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00:00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Érico Légas.
00:00:06Bienvenue en ce mercredi 25 mars 2026 sur Sud Radio et restez avec nous parce que ça va chier des
00:00:12bulles.
00:00:13Cofler présent, Delmarc, présent.
00:00:16De Vésio, présent. Galassé au présent, ils sont tous là.
00:00:20Donc je peux vous dire que ça va être serré.
00:00:22Oui, non, l'actualité, l'actualité, on pourrait dire ça tous les jours.
00:00:25Aujourd'hui, elle est particulièrement pointue, un peu acide, elle est pimentée et on va passer deux heures ensemble.
00:00:32Vous nous appelez, j'ai besoin de votre avis.
00:00:34Au 0826 300 300, Emmanuel Galassé attendra votre appel.
00:00:39Quoi que vous ayez à dire, quoi que vous pensiez, qui que vous soyez, exprimez-vous sur Sud Radio, la
00:00:45radio du Parlons Vrai.
00:00:47L'horizon peut-il s'ouvrir au-delà du Havre ?
00:00:50C'est Maud Coffler qui a trouvé la formule.
00:00:51Mais c'est une poétesse, voilà.
00:00:53On parle de qui ? On parle, voilà.
00:00:55Est-ce que son succès au municipal remet-il en selle Édouard Philippe alors que sa cote avait un petit
00:01:00peu dégringolé dans les sondages ?
00:01:02Nous en discutons à 12h10 avec Vincent Louau, sénateur horizon d'André Loire, qui nous expliquera si son chef a
00:01:10de l'avenir.
00:01:11Faut-il tuer la police ?
00:01:13Quelle drôle de question.
00:01:14On a envie de se la poser, c'est un peu la sensation que l'on a en écoutant les
00:01:18prises de parole de certains leaders de la France insoumise à l'issue des élections municipales.
00:01:23Nous aurons l'avis à 12h45 de Marc Silvéra, président de l'Amicale de la Police Nationale.
00:01:31Comment les Juifs de France vivent l'évolution du conflit au Proche-Orient ?
00:01:34À un moment donné, ils ont soutenu le gouvernement israélien Netanyahou dans l'éradication du Hamas.
00:01:39Et puis là, ça prend des proportions un peu plus inquiétantes.
00:01:42Eh bien, nous aurons l'avis.
00:01:43Je recevrai Denis Oliven, de 13 à 14h, auteur du Dictionnaire amoureux des Juifs.
00:01:47Je l'avais reçu, il était même mon premier invité.
00:01:50Et on fera le point avec lui, quatre mois après la publication de son livre, sur quelle est aujourd'hui
00:01:54la position des Juifs de France.
00:01:55Est-ce qu'ils sont à l'aise, plus ou moins à l'aise ? Est-ce qu'ils posent
00:01:57des questions ?
00:01:58Et puis, ma chère Maud, on a quelques perles.
00:02:00Un collier de perles, on commencera évidemment par David Lysnard, qui a annoncé ce matin qu'il quittait Les Républicains,
00:02:06qu'il allait quitter Les Républicains et rencontrer Bruno Retailleau aujourd'hui.
00:02:10Et puis la petite Mazarin qui ne veut pas aller à la flèche.
00:02:13Parce que, comme vous le connaissez, c'est un élu du RN.
00:02:15Mais oui, parce que les électeurs de son papa, ils ont changé de camp, alors ils sont punis.
00:02:19Elle n'ira plus à la flèche.
00:02:21Voilà le programme du jour, restez avec nous.
00:02:23Et je vous donne la clé du bonheur, 0 826 300 300, elle s'appelle Emmanuel Galasso.
00:02:30Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Pericot.
00:02:36C'est plus qu'une humeur, c'est un appel, on n'est pas le 18 juin, je ne suis
00:02:39pas le général de Gaulle,
00:02:40c'est un appel d'un journaliste à l'antenne de Sud Radio,
00:02:44qui est interpellé par ce qu'il a vu, par les scènes de violence vécues à l'issue du second
00:02:50tour des municipales
00:02:51et les propos tenus dans certaines communes, par certains nouveaux élus,
00:02:57proclamant l'arrivée de la Nouvelle-France.
00:03:02Cette situation nous questionne et nous interpelle.
00:03:05Des témoins confirment que les maires sortant, on a vu les scènes à la télévision,
00:03:10insultés, poursuivis, menacés, après avoir annoncé le résultat,
00:03:14ce qu'ils ont fait leur devoir de façon très démocratique,
00:03:16ce résultat du scrutin,
00:03:19eh bien on se demande si on n'a pas craint à un moment donné pour leur sécurité.
00:03:24Il y a des situations où on a frôlé le lynchage s'il y avait eu le moindre dérapage.
00:03:29Il fallait voir, et j'ai des amis qui étaient sur place,
00:03:31la tension, la violence et vraiment la haine qui apparaissait au visage de certains militants.
00:03:38Alors est-ce que c'était des militants ou de sommes électeurs ?
00:03:40Ça a donné un visage de la démocratie française tout à fait terrifiant,
00:03:44et peut-être le présage de situations plus qu'inquiétantes.
00:03:50Dans ces conditions, la Nouvelle-France se propose, sans la moindre ambiguïté,
00:03:56de remplacer l'ancienne.
00:03:57Quand on est Nouvelle-France, ça veut dire qu'il y en a une ancienne,
00:03:59et donc il y en aura une nouvelle.
00:04:02Que pèse cette idée de Nouvelle-France aujourd'hui dans le débat politique ?
00:04:05Que représente la Nouvelle-France dans la démographie française ?
00:04:08Eh bien je pense qu'au vu de ce que l'on a constaté, il est temps de le savoir.
00:04:13Il ne s'agira jamais de répondre à ces insultes, à ces menaces,
00:04:16à ces cris de haine et de division, par la haine et la division.
00:04:20Surtout pas.
00:04:22Vous n'aurez pas notre haine.
00:04:24Pour une fois, ce slogan un peu ambigu prend tout son sens,
00:04:27puisqu'il s'adresse à nos compatriotes.
00:04:30Alors, puisque le défi est lancé par la France insoumise,
00:04:34le moment est venu de se compter.
00:04:36Je prends très précisément, en exemple, les résultats du second tour à Saint-Denis.
00:04:41Il y avait 69 301 inscrits.
00:04:44Il y a eu 27 377 votants, soit 57% d'abstention.
00:04:50La liste de M. Bali Bagayoko a recueilli 13 506 suffrages,
00:04:55c'est-à-dire 21,8% des inscrits et 51% des suffrages exprimés,
00:05:00ce qui lui a permis de gagner au premier tour.
00:05:02Demandons tout simplement, et mon appel il est là,
00:05:05que les parlementaires, que les responsables politiques,
00:05:09eh bien, demandent l'instauration,
00:05:11demandent à l'exécutif, on peut le faire avant 2027,
00:05:14l'instauration du vote obligatoire,
00:05:16comme c'est le cas en Belgique.
00:05:18Tout le monde est obligé d'aller voter.
00:05:19On aura au moins l'incertitude qu'un maximum de Françaises et de Français
00:05:22se sera exprimé.
00:05:23Et nous verrons bien ce qu'il en ressortira
00:05:26avec ce vote obligatoire.
00:05:28En tout cas, que Jean-Luc Mélenchon soit bien persuadé
00:05:31que les démocrates de ce pays répondront toujours
00:05:34par le suffrage universel,
00:05:36en défendant la liberté, l'égalité, la fraternité
00:05:40et la continuité,
00:05:41et la continuité si chère au peuple français,
00:05:43en quinquant par les messages de haine
00:05:46que lui et ses acolytes et ses alliés et ses amis
00:05:50répandent dans cette pauvre République française
00:05:52qu'il méritait pas ça.
00:05:54Mais je pense qu'il y aura, au vu de ces scènes,
00:05:57une réaction saine pour elle du peuple français
00:06:00en disant non, la France ce n'est pas ça,
00:06:03nous ne voulons pas ça pour la République.
00:06:05Edouard Philippe comptait sur son élection
00:06:08à la mairie du Havre pour légitimer sa candidature
00:06:11à l'élection présidentielle.
00:06:13C'est dans un an.
00:06:14On en parle dans un instant avec le sénateur horizon
00:06:16Vincent Louau, sénateur d'Indre-et-Loire.
00:06:18N'hésitez pas à lui poser vos questions en direct
00:06:20au 0826 300 300.
00:06:22A tout de suite.
00:06:24Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états,
00:06:28le fait du jour.
00:06:30Vous vous souvenez de ce candidat au municipal
00:06:32qui avait promis à sa compagne de l'épouser
00:06:34s'il était élu ?
00:06:35Edouard Philippe, lui, avait promis
00:06:36d'épouser la campagne présidentielle
00:06:38s'il regagnait la mairie du Havre.
00:06:40C'est chose faite.
00:06:40L'ancien premier ministre d'Emmanuel Macron
00:06:43est prêt.
00:06:44Mais quelle marge de manœuvre a-t-il ?
00:06:46La route est longue et l'horizon incertain.
00:06:48On en parle avec le sénateur d'Indre-et-Loire,
00:06:50sénateur horizon, Vincent Louau.
00:06:52Bonjour.
00:06:53Bonjour Péricault-Legas.
00:06:55Et Maud Coffler qui est à mes côtés.
00:06:57Bonjour Vincent Maud.
00:06:59Non, non, mais il n'y a aucun souci.
00:07:00Merci d'être à l'antenne avec nous sur Sud Radio
00:07:02pour parler des conséquences politiques
00:07:04de ce deuxième tour des élections municipales.
00:07:07Courageusement, Edouard Philippe avait mis dans la balance
00:07:10sa capacité à être candidat à la présidentielle.
00:07:14Alors c'est quand même original.
00:07:16Le vote de quelques milliers de Français
00:07:18pouvait déterminer l'avenir de la République
00:07:20et il disait, si je n'ai pas la confiance des Havre,
00:07:23je ne serais pas habilité à être candidat à la présidentielle de la République.
00:07:27Déjà sur ce point-là, c'est courageux,
00:07:29mais c'est original comme démarche.
00:07:31C'est tout à son honneur.
00:07:33Mais quand même, et donc s'il avait été battu,
00:07:36il aurait privé la France de son génie et de son talent.
00:07:39Je suis très étonné de cette position.
00:07:41Qu'est-ce que vous en pensez, monsieur le sénateur ?
00:07:44Écoutez, c'est une position courageuse.
00:07:46Je pense que quand on fait de la politique,
00:07:48on a des engagements, des valeurs,
00:07:50et on considère qu'il faut être au rendez-vous des élections.
00:07:56Et donc, c'est tout à fait légitime d'avoir ce genre de position.
00:08:00Pour moi, ça ne me choque pas du tout.
00:08:03C'est tout à fait naturel.
00:08:05Et c'est courageux.
00:08:07Alors je vais vous la faire à l'envers.
00:08:10Édouard Philippe, ne cessez de...
00:08:12Il est parti où à un moment donné ?
00:08:13Il était, allez, on va dire qu'il était le candidat de la Macronie,
00:08:17du centre droit, du socle commun, légitime.
00:08:20Il avait un passage à Matignon, apprécié par pas mal de Français d'ailleurs.
00:08:23Ensuite, rupture avec le président de la République,
00:08:25jusqu'à suggérer sa démission.
00:08:27Il est allé loin, lui aussi.
00:08:28Et pour autant, il dégringolait tout doucement.
00:08:31Vous savez, comme un bonhomme de neige qui fond avec le soleil.
00:08:35Et là, vous estimez que sa victoire au Havre,
00:08:39qui est une vraie victoire,
00:08:41mais c'est jamais que quelques milliers de voix,
00:08:44suffit à légitimer qu'il se ressente mis en selle
00:08:47pour candidater à la magistrature suprême.
00:08:50Déjà, la victoire au Havre,
00:08:52contrairement aux médias parisiens qui croient tout savoir sur tout
00:08:56et qui en fait ne savent surtout rien sur rien,
00:08:58contre une liste communiste et une liste du Rassemblement National,
00:09:02est une belle victoire.
00:09:03Et il peut en être fier.
00:09:05Ça, c'est le premier point.
00:09:05Le Havre, c'est quand même une ville ouvrière
00:09:07où il a prouvé son ancrage
00:09:09et de pouvoir parler à nos habitants.
00:09:12Donc, Édouard Philippe n'a jamais caché
00:09:16le fait qu'il était candidat à la présidentielle.
00:09:18Il a monté horizon basé sur les maires,
00:09:20basé sur les élus locaux,
00:09:22dans l'objectif de présenter une offre politique
00:09:25nouvelle pour les Français.
00:09:27Le Havre était une étape obligée,
00:09:30un passage obligé.
00:09:31Et c'est bien, c'est fait.
00:09:32Et aujourd'hui, moi, je suis fier d'être derrière un homme
00:09:35qui a des valeurs,
00:09:36qui a un langage qui est toujours constant,
00:09:38qui est toujours constant,
00:09:40et qui assume d'avoir une volonté,
00:09:43avec une volonté de présenter un programme.
00:09:46Il l'a dit hier soir au journal,
00:09:50par exemple, en parlant de la jeunesse,
00:09:53en parlant de l'éducation,
00:09:54et tout un tas de sujets qui, aujourd'hui,
00:09:55nécessitent une refondation de nos politiques en France.
00:09:59– Bon, en tout cas, on peut dire que la campagne,
00:10:03politiquement parlant,
00:10:04pas officiellement,
00:10:06la campagne de l'élection présidentielle,
00:10:09je dis bien l'élection parce qu'on entend les élections.
00:10:11Non, il n'y a qu'une élection,
00:10:12puisqu'il n'y a qu'un vainqueur,
00:10:13il n'y a qu'un président.
00:10:14La campagne de l'élection présidentielle de 2027 est lancée.
00:10:18Vincent Louau, au vu, je vais vous donner une définition,
00:10:21l'arc républicain au centre et à droite.
00:10:24Il y a un arc républicain à gauche, d'ailleurs,
00:10:27ce deuxième tour a permis de faire la distinction,
00:10:29cette municipale, ces municipales ont permis de faire la distinction
00:10:32entre ces deux sensibilités de gauche,
00:10:34dans l'arc républicain centre-droit avec le socle commun.
00:10:38Est-ce qu'Edouard Philippe, aujourd'hui,
00:10:40ils sont quand même assez nombreux, potentiellement ?
00:10:42Alors, il y a ceux qui sont plus ou moins déclarés,
00:10:44ceux qui sont en réserve.
00:10:45On a vu David Lysnard, là.
00:10:46Je pense qu'il se démarque du LR,
00:10:49peut-être des LR pour aller en lice.
00:10:51Est-ce qu'aujourd'hui,
00:10:53Edouard Philippe représente vraiment...
00:10:56Alors, si le nouveau monde a échoué en 2017
00:11:00avec Emmanuel Macron,
00:11:01est-ce que vous pouvez me certifier
00:11:03qu'il représente bien cet autre monde,
00:11:06ce nouveau monde de la République française
00:11:09auquel aspire tant de Françaises et tant de Français ?
00:11:12Écoutez, moi, je vais vous donner l'exemple
00:11:14de ce que je vis au quotidien avec Edouard Philippe.
00:11:16Edouard Philippe me laisse proposer ce que je veux
00:11:19et faire ce que je veux au Sénat.
00:11:21Et on peut être force de proposition.
00:11:24Et à la fin, on a un président de parti
00:11:27qui arbitre et qui prend des décisions.
00:11:29Et aujourd'hui, droit dans ses valeurs.
00:11:31Vous savez, me laisser faire ce que je souhaite au Sénat
00:11:34et dans ma vie politique,
00:11:36et je ne suis jamais bridé.
00:11:38Et Edouard Philippe, aujourd'hui,
00:11:40ce qu'il nous dit à tous,
00:11:41c'est nous, on a une volonté de proposer aux Français
00:11:45un programme, il l'a dit plein de fois, massif.
00:11:48Donc, aujourd'hui, il faut qu'on soit en capacité
00:11:51de faire cette offre politique.
00:11:53Et l'atterrissage se fera naturellement
00:11:55sur un tri des candidatures
00:11:59et des nombreux candidats
00:12:01dans des partis qui sont en train de s'étrangler,
00:12:04par exemple au LR ou au Parti Socialiste.
00:12:07Donc, nous, on préfère la clarté et avancer.
00:12:10Et vous savez, je pense que le bruit politique
00:12:13est important en ce moment.
00:12:15Et j'ai envie de dire,
00:12:17nous, on va continuer à tracer notre route
00:12:19et à aller vers là où on doit aller,
00:12:21c'est-à-dire gagner cette élection présidentielle.
00:12:23Est-ce que vous êtes d'accord avec le constat
00:12:25qui a été fait par certains leaders,
00:12:26évoqués par Gabriel Attal ?
00:12:28Il faudra quand même, si on veut vraiment gagner,
00:12:31qu'il y ait un candidat.
00:12:33Alors, il ne sera pas unique,
00:12:35parce que, voilà, enfin si,
00:12:36il n'y aura qu'un seul candidat
00:12:37de cette sensibilité politique-là
00:12:40qui est large, qui est diverse.
00:12:42Est-ce qu'il y a les moyens techniques
00:12:44et les moyens politiques
00:12:45d'aboutir à un seul candidat
00:12:46où ça va vous sembler malgré tout difficile ?
00:12:49Et comment y arriver ?
00:12:50Et si on décide, comment y arriver ?
00:12:52Non, mais moi, écoutez,
00:12:53la mythologie du candidat unique
00:12:57en partant du principe
00:12:58qu'il ne doit pas y avoir de premier tour
00:13:00et que le deuxième tour
00:13:01doit avoir lieu au premier tour,
00:13:03moi, à part faire créer des frustrations
00:13:05au sein de nos habitants
00:13:07et de nos électeurs,
00:13:08ne me conviennent pas.
00:13:10À titre totalement personnel,
00:13:12je considère que les histoires
00:13:14de front républicain,
00:13:15de bidouilles de partis,
00:13:17ne marchent plus.
00:13:18Et qu'aujourd'hui,
00:13:19le seul candidat qui doit réussir
00:13:22à passer devant les autres,
00:13:24il doit le prouver
00:13:25et il a un an pour le prouver.
00:13:28Et après, nos habitants,
00:13:29nos citoyens
00:13:30font un choix au premier tour.
00:13:32Et vous savez,
00:13:32ça va se régler très rapidement
00:13:34parce qu'au premier tour
00:13:35d'une présidentielle,
00:13:36vous savez qu'il n'y a pas de triangulaire.
00:13:37Vous savez que ça se fait
00:13:39entre deux hommes au deuxième tour.
00:13:41Et donc, vous savez que votre vote
00:13:43doit être utile au premier tour.
00:13:45Donc, laissez les Français
00:13:46foutez la paix aux Français
00:13:48et laissez faire les Français.
00:13:49Et moi, j'en ai un peu marre
00:13:51de ce contexte où on dit
00:13:52qu'il va falloir faire
00:13:53une grande primaire,
00:13:54blablabla, blablabla.
00:13:56Est-ce que vous voyez
00:13:56des électeurs de LR, par exemple,
00:13:59finir par voter pour Gabriel Attal ?
00:14:01Il faut arrêter cette fable, en fait.
00:14:04Moi, je suis beaucoup plus
00:14:06à assumer le fait
00:14:07que je suis fier de mon candidat.
00:14:09Je vais tout mettre en œuvre
00:14:10pour qu'on ait un programme
00:14:13qui ait de la gueule
00:14:14et qui soit massif
00:14:14avec une parole politique.
00:14:16Donc, je suis fier
00:14:17quand Édouard Philippe
00:14:18va sur les plateaux télé
00:14:21et parle dans la presse
00:14:23de façon claire et honnête.
00:14:25Avant de passer la parole
00:14:26à Maud Coffler,
00:14:27je vous fais juste observer,
00:14:29Vincent Louau,
00:14:29que votre théorie,
00:14:30c'est exactement ce qu'a expliqué
00:14:31Feu Lionel Jospin
00:14:32en avril 2002
00:14:34et c'est Jean-Marie Le Pen
00:14:36qui est arrivé au deuxième tour.
00:14:37Soyons très prudents
00:14:38sur cette équation.
00:14:39Maud Coffler.
00:14:40Vincent Louau,
00:14:41Édouard Philippe
00:14:42a déclaré hier
00:14:43qu'il était favorable
00:14:44à toutes les logiques
00:14:44de rassemblement
00:14:45et d'union
00:14:46de la droite et du centre.
00:14:47Dans le même temps,
00:14:48enfin, quasiment dans le même temps,
00:14:49en fait, le lendemain matin,
00:14:50ce matin,
00:14:51David Lysnard
00:14:52qui était chez les Républicains
00:14:53a annoncé
00:14:54qu'il quittait les Républicains
00:14:55précisément
00:14:56parce que l'union
00:14:56est impossible,
00:14:57en tout cas
00:14:58dans le logiciel
00:14:59des Républicains.
00:15:00Qu'est-ce que vous avez pensé
00:15:01d'une part
00:15:02de la déclaration
00:15:02d'Édouard Philippe
00:15:03hier soir
00:15:03et de l'annonce
00:15:05de David Lysnard
00:15:06ce matin ?
00:15:08Écoutez,
00:15:10la prestation hier
00:15:11d'Édouard Philippe,
00:15:12on voit un homme d'État,
00:15:14tout le monde reconnaît
00:15:15que l'homme
00:15:17est à la hauteur
00:15:17des enjeux du moment
00:15:19sur une prise de hauteur
00:15:21qui est nécessaire.
00:15:22La décision de David Lysnard
00:15:23et je ne vais pas commenter
00:15:25ce que font les LR
00:15:25mais c'était prévisible.
00:15:28En fait,
00:15:29les auto-entrepreneurs
00:15:30de la présidentielle
00:15:31sont lancés.
00:15:32Moi, je suis fier
00:15:34de faire partie
00:15:35d'un bloc
00:15:37qui est ouvert,
00:15:38on l'a prouvé,
00:15:39on l'a prouvé
00:15:39dans de nombreuses élections,
00:15:42nous sommes capables
00:15:43de faire des alliances,
00:15:44nous sommes capables
00:15:45aussi d'avoir
00:15:45une forme d'attractivité
00:15:47sur des valeurs,
00:15:48sur ce qui est horizon
00:15:50pour dire aux élus,
00:15:51maintenant,
00:15:52il est temps
00:15:52de nous rejoindre,
00:15:54de dire
00:15:55qu'on va s'agglomérer,
00:15:56de dire qu'on va faire
00:15:57des pas
00:15:58les uns vers les autres.
00:15:59Les Français attendent
00:16:00autre chose
00:16:02que ce débat
00:16:04qui fait vente
00:16:05du flux
00:16:05et du média
00:16:07aux médias
00:16:08que vous êtes,
00:16:08mais ils ont envie
00:16:10d'avoir une offre politique
00:16:11qui tient la route
00:16:12et après,
00:16:12vous les laisserez choisir.
00:16:14Vincent Louot,
00:16:15on peut rêver,
00:16:16on peut rêver.
00:16:17Est-ce que,
00:16:19au vu,
00:16:19alors on sera obligé
00:16:20de se référer
00:16:21aux sondages,
00:16:22est-ce que,
00:16:23en décembre 2026,
00:16:24en janvier 2027,
00:16:26au vu des sondages,
00:16:28est-ce que vous pensez
00:16:29que cette famille politique,
00:16:30dans sa diversité,
00:16:32peut dire au mieux placé,
00:16:33« Allez, Édouard,
00:16:35c'est toi qui y vas,
00:16:36Gabriel se retire,
00:16:37enfin,
00:16:38toutes les tentatives,
00:16:39voilà. »
00:16:40On ne peut pas prendre le risque
00:16:40de perdre cette élection présidentielle
00:16:42parce qu'on sait
00:16:43que les deux hypothèses
00:16:44sont, pour vous,
00:16:46chaotiques
00:16:46et peut-être tragiques
00:16:47pour la France,
00:16:48de prendre des responsabilités
00:16:50courageuses,
00:16:51de prendre,
00:16:52avoir le sens
00:16:53de la patrie et de la nation
00:16:54et de dire
00:16:55« Nous avons,
00:16:55on s'est réunis
00:16:56et on décide que c'est
00:16:57Édouard Philippe. »
00:16:58Alors,
00:16:58s'il est moins bien placé
00:17:00dans les sondages,
00:17:00celui qui sera devant lui,
00:17:01pour l'instant,
00:17:02c'est lui
00:17:02qui,
00:17:02dans cette famille,
00:17:03même si ce n'est pas
00:17:04des chiffres mirobolants,
00:17:05mais c'est du 17,
00:17:07du 18,
00:17:07du 19,
00:17:08si c'est lui
00:17:08qui est le mieux placé,
00:17:09est-ce que vous pensez
00:17:10que les états-majors politiques
00:17:12du socle commun
00:17:13et de l'arc républicain
00:17:15de droite
00:17:15peuvent dire
00:17:16sans passer par une primaire
00:17:17qui a toujours été un fiasco
00:17:19« Allez,
00:17:19c'est toi qui y vas. »
00:17:20Est-ce que c'est quelque chose
00:17:21d'envisageable ?
00:17:23Écoutez,
00:17:23toi,
00:17:24alors moi je suis agriculteur,
00:17:25vous le savez,
00:17:27il faut laisser faire la nature.
00:17:29Je suis agriculteur,
00:17:30je suis paysan.
00:17:31La réponse,
00:17:31c'est une réponse
00:17:32de paysan.
00:17:34Oui,
00:17:34la réponse du paysan,
00:17:35il faut laisser faire la nature,
00:17:37il faut laisser
00:17:37les sondages sonder,
00:17:39il faut laisser
00:17:40les Boeing atterrir
00:17:41et c'est normal
00:17:42que quand tu vas
00:17:43faire 7,
00:17:448,
00:17:445,
00:17:456,
00:17:457,
00:17:458%,
00:17:47il y a un principe
00:17:47de réalité.
00:17:48Après,
00:17:49je ne veux pas tomber
00:17:50dans le piège
00:17:50des partis
00:17:53qui veulent sauver
00:17:53leur boutique
00:17:54en ayant un candidat
00:17:55pour avoir des candidats
00:17:56après la législative
00:17:57pour après la survie
00:17:58de leur parti.
00:17:59Bien sûr.
00:17:59Donc moi,
00:18:00je vous dis juste,
00:18:01je vous dis juste,
00:18:01par pitié,
00:18:03laissez faire les Français,
00:18:04laissez choisir les Français,
00:18:06le Front Républicain
00:18:07a laissé beaucoup de traces.
00:18:09À force,
00:18:10vous avez des électeurs
00:18:11qui ne veulent plus voter
00:18:12pour des pseudo-Front Républicain,
00:18:14vous avez
00:18:16une forme
00:18:19de bidouillage
00:18:19de la vie politique
00:18:20qui finit par être inacceptable.
00:18:22Donc,
00:18:23encore une fois,
00:18:24laissez les candidats,
00:18:26tous les candidats,
00:18:27dire ce qu'ils ont à dire
00:18:28et la nature
00:18:29va faire le reste.
00:18:30Franchement,
00:18:30et je suis tout à fait d'accord
00:18:32sur votre analyse,
00:18:33à chaque fois qu'on a fait des primaires,
00:18:35on finit à 5,
00:18:356,
00:18:367,
00:18:368% pour certains.
00:18:37Donc,
00:18:37j'ai connu ça
00:18:38à d'autres moments
00:18:39dans certains partis politiques.
00:18:41Donc,
00:18:41la primaire,
00:18:42je ne suis pas du tout fan.
00:18:43Donc,
00:18:43il faut laisser faire,
00:18:45il faut laisser faire
00:18:46le choix des Français
00:18:47et atterrir le débat d'idées.
00:18:49Il faut qu'on soit autre chose
00:18:51que du débat d'égo
00:18:52où les hommes politiques
00:18:54pour sauver leur parti
00:18:55nous emmènent
00:18:56dans un bad trip présidentiel
00:18:58que vous avez très bien décrit
00:18:59tout à l'heure.
00:19:00Vincent Louot,
00:19:00je vous rappelle
00:19:01le nom officiel
00:19:02de cette commune,
00:19:03c'est le Havre de Grasse
00:19:04créé par François 1er.
00:19:06Je vous souhaite bon vent,
00:19:08cher Vincent Louot,
00:19:09avec l'aventure Horizon
00:19:11au Grand Large.
00:19:12Et puis,
00:19:13d'ici là,
00:19:13j'aurai certainement besoin
00:19:15d'avoir vos avis,
00:19:15vos conseils
00:19:16pour éclairer nos auditeurs
00:19:18sur les enjeux
00:19:19de la présidentielle 2027.
00:19:20Merci Vincent,
00:19:21à bientôt.
00:19:22Merci Maud,
00:19:22merci Perico.
00:19:23Merci Vincent Louot.
00:19:24La police est-elle menacée
00:19:26par l'extrême gauche ?
00:19:27On en parle dans un instant
00:19:28avec Marc Silvéra,
00:19:29président de l'Amicale
00:19:30de la police nationale.
00:19:31Ce sera juste après
00:19:32les perles.
00:19:33On parlera notamment
00:19:33de David Lissnard
00:19:34qui a annoncé ce matin
00:19:35qu'il quittait le parti
00:19:36des Républicains.
00:19:37Mazarine Pinjot
00:19:38qui digère mal
00:19:39la montée
00:19:41du Rassemblement National.
00:19:42Bref,
00:19:42plein de choses
00:19:43à vous dire.
00:19:43N'hésitez pas à nous appeler
00:19:450826 300 300.
00:19:47A tout de suite sur ce...
00:19:47Les perles du jour.
00:19:49C'est une annonce
00:19:50qui ne va pas ranger
00:19:51les affaires des Républicains.
00:19:52Le maire de Cannes,
00:19:53David Lissnard,
00:19:54a donc annoncé ce matin
00:19:55chez nos confrères de BFMTV
00:19:56qu'il allait quitter son parti.
00:19:58Oui,
00:19:58David Lissnard était
00:19:59face à Pauline de Malherbe.
00:20:02David Lissnard
00:20:02qui a été triomphalement réélu
00:20:04maire de Cannes
00:20:04avec 80% des voix,
00:20:07annonce qu'il en a ras-le-bol
00:20:08du parti des Républicains.
00:20:10Il avait déjà un problème
00:20:11depuis le vote de confiance
00:20:13à François Bayrou
00:20:15en septembre 2025.
00:20:19Et puis ce débat
00:20:21qui l'exaspère
00:20:22sur est-ce qu'il faut
00:20:23une primaire,
00:20:23pas une primaire.
00:20:24Alors, une primaire,
00:20:25ça s'appelle là,
00:20:26il dit, c'est pas une primaire,
00:20:27c'est un vote interne,
00:20:28savoir entre nous
00:20:28qui va y aller.
00:20:30Ensuite, la primaire,
00:20:31c'est l'étouverte
00:20:31où l'on ne peut venir.
00:20:32Il dit, voilà,
00:20:33tout ça, c'est une machine à perdre.
00:20:35C'est la preuve
00:20:35qu'il y a une inconséquence
00:20:37et une incohérence
00:20:37au sein de la direction
00:20:39du parti des Républicains.
00:20:40Pauline de Malherbe
00:20:41lui demande
00:20:41d'où vous quittez les LR.
00:20:43Il dit, écoutez,
00:20:43laissez-moi en donner
00:20:44la primeur,
00:20:45c'est une réponse quand même
00:20:46à Bruno Retailleau,
00:20:47je le dirai à le premier.
00:20:49Mais visiblement,
00:20:49David Lysnard
00:20:50quitte les Républicains.
00:20:52Est-ce pour avoir
00:20:53les coups des franges
00:20:53pour pouvoir à son tour
00:20:55candidater à la présidentielle
00:20:57de 2027 ?
00:20:58Ça y ressemble,
00:20:58à ma chère Maud.
00:20:59Un petit peu.
00:21:03Mazarine Pinjot,
00:21:05Mazarine Pinjot,
00:21:06la fille de François Mitterrand,
00:21:07l'ancien président
00:21:08de la République,
00:21:10refuse de se rendre
00:21:11à un événement littéraire
00:21:12pour des raisons politiques.
00:21:13C'est à la flèche
00:21:14dans la Sarthe.
00:21:14Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:21:15Pourquoi elle ne veut plus y aller ?
00:21:16En politique,
00:21:17on ne sépare jamais
00:21:18vraiment l'homme
00:21:19de ses idées
00:21:20et en littérature
00:21:20non plus apparemment.
00:21:21L'écrivaine Mazarine Pinjot,
00:21:23fille de François Mitterrand,
00:21:24refuse de participer
00:21:25à un événement littéraire
00:21:25prévu dimanche prochain
00:21:26à la flèche
00:21:27dans la Sarthe.
00:21:28Pourquoi ?
00:21:28Parce que le nouveau maire
00:21:30est issu
00:21:30du Rassemblement National
00:21:31et elle dit une chose
00:21:33formidable,
00:21:33Mazarine Pinjot,
00:21:34je sais que tous les habitants
00:21:36n'ont pas voté
00:21:36pour le Rassemblement National.
00:21:38Bah oui, Mazarine,
00:21:43on sait ce genre de choses.
00:21:44On y est même
00:21:45un peu sensible
00:21:45comme quoi,
00:21:46une fois de plus,
00:21:46ceux qui accusent
00:21:47leurs adversaires
00:21:47d'être anti-républicains
00:21:49et anti-systèmes
00:21:49sont souvent les pires.
00:21:50Le candidat
00:21:51à Rassemblement National,
00:21:52Romain Lemoyne,
00:21:53a donc été élu
00:21:54au second tour
00:21:55à 133 voix près
00:21:56face à la mer socialiste
00:21:57sortante.
00:21:58La Flèche,
00:21:59ville de 15 000 habitants,
00:22:00était dirigée
00:22:00depuis 89
00:22:01par le Parti Socialiste.
00:22:03Alors on imagine
00:22:03que Mazarine Pinjot
00:22:04avait anticipé
00:22:05la réélection
00:22:06de la mer socialiste
00:22:07mais manque de peau.
00:22:08Le monde change,
00:22:09les problématiques évoluent,
00:22:10la vie c'est pas un kiwi
00:22:11alors on lui souhaite
00:22:11de trouver une autre commune
00:22:13où signer ses livres,
00:22:14une commune
00:22:14où tout le monde
00:22:15pense comme elle.
00:22:16Bon courage.
00:22:16Je voudrais dire
00:22:17à Mazarine Pinjot
00:22:18que si Romain Lemoyne,
00:22:21candidat à Rassemblement National,
00:22:22a gagné à la flèche,
00:22:24c'est parce que
00:22:25les anciens électeurs
00:22:26ou en tout cas
00:22:27cette famille politique,
00:22:28ces électeurs de gauche
00:22:30se sont sentis trahis
00:22:31par la gauche
00:22:32à commencer par son papa
00:22:33François Mitterrand
00:22:34qui est celui
00:22:36qui a le plus trahi
00:22:37les valeurs de la gauche.
00:22:38C'était un homme de droite
00:22:38culturellement,
00:22:39il a gouverné à gauche
00:22:40pour avoir le pouvoir.
00:22:41En 1983,
00:22:43il y a eu un tournant
00:22:43qui est une rupture totale
00:22:44avec la gauche
00:22:45et donc les désillusions,
00:22:47les mensonges,
00:22:47les promesses
00:22:48sont tenues de la gauche
00:22:49surtout celles
00:22:50que François Mitterrand
00:22:51a dirigées
00:22:52à détourner
00:22:54l'électorat de gauche
00:22:55socialiste et communiste
00:22:56et les a fait voter
00:22:58au Rassemblement National.
00:22:58Alors,
00:22:59si elle ne va pas à la flèche,
00:23:01on ne s'en portera pas plus mal
00:23:02mais qu'elle sache
00:23:03que si cette ville
00:23:04est passée
00:23:05aux mains de gens
00:23:06qu'elle n'aime pas
00:23:07et qu'elle exclue
00:23:08du débat républicain
00:23:09parce que là,
00:23:09elle fait une censure,
00:23:10elle fait une discrimination.
00:23:11Il y a de bons Français
00:23:13si c'était resté socialiste,
00:23:14j'y serais allé
00:23:15mais comme ce sont
00:23:16de mauvais Français
00:23:16qui ont mal voté,
00:23:17je l'ai puni,
00:23:18je n'irai pas
00:23:19à la flèche.
00:23:20Eh bien,
00:23:21on ne va pas lui dire
00:23:22qu'histoire,
00:23:22mais on dit
00:23:23Madame Mazarine
00:23:24n'allez pas à la flèche
00:23:25et la flèche
00:23:26s'en portera aussi bien
00:23:27mais votre réflexion
00:23:28ne vous grandit pas
00:23:29et je ne pense pas
00:23:30qu'elle honneure
00:23:31la mémoire
00:23:32de votre papa.
00:23:34Il y a cinq ans,
00:23:35la mairie de Bordeaux
00:23:35avait investi
00:23:36dans un immense sapin
00:23:37fait de verre
00:23:38et d'acier recyclé.
00:23:39Le maire
00:23:40qui avait eu cette idée
00:23:40saugrenue
00:23:41n'a pas été réélu
00:23:42et les internautes
00:23:43ne l'ont pas raté.
00:23:44Mais oui,
00:23:44Maud,
00:23:44un très beau sapin
00:23:45de verre,
00:23:46comme la pantoufle
00:23:47de verre
00:23:47pourvu que ça ne se casse pas
00:23:48qui était devant
00:23:49la mairie de Bordeaux,
00:23:51je me souviens
00:23:52que pour Paris
00:23:53certains artistes
00:23:54avaient pensé
00:23:54comment s'appellent
00:23:55ces grands instruments
00:23:56des mugs,
00:23:57des pugs,
00:23:57des bugs,
00:23:59un truc en forme
00:24:01fabrique.
00:24:02des bugs.
00:24:04Ça s'appelle comment ?
00:24:06Des plugs.
00:24:07Mais c'est insupportable
00:24:07arrêtez de me faire dire ça.
00:24:09Bon,
00:24:09moi j'ai cru au début
00:24:10quand j'ai vu l'arme
00:24:11j'ai pas compris
00:24:11que c'était un sapin de verre
00:24:12j'ai cru que c'était
00:24:14un mug,
00:24:15un bug.
00:24:15Ah,
00:24:16mais c'est pas vrai.
00:24:16Eh bien écoutez,
00:24:18il est à vendre
00:24:18alors si,
00:24:19ça restera dans les annales
00:24:20cette histoire,
00:24:22il est à vendre
00:24:23136 000 euros
00:24:24pourquoi on m'en va
00:24:24le jingle là ?
00:24:25C'est la censure.
00:24:26Il y en a
00:24:27Delmas qui me censure
00:24:28parce qu'il dit
00:24:28je suis en train de déraper
00:24:29je ne dérape pas.
00:24:30J'ai cru que c'était
00:24:30un bug
00:24:31ou un plug
00:24:32c'est extraordinaire.
00:24:33Eh bien c'est à vendre
00:24:34136 000 euros
00:24:35c'est au Boncoin c'est ça ?
00:24:36C'est sous le Boncoin
00:24:37alors s'il y a une commune
00:24:39qui est en manque de mug
00:24:42je suis sûr
00:24:43que le nouveau maire
00:24:44de Bordeaux
00:24:45M. Cazenave
00:24:46fera un prix
00:24:47aller 136 000
00:24:48qui dit mieux
00:24:49116 000
00:24:49110 000
00:24:50aller pour 100 000
00:24:51vous l'emballez
00:24:51attention c'est du verre
00:24:53c'est du verre
00:24:54mais il y a des endroits
00:24:55où je ne sais pas
00:24:56si c'est le parvis
00:24:57de l'hôtel de ville
00:24:57à Paris
00:24:58ou à Saint-Denis
00:25:00à Saint-Denis
00:25:01la penteuse de verre
00:25:02sans brillant
00:25:03allez je vous embrasse
00:25:04La Moselle
00:25:05abrite-elle
00:25:06la plus grande
00:25:07réserve d'hydrogène
00:25:08naturel du monde ?
00:25:09La question est sérieuse
00:25:10Péricot ?
00:25:11Alors ça se passe
00:25:12à Pierrepont
00:25:14en Lorraine
00:25:15et la plus grosse
00:25:17réserve
00:25:17du monde
00:25:18en tout cas européenne
00:25:19d'hydrogène
00:25:20naturel
00:25:21dans le sous-sol
00:25:22d'un village
00:25:22en Moselle
00:25:23c'est une révélation
00:25:26gigantesque
00:25:26à l'heure
00:25:27on est en train
00:25:28de compter
00:25:28au centime près
00:25:29le prix du gasoil
00:25:30du mazout
00:25:31de l'essence
00:25:32parce que M. Trump
00:25:32a mis le Proche-Orient
00:25:34à feu et à sang
00:25:36heureusement qu'on a fait
00:25:36vite machine arrière
00:25:37sur le nucléaire
00:25:38parce que M. Hollande
00:25:39et M. Macron
00:25:40pour avoir quelques voix
00:25:41d'écologistes perdus
00:25:43dans les campagnes
00:25:44dans les cambrouses
00:25:44on a foutu le programme
00:25:45nucléaire en l'air
00:25:46donc on est totalement
00:25:47tributaires
00:25:47des énergies fossiles
00:25:50même les allemands
00:25:50ils le payent très cher
00:25:51heureusement que nous sommes
00:25:52en train de rattraper le retard
00:25:53mais il y a encore mieux
00:25:54il y a hydrogène
00:25:55de l'hydrogène qui est là
00:25:56on sait que la technologie
00:25:57du moteur à l'hydrogène
00:25:59existe
00:25:59que certaines marques
00:26:00de voitures
00:26:01je crois que Renault
00:26:02et je crois que BMW
00:26:03l'avaient mis au point
00:26:04et l'hydrogène
00:26:05c'est pas polluant
00:26:06c'est une énergie formidable
00:26:07donc ayons
00:26:08alors en France
00:26:09vous savez
00:26:10vous connaissez la formule
00:26:11on n'a pas de pétrole
00:26:12mais on a des idées
00:26:13c'est ce qu'on entendait
00:26:14en 73
00:26:14avec le premier choc pétrolier
00:26:15dont on nous annonce
00:26:16qu'il est en train de revenir
00:26:17et bien en France
00:26:18on n'a pas de pétrole
00:26:19mais on a de l'hydrogène
00:26:21vas-y Gégen
00:26:22on en voit la musique
00:26:24et puis les français
00:26:25on consomme moins
00:26:26mais le vin reste en 2026
00:26:27leur boisson alcoolisée
00:26:29préférée
00:26:29ouf
00:26:30alors j'aime pas le terme
00:26:31de boisson alcoolisée
00:26:32mais merci Maud
00:26:33pour ce cadeau d'anniversaire
00:26:35je ne vous l'ai pas dit
00:26:35j'ai eu 67 ans
00:26:36le 21 mars samedi
00:26:37on n'était pas à l'antenne
00:26:39personne ne me l'a souhaité
00:26:40ça n'empêchera pas
00:26:41qu'on va le fêter ensemble
00:26:42est-ce que vous avez bu ?
00:26:43merci
00:26:43alors j'ai dégusté
00:26:44il n'y a
00:26:45le vin n'est pas d'alcool
00:26:46il y a
00:26:47il y a de l'éthanol
00:26:49dans le vin
00:26:49parce qu'il y a une fermentation
00:26:51mais on ne déguste pas du vin
00:26:52parce qu'il y a d'alcool
00:26:53mais parce que c'est une boisson
00:26:54qui donne du bonheur
00:26:55du plaisir
00:26:55qui présente notre patrimoine
00:26:57agricole
00:26:57qui dit
00:26:58la vertu de nos paysages
00:26:59et je me réjouis de savoir
00:27:01que
00:27:01alors que la consommation
00:27:02ne cesse de régresser
00:27:03et c'est bien
00:27:04puisqu'il faut consommer
00:27:05avec modération
00:27:06pour autant
00:27:07le vin reste la boisson préférée
00:27:09alors pas alcoolisée
00:27:10la boisson
00:27:10voilà
00:27:11la boisson fermentée
00:27:12le nom officiel du vin
00:27:14c'est
00:27:14jus de raisin frais fermenté
00:27:16donc la consommation
00:27:18du jus de raisin frais fermenté
00:27:19reste la première des français
00:27:21et ça fait partie
00:27:22des quelques
00:27:23si on a eu au niveau politique
00:27:24on a eu au niveau religieux
00:27:26puisqu'on abordera la question
00:27:29le catholicisme remonte
00:27:30je ne prends pas partie
00:27:31je suis tout à fait laïque
00:27:32voilà
00:27:32et bien les français
00:27:34gardent le vin
00:27:35comme première de leur boisson
00:27:36c'est un signe de santé
00:27:38de cette nation
00:27:39et un signe
00:27:40j'allais dire
00:27:40d'espoir pour la république
00:27:43c'est à moi de vous lancer
00:27:45ben c'est à vous
00:27:45et puis une icône
00:27:46ah ben oui
00:27:47ben oui
00:27:48ben oui
00:27:48ben oui
00:27:48alors ça quand vous m'avez annoncé ça hier
00:27:50j'ai cru que c'était une blague
00:27:51vous êtes content
00:27:52le retour de Céline Dion
00:27:53était-elle jamais partie
00:27:54moi je pensais qu'elle était restée
00:27:56sur la tour Eiffel
00:27:56ah d'accord
00:27:57oui non non
00:27:57c'était bien sa voix
00:27:58oui c'était pas
00:27:59c'était totalement
00:28:00oui il y a eu toutes ces rumeurs
00:28:01dans l'instituel
00:28:02Céline Dion
00:28:02si vous vivez à Paris
00:28:04vous avez sans doute aperçu
00:28:05ces panneaux d'affichage
00:28:06reprenant des titres mythiques
00:28:08de ces chansons
00:28:08s'il suffisait d'aimer
00:28:09encore un soir
00:28:10pour que tu m'aimes encore
00:28:12Céline Dion est de retour
00:28:13et si vous en doutiez encore
00:28:14la chanteuse a publié
00:28:15cette semaine
00:28:16une série de photos d'elle
00:28:17sur Instagram
00:28:17prise à Paris
00:28:18au fil des ans
00:28:19avec un commentaire
00:28:20je ne sais pas comment te dire
00:28:21une campagne
00:28:22qui affole ses fans
00:28:23qui affole Péricault
00:28:24et qui devrait s'achever
00:28:25d'ici au 30 mars
00:28:26par l'annonce
00:28:27de plusieurs dates parisiennes
00:28:28on parle même
00:28:29d'une résidence
00:28:29de plusieurs semaines
00:28:30à la Défense Arena
00:28:31plus grande salle couverte d'Europe
00:28:32sa dernière tournée
00:28:34remonte à 2019
00:28:34elle avait ensuite été
00:28:36contrainte de l'interrompre
00:28:37à cause de la pandémie
00:28:38de Covid-19
00:28:39puis pour des problèmes
00:28:40de santé
00:28:41Céline Dion
00:28:41qui a aujourd'hui 57 ans
00:28:42se bat depuis 2022
00:28:44contre le syndrome
00:28:45de la personne raide
00:28:46une maladie neurologique
00:28:47incurable
00:28:47son retour sur scène
00:28:48était donc jusqu'à présent
00:28:49compromis
00:28:50alors si vous voulez
00:28:51avoir une chance
00:28:52de l'avoir en concert
00:28:53soyez bien attentif
00:28:54je pense que vous pouvez
00:28:55déjà faire chauffer la machine
00:28:56parce que les places
00:28:57vont partir
00:28:57à une vitesse folle
00:28:58grande dame
00:29:00grande artiste
00:29:01et puis on s'en réjouit
00:29:02on peut avoir
00:29:03du Céline Dion
00:29:03si vous voulez
00:29:04allez Juju
00:29:05on voilà
00:29:09voilà on terminera
00:29:10sur cette très belle voix
00:29:12à réécouter très bientôt
00:29:13sur scène à Paris
00:29:14et puis j'en connais un
00:29:14je dis ça tout à fait gentiment
00:29:16Roland Gérard
00:29:16qui aimait bien
00:29:17faire des blagues
00:29:18sur Céline Dion
00:29:18Laurent Gérard
00:29:19Laurent Gérard
00:29:21Laurent Gérard
00:29:22aura Jélie Roland
00:29:23c'est la même chose
00:29:25on aura l'occasion
00:29:26de faire des blagues
00:29:26on se réjouit
00:29:27de cette nouvelle
00:29:28on est content
00:29:30c'est splendide
00:29:31c'est autre chose
00:29:31que comment elle s'appelle
00:29:32l'autre
00:29:32c'est pas grave
00:29:33je sais pas
00:29:34on va pas dire
00:29:34Aliana Kamoura
00:29:35c'est ça que vous voulez dire
00:29:37on va parler de choses
00:29:38un petit peu plus sérieuses
00:29:39on va parler de la police
00:29:40de l'avenir de la police
00:29:41dans certaines communes
00:29:42Saint-Denis
00:29:43pour ne citer
00:29:44que Saint-Denis
00:29:45où le maire
00:29:46souhaite désarmer
00:29:48la police
00:29:48par exemple
00:29:49voilà
00:29:49donc on en parlera
00:29:50dans un instant avec le président
00:29:52de l'amicale de la police nationale
00:29:53restez bien avec nous
00:29:54et si vous souhaitez lui poser vos questions
00:29:56en direct sur Sud Radio
00:29:57vous nous appelez au 0826 300 300
00:30:00à tout de suite
00:30:00Radio
00:30:00la France dans tous ses états
00:30:02Péricault Légas
00:30:04Maud Koffler
00:30:06tandis que le nouveau maire de Saint-Denis
00:30:07fait fuir la police municipale
00:30:09après avoir annoncé vouloir la désarmer
00:30:11en commençant par leur confisquer le LBD
00:30:13l'insécurité ne décroît pas
00:30:14elle est même devenue une priorité
00:30:16devant le pouvoir d'achat
00:30:17depuis janvier 2026
00:30:1875% des français
00:30:20estiment que l'insécurité
00:30:22doit être traitée avant tout
00:30:23mais qui dit sécurité
00:30:24dit justice
00:30:25qui dit justice
00:30:26dit police
00:30:27et on va voir avec
00:30:28le directeur
00:30:29directeur général
00:30:30préféré ou président
00:30:31directeur général
00:30:32de l'amicale de la police nationale
00:30:33si celle-ci a encore
00:30:35les moyens
00:30:35de faire respecter
00:30:36l'ordre et la loi
00:30:37de se faire respecter
00:30:38bonjour
00:30:39Marc Silvéra
00:30:39bonjour
00:30:40merci de me recevoir
00:30:41merci Marc Silvéra
00:30:43d'être en studio
00:30:44à l'antenne avec nous
00:30:44sur Sud Radio
00:30:45aujourd'hui
00:30:46en ce 25 mars 2026
00:30:49l'actualité va vite
00:30:50et nous rattrape
00:30:51vous saviez que la police tue
00:30:53c'est un leitmotiv
00:30:54que vous avez entendu
00:30:55alors maintenant
00:30:56je vous pose la question
00:30:56faut-il tuer la police
00:30:57puisque la police tue
00:30:59et c'est vrai
00:30:59qu'on a entendu
00:31:00dans la bouche
00:31:01de certains élus
00:31:02désormais
00:31:03voire des maires
00:31:05des assinuations
00:31:06et des allusions
00:31:07à la police nationale
00:31:08c'est-à-dire aux forces
00:31:09de l'ordre de la république française
00:31:11des propos qui sont
00:31:12à mon avis
00:31:13incompatibles
00:31:13avec les intérêts
00:31:14de la république
00:31:15ce sont des propos
00:31:15qui vous interpellent
00:31:16ou non ?
00:31:17tout à fait
00:31:17tout à fait
00:31:18c'est des propos
00:31:18choquants
00:31:20qui marquent
00:31:20bien évidemment
00:31:21les esprits
00:31:21et je pense
00:31:22qu'ils en ont
00:31:23la pleine conscience
00:31:24et ça déstabilise
00:31:26le moral des policiers
00:31:27des pompiers
00:31:27des gendarmes
00:31:27qui exercent au quotidien
00:31:29un métier
00:31:29d'assistance
00:31:30de secours
00:31:31voilà
00:31:32donc c'est vraiment
00:31:32très choquant
00:31:34et malheureusement
00:31:35c'est une police
00:31:36qui souffre
00:31:38qui à bout de souffle
00:31:39de plus en plus
00:31:40de suicides
00:31:41de policiers
00:31:42qui démissionnent
00:31:43qui partent
00:31:44plutôt en retraite
00:31:45voilà
00:31:45notre association
00:31:46d'entraide
00:31:46d'action sociale
00:31:47qui fait un travail
00:31:47au quotidien
00:31:48pour accompagner
00:31:49ces policiers
00:31:50ces agents
00:31:51du ministère
00:31:52de l'intérieur
00:31:52qui sont face
00:31:53justement
00:31:53à des situations
00:31:55paralysantes
00:31:55qui cristallisent
00:31:56la vie du quotidien
00:31:57et quel message
00:31:59donner à la population
00:32:00tout simplement
00:32:00voilà
00:32:01c'est vrai que
00:32:01c'est un sujet
00:32:02très très important
00:32:03que vous exposez
00:32:04dont l'amicale
00:32:06de la police nationale
00:32:07essaye
00:32:07justement
00:32:08par ces moyens
00:32:09d'action
00:32:09en tant que policier
00:32:11bénévole
00:32:11et ses acteurs
00:32:12de faire
00:32:14réagir
00:32:15justement
00:32:15propos d'autant plus
00:32:16hallucinant
00:32:17qu'il est probable
00:32:19dans la globalité
00:32:20du personnel policier
00:32:21il y a peut-être
00:32:21des électeurs à eux
00:32:22moi j'ai connu un jour
00:32:23un policier national
00:32:24qui m'a dit
00:32:25pour des raisons sociales
00:32:26personnelles
00:32:27je peux voter
00:32:28Mélenchon
00:32:29ou autre
00:32:29ensuite il me serait
00:32:30de plus en plus difficile
00:32:31à cause des propos
00:32:31mais ça correspond
00:32:32il y a des policiers
00:32:33de gauche
00:32:34bien évidemment
00:32:36jeter l'anathème
00:32:37jeter l'anathème
00:32:38d'autant plus
00:32:38c'est un département
00:32:39qui est frappé
00:32:41à peu près
00:32:42comme les bouches du Rhône
00:32:42par le narcotrafic
00:32:43que le narcotrafic
00:32:45sait qu'en face
00:32:46il faut opposer
00:32:47de l'autorité
00:32:48j'allais dire
00:32:49de la répression
00:32:49il faut utiliser les mots
00:32:50et en tout cas
00:32:51être armé
00:32:52face à des gens
00:32:52qui sont armés
00:32:53et qui n'hésitent pas
00:32:53à tuer
00:32:54et suggérer en 2026
00:32:55en pleine crise
00:32:56du narcotrafic
00:32:57qu'il faut désarmer
00:32:59un certain nombre
00:33:00de policiers
00:33:01c'est quelque chose
00:33:02d'aberrant
00:33:02vous le prenez ça
00:33:03comme
00:33:04est-ce qu'on a
00:33:05je ne vais pas dire
00:33:05qu'on est à la limite
00:33:06de la légalité
00:33:07enfin c'est un propos
00:33:09qui mériterait
00:33:10que le gouvernement
00:33:11ou le ministère
00:33:11à l'intérieur
00:33:12réagisse à votre avis
00:33:13ou non ?
00:33:13Oui tout à fait
00:33:14bien évidemment
00:33:15notre association
00:33:15comme je vous l'ai dit
00:33:16elle intervient justement
00:33:17sur l'assistance
00:33:18le secours
00:33:18dans le cadre familial
00:33:21et moral des agents
00:33:22mais aussi
00:33:23les syndicats de police
00:33:23dont Alliance
00:33:24qui est le syndicat majoritaire
00:33:25aujourd'hui
00:33:25qui fait un travail remarquable
00:33:27et on est en étroite
00:33:27collaboration avec eux
00:33:28eux aussi doivent justement
00:33:30et je pense qu'ils l'ont fait
00:33:32saisir les instances
00:33:33au niveau
00:33:35administratif
00:33:35judiciaire
00:33:36et le ministre de l'intérieur
00:33:37pour justement marquer
00:33:40cette annonce
00:33:40qui entre guillemets
00:33:42ne correspond pas du tout
00:33:43à la réalité du terrain
00:33:44et à la sécurité
00:33:45de nos collègues au quotidien
00:33:46Vous êtes vous-même
00:33:47fonctionnaire de police ?
00:33:48Tout à fait
00:33:48A la sûreté ?
00:33:49A la police nationale ?
00:33:50A la police nationale
00:33:51sur Paris
00:33:51Sur Paris
00:33:53Comment
00:33:54depuis le temps que ça dure
00:33:55j'allais vous dire
00:33:55mais là
00:33:56ce sont des gens
00:33:57qui ont maintenant
00:33:58des mandats municipaux
00:33:59avec l'autorité
00:34:01qu'un maire
00:34:02qui est officier
00:34:03il est officier
00:34:04d'état civil
00:34:05il a un mandat
00:34:07il a un mandat
00:34:08important
00:34:10vos confrères
00:34:11le vivent
00:34:11confrères et collègues
00:34:12le vivent comment ?
00:34:13Alors l'annonce
00:34:14elle est brutale
00:34:15elle est choquante
00:34:16c'est une police
00:34:17comme je vous ai dit
00:34:17qui souffre
00:34:18qui doit répondre
00:34:19à une agressivité
00:34:21qui est constante
00:34:22qui est en augmentation
00:34:23sur le terrain
00:34:24il faut y aller
00:34:25pour savoir ce qui se passe
00:34:26moi je suis né dans le 93
00:34:27en Seine-Saint-Denis
00:34:28et même à Saint-Denis
00:34:29donc franchement
00:34:30c'est pas évident
00:34:31pour les collègues
00:34:33dans ces commissariats-là
00:34:34d'exercer
00:34:35il faut en vouloir
00:34:36il faut vraiment en vouloir
00:34:37et à chaque fois
00:34:38on est confronté
00:34:39à de la violence
00:34:40à des policiers
00:34:42qui souffrent
00:34:42et ils exercent
00:34:44leur métier
00:34:46par vocation
00:34:46par envie
00:34:47ils ont ça dans les tripes
00:34:48on a envie
00:34:49de porter ce message républicain
00:34:52et comme vous l'avez dit
00:34:53tout à l'heure
00:34:53on a de tout dans la police nationale
00:34:55de toute conviction politique
00:34:58culturelle
00:34:59etc
00:34:59et à ce titre-là
00:35:01ben voilà
00:35:01on fait vraiment
00:35:02entre guillemets
00:35:02ce qu'il faut faire
00:35:03on assure la sécurité
00:35:04du quotidien
00:35:05et de nous désarmer
00:35:06face à ces agressions
00:35:07qui augmentent
00:35:08je pense qu'il y a un malaise
00:35:09vraiment qui est à considérer
00:35:10alors
00:35:11on sait bien qu'un maire
00:35:12n'a pas de pouvoir
00:35:14au niveau de la police nationale
00:35:15il a comme j'ai dit
00:35:17c'est un officier
00:35:17d'état civil
00:35:18il a un pouvoir
00:35:19au niveau de sa police municipale
00:35:21il peut la désarmer
00:35:23déjà il y a ceux
00:35:23qui n'osent pas l'armer
00:35:24ceux qui ont fini par l'armer
00:35:26parce qu'ils ont compris
00:35:27que c'était une urgente nécessité
00:35:29aujourd'hui un maire
00:35:30peut désarmer sa police
00:35:31pour autant
00:35:32l'ordre républicain
00:35:33est maintenu par la police nationale
00:35:34dans les zones
00:35:35où il y a
00:35:36commissariat de police
00:35:37il y aura beaucoup de communes
00:35:38en général
00:35:38les communes rurales
00:35:40n'ont pas beaucoup voté
00:35:41France Insoumise
00:35:42quelques-unes
00:35:43ce sont plutôt les grandes villes
00:35:44où il y a justement
00:35:44une fracture sociale
00:35:46terrible
00:35:46est-ce que
00:35:47s'il y a désarmement
00:35:48de la police municipale
00:35:49ou si on retire des moyens
00:35:51osons le mot
00:35:52de répression
00:35:53donc d'ordre public
00:35:54à la police municipale
00:35:55est-ce qu'il appartient
00:35:56au ministre de l'Intérieur
00:35:57de compenser
00:35:59les carences
00:36:00que pourrait provoquer
00:36:01la police municipale
00:36:21tout ce qui est
00:36:22entre guillemets
00:36:22assistance des personnes
00:36:24et c'est vrai que
00:36:26surtout à Saint-Denis
00:36:27je pense qu'il est nécessité
00:36:29de revenir justement
00:36:30à ce désarmement
00:36:31des policiers
00:36:31le maire de Saint-Denis
00:36:33a déclaré
00:36:34lors de sa prise
00:36:34de discours édifiant
00:36:37lors de sa prise
00:36:37de fonction de maire
00:36:38quand il a été élu
00:36:39M. Bagayoko
00:36:41il a mis en garde
00:36:43les services de la mairie
00:36:44les directeurs de services
00:36:46administratifs
00:36:47qu'il fallait admettre
00:36:48faire allégeance
00:36:49comme lui est un sportif
00:36:50quand on perd la partie
00:36:51on fait allégeance
00:36:52aux vainqueurs
00:36:52et que tous ceux
00:36:53qui s'opposeront
00:36:54ou qui n'auront pas l'air
00:36:55d'être solidaires
00:36:56de la nouvelle politique
00:36:57municipale
00:36:58n'auront qu'à partir
00:36:59ou seront dégagés
00:37:01je pense qu'il faisait
00:37:01aussi allusion
00:37:02aux responsables
00:37:03de la police municipale
00:37:05ce sont des déclarations
00:37:06qui méritent
00:37:06quel genre de réponse
00:37:08est-ce qu'on peut sortir
00:37:09de son droit de réserve
00:37:11et dire au maire
00:37:12dans ces cas-là
00:37:13vous mettez
00:37:14la citoyenneté en danger
00:37:15je pense que
00:37:16les habitants de Saint-Denis
00:37:18vont le comprendre rapidement
00:37:19je pense qu'ils vont faire face
00:37:20à des difficultés
00:37:22encore plus grandes
00:37:24aujourd'hui
00:37:25le département du 93
00:37:26et de la Seine-Saint-Denis
00:37:27dont Saint-Denis fait partie
00:37:29c'est un département
00:37:30en souffrance
00:37:31le fameux 9-3
00:37:31le fameux 9-3
00:37:33on n'oublie pas
00:37:36les attentats aussi
00:37:37qui ont hébergé
00:37:39à Saint-Denis
00:37:40même des terroristes
00:37:41etc
00:37:41on se souvient très bien
00:37:42proche de la place du 8 mai
00:37:431945
00:37:44donc
00:37:46malheureusement
00:37:46je pense que
00:37:47c'est un message
00:37:48qui est complètement
00:37:50à l'opposé
00:37:51des attentes
00:37:51des citoyens
00:37:52dans le cadre
00:37:53de la sécurité
00:37:53du quotidien
00:37:54vraiment vraiment vraiment
00:37:55il y a quelque chose
00:37:55à faire
00:37:56il faut réagir
00:37:58les syndicats
00:37:59bien évidemment
00:38:00comme je l'ai dit
00:38:00Allianz va probablement
00:38:02faire le nécessaire
00:38:02puisque c'est le syndicat
00:38:03majoritaire
00:38:03au sein de la police nationale
00:38:05et nous
00:38:07on est prêt
00:38:08en tant qu'association
00:38:09à soutenir le moral
00:38:11de nos agents
00:38:12à travers notre caisse de secours
00:38:13et de solidarité
00:38:14il est sûr que si
00:38:15la nouvelle France
00:38:16qu'ils nous promettent
00:38:17est une France
00:38:18avec une police désarmée
00:38:19ou n'ayant pas les moyens
00:38:20de rétablir l'ordre
00:38:21on pourra se poser
00:38:22des questions
00:38:23je ne veux pas vous faire
00:38:24entrer dans la polémique
00:38:25par rapport à votre hiérarchie
00:38:27Bruno Retailleau
00:38:28est un ministre
00:38:29qui a fait ce qu'il a pu
00:38:30il n'a peut-être pas
00:38:31pu aboutir partout
00:38:32mais il avait des principes
00:38:33et des valeurs très strictes
00:38:34est-ce que vous sentez
00:38:35face à cette situation
00:38:38une volonté
00:38:38de la part de
00:38:39Laurent Lunez
00:38:40ou une
00:38:41j'allais dire
00:38:42une aptitude
00:38:42à marquer le coup
00:38:43parce que là
00:38:44ça nécessite quand même
00:38:45que le gouvernement
00:38:46et le ministre de l'Intérieur
00:38:47en particulier
00:38:48rappellent un petit peu
00:38:49à l'ordre
00:38:50ceux qui sortent
00:38:51j'allais dire
00:38:52de la cohérence républicaine
00:38:53tout à fait
00:38:54je connais Laurent Lunez
00:38:55on échange
00:38:55on échange beaucoup
00:38:57sur les sujets de sécurité
00:38:58sur les sujets
00:38:59d'accompagnement social
00:39:01c'est un ministre
00:39:01qui en veut
00:39:02vraiment vraiment
00:39:03vraiment
00:39:03il a passé
00:39:04toutes les portes
00:39:05au sein de la préfecture de police
00:39:06de la DGSI
00:39:07du ministère de l'Intérieur
00:39:08c'est un flic lui-même
00:39:09c'est un professionnel
00:39:10vraiment
00:39:11c'est le papa de la maison
00:39:12et moi je pense
00:39:14qu'il a déjà réagi
00:39:16donc je n'ai pas évoqué
00:39:17avec lui à ce sujet
00:39:18mais je pense
00:39:18qu'il est conscient
00:39:20de la difficulté
00:39:21des policiers du quotidien
00:39:22et il va réagir rapidement
00:39:24si ça n'a pas été le cas
00:39:25sur votre plateau
00:39:26ou sur d'autres
00:39:27mais en tout cas
00:39:29nous les échanges
00:39:30sont porteurs
00:39:31et je lui souhaite
00:39:32vraiment de réussir
00:39:33et d'accompagner
00:39:34les policiers
00:39:35de France
00:39:36et du 93 surtout
00:39:37à travers cette annonce
00:39:38je pense que ce genre
00:39:39de déclaration
00:39:40après la police
00:39:41il faut la désarmer
00:39:43contribuera à un éclaircissement
00:39:44du paysage politique
00:39:45les françaises
00:39:46et les français
00:39:46sauront
00:39:47à quoi ils s'adressent
00:39:49vous êtes quand même inquiet
00:39:50que certaines communes
00:39:52enfin qu'il y ait
00:39:52des compatriotes à nous
00:39:54qui puissent voter
00:39:55et dans le 9-3
00:39:56comment vous expliquez
00:39:57cette victoire au premier tour
00:39:58grande fracture sociale
00:40:00souffrance
00:40:00écoutez c'est le 9-3
00:40:02donc on peut s'attendre à tout
00:40:04dans d'autres départements
00:40:05c'est pareil
00:40:06c'est des gens en souffrance
00:40:07vous êtes d'accord
00:40:08oui tout à fait
00:40:08voilà
00:40:10ils ont peut-être
00:40:11d'autres visions
00:40:12peut-être la sécurité
00:40:13est moins importante
00:40:13pour les habitants
00:40:14qu'autre chose
00:40:14mais je ne pense pas
00:40:15vraiment sur le sondage
00:40:16que l'on peut
00:40:19considérer
00:40:19aujourd'hui
00:40:20la sécurité
00:40:21des français
00:40:22au quotidien
00:40:23est devenu
00:40:23le numéro 1
00:40:25du challenge
00:40:25pour la république française
00:40:26et je pense qu'aujourd'hui
00:40:28il y a quelque chose à faire
00:40:29et il y aura sûrement
00:40:31des rendez-vous
00:40:32qui seront pris
00:40:33ou qui sont déjà programmés
00:40:34pour ce sujet là
00:40:35j'ai donné le décompte
00:40:36tout à l'heure
00:40:3713 600 voix
00:40:38pour monsieur Bagayoko
00:40:39sur 63 901 inscrits
00:40:41ça ne fait que 21%
00:40:42c'est pas un renversement
00:40:43c'est pas un renversement
00:40:44mais c'est une réalité démocratique
00:40:45devant laquelle
00:40:46que l'on respecte
00:40:46qu'il faut respecter
00:40:47bien évidemment
00:40:47voilà
00:40:48en rappelant que
00:40:49ces gens qui vous insultent
00:40:50et vous menacent
00:40:51lorsqu'ils sont en danger
00:40:52et que vous arrivez
00:40:53ils sont bien contents
00:40:53de vous voir arriver
00:40:54oui tout à fait
00:40:54tout à fait
00:40:57qui sont issus du 93
00:40:58ou d'ailleurs
00:40:59nous l'idée
00:41:00c'est un équilibre
00:41:01assurer la sécurité
00:41:02du quotidien
00:41:03et je pense que
00:41:04voilà il y a vraiment
00:41:05et vous serez toujours là pour eux
00:41:06tout à fait
00:41:06quoi qu'ils disent
00:41:07quoi qu'ils pensent
00:41:08jusqu'au sacrifice de votre vie
00:41:09oui
00:41:10pour les protéger
00:41:10malheureusement oui
00:41:11parce que vous défendez
00:41:12quand un policier
00:41:13quitte ses enfants
00:41:14du domicile
00:41:15on ne sait pas réellement
00:41:16si on va rentrer le soir
00:41:17et notre association
00:41:19justement intervient
00:41:20sur la détresse
00:41:20des policiers
00:41:21des agents du ministère
00:41:22de l'intérieur
00:41:22on a une caisse de secours
00:41:24et de solidarité
00:41:24qui vient justement
00:41:26essayer de réguler
00:41:27d'accompagner
00:41:28dans la souffrance
00:41:29dans la détresse
00:41:30et dans l'assistance
00:41:31donc on est là pour eux
00:41:32vraiment
00:41:33c'est une association
00:41:34de la 1901
00:41:34à but non lucratif
00:41:36c'est des policiers
00:41:36engagés bénévoles
00:41:38sur toute la France
00:41:39donc prêts à aider
00:41:41leurs frères d'armes
00:41:42le plus républicain des deux
00:41:43n'est pas celui qu'on croit
00:41:45merci
00:41:46merci infiniment
00:41:47merci infiniment
00:41:48et je ne doute pas
00:41:49que j'aurai besoin
00:41:49de faire appel à nouveau
00:41:51à votre avis
00:41:52avec plaisir
00:41:53au vu de l'évolution
00:41:53de cette situation
00:41:54en Seine-Saint-Denis
00:41:55merci à vous
00:41:56vous restez avec nous
00:41:57je vais recevoir
00:41:58Denis Oliven
00:42:00auteur au mois d'octobre
00:42:01il fut mon premier invité
00:42:02des juifs et la France
00:42:04je vais lui demander
00:42:04si les juifs de France
00:42:05aujourd'hui
00:42:06est-ce qu'ils sont un petit peu
00:42:07mal à l'aise
00:42:08avec l'évolution du Proche-Orient
00:42:09ils ont soutenu
00:42:10Netanyahou
00:42:10dans sa guerre
00:42:12contre le Hamas
00:42:12mais là ça prend des proportions
00:42:13très très très
00:42:14très inquiétantes
00:42:15est-ce que les juifs de France
00:42:16sont soudés
00:42:17dans cette défense d'Israël
00:42:19ou est-ce qu'ils comprennent
00:42:20qu'il y a peut-être
00:42:20une dérive à juguler
00:42:22oui mais qu'est-ce qu'on est bien
00:42:24sur ceux de radio
00:42:24en ce mercredi 25 mars 2026
00:42:26à 13h05
00:42:27on est d'autant mieux
00:42:28qu'il y a Denis Oliven
00:42:29qui est dans le studio
00:42:30Denis Oliven
00:42:31pour moi c'est quelqu'un d'important
00:42:32Denis Oliven
00:42:33est le président
00:42:35du conseil de surveillance
00:42:36du groupe CMI France
00:42:38CMI France
00:42:39c'est l'aventure française
00:42:40du capitaine d'industrie tchèque
00:42:42Daniel Kretinsky
00:42:44qui a investi
00:42:45dans la presse
00:42:46et dans l'édition
00:42:47puis aussi dans d'autres
00:42:48d'autres aventures
00:42:49casino
00:42:50la FNAC
00:42:51que vous avez présidé
00:42:52à un moment donné
00:42:53et Denis Oliven
00:42:54fut mon premier invité
00:42:55de face à face
00:42:56en octobre 2025
00:42:58je venais d'arriver
00:42:59deux jours avant
00:43:00je peux vous dire
00:43:01que je n'emmenais pas large
00:43:02il a été clément
00:43:04et il me demandait
00:43:05tout à l'heure
00:43:05si ça allait mieux
00:43:06de bien écoutez
00:43:06je suis toujours à l'antenne
00:43:07Denis
00:43:08donc ça veut dire
00:43:08que j'ai à peu près
00:43:09rempli mon contrat
00:43:10et mes fonctions
00:43:11et je suis content
00:43:12de vous retrouver
00:43:12quatre mois après
00:43:14pour faire un point
00:43:14sur le sujet de l'époque
00:43:16qui était
00:43:17le dictionnaire amoureux
00:43:18des Juifs de France
00:43:19que vous aviez écrit
00:43:21suite à ce sujet
00:44:18et je vous remercie
00:44:21merci
00:44:51merci
00:45:21merci
00:45:51merci
00:46:21merci
00:46:51merci
00:47:21merci
00:47:51merci
00:48:21merci
00:48:51merci
00:49:21merci
00:49:51merci
00:50:21merci
00:50:51merci
00:51:21merci
00:51:51merci
00:52:21merci
00:52:51merci
00:53:21merci
00:53:51merci
00:54:06merci
00:54:08merci
00:54:09merci
00:54:11merci
00:54:12merci
00:54:13merci
00:54:41merci
00:54:42visée à l'instant à la tête d'elle, de Marianne, d'autres titres,
00:54:45et puis un soutien au quotidien Libération.
00:54:49Sans vous, Denis, Libération n'existerait pas,
00:54:52mais là vous venez répondre à mes questions sur le dictionnaire des Juifs de France
00:54:58que vous avez publié en octobre dernier,
00:55:02la crise du Proche-Orient,
00:55:05peut-être le malaise de certains Français de confession juive
00:55:09qui se sentent plus ou moins rapprochés ou pas de Netanyahou.
00:55:14Pour autant, l'antisémitisme que cela a suscité dans une partie de la gauche
00:55:20avec des propos d'une violence jusqu'à des panneaux morts aux Juifs
00:55:24en 2023, en 2024, en 2025,
00:55:27Jean-Luc Mélenchon et ses acolytes qui se lâchent,
00:55:30il n'y a pas d'autre terme là-dessus,
00:55:32au titre que Netanyahou est un barbare
00:55:35et que donc tout Juif qui est solidaire de Netanyahou
00:55:38est complice du génocide de Gaza,
00:55:41les termes qu'on entend.
00:55:43Est-ce que d'abord on peut faire,
00:55:44Denis Livench, je vous le demande à vous,
00:55:46est-ce qu'on peut faire une nuance entre
00:55:48il y a un vrai antisémitisme en France,
00:55:50c'est-à-dire qu'on n'aime pas les Juifs parce qu'ils sont les Juifs,
00:55:52est-ce qu'il peut y avoir uniquement de l'anti-israélisme
00:55:55et de l'anti-nétanialisme
00:55:56qui ne seraient pas pour autant d'antisémitisme ?
00:55:58Là, je vous demande en tant qu'expert de me répondre.
00:56:00C'est une question technique.
00:56:01Bien sûr, il est tout à fait légitime
00:56:05de critiquer la politique du gouvernement israélien
00:56:08comme on critique la politique de n'importe quel autre gouvernement.
00:56:12Et d'ailleurs, les premiers à critiquer la politique du gouvernement israélien,
00:56:15ce sont les israéliens eux-mêmes.
00:56:17Vous vous rappelez qu'il y avait des millions de gens dans la rue
00:56:20contre Netanyahou,
00:56:20qu'aujourd'hui dans les sondages, il y a beaucoup de gens.
00:56:22Je ne parle pas de la guerre de l'Iran,
00:56:24parce que la guerre de l'Iran est très différente.
00:56:26Il y a un consensus en Israël
00:56:28sur le fait d'éliminer la menace.
00:56:31Imaginez qu'on est à 1000 kilomètres de notre capitale,
00:56:34un État qui bjurerait notre perte
00:56:37et qui serait en train de se doter d'une arme nucléaire.
00:56:40Donc il y a un consensus en Israël
00:56:42pour éliminer la menace iranienne.
00:56:43Mais en revanche, sur la guerre à Gaza,
00:56:45il y a eu une banque énorme.
00:56:46Est-ce qu'on vient aujourd'hui Netanyahou
00:56:48dans l'opinion publique israélienne ?
00:56:49Je n'ai pas les derniers sondages,
00:56:52notamment post-guerre d'Iran,
00:56:54mais dans les sondages qui ont précédé
00:56:56l'entrée de la guerre en Iran,
00:56:57il y avait les deux tiers de l'opinion israélienne
00:57:01qui étaient contre lui.
00:57:02Rappelons que le système électoral israélien
00:57:04pour les grands démocrates,
00:57:05c'est la proportionnelle intégrale.
00:57:07Chaque voix compte
00:57:08et la majorité de Benyamin Netanyahou à la Knesset
00:57:11c'est quelques voix des ultra-religieux
00:57:14auxquelles il a accordé
00:57:15une pas de service militaire
00:57:16pour les jeunes étudiants.
00:57:18Donc lui, il n'était pas majoritaire dans le pays.
00:57:20Il faut le savoir.
00:57:21Et pourtant, il est en train d'Israël très loin.
00:57:23Et il est a fortiori bien moins
00:57:25depuis que d'abord les Israéliens lui imputent
00:57:28l'erreur de ne pas avoir vu venir
00:57:30l'opération du 7 octobre,
00:57:32trop occupé qu'il était par la Cisjordanie.
00:57:35Non seulement ça, Denis Oliven,
00:57:36mais il avait cru qu'il pouvait acheter le Hamas
00:57:38en laissant le Qatar financer le Hamas.
00:57:40Il transférait lui-même les fonds
00:57:42et encourageait les Etats-Unis
00:57:44à faire une paix avec l'Arabie Saoudite
00:57:46pour avoir la paix,
00:57:47alors que le wahhabisme est en train de contaminer
00:57:48l'Europe occidentale.
00:57:49Donc il y a une forte contestation de son bilan.
00:57:54Donc, est-ce qu'on peut critiquer l'État ?
00:57:56Évidemment qu'on peut critiquer l'État d'Israël
00:57:58comme on peut critiquer n'importe quel gouvernement.
00:58:00En revanche,
00:58:02ça n'est pas la même chose
00:58:04de critiquer l'État d'Israël
00:58:06et d'être antisioniste,
00:58:09parce que c'est le nouveau terme à la mode.
00:58:11Antisioniste, ça veut dire
00:58:12qu'on récuse le droit
00:58:16à l'existence de l'État d'Israël.
00:58:18Et ça, c'est un premier pied
00:58:21qui est mis dans une forme d'antisémitisme.
00:58:23Parce que, par exemple,
00:58:26moi je condamne la guerre de la Russie en Ukraine,
00:58:29il ne me viendrait pas à l'esprit
00:58:31de considérer que la Russie
00:58:33n'a pas le droit d'exister comme État.
00:58:34Je peux condamner
00:58:36un certain nombre de manœuvres des Etats-Unis,
00:58:39il ne me viendrait pas à l'idée
00:58:40de condamner pour autant
00:58:41l'existence même des Etats-Unis.
00:58:43Ou même, prenons l'Algérie,
00:58:47je condamne le traitement
00:58:48de Boalem Sansal par l'Algérie,
00:58:50je n'en tire pas la conclusion
00:58:51qu'il faut se promener l'Algérie.
00:58:52Nous sommes d'accord.
00:58:54Et puis, un troisième élément
00:58:55qui s'ajoute à ça,
00:58:57ce qui est non seulement l'antisionisme,
00:58:59mais le fait de tenir responsable
00:59:00tout juif dans tout pays
00:59:02où il soit,
00:59:03c'est-à-dire des juifs
00:59:03qui ont choisi de ne pas vivre en Israël,
00:59:05mais de demeurer
00:59:06ceux qu'ils étaient,
00:59:07français, américains, allemands,
00:59:08que sais-je ?
00:59:09De les traiter de complices
00:59:11alors même que certains d'entre eux
00:59:13dénoncent
00:59:14la politique de l'Italia.
00:59:15Vous prenez par exemple
00:59:16le cas de l'université
00:59:18Eriva Illouz
00:59:18qui est l'une des plus fortes
00:59:21opposantes au gouvernement
00:59:22des Etaniaux
00:59:23qui a dénoncé la guerre à Gaza,
00:59:24qui dénonce ce qui se passe
00:59:26en Cisjordanie
00:59:27et qui a été interdite
00:59:28de participer à un colloque
00:59:30à Amsterdam
00:59:30parce qu'elle était
00:59:33israélienne ou juive.
00:59:34Ou le chef d'orchestre
00:59:35du Philharmonique
00:59:37ou les enfants qu'on a sortis
00:59:39parce qu'ils chantaient en épreuve.
00:59:40Donc les deux étapes
00:59:43de l'antisémitisme
00:59:44c'est passer de
00:59:45je critique le gouvernement d'Israël
00:59:47à je conteste le droit
00:59:49à l'existence de l'État d'Israël
00:59:50et de ça à
00:59:51je conteste le droit
00:59:52à la tranquillité des Juifs
00:59:55dans quelques pays qu'ils soient.
00:59:56Aussi absurde
00:59:57que d'interdire
00:59:58un concert de Tchaïkovski
00:59:59ou une pièce d'État de Tchaïkov
01:00:00au prétexte que
01:00:01les Russes sont des criminels de guerre
01:00:03et que la culture russe
01:00:04est disparue.
01:00:05Vous vous souvenez
01:00:06de pas d'amalgame.
01:00:07Vous vous souvenez à l'époque
01:00:08où on disait
01:00:10et on avait raison
01:00:11on ne va pas rendre coupable
01:00:12l'ensemble des musulmans
01:00:14des choses commises
01:00:16par l'un ou l'autre
01:00:18par tel gouvernement
01:00:19ou telle faction.
01:00:20Ben c'est pareil.
01:00:21D'accord.
01:00:21Et la France de 40 aussi
01:00:22tout le monde n'était pas pétiniste.
01:00:24Denis Oliven
01:00:24nous avons Richard
01:00:25qui nous appelle de Toulouse.
01:00:26Bonjour Richard.
01:00:28Oui bonjour.
01:00:30En fait
01:00:32Denis Oliven
01:00:33a prononcé
01:00:34les mots
01:00:35de Poutine
01:00:37qui disait
01:00:38que les États
01:00:38parlent uniquement
01:00:39le langage
01:00:40de leurs intérêts.
01:00:41Et si on se place
01:00:43pour une fois
01:00:44je dis
01:00:45parce que
01:00:46la moyenne des Français
01:00:48ne comprend pas
01:00:48comment notre gouvernement
01:00:50gère l'intérêt
01:00:51de la France.
01:00:51Si on se place
01:00:52dans l'intérêt
01:00:53de la France
01:00:53et si on regarde
01:00:54aujourd'hui
01:00:55ce qu'a généré
01:00:56cette guerre
01:00:57la guerre
01:00:58en Iran
01:01:00déclenchée
01:01:01on va dire
01:01:02par Israël
01:01:03et suivie
01:01:04par les États-Unis
01:01:04aujourd'hui
01:01:05ça va nous coûter
01:01:06plus qu'un bras
01:01:08en fait.
01:01:09Les conséquences
01:01:11sur le prix
01:01:12de l'énergie
01:01:12sont énormes
01:01:14sur le gaz
01:01:14on l'a vu
01:01:15sur le pétrole
01:01:17ça va suivre
01:01:18et on va avoir
01:01:20des conséquences
01:01:20qui peuvent être
01:01:21même plus graves
01:01:22que ça
01:01:23au niveau
01:01:23on va dire
01:01:23des taux d'intérêt
01:01:24qui vont monter
01:01:25voire de la disponibilité
01:01:27des financements
01:01:28qu'on pourrait
01:01:29perdre
01:01:30des pays
01:01:30qui vont avoir
01:01:31moins de mannes
01:01:32pétrolières.
01:01:33Donc ça peut nous compliquer
01:01:35la vie
01:01:35pour continuer
01:01:36à nous endetter
01:01:36tel qu'on le fait
01:01:37au rythme
01:01:38qu'on le fait
01:01:38aujourd'hui.
01:01:39Donc ma question
01:01:40elle est simple
01:01:40c'est lorsqu'on reçoit
01:01:42des conséquences
01:01:43aussi graves
01:01:44d'une action
01:01:45unilatérale
01:01:46d'un pays
01:01:47sur un autre
01:01:49est-ce que
01:01:50quelque part
01:01:51on n'est pas en droit
01:01:52dans un État
01:01:53qui se respecte
01:01:54de demander
01:01:54des dommages
01:01:55et intérêts
01:01:55à ce pays
01:01:56ou de prendre
01:01:57des sanctions
01:01:57commerciales
01:01:58à ce moment-là.
01:01:59Denis O'Livelle
01:02:01Angle particulier
01:02:02que Richard prend
01:02:03pour vous poser
01:02:03D'abord Richard
01:02:04j'ai l'impression
01:02:05que la France
01:02:06n'a pas du tout
01:02:07pris fait et cause
01:02:09pour la guerre
01:02:10elle n'est pas rentrée
01:02:11dans
01:02:11elle n'a pas soutenu
01:02:12ce conflit
01:02:14elle a même refusé
01:02:16elle a même refusé
01:02:17d'y entrer
01:02:20donc j'ai l'impression
01:02:21que la politique
01:02:25la défense
01:02:25des intérêts français
01:02:26par le gouvernement
01:02:27s'est traduite
01:02:28par le fait
01:02:28qu'il n'a pas participé
01:02:29à ce conflit
01:02:30il a essayé
01:02:31en raison des liens
01:02:32historiques
01:02:33qu'il a
01:02:33avec le Liban
01:02:36de
01:02:37se
01:02:38s'entremettre
01:02:38pour
01:02:39essayer
01:02:40d'éviter
01:02:40que
01:02:42la situation
01:02:43ne tourne au vinaigre
01:02:44au Liban
01:02:44mais en dehors de ça
01:02:45il a refusé
01:02:46par exemple
01:02:47si j'ai bien compris
01:02:48d'entrer dans la coalition
01:02:49qui aurait protégé
01:02:50le détroit d'Hormuz
01:02:51alors après
01:02:52est-ce que
01:02:54nous pouvons
01:02:57demander des dommages
01:02:58d'intérêt
01:02:58à l'état d'Israël
01:03:00pour son conflit
01:03:00avec l'Iran
01:03:01ça me paraît
01:03:02assez hasardeux
01:03:03parce que
01:03:04si nous-mêmes
01:03:04nous étions
01:03:06mis en danger
01:03:07par une puissance
01:03:08voisine
01:03:09et que nous
01:03:10défendions
01:03:11nos intérêts
01:03:12les voisins
01:03:13ne nous demanderaient pas
01:03:13des dommages d'intérêt
01:03:15que nous
01:03:16nous n'entrions pas
01:03:17dans ce conflit
01:03:17ça me paraît légitime
01:03:19en revanche
01:03:20rien
01:03:21nous n'avons aucun droit
01:03:22à interdire
01:03:23à un état
01:03:24de défendre
01:03:25son existence
01:03:26contre un voisin
01:03:27qui est extraordinairement
01:03:28dangereux
01:03:28par ailleurs
01:03:29il y a un tas de gens
01:03:30qui pensent
01:03:31qu'au fond
01:03:33nous n'avons
01:03:34que trop tardé
01:03:35les pays occidentaux
01:03:36je ne dis pas
01:03:37que je partage cet avis
01:03:37mais que nous n'avons
01:03:39que trop tardé
01:03:40à nous débarrasser
01:03:42du danger
01:03:43que représentait
01:03:44pour la région
01:03:44et pour le monde
01:03:46cette dictature
01:03:48iranienne
01:03:49qui a agité
01:03:50l'ensemble
01:03:51de la région
01:03:52qui a soutenu
01:03:54le Hamas
01:03:54soutenu
01:03:55le Hezbollah
01:03:55et donc
01:03:56par exemple
01:03:57créer une situation
01:03:58dramatique
01:03:59au Liban
01:04:00auquel nous sommes
01:04:00attachés
01:04:01soutenu
01:04:02les outils
01:04:03au Yémen
01:04:04qui menacent
01:04:04le passage
01:04:05de nos bateaux
01:04:07donc peut-être
01:04:08que si
01:04:08les pays occidentaux
01:04:09avaient été
01:04:10plus actifs
01:04:11dans le fait
01:04:12d'éradiquer
01:04:12un danger
01:04:13qui pèse sur nous tous
01:04:14on n'en serait pas là
01:04:16Richard
01:04:16la réponse
01:04:17vous satisfait ?
01:04:19Non
01:04:19on ne me satisfait pas
01:04:20parce qu'en fait
01:04:21on fait fi
01:04:21moi je m'arrête
01:04:22je fais mon plein
01:04:23je vois les conséquences
01:04:24économiquement
01:04:25on va prendre des conséquences
01:04:26qui sont énormes
01:04:27moi je pense qu'aujourd'hui
01:04:28un état qui se respecte
01:04:29il doit réagir
01:04:31lorsqu'il est
01:04:32percuté économiquement
01:04:33nous allons être
01:04:34percutés économiquement
01:04:35et tous nos médias
01:04:37font fi
01:04:38du fait que
01:04:38finalement
01:04:39on va essayer de voir
01:04:40si on peut tamponner
01:04:41la crise
01:04:41si on peut voir
01:04:42comment on peut
01:04:43limiter les dégâts
01:04:45sur nos prix de carburant
01:04:46il faut prendre
01:04:47des décisions
01:04:48si on dit par exemple
01:04:49les américains
01:04:50ne s'en privent pas
01:04:51ils autorisent
01:04:53la récupération
01:04:54de pétrole russe
01:04:56donc je crois
01:04:57qu'aujourd'hui
01:04:57il faudra qu'on décide
01:04:58soit on est capable
01:05:00de dire
01:05:02de se faire respecter
01:05:03de sécuriser
01:05:06nos approvisionnements
01:05:07entre guillemets
01:05:09soit
01:05:11si on n'est pas capable
01:05:12de ça
01:05:12on devient
01:05:13les dénoms
01:05:14de la farce
01:05:15on est les dénoms
01:05:16de la farce
01:05:16sur l'approvisionnement
01:05:17d'énergie
01:05:19russe
01:05:20qui était à bas coût
01:05:20qu'on recevait
01:05:22en direct
01:05:22en pipeline
01:05:23qui était
01:05:24en plus
01:05:25en termes d'écologie
01:05:27beaucoup plus performant
01:05:28que le gaz
01:05:29que le gaz liquéfié
01:05:32on avait
01:05:33on s'est coupé de ça
01:05:34et on s'est coupé de ça
01:05:36Richard
01:05:37sur le cadre
01:05:38d'Ukraine et de la Russie
01:05:38là vous suggérez
01:05:39qu'on demande des comptes
01:05:40à Israël
01:05:40on a du mal
01:05:40à demander des comptes
01:05:41à M. Zelensky
01:05:42on est d'accord
01:05:44on a le problème
01:05:44d'approvisionnement
01:05:45d'un côté
01:05:45on réactive
01:05:46l'approvisionnement
01:05:47de l'autre
01:05:48la réponse
01:05:50est sur le bureau
01:05:50de M. Emmanuel Macron
01:05:51et de M. Sébastien Lecornu
01:05:53Richard merci pour votre question
01:05:54je suis obligé
01:05:55de faire avancer le temps
01:05:57je suis avec Denis Oliven
01:05:58président du conseil
01:05:59de surveillance
01:06:00de CMI France
01:06:00on discute
01:06:01à bâton rompu
01:06:02de la situation
01:06:03au prochain
01:06:04il n'y en a pas
01:06:04que sur la société française
01:06:05on va parler un peu
01:06:06politique française
01:06:07parce qu'il y a eu
01:06:07des actualités municipales
01:06:09j'ai une petite question
01:06:10quand même posée
01:06:11toujours sur le conflit international
01:06:12vous nous appelez
01:06:13au 0826 300 300
01:06:15Denis Oliven
01:06:16n'a peur de rien
01:06:16on peut lui poser
01:06:17toutes les questions
01:06:17il a réponse à tout
01:06:18à tout de suite
01:06:19sur Sud Radio
01:06:27Vous êtes sur Sud Radio
01:06:28il est 13h36
01:06:29je reçois
01:06:30Denis Oliven
01:06:31président du conseil
01:06:32de surveillance
01:06:32de CMI France
01:06:33qui regroupe des titres
01:06:34comme Elle
01:06:35Marianne
01:06:36soutien
01:06:37à Libération
01:06:38et été 18
01:06:39que l'on regarde
01:06:40dans un nouveau paysage
01:06:42on parlera un petit peu
01:06:43la situation des médias
01:06:44en France
01:06:45qui n'est pas simple
01:06:45Denis Oliven
01:06:46et heureusement
01:06:47que vous représentez
01:06:48un groupe
01:06:49qui a des moyens
01:06:49et qui n'hésite pas
01:06:50à investir
01:06:51pour soutenir
01:06:51cette presse française
01:06:52qui est en souffrance
01:06:54aujourd'hui
01:06:54je reste un instant
01:06:55Denis
01:06:56sur la question internationale
01:06:58en vous posant
01:06:58une question
01:07:00un peu vislarde
01:07:02alors ce qui est sûr
01:07:03vous n'allez pas dire
01:07:03le contraire
01:07:05Benjamin Netanyahou
01:07:06attaque tout seul
01:07:06Trump suit
01:07:07violation totale
01:07:08du droit international
01:07:10on n'est même pas
01:07:11dans la situation
01:07:11d'Irak
01:07:12en 2003
01:07:13où l'ONU
01:07:14avait quand même
01:07:14manifesté
01:07:15non
01:07:15puis ils étaient
01:07:16passés outre
01:07:16là on consulte
01:07:17personne
01:07:18on ne prend rien
01:07:18personne
01:07:18ni les alliés
01:07:19j'envoie les pruneaux
01:07:20moi j'arrive derrière
01:07:21avec les porte-avions
01:07:22je continue
01:07:22ok
01:07:23plus droit international
01:07:24au nom du fait
01:07:25que l'Iran
01:07:26c'est des salauds
01:07:27et nous nous sommes
01:07:28le camp du bien
01:07:28on a le droit
01:07:28de taper dessus
01:07:29admettons
01:07:29qu'est-ce qui se passe
01:07:31si dans 2, 3, 4, 5 ans
01:07:32une autre puissance nucléaire
01:07:34des fous
01:07:35des gens méchants
01:07:37des chinois
01:07:38des coréens
01:07:38ou une autre puissance
01:07:40décident
01:07:40l'état d'Israël
01:07:41est une aberration
01:07:42ils sont dangereux
01:07:43pour la paix du monde
01:07:44ils ont provoqué
01:07:45un conflit avec l'Iran
01:07:46qui s'est très mal terminé
01:07:47on a décidé
01:07:48d'attaquer Israël
01:07:49plus de droit international
01:07:50est-ce qu'on n'a pas pris
01:07:51le risque de se priver
01:07:52d'un outil
01:07:53de morale politique
01:07:55et de morale internationale
01:07:56dont on ne pourrait plus
01:07:57invoquer aujourd'hui
01:07:57la résolution
01:08:00eux vous répondrez
01:08:01d'ailleurs
01:08:01c'est ce qu'ils ont fait
01:08:02que non
01:08:02ils ne se sont pas du tout
01:08:03affranchis du droit international
01:08:06ils se sont affranchis
01:08:07de l'autorisation préalable
01:08:09du conseil de sécurité
01:08:10de l'ONU
01:08:10parce qu'ils considèrent
01:08:12que la Chine
01:08:14et l'URSS
01:08:15ils font obstacle
01:08:16et donc que c'est inefficient
01:08:17mais ils considèrent
01:08:18eux
01:08:18en tout cas les Israéliens
01:08:21les Américains
01:08:22ils ont plaidé
01:08:22la même chose
01:08:23est-ce que c'est vrai
01:08:26les Israéliens
01:08:27considèrent
01:08:27que c'est une guerre
01:08:30préemptive
01:08:30pas préventive
01:08:32c'est-à-dire
01:08:33qu'ils étaient devant
01:08:33un danger imminent
01:08:35et même déjà
01:08:36un danger réalisé
01:08:37à travers
01:08:39la menace à masse
01:08:40la menace outil
01:08:41la menace
01:08:42Hezbollah
01:08:43et à travers
01:08:43la perspective
01:08:44de la fabrication
01:08:45des armes nucléaires
01:08:47puisque
01:08:48le patron
01:08:50de l'office
01:08:50de contrôle
01:08:51a lui-même dit
01:08:52que les Iraniens
01:08:53disposaient
01:08:53de la capacité
01:08:54de faire 60 bombes
01:08:55Denis Oliven
01:08:55en 2018
01:08:56les Iraniens
01:08:57et c'était vérifié
01:08:59par l'organisme international
01:09:00qui contrôle le nucléaire
01:09:01les Iraniens étaient prêts
01:09:03à jouer le désarmement
01:09:04c'est Trump
01:09:04qui d'une décision
01:09:06personnelle
01:09:07unilatérale
01:09:07a rompu les accords
01:09:08on aurait pu aussi
01:09:09donner sa chance
01:09:10à cette
01:09:10on n'en est pas là
01:09:12les Israéliens
01:09:13depuis le début
01:09:14notamment leurs experts
01:09:15de sécurité
01:09:16qui ne sont pas des manchots
01:09:18considèrent
01:09:18qu'on a été
01:09:20naïfs
01:09:21nous les occidentaux
01:09:22et notamment la France
01:09:23lorsqu'on a signé
01:09:24l'accord de désarmement
01:09:25et une fois encore
01:09:27très récemment
01:09:29le patron
01:09:29de cette agence
01:09:30qui contrôle
01:09:36le nucléaire iranien
01:09:38a dit
01:09:38que les Iraniens
01:09:39étaient disposés
01:09:40de la possibilité
01:09:42de créer
01:09:4360 bombes
01:09:44c'est aussi ce que
01:09:45M. Colin Powell
01:09:46avait déclaré
01:09:46à l'ONU
01:09:47pour justifier
01:09:48l'intervention en Irak
01:09:49mais comme on a été échaudé
01:09:51il l'avait déclaré
01:09:53mais là c'est le patron
01:09:55de l'instance neutre
01:09:56qui le dit
01:09:56et par ailleurs
01:09:57jusqu'à présent
01:09:59il n'y a jamais eu
01:10:00jamais eu
01:10:01de transgression
01:10:02du traité de non-prolifération
01:10:03si on laissait
01:10:04les Iraniens le faire
01:10:05on parle de droit international
01:10:07ce serait une transgression majeure
01:10:08donc si jamais
01:10:09on laisse les Iraniens
01:10:10bien le faire
01:10:11vous disiez la Chine
01:10:12mais demain
01:10:13quels sont les autres pays
01:10:14qui vont se doter
01:10:15d'armes nucléaires
01:10:15et je dis à ceux
01:10:16qui nous écoutent
01:10:18que l'Iran
01:10:19l'Iran
01:10:19il l'a démontré
01:10:20avait la capacité
01:10:21par exemple
01:10:22de nous atteindre
01:10:22nous
01:10:23avec ces missiles
01:10:24donc c'est un danger mondial
01:10:26c'est pas simplement
01:10:26un danger pour Israël
01:10:27donc la perspective
01:10:28qu'un Etat
01:10:29nous sommes bien d'accord
01:10:30capable de massacrer
01:10:31sa population
01:10:31comme il l'a fait
01:10:32il y a si peu de temps
01:10:33c'est pas la seule
01:10:33c'est pas le seul
01:10:34est-ce qu'il faut intervenir
01:10:35en Corée du Nord
01:10:36dès demain matin
01:10:36et surtout
01:10:37en Azerbaïdjan
01:10:38qui est allié d'Israël
01:10:39qui est un régime
01:10:40à Kabou
01:10:41épouvantable
01:10:41est-ce qu'après l'Iran
01:10:42allez on y va
01:10:43ingérence générale
01:10:45Israël
01:10:45les Etats-Unis
01:10:46on va nettoyer la planète
01:10:47des régimes salauds
01:10:48et puis on y va tous ensemble
01:10:49qu'est-ce que vous pensez ?
01:10:50c'est pas au titre
01:10:52Israël ne va pas se contenter
01:10:53de punir les gens
01:10:54qui la menacent
01:10:54ce que je veux dire
01:10:55c'est pas au titre
01:10:57du droit d'ingérence
01:10:58ou du devoir d'ingérence
01:10:59c'est-à-dire
01:10:59de défense
01:10:59le fait de se débarrasser
01:11:01d'un régime épouvantable
01:11:02il y en a plein dans le monde
01:11:04ce serait une bonne chose
01:11:05par ailleurs
01:11:05mais là c'est vraiment
01:11:06au titre du droit
01:11:08à l'autodéfense
01:11:09donc vous assumez le fait
01:11:10ou à la légitime défense
01:11:11donc il faut assumer le fait
01:11:13pas vous personnellement
01:11:13Israël devra assumer le fait
01:11:15qu'on se passe de l'ONU
01:11:17puisqu'il y a un droit de veto
01:11:18mais si un jour
01:11:19le boomerang revient
01:11:20dans l'autre sens
01:11:21il n'y aura pas non plus
01:11:22de droit de veto
01:11:22pour protéger Israël
01:11:23donc on est là
01:11:25nous avons Raphaël
01:11:26qui nous appelle de cachant
01:11:27bonjour Raphaël
01:11:28oui bonjour Périgat
01:11:30bonjour monsieur Oliven
01:11:31que vous inspire mon échange
01:11:32avec Denis Oliven
01:11:33c'est un échange passionnant
01:11:35alors deux observations
01:11:37alors la situation de Poutine
01:11:40tout à l'heure
01:11:41par rapport à Angela Merkel
01:11:43me fait penser
01:11:44à ce que de Gaulle disait
01:11:46que les états n'ont pas d'amis
01:11:47mais des intérêts communs
01:11:49qui d'ailleurs repris
01:11:49par Sir
01:11:51Origen Toppel
01:11:53qui est effectivement
01:11:54anglais
01:11:54donc ça confirme
01:11:56effectivement
01:11:56que les hommes d'état
01:11:57ont bien en vue
01:11:59qu'ils protègent
01:12:01leurs intérêts
01:12:03principaux
01:12:04ensuite
01:12:05le deuxième élément
01:12:06c'est
01:12:06le droit international
01:12:08qui est finalement
01:12:09une fiction juridique
01:12:10puisque
01:12:11comme vous le savez
01:12:12la Cour pénale internationale
01:12:14le traité
01:12:15n'a pas été
01:12:16donc
01:12:17ratifié
01:12:18par des grandes puissances
01:12:19je pense notamment
01:12:20aux Etats-Unis
01:12:21d'Amérique
01:12:22et d'autres également
01:12:24donc
01:12:25finalement
01:12:25ce qui se passe
01:12:27actuellement
01:12:28au Moyen-Orient
01:12:30illustration même
01:12:31que
01:12:31ce droit international
01:12:32n'existe pas
01:12:33parce qu'il n'y a pas
01:12:34de l'impérium
01:12:34il n'y a pas
01:12:35de sanctions
01:12:36qui vont pouvoir
01:12:37être prises
01:12:37par des autorités
01:12:39ou une police
01:12:40pour les Etats
01:12:42qui enfreindraient
01:12:43ce droit-là
01:12:43voilà
01:12:44donc
01:12:44et un troisième élément
01:12:46c'est que la Commission européenne
01:12:48aujourd'hui
01:12:48qui fait
01:12:50un petit peu
01:12:50office
01:12:52d'Etat
01:12:52enfin de gouvernement
01:12:53fédéral
01:12:56c'est l'illustration
01:12:57et ça fait écho
01:12:58à ce que vous avez reçu
01:13:00Perigo Lagasse
01:13:01il y a quelques semaines
01:13:03de la conception même
01:13:05d'un droit fédéral
01:13:06par un
01:13:07dissimite
01:13:08notoire
01:13:09qui a été
01:13:11l'agent
01:13:12de Jean Monnet
01:13:13donc
01:13:13l'agent des Américains
01:13:15lorsque c'était
01:13:16la saison mondiale
01:13:17donc
01:13:17en gros
01:13:19votre observation
01:13:20votre question
01:13:20à Denis Oliven
01:13:21c'est est-ce qu'on s'est
01:13:22vraiment doté
01:13:23des moyens
01:13:23de pouvoir intervenir
01:13:25et de peser
01:13:25si je comprends bien
01:13:27tout à fait
01:13:28bon
01:13:28Denis Oliven
01:13:31nous l'Europe
01:13:32ou nous le monde
01:13:33l'Europe et la France
01:13:33déjà la France
01:13:34déjà l'Europe
01:13:35non en tout cas
01:13:36ce qui me paraît
01:13:37absolument évident
01:13:38je ne sais pas
01:13:38si c'était le sens
01:13:39de la question
01:13:40ou de l'observation
01:13:41que faisait Raphaël
01:13:42ce qui me paraît
01:13:44assez évident
01:13:44c'est que
01:13:45la fin du bloc
01:13:47de la guerre
01:13:48Est-Ouest
01:13:49de la guerre froide
01:13:50la chute du mur
01:13:51de Berlin
01:13:52a fait renaître
01:13:54la possibilité
01:13:55des conflits
01:13:56qui étaient sous le boisseau
01:13:57précisément
01:13:57du fait du risque
01:13:58de destruction mutuelle
01:13:59assurée
01:14:00des arsenaux militaires
01:14:01nucléaires
01:14:02des deux grandes puissances
01:14:03et pour l'Europe
01:14:04on le voit
01:14:05avec le conflit
01:14:07de l'Ukraine
01:14:07et de la Russie
01:14:08on le voit maintenant
01:14:09même s'il est plus lointain
01:14:10mais c'était la question précédente
01:14:13même les conflits lointains
01:14:14ont des effets sur nous
01:14:15c'est vrai que chacun
01:14:17des pays de l'Europe
01:14:17pèse peu
01:14:18dans la capacité
01:14:21de réguler
01:14:22les crises mondiales
01:14:23ce qui est dommage
01:14:24c'est dommage
01:14:26donc ça donne
01:14:26me semble-t-il
01:14:30une justification
01:14:31et un élan nouveau
01:14:33à la question européenne
01:14:35alors pas forcément
01:14:36selon les constructions
01:14:38la construction
01:14:39et l'architecture
01:14:40telle qu'elle a été définie
01:14:41parce qu'elle se révèle inopérante
01:14:42mais le fait
01:14:43de se reposer
01:14:43à la question
01:14:44de savoir
01:14:44si on n'est pas capable
01:14:45d'aller plus vite
01:14:46plus fort
01:14:47au moins avec un certain
01:14:48des grands états
01:14:49des grandes puissances
01:14:50européennes
01:14:50pour se fabriquer
01:14:51une capacité d'action commune
01:14:53ça, ça me paraît
01:14:54maintenant
01:14:55assez évident
01:14:56je reçois Denis Oliven
01:14:58je garde Marc
01:14:59qui nous a appelé
01:15:00je vous prends
01:15:01dans quelques instants
01:15:03Marc
01:15:03qui appelle de Béziers
01:15:04je reçois Denis Oliven
01:15:05président du conseiller
01:15:06de surveillance
01:15:07de CMI France
01:15:08avec lequel
01:15:09nous dissertons
01:15:10nous débattons
01:15:11y compris
01:15:12avec les auditeurs
01:15:13de Sud Radio
01:15:15sur la situation internationale
01:15:17le rôle de la France
01:15:19et puis là
01:15:19pour ce dernier quart d'heure
01:15:20j'ai absolument besoin
01:15:21d'avoir l'avis
01:15:22de Denis Oliven
01:15:23sur la situation politique
01:15:25française
01:15:25son décryptage
01:15:26du deuxième tour
01:15:27des élections municipales
01:15:28et puis quelques projections
01:15:30sur 2027
01:15:31comme vous connaissez
01:15:33beaucoup de monde
01:15:34dans l'aéropage politique français
01:15:37je suis sûr
01:15:37que vous avez une idée précise
01:15:39et quelques suggestions
01:15:39à nous soumettre
01:15:40à tout de suite
01:15:41sur Sud Radio
01:15:41vous continuez à appeler
01:15:43Emmanuel Galasso
01:15:43qui se fera une joie
01:15:44de prendre votre appel
01:15:45et de transmettre
01:15:46à Denis Oliven
01:15:46à tout de suite
01:15:47sur Sud Radio
01:15:47France dans tous ses états
01:15:49Péricault Légas
01:15:51je reçois Denis Oliven
01:15:52sur Sud Radio
01:15:53il est 13h48
01:15:54pour cette dernière
01:15:55tour de piste
01:15:57avec
01:15:58qu'est-ce qu'on dit
01:15:59alors il est politologue
01:16:00non
01:16:00c'est un homme de médias
01:16:01c'est pas un journaliste
01:16:02mais c'est un homme
01:16:03qui a travaillé
01:16:04pour la presse
01:16:04et pour l'édition
01:16:05et qui aujourd'hui
01:16:06représente les intérêts
01:16:07de CMI en France
01:16:10avec elle
01:16:11Marianne
01:16:12Libération
01:16:12la chaîne T18
01:16:13peut-être d'autres aventures
01:16:15médiatiques
01:16:15mais je vous sens
01:16:16on en discuterait une fois
01:16:17je vous sens un peu blasé
01:16:18et là on parle
01:16:20de la crise internationale
01:16:23comment la France
01:16:23subit le contre-coup
01:16:24de cette guerre
01:16:25au Proche-Orient
01:16:26avec les initiatives
01:16:27de M. Netanyahou
01:16:28et de M. Trump
01:16:29et puis on va parler
01:16:30des élections
01:16:32municipales
01:16:33parce que ça
01:16:33bouleverse un peu
01:16:34le paysage politique français
01:16:35peut-être dans le bon sens
01:16:37en entendant
01:16:38je prends Marc
01:16:38qui nous appelle de Béziers
01:16:39bonjour Marc
01:16:41oui bonjour
01:16:42bon monsieur Ménard
01:16:43a été réélu
01:16:44triomphalement
01:16:44à Béziers
01:16:47ça vous a convenu
01:16:49ou non ?
01:16:49ça vous a convenu
01:16:50vous n'avez pas
01:16:51révélé votre vote
01:16:54écoutez
01:16:54pour la gestion
01:16:55de la ville
01:16:55il fait l'unanimité
01:16:57bon écoutez
01:16:58c'est déjà
01:16:58c'est déjà pas mal
01:16:59une réponse habile
01:17:00bon Marc
01:17:01Béziers n'est pas le sujet
01:17:02de ma conversation
01:17:02avec vous
01:17:03et avec Denis Oliven
01:17:04qu'est-ce que vous avez
01:17:05envie de dire
01:17:06par rapport à ce que
01:17:07Denis et moi
01:17:07avons échangé
01:17:08sur la situation
01:17:10au Proche-Orient
01:17:10ou la situation
01:17:11en France
01:17:13alors voilà
01:17:13je voulais revenir
01:17:14sur un des éléments
01:17:17qu'a énoncé
01:17:18M. Oliven
01:17:19que je vois d'ailleurs
01:17:20sur d'autres plateaux
01:17:21de télévision
01:17:22heureusement
01:17:23mainstream
01:17:23auxquels j'adhère moins
01:17:25d'ailleurs
01:17:26mais lorsqu'il a dit
01:17:28qu'il ne lui viendrait pas
01:17:29à l'idée
01:17:29de remettre en question
01:17:30l'existence
01:17:31de tel ou tel état
01:17:32oui
01:17:33sauf que humblement
01:17:34mon analyse
01:17:35c'est que
01:17:36le problème
01:17:37des pays arabes
01:17:38et d'ailleurs
01:17:39de la Chine également
01:17:40c'est qu'ils ne reconnaissent
01:17:42pas les états
01:17:43qui sont issus
01:17:44en fait
01:17:45du siècle dernier
01:17:46et qui sont
01:17:47un règlement
01:17:47qui sont le partage
01:17:49du monde
01:17:50entre les puissances
01:17:52victorieuses
01:17:53et donc
01:17:54c'est là
01:17:54qu'est le problème
01:17:55à mon sens
01:17:55les arabes
01:17:56veulent
01:17:58dissoudre
01:17:58l'état d'Israël
01:17:59parce que
01:17:59c'est un héritage
01:18:01des anciennes puissances
01:18:02coloniales
01:18:04et d'ailleurs
01:18:04on le voit aussi
01:18:05avec la Chine
01:18:05comme je vous le disais
01:18:06pour Taïwan
01:18:06par exemple
01:18:08donc
01:18:09allez un peu plus loin
01:18:10dans votre pensée
01:18:11je vous vois venir Marc
01:18:12qu'est-ce que vous
01:18:13vous dites qu'il y a une contradiction
01:18:14dans les propos
01:18:14de Denis Oliven
01:18:16c'est-à-dire que
01:18:17je trouve que
01:18:18c'est une réflexion
01:18:19un petit peu
01:18:20go-centrée
01:18:21et si je puis me permettre
01:18:22naïve
01:18:23que de dire
01:18:24qu'on doit respecter
01:18:25l'existence des états
01:18:26certains les remettent
01:18:27en question
01:18:28par exemple
01:18:28Taïwan avec la Chine
01:18:29tout à fait
01:18:32si Taïwan
01:18:33si la Chine
01:18:33envahit Taïwan
01:18:34Denis Oliven
01:18:36ça sera pas bien
01:18:36vous êtes d'accord
01:18:38ça sera pas bien
01:18:39mais moi je suis
01:18:41les états
01:18:42oui
01:18:42alors bien sûr
01:18:43est-ce que les états arabes
01:18:44une partie d'entre eux
01:18:45ça a beaucoup changé
01:18:46est-ce que les états arabes
01:18:48ni l'existence
01:18:49de l'état d'Israël
01:18:49n'ont pas reconnu
01:18:50oui c'est clair
01:18:51il y a eu une évolution
01:18:52Raymond Aron
01:18:52Raymond Aron avait dit
01:18:53la paix viendra au Proche-Orient
01:18:55le jour où
01:18:56les états arabes
01:18:57accepteront
01:18:58l'existence
01:18:59de l'état d'Israël
01:19:00et le jour où
01:19:01l'état d'Israël comprendra
01:19:02que son avenir
01:19:04ne peut pas simplement
01:19:05reposer sur sa force
01:19:06peut-être que
01:19:07une partie des états arabes
01:19:09ont compris maintenant
01:19:10on l'a vu avec les accords d'Abraham
01:19:12que la persistance
01:19:13dans le refus
01:19:14de l'existence
01:19:15de l'état d'Israël
01:19:15créait trop
01:19:16beaucoup plus
01:19:17de dommages
01:19:18qu'ils ne rapportaient
01:19:19de satisfaction
01:19:20au monde arabe
01:19:21et que finalement
01:19:22ils avaient intérêt
01:19:23les uns et les autres
01:19:23peut-être à une stabilité
01:19:25au développement économique
01:19:26plutôt qu'à se concentrer
01:19:28sur ce sujet
01:19:29donc
01:19:29mais c'est pas parce que
01:19:30un certain nombre d'états
01:19:31comme la Chine
01:19:32et les états arabes
01:19:32ne reconnaissent pas
01:19:33les frontières
01:19:34du monde
01:19:35telles qu'elles ont été définies
01:19:36après la guerre
01:19:37qu'elles se soient
01:19:38l'effet des empires
01:19:40c'est plus discutable
01:19:41les Israéliens
01:19:43vous diraient
01:19:43que c'est eux
01:19:44qui ont été les colonisés
01:19:45les Israéliens
01:19:46eux se vivent
01:19:47comme le peuple autochtone
01:19:49le peuple natif
01:19:51de la Palestine
01:19:53puisqu'il est là
01:19:53depuis 3000 ans
01:19:54et que les arabes
01:19:56qui s'y trouvent
01:19:57sont arrivés
01:19:58comme des conquérants
01:19:59d'ailleurs comme partout
01:20:00dans le Moyen-Orient
01:20:00et dans le Maghreb
01:20:02à partir du 7ème siècle
01:20:04donc
01:20:04qui est le colon
01:20:06et qui est le colonisé
01:20:07c'est un vaste débat
01:20:09en tout cas
01:20:09on a un document
01:20:10qui est
01:20:12sûr
01:20:12et qui fait
01:20:13normalement
01:20:14l'unanimité
01:20:15qui c'est le droit positif
01:20:16des Nations Unies
01:20:17et il n'y a que lui
01:20:18qui peut faire foi
01:20:19sinon on entre
01:20:20dans une remise en cause
01:20:21générale des frontières
01:20:22Pour autant
01:20:23vous vous souvenez
01:20:24de l'arrivée
01:20:24d'Anouer le Sadat
01:20:25à Tel Aviv
01:20:26à Jérusalem
01:20:27avec Menachem Begin
01:20:27Ariel Sharon
01:20:28à Missa Osorti
01:20:29et je vous rappelle
01:20:30que alors que
01:20:31le projet
01:20:32des traités d'Oslo
01:20:33les négociations de Genève
01:20:34et d'Oslo
01:20:34allaient aboutir
01:20:35pour la reconnaissance
01:20:36d'un état palestinien
01:20:37c'est un extrémiste juif
01:20:38qui a assassiné
01:20:40le premier ministre
01:20:41l'Ithac Rabin
01:20:41au moment où ce projet
01:20:42allait aboutir
01:20:43et l'État d'Yahou
01:20:43à cette contradiction
01:20:45quand même
01:20:45de l'État d'Yahou
01:20:45c'est sûr que les extrémistes
01:20:47de part et d'autre
01:20:48les extrémistes israéliens
01:20:50ne veulent pas
01:20:51de l'existence
01:20:51d'un état palestinien
01:20:52et les extrémistes palestiniens
01:20:54ne veulent pas
01:20:54de l'existence
01:20:55d'un état juif
01:20:57donc c'est pas avec eux
01:20:59qu'on fera la paix
01:20:59ça c'est certain
01:21:00les extrémistes
01:21:01aiment la mort
01:21:01c'est pas simplement vrai
01:21:03là-bas
01:21:03c'est vrai partout
01:21:03et les gens modérés
01:21:05aiment la vie
01:21:06ils préfèrent le développement
01:21:07ils voudraient que leurs enfants
01:21:08aillent à l'école
01:21:08je pense qu'il y a une grande
01:21:09majorité des palestiniens
01:21:11qui auraient envie
01:21:11que leurs enfants
01:21:12vivent autrement
01:21:13que les bombes
01:21:13puissent se développer
01:21:14être ingénieurs
01:21:15se marier
01:21:16et vivre heureusement
01:21:17dans une région pacifique
01:21:19et qui se développe
01:21:20sur le plan économique
01:21:20vous êtes de ceux
01:21:22qui comme beaucoup
01:21:23et moi j'ai assisté
01:21:25à la mutualité
01:21:27avec Marianne à l'époque
01:21:28suite aux accords de Genève
01:21:30la création d'un état palestinien
01:21:32beaucoup d'intellectuels
01:21:34Elie Barnavi
01:21:34est-ce que vous convenez
01:21:36Denis Oliven
01:21:36que c'est quand même
01:21:37à un moment donné
01:21:38la seule solution
01:21:39un état palestinien
01:21:41reconnu
01:21:42avec Israël
01:21:43dans des frontières sûres
01:21:44et reconnu également
01:21:45bien sûr
01:21:46j'ai signé un appel
01:21:48dans le monde
01:21:51à la fin 23
01:21:52enfin quelques mois
01:21:53après le début
01:21:54de cet octobre
01:21:54pour la reconnaissance
01:21:56d'un état palestinien
01:21:57j'ai soutenu
01:21:58la décision de la France
01:22:00de reconnaître
01:22:00l'état de Palestine
01:22:01je suis évidemment
01:22:03pour cette solution
01:22:04comme tous les gens
01:22:04modérés et pacifiques
01:22:06je pense qu'il n'y a pas
01:22:07d'autre issue
01:22:08que la double reconnaissance
01:22:11de l'état d'Israël
01:22:11par les pays arabes
01:22:12et de l'état de Palestine
01:22:14par Israël
01:22:15et de la création
01:22:16d'une coopération
01:22:17pacifique économique
01:22:19entre l'état palestinien
01:22:20et l'état d'Israël
01:22:21et par ailleurs
01:22:22je suis évidemment
01:22:23pour
01:22:24que cesse immédiatement
01:22:26la colonisation
01:22:28de la Cisjordanie
01:22:29je suis effaré
01:22:31par la violence
01:22:32des colons
01:22:33qui s'y déroulent
01:22:35et voilà
01:22:36moi je suis depuis toujours
01:22:37dans le camp
01:22:38de la paix
01:22:39dans le camp d'Oslo
01:22:40et dans le camp
01:22:41des deux états
01:22:42vous pouvez l'écrire
01:22:42dans Marianne
01:22:43si vous voulez
01:22:44je l'ai déjà écrit
01:22:45figurez-vous
01:22:46dans Marianne
01:22:46c'est pour ça que je dis ça
01:22:47Denis Oliven
01:22:48l'heure a tourné
01:22:49on n'a pas pu aborder
01:22:50les questions
01:22:51de politique française
01:22:52or vous êtes un homme
01:22:53de gauche
01:22:54sincère et déclaré
01:22:55un vrai social-démocrate
01:22:57c'est-à-dire un dinosaure
01:22:58vous avez cru
01:22:59dans l'aventure
01:23:00Macron en 2017
01:23:01j'ai absolument
01:23:02besoin d'avoir votre avis
01:23:03sur ce qui est devenu
01:23:04le camp républicain
01:23:04c'est votre chouchou
01:23:05je vous cite à comparaitre
01:23:07pour une prochaine fois
01:23:08avec grand plaisir
01:23:10merci d'avoir été
01:23:11pendant une heure
01:23:11sur Sud Radio
01:23:12en ma compagnie
01:23:12je vous dis à demain
01:23:14et je vous laisse en compagnie
01:23:15de la charmante
01:23:17Brigitte Laé
01:23:17avec laquelle vous allez
01:23:18convenir
01:23:19de considérations
01:23:19beaucoup plus sensuelles
01:23:21que ce que j'ai pu évoquer
01:23:22avec Denis
01:23:22merci à demain
01:23:23bonne journée à tous
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