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  • il y a 29 minutes
Mercredi 1 juillet 2026, retrouvez Wilfried Kopec (chef du département énergie, FNCCR), Fabrice Jobard (Associé FJ-SLA, Consultants), Anouck Paumard (Porte-parole, Lidl France), Marion Enzer (Directrice générale, Blue Bees) et Laure Verhaeghe (cofondatrice, Lendosphère) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de celles et ceux qui font de
00:12la transformation environnementale et sociétale un axe fort de leur stratégie.
00:15Voici le sommaire, c'est Anouk Pommard, la directrice des affaires publiques et de l'engagement de Lidl France qui
00:20sera l'invité du grand entretien tout à l'heure.
00:2326 minutes pour découvrir comment elle répond aux critiques visant la grande distribution et comment améliorer le bilan carbone et
00:29biodiversité de ces 1625 magasins.
00:32Mais d'abord, je reçois Laure Verag, la cofondatrice de l'Indosphère, expert du financement participatif dédié à la transition
00:39énergétique, secteur qui repart à la hausse dans notre débat.
00:43On découvrira le label Terre d'Innovation, comment fonctionne-t-il, qu'apporte-t-il aux communes ?
00:47Sélectionnez chaque année réponse dans une dizaine de minutes.
00:49Et puis, dans la rubrique Smart Ideas, la bonne idée du jour, elle est signée Bluebeez, c'est une plateforme
00:56de financement participatif pour l'agroécologie.
00:59Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:07L'invité de ce Smart Impact, c'est Laure Verag, bonjour.
01:11Bonjour Thomas.
01:11Bienvenue, vous êtes la cofondatrice de l'Indosphère, expert du financement participatif dédié à la transition énergétique,
01:17créée en 2014, une douzaine d'années d'expérience.
01:2112 ans après, qu'est devenue l'Endosphère aujourd'hui ? Vous en êtes où ?
01:24L'Endosphère est devenue une plateforme référente et leader sur son marché en France et en Europe du financement de
01:31la transition énergétique,
01:32avec aujourd'hui près de 900 millions d'euros investis à la plateforme et une base d'investisseurs
01:38qui approche les 120 000 personnes actuellement, donc investisseurs, sur nos deux plateformes,
01:43puisqu'on a aussi fait l'acquisition de l'Endopolis.
01:46Donc avec nos deux plateformes, aujourd'hui, c'est quasiment 1 600 projets d'énergie renouvelable qui ont été financés
01:52depuis 12 ans.
01:53Et ce financement participatif dédié à la transition énergétique, il en est où aujourd'hui ?
01:59J'avais vu qu'il y avait eu quelques années de baisse ou de pause, on en est où aujourd
02:04'hui ?
02:04Aujourd'hui, ce financement participatif qui est dédié au financement d'actifs d'infrastructures renouvelables,
02:10c'est une colonne vertébrale, c'est un des piliers du financement participatif globalement sur le marché en France.
02:16Depuis quelques années, les plateformes dédiées à l'immobilier ont, elles, connu un ralentissement et une décollecte
02:24depuis les difficultés liées évidemment aux sous-jacents, à la crise immobilière,
02:28quand pendant ce temps-là, le secteur et la verticale énergie renouvelable fait figure de valeur refuge.
02:35Ça a tenu en quelque sorte.
02:37Une grande résilience, pas de perte définitive à date sur l'ensemble de nos encours, des projets financés,
02:43et un taux d'intérêt, une performance qui est aujourd'hui maintenue autour de 7,7,2% en moyenne
02:49servie aux investisseurs.
02:50Donc finalement, un couple rendement-risque qui permet aux investisseurs de s'y retrouver
02:57avec cette absence de perte et ce taux de 7,2% en moyenne l'année dernière,
03:02tout en conjuguant sens et performance.
03:04Et ça, c'est aussi quelque part une motivation supplémentaire qu'on voit croître au fur et à mesure des
03:11années
03:11dans une logique de diversification et de verdissement des placements.
03:14Quand vous dites sens et performance, c'est vrai que je pense que c'est d'autant plus important
03:21que certains projets peuvent être confrontés.
03:24Évidemment, je n'amalgame pas, ce n'est pas vrai pour tous, ça dépend comment ils sont présentés, etc.
03:28Mais il y a des projets d'énergie renouvelable qui sont parfois mal reçus par les riverains.
03:32Est-ce que c'est un frein au développement des projets que vous financez ?
03:35Alors, on a effectivement en France des développements de projets qui peuvent faire l'objet de grandes polémiques
03:42avec parfois des mouvements anti-éolien notamment, mais ça commence à arriver aussi dans le solaire sur d'autres enjeux.
03:48L'éolien, c'est des gens du paysage ou de nuisances sonores qui sont décriés par ses opposants.
03:53Sur le solaire, ça va plutôt être sur du conflit d'usage avec la superficie agricole, l'emprise au sol.
03:59Exactement. Il faut savoir que ces projets aujourd'hui sont très bien encadrés.
04:03Leur développement en France est extrêmement encadré, très long.
04:06C'est des études faune, flore, bruit, qui peuvent prendre 3, 4, 5 ans.
04:12C'est trop long d'ailleurs.
04:13C'est très long. C'est beaucoup trop long par rapport à l'urgence climatique.
04:16Et par rapport à d'autres pays où ça va plus vite.
04:18Où c'est deux fois plus court en Allemagne.
04:20C'est toujours pareil. On voit le verre à moitié vide, c'est bien parce qu'on contrôle, mais on
04:24met trop de temps.
04:25Et nous, ce qu'on montre, c'est la majorité silencieuse qui est pour ces projets.
04:29On va beaucoup entendre les opposants qui sont finalement assez peu nombreux sur les territoires
04:32et qui ont souvent des intérêts autres que ceux de nuisances dont ils parlent,
04:36qui sont souvent disproportionnés par rapport à la réalité du terrain et de l'encadrement en France de ces projets.
04:42Et donc nous, ce qu'on montre, c'est la majorité silencieuse.
04:43C'est les 100, 200, 300 personnes qui localement vont financer le projet,
04:48y croire au point de le financer et de bénéficier de ses retombées économiques.
04:51Et ça, c'est quelque chose qui fonctionne toujours extrêmement bien.
04:53Sur l'ensemble des campagnes qu'on propose sur l'endosphère,
04:56c'est peut-être aujourd'hui un tiers des projets.
04:59C'est notre ADN historique, mais c'est un tiers des projets aujourd'hui.
05:01L'autre partie, c'est des entreprises, donc des PME, des ETI de premier plan,
05:08du secteur des ENR, des énergies renouvelables,
05:10qui viennent chercher un levier de financement depuis 2020.
05:12Et ça, c'est peut-être une des évolutions aussi depuis 12 ans.
05:14On était d'abord un levier d'ancrage local.
05:17Et on est devenu depuis 2020 un levier de financement à part entière
05:20dans le domaine des énergies renouvelables.
05:22Un financement complémentaire ou un financement indispensable ?
05:26Quelle part vous prenez dans ces projets ?
05:29Un financement complémentaire.
05:30C'est des projets qui, de toute façon, ont accès au financement bancaire.
05:34Et nous, on vient apporter, sur par exemple, un projet de 10 MW
05:37qui va représenter grosso modo 10 millions d'euros.
05:40Il va y avoir 8 à 9 millions d'euros de financement bancaire.
05:43Et nous, sur la cote par restant, on va prendre la moitié, par exemple,
05:47aux côtés des fonds propres du porteur de projet.
05:49Donc, on va être un financement complémentaire dans le tour de table
05:52avec le financement bancaire et les fonds propres.
05:54Comment vous sélectionnez les projets, notamment sur leur robustesse,
05:58la capacité à satisfaire un certain nombre de critères ?
06:03On a parlé des critères environnementaux,
06:04mais aussi des critères de rentabilité, des critères économiques.
06:07Le premier filtre, c'est de contribuer à la transition énergétique.
06:10Et donc, on va financer des centrais solaires, des parcs éoliens,
06:12des réseaux de chaleurs, des unités de méthanisation.
06:14Mais on a une équipe en interne dans le métier, évidemment,
06:17de structurer les financements.
06:20Donc, avec des ratios assez classiques de financement de projet
06:23et d'analyse de ces projets.
06:26Et ensuite, d'apporter éventuellement les sûretés nécessaires,
06:29des nantissements, des garanties,
06:31pour sécuriser au maximum les investisseurs.
06:33Tout l'enjeu pour nous, c'est de sécuriser au maximum les investisseurs.
06:37Donc, avec aujourd'hui, à la fois un sous-jacent qui est solide,
06:40avec, par nature, une visibilité sur le moyen-long terme,
06:44des financements bancaires sur 15-20 ans,
06:45des tarifs d'achat sur 15-20 ans,
06:47mais une structuration qu'il faut nous analyser
06:50pour aller chercher les bonnes sûretés, les bonnes garanties,
06:52en fonction de la nature du financement qu'on apporte.
06:55Et c'est ce qui fait qu'aujourd'hui,
06:57on a cette absence totale de pertes définitives.
07:00La PPE 3, programmation pluriannuelle de l'énergie,
07:04on l'a beaucoup attendue, on espérait une loi, c'est un décret.
07:07Bon, on verra ce que la présidentielle nous réserve
07:09et ce que sera l'avenir de cette PPE.
07:13Quels ajustements ça crée dans un secteur comme le vôtre ?
07:16La PPE 3, elle l'a eu, donc on l'a beaucoup attendue,
07:20il y a eu pas mal d'attentisme,
07:21ce qui fait que l'année dernière,
07:22on a effectivement eu une période un peu de flottement
07:25sur les projets à financer.
07:28Ce qu'elle a apporté a été publié en février 26,
07:31elle a apporté enfin cette visibilité
07:33qui était attendue par le secteur sur 10 ans.
07:35Donc elle a des objectifs à horizon 2035
07:38qui sont en deçà des attentes et des objectifs européens,
07:42mais qui quand même apportent au secteur
07:44cette visibilité dont il a besoin pour se structurer.
07:47Est-ce qu'il y a une énergie renouvelable
07:49qui en profite plus que les autres ?
07:50Le solaire, qui en profite bien plus que les autres
07:53avec un objectif de triplement de la puissance solaire
07:57à horizon 2035.
07:59Sur l'éolien, on maintient le rythme actuel
08:01à plus 1,5 gigawatt installé par an
08:05en favorisant le repowering,
08:07donc le renouvellement des installations historiques.
08:09Et il y a deux autres gros enjeux.
08:12C'est un, la baisse, la sobriété énergétique,
08:15donc la baisse des consommations,
08:17et puis la relance du nucléaire par ailleurs dans cette PPE 3.
08:20Les citoyens qui investissent, c'est quoi leur motivation ?
08:23Qu'est-ce qu'ils vous disent ?
08:23On parlait de sens tout à l'heure.
08:24Oui, alors, il y a trois grandes motivations.
08:29La première, c'est donc ce couple rendement-risque
08:32qui aujourd'hui fait l'objet d'un track record
08:35sur plus de 12 ans.
08:36Le financement participatif,
08:37ce n'est plus quelque chose d'un peu exotique.
08:38C'est vraiment installé aujourd'hui
08:40dans les habitudes de placement de la base d'investisseurs.
08:43On a plus de 75% de récurrents,
08:45donc ils vont réinvestir à chaque fois
08:46qu'ils perçoivent un remboursement sur leur compte l'endosphère.
08:50Il y a évidemment le sens.
08:53Être certain, et c'est ce que permet le financement participatif
08:56sur l'endosphère,
08:57c'est de choisir son portefeuille projet par projet
08:59et de ne pas faire confiance à un fonds
09:02dans lequel on pourrait retrouver des lignes
09:03qui ne correspondent pas à nos valeurs ou à nos convictions.
09:06Et donc, il y a cette transparence du portefeuille
09:08que chaque investisseur se crée au fur et à mesure.
09:10Et après, il y a la proximité géographique.
09:11Oui, c'est ce que j'allais vous demander,
09:12la logique d'ancrage territorial,
09:14ça rentre au signe de compte ?
09:16Je vois le projet, je le connais,
09:17je suis invitée à l'inauguration.
09:19Ça rend la finance très concrète et très compréhensible.
09:22C'est vrai que parfois, on a cette perception
09:25d'une finance un peu lointaine, un peu inintelligible.
09:28Et là, le financement participatif sur l'endosphère,
09:30ça permet de rendre,
09:33de reconcrétiser cette finance.
09:35Est-ce que ça peut permettre aussi d'inverser,
09:38on parlait d'acceptabilité tout à l'heure,
09:41j'ai croisé, j'ai reçu dans une plénière
09:44à l'occasion de la Grande Assemblée des entrepreneurs,
09:46Catherine McGregor, la présidente d'ENGIE,
09:50la directrice générale d'ENGIE,
09:52qui parlait d'un projet à Noirmout,
09:54sur l'île-Dieu pour être précis,
09:57d'éolien en mer,
09:58Caverus, qui était vraiment totalement rejeté au départ.
10:01Et puis, voilà, concertation, PME locale
10:05qui ont travaillé sur le projet,
10:07où au bout du compte, tout le monde était autour de la table
10:09et content le jour de l'innovation.
10:10À quel point votre pierre à l'édifice
10:13rend ces projets plus acceptables ?
10:15On est un levier vraiment d'appropriation,
10:18de compréhension de pédagogie sur les projets
10:20et surtout d'ouverture du financement
10:23et des retombées financières.
10:24Il y a un vrai enjeu de partage local de la valeur
10:27de ces projets
10:28et de permettre aux riverains,
10:31aux collectivités,
10:32de pouvoir participer autour de table
10:34pour avoir un retour sur investissement
10:37et un partage de la valeur.
10:38C'est quelque chose qui est essentiel
10:39pour faire évoluer la perception du projet
10:42qui passe d'une grande entreprise
10:45qui va venir capter nos ressources
10:47et conserver pour elle la valeur ajoutée
10:49à une entreprise
10:50qui vient valoriser nos ressources
10:51et qui nous en fait profiter.
10:52Est-ce qu'il y a de nouveau,
10:53une nouvelle catégorie de projets
10:55que vous voyez émerger ?
10:56On va financer des projets offshore
10:59et on va faire partie
11:00de ces pierres à l'édifice
11:01en plus de la concertation
11:02et des retombées pour les PME locales.
11:05Donc ça, c'est d'ici la fin de l'année.
11:07Quelque chose qui va nous permettre
11:09d'intégrer la chaîne de valeur
11:11dans l'offshore.
11:13On a aussi un agrément européen
11:15depuis 2023 maintenant,
11:17le prestataire de services
11:18de financement participatif
11:19qui est délivré par l'Autorité
11:20des marchés financiers
11:21qui nous permet
11:22une diversification géographique
11:23et donc de mitiger le risque
11:26en fonction de différentes géographies
11:28tout en continuant
11:29de financer des actifs renouvelables.
11:31Merci beaucoup, Laure Verag
11:33et à bientôt sur Bsmart4Change.
11:35C'est l'heure de notre débat.
11:37Tout de suite,
11:37on va découvrir ensemble
11:39le label Terre d'Innovation.
11:48On découvre le label
11:49Terre d'Innovation
11:50avec mes invités
11:51Wilfried Kopech.
11:52Bonjour.
11:52Bonjour.
11:53Bienvenue.
11:53Vous êtes chef du département énergie
11:55de la Fédération Nationale
11:56des Collectivités Concédantes et Régies.
11:58On va comprendre ce que c'est
11:59dans un instant.
12:00Fabrice Jobard, bonjour.
12:01Bonjour.
12:01Bienvenue.
12:01Vous êtes associé
12:02chez FJ SLA Consultants.
12:04C'est un cabinet de conseil français
12:05spécialisé dans la RSE.
12:07On va parler de ce label
12:10120 communes déjà labellisées
12:11dans toute la France.
12:13L'idée, c'est de mettre le projecteur
12:14sur des innovations
12:16portées par ces communes
12:17au service des habitants.
12:18Alors, déjà,
12:18je voudrais comprendre
12:20ce qu'est la Fédération Nationale
12:21des Collectivités Concédantes et Régies.
12:24Expliquez-moi.
12:24Alors, la FNCCR,
12:26c'est la Fédération des Collectivités
12:28qui gère les services publics en réseau.
12:31Alors, derrière les services publics,
12:32on entend l'eau, le numérique,
12:34les déchets et l'énergie.
12:36Alors, aujourd'hui,
12:37ce qui va nous intéresser,
12:38le pied de la FNCCR
12:39qui va nous intéresser,
12:40c'est celui de l'énergie.
12:42Donc, on parle des réseaux
12:43d'électricité, de gaz.
12:45On parle de la transition énergétique
12:47qui, aujourd'hui,
12:49et notamment,
12:49durant cette période de canicule,
12:51nous occupe beaucoup.
12:52On revient d'un seul coup
12:53en haut de la pile des priorités.
12:55On parle des réseaux de chaleur
12:56et on parle de l'éclairage public
12:58et de la mobilité des carbonés.
13:00Vous travaillez avec qui au quotidien ?
13:01Qui sont vos interlocuteurs ?
13:02Alors, on est en monotypie
13:04au niveau des adhérents.
13:04C'est-à-dire que l'adhérent,
13:06c'est une collectivité
13:07et elle gère un service public.
13:08Et après, bien sûr,
13:09on a tous les concessionnaires
13:12qui vont exploiter ces services publics
13:15pour le compte des collectivités
13:16qui en sont propriétaires.
13:19Propriétaires, j'entends,
13:20des réseaux.
13:20Et donc,
13:21qui doivent impulser des dynamiques
13:22de développement,
13:24d'adaptation,
13:25de résiliation.
13:26Et là, pour le réseau électrique,
13:27ce qui va nous intéresser
13:28avec le plan d'électrification
13:29des usages,
13:30c'est le développement.
13:31Alors, on va parler
13:32de terre d'innovation dans un instant.
13:33D'abord, un mot de présentation
13:35de votre entreprise,
13:37Fabrice Aubard.
13:37Oui, nous, c'est FJ et CELA Consultants.
13:40On a un cabinet de conseil
13:41en organisation et en RSE.
13:44Et on a la particularité
13:45de développer des référentiels
13:49tels que Terre d'innovation.
13:51C'est vous qui l'avez développé,
13:53imaginé ?
13:54On l'a imaginé
13:55avec un syndicat d'énergie,
13:57donc à partir du terrain.
13:58Et on a ensuite accompagné
14:01la FNCCR
14:02pour le rendre
14:04dans une dimension nationale.
14:05et vous aviez reçu d'ailleurs
14:08mon associé Sophie Leroy
14:10il y a quelque temps
14:11lorsqu'on avait présenté
14:12un label
14:13concernant les avocats
14:16et les experts comptables.
14:18Donc nous,
14:19c'est vraiment notre métier,
14:20c'est de rendre lisibles
14:23des initiatives,
14:25de pouvoir raconter des histoires
14:27à partir d'un référentiel.
14:29Pourquoi vous l'avez créé,
14:30ce label Terre d'innovation ?
14:32À qui il s'adresse ?
14:33Alors le label Terre d'innovation,
14:34il s'adresse aux communes,
14:36les communes membres
14:37des syndicats d'énergie,
14:39des AODE.
14:40L'idée, c'est que dans les communes,
14:43il y a vraiment des innovations
14:44qui se font.
14:44Alors, quand on pense innovation,
14:46on pense aux grandes métropoles.
14:47C'était la semaine des Assises européennes
14:49de la transition énergétique à Dijon.
14:51Il y a un gros projet
14:52ON Dijon
14:53où on a vraiment
14:55des innovations
14:55qui sont portées
14:56sur l'ensemble des métropoles,
14:57mais pas que.
14:58Dans les territoires ruraux,
15:00et c'est un petit peu là
15:01où sévissent
15:02les syndicats d'énergie
15:03ou les territoires d'énergie,
15:06on a des communes
15:06qui vont développer,
15:07alors bien sûr,
15:08à leur taille,
15:11des innovations
15:11et l'idée,
15:12c'était de le mettre en avant.
15:13Alors, pour développer
15:13ces innovations,
15:15les communes, en fait,
15:16elles se servent
15:17des syndicats d'énergie.
15:18Je vous l'ai dit,
15:18la base,
15:18c'est la propriété du réseau
15:20et être sûr
15:21que le concessionnaire
15:22fasse bien tout ce qu'il faut
15:23pour que le réseau
15:24soit efficace
15:25pour les usagers.
15:26Mais au fil du temps,
15:28la mission,
15:29les syndicats ont une centaine d'années,
15:31la mission,
15:32elle a évolué.
15:32Et c'est une mission
15:34qui est partie
15:34d'une mission très régalienne
15:35de je contrôle le réseau,
15:37ensuite je fais les travaux
15:38sur le réseau
15:38et puis après,
15:39je développe d'autres activités.
15:41L'éclairage public,
15:42la mobilité décarbonée,
15:43ce qu'on a déjà pu citer,
15:44la transition énergétique.
15:45Donc, on va retenir
15:46que le syndicat,
15:46c'est une boîte à outils
15:48pour les communes.
15:49La commune a une idée,
15:50le syndicat d'énergie
15:51va l'aider à la développer
15:54et surtout,
15:54il apporte des services administratifs
15:57et surtout des services techniques
15:58qui sont capables
15:59de développer.
16:00C'est combien de communes
16:01labellisées aujourd'hui ?
16:02120.
16:03120.
16:03On en est à 120.
16:04Ça leur donne de la visibilité.
16:07C'était quoi l'idée de départ ?
16:08C'est pas seulement l'innovation
16:10pour l'innovation,
16:11j'imagine ?
16:12Non, l'idée, c'est de valoriser
16:14des initiatives à hauteur d'habitants.
16:18Par exemple, quand on installe
16:20une borne de recharge
16:21de véhicules électriques
16:22au milieu d'un bourg,
16:24autant la mettre à côté d'un bistrot,
16:26peut-être le dernier bistrot
16:27à des kilomètres,
16:28parce que ça va lui permettre
16:30d'augmenter sa fréquentation
16:31et ça va créer une animation.
16:34Et on a vraiment,
16:36dans le référentiel et dans le label,
16:37la volonté de pouvoir faire émerger
16:41des initiatives
16:43qui peuvent être ensuite
16:44reproductives ailleurs,
16:46mais pour les habitants.
16:48Donc c'est vraiment montrer
16:50que les territoires,
16:51et notamment les territoires ruraux,
16:53les territoires des petites communes,
16:55sont le laboratoire
16:57de la transition énergétique en cours.
17:00Et le rôle de la fédération
17:02que vous présentez,
17:03ça a été donné un aspect national,
17:05un label qu'on l'a compris,
17:06vous aviez créé localement, c'est ça ?
17:08Tout à fait.
17:08Donc dans le déroulé,
17:11un adhérent,
17:12le syndicat départemental d'énergie
17:13de Lyon,
17:14qui a cette plutôt bonne idée
17:16de mettre en avant
17:17les innovations
17:18qu'ils ont développées
17:19pour le compte
17:19de leur commune adhérente
17:20et de développer ce label.
17:23Et l'idée,
17:24c'était de le reprendre
17:25à la maille nationale,
17:26de lui faire faire
17:28des petits à ce label
17:29pour que d'autres territoires
17:30d'énergie se l'approprient.
17:32Allez, on donne quelques exemples.
17:33On avance sur...
17:35Il y a plusieurs thématiques,
17:36que vous les avez citées,
17:38transition énergétique,
17:38mobilité décarbonée.
17:39Je veux bien qu'on va voyager avec vous.
17:41Je veux bien que vous me donnie
17:42quelques exemples de réalisations.
17:43Oui, par exemple,
17:44je pense à l'île aux Moines,
17:45au Morbihan,
17:46où on a eu des projets
17:49autour de l'autopartage.
17:50Donc là,
17:50on est dans la mobilité décarbonée,
17:52dans la production photovoltaïque.
17:54Donc là,
17:55c'est développement de projets,
17:57alors déjà pour produire de l'énergie,
17:59parce que certains territoires
18:00ne sont pas tous couverts
18:02par des centrales,
18:04mais également pour avoir
18:06des dynamiques derrière
18:07d'autoconsommation collective,
18:10excusez-moi,
18:11ou d'autoconsommation individuelle.
18:12Tiens, j'ai un autre exemple
18:13dans les Pyrénées-Orientales.
18:15Le village, la ville,
18:16s'appelle Teza.
18:17Qu'est-ce qui a été fait là-bas ?
18:18Teza, c'est l'éclairage public.
18:19Alors, l'éclairage public,
18:20c'est un thème
18:21qui est largement visité
18:22par le label Terre d'Innovation.
18:24L'éclairage public,
18:25on sait qu'il était
18:26extrêmement vieillissant,
18:27et pourtant,
18:29les communes
18:30et surtout les usagers,
18:31ils sont très attachés.
18:32Alors, c'est pas le plateau
18:34pour faire le débat,
18:35extinction ou pas,
18:36mais n'empêche que...
18:36Ça, c'est repris par les politiques.
18:38On va s'en passer,
18:38on va leur laisser.
18:39Exactement.
18:40Non, ce qu'on a demandé
18:41à l'éclairage public,
18:41c'est de passer en LED
18:43et surtout,
18:44de pouvoir être piloté.
18:45Jusqu'à maintenant,
18:46c'était des choses
18:46où c'était assez basique
18:48et donc,
18:49c'est largement développé.
18:50Donc, à Teza,
18:51c'est bien un éclairage public
18:52plus intelligent
18:53qui est mis à destination
18:55de la population.
18:56Ce qui est intéressant,
18:57Fabrice Jova,
18:57c'est que c'est hyper concret,
19:00hyper utile,
19:00pas forcément ultra spectaculaire.
19:03Non, non,
19:04on est vraiment,
19:04comme je disais,
19:05à l'échelle des habitants.
19:07L'idée,
19:08c'est de pouvoir
19:08mettre en place
19:10des coups de projecteur
19:12sur des initiatives
19:14qui peuvent être ensuite
19:16reproductibles.
19:17Et c'est pour ça
19:17que le label
19:19a été construit
19:19un peu comme
19:20le label
19:21Ville et Village Fleury.
19:22Il y a donc un...
19:24Là, c'est pas des petites fleurs,
19:26mais c'est des lauriers,
19:26des lauriers électriques,
19:28montrant dans chaque département
19:30les communes
19:31qui ont été
19:31les plus innovantes
19:32en matière
19:33des cargages publics,
19:34en matière
19:34de mobilité décarbonée,
19:35etc.
19:36Et il y a une deuxième
19:37scrat,
19:37qui est pilotée
19:38grâce à la FNCCR,
19:40qui est celle
19:41des grands prix nationaux.
19:42et on a à chaque congrès
19:46de la FNCCR,
19:47c'est-à-dire en gros
19:48tous les trois ans,
19:50les récompensés,
19:51les labellisés
19:52à l'échelle des territoires
19:54qui sont récompensés
19:57pour des initiatives
19:58particulièrement innovantes
20:00et reproductibles.
20:01Parce que ce qui a été réalisé
20:04avec succès
20:05au sein d'un petit territoire rural
20:08peut être repris
20:09dans un autre
20:11avec les mêmes types
20:12de dynamiques.
20:13Alors on reviendra
20:14sur la façon
20:15dont les communes
20:15sont évaluées,
20:16mais puisque vous parlez
20:17des grands prix nationaux,
20:18je pense que les premiers
20:19ont été décernés
20:19en 2024.
20:21Tout à fait.
20:21C'est ça.
20:22Alors j'ai là
20:22une liste de communes.
20:23Là aussi,
20:24on se balade.
20:24Mont-Genève
20:25dans les Hautes-Alpes,
20:26Lille-Aumoyne,
20:26encore Morbihan,
20:28le Luc,
20:28là on est dans le Var,
20:29on va dans Lyon,
20:29le Nord, l'Isère.
20:31Entre deux,
20:32guerre s'on dit,
20:33guerre ?
20:34Je pense que c'est ça.
20:34Entre deux guerres,
20:36merci beaucoup.
20:37Saint-Nicolas Lallermont
20:38en Seine-Maritime,
20:39rouillé dans la Vienne.
20:41Ces grands prix,
20:42qu'est-ce qui changent
20:43en quelque sorte ?
20:44Pourquoi ils sont importants
20:44pour vous ?
20:45Alors déjà,
20:46ça permet d'un affichage
20:47qui sur une carte de France
20:48nous permet de voir
20:49que partout,
20:50je viens de voyager
20:52grâce à vous.
20:52Exactement,
20:53on a des projets.
20:54Et puis,
20:55la Fabrice a pu le dire,
20:56ils ont aussi
20:57valeur d'exemple
20:57pour les autres.
21:00Comme on est
21:01sur des collectivités
21:02qui vont piloter
21:04à la maille
21:04de leur département,
21:06savoir ce qui s'est fait
21:07à côté
21:08ou même beaucoup plus bas
21:09ou beaucoup plus haut,
21:10c'est toujours très intéressant.
21:12Là, encore une fois,
21:13on était beaucoup
21:13sur des sujets
21:14de déclarage public.
21:15La mobilité,
21:15la mobilité a été
21:16largement récompensée.
21:17On l'a vu au taux partage,
21:19mais pas que.
21:19Les déploiements
21:20de bandes de recharge.
21:21Mais comment vous évaluez
21:22les communes ?
21:23Selon quels critères ?
21:24Alors là,
21:25pour le coup,
21:25ça devient un peu
21:27plus technique.
21:28On est sur un tableur.
21:31Vous avez des données concrètes.
21:32Exactement.
21:32On rentre de la donnée.
21:34Alors ça peut être
21:34du volume,
21:36ça peut être de la qualité
21:36et on regarde
21:38comment ça a impacté
21:40la commune.
21:41Donc très clairement,
21:42il faut que...
21:44Alors,
21:44c'est pas la commune
21:45qui va d'ailleurs
21:45nous rendre
21:46toutes ces informations.
21:47Le syndicat d'énergie
21:48qui a porté les travaux
21:49en dispose.
21:50Et donc si la commune
21:51veut partir au concours,
21:53tout simplement,
21:54il nous suffit
21:54de mettre en place
21:55ce tableur
21:56et puis on compte les points.
21:57Oui, c'est ça.
21:57Avec des lauriers.
21:58C'est ce que vous disiez
21:59tout à l'heure.
21:59C'est un, deux ou trois.
22:00Ça peut monter à combien ?
22:02Ça peut monter jusqu'à cinq
22:03parce qu'il y a cinq catégories
22:05qui sont mises en avant.
22:06Oui, alors ça peut être
22:06mobilité,
22:07ça peut être éclairage public
22:09et c'est qu'elle a...
22:12Alors, comment je peux dire ça ?
22:13C'est évolutif,
22:14c'est-à-dire ces lauriers,
22:16ils sont garantis
22:17pour un certain temps,
22:18il faut prouver
22:20qu'on le mérite
22:21pour longtemps.
22:21Comment ça ?
22:21C'est une médaille
22:22qui est figée ?
22:23Comment on peut les définir ?
22:24On n'est pas du tout
22:24dans un système figé.
22:26Une fois de plus,
22:27je me permets de comparer
22:28avec les villes et les villages fleuris.
22:31Tous les ans,
22:34le syndicat d'énergie
22:37refait tourner le tableur
22:38à partir des données qu'il a,
22:40donc le nombre d'éclairages connectés
22:43par rapport au nombre d'éclairages
22:45présents sur la commune,
22:46etc.
22:47Et il rebalaie tout ça
22:50et il peut rajouter ou enlever.
22:51On peut perdre un laurier.
22:52Et on peut perdre un laurier,
22:53effectivement,
22:54selon chaque année.
22:55Ce qui garantit une sorte
22:57de degré d'exigence.
22:58Exactement.
22:59Et surtout,
22:59ça donne une direction,
23:01ça donne l'envie
23:02de pouvoir avancer
23:03et de pouvoir progresser.
23:04Alors,
23:04on imagine bien
23:05ce que ça peut représenter
23:06pour une ville
23:07d'avoir un panneau
23:08à l'entrée
23:09qui affiche les lauriers,
23:11effectivement,
23:11comme les villes et villages fleuris.
23:14Comment éviter
23:15que ce soit seulement
23:16de la com,
23:17l'effet de Capec ?
23:18Eh bien,
23:18justement,
23:19par le rigueur,
23:22la rigueur,
23:23la rigueur,
23:24excusez-moi,
23:24oula,
23:25c'est chaud
23:25et nos cerveaux fatiguent aussi.
23:28Du label,
23:29cette manière de comptabiliser
23:31au travers d'un tableur
23:32et que donc,
23:33on retient vraiment
23:34les projets
23:35qui sont les plus innovants.
23:38Mais encore une fois,
23:39ça permet vraiment
23:41de montrer
23:41qu'il se passe des choses
23:43dans les villages,
23:45dans les bourgs
23:46les plus ruraux
23:47et que c'est de la qualité
23:50par rapport
23:51à la qualité de vie
23:52des usagers.
23:53Comment faire en sorte,
23:54on va conclure là-dessus,
23:55que ce ne soit pas
23:56une sorte de concours
23:57de com ou quoi ?
23:58Ce n'est pas du tout vécu
24:00comme un concours de com
24:01sur le terrain.
24:03C'est vécu
24:03comme la valorisation
24:08de sujets dynamiques
24:10dont sont très fiers
24:11les élus,
24:12mais surtout les habitants.
24:13On a vu que
24:14dans les communes
24:15où il y a effectivement
24:16ces panneaux d'entrée
24:17d'agglomération
24:17qui sont installés,
24:19les habitants
24:21se prennent en photo,
24:23sont fiers
24:24de ce qui a été fait
24:25dans leur commune.
24:27Ce n'est pas un concours
24:27de com,
24:28au sens que vous l'entendez,
24:30j'imagine.
24:31Oui, effectivement.
24:32Avec donc,
24:32si vous voulez vous aussi
24:34découvrir ces communes,
24:35le site c'est
24:36terre-innovation.fr.
24:39Exactement.
24:39Il y a une cartographie
24:41comme disait Wilfried
24:42avec l'ensemble
24:43des cartes
24:44des communes labellisées.
24:46Merci beaucoup
24:47à tous les deux
24:48et à bientôt
24:48sur Bismarck Fortune.
24:50C'est l'heure
24:50du grand entretien
24:51de ce Smart Impact
24:52avec la porte-parole
24:53de Lidl France.
24:59Prêt pour l'impact ?
25:00C'est la question
25:01que je pose chaque jour
25:02à une personnalité
25:02qui compte dans notre économie.
25:05Je reçois aujourd'hui
25:06Anouk Pommard.
25:06Bonjour.
25:07Bonjour Thomas.
25:08Vous êtes la porte-parole
25:09de Lidl France.
25:11Tiens, je vais commencer
25:11par une question
25:12que je pose souvent.
25:13Le mot impact
25:13ou engagement d'ailleurs,
25:15quel sens vous lui donnez
25:16dans la stratégie de Lidl ?
25:17En fait, je dirais
25:18que l'impact,
25:19c'est la conséquence
25:20sur la vie des gens concrètes.
25:22Donc c'est ça
25:22qu'on doit rechercher
25:23et dans la grande distribution,
25:24c'est tous les jours.
25:25Donc c'est très cohérent
25:26chez nous.
25:27Vous êtes porte-parole
25:29avec un poste,
25:31directrice d'affaires publiques
25:32et de l'engagement
25:33qui a été créé
25:33en septembre 2025.
25:35Exactement.
25:36Ça veut dire
25:37que Lidl ressent-elle
25:39besoin de pousser
25:40ses intérêts
25:41auprès des élus
25:42des pouvoirs publics ?
25:42Oui.
25:43Alors c'était un poste
25:44qui existait
25:44mais qui a été
25:45en fait un peu rehaussé
25:48si je puis dire
25:48dans l'organisation.
25:50Donc c'est un poste
25:50qui est directement
25:52en lien avec
25:53le président de Lidl France
25:54John Paul Scully.
25:55Et ce poste,
25:56il a un présupposé,
25:58c'est qu'en fait
25:58l'impact,
25:59il faut l'objectiver.
26:00Il faut qu'on montre
26:01quel est l'impact environnemental,
26:03sociétal
26:04de Lidl en France
26:04et on a beaucoup de choses
26:06à dire.
26:07Ça influence
26:08la stratégie,
26:09la stratégie RSE,
26:10le dialogue
26:11de Lidl France
26:13avec les institutions,
26:14les ONG,
26:15les parties prenantes.
26:15Nous on a dans cette émission
26:16une rubrique
26:17qui s'appelle
26:17Tous Lobbyistes
26:18et donc on mesure bien
26:19l'intérêt
26:20de pousser
26:22et souvent pour le bien commun
26:23des atouts
26:25pour une association
26:26ou pour une entreprise.
26:27Oui,
26:27l'idée c'est de faire savoir
26:28nos engagements
26:29et aussi de les rendre
26:31plus impactants
26:32justement pour les Français.
26:33Donc nous on s'engage
26:34pour des ONG,
26:36on a WWF,
26:37pour les Restos du Coeur
26:38évidemment
26:39puisqu'on vend,
26:40on est commerçant,
26:41c'est notre premier métier.
26:43Et puis aussi
26:44c'est sociétalement
26:46défendre la marque employeur
26:48à l'intérieur des territoires
26:49parce que ça c'est important
26:50aussi de savoir
26:51que quand on crée un magasin
26:52on crée de l'emploi
26:53et donc il faut être en lien
26:54avec les maires,
26:55les collectivités,
26:56etc.
26:56Et c'est ça le rôle
26:57de cette direction.
26:58Dans un poste sur LinkedIn,
26:59c'était au mois de février dernier,
27:01vous disiez ceci,
27:01quand j'étais petite,
27:02j'allais déjà chez Lidl,
27:03c'était pas juste un supermarché,
27:05c'était un monde en soi,
27:06on y croisait tout le quartier,
27:07les familles,
27:07les jeunes pressés,
27:08les personnes âgées,
27:09je me souviens du bruit
27:10des caddies
27:10et des conversations
27:11en plusieurs langues.
27:12Est-ce que ça a changé ?
27:14Oui, ça a changé.
27:15Oui ?
27:15Ça a changé.
27:16Qu'est-ce qui a changé ?
27:16Lidl est arrivé
27:17il y a 37 ans
27:20en France,
27:21donc on est désormais
27:22cinquième,
27:23voire sixième,
27:24dépendamment.
27:24Ce qui a changé,
27:25c'est qu'en fait,
27:26la marque au départ
27:27n'était pas très identifiée
27:29en tant que telle
27:30puisque nous n'avons pas
27:31de marque nationale.
27:32Donc quand on rentre
27:33dans un magasin Lidl,
27:34il faut accepter
27:35de ne pas reconnaître sa marque,
27:37mais d'acheter
27:38à la meilleure qualité
27:39le meilleur produit.
27:41Donc au départ
27:42et au début,
27:43on s'est beaucoup étendu,
27:45aujourd'hui on a plus,
27:46on a 1600 magasins,
27:47ce qui est énorme
27:48sur le territoire français.
27:50Et puis on a surtout
27:5140% de CSP+,
27:53donc c'est-à-dire
27:54que les clients
27:55ont aussi changé.
27:55Les clients ont changé.
27:56Les clients ont changé.
27:57C'est-à-dire que vous êtes passé
27:58du modèle Art Discount
27:59à un modèle
27:59un peu plus généraliste ?
28:01Oui, l'idée c'est
28:02de devenir le discounter
28:03et en fait l'idée
28:04c'est que la promesse
28:05du meilleur prix
28:06et de la meilleure qualité,
28:07en fait c'est une promesse
28:08qui vaut pour tout le monde.
28:10Peu importe son porte-monnaie,
28:12on a tous envie
28:12de faire des bonnes affaires,
28:14on a tous envie
28:14d'avoir les meilleurs produits
28:15dans son caddie
28:16et c'est ça la promesse
28:18du discounter.
28:19Est-ce que l'inflation
28:21notamment alimentaire
28:22mais pas seulement subie
28:23dans la foulée
28:24notamment de l'invasion
28:26de l'Ukraine
28:28par la Russie,
28:30ça a accéléré
28:31cette transformation
28:32de la clientèle
28:34de vos magasins ?
28:35Alors, il n'y a pas
28:36de corrélation directe
28:37puisqu'en réalité
28:38l'inflation,
28:39le modèle du pouvoir d'achat
28:41il est revendiqué
28:43je dirais par beaucoup
28:44de nos concurrents.
28:44La grande distribution
28:45depuis toujours.
28:46Ça on est bien d'accord.
28:47Avec cette spécificité
28:48chez Lidl
28:49qu'on a 90%
28:50de marques
28:51de distributeurs
28:52c'est-à-dire
28:52de produits
28:53dont on gère
28:54le cahier des charges,
28:55la production en direct
28:56avec les fournisseurs
28:57et qui sont uniquement faits
28:59pour approvisionner
28:59nos magasins.
29:01Et la deuxième chose
29:02qui change
29:02par rapport
29:03aux compétiteurs
29:04c'est aussi le fait
29:05que c'est le même produit
29:06le même prix partout.
29:07Que vous soyez à Paris
29:09bientôt on sera
29:10à Place de la République
29:11par exemple
29:12on va ouvrir
29:12à la place
29:13du Habitat
29:14du magasin Habitat
29:15par exemple
29:16que vous soyez
29:17en centre-ville
29:17que vous soyez
29:18en zone périurbaine
29:19ça sera le même prix
29:20partout.
29:21Que vous soyez
29:22à Antibes, Paris
29:23ou Charles-Ville-Mézières
29:24par exemple.
29:24Oui mais alors
29:25la question que je posais
29:25c'était sur
29:26entre guillemets
29:27gentrification
29:27c'est-à-dire
29:28vous disiez
29:28on a une clientèle
29:30un peu plus
29:32CSP Plus
29:33notamment
29:33est-ce que
29:33c'est lié à l'inflation ?
29:35C'était ça le sens
29:35de ma question
29:36est-ce qu'il y a des
29:37français qui se disaient
29:38bon j'ai pas forcément
29:39besoin d'aller chez
29:40Lidl
29:40et qui d'un seul coup
29:41ils vont ?
29:42Alors c'est
29:43plurifactoriel
29:44je dirais
29:44c'est en partie
29:45lié à l'inflation
29:46mais c'est en partie
29:47lié à la reconnaissance
29:48du modèle
29:49et c'est pour ça
29:50qu'on continue
29:51d'ouvrir les magasins
29:52c'est parce que
29:52ça fonctionne
29:53et que les gens
29:54les clients poussent
29:55de plus en plus
29:56nos portes.
29:56L'image de Lidl
29:57elle a changé
29:58auprès des français
29:59auprès des clients
30:00comment ?
30:01Je dirais qu'elle a changé
30:02parce qu'elle est devenue
30:03justement plus accessible
30:05dans ses engagements
30:06aussi
30:06on vient d'annoncer
30:08des partenariats
30:09on est au salon de l'agriculture
30:10depuis plus de 10 ans
30:11on est le seul distributeur
30:12On parlera évidemment
30:14du travail avec les agriculteurs
30:15c'est très important
30:16Aussi
30:16on est aussi
30:17avec des partenariats
30:18structurants
30:19des ONG
30:19etc
30:19donc on a beaucoup
30:20de visibilité
30:21dans nos marques
30:22et puis on a surtout
30:24cherché à travailler
30:25l'implantation
30:26locale
30:27de nos magasins
30:28et les bassins d'emploi
30:29qu'on conduit
30:29donc oui
30:30elle est de plus en plus connue
30:32aujourd'hui
30:33c'est 8 français sur 10
30:35qui sont à moins de 10 minutes
30:37d'un Lidl
30:37vous en avez un en face
30:39ici
30:39oui c'est vrai
30:40on en a 1600 en tout
30:42on est boulevard de la Villette
30:43au coeur de Paris
30:45donc c'est un maillage territorial
30:46qui est aussi
30:47une grande force pour nous
30:48effectivement
30:49est-ce qu'il y a une demande
30:50de transparence
30:51de plus en plus importante
30:51des clients
30:52sur la traçabilité des produits
30:54sur leur origine
30:55etc
30:56tout à fait
30:56il faut pas
30:57je pense que le principe
30:59c'est d'être en avant-garde
31:01de ce qu'on devrait faire
31:03parce que
31:04la régulation
31:05la loi
31:06les pouvoirs publics
31:07nous y obligent
31:08il faut aller chercher
31:09en fait
31:09le supplément d'âme
31:11qui va faire que
31:12le consommateur
31:13il a envie de savoir
31:13ce qu'il achète
31:14et il a raison
31:15de vouloir le savoir
31:16et pour ça
31:17on a des dispositifs
31:18mais on peut même
31:18aller plus loin
31:19vous êtes mieux disant
31:20par rapport à ce que la loi
31:21vous impose
31:22je vous donne un exemple
31:22pour près
31:23le Nutri-Score
31:24par exemple
31:25c'est une labellisation
31:26dont on n'est pas obligé
31:27de se saisir
31:28nous c'est 7 produits
31:29sur 10 aujourd'hui
31:30avec des Nutri-Score
31:31qui sont A ou B
31:32pour la moitié
31:33des produits en magasin
31:34donc c'est la moitié
31:35qui ne sont pas
31:36des produits ultra transformés
31:37qui sont des produits
31:38de premier plan
31:41je dirais
31:42pour le caddie des français
31:42donc ça
31:44par exemple
31:45c'est une démarche
31:45qui est à l'initiative
31:47volontariste
31:48mais on peut la pousser
31:48encore un cran plus loin
31:50je vous donne un autre exemple
31:51le Rémunera-Score
31:52par exemple
31:53c'est la même chose
31:53qu'un Nutri-Score
31:54donc c'est A, B, C, D, E
31:55et sur certains produits
31:57on va la poser
31:58pour regarder
31:59comment la filière
32:01est rémunérée
32:01la montagricole
32:02sur ce produit
32:04donc A, B, C, D, E
32:05et en réalité
32:06ça fonctionne très bien
32:07parce qu'en fait
32:07on donne une information
32:08en plus aux consommateurs
32:10et le consommateur
32:11s'en sert pour acheter
32:12ou ne pas acheter d'ailleurs
32:14alors justement
32:15ça rejoint la question
32:16que Julien Steimer
32:17qui était sur notre plateau
32:18il y a quelques jours
32:19directeur général
32:20de l'administration
32:20et de la modernisation
32:21au ministère des affaires étrangères
32:22a choisi de vous poser
32:24on l'écoute tout de suite
32:25Bonjour Manouk
32:26le ministère de l'Europe
32:27et des affaires étrangères
32:29accompagne près de 20 000 PME françaises
32:33à l'étranger
32:34sur les questions d'export chaque année
32:35et vous
32:37combien de PME
32:39accompagnez-vous
32:40sur le territoire
32:41pour pouvoir les aider
32:43à se développer
32:44tout en étant à l'écoute
32:46de vos clients
32:47c'est pas une colle
32:48mais j'imagine
32:49ça doit se compter
32:50en milliers
32:51en dizaines de milliers
32:52sans doute
32:53peut-être plus
32:53exactement
32:54exactement
32:55les PME
32:56et les TPE
32:56c'est aujourd'hui
32:57à peu près
32:58avec les ETI
32:59aussi
32:59c'est à peu près
33:0070% des fournisseurs français
33:02avec lesquels on travaille
33:03sachant que 7 produits
33:05sur 10 sont français
33:06donc la majeure partie
33:07des produits
33:08sont français chez nous
33:09pourquoi ?
33:10parce qu'en fait
33:10c'est le tissu
33:11qui est économique
33:12qui est fait comme ça
33:12on sait que ces entreprises
33:15cette catégorie d'entreprise
33:17elle pourvoit
33:17beaucoup plus d'emplois
33:18en France
33:19et elle est absolument
33:21nécessaire
33:22à la grande distribution
33:24donc évidemment
33:24on travaille avec eux
33:25de manière
33:26de manière quotidienne
33:28en revanche
33:29là où aussi
33:30on est un peu différent
33:31c'est que ce modèle Lidl
33:33ça existe
33:33dans 30 pays
33:34plus de 30 pays
33:35en Europe
33:36et ce que ça veut dire aussi
33:38c'est que
33:38on est aussi nous
33:40vecteur d'exportation
33:41pour ces produits
33:42en fait ce qu'on va faire
33:43c'est que
33:43vous aussi vous aidez
33:44des PME françaises
33:46à l'export
33:46et que donc
33:46les PME françaises
33:47avec lesquelles on travaille
33:48c'est aussi des gens
33:49et des personnes
33:51qu'on va accompagner
33:51pour atteindre des marchés
33:53en Allemagne
33:54en Grande-Bretagne
33:55en Irlande
33:56sur des produits français
33:57qui sont des produits
33:58soit en surproduction
33:59soit avec lesquels
34:01on a une ambition
34:02de travailler profondément
34:04je pense aux abricots
34:05aux endives
34:06au vin
34:07évidemment
34:08donc c'est
34:09sur l'année dernière
34:10on a exporté
34:11à peu près
34:12un million de produits
34:15issus de ces entreprises
34:16alors et puisqu'on parle
34:17d'ancrage local
34:19en quelque sorte
34:20est-ce qu'il y a
34:21forcément une volonté
34:22de privilégier
34:24pour les magasins
34:25d'une région
34:25les produits
34:26qui viennent de la région
34:26comment vous gérez
34:27cet enjeu là
34:29Lidl est un modèle
34:31unique
34:32international
34:33qui est européen
34:34donc ça c'est le premier point
34:36mais nous pensons
34:37localement
34:38notamment sur les achats
34:39c'est pas contradictoire
34:40on peut penser local
34:41et exporter
34:42à l'autre bout de l'Europe
34:43pas du tout
34:44parce que vous rentrez
34:45dans un magasin
34:46c'est probablement
34:47le même
34:47que vous soyez en France
34:48ou en Grande-Bretagne
34:49en revanche
34:50les produits
34:51peuvent être
34:52régionaux
34:53donc l'idée
34:54c'est d'avoir
34:55dans une gamme resserrée
34:56toujours la meilleure offre
34:58et l'offre la plus proche
34:59du consommateur
35:00mais là où la différence
35:01se fait
35:02c'est que dans notre gamme
35:03saveurs de nos régions
35:04par exemple
35:05si on a
35:06un produit
35:07qui est local
35:08on est susceptible
35:09de le passer
35:10au national
35:11mais aussi
35:11sur d'autres marchés
35:12européens
35:13et c'est là
35:13la force du modèle
35:14Alors on va effectivement
35:16vous avez commencé
35:16à l'évoquer
35:17s'intéresser
35:18aux partenariats
35:19que vous pouvez
35:21créer
35:21avec les agriculteurs
35:22il y a toujours
35:23la question
35:23vous parliez
35:24de votre rémunération
35:26Rémunérascore
35:27Rémunérascore
35:28ça répond effectivement
35:29à la question
35:29de la rémunération
35:30notamment des agriculteurs
35:32c'est vrai qu'il y a
35:32des critiques
35:33qui ont été exprimées
35:34notamment dans un rapport
35:35sénatorial
35:35sur les marges
35:36de la grande distribution
35:37sur un certain nombre
35:37de pratiques
35:38de pression
35:39verbale
35:39violente
35:40c'est en tout cas
35:41ce qui a été exprimé
35:42contre certains fournisseurs
35:43alors je vais poser
35:44une question de base
35:45déjà sur vos marges
35:47quelles sont vos marges
35:48et ensuite
35:49on parlera des méthodes
35:49Alors les marges
35:50elles sont très réduites
35:51et on les a
35:52nous on a été auditionnés
35:53lors de cette commission
35:54donc évidemment
35:55on les a donnés
35:57de manière transparente
35:59ce qui est logique
35:59on est entre 1 et 2%
36:01sur les produits
36:01donc c'est vraiment
36:02un commerce
36:04qui a des marges
36:05très réduites
36:06sur les produits
36:08qu'il met en distribution
36:10dans ses rayons
36:11en tout cas
36:12sur ce débat
36:13est-ce que les marges
36:14sont les mêmes
36:14je reprends les critiques
36:17qui ont été exprimées
36:18dans le rapport
36:18qui étaient passionnants
36:19c'est que les marges
36:19ne sont pas les mêmes
36:20sur les produits
36:22ultra transformés
36:22ou sur les produits bio
36:24est-ce que vous faites
36:25de la marge
36:26sur le bio
36:26pour compenser
36:27les produits
36:28sur lesquels
36:28vous ne pouvez pas faire
36:29de marge
36:29nous on donne une moyenne
36:31de marge
36:31mais pas du tout
36:32dans le sens où
36:33il faut voir
36:34que nous ne distribuons pas
36:35c'est pour ça
36:36que nous avons
36:36les prix les plus bas
36:37il y a entre 20 et 30%
36:39de différence
36:40entre nos prix
36:41un panier moyen
36:42et la concurrence
36:43et pourquoi on peut faire ça
36:44parce qu'on n'est pas
36:45dans les marges
36:46les marques nationales
36:47nous distribuons
36:48nos produits
36:49donc ça change aussi
36:50le cahier des charges
36:52ça change la construction
36:53des prix
36:54puisqu'on peut faire
36:55une construction
36:55vers l'avant
36:56en sachant très bien
36:57ce qu'on donne
36:59aux producteurs
36:59au départ
37:00donc ça c'est aussi
37:02la grande différence
37:03sur d'autres modèles
37:04en marque nationale
37:06c'est que nous
37:06on peut du coup
37:07assumer des prix
37:08à 20 à 30%
37:10moins cher
37:11que le marché
37:12parce que
37:13nous ne payons pas
37:14la marque
37:14nous ne payons pas
37:15le marketing du produit
37:16donc le modèle
37:17est un peu aussi
37:18différenciant
37:19sur ce point de vue
37:21le deuxième aspect
37:22et la commission l'a vu
37:23c'est que nous achetons
37:25français majoritairement
37:26depuis la France
37:27ce qui est aussi
37:28une grande différence
37:29dans la construction
37:30d'un prix
37:30souvent on consolide
37:31ses achats
37:32je suis désolée
37:32ça devient un peu technique
37:33non non mais il faut
37:33rentrer dans les détails
37:34dans une centrale
37:36d'achat souvent européenne
37:38qui permet de contourner
37:39la loi Egalim
37:39exactement
37:39donc nous nos acheteurs
37:40ils sont à Châtenay-Malabry
37:42il y en a 45
37:42je connais tous leurs prénoms
37:44et ils achètent
37:45les volumes
37:45pour l'ensemble des magasins
37:47depuis la France
37:48ce qui change aussi
37:50par rapport au secteur
37:52c'est à dire que c'est possible
37:53d'avoir une relation
37:54avec des fournisseurs
37:55de ne pas consolider
37:56ses achats
37:57dès lors que le volume
37:58est là
37:58pour pouvoir avoir
38:00le meilleur prix
38:00mais sans sacrifier
38:02la production
38:03et la place des produits bio
38:04ou des produits sains
38:05on va essayer d'élargir
38:07un petit peu
38:07parce qu'il n'y a pas
38:08que le bio
38:09vous réussissez à faire
38:10suffisamment de place
38:12avec vos critères de prix
38:13à ces produits-là
38:14oui on essaye
38:15nous notre rôle
38:16c'est donner le choix
38:17au consommateur
38:18en fait le choix
38:19au client
38:19donc il faut qu'il ait
38:20le choix
38:21et nos magasins
38:22sont plus petits
38:22que les autres
38:23si vous êtes déjà
38:24en vivant un Lidl
38:25donc c'est encore plus difficile
38:27exactement
38:27les choix ont plus d'impact
38:29dans ce qu'on fait
38:29je peux le comprendre
38:30voilà
38:31donc sur la gamme bio
38:33puisque vous l'évoquiez
38:34en réalité le bio
38:36il a souffert de l'inflation
38:37vous en parliez tout à l'heure
38:38donc c'est vrai que
38:39nous on a une offre bio
38:41qui s'est aussi
38:42un peu réduite
38:43mais qui est encore présente
38:44dans nos magasins
38:45et par contre
38:46sur les alimentations
38:47saines et durables
38:48ce qui est par exemple
38:50les Nutri-Score
38:51label A et B
38:52ça c'est 50%
38:53de nos produits
38:54donc c'est aussi
38:55notre rôle
38:56de ne pas
38:58avoir que des pizzas
38:59en rayon
39:00des produits ultra transformés
39:02très rapides
39:02même s'il faut aussi
39:03s'adresser à toutes les clientèles
39:04oui il faut répondre
39:05à toutes les demandes
39:06avec quel type de contrat
39:08passer
39:09avec les agriculteurs
39:11ils demandent
39:11de la visibilité
39:13les agriculteurs
39:13ce qu'il faut
39:14c'est aller chercher
39:15la pluriannualité
39:16nous on a des fournisseurs
39:18aujourd'hui
39:18on a à peu près
39:191000 fournisseurs français
39:20avec qui on travaille
39:22et ça fait
39:23entre 5 et 6 ans
39:24qu'on travaille avec eux
39:25en moyenne
39:26avec des prix garantis
39:27comment ça fonctionne
39:28avec une visibilité
39:29et une pluriannualité
39:30l'idée c'est qu'en fait
39:32l'agriculteur
39:33qui ne sait pas
39:33de quoi demain sera fait
39:35il ne va pas changer
39:36son mode d'exploitation
39:37il ne va pas décarboner
39:38il ne va pas investir
39:39et c'est logique
39:40donc c'est à nous
39:41de lui donner
39:42ces garanties là
39:43et c'est ce qu'on essaye
39:43de faire
39:44après il y a un autre instrument
39:45qui s'appelle
39:46le contrat tripartite
39:47qui lui est un peu différent
39:49il s'applique
39:50dans certaines filières
39:51je pense
39:52à la viande
39:53au lait
39:54aux pommes de terre
39:56qui sont
39:56qui en fait garantit
39:58un prix
39:59et une transparence
40:00dans la construction
40:00du prix
40:01qui est encore
40:01je dirais
40:02plus forte
40:03qu'un simple
40:04contrat commercial
40:06au distributeur
40:07fournisseur
40:08et ces contrats tripartite
40:10on en a plus de 6 000
40:11c'est nous
40:12qui les avons lancés
40:13sur le marché
40:13et c'est une grande fierté
40:15pour nous aussi
40:15de continuer
40:16à les signer
40:17on va se concentrer
40:18un peu sur
40:19la politique
40:21RSE
40:21et notamment
40:23environnementale
40:23vous voulez faire baisser
40:24vos émissions de gaz
40:25à effet de serre
40:25de 55%
40:27d'ici 2030
40:28alors déjà
40:29c'est par rapport
40:29à quelle année de référence
40:30pour savoir d'où
40:312019
40:322019
40:332030
40:33moins 55%
40:34vous en êtes où aujourd'hui ?
40:36moins 30%
40:37donc vous êtes dans la trajectoire
40:39on est sur le chemin
40:40on est sur le chemin
40:41mais il y a une vraie difficulté
40:43quand on parle des émissions
40:45d'abord il faut savoir
40:46que l'alimentation
40:47c'est 20%
40:48des émissions de gaz à effet de serre
40:49donc c'est énorme
40:50le rôle
40:51le rôle qu'on a à jouer
40:52c'est titanesque
40:54et il y a deux manières
40:55de voir les choses
40:56soit on se donne
40:57des objectifs
40:58sur uniquement
40:59ce qu'on connait
41:00c'est à dire
41:01la supply share
41:02les camions qui arrivent
41:03le magasin
41:04le circuit à froid
41:05dans le camion
41:05donc ça c'est le scope 1 et 2
41:08soit on va chercher
41:09plus loin le scope 3
41:10c'est à dire
41:11ce qu'il y a
41:11tout autour du produit
41:12donc on cherche
41:13tout l'impact
41:16toute la chaîne de valeur
41:17et là c'est
41:18beaucoup plus difficile
41:19ça veut dire
41:20que cet objectif
41:20il est sur les 3 scopes
41:21ou c'est sur 1 et 2 ?
41:22cet objectif
41:23il est sur 1 et 2
41:24sur 1 et 2
41:24c'est déjà important
41:25de l'attendre
41:25exactement
41:27et donc l'objectif
41:28sur les 3 scopes
41:29c'est la neutralité carbone
41:30à 2050
41:31c'est un objectif
41:31qui est souvent partagé
41:33on est dans les objectifs
41:33des accords de Paris
41:34exactement
41:37et donc on peut rentrer
41:39dans le détail
41:39je vais donner
41:40quelques chiffres
41:41que vous proposez
41:42sur votre site
41:43par exemple
41:44les parcs de panneaux
41:45photovoltaïques
41:46en France
41:48Supermarché
41:48marché
41:49plateforme logistique
41:51515 000 m2
41:555583
41:55c'est précis
41:56points de recharge
41:56pour les véhicules électriques
41:57c'est des chiffres
41:58qui datent de 2024
41:58ça a dû pas mal bouger
41:5920% de la flotte
42:01de camions
42:01qui roulent à l'énergie
42:02alternative
42:02vous avez tout là aussi
42:03c'est un programme
42:05d'investissement
42:06de longue durée
42:07c'est ça ?
42:07en fait il faut voir
42:08que sur les panneaux
42:11photovoltaïques
42:11et comme sur
42:12nos directions régionales
42:14et nos plateformes
42:15l'idée c'est de se dire
42:16que en fait
42:17l'énergie dont on a besoin
42:19on va la produire
42:19en partie nous-mêmes
42:20donc ça c'est l'idée
42:21et pour pouvoir faire ça
42:22il y a deux actions
42:24la première c'est
42:25rénover le parc
42:27c'est à dire
42:28faire les investissements
42:29nécessaires
42:29pour que les magasins
42:30soient à moins
42:32d'émissions possibles
42:33premier point
42:34et le deuxième
42:35c'est d'investir
42:35pour l'avenir
42:36et là nous on construit
42:38encore 40 à 50
42:39supermarchés par an
42:40des nouveaux
42:42donc ce sont des nouveaux
42:44au standard aussi
42:44c'est le meilleur
42:46de ce qu'on fait
42:47donc il y a des panneaux
42:48évidemment partout
42:49etc
42:50donc l'idée c'est aussi
42:51que nous
42:51on soit
42:53très
42:55pas premier de la classe
42:56mais
42:57premier de la classe
42:58un peu mieux disant
42:59quand même
42:59exactement
43:00mieux disons là-dessus
43:01mais parce qu'on continue
43:02à s'étendre
43:03c'est aussi pour ça
43:03qu'on peut l'être
43:04oui alors c'est ce que
43:05j'allais vous poser
43:05c'est à dire que
43:06quand on est dans un modèle
43:07qui est un modèle
43:07de distribution
43:08de grande distribution
43:09donc la logique
43:10c'est quand même
43:10de vendre le plus de produits
43:12au plus grand nombre
43:13à des prix intéressants
43:14et à côté de ça
43:16on cherche à réduire
43:16son impact
43:17donc ça peut sembler
43:18contradictoire
43:19voilà en maintenant
43:20le modèle
43:20c'est difficile
43:21de réduire son impact
43:22oui mais on est
43:23c'est une responsabilité
43:24collective en réalité
43:26il y a quelques semaines
43:27le président de la république
43:28a lancé l'équipe de France
43:30de l'électrification
43:32on y était
43:33c'est vrai qu'on a
43:34on a annoncé encore
43:35de nouveaux investissements
43:36pour 2026
43:37on a annoncé 60 millions
43:38d'euros
43:39sur les panneaux
43:40phonovoltaïques
43:41notamment
43:42l'idée c'est de se dire
43:44aujourd'hui
43:44vous allez chez Lidl
43:46pas uniquement
43:47pour acheter
43:47un produit
43:48vous pouvez y aller
43:50pour vous
43:51pour vous recharger
43:52en ayant une voiture électrique
43:54et on a plus
43:55de bornes électriques
43:56aujourd'hui
43:56que Total Energy
43:57en France
43:57et personne ne le sait
43:58donc c'est
43:59sur vos parkings
44:00en fait
44:00bien sûr
44:01effectivement
44:01ça c'est une info
44:02évidemment
44:03donc on a aussi
44:04ce rôle là
44:05de se dire
44:06qu'on ne va pas seulement
44:07faire des courses
44:08on va aussi
44:09mais c'est un argument
44:09de vente
44:11ou de
44:12de quoi
44:13de maintien du client
44:14une façon de fidéliser
44:15le client aussi
44:15j'imagine
44:16en tout cas
44:16c'est principal
44:17vous accompagnez
44:18pardon je vous interrompe
44:19vous accompagnez
44:19l'électrification
44:20de nos déplacements
44:21vous vous dites
44:22si on ne le fait pas
44:22on va perdre des clients
44:23qui iront voir ailleurs
44:25c'est quoi la logique
44:26non on le fait
44:27parce qu'en fait
44:27c'est aussi notre rôle
44:29de passer à l'électrification
44:30et d'avoir un impact
44:31qui est moins
44:32qui est plus durable
44:33donc en fait
44:34on accompagne
44:35le changement d'usage
44:38et c'est un peu
44:40c'est un rôle de distributeur
44:42qui est plus éloigné
44:43de ce qu'on attend
44:43de la grande distribution
44:45mais c'est quelque chose
44:46qui est intégré
44:47dans nos statuts
44:48dans la volonté
44:49qu'a l'entreprise
44:50de passer à l'étape supérieure
44:52sur ces thématiques
44:53quand on voit
44:53la flotte de camions
44:54qui roule à énergie alternative
44:55alors il y en a beaucoup
44:57et là c'est compliqué
44:58parce qu'il y a des choix
44:59technologiques
44:59qui ne sont pas simples à faire
45:00est-ce qu'on va vers
45:01l'hydrogène
45:01est-ce qu'on va vers
45:02les batteries électriques
45:03vers le bio
45:04le biocarburant
45:05est-ce que vous avez réussi
45:07à trancher
45:07moi je serais à votre place
45:08j'aurais du mal aujourd'hui
45:09donc qu'est-ce que vous avez choisi
45:10alors c'est difficile
45:11effectivement de trancher
45:13là on a à peu près
45:14un tiers
45:15dans les 20%
45:17vous avez un petit peu
45:18toute la typologie
45:19que vous avez évoquée
45:21en fait l'idée nous
45:23c'est qu'on a
45:24implémenté dans la supply chain
45:26ces objectifs environnementaux
45:28quand un camion va
45:30dans un magasin
45:31Lidl
45:32un des 1600 magasins
45:33donner des produits
45:35en tout cas
45:35accompagner
45:36et livrer
45:37ces produits là
45:37il ne retire
45:38il ne sort jamais
45:41sans rien
45:42à vide
45:42ça n'existe pas
45:43pourquoi ?
45:44il ne repart pas à vide
45:45il ne repart pas à vide
45:46il prend l'ensemble
45:47des déchets
45:48que ça soit plastique
45:49etc
45:50qu'on a
45:51au sein du magasin
45:52et il en sort avec
45:54pourquoi est-ce qu'on fait ça ?
45:55parce qu'en fait
45:55nous
45:56on intègre les objectifs
45:57de recyclage
45:58aussi de packaging
45:59sur la supply
46:00c'est-à-dire
46:01qu'on a tout intégré
46:02et internalisé
46:03les camions nous appartiennent
46:05les magasins nous appartiennent
46:06et le cycle de recyclage
46:08aussi nous appartient
46:09le groupe auquel on appartient
46:11aussi
46:12à une entreprise
46:13de recyclage
46:14donc en fait
46:14ce modèle intégré
46:15nous permet
46:16d'être mieux disant
46:17sur ces environnements
46:18et vous recyclez
46:20quel pourcentage
46:20de vos déchets ?
46:21à peu près la moitié
46:22aujourd'hui
46:2390% des déchets
46:25sont valorisés
46:25donc ça c'est une bonne chose
46:28c'est déjà pas mal
46:29mais on a encore
46:30des progrès à faire
46:32valoriser
46:33ça veut dire
46:33que les filières existent
46:34elles existent
46:35de mieux en mieux
46:37oui
46:37parce que ça c'est une vraie question
46:38parfois il faut créer la filière
46:40pour valoriser les déchets
46:41bien sûr
46:41nous on travaille beaucoup
46:42avec Citeo
46:43aussi sur les emballages
46:45évidemment
46:46et nous on a aussi
46:47cette capacité d'action
46:48plus rapide
46:49que je vous décrivais
46:50tout à l'heure
46:50qui est un peu technique
46:51qui est que
46:52on donne les prescriptions
46:54du produit
46:54donc à un moment donné
46:55quand quelqu'un
46:57quand un fournisseur
46:58va produire pour Lidl
47:01un camembert
47:01pour vous donner un exemple
47:03pourquoi pas
47:03nous pouvons lui donner
47:04le grammage du plastique autour
47:06ok
47:06ce niveau de précision
47:08exactement
47:08c'est un peu différent
47:09d'une marque nationale
47:10qui va du coup
47:11avoir des standards
47:12qu'elle aura choisi
47:13mais pardon
47:14on vous interrompt
47:15il y a la question
47:16du temps que vous laissez
47:17à ses partenaires
47:18pour s'adapter
47:19si vous êtes trop directif
47:21peut-être que vous risquez
47:22de les perdre
47:22comment vous faites ?
47:23en fait c'est du long terme
47:24et c'est de la coopération
47:26c'est à dire qu'en fait
47:27il faut qu'il soit ok
47:29sur la démarche aussi
47:30on ne peut pas forcer
47:31l'amont agricole
47:32une exploitation
47:33à changer de machine
47:35à changer de manière
47:36de produire
47:37par contre
47:37on peut l'accompagner
47:38on peut l'accompagner
47:40financièrement
47:40on peut l'accompagner
47:41sur le long terme
47:43c'est un peu le sens
47:44de ce qu'on fait aujourd'hui
47:45sur le scope 3
47:46je vous donne un exemple
47:47concret
47:47on a fait un projet
47:50avec McDonald's
47:51qui comme vous savez
47:53distribue évidemment
47:54dans ses restaurants
47:55beaucoup de viande
47:56des steaks hachés
47:57donc avec un de nos fournisseurs
47:59aussi de viande
48:01et on s'est mis à 3
48:02avec ce fournisseur
48:03pour se donner une trajectoire
48:05à 5 ans
48:05donc on paye
48:06l'ensemble des audits
48:07les transformations
48:10opérationnelles
48:10de l'exploitation
48:11et on a des points d'étape
48:14et à 5 ans
48:14on se donne un objectif
48:15mais c'est exploitation
48:17par exploitation
48:18c'est hyper intéressant
48:19et il fallait 2
48:20parce qu'en termes d'investissement
48:22c'était plus facile
48:22à porter
48:23avec McDonald's
48:24c'est plus impactant
48:25ok très intéressant
48:26sur le
48:27tiens je veux bien
48:27qu'on parle de gaspillage alimentaire
48:29parce que ça aussi
48:29c'est un enjeu
48:30pour des enseignes
48:32de grandes institutions
48:33comment vous luttez
48:34contre le gaspillage alimentaire
48:35alors le gaspillage alimentaire
48:37ça commence
48:38dans notre caddie
48:39dans nos rayons
48:40mais ça finit dans les poubelles
48:42et puis ça commence
48:43dans les exploitations aussi
48:44mais ça bon
48:44et ça commence
48:45dans les exploitations
48:46et c'est plus difficile
48:47mais à votre niveau
48:48exactement
48:48donc à notre niveau
48:49nous ce qu'on va faire
48:50c'est qu'on va réduire
48:52la matière plastique
48:53dans les packagings
48:54c'est-à-dire qu'on va agir
48:55sur le produit
48:55ça c'est le premier point
48:56c'est-à-dire qu'il faut
48:58réduire en masse
48:59dès qu'on peut
49:00tout ce qui est
49:01sur-emballage
49:02matière plastique
49:04etc
49:05ensuite
49:05il y a la capacité
49:06de donner le choix
49:07au consommateur
49:08j'en parlais toujours
49:09c'est
49:10les labels
49:12achetés
49:12en vrac
49:14ne pas attendre
49:15la réglementation
49:16pour proposer du vrac
49:17ne pas attendre
49:18la réglementation
49:19pour avoir
49:20des matières recyclées
49:22dans ses emballages
49:23tout ça
49:23c'est l'incitation
49:24je mettrais
49:25deuxième axe
49:25incitation
49:26et ça fonctionne
49:27parce qu'en fait
49:28on est
49:29les consommateurs
49:30aujourd'hui
49:31les clients
49:31ils attendent ça
49:32ils sont ok
49:33c'est un consommateur
49:34c'est peut-être pas vrai
49:34dans tous les marchés
49:35je sais pas comment
49:36est le consommateur
49:37anglo-saxon
49:38mais en tout cas
49:39je sais qu'en France
49:40nous on a toutes les études
49:41pour dire qu'il est prêt
49:42même à payer plus
49:43s'il sait que son impact
49:45est moindre
49:46et qu'il lutte
49:47contre le gaspillage
49:47par exemple
49:48en achetant tel produit
49:49merci beaucoup
49:51Annick Beaumard
49:51et à bientôt
49:52sur B Smart 4 Channel
49:53tout de suite
49:54c'est notre rubrique
49:54start-up
50:02Smart Ideas
50:03c'est notre rubrique
50:04vous le savez
50:04consacrée
50:04aux start-up
50:05éco-responsables
50:07j'accueille en duplex
50:08Marion Enzer
50:08qui est la directrice générale
50:09de Bluebeez
50:11alors vous étiez venue
50:11il y a quelques semaines
50:13nous parler de fermes
50:14d'avenir
50:14là on se concentre
50:15sur Bluebeez
50:15c'est quoi ?
50:17effectivement
50:18Bluebeez
50:18c'est la plateforme
50:19de financement participatif
50:20de fermes d'avenir
50:21et donc l'idée
50:22c'est de créer
50:23des cagnottes de dons
50:24pour financer
50:25des projets d'agriculture
50:26durable
50:26et qui sont abondés
50:27par les citoyens
50:29ça existe depuis quand
50:30Bluebeez
50:30et qui l'a créé ?
50:32ça existe depuis 2013
50:33et ça a été fondé
50:34par Maxime de Rostolan
50:35qui est aussi
50:35le fondateur
50:36de fermes d'avenir
50:36alors on est dans
50:38un modèle un peu hybride
50:39il y a du financement
50:39participatif
50:40il y a des dons
50:41c'est ça ?
50:41je veux bien que vous
50:42nous expliquiez
50:42comment ça marche
50:44oui exactement
50:45en fait
50:45l'équipe de Bluebeez
50:47va recevoir
50:47des demandes
50:48d'agriculteurs
50:49soit des agriculteurs
50:50qui sont déjà installés
50:51soit des aspirants
50:52agriculteurs
50:53qui ont des projets
50:54à financer
50:54de toutes sortes
50:55pour leur installation
50:56pour leur diversification
50:58nous on leur crée
50:59une cagnotte
50:59sur la plateforme Bluebeez
51:01et ensuite
51:02les citoyens
51:03peuvent venir
51:03faire un don
51:045 euros
51:0510 euros
51:0550 euros
51:06150 euros
51:07s'ils ont envie
51:08pour aider l'agriculteur
51:09à financer son projet
51:10d'accord
51:11donc c'est un modèle
51:12de don
51:13et qui sont les contributeurs
51:14est-ce qu'il y a un profil type
51:15en quelque sorte ?
51:17exactement
51:18c'est du don
51:19qu'on peut faire
51:19en échange
51:20d'un bon produit
51:21de la ferme
51:21par exemple
51:22un pot de miel
51:22une bouteille de vin
51:23ou alors en échange
51:25d'un don défiscalisé
51:26si c'est une association
51:28et puis le profil type
51:30ça va être
51:30en général
51:31le premier cercle
51:33ou le deuxième cercle
51:33de ces porteurs de projets
51:35la famille
51:35les amis
51:36mais aussi
51:36les citoyens du territoire
51:38qui vont
51:38à la fin
51:39bénéficier
51:40de cette nouvelle ferme
51:41ou de ces bons produits bio
51:42qui s'installent
51:43dans leur territoire
51:45c'est un engagement
51:47de longue durée
51:48parce que là
51:48on parle de
51:49transformation
51:49de modèles
51:50donc ça
51:50on sait bien
51:52que
51:52puisqu'on parle d'agriculture
51:54forcément
51:54ça prend du temps
51:56oui
51:57ça prend du temps
51:57et les projets
51:58qu'on finance
51:59ça peut être
51:59soit du matériel
52:00pour une installation
52:02soit par exemple
52:02un magasin de producteurs
52:04soit
52:05tout un tas de projets
52:06différents
52:07des infrastructures
52:08écologiques
52:08sur la ferme
52:09et donc
52:09ce sont effectivement
52:10des projets
52:11qui se financent
52:12sur le temps long
52:12nous nos cagnottes
52:13elles durent
52:14pendant plusieurs mois
52:14mais une fois
52:16que le projet
52:17il est financé
52:18l'intégralité
52:19de la cagnotte
52:19est fournie
52:20tout de suite
52:21à l'agriculteur
52:22ou au porteur
52:23de projet
52:23pour qu'il puisse
52:24tout de suite
52:24mettre en place
52:25son projet
52:26ça transforme
52:27durablement
52:28la relation
52:28entre le citoyen
52:30consommateur
52:31et l'agriculteur
52:33oui tout à fait
52:34parce qu'ils sont
52:35vraiment partie prenante
52:36du projet
52:37de l'agriculteur
52:37en plus
52:38comme je vous le disais
52:39en général
52:39ils reçoivent
52:40une contrepartie
52:41qui est un bon produit
52:42donc ça crée des liens
52:43en général
52:44c'est aussi
52:44les acteurs
52:45vraiment du territoire
52:46qui peuvent
52:47ensuite venir
52:48visiter la ferme
52:49donc ça permet
52:50de rendre
52:51le citoyen
52:51conscient
52:52et actif
52:53de la transition
52:54agricole
52:54ce financement
52:55participatif
52:56que vous portez
52:57si on généralise
52:59à quel point
52:59ça peut être
52:59un levier
53:01de cette transition
53:03agroécologique
53:04dont le pays
53:05a besoin
53:06ça peut être
53:07un énorme levier
53:08notamment
53:08pour les installations
53:09en moyenne
53:11sur Bluebeez
53:11un porteur de projet
53:13il lève
53:139500 euros
53:14et donc
53:15si chaque personne
53:16qui s'installe
53:17avait ce coup de pouce
53:18financier
53:18ça permettrait aussi
53:19de s'installer
53:21sur des modèles
53:22où il y a
53:22de l'agroécologie
53:23ça permet aussi
53:24comme je vous le disais
53:25de créer des liens
53:25donc de s'assurer
53:26une future clientèle
53:27locale
53:28potentiellement
53:28en circuit court
53:29donc ça permet
53:30vraiment
53:31d'accélérer
53:32cette transition
53:32agroécologique
53:33Est-ce qu'il y a
53:34beaucoup des projets
53:34que vous financez
53:35qui sont liés
53:37à une idée
53:37de complément
53:38de ressources
53:39pour les agriculteurs
53:39je vous entendais
53:40parler tout à l'heure
53:40de magasins producteurs
53:41par exemple
53:43Non
53:44c'est pas du complément
53:45de ressources
53:45c'est vraiment
53:45pour financer
53:46des projets
53:47en particulier
53:48D'accord
53:49un magasin producteur
53:51c'est forcément
53:53enfin
53:53j'essaye de comprendre
53:54pourquoi les agriculteurs
53:56le font pas plus
53:56ou plus souvent
53:57vous voyez ce que je veux dire
53:59Je pense que
54:00c'est une question
54:01d'investissement
54:02donc nous on peut être
54:03un petit complément
54:04sur un magasin de producteurs
54:05par rapport au montant
54:06levé sur Bluebeez
54:07on n'est pas le financement
54:08principal
54:09mais on est des coups de pouce
54:10qui peuvent parfois
54:11aussi rassurer
54:12les banquiers
54:13quand on leur dit
54:13qu'on vient avec un dossier
54:15de financement
54:16fait sur Bluebeez
54:17ça peut aussi rassurer
54:18et puis
54:19les modèles
54:19je pense que c'est
54:21parfois
54:21via la coopération
54:23et les modèles coopératifs
54:24que ça peut se passer le mieux
54:25parce qu'il peut y avoir
54:26dans des magasins de producteurs
54:27des astreintes
54:28où les agriculteurs
54:29ils vont s'occuper
54:31une journée
54:31ou une demi-journée
54:32par semaine
54:33pour limiter les frais RH
54:35de la tenue du magasin
54:36tout simplement
54:36donc tous ces nouveaux
54:37modèles coopératifs
54:38nous on leur donne
54:39une chance d'exister
54:40sur Bluebeez
54:41Un dernier mot
54:42sur ce lien direct
54:44entre producteurs
54:45et citoyens
54:45dont vous parliez
54:46l'impératif
54:48ou l'enjeu
54:50de la juste
54:51rémunération
54:52des producteurs
54:52dans la démarche
54:54des citoyens
54:54qui participent
54:55il est important ?
54:57Oui je pense que la plupart
54:59s'ils sont là
54:59c'est qu'ils ne sont pas là
55:00par hasard
55:00ils sont là soit
55:01parce qu'ils connaissent
55:02le porteur de projet
55:03en question
55:04soit parce qu'ils croient
55:04qu'un autre modèle
55:05agricole est possible
55:06et qu'ils ont envie
55:07de le financer
55:07et donc pour nous
55:08c'est vraiment les citoyens
55:10qui sont à l'avant-garde
55:11c'est des consommateurs
55:12comme on dit
55:13à l'avant-garde
55:14de cette transition
55:14et c'est notamment
55:15grâce à eux
55:15qu'elle va pouvoir se faire
55:16Merci Marion Enzer
55:18bon vent à Bluebeez
55:20voilà c'est la fin
55:21de ce Smart Impact
55:22je veux remercier
55:23Nathalie Croisé
55:23la coordinatrice éditoriale
55:25Alexis Mathieu
55:26à la production
55:27Charles Grattel
55:28le réalisateur
55:28Alexis Oustabassidis
55:29au son
55:30belle journée
55:31salut
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