui est celui de faire baisser les frais du marché
12:20d'une façon générale.
12:20Parce qu'il ne faut pas oublier que la retailisation
12:22de l'ensemble des produits,
12:23avoir accès à énormément de produits différents,
12:25permet la concurrence,
12:27permet de faire baisser les frais.
12:28Nous, en tant que conseillers,
12:29nous diminuons nos marges,
12:30ce n'est pas plus mal,
12:31mais surtout permet in fine pour le client
12:33d'avoir quand même des produits
12:34un petit peu moins chargés.
12:34Donc ça, c'est quand même un avantage,
12:36de voir qu'il y a beaucoup d'acteurs sur le marché
12:37qui proposent...
12:38Les bénéfices de la démocratisation,
12:40même si on n'aime pas le terme démocratisation.
12:41C'est le bénéfice d'avoir accès à plus d'acteurs
12:45et de la concurrence, tout simplement.
12:46Un marché plus concurrent,
12:47c'est un marché qui est plus efficient.
12:48Et que penser de la sortie de nouveaux produits
12:52en ETF qui viennent proposer
12:54parfois du capital garanti,
12:56parfois répliquer des fonctionnements
12:58de produits structurés ou autres ?
13:00Est-ce que là, c'est toujours
13:02dans une dynamique vertueuse de démocratisation ?
13:05Non.
13:05Moi, je trouve que c'est l'afflux...
13:07Pour moi, c'est clair.
13:07Pour moi, c'est l'excès de liquidité
13:10et c'est l'excès d'attention aussi.
13:12On le sait, les marchés financiers,
13:14les investisseurs passent rapidement
13:15d'une classe d'actifs à une autre.
13:17Et les marchés se racontent une histoire.
13:18À un moment, on est focus sur le pétrole.
13:21À un moment, on est focus sur l'or.
13:22À un moment, on est focus sur l'IA.
13:23Il y a deux ans, on ne pouvait pas lever
13:252 millions ou 3 millions d'euros
13:27sans dire « je monte ma boîte SAS ».
13:28Trois ans après, si on a une SAS,
13:30c'est moins 80%.
13:31Bon, c'est cette idée-là d'attention.
13:34On peut faire un parallèle
13:35avec la gestion de patrimoine.
13:36Le nombre de prospects qui arrivent aujourd'hui,
13:38parce qu'ils ont écouté YouTube
13:40et d'autres choses,
13:41en nous demandant une holding,
13:43ou en nous demandant un contrat d'assurance-vie luxembourgeois,
13:45alors qu'ils n'en ont factuellement pas besoin,
13:47c'est dingue.
13:48En fait, notre rôle de conseiller,
13:50c'est souvent de dire non.
13:52Non, ça, ce n'est pas pour vous.
13:54Alors, c'est d'autant plus vrai
13:55pour les produits retail.
13:57Et nos clients nous aiment
13:58quand on leur dit non.
13:58Parce qu'ils viennent pour qu'on leur dise non.
14:01Non, vous n'avez pas la bonne idée.
14:03C'est vrai qu'il y a un vrai sujet.
14:05Il y a cette volonté de flécher l'épargne
14:07et d'une partie, effectivement,
14:09des professionnels de l'investissement
14:10d'aller proposer leurs investissements
14:13à des clients finaux.
14:14Mais il y a aussi une montée en puissance
14:16de la pédagogie financière,
14:17et notamment des influenceurs financiers ou autres,
14:20avec des gens qui ont des discours
14:23très qualitatifs et d'expertise,
14:25d'autres un petit peu moins.
14:26Et peut-être, du coup,
14:27cette idée qu'il me faut absolument
14:30le dernier produit qui est proposé
14:32aux plus grandes fortunes,
14:33avec cette idée que c'est forcément
14:34un produit meilleur,
14:35même si ça ne correspond pas à mon profil.
14:38Alors, on peut décrypter un petit peu les choses.
14:40Premièrement, moi,
14:41je serais toujours très positive.
14:43Et là, j'accepte le mot démocratisation.
14:46Quand on ne parle pas particulièrement d'un produit.
14:51Bien sûr.
14:51Mais oui, c'est très très bien.
14:53Moi, ça fait plus de 40 ans
14:54que je suis dans cette industrie
14:56de voir, aujourd'hui,
14:57le mouvement, notamment des jeunes,
15:00plus jeunes que les vôtres,
15:0225 ans et tout ça,
15:03vraiment qui rentrent dans la vie active,
15:05qui sont arrivés depuis le Covid.
15:08Oui, ils sont arrivés avec des cryptos,
15:10ils sont arrivés à des ETF.
15:12C'est notre responsabilité
15:14de pouvoir maintenant tirer le fil
15:16et de les éduquer à d'autres choses.
15:18Donc moi, je vois ça de façon assez positive.
15:21Les réseaux sociaux sur la démocratisation,
15:24c'est comme les réseaux sociaux.
15:25Il y a des choses très très bien,
15:27très qualitatives,
15:28et puis il y a des choses moins bien.
15:30Le marketing qui se fait uniquement sur
15:33vous allez avoir accès à quelque chose
15:37que des happy few institutionnels avaient le droit.
15:40Que seuls les riches connaissent.
15:42On en voit tous les jours sur les réseaux sociaux.
15:44C'est du mauvais marketing.
15:44Et même des institutionnels.
15:46Enfin, on le sait,
15:47les produits de private equity
15:49pour les institutionnels,
15:51ils n'ont pas la même rentabilité
15:53que ceux pour le retail.
15:54Et on sait pourquoi la question de liquidité,
15:56elle est majeure.
15:58Voilà.
15:58Donc il faut juste avoir un discours
16:02fiable et honnête.
16:04Et deuxièmement,
16:05oui, l'autre vecteur,
16:06vraiment qui fonctionne beaucoup
16:07avec les jeunes
16:08et sur lesquels on attire l'attention,
16:10c'est que quand vous faites un investissement,
16:12et je reviens toujours à l'introspection,
16:14c'est pas anodin de se dire
16:16qu'on se pose des questions.
16:17Il n'y a pas de précipitation.
16:18On ne va pas rater une opportunité.
16:21Donc on réfléchit.
16:22On ne comprend pas.
16:24Tant que je ne comprends pas,
16:25j'investis pas.
16:26Moi, j'ai une anecdote
16:28d'un grand responsable
16:31d'une salle de marché
16:32d'une très grande banque française
16:33qui m'a dit
16:34« Plus je vais,
16:35plus je dis qu'il faut investir
16:37dans des choses que je comprends
16:39et qui ne m'empêchent pas
16:40de dormir la nuit. »
16:42Donc, alors bon,
16:42là, on sort de la canicule.
16:44On était un petit peu empêchés
16:45de dormir.
16:45Mais pour d'autres raisons.
16:47Donc ça, c'est fondamental.
16:49Donc oui, on peut aller
16:50vers la réutilisation.
16:51Oui, il le faut.
16:52Oui, je pense qu'il faut
16:53que les Français
16:53soient plus éduqués
16:54et prennent.
16:55Et on pourra même faire
16:56une dégression sur les femmes
16:59particulièrement.
17:01Mais il faut y aller
17:02dans de bonnes conditions.
17:04Donc il faut accompagner
17:05ce mouvement.
17:06Les bonnes conditions,
17:07ça veut dire quoi ?
17:08Ça veut dire
17:09démocratiser la compétence.
17:10Parce qu'en réalité,
17:12on réutilise le produit.
17:13Mais si on réutilise pas
17:14la compétence qui va avec,
17:15on n'a rien gagné.
17:16Réutiliser la compétence,
17:17ça veut dire quoi ?
17:18Transmettre plus ?
17:19Voilà, transmettre plus,
17:20faire en sorte que chacun
17:21qui souscrit dans un produit
17:22le fasse en connaissance de cause,
17:25qui vérifie que ça correspond
17:26à son profil,
17:26à ses objectifs,
17:28qu'il est capable
17:28de supporter le risque,
17:29qu'il a une bonne appréciation
17:30de l'instrument.
17:32Donc ça, c'est extrêmement important.
17:34Et ça veut dire
17:35qu'on ne fait plus
17:35de produits complexes dans ce cas ?
17:37Ou alors seulement
17:38pour des clients très avertis ?
17:39On adapte le produit
17:41au client.
17:42Mais donc, par exemple,
17:42si je prends l'exemple
17:43des produits structurés,
17:43ça veut dire qu'il y a
17:45beaucoup de gens aujourd'hui
17:46qui ont été équipés
17:46de produits structurés
17:47qu'ils ne comprenaient pas.
17:48Mais c'est terrible.
17:49Oui, c'est ça ?
17:49C'est terrible.
17:50Vous ne voyez pas ce qu'on voit ?
17:51Non, mais c'est pour ça
17:52que je vous invite,
17:53c'est pour savoir.
17:54Et ce qu'on récupère
17:55comme portefeuille.
17:56Ah, c'est affreux.
17:56Parce qu'en transfert,
17:57on en récupère.
17:58Parce qu'on peut faire
17:59les ordres de remplacement,
18:00donc récupérer des contrats
18:01qui étaient parfois
18:01chez des confrères
18:02et qu'on récupère.
18:04On va prendre l'exemple
18:05le plus connu en ce moment,
18:06c'est le Stellantis
18:06où il y a 2,4 milliards de pertes
18:08pour les investisseurs.
18:09L'attente, mais oui.
18:10L'attente, mais la probabilité
18:12que ça soit revue
18:13est quand même assez peu probable
18:14par les investisseurs.
18:16Moi, j'ai encore des portefeuilles
18:17que j'ai récupérés
18:18avec du Renault dedans.
18:19Mais les produits structurés,
18:20ils ont été faits il y a 8 ans.
18:21La ligne, elle est à moins 70,
18:23moins 75.
18:23Ils ne reverront pas leur capital.
18:26Ils vont récupérer 10, 15 % peut-être
18:27de ce qu'ils ont investi
18:29il y a 8 ans.
18:30Mais alors, moi, là-dessus,
18:31il y a quelque chose
18:31que j'aimerais comprendre
18:32parce que j'en ai fait beaucoup
18:33des émissions sur les produits structurés.
18:34Et souvent, on me parle
18:35de produits structurés
18:35à capital garantie
18:36qui va avec cet argument
18:38de retailisation,
18:39justement, de démocratisation.
18:41Bon, là, sur Stellantis,
18:41je comprends que c'était
18:42il y a 8 ans.
18:43Ce n'était peut-être pas le cas.
18:44Non, dans Stellantis,
18:45ça a été fait il y a moins d'un an.
18:46C'est des choses qui ont été faites
18:47il y a un an, un an et demi.
18:48Renault, ça a été fait.
18:49Oui, d'accord.
18:50Mais de toute façon,
18:51la single stock,
18:52enfin, moi, ce que j'ai pu voir passer
18:52au cours des...
18:53Moi, qui suis un vieux
18:54conseiller en vieillissement de patrimoine,
18:55bien sûr,
18:56ça fait quand même plus d'une dizaine d'années
18:58que je fais ce métier.
18:59J'ai quand même vu passer
18:59un type de produit structuré,
19:01particulièrement,
19:01qui fait défaut.
19:03C'est le produit single stock,
19:04donc sur une action.
19:06Quand vous vous exposez
19:07à une action
19:08à un moment précis,
19:10moi, j'en ai vu passer
19:11du structuré la semaine dernière
19:12sur SpaceX.
19:15SpaceX, si vous voulez...
19:16J'ai le plus exotique, moi.
19:18J'ai une personne
19:20dans le monde artistique
19:22sans revenu
19:22ou à peu près, on va dire,
19:245 enfants à charge
19:25dans quelques besoins.
19:27Il s'est retrouvé
19:28en la totalité de son patrimoine
19:30investi à hauteur de 30%
19:32sur un produit structuré
19:33maturité 12 ans
19:34indexé sur un corridor
19:36CMS 10 ans.
19:37Ça fait 30 ans
19:37que je travaille en finance.
19:38Le CMS 10 ans,
19:39pour l'expliquer,
19:40je me concentre.
19:41C'est pas...
19:42Le corridor, tout de suite,
19:44on met une couche.
19:45Maturité 12 ans,
19:46coupon zéro
19:47si jamais la barrière
19:48a été activée.
19:49Donc, on a 30% du patrimoine
19:51qui est à zéro
19:51pendant 12 ans.
19:52Et boum,
19:52qui ont été faits en plus
19:53il y a quelques années,
19:54sont sortis de ce corridor
19:55et ne rapportent rien.
19:56Mais qu'est-ce qui se passe ?
19:56Alors, là,
19:57j'aimerais comprendre.
19:58Peut-on tout ritualiser ?
19:59Effectivement,
20:00là, on voit des produits
20:01complexes
20:01qu'on a du mal à expliquer
20:02et des particuliers
20:04qui ne comprennent pas
20:05les produits
20:05dans lesquels ils ont bien signé
20:07à un moment pour les avoir.
20:08Mais il y a une règle
20:09qu'il faut partager,
20:10c'est si je ne comprends pas,
20:11je ne fais pas.
20:11Voilà.
20:12Règle universelle.
20:13En finance,
20:13règle universelle.
20:14Donc, faites répéter
20:15dix fois s'il faut.
20:16Et j'ai du temps
20:17pour comprendre.
20:18Oui, oui, exactement.
20:19Mais faites répéter
20:19dix fois s'il faut
20:21jusqu'à ce que vous ayez
20:21l'impression de comprendre.
20:22Et au bout de la dixième fois,
20:23si vous n'avez pas compris,
20:24dites je n'ai pas compris.
20:26Ce n'est pas interdit.
20:27Il y a une sophistication,
20:29une complexité
20:30qui est plaisante
20:31intellectuellement
20:31dans la finance.
20:32Moi, elle m'a ravie
20:33pendant trente ans.
20:34Sauf que pour les particuliers,
20:36je pense que ce n'est pas ça l'enjeu.
20:38Il y a une bonne question
20:38aussi pour challenger ce genre.
20:40Donc déjà,
20:41il faut comprendre.
20:42Et puis après,
20:43il y a aussi une question
20:44de bon sens.
20:44Est-ce que je pourrais arriver
20:45au même objectif
20:46avec quelque chose
20:47de peut-être plus simple ?
20:49Moins cher.
20:50Moins cher.
20:51Oui, mais il y a un sujet frais
20:52aussi sur les produits structurés.
20:54Alors, il y a un sujet frais.
20:55Et rémunération
20:55de ceux qui vous les proposent.
20:57Absolument.
20:57Il y a un sujet frais.
20:58Et puis je reviendrai
20:59sur quelque chose
20:59que disait François-Xavier.
21:00Et il y a aussi
21:02de comprendre combien d'intermédiaires
21:05interviennent dans le produit.
21:07Parce que les produits structurés,
21:08on peut aussi avoir un défaut
21:09de l'émetteur du produit structuré.
21:12C'est souvent mis en avant ça pour le coup.
21:14Voilà.
21:14Mais ça, oui, mais bon.
21:15En tout cas sur mon plateau.
21:16En tout cas sur mon plateau.
21:17L'investisseur individuel le comprend,
21:19c'est une autre chose.
21:20Et à qui profite le cri ?
21:21Et à qui profite effectivement.
21:24C'est-à-dire,
21:24quel est l'intérêt de la banque
21:26à émettre ce produit-là ?
21:27Quel risque elle couvre, vraiment ?
21:29Sur les deux indices à décrément,
21:31et sans décrément.
21:32Oui, oui, bien sûr.
21:32Sur les indices à décrément,
21:34c'est évident,
21:35la banque ne sait pas anticiper
21:36le dividende d'une action
21:38de manière précise.
21:38Et c'est un risque
21:39qu'elle veut couvrir.
21:40Donc elle transfère ce risque
21:42au particulier
21:42dans des produits structurés
21:44sur des actions
21:44dont l'indice est à décrément.
21:47Et c'est ça,
21:48la mécanique du produit structuré.
21:50Et à l'origine,
21:51c'est la banque
21:51qui passe le risque
21:53à quelqu'un d'autre.
21:54D'accord.
21:54À l'institutionnel,
21:55au particulier.
21:56Exactement.
21:57Et donc,
21:58sur les agréments
21:59et aussi
22:01la fiabilité
22:02des différents types d'acteurs,
22:04parce que je reviens
22:04sur ce que vous disiez,
22:05c'est quand même important
22:06aussi de savoir
22:07est-ce qu'on travaille
22:08avec des acteurs,
22:09est-ce que toute la chaîne
22:10est en réglementation
22:12française ou pas ?
22:13Enfin, moi,
22:13je le répète
22:14beaucoup souvent
22:16pour Duritel,
22:19voilà,
22:19sachez aussi
22:20sous quelles réglementations
22:21vous travaillez
22:23parce que le jour
22:24où vous aurez besoin,
22:25enfin,
22:25on ne l'espère pas,
22:26mais ça peut arriver,
22:27où il y a un problème,
22:29eh bien,
22:30savoir qu'on est
22:31dans une législation française,
22:33ça coûte quand même
22:33beaucoup moins cher
22:34que d'aller prendre
22:35des avocats
22:36à Londres aux Etats-Unis.
22:37on a des contraires
22:38qui ont été condamnés
22:39pour avoir commercialisé
22:40des produits
22:41qui étaient sous une législation
22:42non pas française
22:43en tant que conseillers
22:44en investissement financier
22:45et qui ont pris
22:46des multiples de chiffres
22:47d'affaires en amende derrière,
22:48parfois même jusqu'à
22:49des interdictions d'exercer.
22:50Là, sur les produits structurés,
22:51la MF a alerté d'ailleurs.
22:53La MF a alerté.
22:54Moi, les décriments,
22:55tu dois voir que
22:55dès que je vois passer décriments,
22:56ça me fait à peu près fuir
22:58parce que le décriments,
23:00c'est quand même complexe
23:00selon le niveau de l'indice,
23:02selon etc.
23:02Enfin, c'est très complexe
23:03le produit structuré.
23:05D'abord, on a attaqué en pourcents,
23:06puis on a attaqué en points,
23:08puis on n'a pas attaqué
23:09avec un indice à 1000
23:10mais avec un indice à 750.
23:11Donc, 50 points sur 750,
23:13ce n'est pas la même chose
23:13que 50 points sur 1000.
23:15Vous voyez le niveau de...
23:15Là, les trois phrases
23:17que je viens de dire,
23:17je pense qu'il n'y a pas
23:18grand monde qui les a comprises.
23:19Contrairement au corridor
23:19CMS 10 ans.
23:20Voilà, on l'a compris.
23:21Qui est une évidence absolue.
23:22Mais c'est ça, la réalisation.
23:26C'est-à-dire se dire
23:26que ce sont des produits complexes,
23:28il faut bien dissocier l'accès.
23:30C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
23:30on peut investir dans ces produits,
23:32mais est-ce qu'on doit y investir
23:34parce qu'on les comprend ?
23:35Et c'est deux notions
23:36qui sont extrêmement différentes.
23:37En fait, on vous ouvre la porte,
23:38mais on ne vous donne pas les clés.
23:39D'accord.
23:40Et c'est vache.
23:41En fait, c'est pas un joli cadeau.
23:43Mais il faut se constater
23:44que beaucoup de particuliers
23:45y sont allés aujourd'hui.
23:46Oui, bien sûr.
23:47Mais conseillers.
23:48Conseillers.
23:49Ils y sont allés soit
23:50parce qu'ils ont été influencés
23:51sur les réseaux sociaux,
23:52possibilité une,
23:53possibilité deux,
23:54il y a eu un conseiller
23:54qui a poussé vers ce produit.
23:57En fait, ce qui est difficile
23:58dans cette réalisation,
24:00c'est de ne pas dénaturer
24:01le produit à la fin.
24:02Donc, c'est bien ce qui s'est passé
24:05parce qu'on a rentré
24:07une masse de pognon quand même.
24:09Oui, bien sûr.
24:10Il y a eu un effet de mode
24:12sur les SCPI.
24:13Et il n'y avait pas assez
24:14de sous-jacents investissables.
24:16Donc, tous les gens,
24:18même s'ils avaient
24:18un processus très carré,
24:20etc., ont été obligés
24:21de l'aménager un petit peu
24:23pour investir vite
24:25parce que le client
24:26est naturel, impatient, etc.
24:29Et c'est comme ça
24:30que ça ne se termine pas bien.
24:31Mais sur les produits structurés,
24:33pardon,
24:33parce que sur les SCPI,
24:35on en a beaucoup parlé
24:35sur ce plateau,
24:36il y a effectivement eu des excès,
24:37mais ce n'était pas tout le marché.
24:39Est-ce que sur les produits structurés,
24:40on est là sur un produit
24:42qui ne devrait pas être
24:44dans le portefeuille
24:45des particuliers ?
24:46Ou est-ce que c'est juste
24:48que là,
24:49la démocratisation est allée
24:50trop fort sur les produits structurés,
24:51mais quand même,
24:52ça peut correspondre
24:53à des profils de particuliers ?
24:54La SCPI est un produit
24:56qui est né retail
24:58parce que ça a toujours
24:59été un produit accessible,
25:01ça a toujours été un produit
25:03qui finalement n'est pas
25:03si complexe que ça
25:04à comprendre
25:05et qui a toujours été
25:07largement distribué.
25:08Par contre,
25:08il a été surinvesti.
25:10Surtarifé.
25:11Surtarifé.
25:13Il y en a qui ont bien mangé.
25:15Il y en a qui ont bien mangé.
25:16De toute façon,
25:16quand il y a de l'argent
25:17à investir,
25:18très souvent,
25:18ça crée des opportunismes,
25:20que ce soit pour capter de l'argent
25:22ou pour avoir des rémunérations.
25:24Le produit structuré
25:25est un produit
25:26qui est né complexe
25:27et qui a été démocratisé.
25:28C'est la grande différence.
25:30Et on peut rajouter
25:31de la complexité à la complexité.
25:33On ne démocratise pas
25:34la complexité.
25:35Après,
25:35il ne faut pas tout jeter.
25:37Il y a certains profils,
25:40des profils qui sont expérimentés,
25:42qui ont déjà eu
25:43l'expérience des marchés financiers
25:45dans certains cycles différents,
25:47qui ont la capacité
25:48à ce qu'on leur explique
25:49en détail
25:49certains produits structurés.
25:51Après,
25:51je suis d'accord,
25:52il y a des trucs
25:52qu'on ne fait pas.
25:54Le single name,
25:55on ne va pas faire.
25:55Le produit structuré,
25:56avec une échéance 12 ans,
25:58on ne fait pas.
25:59Il y a des choses...
26:00Quand vous dites
26:00on ne fait pas,
26:00c'est qu'il ne faut pas faire.
26:01Il ne faut pas faire.
26:02Il y a des règles minimum.
26:03Il faut qu'ils le comprennent
26:04et pourquoi on le fait.
26:05Ça doit correspondre
26:06à un objectif
26:08dans leur gestion de patrimoine.
26:10Ce n'est pas unique.
26:12qui doit correspondre
26:12à cet objectif-là.
26:13S'ils n'ont pas un objectif
26:15qui est aligné avec ça,
26:16on ne le fait pas,
26:17on fait autre chose.
26:18Cette brique,
26:19elle n'est pas de 20%
26:20pour tous les clients.
26:21Ah ben non,
26:21ça c'est sûr.
26:22Un mot peut-être avec vous,
26:24Anne Guéniard,
26:25de ce qu'on a vu aux Etats-Unis.
26:27Ce qui s'est passé
26:27sur la dette privée
26:28aux Etats-Unis,
26:30inquiétude sur les valorisations
26:31des entreprises SaaS,
26:32détenues,
26:33enfin,
26:34dans lesquelles
26:34un certain nombre
26:35de fonds de dette privée,
26:36de grands fonds américains
26:37de dette privée
26:38avaient investi,
26:40inquiétude sur les valorisations
26:41et beaucoup d'investisseurs
26:42particuliers
26:43qui ont voulu sortir
26:44en même temps.
26:45Alors,
26:45ils étaient sur des véhicules
26:46d'investissement
26:46qui étaient cotés en bourse,
26:47qui avaient parfois
26:48des leviers,
26:49donc ce n'est pas du tout
26:50la même mécanique
26:50qu'en Europe,
26:51mais quand même,
26:52ça montre quelque chose,
26:53ça montre qu'il faut aussi
26:55prendre en compte
26:55quand on démocratise
26:57ou retailise l'investissement
26:58qu'il peut y avoir
26:58un comportement moutonnier,
27:00c'est ce qu'on a vu
27:01sur les SCPI aussi,
27:02où on veut tous sortir
27:03en même temps
27:03puisqu'on a cru
27:05à cette liquidité,
27:06même si elle était partielle,
27:07mais on s'est arrêté
27:08au mot liquidité,
27:09et le jour où il y a
27:10le moindre problème,
27:11en fait,
27:12tout le monde veut sortir
27:13au même moment
27:13comme on sortirait
27:14d'une action en bourse.
27:15Est-ce que là,
27:15il n'y a pas aussi
27:16quelque chose à intégrer
27:17du point de vue
27:17des professionnels
27:18de se dire
27:19le particulier n'aura jamais
27:21le même comportement
27:21que l'investisseur institutionnel
27:23qu'a le temps devant lui ?
27:24Exactement.
27:25Alors,
27:25il y a des choses aussi
27:26qui sont paradoxales,
27:27je vais y revenir
27:27sur la bourse,
27:29mais oui,
27:30là vous avez complètement raison
27:34et alors,
27:35peut-être que c'est bien expliqué
27:36quand même
27:36et les conseillers
27:38insistent dessus
27:39et que les particuliers
27:40ne veulent pas entendre
27:41les conditions de sortie,
27:42parce que ce cas
27:45existe aussi,
27:46mais c'est vrai
27:46que l'AMF
27:47a bien communiqué,
27:49par exemple,
27:49sur les CPI,
27:51les rangs de sortie,
27:52comment les mécanismes
27:54de rangs de sortie,
27:54on a des appels là-dessus.
27:56Oui,
27:58la société me dit
27:59que je peux sortir
28:00à tel prix,
28:01mais ils ne peuvent pas
28:01me dire quand,
28:02il y a un classement
28:03et tout,
28:03et donc ça,
28:04ce n'est pas bien expliqué.
28:06donc c'est important.
28:08La liquidité,
28:09elle est vraiment
28:10un concept de base
28:11qu'il faut que les investisseurs
28:12comprennent.
28:13Alors,
28:13ce qui est paradoxal
28:14par rapport à la bourse,
28:16et moi je viens de là,
28:18donc c'est ce que je connais mieux,
28:19mais le retail,
28:20qui est investi
28:21sur des sociétés cotées,
28:22quand les choses bougent,
28:24alors ça,
28:25c'était avant le Covid
28:26et avant les nouveaux entrants,
28:28eh bien en fait,
28:29il est assez,
28:31il ne panique pas,
28:32il reste,
28:32et à la limite,
28:33il va racheter
28:34pour moyenner
28:35à la baisse,
28:36c'est un peu ce qu'on a vu
28:37au moment des tarifs douaniers
28:39avec Trump et tout,
28:41il y a eu quelques jours
28:41de flottement,
28:42puis après,
28:43le retail,
28:45il a racheté.
28:46Donc,
28:46le bémol que je mets,
28:47c'est des investisseurs particuliers
28:49qui sont déjà habitués
28:51à la bourse
28:51depuis de nouvelles années.
28:53Maintenant,
28:54qu'est-ce qui va se passer
28:55dans les années à venir
28:56avec ces nouveaux entrants,
28:58donc ces jeunes investisseurs
28:59qui n'ont pas inconnue
29:00de grandes crises,
29:02comment va être
29:03leur comportement
29:05face à ça ?
29:06Est-ce qu'ils vont avoir
29:07un comportement moutonnier
29:08ou pas ?
29:09Voilà.
29:09Mais ce qui est paradoxal,
29:11c'est que sur la bourse,
29:12les investisseurs avertis,
29:13ils restent.
29:14Alors qu'ils pourraient sortir.
29:17Ils pourraient sortir.
29:19Alors qu'on a l'impression,
29:20par exemple,
29:21sur des fonds de private equity,
29:22de se sentir coincés.
29:24Et pourtant,
29:24je pense quand même
29:25qu'il y a beaucoup de conseillers,
29:26beaucoup de sociétés
29:27qui le font bien
29:28et qui ont expliqué les choses,
29:30eh bien là,
29:31il y a une envie de sortir.
29:33Je ne sais pas comment
29:34vous l'expliquez.
29:34Je pense que j'ai une explication
29:36partielle,
29:37qui n'est pas forcément la bonne,
29:38mais il y a l'accès
29:38à l'information.
29:40C'est-à-dire que
29:41quand vous êtes investisseur,
29:43je vous dis n'importe quoi,
29:43chez LVMH,
29:45vous voyez ce que fait LVMH.
29:47Vous voyez des boutiques,
29:48vous avez accès aux rapports.
29:49Quand on est en bourse,
29:50forcément,
29:50il y a une transparence.
29:51Il y a les trimestriels,
29:53dès que le chiffre d'affaires
29:55est au-dessus,
29:56en-dessous,
29:57il y a les profit warnings,
29:57il y a des règles extrêmement précises
29:59de communication, etc.
30:01Le private equity
30:02a cette difficulté
30:03d'accès à l'information.
30:04D'autant plus
30:05quand on est
30:06sur des marchés
30:07qui sont peut-être des marchés
30:08par exemple américains
30:09pour un français.
30:11Autant,
30:12nous, en tant que conseiller,
30:13quand on a, par exemple,
30:13de la dette privée européenne,
30:14moi, typiquement,
30:15j'en ai un portefeuille,
30:16je sais qu'est-ce qu'il y a exactement,
30:17je sais quelles sont les sociétés
30:19qui sont sur la watch list,
30:20je sais à combien
30:21elles sont valorisées
30:22et j'échange très régulièrement
30:24avec le gérant.
30:25Moi, un fonds aux US,
30:26je vais être très clair,
30:26je n'y mets pas les pieds
30:27parce que je n'ai pas d'infos.
30:28D'accord.
30:29Et il y a aussi
30:29cette espèce de boîte noire
30:31où du coup,
30:31on ne se fie qu'au bruit
30:33parce qu'on dit
30:34oulala,
30:34ça va casser aux Etats-Unis
30:36sur la dette
30:36parce qu'il y a
30:37tous ces mécanismes
30:38qu'on a entendus
30:39sur la dette US
30:39et qui sont réels
30:40avec des fonds
30:41qui ont été spécialisés
30:42sur certaines thématiques
30:44avec des investisseurs
30:45où on n'a fait que
30:46une partie dette
30:47où à côté,
30:48on ne met pas l'equity,
30:48on ne met pas une partie
30:50plus traditionnelle bancaire
30:51où en plus,
30:52s'il y a un effet
30:52de levier derrière
30:53ou parfois,
30:53il y a de la titrisation
30:54encore derrière.
30:55On peut peut-être
30:56revenir sur la jeunesse
30:57de tous ces actifs
30:59illiquides,
31:00les actifs réels.
31:02À l'origine,
31:03il y a une débancarisation.
31:05C'est-à-dire,
31:05suite à la crise de 2008,
31:06les banques se retirent,
31:07il n'y a plus personne
31:08pour prêter,
31:09il faut trouver
31:09de nouveaux acteurs.
31:10Il y a un besoin de cash.
31:10Voilà,
31:11on va taper en gros
31:12les institutionnels.
31:14Les institutionnels,
31:16le pouvoir public
31:17va avoir tendance
31:18à les aider
31:18à aller dans cette voie-là.
31:20On peut citer
31:20Solvabilité 2.
31:22Dans le cadre
31:22de Solvabilité 2,
31:23c'était jackpot
31:24de mettre des actifs réels
31:25puisque comme ça,
31:26comme ils n'étaient pas
31:27valorisés tous les jours,
31:29c'est là où c'est un peu
31:29pousse au crime.
31:30Il n'y a donc pas
31:31de volatilité.
31:32Donc la volatilité,
31:35votre marge de solvabilité
31:36est réduite,
31:37ce qui est très bien
31:37pour un assureur.
31:38Une fois qu'on a rempli
31:39les poches des assureurs,
31:40parce qu'au bout d'un moment,
31:42ils ont leur allocation cible
31:43qui est atteinte,
31:44on ne peut plus en remettre.
31:44Qu'est-ce qu'on fait ?
31:45On cherche des relais.
31:46Et les relais,
31:47on va les chercher
31:47auprès du particulier.
31:49Et pour les particuliers,
31:50ça a une vertu quand même.
31:51C'est un actif
31:52qui ne bouge pas autant
31:53que les marchés actions
31:54et donc qui empêche parfois
31:56de réagir émotionnellement.
31:58Bien sûr.
31:59De sortir en bas,
32:00de racheter en haut,
32:01etc.
32:01Donc pour une portion
32:03du patrimoine,
32:04ça fait du sens.
32:05On capte une prime
32:06des liquidités
32:07et on ajoute
32:08un peu de sécurité
32:09sur sa façon
32:10de gérer les événements.
32:12Le problème,
32:12c'est que quand tout le monde
32:16rentre sur la même classe
32:17d'actifs,
32:18on arrive à dénaturer
32:20le produit sous-jacent.
32:21La dette privée
32:22que les institutionnels
32:24achetaient il y a 10 ans,
32:26dans le cadre de solvabilité 2,
32:27ce n'est pas la dette privée
32:28que les particuliers
32:29achètent aujourd'hui.
32:29Ce n'est pas vrai.
32:30Mais est-ce que ça veut dire
32:31que cette réaction émotionnelle
32:33qu'on voit maintenant
32:33sur certains investissements
32:35démocratisés
32:35où il y a beaucoup
32:36d'acteurs qui sont entrés,
32:38est-ce que ça veut dire
32:38qu'il y a un nouveau risque
32:39à prendre en compte
32:39qui est de sorties
32:41tous en même temps
32:42d'une partie des investisseurs
32:43particuliers
32:43assurés par la liquidité ?
32:45On peut résumer le truc
32:45assez simplement.
32:46Sur les fonds overgreen,
32:48sur tout ce type de fonds,
32:49vous avez de la liquidité
32:50tant que vous n'en avez pas besoin.
32:51Parce que le jour,
32:52vous en aurez besoin,
32:53vous ne serez pas tout seul.
32:55Et on n'aura plus.
32:56Donc,
32:56si vous êtes le seul
32:57pour une raison totalement anecdotique
32:59qu'avoir besoin de la liquidité,
33:00vous avez une chance,
33:01si vous êtes plus d'un,
33:01c'est fini.
33:03Si on veut mettre
33:04un petit pavé dans la mare
33:05en plus sur le plan
33:06du private equity,
33:07si on a ouvert aux particuliers aussi,
33:09c'est parce que ça permet aussi
33:10de préserver les marges
33:11d'un certain nombre d'acteurs.
33:12C'est-à-dire que
33:13quand vous êtes un gros fonds
33:14de private equity
33:15et que vous avez
33:16comme investisseur
33:17uniquement
33:18des investisseurs
33:19type fonds de pension,
33:22que de l'investisseur institutionnel,
33:23il y a un pouvoir
33:24de négociation en face
33:25sur les marges
33:26qui est quand même assez fort.
33:27Quand vous avez face à vous
33:28du retail,
33:30il n'y a pas du tout
33:30le même pouvoir de négociation.
33:32Donc,
33:32ça a été aussi une façon
33:33de préserver
33:34un certain nombre de marges.
33:35Ça amène une question.
33:37Souvent,
33:37l'argument,
33:38c'est de dire
33:39vous avez accès,
33:40alors pour le private equity,
33:41mais pas que,
33:41partout,
33:42vous avez accès
33:43aux mêmes investissements
33:44exactement
33:45que les professionnels,
33:46que les fonds de pension,
33:48que les fonds institutionnels,
33:49bref,
33:49que ceux qui s'y connaissent.
33:50Donc,
33:51ça pousse un peu à se dire
33:52j'ai même pas besoin
33:52de regarder dans quoi j'investis
33:53puisque les professionnels y vont.
33:55Est-ce qu'il faut adhérer
33:57à ça ?
33:57Ça dépend lesquels.
33:58Il y en a qui sont
34:00quand même assez transparents
34:01et qui, effectivement,
34:02vont co-investir avec des fonds
34:03et qui vont investir
34:04à la fois
34:05leur capitaux propres,
34:06parce que généralement,
34:06il y a quand même
34:07des capitaux propres
34:07à placer au niveau
34:08d'une société,
34:09vont avoir un fonds institutionnel
34:10qui va co-investir
34:11aux côtés du fonds particulier.
34:13Ça,
34:13c'est un gage de confiance,
34:15de qualité ?
34:16C'est un gage,
34:16en tout cas,
34:16un minimum d'alignement d'intérêts.
34:18D'accord.
34:18Quand tout le monde investit
34:19dans le même sens,
34:21c'est quand même
34:21toujours rassurant.
34:23Mais il y a quand même
34:24des mécanismes,
34:25notamment pour assurer
34:26la liquidité,
34:27d'être en fonds evergain
34:28qui fait que...
34:29Et ça se paye.
34:30Et ça dilue
34:31la rentabilité.
34:33La performance.
34:33C'est pas seulement du cash.
34:35Exact.
34:35Et ce qui est normal.
34:36Ce qui rapporte 12
34:37ou je dis n'importe quoi,
34:39ce qui est rapporté
34:3910 ou 12 pour un instit
34:40va rapporter 6
34:41pour un particulier.
34:42Exactement.
34:42D'accord.
34:42À cause de la liquidité proposée.
34:44Exactement.
34:44Même si c'est le partiel.
34:47Exactement.
34:48Il y a un certain nombre
34:49d'acteurs qui le disent
34:51ouvertement.
34:52Et donc, nous,
34:52on n'a pas de problème
34:53avec ça.
34:54Le problème,
34:55c'est quand on vous dit
34:55ah, vous allez avoir
34:57la même performance
34:58que pour des institutionnels.
35:00Donc ça...
35:00Avant frais.
35:01Voilà.
35:02Avant frais.
35:03Donc ça,
35:03c'est pas effectivement
35:06très sain.
35:07Ça fait partie
35:08de ce que je mets en gras,
35:09moi, comme notion
35:09de la liquidité
35:10dans les propositions.
35:12Lorsqu'on fait
35:13une stratégie patrimoniale
35:14et qu'on arrive
35:14à la partie allocation,
35:15la partie liquidité,
35:16moi, je la mets en gras.
35:17Ça fait quelques années.
35:17On disait que c'était
35:18extrêmement difficile
35:19de faire accoucher
35:20un client
35:20de ses objectifs réels,
35:23de ses besoins.
35:23Alors,
35:24le faire accoucher
35:25d'un planning de liquidité,
35:26c'est encore autre chose.
35:27Ah bah oui, bien sûr.
35:28En théorie,
35:29personne n'a besoin
35:29de liquidité.
35:30En pratique,
35:31on a beaucoup plus souvent
35:32qu'on croit
35:33besoin de liquidité.
35:34Donc en fait,
35:35nous,
35:35notre métier,
35:36c'est de calibrer
35:37cette classe d'actifs
35:38et liquides
35:38sur le planning
35:39des besoins de liquidité
35:41du client.
35:41D'accord.
35:41Et c'est ça qui doit être
35:43le plus solide possible
35:44pour qu'on ne fasse pas
35:45de bêtises.
35:45Et c'est hyper dur.
35:46Et dans les années à venir,
35:47le private equity
35:48va quand même être compliqué
35:49à gérer parce qu'on a
35:50un stock qui va sortir là,
35:52qui a été financé,
35:53un peu comme la SCPI.
35:54C'est peut-être arrivé
35:55plus rapidement sur la SCPI
35:56que sur le private equity
35:57parce que la SCPI,
35:58ça s'est tendu plus rapidement
36:00avec en fait un législateur
36:02aussi en France
36:03qui a été...
36:05Ce n'est pas eux
36:05qui ont mis la bombe
36:06parce qu'on a accusé
36:07à un moment la SCPI
36:08de calculer la valorisation.
36:10Et comme c'est retail,
36:12les prix baissent,
36:14les parts baissent.
36:14Donc, on demande à retirer,
36:16les particuliers se retirent.
36:18Ça matérialise
36:19des nouvelles moins-values.
36:19En fait, c'est très compliqué
36:20sur un fonds immobilier
36:21d'inverser cette tendance
36:22parce que la moins-value
36:23appelle à des collectes.
36:24La décollecte appelle
36:24à matérialisation
36:25de nouvelles moins-values
36:26quand on est en période de crise.
36:27Il y a aussi un stock
36:28qui existe de private equity
36:29qui a été financé
36:30entre 2019 et 2021
36:33qui, maintenant à 6-7 ans,
36:36qui va devoir être refinancé.
36:38Et ça, ça va être très compliqué.
36:39Il y a ce stock-là
36:40qui va sortir sur de la dette
36:41et sur du private buyout
36:44et des choses comme ça
36:45qui ont été financées.
36:46Plus à côté,
36:47toute une série de choses
36:48plus offensives
36:49qui ont été faites
36:50et où on commence à parler
36:51de licornes zombies
36:52aux États-Unis
36:54où il y a quand même eu
36:54des millions,
36:56pour ne pas dire des milliards
36:56qui ont été élevés
36:57sur certaines boîtes
36:58qui aujourd'hui
36:58ne valent plus rien.
37:00Rapidement,
37:01tous les trois,
37:02très rapidement,
37:02on va commencer avec vous,
37:03François-Xavier Serre.
37:05La démocratisation
37:05est-elle une opportunité
37:06pour l'épargnant
37:07et est-ce que ça change
37:08votre métier ?
37:08C'est une opportunité
37:10pour l'épargnant,
37:11c'est une obligation
37:12pour le conseiller
37:13de s'en servir
37:14pour diversifier,
37:15pour avoir plusieurs moteurs
37:16de performance.
37:16Ça change le métier,
37:17ça oblige à être
37:18beaucoup plus complet
37:19parce que ça oblige
37:20à faire appel
37:20à plus de compétences.
37:23Par contre,
37:23ça appelle à faire attention
37:25aux margoulins
37:26qui se développent
37:26par opportunité
37:28parce que dès qu'il y a
37:28de l'argent à prendre,
37:30il y a des personnes
37:30qui vont mal le faire.
37:32Il faut se fier souvent
37:33à l'ADN des sociétés
37:36avant d'aller chercher
37:38des nouveaux acteurs,
37:39peut-être nouveaux entrants
37:40parfois qui veulent
37:40tout disrupter,
37:41qu'ils ne disruptent pas
37:42forcément très bien.
37:43Claire Bourgeois,
37:44même question.
37:44Bien sûr que c'est une opportunité.
37:47Tout à l'heure,
37:47on disait qu'il faut faire attention
37:48sur la rétélisation,
37:50la démocratisation
37:51à ne pas dénaturer le produit.
37:53On ne peut pas rétéliser
37:54la simplicité,
37:56on ne peut pas rétéliser
37:57la liquidité,
37:58on ne peut pas rétéliser
37:59la capacité,
37:59la profondeur de marché.
38:00Tout ça,
38:01ce n'est pas vrai.
38:02Moi, j'appelle de mes vœux
38:03un truc,
38:04c'est la rétélisation
38:06du conseil
38:07en investissement de qualité.
38:08Parce qu'en fait,
38:09cette rétélisation,
38:10elle ne doit aller de pair
38:11qu'avec un conseil de qualité.
38:13Et celui-là,
38:13il n'est pas encore
38:15aussi accessible
38:16qu'on croit.
38:17Comment on fait ?
38:18Parce que tout le monde
38:19peut aller voir
38:20un conseiller en gestion
38:20de patrimoine aujourd'hui.
38:21Justement,
38:22c'est un des...
38:23Alors, on n'a plus le temps
38:24d'ouvrir le sujet,
38:25mais...
38:25Non, c'est pas si facile.
38:26D'accord.
38:27Voilà, c'est pas si facile.
38:29C'est assez opaque
38:30comme métier.
38:31La tarification du métier
38:32est particulièrement opaque.
38:36Les gestionnaires de patrimoine,
38:37ils peuvent se parer
38:38de mots un peu techniques.
38:39Donc, ça fait peur.
38:40C'est pas si facile
38:42d'aller voir un conseiller
38:42en gestion de patrimoine.
38:43Et quand on est conseillé,
38:44c'est pas si facile
38:45de dire à un client,
38:46vous êtes trop petit pour moi,
38:48je peux pas vous prendre
38:49pour telle et telle raison.
38:50D'accord.
38:51Mais il faut savoir le dire.
38:52Il faut savoir l'expliquer.
38:54Anne Guénard ?
38:55Moi, je vais être comme mes collègues.
38:57C'est-à-dire, c'est une opportunité,
38:59certainement.
39:00Il ne faut pas la louper.
39:02On a besoin que tous les acteurs,
39:05je dirais, de bonne volonté,
39:07se mettent ensemble
39:08pour se dire, effectivement,
39:10on crée un marché sain
39:13des investisseurs individuels
39:15en France,
39:16mais en Europe.
39:17On a besoin.
39:18Investir, c'est agir.
39:20J'arrête pas de le répéter.
39:21Donc, savoir dans quoi
39:22les particuliers investissent,
39:24est-ce qu'ils vont effectivement
39:26investir sur des boîtes
39:27aux États-Unis
39:28ou sur des boîtes européennes
39:30ou sur des infrastructures européennes,
39:31c'est important
39:32qu'ils le comprennent aussi,
39:34même s'ils sont dans une optique
39:36de se construire quelque chose
39:38pour eux.
39:39Ça veut pas dire
39:40qu'ils excluent quand même
39:41qu'ils ne vivent pas
39:41dans un monde global.
39:43Donc, on y arrivera.
39:45On va y arriver.
39:47Et parce que dans toute
39:49cette réitalisation,
39:50il y a quand même aussi
39:50beaucoup ce discours ambiant
39:52de regarder cette épargne
39:53qui sert à rien.
39:54Il faut qu'elle soit productive.
39:56Donc, je veux dire,
39:57ça surfe beaucoup là-dessus.
39:58Et c'est pas forcément faux,
40:00mais ça vient en augmentant
40:04le niveau d'éducation financière
40:06des Français et des Européens.
40:09Il n'y a pas que la France.
40:09Il ne faut pas que taper
40:10sur la France.
40:11Le patrimoine de la plupart
40:12des Français,
40:12c'est quand même
40:13une résidence principale,
40:14un livret A
40:15et pour les plus fous,
40:16une assurance vie
40:16avec du fonds euro.
40:17Donc, on est quand même
40:19loin d'avoir des investisseurs
40:20qui savent
40:21ce dans quoi ils investissent.
40:22Il y a énormément de progrès.
40:23Et un fonds euro
40:24pour pouvoir témoigner
40:26de soirées où je suis allée,
40:27même, ils ne savent pas
40:28ce que c'est.
40:30Et pourtant,
40:30ils ont des produits structurés,
40:31des SCPI.
40:32Mais oui,
40:32donc, il faut...
40:34Non, mais voilà,
40:34il y a beaucoup de gens aussi.
40:36Et il y a quelque chose
40:37d'important parce que nous,
40:38on fait aussi beaucoup
40:38de formation sur les femmes.
40:40Alors, je suis désolée
40:40parce que j'en parle toujours,
40:41mais c'est bien.
40:43Il va aussi y avoir
40:44beaucoup de transmissions.
40:45Les femmes,
40:45elles reçoivent aussi
40:46des produits de transmission,
40:48par exemple, des actions.
40:49Et elles ne s'en sont
40:50jamais occupées.
40:52Donc là aussi,
40:52on a des gens
40:53qui vont avoir des produits,
40:54je pense que vous les retrouvez
40:55dans vos cabinets,
40:57et qui disent,
40:58mais attendez,
40:58moi, j'ai eu ça
40:59par transmission.
41:01Qu'est-ce que j'en fais ?
41:02On va malheureusement
41:03devoir s'arrêter là.
41:04Merci à tous les trois.
41:05Merci Anne Guéniard,
41:06directrice générale
41:06de Place des Investisseurs.
41:07Merci Claire Bourgeois,
41:08fondatrice de Alpha Conseil Co.
41:10Et merci François-Xavier Seur,
41:12fondateur de Terrae Patrimoine.
41:14Merci à tous les trois.
41:14Merci de nous avoir suivis
41:16dans Patrimoine Cash.
41:18Et je vous dis à très vite
41:19sur Bsmart for Change.
41:21Merci à tous les trois.
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