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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-03-24##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:01Sud Radio, la France dans tous ses états, Péricault-Légas, Maud Coffleur.
00:00:08Bonjour et bienvenue sur Sud Radio en ce mardi 24 mars 2026.
00:00:15L'actualité est riche. Alors mon équipe, je ne sais pas ce qu'ils ont.
00:00:18Ils sont de mauvaise humeur ce matin. Je ne sais pas, ils ont dû sortir hier soir.
00:00:22Ils ont dû boire quelque chose de pas bien.
00:00:24Mais bon, ça y est, ils sont rétablis en pleine forme, Maud et puis Julien.
00:00:27Heureusement qu'il y a Emmanuel Galasso qui est toujours impeccable.
00:00:29Vraiment, c'est l'élément constant de cette émission.
00:00:34Alors Maud Coffleur va décrypter l'actualité avec moi, recevoir nos invités.
00:00:39Julien Delmas va s'assurer de la parfaite qualité radiophonique de ce programme.
00:00:45Emmanuel Galasso répondra à vos appels au 0 826 300 300 parce que vous aurez envie de donner votre avis.
00:00:52Il y a des sujets qui vont vous intéresser et qui vont vous donner envie de réagir.
00:00:58Alors, après sa victoire, la gauche parisienne compte-t-elle s'émanciper de l'ère Hidalgo ?
00:01:03Qui a quand même été extrêmement décriée.
00:01:05La cohésion municipale est-elle garantie parce que la gauche est très plurielle ?
00:01:09Après cette victoire de dimanche soir de M. Grégoire, nous en discutons avec Nicolas Bonnet-Houlage
00:01:15qui est adjoint PCF du Parti Communiste français à Émérite-Paris.
00:01:19On ferait un petit tour d'horizon de la nouvelle majorité municipale à Paris.
00:01:23Peut-on encore boire de la Vitel et de la Contrex ?
00:01:26On se pose la question parce que le procès de Nestlé-Waters dans les Vosges a commencé hier.
00:01:32Alors que l'on croyait à une pollution liée à une mauvaise gestion de l'urbanisme,
00:01:37c'était en réalité une décharge créée par Nestlé lui-même dans les années 60
00:01:41qui est à l'origine de la contamination de la nappe phréatique.
00:01:45Voilà, nous recevons à 12h45 le porte-parole du collectif O88, Bernard Schmitt,
00:01:50qui le premier a dénoncé le scandale.
00:01:54Nous allons parler de Mme Dati.
00:01:58Une rumeur courrait qu'elle irait à la présidence du château de Versailles.
00:02:03On va faire un petit tour du côté de Surenne
00:02:08où une policière a signé un procès verbal de sa main qui est un faux
00:02:12et qui peut lui coûter beaucoup.
00:02:14Et puis le calvaire de cette jeune étudiante, Amine Garcia,
00:02:18dans l'usurpation d'identité, lui vaut à l'heure qu'il ait 60 000 euros d'amende
00:02:23et puis alors surtout l'arrestation des supposés complices
00:02:25de l'assassinat de Médic et Assis à Marseille le 13 novembre 2025.
00:02:29Le parquet national anticriminalité organisé a fait un coup de filet
00:02:34et commence à remonter la filière.
00:02:36Voilà quel est notre programme du jour
00:02:38et on vous attend sur Sud Radio.
00:02:41A tout de suite.
00:02:41Sud Radio. La France dans tous ses états.
00:02:45L'humeur de Perricot.
00:02:47Mon humeur pour tout aujourd'hui sur ce que devenu ce grand parti
00:02:51qui est le Parti Socialiste.
00:02:52J'ai toujours eu une tendresse pour le Parti Socialiste.
00:02:54C'est un grand parti de l'histoire de France.
00:02:56Je pense à ses grandes figures, à Jean Jaurès, à Léon Blum en particulier.
00:03:01Ensuite c'est devenu plus compliqué.
00:03:02Ce n'est pas des gens qui ont forcément inspiré le respect,
00:03:05que ce soit Guy Mollet, que ce soit François Mitterrand.
00:03:09Et puis alors les derniers responsables du Parti Socialiste,
00:03:12Lionel Jospin qui nous a quittés hier.
00:03:15On en offre sa mémoire, même s'il fait partie de ceux qui ont désidentifié
00:03:18le socialisme français avec des concessions et des évolutions
00:03:22qui étaient contraires au principe de ce grand parti.
00:03:25François Hollande ensuite qui a achevé le travail.
00:03:28Et puis là aujourd'hui on a Olivier Faure qui est à la tête,
00:03:32qui est premier secrétaire du Parti Socialiste
00:03:34et qui a mis ce parti dans une situation assez délicate,
00:03:41assez difficile avec des orientations, des choix politiques,
00:03:44des déclarations ambiguës, une hypocrisie énorme.
00:03:47Et aujourd'hui on a un Parti Socialiste qui est vraiment dans la mouise,
00:03:54dans une situation d'affaiblissement qui n'est pas bon pour la démocratie française.
00:03:59Il faut une gauche, il faut une gauche socialiste.
00:04:02Alors est-ce que c'est le fait d'avoir évolué vers une social-démocratie
00:04:05du compromis et de la concession envers le capitalisme
00:04:09qui a effondré le Parti Socialiste, qui a perdu son peuple ?
00:04:12On se souvient de cet organisme qui s'appelle Terra Nova qui disait
00:04:15« Mais puisque le peuple vote mal, puisque nos anciens électeurs,
00:04:19le prolétariat, votent pour des partis d'extrême droite,
00:04:21pour le Front National, puis le Rassemblement National,
00:04:23il faut orienter vers d'autres formes d'électorat,
00:04:27il faut se retourner vers d'autres sociologies, d'autres populations. »
00:04:31Aujourd'hui le Parti Socialiste est effondré.
00:04:33Souvenons-nous du dernier score de sa candidate à la présidence de la République en 2022
00:04:37qui était Anne Hidalgo et qui a fait le score de 1,75% pour le PS.
00:04:41C'est surréaliste, c'était incroyable.
00:04:43Le Parti de Jaurès, de Léon Blum et de Mitterrand quand même,
00:04:46à 1,75% ça veut dire que la confiance était totalement rompue,
00:04:50non seulement avec son électorat, mais avec la France en général.
00:04:54Alors tout ce qu'on peut leur souhaiter,
00:04:56et mon humeur est créative, elle est positive,
00:05:00c'est qu'ils rebondissent.
00:05:01Est-ce que la page d'Olivier Faure va être tournée,
00:05:05qui finalement s'avérait être une page de compromis
00:05:08pour sauver des sièges de députés,
00:05:09et si le Parti Socialiste a accepté de se compromettre
00:05:12avec la France Insoumise au début dans le nouveau Front Populaire
00:05:16et ensuite au moment de la dissolution
00:05:19avec ce Front Républicain qui était une aberration
00:05:21et un contournement de la démocratie,
00:05:24et bien aujourd'hui le Parti Socialiste paye très cher,
00:05:26il a sauvé quelques villes là où il a été digne.
00:05:29Le message il est là, en fait ce sont les électeurs de gauche,
00:05:32c'est le peuple français qui envoie au Parti Socialiste
00:05:35un message de redressement et de sursaut.
00:05:38Quand vous vous comportez correctement,
00:05:39que vous êtes loyaux, que vous êtes honnêtes,
00:05:42on vote pour vous.
00:05:43Quand vous voulez contourner la morale en faisant de fausses alliances,
00:05:46vous dites qu'au niveau national il n'y aura pas de pacte
00:05:48avec la France Insoumise,
00:05:49mais pour sauver des villes,
00:05:52on est d'accord avec des compromis,
00:05:53avec des gens qu'on a insultés la veille et qui vous ont insultés,
00:05:56et bien là les Français ne sont plus d'accord.
00:05:57Donc souhaitons au Parti Socialiste,
00:05:59je pense qu'il va y avoir des réunions au sommet,
00:06:01au comité national, au bureau politique,
00:06:03et que tous les électeurs socialistes,
00:06:05tous les militants de ce parti
00:06:07qui est nécessaire à la démocratie française,
00:06:09qui est un des piliers de la République française,
00:06:11espérons qu'il y aura un grand réaménagement,
00:06:14une grande consolidation,
00:06:17peut-être une refonte,
00:06:18peut-être faut-il faire le NPS,
00:06:20le nouveau Parti Socialiste,
00:06:22voire changer de nom, ce qui serait peut-être dommage,
00:06:23mais en tout cas c'est l'occasion,
00:06:25ou jamais avant la présidentielle de 2027,
00:06:26puisque là la situation à gauche est aussi compliquée qu'à droite,
00:06:29pour l'instant il n'y a vraiment pas de figure,
00:06:31hormis Jordan Bardella qui se détache,
00:06:33pour remporter cette élection,
00:06:35il y a des hypothèses,
00:06:36il y a des théories,
00:06:37mais il n'y a rien de sûr,
00:06:39et bien souhaitons à ce grand parti de gauche,
00:06:42de retrouver sa ferveur,
00:06:44son honnêteté,
00:06:45la confiance des Français,
00:06:46et une vraie vision pour la France,
00:06:48une vraie vision pour la République,
00:06:49je pense qu'il en a les moyens,
00:06:51mais certainement pas avec l'équipe actuelle.
00:06:53En attendant,
00:06:54le Parti Socialiste a remporté la mairie de Paris,
00:06:57entre autres,
00:06:57Emmanuel Grégoire a été élu maire de Paris dimanche dernier,
00:07:00avec 50% des voix,
00:07:02on en parle avec l'adjoint à la mairie de Paris,
00:07:04Nicolas Bonéolage,
00:07:05dans un instant,
00:07:06n'hésitez pas à nous appeler en direct sur Sud Radio,
00:07:08au 0826 300 300,
00:07:10à tout de suite.
00:07:12Paris est resté à gauche dimanche,
00:07:14le candidat du Parti Socialiste,
00:07:16Emmanuel Grégoire,
00:07:16a remporté le second tour des élections municipales,
00:07:19avec plus de 50% des voix,
00:07:21face à Rachida Dati,
00:07:2241% et Sofia Chikirou,
00:07:24très loin derrière.
00:07:25Il succède donc à Anne Hidalgo,
00:07:26qui a dirigé la ville durant 12 ans,
00:07:28et dont il fut le numéro 2.
00:07:30Faut-il s'attendre à la même politique,
00:07:32à une continuité de l'oeuvre d'Anne Hidalgo ?
00:07:34On en parle avec Nicolas Bonéolage,
00:07:36adjoint à la mairie de Paris.
00:07:37Bonjour.
00:07:38Bonjour camarade Bonéolage,
00:07:40bienvenue sur Sud Radio.
00:07:42Je ne vous sens pas soulagé,
00:07:43parce qu'il y avait quand même un risque
00:07:45que la droite puisse reprendre la ville de Paris.
00:07:48Tout a été fait pour que Mme Dati prenne Paris.
00:07:51Oui.
00:07:52Ils ont modifié le scrutin électoral,
00:07:54pour elle.
00:07:54Ce qui est peut-être pas mal en soi,
00:07:56sauf que ça a été fait pour ça.
00:07:57Au final, ça s'est retourné contre elle,
00:07:59et ça nous amène encore plus d'élus de gauche
00:08:01au Conseil de Paris.
00:08:02Souvent, quand on tripote un système électoral,
00:08:04ça se retourne contre l'auteur du tripatouillage.
00:08:07Quand on fait autrement que la morale en politique
00:08:10et qu'on n'a pas d'éthique,
00:08:11ça se retourne contre soi.
00:08:13Et donc, le bilan de cette élection,
00:08:15c'est que la gauche a gagné,
00:08:17à la fois parce que les Parisiens ont souhaité
00:08:20une gauche qui représente les Parisiens,
00:08:23une gauche qui est à cheval sur des valeurs,
00:08:26à cheval sur des valeurs qui représentent Paris
00:08:28dans le monde entier,
00:08:29mais aussi parce qu'ils ont bien compris
00:08:31que Mme Dati,
00:08:32qui va être d'ailleurs prochainement jugée,
00:08:35qui a été aidée par M. Macron,
00:08:38qui a été aidée par certains médias,
00:08:40qui a eu au deuxième tour quand même
00:08:42le retrait de deux candidatures
00:08:44qui auraient pu être au second tour.
00:08:46Tout ça, les Parisiens ont vu l'arnaque,
00:08:48ont vu l'arnaque avec Mme Dati,
00:08:50et les Parisiens nous ont fait confiance,
00:08:52nous refont confiance,
00:08:53et renforcent notre capacité d'intervention,
00:08:57puisque nous nous retrouvons avec 103 élus
00:08:59de ce bloc de gauche,
00:09:00unis, rassemblés,
00:09:02et j'espère qu'on va pouvoir à la fois
00:09:04continuer, mais aussi répondre
00:09:06à certaines exigences des Parisiens
00:09:08qu'ils ont portées dans la campagne
00:09:10et dans les discussions qu'on eut avec eux.
00:09:12Oui, le retrait d'une liste,
00:09:14quand si l'objectif était de reprendre cette ville,
00:09:17que M. Bournazel a un petit peu contraint,
00:09:20et on voit bien l'intervention probable
00:09:21d'Emmanuel Macron,
00:09:23malgré qu'il ne se parle pas beaucoup,
00:09:24il a dû demander à Edouard Philippe de convaincre,
00:09:27Bournazel de se retirer,
00:09:28et puis Mme Cnafot,
00:09:30qui ne voulait pas être responsable
00:09:32d'une défaite de Dati,
00:09:33et finalement ça n'a rien changé,
00:09:34qui se retire,
00:09:35quand Delogui s'est retiré à Marseille,
00:09:36on ne le reproche pas à M. Payan,
00:09:39mais qui n'a pas demandé le soutien,
00:09:42et Mme Chiquirou s'est maintenue,
00:09:44et vous, l'Union de la Gauche,
00:09:46vous avez gagné,
00:09:47sans le renfort de l'offre sans soumise,
00:09:48les choses sont très claires là-dessus.
00:09:50Il ne faut pas oublier aussi le premier tour,
00:09:51le premier tour en est à 38%,
00:09:53alors que dans tous les sondages,
00:09:54on est donné autour de 30-33 maximum,
00:09:56donc le premier tour a été aussi
00:09:58un moment très très fort,
00:09:59un moment où la gauche à Paris
00:10:01était rassemblée,
00:10:02il faut rappeler quand même
00:10:02que cette alliance part de l'après
00:10:05dans lequel il y a Daniel Simonnet,
00:10:06qui sort de la France insoumise,
00:10:08il y a les communistes,
00:10:09dont je fais partie,
00:10:10il y a évidemment les socialistes,
00:10:13il y a les écologistes,
00:10:14pour la première fois,
00:10:15c'est inédit à Paris
00:10:15que les écologistes viennent
00:10:17au premier tour avec nous,
00:10:18et il y a place publique
00:10:19de Raphaël Glucksmann.
00:10:20On a un rassemblement
00:10:22de la gauche à Paris au premier tour
00:10:23qui est inédit,
00:10:25qui repose sur un programme de fond,
00:10:27on n'a pas beaucoup parlé du programme,
00:10:28mais c'est un programme
00:10:29dans lequel on apporte
00:10:32encore plus de logements sociaux,
00:10:33et c'est une attente.
00:10:34La première préoccupation des Parisiens,
00:10:35c'est de pouvoir rester vivre à Paris,
00:10:37c'est de pouvoir se loger,
00:10:38et quand on sait que
00:10:39la question de l'encadrement des loyers
00:10:41est aussi quelque chose de très forte,
00:10:42qu'on a porté,
00:10:43qu'on a porté à l'Assemblée nationale,
00:10:45qu'on a porté à Paris,
00:10:46ça reste la première priorité.
00:10:47Et puis il y a d'autres sujets,
00:10:48on a parlé notamment,
00:10:50je pense,
00:10:51à toutes les questions liées au racisme,
00:10:53à la xénophobie,
00:10:55à tout ce qui est lié justement
00:10:56aux valeurs de Paris.
00:10:58Paris est une ville d'accueil,
00:10:59une ville refuge.
00:11:00Et quand Mme Saracnafo apporte son soutien,
00:11:03quand Marine Le Pen,
00:11:04quand Jordan Bardella apporte leur soutien
00:11:06à Rachida Dati,
00:11:07évidemment,
00:11:08ça se traduit dans des voix pour la gauche,
00:11:10parce que les Parisiens sont attachés
00:11:12à ces valeurs,
00:11:13et ces valeurs qui font
00:11:14notre histoire
00:11:15et notre liberté à Paris.
00:11:17Oui, enfin,
00:11:18le problème,
00:11:18c'est que l'électorat de Mme Saracnafo,
00:11:21et en tout cas du Ration nationale,
00:11:23c'est l'ancien électorat prolétariat de gauche
00:11:24qui déçue par les trahisons de la gauche
00:11:26à préférer voter pour les partis.
00:11:28Je ne crois pas,
00:11:28parce que si vous regardez
00:11:29les bureaux de vote à Paris,
00:11:30non,
00:11:30si vous regardez les bureaux de vote à Paris,
00:11:32à Paris,
00:11:33c'est le 16ème,
00:11:33c'est les gens les plus riches
00:11:34de la capitale,
00:11:35qui sont tous peut-être à l'ISF,
00:11:37anciennement à l'ISF,
00:11:38enfin,
00:11:39qui sont les plus hauts revenus
00:11:40qui ont voté pour l'extrême-là.
00:11:41Je suis toujours très prudent
00:11:42sur le fascisme et le racisme
00:11:44de l'ancien électorat de gauche
00:11:45du Parti communiste
00:11:46et du Parti socialiste,
00:11:48qui a préféré voter ailleurs
00:11:49parce qu'ils ne se sont pas reconnus,
00:11:51pas tellement pour le Parti communiste,
00:11:52mais beaucoup pour le Parti socialiste,
00:11:54qu'ils ne se sont pas reconnus
00:11:55dans les valeurs du PS
00:11:56qui n'étaient pas celles
00:11:56qui défendaient les braves
00:11:58et les pauvres gens.
00:11:58Donc c'est un débat
00:11:59qui aujourd'hui anime le débat.
00:12:00À Paris, c'est clair,
00:12:02je pense que sociologiquement,
00:12:03au vu des chiffres de dimanche soir,
00:12:05la sociologie parisienne
00:12:06a viré à gauche.
00:12:07Alors je pense que d'une façon
00:12:08beaucoup plus nette
00:12:09que jamais dans l'histoire.
00:12:10C'était le cas
00:12:11aux dernières élections législatives,
00:12:12au moment de la dissolution,
00:12:13et c'était déjà le cas en 2020,
00:12:16en 2020 aussi, avec...
00:12:18Vous vous souvenez du score
00:12:19d'Emmanuel Macron
00:12:20aux présidentielles.
00:12:21Paris était totalement Macron.
00:12:22D'ailleurs, on a pensé
00:12:23que c'était à ce point-là
00:12:24que ça serait irréversible.
00:12:26Finalement, ce n'est pas irréversible
00:12:27et l'électorat parisien
00:12:28a évolué.
00:12:29Donc vous avez reconstitué
00:12:30pour le coup
00:12:31un vrai Front populaire,
00:12:32moins la France insoumise,
00:12:33parce que l'éventail de la gauche
00:12:35est très, très divers.
00:12:36C'est la gauche pérille
00:12:37de Lionel Jospin
00:12:38qui nous a cité hier.
00:12:40Presque un Front républicain
00:12:42sans le citer.
00:12:43Et vous avez plus d'élus,
00:12:44d'ailleurs, qu'en 2020.
00:12:47Je vous avoue,
00:12:47historiquement,
00:12:48j'ai commencé ma carrière
00:12:50professionnelle
00:12:51aux côtés de Marie-Georges Buffet
00:12:52sous le gouvernement
00:12:53de Lionel Jospin
00:12:53au ministère des Sports.
00:12:55Et je suis,
00:12:56comme certains d'entre nous,
00:12:57très marqué
00:12:57par la disparition
00:12:58de Lionel Jospin,
00:12:59car c'était vraiment
00:13:01l'un des derniers gouvernements
00:13:03du rassemblement de la gauche
00:13:04auquel on peut se référer aujourd'hui,
00:13:05qui a amené les 35 heures,
00:13:06qui a amené beaucoup de choses,
00:13:07notamment en termes de sport,
00:13:08avec Marie-Georges Buffet.
00:13:09Et nous, communistes,
00:13:11on a toujours été
00:13:12pour l'union de la gauche,
00:13:13on a toujours été
00:13:14au cœur des rassemblements
00:13:15pour faire face à la droite,
00:13:17pour faire face
00:13:17au capitalisme,
00:13:18pour faire face
00:13:19à tous ces dévastes.
00:13:20Et aujourd'hui,
00:13:22la composition
00:13:23de l'équipe
00:13:24autour d'Emmanuel Grégoire
00:13:26est une composition
00:13:27d'équipe, justement,
00:13:28qui porte ce message
00:13:29qu'une gauche rassemblée
00:13:31peut exister
00:13:32dans ce pays.
00:13:33Soyons prudents
00:13:33sur Lionel Jospin.
00:13:34Ça a été hier
00:13:36l'objet
00:13:36quand j'ai appris.
00:13:38Lionel Jospin,
00:13:39c'était
00:13:39« L'État ne peut pas tout,
00:13:40mon programme n'est pas socialiste,
00:13:41le sentiment d'insécurité,
00:13:43l'allure d'orientation
00:13:44de 89,
00:13:45la non-renégociation
00:13:46du traite d'Instagram,
00:13:47le sommet de Barcelone. »
00:13:49Il a fait,
00:13:49je pense,
00:13:49que Lionel Jospin
00:13:50est celui
00:13:51qui a enclenché
00:13:52la défaite de la gauche
00:13:53et qui a fait
00:13:54la rupture de confiance
00:13:55entre l'électorat
00:13:56de gauche populaire
00:13:56et les partis de gauche.
00:13:58Voilà,
00:13:58ça ne veut pas dire
00:13:58que les valeurs sont fausses.
00:13:59Mais lui,
00:14:00par force de compromission
00:14:01sociale-démocrate
00:14:02avec le capitalisme,
00:14:03je pense que c'était lui,
00:14:04ce n'est pas un communiste
00:14:05que je vais...
00:14:05C'est pour ça d'ailleurs
00:14:07qu'il y a eu une candidature
00:14:08communiste
00:14:09à l'élection présidentielle
00:14:10qui a fait que
00:14:11Lionel Jospin a perdu.
00:14:12Mais cela dit,
00:14:13moi,
00:14:14quand je parle
00:14:15de cette possibilité,
00:14:16c'est qu'aujourd'hui,
00:14:18on a quand même un devoir,
00:14:19quand on voit
00:14:21notamment
00:14:22l'ensemble des sondages
00:14:23pour la présidentielle,
00:14:24on a un devoir
00:14:25de rassembler la gauche.
00:14:27Et on a un devoir
00:14:27de rassembler la gauche
00:14:28sur du contenu.
00:14:29Sur du contenu,
00:14:30c'est ce qu'on a fait
00:14:31avec le programme
00:14:32d'Emmanuel Grégoire.
00:14:33J'ai parlé du logement,
00:14:34je pense aussi
00:14:34à la transition
00:14:36environnementale,
00:14:37la transition écologique,
00:14:38la question du réchauffement climatique.
00:14:40Je pense au service public,
00:14:41au maintien du service public.
00:14:43Aujourd'hui,
00:14:43beaucoup de services publics
00:14:45disparaissent
00:14:46sur le territoire.
00:14:46J'ai encore appris
00:14:47cette semaine
00:14:48qu'une poste
00:14:49allait disparaître
00:14:49dans le 12e arrondissement.
00:14:50Donc,
00:14:51la question du service public
00:14:52est centrale
00:14:53autour de notre programme.
00:14:54Et puis,
00:14:55je pense qu'il y a un message
00:14:57qui est très fort
00:14:58c'est ce rassemblement
00:15:00dès le premier tour
00:15:00avec les écologistes,
00:15:02avec l'après,
00:15:03qui montre aussi
00:15:05que notre façon
00:15:07de travailler à Paris,
00:15:08avec Anne Hidalgo,
00:15:09qu'on a travaillé
00:15:10pendant deux mandats,
00:15:11montre qu'on a
00:15:12une culture
00:15:12qui s'est ancrée
00:15:13et qui fait qu'aujourd'hui,
00:15:15quand on regarde de près,
00:15:16on a peut-être des différences,
00:15:18mais dans le contenu
00:15:19et dans la façon
00:15:19de gouverner Paris,
00:15:21on y arrive
00:15:21et on a fait la preuve.
00:15:22Moi,
00:15:23j'ai connu
00:15:24des aventures
00:15:25incroyables
00:15:25avec Anne Hidalgo.
00:15:26J'étais d'ailleurs
00:15:27l'un des premiers
00:15:28à avoir soutenu
00:15:28la candidature
00:15:29des Jeux Olympiques
00:15:30en 2014
00:15:30avec le groupe communiste.
00:15:32Évidemment,
00:15:32à cette époque-là,
00:15:33les écologistes
00:15:34n'étaient pas
00:15:34tout à fait d'accord.
00:15:35Mais au final,
00:15:36quand on a vu
00:15:37le bilan
00:15:37des Jeux Olympiques,
00:15:38je pense notamment
00:15:39à la bénéhabilité
00:15:40dans la Seine,
00:15:40je pense notamment
00:15:41à tout l'héritage
00:15:42en termes
00:15:42de transformation urbaine,
00:15:44eh bien,
00:15:44on voit que
00:15:45quand on a une gauche
00:15:46rassemblée,
00:15:46une gauche diversifiée,
00:15:48unie,
00:15:53remarquée
00:15:53dans le monde entier
00:15:54et il faudra continuer.
00:15:56J'espère qu'on aura
00:15:57des beaux projets
00:15:57comme ça
00:15:58avec Emmanuel Grégoire
00:15:59qui marqueront ce mandat.
00:16:00Pour autant,
00:16:01le point d'achoppement
00:16:01de la gauche parisienne,
00:16:03c'est 12 années
00:16:05sous la direction
00:16:07de la mairie
00:16:08de Anne Hidalgo
00:16:09extrêmement controversée,
00:16:11extrêmement critiquée,
00:16:12avec des failles énormes
00:16:14que Mme Dati
00:16:15les a pointées.
00:16:15Alors,
00:16:16est-ce que c'était
00:16:16bien elle à le faire ?
00:16:17Mais ce qu'elle a pointé
00:16:18est vrai.
00:16:19Sur le périscolaire,
00:16:20moi,
00:16:21je suis parisien
00:16:21depuis très longtemps,
00:16:23cette ville que j'adore
00:16:25est devenue
00:16:26dans certains endroits
00:16:26un dépotoir.
00:16:28Il y a de la sécurité,
00:16:29il y a de la saleté,
00:16:30il y a un problème
00:16:30de logements sociaux,
00:16:31vous avez totalement raison.
00:16:32Espérons que ça sera
00:16:33plein un remplacement électoral
00:16:34pour mettre des gens
00:16:35qui se voteront toujours bien.
00:16:36Et voilà,
00:16:37parce que je vois
00:16:37la protection.
00:16:38C'était déjà
00:16:39M. Contasso
00:16:40qui me disait à l'époque,
00:16:41il me disait,
00:16:42ah non,
00:16:43je disais,
00:16:44les arrondissements
00:16:46de l'Est
00:16:46qui sont des arrondissements
00:16:48populaires de gauche
00:16:49sont mal entretenus,
00:16:50sont mal tenus,
00:16:51alors que le septième,
00:16:52le seizième,
00:16:52le huitième,
00:16:53il me dit,
00:16:53oui,
00:16:54mais nous,
00:16:55électeurs de nous,
00:16:56élus de gauche,
00:16:57nous nous assurons
00:16:58que les arrondissements
00:16:59de droite
00:16:59soient bien préservés,
00:17:01bien tenus,
00:17:02de peur qu'ils nous accusent
00:17:03d'une vengeance politique
00:17:04et des maltraités.
00:17:05Contasso me l'a dit
00:17:06les yeux dans les yeux
00:17:07et aujourd'hui,
00:17:08dans ces arrondissements,
00:17:09dans le huitième,
00:17:10dans le septième,
00:17:10dans le seizième,
00:17:11vous ne subissez pas,
00:17:13Nicolas Boné-Houlade,
00:17:14je ne vous relèche
00:17:15par leur page personnelle,
00:17:16vous ne subissez pas
00:17:17les travers,
00:17:18les négligences,
00:17:19les défaillances
00:17:19qu'il y a dans
00:17:19d'autres arrondissements.
00:17:20Est-ce que vous allez
00:17:21de façon cohérente
00:17:23et pour tous les Parisiens
00:17:25tourner la page
00:17:26de cet air Hidalgo
00:17:26avec toutes ses failles
00:17:27et faire que
00:17:29la mairie de Paris
00:17:30dirige cette ville,
00:17:31cette grande ville
00:17:32merveilleuse
00:17:32pour tous les Parisiens,
00:17:33tous les Parisiens,
00:17:34toutes les Parisiens ?
00:17:35D'abord,
00:17:35il y a beaucoup
00:17:36d'inégalités à Paris.
00:17:37C'est une ville
00:17:37où il y a le plus
00:17:37de contrastes
00:17:38avec des endroits
00:17:39où il y a énormément
00:17:40de richesses,
00:17:41des endroits
00:17:42où il y a beaucoup
00:17:43de touristes
00:17:44et des endroits
00:17:44qui sont plus populaires.
00:17:46Nous devons répondre
00:17:48à tous les Parisiens
00:17:49et réduire les inégalités.
00:17:51Quand on construit
00:17:52du logement social,
00:17:53on essaie de construire
00:17:54du logement social partout.
00:17:55Il sera ouvert
00:17:55à qui les logements sociaux ?
00:17:57A tout le monde ?
00:17:58Il est ouvert,
00:17:58vous savez qu'il est pondéré,
00:17:59vous savez que
00:18:00les logements sociaux,
00:18:01qu'il y a du critère,
00:18:02qu'il y a des commissions
00:18:02et des commissions
00:18:03qui sont anonymes
00:18:05dans lesquelles
00:18:05vous avez un certain
00:18:06nombre de points
00:18:07et évidemment,
00:18:08on fait attention
00:18:09aux surlogements,
00:18:10aux personnes
00:18:11qui sont à la rue.
00:18:12La priorité aussi,
00:18:13ça a été beaucoup dit
00:18:14dans cette campagne,
00:18:15c'est zéro enfant
00:18:16à la rue
00:18:17et c'est de réduire
00:18:18cette pauvreté
00:18:19de personnes
00:18:19qui sont à la rue.
00:18:20Est-ce qu'il est vrai
00:18:21qu'il y aura une priorité
00:18:21pour les immigrés ?
00:18:22Comme ça a été reproché
00:18:23à M. Emmanuel Grégoire
00:18:24et on considère
00:18:25qu'il n'a pas répondu
00:18:25clairement là-dessus.
00:18:26Mais ça, c'est le fond
00:18:27de campagne
00:18:27de l'extrême-droite.
00:18:28C'est toujours
00:18:30un sentiment
00:18:31qui alimente
00:18:33le racisme
00:18:33en disant
00:18:34qu'il y a des priorités
00:18:35pour des personnes...
00:18:36C'est pas qu'ils n'ont pas le droit,
00:18:37c'est que ça soit bien réparti
00:18:38pour tout le monde.
00:18:40Les priorités,
00:18:40c'est d'abord
00:18:41en termes sociaux,
00:18:42c'est les personnes
00:18:43qui en ont le plus besoin.
00:18:44C'est les personnes
00:18:45qui en ont le plus besoin.
00:18:46Ensuite,
00:18:48les Parisiens
00:18:48ont voté pour nous
00:18:49et ont voté
00:18:51et nous ont,
00:18:51je crois qu'il y a
00:18:5280 000 voix d'écart,
00:18:53ont voté
00:18:54de façon très claire.
00:18:55Donc, ça veut dire
00:18:56que notre programme,
00:18:57notre politique,
00:18:58elle est soutenue
00:18:59par les Parisiens.
00:18:59Ensuite,
00:19:00il y a des exigences.
00:19:01J'entends notamment
00:19:01les exigences
00:19:02en termes de sécurité,
00:19:03de propreté.
00:19:04Emmanuel Grégoire
00:19:05a été très clair
00:19:06sur ces sujets.
00:19:07Ça sera des priorités
00:19:08et ça sera des priorités.
00:19:09Il va faire son discours
00:19:10d'investissure ce dimanche,
00:19:12il annoncera
00:19:13les grands axes
00:19:14et puis on aura
00:19:156 ou 7 ans
00:19:16parce qu'il y a
00:19:16la présidentielle...
00:19:17Donc, vous pourrez faire
00:19:17ce que vous n'avez pas pu faire avant
00:19:18ou que vous ne vouliez pas faire ?
00:19:20Peut-être qu'il y a
00:19:20un changement de code aussi
00:19:21également dans le...
00:19:22Vous savez, déjà
00:19:23sur la sécurité,
00:19:24Andalgo a créé
00:19:25la police municipale.
00:19:26C'est une demande
00:19:27très très forte
00:19:27de tous les maires
00:19:28d'arrondissement,
00:19:29de droite, etc.
00:19:30Emmanuel Grégoire
00:19:31continuera sur la police municipale.
00:19:32On n'a pas vu l'impact encore
00:19:33mais peut-être qu'il faut
00:19:33un peu de temps pour...
00:19:34Si, on a vu l'impact.
00:19:35Il y a beaucoup de verbalisation.
00:19:36Moi, je suis adjoint
00:19:38au commerce
00:19:38et beaucoup de commerçants
00:19:39aujourd'hui nous disent
00:19:40qu'ils sont trop verbalisés
00:19:41quand ils dépassent les terrasses.
00:19:42Donc, il y a quand même
00:19:43de l'action de la police municipale,
00:19:44je peux le vous dire
00:19:45en tout cas dans la délégation.
00:19:45Ce n'est pas ces verbalisations-là
00:19:46qu'on fait allusion
00:19:47mais à une série...
00:19:48Mais c'est important aussi.
00:19:50C'est important aussi.
00:19:51En tout cas, moi,
00:19:51je note aussi
00:19:52qu'il y a besoin
00:19:53d'une discussion
00:19:54franche et claire
00:19:55avec le préfet de police
00:19:56parce que la priorité
00:19:58en termes de sécurité,
00:20:00en termes de délinquance,
00:20:01en termes vraiment
00:20:02des actes de sécurité,
00:20:04c'est la responsabilité
00:20:05de la préfecture de police
00:20:06et c'est le continuum
00:20:08de sécurité
00:20:09qu'il y a
00:20:09entre l'intervention
00:20:10de la police nationale
00:20:11au passage
00:20:12que le gouvernement
00:20:13auquel Mme Dati
00:20:14avec Nicolas Sarkozy
00:20:15avait détruit
00:20:16la police de proximité.
00:20:17Elle était détruite
00:20:18par le gouvernement
00:20:19de M. Sarkozy
00:20:20avec Mme Dati.
00:20:21On s'en souvient.
00:20:21Et donc, aujourd'hui,
00:20:23la discussion doit avoir lieu
00:20:25avec le préfet de police,
00:20:26avec le ministère de l'Intérieur
00:20:28et le maire de Paris
00:20:29sur le continuum
00:20:31de sécurité,
00:20:32c'est-à-dire
00:20:32la complémentarité
00:20:33entre les compétences
00:20:34qui sont minimales
00:20:35de la police municipale
00:20:37qui sont données
00:20:37par la loi d'ailleurs.
00:20:38Ce n'est pas le maire de Paris
00:20:40qui définit les compétences
00:20:41de la police municipale.
00:20:42C'est la loi.
00:20:42Et d'ailleurs,
00:20:43sur la question des encombrants,
00:20:45sur la question
00:20:45des sauvettes,
00:20:47des personnes
00:20:47qui vendent à la sauvette.
00:20:49Nous souhaiterions,
00:20:50par exemple,
00:20:50avoir plus de compétences
00:20:51de la police municipale.
00:20:52Et ce n'est pas le cas aujourd'hui.
00:20:53C'est la loi
00:20:54qui fixe ces compétences.
00:20:55Donc,
00:20:56tant que la loi
00:20:56n'a pas évolué,
00:20:57d'abord,
00:20:58que la police nationale
00:20:59fasse son travail correctement
00:21:01et que la police municipale
00:21:02soit sur ses compétences.
00:21:04C'est ce que Emmanuel Grégoire
00:21:05a dit.
00:21:05Et d'ailleurs,
00:21:05il a dit
00:21:06qu'il renforcerait
00:21:07le nombre de polices municipaux
00:21:09et qu'on continuera
00:21:10à armer,
00:21:10enfin, pas armer,
00:21:11mais à renforcer
00:21:12cette police municipale.
00:21:13Je voudrais le dire,
00:21:14quand même,
00:21:15cette police municipale,
00:21:16elle est très jeune.
00:21:17Elle est très jeune.
00:21:18Donc, si on veut recruter
00:21:19des personnes,
00:21:20les former, etc.,
00:21:21ça prend un certain temps.
00:21:22Elle est récente,
00:21:23vous voulez dire,
00:21:23très récente.
00:21:24Il faut le temps
00:21:24d'en mettre en place.
00:21:25Voilà.
00:21:27Nicolas Bonnet-Houlage,
00:21:28merci d'avoir témoigné
00:21:29sur Sud Radio.
00:21:30Je ne vous lâcherai pas.
00:21:32On vous réinvitera.
00:21:32Vous nous raconterez
00:21:34l'évolution.
00:21:35Si ça va mal,
00:21:35on vous dirait
00:21:35que ça ne va pas bien.
00:21:36Et puis,
00:21:37si ça est dans le bon sens,
00:21:38on reconnaîtra que...
00:21:41de faire des échanges
00:21:41avec les sujets
00:21:42qui ne vont pas bien
00:21:43et les sujets
00:21:44qui vont bien
00:21:44et de faire avancer
00:21:45pour toute la population.
00:21:47Et à partir du moment
00:21:48où on est élu,
00:21:49c'est le cas aujourd'hui,
00:21:50on doit s'adresser
00:21:51à tous les Parisiens.
00:21:52On a bien compris.
00:21:53En tout cas,
00:21:54les zones de Sud Radio
00:21:55vous sont ouvertes
00:21:55pour venir continuer
00:21:56à vous exprimer.
00:21:57Merci, à très bientôt.
00:21:58A défaut de gagner
00:21:59la mairie de Paris,
00:22:00Rachida Dati va-t-elle gagner
00:22:01le château de Versailles ?
00:22:03C'est l'une des perles
00:22:03qui viennent dans un instant.
00:22:05N'hésitez pas à nous appeler
00:22:06en direct au 0826 300 300.
00:22:08A tout de suite
00:22:09sur Sud Radio.
00:22:09Bonjour.
00:22:10Rachida Dati,
00:22:11candidate déçue
00:22:12des municipales parisiennes,
00:22:14n'a peut-être pas tout perdu.
00:22:15Le président veille.
00:22:17C'est une rumeur
00:22:18qui est sortie ce matin.
00:22:21Rachida Dati,
00:22:23évidemment,
00:22:23éprouvée par sa défaite
00:22:24à la mairie de Paris,
00:22:27occuperait le poste
00:22:29précédemment
00:22:29par Catherine Pégard
00:22:30qui remplace
00:22:32Rachida Dati
00:22:33au ministère de la Culture.
00:22:35Elle aurait donc
00:22:36la présidence
00:22:36de l'office public
00:22:37du château de Versailles
00:22:38qui est un poste prestigieux
00:22:39qui l'a laissé dans la culture.
00:22:42Alors ça,
00:22:42c'est vraiment le fait du prince
00:22:43puisque ce poste
00:22:44dépend du président de la République.
00:22:45On sait avec quelle,
00:22:46j'allais dire,
00:22:47énergie,
00:22:48avec quelle constance
00:22:49le président de la République
00:22:51a soutenu
00:22:51la candidature
00:22:52de Rachida Dati
00:22:54à Paris
00:22:56en obtenant
00:22:58la fusion
00:22:59de la liste
00:23:00Bournazel
00:23:00et très hypothétiquement
00:23:02le retrait
00:23:03de la liste
00:23:04de Cnafot.
00:23:04ce n'est pas prouvé.
00:23:05mais voilà
00:23:06pour un résultat
00:23:07que l'on sait
00:23:08donc c'est un échec total
00:23:09et donc
00:23:10Rachida Dati
00:23:12tirerait peut-être
00:23:13ses épingles du jeu
00:23:14en obtenant
00:23:15ce poste prestigieux
00:23:17au château de Versailles.
00:23:19À vérifier
00:23:19par l'information.
00:23:20Alors
00:23:21on sait que
00:23:22Madame Dati
00:23:23a beaucoup d'engouement
00:23:25beaucoup d'audace
00:23:26et on sait
00:23:27que le président
00:23:28de la République
00:23:28est capable
00:23:29de beaucoup de choses
00:23:30pour faire plaisir
00:23:30à ses amis.
00:23:31parce qu'hier
00:23:32il a bien choisi
00:23:33rien d'illégal
00:23:34rien d'illégal
00:23:35je disais un jeu de mots
00:23:36faute d'avoir eu
00:23:37la pompe à fric
00:23:38elle va jouer
00:23:39la pompe à dour
00:23:40voilà
00:23:40mais si c'est pas vrai
00:23:41on retirera
00:23:42ce qu'on a dit
00:23:43cette insinuation
00:23:44est déplacée
00:23:45si ce n'est pas vrai
00:23:47ça me semble
00:23:48difficile quand même
00:23:49que le président
00:23:50de la République
00:23:51aille jusque là
00:23:52mais on en a vu d'autres
00:23:53donc à suite
00:23:56un autre candidat
00:23:57au municipal
00:23:58s'est lancé
00:23:58un pari
00:23:59en cas de victoire
00:24:00un très joli pari
00:24:01un pari sentimental
00:24:02oui il valait mieux
00:24:03pour lui qu'il gagne
00:24:04et franchement
00:24:04il faut être sûr de soi
00:24:05quand on fait ce genre
00:24:06de promesse
00:24:06une promesse de campagne
00:24:07un peu particulière
00:24:08puisqu'il s'agissait
00:24:10d'une demande en mariage
00:24:11c'est à Aiguillère
00:24:12dans Aiguillère
00:24:13pardon
00:24:13dans les Bouches-du-Rhône
00:24:14que ça s'est passé
00:24:15le candidat Frédéric Durand
00:24:16a été élu
00:24:17face au maire sortant
00:24:18et c'est parce qu'il ne voulait
00:24:19pas être marié
00:24:20par ce dernier
00:24:21qu'il s'est promis
00:24:22et qu'il a promis à sa campagne
00:24:24qu'en cas de victoire
00:24:25il la demanderait en mariage
00:24:26heureusement pour lui
00:24:28les habitants lui ont permis
00:24:28de gagner la mairie
00:24:29et la mariée
00:24:30alors dimanche soir
00:24:31le nouvel élu s'est agenouillé
00:24:32devant toute son assemblée
00:24:33pour passer la bague
00:24:34de fiançailles
00:24:35aux doigts de sa dulcinée
00:24:36une belle histoire
00:24:37mais qui aurait pu tourner au drame
00:24:38quand même
00:24:38il fallait oser
00:24:38écoutez ça me rappelle
00:24:40cette très belle histoire d'amour
00:24:41où Raymond Domenech
00:24:42avait demandé
00:24:43l'excellente Estelle Denis
00:24:45en mariage
00:24:45ça avait donné
00:24:46un très beau mariage
00:24:47d'ailleurs
00:24:47on a le droit de proclamer
00:24:49son amour en public
00:24:49comme ça
00:24:50mais là le pari
00:24:52était quand même
00:24:54dangereux
00:24:55imaginez que les choses
00:24:56ne se soient pas passées
00:24:56comme prévu
00:24:57moi je l'aurais quitté
00:25:00vous l'aurez quitté
00:25:034 mois après
00:25:04l'assassinat
00:25:05de Mehdi Kessassi
00:25:07le jeune frère
00:25:07du militant
00:25:08anti-narcotrafic
00:25:09Amine Kessassi
00:25:10l'enquête avance
00:25:11et plusieurs arrestations
00:25:12ont eu lieu hier
00:25:13oui
00:25:13arrestation des supposés
00:25:15complices de l'assassinat
00:25:15de Mehdi Kessassi
00:25:16c'était le 13 novembre
00:25:172025 à Marseille
00:25:18dans les conditions tragiques
00:25:20que l'on sait
00:25:21voilà
00:25:21cette famille est touchée
00:25:23deux frères
00:25:24qui sont
00:25:24trois frères
00:25:25qui sont engagés
00:25:26dans le combat
00:25:27contre le narcotrafic
00:25:28à Marseille
00:25:28et c'est le PNACO
00:25:30qui est le parquet national
00:25:31anticriminalité organisé
00:25:33qui a travaillé
00:25:34d'arrache-pied
00:25:34et qui a interpellé
00:25:36il s'agit de 8 hommes
00:25:37et de 2 femmes
00:25:39dont
00:25:398 hommes
00:25:40et ce sont
00:25:402 copines
00:25:42des détenus
00:25:43qui sont âgés
00:25:44de 18 à 21 ans
00:25:45ont été arrêtés
00:25:47dans les rôles
00:25:48et dans le rôle
00:25:49alors
00:25:50comme a dit
00:25:51le PNACO
00:25:51on a tapé
00:25:53au bas de l'échelle
00:25:53souvent quelquefois
00:25:54aujourd'hui
00:25:55au lieu de taper au sommet
00:25:55on commence par le bas de l'échelle
00:25:56ils vont remonter la filière
00:25:58ces gens-là
00:25:59sont suspectés
00:26:01sont suspects
00:26:01d'avoir non pas
00:26:04commis le crime lui-même
00:26:05mais d'avoir préparé le terrain
00:26:07fait des repérages
00:26:07signalé ce qu'on appelle
00:26:08le top
00:26:09et à partir de là
00:26:10maintenant qu'ils sont
00:26:11arrêtés
00:26:12peut-être que le PNACO
00:26:13pourra avoir d'autres
00:26:15renseignements
00:26:15car ni le commanditaire
00:26:16on a une idée
00:26:17sur l'identité possible
00:26:19du commanditaire
00:26:19ni celui
00:26:20l'auteur d'attentat
00:26:21celui qui a appuyé
00:26:22sur les
00:26:23voilà
00:26:23je crois qu'il s'est pris
00:26:2412 balles
00:26:2512 balles
00:26:26de 9 pignons de parabénum
00:26:27voilà
00:26:27les deux principaux
00:26:29suspects de l'assassinat
00:26:30ne sont pas arrêtés
00:26:31mais voilà
00:26:32c'est un début
00:26:32en tout cas
00:26:33félicitations au PNACO
00:26:34pour son coup de filet
00:26:35parce que c'est le résultat
00:26:36d'une investigation
00:26:37très précise
00:26:38très patiente
00:26:39et très suivie
00:26:42une policière de Suren
00:26:43dans les Hauts-de-Seine
00:26:44en cours jusqu'à 15 ans
00:26:45de réclusion criminelle
00:26:46oui
00:26:47il s'agissait
00:26:48d'une enquête
00:26:50sur une cave à Suren
00:26:51rue de Verdun
00:26:53une cave fermée
00:26:55dans laquelle
00:26:55il y aurait
00:26:57suspicion
00:26:58de présence
00:26:59de stupéfiants
00:27:01la police
00:27:03interpelle le propriétaire
00:27:04qui n'est pas là
00:27:04qui dit
00:27:04je n'ai pas la clé
00:27:05c'est mon fils
00:27:05qui a la clé
00:27:06donc les policiers
00:27:07vont avec un serrurier
00:27:08ce qui est tout à fait légal
00:27:09ils forcent la porte
00:27:10constatent à l'intérieur
00:27:11qu'il y a effectivement
00:27:12des produits interdits
00:27:14des produits narcotiques
00:27:17et la policière
00:27:18en question
00:27:20dresse un procès
00:27:21verbal
00:27:23qu'elle signe
00:27:24de sa main
00:27:25en oubliant
00:27:26de préciser
00:27:27que le propriétaire
00:27:28des lieux
00:27:29qui est le monsieur
00:27:29de 70 ans
00:27:30qui n'est pour rien
00:27:32et bien lui
00:27:33n'était pas là
00:27:33pour signer
00:27:34alors le fils
00:27:34a été interpellé
00:27:35il a reconnu
00:27:36que les produits
00:27:36étaient à lui
00:27:37il y a une procédure
00:27:38contre lui
00:27:38bien entendu
00:27:39il est défendu
00:27:40par un avocat
00:27:41mais ce PV
00:27:42ce PV
00:27:42a été signé
00:27:44indûment
00:27:44par la policière
00:27:45ça peut lui valoir
00:27:46quelques années
00:27:47de prison
00:27:48225 000
00:27:49c'est une forfaiture
00:27:50c'est une des forfaitures
00:27:51les plus graves
00:27:51dans l'administration
00:27:52qu'un fonctionnaire
00:27:54qu'un fonctionnaire
00:27:55signe un document
00:27:56je fais juste
00:27:57une petite parenthèse
00:27:58je suis allé
00:27:58l'autre jour
00:27:59me renseigner
00:28:00sur ma box
00:28:01SFR à la boutique
00:28:02SFR de Paris République
00:28:04je demande des renseignements
00:28:06on me propose
00:28:07de faire un nouveau
00:28:07souscription
00:28:08un nouvel abonnement
00:28:09on me demande de signer
00:28:10je lui dis
00:28:10mais non
00:28:10est-ce que dedans
00:28:11il y a un abonnement
00:28:11Canal Plus
00:28:12je dis non non
00:28:12j'ai besoin de rien
00:28:13je veux juste avoir
00:28:13un renseignement
00:28:14sur un changement de box
00:28:15et 6 jours après
00:28:17j'ai Canal Plus
00:28:18qui me dit
00:28:18votre prélèvement bancaire
00:28:19commencera le 25 mars
00:28:21donc je suis tout
00:28:21j'ai appelé SFR
00:28:22qui m'a dit
00:28:23écoutez effectivement
00:28:23il n'y a rien de signé
00:28:24de votre main chez nous
00:28:25allez voir à la boutique
00:28:26SFR de Paris République
00:28:27et là
00:28:28les responsables
00:28:28me disent
00:28:29oui en fait
00:28:29on avait un problème
00:28:30de fermeture
00:28:30de caisse le soir
00:28:32et on a dû valider
00:28:34la commande
00:28:34que vous avez refusée
00:28:36on a dû la valider
00:28:37comme si on avait signé
00:28:38à ma place
00:28:39et l'abonnement
00:28:40tout est rentré dans l'ordre
00:28:41enfin voilà
00:28:42ça peut arriver
00:28:42à tout le monde
00:28:43aujourd'hui avec l'informatique
00:28:44il suffit d'en mettre
00:28:45son doigt
00:28:46sur l'écran
00:28:47et puis ça valide
00:28:48la signature
00:28:49d'un contrat
00:28:50là c'est un procès
00:28:51c'est beaucoup plus grave
00:28:51c'est un procès verbal
00:28:52de police judiciaire
00:28:54et donc effectivement
00:28:55cette policière
00:28:55court risque
00:28:56de graves
00:28:58graves sanctions
00:29:00une jeune alternante
00:29:01victime d'une usurpation
00:29:02d'identité
00:29:03lutte depuis deux ans
00:29:04pour prouver sa bonne foi
00:29:05écoutez bien
00:29:05parce que ça peut vous arriver
00:29:06c'est une tragédie
00:29:07elle s'appelle
00:29:08Amina Garcia
00:29:09elle est étudiante
00:29:11elle était lycéenne
00:29:12à Nîmes
00:29:13il semblerait
00:29:14que son dossier
00:29:15de lycéenne
00:29:15ait disparu
00:29:16quand elle a voulu le récupérer
00:29:17on l'a dit
00:29:17on ne le retrouve pas
00:29:18il y avait à l'intérieur
00:29:19une carte
00:29:20une photocopie
00:29:21de sa carte d'identité
00:29:22cette photocopie
00:29:23de carte d'identité
00:29:24a circulé
00:29:25a été détournée
00:29:26utilisé par des gens
00:29:28qui utilisent son identité
00:29:30pour frauder
00:29:31pour prendre des transports en commun
00:29:32la SNCF
00:29:33la RATP
00:29:33elle en est à 60 000 euros
00:29:35d'amende impayée
00:29:37alors que c'était
00:29:38entre Nîmes
00:29:39et Toulouse
00:29:40ce sont des infractions
00:29:41qui ont été commises
00:29:42à Chartres
00:29:42et donc elle a fait
00:29:44une déclaration
00:29:44à la gendarmerie
00:29:45la carte d'identité
00:29:47originale
00:29:47a été détruite
00:29:48en préfecture
00:29:49elle a fait
00:29:49une démarche juridique
00:29:51elle s'est couverte
00:29:52elle pensait
00:29:53qu'elle avait verrouillé
00:29:54le dossier
00:29:54et bien non
00:29:56les usagers
00:29:57les fraudeurs
00:29:57qui utilisent sa carte
00:29:59de façon
00:29:59totalement illégale
00:30:01et abusive
00:30:01continuent à sévir
00:30:02et elle continue
00:30:03à recevoir
00:30:03trois ans après
00:30:04elle continue à recevoir
00:30:05en permanence
00:30:06des procès-verbaux
00:30:07des amendes
00:30:08évidemment
00:30:09avec tentative
00:30:09de prélèvement
00:30:10sur son compte
00:30:10je ne sais pas
00:30:11si elle est arrivée
00:30:11voilà
00:30:12comme aujourd'hui
00:30:13en France
00:30:14je ne comprends pas
00:30:15comment l'administration
00:30:15comment on peut faire
00:30:16des PV à quelqu'un
00:30:17qui n'a pas une carte
00:30:17d'identité
00:30:18est-ce qu'il suffit
00:30:19d'éclarer son identité
00:30:20ou de montrer
00:30:20la photocopie
00:30:21enfin cette aberration
00:30:23en est à un point
00:30:24où cette pauvre
00:30:24Elmina Garcia
00:30:26est évidemment
00:30:27effondrée
00:30:27et éprouvée
00:30:28on lui souhaite
00:30:30une rapide résolution
00:30:31de son dossier
00:30:32on espère surtout
00:30:33que l'administration
00:30:34et que les pouvoirs publics
00:30:35feront le nécessaire
00:30:35pour faire cesser
00:30:36cette aberration
00:30:38scandale
00:30:38c'est un véritable scandale
00:30:41alors et puis
00:30:41une information
00:30:42qui peut aussi
00:30:42vous intéresser
00:30:43et vous concerner
00:30:44s'il permet
00:30:45de récupérer
00:30:45de l'argent
00:30:46qui dort
00:30:46sur des comptes
00:30:47en banque
00:30:47ou des assurances
00:30:48plus de 164 millions
00:30:50d'euros
00:30:51qui dormaient
00:30:51sur des comptes
00:30:52en banque
00:30:52ou des assurances
00:30:53vie inactifs
00:30:53ont été restitués
00:30:54à leurs ayants droit
00:30:55en 2025
00:30:56c'est la caisse
00:30:57des dépôts
00:30:57qui s'en est chargée
00:30:58alors ça vaut le coup
00:30:59qu'on s'y intéresse
00:31:00en fait de nombreux
00:31:01français oublient
00:31:01tout simplement
00:31:02qu'ils possèdent
00:31:02un énième compte
00:31:03bancaire
00:31:04des produits d'épargne
00:31:08ont été désignés
00:31:09comme bénéficiaires
00:31:10d'assurance vie
00:31:10alors la caisse
00:31:11des dépôts
00:31:11a décidé
00:31:12de mettre
00:31:13une plateforme
00:31:13à disposition
00:31:14ça s'appelle
00:31:15Cyclade
00:31:15elle permet
00:31:16de rechercher
00:31:16l'existence
00:31:17de ces comptes
00:31:18inactifs
00:31:18concrètement
00:31:19lorsqu'un compte
00:31:20est inactif
00:31:21les banques
00:31:21doivent régulièrement
00:31:22écrire au titulaire
00:31:23pour l'inviter
00:31:24à se manifester
00:31:24au bout d'un certain
00:31:26délai d'inactivité
00:31:27généralement c'est 10 ans
00:31:28le compte est transféré
00:31:29à la caisse des dépôts
00:31:30et pour vous donner
00:31:31une idée
00:31:31en 2025
00:31:32758 000 comptes
00:31:33et contrats
00:31:34ont été transférés
00:31:35à la caisse des dépôts
00:31:35pour un total
00:31:36de 671 millions d'euros
00:31:38ces sommes sont conservées
00:31:40pendant 20 ans
00:31:41mais si passé ce délai
00:31:42l'argent n'est pas réclamé
00:31:43il est alors versé
00:31:44à l'état
00:31:45et aux collectivités
00:31:46d'outre-mer
00:31:47donc rendez-vous
00:31:48sur la plateforme Cyclade
00:31:49et qui sait
00:31:50vous aurez peut-être
00:31:50une bonne surprise
00:31:51vous avez fait une petite recherche
00:31:52vous-même
00:31:52mais moi je suis à peu près sûre
00:31:54que je n'ai rien de tout ça
00:31:55Julien, Emmanuel
00:31:56vous faites une recherche
00:31:57on ne sait jamais
00:31:58et puis on se fait une bouffe
00:31:59si vous avez un petit pactole
00:32:00alors j'avoue que ça m'est
00:32:02j'avoue que ça m'est arrivé
00:32:05c'était pas une grosse somme
00:32:06caisse d'épargne
00:32:07que j'avais offert
00:32:07pendant mon service militaire
00:32:09à la poste
00:32:10j'avais complètement oublié
00:32:11j'avais 153 francs dessus
00:32:13et je les ai oubliés
00:32:14pendant 20 ans
00:32:15quand je les ai retrouvés
00:32:15on a fait la teuf
00:32:16je peux vous dire
00:32:17pendant 20 ans
00:32:17vous avez oublié
00:32:18vos 153 francs
00:32:19je ne sais pas
00:32:19j'avais 153 euros
00:32:20sur un livret
00:32:20de caisse d'épargne
00:32:21non de compte postale
00:32:22pardon
00:32:23de compte postale
00:32:24153 francs
00:32:25dans les années 80
00:32:25je peux vous dire
00:32:26que mon service militaire
00:32:28c'était en 81
00:32:29donc c'était en 2001
00:32:31au moment du bain
00:32:32on a fait la teuf
00:32:34le lendemain
00:32:35je ne suis pas allé travailler
00:32:36je peux vous dire
00:32:37153 francs
00:32:37maintenant on fait la fête
00:32:38demi-heure
00:32:40avec vous Julien
00:32:41on fait la fête
00:32:41une minute
00:32:42parce que vous avez
00:32:43des goûts de luxe
00:32:45envoyez la suite Maud
00:32:47on va revenir
00:32:49sur le procès
00:32:50de Nestlé Waters
00:32:50à Nancy
00:32:51qui a débuté hier
00:32:53si je ne m'abuse
00:32:54et qui se poursuit
00:32:55on en parlera
00:32:55avec Bernard Schmitt
00:32:56qui mène
00:32:58une lutte acharnée
00:32:59contre Nestlé
00:33:00depuis plusieurs années
00:33:01n'hésitez pas
00:33:02à nous appeler
00:33:02en direct
00:33:03sur Sud Radio
00:33:040826
00:33:04300
00:33:05300
00:33:06à tout de suite
00:33:09alors que s'est ouvert
00:33:10hier le procès
00:33:11de Nestlé Waters
00:33:12à Nancy
00:33:13accusé d'avoir abandonné
00:33:14des tonnes de déchets plastiques
00:33:16autour de ses usines
00:33:17vosgiennes
00:33:17polluant les sols
00:33:18et les eaux
00:33:18le président
00:33:19du procès
00:33:21de l'audience
00:33:22a annulé
00:33:22toutes les analyses
00:33:23faites dans le cadre
00:33:25de l'enquête
00:33:25permettant donc
00:33:26de mesurer la pollution
00:33:27on en parle avec
00:33:28le cofondateur
00:33:28du collectif
00:33:29O88
00:33:30ancien médecin
00:33:31Bernard Schmitt
00:33:31qui mène une lutte
00:33:33acharnée contre Nestlé
00:33:34depuis la découverte
00:33:35de ses décharges
00:33:36de plastique
00:33:36bonjour Bernard Schmitt
00:33:39bonjour
00:33:40bonjour Bernard Schmitt
00:33:41merci d'être sur Sud Radio
00:33:42aujourd'hui
00:33:43c'est une affaire
00:33:44qui défait la chronique
00:33:45depuis longtemps
00:33:45cette eau de vitel
00:33:46ces eaux de contraintes
00:33:47qui ne sont pas saines
00:33:48on a parlé de pollution
00:33:50de la nappe phréatique
00:33:51par des négligences
00:33:52de l'urbanisme
00:33:53augmentation de la population
00:33:54et finalement
00:33:55on apprend que c'est
00:33:56une décharge
00:33:57créée par Nestlé
00:33:58Water
00:33:59celle-même
00:33:59dans les années 60
00:34:00qui est à l'origine
00:34:01du problème
00:34:02c'est vous qui avez
00:34:03j'allais dire
00:34:03levé le lièvre
00:34:04comment s'est passée
00:34:05cette mauvaise découverte
00:34:07Bernard Schmitt
00:34:09on savait qu'il y avait
00:34:11des décharges de plastique
00:34:12dans le paysage de vitel
00:34:13mais beaucoup de gens
00:34:15ne voulaient pas parler
00:34:16et un jour
00:34:16une voisine nous a montré
00:34:18où il y avait une décharge
00:34:19ce qui nous a permis
00:34:20de faire le point
00:34:22de faire filmer
00:34:22ces décharges par Arte
00:34:24puis d'avoir une commission
00:34:25d'enquête parlementaire
00:34:26venue à vitel
00:34:27pour enquêter sur le sujet
00:34:29et enfin
00:34:29alors tout ça
00:34:30c'est en 2021
00:34:31et en juin 2021
00:34:33le parquet régional
00:34:35environnemental de Nancy
00:34:36s'est saisi
00:34:37de cette affaire
00:34:38de pollution massive
00:34:39de plastique
00:34:40et du coup
00:34:41le procès était prévu
00:34:43fin mai 2025
00:34:45puis reporté
00:34:46fin novembre 2025
00:34:48puis reporté
00:34:49fin mars 2026
00:34:51et là le procès a démarré
00:34:53plus ou moins bien
00:34:54mais on va attendre
00:34:57les jours qui viennent
00:34:57pour la suite
00:34:58Pourtant
00:34:59la signalisation
00:35:01remonte
00:35:01les premières informations
00:35:03comme quoi
00:35:03les eaux de vitel
00:35:05et de Contrext
00:35:05n'étaient pas nettes
00:35:07remontent à 2022
00:35:08entre 2022 et 2025
00:35:10il y a quand même
00:35:11trois ans
00:35:12on ne savait pas
00:35:13où il y a eu
00:35:14une omerta
00:35:14c'est surtout ça
00:35:15qui est le plus idérant
00:35:17les médias nous racontaient
00:35:18c'est l'urbanisme
00:35:19alors
00:35:20comme c'est mal fait
00:35:21les voix communiquent
00:35:22les tuyauteries
00:35:23les plomberies
00:35:24sont mal faites
00:35:24ça s'infiltre dans le sol
00:35:26et puis du sol
00:35:26ça va à la nappe phréatique
00:35:27mais c'est vraiment
00:35:28un problème
00:35:29de déjections humaines
00:35:30et on n'en compte
00:35:31que pas du tout
00:35:32c'est une décharge
00:35:33les photos
00:35:34que l'on vous voit
00:35:34avec des bouteilles
00:35:36en plastique
00:35:36qui sont là
00:35:37depuis 40 ans
00:35:38enracinées
00:35:39avec des arbres dessus
00:35:40c'est spectaculaire
00:35:41comme image
00:35:43oui alors
00:35:43je pense que
00:35:44personne n'a réussi
00:35:45ni nous d'ailleurs
00:35:46personne n'a réussi
00:35:47à faire le joint
00:35:48si j'ose dire
00:35:49entre les traitements
00:35:50illicites de Nestlé
00:35:51dont on a beaucoup parlé
00:35:52notamment
00:35:53avec l'enquête
00:35:54sénatoriale
00:35:54de 2025
00:35:55et la pollution
00:35:56en plastique
00:35:57je pense que
00:35:58l'enjeu est fort
00:35:59et qu'une des raisons
00:36:01des traitements
00:36:02illicites de l'eau
00:36:02était liée
00:36:03à cette pollution
00:36:04plastique
00:36:04mais personne
00:36:05et aujourd'hui
00:36:07enfin hier
00:36:08le président
00:36:09du tribunal
00:36:10a annulé
00:36:11toutes les expertises
00:36:12faites
00:36:12sur les données
00:36:14plastiques de l'eau
00:36:15ce qui est un peu
00:36:15ennuyeux
00:36:16mais on retombera
00:36:17sur nos pieds
00:36:18si j'ose dire
00:36:18comment se fait-il
00:36:20que le président
00:36:20est annulé
00:36:21c'est pour reprendre
00:36:22la procédure à zéro
00:36:23ou parce qu'il y a eu
00:36:24un vice de forme
00:36:25dans ces analyses
00:36:27oui il a estimé
00:36:28sur plainte
00:36:29de l'aspect
00:36:30qui est sans doute
00:36:30concevable
00:36:31je ne conteste pas
00:36:32l'action judiciaire
00:36:33mais il a estimé
00:36:35qu'il y avait
00:36:35vice de forme
00:36:36notamment sur le fait
00:36:37de prêter serment
00:36:38par des agents
00:36:39etc
00:36:39et donc il a annulé
00:36:41toutes les analyses
00:36:42nous ce qu'on attend
00:36:43en réalité
00:36:43c'est qu'il en recommandite
00:36:45d'autres
00:36:46de façon à pouvoir
00:36:48bénéficier
00:36:49de vraies analyses
00:36:50non contestées
00:36:51par personne
00:36:52afin de pouvoir
00:36:53statuer
00:36:53mais aujourd'hui
00:36:54les analyses sont annulées
00:36:55les travaux reprennent
00:36:57cet après-midi
00:36:58à 13h30
00:36:59et nous les témoins
00:37:00seront entendus
00:37:01demain à 9h
00:37:01le fait qu'il y ait eu
00:37:04un procès
00:37:04est déjà en soi
00:37:05une victoire
00:37:06pour votre association
00:37:07et pour les usagers
00:37:09oui bien sûr
00:37:11ce qu'il faut savoir
00:37:12pour bien connaître
00:37:13Nestlé
00:37:14à travers le monde
00:37:14depuis maintenant
00:37:15une bonne dizaine
00:37:16d'années
00:37:16c'est que Nestlé
00:37:17échappe toujours
00:37:18aux poursuites judiciaires
00:37:19par le biais
00:37:20des différents droits
00:37:21à l'américaine
00:37:23des différents pays
00:37:23et s'en tire toujours
00:37:24par des transactions
00:37:25donc pour nous
00:37:26dans notre esprit
00:37:27il s'agit sans doute
00:37:28d'un des premiers procès
00:37:29au monde
00:37:29contre Nestlé
00:37:30qui s'en est toujours tiré
00:37:31y compris
00:37:32sur les traitements illicites
00:37:34et des forages illégaux
00:37:35pour lesquels
00:37:36on avait porté plainte
00:37:37et qui s'en est tiré
00:37:38il y a deux ans
00:37:38par une convention judiciaire
00:37:40d'intérêt public
00:37:41qui lui a fait payer
00:37:432 millions d'euros
00:37:44au trésor public
00:37:47quelques centaines
00:37:48de milliers d'euros
00:37:48aux associations
00:37:50et puis
00:37:51je te classe tout ça
00:37:52il n'y a pas de délit
00:37:53et c'est parfait
00:37:54donc là
00:37:55il y a un vrai procès
00:37:56alors moi je ne sais pas
00:37:57sur quoi il faut
00:37:58d'autant plus
00:37:59que dans la fluée
00:38:00si j'ose dire
00:38:00il y a le procès
00:38:02des pizzas butonées
00:38:03pour lesquels
00:38:04il y a mort d'enfants
00:38:06et auxquels
00:38:07ils ne pourront pas
00:38:07non plus échapper
00:38:08donc c'est deux
00:38:09fâcheuses histoires
00:38:11pour Nestlé
00:38:11qui arrivent à un moment
00:38:13où Nestlé veut vendre
00:38:14sa filiale
00:38:15Nestlé Waters
00:38:18et pourtant
00:38:18ça a été le fleuron
00:38:19à un moment donné
00:38:20du groupe Nestlé
00:38:20c'était ces eaux minérales
00:38:22rappelons que
00:38:23les eaux ne sont pas
00:38:25contaminées
00:38:25mais que pour éviter
00:38:26cette contamination
00:38:28Nestlé a procédé
00:38:29justement à des traitements
00:38:30de l'eau
00:38:30qui ne sont pas autorisés
00:38:32quand il s'agit
00:38:32d'une eau minérale
00:38:34rassurons les gens
00:38:35ils ne vont pas s'empoisonner
00:38:36pour autant
00:38:37le statut d'eau minérale
00:38:38évidemment est contourné
00:38:39par le fait
00:38:39qu'il y ait eu
00:38:39un assainissement de l'eau
00:38:41le début du problème
00:38:42il est là
00:38:42Bernard Schmitt
00:38:43Oui bien sûr
00:38:44mais aujourd'hui
00:38:45le problème reste entier
00:38:47c'est que
00:38:47Nestlé traite
00:38:49avec des autorisations
00:38:50préfectorales
00:38:51dans le Gard
00:38:51et dans les Vosges
00:38:52traite son eau
00:38:53avec des micro-filtrations
00:38:54qui sont en porte
00:38:55à 4,5
00:38:56qui sont totalement
00:38:57illégales en Europe
00:38:58et d'ailleurs
00:38:59crée une concurrence
00:39:00dite déloyale
00:39:01avec d'autres embouteilleurs
00:39:02en France notamment
00:39:04donc tout ça
00:39:05est très contesté
00:39:06et contestable
00:39:07Que répondent
00:39:08les pouvoirs publics ?
00:39:09Ils disent
00:39:10qu'ils ne savaient pas
00:39:11ou qu'ils ont dû autoriser
00:39:13ils sont un peu
00:39:15gênés aux entournures
00:39:15au niveau
00:39:16de l'administration ?
00:39:19Oui
00:39:19je pense qu'en réalité
00:39:21il faudrait passer
00:39:21par le niveau européen
00:39:23ce que montre bien
00:39:24l'association Foodwatch
00:39:25qui travaille
00:39:26sur ce niveau-là
00:39:27donc là
00:39:28l'État
00:39:28pour autoriser Nestlé
00:39:29à traiter
00:39:30a choisi
00:39:31la voie préfectorale
00:39:32qui n'est pas
00:39:33la voie officielle
00:39:34en réalité
00:39:35tout ça aurait dû être
00:39:36cadré
00:39:36par le domaine européen
00:39:38donc on passe
00:39:39par la bande
00:39:40si je vous dire
00:39:40pour autoriser Nestlé
00:39:42à continuer
00:39:42à vendre son eau
00:39:44avec des traitements
00:39:45qui restent
00:39:45selon nous
00:39:46toujours illicites
00:39:47Le procès est lié
00:39:48à un dépôt de plainte
00:39:50d'une partie civile
00:39:51ou ce sont les pouvoirs publics
00:39:52qui ont voulu ce procès ?
00:39:55Très bonne question
00:39:57En fait le parquet régional
00:39:59environnemental de Nancy
00:40:00s'est auto-saisi
00:40:02du sujet des décharges
00:40:03de plastique
00:40:03en 2021
00:40:04donc nous avons porté plainte
00:40:06beaucoup plus tard
00:40:07auprès du procureur
00:40:09d'épinal
00:40:10qui a été obligé
00:40:12de se désaisir
00:40:13de l'affaire
00:40:13donc aujourd'hui
00:40:14tout en aidant
00:40:15les mains du parquet
00:40:15et bien sûr
00:40:16du tribunal judiciaire
00:40:18de Nancy
00:40:18ce qui est pas mal
00:40:19parce que ça déporte
00:40:20un peu l'affaire
00:40:21par rapport au Vosges
00:40:22Bien sûr
00:40:22les parlementaires locaux
00:40:24se sont impliqués
00:40:24dans un sens ou dans l'autre
00:40:25ou non ?
00:40:27Non
00:40:28Non
00:40:29Ni...
00:40:30On n'a vu
00:40:31aucun parlementaire
00:40:32aucun élu
00:40:33de quelque bord que ce soit
00:40:34nous aider dans cette démarche
00:40:36tout le monde
00:40:37ne fait profit pas
00:40:37en réalité
00:40:38À part la commission parlementaire
00:40:39vous êtes d'accord
00:40:40c'est une commission sénatoriale
00:40:41vous m'avez dit
00:40:41Ah oui
00:40:42Je parlais
00:40:44pardon
00:40:44des élus
00:40:45des Vosges
00:40:46Oui oui
00:40:46Non non
00:40:47je fais bien allusion
00:40:48aux élus des Vosges
00:40:49mais il y a quand même
00:40:50eu une commission
00:40:50voilà le Sénat a député
00:40:53Gros malaise
00:40:54au niveau des deux municipalités
00:40:56et des élus locaux
00:40:56cette affaire
00:40:57parce que c'est le prestige
00:40:58quand même
00:40:59des eaux minérales françaises
00:41:00Vittel et Contrex
00:41:01ce sont deux stations
00:41:02thermales réputées
00:41:03qui font partie
00:41:04des gloires
00:41:04agroalimentaires françaises
00:41:06là cette décharge publique
00:41:08mais vous vous rendez compte
00:41:09les années 60
00:41:11qu'est-ce qui s'est passé
00:41:12entre 1960
00:41:13et 2025
00:41:17ce silence est inexplicable
00:41:19il faut se rappeler
00:41:20peut-être
00:41:21pour moi c'est important
00:41:22c'est que
00:41:23Vittel a été
00:41:24la première marque d'eau
00:41:25à mettre l'eau
00:41:26dans des bouteilles plastiques
00:41:27ce qui a permis
00:41:28un assort mondial
00:41:29la vente dans les supermarchés
00:41:31l'export
00:41:32sur tous les continents
00:41:33etc
00:41:34donc un véritable boom
00:41:35le sujet
00:41:36c'est qu'à l'époque
00:41:37le plastique utilisé
00:41:38c'était du PVC
00:41:40polychlorure de vinyle
00:41:41et qui est sans doute
00:41:42plus dur à travailler
00:41:43que le PET
00:41:44le polyéthylène
00:41:45terryphtalate
00:41:46et donc pendant
00:41:47une vingtaine d'années
00:41:48une petite vingtaine d'années
00:41:49il y a eu des gros échecs
00:41:50industriels
00:41:51et tous ces échecs
00:41:52industriels
00:41:52ils ne savaient pas
00:41:53quoi en faire
00:41:54pourquoi il n'y avait pas
00:41:55trop de législation
00:41:56sur les déchets
00:41:56donc ils ont tout brûlé
00:41:57et enterné
00:41:58ah donc ce qu'on a
00:41:59comme déchets
00:42:00dans cette décharge
00:42:01ce n'est pas du plastique frais
00:42:03c'est du
00:42:03enfin en fait
00:42:04qu'est-ce qui se passe
00:42:05il y avait un excès de bouteilles
00:42:06pourquoi il fallait se débarrasser
00:42:07de ces bouteilles
00:42:08pourquoi elles n'étaient pas
00:42:08détruites différemment
00:42:10pourquoi devoir les enterrer
00:42:11je pense que du vin
00:42:12de la matière plastique
00:42:17il y a quelques idées reçues
00:42:18mais je ne m'embarquerai pas là-dedans
00:42:20le plastique n'est pas recyclable
00:42:21en réalité
00:42:22mais c'est un autre
00:42:23oui je sais bien
00:42:24je sais bien
00:42:24mais est-ce qu'on peut le chauffer
00:42:26à un point
00:42:26où on fusionne
00:42:27on fait une fonte
00:42:28et puis on a un très petit volume
00:42:29ou je vous dis ça
00:42:30en total néophyte
00:42:31que de l'enterrer
00:42:32dans une décharge
00:42:34ils ont essayé de faire
00:42:35et ils ont fait
00:42:36de gigantesques fosses
00:42:37les camions venaient balancer
00:42:39des échecs plastiques
00:42:40et ils allumaient le plastique
00:42:42d'accord
00:42:42donc dans un certain temps
00:42:43ils l'ont fait fondre
00:42:44et à la fin
00:42:46quand ils ont
00:42:46à peu près maîtrisé
00:42:48le processus
00:42:48avec le changement de plastique
00:42:49ils ont mis
00:42:51les dernières bouteilles
00:42:52et puis la terre d'excavation
00:42:53qu'ils ont remise dessus
00:42:54ce qui fait des espèces
00:42:55de montagnes dans la nature
00:42:56qui en réalité
00:42:57sont pleines de plastique
00:42:58mais sur une profondeur
00:43:00de 5, 6, 7 étages
00:43:02c'est énorme en réalité
00:43:03en fait ce sont des résidus
00:43:04d'une combustion
00:43:06de bouteilles plastiques
00:43:07c'est donc extrêmement polluant
00:43:09bien entendu
00:43:10oui avec des dioxines
00:43:12avec des dioxines
00:43:13et du chlore etc
00:43:13tout ça n'est pas bon
00:43:15on le disait au début
00:43:16de notre échange
00:43:17la collusion
00:43:18entre cette décharge
00:43:19de bouteilles plastiques
00:43:20voilà
00:43:21brûlées
00:43:22et la contamination
00:43:24des eaux
00:43:25est à établir
00:43:26elle est probable
00:43:27elle est sûre
00:43:28ou il faut quand même
00:43:28une vérification scientifique
00:43:30à l'heure qu'il est
00:43:32elle était démontrée
00:43:34par les prélèvements
00:43:36faits par l'Office français
00:43:37de la biodiversité
00:43:38avec différents laboratoires
00:43:40mais cette procédure
00:43:41a été réalisée
00:43:41donc aujourd'hui
00:43:42on n'a plus de preuves
00:43:43il faut recommencer
00:43:44si le président du tribunal
00:43:46le veut bien
00:43:47ah parce qu'il peut refuser
00:43:48qu'il y a un nouveau contrôle
00:43:50oui bien sûr
00:43:51bon et par contre
00:43:52s'il y a un nouveau contrôle
00:43:53les mêmes procédés
00:43:54de vérification
00:43:55seront faits
00:43:55les mêmes analyses
00:43:56et on aboutira
00:43:57aux mêmes conclusions
00:43:59oui mais sans doute
00:44:00avec une procédure respectée
00:44:01et donc sans vise de forme
00:44:03je pense que l'enjeu
00:44:04pour nous
00:44:04c'est là
00:44:05bien sûr
00:44:06merci Bernard Schmitt
00:44:07nous gardons le contact
00:44:08cette affaire est à suivre
00:44:10on suivra le procès
00:44:10bien entendu
00:44:11vous êtes bienvenu
00:44:12sur Sud Radio
00:44:12pour nous apporter
00:44:13des éventuels nouveaux éléments
00:44:15qui pourraient se venir
00:44:15sur cette affaire
00:44:16de Nestlé Water
00:44:17merci pour votre participation
00:44:18merci beaucoup
00:44:19voilà
00:44:19vous restez avec nous
00:44:20je vais recevoir
00:44:22à distance
00:44:23Paul Melun
00:44:24auteur de Plouk Story
00:44:26qui est le roman
00:44:27de la France périphérique
00:44:28c'est rare que je reçoive
00:44:29un romancier
00:44:30mais ce roman raconte
00:44:32c'est un peu une radioscopie
00:44:33de la France
00:44:34de la sociologie française
00:44:35et nous allons
00:44:36pendant une heure
00:44:37disserter sur ce qu'est
00:44:38cette France périphérique
00:44:41cette archipélisation
00:44:43et Paul Melun
00:44:44en a fait un ouvrage
00:44:45très intéressant
00:44:45vous appelez
00:44:46vous appelez
00:44:47Emmanuel Galasso
00:44:490826-300-300
00:44:50ce roman
00:44:51le héros
00:44:52est de la Gironde
00:44:53donc vous pouvez appeler
00:44:54de Gironde
00:44:54mais vous pouvez appeler
00:44:55de partout
00:44:55savoir si vous sentez
00:44:57vous aussi
00:44:57qu'il y a entre les élites
00:44:59et la province
00:44:59entre leur arruité
00:45:00entre cette sociologie
00:45:02ce qu'on appelle
00:45:02les Plouk
00:45:03une fracture sociale
00:45:04une fracture culturelle
00:45:06en France
00:45:06est-ce que vous vous sentez
00:45:07concerné
00:45:07est-ce que vous la voyez
00:45:09est-ce que vous la regrettez
00:45:10ou est-ce que vous considérez
00:45:11au contraire
00:45:12que c'est pas vrai
00:45:13c'est pas aussi dramatique
00:45:14que ça
00:45:14cette société est
00:45:16beaucoup plus homogène
00:45:16qu'on ne pense
00:45:17vous nous appelez
00:45:17au 0826-300-300
00:45:19on attend votre appel
00:45:20et votre avis
00:45:21à tout de suite
00:45:21sur Sud Radio
00:45:23cette semaine
00:45:24écoute-le face à face
00:45:25vous êtes bien sur Sud Radio
00:45:27en ce mardi
00:45:2924 mars 2026
00:45:30il est 13h04
00:45:31et je reçois
00:45:33un collègue
00:45:35un confrère
00:45:35pas un collègue encore
00:45:36peut-être qu'il travaillera
00:45:37un jour à Sud Radio
00:45:38un confrère
00:45:39les mots sont précis
00:45:40Paul Melin
00:45:41alors c'est pas un journaliste
00:45:43essayiste
00:45:43en général
00:45:44les journalistes
00:45:44font des essais
00:45:45sociologiques
00:45:46des études
00:45:47des enquêtes
00:45:47là c'est un journaliste
00:45:49romancier
00:45:50qui au lieu de faire
00:45:51justement cette enquête
00:45:53sociologique
00:45:53il a fait un roman
00:45:54il a fait
00:45:55l'émission de Jacques Chancel
00:45:57qui s'appelle
00:45:57la radioscopie
00:45:58c'est une radio
00:46:01c'est une socioscopie
00:46:02c'est une socioscopie
00:46:03de la société française
00:46:06Plouk Story
00:46:06ça se dit très clairement
00:46:08Plouk Story
00:46:10Paul Melin
00:46:11c'est l'aventure
00:46:12d'un jeune homme
00:46:13qui est originaire
00:46:14de Gironde
00:46:15qui s'extrait
00:46:16de son milieu
00:46:17un milieu qui est décrit
00:46:18par Paul Melin
00:46:19avec une précision
00:46:20moi qui suis un petit peu
00:46:22de l'autre côté
00:46:22de cette montagne sociale
00:46:24c'est un monde
00:46:25que je connais bien
00:46:26et les descriptions
00:46:27que vous faites
00:46:27de Paul Melin
00:46:28c'est exactement
00:46:29ce qui se passe
00:46:29avec les détails
00:46:30avec les nuances
00:46:31avec les couleurs
00:46:32avec les parfums
00:46:35Paul Melin
00:46:35merci d'abord
00:46:36d'être en direct
00:46:37avec nous
00:46:38sur Sud Radio
00:46:40je vous croyais
00:46:41en Ploukland
00:46:42vous êtes
00:46:43quelque part en France
00:46:44vous êtes
00:46:46je suis dans ma maison
00:46:48dans les Deux Sèvres
00:46:50vous voyez
00:46:50comme vous êtes
00:46:51une radio
00:46:52qui parle aux provinces
00:46:53et qui ne se limite pas
00:46:54aux périphériques
00:46:55je suis au bon endroit
00:46:56vous êtes tout à fait
00:46:57à votre place
00:46:57dans ce beau poitou
00:46:58dans les Deux Sèvres
00:46:59près de New York
00:47:01où il y a
00:47:01la vache partenaise
00:47:02enfin on peut faire
00:47:03un inventaire gastronomique
00:47:04il y a Marais Poitvin
00:47:06au Sud
00:47:06et puis au Nord
00:47:07il y a plein de belles choses
00:47:08alors Paul Melin
00:47:09vous auriez pu faire
00:47:09votre héros
00:47:10votre héros est Girondin
00:47:11on reprendra la Gironde
00:47:12il aurait pu être
00:47:12Poitvin dans les Deux Sèvres
00:47:13il aurait pu être
00:47:14dans la Creuse
00:47:15dans un territoire
00:47:16un peu excentré
00:47:18alors Sébastien Girondin
00:47:19parce que vous-même
00:47:20vous êtes originaire
00:47:21de Gironde
00:47:23oui c'est ça
00:47:23vous savez je pense
00:47:24que dans les romans
00:47:25on parle de ce qu'on connait
00:47:27bien sûr
00:47:27alors c'est un village
00:47:28que j'invente
00:47:29qui s'appelle
00:47:30Chanteuil-sur-Ciron
00:47:31dans le roman
00:47:31mais qui est fictif
00:47:32le Ciron existe
00:47:33c'est une petite rivière
00:47:34mais Chanteuil-sur-Ciron
00:47:35ça n'existe pas
00:47:35et mon héros
00:47:37grandit
00:47:37dans cette France
00:47:38des oubliés
00:47:39des silencieux
00:47:41cette France
00:47:42que les sociologues
00:47:43décrivent ainsi
00:47:43en disant
00:47:44c'est la France périphérique
00:47:45ou la diagonale du vide
00:47:47pour d'autres
00:47:48loin des métropoles
00:47:49loin des grands médias
00:47:51loin des grandes entreprises
00:47:52loin des lieux de pouvoir
00:47:54et de décision
00:47:56c'est là que naît
00:47:57mon personnage
00:47:58mon héros
00:47:59et vous avez raison
00:48:01de souligner
00:48:01que c'est là
00:48:02que je suis né
00:48:03aussi
00:48:03la différence
00:48:05entre lui et moi
00:48:05c'est que lui
00:48:06il rêve de quitter
00:48:06son milieu d'origine
00:48:08à tout prix
00:48:09parce qu'il le rejette
00:48:10moi c'est pas mon cas
00:48:11la différence
00:48:11de ce personnage
00:48:12moi j'aime
00:48:14les villages
00:48:15je m'y sens chez moi
00:48:16et je suis heureux
00:48:17quand je retourne chez moi
00:48:18voilà
00:48:18et j'exclus pas
00:48:20de retourner vivre un jour
00:48:21pourquoi pas en Gironde
00:48:22donc voilà
00:48:22il n'y a pas de
00:48:23il n'y a pas de rupture
00:48:24entre moi
00:48:25et le sud-ouest
00:48:27alors que lui
00:48:27lui pour le coup
00:48:28comme beaucoup de jeunes
00:48:29il trouve que la campagne
00:48:30c'est un peu rasoir
00:48:31il en a marre
00:48:32il s'ennuie
00:48:32et il veut monter à Paris
00:48:34pour réussir sa vie
00:48:35alors pour autant
00:48:36ce n'est pas une autobiographie
00:48:38vous êtes venu le 18 mars
00:48:39chez notre ami
00:48:39Jean-François Aquilly
00:48:41qui vous a posé la question
00:48:42alors oui
00:48:44votre personnage
00:48:44le personnage
00:48:45est inspiré par vous
00:48:46c'est peut-être
00:48:47ce qui aurait pu vous arriver
00:48:48d'ailleurs
00:48:48si vous n'aviez pas été
00:48:49Paul Melin
00:48:50peut-être que vous auriez été
00:48:51le fils de cette maman
00:48:53très originale
00:48:55de ce papa
00:48:56Plouk Story
00:48:57un petit peu beauf
00:48:58de temps en temps
00:48:59c'est la famille
00:48:59le papa est un petit peu beauf
00:49:01par certains côtés
00:49:02plus que la maman
00:49:02mais vous avez préféré
00:49:04le mot Plouk
00:49:04qui est plus précis
00:49:06géologiquement
00:49:07géographiquement
00:49:08oui
00:49:09alors Plouk
00:49:10oui c'est ça
00:49:10c'est un vieux mot
00:49:11qui plutôt caricature
00:49:12les habitants de la Bretagne
00:49:14au début
00:49:14mais enfin
00:49:15qui a aujourd'hui
00:49:17une exception courante
00:49:18dans le langage
00:49:18et qui comme
00:49:20Pecno
00:49:21paysans
00:49:21les gueux
00:49:24comme dit Alexandre Jardin
00:49:26donc c'est cette France
00:49:28périphérique
00:49:28qu'on caricature
00:49:29avec laquelle
00:49:31on n'est pas très tendre
00:49:32depuis un certain
00:49:33nombre de décennies
00:49:34vous employez le mot
00:49:35beauf
00:49:35c'est un peu
00:49:36ce qui a été dit
00:49:37pendant des années
00:49:38c'est la France
00:49:38qui part au camping
00:49:39en vacances
00:49:40qui aime bien
00:49:41les tubes
00:49:41de Patrick Sébastien
00:49:42etc
00:49:42celle qui est parfois
00:49:43caricaturée au cinéma
00:49:45dans les tuches
00:49:45etc
00:49:46moi j'ai voulu en donner
00:49:47une exception
00:49:48tout à fait différente
00:49:49peut-être plus touchante
00:49:50peut-être moins caricaturale
00:49:52peut-être moins
00:49:54jugeante
00:49:54ou méprisante
00:49:56et effectivement
00:49:57les parents de mon personnage
00:49:58et puis lui-même
00:49:59d'ailleurs quand il est gamin
00:50:01pourraient être caricaturés
00:50:02on pourrait dire
00:50:02mais finalement
00:50:03ce sont des beaufs
00:50:04la mère de famille
00:50:05elle aime les tubes
00:50:05des années 80
00:50:06elle aime Clo-Clo
00:50:07elle aime Frédéric François
00:50:08elle aime
00:50:10Corinne Charbi
00:50:11c'est un personnage
00:50:12elle a une énergie
00:50:14une dynamique
00:50:15d'ailleurs
00:50:15c'est elle qui pousse son fils
00:50:16si avec le père
00:50:18il serait resté là le gamin
00:50:19c'est la mère
00:50:20oui probablement
00:50:21parce qu'elle
00:50:21elle rêve que son fils
00:50:22devienne une vedette
00:50:23une star
00:50:24alors pour elle
00:50:25une star c'est jouer
00:50:25dans un téléfilm
00:50:26pour la 1
00:50:27ou pour la 2
00:50:28c'est ça être une star
00:50:29pour elle
00:50:30et d'ailleurs c'est amusant
00:50:32parce que lui
00:50:32pour lui
00:50:33devenir une star
00:50:34ça va être devenir influenceur
00:50:35donc il est disons
00:50:36plus au diapason
00:50:37de sa génération
00:50:37mon personnage
00:50:38et lui il rêve
00:50:40non pas de devenir
00:50:42écrivain à Paris
00:50:43ou homme politique
00:50:43ou romancier
00:50:44comme on pouvait l'être
00:50:45au 19ème siècle
00:50:46lui il rêve
00:50:47de devenir influenceur
00:50:48parce qu'il est plutôt
00:50:49beau gosse
00:50:50parce qu'il a plutôt
00:50:51du succès
00:50:52avec les filles
00:50:53et tout ça
00:50:53et donc il se dit
00:50:54moi j'ai cet atout
00:50:56il réalise qu'il est beau
00:50:57dans une cabine d'essayage
00:50:58dans un centre commercial
00:50:58et puis il se dit
00:50:59partant de là
00:51:00je vais en profiter
00:51:01puisque l'époque
00:51:02est à la gloire facile
00:51:03je prends mon téléphone
00:51:04je me filme
00:51:06je fais des vidéos
00:51:07je me montre
00:51:08torse nu
00:51:08un peu sexy
00:51:09machin
00:51:09et je vais réussir
00:51:11ma vie
00:51:11voilà
00:51:12et je trouve les influenceurs
00:51:13extrêmement romanesques
00:51:14c'est l'autre aspect
00:51:15de ce livre
00:51:15comment est-ce qu'on sort
00:51:16de sa province aujourd'hui
00:51:17pourquoi pas par l'influence
00:51:19alors il y a des allusions
00:51:21aux écrivains français
00:51:22bien sûr
00:51:23première personne
00:51:23à qui on pense
00:51:24c'est Honoré de Balzac
00:51:25est-ce que Sébastien
00:51:26est-ce que c'est le Rastignac
00:51:28du 21ème siècle
00:51:29évidemment
00:51:30avec les mêmes
00:51:31turpitudes sociales
00:51:32les mêmes angoisses
00:51:33les mêmes tensions
00:51:34bon Rastignac
00:51:35va à Montmartre
00:51:36il y a nous deux maintenant
00:51:37avec son point tendu
00:51:37vers Paris
00:51:38c'est pas tout à fait
00:51:39ce que dit Sébastien
00:51:39mais on sent que l'enjeu
00:51:41est le même
00:51:42je vous confirme
00:51:43que vous êtes
00:51:43un très grand écrivain
00:51:44c'est admirablement écrit
00:51:47parce que c'est
00:51:49admirablement écrit
00:51:50parce que votre pause
00:51:51elle est simple
00:51:51elle n'est pas en poulet
00:51:54il n'y a pas d'éloquence
00:51:56fortuite
00:51:56vous racontez les choses
00:51:58telles qu'elles sont
00:51:59un vrai roman
00:51:59c'est quand on a l'impression
00:52:00d'être dedans
00:52:01et on est totalement dedans
00:52:02si je peux me permettre
00:52:03un compliment
00:52:05bien entendu
00:52:06vous êtes en fait
00:52:07vous mettez en scène
00:52:08vous l'avez déjà dit d'ailleurs
00:52:09mais là
00:52:09je vous le confirme
00:52:10vous mettez en scène
00:52:11la France de Jean-Christophe Guilly
00:52:13et de Jérôme Fourquet
00:52:14l'archipédation
00:52:16l'archipédisation
00:52:17la France périphérique
00:52:18mais avec l'oeil
00:52:20non pas de Balzac
00:52:20mais de Dostoyevski
00:52:21si vous me permettez
00:52:22de faire cette année
00:52:23vous me flottez beaucoup
00:52:24qui n'est pas un auteur
00:52:26toujours réjouissant
00:52:26attention
00:52:27Dostoyevski
00:52:27c'est très dur
00:52:28mais vous avez cette acidité
00:52:30vous avez cette acidité
00:52:32cette pointe du mot
00:52:33vous prenez du recul
00:52:34on sent que vous auriez pu être
00:52:36vous n'êtes pas
00:52:36de ce milieu social là
00:52:37mais vous êtes de cette même région
00:52:38et en tout cas
00:52:39vous avez connu
00:52:39cet univers là
00:52:41on sent le gamin
00:52:42qui veut s'en sortir
00:52:43pourtant c'est un monde
00:52:45c'est un monde terriblement cruel
00:52:46il subit des humiliations
00:52:48il a cette petite liaison
00:52:49plus ou moins platonique
00:52:51avec cette jeune aristocrate
00:52:53alors évidemment
00:52:54à la bourgeois
00:52:54l'aristocratie
00:52:55enfin disons
00:52:56les particules bordelaises
00:52:57avec les châteaux
00:52:57sont immédiatement associées
00:52:59on le voit
00:52:59il est reçu
00:53:00il a très peur d'y arriver
00:53:01on le démonte évidemment
00:53:03de la tête aux pieds
00:53:04pour voir ça
00:53:04lui il n'a qu'une crainte
00:53:05c'est qu'on démasque
00:53:06il a fait croire
00:53:06qu'il était étudiant
00:53:08presque à Sciences Po
00:53:09et qu'il était d'un milieu aisé
00:53:10et il va jouer
00:53:11cette caricature
00:53:12cette comédie
00:53:14pour essayer
00:53:14de ne pas se faire démasquer
00:53:15mais finalement
00:53:16il gravit les échelons
00:53:18il arrive à Paris
00:53:18là il rencontre
00:53:20le passage
00:53:21c'est l'arrivée à Paris
00:53:22et là il rencontre
00:53:22un univers
00:53:23d'une brutalité
00:53:24d'une méchanceté
00:53:25d'une cruauté
00:53:26et on ne va pas raconter
00:53:27la fin du roman
00:53:28il fait face quand même
00:53:29il relève
00:53:31et pour autant
00:53:32vous décrivez
00:53:33un monde terrible
00:53:34le monde que vous décrivez
00:53:36Paul Melun
00:53:37c'est une analyse politique
00:53:39que vous voulez faire
00:53:39de la société française
00:53:40ou plutôt sociologique
00:53:42ou plutôt culturelle
00:53:43les deux
00:53:44les trois
00:53:45je pense que
00:53:46le monde
00:53:48des grandes villes
00:53:49d'abord le monde bordelais
00:53:51pour ce qui est de mon personnage
00:53:52puis le monde parisien
00:53:54le petit monde parisien
00:53:55est d'une violence
00:53:58sans borne
00:53:59vis-à-vis de ceux
00:53:59qui ne sont pas issus
00:54:00de ce milieu
00:54:02j'aurais pu faire un héros
00:54:03qui aurait grandi
00:54:04dans un quartier populaire
00:54:05pourquoi pas
00:54:06à Sarcelles
00:54:07à la Courneuve
00:54:07ou à Bagnolet
00:54:08ça aurait été pareil
00:54:09il se trouve que
00:54:10dans le cinéma
00:54:11ou dans la littérature récente
00:54:12on l'a plus fait
00:54:12avec les jeunes gens
00:54:13des banlieues
00:54:14et d'ailleurs
00:54:14il y a de très bons films
00:54:16ou de très bons livres
00:54:16là-dessus
00:54:17qu'on le fait un peu moins
00:54:18sur les habitants
00:54:19des provinces
00:54:19des campagnes
00:54:20de la France périphérique
00:54:21donc moi j'ai voulu le faire
00:54:23sur la France périphérique
00:54:24avec vous l'avez très bien
00:54:25souligné
00:54:25un récit néo-balsacien
00:54:27mais finalement
00:54:29l'idée en creux
00:54:30est une idée très politique
00:54:31pas militante
00:54:32mais très politique
00:54:33c'est que lorsque
00:54:34vous n'avez pas
00:54:35les bons codes sociaux
00:54:37les bonnes manières
00:54:38les bonnes phrases
00:54:40la bonne attitude
00:54:42c'est extrêmement difficile
00:54:43et mon personnage
00:54:44dans Plouk Story
00:54:45on le ramène
00:54:47à son statut
00:54:47de plouk
00:54:48on le ramène
00:54:49pourquoi pas
00:54:50à l'accent du pays
00:54:51au parti de pêche
00:54:52au bord de la rivière
00:54:53on le moque
00:54:54on le raille
00:54:55et du petit politicien
00:54:57local
00:54:57jusqu'aux grandes vedettes
00:54:59à Paris
00:54:59il est constamment
00:55:01ramené
00:55:02à son origine sociale
00:55:04et c'est extrêmement
00:55:05douloureux pour lui
00:55:05et je crois
00:55:06que c'est extrêmement
00:55:07douloureux
00:55:07pour beaucoup
00:55:08de jeunes
00:55:09ou de moins jeunes
00:55:09qui ont vécu
00:55:10le mépris social
00:55:11et je trouve
00:55:12que dans un pays
00:55:13comme la France
00:55:13où il y a une promesse
00:55:15républicaine
00:55:15d'émancipation
00:55:16d'ascenseur social
00:55:18etc
00:55:19ramener sans arrêt
00:55:20les gens
00:55:20à leur milieu social
00:55:21d'origine
00:55:22dans une sorte
00:55:22de snobisme
00:55:23élitiste
00:55:24ça ne rend pas service
00:55:26à un pays
00:55:27comme le nôtre
00:55:27qui devrait être
00:55:28au contraire
00:55:29une promesse
00:55:29d'égalité
00:55:30pas d'égalitarisme
00:55:31mais d'égalité
00:55:33et donc oui
00:55:33c'est peut-être là
00:55:35l'un des messages
00:55:36politiques du livre
00:55:37les plus forts
00:55:38et je crois que
00:55:39vous l'avez très bien
00:55:40souligné
00:55:40ce message passe mieux
00:55:42à travers un roman
00:55:43à travers une histoire
00:55:44fictive
00:55:44où on a envie
00:55:45de savoir la suite
00:55:46etc
00:55:47plutôt qu'à travers
00:55:48un essai sociologique
00:55:49qui finalement
00:55:50serait peut-être
00:55:50un peu déshumanisant
00:55:52alors que moi
00:55:53je raconte des vies
00:55:55inspirées
00:55:55pourquoi pas
00:55:55de personnes réelles
00:55:57pour certains
00:55:57j'ai rencontré
00:55:58des influenceurs
00:55:59notamment pour écrire
00:56:00ce livre
00:56:00et je trouve
00:56:01que c'est plus fort
00:56:02et que ça donne
00:56:03plus de corps
00:56:04à mes personnages
00:56:05et que ça humanise
00:56:06ça réhumanise
00:56:07ça rend visible
00:56:09cette majorité silencieuse
00:56:10qui ne vit pas à Paris
00:56:11je reçois
00:56:12Paul Melin
00:56:13auteur de
00:56:14Book Story
00:56:15je l'ai intitulé
00:56:16le roman
00:56:16de la périphérie
00:56:17ou de la fracture sociale
00:56:18française
00:56:19écrit
00:56:21admirablement
00:56:21édité
00:56:21chez Fayard
00:56:22vous nous appelez
00:56:24aux euros
00:56:24826-300-300
00:56:25je suis persuadé
00:56:26alors non seulement
00:56:27les habitants
00:56:28de la Géronde
00:56:28où Sud Radio
00:56:29est grandement diffusé
00:56:31mais sur toute la France
00:56:31je suis sûr
00:56:32que vous êtes vous-même
00:56:33il faudrait que vous lisiez
00:56:35vous lirez certainement
00:56:36l'ouvrage
00:56:36est-ce que vous vous reconnaissez
00:56:37dans cette situation
00:56:38est-ce que vous connaissez
00:56:39cet univers
00:56:40est-ce que vous vous êtes
00:56:41senti discriminé
00:56:41est-ce qu'il y a
00:56:42malgré la république
00:56:44j'allais dire fraternelle
00:56:45laïque et sociale
00:56:46une fracture
00:56:47entre les élites
00:56:48et puis les gens d'en bas
00:56:49est-ce qu'il y a
00:56:50comme disent
00:56:51Jérôme Fourquet
00:56:52et Jean-Christophe Guilly
00:56:53des territoires excentrés
00:56:54cette périphérie
00:56:55cette France
00:56:55qui est isolée de Paris
00:56:57voilà
00:56:57si vous avez des idées
00:56:58là-dessus
00:56:58si vous avez des émotions
00:57:00si vous avez envie
00:57:00de partager
00:57:01ou poser une question
00:57:02à Paul Menin
00:57:02il se fera une joie
00:57:03de vous répondre
00:57:04vous nous appelez
00:57:04au 0826-300-300
00:57:06Emmanuel prendra
00:57:07Emmanuel Gallasso
00:57:08prendra votre question
00:57:09et on pourra conduire
00:57:10ce débat passionnant
00:57:11à tout de suite
00:57:12sur Sud Radio
00:57:13je reçois
00:57:19Paul Melin
00:57:20auteur de
00:57:21Plouk Story
00:57:22ce titre
00:57:23et nous interpelle
00:57:23quand même
00:57:24Plouk Story
00:57:24avec en plus un mot anglais
00:57:25il n'aurait plus
00:57:26l'histoire des plouks
00:57:26et attention
00:57:27c'est pas des beaufs
00:57:28c'est pas des gueux
00:57:29c'est pas des gueux
00:57:30c'est pas des péquenots
00:57:31c'est tout ça réuni
00:57:32et c'est vrai
00:57:33que le mot plouk
00:57:34a été à un moment donné
00:57:35une forme de discrimination
00:57:37sociale terrible
00:57:38j'avais un ami de la famille
00:57:40qui avait une phrase terrible
00:57:41il dit
00:57:41sur la plage
00:57:42on reconnait les classes sociales
00:57:44les riches bronzes
00:57:45et les plouks pelles
00:57:46c'était une phrase terrible
00:57:47qui m'a toujours marqué
00:57:49et Paul Melin
00:57:51nous décrit
00:57:51cette France
00:57:52je parlais de radioscopie
00:57:53c'est un décryptage sociologique
00:57:57des réalités de la France
00:57:58d'aujourd'hui
00:58:00dans les nouvelles approches
00:58:01que l'on a
00:58:03c'est vrai que c'est une lutte des classes
00:58:04mais c'est pas une lutte des classes
00:58:05prolétariat
00:58:06contre bourgeoisie
00:58:07un petit peu quand même
00:58:08c'est une fracture sociale
00:58:10et on le disait
00:58:11à la fin de l'épisode précédent
00:58:13Paul Melin
00:58:14cette république sociale
00:58:15le progrès
00:58:16et pourtant
00:58:17il y a une discrimination
00:58:19qui continue à se faire
00:58:21qui est très forte
00:58:22elle est moins
00:58:23elle est moins
00:58:24sur la classe sociale
00:58:25proprement dite
00:58:25mais elle est culturelle
00:58:27et elle est quand même sociologique
00:58:29il y a quand même
00:58:30une césure entre les élites
00:58:31alors est-ce qu'elles sont intellectuelles
00:58:33est-ce qu'elles sont urbaines
00:58:34les gens qui ont des diplômes
00:58:36dont on vous dit
00:58:37qu'ils votent bien
00:58:37ces gens-là
00:58:38et puis
00:58:40la populace d'en bas
00:58:41qui parce qu'elle n'est pas cultivée
00:58:43parce qu'elle n'a pas
00:58:45les critères
00:58:46d'ouverture d'esprit
00:58:47elle vote pour des partis extrémistes
00:58:49elle vote pour des partis populistes
00:58:51est-ce que vous ne signalez pas
00:58:52un petit peu
00:58:53est-ce qu'il peut y avoir
00:58:54une interprétation politique
00:58:55j'allais dire
00:58:57galvaudée
00:58:57de votre ouvrage
00:58:59est-ce que vous n'êtes pas
00:59:00en train de montrer du doigt
00:59:01une vote
00:59:01je sais bien que c'est pas
00:59:02c'est pas vous qui le dites
00:59:04mais en lisant le livre
00:59:05on se dit
00:59:05aïe aïe aïe
00:59:06il est en train de nous faire
00:59:07le profil sociologique
00:59:08des électeurs du Rassemblement National
00:59:10est-ce que je peux
00:59:11voir des choses comme ça ?
00:59:12mais moi vous savez
00:59:13je mets carrément
00:59:14les pieds dans le plat
00:59:15dans le roman
00:59:16et dans la discussion
00:59:18que nous avons
00:59:18bien sûr que je fais
00:59:20le portrait type
00:59:21pour partie
00:59:22parce qu'il n'y a pas que ça
00:59:23dans les campagnes
00:59:23bien sûr
00:59:24mais pour partie
00:59:25de l'électeur type
00:59:26du Rassemblement National
00:59:28et d'ailleurs
00:59:28dans le roman
00:59:29la question politique
00:59:31est abordée
00:59:31à travers
00:59:33l'engouement
00:59:34de certains personnages
00:59:36dans le livre
00:59:37pour le Rassemblement National
00:59:38à commencer par
00:59:40un ancien boucher charcutier
00:59:41du village
00:59:41du village Chanteu-sur-Siron
00:59:43dont malheureusement
00:59:45la bouche est fermée
00:59:45qui est en retraite
00:59:46et ce personnage
00:59:47il devient en gros
00:59:48une sorte de secrétaire
00:59:49de section du RN
00:59:50et il essaie d'enrôler
00:59:51la mère de Sébastien
00:59:53de mon personnage
00:59:53dans la section locale
00:59:55il lui dit
00:59:55il faudrait que tu te présentes
00:59:56au conseil municipal
00:59:57etc.
00:59:59et puis ils ont peur
01:00:00il y a potentiellement
01:00:01un centre d'accueil
01:00:02pour les demandeurs d'asile
01:00:03qui va être installé
01:00:04pas loin
01:00:04donc il y a évidemment
01:00:06une peur
01:00:08disons
01:00:08de l'immigration
01:00:10il faut dire
01:00:10les choses telles
01:00:11qu'elles sont
01:00:11il y a une peur
01:00:12du déclassement
01:00:13et de la paupérisation
01:00:15il y a
01:00:15ce qu'on appelle
01:00:17en langage
01:00:18un peu pour le coup
01:00:19urbain et élitaire
01:00:20une tentation identitaire
01:00:21pour parler clairement
01:00:22et mon personnage
01:00:24lui il ne rentre pas
01:00:24trop là-dedans
01:00:25il n'est pas très mature
01:00:27il aime bien
01:00:28les vidéos
01:00:28de Jordan Bardella
01:00:29sur TikTok
01:00:30mais comme il aime bien
01:00:31celle de Thibaut InShape
01:00:32et comme sur un malentendu
01:00:34il pourrait peut-être aimer
01:00:34celle de quelqu'un
01:00:35d'LFI
01:00:35vous voyez
01:00:36il n'est pas très politisé
01:00:37en revanche
01:00:39l'aspect
01:00:40de jugement social
01:00:41très puissant
01:00:41qu'il y a contre le RN
01:00:42la diabolisation
01:00:44l'idée que si vous vous intéressez
01:00:46ne serait-ce que d'un iota au RN
01:00:47vous êtes associé au fascisme
01:00:49à l'extrême droite
01:00:50etc
01:00:50eux ils le ressentent
01:00:51beaucoup moins qu'en ville
01:00:52la pression sociale
01:00:53contre le vote RN
01:00:55est beaucoup plus faible
01:00:56dans les villages
01:00:57et le RN
01:00:58est le parti
01:00:59qui aujourd'hui
01:01:01parmi ceux qui s'expriment
01:01:02parce qu'il y a aussi
01:01:02beaucoup d'abstentionnistes
01:01:03puis il y a encore
01:01:04des gens qui votent à gauche
01:01:05des gens qui votent au centre
01:01:05etc
01:01:06malgré tout le RN
01:01:07prend des positions
01:01:08de plus en plus importantes
01:01:10dans cette France périphérique
01:01:12et donc je le signale
01:01:14dans le livre
01:01:14j'essaie de ne porter
01:01:15ni jugement de valeur
01:01:16ni héroïsation
01:01:18donc je ne pouvais pas
01:01:19faire l'impasse
01:01:20sur cette partie croissante
01:01:23de français
01:01:23dans la France périphérique
01:01:24qui sont séduits
01:01:25par le vote RN
01:01:26j'en analyse pas
01:01:27toutes les raisons
01:01:28j'en montre quelques-unes
01:01:29dans le roman
01:01:30et comme je vous dis
01:01:31j'essaie de ne pas porter
01:01:32un jugement moral
01:01:34j'ai horreur
01:01:34des jugements moraux
01:01:35et même si moi
01:01:36à titre personnel
01:01:37je ne me reconnais pas
01:01:38dans le programme du RN
01:01:40et moi je viens
01:01:41plutôt de la gauche
01:01:42pour tout vous dire
01:01:43malgré tout
01:01:43j'ai horreur
01:01:45du jugement
01:01:46de l'anathème
01:01:46et du jugement
01:01:47par le mépris
01:01:48du genre
01:01:49si les gens votent RN
01:01:50ou s'abstiennent
01:01:51ou votent mal
01:01:51dans les campagnes
01:01:52c'est parce que
01:01:53ce sont des imbéciles
01:01:54des ignares
01:01:55enfin c'est-à-dire
01:01:56la littérature
01:01:57et le cinéma
01:01:57est plein de jugements
01:01:59de valeur épouvantables
01:02:00contre cette France périphérique
01:02:01qu'on nous décrit
01:02:02comme raciste, alcoolique,
01:02:03homophobe, sexiste, xénophobe
01:02:04tout ça est faux
01:02:05donc c'est pas ce que je montre
01:02:07dans le livre
01:02:07qu'on ne se méprenne pas
01:02:09je ne fais pas un livre
01:02:10de caricatures
01:02:11de moqueries
01:02:12ou de méchanceté
01:02:13j'essaie de faire un portrait
01:02:14avec ce que cette France
01:02:15a de touchante
01:02:16même si une partie d'entre elles
01:02:17vote RN
01:02:17ils font tout ce qu'ils veulent
01:02:18je vous confirme
01:02:19j'en acte que votre livre
01:02:21n'est pas un pamphlet idéologique
01:02:23au contraire
01:02:24c'est un ouvrage
01:02:25profondément
01:02:26profondément républicain
01:02:28et vous laissez au lecteur
01:02:29le soin de se faire
01:02:31s'approprier
01:02:32vous décrivez juste
01:02:34une situation
01:02:36vous êtes écrivain
01:02:37vous êtes un petit peu peintre
01:02:38parce qu'il y a des images
01:02:38très fortes
01:02:39il y a des couleurs
01:02:41il y a des parfums
01:02:42il y a des situations
01:02:44il y a un petit soupçon
01:02:45de philosophie
01:02:45je suis obligé
01:02:46de vous l'attribuer
01:02:49léger
01:02:49mais malgré tout
01:02:50vous faites des conclusions
01:02:51sociales
01:02:51sur ce qu'est la vie
01:02:52sur ce qu'est la société
01:02:53d'aujourd'hui
01:02:54c'est ce qu'est l'espoir
01:02:55un des aspects
01:02:56très très forts du livre
01:02:58c'est pas dit comme ça
01:03:00j'allais vous dire
01:03:00les grands-parents
01:03:01qui ne sont pas là
01:03:02on aurait dit
01:03:03qu'ils auraient voté
01:03:03plutôt à gauche
01:03:04parti communiste
01:03:05un peu d'une proche
01:03:06prolétarienne frustrée
01:03:07la génération du suivante
01:03:08effectivement
01:03:09le papa et la maman
01:03:10plutôt le papa
01:03:12au RN
01:03:13la maman peut-être
01:03:14peut-être différemment
01:03:15mais on sent
01:03:15qu'on est dans le vote
01:03:16contestataire
01:03:17on sent qu'on est
01:03:17dans la colère
01:03:18dans la souffrance
01:03:18mais avec tout ça
01:03:19beaucoup de bonne humeur
01:03:21quand on invite
01:03:22tes copains
01:03:22pour faire la partie
01:03:23de Merguez
01:03:23tout ça est détendu
01:03:24ensuite elle se met
01:03:25à danser
01:03:26c'est des braves gens
01:03:27ils sont adorables
01:03:28et s'ils se trompent
01:03:29on se dit
01:03:30mais ils ont effectivement
01:03:31plein de raisons
01:03:31de se tromper
01:03:32est-ce que Paul Melun
01:03:33cette fracture sociale
01:03:35qui autrefois
01:03:35était la fracture du fric
01:03:37les pauvres
01:03:37les paysans
01:03:38les seigneurs
01:03:39les bourgeois
01:03:40les nantis
01:03:40est-ce qu'aujourd'hui
01:03:42cette prolétarisation
01:03:45culturelle
01:03:45de cette France d'en bas
01:03:47celle dont Raffarin
01:03:48disait c'est la France d'en bas
01:03:49elle a eu des tas de noms
01:03:50cette France finalement
01:03:51on l'a appelée
01:03:52Fourquet, Guilil
01:03:53lui ont donné
01:03:54j'allais dire
01:03:54une connotation
01:03:55très sociologique
01:03:56très scientifique
01:03:56est-ce que
01:03:57alors là je vais mettre
01:03:58les pieds un peu
01:03:59dans le plat
01:04:00mais je pense que vous allez
01:04:02comprendre ce que je vais vous dire
01:04:03est-ce que l'écran
01:04:04alors plat
01:04:05est-ce que l'écran
01:04:06soit la numérisation
01:04:08de la culture
01:04:09des mœurs
01:04:10de la connaissance
01:04:11ces fameuses autoroutes
01:04:13de l'information
01:04:13ne contribuent pas
01:04:15aujourd'hui
01:04:15à cette fracture sociale
01:04:17culturelle
01:04:17parce qu'autant
01:04:18l'écran peut vous amener
01:04:20de la culture formidable
01:04:21mais il peut aussi
01:04:22vous amener des réseaux sociaux
01:04:23un habêtissement
01:04:24le complotisme
01:04:25est-ce que ces gens-là
01:04:25ne sont pas jetés en pâture
01:04:26à cet univers-là ?
01:04:29C'est très compliqué
01:04:30comme question
01:04:30et vous avez raison
01:04:31de la poser
01:04:32je crois que
01:04:34ce que j'essaie de démontrer
01:04:35dans Plouk Story
01:04:36c'est que quelque part
01:04:37on est tous
01:04:38à la même enseigne
01:04:39avec les réseaux sociaux
01:04:40pour le coup
01:04:41je trouve que
01:04:41la grande promesse numérique
01:04:43est une promesse
01:04:44qui défait
01:04:45déconstruit davantage
01:04:48les différences sociales
01:04:49que par exemple
01:04:50les médias traditionnels
01:04:52ne l'ont fait
01:04:53sur les réseaux sociaux
01:04:54Excusez-moi de vous interrompre
01:04:55est-ce qu'on est armé
01:04:56de la même façon ?
01:04:56Je vous en prie
01:04:57Est-ce qu'on est armé
01:04:57de la même façon ?
01:05:00De fait non
01:05:01de toute façon
01:05:02plus vous avez acquis
01:05:04normalement
01:05:05théoriquement
01:05:05parce que c'est plus compliqué
01:05:06que ça
01:05:06mais plus vous avez acquis
01:05:07de culture
01:05:08de méthode
01:05:09de réflexion
01:05:10ça ne veut pas dire
01:05:11que vous avez fait
01:05:11des grandes études
01:05:12on peut avoir
01:05:12un esprit critique
01:05:13quand on a fait zéro étude
01:05:14entendons-nous bien
01:05:15mais si vous êtes armé
01:05:16d'esprit critique
01:05:17vous avez une distance
01:05:18par rapport à l'information
01:05:19où qu'elle soit
01:05:20que l'on vous donne
01:05:21une information
01:05:22parce que dans l'histoire
01:05:23il y a eu des informations
01:05:24qui ont été erronées
01:05:26qui ont été communiquées
01:05:26par les médias
01:05:27grand public
01:05:28mais qu'on vous donne
01:05:29une information
01:05:29dans les réseaux sociaux
01:05:30qui soit fausse ou vrai
01:05:31de toute façon
01:05:32votre esprit critique
01:05:33va vous pousser
01:05:34à la raison
01:05:34à la réflexion
01:05:35à avoir plusieurs sources
01:05:36d'informations
01:05:37ce qui est déjà
01:05:37un bon réflexe
01:05:38quand on vous donne
01:05:39une information
01:05:39à essayer de confronter
01:05:41ces sources
01:05:42pour les comparer
01:05:42etc.
01:05:44ça c'est quelque chose
01:05:45qui est difficile
01:05:45maintenant
01:05:46cet esprit critique
01:05:47il est parfois absent
01:05:49dans des gens
01:05:50qui habitent
01:05:50dans des grandes villes
01:05:51qui ont de bons revenus
01:05:52ou qui ont fait
01:05:52des bonnes études
01:05:53et qui peuvent
01:05:53se laisser avoir
01:05:54par des fausses informations
01:05:55ou par le complotisme
01:05:56tout autant que
01:05:57dans la France
01:05:58dite périphérique
01:05:59la différence
01:06:00c'est que
01:06:00chez certains
01:06:01dans la France périphérique
01:06:02il y a une défiance
01:06:03très importante
01:06:04envers ce qu'on appelle
01:06:06les médias mainstream
01:06:07envers
01:06:08voilà
01:06:08donc du coup
01:06:09on va aller chercher
01:06:10une information parallèle
01:06:12en se disant
01:06:13tiens
01:06:14ça va me dire la vérité
01:06:16et parce qu'il y a
01:06:16une absence de confiance
01:06:18moi mes personnages
01:06:19dans Plouk Story
01:06:20ils n'ont pas vraiment
01:06:21confiance
01:06:21dans les élus locaux
01:06:22ils n'ont pas vraiment
01:06:23confiance dans la politique
01:06:25ils se méfient
01:06:26c'est pour ça
01:06:27qu'ils sont réceptifs
01:06:28à des discours
01:06:29dégagistes
01:06:29mais en l'occurrence
01:06:31en ce moment
01:06:31c'est le RN
01:06:32qui tient le haut du pavé
01:06:33il y a quelques décennies
01:06:34ça aurait très bien
01:06:35pu être coluche
01:06:36si demain
01:06:37il y a un candidat
01:06:38une sorte de BP Grillo
01:06:39comme en Italie
01:06:40qui se dégage
01:06:40ça peut être lui
01:06:41qui peut attraper ce vote
01:06:42et si Jean-Luc Mélenchon
01:06:43avait décidé
01:06:44de s'adresser
01:06:44à autre chose
01:06:45en France
01:06:45qu'au quartier populaire
01:06:46ou dans le combat
01:06:47pro-palestinien
01:06:48ça aurait peut-être pu être lui
01:06:49qui prenne ce terrain là
01:06:51donc c'est parce que
01:06:52tous les autres partis politiques
01:06:53ont laissé le RN seul
01:06:54que le RN capte cet électorat
01:06:56mais moi
01:06:57ce que je prône
01:06:58et là on revient
01:06:58à un discours plus politique
01:06:59moi j'aimerais
01:07:00que le centre
01:07:01par exemple
01:07:01avec un discours gaulliste
01:07:03gaullien
01:07:03puisse se ressaisir
01:07:05du vote
01:07:05des classes populaires
01:07:06des classes moyennes
01:07:07du vote
01:07:08de la France des campagnes
01:07:09et ne le laisse pas
01:07:10qu'au rassemblement national
01:07:11je pense que
01:07:12là il y a un vrai
01:07:13il y a une vraie difficulté politique
01:07:14dans ce pays
01:07:15c'est qu'on a morcelé le pays
01:07:17on l'a bien vu
01:07:17avec les élections municipales
01:07:19dans un certain nombre
01:07:20de villes de banlieue
01:07:21ou à Roubaix
01:07:22ou à Saint-Denis
01:07:23c'est la France insoumise
01:07:24qui devient
01:07:24le parti incontournable
01:07:26dans les grandes villes
01:07:27c'est l'EPS
01:07:28alors ce qui reste
01:07:29des écolos
01:07:30ou le centre droit
01:07:31et puis dans les villes moyennes
01:07:33c'est la droite traditionnelle
01:07:34voire l'extrême droite
01:07:35voire le RN
01:07:36et dans les campagnes
01:07:37c'est souvent des sans étiquette
01:07:38voire le RN
01:07:38et donc on a ce morcellement
01:07:40du pays
01:07:40cette archipélisation
01:07:41pour reprendre des termes
01:07:43de sociologue
01:07:43que moi j'essaye de décrire
01:07:45dans le roman
01:07:45à travers un personnage
01:07:47dans Plouk Story
01:07:48qui va passer
01:07:49à travers toutes ces strates
01:07:50donc c'est ça qui est amusant
01:07:51c'est que lui il grandit
01:07:52dans cette France des Plouks
01:07:54dans cette France périphérique
01:07:56il va dans la France
01:07:56des villes moyennes
01:07:57ou plutôt des grandes villes
01:07:58à Bordeaux
01:07:58et il va rencontrer
01:07:59cette espèce de bourgeoisie
01:08:00dont on parlait tout à l'heure
01:08:01un peu façon François Mauriac
01:08:03ces anciens négociants
01:08:05en vin
01:08:05qui descendent de familles
01:08:06de négociants
01:08:07voire parfois de négriers
01:08:08d'ailleurs pour certaines familles
01:08:09de Bordeaux
01:08:09et puis ensuite
01:08:10il va monter à Paris
01:08:12il va monter à la capitale
01:08:13et il va essayer de rencontrer
01:08:15des gens puissants
01:08:15des gens importants
01:08:16des agences de mannequinat
01:08:17etc.
01:08:18c'est ce parcours là
01:08:19qui est intéressant
01:08:19on va aborder l'arrivée
01:08:20de Sébastien à Paris
01:08:21nous avons Sophie
01:08:23qui nous appelle de Biarritz
01:08:24je lui demande de patienter
01:08:26on se rend compte
01:08:27en quelques instants
01:08:28voilà
01:08:28Sophie nous a resté en ligne
01:08:31surtout Sophie
01:08:32et voilà
01:08:33je reçois Paul Melin
01:08:34auteur de Plouk Story
01:08:34vous nous appelez
01:08:35vous avez compris le sujet
01:08:36la sociologie
01:08:37de la France périphérique
01:08:39un jeune homme
01:08:39qui s'extrait
01:08:40de son milieu social
01:08:41pour découvrir Paris
01:08:42avec toutes les vicissitudes
01:08:43les émois
01:08:44et les tourments
01:08:45qu'il a pu rencontrer
01:08:46très belle photographie
01:08:47de notre société
01:08:48édité chez Fayard
01:08:49vous nous appelez
01:08:50au 0826 300 300
01:08:51Emmanuel Galasso
01:08:53attend votre appel
01:08:53et on échange
01:08:54de façon fervente
01:08:55et pertinente
01:08:56avec Paul Melin
01:08:57à tout de suite
01:08:57Sud Radio
01:08:58la France dans tous ses états
01:09:00Péricault Légas
01:09:01oui vous êtes bien sur Sud Radio
01:09:03mardi 24 mars 2026
01:09:05à 13h33
01:09:06je reçois Paul Melin
01:09:08qui nous livre
01:09:09une description sociologique
01:09:12de la France périphérique
01:09:14à travers ce roman
01:09:15Plouk Story
01:09:16le titre nous raconte tout
01:09:19c'est un portrait
01:09:20sans concession
01:09:20de notre société
01:09:22d'aujourd'hui
01:09:22avec les déductions
01:09:24et les conclusions
01:09:24que l'on peut se faire
01:09:25bien sûr
01:09:25sur le plan sociologique
01:09:27on pense à Jean-Christophe Guillier
01:09:28et Jérôme Fourquet
01:09:29mais également
01:09:30des conclusions politiques
01:09:31puisque c'est cette France-là
01:09:32dont certains peuvent penser
01:09:34qu'elle vote mal
01:09:35parce qu'elle est Plouk
01:09:36alors que l'élite
01:09:38dont fait partie
01:09:39Paul Melin
01:09:40il est diplômé
01:09:41de Sciences Po
01:09:41au Bordeaux
01:09:42il est journaliste
01:09:43voilà
01:09:43mais je me permets
01:09:46de dire qu'il a eu
01:09:46la gentillesse
01:09:47de venir voir
01:09:47dans cette eau de France
01:09:49et il en revient
01:09:50avec une conclusion
01:09:52je ne vais pas dire charmante
01:09:53mais extrêmement compréhensive
01:09:55tolérante
01:09:56ouverte
01:09:57et peut-être que si
01:09:58on approchait
01:09:59cette fracture sociale
01:10:01avec le même oeil
01:10:02que Paul Melin
01:10:03on aurait peut-être
01:10:03un petit peu moins
01:10:04de crispation
01:10:05dans ce pays
01:10:05et on pourrait peut-être
01:10:06se parler de façon
01:10:07plus élégante
01:10:08et plus cordiale
01:10:09Paul Melin
01:10:10je prends l'appel de Sophie
01:10:11qui nous appelle de Biarritz
01:10:13avec plaisir
01:10:14où il fait beau
01:10:14toute l'année
01:10:15bonjour Sophie
01:10:16oui bonjour
01:10:17je m'amuse
01:10:18à prendre un peu
01:10:19le contre-pied
01:10:19aujourd'hui
01:10:20de cette réflexion
01:10:22qui d'ailleurs
01:10:22est tout à fait exacte
01:10:24parce que moi
01:10:25j'ai fait le chemin inverse
01:10:25j'ai quitté Paris
01:10:26pour aller à Biarritz
01:10:27il y a 40 ans
01:10:28et je peux vous dire
01:10:29que c'est pareil
01:10:31il faut faire ses preuves
01:10:32il faut être admis
01:10:33dans une société
01:10:33qui vous regarde
01:10:34avec un très joli sourire
01:10:36pendant la saison
01:10:37mais qui aimerait bien
01:10:38que vous repartiez
01:10:39au mois de septembre
01:10:39et j'habitais à l'époque
01:10:41un petit village à Arbonne
01:10:42ou que lorsque je rentrais
01:10:44dans la Guyenne et Gascogne
01:10:45on parlait en basque
01:10:46et on me disait
01:10:47pas bonjour
01:10:47donc je pense que
01:10:49celui qui vient
01:10:50de l'extérieur
01:10:51qu'on appelle d'ailleurs
01:10:52le hors-saint
01:10:53il faut qu'il fasse ses preuves
01:10:55et je pense que
01:10:56c'est un petit peu
01:10:57partout pareil
01:10:57dans l'autre sens
01:10:58c'est plus rigolo
01:10:59c'est vrai que c'est plus difficile
01:11:01quand on arrive à Paris
01:11:02mais l'étranger
01:11:03est toujours un peu mal vu
01:11:04je crois
01:11:04qu'est-ce que vous en pensez ?
01:11:05Alors Sophie
01:11:06avant que Paul Melin
01:11:07vous m'interpellez
01:11:08parce que je suis basque
01:11:09là vous mettez l'accent
01:11:11essentiel
01:11:12essentiel
01:11:12sur l'identité culturelle locale
01:11:15Paul Melin
01:11:15ne fait pas exactement
01:11:17un allusion à ça
01:11:17il fait une identité sociologique
01:11:19on est en Gironde
01:11:20on n'est que dans la France traditionnelle
01:11:21et là effectivement
01:11:22vous subissez
01:11:23au pays basque
01:11:24surtout à Arbonne
01:11:25je précise que
01:11:26la Guyenne et Gascogne
01:11:27c'est le nom de la chaîne
01:11:28de commerce
01:11:28d'alimentation générale
01:11:29qui est dans le sud-ouest
01:11:31c'est toute mon enfance
01:11:32la Guyenne
01:11:32on disait d'ailleurs
01:11:32est-ce que tu vas à la Guyenne ?
01:11:33Ah bon vous allez à la Guyenne ?
01:11:34Non je vais chercher
01:11:36du fromage
01:11:37et du jambon
01:11:38et là on a effectivement
01:11:39et Paul Melin
01:11:40va nous expliquer la différence
01:11:41il y a des identités régionales
01:11:44des spécificités culturelles
01:11:45aux pays basques
01:11:47en Corse
01:11:47en Bretagne
01:11:48auxquelles vous avez été confronté Sophie
01:11:50et pourtant vous savez
01:11:51si vous vous mettez à parler basque
01:11:53vous serez considéré comme une basque
01:11:55alors je sais que c'est pas facile
01:11:56je sais que ça paraît haute
01:11:58mais vous savez que
01:11:59je conclue là-dessus
01:12:01de mon intervention
01:12:02parce que c'est Paul Melin
01:12:03qui est l'invité
01:12:05un basque
01:12:06qui s'appellerait
01:12:07Irigoyen et Tcheveri
01:12:08qui habiterait à Itzassou
01:12:10à Esterensubi
01:12:11qui ne parle pas basque
01:12:12serait moins basque
01:12:14qu'une Sophie
01:12:14qui arriverait de Nancy
01:12:15ou Strasbourg
01:12:16qu'un Japonais
01:12:17ou qu'un Moldave
01:12:18et qui parlerait basque
01:12:19pour eux
01:12:19c'est celui qui parle basque
01:12:20qui serait l'un des leurs
01:12:21et Irigoyen et Tcheveri
01:12:23qui ne parlait pas basque
01:12:23il n'est pas considéré comme basque
01:12:25vous voyez
01:12:25c'est une césure linguistique
01:12:26et c'est une césure humaniste
01:12:28Paul Melin
01:12:29vous poursuivez
01:12:30cette réponse à Sophie
01:12:32est-ce qu'il peut y avoir
01:12:33des fractures
01:12:34qui ne soient pas
01:12:34que sociologiques
01:12:35elles peuvent être culturelles
01:12:36aussi et territoriales
01:12:37bien sûr
01:12:38et je trouve l'intervention
01:12:39de Sophie
01:12:40tout à fait pertinente
01:12:41il se trouve que
01:12:41je connais bien le Pays Basque
01:12:43et que j'adore
01:12:43j'adore cette région
01:12:45et je connais Arbonne
01:12:47à Etz
01:12:48tout autour
01:12:48jusqu'à Asquin
01:12:49Sars
01:12:49à Hinoa
01:12:50c'est des villages
01:12:51qui sont absolument charmants
01:12:53qui cumulent
01:12:53deux facteurs
01:12:55effectivement
01:12:55de repli sur soi
01:12:58ou en tout cas
01:12:59de potentielle
01:13:01non pas animosité
01:13:03mais de potentielle
01:13:04exclusion d'autrui
01:13:05préservation de la spécificité culturelle
01:13:08oui voilà
01:13:09et je pense qu'il y a
01:13:10vous avez eu raison
01:13:10de faire le parallèle
01:13:11pourquoi pas
01:13:11avec la Corse
01:13:13ou encore avec la Bretagne
01:13:14ou d'autres départements
01:13:15il y a une identité basque
01:13:18et une culture basque
01:13:19qui est très profondément ancrée
01:13:21très profondément enracinée
01:13:23et d'ailleurs
01:13:24qui est tout à fait formidable
01:13:25moi j'adore la culture basque
01:13:27et je la trouve
01:13:28tout à fait extraordinaire
01:13:29mais le revers de la médaille
01:13:32c'est qu'effectivement
01:13:33ça peut être excluant
01:13:34lorsqu'on ne vient pas de là
01:13:36moi-même
01:13:37j'ai eu un peu
01:13:37la même expérience de Sophie
01:13:38plusieurs fois
01:13:38je suis allé au Pays Basque
01:13:39et ne parlant pas basque
01:13:41n'étant pas du cru
01:13:42en plus moi venant de Gironde
01:13:43ou de Bordeaux
01:13:44vous imaginez bien
01:13:45là-bas les Bordelais
01:13:46ne sont pas en odeur de Saint-Thé
01:13:47pas plus que les Parisiens
01:13:48donc c'était parfois compliqué
01:13:50c'est décollant
01:13:50c'est décollant
01:13:52et puis il y a un second facteur
01:13:54qui est pour le coup classique
01:13:55à beaucoup de villages
01:13:56etc
01:13:57c'est que dans un village
01:13:58de 300, 400 habitants
01:13:59ou 1000 habitants
01:14:00tout le monde se connait
01:14:01et lorsqu'un nouveau venu arrive
01:14:03on peut parfois le regarder
01:14:04un peu en biais
01:14:05et se dire
01:14:05mais qu'est-ce qu'il vient faire là
01:14:06qui est-il
01:14:07qui est-elle
01:14:08d'où vient-il
01:14:09d'où vient-elle
01:14:09et il peut y avoir
01:14:10des mécanismes aussi
01:14:11d'ailleurs d'exclusion
01:14:12donc Sophie a raison
01:14:13de souligner ça
01:14:14parce que ça rend
01:14:15la discussion plus complète
01:14:17moi je ne parle pas
01:14:17que de dynamique d'exclusion
01:14:19c'est plus pervers que ça
01:14:20dans les grandes villes
01:14:20pour mon personnage
01:14:21dans Plouk Story
01:14:22lui c'est un mépris social
01:14:24il n'y a pas vraiment
01:14:25de mépris social
01:14:26quand vous arrivez à Arbonne
01:14:28par exemple
01:14:28et que vous êtes parisien
01:14:29il y a plutôt
01:14:30une tentation
01:14:31de repli sur soi
01:14:32et du genre
01:14:33je ne vous connais pas
01:14:34ou alors des préjugés
01:14:35sur les parisiens
01:14:36là sur mon personnage
01:14:38comme sur beaucoup
01:14:39de jeunes gens
01:14:40qui pourraient arriver
01:14:40de leur province
01:14:41et monter à Paris
01:14:42c'est plutôt
01:14:42le mépris social
01:14:43du genre
01:14:44c'est un intrus
01:14:45il n'a rien à faire
01:14:46parmi nous
01:14:47parce qu'il ne partage pas
01:14:49nos codes
01:14:50parce qu'il ne vient pas
01:14:50du bon milieu
01:14:51etc
01:14:51mais en vérité
01:14:53dans les deux cas
01:14:54moi je trouve que
01:14:55l'exclusion d'autrui
01:14:56n'est jamais une bonne chose
01:14:57donc je ne sais pas
01:14:59si ça répond au point
01:15:00de Sophie
01:15:00mais pour ce qui me concerne
01:15:02je considère que
01:15:03l'accueil de l'autre
01:15:04pourvu que l'autre
01:15:05d'ailleurs s'adapte
01:15:06et fasse preuve
01:15:07d'une forme
01:15:08de volonté d'intégration
01:15:11je trouve que ça doit
01:15:12être la règle
01:15:12l'accueil
01:15:13voilà
01:15:14moi par exemple
01:15:14je vis là dans un petit village
01:15:15dans les deux sèvres
01:15:16où j'ai été parfaitement
01:15:17bien accueilli
01:15:18alors que je n'étais pas
01:15:19natif d'ici
01:15:19et j'y suis très heureux
01:15:20donc je crois que
01:15:22ça ça doit être une leçon
01:15:23on parle beaucoup
01:15:24de vivre ensemble
01:15:25avec un terme un peu galvaudé
01:15:26pour le coup
01:15:27le vrai vivre ensemble
01:15:28ça peut être ça
01:15:28c'est-à-dire quand quelqu'un
01:15:29de nouveau arrive
01:15:30ça n'empêche pas
01:15:31de garder ses traditions
01:15:32on fait une place
01:15:33et on est sympa
01:15:34et charmant
01:15:34on offre le café
01:15:35et on discute
01:15:36Paul Melin
01:15:37ce à quoi Sophie
01:15:38a été confronté
01:15:39c'est effectivement
01:15:40une nuance d'identité culturelle
01:15:42vous savez comme moi
01:15:44que si vous allez
01:15:44en Auvergne
01:15:46en Savoie
01:15:48j'allais dire
01:15:49en Mayenne
01:15:49ou dans le Nord
01:15:51vous aurez
01:15:52si vous arrivez de Paris
01:15:53ou d'une grande ville
01:15:53peut-être plus d'ailleurs
01:15:55si vous êtes français
01:15:55que vous êtes étranger
01:15:56une certaine réticence
01:15:57une certaine méfiance
01:15:58et puis à un moment donné
01:16:00j'allais dire
01:16:01l'écran de protection
01:16:02se perce
01:16:02on est adopté
01:16:04et puis on rentre
01:16:05et moi je vais vous apporter
01:16:06un autre témoignage
01:16:07je ne suis pas
01:16:08de la classe sociale
01:16:09de Sébastien
01:16:10je suis plutôt
01:16:11plus poche de la vôtre
01:16:12j'ai des amis partout
01:16:14et mon engagement
01:16:15de journaliste
01:16:15et mon engagement
01:16:16un peu politique
01:16:17et social
01:16:18et la défense du patrimoine
01:16:19de l'agriculture
01:16:20du terroir
01:16:21de la gastronomie
01:16:22fait que je vais aussi
01:16:24dans ce milieu-là
01:16:25et il y a quand même
01:16:26toujours un temps
01:16:27d'adaptation
01:16:28on peut vous accueillir
01:16:29ce qui est normal
01:16:29qui est humain
01:16:30bien sûr
01:16:30on peut vous accueillir
01:16:31à bras ouverts
01:16:32mais il y a des endroits
01:16:33où je me suis fait des amitiés
01:16:35au bout de très longtemps
01:16:35parce que j'étais quand même
01:16:36considéré comme
01:16:38quelqu'un d'une autre classe sociale
01:16:39favorisé
01:16:39et on avait toujours
01:16:41c'était toujours respectueux
01:16:42ça n'a jamais été
01:16:43voilà
01:16:43mais je sentais bien
01:16:44que je n'étais pas des leurs
01:16:45et puis à un moment donné
01:16:46d'autres valeurs ont fait
01:16:47qu'on a senti
01:16:49que j'étais des leurs
01:16:50c'est aussi une fracture
01:16:51dans ce sens-là
01:16:51qui peut se produire
01:16:55oui écoutez
01:16:55je pense
01:16:56de toute façon
01:16:57malheureusement
01:16:58ça pourrait être d'ailleurs
01:16:59l'objet d'un futur livre
01:17:00ou d'un futur roman
01:17:01même si je m'aborde
01:17:01un peu dans celui-là
01:17:02la France est fracturée
01:17:04dans tous les sens
01:17:04Camille Delamotte-Saint-Benoît
01:17:05qui est la jeune fille
01:17:06dont Sébastien
01:17:08tombe son amoureux
01:17:09dont il s'éprend
01:17:09alors on a Kim
01:17:10qui a la caricature
01:17:11elle a les ongles peints
01:17:13c'est une cruche
01:17:14c'est la bimbo
01:17:15ah là là
01:17:15c'est la bimbo terrible
01:17:16vous la dépeignez
01:17:17avec une cruauté
01:17:18qui correspond
01:17:19je sens qu'il n'y a pas
01:17:20le moindre mépris
01:17:20mais c'est cruel
01:17:21dans le sens de vrai
01:17:22c'est authentique
01:17:24et on a Camille
01:17:25Delamotte-Saint-Benoît
01:17:26qui adore Sébastien
01:17:29est-ce qu'il aurait pu
01:17:30est-ce qu'il aurait pu
01:17:31avoir une grande histoire
01:17:32d'amour
01:17:32entre Camille
01:17:33et Sébastien
01:17:34pourquoi pas
01:17:37parce qu'il se trouve
01:17:38que vous savez
01:17:38il ne faut jamais
01:17:39caricaturer les gens
01:17:40dans leur milieu
01:17:41cette jeune femme
01:17:42qui vient d'un milieu
01:17:42très favorisé
01:17:43mais plutôt
01:17:43d'une aristocratie locale
01:17:45en gros c'est les propriétaires
01:17:47du château du coin
01:17:47pour faire simple
01:17:48et pour que nos auditeurs
01:17:49comprennent bien
01:17:49le château bordelais
01:17:50avec des vignes
01:17:51bien sûr
01:17:52voilà exactement
01:17:53le château du bordelais
01:17:54j'ai inventé un château fictif
01:17:55mais ça pourrait être
01:17:56n'importe quel château
01:17:57du Saint-Emilionais
01:17:58c'est quelle appellation
01:17:59Paul Melun ?
01:18:00dans mon esprit
01:18:01c'est plutôt un Saint-Emilion
01:18:02on est d'accord
01:18:02j'invente un village
01:18:05de la mode Saint-Benoît
01:18:05qui se rapproche un peu
01:18:06de Saint-Emilion
01:18:07pour tout vous dire
01:18:07qui est le village de charme
01:18:09parce que dans la France
01:18:10périphérique
01:18:10il ne faut pas confondre
01:18:11Saint-Paul-de-Vence
01:18:12ou Saint-Emilion
01:18:13avec le village
01:18:18dans un village
01:18:18avec des pavillons
01:18:19une église qui est assez moderne
01:18:21voilà
01:18:21donc c'est ça qui est violent
01:18:23d'ailleurs
01:18:23c'est que quand on parle
01:18:25des villages
01:18:25en France
01:18:26on a tendance à parler
01:18:27des plus beaux villages de France
01:18:28qui sont formidables
01:18:29Saint-Cyr-la-Pau-Piedre
01:18:30au Kamadour
01:18:31etc.
01:18:32or malheureusement
01:18:33il y a aussi beaucoup de villages
01:18:34qui passent en dehors
01:18:35des sentiers touristiques
01:18:36et qui pour autant
01:18:37sont tout à fait intéressants
01:18:39touchants et poétiques
01:18:40ce qui est le cas
01:18:40du village de mon personnage
01:18:42mais pour répondre
01:18:43à votre question
01:18:43oui
01:18:43et puis j'aurais pu évidemment
01:18:45tomber amoureux
01:18:46mais mon personnage
01:18:47est quand même
01:18:47un drôle
01:18:47d'oiseau
01:18:48puisque c'est un cynique
01:18:50il tombe amoureux
01:18:51quand même par intérêt
01:18:51il le devient
01:18:53il n'est pas au départ
01:18:54il le devient
01:18:55il veut réussir sa vie
01:18:57et son arme
01:18:57à lui
01:18:57c'est la séduction
01:18:58donc il joue
01:18:59de la séduction
01:19:00comme le héros balsacien
01:19:01c'est là que c'est une sorte
01:19:02de bel ami
01:19:03ou de rastignac
01:19:04c'est qu'il utilise
01:19:05ses charmes
01:19:06et ses atouts
01:19:06pour réussir
01:19:07on reproche parfois
01:19:08aux femmes
01:19:09c'est même un peu sexistes
01:19:10qui ont réussi
01:19:11on dit oui
01:19:11elle a couché pour réussir
01:19:12lui
01:19:13il va faire un peu la même chose
01:19:15il va jouer
01:19:16sur son cynique
01:19:17on ne raconte pas tout
01:19:18mais c'est un petit peu cela
01:19:18je suis avec Paul Melin
01:19:20auteur de Plouk Story
01:19:22édité chez Fayard
01:19:23formidable
01:19:25j'allais dire
01:19:26décryptage sociologique
01:19:27de la France
01:19:27aujourd'hui
01:19:28à travers ce roman
01:19:28vous nous appelez
01:19:29au 0826-300-Pol
01:19:32pas Paul
01:19:33Emmanuel Galassot
01:19:33va prendre votre appel
01:19:34et tout de suite
01:19:35en reprenant l'antenne
01:19:35nous donnerons la parole
01:19:37à Fabrice
01:19:37qui nous appelle
01:19:38de Gérance
01:19:38et qui a certainement
01:19:39lui aussi
01:19:40un avis à donner
01:19:40sur Plouk Story
01:19:41à tout de suite
01:19:41sur Sud Radio
01:19:42midi 14h
01:19:44Sud Radio
01:19:44la France dans tous ses états
01:19:46Péricault Légace
01:19:48je reçois Paul Melin
01:19:50sur Sud Radio
01:19:51pour Plouk Story
01:19:52le roman
01:19:52de la France périphérique
01:19:55le roman
01:19:55de la fracture sociale
01:19:57une très très belle
01:19:58photographie
01:19:59douloureuse
01:20:00mais qui interpelle
01:20:01de notre société
01:20:02d'aujourd'hui
01:20:03nous avons
01:20:04Fabrice
01:20:04qui nous appelle
01:20:05de Gérance
01:20:07Fabrice
01:20:07Fabrice
01:20:08vous êtes où
01:20:09dans le paysage sociologique
01:20:10français ?
01:20:11Où vous situez-vous ?
01:20:12Moi je suis dans la France
01:20:13d'Amba
01:20:15la France de la ruralité
01:20:17et j'en suis très très fier
01:20:20j'en suis très très fier
01:20:21parce que
01:20:21moi j'ai souffert
01:20:22de ce regard
01:20:26condescendant
01:20:26dans ma jeunesse
01:20:27parce que dans ma jeunesse
01:20:27j'étais dans un
01:20:30quand je vais le citer
01:20:31on va me dire
01:20:31que tout le monde connait
01:20:32mais dans une cité balnéaire
01:20:34qui était très peu connue
01:20:34à l'époque
01:20:35et qui a gagné
01:20:37ses lettres de obelette
01:20:38j'habitais Cap Breton
01:20:39dans les Landes
01:20:41magnifique
01:20:42voilà
01:20:42n'oubliez pas Osgore
01:20:43n'oubliez pas Osgore
01:20:45n'oubliez pas Osgore
01:20:45mais c'était l'ennemi
01:20:47on se coursait
01:20:48avec les petits
01:20:49les Osgorois
01:20:52mais à l'époque
01:20:54bon
01:20:54l'hiver
01:20:55on était entre nous
01:20:56ça c'est clair
01:20:57mais dès que l'été est arrivé
01:20:58je peux vous dire
01:20:59que les franciliens
01:21:00on s'entendait
01:21:01les ploucs
01:21:03les ploucs
01:21:04c'est tout à fait ça
01:21:05on était des ploucs
01:21:05on n'était pas grand chose
01:21:06heureusement qu'il y avait
01:21:07les parisiens qui étaient là
01:21:08et depuis
01:21:10moi je n'ai cessé
01:21:11durant ma vie
01:21:11de démontrer
01:21:15toute la richesse
01:21:17de la richesse
01:21:18qu'elle soit industrielle
01:21:20qu'elle soit
01:21:22qualité d'innovation
01:21:23de la ruralité
01:21:24dans la ruralité
01:21:26on a développé
01:21:27des choses
01:21:28extraordinaires
01:21:28au niveau industriel
01:21:30vous savez moi
01:21:30moi j'habite à deux pas
01:21:32des usines
01:21:33de chez Messier
01:21:34qui construisent
01:21:35les trains d'atterrissage
01:21:38pour usines d'assaut
01:21:38tout à fait
01:21:39on a
01:21:40voilà
01:21:41on a la chocolaterie
01:21:42une chocolaterie
01:21:44suisse
01:21:44il ne faut pas la citer
01:21:45peut-être
01:21:45mais
01:21:46qui est la
01:21:47la première d'Europe
01:21:50dans une ville
01:21:51de 9000 habitants
01:21:52on a
01:21:53le jambon de Bayonne
01:21:54que vous connaissez
01:21:55Périgo
01:21:57on est d'accord
01:21:58Fabrice
01:21:59sur le patrimoine
01:22:01on est tout à fait d'accord
01:22:02Fabrice
01:22:03est-ce que vous avez eu honte
01:22:04et après je donne la parole
01:22:05à Paul Menin
01:22:06est-ce que vous avez eu honte
01:22:07à un moment donné
01:22:08d'être dans cette
01:22:10situation sociale là
01:22:11est-ce que vous avez eu
01:22:12le sentiment
01:22:13d'être un plouc
01:22:13et d'être discriminé
01:22:15ou au contraire
01:22:15vous avez été toujours
01:22:16très fier de ce que vous êtes
01:22:18absolument pas
01:22:18ça a été justement
01:22:20une grande fierté
01:22:21parce que c'est pour démontrer
01:22:23que
01:22:24que tous ces gens là
01:22:25finalement
01:22:25ils ont besoin de nous
01:22:26ils ont besoin de nous
01:22:28ils vivent grâce à nous
01:22:30on a tous besoin des autres
01:22:31on a tous besoin
01:22:32les uns des autres
01:22:32c'est quelque part
01:22:33absolument
01:22:33absolument
01:22:34et je veux dire
01:22:36qu'il fait bon vivre
01:22:37il fait bon vivre
01:22:38chez les ploucs
01:22:38on est bien
01:22:39on est bien
01:22:40mais on est bien d'accord
01:22:42et quelquefois
01:22:42je peux vous dire
01:22:43que ça
01:22:44il y a même des gens
01:22:45qui s'y réfugient
01:22:46parce qu'ils en auront
01:22:47le bord du système social
01:22:48auquel ils sont
01:22:48Paul Melin
01:22:49un avis sur
01:22:50nos témoignages de Fabrice
01:22:52moi je trouve
01:22:53le témoignage de Fabrice
01:22:55frappé au coin du bon sens
01:22:56et en fait
01:22:57il aurait pu
01:22:58il aurait pu écrire le livre
01:22:59Fabrice
01:23:00puisqu'en fait
01:23:00c'est précisément
01:23:01ce que je décris
01:23:02dans Plouc Story
01:23:02c'est à dire
01:23:04à la fois
01:23:05le mépris social
01:23:06et pour autant
01:23:07c'est ça qui est très intéressant
01:23:08c'est que parfois
01:23:09quand on discute
01:23:10avec des gens
01:23:10qui habitent
01:23:11ces petits villages
01:23:12ils n'ont pas
01:23:12ils n'ont pas toujours
01:23:14conscience finalement
01:23:15de la richesse qu'il y a
01:23:17au départ
01:23:18là on parlait
01:23:18au départ
01:23:19Sébastien il revient
01:23:20on ne va pas tout raconter
01:23:22mais il se rapproche des villages
01:23:23il a compris
01:23:23que les racines étaient là-bas
01:23:25oui mais le problème
01:23:27de mon personnage
01:23:27c'est que lui
01:23:28comme beaucoup de jeunes
01:23:28de sa génération
01:23:29qui vivent dans les villages
01:23:30surtout quand on a 17 ans
01:23:31il rêve de faire la fête
01:23:33il rêve d'être riche
01:23:34il rêve d'avoir de la gloire
01:23:36quand il regarde son téléphone
01:23:37il voit des jeunes gens
01:23:38des jeunes femmes magnifiques
01:23:40séduisantes
01:23:41etc.
01:23:41qui vivent à Monaco
01:23:43qui vivent en Italie
01:23:44à Los Angeles
01:23:45ou je ne sais où
01:23:46et donc lui
01:23:47quand il se lève le matin
01:23:48et puis qu'il regarde
01:23:49le plafonnier moche
01:23:51on ne va pas citer de marque
01:23:52de sa petite maison
01:23:54de ce pavillon
01:23:55la piscine hors sol
01:23:56etc.
01:23:57il se dit en fait
01:23:57moi mon esthétique
01:23:58elle est pourrie
01:23:59etc.
01:23:59c'est très cruel
01:24:00c'est le fameux esprit
01:24:01de jouissance
01:24:02dont parle le maréchal Pétain
01:24:03c'est l'esprit de jouissance
01:24:04qui tente aujourd'hui
01:24:06oui c'est-à-dire
01:24:08il rêve de quitter
01:24:09ce milieu
01:24:10ce village
01:24:11et il ne le voit pas
01:24:12à sa juste poésie
01:24:14il lui faudra longtemps
01:24:15on ne va pas raconter
01:24:16la fin du livre
01:24:16mais il lui faudra longtemps
01:24:17pour comprendre
01:24:18que ce village
01:24:19finalement est extrêmement poétique
01:24:20et qu'il y a toutes les conditions
01:24:21pour y être heureux
01:24:22mais en tout cas
01:24:23on est en ligne
01:24:24avec Sylvie
01:24:24qui nous appelle
01:24:25de Pouillet-les-Coteaux
01:24:27où est Pouillet-les-Coteaux
01:24:28Sylvie ?
01:24:29alors en Loire-Atlantique
01:24:31bonjour à tous les deux
01:24:32bonjour
01:24:34en Loire-Atlantique
01:24:35alors en Bretagne
01:24:36en Bretagne
01:24:37on est d'accord
01:24:37vous êtes d'accord avec moi
01:24:38qu'on est en Bretagne
01:24:39en Loire-Atlantique
01:24:39oui on nous a fait
01:24:41un mauvais coup
01:24:42au siècle dernier
01:24:43ça c'est un vrai débat
01:24:44oui oui
01:24:45on fera une émission
01:24:47on fera une émission
01:24:48avec Pouillet-les-Coteaux
01:24:49pour savoir
01:24:49si la Loire-Atlantique
01:24:50est en Bretagne
01:24:50avec vous Sylvie
01:24:51et bien avec grand plaisir
01:24:52je vous écoute
01:24:53je vous écoute
01:24:54alors la sociologie française
01:24:55je suis une grande urbaine
01:24:58j'ai vécu jusqu'à 59 ans
01:24:59dans les grandes villes
01:25:00je suis même parisienne
01:25:02toutes mes 30 premières années
01:25:04et lorsque
01:25:05il y a 5 ans
01:25:06je suis arrivée
01:25:07à la campagne
01:25:08j'ai donc des amis urbains
01:25:11et là
01:25:11j'ai tout de suite
01:25:13vu
01:25:14comment
01:25:16les gens
01:25:16fantasmaient la campagne
01:25:18certaines personnes
01:25:19on va dire
01:25:20idéaliser
01:25:20ils idéalisaient la campagne
01:25:22ils fantasmaient la campagne
01:25:23et bien c'est tout à fait
01:25:24le contraire
01:25:24ils la fantasmaient
01:25:26négativement
01:25:27c'est à dire
01:25:28tu vas aller t'enfermer
01:25:29dans un trou
01:25:30parce que c'est vrai
01:25:31que moi je suis très
01:25:31à la campagne
01:25:32dans un trou
01:25:33tu vas être isolé
01:25:37tu vas t'ennuyer
01:25:39souvent ils associaient
01:25:41la campagne à l'ennui
01:25:42ou alors c'est vrai
01:25:43certains l'idéalisent
01:25:44c'est à dire
01:25:45des copines
01:25:45dernièrement m'ont dit
01:25:46bon on va venir te voir
01:25:48et puis tu nous prépareras
01:25:50une tranche de pâté
01:25:51et de pain
01:25:52Sylvie
01:25:52je vous interromps une seconde
01:25:54vous vous souvenez
01:25:54ces gens qui après le Covid
01:25:56sont allés
01:25:56ils ont immigré
01:25:57ils se sont évadés
01:25:59vers la ruralité
01:26:00vers la campagne
01:26:016 mois après
01:26:02tout le monde était revenu
01:26:03en disant
01:26:03où est la première autoroute
01:26:04qu'on puisse retrouver
01:26:05notre enfer urbain
01:26:06qui est notre terroir à nous
01:26:08et la campagne
01:26:09leur semblait désuète
01:26:10triste
01:26:11froide
01:26:12excentrée
01:26:13oui Péricault
01:26:14mais je pense qu'en effet
01:26:15la campagne
01:26:18apporte un espace
01:26:19mental
01:26:20apporte au mental
01:26:21un grand espace
01:26:23on va laisser
01:26:26pardon Sylvie
01:26:27mais l'heure tourne
01:26:27et il nous reste
01:26:28que 2 minutes et demie
01:26:29d'émission
01:26:29j'ai besoin de la vie
01:26:31de Paul Melun
01:26:33est-ce qu'il y a des gens
01:26:34qui fantasment la campagne
01:26:36vous êtes dans les deux sèvres
01:26:37Paul Melun
01:26:37est-ce que vous y êtes bien
01:26:38ou à un moment donné
01:26:39vous avez envie de rentrer à Paris
01:26:42non moi j'y suis très heureux
01:26:44il se trouve que moi
01:26:45j'ai plutôt grandi
01:26:47entre la ville et la campagne
01:26:48mais avec beaucoup à la campagne
01:26:49donc je savais à quoi m'attendre
01:26:51mais le témoignage de Sylvie
01:26:53est très intéressant
01:26:54et c'est vrai
01:26:54qu'il y a beaucoup de gens
01:26:57qui fantasment
01:26:57une campagne
01:26:58qui n'existe pas
01:26:59c'est ce que nous disions
01:27:00tout à l'heure
01:27:01et moi ça rejoint la question
01:27:02du mépris
01:27:03qui est abordé dans Plouk Story
01:27:04c'est-à-dire que
01:27:05pour beaucoup
01:27:06la campagne
01:27:07pendant longtemps
01:27:08ça a rimé avec
01:27:09l'ennui
01:27:11la solitude
01:27:12on est loin de tout
01:27:13etc
01:27:14des préjugés
01:27:15sur les gens
01:27:16qui habitent à la campagne
01:27:17et tout ça
01:27:17et en fait
01:27:18c'est complètement faux
01:27:20et d'ailleurs
01:27:21on est de plus en plus nombreux
01:27:23à aimer vivre à la campagne
01:27:25à l'affirmer
01:27:26moi je vis toute la semaine
01:27:27à la campagne
01:27:27je ne viens à Paris
01:27:28que le week-end
01:27:28pour faire mes émissions
01:27:29et d'ailleurs
01:27:30si je n'avais pas à travailler
01:27:31probablement que je serais
01:27:32toute la semaine
01:27:33à la campagne
01:27:33et que je viendrais à Paris
01:27:34de temps en temps
01:27:35faire des musées
01:27:35ou me promener
01:27:36je ne suis pas là
01:27:37pour opposer la ville
01:27:38et la campagne
01:27:38en revanche
01:27:39je suis là
01:27:40pour rendre
01:27:40ces lettres de noblesse
01:27:41à la France des ploucs
01:27:42puisque c'est le thème du livre
01:27:43et que je trouve
01:27:45qu'on a été
01:27:46pendant des décennies
01:27:47d'une cruauté
01:27:48sans nom
01:27:48à l'égard de cette France
01:27:49et qu'une partie
01:27:50des votes populistes
01:27:51se nourrit de cette cruauté
01:27:53Paul Melin
01:27:54je vais vous faire
01:27:54une proposition politique
01:27:57parce que
01:27:57le territoire
01:27:59où se situe
01:28:01votre portrait
01:28:03de la société française
01:28:04c'est la Gironde
01:28:06vous avez peut-être lu
01:28:07et vous le ferez peut-être un jour
01:28:08l'histoire des Girondins
01:28:09de Lamartine
01:28:09qui est un chef-d'oeuvre
01:28:12votre pamphlet
01:28:13c'est un petit pamphlet
01:28:14d'une certaine façon
01:28:14est-ce qu'il n'est pas
01:28:15en train de réhabiliter
01:28:16cette fracture
01:28:17de la révolution française
01:28:18les Girondins
01:28:19qui proposaient
01:28:20une France
01:28:21dans la diversité
01:28:22et qui voulaient réduire Paris
01:28:23à l'époque il n'y avait que 89 départements
01:28:25à un 89ème de la France
01:28:27et je vous dis
01:28:29que votre bouquin
01:28:29c'est le nouveau bouquin
01:28:30des Girondins
01:28:30ça tombe bien
01:28:31ça part de Gironde
01:28:32et vous êtes en train d'expliquer
01:28:33que la France
01:28:34elle est plurielle
01:28:34elle est multiple
01:28:35et que justement
01:28:36la France a été forte
01:28:38quand il n'y avait pas
01:28:38il y avait l'aristocratie
01:28:40et le peuple
01:28:41les nobles
01:28:42et les gueux
01:28:42mais c'est ce rassemblement
01:28:44ce rassemblement
01:28:45de la société française
01:28:47cette cohésion
01:28:48qui existe
01:28:48dans sa diversité
01:28:49et c'est vrai
01:28:50que c'était le rêve
01:28:50des Girondins
01:28:51pas d'élite parisienne
01:28:52pas de capitale
01:28:54qui décide pour tout le monde
01:28:55tous les français
01:28:56sont égaux devant la loi
01:28:57tous les territoires
01:28:58sont égaux devant la loi
01:28:59et tous les français
01:29:00partagent l'amour
01:29:01d'être français
01:29:02et c'est bien le cas
01:29:03de Sébastien
01:29:03et sa famille
01:29:04je pense que
01:29:05c'est un petit peu ça
01:29:06le message que vous avez
01:29:07envie d'envoyer
01:29:08oui précisément
01:29:09moi je suis un Girondin
01:29:10en deux mots
01:29:10parce qu'il leur tourne
01:29:12bah écoutez
01:29:13moi je suis un Girondin
01:29:14et vive la France
01:29:15des provinces
01:29:16vive la France des Ploucs
01:29:17et c'est la France des Ploucs
01:29:18dont j'ai envie de parler
01:29:19dans Plouc Story
01:29:20et j'espère que ça parlera
01:29:21à beaucoup de gens
01:29:22bon je pense que
01:29:23Plouc Story
01:29:24est le premier tome
01:29:25d'une grande saga
01:29:27je ne sais pas
01:29:27si ce sera la comédie humaine
01:29:29de Balzac
01:29:30mais ça sera
01:29:31ça sera peut-être
01:29:33la nouvelle comédie
01:29:35de la sociologie
01:29:35de la sociologie française
01:29:37merci Paul Melin
01:29:38d'avoir été avec nous
01:29:39je rappelle votre titre
01:29:40et merci pour votre lecture attentive
01:29:41Plouc Story
01:29:42chez Fayard
01:29:43pour le modique somme
01:29:45de 21,90
01:29:46une friandise à lire
01:29:48le week-end
01:29:49et on sort quand même
01:29:50ragaillardi
01:29:51de cette lecture
01:29:52charmante
01:29:52de la société française
01:29:53merci Paul Melin
01:29:54et pour les autres
01:29:55je vous dis
01:29:55à demain
01:29:56à midi
01:29:57sur Sud Radio
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