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NewsTranscription
00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Perico Légas.
00:00:08Bonjour et bienvenue sur Sud Radio en ce lundi 1er juin 2026.
00:00:12La France est dans tous ses états, on va vous expliquer pourquoi.
00:00:15Je suis soutenu quotidiennement par Maud Coffler.
00:00:19Bonjour Perico.
00:00:20Je mets tout son cœur à l'ouvrage pour que cette programmation soit la plus pertinente possible.
00:00:25Je vais commencer par Elvin, parce qu'il est près de moi.
00:00:27Il regarde, il me regarde, parce qu'on vient de parler football.
00:00:31Et je vais demander pourquoi, dans le football, on ne prend pas le ballon avec la main pour marquer les
00:00:35buts.
00:00:35C'est beaucoup plus rapide, il m'a dit que ce n'est pas possible, ça c'est pour le
00:00:37rugby.
00:00:38Il y a Julien Delmas qui est là aussi, qui est un grand rugbyman, Julien Delmas.
00:00:44Il a gagné 5-7, 7-3, 7-9.
00:00:46Et puis, il s'assure de la réalisation de cette émission.
00:00:52Et Emmanuel Galasso, qui est le plus grand tennis-man du monde,
00:00:54d'autre jour, il l'a mis dans le basket, et il a mis directement le ballon dans la...
00:00:59Voilà, c'est l'émission du sport, aujourd'hui.
00:01:03L'impuissance de l'État semble devenir la norme face au débordement.
00:01:06Et violence des lendemains de match, bah oui.
00:01:09J'ai l'impression que c'est un peu ce qu'il faut dire,
00:01:11puisqu'on ne peut pas faire face aux scènes absolument hallucinantes auxquelles on assiste.
00:01:16Et bien, on va dire, voilà, on fait des petites parenthèses dans l'ordre républicain.
00:01:20Nous allons en discuter à 12h15 avec Rudi Mana, vous connaissez bien, délégué national Unsa Police.
00:01:27On va voir comment le géant de la distribution Hardiscount Action, un groupe hollandais,
00:01:31est parvenu à imposer l'installation d'un entrepôt de 100 000 m2 dans le département de l'Oise,
00:01:37malgré l'opposition des collectivités locales, des mairies.
00:01:39Nous entendrons à cet effet, à 2h45, le coup de gueule de Philippe Frémont,
00:01:43maire de leur maison Saint-Crépin-Yvillère, la commune qui doit accueillir le monstre.
00:01:49Et puis, un cri du cœur, délivre-nous du bien !
00:01:53Délivre-nous du bien, nous dit Jean-Frédéric Poisson.
00:01:56Les non-libéraux vous proposent la liberté et vous vendent une cage.
00:02:00C'est le thème de son livre, La dictature du bien aux éditions du Verbeau.
00:02:04Je recevrai donc Jean-Frédéric Poisson, ancien député des Yvelines et président de la Voix du Peuple,
00:02:09pour en discuter.
00:02:10Est-ce que le néolibéralisme est finalement beaucoup plus dangereux que l'antilibéralisme ?
00:02:16Et ma chère Maud, il y a d'autres informations aujourd'hui qui nous intéressent.
00:02:19On parle beaucoup des racailles, des pseudo-supporters qui mettent le feu au bagnole,
00:02:24mais je trouve qu'on ne parle pas assez des députés qui montent sur les voitures.
00:02:26Ça a fait polémique ce week-end, on en parlera dans un instant.
00:02:29Le député Carl Olive, alors là c'est plutôt basket.
00:02:32Et puis j'ai cru apercevoir Oussama Ben Laden.
00:02:35Ben Laden est ressuscité, il était à ses manifestations samedi soir.
00:02:38On a eu quelques slogans qu'on aurait aimé ne jamais entendre.
00:02:42Et puis les droits des travailleurs qui baissent, qui reculent.
00:02:46En France, ça aussi c'est un sujet important et certainement beaucoup plus important que le reste.
00:02:49Et puis vous aurez la banane de Pompidou, mais ça on vous laisse pour la bonne bouche, la banane de
00:02:53Pompidou.
00:02:54Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Péricault.
00:02:59Ce qui m'étonne, c'est qu'on s'étonne si peu de vivre, alors que je crois que tout
00:03:04est urissant.
00:03:06Vous avez reconnu la voix d'Edgar Morin, qui nous a quittés à l'âge de 104 ans.
00:03:13Edgar Morin était un authentique anticonformiste, non pas au sens d'un rebelle qui rejetait tout en bloc.
00:03:18Son anticonformiste venait surtout de son refus des dogmes, des vérités officielles et des logiques du pouvoir, refusant l'alternative.
00:03:26Il fut un penseur qui posa sans cesse la conviction aux certitudes, jusqu'à rompre avec son propre camp politique.
00:03:32Éduqué dans le catholicisme, il adhère au Parti communiste français après la Deuxième Guerre mondiale, pas longtemps,
00:03:37puisqu'il en a été viré en 1951 pour avoir critiqué le stalinisme et refusé l'orthodoxie du parti.
00:03:45Cette rupture a marqué durablement sa pensée.
00:03:48Il se méfiait des idéologies qui prétendent détenir la vérité.
00:03:51On sait qu'elles sont nombreuses aujourd'hui.
00:03:53Edgar Morin contestait les élites intellectuelles cloisonnées.
00:03:56Toute sa théorie de la pensée complexe est une critique des institutions qui découpent le savoir en disciplines séparées.
00:04:03Il reprochait à l'université, aux experts et aux technocrates de simplifier excessivement le réel
00:04:08et de perdre d'ordre vu les interdépendances humaines et sociales.
00:04:11Oui, s'il est une chose dont Morin se méfiait comme de la peste, c'est bien de la technocratie.
00:04:17Combien de fois n'a-t-il pas dénoncé le fait que les grandes décisions étaient souvent captées
00:04:21par des appareils administratifs, économiques ou techniques, incapables de saisir la complexité du monde ?
00:04:26Il critiquait régulièrement la domination du triple moteur scientifique, technique, économique
00:04:31lorsqu'il fonctionnait sans réflexion éthique ou démocratique.
00:04:35En fait, il n'aimait pas les oligarchies.
00:04:36Ses prises de position les plus véhémentes furent sans conteste contre les logiques oligarchiques et financières, vous disais-je.
00:04:41Sans être un révolutionnaire anticapitaliste classique, il dénonçait la concentration du pouvoir économique,
00:04:47la domination des marchés financiers et la réduction des êtres humains à des variables économiques.
00:04:52Son idée d'une politique de civilisation visait justement à remettre l'humain, la culture et la solidarité au centre
00:04:58de tout.
00:04:59Attention, ne nous méprenons pas sur Edgar Morin.
00:05:01Sans être un adversaire systématique de toutes les institutions, puisqu'il arriverait au CNRS pendant une grande partie de sa
00:05:07carrière
00:05:07et à collaborer avec des organisations internationales comme l'UNESCO, son objectif n'était pas de détruire l'establishment,
00:05:12mais de le rendre plus lucide, plus ouvert et moins prisonnier de ses certitudes.
00:05:17Edgar Morin refusait la pensée binaire, là où beaucoup de débats opposés, gauche contre droite,
00:05:22Occident contre Orient, progrès contre tradition.
00:05:24Ce grand témoin d'un siècle chahuté cherchait à montrer les contradictions et les liens entre les phénomènes.
00:05:29Cette posture l'a souvent placé en décalage avec ses discours dominants, y compris dans son propre camp.
00:05:35Il le paya à la fin de sa vie à propos du conflit russo-ukrainien,
00:05:39refusant de s'aligner sur la doxa dominante dictée par les néo-conservateurs américains.
00:05:43Il fut écarté du débat.
00:05:45Seule Marianne accepta en 2022 de publier sa tribune que tous les autres journaux,
00:05:50pourtant si pront à le solliciter d'habitude, lui avaient refusé.
00:05:53Edgar Morin reste à tout jamais l'incarnation absolue du libre-penseur à la française
00:05:57et ces mots manqueront cruellement à une époque qui s'égare.
00:06:01Des voitures brûlées, des magasins pillés, des habitations cambriolées, des enfants choqués.
00:06:08Voilà à quoi ressemblaient les célébrations samedi soir à Paris et dans d'autres villes,
00:06:12après la victoire du Paris Saint-Germain.
00:06:15Alors la question qu'on pourrait se poser, c'est que fait la police ?
00:06:18Que fait l'État ? Que font les préfets ? Que fait le gouvernement ?
00:06:21On va poser la question dans un instant au délégué national de l'UNSA Police, Rudy Mana.
00:06:25Et si vous-même, vous avez des questions sur le sujet, si vous avez été victime de ces débordements,
00:06:30comme on dit, n'hésitez pas à témoigner sur Sud Radio 0826 300 300.
00:06:35A tout de suite.
00:06:42Un mort, plus de 270 blessés, dont 57 membres des forces de l'ordre,
00:06:46une policière atteinte de débris d'explosion, un jeune homme poignardé, plus de 890 interpellations.
00:06:53La victoire du Paris Saint-Germain a servi de prétexte à des milliers de supporters,
00:06:56pour ne pas dire de barbares dans certains cas,
00:06:59qui ont semé le chaos dans plusieurs villes, essentiellement à Paris,
00:07:02en pillant des magasins, en mettant le feu aux voitures, aux mobiliers urbains,
00:07:05en attaquant des passants aux mortiers, en tentant de prendre un commissariat d'assaut.
00:07:09Bref, des scènes qui en rappellent d'autres.
00:07:11Des scènes auxquelles on s'attendait, et pourtant, des scènes inévitables.
00:07:14On en parle avec le délégué national de l'UNSA Police, Rudy Mana. Bonjour.
00:07:19Bonjour.
00:07:19Bonjour Rudy Mana. Merci d'être en direct sur Sud Radio aujourd'hui.
00:07:23J'entendais ce matin le ministre de l'Intérieur sur le service public,
00:07:26qui disait, en gros, il se prenait pour Lionel Jospin,
00:07:28« L'État ne peut pas tout », considérant que le ministre de l'Intérieur
00:07:33avait pris les dispositions les plus essentielles,
00:07:35et qu'on avait l'air de comprendre que si ça n'avait pas été ça, ça aurait été pire.
00:07:41Autrement dit, qu'on avait limité la casse.
00:07:42Pour autant, le journaliste qui l'interrogeait disait,
00:07:46« Mais il y a quand même eu des débordements
00:07:49et des situations inacceptables sur le périphérique. »
00:07:52Est-ce que ça veut dire que la police est dépassée,
00:07:54ou est-ce que ça veut dire que le ministre de l'Intérieur
00:07:56ne prend pas les décisions courageuses pour empêcher ça ?
00:07:59Je crois qu'on est de votre réponse, que dit Madame.
00:08:01Voilà. Alors, est-ce que... Allez, soyez gentils.
00:08:03Est-ce que tout est la faute de la police ?
00:08:06Bien sûr que non. Vous imaginez.
00:08:08Vous savez, moi, ce que je n'ai pas apprécié,
00:08:10c'est qu'il y a des gens qui ont dit que la police n'avait pas été réactive.
00:08:14Si la police n'a pas été réactive en faisant 890 interpellations,
00:08:18franchement, je n'y comprends plus rien.
00:08:19Il y avait quand même un dispositif, il y avait 8000 policiers.
00:08:22Et 8000 policiers, pour se souvenir ce que c'est,
00:08:25c'était lors des Gilets jaunes, le 8 décembre,
00:08:27la fameuse deuxième journée des Gilets jaunes,
00:08:29il y avait le même dispositif.
00:08:31Donc, mettre plus de policiers, je vous dis la vérité,
00:08:33ça n'aurait pas servi à grand-chose.
00:08:35La vraie difficulté qu'on a aujourd'hui,
00:08:36et ça, c'est les témoignages de tous les copains
00:08:38que j'ai eus sur le terrain samedi soir,
00:08:40ils m'ont dit déjà que c'était beaucoup plus violent qu'il y a un an,
00:08:43lorsqu'il y a eu la première Ligue des Champions de Paris Saint-Germain.
00:08:45La deuxième chose, ils sont arrivés beaucoup plus nombreux,
00:08:48ça, c'est une réalité absolue,
00:08:50et des jeunes de plus en plus jeunes.
00:08:52Et puis, ils sont arrivés, ils balançaient tout le temps
00:08:55des mortiers d'artifice.
00:08:56Il y a eu une recrudescence de...
00:08:57On le voyait dans les vénages.
00:09:01On se serait cru le 14 juillet, vraiment.
00:09:03C'est ça.
00:09:03Les collègues ont été extrêmement surpris par ça,
00:09:05ils ont dit, mais vraiment, il y en avait partout,
00:09:07ils nous jetaient sans arrêt des mortiers d'artifice plein de tronches.
00:09:10Donc, vous savez, si on avait été 15 000,
00:09:12Périco, je vous dis la vérité,
00:09:13on aurait fait davantage d'interpolations,
00:09:15on aurait mis davantage de mecs en garde à but,
00:09:19mais derrière, la justice aurait été dépassée,
00:09:22puisqu'on ne peut pas juger tout le monde dans les trois jours,
00:09:24et on aurait été dans la même difficulté.
00:09:27Ce qu'il faut retenir aujourd'hui,
00:09:29c'est qu'on a des milliers de jeunes, effectivement,
00:09:31qui sont arrivés à Paris,
00:09:32certainement pas des supporters de Paris Saint-Germain,
00:09:35certainement ils n'ont même pas vu le match,
00:09:36ils étaient là par opportunisme,
00:09:38pour casser, dégrader,
00:09:40et s'en prendre aux flics,
00:09:41parce qu'ils ont une haine viscérale de la France,
00:09:43et les policiers qui étaient sur le terrain et les gendarmes
00:09:47représentent cet État français,
00:09:48et rien que pour ça,
00:09:49ils avaient envie de se faire du flic,
00:09:50c'est en tout cas ce qu'ont ressenti
00:09:52tous les collègues qui étaient sur le terrain samedi soir.
00:09:54Dans ces circonstances,
00:09:55les policiers représentent la République,
00:09:57la démocratie et la France,
00:09:58je vous le dis tout à fait correctement,
00:09:59je lui dis Manat,
00:10:00on sent le pouvoir politique déborder,
00:10:03alors le ministre de l'Intérieur essaie d'expliquer
00:10:05que, bon, on a quand même fait l'essentiel,
00:10:07sinon ça aurait été pire, ça je le répète,
00:10:09vous avez quelques élus,
00:10:12quelques responsables sportifs,
00:10:13quelques supporters qui vous disent
00:10:14« Allez, c'est la fête,
00:10:15on ne va pas gâcher la fête,
00:10:18c'est normal qu'il y ait des expressions de joie,
00:10:19et comme on est dans une époque
00:10:20où il y a de la souffrance,
00:10:22il y a de la crainte,
00:10:23il y a le détroit dormus,
00:10:24il y a l'Ukraine,
00:10:25c'est normal qu'on casse tout,
00:10:25qu'on brûle les poubelles parisiennes,
00:10:27on voit bien le rapport de cause à effet,
00:10:29et que donc soyons un peu indulgents,
00:10:31et pourvu que le ministre de l'Intérieur
00:10:32ne soit pas trop sévère.
00:10:33N'empêche qu'on demandait ce matin
00:10:36au ministre de l'Intérieur,
00:10:37mais dans d'autres pays,
00:10:39à circonstances comparées,
00:10:40y compris dans des défaites,
00:10:42mais il y a d'émotions,
00:10:44quelquefois il y a une bronca,
00:10:45la rigueur,
00:10:45une clameur,
00:10:47de mécontentement,
00:10:47de tristesse ou de joie,
00:10:48mais ça ne se passe pas
00:10:49dans la destruction du matériel public.
00:10:52Pourquoi la France se donne-t-elle,
00:10:55s'offre-t-elle le luxe
00:10:56de tolérer et de supporter
00:10:57ce genre de situation, Rudy Mana ?
00:11:00Vous savez, Perry Collegaz,
00:11:03on est depuis 40 ans,
00:11:04c'est un cheminement qui se fait
00:11:05depuis 45 ans.
00:11:06Aujourd'hui, on a été tout le temps
00:11:08dans la politique de l'excuse,
00:11:09et effectivement,
00:11:10on arrive comme samedi soir
00:11:13à voir des dizaines de milliers
00:11:16de personnes venir,
00:11:17des dizaines de milliers de jeunes
00:11:18pour s'en prendre physiquement
00:11:19aux biens publics et aux collègues.
00:11:22On est arrivé à une déchance
00:11:24de la société,
00:11:24ça c'est une certitude absolue,
00:11:26et face à ça,
00:11:27on met les policiers,
00:11:27les gendarmes,
00:11:28et on leur demande presque
00:11:29de résoudre tous les mots
00:11:31M-A-U-X de la société.
00:11:32Mais en fait,
00:11:33ce n'est pas possible tout ça.
00:11:34Puis vous savez,
00:11:34ce qui m'a choqué
00:11:35dans ce que m'ont dit
00:11:36tous les copains
00:11:37qui étaient sur le terrain,
00:11:38ils ont vu des gamins
00:11:38de 12 ans, 13 ans
00:11:40sur la voie publique.
00:11:41Mais que font les parents ?
00:11:42Mais ils sont où ces parents-là ?
00:11:44Ce n'est pas possible
00:11:45de voir des gamins comme ça
00:11:46jeter des mortiers d'artifice
00:11:48sur les policiers,
00:11:49et j'en terminerai là-dessus.
00:11:51Vous savez,
00:11:51quand vous avez un gamin
00:11:52de 12 ans ou de 13 ans
00:11:53face à vous,
00:11:53vous ne pouvez pas intervenir
00:11:54de la même manière
00:11:55que quand vous avez un homme
00:11:56face à vous,
00:11:57donc souvent,
00:11:58on arrive à les choper,
00:11:59mais à quoi ça sert
00:12:01de les interpeller ?
00:12:02À quoi ça sert
00:12:03de les présenter
00:12:03à la justice ?
00:12:04Puisque de toute façon,
00:12:05ils auront l'excuse
00:12:06de la minorité
00:12:07ou des moins de 13 ans,
00:12:08ils ne peuvent pas
00:12:09être poursuivis.
00:12:09Donc on s'est retrouvés
00:12:10beaucoup face à ce genre
00:12:11d'individus,
00:12:12et je vous assure
00:12:13que quand on est flics
00:12:14dans des situations
00:12:15comme ça,
00:12:16c'est très difficile à gérer,
00:12:17et puis aussi
00:12:18la doctrine du bain de sel
00:12:19de l'ordre en France.
00:12:20Vous savez que la doctrine
00:12:21dit qu'on ne peut pas
00:12:22aller à l'affrontement physique,
00:12:24et que dans un premier temps,
00:12:25on doit essayer
00:12:26de disperser
00:12:27avec les gaz lacrymogènes,
00:12:29et qu'on est là
00:12:30pour maintenir l'ordre.
00:12:32Mais samedi soir,
00:12:33on avait une difficulté
00:12:34de rétablir l'ordre.
00:12:35Que font les policiers
00:12:36pour rétablir l'ordre
00:12:37s'ils n'ont pas les moyens
00:12:38légaux de le faire ?
00:12:39Prédibana,
00:12:40ici c'est la radio
00:12:41du Parlons Vrai,
00:12:42et je sais que vous
00:12:42ne mâchez pas vos mots,
00:12:43je vais vous poser la question
00:12:44de façon très directe.
00:12:46De deux fausses lunes,
00:12:47vous allez me dire
00:12:48laquelle des désoptions
00:12:49vous préférez.
00:12:50Soit nous ne disposons
00:12:51plus des moyens
00:12:52entre guillemets militaires,
00:12:53policiers, physiques,
00:12:54certains experts l'ont dit,
00:12:56s'il y avait une insurrection
00:12:57massive,
00:12:58genre ce qui s'est passé
00:12:59en juin 2024,
00:13:03amplifié, coordonné
00:13:04par des gens
00:13:05qui mettraient un réseau,
00:13:07nous serions en difficulté,
00:13:08y compris au niveau
00:13:09de l'armement.
00:13:10Option 1,
00:13:10donc,
00:13:11comme on n'a pas
00:13:12les moyens de faire face,
00:13:12on est obligé
00:13:13de jongler avec la réalité
00:13:14et de faire le dos rond
00:13:15en esquivant les coups
00:13:16les plus pires.
00:13:17Deuxième option
00:13:18que je vous propose,
00:13:19le gouvernement a décidé
00:13:20pour des raisons
00:13:21idéologiques et politiques
00:13:22de s'incliner,
00:13:23c'est-à-dire qu'on baisse
00:13:25les bras,
00:13:25c'est de la résignation,
00:13:27on n'ira pas à la confrontation
00:13:28parce qu'on a tellement peur
00:13:29de ce qui pourrait se passer,
00:13:30donc on préfère sacrifier
00:13:32l'ordre républicain,
00:13:32l'image de la France,
00:13:34parce qu'on a une tranche
00:13:35catastrophique,
00:13:36au risque d'avoir,
00:13:37eh bien,
00:13:37un conflit
00:13:39avec des jeunes.
00:13:40Laquelle des deux options,
00:13:41à votre avis,
00:13:42est la plus conforme
00:13:44à la réalité ?
00:13:44À moins que vous me disez
00:13:45que c'est un peu les deux.
00:13:47Vous savez,
00:13:48oui,
00:13:49c'est beaucoup la première
00:13:50parce qu'on a tellement
00:13:51reculé
00:13:52depuis 50 ans
00:13:53et aujourd'hui,
00:13:55il lui fallut dire
00:13:56qu'on ne peut pas
00:13:57employer
00:13:57les moyens physiques
00:13:59parce qu'à un moment donné,
00:14:00quand vous avez des jeunes
00:14:01qui viennent pour faire la guerre,
00:14:03il faut répondre aussi
00:14:05avec des moyens
00:14:06et des violences légitimes,
00:14:08je dis bien légitimes,
00:14:09pour essayer de combattre.
00:14:10Sauf que vous savez
00:14:11qu'on a l'opinion publique
00:14:12qui serait favorable à ça.
00:14:13Mais ensuite,
00:14:14dès qu'il sort,
00:14:15dès qu'il sort une vidéo,
00:14:16dès qu'il sort une vidéo
00:14:17d'un policier
00:14:18qui est en train
00:14:18de porter un coup
00:14:19sur un jeune,
00:14:19elle se retourne
00:14:20contre le policier.
00:14:21Vous savez qui c'est
00:14:22qui en prend pas la gueule ?
00:14:23C'est le policier
00:14:23qui était sur le terrain,
00:14:24qui a pris des risques,
00:14:25qui a travaillé
00:14:26avec courage et détermination.
00:14:28Et ça,
00:14:28dans la tête des collègues policiers,
00:14:29je vous assure
00:14:30que c'est une réalité absolue.
00:14:32Je vous rappelais tout à l'heure
00:14:33les événements
00:14:34des Gilets jaunes.
00:14:34On se rappelle aussi
00:14:35des événements de 2023
00:14:36où je ne sais
00:14:37combien de policiers,
00:14:39alors que c'était
00:14:39la quasi-guerre civile
00:14:40en France,
00:14:41je ne sais combien de policiers
00:14:42sont mis en examen
00:14:43aujourd'hui
00:14:43pour des violences
00:14:44alors que littéralement,
00:14:46ils ont quasiment sauvé
00:14:47le pays
00:14:47à ce moment-là.
00:14:48Donc on se retrouve
00:14:49devant cette difficulté,
00:14:51et cette difficulté
00:14:53est dans la tête
00:14:53de tous les flics de France.
00:14:54De tous les flics de France.
00:14:56Donc on doit agir
00:14:57du mieux que nous pouvons.
00:14:58Effectivement,
00:14:59on manque un petit peu
00:15:00d'armement,
00:15:01on est en retard.
00:15:02Il aurait fallu peut-être
00:15:03employer davantage
00:15:05de canons à eau
00:15:06pour disperser
00:15:06ces individus.
00:15:07On aurait dû en placer
00:15:08un petit peu plus
00:15:09dans la capitale
00:15:09parce que franchement,
00:15:11ça refroidit
00:15:11au sens propre
00:15:12et au sens figuré
00:15:13du terme.
00:15:14Mais effectivement,
00:15:15puis après,
00:15:16ça fait 50 ans
00:15:17qu'on recule.
00:15:17Donc aujourd'hui,
00:15:18on ne peut pas demander
00:15:19de tout rétablir
00:15:20du jour au lendemain.
00:15:20C'est impossible
00:15:21parce que pour rétablir
00:15:22la situation,
00:15:24il faudrait qu'on soit
00:15:24beaucoup plus durs
00:15:25face à eux.
00:15:26Alors là,
00:15:26on a affaire à des jeunes
00:15:27qui ne supportent plus
00:15:28ce pays,
00:15:28qui n'aiment plus ce pays,
00:15:29ils le démontrent
00:15:30à chaque rassemblement.
00:15:31On doit faire face à ça.
00:15:32Les policiers le font
00:15:33avec courage
00:15:34et les gendarmes aussi
00:15:34avec courage
00:15:35et détermination.
00:15:36Mais je vous assure
00:15:36que parfois,
00:15:37ça pèse.
00:15:37Rudy Mana,
00:15:38ça veut dire
00:15:38que l'école
00:15:39ne fait plus son boulot.
00:15:40Pour autant,
00:15:41pour autant,
00:15:42Rudy Mana,
00:15:42est-ce que l'appareil
00:15:44législatif aujourd'hui
00:15:45en vigueur
00:15:46permet de prendre
00:15:46efficacement
00:15:47et courageusement
00:15:48toutes les mesures
00:15:49nécessaires
00:15:49ou est-ce qu'on pourrait
00:15:51renforcer cet appareil
00:15:52législatif
00:15:52par des dispositions
00:15:53sans parler
00:15:54de mesures d'exception
00:15:55qui permettraient
00:15:56le cas échéant
00:15:56de rétablir l'ordre
00:15:57de façon définitive.
00:16:00À un moment donné,
00:16:00il faut faire un choix
00:16:01entre soi-disant
00:16:02la liberté d'expression
00:16:03et l'ordre républicain.
00:16:05Vous savez,
00:16:06pour les mineurs,
00:16:07on avait l'ordonnance
00:16:07de 1945
00:16:08qui a été revue
00:16:09par Dupont-Mauritien
00:16:10en 2021
00:16:11et franchement,
00:16:11il n'y a rien de fait.
00:16:12C'est ridicule,
00:16:13c'est rien de plus
00:16:14que 1945.
00:16:15Donc aujourd'hui,
00:16:16on essaie d'employer
00:16:17un médicament
00:16:18pour ces mineurs,
00:16:19un médicament
00:16:20qu'on a créé en 1945
00:16:21et on essaie
00:16:22d'utiliser ce médicament
00:16:24en espérant
00:16:24qu'il va nous guérir
00:16:25pour des mineurs de 2026.
00:16:26Mais on est complètement
00:16:27à côté de la plaque.
00:16:28Là, il faut tout revoir
00:16:29de la cave au chrony.
00:16:30C'est plus possible
00:16:31de voir ça.
00:16:33Et les juges
00:16:34doivent travailler
00:16:34avec ces moyens législatifs-là.
00:16:36C'est ça aussi
00:16:37qu'il faut bien comprendre.
00:16:38Et quand vous travaillez
00:16:39avec des moyens législatifs
00:16:40qui ne sont plus adaptés
00:16:42à la délinquance
00:16:44actuelle,
00:16:44à la voyoucratie actuelle
00:16:45où on a de plus en plus
00:16:47de mineurs
00:16:47qui sont là
00:16:48dans ces rassemblements,
00:16:50c'est très compliqué
00:16:51de lutter efficacement
00:16:52contre ça.
00:16:53Alors déjà,
00:16:53il faudrait vraiment
00:16:54revoir,
00:16:55comme je vous disais,
00:16:56de la cave au chrony,
00:16:57parce que c'est plus possible
00:16:58d'avoir des outils législatifs
00:17:00comme ceux-là.
00:17:01Et puis,
00:17:02j'en terminerai là-dessus,
00:17:04la simplification
00:17:04de la procédure judiciaire.
00:17:06On est aujourd'hui,
00:17:06les enquêteurs de police
00:17:07n'en peuvent plus.
00:17:08Ils n'en peuvent plus,
00:17:10d'ailleurs,
00:17:10ils s'en vont tous
00:17:11du judiciaire
00:17:12parce que la procédure
00:17:13est d'une complexité
00:17:14absolue.
00:17:15Et franchement,
00:17:16ça n'attire pas les jeunes
00:17:17pour faire du judiciaire
00:17:18aujourd'hui en police.
00:17:20Rudy Mana,
00:17:20on pourrait demander
00:17:21aux autorités sportives,
00:17:22on peut considérer
00:17:23qu'elles font déjà
00:17:24ce qu'elles peuvent,
00:17:25elles n'ont pas
00:17:25le dernier mot.
00:17:26On ne va pas en arriver
00:17:27jusqu'à cesser
00:17:29certaines prestations sportives
00:17:31sous prétexte
00:17:32que ça engendre
00:17:33des ordres publics.
00:17:34est-ce que pour autant
00:17:37il ne faut pas constater
00:17:38que le sport
00:17:39n'est plus qu'un prétexte
00:17:40et quel que soit le motif,
00:17:42il y a une population
00:17:42de Jean-Pierre Chevènement
00:17:45parlait de sauvageons
00:17:46qui sont prêts
00:17:47à commettre des barbaries.
00:17:48Moi, j'appelle ça
00:17:49des barbaries
00:17:49parce qu'on a échappé
00:17:50à quelques étastrophes
00:17:51et j'ai vu l'état des rues.
00:17:53Est-ce qu'on est confronté
00:17:54à une population
00:17:55qui est là pour casser
00:17:56systématiquement
00:17:57et qui saisira
00:17:58n'importe quelle circonstance,
00:18:00prétexte ou manifestation
00:18:01pour venir faire
00:18:03des actes
00:18:04qui sont abominables ?
00:18:06Je suis complètement
00:18:07d'accord avec vous.
00:18:08Effectivement,
00:18:09on a des...
00:18:10Moi, j'appelle ça
00:18:10des ordres barbares.
00:18:11En fait,
00:18:12ils se déplacent
00:18:13par groupe de celles
00:18:13qui sont...
00:18:15Ça y ressemble,
00:18:16mais vous savez,
00:18:16quand vous les avez...
00:18:17Parce que moi,
00:18:17j'entends les gens
00:18:18qui disent
00:18:18il ne faut pas employer
00:18:19ce terme.
00:18:19Sauf que quand vous
00:18:20les voyez arriver
00:18:21face à vous,
00:18:22déterminés,
00:18:23qui ont une haine viscérale,
00:18:24ça se voit dans leurs yeux
00:18:25et qui veulent se faire un flic,
00:18:27pardonne d'employer
00:18:28le terme qui nous vient
00:18:28le plus à l'esprit
00:18:29quand on est policier,
00:18:30ce sont des ordres barbares.
00:18:32Donc, effectivement,
00:18:32ils viennent,
00:18:33comme je vous l'ai dit
00:18:34en tout début
00:18:35d'entretien avec vous
00:18:36par opportunisme,
00:18:37ils se disent
00:18:38que quoi qu'il arrive,
00:18:39quoi que l'on fête,
00:18:41s'ils peuvent se faire
00:18:41un magasin,
00:18:42s'ils peuvent piller
00:18:43un magasin,
00:18:43s'ils peuvent se faire
00:18:44un flic,
00:18:44ils vont profiter
00:18:45de l'occasion
00:18:46parce qu'il va y avoir
00:18:46beaucoup de monde
00:18:47pour se faire ça.
00:18:48C'est ça la vraie difficulté.
00:18:50Alors, bien sûr,
00:18:50il y a de l'éducation,
00:18:51bien sûr,
00:18:52il y a aussi
00:18:52le rôle des parents,
00:18:53bien sûr,
00:18:54il y a une sanction pénale
00:18:55qui doit être
00:18:55beaucoup plus adaptée
00:18:56et bien sûr,
00:18:57donner les moyens
00:18:58supplémentaires
00:18:59aux policiers,
00:18:59aux gendarmes
00:19:00pour lutter avec plus
00:19:01d'efficacité
00:19:01contre ces gens-là.
00:19:02Je peux vous dire
00:19:03que la garde civile
00:19:04ou l'ICAR à Bignéry,
00:19:06ça ne se produit pas deux fois.
00:19:07Il y a des scènes
00:19:07qu'on voit en France,
00:19:09je leur parle
00:19:10parce que j'en connais
00:19:11qu'ils me disent
00:19:11que ça se produit une fois,
00:19:13ça ne se produit pas deux fois
00:19:14parce que rien que
00:19:14la réponse policière
00:19:15et la réponse politique
00:19:16dit soit de les autres
00:19:17de recommencer
00:19:18ce genre de comportement.
00:19:20Bon, vous avez bon espoir
00:19:21quand même
00:19:22que le gouvernement,
00:19:23là,
00:19:24avec ce qui s'est passé,
00:19:25ça sera systématique.
00:19:26Il faut bien à un moment donné
00:19:27arrêter l'hémorragie.
00:19:29Complètement,
00:19:29ça va être systématique.
00:19:30Vous savez,
00:19:31si je n'avais pas espoir,
00:19:32je ne continuerai pas
00:19:33à être policier
00:19:34et je ferai autre chose.
00:19:35On est à risque.
00:19:36Ça fait 31 ans
00:19:37que je suis dit
00:19:37que j'ai vu tellement de choses
00:19:38passer depuis 31 ans.
00:19:39J'imagine.
00:19:40Donc, Dieu mergue,
00:19:41il faut avoir l'espoir.
00:19:42Il faut avoir l'espoir
00:19:43en ce pays
00:19:43et il faut avoir espoir
00:19:45aux policiers,
00:19:45aux gendarmes,
00:19:46à tous ces gens
00:19:48qui travaillent
00:19:48dans la sécurité
00:19:49parce que je vous assure
00:19:50qu'eux,
00:19:50ils font le job
00:19:51avec le maximum
00:19:52de détermination,
00:19:53de courage et de passion.
00:19:55Il faut qu'on croit
00:19:55en ces policiers-là
00:19:56et ces gendarmes-là
00:19:57pour essayer
00:19:57de rétablir la situation.
00:19:58Mais sans nos élus politiques,
00:20:00sans nos gouvernants,
00:20:02évidemment qu'on ne pourra
00:20:03pas y arriver.
00:20:03La République tient aussi
00:20:04grâce à sa police,
00:20:05cher Udimana.
00:20:06Merci d'avoir été en direct
00:20:07sur Sud Radio.
00:20:08Je vous dis à très bientôt.
00:20:09Bonne journée.
00:20:09Un député doit-il
00:20:11montrer l'exemple,
00:20:12Péricault ?
00:20:13Alors, un député
00:20:14doit montrer l'exemple
00:20:15de la joie,
00:20:16du bonheur.
00:20:17Alors, est-ce qu'il y a
00:20:18une ligne rouge
00:20:19qu'il ne faut pas franchir ?
00:20:20Quand on a l'opportunité
00:20:21de monter et de sauter
00:20:22sur une voiture,
00:20:23je veux dire,
00:20:23pourquoi s'en priver ?
00:20:24Alors, je voudrais
00:20:25vous parler d'autre chose.
00:20:25Ah bon ?
00:20:26Oui, c'est le moment
00:20:27de jouer avec Sud Radio
00:20:28pour gagner votre station
00:20:29météo connectée
00:20:30de la Cross Technology,
00:20:31le leader français
00:20:32des données météo.
00:20:33Ce tout récent modèle
00:20:34de la Cross Technology
00:20:35reçoit les données météo
00:20:36en Wi-Fi
00:20:36et se met à jour en continu.
00:20:38Grâce à lui,
00:20:39soyez informés
00:20:40des prévisions météo,
00:20:41des indices UV
00:20:41et des probabilités
00:20:43de pluie
00:20:43de votre région
00:20:44sur 5 jours.
00:20:45Envoyez dès maintenant
00:20:46Sud au 728 par SMS
00:20:48pour vous inscrire
00:20:49au tirage au sort
00:20:50et vous gagnerez peut-être
00:20:51votre station météo connectée
00:20:53SW404
00:20:53de la Cross Technology
00:20:54d'une valeur de 100 euros.
00:20:56Bonne chance
00:20:57à tous nos auditrices
00:20:58et auditeurs.
00:20:58C'était épique.
00:20:59Le propos était épique.
00:21:01Non, c'est pas mon humeur.
00:21:01Mais c'était sans transition.
00:21:02C'était pas mon humeur.
00:21:03C'était un jeu
00:21:04auquel on vous invite
00:21:05évidemment à participer.
00:21:05On en reparlera dans l'émission.
00:21:07Merci Perico.
00:21:07A tout de suite pour les perles.
00:21:10Sud Radio,
00:21:11la France dans tous ses états,
00:21:13les perles du jour.
00:21:15Un député ne devrait pas faire ça.
00:21:17C'est sans doute
00:21:17ce que tout le monde
00:21:17s'est dit en voyant l'image
00:21:18que vous allez nous décrire Perico.
00:21:20Oui, c'est le député
00:21:21des Yvelines,
00:21:22Carlolive.
00:21:22Alors je rappelle quand même
00:21:23que le Paris Saint-Germain,
00:21:25on entend toujours parler de Paris
00:21:26et pas de Saint-Germain-en-Laye
00:21:27qui est la deuxième moitié.
00:21:28Bon, non,
00:21:28et Carlolive est député des EOLU.
00:21:30Il était dans un état d'euphorie.
00:21:32Il est monté sur une voiture.
00:21:34Alors c'est la voiture
00:21:34d'un de ses copains.
00:21:35Il avait pris bien
00:21:35précaution de parier.
00:21:37Il n'a pas cassé.
00:21:38Mais voilà.
00:21:38Est-ce qu'il avait un peu abusé
00:21:40du noyau de Poissy ?
00:21:41Vous savez, c'est la liqueur locale.
00:21:42Je ne sais pas.
00:21:43Toujours est-il
00:21:43qu'il a fait sans méracule pas.
00:21:45On entend le député
00:21:46s'excuser de ce comportement.
00:21:49Quelques mots
00:21:49sur la polémique
00:21:50qui circule depuis ce matin.
00:21:52Alors oui,
00:21:53samedi soir,
00:21:53dans l'euphorie
00:21:54de la victoire historique
00:21:55du Paris Saint-Germain,
00:21:56je suis monté
00:21:57quelques secondes
00:21:58sur le capot
00:21:59de la voiture
00:21:59d'un ami,
00:22:00Pascal.
00:22:02Était-ce la meilleure image
00:22:03à donner
00:22:04lorsque l'on est élu ?
00:22:05Probablement pas.
00:22:07Voilà.
00:22:08Probablement pas.
00:22:09Quand on voit l'image
00:22:10et qu'on ne sait pas
00:22:11que c'est l'un de ses amis,
00:22:11c'est quand même très surprenant
00:22:12de voir un député...
00:22:13Je suis maude,
00:22:14je sais que vous êtes
00:22:15une légaliste.
00:22:16Vous tenez
00:22:17à l'image
00:22:18de nos institutions.
00:22:20Voilà.
00:22:20Alors,
00:22:20vu les autres scènes
00:22:21qu'on a vues,
00:22:22ce n'était pas la plus grave.
00:22:23Oui, c'est sûr.
00:22:24Effectivement,
00:22:25il l'a fait de façon,
00:22:26j'allais dire,
00:22:27propre,
00:22:27sans qu'il y ait de dégâts.
00:22:28Est-ce qu'un député
00:22:29a le droit de se livrer
00:22:30comme ça,
00:22:30à un moment donné,
00:22:31une forme d'euphorie ?
00:22:33Allez,
00:22:33on va lui mettre
00:22:34un petit blâme.
00:22:35Un mauvais point.
00:22:36Un petit blâme.
00:22:36Mais bon,
00:22:37je ne sais pas
00:22:37ce qu'il y a de pire.
00:22:38Et puis bon,
00:22:38Karl-Oliv,
00:22:38on se doute
00:22:39qu'il n'y aura pas
00:22:39de sa part de dérive.
00:22:40C'est quand même
00:22:41quelqu'un qui défend
00:22:41plutôt l'ordre républicain
00:22:42aux autres.
00:22:44Les célébrations
00:22:45qui se sont transformées
00:22:46en émeutes
00:22:47nous ont aussi permis
00:22:47d'entendre
00:22:48le meilleur des slogans
00:22:49et des cris de joie
00:22:50avec des retenues
00:22:52disons contrastées.
00:23:00Alors,
00:23:00j'ai cru que c'était
00:23:01des images d'archives
00:23:02ou d'autres pays
00:23:03où on fait l'éloge
00:23:05de l'ancien chef d'Al-Qaïda.
00:23:08Effectivement,
00:23:08on voit cette scène
00:23:10où quelqu'un
00:23:10avec le masque de Ben Laden,
00:23:12assez bien connu,
00:23:12qui est en vente libre d'ailleurs.
00:23:13Alors,
00:23:14c'est en vente libre
00:23:14pour s'en moquer,
00:23:15mais à ce moment-là,
00:23:15pourquoi on ne vend pas aussi
00:23:16le masque d'Hitler
00:23:17pour s'en vanter ?
00:23:18Ce n'est pas la première fois
00:23:19que ça arrive.
00:23:19Il y a eu plusieurs cas,
00:23:21notamment en 2012
00:23:22avec un supporter du PSG
00:23:23qui avait mis l'effigie
00:23:24de Ben Laden sur son maillot
00:23:25qui avait été condamné
00:23:26à 600 euros d'amende.
00:23:28Un autre,
00:23:28dans une autre circonstance,
00:23:29même chose,
00:23:30dans une manifestation sportive
00:23:32qui avait fait
00:23:33une forme d'éloge
00:23:34de Ben Laden,
00:23:34avait eu de la prison
00:23:36avec sursis.
00:23:37Donc,
00:23:39utiliser le masque
00:23:40de Ben Laden
00:23:40aujourd'hui,
00:23:41hier soir,
00:23:42aujourd'hui,
00:23:42vu ce qu'il représente
00:23:43et surtout en criant
00:23:44Ben Laden,
00:23:44Ben Laden,
00:23:45c'est faire de cet homme
00:23:45qui est un monstre
00:23:47au même titre
00:23:47que les grands tyrans,
00:23:48que les grands criminels
00:23:49de l'humanité,
00:23:50c'est d'en faire un modèle
00:23:51pour la jeunesse,
00:23:52c'est d'en faire un modèle
00:23:53de revendication
00:23:54comme s'il l'incarnait,
00:23:55un peu comme le Che Guevara.
00:23:57Si le nouveau Che Guevara,
00:23:59qui n'était pas instain
00:23:59non plus,
00:24:01c'est Ben Laden,
00:24:01on a beaucoup,
00:24:02beaucoup d'inquiétude
00:24:02à se faire,
00:24:03surtout quand c'est
00:24:03dans la jeunesse.
00:24:05J'espère,
00:24:06j'espère que la personne
00:24:07qui a revêtu ce masque
00:24:09aura peut-être
00:24:10des comptes à rendre
00:24:10à la justice
00:24:11si le ministre de l'Intérieur
00:24:13fait son travail correctement.
00:24:16Pendant que certains s'amusent,
00:24:18les droits des travailleurs
00:24:19reculent en France
00:24:20qui enregistre
00:24:20son plus mauvais classement
00:24:22selon la Confédération
00:24:23Syndicale Internationale.
00:24:24Oui, dans l'Hexagone,
00:24:26le déclin des droits
00:24:27est caractérisé
00:24:28par une répression
00:24:28des militants syndicaux
00:24:29et des restrictions
00:24:30imposées aux manifestations.
00:24:31Constate l'organisation,
00:24:32c'est le CSI.
00:24:34Bon, moi je veux bien,
00:24:35non mais je ne conteste pas.
00:24:37Les travailleurs voient
00:24:37l'endroit reculer dans le monde.
00:24:39Alerte le lundi 1er juin
00:24:40à la Confédération Syndicale CSI.
00:24:42Les grandes démocraties
00:24:42comme les Etats-Unis
00:24:43ou la France
00:24:43ne sont pas épargnées
00:24:44par ces répressions.
00:24:46Signe que la crise
00:24:47est devenue systémique,
00:24:47s'alarme l'organisation
00:24:48dans la 13ème édition
00:24:50de son lundi CSI
00:24:51des droits dans le monde.
00:24:53L'édition de 2026
00:24:55révèle que la crise
00:24:56des droits de travailleurs
00:24:57ne se limite pas
00:24:58à quelques cas marginaux.
00:24:59Elle est désormais
00:24:59au cœur même des démocraties.
00:25:01A commenté Luc Triang,
00:25:03secrétaire général de la CSI,
00:25:05il dénonce ainsi
00:25:05une attaque coordonnée
00:25:06contre la démocratie,
00:25:07un coup d'état des milliardaires
00:25:08soutenu par les dirigeants politiques.
00:25:10Les travailleurs
00:25:10sont dépouillés de leurs droits
00:25:12et réduits au silence
00:25:12et les économistes
00:25:13sont manipulés
00:25:14au profit d'une poignée de puissances.
00:25:15Ça, ça peut être vrai.
00:25:16Et alors il explique également
00:25:17que depuis que les partis
00:25:19dits d'extrême droite
00:25:20prennent de l'ampleur
00:25:21au niveau électoral,
00:25:22eh bien les droits
00:25:23du syndicalisme reculent
00:25:24et que le syndicalisme recule.
00:25:25Je ne pense pas
00:25:26qu'on ait attendu
00:25:27tous ces phénomènes.
00:25:27La syndication moyenne
00:25:29en France est de 7,1.
00:25:30Ça veut dire
00:25:31que c'est plutôt les syndicats
00:25:32qui n'ont pas donné d'eux
00:25:32une image de défenseur
00:25:33de la classe ouvrière
00:25:34et que certains ont peut-être
00:25:35eu quelquefois
00:25:36des comportements
00:25:37qui ne poussaient pas
00:25:38les salariés
00:25:39à leur faire confiance.
00:25:40Voilà, il faut rétablir.
00:25:41On en fera une émission
00:25:41avec un spécialiste.
00:25:43On inviterait un syndicaliste.
00:25:44Voilà, le CSI
00:25:45est un organisme,
00:25:46j'allais dire
00:25:46plutôt respectable.
00:25:47Mais alors là,
00:25:47cette description,
00:25:48cette analyse
00:25:49me semble profondément contestable.
00:25:50Ne m'appelez plus
00:25:54jamais France.
00:25:56Alors, Maud,
00:25:57c'est encore la voix
00:25:58de Michel Delpech, là.
00:25:59Oh, mais c'est infernal
00:26:00d'être comme ça.
00:26:01C'est pas Michel Delpech
00:26:01qu'on entend.
00:26:02Ah, c'est ça.
00:26:02Ah, c'est son bon vieux Sardou.
00:26:04Bah oui, parce que
00:26:05vous savez pourquoi
00:26:05on l'entend, là ?
00:26:06Pourquoi Julien m'a fait
00:26:07ce bonheur,
00:26:08ce plaisir de me passer
00:26:08le France de Michel Sardou ?
00:26:09Une rumeur, c'est ça ?
00:26:10Une rumeur qui a traîné,
00:26:11qui a fait son chemin
00:26:12même tout le week-end.
00:26:13Michel Sardou
00:26:13a été accusé.
00:26:15Enfin, en tout cas,
00:26:16on a pensé
00:26:17qu'il soutenait
00:26:18soudainement
00:26:18la thèse
00:26:19de Kylian Mbappé
00:26:20qui s'inquiète
00:26:20de voir monter
00:26:21le Rassemblement National.
00:26:22En fait, tout est parti
00:26:23d'une mauvaise titraille.
00:26:24Michel Sardou
00:26:25a été interrogé
00:26:26ce week-end
00:26:26sur le propos
00:26:27de Kylian Mbappé
00:26:28qui s'inquiétait
00:26:29il y a une semaine
00:26:29de voir monter
00:26:30le Rassemblement National
00:26:30et de le voir passer
00:26:31en 2027.
00:26:33Michel Sardou
00:26:34a simplement dit
00:26:35qu'il soutenait
00:26:36le courage
00:26:37de Kylian Mbappé
00:26:38de s'engager
00:26:39dans le débat public
00:26:40parce qu'il dit
00:26:41que Kylian Mbappé
00:26:42est un champion
00:26:42donc qu'il a le droit
00:26:43en tant que citoyen
00:26:44également
00:26:45de partager
00:26:46son avis politique
00:26:47et ses inquiétudes.
00:26:48Sauf que la titraille
00:26:49disait ce week-end
00:26:50que Michel Sardou
00:26:51soutenait
00:26:52le fait que Kylian Mbappé
00:26:53soit contre
00:26:54le Rassemblement National.
00:26:55C'est un peu décousu
00:26:56ce que je vous raconte
00:26:56parce que moi
00:26:57ça m'a tellement saoulée
00:26:58ce week-end
00:26:58que tout le monde reprenne ça
00:26:59y compris les politiques
00:27:01de la France Insoumise
00:27:02qui se sont soudainement
00:27:03dit que Michel Sardou
00:27:04avait rejoint leur camp
00:27:05et adhéré à leur parti.
00:27:06Vous imaginez bien que non ?
00:27:07Il était devenu
00:27:08quelqu'un de bien
00:27:08Michel Sardou.
00:27:09Mais Sardou est un chanteur
00:27:10engagé depuis toujours
00:27:11dans ses chansons
00:27:12dans sa vie
00:27:13il a soutenu des candidats
00:27:14on le voit notamment
00:27:16soutenu
00:27:16on se souvient
00:27:17de son soutien
00:27:18à Nicolas Sarkozy
00:27:19par exemple
00:27:19voilà
00:27:20après en tant que
00:27:21chanteur engagé
00:27:21on comprend
00:27:22et c'est par pure honnêteté
00:27:23intellectuelle de sa part
00:27:24on comprend
00:27:25qu'il soutienne aussi
00:27:26ceux qui publiquement
00:27:27disent ce qu'il pense
00:27:28ont des avis
00:27:29sur la vie politique
00:27:30et voilà.
00:27:31C'est bien ça
00:27:32il défendait la liberté
00:27:33d'expression
00:27:33de façon volontérienne
00:27:34voilà je donnerais ma vie
00:27:36ce que vous pensez
00:27:37mais je donnerais ma vie
00:27:38pour que vous puissiez continuer
00:27:39donc Michel Sardou
00:27:40est un vrai démocrate
00:27:41et c'est un vrai républicain
00:27:42c'est tout à son honneur
00:27:43il n'est peut-être pas d'accord
00:27:44Michel Sardou n'est pas de gauche
00:27:45je pense qu'il n'est plutôt
00:27:46pas d'accord
00:27:47avec ce qu'a dit
00:27:47Karim Mbappé
00:27:49Kylian Mbappé
00:27:50en plus il le dit bien
00:27:50parce qu'il dit
00:27:51Mbappé dit des trucs
00:27:52à propos de sujets
00:27:53sur lesquels on ne l'entend pas
00:27:54on ne l'attend pas
00:27:54c'est bien qu'il ait
00:27:55ses propres idées
00:27:56c'est un champion
00:27:57mais c'est aussi un citoyen
00:27:58qui a le droit de dire
00:27:58je suis pour ça
00:27:59et contre cela
00:28:00c'est tout
00:28:01ça s'appelle
00:28:03remettre l'église
00:28:03au milieu du village
00:28:04et Michel Sardou
00:28:05on l'en félicite
00:28:06et même si je ne chante pas
00:28:08toujours très bien
00:28:09ça va pas non ?
00:28:10c'est dingue
00:28:11qui a volé
00:28:13la banane de Pompidou
00:28:14Perico
00:28:15ce week-end à Metz
00:28:15le centre Pompidou
00:28:16a été le théâtre
00:28:17d'un vol original
00:28:19ben c'est pas moi
00:28:20effectivement
00:28:20il y avait une banane
00:28:21qui était scotchée
00:28:22sur un mur
00:28:22j'ai vu des choses
00:28:23au centre Pompidou
00:28:24un jour j'avais une paire
00:28:25vous étiez pas nés
00:28:26il y avait une paire de tennis
00:28:27qui était accrochée
00:28:28à une punaise
00:28:28sur un tableau
00:28:29une paire de tennis
00:28:30une tennis pourrie
00:28:32il y avait des gens
00:28:32qui étaient là
00:28:33qui s'extasiaient
00:28:33devant la tennis
00:28:34accrochés à son lacet
00:28:35dégueulasse
00:28:37et on était là
00:28:37il y avait des gens
00:28:38qui restaient pendant des heures
00:28:40comme il y a
00:28:40certaines musiques modernes
00:28:41on a l'impression
00:28:42que c'est des gens
00:28:42qui tapent avec des marteaux
00:28:43sur des casseroles
00:28:44on appelle ça
00:28:45la symphonie
00:28:46et là c'est une banane
00:28:46qui a disparu
00:28:47je ne sais pas
00:28:48c'est pas vous
00:28:49oui mais vous riez
00:28:50bizarrement
00:28:51ça serait pas vous
00:28:51de se répéter la banane
00:28:52mais ça ne fait rien
00:28:52parce que ça me fait penser
00:28:53à toutes ces performances
00:28:54artistiques de gens
00:28:55qui se badigeonnent
00:28:56de peinture
00:28:56et qui se roulent par terre
00:28:57et vous avez tout un public
00:28:58qui applaudit
00:28:58j'espère que cette oeuvre d'art
00:29:01a été recommençée
00:29:02avec une crime
00:29:03une banane
00:29:03qui était scotchée au mur
00:29:04c'est tout
00:29:04c'était une oeuvre
00:29:05j'espère qu'on a pris
00:29:06100 ou 200 000 euros
00:29:07contribuables
00:29:08pour honorer l'artiste
00:29:09qui a fait cette banane
00:29:11moi j'ai mis du temps
00:29:11à comprendre ce que ça signifie
00:29:12c'est une telle profondeur
00:29:13vous voyez
00:29:14le problème
00:29:15il ne faut pas glisser dessus
00:29:17alors en Haute-Saône
00:29:18des pompiers
00:29:19ont dû intervenir
00:29:20dans un crématorium
00:29:21pourquoi ?
00:29:22c'est le but
00:29:23c'est de brûler le cercueil
00:29:24c'est pas banal
00:29:25c'était mercredi dernier
00:29:26qu'une crémation
00:29:26était en cours
00:29:27la température
00:29:27de l'un des incinérateurs
00:29:29du crématorium
00:29:29d'Ericourt
00:29:30s'est emballée
00:29:31elle a atteint
00:29:32les 1100 degrés
00:29:33200 degrés
00:29:34de plus qu'en temps normal
00:29:35les sapeurs-pompiers
00:29:36ont donc été mobilisés
00:29:37et devinez
00:29:38ce qui a provoqué
00:29:38cet emballement
00:29:39de l'incinérateur
00:29:40ce serait un flacon
00:29:42de liquide inflammable
00:29:43dans le cercueil
00:29:44de l'alcool
00:29:44ou du parfum
00:29:46c'est donc le moment
00:29:47de rappeler
00:29:47qu'il est interdit
00:29:48de déposer n'importe quoi
00:29:49dans les cercueils
00:29:49notamment les appareils
00:29:50à batterie ou à pile
00:29:51en 2021
00:29:52Péricourt
00:29:53un four
00:29:54avait carrément explosé
00:29:56dans le nord
00:29:56à cause d'une pile
00:29:57au lithium
00:29:57présente dans une prothèse
00:29:59du défunt
00:29:59juste pour vous dire
00:30:00les dégâts que ça peut provoquer
00:30:01alors je vais être précis
00:30:03il m'est arrivé
00:30:04j'espère que j'aurai pas
00:30:05de poursuite judiciaire
00:30:06de mettre
00:30:07des grandes bouteilles de vin
00:30:08la bouteille préférée
00:30:09du mort
00:30:11ou une boîte de cigares
00:30:12avant le crématorium ?
00:30:13non mais dans le cimetière
00:30:14parce qu'il est dans sa tombe
00:30:15vous savez les égyptiens
00:30:16on met dans le sarcophage
00:30:17là d'accord
00:30:18voilà
00:30:19mais le crétin
00:30:20qui en plus
00:30:21ça veut dire que la bouteille
00:30:22va rester 2-3 heures
00:30:23vous voyez ce que je veux dire
00:30:23le temps qu'on ferme le cercueil
00:30:25et qu'on le mette
00:30:25et surtout dans le crématorium
00:30:27voilà
00:30:27mais c'est pas une partie
00:30:28de crème flambée
00:30:29enfin bon
00:30:29j'hallucine
00:30:30je pense qu'il a dû mettre
00:30:31une bouteille d'eau de vie
00:30:32vous voyez
00:30:32un armaniac
00:30:33une prune
00:30:34voilà
00:30:34bon d'accord
00:30:35ça a fait la fête
00:30:36non
00:30:36alors faut pas le faire
00:30:37et si on le fait
00:30:39c'est uniquement parce qu'on a envie
00:30:40que le mort garde
00:30:41avec à côté de lui
00:30:42ces choses
00:30:43on termine avec le traditionnel anniversaire
00:30:45et vous allez devoir deviner
00:30:46un rébut sonore
00:30:47Perico
00:30:48j'espère que vous êtes prêts
00:30:48il s'agit d'une femme politique française
00:30:50premier indice
00:30:51écoutez bien
00:30:52vous allez devoir trouver
00:30:52le mot manquant
00:30:53la place rouge était vide
00:30:57je lui pris son bras
00:30:58et la souris
00:31:00il avait des cheveux blancs
00:31:02mon guide
00:31:04qui est-ce ?
00:31:05j'allais vous dire Natacha
00:31:06non
00:31:06parce que la chanson est russe
00:31:08oui c'est vrai
00:31:10donc c'est pas Nathalie
00:31:11lui il parle de Nathalie
00:31:12ne tergiversons pas
00:31:13il aurait dû dire Natacha
00:31:14donc c'est Nathalie
00:31:15Nathalie
00:31:16Nathalie
00:31:16il ajoute aussi
00:31:17que le café Pouchkine
00:31:18n'existe pas à Moscou
00:31:19il est dans la chanson
00:31:20il n'y a pas de café Pouchkine
00:31:21à Moscou
00:31:22on va juste essayer
00:31:23de trouver le nom de la personne
00:31:24donc Nathalie
00:31:25et maintenant le nom de famille
00:31:28de qui ?
00:31:29de chanteur ?
00:31:29de Nathalie
00:31:30pour sa l'anniversaire
00:31:32qu'est-ce que vous entendez là ?
00:31:33les oiseaux
00:31:34voilà Nathalie l'oiseau
00:31:35c'est pathétique
00:31:36j'avais pas pensé du tout
00:31:38je pensais pas faire ça un jour
00:31:40je le ferai jamais
00:31:41Nathalie l'oiseau
00:31:42depuis l'européenne
00:31:43a 62 ans aujourd'hui
00:31:44voilà joyeux anniversaire
00:31:46elle a 62 ans quand même
00:31:49bon allez on va passer à autre chose
00:31:50parce que là ça devient gênant
00:31:51la préfecture de l'oise
00:31:53a donné son feu vert
00:31:54au groupe Action
00:31:55pour construire un entrepôt géant
00:31:57tout près d'un petit village
00:31:58qui s'en serait bien passé
00:32:00nous allons recevoir
00:32:00le maire de ce village
00:32:02dans un petit instant
00:32:03si vous souhaitez participer
00:32:04à l'émission
00:32:05comme d'habitude
00:32:060826 300 300
00:32:07à tout de suite
00:32:09midi 14h
00:32:10la France dans tous ses états
00:32:11la préfecture de l'oise
00:32:12a donc donné son feu vert
00:32:13au groupe Action
00:32:14pour construire un entrepôt géant
00:32:16tout près d'un village
00:32:17qui malgré la création
00:32:18de 660 emplois
00:32:19a tenté tant bien que mal
00:32:21d'empêcher ce projet
00:32:22il faut dire que les nuisances
00:32:23risquent d'être nombreuses
00:32:24à commencer par la circulation
00:32:26de pas moins de 490 camions par jour
00:32:29des recours vont être déposés
00:32:30on en parle avec le maire
00:32:31du village concerné
00:32:32Philippe Frémont
00:32:33bonjour
00:32:34oui bonjour
00:32:35bonjour Philippe Frémont
00:32:37merci monsieur le maire
00:32:38d'être en direct avec nous
00:32:39sur Sud Radio aujourd'hui
00:32:39vous êtes maire de
00:32:40Lormaison Saint-Crépain-Ybounvillers
00:32:42je pense que c'est une fusion
00:32:43de communes
00:32:44dans le département
00:32:45non non
00:32:47elle s'appelle bien
00:32:49Lormaison Saint-Crépain-Ybounvillers
00:32:51formidable
00:32:52ah non non non
00:32:54non
00:32:54ah non pas du tout
00:32:55non non
00:32:56nous moi je suis le maire
00:32:57de Lormaison
00:32:57et à côté
00:32:58vous avez une commune
00:33:00qui est Saint-Crépain-Ybounvillers
00:33:01et c'est sur cette commune là
00:33:02qu'il y a
00:33:04merci
00:33:05merci pour cette précision
00:33:06voyez donc c'est bien de vérifier
00:33:07donc vous êtes maire de Lormaison
00:33:09je connais Lormaison
00:33:10c'est pour ça que je me dis
00:33:11tiens Lormaison a fusionné
00:33:12comme on voit beaucoup
00:33:13dans les communautés de communes
00:33:14avec
00:33:14non non
00:33:14Saint-Crépain-Ybounvillers
00:33:15est une commune
00:33:17et vous êtes maire de
00:33:17vous êtes maire de Lormaison
00:33:18mais vous êtes évidemment
00:33:19solidaire du maire de
00:33:20Saint-Crépain-Ybounvillers
00:33:21qui se bat contre
00:33:22contre l'installation
00:33:23de ce
00:33:23de ce entrepôt action
00:33:25je rappelle
00:33:25100 000 m2
00:33:26alors ensuite
00:33:27on nous promet des emplois
00:33:28monsieur Caillot
00:33:29le préfet de l'Oise
00:33:32quel est l'argument de l'état
00:33:33pour considérer
00:33:34qu'il était plus important
00:33:35d'installer cet entrepôt
00:33:37que d'écouter
00:33:38les administrés
00:33:38et les élus locaux ?
00:33:42ah bah moi
00:33:42je ne sais pas du tout
00:33:44je n'ai pas du tout
00:33:45de cette information là
00:33:46en tant que telle
00:33:47si vous voulez
00:33:49parce que
00:33:49en fin de compte
00:33:50le préfet
00:33:50a dû donner
00:33:52sa réponse
00:33:53au maire de Saint-Crépain
00:33:55et à la communauté de communes
00:33:57mais pas aux autres villages
00:33:58donc vous
00:33:59pour l'instant
00:33:59vous n'êtes pas
00:34:00ça ne nous a pas été notifié
00:34:02ah bah on sait
00:34:03qu'en fin de compte
00:34:04ça a été accepté
00:34:05par le préfet
00:34:06mais c'est tout
00:34:07il n'y a pas une notification
00:34:09en tant que telle
00:34:10de la préfecture
00:34:11combien de communes
00:34:12sont concernées
00:34:13par cet impact
00:34:14de cet entrepôt
00:34:15de 100 000 m2 ?
00:34:17alors
00:34:17si vous voulez
00:34:18en tant que telle
00:34:19il y a 3 communes
00:34:21il y a donc
00:34:22Saint-Crépain
00:34:22et Louvilliers
00:34:23il y a leur maison
00:34:24parce qu'on est à 600 m
00:34:25à peu près
00:34:26de l'entreprise action
00:34:28et il y aura
00:34:29Villeneuve-les-Sablons
00:34:30et par contre
00:34:31il peut y avoir
00:34:32d'autres communes
00:34:33où il y aura
00:34:34le passage
00:34:34en fin de compte
00:34:35des gros camions
00:34:36on parle de 490 camions
00:34:38c'est ça qui traverserait
00:34:39les villages
00:34:41c'est ça
00:34:44l'entrepôt est installé
00:34:45sur de la terre agricole
00:34:46en partie
00:34:47ou totalement ?
00:34:49ah c'est totalement
00:34:50c'était totalement
00:34:51des parcelles agricoles
00:34:52c'est une surface
00:34:53énorme
00:34:54à un moment
00:34:55où on a besoin
00:34:55de superficie
00:34:56pour nos agriculteurs
00:34:58je ne comprends pas
00:34:59que l'État
00:34:59puisse considérer
00:35:00que c'est une bonne chose
00:35:02que c'est plus utile
00:35:03à la collectivité
00:35:05d'avoir cet entrepôt
00:35:05ensuite on peut discuter
00:35:07sur la finalité
00:35:07d'un entrepôt action
00:35:08mais là
00:35:09que ce soit au détriment
00:35:10de terres agricoles
00:35:11c'est étonnant
00:35:12que la préfecture
00:35:12ait donné son accord
00:35:15vous êtes
00:35:18ça fait plusieurs années
00:35:19en fin de compte
00:35:20que cette zone
00:35:22avait été
00:35:24après autorisée
00:35:25à être en construction
00:35:27si vous voulez
00:35:28donc ça doit dater
00:35:30des années 2016
00:35:31ou 2018
00:35:32je crois
00:35:33oui mais c'est bien ça
00:35:33qui est étonnant
00:35:35surtout que Loise
00:35:35est un département
00:35:36à forte production
00:35:37céréalière
00:35:38qui a besoin de...
00:35:38on voit bien qu'aujourd'hui
00:35:39il y a un déficit
00:35:40de la production agricole
00:35:41par rapport aux importations
00:35:42on est toujours étonné
00:35:43quand on apprend
00:35:43qu'une telle superficie
00:35:44va être dédiée
00:35:46à un entrepôt
00:35:46de grands commerces
00:35:47qu'est-ce que vous redoutez
00:35:48avec l'installation
00:35:50de cet entrepôt action
00:35:51quel serait le fléau
00:35:53le plus grave
00:35:54sur la vie communale
00:35:55sur les vies communales
00:35:57alors dans Loise
00:35:59si vous voulez
00:35:59il y a une partie de Loise
00:36:01qui est surtout
00:36:01le sud de Loise
00:36:02pourquoi ?
00:36:03parce que vous avez
00:36:04beaucoup d'entreprises
00:36:05qui sont en région parisienne
00:36:07qui souhaitent maintenant
00:36:08arriver plutôt
00:36:10dans le sud de Loise
00:36:11parce que
00:36:13le montant
00:36:13en fin de compte
00:36:14de l'achat
00:36:15des parcelles
00:36:16est beaucoup moins cher
00:36:17le foncier est moins cher
00:36:18dans Loise
00:36:18le foncier industriel
00:36:20est moins cher dans Loise
00:36:20oui bien sûr
00:36:22c'est pour ça
00:36:22qu'il y en a de plus en plus
00:36:23tout le sud de Loise
00:36:25il y a de plus en plus
00:36:26d'entreprises
00:36:27voilà ce qui se passe
00:36:28mais c'est un massacre
00:36:29environnemental
00:36:30un entrepôt de 100 000 m2
00:36:31dans une jolie campagne
00:36:32comme leur maison
00:36:34et Saint-Crépin-Moyville-Laire
00:36:36ça fait quand même
00:36:36une énorme verrue
00:36:37dans le paysage
00:36:39ah bah vous savez
00:36:40moi dans les années 2000
00:36:41en fin de compte
00:36:42j'avais proposé
00:36:44j'avais même demandé
00:36:45à des sénateurs
00:36:47et à des députés
00:36:47de se dire
00:36:48il faut pas faire
00:36:48des zones industrielles
00:36:49partout
00:36:50dans toutes les communes
00:36:51il faut plutôt faire
00:36:52une zone industrielle
00:36:53à un seul endroit
00:36:54en tant que tel
00:36:55même si c'est
00:36:56beaucoup plus grand
00:36:56au moins ça évite
00:36:58en fin de compte
00:37:00certaines choses
00:37:01en tant que telles
00:37:01si vous voulez
00:37:02parce que au moins
00:37:02c'est beaucoup plus facile
00:37:03de gérer
00:37:05ce qui ne va pas
00:37:07notamment les voitures
00:37:09qui passent
00:37:09les camions
00:37:10les choses comme ça
00:37:10si vous voulez
00:37:11et j'avais proposé ça
00:37:13mais bon
00:37:13et je trouve que
00:37:14ça aurait été bien
00:37:15en fin de compte
00:37:16qu'on fasse pas
00:37:16des zones industrielles
00:37:17dans toutes les communes
00:37:18parce que là
00:37:18pour gérer les difficultés
00:37:20c'est très très difficile
00:37:22qui a pris la tête
00:37:23de cette résistance
00:37:23c'est en premier lieu
00:37:24le maire de Saint-Crépin-Moyville-Laire
00:37:26et vous à ses côtés
00:37:27et d'autres maires également
00:37:29de quoi la résistance
00:37:30de quoi la résistance
00:37:30de la résistance
00:37:30à l'installation
00:37:31est-ce qu'il y a
00:37:32est-ce qu'il y a
00:37:32un comité public
00:37:33est-ce qu'il y a
00:37:34une initiative
00:37:35est-ce qu'il y a
00:37:35des manifestations
00:37:36est-ce qu'il y a
00:37:36un recours
00:37:38contre la...
00:37:40Ah non non non
00:37:41le maire de Saint-Crépin-Moyville-Laire
00:37:43était totalement pour
00:37:44en tant que tel
00:37:45D'accord
00:37:45donc c'est vous
00:37:46c'est vous qui vous êtes opposé
00:37:47le premier
00:37:48à l'installation
00:37:49de cette
00:37:50de cet entrepôt action
00:37:53En fin de compte
00:37:54nous
00:37:54le conseil municipal
00:37:56en fin de compte
00:37:57après une délibération
00:37:59comme quoi
00:38:00elle était contre
00:38:01c'était pour éviter
00:38:02en fin de compte
00:38:03les nuisances
00:38:04et pour que
00:38:05en fin de compte
00:38:06l'État
00:38:06et puis la préfecture
00:38:08fassent le nécessaire
00:38:09pour éviter les nuisances
00:38:10les nuisances
00:38:10et notamment les camions
00:38:11en tant que tel
00:38:14alors a priori
00:38:15ils feraient le nécessaire
00:38:16pour que les camions
00:38:17ne passent surtout pas
00:38:18dans nos communes
00:38:19et ça j'espère
00:38:19en tant que tel
00:38:20c'est-à-dire qu'il y aurait
00:38:21une déviation
00:38:22ou un itinéraire particulier
00:38:23pour que les camions
00:38:24évitent les agglomérations
00:38:25évitent le bourg
00:38:27alors
00:38:28a priori
00:38:29ils feront le nécessaire
00:38:30pour que les camions
00:38:31passent par l'autoroute
00:38:32en tant que tel
00:38:34à vérifier
00:38:36il faut que vous ayez
00:38:37la garantie administrative
00:38:38parce qu'ils peuvent
00:38:39promettre ce qu'ils veulent
00:38:40mais il faut qu'il y ait
00:38:41les garanties
00:38:41M. Motkoffler
00:38:42va vous poser une question
00:38:43M. le maire
00:38:43Philippe Frémont
00:38:44vous êtes le maire
00:38:44de l'Or Maison
00:38:45vous vous battez
00:38:46contre l'installation
00:38:47qui a été donc
00:38:48l'installation
00:38:50d'un énorme entrepôt
00:38:51du groupe Action
00:38:52qui a été accepté
00:38:53par la préfecture de l'Oise
00:38:55qu'est-ce qui vous dérange
00:38:56le plus en fait
00:38:57parmi les conséquences
00:38:58de l'installation
00:38:59de cet entrepôt
00:38:59on évoquait à l'instant
00:39:00les 490 camions
00:39:03qui circuleront chaque jour
00:39:04la préfecture a annoncé
00:39:06qu'ils seraient déviés
00:39:07qu'ils ne passeraient pas
00:39:07par les villages
00:39:08vous qu'est-ce qui vous inquiète
00:39:09et qui vous dérange le plus ?
00:39:12alors si vous voulez
00:39:13ça c'est la première chose
00:39:15même si on dit
00:39:16on dit que les camions
00:39:17ne doivent passer
00:39:18pas dans les villages
00:39:19est-ce qu'il y aura peut-être
00:39:21quand même des camions
00:39:21qui passent
00:39:22vous savez aujourd'hui
00:39:22dans les communes
00:39:24nous on a une petite commune
00:39:25on a des petits trous
00:39:27il y a déjà des camions
00:39:28qui passent
00:39:29et on a beau mettre
00:39:29si vous voulez
00:39:30des interdictions
00:39:32les camions
00:39:32ils passent quand même
00:39:33et des fois
00:39:34j'arrête des camions
00:39:35des fois c'est un peu compliqué
00:39:37parce que
00:39:37les camionneurs
00:39:39c'est un peu
00:39:39et ils continuent de passer
00:39:41vous voyez
00:39:42donc ça c'était la première chose
00:39:43la deuxième chose aussi
00:39:44c'est comme vous dites
00:39:45on est quand même
00:39:46dans une commune rurale
00:39:48et malheureusement
00:39:50la action sera
00:39:52à 600 mètres
00:39:53des premières maisons
00:39:53en tant que telle
00:39:55et ça ne fait plus
00:39:58en fin de compte
00:39:58comme si on était
00:39:59dans un monde rural
00:40:00c'est ça
00:40:01donc j'ai aussi demandé
00:40:02en fin de compte
00:40:04qu'ils puissent faire
00:40:05le nécessaire
00:40:05pour qu'en fin de compte
00:40:07on ne voit pas
00:40:08les bâtiments
00:40:08qui fassent
00:40:09des petites parcelles
00:40:12avec des arbres
00:40:13etc.
00:40:13pour éviter
00:40:14de voir ces grands bâtiments
00:40:16là
00:40:16est-ce qu'il n'y a pas
00:40:17du positif aussi
00:40:17Philippe Frémont
00:40:18parce qu'il y a aussi
00:40:18la création de 660 emplois
00:40:20ça va quand même
00:40:21avoir un impact positif
00:40:22non ?
00:40:23alors bien évidemment
00:40:24c'est positif
00:40:25d'avoir 600 emplois
00:40:26alors est-ce que
00:40:28ces 600 emplois
00:40:29en tant que telles
00:40:31sur cet endroit là
00:40:32ou pas ?
00:40:32parce qu'on dit
00:40:33qu'il y a 600 emplois
00:40:34il y aura à peu près
00:40:35600 camions
00:40:36est-ce que c'est des chauffeurs
00:40:38ou c'est des personnes
00:40:39qui vont travailler ?
00:40:40on ne sait pas vraiment
00:40:41si vous voulez
00:40:43Monsieur le maire
00:40:43il n'y avait pas
00:40:44d'autres possibilités
00:40:45dans ce territoire
00:40:46du sud de l'Oise
00:40:47d'installer cet entrebaud
00:40:49parce que
00:40:49action que ce soit là
00:40:50ou à 2 km
00:40:51ou à 10 km
00:40:52ça ne leur pose pas de problème
00:40:53pourquoi avoir choisi
00:40:54spécifiquement cet endroit ?
00:40:56uniquement pour une raison
00:40:57de tarif foncier
00:40:58je pense que ce n'est pas
00:40:58plus cher à côté
00:40:59ou est-ce qu'il y avait
00:41:00une question logistique
00:41:01stratégique
00:41:02pour que ce soit
00:41:02à cet endroit là ?
00:41:05ça je ne peux pas vous le dire
00:41:07ça je ne peux pas vous le dire
00:41:08parce que c'est
00:41:08à l'époque
00:41:09ça a été fait
00:41:10je crois
00:41:11en 2014
00:41:11ou 2016
00:41:14donc il y a eu 12 ans
00:41:15il y a eu quand même
00:41:1612 ans de procédure
00:41:16avant que ça aboutisse
00:41:17si je comprends bien
00:41:20il y avait 12 ans
00:41:21où je sais que la communauté
00:41:22de communes
00:41:23a essayé de voir
00:41:25ou pouvoir implanter
00:41:27etc
00:41:28une nouvelle zone industrielle
00:41:29si vous voulez
00:41:30la communauté de communes
00:41:31est toujours hostile
00:41:32à l'installation
00:41:33de ce projet
00:41:34il n'y a que le maire
00:41:35de Saint-Crépin-Ibonvillet
00:41:36qui est d'accord
00:41:37c'est un peu ça ou non ?
00:41:40ah non
00:41:41pour moi
00:41:42la communauté de communes
00:41:43est d'accord
00:41:45en tant que telle
00:41:46vous allez me dire
00:41:47qu'à un moment donné
00:41:47elle n'en voulait pas
00:41:48elle a évolué là-dessus
00:41:49il y a eu un changement
00:41:49de maire
00:41:51qui vous a dit que
00:41:53j'ai cru comprendre
00:41:54à l'instant
00:41:55vous me disiez
00:41:55que la communauté de communes
00:41:56était hostile au départ
00:41:58il y a 12 ans
00:41:58la raison pour laquelle
00:41:59il y a eu cette procédure
00:42:00qu'au départ
00:42:01la communauté de communes
00:42:02ne souhaitait pas
00:42:02l'installation à cet endroit
00:42:03c'est ce que j'avais cru comprendre
00:42:05non non non
00:42:06c'est moi qui vous ai dit ça
00:42:07c'est qu'en 2000
00:42:09en 2000
00:42:10j'avais dit
00:42:11qu'il fallait faire
00:42:11une seule zone industrielle
00:42:13à un seul endroit
00:42:14en tant que telle
00:42:15et ça permettait au moins
00:42:17de gérer
00:42:18tout ce qui est négatif
00:42:19c'est beaucoup plus simple
00:42:21donc aujourd'hui
00:42:22vous êtes le seul
00:42:22à mener le combat
00:42:23si je comprends bien
00:42:24le seul maire
00:42:25le seul maire
00:42:26de cette communauté
00:42:27à se battre
00:42:29pour
00:42:29pour
00:42:29ou en fin de compte
00:42:32la conseil municipale
00:42:34a voté contre
00:42:35en tant que telle
00:42:37vous savez
00:42:38après les autres communes
00:42:40si vous voulez
00:42:40ils sont beaucoup plus loin
00:42:41ils ne sont pas à 600 mètres
00:42:42bien sûr
00:42:42mais c'est vous
00:42:43qui êtes la plus proche
00:42:44je comprends pourquoi
00:42:45vous êtes le premier concerné
00:42:46merci pour ce témoignage
00:42:47on suit ce dossier
00:42:48monsieur le maire
00:42:48et on vous rappellera
00:42:49pour voir s'il y a une évolution
00:42:50qui va dans le bon sens
00:42:51merci d'avoir été en direct
00:42:52sur Sud Radio
00:42:53Perico
00:42:53que se passe-t-il ensuite ?
00:42:55alors ensuite
00:42:56nous allons recevoir
00:42:57monsieur
00:42:58Jean-Frédéric Poisson
00:42:59ancien député des Yvelines
00:43:01qui a écrit un livre
00:43:02très important
00:43:03qui s'appelle
00:43:04La dictature du bien
00:43:05les néolibéraux
00:43:06vous promettent
00:43:07la liberté
00:43:08et vous vendent une cage
00:43:09et puis on va discuter
00:43:10un petit peu
00:43:10on va parler de Guillermoin
00:43:11bien sûr
00:43:12avec Jean-Frédéric Poisson
00:43:13on va parler
00:43:13de la situation politique
00:43:14de la situation économique
00:43:15mais son livre dit bien
00:43:17qu'attention
00:43:17les néolibéraux
00:43:18ils ont l'air gentils
00:43:19comme ça
00:43:19mais les solutions
00:43:20qu'ils proposent
00:43:21ne sont pas forcément
00:43:21les payeurs
00:43:22rappelez-nous 0826
00:43:24300-301
00:43:25pour savoir
00:43:25si vous êtes bien d'accord
00:43:26avec ce néolibéralisme
00:43:28sauvage
00:43:29qui nous jette en pâture
00:43:30à l'économie internationale
00:43:31sans protection
00:43:32ou si au contraire
00:43:33vous pensez que la France
00:43:34doit commencer
00:43:34à prendre des mesures
00:43:35pour se protéger
00:43:37la dictature du bien
00:43:38alors comme on dit
00:43:39délivrez-nous du bien
00:43:40à tout de suite
00:43:41sur Sud Radio
00:43:42avec Jean-Frédéric Poisson
00:43:46Vous êtes bien sur Sud Radio
00:43:47entre ce lundi
00:43:481er juin 2026
00:43:50il est 13h04
00:43:51et je reçois
00:43:53Jean-Frédéric Poisson
00:43:54ancien député
00:43:55des Yvelines
00:43:56président du parti
00:43:57chrétien démocrate
00:43:58et auteur
00:43:59de la dictature
00:44:00du bien
00:44:01aux éditions
00:44:02du Verbe Haut
00:44:03les néolibéraux
00:44:04vous promettent
00:44:05la liberté
00:44:06et vous vendent
00:44:07une cage
00:44:07la formule
00:44:08qui résume
00:44:08l'ouvrage
00:44:09est parfaite
00:44:10nous allons voir
00:44:11avec Jean-Frédéric Poisson
00:44:13qui est un homme engagé
00:44:15j'ai parlé
00:44:15de parti chrétien démocrate
00:44:17on va dire
00:44:18que c'est un chrétien social
00:44:19pour définir l'idéologie
00:44:20la doctrine sociale
00:44:22de l'église
00:44:22on en parlait récemment
00:44:23avec l'encyclique
00:44:25Magnificat Humanis
00:44:26de Léon XIV
00:44:26qui reprenait
00:44:27l'encyclique
00:44:28Rom Novarum
00:44:29de Léon XIII
00:44:30sur justement
00:44:31cette doctrine sociale
00:44:32de l'église
00:44:32et vous
00:44:33c'est une analyse
00:44:34je le dis
00:44:35c'est une analyse
00:44:35de chrétien
00:44:36libre
00:44:37homme libre
00:44:37proche du peuple
00:44:38vous vous inquiétez
00:44:40de ce néolibéralisme
00:44:41qui habillait
00:44:42le libre-échange
00:44:44la liberté d'entreprendre
00:44:45finalement nous vend
00:44:47des systèmes
00:44:48qui peuvent conduire
00:44:49à une certaine forme
00:44:50de totalitarisme économique
00:44:51en tout cas
00:44:52une privation de liberté
00:44:53pour ceux qui viennent
00:44:54d'entreprendre
00:44:55Jean-Frédéric Poisson
00:44:56il y a tellement de thèmes
00:44:58qui vous ont habité
00:44:59vous avez combattu
00:45:00à côté de Christine Boutin
00:45:02plutôt sur les questions sociétales
00:45:04là vous allez sur l'économie
00:45:05vous êtes vraiment inquiet
00:45:07sur les méfaits
00:45:08d'un néolibéralisme
00:45:10qui prend possession
00:45:11comme ça
00:45:11de la planète
00:45:12tout doucement
00:45:12une espèce de pieuvre
00:45:13qui prend possession
00:45:14du monde
00:45:15j'ai observé
00:45:16comme beaucoup
00:45:17de nos compatriotes
00:45:19un paradoxe
00:45:19dans le débat public
00:45:21tel que
00:45:22ceux qui nous dirigent
00:45:25ceux qui sont au pouvoir
00:45:26parce que nous diriger
00:45:27serait autre chose
00:45:28c'est la nuance très forte
00:45:29ceux qui sont au pouvoir
00:45:30nous expliquent que
00:45:31eux libéralistes
00:45:32font le dernier rempart
00:45:34contre le retour
00:45:34des fascismes
00:45:35des obscurantismes
00:45:36et des trucanismes
00:45:38de tout poil
00:45:38d'un côté
00:45:40et d'un autre côté
00:45:41nous n'avons jamais connu
00:45:43dans le temps récent
00:45:44autant de restrictions
00:45:45de nos libertés
00:45:46individuelles et collectives
00:45:48et dans toutes les directions
00:45:50je ne parle pas simplement
00:45:52de la crise
00:45:52de la Covid
00:45:54sous laquelle
00:45:55un certain nombre
00:45:56de nos libertés
00:45:56ont été rabotées
00:45:59pour des raisons
00:45:59qui n'étaient pas toujours
00:46:00très bonnes
00:46:00il faut quand même
00:46:01le reconnaître maintenant
00:46:02nous avons des mécaniques
00:46:04de censure
00:46:04des réseaux sociaux
00:46:05qui se mettent en place
00:46:07qui conduisent
00:46:07notre ministre des affaires étrangères
00:46:08à nous expliquer
00:46:09que je cite
00:46:09il va falloir mettre au pas
00:46:11les réseaux sociaux
00:46:12c'est une citation
00:46:14nous avons l'identité numérique
00:46:16et l'euro numérique
00:46:17qui arrivent petit à petit
00:46:18donc petit à petit
00:46:19se mettent en place
00:46:20un espèce d'outil
00:46:21de surveillance généralisée
00:46:22de contrôle généralisé
00:46:23de la population
00:46:24au nom de la liberté
00:46:25au nom du bien
00:46:27et on nous explique
00:46:28dans le même temps
00:46:28que si vous ne croyez pas
00:46:29dans ce projet de société
00:46:30si vous ne le soutenez pas
00:46:32vous n'êtes pas seulement
00:46:34en désaccord
00:46:34vous êtes un ennemi
00:46:35vous êtes un dangereux
00:46:37et donc il faut vous faire taire
00:46:38ou vous réduire au silence
00:46:39ou pourquoi pas
00:46:40vous empêcher
00:46:41purement et simplement
00:46:42de faire ce que vous voulez
00:46:43donc c'est ce paradoxe
00:46:44qui m'intéressait
00:46:45et je me suis
00:46:45mais alors
00:46:46est-ce qu'ils sont aveugles
00:46:47est-ce qu'ils sont idiots
00:46:47est-ce qu'ils mentent
00:46:49peut-être étroits à la fois
00:46:50d'ailleurs
00:46:51ou bien est-ce qu'il y a
00:46:52un projet politique derrière ça
00:46:53et il y a un projet politique
00:46:54derrière ça
00:46:54qui est que
00:46:56puisqu'on a pris le parti
00:46:58dans les gouvernements occidentaux
00:47:01récents en tout cas
00:47:02en tout cas c'est vrai
00:47:03pour Macron
00:47:04et quelques autres dirigeants européens
00:47:05et madame Vanderlien
00:47:06la tête de la commission européenne
00:47:08on a pris le parti
00:47:09de privilégier le commerce
00:47:11à toutes formes d'activités humaines
00:47:12et de faire en sorte
00:47:13que tout soit fait
00:47:14pour que le commerce
00:47:16continue de fonctionner
00:47:19fusse au prix
00:47:20des libertés individuelles
00:47:21et collectives
00:47:21et c'est pour ça que
00:47:23ce mouvement général
00:47:24est un mouvement
00:47:25qui démarre il y a un siècle
00:47:26aux Etats-Unis
00:47:26c'est une réflexion
00:47:27sur les échecs du libéralisme
00:47:29du 19ème siècle
00:47:29et conduisent aujourd'hui
00:47:31nos dirigeants
00:47:31à considérer que
00:47:32à partir du moment où
00:47:34le commerce fonctionne
00:47:35les échanges fonctionnent
00:47:37ceux qui s'enrichissent
00:47:37s'enrichissent
00:47:38parce qu'à la fin du compte
00:47:39pour l'instant en tout cas
00:47:40c'est un petit peu ça
00:47:42et bien tout doit être sacrifié à ça
00:47:43y compris ce qui nous est le plus cher
00:47:44c'est-à-dire nos libertés
00:47:45Frédéric Poisson
00:47:46pour que ceux qui nous écoutent
00:47:48comprennent bien la nuance
00:47:49car c'est un débat qui est ancien
00:47:50c'est un débat qui est vital
00:47:52et qui est à l'origine
00:47:53des clivages qui viennent
00:47:54sur cette planète
00:47:55aujourd'hui dans le monde économique
00:47:57quelle différence faut-il faire
00:47:58entre le libéralisme
00:48:00à l'origine
00:48:01celui de Donald Smith
00:48:02et de Tocqueville
00:48:02celui de l'économie de marché
00:48:04qui permet la libre entreprise
00:48:06dans une concurrence
00:48:08loyale, libre et non faussée
00:48:09et le libéralisme financier
00:48:11qui est en train d'installer
00:48:12des formes de monopole
00:48:13ou de contrôle
00:48:14des réseaux économiques
00:48:14c'est un problème
00:48:16c'est une évolution
00:48:17qu'est-ce qui s'est passé ?
00:48:18c'est un problème d'ordre des facteurs
00:48:20l'idée des libéraux
00:48:21c'est une belle idée
00:48:22elle consistait à dire
00:48:23il faut absolument émanciper
00:48:25l'individu
00:48:25contre l'autorité
00:48:26des pouvoirs monarchiques
00:48:27à l'époque
00:48:27c'était le cas en Angleterre
00:48:28et en France
00:48:28donc c'est politique
00:48:29et économique à la fois
00:48:30c'est une valeur
00:48:30c'est ça
00:48:31et le meilleur moyen de le faire
00:48:33c'est de libéraliser le commerce
00:48:34parce que dans l'acte de commerce
00:48:36si je vous achète quelque chose
00:48:38je vais vous donner de l'argent
00:48:39vous allez me donner
00:48:40ce que je vous achète
00:48:41et entre nous
00:48:41il n'y a pas de relation de supériorité
00:48:43ça échappe au contrôle de l'état
00:48:44il n'y a pas de relation
00:48:45non mais c'est surtout
00:48:46que nous sommes dans une relation
00:48:47d'égalité stricte
00:48:48dans cet échange
00:48:48vous n'êtes pas un noble
00:48:50et moins un roturier
00:48:51ni l'inverse
00:48:51vous n'êtes pas plus gros
00:48:52ni plus petit
00:48:52ni plus grand
00:48:53ni plus fort
00:48:53il y a client et vendeur
00:48:55dans une relation
00:48:56les juristes appellent ça
00:48:57signalagmatique
00:48:58c'est-à-dire de réciprocité
00:48:59des obligations
00:49:00il y a une égalité stricte
00:49:01entre les contractants
00:49:02armes égales
00:49:02exactement
00:49:03tu vends je paye
00:49:04voilà
00:49:04donc c'était un excellent
00:49:05moyen d'émancipation
00:49:06des individus
00:49:08en plus du fait
00:49:09qu'est apparue à l'époque
00:49:10cette théorie
00:49:11selon laquelle
00:49:11le marché se régule tout seul
00:49:12c'est la fameuse main invisible
00:49:13du marché
00:49:14qui est un thème connu
00:49:14il a fonctionné ce système ?
00:49:16pas très longtemps
00:49:16pas très longtemps
00:49:17en Angleterre par exemple
00:49:19le parti libéral
00:49:20d'Israël
00:49:21ça a fonctionné
00:49:22mais au prix
00:49:23à quel prix social ?
00:49:24c'est Dickens
00:49:25en France c'est Zola
00:49:26tout ça existe
00:49:27ça c'est libéralisme
00:49:29gentil
00:49:29on est d'accord
00:49:30ça ne s'appelle pas
00:49:31naturalisme pour rien
00:49:32cette école de littérature
00:49:33ils ont regardé
00:49:33ce qu'ils avaient sous les yeux
00:49:34et puis ils ont décrit
00:49:35la situation
00:49:37et les libéraux
00:49:37ont pris conscience
00:49:38de ces difficultés
00:49:39ils ont dit
00:49:39bon on a deux piliers
00:49:41on fait confiance
00:49:42à la rationalité
00:49:42de l'individu
00:49:43et à sa responsabilité
00:49:45c'est un des libéraux
00:49:46qui disait
00:49:47si je poursuis mon intérêt
00:49:48je contribue mécaniquement
00:49:50à la réalisation
00:49:50de l'intérêt général
00:49:51donc je poursuis mon intérêt
00:49:52donc c'est ma raison
00:49:53c'est un individu souverain
00:49:55qui fabrique
00:49:56le bonheur collectif
00:49:56d'une certaine manière
00:49:58et le marché
00:49:59est au service
00:50:00de cette souveraineté
00:50:00donc je suis une industrie
00:50:01qui produit
00:50:02mais je fais n'importe quoi
00:50:04la limite c'est que
00:50:05si je gagne de l'argent
00:50:06en vendant de la drogue
00:50:06il n'est pas sûr
00:50:07que j'aurai les intérêts généraux
00:50:08ça c'est la limite
00:50:09de la parenthèse fermée
00:50:11mais ça
00:50:11si on laisse les deux fonctionner
00:50:13le marché
00:50:13la souveraineté d'individu
00:50:14ça fait des crises
00:50:15une crise terrible
00:50:16mondiale
00:50:17que tout le monde a oublié
00:50:18en 1873
00:50:19qui démarre en Europe
00:50:20qui traverse l'Atlantique
00:50:21qui met en banqueroute
00:50:2210 états de l'Union
00:50:22qui fait fermer
00:50:23des dizaines de compagnies ferroviaires
00:50:24des centaines de milliers
00:50:26de chômeurs
00:50:26des milliers de membres
00:50:27dans les émaux
00:50:27une catastrophe
00:50:32c'est la raison pour laquelle
00:50:33Léon XIII fait son encyclite
00:50:34et Rome Navarro
00:50:35ah oui bien sûr
00:50:35ça arrive à ce moment là
00:50:36parce que
00:50:36mais dans le même moment
00:50:38il dit quoi
00:50:38l'église ne peut pas laisser faire ça
00:50:40Napoléon III
00:50:41rétablit le droit syndical
00:50:42qui avait été supprimé
00:50:43à la révolution française
00:50:45les premières internationales ouvrières
00:50:46naissent à ce moment là
00:50:47la défense d'intérêt des travailleurs
00:50:48et l'église dit
00:50:49c'est pas possible
00:50:50de provoquer des conditions
00:50:51indignes de travail
00:50:52l'évangile peut pas accepter ça
00:50:551891
00:50:55donc on est en plein
00:50:56dans cette crise
00:50:58et ça produit des guerres
00:50:59et les libéraux se disent
00:50:59c'est pas possible
00:51:00on peut pas à la fois défendre
00:51:02la souveraineté de l'individu
00:51:04et la liberté du marché
00:51:05c'est pas possible
00:51:05parce que
00:51:06quand on fait ça
00:51:06ça fait des catastrophes
00:51:08c'est contradictoire
00:51:08donc il va falloir faire quelque chose
00:51:11il va falloir choisir entre les deux
00:51:12je la fais rapide
00:51:13mais vous pouvez pas supprimer
00:51:14les collines de marché
00:51:15parce que sinon
00:51:15il n'y a plus de création de richesse
00:51:16c'est clair
00:51:17donc s'il y en a un des deux
00:51:18à raboter
00:51:19c'est la liberté individuelle
00:51:21et donc
00:51:22et tout ça est théorisé
00:51:23par deux hommes en particulier
00:51:24dont je parle dans mon livre
00:51:24Bernays et Lippmann
00:51:26deux américains
00:51:27qui disent
00:51:29grosso modo
00:51:30il faut maintenir le marché
00:51:32on va le réguler un peu
00:51:33parce que si on le laisse un
00:51:34on va le réguler un peu
00:51:34mais surtout
00:51:36on va revenir sur
00:51:37la souveraineté populaire
00:51:39et en fait
00:51:39alors que les libéraux
00:51:40considéraient que le marché
00:51:41était au service
00:51:42de la liberté humaine
00:51:43grosso modo
00:51:44les néolibéraux considèrent que
00:51:46c'est la liberté humaine
00:51:47qui doit être l'instrument
00:51:48de la performance du marché
00:51:49donc toute nuance
00:51:49entre économie de marché
00:51:51et libre échange
00:51:52libre échange
00:51:53oui oui
00:51:53libre échange au sens
00:51:54de liberté totale
00:51:55c'est ça
00:51:56libre circulation
00:51:57oui à l'économie
00:51:59marché responsable
00:52:00dans laquelle le marché
00:52:00et l'économie
00:52:01sont au service
00:52:02de la dignité humaine
00:52:02non au néolibéralisme
00:52:05dans lequel la dignité humaine
00:52:06et sa réduction
00:52:06sont au service
00:52:07de la performance du marché
00:52:08et l'acte unique européenne
00:52:09de 1986
00:52:10portée par monsieur
00:52:11Jacques Delors
00:52:12socialiste
00:52:14libre circulation
00:52:15des capitaux
00:52:16et des marchandises
00:52:17donc le commerce
00:52:18d'abord
00:52:19on verra
00:52:20pour la personne
00:52:20probablement
00:52:21un des péchés originels
00:52:22il y en a plusieurs
00:52:22de l'Union Européenne
00:52:24d'aujourd'hui
00:52:24on le paye encore
00:52:25bien sûr
00:52:26ils essaient de rectifier
00:52:27mais c'est trop tard
00:52:29mais c'est trop tard
00:52:30mais quand vous voyez
00:52:31tout ce qui est fait
00:52:32ou non
00:52:32par exemple
00:52:33nos auditeurs se souviennent
00:52:34peut-être de cet accord
00:52:35qui n'a pas eu lieu
00:52:36entre Siemens et Alstom
00:52:37il y a de cinq
00:52:38grosses dizaines d'années
00:52:40la commission de Bruxelles
00:52:41a refusé
00:52:41parce qu'elle considérait
00:52:42que ça faussait
00:52:43les règles de la concurrence
00:52:45alors oui
00:52:46alors que ça allait dans le bon sens
00:52:47alors que ça allait dans le bon sens
00:52:48de la concurrence
00:52:49que pouvait exercer
00:52:50ce gros industriel
00:52:51contre des énormes
00:52:52mastodontes chinois
00:52:53nord-américains
00:52:54et etc
00:52:54donc en fait
00:52:55on est dans une doctrine
00:52:56qui sacrifie
00:52:57les intérêts des peuples
00:52:58rappelons que c'était
00:52:59une protection européenne
00:53:00deux entreprises européennes
00:53:01se serraient les coudes
00:53:03pour faire face
00:53:04à une concurrence internationale
00:53:05qui était déloyale
00:53:06et la commission dit non
00:53:07c'est pas conforme
00:53:09l'accord n'a jamais eu lieu
00:53:10c'était Juncker
00:53:12qui était président
00:53:14de la commission à l'époque
00:53:15et oui monsieur Juncker
00:53:16qui nous expliquait
00:53:17qu'aucun vote
00:53:19il n'y a pas de démocratie
00:53:20au-dessus des traités
00:53:21sa phrase est
00:53:22il n'y a pas de démocratie
00:53:23au-dessus des traités
00:53:24donc le traité à le dernier mot
00:53:25ça en dit beaucoup
00:53:26ça en dit beaucoup de choses
00:53:27le traité à le dernier mot
00:53:27et quand le traité est orienté
00:53:28avant tout
00:53:29à la constitution
00:53:30d'un marché économique ouvert
00:53:32auquel
00:53:33beaucoup de choses
00:53:33doivent être sacrifiées
00:53:34nous sommes dans un ordre
00:53:35désormais néolibéral
00:53:36c'est la thèse de Steve
00:53:37et tout ça a été pensé
00:53:38il y a 100 ans
00:53:39mais quelle est la conséquence
00:53:41la conséquence
00:53:41c'est que
00:53:42si les peuples
00:53:43veulent se soulever contre ça
00:53:44s'y opposer
00:53:46par des tas de moyens
00:53:47les votes
00:53:48les référendums
00:53:48les manifestations
00:53:49et c'est arrivé déjà plusieurs fois
00:53:52remarquez bien
00:53:53que c'est de plus en plus difficile
00:53:53parce que
00:53:54la commission
00:53:55quand elle n'est pas contente
00:53:57elle annule les élections
00:53:58ou elle prévient
00:53:58qu'elle va le faire
00:53:59ou alors elle anticipe
00:54:00sur le fait
00:54:00que ça pourrait arriver
00:54:01et donc voilà
00:54:02qu'on fère la Moldavie
00:54:03la Moldavie
00:54:03oui la Roumanie
00:54:04la Bulgarie
00:54:06la Hongrie
00:54:07la Grèce
00:54:07qui vote un référendum
00:54:09et dans la nuit
00:54:09on lui impose le contraire
00:54:10la Grèce
00:54:11enfin voilà
00:54:13il y a dans ces penseurs américains
00:54:15d'il y a un siècle
00:54:16dont je parle dans ce livre
00:54:17cette idée selon laquelle
00:54:18si vous voulez que le marché
00:54:20devienne la priorité absolue
00:54:22de l'organisation politique
00:54:23et sociale
00:54:23ce qui est le choix de principe
00:54:26et que par conséquent
00:54:28vous orientez
00:54:29à la fois par la manipulation
00:54:31la propagande de masse
00:54:32et par les réformes institutionnelles
00:54:35les libertés individuelles
00:54:36vers la performance du marché
00:54:39il ne faut pas le dire trop fort
00:54:40parce que les gens vont le voir
00:54:41qu'ils ont moins de liberté
00:54:42et qu'on considère
00:54:44qu'ils sont plus souverains
00:54:45donc on va organiser
00:54:46ce que Walter Lipin
00:54:47a appelé
00:54:48le public fantôme
00:54:49c'est à dire
00:54:49l'électorat
00:54:50le peuple
00:54:51est dans une salle
00:54:53il assiste à une pièce de théâtre
00:54:54qui joue sur scène
00:54:55il est persuadé
00:54:55que c'est lui
00:54:56qui a écrit le scénario
00:54:57choisi les acteurs
00:54:57et en fait
00:54:58tout ça se fait sans lui
00:55:00il y a donc
00:55:00toute cette conception
00:55:01qui consiste à dire au fond
00:55:04c'est une forme de pessimisme
00:55:06sur la nature humaine
00:55:06ça aussi
00:55:07c'est une différence
00:55:07par rapport au libéralisme
00:55:08les libérants
00:55:09sont des optimistes
00:55:10sur la nature humaine
00:55:10quand ils disent que
00:55:12si je choisis mon intérêt
00:55:13je vais faire le bien
00:55:13de tout le monde
00:55:14c'est une vision
00:55:14qui est optimiste
00:55:15l'entrepreneur
00:55:16par définition
00:55:16entreprendre
00:55:17exactement
00:55:17il y a quelque chose
00:55:18une vision de l'avenir
00:55:19qui est plutôt
00:55:20ouverte et radieuse
00:55:22les néolibéraux
00:55:23eux disent de toute façon
00:55:25la souveraineté du peuple
00:55:26c'est une illusion
00:55:28et c'est écrit en toutes lettres
00:55:30dans les oeuvres de Lippmann
00:55:30c'est
00:55:31la crise des démocraties
00:55:33vient du fait
00:55:33que les dirigeants
00:55:34ont considéré
00:55:35que les peuples étaient souverains
00:55:36et qu'ils les ont écoutés
00:55:36c'est écrit quasiment
00:55:37de cette manière là
00:55:38donc il faut arrêter
00:55:39avec la souveraineté populaire
00:55:40et pourquoi
00:55:41parce que
00:55:42écrit-il
00:55:44on pourra
00:55:45d'abord il est impossible
00:55:47que l'électeur
00:55:48du fin front de l'Oklahoma
00:55:49sache s'il faut faire ou pas
00:55:50la guerre au Japon
00:55:50il n'en sait rien
00:55:52à supposer qu'il ne s'en moque pas
00:55:53il ne peut pas le savoir
00:55:54et à supposer qu'il a eu le savoir
00:55:55il n'a pas les moyens
00:55:56d'être suffisamment informé
00:55:57pour en décider
00:55:58de manière pertinente
00:55:59mais on ne peut pas lui dire ça
00:56:01donc ça ne sert à rien
00:56:02d'éduquer les foules
00:56:03parce que
00:56:04ça n'aura pas de résultat
00:56:05ça ne sert à rien
00:56:06de laisser le peuple souverain
00:56:07parce qu'il n'est pas d'astrophe
00:56:08donc on va maintenir
00:56:09l'illusion de la souveraineté
00:56:10et qui va gouverner
00:56:11alors qui va être souverain
00:56:12les experts
00:56:13c'est compté
00:56:14c'est compté
00:56:15sans Jean-Frédéric Poisson
00:56:16qui nous alerte
00:56:17à travers son livre
00:56:18la dictature du bien
00:56:19vous avez parfaitement
00:56:20réunis les enjeux
00:56:21les néolibéraux
00:56:22vous promettent la liberté
00:56:23et en fait
00:56:24ils vous vendent une cage
00:56:25pour mieux exercer
00:56:26leur profit
00:56:27vous nous appelez
00:56:27au 0 826 300 300
00:56:29vous avez compris que
00:56:30je reçois Jean-Frédéric Poisson
00:56:32pour parler
00:56:33libéralisme
00:56:33néolibéralisme
00:56:34est-ce que les grands trusts
00:56:35financiers aujourd'hui
00:56:36qui veulent notre bien
00:56:38et qui nous disent
00:56:38qu'on va s'enrichir
00:56:39que ça va dégouliner
00:56:40le font aussi
00:56:41pour notre liberté
00:56:42ou au contraire
00:56:43ils considèrent que
00:56:44pour mieux vendre
00:56:45leurs produits
00:56:45il faut museler
00:56:47le peuple
00:56:47pas de questions
00:56:49dérangeantes
00:56:50vous nous appelez
00:56:50au 0 826 300 300
00:56:53Emmanuel Galasso
00:56:54attend votre appel
00:56:55et Jean-Frédéric Poisson
00:56:57y répondra
00:56:58avec l'encourage
00:56:59qu'on lui connait
00:56:59à tout de suite
00:57:00sur Sud Radio
00:57:08c'est le moment
00:57:09de jouer avec Sud Radio
00:57:10pour gagner votre station
00:57:11météo connectée
00:57:12de la crosse technologie
00:57:13le leader français
00:57:14des données météo
00:57:15ce tout récent modèle
00:57:16de la crosse technologie
00:57:17reçoit les données météo
00:57:19en wifi
00:57:19et se met à jour
00:57:20en continu
00:57:20grâce à lui
00:57:21soyez informés
00:57:22des prévisions météo
00:57:23des indices UV
00:57:24et des probabilités de pluie
00:57:26de votre région
00:57:27sur 5 jours
00:57:27envoyez dès maintenant
00:57:28Sud au 728
00:57:30par SMS
00:57:31pour vous inscrire
00:57:32au tirage au sort
00:57:33et vous gagnerez peut-être
00:57:34votre station météo
00:57:35connectée SW404
00:57:37de la crosse technologie
00:57:38d'une valeur
00:57:39de 100 euros
00:57:40bonne chance
00:57:41pour ma part
00:57:42je reçois
00:57:43Jean-Frédéric Poisson
00:57:45auteur de la dictature
00:57:46du bien
00:57:46les néolibéraux
00:57:47vous promettent la liberté
00:57:48et vous vendent une cage
00:57:51cette formule
00:57:51résume parfaitement
00:57:52le propos de l'ancien député
00:57:54des Yvelines
00:57:55et président du parti
00:57:56chrétien-démocrate français
00:57:57qui nous alerte
00:57:59aujourd'hui
00:57:59aujourd'hui à l'antenne
00:58:00sur les dangers
00:58:02d'un néolibéralisme financier
00:58:04qui sous prétexte
00:58:05de nous enrichir
00:58:06et de faire fonction
00:58:07de l'humanité
00:58:07serait restricteur
00:58:09de liberté
00:58:10et on en a la preuve
00:58:11et surtout
00:58:11on refuse
00:58:13des référendums
00:58:13et on dit
00:58:14que les traités
00:58:14sont plus importants
00:58:17que le suffrage
00:58:18universel
00:58:19Jean-Frédéric Poisson
00:58:20comment la classe politique
00:58:21une partie
00:58:22a-t-elle pu se prêter
00:58:23à ce jeu ?
00:58:23Je vois la citation
00:58:24de Jean-Noël Barraud
00:58:26notre actuel ministre
00:58:27des affaires étrangères
00:58:28qui dit que
00:58:28pour faire face
00:58:29à ces grands mouvements
00:58:30d'ultra droite
00:58:31et bien justement
00:58:32il faut un système libéral
00:58:33qui nous protège
00:58:34de la dérive
00:58:35il faut mettre au pas
00:58:36les réseaux sociaux
00:58:37mettre au pas
00:58:37les réseaux sociaux
00:58:37mettre au pas
00:58:38les réseaux sociaux
00:58:39je ne sais pas
00:58:40si on mesure la portée
00:58:41de cette phrase
00:58:42c'est d'abord
00:58:43à supposer
00:58:44c'est une restriction
00:58:44de la liberté d'expression
00:58:45c'est très clair
00:58:46mais d'ailleurs
00:58:47ce mouvement de censure
00:58:48est né avec le fameux
00:58:48DSA
00:58:49le règlement européen
00:58:50que monsieur Breton
00:58:51défend sur toutes les ondes
00:58:52semaine après semaine
00:58:53ancien commissaire
00:58:54il y a cette volonté
00:58:58de se dire au fond
00:58:59il faut faire taire les peuples
00:59:00parce que les peuples
00:59:01c'est terrible un peuple
00:59:03quand il est sage
00:59:04et qu'il est d'accord
00:59:05et qu'il est bien traité
00:59:06il ne bouge pas
00:59:07ça va très bien
00:59:07quand il est godillot
00:59:08ça va
00:59:09dès qu'il est un peu malheureux
00:59:10qu'il a le sentiment
00:59:11qu'on se moque de lui
00:59:12qu'on lui ment
00:59:12et il n'est pas content
00:59:13il s'exprime
00:59:14il fait du bruit
00:59:15il bouge
00:59:16et il met en danger
00:59:17un certain nombre de structures
00:59:19étatiques ou économiques
00:59:20qui est celle des puissances
00:59:21on ne doit pas se rebiffer
00:59:22exactement
00:59:23c'est un magnifique film
00:59:24et magnifique Maurice Biraud
00:59:26tant que je me souvienne
00:59:27dans le rôle du cas
00:59:27bien sûr
00:59:29et au fond
00:59:31nos gouvernants
00:59:32ils partagent
00:59:32ce projet néolibéral
00:59:33parce qu'ils sont persuadés
00:59:36que au fond
00:59:37c'est toujours
00:59:37cette même question
00:59:38c'est l'économie
00:59:38qui est l'alpha et l'oméga
00:59:39de tout
00:59:40c'est à dire
00:59:41qu'ils confondent
00:59:43la prospérité
00:59:44comme condition
00:59:45du bien commun
00:59:46et la prospérité
00:59:47comme le bien commun
00:59:49et dès que vous faites
00:59:50cette confusion
00:59:50dès que vous imaginez
00:59:51qu'il faut tout sacrifier
00:59:53à l'économie
00:59:53parce que si l'économie
00:59:54ne marche pas
00:59:55rien ne marche
00:59:57et bien vous êtes prêts
00:59:58à faire à peu près
00:59:59n'importe quoi
01:00:00et les gens qui vous disent
01:00:01votre système économique
01:00:02il ne fonctionne pas
01:00:03et c'est vrai que ça ne fonctionne
01:00:04pas très bien
01:00:04quand même
01:00:04si on regarde
01:00:06on a publié
01:00:07au parti chrétien démocrate
01:00:09une petite plaquette
01:00:09sur la lutte contre la pauvreté
01:00:11à la fois comme urgence
01:00:12et comme nécessité
01:00:13de changer de catégorie
01:00:14on n'a jamais autant distribué
01:00:17de milliards
01:00:18pour venir
01:00:19à titre de l'aide sociale
01:00:20et il n'y a jamais eu
01:00:21autant de pauvres en France
01:00:22il faut quand même
01:00:23s'expliquer ce paradoxe
01:00:25ça ne marche pas
01:00:25le truc
01:00:26donc le système économique
01:00:27le système économique
01:00:28dans qu'il y en a
01:00:29ne fonctionne pas
01:00:30donc moi je comprends
01:00:30ceux qui veulent le changer
01:00:31ceux qui veulent mettre
01:00:32je ne suis pas toujours d'accord
01:00:33avec les propositions
01:00:34mais voilà
01:00:35ça ne fonctionne pas
01:00:35donc au fond
01:00:37il y a cette idée
01:00:38que c'est comme
01:00:40l'Union soviétique
01:00:41ancienne manière
01:00:41quand les dirigeants disaient
01:00:42l'Union soviétique
01:00:43ça ne marche pas
01:00:43parce qu'elle n'est pas
01:00:44encore assez soviétique
01:00:45les néolibéraux
01:00:46nous disent
01:00:47il n'y a encore
01:00:48pas assez
01:00:49de libre-échange
01:00:50de trucs etc
01:00:51et si vous n'êtes pas d'accord
01:00:53on sait que ça vous fait du mal
01:00:54mais tant pis
01:00:54on va quand même
01:00:57et il y a cette conviction
01:00:58surtout que
01:01:00cette doctrine là
01:01:01cette vision
01:01:03très
01:01:03comment dire
01:01:04très
01:01:04très monolithique
01:01:07du bien public
01:01:08des institutions
01:01:10ne doit pas rencontrer
01:01:12d'opposition
01:01:12donc on fait taire
01:01:13les opposants
01:01:13on les censure
01:01:14c'est ce qu'on vient d'évoquer
01:01:16et puis
01:01:17comme c'est le bien
01:01:19et qu'on est les défenseurs
01:01:20du bien
01:01:20du vrai et du juste
01:01:22tous ceux qui sont contre nous
01:01:23ne sont pas simplement
01:01:24des adversaires
01:01:24mais ils sont
01:01:25au minimum dangereux
01:01:26maximum fous
01:01:27pourtant lorsque vous
01:01:28étiez candidat
01:01:29en 2017
01:01:30on se souvient
01:01:31de cette belle campagne
01:01:32vous étiez
01:01:33un petit peu
01:01:34le petit canard
01:01:35on avait du mal
01:01:36à vous situer
01:01:36il est à droite
01:01:37mais il tient des propos
01:01:38extrêmement progressistes
01:01:40en tout cas
01:01:40il dit vrai
01:01:40il dérange
01:01:42le reste des candidats
01:01:44était assez unanime
01:01:45François Fillon
01:01:45commençait peut-être
01:01:46à dire lui aussi
01:01:47attention
01:01:47il faudra parler
01:01:48un peu de souveraineté
01:01:49et finalement
01:01:50on se rend compte
01:01:51que 10 ans
01:01:53de Macron
01:01:54c'est l'application totale
01:01:55de ce que vous dénoncez
01:01:56dans ce livre
01:01:56c'est l'installation
01:01:58de la finance
01:01:58à Hollande
01:02:00dit mon ennemi
01:02:00c'est la finance
01:02:02il n'a pas fait grand chose
01:02:03pour la combat
01:02:04et en tout cas
01:02:05la finance est installée
01:02:06aux commandes
01:02:06de l'état
01:02:06de la république
01:02:07et de l'Europe
01:02:08de façon là
01:02:09prégnante
01:02:10avec cette commission
01:02:11et avec Emmanuel Macron
01:02:13oui avec
01:02:15la caractéristique
01:02:16qui a été décrite
01:02:17il y a une quarantaine d'années
01:02:18par un sociologue suisse
01:02:20qui est le premier
01:02:21à avoir étudié
01:02:22la notion
01:02:23de la situation
01:02:24de démocrature
01:02:25c'est un mot
01:02:25qu'on entend
01:02:25de temps en temps
01:02:26il a fait l'objet
01:02:27de deux livres
01:02:28dont ce livre
01:02:29s'appelle
01:02:30d'un sociologue suisse
01:02:32qui a regardé
01:02:34les régimes africains
01:02:35et il dit
01:02:36qu'est-ce que c'est
01:02:36une démocrature
01:02:37c'est un régime politique
01:02:39qui a les apparences
01:02:41de la démocratie
01:02:42il y a des institutions
01:02:43il y a des élections
01:02:44il y a une constitution
01:02:45il y a tous les mots
01:02:45anciens
01:02:46qui font plaisir
01:02:47à tout le monde
01:02:48sauf que la pratique
01:02:49est exactement
01:02:50l'inverse de celle-là
01:02:50c'est-à-dire
01:02:51et là on est
01:02:52dans une situation
01:02:53dont la France
01:02:53est un emblème
01:02:54aujourd'hui
01:02:55c'est-à-dire
01:02:56par exemple
01:02:56la manière
01:02:57dont on s'assoit
01:02:57sur les droits
01:02:58du parlement
01:02:58la manière
01:02:59dont le conseil
01:03:00constitutionnel
01:03:00ne rend plus
01:03:01des décisions
01:03:02mais seulement
01:03:02des services
01:03:04la manière
01:03:04dont les droits
01:03:06sont bafoués
01:03:07vous évoquiez
01:03:08tout à l'heure
01:03:08sur votre antenne
01:03:09je crois
01:03:09les droits
01:03:10des travailleurs
01:03:11dont les organisations
01:03:12syndicales
01:03:13disent qu'ils reculent
01:03:14on ne peut pas dire
01:03:15que la suspension
01:03:16des travailleurs
01:03:16pendant la crise Covid
01:03:17a été un modèle
01:03:18de défense
01:03:19de leurs droits
01:03:19etc.
01:03:20donc tout ça
01:03:21nous sommes dans un régime
01:03:22dans lequel
01:03:23les gouvernants
01:03:23se protègent
01:03:25beaucoup d'entre eux
01:03:25considèrent qu'ils ont le droit
01:03:26de faire à peu près
01:03:27tout et n'importe quoi
01:03:29du moment qu'ils sont au pouvoir
01:03:30et ils ont le droit
01:03:31de le faire
01:03:31parce qu'ils sont
01:03:32encore une fois
01:03:33le vrai, le beau, le juste
01:03:33et le bien
01:03:34et il est interdit
01:03:35de les contester
01:03:36pourtant les peuples
01:03:37sentent bien
01:03:38le premier symptôme
01:03:39symbolique
01:03:39c'est le référendum
01:03:40de mai 2005
01:03:42là instinctivement
01:03:43même si on n'a pas lu
01:03:44la totalité du traité
01:03:45qui est installé
01:03:46petit à petit
01:03:47ce libéralisme
01:03:49et bien
01:03:50il y a un non
01:03:50et on dit ensuite
01:03:51oui mais alors
01:03:52les votes
01:03:52les votes populistes
01:03:54de la droite extrême
01:03:55ou d'extrême droite
01:03:56ce n'est en fait
01:03:57ça ne veut pas dire
01:03:58qu'ils sont toujours justifiés
01:03:59et que les partis
01:04:00qui portent
01:04:01ces votes
01:04:01sont des gens
01:04:02qu'il faut soutenir
01:04:03en tout cas
01:04:04ils témoignent
01:04:04d'une inquiétude des peuples
01:04:05à se laisser déposséder
01:04:07de leurs intérêts
01:04:08et de tomber
01:04:09sous le joug
01:04:09d'une grande oligarchie financière
01:04:11qui contrôlait la planète
01:04:11là
01:04:12subconsciemment
01:04:13c'est une réalité
01:04:14bien sûr
01:04:15et ça s'accompagne
01:04:16comme une espèce
01:04:17de contrepoint
01:04:19de ces réactions
01:04:20qu'on entend maintenant
01:04:21un peu dans le débat public
01:04:21ce qui est assez nouveau
01:04:23dans le débat public
01:04:24en France en tout cas
01:04:25de propos qui disent
01:04:26mais si jamais
01:04:27tel ou tel arrive au pouvoir
01:04:28nous contesterons
01:04:29la légitimité de l'élection
01:04:30parce que jamais
01:04:32je pense au maire de Saint-Denis
01:04:33par exemple
01:04:33qui a expliqué
01:04:34il n'y a pas longtemps
01:04:34que si un président
01:04:38issu du rassemblement national
01:04:39était élu
01:04:40il n'aurait jamais
01:04:42la légitimité
01:04:43alors ça veut dire
01:04:43que le peuple
01:04:45n'est pas souverain
01:04:47c'est ça que ça veut dire
01:04:48même des partis
01:04:48j'allais dire
01:04:49d'obédience un peu
01:04:50trotskiste
01:04:51sont d'accord
01:04:52avec ce concept
01:04:54ultra-libéral
01:04:55il faut faire taire
01:04:56il faut faire taire
01:04:58ceux qui ne pensent pas bien
01:04:59ceux qui ne pensent pas comme nous
01:05:00et c'est vrai que
01:05:01dans certains médias
01:05:02c'est déjà en place
01:05:04depuis longtemps
01:05:05pour d'autres
01:05:06et qu'aujourd'hui
01:05:07la proposition de loi
01:05:08de restreindre les réseaux sociaux
01:05:09qui peut se comprendre
01:05:10par rapport à la jeunesse
01:05:11est aussi la porte ouverte
01:05:12à une restreinte
01:05:13de la liberté
01:05:13vous restez avec nous
01:05:14vous êtes sur Sud Radio
01:05:15je reçois Jean-Frédéric Poisson
01:05:16auteur de La dictature du bien
01:05:18les néolibéraux
01:05:19vous promettent la liberté
01:05:20et vous vendent une cage
01:05:21aux éditions du Verbeau
01:05:23et nous continuons
01:05:24à discuter avec vous
01:05:25puisqu'il est 13h30
01:05:26vous avez la parole
01:05:26vous nous appelez
01:05:27et vous échangez
01:05:28vous donnez votre avis
01:05:29je pense que vous êtes concerné
01:05:30évidemment par ce sujet
01:05:31vous avez votre mot à dire
01:05:33voilà
01:05:33appelez
01:05:34et Jean-Frédéric Poisson
01:05:35vous répondra au 0 826 300 300
01:05:39tout de suite sur Sud Radio
01:05:40vous êtes bien sur Sud Radio
01:05:42et je reçois
01:05:42Jean-Frédéric Poisson
01:05:44auteur de La dictature du bien
01:05:46on discute avec nous
01:05:48on discute avec nous
01:05:49on les auditeurs
01:05:49qui nous appellent
01:05:50juste avant de donner
01:05:51la parole à Michel
01:05:52et à René
01:05:54il y a un chapitre
01:05:55qui m'a interpellé
01:05:56la bourse ou la vie
01:05:56on ne comprend absolument rien
01:05:58à la civilisation moderne
01:06:00si l'on n'admet pas d'abord
01:06:01qu'elle est une conspiration universelle
01:06:03contre toute espèce
01:06:04de vie intérieure
01:06:05c'est la phrase de Georges Bernanos
01:06:06la France contre les robots
01:06:08la bourse ou la vie
01:06:09on en est là
01:06:09c'est à dire qu'on vous donne
01:06:10la vie
01:06:10mais vous nous donnez votre argent
01:06:12alors ça c'est au fond
01:06:16c'est la phrase des bandits de grand chemin
01:06:18oui bien sûr
01:06:19donne moi ta bourse
01:06:20sinon je te prends la vie
01:06:21je te prends la vie
01:06:22donc c'est soit l'un soit l'autre
01:06:23là c'est la bourse ou la vie
01:06:24mais c'est un peu différent
01:06:25ça veut dire
01:06:26je veux bien te laisser un peu de bourse
01:06:28un peu de confort
01:06:29si tu mets ta vie
01:06:30si tu mets ta vie en sommeil
01:06:31voilà
01:06:33mais tu ne peux pas avoir les deux
01:06:34c'est à dire
01:06:34tu ne peux pas vivre pleinement
01:06:36librement
01:06:36pleine conscience
01:06:37pleine capacité d'expression
01:06:40de protestation
01:06:40de tout ce que tu veux
01:06:43liberté de
01:06:43tu ne peux pas non plus
01:06:45aller te confesser à ton prêtre
01:06:46puisque vous avez vu que cet après-midi
01:06:47on discute de la suppression
01:06:48du secret de la confession
01:06:49dans la loi
01:06:50ce qui est un truc lunaire
01:06:51bref
01:06:52donc ces libertés là disparaissent
01:06:54mais elles disparaissent
01:06:54c'est le prix du confort
01:06:56c'est le prix de votre confort
01:06:57vous voulez partir en vacances
01:06:59manger à peu près
01:07:00à votre faim
01:07:00à peu près
01:07:01pas toujours très bien
01:07:02d'ailleurs
01:07:03par ailleurs
01:07:04vous voulez continuer à vivre comme ça
01:07:05avoir un téléphone portable
01:07:06un abonnement satellite
01:07:08disait à peu près normalement
01:07:10autrement dit
01:07:10donne-moi ton compte en banque
01:07:12je m'occupe
01:07:12alors tu peux me donner une partie
01:07:14de ton compte en banque
01:07:15mais surtout
01:07:15fous-moi la paix
01:07:16fous-moi la paix
01:07:16voilà
01:07:16nous avons Michel
01:07:17qui nous appelle de Saint-Jean-Pied-de-Port
01:07:19bonjour Michel
01:07:20ah quelle belle ville
01:07:20oui
01:07:22bonjour
01:07:23bonjour Péricault
01:07:24bonjour toute l'équipe
01:07:25merci
01:07:25merci de nous appeler Michel
01:07:27merci de nous appeler
01:07:28bonjour Michel
01:07:29alors
01:07:30je me faisais une réflexion
01:07:31peut-être pas politiquement correcte
01:07:33mais basique
01:07:35il me semble
01:07:35c'est à dire qu'on se plaint
01:07:38que par exemple
01:07:39les jeunes musulmans
01:07:42ou les moins jeunes
01:07:44parfois affirment
01:07:46qu'ils préfèrent
01:07:47se conformer à la loi
01:07:49de leur religion
01:07:53que la loi de la république
01:07:55alors on a beau
01:07:56on a
01:07:58comment dire
01:07:59il faut être un peu
01:08:02je trouve que c'est un peu osé
01:08:04de vouloir imposer ça
01:08:06non pas que j'approuve
01:08:07ces personnes là
01:08:09mais en fait
01:08:10je crois qu'on n'est pas gêné
01:08:12aux entournures
01:08:15de vouloir ça
01:08:16alors qu'on laisse
01:08:17les lois du marché
01:08:19primées sur les lois de la république
01:08:21vous vous dites Michel
01:08:22il y a un paradoxe
01:08:23on s'indigne
01:08:23quand on dit
01:08:25la loi de ma religion
01:08:26passe avant la loi de la république
01:08:27par contre on est tout à fait d'accord
01:08:28pour que la loi du marché
01:08:30prédomine sur nos libertés individuelles
01:08:31c'est un peu ça que vous voulez dire
01:08:32ah oui c'est tout à fait ça
01:08:34que je veux dire
01:08:35Jean-Frédéric Poisson
01:08:37tout est dit
01:08:37Michel a tout compris
01:08:38c'est pas la peine d'en rajouter
01:08:39comme dit l'autre
01:08:40vous lirez le livre Michel
01:08:42vous serez conforté
01:08:42dans votre analyse
01:08:44il y a une forme de
01:08:46Michel a tout à fait raison
01:08:47il y a une forme de religiosité
01:08:48dans cette doctrine
01:08:50c'est dans le sacré
01:08:51c'est dans le sacré
01:08:52oui oui
01:08:52quand les physiocrates
01:08:54les physiocrates
01:08:55c'était un mouvement économiste
01:08:56du 18ème siècle
01:08:56bien sûr
01:08:57qui ont inventé
01:08:58la théorie de la main invisible
01:08:59la main invisible
01:09:00c'était une main
01:09:02de statut quasi divin
01:09:04c'est pour ça que Michel
01:09:04part dans le religion
01:09:05il avait raison
01:09:06qui par un mécanisme
01:09:07tout à fait obscur
01:09:09régulait automatiquement
01:09:10l'offre et la demande
01:09:10voilà pour dire les choses
01:09:11rapidement
01:09:11c'est quand même si
01:09:12que ça marchait
01:09:12donc leur conviction
01:09:14c'était que si vous laissiez aller
01:09:15les gens faire du commerce
01:09:16comme ils voulaient
01:09:17tout ça finissait par s'harmoniser
01:09:20parce qu'il y a une main invisible
01:09:21qui s'assurait
01:09:22de provoquer cette harmonie
01:09:23plus religieux que ça
01:09:25on ne fait pas
01:09:25plus obscur que ça
01:09:26on ne fait pas
01:09:27plus opaque que ça
01:09:28on ne fait pas
01:09:29et il y a cette espèce
01:09:30de croyance
01:09:31qui veut que effectivement
01:09:33nos néolibéraux
01:09:34sont en plein dedans
01:09:35moyennant un peu de régulation
01:09:36parce que compte tenu
01:09:37des dégâts
01:09:38encore une fois
01:09:38les dégâts sociaux
01:09:40du libéralisme
01:09:41et de l'essor du capitalisme
01:09:42à la fin du 19ème
01:09:43début du 20ème siècle
01:09:45c'est des catastrophes
01:09:46mais en série
01:09:48industrielles
01:09:49sous tout rapport
01:09:49bien sûr
01:09:49pour autant
01:09:50Frédéric Poisson
01:09:51il existe un bon libéralisme
01:09:53il existe
01:09:54c'est quoi
01:09:54c'est la social-démocratie
01:09:57ou le christianisme démocrate
01:09:59il existe
01:10:01une vision de l'économie
01:10:02qui la met au service
01:10:03de la dignité humaine
01:10:04a-t-elle fonctionné
01:10:05dans quelques états
01:10:06à un moment donné
01:10:06à un moment donné
01:10:07certainement
01:10:08je n'ai pas assez d'expertise
01:10:09dans la matière
01:10:10là où les partis
01:10:11démocrates chrétiens
01:10:11ont été au pouvoir
01:10:12en Italie
01:10:12est-ce que M. Andréotti
01:10:14il n'y a pas de système
01:10:14non je ne suis pas sûr
01:10:15qu'il y ait de système parfait
01:10:16en tout cas
01:10:17le problème
01:10:18c'est que ça repose davantage
01:10:19sur la vertu des individus
01:10:20que sur le système politique
01:10:21c'est sûr pareil
01:10:22vous pouvez faire des lois
01:10:23qui favorisent
01:10:24ce genre de comportement
01:10:26la participation gaullienne
01:10:27est le prototype
01:10:28le prototype
01:10:29de l'économie
01:10:30c'est un projet
01:10:32oui c'est un projet
01:10:33je ne sais pas
01:10:33s'il faut l'appeler libéral
01:10:34dans la mesure où
01:10:35il accepte l'idée
01:10:36que c'est l'économie de marché
01:10:37qui produit les richesses
01:10:38ça c'est vrai
01:10:39mais si elle n'est pas dirigée
01:10:41par la vertu individuelle
01:10:42la responsabilité individuelle
01:10:43ça part dans tous les sens
01:10:45et cette idée
01:10:46selon laquelle
01:10:46il faudrait absolument
01:10:47la laisser courir
01:10:48et en faire la priorité
01:10:49de l'organisation sociale
01:10:50c'est
01:10:51Michel a parfaitement raison
01:10:52il y a quelque chose
01:10:53là-dedans
01:10:53qui est parfaitement
01:10:54d'ordre religieux
01:10:55d'ordre de la croyance
01:10:56mais pas de la démonstration
01:10:57qui est allé le poulain
01:10:58dans ce néolibéralisme financier
01:11:00suggéré par les Chicago Boys
01:11:01dans les années 80
01:11:02c'est Madame Thatcher
01:11:04et Monsieur Reagan
01:11:04par exemple
01:11:05alors probablement
01:11:07mais paradoxalement
01:11:08le régime chinois
01:11:10d'aujourd'hui
01:11:10qui allie
01:11:11alors dirigisme d'Etat
01:11:13dirigisme d'Etat
01:11:13qui subventionne
01:11:14d'une économie de marché
01:11:16une économie capitaliste
01:11:18effrayée
01:11:19et qui arrive en France
01:11:19et casse ses prix
01:11:20puisqu'elle est subventionnée
01:11:21par l'Etat
01:11:21mais en général
01:11:22vous le savez
01:11:22partout
01:11:23il n'y a pas d'encadrement
01:11:24je pense que
01:11:25la fin des années
01:11:26la fin du 19ème siècle
01:11:29le capitalisme sauvage
01:11:31enfin toutes les crises sociales
01:11:33qui l'ont accompagnée
01:11:35était un modèle
01:11:36d'absence totale
01:11:38de régulation
01:11:38je raisonne plus
01:11:39pour relire
01:11:40Erum Navarum
01:11:41et d'écouter
01:11:42ce que disent les papes
01:11:43qui ne sont pas toujours
01:11:43écoutés comme des références
01:11:45là-dessus
01:11:46ils ne sont pas souvent trompés
01:11:47ils ne sont pas souvent trompés
01:11:48merci Michel
01:11:49pour votre témoignage
01:11:50on écoute René
01:11:52qui nous appelle de Toulouse
01:11:53bonjour René
01:11:54oui bonjour
01:11:55monsieur
01:11:55merci d'avoir invité
01:11:57monsieur Frédéric Poisson
01:11:59Jean-Frédéric Poisson
01:12:00bonjour monsieur
01:12:00bien sûr
01:12:00comme d'habitude
01:12:02une grande pédagogie
01:12:04une grande clarté
01:12:05ce que je voudrais dire
01:12:06pour illustrer
01:12:08les propos
01:12:09pendant le mandat
01:12:11de Jacques Delors
01:12:13les deux mandats
01:12:13à la présidence
01:12:14de la commission européenne
01:12:16oui
01:12:16et pendant le mandat
01:12:18de monsieur Barroso
01:12:19oui
01:12:19souvenez-vous
01:12:20on ne parlait jamais
01:12:22de transfert
01:12:23de souveraineté
01:12:24on nous expliquait
01:12:26la subsidiarité
01:12:27voilà
01:12:28et on nous parlait
01:12:28de mise en commun
01:12:29de moyens
01:12:29autrement dit
01:12:31autrement dit
01:12:31on a camouflé
01:12:32on a caché
01:12:33ce mot
01:12:34ce mot qui voulait tout dire
01:12:36berce de souveraineté
01:12:37alors ça
01:12:38c'est quand même extraordinaire
01:12:40et ça confirme
01:12:42ce que je pense
01:12:43depuis très fort longtemps
01:12:45c'est que la subversion
01:12:46protéiforme
01:12:47qui frappe notre pays
01:12:49depuis 53 ans
01:12:50depuis l'arrivée
01:12:51de Giscard d'Esser
01:12:52et bien
01:12:52on en a aujourd'hui
01:12:54l'apogée
01:12:55avec ce que
01:12:57vous plantez
01:12:58tous les jours
01:12:59monsieur Perico
01:12:59le gars
01:13:00cette situation
01:13:00que l'on n'a jamais vue
01:13:02en France
01:13:03ni sous la royauté
01:13:04ni sous la république
01:13:06et oui
01:13:06et oui
01:13:07René vous coïncidez
01:13:07avec beaucoup d'analystes
01:13:08et d'observateurs
01:13:09qui disent effectivement
01:13:10et ils ne sont pas forcément
01:13:11impliqués dans les partis politiques
01:13:12ils me disent
01:13:13ça commence avec
01:13:14jusqu'à Pompidou
01:13:15la France se tient
01:13:16et Giscard d'Estaing
01:13:18par libéralisme
01:13:19qui veut séduire un peu
01:13:19la gauche sociale-démocrate
01:13:20commence à faire des ouvertures
01:13:22et c'est là
01:13:23d'ailleurs
01:13:23c'est là où le déficit
01:13:24le budget n'est plus à l'équilibre
01:13:26depuis cette année
01:13:27la fracture est aussi nette
01:13:29Frédéric Poisson
01:13:29à un moment donné
01:13:30la classe politique française
01:13:31décide entre guillemets
01:13:32de collaborer
01:13:32avec le marché international
01:13:33le GATT
01:13:34l'OMC
01:13:34tout ça
01:13:35ce sont des signes
01:13:36d'abord
01:13:37il y a la fin
01:13:38de la parité dollar-or
01:13:39en 71
01:13:40qui est un facteur économique
01:13:41très très important
01:13:42pour l'économie mondiale
01:13:44Bretton Woods
01:13:45je crois que c'est Bretton Woods
01:13:46je crois pas
01:13:47Bretton Woods
01:13:47voilà
01:13:47pour le dollar
01:13:48aucun problème
01:13:49mais alors pour les autres
01:13:50pour les autres
01:13:50ça a été très cher
01:13:51donc on a subi un peu
01:13:52cet effet là
01:13:54il y aurait une thèse à écrire
01:13:55sur le fait
01:13:57que c'est une hypothèse
01:13:58au sens strict de ma part
01:13:59mais il faudra regarder
01:14:01jusqu'à quel point
01:14:03l'exécutif français
01:14:04était rempli
01:14:05d'anciens résistants
01:14:08jusqu'à De Gaulle
01:14:09et probablement
01:14:10Pompidou compris
01:14:10et qu'à partir de Giscard
01:14:12il est plutôt rempli
01:14:13de hauts fonctionnaires
01:14:13que de résistants
01:14:14pour des raisons
01:14:14démographiques aussi
01:14:15d'âge
01:14:15il y en a qui sont allés
01:14:17plus loin
01:14:17qu'on dit
01:14:17jusqu'à De Gaulle
01:14:18c'est l'esprit du CNR
01:14:19qui dirige
01:14:20l'administration française
01:14:22et avec Giscard
01:14:23avec Giscard
01:14:24on a des relents
01:14:25de ceux qui pouvaient
01:14:26avoir été le pétiliste
01:14:27c'est la haute fonction publique
01:14:29qui prend la main
01:14:30et évidemment
01:14:30ça peut pas forcément
01:14:32pas toujours bien se passer
01:14:33de revenir sur ce que René disait
01:14:36à propos de la subsidiarité
01:14:37ça aussi c'est une forme
01:14:38de subversion
01:14:39parce que
01:14:40l'esprit de la subsidiarité
01:14:42il y a un très beau livre
01:14:42de Chantal Lelson
01:14:43la consoeur philosophe
01:14:44sur ce sujet là
01:14:46ça consiste à
01:14:48accepter que
01:14:49une autorité
01:14:50réalise quelque chose
01:14:52si
01:14:52l'échelon du dessous
01:14:53n'est pas capable
01:14:54de le réaliser tout seul
01:14:55c'est ça la subsidiarité
01:14:59typiquement
01:15:00comment dire
01:15:01vous pouvez pas
01:15:01assumer tout seul
01:15:02l'éducation de vos enfants
01:15:03vous confiez par subsidiarité
01:15:04ça à l'école
01:15:05mais c'est vous
01:15:06qui restez
01:15:06d'une certaine manière
01:15:07prioritaire
01:15:08de votre délégation
01:15:09de votre autorité
01:15:10la subsidiarité
01:15:11de l'Union Européenne
01:15:12c'est l'inverse
01:15:13dire je prends
01:15:15ce qui m'intéresse
01:15:17avec l'accord
01:15:19des états
01:15:19donc l'autorité
01:15:20dit moi
01:15:21je vais faire ça
01:15:21et je vais le faire
01:15:22à votre place
01:15:22et vous allez me donner
01:15:23une autorisation
01:15:23autrement dit
01:15:25la subsidiarité
01:15:26telle qu'elle est pensée
01:15:27d'abord par la pensée
01:15:28sociale chrétienne
01:15:29puis d'autres
01:15:30est quelque chose
01:15:31qui organise
01:15:32la coopération
01:15:33entre des éléments
01:15:34qui ne pourraient pas
01:15:35s'en sortir tout seul
01:15:37c'est une subsidiarité
01:15:40constructive
01:15:40par agrégation
01:15:41de certaine manière
01:15:41la subsidiarité européenne
01:15:43est une subsidiarité
01:15:45aspirante
01:15:45elle dépouille
01:15:47c'est toute la différence
01:15:48elle vous plume
01:15:49la subsidiarité
01:15:50est extrêmement trompeur
01:15:51il n'a pas du tout
01:15:51le même sens
01:15:53selon que vous lisez
01:15:54les encycliques des papes
01:15:55dont vous parlez
01:15:55depuis tout à l'heure
01:15:56mon cher Perico
01:15:57ou le traité de l'Union Européenne
01:15:58le sens est absolument inversé
01:15:59donc là aussi
01:16:00il y a une espèce
01:16:01de tromperie
01:16:02de mensonge
01:16:02encore que le traité
01:16:03de l'Union Européenne
01:16:04est ce qu'il est
01:16:05il y a la préférence communautaire
01:16:07je vous rappelle
01:16:08et ensuite
01:16:08il n'y a que du délitement
01:16:10réforme par réforme
01:16:11abandon du traité
01:16:12de l'Elysée de 1963
01:16:12entre De Gaulle
01:16:13et Coran
01:16:14et ensuite
01:16:15ses ouvertures
01:16:16au marché international
01:16:17avec la bénédiction
01:16:17des présidents de la collection
01:16:18Barroso
01:16:19Juncker
01:16:20les traités initiaux
01:16:22alors il y aurait
01:16:23beaucoup à dire
01:16:24sur
01:16:24comme dirait
01:16:25Grant Aristote
01:16:25toutes les choses
01:16:26sont contenues
01:16:26dans leurs principes
01:16:27donc il faut se méfier
01:16:27toujours
01:16:28des premiers traités
01:16:30mais le traité de la CK
01:16:31c'est un échange
01:16:32de bons procédés
01:16:32d'une certaine manière
01:16:33je vais m'assurer
01:16:35que ceux qui manquent
01:16:35ne manquent de rien
01:16:37parce que ceux qui ont
01:16:37un peu plus
01:16:38vont leur en donner
01:16:38c'est du bon sens
01:16:40c'est parfait
01:16:40il n'y a rien à dire à ça
01:16:42ça commence à être compliqué
01:16:43à partir du moment
01:16:45où on décide
01:16:45de mettre une institution
01:16:47ou des institutions
01:16:48régulatrices
01:16:48au dessus de ce machin là
01:16:49et de les doter
01:16:50de pouvoirs exécutifs
01:16:51pleins et entiers
01:16:52constitués de gens
01:16:52qui ne sont pas mandatés
01:16:54par les preuves
01:16:54et qui ont pris suprématie
01:16:57sur les institutions nationales
01:16:58je suis avec
01:16:59avec Jean-Frédéric Poisson
01:17:01Jean-Frédéric
01:17:01on va ouvrir l'antenne
01:17:03à ceux qui nous écoutent
01:17:04sur tous les sujets
01:17:05d'actualité
01:17:06vous restez avec nous
01:17:07il est très probable
01:17:07que les gens
01:17:08veulent continuer
01:17:08à discuter
01:17:09de votre livre
01:17:10La dictature du bien
01:17:11les néolibéraux
01:17:12vous promettent la liberté
01:17:13vous vendent une cage
01:17:14mais s'ils veulent discuter
01:17:15d'autres choses
01:17:16je sais que vous serez
01:17:16tout à fait à même
01:17:17de la répondre
01:17:17vous nous appelez
01:17:18au 0826 300 300
01:17:19à tout de suite
01:17:20sur Sud Radio
01:17:23Midi 14h
01:17:24Sud Radio
01:17:25la France dans tous ses états
01:17:27Péricault et Gasse
01:17:28c'est le moment
01:17:29de jouer avec Sud Radio
01:17:30pour gagner votre station météo
01:17:32connectée
01:17:32de la crosse technologie
01:17:33le leader français
01:17:34des données météo
01:17:35ce tout récent modèle
01:17:36de la crosse technologie
01:17:37reçoit les données météo
01:17:38en wifi
01:17:38et se mettent à jour
01:17:40en continu
01:17:40grâce à lui
01:17:41soyez informés
01:17:42des prévisions météo
01:17:43des indices UV
01:17:44et des probabilités
01:17:45de pluie
01:17:46de votre région
01:17:46sur 5 jours
01:17:47envoyez dès maintenant
01:17:49Sud au 728
01:17:50par SMS
01:17:51pour vous inscrire
01:17:51au tirage au sort
01:17:52et vous gagnerez peut-être
01:17:54votre station météo
01:17:55connectée SW404
01:17:56de la crosse technologie
01:17:57d'une valeur de 100 euros
01:17:59bonne chance
01:18:00moi je reste connecté
01:18:01à Jean-Frédéric Poisson
01:18:02qui nous donne une météo
01:18:03pas forcément réjouissante
01:18:04sur l'avenir
01:18:06de notre humanité
01:18:07économique libérale
01:18:09et pourtant
01:18:10la conscience des peuples
01:18:11et pourtant
01:18:12la doctrine sociale
01:18:12de l'église
01:18:13on a les éléments
01:18:14de réflexion
01:18:15pour pouvoir faire face
01:18:16nous avons Sylvie
01:18:17qui nous appelle
01:18:18de pouiller les coteaux
01:18:19bonjour Sylvie
01:18:20oui bonjour à tous les deux
01:18:22Péricault et M. Poisson
01:18:24bonjour madame
01:18:24voilà vous
01:18:25Sylvie vous dites
01:18:27pourquoi 2005
01:18:28depuis 2005
01:18:30les présidents
01:18:30de la république française
01:18:31ont peur du référendum
01:18:32comme s'ils avaient peur du peuple
01:18:34c'est un petit peu ça
01:18:35votre question Sylvie
01:18:36c'est un peu ça
01:18:37parce que si vous voulez
01:18:382005
01:18:39on s'est assis dessus
01:18:42depuis
01:18:42ce qui est étrange
01:18:44quand même
01:18:44c'est que M. Macron
01:18:45nous en a promis
01:18:47à tirer la rigot
01:18:48il n'en vient
01:18:50aucun
01:18:52donc
01:18:53la question
01:18:54est la suivante
01:18:54est-ce que la voix
01:18:56du peuple
01:18:57et la souveraineté
01:18:59d'une réponse
01:19:02à un référendum
01:19:04dérange
01:19:05vous connaissez
01:19:06souvent
01:19:07l'argument
01:19:07des anti-référendums
01:19:08la question
01:19:09est trop complexe
01:19:10pour que les gens
01:19:11qui votent
01:19:11aient les moyens
01:19:12de comprendre
01:19:13les enjeux
01:19:13c'était l'explication
01:19:15donnée en 2005
01:19:16vous vous souvenez
01:19:16j'en fais des écoles
01:19:17je me souviens très bien
01:19:18c'est à dire qu'on est
01:19:18des crétins
01:19:19merci à Sylvie
01:19:20de cette question
01:19:21bien sûr
01:19:22j'ai des souvenirs
01:19:23de la campagne 2005
01:19:24on a fait campagne
01:19:24pour le nom
01:19:25à l'époque
01:19:26bien sûr
01:19:28tous les médias
01:19:28c'était même pas la peine
01:19:29d'hésiter
01:19:30c'était oui officiel
01:19:31absolument
01:19:32et on tenait
01:19:33des réunions publiques
01:19:34et on avait reçu
01:19:35dans nos boîtes aux lettres
01:19:36vous vous en souvenez
01:19:37le traité
01:19:39en papier
01:19:40qui salit les doigts
01:19:41vous savez
01:19:41c'est comme ça
01:19:42comme disait Pierre Desproches
01:19:43on avait à la fois
01:19:44la nausée
01:19:45et les mains sales
01:19:45on aurait pu lire Sartre
01:19:47en lesant traités
01:19:47c'était Sartreien
01:19:49et moi dans les réunions publiques
01:19:51dans lesquelles j'ai participé
01:19:53ou que j'ai animé
01:19:54mais je ne sais pas
01:19:55combien de gens
01:19:55étaient venus
01:19:56avec le traité
01:19:56dans la poche
01:19:57ils avaient pris des notes
01:20:00et alors
01:20:01de manière très surprenante
01:20:02un certain nombre
01:20:03de responsables politiques
01:20:04ont découvert
01:20:04à ce moment là
01:20:05que le peuple français
01:20:06n'était pas idiot
01:20:07et cet internaute marseillais
01:20:08vous vous souvenez
01:20:09on le savait
01:20:09qui avait décrypté
01:20:10l'essentiel
01:20:11donc les gens
01:20:12étaient beaucoup plus informés
01:20:14que les protraités
01:20:15voulaient bien qu'on se voit
01:20:15moi qui vais au bistrot
01:20:17à la fois par goût
01:20:17et par devoir
01:20:18je peux vous garantir
01:20:19que les gens
01:20:19n'ont pas besoin de déconneurs
01:20:20nous en convenons
01:20:21j'en conviens
01:20:21mon cher Frédéric
01:20:22c'est parfaitement
01:20:23ce qui se passe
01:20:24sur cette question
01:20:26donc les français
01:20:27sont parfaitement capables
01:20:28de comprendre les questions
01:20:29pourvu qu'on leur explique
01:20:31et qu'on le mette
01:20:31sur la table
01:20:32les vrais termes du débat
01:20:34ça c'est la condition
01:20:35et c'est un peuple
01:20:37extrêmement politique
01:20:38sans doute
01:20:38le plus politiquement éduqué
01:20:39de la planète
01:20:40enfin je ne pourrais défendre
01:20:41cette thèse
01:20:42pour le moment
01:20:42sur le reste
01:20:46les chefs de l'état
01:20:47ont peur du référendum
01:20:48pourquoi ?
01:20:50parce qu'ils sont incapables
01:20:51de se comporter
01:20:51comme de Gaulle l'a fait
01:20:52en 69
01:20:53en disant
01:20:54si c'est moi
01:20:55qui propose le référendum
01:20:56et que j'engage
01:20:57ma responsabilité
01:20:58et que je suis désavoué
01:20:59je dois partir
01:21:00c'est aussi simple que ça
01:21:02une rumeur courrée
01:21:03Jean-Frédéric
01:21:03je vous interromps
01:21:04que Mme Macron
01:21:05aurait dit
01:21:06c'est une rumeur
01:21:06qui a circulé
01:21:07sur les réseaux sociaux
01:21:08qui disait
01:21:09il était pour le référendum
01:21:10justement
01:21:11il fallait trouver lequel
01:21:12et elle aurait suggéré
01:21:14que c'était un risque énorme
01:21:15de faire ce référendum
01:21:16à ce moment-là
01:21:16vu son impopularité
01:21:17qui vaut mieux
01:21:18abandonner l'idée
01:21:18cela dit
01:21:20qu'on soit surpris
01:21:22que M. Macron
01:21:22ne traîne pas ses promesses
01:21:23enfin je ne crois pas
01:21:25que ce soit ce que Sylvie
01:21:26voulait dire
01:21:26mais moi je ne suis pas surpris
01:21:28du tout
01:21:28cet homme n'en a tenu aucune
01:21:30il n'y a pas de raison
01:21:31qu'il tienne celle-là
01:21:32plus que les autres
01:21:32d'autant plus que
01:21:35comment dire
01:21:37il n'a pas été capable
01:21:39après avoir perdu
01:21:40tous les scrutins
01:21:41sauf les présidentielles
01:21:42pour notre malheur
01:21:44ça n'a jamais rien changé
01:21:45à sa pratique du pouvoir
01:21:46ni à quoi que ce soit
01:21:47et c'est la raison
01:21:48pour laquelle je crois
01:21:50qu'il faudra y revenir
01:21:51je pense
01:21:52j'ai écrit ça
01:21:53dans un autre livre
01:21:54il y a quelques années
01:21:54sur des réformes institutionnelles
01:21:57le problème
01:21:58c'est de rétablir
01:21:59la confiance
01:21:59entre le peuple
01:22:00et ses dirigeants
01:22:01or la confiance
01:22:02ça va du haut
01:22:03vers le bas
01:22:04c'est pas le contraire
01:22:05il faut donner
01:22:05des preuves de confiance
01:22:06comme on donne
01:22:07des preuves d'amour
01:22:08logiquement
01:22:09et c'est la raison
01:22:10pour laquelle je pense
01:22:10qu'il faut renforcer
01:22:13les formalités
01:22:13de l'engagement
01:22:14des responsables politiques
01:22:15quand ils entrent
01:22:15dans un mandat
01:22:16il faut assouplir
01:22:18les modalités de sanctions
01:22:19et renforcer les sanctions
01:22:20auxquelles ne tiendraient pas
01:22:20leurs engagements
01:22:21et il faut inscrire tout ça
01:22:22dans le marbre constitutionnel
01:22:23je pense vraiment ça
01:22:24ce serait
01:22:25d'une certaine manière
01:22:26le premier pas
01:22:26vers quelque chose
01:22:27qui serait une preuve
01:22:28de bonne foi
01:22:29de la part des gouvernements
01:22:29nouvellement élus
01:22:31mais ça voudrait dire
01:22:32un peu de moelle
01:22:34on va dire ça comme ça
01:22:36et là peut-être
01:22:37qu'on retrouvera la confiance
01:22:38dans le suffrage
01:22:38pour une partie en tout cas
01:22:40parce que je me suis frappé
01:22:41quand même de voir que
01:22:42maintenant
01:22:43les responsables politiques
01:22:43peuvent dire
01:22:44à peu près
01:22:45n'importe quoi
01:22:46et son contraire
01:22:47et son contraire
01:22:48et le degré de crédit
01:22:50est quand même très très bas
01:22:51nous avons Jean-Paul
01:22:52qui nous appelle de Toulouse
01:22:53bonjour Jean-Paul
01:22:54oui bonjour Perico
01:22:56et bonjour
01:22:57Jean-Frédéric Poisson
01:22:59bonjour Jean-Paul
01:22:59donc merci beaucoup
01:23:01pour cette émission
01:23:02vous Jean-Paul
01:23:03vous considérez
01:23:04que Emmanuel Macron
01:23:06sert beaucoup plus
01:23:07les intérêts de l'Europe
01:23:08que ceux de la France
01:23:08visiblement
01:23:09ah ben Emmanuel Macron
01:23:11sert les intérêts
01:23:12de l'Europe
01:23:13d'autant plus qu'il vise
01:23:14la présidence européenne
01:23:16il s'en cache pas
01:23:18donc prendre la place
01:23:19devant l'Arienne
01:23:20ou travailler avec elle
01:23:22enfin je ne sais pas
01:23:22quel sera le verdict
01:23:25mais par contre
01:23:26ce que je voulais dire
01:23:27c'est que
01:23:27aussi
01:23:28c'est que le néolibéralisme
01:23:30qui restreint nos libertés
01:23:31et qui essaye
01:23:33de nous brider
01:23:34donc à travers
01:23:35des mouvements de peur
01:23:37donc il y a eu
01:23:38la peur Covid
01:23:39il y a eu une ressuscité
01:23:41avec l'antavirus
01:23:43donc toutes les émeutes
01:23:45qui depuis Hollande
01:23:46à chaque fois
01:23:47qu'il y a des manifestations
01:23:48les émeutes
01:23:49avec les black blocs
01:23:51donc on les laisse faire
01:23:52pratiquement
01:23:53parce que les gugus
01:23:55qui ont été arrêtés
01:23:56pour les émeutes
01:23:57de la victoire du PSG
01:23:59ben ceux-là
01:24:00demain ou après-demain
01:24:01ils sont tous
01:24:02ils sont tous libérés
01:24:03donc il n'y a pas de problème
01:24:05on les arrête
01:24:06mais ils vont être relâchés
01:24:07mais ce que je voulais dire
01:24:08c'est que Macron
01:24:09donc est
01:24:11une tête de pont
01:24:12où Macron a été
01:24:13intronisé
01:24:14par le club
01:24:14de Bilderberg
01:24:15on n'en parle pas trop
01:24:17de ce club
01:24:17de Bilderberg
01:24:19qu'en pensez-vous ?
01:24:20Jean-Frédéric Poisson
01:24:22Macron roule pour qui ?
01:24:23Il y a des
01:24:23je pense d'abord
01:24:24qu'il roule pour lui
01:24:26deuxièmement
01:24:27je pense qu'il a été mis
01:24:28enfin
01:24:29si on me poussait un peu
01:24:31je pourrais aller
01:24:32jusqu'à dire
01:24:32que ce que
01:24:33le
01:24:35ce que
01:24:36l'establishment
01:24:37financier international
01:24:38n'a pas réussi
01:24:38avec Dominique
01:24:39Strauss-Kahn
01:24:39il l'a réussi
01:24:40avec Macron
01:24:40c'est une théorie
01:24:41qui tient la route
01:24:42dans les autres observateurs
01:24:43voilà
01:24:44voilà quelle est ma thèse
01:24:45il a vengé
01:24:46Strauss-Kahn politiquement
01:24:47et c'est lui
01:24:48qui a pris le pouvoir
01:24:48en 2017
01:24:49une des raisons
01:24:49pour lesquelles
01:24:50François Fillon
01:24:50a été dégommé
01:24:51c'est qu'il avait
01:24:52l'intention ferme
01:24:53de désendetter la France
01:24:54c'était écrit
01:24:55en toute lettre
01:24:56dans son programme
01:24:56il a dit
01:24:57à nombreuses reprises
01:24:58j'étais un des porte-parole
01:24:58François Fillon
01:24:59pendant la présidentielle
01:25:01donc j'ai vu ça de près
01:25:02et je pense qu'il avait
01:25:03l'intention
01:25:04c'était écrit en tout cas
01:25:05tel quel dans son programme
01:25:06de réinstaller la France
01:25:08dans une position
01:25:08dominante en Europe
01:25:09en défendant
01:25:10les intérêts français
01:25:11et en désendettant la France
01:25:12d'ailleurs donner à la France
01:25:13ses capacités de manœuvre
01:25:15politique et financière
01:25:17ça n'a pas dû plaire beaucoup
01:25:18et ça n'était pas question
01:25:19ça n'a pas dû plaire beaucoup
01:25:21donc je pense vraiment
01:25:22que oui
01:25:23le problème de nos dirigeants
01:25:24c'est qu'ils roulent davantage
01:25:25vous avez raison
01:25:27Jean-Paul
01:25:28ils roulent davantage
01:25:29pour les intérêts
01:25:30qui ne sont pas les nôtres
01:25:32et c'est une des raisons
01:25:33pour lesquelles
01:25:33quand on a affaire
01:25:34à des dirigeants
01:25:36internationaux
01:25:36qui vous disent
01:25:37moi je défends d'abord
01:25:38les intérêts de mon pays
01:25:39le reste du monde
01:25:39ça va être pas égal
01:25:40on est surpris
01:25:41on n'est plus habitués
01:25:42on n'est plus habitués
01:25:43ça nous fait bizarre
01:25:45y compris des gens
01:25:46qui vous disent
01:25:46mais si vraiment
01:25:47vous mettez en danger
01:25:48mes intérêts
01:25:48je vais vous casser la figure
01:25:50et on n'écoute plus ça
01:25:51parce qu'on n'est pas
01:25:51on n'est pas habitués
01:25:53on vit dans une espèce
01:25:53de coton
01:25:55le général de quoi
01:25:56l'avait répondu
01:25:56à l'imperfite
01:25:57mais si
01:25:57les traités européens
01:25:58il dit
01:25:58mais vous connaissez
01:25:59quelqu'un qui se fait couillonner
01:26:00et qui ne survivre pas
01:26:01voilà
01:26:03je m'en vais
01:26:03puis terminez
01:26:04d'ailleurs il y a eu
01:26:05la politique de la chaise vide
01:26:06c'est tout à fait ça
01:26:07donc oui
01:26:07nous sommes
01:26:08nous sommes prisonniers
01:26:11il faut que nos hitters
01:26:14comment dire
01:26:14puissent avoir accès
01:26:15à ces documents
01:26:16qui sont publics
01:26:17ce sont les comptes rendus
01:26:17du World Economic Forum
01:26:19le fameux forum de Davos
01:26:20il faut lire
01:26:21les communiqués de presse
01:26:21quand même
01:26:22parce que ça décrit
01:26:22un peu notre avenir
01:26:23et par rapport à ça
01:26:24il n'y a que
01:26:25la reconstitution
01:26:26des corps intermédiaires
01:26:27et la résistance populaire
01:26:28qui pourra fonctionner
01:26:30je ne vois pas comment
01:26:31c'est possible autrement
01:26:31que Macron n'a pas toujours
01:26:32porté dans son coeur
01:26:33il a tout fait
01:26:36pour le détruire
01:26:37pour les détruire
01:26:39il a d'ailleurs
01:26:40ses porte-plumes
01:26:42Amiel et Emélien
01:26:43ont publié un livre
01:26:43il y a une dizaine d'années
01:26:44qui s'appelait
01:26:45Les progrès ne tombent pas du ciel
01:26:48dans lequel il disait
01:26:49expressément
01:26:49qu'il faut détruire
01:26:50les corps intermédiaires
01:26:50il faut que les corps intermédiaires
01:26:51s'occupent de vendre des merguez
01:26:52et d'organiser
01:26:54les fêtes d'école
01:26:55et laisser la politique
01:26:56aux grandes personnes
01:26:57c'est à peu près
01:26:58quelque chose comme ça
01:26:59donc la résurgence
01:27:01la réinvention
01:27:02des corps intermédiaires
01:27:03leur solidité
01:27:03les moyens donnés
01:27:04aux familles
01:27:04aux entreprises
01:27:05aux associations
01:27:06aux territoires
01:27:08c'est très girondin
01:27:09comme vision
01:27:10de l'organisation française
01:27:11mais c'est ce qui correspond
01:27:12je pense à la France
01:27:14ça c'est une orientation politique
01:27:17incontentable
01:27:17si on ne fait pas ça
01:27:19si l'élection présidentielle
01:27:21ne tourne pas autour
01:27:22de la question européenne
01:27:23de la question de la défense
01:27:24des libertés fondamentales
01:27:25et du rétablissement
01:27:26des corps intermédiaires
01:27:27vous pourrez faire
01:27:27toutes les politiques publiques
01:27:28que vous voulez
01:27:29je suis désolé de vous dire
01:27:31que ça servira
01:27:31ça sera un tour pour rien
01:27:33merci à Jean-Paul de Toulouse
01:27:34merci Jean-Frédéric Poisson
01:27:36d'avoir été aujourd'hui
01:27:37avec nous en direct
01:27:37sur Sud Radio
01:27:38pour la dictature du bien
01:27:39les libéraux vous promettent
01:27:41la liberté
01:27:41et vous vendent une cage
01:27:42aux éditions du Verbe Haut
01:27:44on aura certainement
01:27:45l'occasion d'en reparler
01:27:46parce qu'on va rentrer
01:27:47en campagne électorale
01:27:48et je pense que l'enjeu
01:27:49que vous soulevez
01:27:50voilà
01:27:51alors on me donne
01:27:52le nom du gagnant
01:27:52est-ce qu'on a un gagnant
01:27:53sur la crosse technologie
01:27:55c'est Pascal de Gaillardon
01:27:57qui a gagné
01:27:58cette
01:27:58d'une valeur de 100 euros
01:28:01bravo Pascal
01:28:02vous pouvez avoir la météo
01:28:04vous avez nos données
01:28:04de Gaillardon
01:28:05ou de Gallardon ?
01:28:06Gallardon, Gaillardon
01:28:09Gaillardon
01:28:10Gaillardon
01:28:10Gaillardon
01:28:11voilà
01:28:11maintenant
01:28:12Gaillardon est ravissant
01:28:13c'est dans les événements
01:28:14c'est le frotteur des événements
01:28:16dans l'Eloir
01:28:16déjà dans l'Eloir
01:28:18en tout cas
01:28:18vous allez pouvoir prédire
01:28:20le beau temps
01:28:20et partir en vacances
01:28:21toujours avec du soleil
01:28:22peut-être que l'application
01:28:24donnera le résultat
01:28:25des élections
01:28:25mais on n'y est pas
01:28:26on n'y est pas encore
01:28:27merci d'avoir été sur Sud Radio
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