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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-03-12##

Catégorie

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News
Transcription
00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Péricolégas.
00:00:06La Jeune Garde, qui est une organisation alliée, liée au mouvement insulte.
00:00:11L'enquête se poursuit pour déterminer les circonstances de la mort de Quentin.
00:00:14S'agit-il d'un guet-apens ou se sont-ils rencontrés par hasard ?
00:00:17Qu'ont fait ces jeunes gens ?
00:00:19A quel moment vous avez des actes à leur reprocher qui justifient qu'on les interdise ?
00:00:24Trois jeunes sont roués de coups, l'un d'eux va rester au sol.
00:00:29Tous les récits qui ont été faits dans les heures qui ont suivi n'ont aucun rapport avec la réalité.
00:00:34Que ce soit bien clair, c'est nous qui sommes agressés.
00:00:39Bonjour et bienvenue sur Sud Radio, la France dans tous ses états, ce jeudi 12 mars 2026.
00:00:48A mes côtés, je suis plein de tristesse.
00:00:50Maud Coffler qui va m'abandonner pendant huit jours.
00:00:52Oh, ça va aller !
00:00:53Je l'ai tellement épuisé par mes exigences et puis mon tempérament.
00:00:58Voilà, donc allez, allez prendre du bon air bourguignon, revenez-nous fraîche et pain-pente la semaine suivante.
00:01:05Par contre, Julien Delmas, je le garde, là j'ai des noms connus.
00:01:08Je ne bouge pas.
00:01:09Je suis désemparé d'ailleurs, quand il arrive en retard, je me dis mon Dieu, mon Dieu, qu'est-ce
00:01:13qui se passe ?
00:01:14Voilà, il est là, il va vous faire une émission Top Gun, il va vous faire une émission Top Gun.
00:01:17Et puis Emmanuel Galasso qui est là, qui guette l'appel de...
00:01:20Alors, ce n'est pas Emmanuel aujourd'hui !
00:01:22Parce que je n'ai pas mis mes lunettes.
00:01:23Mais je trouvais qu'il avait maigri énormément !
00:01:26Voilà, comment il s'appelle ?
00:01:27C'est Zach, bonjour Zach !
00:01:29Zach !
00:01:30Eh bien parfait !
00:01:31Alors, Zach, soyez très vigilants parce que les auditeurs et les auditrices de Sud Radio vont vous appeler.
00:01:37Au vu des informations qu'on va leur donner, des idées qu'on va susciter en eux,
00:01:42ils vont vouloir intervenir, donner leur avis et poser des questions à nos invités.
00:01:48On ne savait pas tout à fait tout, ma chère Maud, sur l'affaire Quentin.
00:01:51Absolument !
00:01:52Et voilà, l'affaire Quentin-de-Ranc, cette tragédie à Lyon.
00:01:55Eh bien à 12h10, nous recevrons le journaliste Jean Bexon
00:01:58qui nous fera une nouvelle révélation permettant de mieux comprendre
00:02:01les tenants et les aboutissants de cette tragédie.
00:02:05Les Jeux paralympiques ne suscitent pas la ferveur qu'ils devraient.
00:02:09C'est dommage, c'est inattendu.
00:02:12Pourquoi ce relatif désintérêt du public pour une si belle manifestation, si méritoire ?
00:02:17Nous essayons d'en savoir plus à 12h45 avec notre collègue Anthony Martin-Smith,
00:02:23vous savez, celui qui fait l'émission « Il faut que ça change » sur Sud Radio.
00:02:27Et là, comme il est en mission parce qu'il bouffe tout le temps,
00:02:29eh bien nous serons en direct des Etats-Unis avec lui.
00:02:32Il sera quelle heure là-bas ?
00:02:32Il sera 4h je crois, ça va être dur, ça va piquer là, mais il est gentil.
00:02:36Il se recouche après, il se recouche après.
00:02:37Alors, de 13h à 14h, je demande votre attention, auditrices et auditeurs de Sud Radio.
00:02:43On va aborder un sujet un peu complexe, très précis,
00:02:47et qui pourtant peut-être va marquer l'avenir de notre démocratie.
00:02:51Le cyberharcèlement politique est-il une menace ?
00:02:55Il est une menace, mais à quel point il l'est ?
00:02:58À quel point c'est grave la menace du cyberharcèlement politique sur notre démocratie ?
00:03:03Et nous allons discuter avec Maître Alain Garay, un avocat qui s'est penché sur la question,
00:03:09et qui a écrit un livre admirable.
00:03:11C'est un document, c'est une somme, c'est une recherche politique et scientifique.
00:03:16Et surtout, ça nous annonce des heures extrêmement difficiles pour le bon débat démocratique
00:03:20et pour la vie démocratique en France.
00:03:22Le livre s'appelle « Le cyberharcèlement politique contre la démocratie » aux éditions du CERF.
00:03:27Voilà, nous en discutons de 13h à 14h.
00:03:30Appelez-nous, je vous rappelle, 0826 300 300,
00:03:33vous verrez au fur et à mesure de la conversation, vous aurez évidemment envie d'intervenir.
00:03:37Je rappelle, je rappelle,
00:03:40que notre ami Philippe David, aujourd'hui jeudi 12,
00:03:43est à Fouléron, dans le Lot-et-Garonne, dans cette belle Gascogne,
00:03:47au tabac de Maryland,
00:03:48et qu'il va parler avec les gens qui viendront le voir,
00:03:51évidemment des auditeurs de Sud Radio,
00:03:53il va parler ruralité, services et commerces de proximité.
00:03:57Et puis, Maud, on a quand même quelques pères à fournir.
00:03:58On a quelques pères, on parlera un petit peu des municipales,
00:04:00et des morts qui votent.
00:04:01Des morts qui votent, voilà.
00:04:03Et puis à Paris, que j'ai rebaptisé Bétharame-sur-Seine,
00:04:06parce que dans le périscolaire...
00:04:08Voilà le menu de ce jour, on attend vos appels,
00:04:11et surtout soyez attentifs,
00:04:12parce que ce qui va être dit à cette antenne,
00:04:14c'est quelque chose que vous n'oublierez pas.
00:04:16Sud Radio, la France dans tous ses états,
00:04:20l'humeur de Péricault.
00:04:21Alors, je parle souvent de Mme Ursula von der Leyen
00:04:24comme étant le fléau de l'Europe,
00:04:26et rien à voir avec Mme von der Leyen,
00:04:29je parle d'une publication qui pour moi est le fléau de la cuisine française,
00:04:33qui est devenue le fléau de la cuisine française,
00:04:35qui s'appelle Le Guide Michelin.
00:04:38Le Guide Michelin, cette institution, cette publication,
00:04:41ce guide touristique de la route,
00:04:42créé en 1900 par André Michelin,
00:04:45qui a servi pendant des décennies,
00:04:47plus d'un siècle,
00:04:50aux voyageurs, aux touristes,
00:04:51à trouver les bonnes tables,
00:04:52les bons itinéraires, les bonnes tables,
00:04:54les bons hôtels,
00:04:56depuis, allez, 20, 30 ans,
00:04:57à évoluer culturellement, c'est normal.
00:05:00Il avait le complexe un peu du guide,
00:05:02un peu dépassé du passé,
00:05:04dans les années 90,
00:05:05face au Gomio,
00:05:06qui était le guide de la modernité.
00:05:08Michelin, c'était le guide plutôt du papy,
00:05:09et ils ont voulu donner un renouveau,
00:05:11un nouveau titre qui est tout à fait leur droit.
00:05:12Je rappelle que Le Michelin est une publication indépendante,
00:05:15ils écrivent ce qu'ils veulent,
00:05:16ils pensent ce qu'ils veulent,
00:05:17et c'est leur droit d'aimer,
00:05:18de ne pas aimer,
00:05:19de retirer des étoiles,
00:05:20d'en donner trois étoiles,
00:05:21deux étoiles, une étoile, voilà.
00:05:23Depuis quelques années,
00:05:24la chose est en train de prendre une tournure absolument inquiétante,
00:05:27et là, très précisément,
00:05:29depuis que M. Gwendal Poulenek
00:05:32est devenu directeur du guide Michelin,
00:05:35moi j'ai connu du temps de M. Trichot,
00:05:37M. Neiglen, M. Derek Braun,
00:05:39M. Ellis, M. Narey,
00:05:40bon, il y avait quelquefois des divergences,
00:05:42c'est un séjour qui me touche particulièrement,
00:05:44et puis je connais le monde de la restauration,
00:05:46de l'hôtellerie,
00:05:46qui évidemment attend l'étoile du guide Michelin,
00:05:49qui est un petit peu une légion d'honneur,
00:05:50qu'on vous donne sans vous expliquer pourquoi,
00:05:52qu'on vous retire sans vous en donner les raisons,
00:05:54et là, depuis quelques temps,
00:05:55je suis particulièrement inquiet,
00:05:56mais là, je suis aujourd'hui absolument révolté,
00:05:58l'édition 2026 du guide Michelin
00:06:02continue cette éradication,
00:06:04je parle bien de nettoyage ethnico-culinaire,
00:06:07nettoyage ethnico-culinaire de la cuisine française,
00:06:09on retire des étoiles,
00:06:11ou on rabaisse la note,
00:06:13d'établissements qui sont la fierté de la cuisine française,
00:06:15qui sont le symbole de la tradition culinaire française,
00:06:18avec des cuisiniers professionnels,
00:06:20souvent de génération en génération,
00:06:22qui continuent cette cuisine,
00:06:24qui tiennent compte du terroir,
00:06:25de l'environnement,
00:06:26de la saison,
00:06:26des produits,
00:06:27avec des recettes traditionnelles,
00:06:29mais revisités, bien entendu,
00:06:30qui sont dans la modernité absolue,
00:06:32des produits d'une qualité exceptionnelle,
00:06:34une cuisine légère,
00:06:36il ne s'agit pas de la cuisine lourde,
00:06:37une cuisine intelligente,
00:06:38et bien sûr qu'il y a de la création,
00:06:40même dans la tradition,
00:06:41on peut continuer à évoluer,
00:06:42et là, ils sont sanctionnés,
00:06:44je passe à deux établissements,
00:06:46l'auberge du pont de Louis,
00:06:47à Lacave,
00:06:48à côté de Souliac,
00:06:49dans le Lot,
00:06:50qui perce en étoile,
00:06:51c'est une maison tenue par la famille Chambon,
00:06:53Daniel, le père,
00:06:55les deux fils,
00:06:55la maman Marinette,
00:06:56les deux fils,
00:06:57Stéphane et Mathieu,
00:06:59un endroit merveilleux,
00:07:00sur les bords d'une petite rivière,
00:07:01non loin de la Dordogne,
00:07:02avec un patrimoine,
00:07:03une carte absolument exemplaire,
00:07:05des écrevisses,
00:07:07toutes les spécialités locales,
00:07:08mais faites avec une intelligence,
00:07:09un niveau culinaire,
00:07:10de haut niveau,
00:07:11qui avait son étoile,
00:07:12sanctionné,
00:07:12plus d'étoiles,
00:07:13cette maison n'a jamais changé,
00:07:15il n'y a jamais eu la moindre modification,
00:07:17il n'y a jamais eu la moindre régression,
00:07:19il n'y a jamais eu le moindre renoncement,
00:07:21ni le moindre reniement des valeurs de la cuisine française,
00:07:23elle est stable,
00:07:24c'est donc bien le Michelin qui lui change d'idéologie,
00:07:27qui change de code,
00:07:28qui change de vision,
00:07:28mais qu'ils le disent,
00:07:29et deuxième sanction,
00:07:31tout aussi grave,
00:07:32tout aussi aberrante,
00:07:33le relais de la Poste à Majesque,
00:07:35dans les Landes,
00:07:35vous voyez,
00:07:35ce sont des zones qui sont touchées par,
00:07:37c'est en plein territoire de Sud Radio,
00:07:39la famille Cousseau,
00:07:40Jean Cousseau,
00:07:40son frère Jacques,
00:07:42c'était l'ancien hôtel de la Poste,
00:07:43qui est venu le relais de la Poste,
00:07:45magnifique maison,
00:07:45un des orgueils de la cuisine,
00:07:47de la cuisine française,
00:07:48de la tradition,
00:07:49de la beauté,
00:07:50une cuisine absolument brillante,
00:07:51sublime,
00:07:52une spécialité que le foie Grachot,
00:07:54Rézin,
00:07:54et d'autres encore,
00:07:56que l'on vient du monde entier,
00:07:57pour apprécier cette maison,
00:07:58extraordinaire,
00:07:59d'une gentillesse,
00:08:00d'une convivialité,
00:08:00un professionnalisme vraiment irréprochable,
00:08:04un modèle,
00:08:04je veux dire,
00:08:05du niveau,
00:08:06du niveau de Paul Bocuse,
00:08:07de Michel Merard,
00:08:08des grands cuisiniers,
00:08:08cette maison avec deux étoiles,
00:08:10elle n'en a plus qu'une ce matin,
00:08:11voilà,
00:08:12je suis dans la désolation,
00:08:14je suis dans la consternation,
00:08:16presque dans la colère,
00:08:17et j'en appelle au PDG,
00:08:19au président de Michelin,
00:08:20à M. Florent Mnougo,
00:08:21M. Ménégo,
00:08:24dites à M. Gwendal Poulenek
00:08:27de faire attention à ce qu'il fait,
00:08:29sauvez votre guide Michelin,
00:08:30il est en train de le détruire,
00:08:32le guide Michelin aujourd'hui est discrédité,
00:08:34le guide Michelin n'est rien sans les cuisiniers,
00:08:35bien sûr que ce sont les lecteurs,
00:08:37ce sont les clients du Michelin qui comptent,
00:08:39mais sans la confiance,
00:08:40sans l'estime de la cuisine française,
00:08:42le guide Michelin n'est plus rien,
00:08:43or nous avons besoin du guide Michelin
00:08:44pour continuer à porter ses valeurs culinaires,
00:08:47à faire savoir à tous les étrangers
00:08:48qui viennent en France
00:08:49pour aimer notre cuisine,
00:08:49notre hôtellerie,
00:08:50nos paysages,
00:08:51nous avons besoin du guide Michelin,
00:08:52et là c'est devenu
00:08:53un espèce de calepin idéologique
00:08:55qui flingue systématiquement
00:08:56tout ce qui est tradition,
00:08:58tout ce qui est classique,
00:08:58tout ce qui est la vraie cuisine française
00:09:00qui a fait les gloires de la France,
00:09:02on préfère des cuisines,
00:09:03vous savez,
00:09:03un petit peu techniques,
00:09:05avec des formes architecturales,
00:09:07des mousses,
00:09:08des espumas,
00:09:09des gelées,
00:09:10des figures,
00:09:10des figures architecturales,
00:09:12enfin le contraire
00:09:13de ce qu'est la cuisine française,
00:09:13cette cuisine a le droit d'exister,
00:09:15c'est comme l'art moderne,
00:09:15voilà,
00:09:16mais on ne va pas remplacer
00:09:17Notre-Dame par Beaubourg,
00:09:18on ne va pas écrouler
00:09:19le Mont-Saint-Michel
00:09:20pour mettre une construction
00:09:21d'art moderne,
00:09:22et on ne va pas raser
00:09:23Notre-Dame de Vézelay
00:09:24pour mettre un HLM à la place,
00:09:27donc de grâce,
00:09:28M. Mengo,
00:09:29dites à M. Poulenek
00:09:30de faire attention
00:09:31à ce qu'il fait
00:09:31et rendez
00:09:33au Michelin l'honneur
00:09:34qui est le sien
00:09:35pour préserver
00:09:36les gloires de la cuisine française
00:09:37dont nous avons tant besoin
00:09:38aujourd'hui,
00:09:38où ces valeurs sont bousculées
00:09:40par la mondialisation.
00:09:41Il y a précisément un mois,
00:09:43Quentin Deran
00:09:43qui était assassiné
00:09:44par une horde
00:09:45de militants antifa à Lyon,
00:09:47que s'est-il passé ?
00:09:48Depuis,
00:09:48les récits se suivent
00:09:50et ne se ressemblent pas,
00:09:51un journaliste
00:09:52de Boulevard Voltaire
00:09:52a enquêté sur cette affaire,
00:09:53il est notre invité.
00:09:55Dans un petit instant,
00:09:56n'hésitez pas à appeler
00:09:56en direct sur Sud Radio
00:09:580826 300 300.
00:09:59A tout de suite.
00:10:00Sud Radio,
00:10:0110 14 heures,
00:10:03Sud Radio,
00:10:04la France dans tous ses états,
00:10:06le fait du jour.
00:10:07Cela fait exactement aujourd'hui
00:10:08un mois que Quentin Deran
00:10:09qui a été assassiné
00:10:10à coup de poing
00:10:10et de pied à Lyon
00:10:11par une horde
00:10:12de militants
00:10:13se revendiquant antifascistes,
00:10:15un mois que l'extrême-gauche
00:10:16tente par tous les moyens
00:10:17de faire porter
00:10:17la responsabilité à Némésis,
00:10:19à l'extrême-droite,
00:10:20quitte à réécrire l'histoire.
00:10:21Un journaliste
00:10:22de Boulevard Voltaire
00:10:23a enquêté sur cette affaire,
00:10:24il est notre invité
00:10:25sur Sud Radio.
00:10:25Bonjour Jean Bexon.
00:10:26Bonjour Maud.
00:10:27Bonjour Jean Bexon.
00:10:28C'est vrai que beaucoup d'encre
00:10:30a, après le sang
00:10:31de Quentin Deran
00:10:32sur le trottoir lyonnais,
00:10:33beaucoup d'encre a coulé.
00:10:35Effectivement,
00:10:36c'était l'extrême-gauche
00:10:37qui était si pacifiste
00:10:39d'habitude,
00:10:40si gentil,
00:10:41qui était responsable
00:10:42de cette mort tragique.
00:10:44On peut parler
00:10:45quasiment d'un assassinat,
00:10:47la justice le dira.
00:10:49en pleine campagne
00:10:50des municipales,
00:10:51au moment où déjà
00:10:52la France Insoumise
00:10:54souffrait d'une image
00:10:55de marque
00:10:56un petit peu atténuée
00:10:57par les violences verbales,
00:10:58les excès,
00:10:59les outrances
00:11:00que l'on entend.
00:11:01Et là,
00:11:01vous allez vous...
00:11:02Alors, justement,
00:11:03comme beaucoup de choses
00:11:03ont été dites
00:11:04sur la mort de Quentin Deran
00:11:06vous penchez sur le dossier,
00:11:08vous êtes allé faire
00:11:08un peu d'investigation
00:11:09parce que vous êtes journaliste
00:11:10et vous en revenez
00:11:11avec des éléments
00:11:12un peu différents
00:11:13de ce qui a pu être dit
00:11:15officiellement
00:11:15sur les médias.
00:11:16Oui, il y a une expression
00:11:17qui dit
00:11:18que le mensonge
00:11:19prend l'ascenseur
00:11:20et que la vérité
00:11:20prend l'escalier.
00:11:22J'ai l'impression
00:11:22qu'on est un peu
00:11:23dans ce genre de cas
00:11:24avec les récits
00:11:25qu'on a entendus,
00:11:26avec les informations
00:11:26qu'on a entendues.
00:11:27Il prendrait même le missile
00:11:28quelquefois le mensonge.
00:11:29Oui, il dépasse parfois
00:11:30le mur du seau
00:11:31et c'est d'ailleurs
00:11:32dans des contextes
00:11:33de guerre informationnelle
00:11:34par exemple,
00:11:35il est prouvé
00:11:36que le dégât
00:11:39causé par le mensonge
00:11:40est quasiment impossible
00:11:41à réparer.
00:11:42Donc voilà,
00:11:43j'essaye de m'y atteler
00:11:45mais j'ai identifié
00:11:47trois fake news
00:11:48graves
00:11:50reprises
00:11:50par le monde politique
00:11:53reprises par des médias
00:11:55par des médias
00:11:56qui ont...
00:11:58Respectables.
00:11:58Respectables
00:11:59et que je respecte.
00:12:00Et reconnus.
00:12:00et reconnus
00:12:01mais qui sont
00:12:03entièrement fausses.
00:12:05La première fake news
00:12:07c'est qu'on a dit
00:12:07que les amis de Quentin
00:12:09l'avaient dissuadé
00:12:10d'aller à l'hôpital
00:12:12par peur de la police.
00:12:15C'est entièrement faux.
00:12:19Cette affirmation
00:12:20elle se basait
00:12:20sur une vidéo
00:12:21qui a été diffusée
00:12:21qui a d'abord été tournée
00:12:23par un antifasciste
00:12:23puis diffusée
00:12:24par des contes antifascistes
00:12:25sur laquelle
00:12:26une vidéo très sordide
00:12:27sur laquelle on voit
00:12:28Quentin hébété
00:12:29avec un de ses amis
00:12:30du sang sur les mains
00:12:31qui sont leur propre sang
00:12:33et on entend une voix
00:12:34qui dit
00:12:35si tu ne veux pas
00:12:36de problème avec la police
00:12:37ne va pas à l'hôpital.
00:12:39Les médias
00:12:39je pense à la presse
00:12:40quotidienne régionale
00:12:41par exemple
00:12:42M6
00:12:43ont déclaré que la personne
00:12:45qui disait ça
00:12:45était un des amis
00:12:46de Quentin.
00:12:47J'ai fait mes recherches
00:12:50Quentin n'était pas
00:12:51un de ses amis
00:12:51cet individu
00:12:53n'avait rien à voir
00:12:54avec le service
00:12:54informel
00:12:55de l'action
00:12:56de Némésis
00:12:57de ce jour-là
00:12:59selon plusieurs sources
00:13:00concordantes
00:13:01notamment
00:13:01parmi ces 19
00:13:03militants
00:13:04de
00:13:06pro-Némésis
00:13:07qui étaient sur place
00:13:07puisqu'ils ne le connaissent pas
00:13:09ils ne savent pas
00:13:11Jean Bexon
00:13:11je vous arrête
00:13:12deux secondes
00:13:12de façon rationnelle
00:13:13je prends votre phrase
00:13:14je ne la connaissais pas
00:13:16soit c'est un ami de Quentin
00:13:17qui lui dit
00:13:18ne va pas à la police
00:13:20tu pourras avoir des histoires
00:13:21comme si Quentin
00:13:22avait commis quelque chose
00:13:22de grave
00:13:24non c'est une menace
00:13:25ça ressemblerait
00:13:26moi comme ça
00:13:27en disant
00:13:28si tu vas à la police
00:13:29pour nous dénoncer
00:13:30non ça ne va pas
00:13:31à l'hôpital
00:13:32pardon
00:13:33ne va pas à l'hôpital
00:13:34parce qu'effectivement
00:13:36il va y avoir une suite
00:13:37et s'il y a une suite
00:13:38tu en subiras les conséquences
00:13:39c'est comme ça
00:13:40qu'on peut comprendre
00:13:41cette phrase
00:13:42et non pas celle d'un ami
00:13:43qui lui dit
00:13:44ne va pas à l'hôpital
00:13:45évidemment que si c'est un ami
00:13:46vu l'état dans lequel est
00:13:47et Quentin
00:13:47est ce qu'il a subi
00:13:48évidemment qu'un ami
00:13:49lui dit immédiatement
00:13:50va à l'hôpital
00:13:51si vraiment c'est un ami
00:13:53dans la mesure où
00:13:54Quentin
00:13:55de ce que l'on sait
00:13:56de façon formelle
00:13:57n'a pas transgressé la loi
00:13:58il n'a pas provoqué
00:14:00il est victime de quelque chose
00:14:01donc c'est pas un ami
00:14:02qui va lui dire
00:14:03ne va pas à l'hôpital
00:14:03c'est forcément quelqu'un
00:14:05qui le menace
00:14:06ne va pas à l'hôpital
00:14:06parce que si tu vas à l'hôpital
00:14:07ça veut dire police
00:14:08et là
00:14:08c'est comme ça
00:14:09moi que je l'interprète
00:14:10c'est un raisonnement
00:14:10c'est une supposition
00:14:12que je fais
00:14:13qu'on peut avoir
00:14:14et en fait
00:14:15sur cette vidéo
00:14:16il y a en effet
00:14:16un ami de Quentin
00:14:17qui ne dit rien
00:14:18donc de même
00:14:19les médias ont dit
00:14:20voilà
00:14:20il n'encourage pas
00:14:21à aller à l'hôpital
00:14:22sauf que ce que les gens
00:14:24ne savaient pas
00:14:25c'est que cet ami de Quentin
00:14:27il vient de subir
00:14:28un traumatisme crânien
00:14:29il vient de se réveiller
00:14:30après un chaos
00:14:32il vient de se réveiller
00:14:33après des secondes
00:14:33passées sur le trottoir
00:14:35voire des minutes
00:14:35passées sur le trottoir
00:14:36inanimé
00:14:37ce jour-là
00:14:37on est d'accord
00:14:37il a été lu aussi
00:14:39c'est la première personne
00:14:40à être lynchée
00:14:40ce jour-là
00:14:42et on voit d'ailleurs
00:14:43sur une vidéo
00:14:44prise par un témoin
00:14:46on voit un individu
00:14:47un de ses agresseurs
00:14:48qui
00:14:49je ne sais pas si vous connaissez
00:14:50le football
00:14:51mais qui comme au football
00:14:51pour tirer un pénalty
00:14:52prend appui
00:14:54sur sa jambe gauche
00:14:55et arme
00:14:56sa jambe droite
00:14:57quand vous faites ça
00:14:57au football
00:14:58c'est pour donner
00:14:59le maximum de force
00:15:00pour shooter au maximum
00:15:01exactement
00:15:01et là
00:15:02hélas
00:15:04on peut supposer
00:15:05parce que l'ami de Quentin
00:15:06est derrière la voiture
00:15:07mais on peut supposer
00:15:09en tout cas
00:15:09que c'est sur le corps
00:15:10de l'ami de Quentin
00:15:11et donc cet individu
00:15:12cet ami de Quentin
00:15:13qui ne dit rien
00:15:14qui en effet
00:15:14à ce moment-là
00:15:15ne l'encourage pas
00:15:15à aller à l'hôpital
00:15:16parce qu'il n'a pas
00:15:17toutes ses facultés
00:15:17qu'il est en état de stress
00:15:18qu'il est en état de choc
00:15:20et son avocat m'a dit
00:15:21qu'il n'est même pas
00:15:21en capacité de parler
00:15:23cet ami de Quentin
00:15:23qui aujourd'hui
00:15:25ne se souvient même plus
00:15:26de la scène
00:15:26il y a quelques brides
00:15:27qui leur viennent en mémoire
00:15:28bien sûr
00:15:29et ces brides
00:15:29c'est des brides
00:15:30de l'horreur
00:15:30il se rappelle par exemple
00:15:34avoir étalé Quentin
00:15:35sur l'arrêt de bus
00:15:36alors qu'il était
00:15:36à l'agonie
00:15:37et ça c'est des éléments
00:15:39de souvenirs
00:15:39qui vont lui revenir
00:15:40petit à petit
00:15:41donc petit à petit
00:15:41il va le découvrir
00:15:42l'horreur de ce qu'il a vécu
00:15:43et cet ami de Quentin
00:15:45je précise aussi
00:15:45s'est fait dépouiller
00:15:47ses effets personnels
00:15:48par les antifas
00:15:49et donc
00:15:50première fake news
00:15:50c'est entièrement de faux
00:15:51de dire que
00:15:52des amis
00:15:53ou même des proches
00:15:54qui seraient
00:15:55des personnes
00:15:56qui seraient dans le service
00:15:57d'ordre de Némésis
00:15:57et dissuader Quentin
00:15:58d'aller à l'hôpital
00:15:59par peur de la police
00:16:00la deuxième fake news
00:16:02c'est que Quentin
00:16:04ses amis
00:16:04ce service d'ordre
00:16:05informel
00:16:06je dis informel
00:16:07parce que
00:16:08ce sont des amis
00:16:10qui sont contactés
00:16:10des amis
00:16:11c'était bénévolement
00:16:12voilà
00:16:12en fait c'est des gens
00:16:13qui avaient des liens
00:16:14amicaux
00:16:14avec les jeunes femmes
00:16:16de Némésis
00:16:16qui allaient faire
00:16:16zéro réaction
00:16:17et qui se sont dit
00:16:18c'est tellement dangereux
00:16:19qu'on ne peut pas
00:16:20les laisser
00:16:20dans cette situation
00:16:21et bien
00:16:22la deuxième fake news
00:16:23ce n'est pas
00:16:24ce groupe là
00:16:25de Quentin
00:16:25qui est à l'initiative
00:16:28de ce
00:16:29de cette rixe
00:16:31de ce qu'on a nommé
00:16:33rixe ce n'est pas
00:16:33ce qu'on a nommé
00:16:34le procureur appelle
00:16:36le procureur appelle ça
00:16:37à la recherche
00:16:37ce n'est pas
00:16:38en fait
00:16:38ils ont vu
00:16:39fondre sur eux
00:16:40et c'est ce qu'a
00:16:41c'est la version d'ailleurs
00:16:42de l'avocat
00:16:43mais c'était aussi
00:16:44la version du procureur
00:16:46de la République
00:16:47ils ont vu fondre
00:16:49sur eux
00:16:50une vingtaine
00:16:50de militants
00:16:52antifascistes
00:16:52certains ont été
00:16:53identifiés directement
00:16:54Jacques-Élie Favreau
00:16:56assistant parlementaire
00:16:56de Raphaël Arnaud
00:16:58de la France Insoumise
00:16:58et qui est d'ailleurs
00:17:00un cadre structurant
00:17:01c'est avéré
00:17:02à ce qu'il est ou non
00:17:03qu'il était présent
00:17:04oui c'est avéré
00:17:05il est derrière
00:17:09les barreaux
00:17:09actuellement
00:17:10en attente
00:17:11du procès
00:17:12mais en tout cas
00:17:13c'est un cadre structurant
00:17:14de la jeune garde
00:17:14de ce qu'était la jeune garde
00:17:15et du mouvement
00:17:16qui est né après
00:17:17d'éteignons la flamme
00:17:17en tout cas plusieurs militants
00:17:19qui étaient agressés
00:17:20ce jour-là
00:17:20m'ont dit
00:17:21qu'il était le meneur
00:17:22de cette attaque
00:17:23ils ont vu aussi
00:17:23des personnes
00:17:24avec des gants coquets
00:17:25ils ont vu un individu
00:17:26avec une barre de fer
00:17:27fondre sur eux
00:17:28à ce moment-là
00:17:29ils se mettent
00:17:31en effet
00:17:31en position défense
00:17:32un de leurs camarades
00:17:33est pris en tenaille
00:17:35c'est d'ailleurs
00:17:35la personne qu'on voit
00:17:36dans la vidéo
00:17:37c'est l'ami de Quentin
00:17:38est pris en tenaille
00:17:39parce qu'il était
00:17:39un petit peu sur le côté
00:17:41et il est jeté au sol
00:17:45par les militants antifascistes
00:17:47c'est celui qui va
00:17:47subir le premier chaos
00:17:49et donc vous avez
00:17:50un ligne contre ligne
00:17:51qui se forme
00:17:52et vous avez en effet
00:17:53Quentin
00:17:53qui est visage masqué
00:17:55encapuchonné
00:17:56qui avec ses camarades
00:17:57dans une posture
00:17:59musclée
00:18:00c'est-à-dire
00:18:00avec une position
00:18:01de garde
00:18:02de boxe
00:18:03il y a
00:18:03quelqu'un
00:18:05qui tient une béquille
00:18:07comme pour
00:18:08en tout cas
00:18:09un petit peu
00:18:10comme une arme
00:18:10par destination
00:18:11cette personne
00:18:11elle fait partie
00:18:12du groupe
00:18:13de Quentin
00:18:14l'idée
00:18:14c'est pas
00:18:14de nier ça
00:18:15il y a
00:18:16une personne
00:18:17des groupes
00:18:17de Quentin
00:18:17qui lance
00:18:18un fumigène
00:18:19donc on peut considérer
00:18:22que c'était
00:18:22une expédition punitive
00:18:24de la part
00:18:24des antifas
00:18:26prémédité
00:18:27ou en tout cas
00:18:27organisé
00:18:28justement
00:18:28vous parlez
00:18:29de la prémutation
00:18:30c'est la justice
00:18:31qui le va déterminer
00:18:32en tout cas
00:18:32moi les témoins
00:18:33m'ont dit
00:18:33qu'avant
00:18:35cet assaut
00:18:36ils ont vu
00:18:38plusieurs personnes
00:18:39faire du repérage
00:18:40ils ont vu
00:18:42une moto
00:18:43à une MT
00:18:45Yamaha
00:18:47et ils ont vu
00:18:49faire plusieurs tours
00:18:51ralentir devant le groupe
00:18:52puis repartir
00:18:52etc
00:18:53les caméras
00:18:54de surveillance
00:18:55épluchées par les enquêteurs
00:18:57montrent
00:18:57en effet
00:18:58que cette moto
00:18:59a un comportement
00:18:59suspect
00:19:00nos confrères
00:19:01d'Europe 1
00:19:01ont estimé
00:19:03que les enquêteurs
00:19:04pensent
00:19:04que ça fait partie
00:19:05du modus operandi
00:19:06d'une agression
00:19:07préméditée
00:19:08les antifas
00:19:09s'interrogent
00:19:09c'est une des questions
00:19:10qui posent
00:19:11pourquoi les militants
00:19:13proches de l'émésie
00:19:13s'étaient venus masquer
00:19:16c'est une pratique
00:19:17alors évidemment
00:19:18ils disent
00:19:19ils sont venus masquer
00:19:19parce qu'ils sont venus
00:19:20pour casser
00:19:20bien sûr
00:19:21en fait
00:19:22je veux juste recentrer
00:19:23sur les photos
00:19:24on voit Quentin masquer
00:19:25ses camarades masqués
00:19:26ces photos
00:19:27elles ont été prises
00:19:28par un antifa
00:19:29qu'on voit sur une vidéo
00:19:30amateur
00:19:30donc c'est une personne
00:19:32qui fait partie de l'assaut
00:19:33qui filme ça
00:19:34qui a extrait
00:19:35des captures d'écran
00:19:36qui n'a pas
00:19:36diffusé la vidéo
00:19:37qui a extrait
00:19:38des captures d'écran
00:19:38qui ont été envoyées
00:19:39par des médias
00:19:41d'influence antifasciste
00:19:42qui ont ensuite été
00:19:42relayés par des médias
00:19:45donc l'idée
00:19:45c'est de confondre
00:19:46Quentin et de dire
00:19:47regardez
00:19:47Quentin et son groupe
00:19:48sont venus agresser
00:19:49c'est eux les agresseurs
00:19:50c'est eux
00:19:51les agresseurs
00:19:52moi ce que me disent
00:19:53les témoins
00:19:55et ça je laisse
00:19:56les auditeurs
00:19:57se faire leur interprétation
00:19:59c'est qu'ils me disent
00:20:00que leur mission
00:20:02au cas où Némésis
00:20:03était agressée
00:20:03prise à partie
00:20:05physiquement
00:20:05c'était de faire
00:20:06ce qu'à l'armée
00:20:07on appelle un pick and run
00:20:08c'est-à-dire
00:20:08d'évacuer
00:20:09très rapidement
00:20:10les Némésis
00:20:11de les évacuer
00:20:12des coups
00:20:12des militants
00:20:14antifascistes
00:20:14les témoins me disent
00:20:15qu'ils se sont
00:20:18préparés au pire
00:20:19entre guillemets
00:20:20pour ça
00:20:22après est-ce que ça
00:20:22justifie
00:20:23d'être masqué
00:20:24ça c'est une question
00:20:26qu'on a raison
00:20:26de se poser
00:20:27mais en face
00:20:28je précise
00:20:28que vous aviez
00:20:29des militants antifascistes
00:20:30avec des gants coquets
00:20:31dont une personne
00:20:32avec une barre de fer
00:20:33LCI estime
00:20:35qu'il y avait
00:20:35un des militants
00:20:37antifa
00:20:38qui aurait peut-être
00:20:39un point
00:20:40américain
00:20:41et je pense
00:20:42qu'il faut remettre
00:20:43aussi l'église
00:20:43au centre du village
00:20:44l'agression
00:20:45est à l'initiative
00:20:47de Jacques-Éli Favreau
00:20:49et de sa troupe
00:20:50qui sera bien
00:20:51dans la personne
00:20:51ils sont
00:20:52Jean Bexon
00:20:53les éléments
00:20:54que vous venez
00:20:54de nous donner
00:20:55sont versés
00:20:56du coup
00:20:57ne sont pas encore versés
00:20:58ou ils vont être
00:20:59à un moment donné
00:20:59communiqués à la justice
00:21:00pour éclairer le dossier
00:21:03Alors
00:21:04quel élément précis ?
00:21:05Là ce que vous avez dit
00:21:06ce qu'il est fake
00:21:06est-ce que ces éléments-là
00:21:08vont être portés ?
00:21:09La dénonciation des faits
00:21:10que vous nous avez précisé
00:21:11Alors ça je n'ai pas
00:21:12d'info là-dessus
00:21:13et justement j'avais une
00:21:15donc la première fake news
00:21:16c'était non
00:21:16les amis de Quentin
00:21:16n'ont pas dissuadé
00:21:18celui-ci d'aller à l'hôpital
00:21:19par peur de la police
00:21:20la deuxième c'est que ce groupe
00:21:21n'est pas à l'initiative
00:21:22mais c'est ce qu'a dit
00:21:23le procureur
00:21:23c'est ce qu'a dit le procureur
00:21:24Je pense que les avocats
00:21:25de la famille Durand
00:21:26vont s'en saisir éventuellement
00:21:27au moment du procès
00:21:28pour les présenter
00:21:29au prix du tribunal
00:21:30C'est possible
00:21:31et la troisième fake news
00:21:32sur laquelle je voulais
00:21:33venir qui me semble
00:21:33la plus ignoble
00:21:36et à la fois la plus ignoble
00:21:37mais aussi celle qui a eu
00:21:38plus d'impact
00:21:38sur l'opinion publique
00:21:39c'est qu'on voit Quentin
00:21:40recouvert de son propre sang
00:21:42au niveau des mains
00:21:43et son ami idem
00:21:43je précise que Quentin
00:21:44et son ami ont été frappés
00:21:45que les deux
00:21:46à ce moment-là souffrent
00:21:47d'un traumatisme crânien
00:21:48que l'ami de Quentin
00:21:48lui passera la nuit
00:21:49à l'hôpital de la Croix-Rousse
00:21:51pour suivre un protocole
00:21:52commotion cérébrale
00:21:53puisque le service hospitalier
00:21:54est inquiet
00:21:57qui est quand même grave
00:21:58après un choc
00:21:59et donc ce n'est pas le sang
00:22:03et en fait
00:22:03ce qui était insinué
00:22:04dans l'évolution de ses vidéos
00:22:05c'était de regarder
00:22:05c'est Quentin
00:22:08qui c'est le sang
00:22:10des antifascistes
00:22:11etc
00:22:11c'est entièrement
00:22:12donc il se serait
00:22:14j'allais dire
00:22:14recouvert lui-même
00:22:15ou tout
00:22:16ce qui est quand même
00:22:18assez fort de café
00:22:19et en plus
00:22:19la vidéo
00:22:21n'est pas tournée
00:22:22avant le lynchage
00:22:23elle est tournée
00:22:23après le lynchage
00:22:24elle est tournée
00:22:24à 18h07
00:22:25aux 14 rues
00:22:26Lagrange
00:22:27après cette
00:22:29première vidéo
00:22:30qui avait été diffusée
00:22:30par TF1
00:22:30où c'est plutôt clairement
00:22:31on voit
00:22:32alors j'ai dénombré
00:22:3310 coups portés
00:22:34à la tête
00:22:35de Quentin
00:22:35il y a un individu
00:22:36qui se met à califourchon
00:22:38sur Quentin
00:22:38pendant plus de 20 secondes
00:22:40un autre individu
00:22:41qui semble
00:22:42lui tenir les pieds
00:22:43alors il y a deux hypothèses
00:22:44c'est soit pour le maintenir
00:22:45lors de ce supplice
00:22:46soit pour lui dérober
00:22:48ses chaussures
00:22:48c'est l'avocat
00:22:49de l'ami de Quentin
00:22:50qui me dit
00:22:50que c'est une pratique
00:22:52assez courante
00:22:52de la part de ces groupes
00:22:54d'ultra-gauche
00:22:55bien
00:22:55Jean Bixson
00:22:56merci pour ce témoignage
00:22:58évidemment
00:22:58nous restons vigilants
00:22:59sur cette affaire
00:23:00qui aura des suites
00:23:01judiciaires et médiatiques
00:23:02et je pense
00:23:04que vous serez présents
00:23:04si nous avons besoin
00:23:05d'un complément
00:23:06d'information
00:23:06vous serez à nos dispositions
00:23:07et c'est nous
00:23:08qui serons à la vôtre
00:23:09si vous avez besoin
00:23:09de communiquer davantage
00:23:10sur cette affaire
00:23:11merci Jean Bixson
00:23:12un plaisir de parler vrai
00:23:13sur votre antenne
00:23:14merci Jean Bixson
00:23:15pourquoi les français
00:23:17se détournent-ils
00:23:18des jeux paralympiques
00:23:19ils étaient si nombreux
00:23:20à suivre les jeux olympiques
00:23:21d'hiver
00:23:22mais si peu nombreux
00:23:23à suivre les jeux olympiques
00:23:24les paralympiques
00:23:25pardon
00:23:25d'hiver
00:23:26on en parle dans un instant
00:23:27avec une voix que vous connaissez bien
00:23:29Anthony Martin Smith
00:23:30et puis ça arrivera juste après
00:23:31les perles
00:23:32que je vous invite à suivre également
00:23:33et surtout à participer
00:23:340826 300 300
00:23:36sur Sud Radio
00:23:37à tout de suite
00:23:43Aux Etats-Unis
00:23:44un Américain
00:23:45inculpé de meurtre
00:23:46a remporté
00:23:47l'investiture républicaine
00:23:48pour le poste de shérif
00:23:49oui
00:23:50il s'agit de
00:23:51monsieur
00:23:52comment il s'appelle
00:23:54ah
00:23:54attend
00:23:55Luke
00:23:56non non
00:23:57il s'appelle
00:23:58Aaron Spencer
00:23:59donc cet homme
00:24:01est accusé
00:24:02d'avoir tué
00:24:03la personne
00:24:04l'homme qui a violé
00:24:05sa fille
00:24:05un homme de 67 ans
00:24:06ils se sont rencontrés
00:24:07la rixe
00:24:08une rixe a eu lieu
00:24:09et celui qui était accusé
00:24:12est inculpé
00:24:13de viol
00:24:14et donc mort suisse
00:24:15à cette bagarre
00:24:17avec Aaron Spencer
00:24:18qui évidemment
00:24:19était inculpé immédiatement
00:24:20mais Aaron Spencer
00:24:21s'est présenté
00:24:23au primaire
00:24:24vous savez que les shérifs
00:24:25c'est comme si
00:24:26nos commissaires de police
00:24:27les juges sont élus
00:24:28les shérifs sont élus
00:24:29par compter
00:24:30et là c'est dans l'état
00:24:31de l'Arkansas
00:24:32et Aaron Spencer
00:24:34pour défendre cette cause
00:24:35en disant
00:24:35la police ne fait pas son travail
00:24:37et j'ai dû faire
00:24:37ma police moi-même
00:24:38il s'est donc présenté
00:24:40à la candidature
00:24:41pour être investi
00:24:42dans la primaire
00:24:42donc il était
00:24:43dans le camp républicain
00:24:44il a donc été investi
00:24:46par 54% des voix
00:24:48contre le sortant
00:24:49qu'il a félicité
00:24:49et c'est donc Aaron Spencer
00:24:51qui sera le candidat officiel
00:24:52en novembre
00:24:53parce que quand il y a
00:24:54les élections au Sénat
00:24:55il y a aussi d'autres élections
00:24:56territoriales aux Etats-Unis
00:24:57et donc c'est Aaron Spencer
00:24:59qui a tué
00:25:00le violeur de sa fille
00:25:01de 13 ans
00:25:02qui est le candidat officiel
00:25:03du parti républicain
00:25:05pour le poste de shérif
00:25:06dans ce comté
00:25:07de l'Arkansas
00:25:08voilà ça se passe
00:25:09on n'avait pas en parlé
00:25:10parce qu'en général
00:25:11la France sous les Etats
00:25:12c'est la France
00:25:12mais c'est un fait de société
00:25:14c'est un fait de société
00:25:15qui est significatif
00:25:17de l'exaspération
00:25:18des opinions publiques
00:25:20et voilà
00:25:21et donc
00:25:21le 54% des américains
00:25:23ont considéré
00:25:23que cet homme
00:25:24était digne d'être shérif
00:25:25bien entendu
00:25:26la loi américaine
00:25:27est très stricte
00:25:27s'il est reconnu coupable
00:25:29il ne pourra pas
00:25:30exercer ses fonctions
00:25:31de shérif
00:25:33une nouvelle fois
00:25:34un animateur
00:25:34du périscolaire
00:25:35est mis en cause
00:25:36dans une affaire
00:25:37d'agression sexuelle
00:25:37sur mineur
00:25:38à Paris
00:25:39oui au point que
00:25:40tout à l'heure
00:25:40en présentant les sujets
00:25:41j'ai parlé de
00:25:42bétarame sur scène
00:25:43en parlant de Paris
00:25:45cette affaire
00:25:45de périscolaire
00:25:46cette pédocriminalité
00:25:48qui empoisonne
00:25:49qui empoisonne
00:25:50la vie municipale
00:25:51et un petit peu
00:25:52un petit peu
00:25:53la campagne
00:25:53on se demande
00:25:54comment on arrive
00:25:55à ce point
00:25:56ce cumul
00:25:56ces révélations
00:25:57et là c'est un
00:25:58c'est un animateur
00:25:59périscolaire
00:26:00qui abusait
00:26:01de trois enfants
00:26:02dont un petit garçon
00:26:03qui explique à sa maman
00:26:04au moment de faire sa toilette
00:26:05ah oui mais le monsieur
00:26:06il fait aussi comme ça
00:26:07sauf que ça me fait mal
00:26:08au derrière
00:26:08donc voyez le détail
00:26:09donc on se met à enquêter
00:26:11et nous découvrons
00:26:12que nous avons
00:26:13un animateur
00:26:14qui avait déjà été déplacé
00:26:16pour des comportements
00:26:18des propos agressifs
00:26:19des cris
00:26:19des hurlements
00:26:20on avait trouvé
00:26:21que son attitude
00:26:21n'était pas normale
00:26:22sur le plan pédagogique
00:26:23mais c'est un peu
00:26:25comme les prêtres
00:26:26de l'église catholique
00:26:26qui sont soupçonnés
00:26:27de pédophilie
00:26:28au lieu de les sanctionner
00:26:29ou de les écarter
00:26:30on les change d'établissement
00:26:31donc continuer à se comporter
00:26:33de cette façon
00:26:34et d'ailleurs
00:26:34on se demande
00:26:35s'ils ne sont pas
00:26:35un peu encouragés
00:26:36la seule sanction
00:26:37c'était on m'a mis ailleurs
00:26:38on a mis des proies nouvelles
00:26:40à ma disposition
00:26:41c'est un peu ce qui pourrait se penser
00:26:42et là
00:26:43aujourd'hui
00:26:44à Paris
00:26:45en 2025
00:26:462026
00:26:46dans une municipalité moderne
00:26:49avec des responsables politiques
00:26:50cohérents
00:26:50des valeurs
00:26:51des paramètres
00:26:51en plus c'est un thématique
00:26:52depuis l'affaire Bétarame
00:26:53et bien avant
00:26:54on sait qu'il y a un problème
00:26:55de pédophilie
00:26:56dans le milieu scolaire français
00:26:58dans l'enseignement
00:26:59on redouble de vigilance
00:27:01et on redouble de prudence
00:27:03surtout si les élections
00:27:04municipales approchent
00:27:05donc la question
00:27:06pourquoi
00:27:06pourquoi est-ce qu'on laisse faire
00:27:08alors ma chère Maud
00:27:09c'est quoi
00:27:09de l'insouciance
00:27:10ou on protège des copains
00:27:12ou on met la poussière
00:27:13sous le tapis
00:27:14en disant
00:27:14bon allez
00:27:14on n'en parle plus
00:27:15tout ça en même temps
00:27:16voilà
00:27:16c'est peut-être un petit peu
00:27:17tout ça en même temps
00:27:18toujours que ça donne
00:27:18une image catastrophique
00:27:19et quand ça touche
00:27:20à nos enfants
00:27:21qu'on confie
00:27:22dans des milieux scolaires
00:27:23pour leur éducation
00:27:24pour leur instruction
00:27:25pour qu'ils deviennent
00:27:26des addicts responsables
00:27:27et on les jette
00:27:29en pâture
00:27:30à des prédateurs
00:27:31de ce genre
00:27:32effectivement
00:27:32il y a de quoi s'indigner
00:27:33mais je pense que l'opinion publique
00:27:34est à la hauteur de l'indignation
00:27:43à Marseille
00:27:43les municipales
00:27:44prennent une tournure surprenante
00:27:47Maud
00:27:47j'ai l'impression
00:27:48qu'il y a des morts vivants
00:27:49qui votent
00:27:49c'est ça
00:27:49ou l'équivalent
00:27:50quelque chose comme ça
00:27:51c'est l'idée
00:27:5248,7 millions de français
00:27:53sont inscrits
00:27:53pour les élections municipales
00:27:55ça c'est bien
00:27:55un chiffre en hausse
00:27:56par rapport à 2020
00:27:57et c'est sans compter les morts
00:27:59voilà
00:27:59je vous laisse
00:28:00le petit silence
00:28:00mais ça vaut ta mort
00:28:02et là vous vous dites
00:28:03mais qu'est-ce qu'il m'en raconte
00:28:04cette folle
00:28:04bah c'est pas une blague
00:28:05en fait vous vous souvenez
00:28:06de la polémique
00:28:06sans doute tournée en dérision
00:28:08du chien Douglas
00:28:09qui était adhérent aux Républicains
00:28:10et qui avait bien sûr
00:28:11voté pour Valérie Pécresse
00:28:12et bien là
00:28:13ce sont des super centenaires
00:28:15dont la doyenne de l'humanité
00:28:16120 ans
00:28:17qui n'existe pas
00:28:17donc rien que ça
00:28:18si on en croit le contenu
00:28:20d'une liste électorale
00:28:21à Marseille
00:28:21sauf que la plupart
00:28:22de ses inscrits
00:28:23sont morts
00:28:23parfois depuis une dizaine d'années
00:28:25et c'est le candidat
00:28:25ARN Franck Alizio
00:28:26à Marseille
00:28:27qui avait alerté
00:28:27le procureur de la République
00:28:30785 électeurs
00:28:30âgés de plus de 100 ans
00:28:31sont inscrits
00:28:32sur les listes
00:28:33c'est énorme
00:28:33alors les soupçons de fraude
00:28:35font l'unanimité
00:28:36à droite comme à gauche
00:28:37je suis impressionné
00:28:38que tous les candidats
00:28:38bien sûr à Marseille
00:28:39ont un peu levé l'alerte
00:28:41si je comprends bien
00:28:42si je comprends bien
00:28:44les listes électorales marseillais
00:28:45ont inventé la vie éternelle
00:28:47c'est là
00:28:47voilà c'est l'idée
00:28:48vous êtes passé de vie
00:28:50à trépas
00:28:51votre âme continue
00:28:52à donner son opinion
00:28:53ça peut faire des milliards
00:28:54d'électeurs
00:28:55on dirait
00:28:55si tous les morts votaient
00:28:58enfin voilà
00:28:58bon c'est une histoire
00:28:59on regrette
00:29:00pour cette ville
00:29:00pour laquelle on a
00:29:01la plus grande affection
00:29:02et la plus grande estime
00:29:02la mêlée effectivement
00:29:04c'est un petit peu
00:29:04alors est-ce qu'ils vont élire
00:29:06un mort par contre
00:29:07c'est ça si
00:29:07ah là on passerait
00:29:09à un degré supérieur
00:29:09mais c'est intéressant
00:29:10je pense qu'on peut
00:29:11se poser la question
00:29:11parce qu'à un moment donné
00:29:13une partie de la municipalité
00:29:14de Marseille
00:29:14du tour de Gaston de Fer
00:29:15était au Beaumet
00:29:17à la prison des Beaumet
00:29:18et un petit mêlée
00:29:18avait écrit
00:29:19avec un gros pinceau
00:29:21sur le mur
00:29:21de la prison des Beaumet
00:29:22mairie annexe
00:29:25la mairie de Marseille
00:29:25va être au cimetière
00:29:26bon écoutez
00:29:27suite au prochain épisode
00:29:30le parti Reconquête
00:29:31a fait une grosse bourde
00:29:33dans ses tracts
00:29:34versaillais
00:29:35pour les municipales
00:29:36oui alors
00:29:38on voit très bien
00:29:39ce qui s'est passé
00:29:40le tract est le même
00:29:41pour les différentes
00:29:42grandes villes
00:29:42où Reconquête
00:29:43essaye d'avoir
00:29:44une présence
00:29:45au conseil municipal
00:29:46ou voir éventuellement
00:29:47conquérir la ville
00:29:48puisqu'il s'appelle Reconquête
00:29:49et on voit très bien
00:29:50que le responsable
00:29:51de la campagne
00:29:52a donné pour instruction
00:29:53à l'imprimeur
00:29:54pour chaque blanc
00:29:56il y a marqué
00:29:57nom de ville
00:29:58donc
00:29:59quand c'est Marseille
00:30:00c'est Marseille
00:30:01Paris c'est Paris
00:30:01Bordeaux c'est Pordeaux
00:30:02et sauf qu'à Versailles
00:30:04pour vous dire
00:30:05le niveau d'un culture
00:30:07je ne vise pas
00:30:07les imprimeurs
00:30:08en général
00:30:08je pense d'une génération
00:30:09peut-être un petit peu
00:30:11insouciante
00:30:11ou inconsciente
00:30:12et vous avez
00:30:13à la place du nom de la ville
00:30:14à la place de Versailles
00:30:15il y a marqué
00:30:15nom de ville
00:30:15donc il faut reconquérir
00:30:17nom de ville
00:30:17alors mais à coup le pas
00:30:18parce que j'avais fait
00:30:19la même chose un jour
00:30:20c'était du temps
00:30:21il y a longtemps
00:30:22pour l'avènement du jeudi
00:30:23il y avait un dépliant
00:30:24à faire
00:30:24à tirer à part
00:30:25sur des questions agricoles
00:30:26j'avais mis les chiffres
00:30:28bidon faux
00:30:29en disant voilà
00:30:30et je vous envoie
00:30:31les bons chiffres
00:30:31mettre les bons chiffres
00:30:32et on avait imprimé
00:30:33pas publié
00:30:34on avait envoyé au pilon
00:30:35il y avait donc le dépliant
00:30:36il y avait marqué
00:30:37attention chiffre bidon
00:30:38je vous envoie les bons
00:30:39voilà donc
00:30:39heureusement
00:30:40je me suis fait engueuler
00:30:41évidemment
00:30:41parce que j'avais mal relu
00:30:42et là tout simplement
00:30:43c'est quelqu'un de chez Reconquête
00:30:44qui a mal relu
00:30:45mais voilà
00:30:46enfin les électeurs
00:30:46quand ils vont devant
00:30:47voter pour nom de ville
00:30:48ça va les faire rire
00:30:51et puis
00:30:52si vous êtes arrivé
00:30:52de trouver des trésors
00:30:53de famille dans le grenier
00:30:54vous êtes-il déjà arrivé
00:30:56de tomber sur un Rembrandt
00:30:57Périco ?
00:30:57incroyable histoire
00:30:58là tout à l'heure
00:30:59je vous ai amené aux Etats-Unis
00:31:00pour un shérif
00:31:00qui peut être élu
00:31:01alors qu'il a tué
00:31:02le vigneron de sa fille
00:31:04tout à fait
00:31:05tout à fait charmante histoire
00:31:06c'est Charlotte
00:31:06qui est une Hollandais
00:31:08de 50 ans
00:31:08qui nettoie son grenier
00:31:10suite au Covid
00:31:11elle veut mettre
00:31:12un peu d'or dans les affaires
00:31:13elle tombe sur les dessins
00:31:14que son grand-père
00:31:14avait acheté en 1920
00:31:1635 gravures et dessins
00:31:17qu'elle met dans un classeur
00:31:19elle regarde rapidement
00:31:20elle voit le mot Rembrandt
00:31:21au-dessous du dessin
00:31:22elle dit
00:31:23oh ça c'est encore des faux
00:31:24et puis elle laisse ça de côté
00:31:25puis quand même
00:31:26c'est la tarabuste
00:31:27et puis au bout d'un moment
00:31:27quelques temps après
00:31:29elle soumet ça
00:31:30à une experte
00:31:31en oeuvre d'art
00:31:32qu'elle connaît
00:31:32qui l'appelle
00:31:33qui lui dit
00:31:34mais qu'est-ce que tu as
00:31:36sur quoi tu as mis la main ?
00:31:37voilà
00:31:37ce sont 35 originaux
00:31:39de Rembrandt
00:31:40dessins et gravures
00:31:41qui vont chacun
00:31:42entre 17 000
00:31:43et 130 000 euros
00:31:45donc elle tombe sur la fortune
00:31:47qui dormait au grenier
00:31:48heureusement qu'elle n'a pas
00:31:49acheté ça à la poubelle
00:31:50heureusement qu'il n'y a pas
00:31:50eu un incendie
00:31:51mais je suis sûr
00:31:52qu'il y a
00:31:52ma chère Maud
00:31:53des milliers
00:31:54d'oeuvres d'art
00:31:55qui sont parties
00:31:55dans des classeurs
00:31:56à la poubelle
00:31:56c'est pour ça
00:31:57que je ne range rien
00:31:58dans la maison
00:31:58que j'ai coeur de tout
00:31:59ce sont des drames
00:32:00des scènes de ménage
00:32:02avec ma femme
00:32:02qui me dit
00:32:03mais on ne va pas garder
00:32:03et je peux vous dire
00:32:04que chaque fois
00:32:05que je jette quelque chose
00:32:06que j'avais gardé
00:32:07depuis 10 ans
00:32:07qui ne servait à rien
00:32:08et bien
00:32:09c'est le lendemain matin
00:32:10que j'en ai besoin
00:32:11parce qu'il se passe quelque chose
00:32:13qui fait que j'ai besoin
00:32:13de ce produit
00:32:14enfin voilà
00:32:14voilà on en est
00:32:15donc si vous avez
00:32:16si vous avez des
00:32:17je vous sucre
00:32:18votre dernière perle
00:32:19vous la ferez
00:32:19votre retour de ma crasse
00:32:20sur la dame
00:32:21qui avait oublié son chien
00:32:22c'était pas bien méchant
00:32:23super le résumé
00:32:25donc appel
00:32:25appel aux auditrices
00:32:26aux auditeurs de Sud Radio
00:32:27si vous avez dans le grenier
00:32:29des vieux documents
00:32:30des papiers
00:32:31regardez-les attentivement
00:32:32on ne sait jamais
00:32:33soyez prudents
00:32:34ma devise
00:32:35ne jetez rien
00:32:37on ne jette rien
00:32:37ça s'encombre un petit peu
00:32:39voilà
00:32:39en quelques jours
00:32:40Perico
00:32:40vous vouliez dire un mot
00:32:41des deux complices
00:32:42interpellés
00:32:42après l'évasion de Ganito
00:32:44on a retrouvé
00:32:44on a retrouvé
00:32:45c'est extraordinaire
00:32:46surréaliste
00:32:47ils ont été arrêtés
00:32:48avant que la justice
00:32:49et l'administration pénitentiaire
00:32:52se rendent compte
00:32:53que Ganito
00:32:54en fait s'était évadé
00:32:55ils se sont fait choper
00:32:57à Paris
00:32:58des policiers
00:32:59étaient intrigués
00:33:00par le mouvement des voitures
00:33:01avec le masque
00:33:02ils ont trouvé un sac
00:33:03avec les menottes
00:33:03les cartes de police
00:33:04les brassards
00:33:05ils se sont dit
00:33:06mais vous êtes en train
00:33:07de vous chercher à libérer
00:33:08ça c'est pour libérer quelqu'un
00:33:09c'est pour faire un coup
00:33:09et bien manque de bol
00:33:10c'était déjà fait
00:33:11enfin en tout cas
00:33:12ils sont sous écrou
00:33:14par contre Ganito
00:33:14court toujours
00:33:15mais ces deux émadeurs
00:33:16eux
00:33:16voyez on a fait un prêté
00:33:18pour un rendu
00:33:18lui il est sorti du newf
00:33:20mais les autres
00:33:21ils sont partis à sa place
00:33:21espérons que cette affaire
00:33:22continuera
00:33:23il ira dans le bon sens
00:33:24en fonction des intérêts
00:33:25de la justice
00:33:25on a commencé les perles
00:33:26avec les Etats-Unis
00:33:27on retourne aux Etats-Unis
00:33:28pour retrouver Anthony Martin Smith
00:33:30qui nous attend
00:33:30qui s'est levé de très bonne heure
00:33:32là on le voit à la caméra
00:33:33ça a l'air d'aller
00:33:34ça a l'air d'aller
00:33:35allez on parlera
00:33:36des jeux paralympiques
00:33:38vous restez bien avec nous
00:33:39et vous nous appelez
00:33:39au 0826 300 300
00:33:41à tout de suite
00:33:42sur Sud Radio
00:33:47comme nous
00:33:48vous avez sans doute
00:33:49un peu ou beaucoup
00:33:50suivi les jeux olympiques d'hiver
00:33:51ces performances triomphales
00:33:53de nos athlètes tricolores
00:33:54mais suivez-vous
00:33:55avec autant de ferveur
00:33:56les jeux paralympiques
00:33:57on en entend moins parler
00:33:58moins de couverture médiatique
00:33:59donc forcément
00:34:00moins d'audience
00:34:01on en parle aujourd'hui
00:34:02avec notre confrère
00:34:03Anthony Martin Smith
00:34:04parajudoka
00:34:05animateur de l'émission hebdomadaire
00:34:06faut que ça change
00:34:07tous les samedis
00:34:08sur Sud Radio
00:34:09bonjour Anthony
00:34:11bonjour Meude
00:34:12bonjour Perico
00:34:13bonjour à vous
00:34:13good morning Anthony
00:34:15nice to meet you
00:34:16good morning Perico
00:34:17dites-moi cher Anthony
00:34:18vous n'êtes pas encore couché
00:34:20en fait c'est ça
00:34:21vous êtes un couche-tard
00:34:23quelle heure est-il ?
00:34:23non non non
00:34:24je me suis levé même
00:34:25très tôt
00:34:25bah écoute
00:34:26il est 8h de moins
00:34:27il est 4h45
00:34:28ici à Los Angeles
00:34:29et vous êtes à Los Angeles
00:34:30vous êtes à LA
00:34:30de l'autre côté
00:34:31attention aux missiles iraniens
00:34:32il paraît qu'ils peuvent atteindre
00:34:33la Californie
00:34:34donc soyons très prudents
00:34:36oui il faut écouter
00:34:37au moment on aura
00:34:37un envoyé spécial Sud Radio
00:34:39cher Anthony
00:34:39merci d'être à l'antenne
00:34:40de Sud Radio
00:34:41pour dire à nos auditeurs
00:34:42le point de notre
00:34:43le niveau de nos disponibilités
00:34:44de nos dévotions
00:34:46sur cette antenne
00:34:464h à Los Angeles
00:34:48je ne connais pas d'auditeurs
00:34:49qui sont mieux servis
00:34:50mieux
00:34:51et mieux
00:34:52comment vous dire
00:34:53considérés
00:34:54que par cette
00:34:55par cette station
00:34:56on va parler d'un sujet sérieux
00:34:57je suis un peu tombé des nues
00:34:59Anthony
00:35:00quand
00:35:00Maud me l'a proposé
00:35:02je pensais que le paralympisme
00:35:04parce que dans les médias
00:35:05c'est la béatitude
00:35:06oh les jeux paralympiques
00:35:07formidables
00:35:08quel courage
00:35:09ces gens-là
00:35:09on voit bien
00:35:10ceux qui courent
00:35:11avec quelquefois des gens
00:35:12artificiels
00:35:12et je ne pensais pas
00:35:14que malgré cette considération
00:35:16ce respect
00:35:16qu'on porte
00:35:17à ces gens
00:35:18qui sont des héros
00:35:18et les handicaps
00:35:19vous savez ce que c'est
00:35:21je ne pensais pas
00:35:22qu'il pouvait y avoir
00:35:22une désaffection du public
00:35:24je suis très étonné
00:35:26une désaffection
00:35:27en tout cas
00:35:27il y a certainement
00:35:29une méconnaissance
00:35:30du grand public
00:35:30même si on peut dire
00:35:32que les jeux paralympiques
00:35:33de Paris 2024
00:35:34ont surpris
00:35:35beaucoup de françaises
00:35:36et de français
00:35:37je vous dirais
00:35:38que nous avons
00:35:39une responsabilité
00:35:40nous médias
00:35:41dans nos rédactions
00:35:42de mettre
00:35:43toujours
00:35:44la question du handicap
00:35:45mais pas que celle-ci
00:35:47la question de l'inclusion
00:35:48de manière générale
00:35:48de la diversité
00:35:50la question de l'égalité
00:35:51des femmes
00:35:51et des hommes
00:35:53au cœur
00:35:53de nos préoccupations
00:35:55à chaque fois
00:35:55que nous traitons
00:35:55un sujet
00:35:56de façon transversale
00:35:57et c'est bien là
00:35:57le problème
00:35:58durant ces jeux
00:35:59paralympiques d'hiver
00:36:00c'est qu'il y a
00:36:02une absence
00:36:03totale
00:36:04de considération
00:36:04de nos autres rédactions
00:36:06de nos confrères
00:36:06qui, bah ça y est
00:36:08en fait
00:36:08ils ont plié les gaunes
00:36:09ils ont fait
00:36:10les jeux olympiques
00:36:11et ils sont repartis
00:36:12et il n'y a que
00:36:13le média officiel
00:36:14et quelques médias
00:36:16un peu spécialisés
00:36:17qui se préoccupent
00:36:17de cette question-là
00:36:19pour notre équipe
00:36:20de France
00:36:21qui, rappelons-le
00:36:22quand même
00:36:22vient de nous sortir
00:36:249 médailles au total
00:36:25jusqu'à présent
00:36:26donc c'est pas anecdotique
00:36:27Anthony, vous voulez dire
00:36:28que, et pourtant
00:36:29les prestations
00:36:29sont exceptionnelles
00:36:30moi ça me tire
00:36:32les larmes aux yeux
00:36:33surtout que c'est vraiment
00:36:33du sport à part entière
00:36:34c'est pas une
00:36:36vous avez l'air de dire
00:36:37c'est une BA
00:36:38pour certains médias
00:36:39on le traite au minima
00:36:40parce qu'il faut le traiter
00:36:41et puis quand même
00:36:42c'est pas vraiment du sport
00:36:43l'important
00:36:44ce sont les gens
00:36:45qui disposent
00:36:46de la totalité
00:36:46de leurs moyens
00:36:47hop, on tourne la page
00:36:48on a rempli notre mission
00:36:50j'allais dire sociale
00:36:51et morale
00:36:51et puis c'est un peu ça
00:36:53que vous êtes en train
00:36:53de nous décrire
00:36:55c'est exactement
00:36:56ce que je vous décris
00:36:57c'est-à-dire que
00:36:57même dans l'appellation
00:37:00posons-nous deux secondes
00:37:01sur le mot paralympique
00:37:02para
00:37:04ça veut quand même dire
00:37:05autour
00:37:06donc ça veut dire
00:37:06qu'on est autour
00:37:07de l'olympisme
00:37:08par contre moi
00:37:09quand je transpire
00:37:09je vous garantis
00:37:10que je ne para-transpire pas
00:37:12c'est la même sueur
00:37:13exactement
00:37:14c'est la même sueur
00:37:15et comme mes confrères
00:37:17sportifs
00:37:18et sportives
00:37:18c'est la même sueur
00:37:20ce sont les mêmes efforts
00:37:21parfois c'est même
00:37:23davantage selon
00:37:24certaines situations
00:37:26je vous reprendrai
00:37:27l'histoire de Philippe Croison
00:37:28qui avait décidé
00:37:28de traverser la nage
00:37:30traverser la manche
00:37:31à la nage
00:37:31oui
00:37:32et qui l'a fait
00:37:34alors qu'il n'avait
00:37:34jamais nagé de sa vie
00:37:36il s'était donné deux ans
00:37:37d'ailleurs j'en profite
00:37:37pour dire qu'il y a son film
00:37:39pour le meilleur
00:37:40qui va sortir en mois d'avril
00:37:41et qui retrace son histoire
00:37:43et son parcours
00:37:43j'ai rencontré Philippe Croison
00:37:44c'est un monument
00:37:45c'est d'une humanité
00:37:47cet homme est un génie
00:37:50et vous en avez plein d'autres
00:37:51comme ça
00:37:52avec plein d'exemples
00:37:53de gens
00:37:54de résilience
00:37:55alors bon
00:37:56j'aime pas ce mot
00:37:57parce qu'à force
00:37:57on l'utilise à tous les seaux
00:37:59c'est comme le mot inclusion
00:38:00alors pour le coup
00:38:01Anthony
00:38:01il a son sens
00:38:02résilience à son sens
00:38:03dans cette situation
00:38:04absolument
00:38:05et oui
00:38:06à la fois
00:38:06en même temps
00:38:07résilience ça veut dire
00:38:08faire un pas en arrière
00:38:09si vous voulez
00:38:10bon c'est peut-être
00:38:11faire un pas en arrière
00:38:12pour avoir un peu plus de recul
00:38:14et c'est nécessaire
00:38:15d'avoir du recul
00:38:17lorsqu'on a une situation
00:38:18qui nous invalide
00:38:19qui nous empêche
00:38:20qui nous rend incapables
00:38:22sur une situation donnée
00:38:23et il faut trouver
00:38:24des méthodes
00:38:25de contournement
00:38:27pour pouvoir aller
00:38:28faire une discipline
00:38:29un sport
00:38:30pour en revenir
00:38:30à la question
00:38:31que vous posez
00:38:31sur les médias
00:38:32et la considération
00:38:34qu'ils en ont
00:38:35quant aux
00:38:36dits parasports
00:38:38elle va de pair
00:38:39avec la considération
00:38:40que nos politiques publiques
00:38:42ont sur la question
00:38:43du sport
00:38:44de manière générale
00:38:44on dit la France
00:38:45n'est pas un pays de sport
00:38:46c'est vrai
00:38:47et ça n'est pas vrai
00:38:48à la fois
00:38:48c'est vrai parce que
00:38:50on ne met pas les efforts
00:38:51qu'il convient
00:38:52on allait quand même
00:38:53amputer le budget du sport
00:38:54l'année dernière
00:38:55rappelez-vous
00:38:55de plus de 30%
00:38:56et là cette fois-ci
00:38:59sur la question
00:39:01spécifiquement
00:39:01du parasport
00:39:02nos politiques
00:39:03n'accompagnent pas
00:39:04nos sportifs
00:39:05il faut savoir
00:39:06que pour la plupart
00:39:06ils le font
00:39:07de façon amateur
00:39:08avec des exigences
00:39:09de professionnels
00:39:10parce que je suis aux Etats-Unis
00:39:11en ce moment
00:39:12je peux vous garantir
00:39:13que ici les Jeux
00:39:14sont suivis
00:39:15les athlètes sont sponsorisés
00:39:17ils sont payés
00:39:17au même titre
00:39:18que des athlètes valides
00:39:19ce sont des véritables stars
00:39:20bien sûr
00:39:21chez nous
00:39:21plus des gens
00:39:23parmi d'autres
00:39:23Maud Coffler
00:39:24Oui André Martin Smith
00:39:25vous pointiez du doigt
00:39:27la responsabilité des médias
00:39:28la responsabilité
00:39:29des politiques
00:39:29à l'instant
00:39:30est-ce qu'il n'y a pas
00:39:31aussi une responsabilité
00:39:32des clubs sportifs
00:39:34du milieu sportif
00:39:36peut-être
00:39:36oui
00:39:37pour sensibiliser
00:39:38intéresser
00:39:39alerter un petit peu
00:39:39les français
00:39:40qui peut-être inconsciemment
00:39:42en fait
00:39:42se détournent
00:39:43de ces sports-là
00:39:44enfin voilà
00:39:45oui je parle d'inconscient
00:39:47après l'inconscient
00:39:48ça se bouscule
00:39:50je crois pas
00:39:51que le milieu sportif
00:39:53ne prend pas sa part
00:39:54je crois que le milieu sportif
00:39:56justement
00:39:56c'est celui
00:39:57qui est le plus actif
00:39:58quand vous avez
00:39:59les bénévoles
00:39:59qui vont donner
00:40:00de leur temps
00:40:01le samedi
00:40:01le dimanche
00:40:02pour aller occuper
00:40:03des gamins
00:40:04faire en sorte
00:40:05de trouver une solution
00:40:06pour la personne
00:40:07qui vient d'avoir
00:40:07un accident
00:40:08rappelons-le
00:40:09le handicap
00:40:10c'est juste
00:40:11des personnes
00:40:12qui ont pris de l'avance
00:40:13sur les personnes valides
00:40:14parce qu'un jour
00:40:16un accident
00:40:17au ski
00:40:18de moto
00:40:19de bagnole
00:40:19peut vous rendre
00:40:21handicapé
00:40:22et bien
00:40:22les bénévoles
00:40:23ils sont là
00:40:24ils sont sur le terrain
00:40:24et ils accompagnent
00:40:27même ces personnes
00:40:27qui se présentent
00:40:28et qui disent
00:40:28ben voilà
00:40:29j'aimerais bien
00:40:30venir faire du sport
00:40:31j'aimerais bien
00:40:32continuer à
00:40:33rester au club
00:40:34où même nos aînés
00:40:36ne serait-ce que
00:40:38être capables
00:40:39d'intégrer nos personnes
00:40:39en situation de handicap
00:40:40c'est mieux
00:40:41accompagner nos aînés
00:40:42à rester dans leur passion
00:40:43moi par exemple
00:40:44je travaille aussi
00:40:45sur la question du tennis
00:40:47et la question du tennis
00:40:48pour tous
00:40:49et du tennis santé
00:40:50c'est quelque chose
00:40:51qui est primordial
00:40:52parce que
00:40:53vous avez fait du tennis
00:40:54toute votre vie
00:40:55vous avez l'habitude
00:40:56d'aller déjeuner
00:40:57au clubhouse
00:40:57avec vos copains
00:40:58et puis parce que
00:40:59vous avez une vue
00:41:00qui décline
00:41:01une oreille
00:41:02qui marche moins bien
00:41:02un équilibre qui est altéré
00:41:05vous n'avez plus le droit
00:41:06de faire du tennis
00:41:06à 65, 70, 75 ans
00:41:09pourquoi ?
00:41:09alors qu'en fait
00:41:10il y a des méthodes
00:41:11de contournement
00:41:11qui existent
00:41:12et c'est ça
00:41:12qu'on doit mettre en place
00:41:13donc non je crois
00:41:14que le milieu sportif
00:41:16prend toute sa part là-dedans
00:41:17Anthony
00:41:17est-ce qu'il est quand même
00:41:18légitime de considérer
00:41:19que ce sujet
00:41:21a considérablement évolué
00:41:23plutôt dans le bon sens
00:41:24par rapport à ce que ça a été
00:41:25même si vous avez l'air
00:41:27vous nous expliquez
00:41:27de bonne foi
00:41:28qu'il reste encore
00:41:29beaucoup à faire
00:41:30la considération
00:41:31pour le handicap
00:41:33en général
00:41:33et pour le handicap
00:41:34dans le sport
00:41:35a pris quand même
00:41:36a obtenu un statut
00:41:38une reconnaissance
00:41:39qui est mieux
00:41:40que ce qu'elle a pu être
00:41:41c'est un fait
00:41:42ou vous êtes quand même
00:41:43un peu frustré
00:41:47parlons vrai
00:41:47dites-moi vraiment
00:41:48ce que vous pensez là-dessus
00:41:49parce que
00:41:49je serais toujours frustré
00:41:51tant que
00:41:51oui bien sûr
00:41:53je serais toujours frustré
00:41:54tant qu'on n'aura pas
00:41:55fait les efforts
00:41:56qu'il convient de fournir
00:41:58tant qu'on ne traitera pas
00:42:00cette question-là
00:42:01de la même manière
00:42:02qu'on la traite
00:42:04vous prendrez le point de vue
00:42:06par exemple
00:42:06de France Télévisions
00:42:07qui couvre ces jeux
00:42:07eux vous diront
00:42:08non non
00:42:09mais nous
00:42:09comprenez
00:42:10on fait 24h sur 24
00:42:11on suit
00:42:12nos sportifs
00:42:14etc
00:42:14et j'ai envie de vous dire
00:42:15encore heureux
00:42:16que vous le fassiez
00:42:16vous êtes le service public
00:42:18et donc c'est normal
00:42:19que vous en soyez là
00:42:19mais
00:42:20c'est nos médias privés
00:42:22qu'il faut réussir
00:42:23à intéresser
00:42:24à leur faire comprendre
00:42:25que quand vous avez
00:42:26un sujet comme celui-ci
00:42:27il faut le traiter
00:42:28avec le même attrait
00:42:29le même intérêt
00:42:30que le sport valide
00:42:31parce que
00:42:32c'est du sport
00:42:34comme n'importe lequel
00:42:35et que ces sports-là
00:42:37ont besoin
00:42:37de la même visibilité
00:42:38pour avoir des sponsors
00:42:39enfin vous voyez
00:42:40c'est le serpent
00:42:40qui se mord un peu la queue
00:42:42donc oui je suis extrêmement frustré
00:42:43Perico
00:42:44et Maude
00:42:45je vous le dis
00:42:45et je suis d'autant plus frustré
00:42:47pour vous dire
00:42:48qu'il y a tout un pan
00:42:50du sport paralympique
00:42:52et on le sait très peu
00:42:52mais qui est exclu
00:42:55des jeux
00:42:55parce qu'il y a eu
00:42:57à l'époque
00:42:57des gens qui ont triché
00:42:59l'équipe espagnole
00:42:59de basket
00:43:00en 2000 à Sydney
00:43:01avait triché
00:43:02sur du handicap psychique
00:43:03et donc
00:43:04tous les sports
00:43:06qui concernaient
00:43:07les personnes
00:43:08par exemple
00:43:09atteintes de troubles
00:43:10du spectre
00:43:11de l'autisme
00:43:11avaient été interdits
00:43:13et sont encore interdits
00:43:14de jeux paralympiques
00:43:15et divers
00:43:17vous voyez
00:43:18il y a des disciplines
00:43:19même sur
00:43:19donc voilà
00:43:20vous voyez
00:43:21il y a même dans le propre
00:43:23Anthony
00:43:25conclusion
00:43:27j'allais dire
00:43:27générale
00:43:28sur toutes les carences
00:43:29que notre société présente
00:43:31courage politique
00:43:32ça relève d'un courage politique
00:43:33qui n'a pas été manifesté
00:43:35c'est une décision gouvernementale
00:43:36il suffit qu'un ministre
00:43:38qu'un président
00:43:39dans son programme
00:43:39dise je vais aller plus loin
00:43:41la solution
00:43:42elle est à portée de la main
00:43:42on est bien d'accord
00:43:43que c'est pas insurmontable
00:43:44ce que vous suggérez
00:43:46non c'est pas insurmontable
00:43:47et je vais vous dire
00:43:48Emmanuel Macron
00:43:49a fait de l'autisme
00:43:50presque une cause
00:43:51nationale
00:43:51vous aviez entendu parler
00:43:53d'autisme avant qu'il soit président
00:43:54non
00:43:55parce qu'il avait décidé
00:43:56de prendre le problème
00:43:57à bras le corps
00:43:58donc espérons
00:43:59peut-être
00:44:00qu'on ait un président
00:44:01en situation de handicap
00:44:02ou une femme
00:44:03pour que enfin
00:44:04les politiques d'inclusion
00:44:05puissent
00:44:07véritablement
00:44:07bouger dans ce pays
00:44:09vous insignez
00:44:09que Emmanuel Macron
00:44:10serait un tout petit peu autiste
00:44:11ou non pas du tout
00:44:12non non non
00:44:13je n'insigne rien
00:44:14je dis juste
00:44:15qu'on n'avait jamais entendu
00:44:17parler d'autisme
00:44:18avant qu'il soit président
00:44:19et c'est très bien
00:44:20qu'on en entend parler
00:44:21parce qu'il y a une connaissance totale
00:44:23dessus
00:44:23et on s'en félicite
00:44:24et là aussi
00:44:25sur l'autisme
00:44:25il y a encore beaucoup
00:44:26de progrès à faire
00:44:27Anthony merci
00:44:28vous vous recouchez
00:44:28ou vous commencez la journée ?
00:44:30non je vais aller travailler un peu
00:44:33bon votre énergie
00:44:34m'a toujours impressionné
00:44:35et voilà
00:44:36on est tout coeur avec vous
00:44:37dans ce combat
00:44:37et j'espère qu'on aura l'occasion
00:44:39de se reparler
00:44:39pour constater des évolutions
00:44:41et des progrès
00:44:42dans cette considération
00:44:43pour le paralympique
00:44:44qui n'est pas un terme légitime
00:44:45merci Anthony
00:44:46merci
00:44:46et bonnes vacances
00:44:47et vous restez bien
00:44:49merci beaucoup Anthony
00:44:50vous restez bien à l'antenne
00:44:51puisque Perico
00:44:52l'émission n'est pas terminée
00:44:53vous recevez Alain Garay
00:44:54voilà
00:44:55Alain Garay
00:44:56parce qu'il est basse
00:44:56Alain Garay
00:44:57sur un sujet brûlant
00:44:58le cyber harcèlement politique
00:45:00contre la démocratie
00:45:01oui
00:45:01notre démocratie
00:45:03et vous le savez bien
00:45:04avec les réseaux sociaux
00:45:05et la violence
00:45:06quelquefois
00:45:07à laquelle on assiste
00:45:08sur les réseaux sociaux
00:45:09et le cyber harcèlement
00:45:11on va discuter avec lui
00:45:12son ouvrage est formidable
00:45:14c'est très inquiétant
00:45:15mais on va aller au bout
00:45:16des dossiers
00:45:16et vous appelez
00:45:17vous appelez
00:45:18le 0826 300 300
00:45:20l'excellent Zacharias
00:45:21à Brousse
00:45:22qui remplace Emmanuel Galasso
00:45:23pendant quelques jours
00:45:24prendra vos appels
00:45:25nous les transmettra
00:45:25et Maître Alain Garay
00:45:26répondra à vos interrogations
00:45:28à tout de suite
00:45:29sur Sud Radio
00:45:29Sud Radio
00:45:30la France dans tous ses états
00:45:33le face à face
00:45:34je reçois Maître Alain Garay
00:45:38en ce jeudi 12 mars
00:45:41pour ce face à face
00:45:42qui va être historique
00:45:44dans la mesure
00:45:44où nous allons aborder
00:45:45un sujet qu'on dit
00:45:46ardu
00:45:47complexe
00:45:48précis
00:45:48et pourtant
00:45:49qui touche
00:45:50de façon essentielle
00:45:52à l'avenir
00:45:53de notre démocratie
00:45:54je parle du cyber harcèlement
00:45:56politique
00:45:57d'ailleurs c'est le titre
00:45:58du livre de Maître Alain Garay
00:45:59le cyber harcèlement politique
00:46:01contre la démocratie
00:46:02publié aux excellentes
00:46:05éditions du SER
00:46:07et Maître Alain Garay
00:46:08qui est un avocat
00:46:09qui est un homme de loi
00:46:10un homme de droit
00:46:11a passé en revue
00:46:13la totalité du paysage
00:46:14lié à cette
00:46:15j'allais dire
00:46:17ce problème énorme
00:46:19parce que
00:46:20le cyber harcèlement
00:46:21et le livre le démontre
00:46:22et on va en discuter
00:46:23l'ampleur du cyber harcèlement
00:46:25est bien plus importante
00:46:26que l'on pense
00:46:27ses conséquences
00:46:28ses implications
00:46:29sont gigantesques
00:46:31et Maître Garay
00:46:33démontre bien
00:46:33dans son ouvrage
00:46:34que ça pourrait prendre
00:46:36aujourd'hui on est au balbutiement
00:46:37on est en train d'apprendre
00:46:38à le gérer
00:46:39tant des pouvoirs publics
00:46:40que de la législation
00:46:41que tous les paramètres
00:46:42que l'on peut prendre
00:46:43de façon légale
00:46:44pour se protéger
00:46:45du cyber harcèlement
00:46:45mais que malgré tout
00:46:47ce sont les phénomènes
00:46:48des réseaux sociaux
00:46:49c'est un phénomène mondial
00:46:51malgré tout
00:46:51on est peu armé
00:46:52pour y faire face
00:46:53et que si on ne prend pas
00:46:55courageusement
00:46:55au niveau politique
00:46:57les décisions
00:46:58et les résolutions
00:46:58nécessaires
00:46:59et bien ce cyber harcèlement
00:47:01politique
00:47:01pourrait pourrir
00:47:02notre vie démocratique
00:47:03et porter atteinte
00:47:04à nos institutions
00:47:05est-ce que j'ai un petit peu
00:47:06résumé la situation
00:47:07Maître Alain Garay
00:47:08vous avez très bien
00:47:08résumé la situation
00:47:09merci de m'inviter
00:47:10Péricault Légas
00:47:11il faut prendre
00:47:12ce problème à bras le corps
00:47:13il n'est pas émergent
00:47:15il est en réalité
00:47:16un phénomène de société
00:47:18aussi
00:47:19parce qu'il repose sur
00:47:20non seulement
00:47:21la technologie
00:47:22bien sûr
00:47:24sur l'internet
00:47:25comme l'on dit
00:47:25c'est un fruit du progrès
00:47:26nous sommes d'accord
00:47:27c'est un fruit du progrès
00:47:27mais qui a des limites
00:47:28comme tout progrès
00:47:29bien évidemment
00:47:30et il faut
00:47:31prendre garde
00:47:32en dévoilant
00:47:34un certain nombre
00:47:34d'agissements
00:47:35qui se dissimulent
00:47:37ou pas
00:47:38sur
00:47:39notamment
00:47:39les réseaux sociaux
00:47:41mais pas seulement
00:47:42que sur les réseaux sociaux
00:47:43en général
00:47:44c'est un véritable
00:47:44phénomène anxiogène
00:47:45que j'ai découvert
00:47:47à travers d'une expérience
00:47:48contentieuse
00:47:49si j'ose dire
00:47:50mais qui conduit
00:47:51très loin
00:47:52d'où
00:47:53en réalité
00:47:53le titre complet
00:47:54de cet ouvrage
00:47:55qui porte certes
00:47:56sur le cyberharcèlement
00:47:57politique
00:47:58ou en politique
00:47:59mais contre la démocratie
00:48:01c'est le plus prégnant
00:48:03le politique
00:48:03parce qu'il a une incidence
00:48:04immédiate
00:48:05bien sûr
00:48:05le cyberharcèlement
00:48:06est une tragédie
00:48:06qui pousse
00:48:07certains individus
00:48:08au suicide
00:48:08on l'a bien vu
00:48:09mais là le cyberharcèlement
00:48:11politique
00:48:11vous dites
00:48:12il y en a qui lâchent prise
00:48:12c'est-à-dire qu'on
00:48:13on jette l'éponge
00:48:15et on la jette
00:48:17parce qu'en réalité
00:48:17on méconnait
00:48:18les instruments
00:48:19qui nous permettraient
00:48:19peut-être de parer
00:48:21à la peur
00:48:22qu'il faut dorénavant
00:48:23je crois
00:48:23infuser
00:48:24contre les cyberharcèlement
00:48:26qui ne peuvent rester impunis
00:48:27c'est la raison
00:48:28de votre présence ici
00:48:29docteur
00:48:29il faut que nous fassiez
00:48:30une ordonnance
00:48:31alors la prescription
00:48:32médicamenteuse
00:48:33n'existe pas
00:48:33juridique
00:48:34oui
00:48:34il y a des moyens
00:48:36de dévoiler
00:48:36en réalité
00:48:37c'est ce phénomène
00:48:38anxiogène
00:48:39qui ravage actuellement
00:48:41une certaine partie
00:48:42de la classe politique
00:48:42surtout locale
00:48:43l'association
00:48:44des maires de France
00:48:45rappelle que près de
00:48:4587% des élus
00:48:48seraient frappés
00:48:49par ce cyberharcèlement
00:48:50donc il faut ouvrir les yeux
00:48:51Maître Alain Garay
00:48:52campez-nous le décor
00:48:53je vais faire un peu
00:48:54de pédagogie pour nos auditeurs
00:48:55tout le monde a compris
00:48:55ce qu'était le cyberharcèlement
00:48:56politique
00:48:57le décor c'est quoi ?
00:48:58internet arrive
00:48:59les autoroutes de l'information
00:49:01n'importe qui peut avoir
00:49:02accédé à ce merveilleux
00:49:04moyen d'information
00:49:04qui vous permet
00:49:05d'envoyer un message
00:49:06à travers le monde
00:49:07au départ
00:49:08c'est comme l'atome
00:49:09c'est pour soigner
00:49:10les maladies
00:49:10c'est pas du tout
00:49:11pour jeter sur Hiroshima
00:49:13et tout d'un coup
00:49:14des esprits avisés
00:49:16se rendent compte
00:49:17qu'on peut transformer
00:49:18cet outil de communication
00:49:19d'échange
00:49:21et j'allais dire
00:49:22de planétarisation
00:49:24de l'information
00:49:25en un outil de guerre
00:49:26un outil militaire
00:49:27un outil idéologique
00:49:28c'est devenu un outil
00:49:30extrêmement corrosif
00:49:31pour les personnels politiques
00:49:33élus ou pas
00:49:33parce qu'en réalité
00:49:35il conjugue plusieurs facteurs
00:49:37le premier étant bien sûr
00:49:39le recours à l'anonymat
00:49:41et au pseudonymat
00:49:42et là je crois qu'on touche le fond
00:49:44la faille elle est là ou non ?
00:49:46le pseudonymat ou l'anonymat ?
00:49:47il y a d'autres failles
00:49:49en particulier bien sûr
00:49:50la mémoire numérique
00:49:51la trace que laissent
00:49:53évidemment les messages
00:49:55véhiculés par internet
00:49:56mais également sur le fait
00:49:58que c'est vrai
00:49:58que c'est un défouloir
00:49:59pour ceux qui ont vocation
00:50:01à s'ériger en procureur
00:50:02ou en censeur
00:50:03et qui jettent l'anathème
00:50:05le baltrap est ouvert
00:50:07la chasse est ouverte
00:50:07ce qui...
00:50:09et j'avance masqué
00:50:09et j'avance masqué
00:50:11et sans risque
00:50:12jusqu'au bout
00:50:13a priori
00:50:13alors masqué oui
00:50:14bien sûr qu'il faut protéger
00:50:16il y a quelqu'un qui connaît
00:50:16mon identité
00:50:18certes
00:50:19le fonds méchant d'accès
00:50:20par exemple
00:50:20bon mais effectivement
00:50:22pour revenir à l'anonymat
00:50:23et à la pseudonymisation
00:50:24il faut dire les choses
00:50:26telles qu'elles sont
00:50:27il est nécessaire
00:50:28dans un certain nombre
00:50:29d'hypothèses
00:50:30pour les lanceurs d'alerte
00:50:31bien évidemment
00:50:32cet anonymat
00:50:33il peut être un facteur
00:50:34de protection
00:50:35très important
00:50:36pour un certain nombre
00:50:36d'informations
00:50:37mais il peut aussi ruiner
00:50:40le message lui-même
00:50:41à partir du moment
00:50:42où celui qui se cache
00:50:43en réalité
00:50:45le fait
00:50:45comme je le dis souvent
00:50:46par l'acheter
00:50:48parce que
00:50:49en fait
00:50:50par l'acheter
00:50:51évidemment
00:50:51il n'ose pas dire
00:50:52et quand on découvre
00:50:54quelquefois
00:50:54qui c'est
00:50:55on tombe des nus
00:50:56et c'est souvent
00:50:57des proches
00:50:57ou des gens
00:50:58qui sont censés être
00:50:59des amis
00:50:59qui règlent leur compte
00:51:00une jalousie
00:51:01une mène
00:51:01enflouée
00:51:02là ça touche
00:51:03à l'exercice
00:51:04de la fonction publique
00:51:06à l'exercice
00:51:07du mandat électoral
00:51:08à des responsabilités
00:51:09exécutives
00:51:11cette classe politique là
00:51:12malgré tout
00:51:12elle est jetée
00:51:13en pâture
00:51:14à des gens
00:51:15qui sont
00:51:16nocifs
00:51:16sans aucune protection
00:51:18non
00:51:19elle peut
00:51:20être instituée
00:51:22cette protection
00:51:23bien évidemment
00:51:23les plaintes
00:51:24sont dérisoires
00:51:25non mais à la fois
00:51:27il faut aussi dire
00:51:28que ça renvoie
00:51:30à un phénomène
00:51:30plus global
00:51:31de brutalisation
00:51:32de bordélisation
00:51:33de la vie parlementaire
00:51:34d'agression
00:51:35on est dans ce phénomène là
00:51:37et les gens
00:51:37n'hésitent pas
00:51:38à décocher
00:51:38des balles
00:51:39extrêmement nocives
00:51:41et toxiques
00:51:41par ce biais
00:51:43du cyberharcèlement
00:51:44vous voulez dire
00:51:44qu'on donne
00:51:45une arme
00:51:46encore plus violente
00:51:47à des gens
00:51:47qui déjà sont violents
00:51:48qui le seraient
00:51:49de façon ouverte
00:51:51et là
00:51:51ils ont en plus
00:51:52une marge de plus
00:51:52pour sévir
00:51:53et faire du mal
00:51:55en étant protégés
00:51:56par leur pseudonyme
00:51:57absolument
00:51:58et là
00:51:59il y a une carence
00:51:59qu'il va falloir
00:52:00je crois
00:52:03remblayer
00:52:03puisqu'il faudrait
00:52:05moi je le pense
00:52:05c'est une proposition
00:52:06que je fais
00:52:06qu'on considère
00:52:08la question
00:52:09de la levée
00:52:09de l'anonymat
00:52:11sous contrôle judiciaire
00:52:12à partir du moment
00:52:13
00:52:14en faisant une demande
00:52:15il faudrait modifier
00:52:15les textes
00:52:16à un magistrat
00:52:17on pourrait
00:52:19par le fait
00:52:19que le cyberharcèlement
00:52:21causé par ce masque
00:52:23suscite une infraction
00:52:24à la loi
00:52:24on pourrait ordonner
00:52:25la levée de l'anonymat
00:52:26c'est un certain nombre
00:52:27d'hypothèses
00:52:27proportionnelles
00:52:28et s'il n'y a rien
00:52:28d'autre à faire
00:52:29bien sûr
00:52:29Maître Alain Garay
00:52:30pourquoi ce livre
00:52:31a été écrit
00:52:33par un avocat
00:52:33tel que vous
00:52:34et n'est pas
00:52:35le fruit
00:52:36d'une commission
00:52:36d'enquête parlementaire
00:52:37au Parlement
00:52:39au Parlement
00:52:39au Sénat
00:52:40ou à l'Assemblée nationale
00:52:40pourquoi ce n'est pas
00:52:42un ministre
00:52:42qui l'a demandé
00:52:43pourquoi ce n'est pas
00:52:43le ministère de la justice
00:52:44qui a demandé
00:52:45à leurs hauts fonctionnaires
00:52:46faites-moi un point immédiat
00:52:48vu les proportions tragiques
00:52:49que c'est en train de prendre
00:52:50et que ça va prendre
00:52:51comment ça se fait
00:52:52que ce n'est pas l'État
00:52:52que ce n'est pas la République
00:52:53que ce n'est pas l'exécutif
00:52:54qui a demandé ce travail
00:52:56que c'est vous avocat
00:52:57qui de votre libre arbitre
00:52:58avez décidé un jour
00:52:59de signaler
00:53:00parce que vous poussez
00:53:00un cri d'alarme
00:53:01vous le faites de façon
00:53:02très scientifique
00:53:03en termes de droit
00:53:04mais quand on finit
00:53:05votre bouquin
00:53:06on s'est dit
00:53:06zut
00:53:07il ne manquait plus que ça
00:53:08on a en plus
00:53:08cette épée de Damoclet
00:53:09sur la tête
00:53:10oui alors
00:53:11je crois qu'il revient
00:53:12à l'avocat
00:53:12qui est une sentinelle
00:53:13de la démocratie
00:53:13de dire un certain nombre
00:53:14de choses
00:53:14pour le coup
00:53:15c'est un fait
00:53:15si je suis venu
00:53:16sur cette thématique
00:53:17c'est parce que
00:53:18j'ai traité un certain nombre
00:53:19de contentieux
00:53:20qui m'ont fait pointer
00:53:21du doigt l'urgence
00:53:23surtout de
00:53:24travailler les écueils
00:53:25procéduraux
00:53:26et juridiques
00:53:26sur le sujet
00:53:27du subé-harcel
00:53:28vous avez interpellé
00:53:29forcément à un moment donné
00:53:30nos gouvernants
00:53:30nos dirigeants
00:53:31nos hommes politiques
00:53:32là-dessus
00:53:32un dans la rédaction
00:53:33de votre livre
00:53:34et ensuite dans l'exercice
00:53:35de votre métier
00:53:36il n'y en a pas un
00:53:36qui vous a dit
00:53:37on va prendre ça
00:53:37à bras-le-corps
00:53:38ça relève presque
00:53:39d'un programme
00:53:40politique présidentiel
00:53:41ça
00:53:41ça relève d'une expertise
00:53:43l'objet de cette ouvrage
00:53:45en est la preuve
00:53:46juridique
00:53:47technique
00:53:47sur les textes
00:53:48de loi applicables
00:53:49et à une volonté politique
00:53:51évidemment
00:53:52de lever
00:53:53justement
00:53:54de dissiper
00:53:55le brouillard
00:53:56qui entoure cela
00:53:56parce qu'on est dans
00:53:57une posture de déni
00:53:58actuellement
00:53:58où on est résigné
00:54:00on est fataliste
00:54:02où on dit
00:54:02on ne sait pas
00:54:03comment réagir
00:54:03s'il y a des moyens
00:54:05il faut améliorer
00:54:06le droit applicable
00:54:06pour parvenir
00:54:07à dresser des remparts
00:54:10des digues
00:54:11et puis vous avez
00:54:12les bonnes âmes
00:54:12qui vous disent
00:54:13c'est terrible
00:54:13mais c'est une atteinte
00:54:14de liberté
00:54:14on a le droit d'eux
00:54:16voilà
00:54:16c'est un outil
00:54:17qui est mis à disposition
00:54:18et vous dites
00:54:19non
00:54:19on n'a pas tous les droits
00:54:20non
00:54:20depuis la révolution
00:54:21vous savez que
00:54:22on a posé un article 4
00:54:24qui est fondamental
00:54:24dans la déclaration
00:54:25vous les citez au début
00:54:26en exemple
00:54:27la liberté consiste
00:54:28à pouvoir faire
00:54:29tout ce qui ne nuit
00:54:30pas à autrui
00:54:31ainsi
00:54:31l'exercice
00:54:32des droits naturels
00:54:33de chaque homme
00:54:34n'a de borne
00:54:35que celle qui assure
00:54:35aux autres membres
00:54:36de la société
00:54:37la jouissance
00:54:38de ces mêmes droits
00:54:39ces bornes
00:54:40ne peuvent être déterminées
00:54:41que par la loi
00:54:42article 4
00:54:43de la déclaration
00:54:44des droits d'homme
00:54:45et du citoyen
00:54:45et on peut enjeter
00:54:46l'article 11 également
00:54:47la libre communication
00:54:48des pensées
00:54:49des opinions
00:54:49est un des droits
00:54:50les plus précieux
00:54:51de l'homme
00:54:52tout citoyen
00:54:53peut donc parler
00:54:54écrire
00:54:54imprimer
00:54:55librement
00:54:55sauf à répondre
00:54:56de l'abus
00:54:57de cette liberté
00:54:58dans les cas déterminés
00:54:59par la loi
00:55:00article 11
00:55:00de la déclaration
00:55:01des droits d'homme
00:55:02et des citoyens
00:55:02là le décor est campé
00:55:04le révolutionnaire
00:55:05a bien compris
00:55:05qu'à tout principe
00:55:06tel que la liberté
00:55:06doit être posée
00:55:07une limitation
00:55:08qui est une exception
00:55:10on ne peut pas faire
00:55:11tout au nom des libertés
00:55:12bien évidemment
00:55:13et la liberté
00:55:14d'expression des autres
00:55:14s'arrête
00:55:15au commentaire
00:55:15celle des autres
00:55:16évidemment
00:55:16et les droits
00:55:17à la réputation politique
00:55:19il faut les préserver
00:55:20c'est essentiel
00:55:21pour que notre démocratie
00:55:22même connectée
00:55:24puisse agir
00:55:25pour l'intérêt général
00:55:26et bien heureusement
00:55:27qu'on est un lanceur d'alerte
00:55:28tel que vous
00:55:29il s'agit de maître
00:55:30Alain Garay
00:55:30que je reçois
00:55:31sur Sud Radio
00:55:32dans ce face à face
00:55:33de la France
00:55:34dans tous ses états
00:55:35et là je vois
00:55:35dans quel état
00:55:36elle est
00:55:36à la lecture
00:55:37de cet ouvrage
00:55:38vous nous appelez
00:55:39au 0 826 300 300
00:55:40l'excellent
00:55:42Zacharias Abrous
00:55:43qui remplace
00:55:43Emmanuel Galasso
00:55:44quelques jours
00:55:45va prendre vos appels
00:55:46je pense que ce sujet
00:55:47vous touche
00:55:48il vous concerne
00:55:49soit vous ayez été confronté
00:55:50soit vous ayez été inquiet
00:55:52soit vous soyez conscient
00:55:54des enjeux
00:55:55que cela suppose
00:55:56le cyber harcèlement politique
00:55:57vous pouvez aussi
00:55:58nous parler
00:55:58d'un autre cyber harcèlement
00:55:59mais celui qui est politique
00:56:01évidemment touche
00:56:02à notre démocratie
00:56:03on attend vos appels
00:56:04au 0 826 300 300
00:56:05à tout de suite
00:56:06sur Sud Radio
00:56:08midi 14h
00:56:09Sud Radio
00:56:09la France dans tous ses états
00:56:11Péricault Légas
00:56:13vous êtes bien sur Sud Radio
00:56:14en ce 12 mars 2026
00:56:16je reçois
00:56:17Maître Alain Garay
00:56:18auteur de
00:56:20le cyber harcèlement politique
00:56:23contre la démocratie
00:56:25aux éditions du Cerf
00:56:26cet avocat
00:56:27s'est penché sur cette
00:56:29moi je parle d'une tragédie
00:56:30parce qu'il s'agit
00:56:32de cette forme de communication
00:56:33qui est internet
00:56:34qui est le web
00:56:35avec les réseaux sociaux
00:56:37et on voit qu'aux mains
00:56:38de gens mal intentionnés
00:56:39ça peut devenir
00:56:40une âme de guerre redoutable
00:56:41et en tout cas
00:56:41mettre en péril
00:56:42non seulement
00:56:44notre vie politique
00:56:45j'allais dire
00:56:46même l'équilibre mental
00:56:47des politiciens
00:56:48et des élus
00:56:48parce que quand on est
00:56:49pourchassé
00:56:50et il s'y biver harcelé
00:56:51on sait juste
00:56:52où on peut conduire
00:56:52mais même
00:56:53le fonctionnement
00:56:54de la démocratie
00:56:57Maître Alain Garay
00:56:59vous dites
00:57:01les acteurs politiques
00:57:02face à l'activisme numérique
00:57:03des détracteurs
00:57:04entre l'indignation
00:57:05résignation
00:57:05sur enchère
00:57:06et réaction mesurée
00:57:07ça veut dire
00:57:08que tout le monde
00:57:08ne prend pas considération
00:57:09de ce fléau
00:57:11de la même façon
00:57:11en fait
00:57:12je crois qu'il y a une perception
00:57:13assez biaisée
00:57:14de ces réalités
00:57:15par un déni de connaissance
00:57:17de la riposte
00:57:18que l'on peut bien sûr
00:57:19exercer
00:57:20quant à ces phénomènes délétères
00:57:21il y a aussi
00:57:23la volonté
00:57:24de ne pas en savoir davantage
00:57:25en se disant
00:57:26on ne peut rien
00:57:27contre cela
00:57:28contre le tsunami
00:57:28aucun moyen
00:57:30n'est utilisé
00:57:31poussière sous le tapis
00:57:31voilà
00:57:32alors je crois
00:57:32qu'il faut réagir
00:57:34il faut réagir
00:57:34et dénoncer
00:57:35ce qui doit l'être
00:57:36que la peur
00:57:37doit changer de camp
00:57:37la peur doit passer
00:57:39de celui qui est harcelé
00:57:41à celui qui harcèle
00:57:42en réalité
00:57:43par l'invocation
00:57:45à des procédures
00:57:45prévues par le code
00:57:47de procédure civile
00:57:48ou le code pénal
00:57:49et pour le moment
00:57:50c'est le blackout général
00:57:51en raison d'un déni
00:57:52généralisé à mon avis
00:57:53où commence le harcèlement
00:57:55alors juridiquement parlant
00:57:56est-ce qu'il y a une définition
00:57:57ça doit être assez ténu
00:57:59comme nuance
00:57:59et malheureusement
00:58:00à mon sens
00:58:01elle est trop limitative
00:58:02elle est tirée dans le texte
00:58:03du code pénal
00:58:063222
00:58:06pardon
00:58:0633 de 2
00:58:07qui indique
00:58:09de façon très précise
00:58:10qu'on est en phase
00:58:11de harcèlement
00:58:11face à des propos
00:58:13répétés
00:58:13ou à des agissements
00:58:15qui ont pour effet
00:58:16ou pour objet
00:58:17de nuire
00:58:20notamment
00:58:20à la santé physique
00:58:21ou à la santé mentale
00:58:22de celui que l'on agresse
00:58:23mais à mon sens
00:58:24on est dans une perception
00:58:26trop limitative
00:58:27à partir du moment
00:58:27où le cyberharcèlement
00:58:29vise d'autres
00:58:30faits punissables
00:58:31tels que la diffamation
00:58:32la menace
00:58:33l'injure
00:58:33l'outrage
00:58:34etc
00:58:35parce qu'il peut y avoir
00:58:36un cyberharcèlement
00:58:37qui ne soit pas violent
00:58:38dans les propos
00:58:39mais constant
00:58:40et persistant
00:58:41dans un indigrement
00:58:42qui n'utilise pas
00:58:43des termes violents
00:58:43et ensuite
00:58:44il y a le deuxième stade
00:58:45avec carrément
00:58:46la menace physique
00:58:46l'insulte
00:58:47l'énigrement
00:58:48la loi fait une distinction
00:58:50entre les deux
00:58:50non
00:58:51je crois qu'il faut revoir
00:58:53ce texte de loi
00:58:53il faut le revisiter
00:58:54et surtout à partir
00:58:55de la pratique
00:58:56des professionnels
00:58:57que nous sommes
00:58:58les avocats
00:58:59parce qu'il faut
00:59:00sortir d'une perception
00:59:01trop discursive
00:59:02en termes de cybermalveillance
00:59:04d'approche
00:59:05trop théorique
00:59:06il faut aller dans le coeur
00:59:07du moteur
00:59:07et du réacteur
00:59:08et voir ce qui fonctionne
00:59:09et ce qui ne fonctionne pas
00:59:10vous expliquez que
00:59:11la base de ce fléau
00:59:12c'est que le coût social
00:59:14étant tellement dérisoire
00:59:15du fait du pseudonymat
00:59:16ou de l'anonymat
00:59:17il n'y a pas de coût social
00:59:18on n'est pas jeté en peinture
00:59:19parce que si le masque
00:59:20était levé
00:59:20à un moment donné
00:59:21ça serait une tragédie
00:59:23qu'est-ce qui vaut mieux
00:59:24à un moment donné
00:59:25que l'on sache
00:59:26qui c'est
00:59:27et imaginez que
00:59:28un législateur
00:59:30un pouvoir exécutif
00:59:31et des législateurs
00:59:32d'un commun accord
00:59:35avec l'accord évidemment
00:59:36du conseil constitutionnel
00:59:37décide
00:59:38dans notre pays
00:59:39le pseudonymat
00:59:41disparaît
00:59:41donc quand vous envoyez
00:59:43quand vous allez
00:59:44sur la toile
00:59:45et bien on sait
00:59:46qui vous êtes
00:59:46c'est quelque chose
00:59:47d'envisageable
00:59:48ou
00:59:48c'est envisageable
00:59:50à partir du moment
00:59:51où on assortit
00:59:52le principe de levée
00:59:53de l'anonymat
00:59:54à des conditions draconiennes
00:59:55il y en a trois
00:59:56la première
00:59:57c'est qu'on ne puisse pas
00:59:58utiliser un autre moyen
00:59:59c'est donc
00:59:59à titre subsidiaire
01:00:00qu'on demande au juge
01:00:01et qu'on fait cette demande
01:00:02que deuxième condition
01:00:03qu'il y ait une infraction
01:00:05attachée au fait
01:00:05que l'on
01:00:06cyberharcèle
01:00:07de façon masquée
01:00:07et la troisième condition
01:00:09que la mesure de levée
01:00:10soit proportionnée
01:00:11à la situation en question
01:00:13vous voyez dans quoi
01:00:13le magistrat
01:00:14les magistrats saisis
01:00:15pourraient en donner
01:00:16la levée de l'anonymat
01:00:17c'est trop facile aujourd'hui
01:00:19d'ouvrir
01:00:21un champ de ruines
01:00:22qui touche
01:00:23en particulier
01:00:24des maires ruraux
01:00:25des femmes
01:00:26des minorités
01:00:27entre guillemets
01:00:28les plus aguerris
01:00:29sont ceux
01:00:30qu'on appelle
01:00:30des bêtes politiques
01:00:31ceux-là
01:00:32ils ont le cœur tanné
01:00:33ils ont le cœur tanné
01:00:34à Vienne Copoura
01:00:35ils sont toujours là
01:00:36mais aujourd'hui
01:00:37attention
01:00:37à ce qui est décrit
01:00:39à travers notamment
01:00:39les chiffres
01:00:40publiés par la situation
01:00:41des maires de France
01:00:42il faut ouvrir les yeux
01:00:43assez rapidement
01:00:43alors pour autant
01:00:45les allusions
01:00:45au genre
01:00:46de Brigitte Macron
01:00:47sur le fait qu'elle
01:00:48était un homme
01:00:48ou une femme
01:00:49ça s'est quand même
01:00:50fini devant un tribunal
01:00:50bien sûr
01:00:51et encore une fois
01:00:53je l'ai dit tout à l'heure
01:00:53il faut que la peur
01:00:54change de camp
01:00:55parce que c'est trop facile
01:00:56aujourd'hui
01:00:57de tirer
01:00:58à vue d'ailleurs
01:00:59mais de façon cachée
01:01:00les parquets reçoivent
01:01:01facilement la plainte
01:01:02d'abord
01:01:03quel est le protocole
01:01:04on va porter plainte
01:01:05on considère qu'à un moment donné
01:01:06il faut se munir
01:01:07des éléments
01:01:08donc écrits
01:01:09enfin sur les écrans
01:01:10on les imprime
01:01:11on constitue un dossier
01:01:12avec un avocat
01:01:13avec un conseil
01:01:14comment se passe
01:01:15le dépôt de plainte
01:01:16vous allez de façon
01:01:17tout à fait normale
01:01:17il y a une étape préalable
01:01:18qui est celle du recueil
01:01:19de la preuve numérique
01:01:20il est extrêmement difficile
01:01:21de la rapporter
01:01:22aujourd'hui
01:01:23à partir de son petit ordinateur
01:01:24ou son smartphone
01:01:25il faut saisir l'image
01:01:27donc parce que
01:01:27tout ça se passe
01:01:28sur un écran
01:01:29vous êtes d'accord
01:01:29il faut utiliser
01:01:31un constat de
01:01:32commissaire de justice
01:01:33il faut un constat
01:01:35de preuve numérique
01:01:36qui est normé
01:01:37par une norme
01:01:39parce que la preuve
01:01:40est falsifiable
01:01:41elle-même
01:01:41ou transformable
01:01:42elle est volatile
01:01:43la preuve numérique
01:01:44on peut vous faire dire
01:01:44ce que vous n'avez pas dit
01:01:45du jour au lendemain
01:01:45vous vous décampez d'internet
01:01:47évidemment
01:01:48vous vous sentez traqué
01:01:49mais il y a des moyens
01:01:50de préserver
01:01:51il faut le faire en urgence
01:01:52il faut saisir le juge
01:01:53des référés
01:01:53le juge de l'urgence
01:01:54peut en donner immédiatement
01:01:55il ne faut pas le faire
01:01:55quand il y chauffe
01:01:56non il faut le faire
01:01:57immédiatement
01:01:58pour demander éventuellement
01:01:59le blocage
01:02:00d'un compte
01:02:01la suppression
01:02:02d'un contenu illicite
01:02:03dirait le juge
01:02:04du civil
01:02:05c'est pas simple
01:02:05vous êtes d'accord maître
01:02:06c'est pas simple
01:02:07il faut utiliser
01:02:07les moyens de disposition
01:02:08lorsque la voiture
01:02:09est en panne
01:02:09vous allez chez le garagiste
01:02:10voilà
01:02:11de façon que
01:02:12vous recevez de mal
01:02:13à un médecin
01:02:13lorsque il y a une atteinte
01:02:15à vos droits
01:02:16n'hésitez pas
01:02:17à consulter
01:02:17un confrère spécialisé
01:02:18et là vous avez l'air
01:02:19de dire
01:02:19le manque de réactivité
01:02:20peut numire
01:02:22à la victime
01:02:23puisque bon
01:02:23tout ça disparaît
01:02:24c'est tellement éphémère
01:02:25et puis ça
01:02:26jusqu'à la suivante
01:02:28on est d'accord
01:02:28parce que
01:02:29l'internet agit
01:02:30comme un rouleau compresseur
01:02:31alors
01:02:32le grand problème
01:02:33et c'est un problème
01:02:34qui est ancien
01:02:35sur des raisons économiques
01:02:37ou d'autres paramètres
01:02:39comment demander
01:02:41à l'enseigne
01:02:43j'allais dire
01:02:44à la société
01:02:44c'est une boîte
01:02:45c'est une société
01:02:46donnez-moi l'identité
01:02:48de cette personne
01:02:49on a un nombre
01:02:50incalculable de cas
01:02:51
01:02:52y compris la justice américaine
01:02:53dit non
01:02:54je n'obligerai pas
01:02:55l'organisme en question
01:02:56à donner l'identité
01:02:57du contrevenant
01:02:58Arpérico
01:02:59vous soulevez
01:03:00la question centrale
01:03:02c'est celle
01:03:02de la responsabilité
01:03:04des hébergeurs
01:03:05bien sûr
01:03:06qui hésite
01:03:07et même à travers
01:03:08des politiques de modération
01:03:09le DSA de Bruxelles
01:03:10ça ne fonctionne pas
01:03:13il nettoie un petit peu
01:03:13quand même de temps en temps
01:03:14il nettoie
01:03:15mais à mon sens
01:03:15pas suffisamment
01:03:16face à de tels enjeux démocratiques
01:03:17qui nous touchent
01:03:18qui touchent notre vote
01:03:19l'expression de notre vote
01:03:20dimanche
01:03:20et donc un jour
01:03:21il faut agir rapidement
01:03:23or la montée des usines à gaz
01:03:25excusez-moi
01:03:25c'est un peu violent
01:03:26d'un point de vue juridique
01:03:27non non c'est exactement le terme
01:03:28je crois qu'on considère
01:03:30que la machine administrative
01:03:31va obliger ses opérateurs
01:03:34du privé
01:03:34à agir
01:03:35ils freinent des cas de fer
01:03:36bien évidemment
01:03:37au nom
01:03:38de la liberté d'expression
01:03:39que nous avons adoptée
01:03:40à la réduction
01:03:41ils ont tellement peur
01:03:42de transgresser
01:03:42cette liberté d'expression
01:03:43qu'on préfère
01:03:44qu'il y ait un dégât
01:03:46qu'un dégât
01:03:47qui pour eux serait plus grave
01:03:48qui est de censurer
01:03:49ou de supprimer une liberté
01:03:51le fonds de commerce
01:03:52c'est des grands opérateurs
01:03:53c'est le libre-échange
01:03:54c'est la rentabilité
01:03:56c'est le capitalisme financier
01:03:58c'est pas la protection
01:03:59de nos droits
01:03:59a priori
01:04:00ça se saurait tout de même
01:04:01donc bien sûr
01:04:02qu'il faut agir
01:04:03auprès des opérateurs
01:04:04mais pour le moment
01:04:05toute la question
01:04:06demeure de savoir
01:04:07concrètement
01:04:08qu'est-ce que je fais
01:04:08est-ce que je dis
01:04:10ce n'est pas possible
01:04:11de réagir
01:04:12ou est-ce que j'agis
01:04:13agissons
01:04:13et peut-être que demain
01:04:14les opérateurs
01:04:15prennent en conscience
01:04:16de la responsabilité
01:04:16ça veut dire quoi
01:04:17que pour eux
01:04:17le cyber-harcèlement politique
01:04:19c'est un dégât collatéral
01:04:20absolument
01:04:21et puis c'est méconnu
01:04:22qui en parle ?
01:04:22c'est les oeufs
01:04:23qu'il faut casser pour l'omelette
01:04:24écoutez
01:04:24j'ai fait une recension
01:04:25assez poussée
01:04:26pour écrire cette ouvrage
01:04:27je n'ai vu
01:04:29aucun document spécialisé
01:04:31sur le thème
01:04:31du cyber-harcèlement politique
01:04:33c'est la remarque
01:04:34que je vous faisais tout à l'heure
01:04:35comment ça se fait
01:04:36que l'État
01:04:36ne se soit pas saisi
01:04:37de ce dossier bien avant
01:04:38on attend mars 2026
01:04:41pour qu'un avocat
01:04:42s'inquiète
01:04:43de ce phénomène
01:04:43qui est absolument tragique
01:04:44je crois que la société
01:04:45dans laquelle nous vivons
01:04:46est absolument
01:04:48opprimée
01:04:49par ce qui se passe
01:04:49qu'elle voit
01:04:50à travers les réseaux sociaux
01:04:52à travers l'actualité
01:04:53qui est axiogène
01:04:54partout dans le monde
01:04:55aujourd'hui
01:04:56en matière géopolitique
01:04:56et donc ça resterait
01:04:58un épiphénomène
01:04:59je ne crois pas
01:05:00attention
01:05:01pour l'instant
01:05:01on en parlait
01:05:02il y a deux minutes
01:05:03la résilience
01:05:04des cyber-harcelés
01:05:05est quand même flagrante
01:05:06pas tous
01:05:06il y en a qui réagissent
01:05:08mais en général
01:05:09on se dit quoi
01:05:09c'est un mauvais moment à passer
01:05:10moi j'ai connu des gens
01:05:12qui ont été confrontés
01:05:12moi-même
01:05:13j'ai eu un petit moment
01:05:13un problème
01:05:14dans deux trois jours
01:05:15c'est terminé
01:05:16parce que
01:05:17l'internet se laisse
01:05:18des traces
01:05:19la traçabilité
01:05:21le marquage individuel
01:05:24numérisé
01:05:24il est là
01:05:25et il reste
01:05:26ça a quand même été de l'écrit
01:05:27c'est pas un mot
01:05:28qui part dans l'atmosphère
01:05:30c'est un mot
01:05:30qui reste écrit
01:05:31nous sommes sur
01:05:32vous êtes
01:05:33nous sommes sur
01:05:33Sud Radio
01:05:34la France
01:05:34tous les états
01:05:35face à face
01:05:36c'est pas un face à face
01:05:37c'est un côte à côte
01:05:37avec Maître Alain Garay
01:05:39sur une thématique essentielle
01:05:41le cyber harcèlement politique
01:05:42contre la démocratie
01:05:43c'est le titre du livre
01:05:45qu'Alain Garay a publié
01:05:46aux éditions du CERF
01:05:46bien sûr que vous êtes
01:05:48non seulement d'accord
01:05:49avec ce que dit Alain Garay
01:05:50ou peut-être pas d'accord
01:05:51justement vous estimez
01:05:51que la liberté est sacrée
01:05:53vous avez été confronté
01:05:54vous-même à un cyber harcèlement
01:05:55vous êtes témoin
01:05:56d'un cyber harcèlement
01:05:57vous connaissez un de vos élus
01:05:59qui a été cyber harcelé
01:06:00et qui dit
01:06:01mais moi j'arrête
01:06:01quand on voit aujourd'hui
01:06:03le nombre de carences
01:06:03dans vos élections municipales
01:06:05de gens qui ne veulent plus y aller
01:06:05mais même au niveau parlementaire
01:06:07de gens qui vous disent
01:06:08moi j'en ai marre
01:06:08je me fais insulter
01:06:09parce que j'ai eu le courage
01:06:10de dire ça
01:06:11et bien appelez-nous
01:06:12au 0826 300 300 300
01:06:14Zakaria Sabrouz
01:06:15va prendre vos appels
01:06:16on les transmettra
01:06:17à Maître Alain Garay
01:06:19qui se fera un honneur
01:06:20d'y répondre
01:06:21et d'éclairer vos consciences
01:06:22à tout de suite
01:06:23sur Sud Radio
01:06:25La France dans tous ses états
01:06:27Péricolegas
01:06:28Je reçois Maître Alain Garay
01:06:30auteur du cyber harcèlement politique
01:06:33contre la démocratie
01:06:34aux éditions du CERF
01:06:36j'ai pas envie de vous faire peur
01:06:37mais c'est quand même un document
01:06:39qui en fin de lecture
01:06:40vous fait froid dans le dos
01:06:41parce que c'est quelque chose
01:06:42que l'on connaît
01:06:43on entend parler tout le temps
01:06:44le cyber harcèlement
01:06:45on a ces cas de jeunes adolescents
01:06:47qui se sont suicidés
01:06:48parce qu'ils ont été cyber harcelés
01:06:50ces professeurs
01:06:51quelque part
01:06:52la tragédie de Samuel Paty
01:06:53il y a quand même du numérique
01:06:55aussi dans l'affaire
01:06:56mais là Maître Alain Garay
01:06:57met le doigt concrètement
01:06:59sur des cas
01:07:00et des situations précises
01:07:01qui portent atteinte
01:07:02à notre démocratie
01:07:03parce que ce sont les élus
01:07:04de la république
01:07:05qui sont dans le collimateur
01:07:07que ce soit un élu municipal
01:07:08un parlementaire
01:07:09et quand on est pris
01:07:10dans l'engrenage
01:07:11et que vous avez
01:07:12en plus ensuite
01:07:12c'est la meute
01:07:13c'est le phénomène de meute
01:07:142, 3
01:07:14on sait pas d'où ça vient
01:07:16ça peut raconter n'importe quoi
01:07:18une partie est peut-être vraie au départ
01:07:20et on a le droit
01:07:21de critiquer un élu
01:07:22et puis cette critique
01:07:23se transforme en insulte
01:07:25puis en menace
01:07:25puis ça devient
01:07:26un déversement
01:07:27un tombeau
01:07:28d'horreur et d'ordure
01:07:29et je le disais
01:07:31hors antenne
01:07:31avec Maître Alain Garay
01:07:32les élus se disent
01:07:33vous allez me le confirmer
01:07:34Maître
01:07:34certains élus se disent
01:07:36si je me plains
01:07:36je passe pour quelqu'un
01:07:38qui est faible
01:07:39qui n'est pas à la hauteur
01:07:39de la mission
01:07:40qui se dégonfle
01:07:41ce sont des choses
01:07:42qui arrivent ou non ?
01:07:43Mais bien sûr
01:07:43d'ailleurs
01:07:44il y a extrêmement peu
01:07:46de cas contentieux
01:07:48sous le visa
01:07:49de cet article
01:07:50222
01:07:5033-22
01:07:51il va y avoir
01:07:52une dizaine
01:07:52une vingtaine
01:07:53d'éditions de justice
01:07:53il remonte à quand
01:07:54cet article Maître ?
01:07:552024
01:07:55c'est très récent
01:07:57à l'initiative de qui
01:07:58vous vous en souvenez ?
01:07:59je ne sais plus
01:07:59aux parlementaires
01:08:01je ne sais pas
01:08:02quel groupe parlementaire
01:08:03mais peu importe
01:08:04il touche tout le monde
01:08:05aujourd'hui
01:08:05tous les partis
01:08:06sont touchés
01:08:07tout le monde est touché
01:08:08à partir du moment
01:08:08où on veut faire
01:08:09de la politique
01:08:09exercer un mandat
01:08:10municipal
01:08:12ou national
01:08:12donc c'est un problème
01:08:14qu'il faut prendre
01:08:14à bras le corps
01:08:15il y a différents écueils
01:08:17vous évoquiez
01:08:18hors antenne
01:08:19la responsabilité
01:08:20des hébergeurs d'accès
01:08:23timidement
01:08:23on essaie d'avancer
01:08:24encore une fois
01:08:25à travers
01:08:25c'est un des chapitres
01:08:26de votre livre
01:08:27et vous me disiez
01:08:28hors antenne
01:08:28c'est le point
01:08:29d'achoppement
01:08:31essentiel
01:08:32les notions
01:08:33d'auteur
01:08:33de co-auteur
01:08:35et de complice
01:08:36expliquez-nous
01:08:37c'est quoi cette notion
01:08:38auteur
01:08:38co-auteur
01:08:39complice
01:08:39alors ce sont des notions
01:08:40de droit pénal
01:08:41pur
01:08:42comme maintenant
01:08:43en oeuvre
01:08:44les juridictions
01:08:45pénales
01:08:45il est extrêmement
01:08:46difficile
01:08:47d'ailleurs
01:08:47souvent
01:08:47de qualifier
01:08:48la responsabilité
01:08:49d'une personne
01:08:50qualifiée
01:08:51d'auteur
01:08:51ou de co-auteur
01:08:52ou de complice
01:08:53là c'est une pesée
01:08:54extrêmement fine
01:08:55à laquelle se livrent
01:08:56les magistrats
01:08:57pour déterminer
01:08:58le champ
01:08:58des responsabilités
01:08:59des uns
01:09:00et des autres
01:09:00mais s'agissant
01:09:01des plateformes
01:09:02les grands hébergeurs
01:09:03d'accès
01:09:04là la responsabilité
01:09:06elle est pleine et entière
01:09:07à partir du moment
01:09:07où ils prêtent
01:09:08par le contrat
01:09:10leurs canaux
01:09:10leurs technologies
01:09:11à des cyber harceleurs
01:09:13là je crois
01:09:13qu'il faut absolument
01:09:14mettre en évidence
01:09:15le fait que
01:09:16lorsqu'on sollicite
01:09:18sur des contenus illicites
01:09:19une mesure de blocage
01:09:21de contenus illicites
01:09:23de suppression d'un compte
01:09:25et que la preuve numérique
01:09:26est rapportée
01:09:27il n'y a pas photo
01:09:28à mon avis
01:09:29à partir du moment
01:09:30où les conditions légales
01:09:31sont remplies
01:09:32c'est clair
01:09:32est-ce qu'il y a
01:09:33quelques cas
01:09:34à votre connaissance
01:09:34quand vous avez rédigé
01:09:35cet ouvrage
01:09:36ou dans votre exercice
01:09:37d'avocat
01:09:38vous avez quelques cas
01:09:39où c'est allé assez loin
01:09:40quand même
01:09:41c'est allé très loin
01:09:43je parle en particulier
01:09:44d'une situation récente
01:09:46où une femme
01:09:47qui se présentait
01:09:48aux législatives
01:09:49en 2024
01:09:50sur la troisième circonscription
01:09:52de la Gironde
01:09:53a été cyber harcelée
01:09:54entre les deux tours
01:09:56étant seconde
01:09:57en position
01:09:58sur le premier tour
01:09:59elle reçoit en 48 heures
01:10:01360 messages
01:10:02souvent de déferlant
01:10:04déferlantaineuse
01:10:05du type
01:10:05excusez-moi le propos
01:10:06petite salope
01:10:07tu ne vaux rien
01:10:10faire de chose
01:10:11que de la politique
01:10:11on est vraiment
01:10:13dans le trivial
01:10:14et là
01:10:15le cyber harceleur
01:10:16va poursuivre
01:10:17en diffamation
01:10:20cette personne
01:10:21qui avait fait connaître
01:10:22l'effet de cyber harcèlement
01:10:23qu'elle avait subi
01:10:24ah parce que
01:10:25le fait de révéler
01:10:26peut tomber
01:10:27sous le coup
01:10:28du pénal
01:10:28le coup d'une diffamation
01:10:29celui qui va devenir député
01:10:32va
01:10:34exercer
01:10:34une action
01:10:35en diffamation
01:10:36et bien évidemment
01:10:37la personne
01:10:38cyber harcelée
01:10:38conjointement
01:10:39va exercer
01:10:40une plainte pénale
01:10:41en cyber harcèlement
01:10:43le fait d'être dénoncé
01:10:44peut être condamné
01:10:46peut être condamné
01:10:47ou pas
01:10:47tout dépend
01:10:48de la position
01:10:48du magistrat
01:10:49en tout cas
01:10:50on a le droit
01:10:50de saisir la justice
01:10:51vous pouvez
01:10:51bien évidemment
01:10:52c'est le voleur
01:10:53qui se fait agresser
01:10:54par ceux qui sont
01:10:55en rayonnés
01:10:55et qui se retournent
01:10:56contre celui
01:10:57qui est en rayonnée
01:10:58alors ça complique
01:10:59l'office du juge
01:11:00en matière pénale
01:11:00et là pour le coup
01:11:02dans cette affaire particulière
01:11:04la personne
01:11:04qui s'est fait
01:11:05cyber harceler
01:11:05dépose une plainte
01:11:07une enquête préliminaire
01:11:07est ordonné
01:11:09ce qui prouve bien
01:11:10qu'il y a
01:11:10une présomption
01:11:11de faute pénale
01:11:13donc il y a
01:11:14des possibilités
01:11:15de recourir à la loi
01:11:16il faut être très avisé
01:11:17parce qu'on est face
01:11:18à un labyrinthe procédural
01:11:19à un caléidoscope
01:11:20de procédure
01:11:21en matière civile
01:11:22ou en matière pénale
01:11:22d'où l'importance
01:11:24d'être assisté
01:11:24à mon avis
01:11:25bien sûr
01:11:25les mesures conservatoires
01:11:26quelles sont-elles
01:11:27c'est par exemple
01:11:29solliciter le juge civil
01:11:31pour qu'il ordonne
01:11:32ou la suppression
01:11:33d'un contenu litigieux
01:11:34comme je le disais tout à l'heure
01:11:35où le blocage d'un compte
01:11:38il faut l'exercer
01:11:39cette voie de procédure
01:11:40elle existe
01:11:40mais il faut agir
01:11:41très très rapidement
01:11:42en l'état
01:11:43on pourrait même penser
01:11:44une enquête de flagrance
01:11:45en matière pénale
01:11:46le flagrant délit
01:11:47c'est le délit
01:11:48qui est actuel
01:11:49la consommation
01:11:50des ruines
01:11:51sur la voie publique
01:11:52ou chez soi
01:11:53il faut intervenir
01:11:54rapidement
01:11:55en matière de flagrance
01:11:55pour que le juge pénal
01:11:56en donne des mesures
01:11:57vous les côtoyez en permanence
01:11:59et vous avez forcément
01:12:00échangé sur le sujet
01:12:01avec eux
01:12:01qu'en pensent les magistrats
01:12:02la magistrature
01:12:03le parquet et le siège
01:12:05justement différemment
01:12:06alors le parquet
01:12:08est attentif
01:12:08mais il a fallu
01:12:09qu'une loi de protection
01:12:11des élus
01:12:12du 23 mars 2024
01:12:14oblige les parquets
01:12:15sur une plainte
01:12:16d'un élu
01:12:16à le tenir informé
01:12:17dans le mois qui suit
01:12:18pour qu'on fasse obligation
01:12:20au parquet
01:12:21de réagir
01:12:21et d'informer
01:12:22les élus
01:12:23cyber harcelés
01:12:242024
01:12:24c'est quand même très récent
01:12:26c'était avant-hier
01:12:27c'était il y a deux ans
01:12:27même pas
01:12:28c'est-à-dire que
01:12:29que les parquets
01:12:30étant noyés d'affaires
01:12:31bien évidemment
01:12:32ils n'ont pas besoin de ça
01:12:33non
01:12:33ils n'ont pas besoin de ça
01:12:34mais ils ne peuvent pas agir
01:12:35on les comprend très bien
01:12:36il manque un défaut de magistrat
01:12:38en nombre et en qualité
01:12:39qui n'est pas tant
01:12:40tout le monde le sait
01:12:41et du côté du siège
01:12:43bon même chose
01:12:43oui
01:12:44il n'y a pas un magistrat
01:12:45qui vous a dit
01:12:45heureusement que
01:12:46enfin le bouquin vient de sortir
01:12:48à peine
01:12:48mais quand ils vont lire
01:12:49il y en a forcément
01:12:50qui va vous dire
01:12:51effectivement on est quand même
01:12:51très en retard
01:12:52merci maître
01:12:53d'avoir fait ce travail
01:12:53c'est aussi un petit peu à nous
01:12:55de le faire
01:12:57il y a peut-être quand même
01:12:58des magistrats
01:12:58avec qui vous avez échangé
01:12:59qui sont aussi inquiets
01:13:00que vous sur ce sujet
01:13:02oui
01:13:03en prennent-ils la mesure
01:13:04je ne sais pas
01:13:05un cas très précis
01:13:06j'ai fait part
01:13:07à un magistrat du parquet
01:13:08récemment
01:13:10du fait que j'allais publier
01:13:11cet ouvrage
01:13:11il était
01:13:12lui l'auteur
01:13:13d'une décision
01:13:14d'ouvrir une enquête préliminaire
01:13:16il ne m'a jamais répondu
01:13:18parce que
01:13:19nous n'écartons pas
01:13:20et vous n'écartez pas
01:13:21la possibilité
01:13:22que la justice considère
01:13:23que ben non
01:13:23il n'y a pas eu
01:13:24oui
01:13:25c'est pas bien
01:13:25mais
01:13:27voilà
01:13:27c'est pas si grave que ça
01:13:28c'est jamais qu'un tweet
01:13:29c'est jamais que
01:13:30on est d'accord
01:13:30c'est jamais qu'un
01:13:31le fait que ce général
01:13:32est de se dire
01:13:32c'est le prix à payer
01:13:33de la liberté d'expression
01:13:34enfin de la liberté d'expression
01:13:36à un tel rang
01:13:38aujourd'hui
01:13:38même dans l'opinion publique
01:13:39on peut faire tout
01:13:39et n'importe quoi
01:13:40dans cette conversation
01:13:42et en sortant de ce livre
01:13:43je suis resté quand même
01:13:44assez interpellé
01:13:46et perturbé
01:13:47parce que je dis
01:13:48mon dieu
01:13:48ça peut prendre des proportions
01:13:50et en découvrant
01:13:51en découvrant
01:13:51les nuances avec vous
01:13:53on va vivre avec
01:13:54comme un peu
01:13:55c'est comme un peu
01:13:56le tabac, l'alcool, la drogue
01:13:57ça fait partie des flots
01:13:58de cette société
01:13:59de notre monde
01:13:59non
01:14:00c'est un petit dégât collatéral
01:14:01non parce qu'encore une fois
01:14:03il y va de l'exercice démocratique
01:14:04ah oui
01:14:05il y va du principe
01:14:07de loyauté du débat
01:14:08il y va du principe
01:14:10de la confiance
01:14:10qu'on doit avoir
01:14:11dans nos institutions
01:14:12les spécialistes
01:14:13savent bien
01:14:13rendent compte bien
01:14:14du fait que
01:14:14ça profite à des régimes
01:14:17dictatoriaux
01:14:18totalitaires
01:14:18ces mesures là
01:14:19sauf que Alain Garay
01:14:20vous êtes bien d'accord
01:14:20que jamais
01:14:21dans un débat politique
01:14:22à l'issue du scrutin
01:14:23on dira
01:14:24oui mais vous
01:14:25vous avez été élu
01:14:25sur une diffamation
01:14:27sur internet
01:14:28sur un cyber harcèlement
01:14:29c'est pour ça que j'ai perdu
01:14:30j'ai été
01:14:31vous voyez
01:14:31ça ne tiendra pas la route
01:14:32c'est ça le problème
01:14:33on pourra toujours le dire
01:14:34mais juridiquement
01:14:35ça n'aura aucune valeur
01:14:36et pourtant
01:14:36ça sera la réalité des faits
01:14:38le scrutin aura changé
01:14:39parce qu'un cyber harcèlement
01:14:41aura fait changer
01:14:41l'électeur d'opinion
01:14:43certes mais celui
01:14:43qui a son mot à dire
01:14:44si tant est qu'on puisse
01:14:45parler de mot à dire
01:14:47c'est tout de même
01:14:47l'institution judiciaire
01:14:49c'est la justice
01:14:51ce sont les tribunaux
01:14:52qui doivent statuer
01:14:53est-ce qu'on est oui ou non
01:14:54en présence
01:14:54le fait de cyber harcèlement
01:14:55point barre
01:14:56à partir du moment
01:14:57où on rapporte
01:14:57une preuve numérique
01:14:58il doit être
01:14:59à mon sens
01:14:59assez facile
01:15:00de qualifier
01:15:01ce cyber harcèlement
01:15:01alors au niveau
01:15:03de la protection
01:15:03des personnes harcelées
01:15:04quels sont les dispositifs
01:15:06de protection spécifique
01:15:07du personnel politique
01:15:08est-ce qu'aujourd'hui
01:15:09il y a quand même
01:15:10des outils
01:15:10grâce auxquels
01:15:12on peut se prémunir
01:15:13de ce fléau
01:15:15écoutez il existe
01:15:16le régime
01:15:16de la protection fonctionnelle
01:15:18notamment des élus
01:15:21territoriaux
01:15:22des élus nationaux
01:15:22qui peut être déclenché
01:15:24à savoir que ce régime
01:15:26permet de procéder
01:15:28au remboursement
01:15:29des dépenses
01:15:29notamment en matière
01:15:30juridique
01:15:31et judiciaire
01:15:32le remboursement
01:15:33des ouvraires d'avocat
01:15:33mais il y a des lacunes
01:15:35à mon sens énormes
01:15:36de ce point de vue là
01:15:37parce que par exemple
01:15:38si vous devez saisir
01:15:39le juge des références
01:15:40le juge de l'urgence
01:15:41il vous faut des fonds
01:15:42immédiatement
01:15:43et une procédure
01:15:44de recours
01:15:45à la protection fonctionnelle
01:15:45c'est des semaines
01:15:46ce sont des mois
01:15:47avant que l'administration
01:15:48vous dise
01:15:49de l'Assemblée nationale
01:15:50ou de votre mairie
01:15:51votre commune
01:15:52je vais procéder
01:15:53au remboursement
01:15:54des frais d'avocat
01:15:54il y a des dissonances
01:15:57assez importantes
01:15:58entre le discours
01:15:59et les pratiques
01:16:00le référé se déclenche facilement
01:16:02ou non ?
01:16:02quand il y a un cas
01:16:03pas précis
01:16:03même de rondeur
01:16:04vous déclenchez
01:16:06une demande de référé
01:16:07de rondeur
01:16:07au président
01:16:07à Paris
01:16:08ou ailleurs
01:16:09et vous pouvez obtenir
01:16:10une date d'audience
01:16:11très rapide
01:16:11qui le valide
01:16:12c'est le président du tribunal
01:16:13qui le valide
01:16:13qui considère
01:16:14au vu du dossier
01:16:15bien sûr
01:16:15il y a eu des cas
01:16:16qui ont abouti
01:16:18ou non ?
01:16:18à ma connaissance
01:16:19non
01:16:20sur ce sujet
01:16:20très particulier
01:16:22parce qu'il est naissant
01:16:24il est récent
01:16:25le texte
01:16:26de 2024
01:16:28ça fait deux ans
01:16:29vous faisiez allusion
01:16:30tout à l'heure
01:16:31maître Alain Garay
01:16:32au Digital Service Act
01:16:34mis en place
01:16:34en Union Européenne
01:16:35c'est une machine
01:16:36efficace
01:16:37ou non ?
01:16:39à mon avis
01:16:41elle institue
01:16:42des procédures
01:16:43de modération
01:16:43d'obligation
01:16:44de modération
01:16:45qui sont extrêmement
01:16:47difficiles
01:16:47à mettre en oeuvre
01:16:49parce que les opérateurs
01:16:51en réalité
01:16:52travaillent
01:16:53sur
01:16:53des plateformes
01:16:54dans le monde entier
01:16:55et comment voulez-vous
01:16:57que l'on puisse
01:16:57modérer
01:16:58des propos
01:16:59que l'on dit
01:17:00illicites
01:17:01lorsqu'on travaille
01:17:02sur une plateforme
01:17:03de modération
01:17:03qui est à New Delhi
01:17:04ou à Marrakech
01:17:05et que vous avez
01:17:07statué
01:17:07sur un contenu
01:17:08illicite
01:17:09commis
01:17:10en France
01:17:10c'est extrêmement difficile
01:17:12donc attention également
01:17:13je disais tout à l'heure
01:17:14à ces usines à gaz
01:17:15que l'on crée
01:17:16pensant qu'on a trouvé ici
01:17:18la boîte de pendants
01:17:18pour instituer une solution
01:17:20aux Etats-Unis
01:17:21on a eu des cas extrêmes
01:17:22évidemment
01:17:23tout va toujours
01:17:24beaucoup plus loin
01:17:25chez eux
01:17:27en France
01:17:27malgré tout
01:17:28on peut considérer
01:17:29qu'il y a une certaine limite
01:17:30où il y a des
01:17:31j'allais dire
01:17:31il y a des fous
01:17:32qui sont en train
01:17:33de se lâcher
01:17:34sur le harcèlement politique
01:17:35on a des cas
01:17:35totalement extrêmes
01:17:37vous allez me dire
01:17:38quand c'est très très très exagéré
01:17:39ça n'a plus d'importance
01:17:42pourtant il y a toujours
01:17:43une incidence
01:17:43sur le moral
01:17:44sur le mental
01:17:45évidemment
01:17:46c'est la raison pour laquelle
01:17:47je pense aussi
01:17:48qu'il faudrait que
01:17:50les juridictions
01:17:51statuent sur
01:17:52le concept
01:17:53de préjudice numérique
01:17:54on parle de préjudice économique
01:17:56ou familial
01:17:57ou que sache
01:17:57encore social
01:17:59entrepreneurial
01:17:59mais il y a un préjudice
01:18:00numérique
01:18:01auquel on peut être confronté
01:18:02systématiquement
01:18:03à partir du moment
01:18:04où on est diffamé
01:18:04menacé
01:18:05outragé
01:18:06par l'internet
01:18:07en France
01:18:08l'opérateur
01:18:08à un moment donné
01:18:09de la procédure
01:18:10est obligé
01:18:12d'obtempérer
01:18:13à la demande
01:18:13oui
01:18:14devant une gestion de justice
01:18:16oui
01:18:16après la question se pose
01:18:18de l'exécution
01:18:19de la gestion de justice
01:18:19la contrainte se passe
01:18:20il n'y a pas de contrainte
01:18:21c'est extrêmement difficile
01:18:22la maison mère est où ?
01:18:23elle n'est pas en France souvent
01:18:24si elle n'est pas en France
01:18:25que faire ?
01:18:26solliciter des mesures
01:18:27d'exécution
01:18:28aujourd'hui aux Etats-Unis
01:18:30dans le contexte
01:18:30que nous connaissons
01:18:31ou alors qu'on vient
01:18:32mettre en doute
01:18:32à Munich
01:18:33notre champ de liberté d'expression
01:18:35comme l'a fait
01:18:35le vice-président de Vance
01:18:37c'est honteux
01:18:38on est bien d'accord
01:18:38je reçois Maître Alain Garay
01:18:40qui a publié
01:18:41le cyberharcèlement politique
01:18:42contre la démocratie
01:18:43aux éditions du CER
01:18:44nous décryptons avec lui
01:18:45progressivement
01:18:46on ne va pas raconter
01:18:47tout ce qu'est dans
01:18:47tout ce qu'est dans le Bocain
01:18:48c'est pas ce que vous racontez
01:18:49c'est tout ce que vous énumérez
01:18:50votre inventaire complet
01:18:52de toutes les situations
01:18:52les cas de figure
01:18:54les possibilités
01:18:54les options
01:18:56un ouvrage à lire absolument
01:18:57parce que n'importe qui
01:18:59peut être confronté
01:19:00à cette situation
01:19:00surtout si on est élu
01:19:01on a beaucoup d'élus
01:19:02on est en période électorale
01:19:03et pour la
01:19:04j'allais dire
01:19:05pour la bonne sérénité
01:19:07de notre démocratie
01:19:08il faut être conscient
01:19:08de cet enjeu
01:19:09vous nous appelez
01:19:10au 0 826 300 300
01:19:12et Maître Alain Garay
01:19:13répondra à vos interrogations
01:19:15à tout de suite sur Sud Radio
01:19:23je reçois Maître Alain Garay
01:19:25auteur du cyberharcèlement politique
01:19:27contre la démocratie
01:19:28moi je dis que c'est un document historique
01:19:30Maître Alain Garay
01:19:31vous n'avez peut-être pas aujourd'hui
01:19:32l'audience auprès de la classe politique
01:19:34je vous ai dit tout à l'heure
01:19:35c'était pas à vous
01:19:36à faire ce métier
01:19:37à faire ce métier
01:19:38si
01:19:38à faire cet ouvrage
01:19:39à faire ce travail
01:19:40c'était au pouvoir public
01:19:42c'était à la classe politique
01:19:42c'était au Parlement
01:19:43on dira dans 10-15 ans
01:19:46il l'avait dit à l'époque
01:19:47mais voilà
01:19:48vous avez peut-être tort
01:19:49d'avoir raison trop tôt
01:19:50parce que
01:19:51la qualité de votre travail
01:19:52c'est encyclopédique
01:19:54dans ce sens que vous avez
01:19:55survolé
01:19:56et inventorié
01:19:57tous les cas de figure
01:19:58du cyberharcèlement politique
01:20:00avec toutes les tragédies
01:20:02qu'il peut engendrer
01:20:05j'étais en train de vous dire
01:20:06en rentaine
01:20:07heureusement qu'on n'avait pas
01:20:08cet outil là
01:20:09entre 1940 et 1945
01:20:11parce que les ravages
01:20:12auraient été bien
01:20:13bien plus forts
01:20:14et pour autant
01:20:15ce numérique
01:20:16ces réseaux sociaux
01:20:17ce cyberharcèlement
01:20:19révèle que la capacité
01:20:20de haine
01:20:20de détestation
01:20:21de nuisance
01:20:22et de préjudice
01:20:23à l'autre
01:20:23reste aussi fraîche
01:20:25aussi vigoureuse
01:20:26aussi intacte
01:20:27qu'elle n'a été
01:20:27au pire moment de l'histoire
01:20:28oui mais on peut peut-être
01:20:30songer à un phénomène
01:20:31boomerang
01:20:31sur cette problématique
01:20:33à partir du moment
01:20:34où on aura l'identité
01:20:35de ceux qui ont
01:20:37cyberharcelé
01:20:37de façon automatique
01:20:38donc tout est là
01:20:39on est bien d'accord
01:20:40il faudrait peut-être
01:20:41faire connaître
01:20:41par la toile aussi
01:20:42la façon dont
01:20:44certaines personnes
01:20:46se conduisent
01:20:46pour brûler
01:20:47la réputation
01:20:48d'autres personnes
01:20:48si Trump dit demain
01:20:50le pseudonyme
01:20:51c'est terminé
01:20:51je commence par les Etats-Unis
01:20:53terminé
01:20:53il donne le là
01:20:54tout le monde suit
01:20:55comme il est capable de tout
01:20:56ça serait quand même
01:20:57une révolution
01:20:58mais là vous aurez écrit
01:20:59votre livre
01:20:59pour une raison très précise
01:21:01mais alors vachement
01:21:02c'est pas un livre politique
01:21:02et bien évidemment
01:21:03c'est un livre juridique
01:21:04il est profondément politique
01:21:05mais pas idéologique
01:21:06non
01:21:06mais les conséquences politiques
01:21:08de ce que vous concluez
01:21:09sont tragiques
01:21:11il faut ouvrir les yeux
01:21:12Pierre Dicollegas
01:21:13vous le faites aujourd'hui
01:21:14à l'antenne
01:21:16en face à face
01:21:16oui
01:21:17ou côte à côte
01:21:18oui
01:21:18à visage découvert
01:21:19à visage découvert
01:21:20sans masque
01:21:21nous sommes identifiés
01:21:23par nos auditeurs
01:21:24mais tant mieux
01:21:25c'est une fierté
01:21:26d'être aujourd'hui
01:21:28justement
01:21:28soucieux
01:21:29de la préservation
01:21:30des mécanismes démocratiques
01:21:31certains sont morts
01:21:33pour cela
01:21:33donc attention
01:21:34aujourd'hui
01:21:35au nom de la liberté d'expression
01:21:37on peut vous tuer
01:21:38on peut vous ruiner
01:21:39une réputation
01:21:39ce que vous dites
01:21:40c'est que c'est une arme
01:21:41que l'on peut utiliser
01:21:42depuis chez soi
01:21:43dans son fauteuil
01:21:43la fenêtre fermée
01:21:44je peux découpiller
01:21:46ma grenade
01:21:46autrefois
01:21:47j'étais obligé
01:21:47de sortir dans la rue
01:21:48et de la jeter
01:21:49sur la personne
01:21:49à qui il voulait
01:21:50je portais préjudice
01:21:50là on le fait
01:21:51de chez soi
01:21:52dans l'anonymat
01:21:53je sais que je n'aurai
01:21:54j'envoie ma flèche
01:21:55j'envoie mon poison
01:21:56c'est l'ère de la calomnie
01:21:57de Mozart
01:21:58hop
01:21:58on lance
01:21:59on lance le virus
01:22:01et il fera
01:22:02en plus il va faire des petits
01:22:03parce que ça va être repris
01:22:04par des esprits
01:22:05aussi perturbés
01:22:06et aussi mal intentionnés
01:22:07et on a cette démultiplication
01:22:09cette espèce de métastase
01:22:10épouvantable
01:22:10que vous avez lancé
01:22:12de chez vous
01:22:13devant votre fauteuil
01:22:14peut-être avec vos enfants
01:22:15à côté
01:22:16qui sont en train de jouer
01:22:17voilà
01:22:18donc on est tous criminels
01:22:20en puissance
01:22:20puisqu'on a mis à notre disposition
01:22:22je parle de ceux
01:22:23qui ont de mauvaises intentions
01:22:24on met à notre disposition
01:22:26une arme de guerre
01:22:26totalement redoutable
01:22:27c'était d'ailleurs
01:22:28l'un des titres initiaux
01:22:29de cet ouvrage
01:22:30le cyberharcèlement
01:22:31armes politiques
01:22:33contre la démocratie
01:22:34je me suis refusé
01:22:35d'entrer dans le débat
01:22:36militaire
01:22:37si je veux dire
01:22:38sur la métaphore utilisée
01:22:39pour plutôt convaincre
01:22:41les démocrates
01:22:42des oppositions en présence
01:22:44sans parler d'une brutalisation
01:22:45auquel nous renvoie ce phénomène
01:22:46je ne veux pas entrer
01:22:47dans le jeu de la brutalisation
01:22:48je préfère utiliser
01:22:50les recours
01:22:51que la loi nous permet
01:22:52de mettre en oeuvre
01:22:53en demandant aux législateurs
01:22:55d'affiner
01:22:55bien évidemment
01:22:56les textes applicables
01:22:58alors maître
01:22:58je vous prends au mot
01:22:59je vais jouer un tout petit peu
01:23:00le procureur de minutes
01:23:01maître Garay
01:23:02vous venez de prononcer une phrase
01:23:03je voudrais que vous alliez plus loin
01:23:05vous avez dit
01:23:06armes politiques
01:23:06vous sous-entendez
01:23:07que des partis politiques
01:23:08utiliseraient cet outil
01:23:10pour propager leur idéologie
01:23:13ou combattre leurs adversaires
01:23:15sur un des contentieux
01:23:16que j'ai mené
01:23:17en matière pénale
01:23:19j'ai eu en ma possession
01:23:21des études très documentaires
01:23:23sur le fait que
01:23:24des formations politiques
01:23:26étaient expertes
01:23:27en la matière
01:23:28en utilisant
01:23:29des plateformes numérisées
01:23:31pour ne pas la citer
01:23:32Discord
01:23:33qui existe
01:23:34et que tout le monde
01:23:35peut utiliser
01:23:35par l'intermédiaire
01:23:36d'une association
01:23:37qui s'appelle
01:23:38La Barricade
01:23:39connue
01:23:40pour avoir
01:23:42suscité
01:23:43des phénomènes
01:23:44de meute numérique
01:23:46c'est documenté
01:23:47c'est pas
01:23:48ce que j'invente
01:23:49au fond de mon cabinet
01:23:50c'est ce que j'ai soumis
01:23:51la précession
01:23:52de nos juges pénales
01:23:52Est-ce qu'on peut penser
01:23:53que des partis politiques
01:23:54qui se manifestent souvent
01:23:56sous des formes
01:23:56un peu agressives
01:23:57un peu véhémentes
01:23:58quel que soit
01:23:59l'endroit de l'hémicycle
01:24:00où ça se passe
01:24:01en général
01:24:02poursuivent ce comportement politique
01:24:04cette espèce d'anathème
01:24:05cette diatribe
01:24:06cette opprobre
01:24:07par les moyens numériques
01:24:09est-ce que oui ?
01:24:10Je le pense
01:24:11sincèrement je le pense
01:24:12je fais référence
01:24:13à des études documentées
01:24:15à des travaux
01:24:15de David Chavalaria
01:24:16sur Toxic Data
01:24:18publié
01:24:18et rendu public
01:24:19où on peut mesurer
01:24:21les effets
01:24:23d'un militantisme
01:24:25brutal
01:24:26on évoquait tout à l'heure
01:24:27ce que les politologues
01:24:28appellent
01:24:28la bordélisation de la vie
01:24:29au Palais Bourbon
01:24:30notamment
01:24:31c'est extrêmement documenté
01:24:32aujourd'hui
01:24:32on sait que
01:24:33l'excès
01:24:34la diatribe
01:24:35c'est rien
01:24:36l'abus
01:24:37c'est inadmissible
01:24:38Alors est-ce que
01:24:39le principal remède
01:24:40Maître Alain Garay
01:24:42on va prendre de la hauteur
01:24:43vous allez me dire
01:24:43évidemment
01:24:44évidemment que c'est ça
01:24:45la solution
01:24:45mais
01:24:46est-ce que le mieux
01:24:47c'est de ne pas armer
01:24:48les consciences
01:24:48de ne pas armer
01:24:49les individus
01:24:50de ne pas tomber
01:24:51dans le piège
01:24:51parce que là
01:24:52évidemment
01:24:52l'impact
01:24:52c'est sur des esprits faibles
01:24:53est-ce que si l'école
01:24:55faisait bien son travail
01:24:57est-ce que si l'école
01:24:57de la République
01:24:59instruisait et éduquait
01:25:00comme il faut
01:25:01les cerveaux
01:25:02de notre jeunesse
01:25:03est-ce que
01:25:04je ne dis pas
01:25:05que ça serait
01:25:05la solution définitive
01:25:07que ça empêcherait
01:25:08ces dérives
01:25:08mais ça armerait
01:25:09peut-être
01:25:10des consciences fragiles
01:25:12ça les permettrait
01:25:13de s'armer
01:25:13de faire la distinction
01:25:14la part des choses
01:25:15et avoir plus
01:25:16de discernement
01:25:17entre ce qu'est
01:25:18un tweet
01:25:19un message réseau social
01:25:20qui apporte
01:25:21une information
01:25:22une connaissance
01:25:22ou qui vous interpelle
01:25:23et un message
01:25:25de réseau social
01:25:25qui vous incite
01:25:26à la haine
01:25:27et à passer à l'acte
01:25:28de façon criminelle
01:25:29vous avez parfaitement raison
01:25:30je le mentionne
01:25:32dans mon ouvrage
01:25:32un programme d'éducation
01:25:34à l'école
01:25:34vous le dites
01:25:35indispensable
01:25:36à l'éducation numérique
01:25:37de base
01:25:38alors est-ce que
01:25:38les enseignants sont
01:25:39formés pour le moment
01:25:40quelles tâches
01:25:41c'est immense
01:25:42c'est gigantesque
01:25:43et ça vient d'arriver
01:25:43la vague, le tsunami
01:25:44nous est passé dessus
01:25:45donc il faut réagir
01:25:47assez rapidement
01:25:48de la même
01:25:48que les formations politiques
01:25:49qui restent actuellement
01:25:50très très dans
01:25:51très discrètes
01:25:52sur le sujet
01:25:54devraient organiser
01:25:54des problèmes
01:25:54de formation politique
01:25:55vous posez la question
01:25:55de plus et plus une heure
01:25:56vous allez me dire
01:25:57non je suis un petit peu seul
01:25:58non les seuls
01:25:59qui réagissent aujourd'hui
01:26:01c'est je crois
01:26:02je vais le dire publiquement
01:26:03l'association des maires de France
01:26:04qui fait un gros travail
01:26:05sur l'ambiance
01:26:05parce que les maires
01:26:06sont souvent les plus exposés
01:26:07ce sont les sentinelles
01:26:08de la démocratie
01:26:09ils sont confrontés
01:26:10à ces réalités
01:26:10ils l'ont fait connaître
01:26:11il y a des statistiques
01:26:12le sévipof de Sciences Po
01:26:13a travaillé là-dessus
01:26:14mais il faut rendre
01:26:15la démarche opérationnelle
01:26:17sortir du discours
01:26:18de l'étude sûre
01:26:20pour venir utiliser
01:26:21et renforcer
01:26:22affiner les moyens
01:26:24notamment juridiques
01:26:24à notre disposition
01:26:25pour que ces digues
01:26:27puissent tenter
01:26:28tenter d'éviter
01:26:29ces tsunamis
01:26:29bon je pense que déjà
01:26:31la publication de cet ouvrage
01:26:32je pense que vous allez
01:26:33il faut que vous ayez
01:26:34à la rencontre
01:26:35de toutes les maires
01:26:35de notre personnel politique
01:26:37je pense que certains
01:26:38savent à peu près tout
01:26:39ou en tout cas
01:26:40une bonne partie
01:26:41de ce que vous expliquez
01:26:42ils en conviennent
01:26:43autre chose
01:26:44c'est d'avoir le courage
01:26:45de politique
01:26:45de passer à l'acte
01:26:46et de légiférer
01:26:47sur cette question
01:26:48puisqu'on est d'accord
01:26:50c'est le symbole
01:26:51de la liberté d'expression
01:26:52qui est sacré
01:26:53mais quand la liberté
01:26:54d'expression
01:26:55est menacée
01:26:56je reprends cette phrase
01:26:56de Condorcet
01:26:57que je cite souvent
01:26:58le suffrage universel
01:26:59mis à disposition
01:27:01d'un peuple
01:27:02non éduqué
01:27:03et non instruit
01:27:03peut conduire
01:27:04à la dictature
01:27:04des imbéciles
01:27:05et là
01:27:06c'est un outil
01:27:07de liberté
01:27:07de communication
01:27:08qui se met
01:27:10à disposition
01:27:11des salauds
01:27:12tout simplement
01:27:12et qui peut conduire
01:27:13mais j'ajouterais
01:27:15un point
01:27:15si vous me le permettez
01:27:17c'est le fait que
01:27:19je crois que cette question
01:27:21doit devenir
01:27:22un travail politique
01:27:23à part entière
01:27:25faire de la politique
01:27:25c'est pas voter des textes
01:27:27c'est pas prendre des positions
01:27:28c'est pas parler à BFM
01:27:30faire de la politique
01:27:31c'est aussi
01:27:31se rendre compte
01:27:33des mésusages
01:27:35justement
01:27:35de cette liberté d'expression
01:27:36et prendre à bras le corps
01:27:37ce phénomène
01:27:38pour encore une fois
01:27:39c'est la troisième fois
01:27:40que je le dis
01:27:40pour que la peur
01:27:41change de camp
01:27:41oui bien sûr
01:27:42mais est-ce qu'on a envie
01:27:44que la peur change de camp
01:27:45c'est la vérité
01:27:46elle est là
01:27:46on l'espère
01:27:47ceux qui sont confrontés
01:27:48oui
01:27:48je suis sûr que quand
01:27:49quand il y aura un jour
01:27:50une grosse tragédie
01:27:51et au vu de ce que vous expliquez
01:27:52elle peut se produire
01:27:53d'un jour à l'autre
01:27:54peut-être qu'à ce moment-là
01:27:55la classe politique
01:27:56et les législateurs
01:27:57prendront le taureau
01:27:58par les cornes
01:27:58si on se rend compte
01:27:59notamment
01:28:00et les chiffres sont là
01:28:01pour en témoigner
01:28:02qu'il y a une désaffection
01:28:04désengagement
01:28:05du politique
01:28:06parce que les gens
01:28:07effectivement sont frappés
01:28:08parce que l'anxiogène
01:28:09se refuse
01:28:10à s'impliquer
01:28:11à s'engager
01:28:12il faudra bien réagir
01:28:13je vais lancer un appel
01:28:16nous sommes le 12 mars
01:28:182026
01:28:19on va dire
01:28:20que nous sommes
01:28:20un certain 18 juin
01:28:211940
01:28:22vous n'êtes pas
01:28:23le général de Gaulle
01:28:24vous êtes maître Alain Garay
01:28:25mais vous lancez un appel
01:28:26à la société
01:28:27à la classe politique
01:28:28au monde éducatif
01:28:30à tous les responsables
01:28:31de ce pays
01:28:32attention
01:28:32le cyberharcèlement politique
01:28:34peut faire basculer
01:28:36la démocratie
01:28:36peut pourrir
01:28:38tout simplement
01:28:38notre démocratie
01:28:40et donc cet appel
01:28:41est lancé
01:28:42je suppose
01:28:43qu'il sera reçu
01:28:44à vous
01:28:45de porter la parole
01:28:46je ne sais pas
01:28:47s'il y aura des
01:28:47maquisards et des
01:28:48résistants
01:28:48qui vous suivront
01:28:49mais en tout cas
01:28:50l'appel que vous lancez
01:28:51maître Garay
01:28:51aujourd'hui est à prendre
01:28:52avec une profonde
01:28:53considération
01:28:53et je suis très fier
01:28:54et très heureux
01:28:55d'avoir participé
01:28:56avec vous
01:28:57sur Sud Radio
01:28:57aujourd'hui
01:28:58en ce jour du
01:28:59du 12 mars
01:29:00à lancer cet appel
01:29:01parce que je pense
01:29:02que ce sujet
01:29:03nous avons assez de craintes
01:29:05dans l'actualité
01:29:05assez de tourments
01:29:06dans ce pays
01:29:06assez d'occasions
01:29:07de nous inquiéter
01:29:08ce que vous dites là
01:29:09peut avoir des conséquences
01:29:10absolument épouvantables
01:29:11merci d'avoir été
01:29:12sur Sud Radio
01:29:13aujourd'hui
01:29:13maître Anégaray
01:29:14on aura l'occasion
01:29:15de se reparler
01:29:16de se retrouver
01:29:16il y aura certainement
01:29:17une suite à votre ouvrage
01:29:18et puis j'espère
01:29:19que vous serez entendus
01:29:20écoutés par ceux
01:29:21qui ont les moyens
01:29:22d'inverser la mécanique
01:29:24et que la peur
01:29:24change de camp
01:29:25y compris dans le
01:29:26cyberharcèlement
01:29:27je vous dis à lundi
01:29:29et là je vous laisse
01:29:30avec Brigitte Laé
01:29:31pour des considérations
01:29:32beaucoup plus affectueuses
01:29:33et beaucoup plus tendres
01:29:33merci
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