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Lidl a toujours eu l’ambition de s’adresser aux clients les plus modestes grâce à des prix discount et un maillage important sur l’ensemble du territoire. Le défi de l’enseigne est aujourd’hui de lier accessibilité et qualité des produits. Anouck Paumard, directrice des affaires publiques et de l'engagement de l’entreprise, explique comment elle favorise le local et l’agriculture durable.
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00:00– Prêt pour l'impact, c'est la question que je pose chaque jour à une personnalité qui compte dans
00:08notre économie.
00:09Je reçois aujourd'hui Anouk Pommard, bonjour.
00:12– Bonjour Thomas.
00:13– Vous êtes la porte-parole de Lidl France.
00:15Je vais commencer par une question que je pose souvent, le mot impact ou engagement d'ailleurs.
00:20Quel sens vous lui donnez dans la stratégie de Lidl ?
00:22– En fait, je dirais que l'impact, c'est la conséquence sur la vie des gens, concrète.
00:26Donc c'est ça qu'on doit rechercher et dans la grande distribution, c'est tous les jours.
00:30Donc c'est très cohérent chez nous.
00:32– Vous êtes porte-parole avec un poste directrice d'affaires publiques et de l'engagement qui a été créé
00:38en septembre 2025.
00:40– Exactement.
00:41– Ça veut dire que Lidl ressent-elle besoin de pousser ses intérêts auprès des élus des pouvoirs publics ?
00:47– Oui, alors c'était un poste qui existait mais qui a été en fait un peu rehaussé si je
00:53puis dire dans l'organisation.
00:54Donc c'est un poste qui est directement en lien avec le président de Lidl France, John Paul Scully.
01:00Et ce poste, il a un présupposé, c'est qu'en fait l'impact, il faut l'objectiver.
01:05Il faut qu'on montre quel est l'impact environnemental, sociétal de Lidl en France.
01:09Et on a beaucoup de choses à dire.
01:12– Ça influence la stratégie, la stratégie RSE, le dialogue de Lidl France avec les institutions, les ONG, les parties
01:20prenantes.
01:20Nous on a dans cette émission une rubrique qui s'appelle « Tous lobbyistes » et donc on mesure bien
01:24l'intérêt de pousser,
01:27et souvent pour le bien commun, des atouts pour une association ou pour une entreprise.
01:32– Oui, l'idée c'est de faire savoir nos engagements et aussi de les rendre plus impactants justement pour
01:37les Français.
01:38Donc nous on s'engage pour des ONG, on a WWF, pour les Restos du Coeur évidemment,
01:44puisqu'on vend, on est commerçant, c'est notre premier métier.
01:48Et puis aussi c'est sociétalement défendre la marque employeur à l'intérieur des territoires.
01:54Parce que ça c'est important aussi de savoir que quand on crée un magasin, on crée de l'emploi.
01:58Et donc il faut être en lien avec les maires, les collectivités, etc.
02:01Et c'est ça le rôle de cette direction.
02:03– Dans un poste sur LinkedIn, c'était au mois de février dernier, vous disiez ceci.
02:06Quand j'étais petite, j'allais déjà chez Lidl, c'était pas juste un supermarché,
02:10c'était un monde en soi, on y croisait tout le quartier, les familles, les jeunes pressés, les personnes âgées.
02:14Je me souviens du bruit des caddies et des conversations en plusieurs langues.
02:17Est-ce que ça a changé ?
02:18– Oui, ça a changé.
02:19– Oui ?
02:20– Ça a changé.
02:20– Qu'est-ce qui a changé ?
02:21– Lidl est arrivé il y a 37 ans en France.
02:25Donc on est désormais cinquième, voire sixième dépendamment.
02:29Ce qui a changé, c'est qu'en fait, la marque au départ n'était pas très identifiée en tant
02:34que telle,
02:35puisque nous n'avons pas de marque nationale.
02:37Donc quand on rentre dans un magasin Lidl, il faut accepter de ne pas reconnaître sa marque,
02:41mais d'acheter à la meilleure qualité le meilleur produit.
02:46Donc au départ et au début, on s'est beaucoup étendu.
02:50Aujourd'hui, on a 1600 magasins, ce qui est énorme sur le territoire français.
02:55Et puis on a surtout 40% de CSP+.
02:58Donc c'est-à-dire que les clients ont aussi changé.
03:00– Les clients ont changé.
03:01– Les clients ont changé.
03:02– C'est-à-dire que vous êtes passé du modèle art discount à un modèle un peu plus généraliste
03:06?
03:06– Oui, l'idée c'est de devenir le discounteur.
03:08Et en fait, l'idée c'est que la promesse du meilleur prix et de la meilleure qualité,
03:12en fait c'est une promesse qui vaut pour tout le monde.
03:14Peu importe son porte-monnaie, on a tous envie de faire des bonnes affaires,
03:18on a tous envie d'avoir les meilleurs produits dans son caddie.
03:21Et c'est ça la promesse du discounteur.
03:24– Est-ce que l'inflation, notamment alimentaire,
03:27mais pas seulement subie dans la foulée notamment de l'invasion de l'Ukraine par la Russie,
03:35ça a accéléré cette transformation de la clientèle de vos magasins ?
03:40– Alors il n'y a pas de corrélation directe,
03:42puisqu'en réalité l'inflation, le modèle du pouvoir d'achat,
03:46il est revendiqué je dirais par beaucoup de nos concurrents.
03:49– Ah, la grande distribution depuis toujours.
03:51– Bon, ça on est bien d'accord.
03:52– Avec cette spécificité chez Lidl,
03:54qu'on a 90% de marques de distributeurs,
03:57c'est-à-dire de produits dont on gère le cahier des charges,
04:00la production en direct avec les fournisseurs,
04:02et qui sont uniquement faits pour approvisionner nos magasins.
04:05Et la deuxième chose qui change par rapport aux compétiteurs,
04:09c'est aussi le fait que c'est le même produit, le même prix partout.
04:12Que vous soyez à Paris, bientôt on sera à Place de la République par exemple,
04:17on va ouvrir à la place du Habitat, du magasin Habitat par exemple,
04:21que vous soyez en centre-ville, que vous soyez en zone périurbaine,
04:24ça sera le même prix partout.
04:26Que vous soyez à Antibes, Paris ou Charles-Ville-Mézières par exemple.
04:29– Oui mais alors la question que je posais, c'était sur une,
04:31entre guillemets, gentrification, c'est-à-dire, vous disiez,
04:33on a une clientèle un peu plus CSP+, notamment.
04:38Est-ce que c'est lié à l'inflation ?
04:40C'était ça le sens de ma question.
04:41Est-ce qu'il y a des Français qui se disaient,
04:43bon j'ai pas forcément besoin d'aller chez Lidl,
04:45et qui d'un seul coup y vont ?
04:46– Alors c'est plurifactoriel je dirais,
04:49c'est en partie lié à l'inflation,
04:51mais c'est en partie lié à la reconnaissance du modèle.
04:54Et c'est pour ça qu'on continue d'ouvrir les magasins,
04:57c'est parce que ça fonctionne,
04:58et que les gens, les clients poussent de plus en plus nos portes.
05:01– L'image de Lidl, elle a changé auprès des Français,
05:04auprès de nos clients, comment ?
05:05– Je dirais qu'elle a changé parce qu'elle est devenue
05:09justement plus accessible dans ses engagements aussi.
05:12On vient d'annoncer des partenariats,
05:14on est au Salon de l'agriculture depuis plus de 10 ans,
05:16on est le seul distributeur.
05:17– On parlera évidemment du travail avec les agriculteurs,
05:20c'est très important.
05:21– Aussi, on est aussi avec des partenariats structurants,
05:24des ONG, etc.
05:24Donc on a beaucoup de visibilité dans nos marques,
05:27et puis on a surtout cherché à travailler
05:30l'implantation locale de nos magasins
05:32et les bassins d'emploi qu'on conduit.
05:34Donc oui, elle est de plus en plus connue.
05:37Aujourd'hui, c'est 8 Français sur 10
05:40qui sont à moins de 10 minutes d'un Lidl.
05:42Vous en avez un en face ici.
05:44– Oui, c'est vrai.
05:45– On en a 1600 en tout.
05:47– On est boulevard de la Villette, au cœur de Paris.
05:50– Donc c'est un maillage territorial
05:51qui est aussi une grande force pour nous.
05:53– Effectivement.
05:54Est-ce qu'il y a une demande de transparence
05:55de plus en plus importante des clients ?
05:57– Tout à fait.
05:58– Sur la traçabilité des produits,
05:59sur leur origine, etc.
06:00– Tout à fait.
06:02Il ne faut pas, je pense que le principe,
06:04c'est d'être en avant-garde
06:05de ce qu'on devrait faire
06:08parce que la régulation, la loi,
06:11les pouvoirs publics nous y obligent.
06:13Il faut aller chercher en fait
06:14le supplément d'âme qui va faire
06:16que le consommateur, il a envie de savoir
06:18ce qu'il achète.
06:19Et il a raison de vouloir le savoir.
06:21Et pour ça, on a des dispositifs,
06:23mais on peut même aller plus loin.
06:24– Vous êtes mieux disant par rapport
06:25à ce que la loi vous impose.
06:26– Je vous donne un exemple pour près.
06:28– Le Nutri-Score, par exemple,
06:30c'est une labellisation
06:31dont on n'est pas obligé de se saisir.
06:33Nous, c'est 7 produits sur 10 aujourd'hui
06:35avec des Nutri-Score qui sont A ou B
06:37pour la moitié des produits en magasin.
06:39Donc c'est la moitié qui ne sont pas
06:40des produits ultra transformés,
06:42qui sont des produits de premier plan,
06:46je dirais, pour le caddie des Français.
06:48Donc ça, par exemple,
06:49c'est une démarche qui est à l'initiative volontariste.
06:52Mais on peut la pousser encore un cran plus loin.
06:54Je vous donne un autre exemple.
06:56Le Rémunera-Score, par exemple,
06:58c'est la même chose qu'un Nutri-Score,
06:59donc c'est A, B, C, D, E.
07:00Et sur certains produits,
07:02on va la poser pour regarder
07:04comment la filière est rémunérée,
07:06la montagricole, sur ce produit.
07:09Donc A, B, C, D, E.
07:10Et en réalité, ça fonctionne très bien
07:12parce qu'en fait,
07:12on donne une information en plus
07:14aux consommateurs
07:15et le consommateur s'en sert pour acheter
07:17ou ne pas acheter d'ailleurs.
07:19– Alors justement, ça rejoint la question
07:21que Julien Steimer,
07:22qui était sur notre plateau il y a quelques jours,
07:24directeur général de l'administration
07:25et de la modernisation au ministère
07:26des Affaires étrangères,
07:27a choisi de vous poser.
07:29On l'écoute tout de suite.
07:30– Bonjour, Aminouk.
07:31– Le ministère de l'Europe
07:32et des Affaires étrangères
07:34accompagne près de 20 000 PME françaises
07:37à l'étranger sur les questions d'export chaque année.
07:41Et vous, combien de PME
07:44accompagnez-vous sur le territoire
07:47pour pouvoir les aider à se développer
07:49tout en étant à l'écoute de vos clients ?
07:52– Ce n'est pas une colle,
07:53mais j'imagine que ça doit se compter
07:55en milliers, en dizaines de milliers,
07:57sans doute, peut-être plus ?
07:58– Exactement, exactement.
08:00Les PME et les TPE,
08:01c'est aujourd'hui à peu près,
08:03avec les ETI aussi,
08:04c'est à peu près 70% des fournisseurs français
08:07avec lesquels on travaille,
08:08sachant que 7 produits sur 10 sont français.
08:11Donc la majeure partie des produits
08:12sont français chez nous.
08:14Pourquoi ?
08:15Parce qu'en fait,
08:15c'est le tissu économique
08:16qui est fait comme ça.
08:17On sait que ces entreprises,
08:20cette catégorie d'entreprises,
08:21elle pourvoit beaucoup plus d'emplois en France
08:24et elle est absolument nécessaire
08:27à la grande distribution.
08:29Donc évidemment,
08:29on travaille avec eux
08:30de manière quotidienne.
08:33En revanche,
08:34là où aussi on est un peu différenciant,
08:36c'est que ce modèle Lidl,
08:38ça existe dans 30 pays,
08:39plus de 30 pays en Europe.
08:41Et ce que ça veut dire aussi,
08:43c'est qu'on est aussi, nous,
08:45vecteur d'exportation pour ces produits.
08:47En fait, ce qu'on va faire,
08:48c'est que...
08:48Vous aussi,
08:49vous aidez des PME françaises à l'export.
08:51Et que donc,
08:51les PME françaises avec lesquelles on travaille,
08:53c'est aussi des gens
08:54et des personnes qu'on va accompagner
08:56pour atteindre des marchés
08:58en Allemagne,
08:59en Grande-Bretagne,
09:00en Irlande,
09:01sur des produits français
09:02qui sont des produits
09:03soit en surproduction,
09:04soit avec lesquels
09:06on a une ambition
09:07de travailler profondément.
09:09Je pense aux abricots,
09:10aux endives,
09:11au vin, évidemment.
09:12Donc, c'est...
09:14Sur l'année dernière,
09:15on a exporté à peu près
09:17un million de produits
09:20issus de ces entreprises.
09:21Alors,
09:22puisqu'on parle d'ancrage local,
09:24en quelque sorte,
09:25est-ce qu'il y a forcément
09:26une volonté
09:27de privilégier
09:29pour les magasins d'une région
09:30les produits qui viennent de la région ?
09:31Oui.
09:32Comment vous gérez
09:32cet enjeu-là ?
09:34Lidl est un modèle unique
09:37international
09:38qui est européen.
09:39Donc, ça,
09:40c'est le premier point.
09:41Mais nous pensons localement,
09:43notamment sur les achats.
09:44Ce n'est pas contradictoire.
09:45On peut penser local
09:46et exporter
09:47à l'autre bout de l'Europe.
09:48Pas du tout.
09:49Parce que vous rentrez
09:50dans un magasin,
09:51c'est probablement le même
09:52que vous soyez en France
09:53ou en Grande-Bretagne.
09:54En revanche,
09:55les produits peuvent être
09:57régionaux.
09:58Donc, l'idée,
09:59c'est d'avoir
10:00dans une gamme resserrée
10:01toujours la meilleure offre
10:03et l'offre la plus proche
10:04du consommateur.
10:05Mais là où la différence se fait,
10:07c'est que dans notre gamme
10:08saveur de nos régions,
10:09par exemple,
10:10si on a un produit
10:12qui est local,
10:13on est susceptible
10:13de le passer
10:15au national,
10:16mais aussi
10:16sur d'autres marchés européens.
10:18Et c'est là
10:18la force du modèle.
10:19Alors, on va effectivement,
10:20vous avez commencé
10:21à l'évoquer,
10:22s'intéresser
10:22aux partenariats
10:24que vous pouvez
10:25créer
10:26avec les agriculteurs.
10:27Il y a toujours
10:28la question,
10:28vous parliez
10:29de votre rémunérateur.
10:31Rémunérateur score.
10:31Rémunérateur score.
10:33Ça répond effectivement
10:34à la question
10:34de la rémunération,
10:35notamment des agriculteurs.
10:37C'est vrai qu'il y a
10:37des critiques
10:38qui ont été exprimées,
10:39notamment dans un rapport
10:39sénatorial,
10:40sur les marges
10:41de la grande distribution,
10:42sur un certain nombre
10:42de pratiques de pression
10:44verbale,
10:44violente,
10:45c'est en tout cas
10:46ce qui a été exprimé,
10:47contre certains fournisseurs.
10:48Alors, je vais poser
10:49une question de base,
10:50déjà,
10:51sur vos marges.
10:52Quelles sont vos marges ?
10:53Et ensuite,
10:53on parlera des méthodes.
10:55Alors, les marges,
10:55elles sont très réduites
10:56et nous,
10:57on a été auditionnés
10:58lors de cette commission.
10:59Donc, évidemment,
11:00on les a données
11:02de manière transparente.
11:04Ce qui est logique,
11:04on est entre 1 et 2%
11:06sur les produits.
11:07Donc, c'est vraiment
11:07un commerce
11:09qui a des marges
11:10très réduites
11:11sur les produits
11:12qu'il met en distribution
11:15dans ses rayons,
11:16en tout cas.
11:17Sur ce débat...
11:18Est-ce que les marges
11:19sont les mêmes ?
11:19Pardon, je vais vous dire
11:20parce que la critique,
11:21je reprends les critiques
11:22qui ont été exprimées
11:22dans le rapport
11:23qui étaient passionnantes.
11:24C'est que les marges
11:24ne sont pas les mêmes
11:25sur les produits
11:26ultra-transformés
11:27ou sur les produits bio.
11:29Est-ce que vous faites
11:30de la marge sur le bio
11:31pour compenser les produits
11:33sur lesquels
11:33vous ne pouvez pas faire de marge
11:34Alors, pas du tout.
11:34Nous, on donne une moyenne
11:35de marge
11:36mais pas du tout
11:37dans le sens où
11:38il faut voir
11:39que nous ne distribuons pas.
11:40C'est pour ça
11:41que nous avons
11:41les prix les plus bas.
11:42Il y a entre 20 et 30%
11:44de différence
11:45entre nos prix,
11:46un panier moyen
11:47et la concurrence.
11:48Et pourquoi on peut faire ça ?
11:49Parce qu'on n'est pas
11:50dans les marques nationales.
11:52Nous distribuons
11:53nos produits.
11:54Donc, ça change aussi
11:55le cahier des charges,
11:57ça change la construction
11:58des prix
11:59puisqu'on peut faire
11:59une construction
12:00vers l'avant
12:01en sachant très bien
12:02ce qu'on donne
12:03aux producteurs
12:04au départ.
12:06Donc, ça, c'est aussi
12:06la grande différence
12:08sur d'autres modèles
12:09en marque nationale.
12:11C'est que nous,
12:11on peut du coup
12:12assumer des prix
12:13à 20 à 30%
12:15moins cher
12:16que le marché
12:17parce que
12:18nous ne payons pas
12:19la marque,
12:19nous ne payons pas
12:20le marketing du produit.
12:21Donc, le modèle
12:22est un peu aussi
12:23différenciant
12:23sur ce point de vue.
12:26Le deuxième aspect
12:27et la Commission l'a vu,
12:28c'est que nous achetons
12:30français majoritairement
12:31depuis la France.
12:32Ce qui est aussi
12:33une grande différence.
12:34Dans la construction
12:35d'un prix,
12:35souvent,
12:35on consolide ses achats.
12:37Je suis désolée,
12:37ça devient un peu technique.
12:38Non, non,
12:38mais il faut rentrer
12:39dans les détails.
12:40Dans une centrale
12:41d'achat souvent européenne.
12:43Ce qui permet
12:43de contourner la loi Egalim.
12:44Exactement.
12:44Donc, nous,
12:45nos acheteurs,
12:45ils sont à Châtenay-Malabry.
12:47Il y en a 45.
12:48Je connais tous leurs prénoms
12:49et ils achètent
12:49les volumes
12:50pour l'ensemble
12:51des magasins
12:52depuis la France.
12:53Ce qui change aussi
12:55par rapport au secteur.
12:57C'est-à-dire que c'est possible
12:57d'avoir une relation
12:59avec des fournisseurs,
13:00de ne pas consolider
13:01ses achats
13:02dès lors que le volume est là
13:03pour pouvoir avoir
13:05le meilleur prix
13:05mais sans sacrifier
13:07la production.
13:08Et la place
13:08des produits bio
13:09ou des produits sains,
13:10on va essayer
13:11d'élargir un petit peu
13:12parce qu'il n'y a pas
13:12que le bio.
13:14Vous réussissez
13:15à faire suffisamment de place
13:16avec vos critères de prix
13:18à ces produits-là ?
13:19Oui, on essaye.
13:20Nous, notre rôle,
13:21c'est donner le choix
13:22aux consommateurs.
13:23En fait,
13:23le choix aux clients.
13:24Donc, il faut qu'il ait
13:25le choix
13:25et nos magasins
13:27sont plus petits
13:27que les autres
13:28si vous êtes déjà
13:29en vivant un Lidl.
13:30Donc, c'est encore
13:31plus difficile.
13:32Exactement, les choix
13:33ont plus d'impact
13:33dans ce qu'on fait.
13:34On peut le comprendre.
13:35Voilà.
13:36Donc, sur la gamme bio
13:38puisque vous l'évoquiez,
13:40en réalité,
13:40le bio, il a souffert
13:41de l'inflation.
13:42Vous en parliez tout à l'heure.
13:43Donc, c'est vrai
13:43que nous,
13:44on a une offre bio
13:46qui s'est aussi
13:47un peu réduite
13:48mais qui est encore présente
13:49dans nos magasins.
13:50Et par contre,
13:51sur les alimentations
13:52saines et durables,
13:54ce qui est par exemple
13:54les Nutri-Score
13:56label A et B,
13:57ça, c'est 50%
13:58de nos produits.
13:59Donc, c'est aussi
14:00notre rôle
14:01de ne pas
14:03avoir que des pizzas
14:04en rayon,
14:05des produits ultra transformés,
14:07très rapides,
14:07même s'il faut aussi
14:08s'adresser
14:08à toutes les clientèles.
14:09Oui, il faut répondre
14:10à toutes les demandes.
14:11Avec quel type de contrat
14:14passer avec les agriculteurs ?
14:16Ils demandent
14:16de la visibilité
14:18des agriculteurs.
14:18Ce qu'il faut,
14:19c'est aller chercher
14:19la pluriannualité.
14:21Nous, on a des fournisseurs,
14:23aujourd'hui,
14:23on a à peu près
14:241000 fournisseurs français
14:25avec qui on travaille
14:27et ça fait entre 5 et 6 ans
14:29qu'on travaille avec eux
14:30en moyenne.
14:31Avec des prix garantis ?
14:32Comment ça fonctionne ?
14:33Avec une visibilité
14:34et une pluriannualité.
14:35L'idée,
14:36c'est qu'en fait,
14:37l'agriculteur
14:38qui ne sait pas
14:38de quoi demain sera fait,
14:40il ne va pas changer
14:41son mode d'exploitation,
14:42il ne va pas décarboner,
14:43il ne va pas investir
14:44et c'est logique.
14:45Donc, c'est à nous
14:46de lui donner
14:47ces garanties-là
14:47et c'est ce qu'on essaye
14:48de faire.
14:49Après,
14:49il y a un autre instrument
14:50qui s'appelle
14:51le contrat tripartite
14:52qui, lui,
14:53est un peu différent.
14:54Il s'applique
14:54dans certaines filières,
14:56je pense à la viande,
14:58au lait,
14:59aux pommes de terre,
15:01qui garantit
15:03un prix
15:03et une transparence
15:04dans la construction
15:05du prix
15:05qui est encore,
15:07je dirais,
15:07plus forte
15:08qu'un simple contrat
15:10commercial
15:10au distributeur
15:12fournisseur.
15:13Et ces contrats tripartites,
15:15on en a plus de 6 000,
15:16c'est nous
15:17qui les avons lancés
15:18sur le marché
15:18et c'est une grande fierté
15:19pour nous aussi
15:20de continuer
15:21à les signer.
15:22On va se concentrer
15:23un peu
15:23sur la politique
15:25RSE
15:26et notamment
15:28environnementale.
15:28Vous voulez faire baisser
15:29vos émissions de gaz
15:30à effet de serre
15:30de 55%
15:32d'ici 2030.
15:33Alors déjà,
15:34c'est par rapport
15:34à quelle année de référence
15:35pour savoir d'où ?
15:362019.
15:372019,
15:382030,
15:38moins 55%.
15:39Vous en êtes où aujourd'hui ?
15:41Moins 30%.
15:42Donc vous êtes
15:42dans la trajectoire
15:44ou c'est un peu compliqué ?
15:45On est sur le chemin.
15:46On est sur le chemin.
15:46Mais il y a une vraie difficulté
15:48quand on parle des émissions.
15:50D'abord,
15:50il faut savoir
15:51que l'alimentation,
15:52c'est 20%
15:53des émissions de gaz à effet de serre.
15:54Donc c'est énorme.
15:55Le rôle qu'on a à jouer,
15:56c'est titanesque.
15:59Et il y a deux manières
16:00de voir les choses.
16:01Soit on se donne
16:02des objectifs
16:02sur uniquement
16:04ce qu'on connaît,
16:05c'est-à-dire
16:05la supply chain,
16:07les camions qui arrivent,
16:08le magasin,
16:09le circuit à froid
16:10dans le camion.
16:10Donc ça,
16:11c'est le scope 1 et 2.
16:13Soit on va chercher
16:14plus loin le scope 3,
16:15c'est-à-dire
16:16ce qu'il y a
16:16tout autour du produit.
16:17Donc on cherche
16:18toute la chaîne de valeur.
16:22Et là,
16:23c'est beaucoup plus difficile.
16:25C'est-à-dire que cet objectif,
16:25il est sur les trois scopes ?
16:27Ou c'est sur 1 et 2 ?
16:27Cet objectif,
16:28il est sur 1 et 2.
16:29C'est déjà important
16:30de l'atteindre.
16:31Exactement.
16:32Et donc l'objectif
16:33sur les trois scopes,
16:34c'est la neutralité carbone
16:35à 2050.
16:36C'est un objectif
16:36qui est souvent partagé.
16:38On est dans les objectifs
16:38des accords de Paris
16:39qui a été signé
16:40à cette époque-là
16:41il y a 10 ans.
16:42Exactement.
16:42Et donc,
16:43on peut rentrer dans le détail.
16:44Je vais donner
16:45quelques chiffres
16:46que vous proposez
16:47sur votre site.
16:48Par exemple,
16:49les parcs de panneaux
16:51photovoltaïques
16:51en France,
16:53Supermarché,
16:53marché,
16:54plateforme logistique,
16:55etc.
16:56515 000 m²,
17:005583,
17:00c'est précis,
17:01points de recharge
17:01pour les véhicules électriques.
17:02C'est des chiffres
17:03qui datent de 2024.
17:04Ça a dû pas mal bouger.
17:0520% de la flotte
17:05de camions
17:06qui roulent à l'énergie.
17:07Alternatives,
17:08vous avez tout là aussi.
17:08C'est un programme
17:10d'investissement
17:11de longue durée,
17:11c'est ça ?
17:12En fait,
17:13il faut voir
17:13que sur les panneaux
17:16photovoltaïques
17:16et comme sur
17:17nos directions régionales
17:19et nos plateformes,
17:20l'idée,
17:21c'est de se dire
17:22que l'énergie
17:23dont on a besoin
17:23va la produire
17:24en partie nous-mêmes.
17:25Donc ça,
17:26c'est l'idée.
17:26Et pour pouvoir faire ça,
17:28il y a deux actions.
17:29La première,
17:30c'est rénover le parc
17:31pour faire les investissements
17:34nécessaires
17:34pour que les magasins
17:35soient à moins
17:37d'émissions possibles.
17:38Premier point.
17:39Et le deuxième,
17:40c'est d'investir
17:40pour l'avenir.
17:41Et là,
17:42nous,
17:42on construit encore
17:4340 à 50 supermarchés
17:45par an,
17:46des nouveaux.
17:47Donc,
17:47ce sont des nouveaux
17:48standards aussi,
17:50c'est le meilleur
17:50de ce qu'on fait.
17:52Donc,
17:52il y a des panneaux
17:53évidemment partout,
17:54etc.
17:55Donc,
17:55l'idée,
17:55c'est aussi
17:56que nous,
17:56on soit
17:58très,
18:00pas premier de la classe,
18:01mais premier de la classe.
18:03Un peu mieux disant
18:04quand même.
18:04Exactement.
18:05Mieux disons là-dessus,
18:06mais parce qu'on continue
18:07à s'étendre.
18:08C'est aussi pour ça
18:08qu'on peut l'être.
18:09Oui,
18:09c'est ce que j'allais vous poser.
18:10C'est-à-dire que
18:11quand on est dans un modèle
18:12qui est un modèle
18:12de distribution,
18:14de grande distribution,
18:14donc la logique,
18:15c'est quand même
18:15de vendre le plus de produits
18:17au plus grand nombre
18:18à des prix intéressants.
18:20Et à côté de ça,
18:21on cherche à réduire son impact.
18:22Donc,
18:22ça peut sembler contradictoire.
18:24En maintenant le modèle,
18:25c'est difficile
18:26de réduire son impact.
18:27Oui,
18:27mais c'est une responsabilité
18:29collective en réalité.
18:31Il y a quelques semaines,
18:32le président de la République
18:33a lancé l'équipe de France
18:35de l'électrification.
18:37On y était.
18:38C'est vrai qu'on a annoncé
18:40encore de nouveaux investissements
18:41pour 2026.
18:42On a annoncé 60 millions d'euros
18:44sur les panneaux
18:45phonovoltaïques notamment.
18:47L'idée,
18:48c'est de se dire
18:49aujourd'hui,
18:49vous allez chez Lidl
18:51pas uniquement
18:51pour acheter un produit.
18:53Vous pouvez y aller
18:55pour vous recharger
18:57en ayant une voiture électrique
18:58et on a plus de bornes électriques
19:00aujourd'hui
19:01que TotalEnergie en France
19:02et personne ne le sait.
19:04Sur vos parkings,
19:05en fait ?
19:05Bien sûr.
19:06Effectivement,
19:06ça c'est une info.
19:07Évidemment.
19:08Donc on a aussi ce rôle-là
19:10de se dire
19:11qu'on ne va pas seulement
19:12faire des courses,
19:13on va aussi...
19:14Mais c'est un argument
19:14de vente
19:16ou de maintien du client,
19:19une façon de fidéliser le client
19:20aussi j'imagine.
19:21En tout cas,
19:21c'est principal.
19:22C'est-à-dire que vous accompagnez,
19:23pardon de m'interrompre,
19:23vous accompagnez
19:24l'électrification
19:25de nos déplacements.
19:26Vous vous dites
19:26si on ne le fait pas,
19:27on va perdre des clients
19:28qui iront voir ailleurs.
19:30C'est quoi la logique ?
19:31Non, on le fait
19:31parce qu'en fait,
19:32c'est aussi notre rôle
19:34de passer à l'électrification
19:35et d'avoir un impact
19:36qui est plus durable.
19:39Donc en fait,
19:39on accompagne
19:40le changement d'usage
19:43et c'est un peu...
19:45C'est un rôle de distributeur
19:47qui est plus éloigné
19:47de ce qu'on attend
19:48de la grande distribution,
19:50mais c'est quelque chose
19:51qui est intégré
19:52dans nos statuts,
19:53dans la volonté
19:54qu'a l'entreprise
19:55de passer à l'étape supérieure
19:57sur ces thématiques.
19:57Quand on voit
19:58la flotte de camions
19:59qui roule à énergie alternative,
20:00alors il y en a beaucoup.
20:01Et là, c'est compliqué
20:02parce qu'il y a
20:03des choix technologiques
20:04qui ne sont pas simples à faire.
20:05Est-ce qu'on va vers l'hydrogène ?
20:06Est-ce qu'on va vers
20:07les batteries électriques ?
20:08Vers le biocarburant ?
20:10Est-ce que vous avez réussi
20:11à trancher ?
20:12Moi, je serais à votre place,
20:13j'aurais du mal aujourd'hui.
20:14Qu'est-ce que vous avez choisi ?
20:15Alors, c'est difficile
20:16effectivement de trancher.
20:18Là, on a à peu près
20:19un tiers de ces...
20:21Dans les 20%,
20:21vous avez un petit peu
20:22toute la typologie
20:24que vous avez évoquée.
20:26En fait, l'idée, nous,
20:28c'est qu'on a implémenté
20:30dans la supply chain
20:31ces objectifs environnementaux.
20:33Quand un camion va
20:35dans un magasin,
20:36Lidl, un des 1600 magasins,
20:39donner des produits,
20:40en tout cas accompagner
20:41et livrer ces produits-là,
20:43il ne retire,
20:43il ne sort jamais
20:46sans rien à vide.
20:48Ça n'existe pas.
20:49Pourquoi ?
20:49Il ne repart pas à vide.
20:50Il ne repart pas à vide.
20:51Il prend l'ensemble des déchets,
20:53que ce soit plastique, etc.,
20:55qu'on a au sein du magasin
20:57et il en sort avec.
20:59Pourquoi est-ce qu'on fait ça ?
21:00Parce qu'en fait, nous,
21:01on intègre les objectifs
21:02de recyclage aussi,
21:03de packaging,
21:04sur la supply.
21:05C'est-à-dire qu'on a
21:06tout intégré et internalisé.
21:08Les camions nous appartiennent,
21:10les magasins nous appartiennent
21:11et le cycle de recyclage
21:13aussi nous appartient.
21:14Le groupe auquel on appartient
21:16aussi a une entreprise
21:18de recyclage.
21:19Donc, en fait,
21:19ce modèle intégré
21:21nous permet d'être mieux
21:22dix ans sur ces environnements-là.
21:24Et vous recyclez
21:24quel pourcentage
21:25de vos déchets ?
21:26À peu près la moitié
21:27aujourd'hui.
21:2890% des déchets
21:29sont valorisés.
21:31Donc, ça,
21:31c'est une bonne chose.
21:32C'est déjà bien.
21:33C'est déjà pas mal.
21:34Mais on a encore
21:35des progrès à faire.
21:37Valoriser,
21:38ça veut dire que
21:38les filières existent,
21:39elles existent
21:40de mieux en mieux ?
21:41Oui.
21:42Parce que ça,
21:43c'est une vraie question.
21:44Parfois,
21:44il faut créer la filière
21:45pour valoriser les déchets.
21:46Bien sûr.
21:46Nous, on travaille beaucoup
21:47avec Citeo aussi
21:48sur les emballages,
21:50évidemment.
21:51Et nous,
21:51on a aussi
21:52cette capacité d'action
21:53plus rapide
21:54que je vous décrivais
21:55tout à l'heure,
21:55qui est un peu technique,
21:56qui est qu'on donne
21:58les prescriptions du produit.
21:59Donc, à un moment donné,
22:00quand quelqu'un,
22:01quand un fournisseur
22:03va produire pour Lidl
22:05un camembert,
22:06pour vous donner un exemple,
22:08nous pouvons lui donner
22:09le grammage du plastique autour.
22:11Ce qui est un peu différent.
22:12Ce niveau de précision.
22:13Exactement.
22:13Ce qui est un peu différent
22:14d'une marque nationale
22:15qui va, du coup,
22:16avoir des standards
22:17qu'elle aura choisis.
22:19Mais, pardon,
22:19on vous interrompt,
22:20il y a la question
22:20du temps que vous laissez
22:22à ses partenaires
22:23pour s'adapter.
22:24Si vous êtes trop directif,
22:26peut-être que vous risquez
22:27de les perdre.
22:27Comment vous faites ?
22:28En fait,
22:28c'est du long terme
22:29et c'est de la coopération.
22:31C'est-à-dire qu'en fait,
22:32il faut qu'il soit
22:33OK sur la démarche aussi.
22:35On ne peut pas forcer
22:36l'amont agricole,
22:37une exploitation,
22:38à changer de machine,
22:40à changer de manière
22:41de produire.
22:42Par contre,
22:42on peut l'accompagner.
22:43On peut l'accompagner financièrement,
22:45on peut l'accompagner
22:46sur le long terme.
22:48C'est un peu le sens
22:49de ce qu'on fait aujourd'hui
22:50sur le Scope 3.
22:51Je vous donne un exemple concret.
22:52On a fait un projet
22:55avec McDonald's
22:56qui, comme vous savez,
22:58distribue évidemment
22:59dans ses restaurants
23:00beaucoup de viande
23:01et de steaks hachés.
23:02Donc, avec un de nos fournisseurs
23:04aussi de viande
23:05et on s'est mis à 3
23:07avec ce fournisseur
23:08pour se donner
23:09une trajectoire à 5 ans.
23:11Donc, on paye
23:11l'ensemble des audits,
23:13les transformations
23:15opérationnelles
23:15de l'exploitation
23:16et on a des points d'étape
23:18et à 5 ans,
23:19on se donne un objectif.
23:21Mais c'est exploitation
23:21par exploitation.
23:23Oui, c'est hyper intéressant
23:24et il fallait deux
23:25parce qu'en termes
23:26d'investissement,
23:27c'était plus facile
23:27à porter avec McDonald's.
23:29Exactement,
23:29c'est plus impactant.
23:30D'accord, OK,
23:30très intéressant.
23:31Je veux bien qu'on parle
23:32de gaspillage alimentaire
23:34parce que ça aussi,
23:34c'est un enjeu
23:35pour des enseignes
23:37de grande distribution
23:38comme vous.
23:38Comment vous luttez
23:39contre le gaspillage alimentaire ?
23:40Alors, le gaspillage alimentaire,
23:42ça commence dans notre caddie,
23:44dans nos rayons,
23:45mais ça finit dans les poubelles.
23:47Oui, et puis ça commence
23:47dans les exploitations aussi,
23:49mais ça, bon.
23:49Et ça commence
23:50dans les exploitations
23:51et c'est plus difficile.
23:52Voilà, mais à votre niveau.
23:53Exactement.
23:53Donc, à notre niveau,
23:54nous, ce qu'on va faire,
23:55c'est qu'on va réduire
23:57la matière plastique
23:58dans le packaging,
23:59c'est-à-dire qu'on va agir
24:00sur le produit.
24:00Ça, c'est le premier point,
24:01c'est-à-dire qu'il faut
24:03réduire en masse
24:04dès qu'on peut
24:05tout ce qui est
24:06sur-emballage,
24:08matière plastique, etc.
24:10Ensuite,
24:10il y a la capacité
24:11de donner le choix
24:12aux consommateurs.
24:13J'en parlais toujours,
24:14c'est les labels
24:17achetés en vrac,
24:19ne pas attendre
24:20la réglementation
24:21pour proposer du vrac,
24:22ne pas attendre
24:23la réglementation
24:24pour avoir
24:25des matières recyclées
24:26dans ces emballages.
24:28Tout ça,
24:28c'est l'incitation.
24:29Je mettrais deuxième axe
24:30incitation.
24:31Et ça fonctionne
24:32parce qu'en fait,
24:33on est les consommateurs,
24:35aujourd'hui,
24:36les clients,
24:36ils attendent ça.
24:37Ils sont OK,
24:38c'est un consommateur,
24:39c'est peut-être pas vrai
24:39dans tous les marchés.
24:40Je ne sais pas comment
24:41est le consommateur
24:42anglo-saxon.
24:43Mais en tout cas,
24:44je sais qu'en France,
24:45nous, on a toutes les études
24:46pour dire qu'il est prêt,
24:47même à payer plus,
24:48s'il sait que son impact
24:50est moindre
24:51et qu'il lutte
24:51contre le gaspillage,
24:52par exemple,
24:53en achetant tel produit.
24:55Merci beaucoup,
24:56Annick Pommard
24:56et à bientôt
24:57sur Be Smart for Challenge.
24:58Tout de suite,
24:58c'est notre rubrique
24:59Startup.
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