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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-03-16##

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News
Transcription
00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Érico Légas.
00:00:08Bonjour et bienvenue en ce lundi 16 mars 2026, nous digérons les résultats électoraux de ces municipales, de ce premier
00:00:16tour des municipales.
00:00:18A mes côtés, ce n'est pas Maud Coffler qui a pris un repos bien mérité parce que cette émission
00:00:22à laquelle on donne toute sa puissance, toute son énergie, mérite de temps en temps que l'on fasse une
00:00:27pause.
00:00:28Je la comprends et c'est Albin Texera qui est à mes côtés, mais moi je parle portugais et on
00:00:35peut dire aussi dans la phonétique portugaise Alain Techei.
00:00:38Ah c'est magnifique.
00:00:39Quel beau nom, Techei là c'est l'endroit, Techei là c'est l'endroit où il y a des
00:00:42ifs, vous voyez donc c'est un paysage merveilleux.
00:00:45Notre cher Julien Delmas lui aussi est allé, il a dû à mon avis aller repartir dans les Pyrénées pour
00:00:50voter et aussi prendre un peu de repos.
00:00:52Il est remplacé de façon magistrale par Maxime Sénat qui est une institution à lui tout seul et qui va
00:00:58s'assurer de la perfection de cette émission.
00:01:01Et puis alors fidèle au poste, alors lui et moi, nous on reste haute urbain, Emmanuel Galasso qui va recevoir
00:01:09vos appels au 0 826 300 300
00:01:12parce qu'on va balayer légèrement l'actualité, on va effectivement parler des élections et puis il y aura quelques
00:01:17suggestions qu'on va vous faire et vous y répondrez, vous donnerez votre avis, votre humeur.
00:01:23C'est la radio du Parlons Vrai, c'est la radio de ses auditeurs.
00:01:26Appelez-nous chères auditrices et auditeurs de Sud Radio pour donner votre sensation sur ce qui s'est passé hier
00:01:33et ce qui va se passer dimanche prochain au 0 826 300 300.
00:01:38Alors justement, on va se demander quel message l'électorat français a-t-il envoyé à nos gouvernants et à
00:01:44la classe politique ?
00:01:45C'est à midi 10 que nous tenterons un décryptage avec l'avocat et politologue Guylain Benessa qui est auteur
00:01:52d'un livre sur nos vrais maîtres sur l'Europe.
00:01:54Voilà, mais c'est un observateur affiné et précis et nous allons voir comment on peut interpréter parmi toutes les
00:02:01interprétations qui ont lieu depuis hier soir.
00:02:03Nous aurons aussi notre avis particulier et précis dans la France, dans tous ses états.
00:02:09Le désarroi des maires ruraux, on va rester dans la logique municipale.
00:02:12Le désarroi des maires ruraux qui voient la démocratie en souffrance dans les campagnes.
00:02:17L'hystinique, absence de candidats, abandon du panachage.
00:02:21On en parlera avec Jean-Paul Carteret, on en parlera à 12h45, qui est le président national des maires ruraux.
00:02:28Voilà, c'est lui qui fait partie de ces maires qui ont été confrontés à une situation nouvelle.
00:02:34De 13h à 14h, le réquisitoire contre le président de la République continue, après le président toxique, enfin tous les
00:02:42livres qui ont été publiés, Néron.
00:02:44Et là, on va recevoir Marc Henault, confrère journaliste, diplômé de Sciences Po, auteur de l'ampleur des dégâts aux
00:02:52éditions de l'artillerie.
00:02:53Le vrai bilan de la Macronie, et effectivement, il y a beaucoup à dire.
00:02:58Et mon cher Albert, on va quand même aborder quelques perles, on va parler du procès de Nicolas Sarkozy.
00:03:05Exactement, le procès de Nicolas Sarkozy, on va revenir sur aussi un autre procès, celui de Sabri et Cid.
00:03:10Et puis vous allez nous citer quelques perles qui sont passées pendant les élections, qui méritent le déplacement.
00:03:14Voilà pour le menu du jour. A tout de suite sur Sud Radio.
00:03:23Mon humeur est diverse et variée. Je disais, on se remet, on a un peu la gueule de bois.
00:03:28Tout le monde est un petit peu mécontent, frustré. Il y en a qui sont contents, d'autres qui ne
00:03:31le sont pas du tout.
00:03:33Mais nous avons assisté hier à l'état dans lequel Emmanuel Macron laisse la France.
00:03:40Voilà au bout de neuf ans de mandat présidentiel, quel est le paysage, la gueule de la France qu'il
00:03:47nous laisse.
00:03:47Un pays divisé, un pays disloqué, un pays où la confrontation, où l'affrontement prennent des tournures tout à fait
00:03:58inquiétantes pour notre démocratie.
00:04:03Exacerbation évidemment des extrêmes, qu'ils le sont, qu'ils ne le sont pas.
00:04:06Enfin, ce sont des discours, j'allais dire, violents. Ce sont des discours souvent de haine, d'agression.
00:04:12On n'est plus dans le débat démocratique que j'ai connu, qui était une confrontation dans l'échange d
00:04:18'idées, dans la confrontation d'idées.
00:04:20On s'invectivait. Non, non, il y avait des noms d'oiseaux qui circulaient, mais ça ne prenait pas cette
00:04:24tournure.
00:04:24Et là, on a vu, après la catastrophe de la dissolution, comment le paysage politique, le paysage électoral français a
00:04:31explosé, avec des crispations et des tensions.
00:04:35Que ne se serait-il produit ? Quel aurait été le résultat s'il n'y avait pas eu la
00:04:39tragédie de Quentin Durand-Calion,
00:04:42qui a alerté les consciences et l'opinion sur le climat de violence, qui est en train de pourrir la
00:04:46vie politique française ?
00:04:47Les résultats auraient été différents.
00:04:49Et puis, on a un système électoral qui voit bien, on voit bien qu'il éloigne les Français.
00:04:54Cet taux d'abstention est le signe d'un désintérêt des Français, voire d'une désinfection, pour ne pas dire
00:04:59d'un rejet de la classe politique.
00:05:01Parce que, parce que cette présidence a mis en place un système de rejet, de défiance de la classe politique.
00:05:07On n'y croit plus, on n'a pas envie d'y aller.
00:05:09On nous a tellement menti, on nous a tellement mené en bateau, on nous a tellement raconté l'histoire,
00:05:13pour aboutir à rien, pour aboutir à des pylons catastrophiques, que ce soit économiques, sociaux, politiques, culturels, scolaires, de la
00:05:19santé.
00:05:20C'est un cauchemar général.
00:05:23Et puis, ce système électoral, avec le système de l'obligation de la parité.
00:05:27Je connais tellement de communes où on n'est pas arrivé à faire une liste parce qu'on n'avait
00:05:30pas la parité.
00:05:32Total, et on va en parler avec le président des maires ruraux,
00:05:36deux Français sur trois n'avaient qu'une liste pour laquelle voter.
00:05:40Et neuf maires sur dix ont été élus au premier tour parce qu'il n'y a pas eu de
00:05:45débat démocratique.
00:05:46On a instauré le parti unique.
00:05:48Ce système électoral fait qu'on n'avait qu'une liste.
00:05:50Une liste, ce n'est pas la démocratie, ce n'est pas le choix.
00:05:52Les gens par civils sont quand même allés mettre le bulletin dans l'urne.
00:05:55Mais voilà, donc démocratie très malade.
00:05:57Et un président de la République qui avait suscité tant d'espoir,
00:06:00et on va en reparler de 13 à 14 heures.
00:06:02Je suis désolé de mettre Emmanuel Macron au milieu de l'arène là
00:06:05et de voir ce déchaînement de colère.
00:06:08Mais enfin, son bilan est absolument désastreux.
00:06:11Et peut-être qu'il faudra en tirer les conséquences
00:06:14pour éviter que ce genre de situation ne se représente.
00:06:17Est-ce que ce mode de scrutin, est-ce que ce mandat,
00:06:20est-ce que le fait d'être président de la République française aujourd'hui,
00:06:23entre ceux qui vont au procès et qui peuvent aller en prison,
00:06:26est-ce que ce n'est pas une fonction malade
00:06:28dont le statut et dont l'ampleur des pouvoirs méritent être révisée ?
00:06:33La France dans tous ses états, le fait du jour.
00:06:38Bonjour Guilla Benessa.
00:06:40Bonjour Péricolégas.
00:06:41Voilà, vous êtes l'auteur de Nos Vrais Maîtres.
00:06:44Je vous avais reçu pour ce livre, justement,
00:06:46qui expliquait quels étaient les véritables maîtres de l'Europe.
00:06:50Là, j'ai besoin de votre avis pour décrypter un petit peu,
00:06:54et beaucoup même, ce qui s'est passé hier.
00:06:57Cette espèce de désordre, d'incohérence politique,
00:07:00ces confrontations, cette tension.
00:07:03Beaucoup se sont réveillés ce matin avec la gueule de bois,
00:07:05d'autres dans l'euphorie, d'autres dans le désarroi.
00:07:09On sent bien quand même que le paysage politique a été perturbé par la dissolution,
00:07:14qu'il a du mal à se recomposer, que ça va vers les extrêmes,
00:07:17qu'il y a une souffrance, une colère terrible,
00:07:18qui s'explique de façon un peu désordonnée.
00:07:21Et on voit que les élections municipales,
00:07:23qui sont en général des élections communes,
00:07:25sans dire qu'on veut vers la vie de la commune,
00:07:27ont été l'occasion pour certaines Françaises et certains Français
00:07:31de crier leur colère indépendamment des intérêts communaux.
00:07:37On sent quand même, au vu de ces incohérences,
00:07:42un pays malade ou non ? Un pays en souffrance ?
00:07:46Oui, alors un pays malade, incontestablement.
00:07:49Un pays malade, parce qu'en réalité, vous avez tout à fait raison,
00:07:52par-delà les neuf années de macronienne,
00:07:55il y a l'épisode de la dissolution qui a tout brouillé.
00:07:58Je vous rappelle, je suis désolé de le rappeler,
00:08:00mais il y avait la grande clarification promise par Macron
00:08:03qui a fini en grande confusion.
00:08:05Et cette grande confusion n'a fait que s'alimenter petit à petit.
00:08:08Et hier soir, en réalité, pour moi, il n'y a ni vainqueur,
00:08:11ni vaincu réellement.
00:08:12Il y a une situation de confusion qui était aggravée encore par les municipales,
00:08:16qui, chose qui n'est pas forcément si courante que cela,
00:08:21les municipales ont permis, quelque part, de préparer,
00:08:24cette fois-ci, à mon avis, la présidentielle de 2027,
00:08:29puisqu'on voit clairement un paysage fracturé autour de deux blocs,
00:08:33montant quoi qu'il en soit, et quelles que soient vraiment les configurations.
00:08:37D'un côté, le RN, qui malgré tout n'a peut-être pas le raz-de-marée,
00:08:40mais continue à monter sacrément dans certaines villes.
00:08:43Et la France insoumise, qui se prépare, en fait, au grand affrontement,
00:08:47tout ça dans un jeu égyptien, un jeu qui ne tient plus simplement
00:08:51dans le front républicain, mais dans l'antifascisme
00:08:54contre, à la fois, l'extrême droite et la droite extrême.
00:08:59C'était les éléments de langage de France insoumise.
00:09:03Donc on voit très bien le paysage s'organiser dans cette radicalité
00:09:06qui, désormais, est devenue notre lot commun,
00:09:09j'allais dire notre lot courant à chaque élection.
00:09:10Je disais dans mon humeur qu'on pensait que l'affaire Quentin Durant,
00:09:15qui a mis en relief les violences, les tensions, les propos,
00:09:20les comportements de certains responsables et dirigeants
00:09:24de la France insoumise, pèseraient plus.
00:09:27Est-ce que vous pensez quand même que cette tragédie
00:09:30a calmé un petit peu l'enthousiasme que certains électeurs
00:09:33pouvaient avoir à l'extrême gauche,
00:09:36et que le résultat aurait pu être encore différent
00:09:38s'il n'y a pas eu l'affaire Quentin ?
00:09:42Non, je ne crois absolument pas.
00:09:43Moi, je suis persuadé que, d'ailleurs, contre vents et marées
00:09:46et parfois contre pas mal de gens qui m'invectivent cette question,
00:09:49je suis persuadé que la stratégie de Mélenchon est,
00:09:51on va dire, au niveau clientéliste et au niveau politique, la bonne.
00:09:54Parce qu'en fait, plus il clive, plus il occupe l'espace,
00:09:57plus il se rend totalement incontournable à gauche.
00:09:59On a quand même le sentiment que quoi qu'on dise
00:10:02et quoi qu'il fasse et quoi qu'il raconte,
00:10:04y compris sur une violence désormais désinhibée,
00:10:08je veux dire qu'on voit partout,
00:10:10je pense que cette violence participe d'un clivage
00:10:12qui arrange quelque part la France insoumise,
00:10:14qui n'a que faire du calme et qui souhaite le chaos.
00:10:17Et cette stratégie du chaos, je pense qu'elle est entretenue.
00:10:20Et en vérité, cette stratégie du chaos,
00:10:22elle engloutit tout le monde.
00:10:23Il n'y a que le RN quelque part en face,
00:10:25qui répond et quelque part qui s'auto-alimente
00:10:27au travers de cette radicalité.
00:10:29Les autres sont en train d'être aspirés.
00:10:32Alors, évidemment, si on regarde en détail,
00:10:34le socialisme municipal existe toujours,
00:10:37les républicains ont toujours des villes,
00:10:39mais globalement, on voit que la configuration du pouvoir
00:10:42se joue autour du chaos qui arrange certains
00:10:45et qui engloutit les autres.
00:10:46Mais il faut être clair.
00:10:48Pourquoi est-ce que ce chaos fonctionne si bien
00:10:50lors des élections désormais, lors du scrutin ?
00:10:53C'est parce qu'aucun des scrutins précédents
00:10:56n'a permis de dénouer les confusions
00:10:58et la trajectoire dramatique que prend la France.
00:11:01Vu qu'Emmanuel Macron n'a presque pas fait campagne en 2022,
00:11:04que la dissolution a abouti au désastre
00:11:07et que maintenant, il est toujours en poste
00:11:09dans ce stade-là, je dis la même chose depuis deux ans.
00:11:12Emmanuel Macron, malheureusement,
00:11:14il engloutit tout le monde.
00:11:15Il emmène avec lui l'ensemble du navire France
00:11:18puisque la confusion qu'il a instillée
00:11:21et dont il a refusé de tirer les leçons
00:11:23va maintenant apporter cette espèce de titanique
00:11:26qui n'arrête pas de s'effondrer,
00:11:29de continuer sa trajectoire,
00:11:31élections et scrutins après scrutins.
00:11:33Vous voulez dire que les élections
00:11:35ne sont plus l'occasion
00:11:37de confronter des idées,
00:11:39de débattre,
00:11:39d'examiner des projets,
00:11:41d'examiner des visions,
00:11:43mais uniquement l'occasion
00:11:44de clamer sa couleur,
00:11:46sa colère,
00:11:47sa couleur éventuellement,
00:11:48mais sa colère,
00:11:49sa haine, sa détestation.
00:11:51On est vraiment dans une situation guerrière,
00:11:53de guerre civile.
00:11:54L'élection aujourd'hui témoigne
00:11:56d'un climat de pré-guerre civile
00:11:58tellement l'indignation
00:11:59contre le président de la République
00:12:00a crispé les esprits.
00:12:02C'est comme ça qu'il faut le lire.
00:12:05Exactement, tout est noué.
00:12:07Donc en fait,
00:12:08ce nœud ne fait que...
00:12:09C'est un nœud qui se ferme,
00:12:11qui se resserre chaque jour un peu plus
00:12:13et au lieu de le dénouer,
00:12:14de tirer un bon coup sur le fil,
00:12:17Emmanuel Macron a entraîné
00:12:18à ce que ce lien,
00:12:19à ce que ce nœud soit constamment noué.
00:12:21Ce qu'il y a comme conséquence,
00:12:22c'est qu'en réalité,
00:12:23tout le monde a le sentiment
00:12:24que rien ne change.
00:12:25Vous savez,
00:12:26c'est une situation actuellement
00:12:27d'immobilisme,
00:12:28d'apathie.
00:12:29Et en même temps,
00:12:30il y a quelque chose
00:12:30qui nous emmène...
00:12:31C'est un somnifère tranquille
00:12:32et terrifiant
00:12:33qu'on prend chaque jour.
00:12:35Et dans ce somnifère-là,
00:12:36tout s'endort petit à petit.
00:12:38Résultat des courses,
00:12:39forcément,
00:12:40la confusion et le chaos
00:12:42répondent à cette situation
00:12:43d'endormissement généralisé.
00:12:44Et en fait,
00:12:46au fond,
00:12:46pour Jean-Luc Mélenchon
00:12:47et pour la France insoumise,
00:12:48c'est tout bénef,
00:12:49j'allais dire,
00:12:50parce qu'eux,
00:12:50on les voit,
00:12:51ils sont les derniers clivants,
00:12:53ils sortent.
00:12:53Peut-être que c'est par la violence,
00:12:55mais en même temps,
00:12:55ils sont visibles,
00:12:56ils se rendent visibles.
00:12:57Là où le paysage endormi
00:12:58s'effondre avec Emmanuel Macron.
00:13:00Je vais vous dire,
00:13:01j'ai écouté votre humeur du jour,
00:13:03Péricault-Légas,
00:13:03tout à l'heure.
00:13:04Je souscris à votre analyse.
00:13:06C'est parce que le grand chef
00:13:07qui doit être à la fois
00:13:09le capitaine de navire,
00:13:10celui qui guide la France,
00:13:11celui qui fixe les orientations,
00:13:13vu qu'il ne tient plus rien,
00:13:15il ne laisse que des ruines.
00:13:16Et le problème,
00:13:17c'est que pendant longtemps,
00:13:18les gens s'imaginaient
00:13:19que c'était un peu un fantasme
00:13:20de voir Macron
00:13:22comme le président des ruines.
00:13:23Malheureusement,
00:13:24hier soir,
00:13:24très honnêtement,
00:13:25à part la tristesse
00:13:27et la confusion,
00:13:27je n'ai rien vu d'autre
00:13:28que des ruines
00:13:29sur lesquelles prospèrent
00:13:31ceux qui en fait
00:13:32font état de la colère du pays
00:13:33à juste titre
00:13:34ou à mauvais titre,
00:13:35à la limite,
00:13:36peu importe.
00:13:36Il est certain
00:13:37que les gens
00:13:37qui représentaient
00:13:38sa mouvance
00:13:40ont été balayés
00:13:41ou ont totalement disparu.
00:13:42Si on rentre un peu
00:13:43dans le détail,
00:13:44Guylain Bénessa,
00:13:45le score du PS
00:13:47à la présidentielle
00:13:48avec Anne Hidalgo
00:13:48se revient à 75,
00:13:50on voit qu'il y a
00:13:51des territoires
00:13:51où ça résiste.
00:13:52Vous dites,
00:13:52bon,
00:13:52le socialisme municipal,
00:13:54est-ce que c'est le fait
00:13:55qu'il reste un lien
00:13:57entre une gauche,
00:13:58des Français de gauche modérée
00:14:00et le Parti Socialiste
00:14:01parce que ces Français
00:14:02ne se reconnaissent plus
00:14:03dans les excès
00:14:03de la France Insoumise ?
00:14:05Est-ce qu'il y a un retour
00:14:06quand même
00:14:06de la gauche raisonnable,
00:14:08de la social-démocratie
00:14:09et de la gauche modérée
00:14:10vers les élus
00:14:11du Parti Socialiste ?
00:14:11On peut l'interpréter
00:14:13comme ça ?
00:14:15Moi,
00:14:16je reste assez sceptique
00:14:16quant à cette lecture
00:14:18des choses.
00:14:19Je sais que,
00:14:19alors,
00:14:19effectivement,
00:14:20le socialisme résiste,
00:14:21un socialisme plus classique,
00:14:22on va dire,
00:14:22mais là où je suis
00:14:24un petit peu sceptique,
00:14:25même très sceptique,
00:14:25c'est que,
00:14:26regardez,
00:14:27les écologistes,
00:14:27on avait prédit,
00:14:29moi,
00:14:29non,
00:14:30tout l'avoue,
00:14:30mais on avait prédit,
00:14:31certains aient prédit
00:14:32qu'ils devaient s'effondrer
00:14:33et que finalement,
00:14:342020 était une sorte
00:14:35de parenthèse
00:14:37écologiste,
00:14:38voilà,
00:14:39eu égard au Covid
00:14:40et à la situation
00:14:41à l'époque.
00:14:43Et en réalité,
00:14:43regardez,
00:14:44vous prenez à Paris,
00:14:46maintenant,
00:14:46disons les mots,
00:14:48disons les mots,
00:14:49Emmanuel Grégoire
00:14:49a atomisé Rachida Dati.
00:14:51On s'était,
00:14:52tout le monde s'était préparé
00:14:53à une sorte de duel,
00:14:55ce duel devient maintenant
00:14:56un trou de souris
00:14:57pour Rachida Dati.
00:14:57On s'attendait à ce qu'on renversait,
00:14:59on la voyait,
00:15:00elle plus au-delà de 30
00:15:00et lui au-dessous de 30
00:15:02et c'est le contraire
00:15:02qui s'est produit.
00:15:04Exactement,
00:15:04mais si vous prenez Lyon,
00:15:06c'est à peu près pareil.
00:15:07À Lyon,
00:15:07Jean-Michel Aulas
00:15:08devait rouler sur le scrutin
00:15:09pour son baptême
00:15:11du feu électoral
00:15:12et en réalité,
00:15:13Grégory Doucet est toujours là,
00:15:14il a même un point d'avance
00:15:15sur Jean-Michel Aulas.
00:15:16Et je ne vous cache pas
00:15:18que dans ma ville de Strasbourg,
00:15:19on avait prédit
00:15:20que l'écologiste
00:15:22de Jeanne Barzéguien
00:15:23devait disparaître,
00:15:24que le retour
00:15:24de Catherine Trottmann,
00:15:26ministre de la Culture
00:15:27sous Jospin,
00:15:28une figure du PS
00:15:29à l'ancienne,
00:15:29devait l'emporter
00:15:30à plate couture,
00:15:31tel n'est pas le cas.
00:15:32Il y a une confusion
00:15:34à l'égard du deuxième tour
00:15:35qui se profile
00:15:36parce que Catherine Trottmann
00:15:37doit composer
00:15:38avec une France insoumise
00:15:39très élevée
00:15:39et une écologiste
00:15:40qui résiste.
00:15:42Donc moi,
00:15:42je pense surtout
00:15:43qu'à gauche,
00:15:44il y a un brouillage
00:15:45depuis longtemps
00:15:46entre les écologistes,
00:15:47les socialistes
00:15:48et la France insoumise
00:15:49et que dans ce brouillage-là,
00:15:51effectivement,
00:15:52il y a une petite résistance
00:15:53d'un socialisme à l'ancienne
00:15:54mais qui est lui-même
00:15:56aspiré vers des écologistes
00:15:57qui eux-mêmes
00:15:58sont complètement inspirés
00:15:59par la France insoumise.
00:16:00Dans ce paquebot-là,
00:16:02dans cette espèce
00:16:02d'ensemble-là,
00:16:04bien malin sera celui
00:16:05et celui qui peut
00:16:06exactement prédire
00:16:07quelle est la dose
00:16:08de socialisme classique
00:16:09et quelle est la dose
00:16:10en réalité
00:16:11d'écologisme
00:16:12ou de France insoumise
00:16:13qui va l'emporter.
00:16:13Est-ce que pour autant,
00:16:14Guylain Benessa,
00:16:15on peut considérer
00:16:17qu'il y a une alternative
00:16:18à gauche
00:16:18qui est en train
00:16:19de se positionner
00:16:19face à la France insoumise
00:16:21qui peut paraître
00:16:22comme un peu excessive ?
00:16:23Est-ce qu'on peut retrouver
00:16:24un rapprochement
00:16:26entre socialistes,
00:16:27gauche modérée,
00:16:28les écologistes
00:16:29pour faire un nouveau
00:16:30bloc de gauche ?
00:16:31Alors,
00:16:31non pas un front populaire,
00:16:32bien entendu,
00:16:33mais une nouvelle alternance
00:16:34de gauche
00:16:35qui soit compatible
00:16:36avec les valeurs démocratiques,
00:16:37avec la façon
00:16:38dont les Français
00:16:39ont envie aujourd'hui
00:16:39de vivre.
00:16:40Les Français ont envie
00:16:41un peu de sérénité,
00:16:41à part ceux qui sont
00:16:42très en colère
00:16:43et en souffrance.
00:16:44On sent bien
00:16:45que ces élections
00:16:46ont montré
00:16:46qu'on voulait retrouver
00:16:48un dialogue
00:16:48et une vie municipale
00:16:50plus apaisés
00:16:50que ce qu'on a vécu
00:16:51depuis quelques années.
00:16:54Alors,
00:16:55en fait,
00:16:55tout va dépendre.
00:16:57Là aussi,
00:16:57je suis assez sceptique.
00:16:58Tout va dépendre
00:16:59parce que le PS
00:17:00a quand même
00:17:01comme allié naturel
00:17:02Europe Écologie Les Verts.
00:17:03Or,
00:17:04les écolos ont,
00:17:05eux,
00:17:05un manifestement
00:17:06depuis hier soir d'ailleurs,
00:17:07on sent que les tractations
00:17:08chez les écolos
00:17:09avec la France insoumise
00:17:10causent a priori,
00:17:11posent a priori
00:17:12moins de problèmes
00:17:12que pour les socialistes.
00:17:14Donc,
00:17:14je vous disais,
00:17:14je vois ça moins
00:17:15comme des frontières invisibles
00:17:16que comme un jeu de tractation
00:17:18dont on ne sait pas exactement
00:17:19ce qu'il en ressortira.
00:17:20Ce qui est clair,
00:17:21c'est qu'effectivement,
00:17:22le socialisme municipal
00:17:23existe encore
00:17:24et il y a des villes
00:17:24où il y a des implantations,
00:17:26je veux dire,
00:17:26historiques
00:17:27qui survivent.
00:17:28Maintenant,
00:17:29mettons ça,
00:17:30si vous me permettez,
00:17:30Péricault,
00:17:31mettons ça en relation
00:17:32avec le sondage
00:17:33de la semaine dernière,
00:17:34essayons de faire preuve
00:17:35d'un tout petit peu
00:17:35de mémoire
00:17:36pour nous projeter.
00:17:37La semaine dernière,
00:17:38on a eu un sondage
00:17:39dans lequel Jean-Luc Mélenchon
00:17:40était au second tour
00:17:41face à Jordan Bardella.
00:17:42Ce qui veut dire
00:17:43que Jean-Luc Mélenchon,
00:17:44il éclaire l'ensemble
00:17:46de la gauche
00:17:47au travers de son visage,
00:17:48il écrase tout.
00:17:50Ce qui a comme conséquence
00:17:51qu'à mon avis,
00:17:52oui,
00:17:52il y a une survivance
00:17:53du socialisme
00:17:54qui n'est jamais mort
00:17:54de toute façon,
00:17:55mais il y a aussi
00:17:56une survivance
00:17:56des Républicains.
00:17:57Mais je pense que
00:17:58dans ce parti
00:17:59de néo-zombie
00:18:00ou de pseudo-zombie,
00:18:01de toute façon,
00:18:02la question qui se pose,
00:18:03c'est est-ce que
00:18:03le PS a besoin
00:18:05de la nouvelle France
00:18:06à laquelle aspire
00:18:07la France insoumise ?
00:18:09Manuel Bompard
00:18:10a parlé à 20h10
00:18:11de la nouvelle France
00:18:13féminine,
00:18:13inclusive,
00:18:14la France de l'immigration
00:18:16et des logements sociaux.
00:18:17Cette France-là
00:18:18qui,
00:18:18dans les villes,
00:18:20dans les métropoles,
00:18:20fait maintenant
00:18:21la clientèle
00:18:22d'une grande partie
00:18:23de la gauche.
00:18:24Est-ce que le PS
00:18:24adhère à la nouvelle France
00:18:26ou est-ce que le PS
00:18:27veut encore
00:18:28d'une France laïque
00:18:29à l'ancienne
00:18:30sur ses bases ?
00:18:31Rien n'est moins sûr
00:18:32et à mon avis,
00:18:33tout va dépendre
00:18:33des résultats
00:18:34et tout va dépendre
00:18:35aussi de la perspective
00:18:36ou non pour le PS
00:18:37de trouver un homme
00:18:38à la hauteur
00:18:39et à la stature
00:18:40du ténor
00:18:40et du tribun
00:18:41de la nouvelle France,
00:18:42c'est-à-dire
00:18:43Jean-Luc Mélenchon.
00:18:44Là,
00:18:44pour l'instant,
00:18:45à gauche,
00:18:46on a la personnalité
00:18:47de Raphaël Glussmann
00:18:48qui se détache
00:18:49et puis rien d'autre,
00:18:50on est d'accord.
00:18:53Merci Guylain Bénessa.
00:18:55Merci Guylain Bénessa
00:18:56pour votre témoignage.
00:18:58Je vous dis à très bientôt
00:18:58parce qu'il y aura
00:18:59un deuxième tour
00:19:00et j'aimerais bien
00:19:00avoir votre avis
00:19:01lundi prochain.
00:19:02Merci,
00:19:02à bientôt.
00:19:02Qu'est-ce qu'il y a ?
00:19:04Sud Radio,
00:19:05la France dans tous ses états,
00:19:07les perles du jour.
00:19:09C'est l'un des grands événements
00:19:11du jour,
00:19:11hormis les municipales
00:19:13qui passent un peu,
00:19:14du coup,
00:19:15inaperçus.
00:19:15Mais Nicolas Sarkozy
00:19:16est de retour au tribunal
00:19:18dans le cadre
00:19:19de l'affaire libyenne.
00:19:20Oui,
00:19:20Albiens.
00:19:20Corruption passive,
00:19:22recel de détournement
00:19:23de fonds publics,
00:19:24financement illégal
00:19:25de campagne électorale
00:19:26et association
00:19:27de malfaiteurs.
00:19:29Voilà les chefs
00:19:29devant lesquels
00:19:31Nicolas Sarkozy
00:19:32devra répondre
00:19:33qui passent en jugement
00:19:34donc accusé
00:19:35d'avoir envoyé
00:19:36Claude Guéant
00:19:37et Brice Hortefeux
00:19:38demander des fonds
00:19:41au dictateur Kadhafi
00:19:42pour sa campagne
00:19:43et pour la future
00:19:44campagne électorale
00:19:44présidentielle de 2007
00:19:46alors qu'il était
00:19:47ministre de l'Intérieur.
00:19:48Alors Nicolas Sarkozy
00:19:49a déjà connu
00:19:50une étape judiciaire
00:19:51il est même allé
00:19:52quelques jours en prison
00:19:53en octobre 2025
00:19:56il en est sorti
00:19:57il a écrit un livre
00:19:58sur le journal
00:20:00d'un prisonnier
00:20:01et donc il recomparait
00:20:04devant des juges
00:20:05là pour une affaire
00:20:06tout aussi sérieuse
00:20:08et assez grave
00:20:10il re-risque évidemment
00:20:11une condamnation
00:20:12décidément
00:20:13ce président de la République
00:20:14on commence à
00:20:16comprendre
00:20:17qu'il a eu
00:20:18une vie agitée
00:20:18et des comportements
00:20:20et des comportements
00:20:21illicites
00:20:21alors il a toujours
00:20:22proclamé son innocence
00:20:24la première fois
00:20:25les juges
00:20:25n'en ont pas entendu
00:20:26de cette façon
00:20:27il a été condamné
00:20:28il a cette condamnation
00:20:30il y a eu
00:20:31100 000 euros d'amende
00:20:32plus cette baine de prison
00:20:33avec un bracelet
00:20:34alors s'il est à nouveau
00:20:36condamné
00:20:36le procès va durer
00:20:37trois mois
00:20:38jusqu'à juin
00:20:38s'il est à nouveau condamné
00:20:40refera-t-il de la prison ferme
00:20:41aura-t-il
00:20:42aura-t-il un bracelet
00:20:44et à quelle amende
00:20:46sera-t-il condamné
00:20:46voilà
00:20:47donc fin de carrière politique
00:20:49pour
00:20:49enfin fin de carrière politique
00:20:50ce n'est jamais le cas
00:20:51mais enfin il y a quand même
00:20:52de l'inigibilité
00:20:53fin de carrière politique
00:20:54tourmentée
00:20:55tourmentée pour
00:20:56Nicolas Sarkozy
00:20:59Autre affaire judiciaire du jour
00:21:02l'ouverture du procès
00:21:03de Sabri Essid
00:21:04demi-frère
00:21:05par alliance
00:21:06de Mohamed Merah
00:21:07Oui
00:21:08Sabri Essid
00:21:09est français
00:21:09demi-frère
00:21:11par alliance
00:21:11de Mohamed Merah
00:21:12jugé pour génocide
00:21:14suite au massacre
00:21:15de la communauté
00:21:17yézidi
00:21:18en août 2014
00:21:19dans des conditions
00:21:21épouvantables
00:21:22deux femmes
00:21:23viendront témoigner
00:21:24devant la cour d'assises
00:21:25de Paris
00:21:25le Toulousain
00:21:27va être jugé
00:21:28pour génocide
00:21:29je vous dis
00:21:29c'est le précédent cas
00:21:30c'est celui de Maurice Papon
00:21:32qui avait été jugé
00:21:33lui pour Kim
00:21:33contre l'humanité
00:21:34et
00:21:35Sabri Essid
00:21:37qui est de Toulouse
00:21:38est accusé
00:21:39d'avoir
00:21:39perpétré
00:21:40des crimes
00:21:41contre cette communauté
00:21:43considérés
00:21:44par les musulmans
00:21:44comme des êtres inférieurs
00:21:46en tout cas
00:21:47des gens
00:21:48à qui il faut appliquer
00:21:49des pratiques
00:21:50les témoignages
00:21:52qu'on a eu
00:21:52sont épouvantables
00:21:53de torture
00:21:55de sévices
00:21:57abandonnés
00:21:58non nourris
00:22:00assoiffés
00:22:00enfin bon
00:22:01c'est terrible
00:22:02parce que c'est
00:22:03toute la tragédie
00:22:04de l'état islamique
00:22:04qui remonte
00:22:05avec des ressortissants français
00:22:07qui se sont impliqués
00:22:08il n'est pas le seul
00:22:08il y en a quatre autres
00:22:09qui doivent comparaître
00:22:10derrière lui
00:22:11aussi en procès
00:22:13et on voit bien
00:22:13que voilà
00:22:14cette dérive
00:22:16de l'islam radical
00:22:17ce terrorisme musulman
00:22:19a gagné
00:22:20quelques consciences
00:22:21de ressortissants français
00:22:23et aujourd'hui
00:22:24la justice
00:22:24fera
00:22:25la lumière
00:22:26il faut que l'on sache
00:22:28ce qui s'est passé
00:22:28et surtout
00:22:29comprendre pourquoi
00:22:31des jeunes gens
00:22:32en France
00:22:33sont tentés
00:22:34de s'embrigader
00:22:35dans les rangs
00:22:37de l'islamisme
00:22:38de l'islamisme radical
00:22:40et de perpétrer
00:22:41des horreurs
00:22:42des atrocités
00:22:43telles qu'on a témoigné
00:22:44c'est un choc psychologique
00:22:45pour la société française
00:22:46le procès
00:22:47donc voilà
00:22:48nous en dira plus
00:22:49et espérons que la justice
00:22:50passera comme elle
00:22:51comme elle le doit
00:22:53on va revenir au municipal
00:22:55allemand
00:22:55où de nombreuses
00:22:56petites perles
00:22:58je ne vais pas dire
00:22:59qu'elles ont égayé
00:23:00l'actualité
00:23:00enfin il y a eu
00:23:01quelques détails
00:23:03des anecdotes croustillantes
00:23:04oui des anecdotes
00:23:05en effet
00:23:06pericots
00:23:06de nombreuses
00:23:07anecdotes électorales
00:23:08on va les appeler comme ça
00:23:09on va commencer
00:23:10par la commune d'Ares
00:23:11en Gironde
00:23:12où la matinée électorale
00:23:14avait mal commencé
00:23:15pour le maire sortant
00:23:16Xavier Danais
00:23:17puisqu'il a carrément
00:23:18été mordu
00:23:19par un chien
00:23:19près d'un bureau de vote
00:23:21rien de très grave
00:23:22je vous rassure
00:23:23voire même mieux
00:23:24il a même été réélu
00:23:25avec un peu plus
00:23:26de 50%
00:23:27des suffrages
00:23:28et puis
00:23:29il y a aussi
00:23:30des votes
00:23:31des votes disons
00:23:31très créatifs
00:23:32dans la Loire
00:23:34par exemple
00:23:34un électeur a inscrit
00:23:35le nom de l'acteur
00:23:36Timothée Chalamet
00:23:37pour devenir maire
00:23:38de Chambon-sur-Lignon
00:23:39un bulletin
00:23:41bien évidemment
00:23:42déclaré nul
00:23:43même chose
00:23:44à Mandor
00:23:45en Franche-Comté
00:23:46où un électeur
00:23:46a voté
00:23:47pour sa machine
00:23:48à laver
00:23:49étonnant
00:23:49je pense
00:23:50qu'il a dû se dire
00:23:51que ça allait bien
00:23:51faire marrer
00:23:52les assesseurs
00:23:53et puis
00:23:54il y a aussi
00:23:54les petits couacs
00:23:56administratifs
00:23:56du côté
00:23:57de Casté
00:23:58et Castillon
00:23:59en Gironde
00:23:59une candidate
00:24:00avait tout simplement
00:24:01été oubliée
00:24:02dans l'arrêté préfectorale
00:24:03et dans les Landes
00:24:04un candidat
00:24:05s'est présenté
00:24:06sans bulletin de vote
00:24:07pensant
00:24:08que la mairie
00:24:08s'en occupait
00:24:09oui ça fait partie
00:24:10des facéties
00:24:11de ces élections
00:24:12municipales
00:24:13où il y a
00:24:14bon ben
00:24:14ce sont des êtres humains
00:24:15donc il peut y avoir
00:24:16des erreurs administratives
00:24:17le maire qui a été mordu
00:24:18on va dire qu'il a eu la niaque
00:24:19voilà exactement
00:24:20l'absence de bulletin de vote
00:24:22oui ça c'est quand même extraordinaire
00:24:23alors
00:24:24comme je l'ai dit tout à l'heure
00:24:25dans mon humeur
00:24:25et qu'on le verra aussi
00:24:26avec le président
00:24:28des maires ruraux
00:24:28il n'y a plus de panachage
00:24:30dans les communes
00:24:30de moins de 1000 habitants
00:24:32ça permettait aux gens
00:24:33quand même
00:24:33d'avoir une forme
00:24:34de démocratie
00:24:35de proximité
00:24:36et puis alors
00:24:36il faut bien penser
00:24:37aux procédures électorales
00:24:38qui sont très lourdes
00:24:39sur les bulletins de vote
00:24:40alors si on pense
00:24:40c'est vrai
00:24:41quand on est novice
00:24:42en politique
00:24:42et si on se dit
00:24:43oh la mairie va s'occuper de tout
00:24:45j'arrive
00:24:46entre guillemets
00:24:46la gueule enfarinée
00:24:47oh il n'y a pas mes bulletins
00:24:49bon alors
00:24:50il y a des communes
00:24:51où il n'y avait pas
00:24:52de candidature du tout
00:24:53là c'est la préfecture
00:24:54qui va gérer
00:24:55et puis bon
00:24:55je redis
00:24:56le parti unique
00:24:57celle où il n'y avait
00:24:57qu'un bulletin
00:24:58il fallait quand même
00:24:59aller dans l'isoloir
00:25:00quand j'ai voté hier
00:25:01il n'y avait qu'un bulletin
00:25:02je suis quand même
00:25:03allé dans l'isoloir
00:25:04parce qu'il faut respecter
00:25:05la procédure
00:25:05il y a au moins
00:25:05cette petite magie
00:25:06d'aller voter
00:25:07il faut se dire ça
00:25:08mais enfin
00:25:08tout ça témoigne du fait
00:25:10que notre démocratie
00:25:11est un tout petit peu
00:25:12un tout petit peu perturbée
00:25:14un tout petit peu malade
00:25:17c'est la fin
00:25:18de l'incertitude
00:25:19le groupe CAFOM
00:25:21reprend les marques
00:25:22Brandt
00:25:22seulement voilà
00:25:23ils ne reprennent pas
00:25:24les salariés
00:25:25oui la tragédie
00:25:26de Brandt à Orléans
00:25:27on avait eu des espoirs
00:25:28un projet qui semblait
00:25:29tout à fait viable
00:25:30et le tribunal du notaire
00:25:31de dentaire
00:25:32avait décidé
00:25:33que ce n'était pas possible
00:25:34qu'il n'y avait pas
00:25:34de viabilité
00:25:35grande déception
00:25:36des salariés
00:25:37une deuxième
00:25:38une deuxième tentative
00:25:39avait été faite
00:25:39avec un autre investisseur
00:25:40qui lui prétendait
00:25:41sauver une partie
00:25:42des salariés
00:25:42avec le soutien
00:25:43du conseil régional
00:25:44des élus locaux
00:25:46ça n'a pas abouti non plus
00:25:47et là finalement
00:25:48c'est le groupe CAFOM
00:25:50qui reprend
00:25:51qui reprend
00:25:52alors le stock
00:25:52bien entendu
00:25:53qui reprend les marques
00:25:54et les brevets
00:25:55donc voilà
00:25:55totalement terminé
00:25:56l'opération Brandt
00:25:57quel gâchis
00:25:58parce qu'il y a
00:25:59un savoir-faire industriel
00:26:01absolument superbe
00:26:02qui était vraiment
00:26:03un des fleurons
00:26:03de l'industrie française
00:26:04on a tout essayé
00:26:05on considère
00:26:06que le tribunal de dentaire
00:26:07a été un peu
00:26:08sévère
00:26:08parce qu'on aurait pu
00:26:09expérimenter
00:26:10des tentatives
00:26:11de sauvetage
00:26:12et finalement
00:26:13c'est terminé
00:26:13une page se tourne
00:26:15dans l'histoire
00:26:15de l'industrie française
00:26:16c'est un symbole
00:26:17on regrette
00:26:20qu'il n'y ait pas eu
00:26:20plus de
00:26:20dans la mesure
00:26:21où c'est un projet
00:26:22exceptionnel
00:26:23l'électroménager français
00:26:24Brandt
00:26:24c'était quelque chose
00:26:25on ne comprend pas
00:26:26comment il n'y ait pas eu
00:26:26d'autres investisseurs
00:26:27d'autres chefs d'entreprise
00:26:29qui auraient pu reprendre
00:26:30cette entreprise
00:26:32cette affaire
00:26:33ça veut donc dire
00:26:33que notre économie
00:26:34est bien malade
00:26:35et que ceux qui pourraient
00:26:37avoir l'idée
00:26:38de reprendre
00:26:39et de sauver
00:26:40et bien ont été découragés
00:26:41par les contraintes administratives
00:26:43et surtout
00:26:44le climat politique
00:26:45économique
00:26:46qui est totalement dissuasif
00:26:47pour les investisseurs
00:26:49une nouvelle qui nous a tous
00:26:51bien émus
00:26:51Péricault hier
00:26:52le comédien Bruno Salomon
00:26:54est décédé hier
00:26:55à 55 ans
00:26:56après un cancer
00:26:57une annonce
00:26:58qui a aussi profondément
00:27:00bouleversé ses proches
00:27:01et le monde du spectacle
00:27:02bien sûr
00:27:03ah oui
00:27:03on se souvient de Bruno Salomon
00:27:04un charmant garçon
00:27:06qui respirait
00:27:07la joie de vivre
00:27:08le bonheur
00:27:08l'humour
00:27:10atteint d'un cancer
00:27:11il avait dit
00:27:11qu'il se battrait
00:27:12il s'est battu courageusement
00:27:13et puis la maladie
00:27:14a quand même eu le dernier mot
00:27:15et bien écoutez
00:27:16une pensée pour lui
00:27:18et une pensée pour cette
00:27:19j'allais dire
00:27:20ce monde-là
00:27:21du spectacle
00:27:22de la télévision
00:27:22qui nous impète du bonheur
00:27:24qui nous permet de nous évader
00:27:25et qui lui aussi
00:27:26quelquefois
00:27:26est rattrapé
00:27:27par la réalité du destin
00:27:29et par la maladie
00:27:40à cette voix
00:27:42que vous entendez
00:27:43Péricault
00:27:43une ancienne vedette
00:27:44il y a des années 1960
00:27:46des dizaines d'années
00:27:47des dizaines
00:27:48de milliers
00:27:49de milliers d'euros
00:27:50qu'on m'a payé
00:27:50qu'est-ce qui s'est passé
00:27:51avec Annie Philippe ?
00:27:53cette personne
00:27:53que vous entendez
00:27:54c'est Annie Philippe
00:27:55c'est une proche
00:27:56à l'époque
00:27:56notamment de Claude François
00:27:58et bien aujourd'hui
00:27:58elle est en litige
00:27:59avec son propriétaire
00:28:00pour 210 000 euros
00:28:02de loyer impayé
00:28:03alors là
00:28:04vous dites sûrement
00:28:05Périgo
00:28:05et peut-être vous
00:28:06à la maison
00:28:06comment une ancienne vedette
00:28:08peut-elle en arriver là ?
00:28:09et bien c'est très simple
00:28:10elle est âgée
00:28:11de 79 ans
00:28:12et la chanteuse vit
00:28:13depuis 1985
00:28:13dans un appartement
00:28:15de 65 mètres carrés
00:28:17près du Bois de Boulogne
00:28:18en région parisienne
00:28:18mais selon le propriétaire
00:28:20elle ne paye plus son loyer
00:28:21depuis septembre 2021
00:28:23l'artiste affirme
00:28:24de son côté
00:28:25être en grande difficulté financière
00:28:27elle explique
00:28:28ne toucher que 75 euros
00:28:29de retraite par mois
00:28:30auquel s'ajoutent
00:28:31environ 750 euros
00:28:33d'aide sociale
00:28:34la justice lui avait déjà
00:28:35ordonné en 2023
00:28:36de rembourser
00:28:37plus de 50 000 euros
00:28:38d'arriérés
00:28:39mais l'affaire
00:28:40traîne encore
00:28:40devant les tribunaux
00:28:41pour des questions de procédure
00:28:43de son côté
00:28:44le propriétaire assure
00:28:45être prêt
00:28:45à abandonner la dette
00:28:47à condition d'obtenir
00:28:48l'expulsion du logement
00:28:49pour que la chanteuse
00:28:50puisse ensuite
00:28:51accéder à un logement social
00:28:53et oui
00:28:53c'est pas parce qu'on a été
00:28:54une vedette de télévision
00:28:55ou de cinéma
00:28:56je me souviens du cas
00:28:56de Mylène de Mongeau
00:28:57qu'on se souvient
00:28:58dans Fantomas
00:28:59à côté de Jean Marais
00:29:00et j'étais allé la voir
00:29:01dans sa maison de Mayenne
00:29:02elle s'était fait escroquer
00:29:03par quelqu'un
00:29:03elle a fini sa vie
00:29:05effectivement
00:29:06aussi un petit peu
00:29:07dans le dénuement
00:29:07voilà
00:29:07on revient sur notre page municipale
00:29:10qu'est-ce qui attend
00:29:11les nouveaux maires ruraux
00:29:12qui ont été élus
00:29:14notamment hier
00:29:15on revient tout de suite
00:29:17avec Jean-Paul Carteret
00:29:18président national
00:29:19des maires ruraux
00:29:19qui va nous répondre
00:29:20qui va nous éclaircir
00:29:21et vous
00:29:22vous pouvez toujours
00:29:23réagir avec nous
00:29:24sur Sud Radio
00:29:25vous avez la parole
00:29:25au 0826 300 300
00:29:28et on va se demander
00:29:30qu'est-ce qui attend
00:29:31les nouveaux maires ruraux
00:29:33qui ont été élus
00:29:33notamment hier déjà
00:29:35nous sommes avec
00:29:36Jean-Paul Carteret
00:29:37premier vice-président national
00:29:38des maires ruraux
00:29:39bonjour Jean-Paul
00:29:41bonjour
00:29:42bonjour Jean-Paul Carteret
00:29:43je vous ai affublé
00:29:44du titre de président
00:29:44parce que vous l'avez été
00:29:45par intérim je crois
00:29:46président des maires ruraux
00:29:48et donc
00:29:48alors il y a un nouveau président
00:29:50ça y est
00:29:50qui a été élu
00:29:51un nouveau président
00:29:52par intérim
00:29:53moi je n'ai pas continué
00:29:54parce que
00:29:55ben voilà
00:29:55n'étant pas candidat
00:29:56je ne voulais pas être
00:29:57président des maires
00:29:58bien sûr
00:29:59quel est
00:29:59en deux mots
00:30:00quel est le rôle
00:30:01du président national
00:30:03des maires ruraux de France
00:30:04il y a une association
00:30:05des maires de France
00:30:06et on a fait une distinction
00:30:08avec les maires de la ruralité
00:30:09c'est important d'avoir fait
00:30:10cette distinction ?
00:30:12ben c'est très important
00:30:13notre association remonte
00:30:15à 1975
00:30:16au moment où
00:30:17le ministre Marcelin
00:30:19voulait fusionner les communes
00:30:20oui
00:30:21vraiment Marcelin
00:30:21je me rappelle
00:30:22avec de nombreux collègues
00:30:23dont Gérard Pelletier
00:30:24que vous avez cité
00:30:25la dernière fois
00:30:26oui
00:30:26je me rappelle avoir créé
00:30:28cette association
00:30:28pour défendre les communes
00:30:30le maire au plus près
00:30:31de ses citoyens
00:30:32qu'il croise tous les jours
00:30:33dans les rues
00:30:34et qu'il côtoie au quotidien
00:30:36c'est pour défendre
00:30:37et c'est pour ça
00:30:38qu'il existe
00:30:40l'association
00:30:41des maires ruraux de France
00:30:42comment se porte
00:30:44comment se porte
00:30:45la ruralité municipale
00:30:46vous qui êtes un témoin
00:30:47sur le terrain
00:30:47et hier on a vu
00:30:48effectivement
00:30:49qu'il y a des disparités
00:30:50entre les grandes villes
00:30:51un mode de scrutin compliqué
00:30:52l'abandon du panachage
00:30:54les règles ont un peu changé
00:30:55est-ce que vous sentez
00:30:56que ces modifications
00:30:58de la vie électorale
00:31:00de la vie
00:31:00du fonctionnement municipal
00:31:02ont un petit peu
00:31:03éloigné les électeurs
00:31:04du bureau de vote
00:31:06c'est vrai
00:31:07c'est vrai
00:31:07on peut le regretter
00:31:08que beaucoup de gens
00:31:08disaient
00:31:10avant les élections
00:31:11ça va démobiliser les gens
00:31:13il n'y a plus de choix
00:31:13il n'y a pas de démocratie
00:31:15etc
00:31:15parce que
00:31:16ils avaient l'habitude
00:31:18du tir au pigeon
00:31:19ils avaient l'habitude
00:31:19de barrer des noms
00:31:21et ça les a bien changés
00:31:22tout a été dit
00:31:23y compris
00:31:24qu'il n'y aurait pas
00:31:25de candidats
00:31:26dans certaines communes
00:31:27à cause de ça
00:31:27et bien il y a eu plus
00:31:29il y a moins de communes
00:31:30cette année
00:31:30qui a 6 ans
00:31:31qui n'avaient pas de candidats
00:31:32tout le monde a dit
00:31:35le scrutin ne sera pas suivi
00:31:36il y aura guère de monde
00:31:37qui ira voter
00:31:37or on en a plus
00:31:39qu'il y a 6 ans
00:31:39on est bien au-delà
00:31:42des villes
00:31:43à part où il y a
00:31:45une concurrence politique
00:31:46dans les villes
00:31:47et où il y a plus de votes
00:31:48mais dans les communes rurales
00:31:49même où il n'y a qu'une liste
00:31:51on est quand même
00:31:52au-dessus de 60%
00:31:53sans problème
00:31:55et quasiment partout
00:31:58donc ça n'a pas démobilisé
00:32:00les gens
00:32:00mais pour la liste unique
00:32:03elles étaient nombreuses
00:32:04en France
00:32:05pour la liste unique
00:32:06c'est quand même
00:32:07un encouragement
00:32:08à bien faire les choses
00:32:10après
00:32:10enfin moi je le vivrais
00:32:11comme ça
00:32:11oui
00:32:12enfin la démocratie
00:32:13c'est quand même
00:32:14d'avoir le choix
00:32:14entre deux options
00:32:15est-ce qu'on peut considérer
00:32:17que les contraintes
00:32:19du fait de la parité
00:32:20d'avoir un homme
00:32:20une femme
00:32:21fait que
00:32:22et je peux témoigner
00:32:23personnellement
00:32:24de communes
00:32:25où on m'a dit
00:32:26par exemple
00:32:27sur une liste
00:32:28de 23 conseillers municipaux
00:32:30on n'était arrivé
00:32:31qu'à 17 ou 18
00:32:32on n'est pas arrivé
00:32:32à faire 23
00:32:34parce que la parité
00:32:35faisait qu'on n'arrivait pas
00:32:36à trouver le quota suffisant
00:32:37de candidats municipaux
00:32:39c'est quand même
00:32:40je veux dire
00:32:40la parité
00:32:41on comprend très bien
00:32:42la démarche
00:32:42mais à un moment donné
00:32:43ça ne doit pas porter préjudice
00:32:45au fait qu'il puisse y avoir
00:32:45une démocratie
00:32:46et des gens qui se présentent
00:32:48c'est une entrave
00:32:49comme me disait
00:32:50un président
00:32:51d'un autre département
00:32:52ce matin
00:32:53les gens qui disent ça
00:32:54si on va aller chercher
00:32:55pour être candidats
00:32:56ils ne veulent pas venir
00:32:57donc à un moment donné
00:32:58la démocratie
00:32:59ça commence par là
00:33:00ça commence par s'engager
00:33:01je ne suis pas d'accord
00:33:02alors j'y vais
00:33:03bien sûr
00:33:05monsieur le maire
00:33:05vous reconnaissez
00:33:06qu'il y a des cas de figure
00:33:07où on aurait plus d'hommes
00:33:08que de femmes
00:33:09et on aurait la liste
00:33:10et comme il faut la parité
00:33:12du coup il n'y a pas des
00:33:13ça je peux témoigner
00:33:14que c'est arrivé
00:33:15dans des centaines de communes
00:33:18ou plus de femmes que d'hommes
00:33:19ou plus de femmes que d'hommes
00:33:21j'entends très bien ce que vous dites
00:33:23je ne nie pas ça
00:33:25mais ça n'a pas empêché
00:33:27les listes de se constituer
00:33:29la loi a mis de la souplesse
00:33:31puisque là où il en faut
00:33:32on s'est autorisé neuf
00:33:34et il y en a même
00:33:35qui sont allés jusqu'à 13
00:33:37je connais des communes
00:33:38de 80 habitants
00:33:39où il y a deux listes
00:33:40ça veut dire aussi
00:33:41que les gens qui critiquent
00:33:43pourquoi ils ne s'engagent pas
00:33:45parce que peut-être
00:33:46que justement
00:33:47on va en discuter
00:33:47est-ce que la fonction
00:33:50de maire aujourd'hui
00:33:51est tout aussi
00:33:53mobilisatrice
00:33:54stimulante
00:33:54et respectée
00:33:55qu'elle ne l'a été
00:33:56est-ce qu'il n'y a pas
00:33:57dans la vie municipale
00:33:58aujourd'hui
00:33:59une telle tension
00:34:00et je vois
00:34:02les élites municipaux
00:34:03qui me disent
00:34:03il y a un manque de respect
00:34:04la façon dont on nous parle
00:34:05on vient nous parler
00:34:06de tous les malheurs
00:34:07finalement
00:34:08l'échelon municipal
00:34:09c'est l'échelon du contact
00:34:10entre le pays
00:34:11et le citoyen
00:34:11et c'est nous
00:34:12qui nous prenons
00:34:14tout dans la figure
00:34:14est-ce que c'est pas
00:34:16un peu à l'origine
00:34:16du recul
00:34:18ou de la méfiance
00:34:19ou de la réserve
00:34:20en fait je crois
00:34:22que c'est un problème
00:34:24de l'engagement
00:34:25plus que ce que vous êtes
00:34:26en train de dire
00:34:27je crois
00:34:27parce qu'il n'y a pas
00:34:28que dans les conseils
00:34:31municipaux
00:34:31qu'il y a moins
00:34:32d'engagement
00:34:33on en parle aussi
00:34:34chez les pompiers
00:34:35c'est vrai
00:34:35on en parle dans
00:34:36le renouvellement
00:34:37des associations
00:34:38même les gendarmes
00:34:39même les gendarmes
00:34:39monsieur le maire
00:34:40même les gendarmes
00:34:41voilà
00:34:41donc aujourd'hui
00:34:43c'est un problème
00:34:43de l'engagement
00:34:44et plus qu'un problème
00:34:46de responsabilité
00:34:47municipale ou pas
00:34:48moi je témoignerai
00:34:49toujours
00:34:50que quand on est maire
00:34:51c'est passionnant
00:34:52c'est passionnant
00:34:53et je vous l'ai déjà dit
00:34:54quand on y va
00:34:55parce qu'on aime les gens
00:34:56on se passionne vraiment
00:34:58et à un moment donné
00:34:59on risque pas de baffe
00:35:00si on fait
00:35:02si on écoute les choses
00:35:03si on dit franchement
00:35:04les choses
00:35:04s'il n'y a pas
00:35:05de coup tordu
00:35:06etc
00:35:08c'est vraiment
00:35:09quelque chose
00:35:10où l'humain
00:35:11est au centre
00:35:13des discussions
00:35:13est-ce que vous sentez
00:35:15que la ruralité
00:35:15aujourd'hui
00:35:17elle est en souffrance
00:35:18est-ce que nos campagnes
00:35:19sont considérées
00:35:20à l'abandon
00:35:20moins d'agriculteurs
00:35:22beaucoup de rurbains
00:35:23qui viennent juste dormir
00:35:24dans le village
00:35:24qui repartent
00:35:26une désaffection
00:35:27une désaffection
00:35:28pour la
00:35:29j'allais dire
00:35:29pour les traditions agricoles
00:35:31pour la vie
00:35:31pour la vie rurale
00:35:32vous le sentez ça
00:35:33en tant que maire
00:35:35ça je partage totalement
00:35:37cette fois
00:35:38les agriculteurs
00:35:38c'est vrai
00:35:40il y en a beaucoup
00:35:41moins qu'avant
00:35:42je vois dans ma commune
00:35:43il y en avait 4
00:35:43quand je suis arrivé
00:35:44dans cette commune
00:35:45il n'y en a plus qu'un
00:35:46aujourd'hui
00:35:47et c'est comme ça
00:35:48dans de nombreuses communes
00:35:49du coup on en a moins
00:35:50dans les conseils municipaux
00:35:51c'est forcé
00:35:52pour moins représenter
00:35:53dans les champs
00:35:56dans les champs
00:35:56c'est clair
00:35:57mais par contre
00:35:59ce que vous dites
00:36:00en disant
00:36:01on a l'impression
00:36:02d'être dans une autre France
00:36:04moi j'ai souvent dit
00:36:05j'ai pas l'impression
00:36:06d'être dans la même France
00:36:07que vous
00:36:07c'est clair
00:36:07mais il y a longtemps
00:36:08que je l'ai dit
00:36:08la première fois
00:36:09et c'est pire qu'avant
00:36:10c'est pire qu'avant
00:36:11parce que
00:36:12même si l'Etat
00:36:12a compris
00:36:13qu'il fallait décentraliser
00:36:15on est en train
00:36:16de tout
00:36:18centraliser localement
00:36:19et les petits villages
00:36:22en subissent
00:36:22les conséquences
00:36:23j'ai parlé
00:36:24de la métropolisation
00:36:25qui a faibli
00:36:26les territoires ruraux
00:36:27dans leur ensemble
00:36:28mais le maillage
00:36:29territorial
00:36:30avec les services
00:36:31s'éloigne
00:36:32des plus petits villages
00:36:33les plus éloignés
00:36:34les regroupants
00:36:35de communes
00:36:35ont été une bonne chose
00:36:38ou les fusions
00:36:38ou les fusions
00:36:39de communes
00:36:40alors là
00:36:41vous parlez à quelqu'un
00:36:42d'écorché vif
00:36:45je suis né
00:36:46dans une commune
00:36:46qui a été fusionnée
00:36:47comment elle s'appelle
00:36:48en 75
00:36:49comment elle s'appelait
00:36:50la commune
00:36:51avant d'être fusionnée
00:36:52ma commune
00:36:53s'appelait
00:36:53Sue au cours
00:36:54en Haute-Saône
00:36:54elle est même plus
00:36:55sur la carte
00:36:56déjà ça
00:36:56ça me fait mal au cœur
00:36:59elle a été fusionnée
00:37:00avec 4 autres
00:37:02et c'est la plus grosse
00:37:03commune
00:37:04qui est devenue
00:37:05le point central
00:37:06avec sa mairie
00:37:07ça marche
00:37:08tant que
00:37:09les maires
00:37:10qui ont décidé
00:37:10de fusionner
00:37:11se mettent d'accord
00:37:11sur tel ou tel principe
00:37:13ça marche
00:37:13mais après
00:37:14quand il y a des renouvellements
00:37:15municipaux
00:37:15que c'est plus les mêmes maires
00:37:16c'est plus comme avant
00:37:17et la mairie de mon village
00:37:19elle a disparu
00:37:20elle n'est même pas
00:37:22entretenue aujourd'hui
00:37:23ma mère
00:37:24qui avait 90 ans
00:37:25ne voulait plus aller voter
00:37:26parce que c'était à 5 kilomètres
00:37:27et qu'elle n'en avait pas les moyens
00:37:29voilà ce que ça donne
00:37:30moi je privilégierais plutôt
00:37:32et je l'ai dit à la ministre
00:37:35du style
00:37:37fusion de communes
00:37:38mais fusion association
00:37:39c'est à dire que
00:37:41chaque commune
00:37:43qui est devenue
00:37:43à Hamon aujourd'hui
00:37:44elle aurait toujours
00:37:45son maire
00:37:46avec 4 ou 5
00:37:47élus chez eux
00:37:48mais vous avez
00:37:50un ancien président
00:37:51qui est devenu maire
00:37:52qui est devenu ministre
00:37:53Michel Fournier
00:37:53est-ce qu'il peut agir
00:37:55lui à son niveau ministériel
00:37:56sur les enjeux
00:37:57de la ruralité ?
00:37:59ah ben ça c'est à lui
00:37:59il faut le demander
00:38:01voilà on va peut-être
00:38:02l'entendre maintenant
00:38:03parce qu'il est resté
00:38:03au ministère
00:38:04à ce sujet là
00:38:05mais voilà
00:38:06c'est à lui
00:38:06qu'il faut poser la question
00:38:07il suffit pas
00:38:08de nommer un ministère
00:38:10il suffit pas
00:38:10de nommer un ministère
00:38:11pour régler les problèmes
00:38:12on est d'accord
00:38:12même si Michel Fournier
00:38:14est méritant
00:38:14c'est de quels moyens
00:38:15dont il dispose
00:38:16pour porter son projet
00:38:17à bien
00:38:19ah ben là
00:38:20ça c'est
00:38:21ça me paraît compliqué
00:38:22là mais voilà
00:38:23moi je suis pas ministre
00:38:24aujourd'hui
00:38:24je suis au combat
00:38:26pour défendre les communes
00:38:27et les territoires ruraux
00:38:28mais il est à votre écoute
00:38:30quand même
00:38:30vous vous parlez
00:38:30de temps en temps
00:38:31je suppose évidemment
00:38:32j'espère qu'il nous entend
00:38:33en ce moment peut-être
00:38:34je ne sais pas
00:38:34bien sûr
00:38:35on va aller un petit peu
00:38:37sur le terrain
00:38:37des résultats d'hier
00:38:39monsieur Carteret
00:38:41votre sensation
00:38:43c'est que
00:38:43est-ce qu'on peut dire
00:38:44quand même
00:38:44que la ruralité française
00:38:46a voté de façon
00:38:47entre guillemets
00:38:48apaisée
00:38:48et que les grandes tensions
00:38:50politiques
00:38:50les confrontations
00:38:51j'allais dire
00:38:52même les violences verbales
00:38:54c'est dans les villes
00:38:55que ça se passe
00:38:55la campagne française
00:38:57reste sereine
00:38:57républicaine
00:38:58démocratique
00:38:59dans une forme
00:39:00d'apaisement politique
00:39:02je partage votre constat
00:39:03qui est une ou deux listes
00:39:05je partage votre constat
00:39:06dans les territoires ruraux
00:39:07ça s'est relativement bien passé
00:39:09en tout cas
00:39:09je n'ai pas eu d'écho
00:39:10où ça s'est mal passé
00:39:11où il y a eu de la bagarre
00:39:13ou autre chose
00:39:13non
00:39:13et pourtant il y a de la souffrance
00:39:15comme partout
00:39:15et du désarroi
00:39:16et du désespoir
00:39:18il y a de la souffrance
00:39:19moi je salue
00:39:19tous les collègues maires
00:39:20qui sont élus
00:39:22qui ont été élus hier
00:39:23leur équipe municipale
00:39:24parce que
00:39:25j'ai toujours dit
00:39:26c'est pas un homme
00:39:26qui s'engage à une équipe
00:39:28et quand les rôles
00:39:29sont bien répartis
00:39:30dans cette équipe
00:39:31on avance ensemble
00:39:32et on va plus loin
00:39:34donc
00:39:35parce qu'on se parle
00:39:36parce qu'on se parle
00:39:37parce qu'on se parle
00:39:38et qu'on s'écoute
00:39:38c'est important
00:39:39c'est important
00:39:40mais je pense que
00:39:41quand quelque chose ne va pas
00:39:42ça ne va pas toujours
00:39:43mais il faut le dire
00:39:43il faut le dire
00:39:44il faut s'expliquer
00:39:45il faut le dire aux gens
00:39:47malgré tout
00:39:48vous êtes un peu inquiet
00:39:49au vu des résultats
00:39:50d'hier
00:39:52il y a quand même
00:39:53ça va un peu
00:39:53dans tous les sens
00:39:54on sent bien
00:39:55que cette dissolution
00:39:56de l'Assemblée Nationale
00:39:57a disloqué
00:39:58le paysage politique français
00:39:59les tensions
00:40:00sont encore plus fortes
00:40:02les extrêmes montent
00:40:03il y a de la colère
00:40:05il y a de la frustration
00:40:07et la volonté
00:40:08d'en découdre
00:40:10vous qui êtes un maire
00:40:11qui êtes au contact
00:40:12des citoyens
00:40:13c'est pas bon
00:40:14pour la sérénité démocratique
00:40:15ce genre de situation
00:40:16la montée des extrêmes
00:40:19c'est de trop regarder
00:40:21la télévision
00:40:22c'est de trop écouter
00:40:23ce qu'il y a dans les médias
00:40:24dans nos territoires
00:40:26il n'y a pas de raison
00:40:27qu'il y ait des extrêmes
00:40:27les gens ont appris
00:40:29à vivre ensemble
00:40:30ils vivent ensemble
00:40:32mais ils subissent
00:40:34les décisions nationales
00:40:36souvent
00:40:36parce que c'est toujours
00:40:37à leur détriment
00:40:38c'est les services
00:40:40qui s'éloignent
00:40:40mais par contre
00:40:42on invente
00:40:43nous les maires ruraux
00:40:43on invente les solutions
00:40:44on trouve à parer
00:40:48quand on peut
00:40:49mais on le fait ensemble
00:40:51on n'est pas obligé
00:40:52de nous marier
00:40:53entre communes
00:40:54c'est pas nécessaire
00:40:54ça pour se battre ensemble
00:40:56et pour faire valoir
00:40:58la richesse des territoires
00:40:59parce que
00:41:00qu'on le veuille ou non
00:41:01il faudra bien
00:41:02que les décideurs
00:41:03acceptent un jour
00:41:03que dans les territoires ruraux
00:41:0580% du territoire
00:41:07il y a toute l'eau
00:41:08il y a toutes les forêts
00:41:09il y a tous les espaces
00:41:11naturels
00:41:11dont les urbains
00:41:13ont tant besoin
00:41:13à condition
00:41:14qu'ils soient bien entretenus
00:41:16qui préserve
00:41:17ce patrimoine
00:41:17qui ?
00:41:18ce sont nos agriculteurs
00:41:19ce sont nos paysans
00:41:20ça a plaido
00:41:21avec le soutien des maires
00:41:23parce qu'il y a encore
00:41:24des maires paysans
00:41:25mais
00:41:26on dirait que la France
00:41:27se divise
00:41:28entre le monde des villes
00:41:29un peu barbare
00:41:30comme ça
00:41:31un peu sauvage
00:41:31un peu brutale
00:41:32et puis
00:41:33nos territoires ruraux
00:41:35qui gardent
00:41:35une certaine sérénité
00:41:36un certain bon sens
00:41:37est-ce que vous le sentez
00:41:39comme ça aussi ?
00:41:40et vous savez
00:41:41quand je le ressens
00:41:41c'est quand je suis appelé
00:41:43par des journalistes
00:41:44et je ressens dans leurs propos
00:41:45quand ils connaissent du monde
00:41:47à la campagne
00:41:47et quand ils n'en connaissent pas
00:41:49à travers vous
00:41:50à travers vous
00:41:51et entre vos lignes
00:41:52je devine
00:41:53qui a connu la campagne
00:41:54et qui ne la connaît pas
00:41:55ne la connaît pas
00:41:56c'est important
00:41:57c'est important
00:41:58je comprends bien
00:41:59ce que vous dites
00:41:59parce que là
00:42:00à vous écouter
00:42:01on couperait volontiers
00:42:02la télé
00:42:02la télévision
00:42:03pour ne pas écouter
00:42:04mais bon
00:42:04monsieur le maire
00:42:05il y a encore des journalistes
00:42:06qui aiment la France
00:42:07qui connaissent la ruralité
00:42:08qui aiment le terrain
00:42:09et qui savent que sans nos paysans
00:42:11et qui savent que sans nos paysans
00:42:14la France ne serait plus la France
00:42:15et on fait tout pour les protéger
00:42:17et faire en sorte
00:42:18que nos enfants
00:42:18puissent encore les rencontrer
00:42:20merci Jean-Paul Carteret
00:42:21pour votre témoignage
00:42:22et puis il se peut
00:42:23que je vous rappelle
00:42:23lundi prochain
00:42:24pour décrypter un peu plus
00:42:25ce qui sera passé
00:42:26dans les urnes de la veille
00:42:27bonne journée
00:42:28à bientôt
00:42:28tout de suite
00:42:29on continue
00:42:30avec notre dynamique politique
00:42:31de nombreux maires
00:42:34de nombreux favoris
00:42:35qui étaient donnés
00:42:36proches d'Emmanuel Macron
00:42:37s'avèrent être
00:42:38les grands perdants
00:42:39de la soirée électorale
00:42:40de hier
00:42:40alors tout ce qui est
00:42:41relié au macronisme
00:42:42semble se ternir
00:42:43depuis près de 10 ans
00:42:45faut-il donc parler
00:42:46d'un bilan désastreux
00:42:47pour la présidence
00:42:48d'Emmanuel Macron
00:42:49on en parle tout de suite
00:42:50dans le face-à-face
00:42:51avec Marc Hénon
00:42:52journaliste à valeur actuelle
00:42:59vous êtes bien sur Sud Radio
00:43:01il est 13h04
00:43:02en ce lundi 16 mars 2026
00:43:05et nous allons parler
00:43:07de quelqu'un
00:43:08dont on ne parle pas souvent
00:43:09qui s'appelle
00:43:09Emmanuel Macron
00:43:10alors moi je pensais avoir
00:43:12un peu tout vu
00:43:13tout lu
00:43:13vu la littérature
00:43:15et les écrits
00:43:16et les pamphlets
00:43:17qui ont été écrits
00:43:18sur la République
00:43:19je pense à
00:43:20le président toxique
00:43:21de mon confrère
00:43:23Étienne Campion
00:43:25Néron
00:43:25par Maurice Safran
00:43:27et Nicolas Demena
00:43:27qui pourtant avait écrit
00:43:28quelques années avant
00:43:29pourquoi tant de haine
00:43:30qu'est-ce qu'on était méchants
00:43:32avec ce président
00:43:32et là ils ont fait
00:43:33un réquisitoire
00:43:34d'une violence incroyable
00:43:35et alors là
00:43:36mon cher Marc Hénon
00:43:37mon cher confrère
00:43:39diplômé en sciences politiques
00:43:40et journaliste
00:43:41je dis diplômé en sciences politiques
00:43:42parce que
00:43:43pour bien préciser
00:43:43que vous n'êtes pas
00:43:44que journaliste commentateur
00:43:45vous avez quelques
00:43:46notions universitaires
00:43:47qui vous permettent
00:43:48de faire une analyse
00:43:49politique pertinente
00:43:50sur le président de la République
00:43:51et vous êtes journaliste
00:43:52à valeur actuelle
00:43:54vous publiez
00:43:55l'ampleur des dégâts
00:43:562017-2026
00:43:58ça y reste encore un an
00:43:59il reste un an
00:44:15en déglutissant quelquefois
00:44:16avec un peu d'amertume
00:44:17parce que
00:44:17je pensais avoir un peu
00:44:18tout lu
00:44:19ou tout compris
00:44:20non
00:44:21Emmanuel Macron
00:44:22est capable de tout
00:44:23c'est même à ça
00:44:23c'est même à ça
00:44:24qu'on le reconnaît
00:44:25pourquoi cette couche
00:44:27supplémentaire
00:44:27Marc Hénon
00:44:28sur le profil
00:44:29du président de la République
00:44:30vous sentiez
00:44:30que tout n'avait pas été dit
00:44:31ou tout n'avait pas été compris
00:44:32mais en fait
00:44:33pour plusieurs raisons
00:44:34déjà premièrement
00:44:34parce que j'ai commencé
00:44:35ma carrière de journaliste politique
00:44:37de manière officielle
00:44:37on va dire
00:44:38avec l'élection
00:44:38d'Emmanuel Macron
00:44:39donc moi c'est un président
00:44:39de la République
00:44:40qui m'accompagne
00:44:41on va dire
00:44:41depuis très longtemps
00:44:42et surtout
00:44:43vous avez cité
00:44:43les ouvrages précédents
00:44:44vous êtes né sur Macron
00:44:44professionnellement
00:44:45c'est un petit peu ça
00:44:46oui c'est exactement
00:44:47et c'est bientôt fini
00:44:49Dieu merci
00:44:50c'est vrai qu'il y a eu
00:44:51énormément de très bons ouvrages
00:44:53de mes confrères
00:44:53sur la personnalité
00:44:54d'Emmanuel Macron
00:44:55et c'est vrai que ce président
00:44:56tout le monde a un petit peu
00:44:57aimé le détester
00:44:57c'était les phrases chocs
00:44:58c'était les provocations
00:44:59et c'était cette espèce
00:45:00d'attitude
00:45:02cette attitude un peu orgueilleuse
00:45:03qu'on lui reprochait
00:45:04et moi c'est vrai que je me suis dit
00:45:05mais c'est vrai que derrière
00:45:06la personnalité clivante du président
00:45:08qu'on aime ou qu'on n'aime pas
00:45:08il y a quand même un bilan politique
00:45:10il y a quand même
00:45:11une action
00:45:12il y a quand même eu des résultats
00:45:13et finalement ces résultats
00:45:14j'avais l'impression
00:45:14s'ils apparaissaient ça et là
00:45:16au gré des enquêtes
00:45:17des commissions parlementaires
00:45:18etc.
00:45:19et bien je me suis dit
00:45:19il manquait peut-être un livre
00:45:20pour justement condenser
00:45:21un petit peu tout cela
00:45:22et dire justement
00:45:23sans haine et sans reproche
00:45:24en vrai
00:45:25pardon l'expression
00:45:26mais le bilan d'Emmanuel Macron
00:45:27c'est quoi
00:45:27qu'est-ce qu'il a fait
00:45:29et en fait ce qui est terrifiant
00:45:31on va sans doute y revenir
00:45:32vous passez en revue
00:45:34en trois chapitres
00:45:36de trois sous-chapitres chacun
00:45:39effectivement vous décryptez
00:45:40avec beaucoup de précision
00:45:41son action politique
00:45:44les conséquences de ses décisions
00:45:45et puis bon
00:45:46la façon dont ça a été fait
00:45:49pour autant
00:45:50en 2017
00:45:51vous vous souvenez
00:45:51de la cérémonie du Louvre
00:45:54on se souvient de l'espoir
00:45:55qu'il avait suscité
00:45:56y compris chez des gens
00:45:57qui n'avaient pas voté pour lui
00:45:58ou qui ne pensaient pas comme lui
00:45:59mais on nous avait tellement expliqué
00:46:02je me souviens de Jean-François Kahn
00:46:03qui est mon père spirituel
00:46:04et mon maître
00:46:04qui me disait
00:46:05il va quand même bousculer l'échiquier
00:46:07il a cassé le clivage droite-gauche
00:46:09qui pourrissait la politique française
00:46:11il en sortira forcément quelque chose
00:46:12et comme l'espoir était monté
00:46:14très très haut
00:46:15vous vous souvenez
00:46:15il y a des sommets
00:46:16mais incroyables
00:46:17avec tous les qualificatifs
00:46:18qu'on a pu donner
00:46:19sur ce Mozart de la finance et autres
00:46:21et j'ai vu des gens
00:46:22qui l'avaient rencontré
00:46:23qui l'avaient retourné
00:46:23des gens
00:46:24je vais aller le voir
00:46:24je vais lui parler
00:46:25il va comprendre
00:46:26et qui est revenu en disant
00:46:27non il est génial
00:46:28la chute a été violente
00:46:29n'est-ce pas aujourd'hui
00:46:30quand on voit le réel
00:46:31mais c'était la grande force
00:46:32d'Emmanuel Macron
00:46:33d'ailleurs ça l'est toujours
00:46:33c'est sa capacité à convaincre
00:46:35c'est sa capacité de séduction
00:46:36et vous avez raison de le dire
00:46:37et c'est aussi pour ça
00:46:38que je trouve ce livre intéressant
00:46:39parce que le premier quinquennat
00:46:40d'Emmanuel Macron
00:46:41et bien j'ai l'impression
00:46:41qu'on l'a un petit peu oublié
00:46:42c'est vrai qu'avant la crise Covid
00:46:44Emmanuel Macron était déjà là
00:46:45de 2017 à 2022
00:46:47il a quand même gouverné
00:46:47avec une majorité plus qu'absolue
00:46:49et vous avez raison
00:46:50de parler de l'espoir
00:46:51qu'il avait suscité
00:46:52et d'ailleurs je pense
00:46:52que pendant la campagne présidentielle
00:46:53de 2017
00:46:54c'était celui qui avait
00:46:55le mieux compris
00:46:55les aspirations des français
00:46:56il avait parfaitement compris
00:46:57que les français rêvaient
00:46:58au fond d'un président
00:46:59à la De Gaulle
00:47:00d'un président
00:47:00dont la stature s'élevait
00:47:02au-dessus des partis
00:47:03ne rentrait pas
00:47:04dans les clivages partisans
00:47:05dans les querels d'appareils
00:47:05et en fait on s'est aperçu
00:47:08très très rapidement
00:47:08qu'année après année
00:47:09mois après mois
00:47:10et bien en fait
00:47:10c'était pas la fin
00:47:12du clivage droite-gauche
00:47:13mais c'était une espèce
00:47:13de synthèse diabolique
00:47:15de tout ce qui n'allait pas
00:47:15dans le vieux monde
00:47:17qui s'est révélé chez lui
00:47:18en réalité il n'a pas fait
00:47:19disparaître le clivage
00:47:20gauche-droite
00:47:20il l'a étouffé
00:47:21pendant longtemps
00:47:22au sein de son propre parti
00:47:24et en activant
00:47:25cette espèce de clivage
00:47:26auquel on peut croire
00:47:27mais qui pour moi
00:47:28n'est pas vraiment pertinent
00:47:28de bloc national
00:47:29contre bloc élitaire
00:47:30entre guillemets
00:47:31et à la fin
00:47:32on a vu le retour
00:47:33du vieux monde
00:47:33enfin on a tous vu
00:47:34il y a deux ans
00:47:35l'arrivée de Michel Barnier
00:47:36à Matignon
00:47:37qui venait remplacer
00:47:38Gabriel Attal
00:47:38Alors c'était peut-être
00:47:39pas forcément son choix
00:47:40mais c'était la question suivante
00:47:41que j'allais vous poser
00:47:42l'ancien monde
00:47:43qui est dégagé
00:47:44par le nouveau monde
00:47:45c'est le plus grand
00:47:46forfait politique
00:47:47en termes morales
00:47:48c'est du flanc
00:47:48c'est au contraire
00:47:50l'ancien monde
00:47:50qui se maintenait
00:47:51déguisé
00:47:52le loup déguisé
00:47:53en agneau
00:47:53parce que c'est faux
00:47:55quand on regarde
00:47:56l'entourage initial
00:47:57d'Emmanuel Macron
00:47:58et bien on voit
00:47:58des personnalités
00:47:59comme Simet Ndiaye
00:48:00comme Ismaël Emélien
00:48:02et comme d'autres
00:48:03qui sont en réalité
00:48:04tous des anciens
00:48:04schtroskaniens
00:48:05Benjamin Griveaux
00:48:06autour d'Emmanuel Macron
00:48:07c'était l'équipe
00:48:08de Dominique Strauss
00:48:09la décision de supprimer
00:48:10la taxe d'habitation
00:48:11c'était une des mesures phares
00:48:12du programme présidentiel
00:48:14qui n'a jamais eu lieu
00:48:14de Dominique Strauss
00:48:15en réalité
00:48:16il n'y a jamais eu
00:48:18de nouveau monde
00:48:18il n'y a jamais eu
00:48:19vraiment eu
00:48:20au fond de société civile
00:48:21et on voit
00:48:22au bout de 8 ou 9 ans
00:48:23qu'en réalité
00:48:24le macronisme
00:48:24est littéralement
00:48:25en train de s'effondrer
00:48:26sur lui-même
00:48:26et de disparaître
00:48:27ça veut dire quoi
00:48:27Emmanuel Macron
00:48:28avait pompé ici et là
00:48:29les mesures
00:48:30qui lui semblaient
00:48:30les plus pertinentes
00:48:31les plus séduisantes
00:48:32peut-être les plus efficaces
00:48:33ne retire pas ça
00:48:34et puis il a rassemblé
00:48:36autour de lui
00:48:36les gens qui représentaient
00:48:37ses diverses sensibilités
00:48:38il s'en est créé
00:48:39une idéologie
00:48:40et un projet
00:48:40et en fait
00:48:44mais quelque part
00:48:45de le réformer
00:48:45pour le consolider
00:48:46alors il y a eu un projet
00:48:47sans idéologie
00:48:48et un projet sans idéologie
00:48:50et bien c'est une absence
00:48:51totale de projet
00:48:51et d'ailleurs
00:48:52ça a été la grande blague
00:48:53pendant l'élection présidentielle
00:48:54de 2017
00:48:54c'était le fameux
00:48:55c'est notre projet
00:48:56et ce projet
00:48:57personne n'était capable
00:48:58de le définir
00:48:58on a vu les journalistes
00:48:59qui couraient les meetings
00:49:00d'Emmanuel Macron
00:49:01pendant la campagne présidentielle
00:49:02et demandaient aux gens
00:49:03mais quelle mesure
00:49:04vous plaît dans son programme
00:49:05qu'est-ce qui vous plaît
00:49:06dans son programme
00:49:06les gens étaient incapables
00:49:08de répondre en réalité
00:49:08parce qu'il y avait simplement
00:49:09cet homme
00:49:10qui dégageait une promesse
00:49:11qui dégageait peut-être
00:49:12l'idée aussi
00:49:13de ce que les français
00:49:13se faisaient
00:49:15de ce que devait être
00:49:16un homme politique
00:49:17et force est de constater
00:49:18qu'Emmanuel Macron
00:49:18en quelques années
00:49:19a tout mis par terre
00:49:20est-ce qu'on peut le classer
00:49:21politiquement aujourd'hui ?
00:49:22au bout de 9 ans
00:49:23de mandat présidentiel
00:49:26la gauche
00:49:26la droite
00:49:27est-ce que finalement
00:49:28le en même temps
00:49:29c'est pas la vérité
00:49:30c'est-à-dire rien ?
00:49:32c'est l'extrême centre
00:49:33en réalité
00:49:33c'est nous
00:49:35l'extrême centre
00:49:35c'était la formule
00:49:36de Jean-François Kahn
00:49:36elle était révolutionnaire
00:49:37que Emmanuel Macron
00:49:38a repris d'ailleurs
00:49:39à son propre compte
00:49:40quand il y a encore un journaliste
00:49:41je ne sais plus lequel
00:49:42lui avait demandé de se définir
00:49:43il dit oui
00:49:43je pense que dans une certaine mesure
00:49:44on peut parler d'extrême centre
00:49:45c'est le camp de la raison
00:49:47contre tous les autres
00:49:48c'est les gentils
00:49:49contre les méchants
00:49:50c'est les bons
00:49:50contre les salauds
00:49:51en fait c'est un néolibéral
00:49:52c'est un ultralibéral
00:49:53tout simplement
00:49:55un petit peu maquillé
00:49:56avec quelques nuances sociales
00:49:57et bien là
00:49:58il faut voir justement
00:49:59la première partie
00:50:00de son quinquennat
00:50:00entre 2017 et 2019
00:50:02c'était effectivement
00:50:03un programme plutôt libéral
00:50:04on l'a vu
00:50:05réforme progressive
00:50:06de l'assurance chômage
00:50:07le but était
00:50:08de remettre un petit peu
00:50:09tout le monde au travail
00:50:09et d'en finir justement
00:50:10avec l'état social
00:50:11et puis la crise du Covid
00:50:12est arrivée
00:50:13le fameux quoi qu'il en coûte
00:50:15et là Emmanuel Macron
00:50:16est redevenu
00:50:17ce qui au fond
00:50:17il a toujours été politiquement
00:50:18c'est-à-dire aussi un socialiste
00:50:20je reçois Marc Henault
00:50:21auteur de l'ampleur des dégâts
00:50:23le vrai bilan
00:50:24d'une présidence
00:50:25d'Emmanuel Macron
00:50:26de 2017 à 2026
00:50:28aux éditions de l'artilleur
00:50:30vous nous appelez
00:50:31au 0 826 300 300
00:50:33Emmanuel Galassot
00:50:34attend votre appel
00:50:34je suis sûr
00:50:35que vous avez vous aussi
00:50:36votre avis à donner
00:50:37et que vous êtes curieux
00:50:38Marc Henault peut répondre
00:50:39à des questions
00:50:39que vous avez envie de poser
00:50:40sur le président de la République
00:50:41l'ouvrage est très très complet
00:50:43on va rentrer dans le vif du sujet
00:50:45tout de suite après la pause
00:50:46et malgré tout
00:50:48je sais que chez vous
00:50:49il y a une question
00:50:50que vous n'avez pas osé poser
00:50:51un détail qui vous manque
00:50:53sur la vraie personnalité
00:50:54d'Emmanuel Macron
00:50:55et surtout
00:50:56surtout
00:50:56pas seulement la personnalité
00:50:58son bilan politique
00:50:59dans quel état
00:51:00il laisse la France
00:51:01on voit ce matin
00:51:02que c'est un peu plus compliqué
00:51:03et bien vous nous appelez
00:51:04au 0 826 300 300
00:51:06et nous échangerons
00:51:07avec vous
00:51:07pour éclairer vos lumières
00:51:09vous êtes sur Sud Radio
00:51:10il est 13h15
00:51:11je reçois Marc Henault
00:51:13confrères journalistes
00:51:14auteurs de l'ampleur des dégâts
00:51:15le vrai bilan
00:51:16d'une présidence
00:51:16celle de Macron
00:51:17de 2017 à 2026
00:51:19bien entendu
00:51:20auditeurs de Sud Radio
00:51:22appelez-nous
00:51:22parce qu'on va parler
00:51:23du bilan
00:51:24de ce président de la République
00:51:25pas de personnalité
00:51:27on en a beaucoup
00:51:27beaucoup beaucoup discuté
00:51:29mais du vrai bilan politique
00:51:31trois chapitres
00:51:32l'art de la guerre
00:51:33le Mozart de la finance
00:51:35et la Nouvelle France
00:51:36c'était les thématiques
00:51:36vous parlez au début
00:51:38Marc Henault
00:51:39de la casse sociale
00:51:39est-ce qu'il y a une vraie
00:51:40casse sociale
00:51:41dans le bilan de Macron
00:51:42et colossal
00:51:44on a bien vu
00:51:45le taux de pauvreté exploser
00:51:46et d'ailleurs
00:51:46c'était une des erreurs
00:51:48originelles d'Emmanuel Macron
00:51:49on se rappelle
00:51:50au début de son quinquennat
00:51:51il avait d'ailleurs
00:51:51promis pendant sa campagne
00:51:52que plus personne
00:51:54ne dormirait dans la rue
00:51:55lorsqu'il aurait le pouvoir
00:51:56les promesses
00:51:57les promesses
00:51:57il avait dit qu'il éradiquerait
00:51:59les causes
00:51:59qui faisaient que les français
00:52:00votaient Rassemblement National
00:52:01ou pour les extrêmes
00:52:02ça n'a pas tout à fait
00:52:03marché son système
00:52:04il a plutôt essayé
00:52:04d'éradiquer les pauvres
00:52:05c'était un petit peu ça
00:52:07c'était un petit peu ça
00:52:08le problème
00:52:09on l'a vu d'ailleurs
00:52:10il est arrivé
00:52:11en disant
00:52:11je vois un revenu universel
00:52:12pour les pauvres
00:52:13etc
00:52:13le truc est enterré
00:52:15alors si
00:52:15il y a une résolution
00:52:16qui est votée en 2020
00:52:17à l'Assemblée Nationale
00:52:18mais je crois qu'il y a
00:52:1925 députés
00:52:20dans l'hémicycle
00:52:20c'est dire à quel point
00:52:21le sujet était d'importance
00:52:22pour lui
00:52:22et en 2022
00:52:23quand on a essayé
00:52:23de faire revenir le sujet
00:52:24sur la table
00:52:25il a dit
00:52:25écoutez
00:52:25je verrai ça
00:52:26quand j'aurai le temps
00:52:27ça c'est la façon
00:52:28dont il traite la pauvreté
00:52:28enfin si vous voulez
00:52:29je verrai quand j'aurai le temps
00:52:30c'est plus une priorité pour moi
00:52:32et c'est peut-être ça aussi
00:52:33le problème avec Emmanuel Macron
00:52:34ça a été effectivement aussi
00:52:37le mouvement des gilets jaunes
00:52:38la casse de l'hôpital public
00:52:40la casse de l'éducation nationale
00:52:41en réalité
00:52:42tous les signaux
00:52:42envoyés par Emmanuel Macron
00:52:44à l'égard des petits gens
00:52:45à l'égard des gens
00:52:46qui travaillent
00:52:47qui payent leurs impôts
00:52:47qui se lèvent tôt
00:52:48et bien ont été
00:52:49totalement désastreux
00:52:50ça s'est vraiment accéléré
00:52:51à partir des gilets jaunes
00:52:52à partir du moment
00:52:53où finalement
00:52:55les gilets jaunes
00:52:56en fait ont compris
00:52:57qu'en réalité
00:52:58ce nouveau monde
00:52:58ne voulait pas d'eux
00:52:59qu'ils étaient réellement
00:53:00ceux qui ne sont rien
00:53:01par rapport à ceux
00:53:02qui ont réussi
00:53:03et bien ça n'a fait
00:53:04qu'en pire avec le temps
00:53:05et ils ne s'en sont jamais
00:53:06débarrassés
00:53:07parce que là on a vu
00:53:08avec la situation internationale
00:53:10la hausse du prix du carburant
00:53:11la seule obsession
00:53:12de l'Elysée en ce moment
00:53:13c'est est-ce que
00:53:14Emmanuel Macron va terminer
00:53:15son deuxième quinquennat
00:53:15avec une seconde crise
00:53:16des gilets jaunes
00:53:17c'est-à-dire à quel point
00:53:18la plaie est encore béante
00:53:19donc c'est le premier de cordée
00:53:20qui dirige tout
00:53:21et puis il n'y a pas
00:53:22de dernier de cordée
00:53:23c'est tout le monde
00:53:23est évacué de la cordée
00:53:25si on n'est pas le premier
00:53:26voilà on nous a vendu
00:53:27le ruissellement
00:53:27pendant des années
00:53:28et force est de constater
00:53:29que le ruissellement
00:53:29n'est jamais
00:53:29les parlementaires
00:53:31qui se souviennent
00:53:31du premier quinquennat
00:53:32à 2017-2022
00:53:35majorité absolue
00:53:36de la Macronie
00:53:37à travers trois sensibilités
00:53:38Renaissance, Horizons
00:53:40et le Modem
00:53:41se souviennent que
00:53:42jamais
00:53:43même d'anciens parlementaires
00:53:44qui avaient connu
00:53:45d'autres présidences
00:53:46et d'autres législatures
00:53:48jamais une majorité
00:53:49n'avait été aussi peu
00:53:50attentive
00:53:51aux demandes
00:53:52de l'opposition
00:53:52c'était un non
00:53:54un refus systématique
00:53:55et ils disent
00:53:56on sentait bien
00:53:56que nos collègues députés
00:53:57auraient bien
00:53:58à un moment donné
00:53:58fait des concessions
00:53:59on sentait que ça venait
00:54:00des disées
00:54:00on n'écoute rien
00:54:01on fait ce qu'on dit
00:54:03et on ne tient pas compte
00:54:04de l'opposition
00:54:05est-ce que Emmanuel Macron
00:54:07est intrinsèquement
00:54:08un vrai démocrate
00:54:09ou ça n'intéresse pas ?
00:54:11En tout cas
00:54:12disons qu'il a une lecture
00:54:13très personnelle
00:54:14de la constitution
00:54:14en fait si vous voulez
00:54:15contrairement par exemple
00:54:16au général de Gaulle
00:54:17lui il n'a jamais eu
00:54:17le souci de sa propre légitimité
00:54:19il a considéré
00:54:19qu'à partir du moment
00:54:20où les urnes avaient parlé
00:54:21à l'élection présidentielle
00:54:22et aux élections initiatives
00:54:22et bien il n'avait plus
00:54:23aucun compte à rendre
00:54:24pendant 5 ans
00:54:24et d'ailleurs
00:54:25c'était je pense
00:54:26un des souvenirs
00:54:27les plus marquants
00:54:27du premier quinquennat
00:54:28à l'Assemblée Nationale
00:54:28ça a été le coup de gueule
00:54:29de François Ruffin
00:54:30quand il avait traité
00:54:31les députés de la majorité
00:54:32de députés Playmobil
00:54:33et ça avait marqué les gens
00:54:35parce que Ruffin
00:54:36il proposait en plus
00:54:36avec un député LR
00:54:38il me semble que c'était
00:54:38Aurélien Pradié
00:54:39une proposition de loi
00:54:40visant il me semble
00:54:41à améliorer
00:54:42les conditions
00:54:43des femmes de ménage
00:54:44du personnel
00:54:45ou des auxiliaires
00:54:47de vie scolaire
00:54:47en tout cas
00:54:47c'était un sujet comme ça
00:54:48et il a dit
00:54:50en fait vous avez voté contre
00:54:51mais sans rien proposer
00:54:52sans débat
00:54:53sans rien
00:54:53il avait voté contre
00:54:55contre contre
00:54:56contre comme des Playmobil
00:54:57et elle pose question
00:54:58en réalité
00:54:59cette majorité
00:54:59d'Emmanuel Macron
00:55:00parce que pour faire simple
00:55:01c'était un tiers
00:55:01d'anciens LR
00:55:02un tiers d'anciens socialistes
00:55:03et un tiers
00:55:04de ce qu'on appelait
00:55:04la société civile
00:55:05et on l'a vu
00:55:06cette majorité
00:55:07se déliter au fur et à mesure
00:55:08Emmanuel Macron
00:55:09en 5 ans
00:55:09il a perdu près de 80 députés
00:55:11parce qu'à partir du moment
00:55:12où vous lancez
00:55:15un projet de réforme
00:55:16de l'immigration
00:55:16vous perdez automatiquement
00:55:18toute la gauche
00:55:18de votre parti
00:55:19et puis des gens
00:55:19de la société civile
00:55:20parce que ces gens
00:55:21de la société civile
00:55:21ils se sont engagés
00:55:22sur la base d'un projet
00:55:23sans programme
00:55:23et donc ils se sont aperçus
00:55:25qu'en fait
00:55:25mener une politique
00:55:26c'était voter des lois
00:55:27des lois avec lesquelles
00:55:28on n'est pas forcément en accord
00:55:29et on s'est retrouvé
00:55:30en fait avec une majorité
00:55:31assez fantoche
00:55:32où il y avait une discipline
00:55:33totalement verticale
00:55:34dans leur groupe
00:55:35parce que de toute façon
00:55:35il n'y avait tellement
00:55:36pas d'accord de base
00:55:37qu'il fallait justement
00:55:39cette gestion
00:55:40tout à fait militaire
00:55:41pour éviter justement
00:55:42les débordements
00:55:43ce qui n'a pas empêché
00:55:44ce groupe d'exploser
00:55:44à plusieurs reprises
00:55:45Tout président de la République
00:55:47finit difficilement
00:55:48son mandat
00:55:50De Gaulle-Pompidou
00:55:51peut-être un peu moins
00:55:52Pompidou est mort
00:55:53de toutes les manières
00:55:54Valéry Charles Esquin
00:55:55c'est clair
00:55:55on se souvient de sa sortie
00:55:56de l'Elysée
00:55:57éluée par la foule
00:55:58Mitterrand
00:55:59début euphorique
00:56:00fin
00:56:01très difficile
00:56:03Girac aussi
00:56:03donc de la désaffection
00:56:05Sarkozy
00:56:06plus que de la désaffection
00:56:08Hollande
00:56:08effondrement
00:56:10Emmanuel Macron
00:56:10vous parlez de
00:56:12je le confirme
00:56:13parce que je parle
00:56:14de détestation
00:56:15il est vomi
00:56:16Mais parce que
00:56:18c'est intrinsèque
00:56:20à sa personnalité
00:56:21on va aller un petit peu
00:56:22sur sa personnalité
00:56:23il a passé
00:56:24tout son premier
00:56:25quinquennat
00:56:25à une partie du deuxième
00:56:26alors à partir du moment
00:56:27où on est en majorité relative
00:56:29on n'a plus de majorité absolue
00:56:29c'est plus compliqué
00:56:30on se rappelle
00:56:31des petites phrases
00:56:31d'Emmanuel Macron
00:56:32qui ont même réussi
00:56:33à faire oublier
00:56:33celle de François Hollande
00:56:34d'ailleurs
00:56:34parce que je rappelle
00:56:35que François Hollande
00:56:36c'était la fameuse phrase
00:56:36sur les 100 dents
00:56:37qui lui a presque coûté
00:56:39on est passé de
00:56:41mon ennemi c'est la finance
00:56:42à ces comptes français
00:56:44qui n'ont pas les moyens
00:56:44de se payer des soins dentaires
00:56:45je ne sais pas
00:56:47si les gens se rendent compte
00:56:48de la violence
00:56:48de ces propos
00:56:49il l'avait tellement payé
00:56:51qu'il n'a pas osé se représenter
00:56:51et le pire c'est qu'Emmanuel Macron
00:56:53a fait exactement
00:56:54les mêmes erreurs derrière
00:56:55c'est pour ça qu'Emmanuel Macron
00:56:56était autant détesté
00:56:57c'est que
00:56:57pendant le premier quinquennat
00:56:58c'était un président
00:56:59qui jouissait de tous les pouvoirs
00:57:00il avait une majorité absolue partout
00:57:01et le Sénat
00:57:02qui était certes
00:57:03en majorité LR
00:57:05mais qui ne fait pas partie
00:57:06des opposants
00:57:06les plus farouches
00:57:07on va dire à une politique
00:57:08à l'époque en tout cas
00:57:10il avait toutes les clés en main
00:57:12résultat
00:57:12il n'a rien fait
00:57:13et le deuxième quinquennat
00:57:15lorsqu'il a été effectivement réélu
00:57:17mais qu'il a été mis
00:57:17en majorité relative
00:57:18qui n'a fait que se réduire
00:57:19avec les années
00:57:20on pensait
00:57:20il va peut-être changer
00:57:21sa manière de gouverner
00:57:22il a peut-être compris
00:57:22qu'il faudrait cette fois
00:57:23aller dans le compromis
00:57:24et évidemment non
00:57:25impossible
00:57:25ce n'est pas dans son logiciel
00:57:27le podium dingue
00:57:28ce n'est pas faux
00:57:29qu'on peut trouver du boulot
00:57:31en traversant la rue
00:57:31c'est vrai qu'il y a des gens
00:57:32qui ne font pas l'effort
00:57:33tout ça
00:57:33c'était que les français
00:57:35sont un peu pleurnichards
00:57:37et puis les couloirs réfractaires
00:57:38tout ça n'est pas faux
00:57:39c'était l'état d'esprit
00:57:40dans lequel il le disait
00:57:41et finalement
00:57:41pour n'aboutir à rien
00:57:42mais même ceux qui sont tout
00:57:44et ceux qui ne sont rien
00:57:44dans l'absolu
00:57:45cette phrase
00:57:46elle résume aussi
00:57:47Mme Macron
00:57:47et c'est peut-être au fond
00:57:48ce genre de phrase
00:57:49qui aussi l'a fait gagner
00:57:50puisqu'il s'est un peu mis
00:57:52dans le camp des winners
00:57:53entre guillemets
00:57:53et je pense que tous les winners
00:57:54tous les gagnants
00:57:55de la mondialisation de ce pays
00:57:56ont entendu cette phrase
00:57:57ont dit tiens c'est vrai
00:57:58et s'il avait tourné cette phrase
00:58:00en disant
00:58:00justement moi je serais ce train
00:58:02qui permettrait à ceux
00:58:05qui ne sont rien
00:58:06d'être emmenés vers le succès
00:58:08par ceux qui ont réussi
00:58:09et bien à la limite
00:58:09ça pourrait presque passer
00:58:10comme un discours
00:58:11comme un langage assez positif
00:58:12mais évidemment
00:58:13ça n'a été qu'une fracture
00:58:15supplémentaire
00:58:16dans un pays
00:58:17déjà au bord du gouffre
00:58:18Mais est-ce qu'ils ne se rendent pas compte
00:58:20maintenant
00:58:21qu'on arrive à la fin
00:58:22de ces deux mandats
00:58:24qu'il a commis des erreurs
00:58:26puisqu'il a quand même reconnu
00:58:27auprès de Brut India
00:58:30je cite
00:58:30j'ai fait de grosses erreurs
00:58:32dans ma carrière
00:58:33par excès de confiance
00:58:34lors de mes mandats
00:58:35est-ce que
00:58:36vous pensez
00:58:37qu'il prend conscience
00:58:38qu'il a fait des erreurs
00:58:40par le passé
00:58:40depuis son début
00:58:42de mandature ?
00:58:43Alors je ne suis pas
00:58:44évidemment
00:58:44je ne suis pas dans sa tête
00:58:45mais je pense
00:58:46qu'un des défauts du pouvoir
00:58:48c'est qu'il isole
00:58:49et qu'on peut
00:58:50je pense
00:58:50quand on est à l'Elysée
00:58:51s'aveugler pendant très longtemps
00:58:52de toute façon
00:58:53la situation politique
00:58:54lui rappelle tous les jours
00:58:55au moins depuis 2022
00:58:56qu'il s'est mis tout seul
00:58:57dans une impasse
00:58:58on va revenir peut-être
00:58:59sur la dissolution
00:59:00de l'Assemblée Nationale
00:59:01mais qui a été je pense
00:59:02je veux dire
00:59:03le coup de Chirac
00:59:04en 95
00:59:05c'était presque du génie
00:59:06je veux dire
00:59:06à côté de 97
00:59:07pardon
00:59:07ça a été presque du génie
00:59:08à côté de la décision
00:59:09de la dissolution
00:59:10d'Emmanuel Macron
00:59:10qui a été une catastrophe absolue
00:59:13Emmanuel Macron
00:59:14de fait aujourd'hui
00:59:14est un homme seul
00:59:15quand on nomme Sébastien Lecornu
00:59:17Premier ministre
00:59:17c'est-à-dire son dernier fidèle
00:59:19le commandant
00:59:20de la guerre de prétorienne
00:59:21en définitive
00:59:21c'est qu'en fait
00:59:22on est sur le champ de bataille
00:59:23on est en train de faire
00:59:24le dernier carré
00:59:25et je pense qu'effectivement
00:59:26il y a quand même un moment
00:59:26où il s'est dit
00:59:27en fait politiquement
00:59:28je me suis mis dans une situation
00:59:29qui est inextricable
00:59:30il n'écoute personne
00:59:31parce que beaucoup de gens
00:59:32ont dit
00:59:32on lui parle
00:59:33au début
00:59:34le cercle rapproché
00:59:35qu'il avait autour de lui
00:59:36il y avait une réunion
00:59:37tous les jeudis je crois
00:59:38il écoutait
00:59:39il demandait d'ailleurs
00:59:40qu'on le critique
00:59:40et puis
00:59:42évolution classique
00:59:42c'est un président république
00:59:43disposant d'autant de pouvoir
00:59:44il n'écoute plus personne
00:59:46si ce n'est
00:59:47des visiteurs du soir
00:59:48qu'il devienne des flagorneurs
00:59:49c'est le principe
00:59:50ça s'appelle une cour
00:59:51mais c'est pour ça
00:59:52cette dissolution de 2024
00:59:53pour moi
00:59:54elle a été incroyable
00:59:54elle a été d'une violence
00:59:55absolument hallucinante
00:59:56pour ses amis
00:59:58nous on se rappelle
00:59:59des dé-off absolument
01:00:00terrifiants
01:00:01je pense même à des gens
01:00:02comme Gilles Lejeune
01:00:03qui ont tout donné
01:00:04pour ce type
01:00:04certains ont sacrifié
01:00:06leur famille
01:00:06leur vie privée
01:00:07il a été lynché
01:00:09lâché
01:00:09enfin traîné au sol
01:00:10alors que moi
01:00:11c'était vraiment celui
01:00:12qui venait faire
01:00:12le service après-vente
01:00:13à chaque prise de parole
01:00:14il était allé loin
01:00:15dans la dévotion
01:00:16oui honnêtement
01:00:17en disant que
01:00:17les gens ne comprenaient pas
01:00:19la pensée complexe du président
01:00:20parce qu'il était trop intelligent
01:00:21pour nous
01:00:22pauvres mortels
01:00:22je veux dire
01:00:23il y a quand même
01:00:24elle est très très loin
01:00:24et ce type là
01:00:25il y a tous les autres
01:00:25du jour au lendemain
01:00:26enfin rappelez-vous
01:00:27de la tête de Gabriel Attal
01:00:28au lendemain de la dissolution
01:00:29et là Emmanuel Macron
01:00:30leur explique
01:00:30à tous ces gens
01:00:31qu'il suit depuis 2017
01:00:32en fait vous savez quoi
01:00:33et bien les étiquettes politiques
01:00:35les intérêts des uns
01:00:36et des autres
01:00:36donc la loyauté
01:00:37la fidélité
01:00:37en fait j'en ai jamais
01:00:38rien eu à faire
01:00:39je m'en fous
01:00:39et le but
01:00:40le but in fine
01:00:42c'est moi
01:00:42c'est moi qui ai le pouvoir
01:00:44vous à la limite
01:00:44je vous ai attiré avec moi
01:00:46pendant un temps
01:00:47vous avez grâce à moi
01:00:48profité du pouvoir
01:00:49mais le pouvoir in fine
01:00:50c'est moi qui le détient
01:00:51c'est moi qui le possède
01:00:52et pour ces gens-là
01:00:53le réveil a été
01:00:54d'une brutalité inouïe
01:00:55il faut voir les boucles
01:00:56WhatsApp des anciens parlementaires
01:00:57de la République en marche
01:00:58qui pour certains
01:00:58sont encore actifs
01:00:59mais ce sont des tonnes
01:01:01et ce sont des tonnes
01:01:01de fiel et d'écreurs
01:01:02enfin c'est des gens
01:01:03qui se sont sentis
01:01:04et ils ont raison
01:01:05d'ailleurs totalement trahis
01:01:06par un homme
01:01:07en qui ils avaient tout placé
01:01:08je reçois Marc Henault
01:01:10auteur de l'ampleur des dégâts
01:01:11aux éditions L'Artilleur
01:01:13le vrai bilan d'une présidence
01:01:15on parle d'Emmanuel Macron
01:01:16vous l'aviez compris
01:01:16appelez-nous au 0826 300 300
01:01:19Emmanuel Galasso
01:01:19attend votre appel
01:01:20qu'est-ce que vous pensez
01:01:22du bilan du président de la République
01:01:23est-ce que vous avez vous-même
01:01:25constaté personnellement
01:01:26avoir été victime
01:01:27de l'impact
01:01:27de cette politique
01:01:29inconséquente
01:01:29depuis 10 ans
01:01:31et quels souvenirs
01:01:32garderez-vous
01:01:33de ce président
01:01:34est-ce que c'était
01:01:35vous y avez cru
01:01:36et puis vous êtes très déçu
01:01:37ou est-ce que vous n'y avez
01:01:38jamais cru
01:01:390826 300 300
01:01:40on attend votre appel
01:01:41je suis sûr
01:01:41que vous avez des choses
01:01:42à nous dire
01:01:44midi 14h
01:01:45Sud Radio
01:01:46la France dans tous ses états
01:01:48Péricault Légas
01:01:49mais oui
01:01:49vous êtes bien sûr
01:01:50Sud Radio
01:01:51il est 13h30
01:01:52je reçois Marc Henault
01:01:54mon confrère
01:01:55de ma d'oeuvre actuelle
01:01:55auteur de l'ampleur des dégâts
01:01:57le vrai bilan
01:01:57d'une présidence
01:01:58après tout ce qu'on a déjà lu
01:02:00et écrit sur Emmanuel Macron
01:02:01je me suis dit
01:02:01mais quand
01:02:02avant qu'en commençant le bouquin
01:02:03qu'est-ce qu'il va pouvoir ajouter d'autres
01:02:04mais c'est qu'il y en a à dire
01:02:06c'est qu'il y en a à dire
01:02:06et vous faites un bilan
01:02:08un bilan politique
01:02:09sur son action
01:02:10son engagement
01:02:11les conséquences
01:02:11on était en train de parler là
01:02:13de l'échec politique
01:02:14et la faillite
01:02:15la faillite diplomatique
01:02:16on voit aujourd'hui
01:02:16comment finalement
01:02:17le président de la république
01:02:18n'existe qu'à travers
01:02:19cette capacité
01:02:20qu'il a
01:02:21d'être présent
01:02:22sur la scène internationale
01:02:23mais avec peu de moyens
01:02:25l'économie
01:02:26vous vous parlez
01:02:26de effondrement de l'économie
01:02:28mais il avait trouvé déjà
01:02:29une économie un peu fragile
01:02:31vous êtes d'accord
01:02:31il n'est pas
01:02:31il n'est pas responsable de tout
01:02:33mais il laisse la situation
01:02:34bien plus dramatique
01:02:35que celle qu'il a trouvée
01:02:36oui et c'est ça le drame
01:02:38c'est qu'il a été aussi élu
01:02:39sur cette promesse là
01:02:40c'est que
01:02:42le Mozart de la finance
01:02:43voilà les gestions
01:02:44de Nicolas Sarkozy
01:02:45et de François Hollande
01:02:46avaient laissé
01:02:46le Mozart de la finance
01:02:48c'est marrant
01:02:48alors on se demande tous
01:02:50je ne sais plus
01:02:50c'est possible
01:02:51c'est possible
01:02:52ce soir
01:02:52qui ne dit plus ça
01:02:53je pense aujourd'hui
01:02:54en tout cas
01:02:56les deux se sont
01:02:56considérablement éloignés
01:02:57c'est la honte du créateur
01:03:00par rapport à la créature
01:03:00peut-être vivre
01:03:02en tout cas
01:03:02c'est le drame
01:03:04d'Emmanuel Macron
01:03:04c'est que certes
01:03:05il hérite
01:03:06d'une situation
01:03:07de difficulté
01:03:07allez on va même
01:03:08lui accorder un point
01:03:09c'est compliqué
01:03:10d'avoir un comparatif
01:03:13par exemple
01:03:13avec la crise du Covid
01:03:14tout comme c'est compliqué
01:03:15d'avoir un comparatif
01:03:15avec Nicolas Sarkozy
01:03:16et la crise de 2008
01:03:17comme il est le seul
01:03:18dirigeant français
01:03:19à avoir affronté
01:03:20une telle situation
01:03:20on ne peut pas forcément
01:03:21dire qu'un tel ou un tel
01:03:22aurait été meilleur
01:03:23ou aurait géré ça
01:03:24de manière plus efficace
01:03:25mais Emmanuel Macron
01:03:27je pense
01:03:28on se rappellera lui
01:03:29comme l'homme
01:03:30aux mille milliards de dettes
01:03:31moi je pense que
01:03:31ce n'est pas Bruno Le Maire
01:03:32qui portera cette responsabilité
01:03:34qui n'a pas aidé
01:03:36mais ce sera surtout
01:03:36Emmanuel Macron
01:03:37parce que
01:03:38parce qu'on peut aussi
01:03:40on peut aussi revenir
01:03:41justement sur la période
01:03:42du Covid
01:03:42et les chiffres
01:03:43sont absolument incroyables
01:03:45par exemple
01:03:45le quoi qu'il en coûte
01:03:46qui a coûté des dizaines
01:03:47de milliards d'euros
01:03:47à la France
01:03:48et bien du jour au lendemain
01:03:49on s'est dit
01:03:49ils se sont dit
01:03:50on va injecter de l'argent
01:03:51pour éviter que les entreprises
01:03:52se ferment
01:03:53il y avait en gros
01:03:54entre 30 et 40 000 entreprises
01:03:55qui fermaient
01:03:5630 à 40 000 entreprises
01:03:59qui fermaient chaque année
01:04:00après la crise Covid
01:04:01il n'y en avait plus
01:04:02que 15 000
01:04:03et deux ans après le Covid
01:04:05ce chiffre double
01:04:05il repasse à 60 000
01:04:06c'est-à-dire qu'on a perdu
01:04:08des dizaines de milliards d'euros
01:04:09pour maintenir en vie
01:04:11artificiellement
01:04:11des entreprises
01:04:12qui étaient destinées
01:04:12de toute façon à mourir
01:04:13pour les prolonger
01:04:15d'un an ou deux
01:04:15et pour justement
01:04:16ne pas avoir à subir
01:04:17les conséquences électorales
01:04:18et politiques de cette chose
01:04:18et de cette politique
01:04:20et c'est peut-être ça
01:04:21le pire chez Emmanuel Macron
01:04:22c'est qu'au lieu de gérer
01:04:23justement
01:04:25l'économie de ce pays
01:04:26comme quelqu'un venant du privé
01:04:27comme quelqu'un
01:04:28avec une expérience
01:04:28justement financière
01:04:29et le problème
01:04:31c'est qu'il a géré ça
01:04:32politiquement
01:04:32c'est-à-dire qu'ils ont
01:04:34balancé des sommes
01:04:36absolument gigantesques
01:04:37par la fenêtre
01:04:37pour préserver une situation
01:04:39pour préserver une rente électorale
01:04:41pour préserver un intérêt politique
01:04:42il n'y a jamais eu
01:04:43si vous voulez
01:04:44un rapport sain
01:04:44avec l'économie
01:04:46et avec l'argent public
01:04:47et c'est peut-être ça aussi
01:04:48qui lui a coûté
01:04:49en grande partie
01:04:52sa majorité absolue
01:04:53en 2022
01:04:53c'est que
01:04:54le principal argument
01:04:55c'était de dire
01:04:55nous sommes bons
01:04:57et le Rassemblement National
01:04:58par exemple
01:04:58c'est des amateurs
01:04:59les autres ce sont des amateurs
01:05:00nous sommes les professionnels
01:05:01et quand on voit
01:05:02ce qu'a donné
01:05:039 ans de professionnalisme
01:05:04entre guillemets
01:05:05quand on voit
01:05:06la situation globale
01:05:07et bien on se dit
01:05:08en fait
01:05:08ça ne marche plus
01:05:09Alors certains observateurs
01:05:11disaient même
01:05:11que cette dilapidation
01:05:12des fonds publics
01:05:13était un peu voulue
01:05:14parce que
01:05:15dans l'optique
01:05:16de l'arrivée
01:05:16du Rassemblement National
01:05:17en tout cas
01:05:18après législative
01:05:19à Matignon
01:05:20il leur aurait passé
01:05:21le relais
01:05:22avec les caisses vides
01:05:23voilà
01:05:24peut-être qu'il fallait
01:05:25cramer la caisse
01:05:27mais ce qui est certain
01:05:27c'est qu'en tout cas
01:05:28Emmanuel Macron
01:05:28on le voit bien
01:05:29fait tout
01:05:30pour se prémunir
01:05:32d'une potentielle
01:05:32alternance à venir
01:05:33enfin on peut parler
01:05:34de la situation économique
01:05:35on peut aussi parler
01:05:36du verrouillage institutionnel
01:05:37on peut parler
01:05:37du conseil d'état
01:05:38qui est présidé par un socialiste
01:05:39de la cour des comptes
01:05:40où Améline Monchalin
01:05:41vient d'être nommée
01:05:42grâce à la retraite
01:05:44à 65 ou 68 ans
01:05:45à priori
01:05:46elle est nommée
01:05:47pour encore une bonne
01:05:47quarantaine d'années
01:05:48à la tête de l'institution
01:05:49Richard Ferrand
01:05:50président du conseil constitutionnel
01:05:53on le sait d'ailleurs
01:05:54qu'en 2024
01:05:54Emmanuel Macron
01:05:55pariait sur
01:05:56pariait sur une alternance
01:05:58avec le rassemblement national
01:05:59il la voulait
01:06:00l'attendait
01:06:01pour être justement
01:06:01ce président
01:06:02face
01:06:03qui s'oppose
01:06:04au RN au pouvoir
01:06:05et cette initiative
01:06:06a été un petit peu sabotée
01:06:07on va dire par Gabriel Attal
01:06:08avec son front républicain
01:06:09nous avons Alain
01:06:10qui nous appelle
01:06:11de Vaucresson
01:06:11bonjour Alain
01:06:13oui bonjour
01:06:14bonjour
01:06:15merci de prendre mon appel
01:06:17voilà
01:06:17est-ce que vous aussi
01:06:18vous avez cru
01:06:19à un moment donné
01:06:20sans avoir peut-être
01:06:21voté pour lui
01:06:22on est en Emmanuel Macron
01:06:23et vous constatez
01:06:25que le bilan
01:06:25est plus douloureux
01:06:26qu'on ne pense
01:06:28c'est vrai que
01:06:28c'est un bilan
01:06:29effectivement financier
01:06:31qui est relativement douloureux
01:06:34on a aidé
01:06:35beaucoup de personnes
01:06:36qui ont besoin
01:06:37il y a eu la crise du Covid
01:06:39il y a eu beaucoup
01:06:40de perturbations
01:06:41mais moi je perds
01:06:43c'est à dire
01:06:43que parmi les anciens présidents
01:06:46que nous avons vus
01:06:47c'est le plus intelligent
01:06:48de tous les présidents
01:06:49et vraiment de l'homme
01:06:51et les français
01:06:52ils n'apprécient pas
01:06:53Emmanuel Macron
01:06:54parce qu'il est trop intelligent
01:06:55il n'y avait que 20%
01:06:57des gens intelligents
01:06:58qui apprécient Macron
01:06:58et donc effectivement
01:07:00ils attendent
01:07:01ils attendent leur gamaine
01:07:02ils attendent qu'on les aide
01:07:03qu'on les pousse
01:07:04qu'on les soutienne
01:07:05le français
01:07:06je suis vraiment déçu
01:07:07moi je suis français
01:07:08il y a 80 ans
01:07:09je suis déçu
01:07:10du comportement
01:07:11des français
01:07:12ils ne sont même pas
01:07:13la tête
01:07:13je suis bougé
01:07:14quand Macron dit
01:07:15il n'avait qu'à traverser
01:07:16la rue
01:07:17il faut qu'il traverse
01:07:18la rue
01:07:19il faut qu'il ouvre
01:07:19les fesses
01:07:20et en ce moment
01:07:21c'est pas de tout le cas
01:07:22ils sont devant leur écran
01:07:23c'est tout
01:07:23voilà
01:07:24ils attendent
01:07:24que le père Noël arrive
01:07:25mais le père Noël
01:07:27il commence à être fauché
01:07:28alors effectivement
01:07:29c'est pas facile
01:07:30mais je trouve que
01:07:31Macron c'est le seul
01:07:33qui a réussi
01:07:34à l'international
01:07:35à retrouver
01:07:36des collaborateurs
01:07:38et des présidents
01:07:39il ne s'est jamais pris
01:07:40des filets en tapis
01:07:41c'est des questions
01:07:42que j'emploie
01:07:43et qui ont été écoutés
01:07:44par tout le monde
01:07:45et à l'international
01:07:48et à l'Europe
01:07:49effectivement
01:07:49il fait le poids
01:07:50c'est le seul
01:07:50qui bouge
01:07:51parce que non
01:07:53moi vraiment
01:07:53je suis délu
01:07:56du comportement
01:07:57et de l'international
01:07:58des Français
01:07:58voilà
01:07:59mais je sais pas si vous voulez
01:07:59on a compris
01:08:01votre message Alain
01:08:02Marc-Elo
01:08:03Alain semble dire
01:08:03qu'on est un peu sévère
01:08:04que bon
01:08:05Macron n'a pas tout raté
01:08:06même s'il y a un bilan
01:08:07effectivement qui est mitigé
01:08:08sur la scène internationale
01:08:09il a quand même réussi
01:08:10à maintenir une certaine image
01:08:11de la France
01:08:12sur la scène internationale
01:08:13il a réussi à maintenir
01:08:15sa présence
01:08:15sa présence médiatique
01:08:16sa présence institutionnelle
01:08:18d'ailleurs la séquence
01:08:19la séquence de communication
01:08:20on le voit
01:08:21on le voit
01:08:21avec cette fameuse Marseillaise
01:08:22devant un sous-marin
01:08:24il faut reconnaître
01:08:25que ça ne manquait pas d'allure
01:08:27ça ne manquait pas de classe
01:08:28le seul problème
01:08:29c'est que derrière
01:08:29le bilan diplomatique
01:08:31d'Emmanuel Macron
01:08:31c'est quoi ?
01:08:32c'est quoi le bilan diplomatique
01:08:34d'Emmanuel Macron ?
01:08:35c'est d'abord commencer
01:08:36à proclamer son soutien
01:08:37inconditionnel à Israël
01:08:38pour quelques mois plus tard
01:08:39reconnaître l'état palestinien
01:08:41en donnant l'impression
01:08:42de céder face au Hamas
01:08:43incohérent
01:08:44c'est quoi ?
01:08:46c'est ce président
01:08:47qui va soutenir
01:08:48Volodymyr Zelensky
01:08:49en faisant des promesses partout
01:08:50à tel point qu'en Ukraine
01:08:52ils ont inventé
01:08:53le verbe Macroner
01:08:54qui signifie
01:08:55peu ou prou
01:08:58donner des promesses
01:08:59qu'on ne tiendra pas
01:08:59voilà mener un bateau
01:09:00en Afrique
01:09:02c'est déserté l'Afrique
01:09:04et la laisser aux mains
01:09:04des Russes
01:09:05des Russes de Wagner
01:09:05c'est là où je comprends pas
01:09:08trop ce que dit monsieur
01:09:08c'est qu'il y a des chiffres
01:09:10et des données
01:09:11qui démontrent qu'en réalité
01:09:12rien strictement
01:09:13rien n'a marché
01:09:13et je tiens à rassurer Alain
01:09:15j'ai vraiment cherché
01:09:16dans le bilan
01:09:17des choses positives
01:09:18des réussites
01:09:20parce qu'il y aurait pu
01:09:21y en avoir en réalité
01:09:21rien strictement
01:09:22rien n'a fonctionné
01:09:23et c'est pour ça
01:09:24peut-être monsieur
01:09:25si vous avez des exemples précis
01:09:27sur ce qu'Emmanuel Macron
01:09:28a pu réussir en 9 ans
01:09:31Alain
01:09:31est-ce qu'il y a quelque chose
01:09:32que voilà
01:09:33vous parlez de présence
01:09:34de présence internationale
01:09:35on vous le concède
01:09:36est-ce qu'au niveau économique
01:09:38il y a pris une décision
01:09:39une mesure
01:09:40dont vous considérez
01:09:41qu'elle a été importante
01:09:42et positive pour la France
01:09:44il y a beaucoup de Français
01:09:46qui étaient effectivement
01:09:47dans des difficultés
01:09:48il y a beaucoup d'aide
01:09:49lorsque vous êtes handicapé
01:09:51lorsque vous n'avez pas
01:09:53suffisamment d'argent
01:09:54pour régler vos factures
01:09:57non moi je trouve
01:09:58qu'il a fait beaucoup de choses
01:09:58alors si on parle
01:09:59effectivement
01:10:00de l'international
01:10:01comme par exemple
01:10:02le Mali
01:10:03les groupes d'Ackner
01:10:04effectivement
01:10:04ont été plébiscités
01:10:06par justement
01:10:08les Maliens
01:10:09et maintenant
01:10:10j'ai l'impression
01:10:10qu'ils le revêtent beaucoup
01:10:11parce qu'on était là-bas
01:10:12quand même très longtemps
01:10:13et ce sont les Maliens
01:10:14qui nous ont chassés
01:10:15mais c'est pas grave
01:10:16c'est pas grave
01:10:16maintenant je ne sais pas
01:10:17ce qu'ils en pensent
01:10:18mais ils sont certainement déçus
01:10:19mais je pense
01:10:20qu'à l'international
01:10:21partout où il est
01:10:23où il est
01:10:24comment dirais-je
01:10:25où il est reçu
01:10:26ça se passe bien
01:10:27qu'aussi bien
01:10:27avec
01:10:29avec d'autres présidents
01:10:31importants
01:10:32comme Donald Trump
01:10:32par exemple
01:10:33ça s'est bien passé
01:10:34et ce sont les salles
01:10:35européens
01:10:36qui relèvent un peu
01:10:37l'image de la France
01:10:38à l'international
01:10:39et quand on est
01:10:41sur les portes-avions
01:10:44c'est vrai que
01:10:45c'est les salles
01:10:46qui se bougent
01:10:46actuellement
01:10:47les autres ne bougent pas tellement
01:10:48donc
01:10:50vous savez
01:10:50de toute façon
01:10:52c'est un peu difficile
01:10:53de faire un bilan
01:10:56comment dirais-je
01:10:57complet
01:10:58mais moi j'estime
01:10:59que
01:11:00de toute façon
01:11:01le président Macron
01:11:03je pense effectivement
01:11:04qu'il ne pourra pas être
01:11:05venu
01:11:05parce qu'il ne peut pas
01:11:05se représenter
01:11:06mais je ne suis pas du tout
01:11:07venu pour lui
01:11:09lorsqu'il aura quitté
01:11:11la présidence
01:11:12il va pouvoir partout
01:11:13pour continuer
01:11:14sa vie
01:11:15et peut-être
01:11:17qu'il sera regretté
01:11:19parce que certains
01:11:19sont partis
01:11:20et ont été regrettés
01:11:22et moi je me
01:11:23comment dirais-je
01:11:25préfère
01:11:26à Charles Montreux
01:11:27qui pourtant a fait
01:11:28énormément de choses
01:11:29pour la France
01:11:30il a été chassé
01:11:31comme un bourrient
01:11:32voilà
01:11:33il a été viré
01:11:34comme un B3
01:11:35et ça
01:11:36je n'ai pas dû gérer ça
01:11:37voilà
01:11:37on parle toujours
01:11:38de Charles Montreux
01:11:39dans la foutue de l'ordre
01:11:40alors qu'il avait fait
01:11:41énormément de choses
01:11:41pour la France
01:11:42et ça je trouve ça
01:11:43vraiment nul
01:11:44on a compris
01:11:45Marqueno
01:11:46si Emmanuel Macron
01:11:48pouvait se représenter
01:11:49pour un troisième mandat
01:11:50vous pensez
01:11:51comme le suggère Alain
01:11:52qui pourrait être élu
01:11:53ou ça semblerait
01:11:55réélu qu'un c'est
01:11:55pourquoi pas
01:11:56en réalité
01:11:56parce qu'il y aura
01:11:57toujours cette espèce
01:11:58de tentation
01:12:00de tentation
01:12:01de l'extrême centre
01:12:01de cette peur
01:12:03cette peur brandie
01:12:05d'une candidature
01:12:05de Jean-Luc Mélenchon
01:12:06ou de Jordan Bardella
01:12:08ou de Marine Le Pen
01:12:09et bien
01:12:09pourrait toujours fonctionner
01:12:10quand on sait qu'aujourd'hui
01:12:11l'assise électorale
01:12:12d'Emmanuel Macron
01:12:13ce sont les retraités
01:12:15c'est-à-dire des gens
01:12:16qui sont quand même
01:12:17un peu moins concernés
01:12:18par l'avenir
01:12:19que les jeunes générations
01:12:20qui d'ailleurs
01:12:20sont les grandes oubliées
01:12:21aussi du bilan
01:12:22d'Emmanuel Macron
01:12:23et bien dans l'absolu
01:12:24pourquoi pas
01:12:25oui c'est peut-être ça
01:12:26pourtant quand vous parlez
01:12:27à des chefs d'entreprise
01:12:28alors dans le haut niveau
01:12:30des multinationales
01:12:31un peu moins
01:12:31encore qu'eux
01:12:32il y a des gens très sévères
01:12:33mais dans les chefs d'entreprise
01:12:35des PME françaises
01:12:36ils vous disent
01:12:37que c'est la pire présidence
01:12:38à laquelle ils n'ont jamais
01:12:39été confrontés
01:12:39et ils parlent
01:12:41sur des chiffres précis
01:12:42mais quand on fait
01:12:43la sociologie électorale
01:12:44d'Emmanuel Macron
01:12:45celle de 2017
01:12:46n'est absolument pas la même
01:12:47que celle de 2022
01:12:49tout le monde glose
01:12:50et plaisante
01:12:50sur Emmanuel Macron
01:12:51le candidat des retraités
01:12:52l'or gris
01:12:53etc
01:12:53ce qu'on oublie
01:12:55c'est qu'en 2017
01:12:55Emmanuel Macron
01:12:56c'était le candidat des actifs
01:12:57c'était le candidat
01:12:58de ceux qui travaillaient
01:12:59c'était le candidat
01:13:00des entrepreneurs
01:13:00des gens du privé
01:13:01et honnêtement
01:13:02si François Fillon
01:13:03est arrivé aussi haut
01:13:04au soir du premier tour
01:13:05malgré les affaires
01:13:06c'est parce que justement
01:13:06il avait été sauvé
01:13:07par les retraités
01:13:08je rappelle d'ailleurs
01:13:09que les LR en 2017
01:13:10pendant les législatives
01:13:11le seul point de désaccord
01:13:12qu'ils ont trouvé
01:13:12avec Emmanuel Macron
01:13:13leur seul axe de campagne
01:13:14c'est qu'eux disaient
01:13:15on est contre augmenter
01:13:16la CSG chez les retraités
01:13:17c'est dire à quel point
01:13:18les LR capitalisaient à fond
01:13:19justement sur cet électorat
01:13:20mais on a vu après
01:13:21que élection après élection
01:13:22crise après crise
01:13:23et bien l'électorat
01:13:24d'Emmanuel Macron
01:13:25s'est décalé des actifs
01:13:26et des jeunes
01:13:26vers les retraités
01:13:28et qu'aujourd'hui
01:13:29les retraités sont
01:13:31paradoxalement
01:13:31l'assurance vie
01:13:32l'assurance vie d'Emmanuel Macron
01:13:33tout comme ils ont été
01:13:34l'assurance vie du centre
01:13:38il y a cette anecdote
01:13:39du haut fonctionnaire
01:13:40François Eccal
01:13:40qui vient dans le bureau
01:13:41de Bruno Le Maire
01:13:42quelques semaines
01:13:42avant les élections européennes
01:13:44en disant
01:13:45les retraites sont le premier
01:13:47poste de dépense de l'Etat
01:13:48il faut réformer
01:13:49il faut diminuer
01:13:50les dépenses liées aux retraites
01:13:51et Bruno Le Maire le coupe
01:13:52et lui dit
01:13:52je ne peux absolument pas faire ça
01:13:53il y a des élections
01:13:54dans deux mois
01:13:54voilà comme ça
01:13:55et en fait vous résumez
01:13:56et c'est peut-être aussi ça
01:13:57à veu politique ma chère
01:14:00je suis avec
01:14:01vous êtes vous êtes
01:14:02vous êtes sur Sud Radio
01:14:03la France
01:14:04tous les états
01:14:04moi je suis avec
01:14:05Marc Henault
01:14:06auteur de
01:14:07L'ampleur des dégâts
01:14:08le premier bilan
01:14:08d'une présidence
01:14:09celle d'Emmanuel Macron
01:14:10vous nous appelez
01:14:11au 0826 300 300
01:14:13que vous appréciez
01:14:14le président de la République
01:14:15que vous soyez déçu
01:14:16je suis sûr que vous avez
01:14:16un avis à donner
01:14:17et Marc Henault
01:14:18répondra à vos interrogations
01:14:20ou à votre colère
01:14:21en décryptant
01:14:23justement
01:14:23avec beaucoup de précision
01:14:25dans cet ouvrage
01:14:26en plusieurs étapes
01:14:27comment le bilan
01:14:28du président de la République
01:14:29aujourd'hui
01:14:30est plutôt plus négatif
01:14:32que positif
01:14:32vous êtes bien sur Sud Radio
01:14:34il est 13h46
01:14:36en ce lundi
01:14:3616 mars
01:14:382026
01:14:39la délection
01:14:40ce n'est pas pour ça
01:14:41que je reçois
01:14:42Marc Henault
01:14:42mais pour faire un bilan
01:14:44du double quinquennat
01:14:46qui n'est pas tout à fait
01:14:47terminé
01:14:47d'Emmanuel Macron
01:14:48Marc Henault
01:14:49publie
01:14:50l'ampleur
01:14:50des dégâts
01:14:51aux éditions
01:14:52de l'artillère
01:14:53le vrai bilan
01:14:54d'une présidence
01:14:55celle d'Emmanuel Macron
01:14:56nous avons approché
01:14:58nous avons fait le tour
01:15:00rapidement
01:15:00parce qu'il y a beaucoup
01:15:01pas dire du contexte
01:15:03politique économique
01:15:04là je voudrais
01:15:05que l'on aborde
01:15:06le troisième chapitre
01:15:07de votre livre
01:15:07qui est passionnant
01:15:08qui est sans appel
01:15:10je disais en début
01:15:11d'émission
01:15:11que j'avais lu
01:15:12d'autres ouvrages
01:15:13le bilan macronien
01:15:14je pensais avoir tout lu
01:15:15non il y a aussi
01:15:16le vraiment
01:15:17le bilan sur les faits
01:15:18sur les gestes
01:15:19et sur l'héritage
01:15:20qu'il va laisser
01:15:21la nouvelle France
01:15:22évidemment
01:15:23un thème crucial
01:15:24et douloureux
01:15:24l'immigration
01:15:25absolument
01:15:26il a vraiment
01:15:27aggravé la situation
01:15:27il a absolument
01:15:29aggravé la situation
01:15:29on a l'équivalent
01:15:30de la ville de Nice
01:15:31en immigré
01:15:33qui rentre chaque année
01:15:35en France
01:15:36c'est des chiffres
01:15:37jamais atteints
01:15:39et c'est
01:15:40l'immigration
01:15:41chez Emmanuel Macron
01:15:42c'est assez amusant
01:15:42parce que c'est une forme
01:15:43d'impensé
01:15:44on se rappelle
01:15:45d'Emmanuel Macron
01:15:45en 2017
01:15:46en meeting
01:15:47disant
01:15:48déjà disant
01:15:49il n'y a pas de culture française
01:15:50et après disant
01:15:51je vois des Maliens
01:15:52des Algériens
01:15:52des Sénégalais
01:15:53des ce que vous voulez
01:15:54par contre
01:15:54pas des Français
01:15:55et en cela
01:15:56c'est assez amusant
01:15:57parce que
01:15:58ça rejoint au fond
01:15:59et c'était quelques années
01:16:00avant la nouvelle France
01:16:01et la créolisation
01:16:02de Jean-Luc Mélenchon
01:16:03au fond
01:16:03c'est là où on voit
01:16:04qu'Emmanuel Macron
01:16:05est aussi un homme du passé
01:16:06c'est qu'on voit
01:16:06que sur l'immigration
01:16:07c'est un homme de l'ancien temps
01:16:08il est encore
01:16:09dans la mondialisation heureuse
01:16:11dans la créolisation
01:16:12le vieux concept
01:16:14à la différence
01:16:15de Jean-Luc Mélenchon
01:16:16c'est qu'Emmanuel Macron
01:16:17lui était confronté
01:16:18à quelque chose
01:16:18c'est à dire
01:16:18à l'exercice du pouvoir
01:16:20et où il s'est pris
01:16:21en fait de plein fouet
01:16:23l'autre réalité
01:16:24de cette immigration
01:16:25les corrélations
01:16:26qu'on peut faire
01:16:27avec l'insécurité
01:16:28et ça il a fallu
01:16:29le gérer politiquement
01:16:30là où Jean-Luc Mélenchon
01:16:31peut vanter
01:16:32une société idéale
01:16:33et présenter cela
01:16:34de manière totalement positive
01:16:35et bien Emmanuel Macron
01:16:37lui se prend un peu
01:16:38le mur des réalités
01:16:39et en plus
01:16:39une division de son propre camp
01:16:40puisque son camp l'a vu
01:16:44quand ils ont été embarqués
01:16:45dans la pente
01:16:46on a vu toute une partie
01:16:48de son camp
01:16:48donner des espèces
01:16:49de coups de frein à main
01:16:49dans la descente
01:16:50à en faire casser le moteur
01:16:51en disant
01:16:52c'est pas possible
01:16:52il faut qu'on arrête
01:16:53et ça a paradoxalement
01:16:55participé à accélérer
01:16:56l'érosion de son propre camp
01:16:57et la fracture au sein
01:16:58des macro-érosions
01:16:58je souviens de la déclaration
01:16:59de Gérard Collomb
01:17:00quittant le ministère
01:17:01de l'Intérieur
01:17:02on vivait
01:17:03côte à côte
01:17:04on va vivre face à face
01:17:05nous avons Gérard
01:17:06qui nous appelle
01:17:07de Vergnol
01:17:07bonjour Gérard
01:17:09oui bonjour
01:17:10bon Gérard
01:17:11vous êtes
01:17:11au soleil là
01:17:12je vous appelle
01:17:13oui
01:17:13je suis vraiment dégoûté
01:17:16dégoûté
01:17:17je ne comprends pas
01:17:18même comment
01:17:19on puisse encore
01:17:20parler de ce président
01:17:21pour moi
01:17:22c'est pas un président
01:17:23c'est quelqu'un
01:17:24qui nous a enterré
01:17:25j'ai 76 ans
01:17:26et je l'ai fait
01:17:27au mois de mai
01:17:28j'ai travaillé
01:17:29à partir de l'âge
01:17:30de 17 ans
01:17:31avant on trouvait
01:17:32du travail à droite
01:17:33on en trouvait à gauche
01:17:34lui monsieur Macron
01:17:35lui ce qui m'intéresse
01:17:37c'est de fermer
01:17:38toutes les petites entreprises
01:17:39j'ai une entreprise
01:17:41que j'ai fermée
01:17:42il y a deux ans
01:17:43maintenant
01:17:43au bout de 30 ans
01:17:45d'activité
01:17:46parce que
01:17:47bien sûr
01:17:48il y avait toutes
01:17:48les charges sociales
01:17:49les machins
01:17:50qui ont doublé
01:17:51triplé
01:17:52vraiment
01:17:53alors dans un sens
01:17:54il y a des gens
01:17:56qui ont voté
01:17:57pour lui
01:17:58pour faire un barrage
01:17:59si vous voulez
01:18:01à l'extrême droite
01:18:01il voulait faire un barrage
01:18:03mais maintenant
01:18:04je suis bien content
01:18:05parce que ces gens
01:18:06ils se retrouvent
01:18:07dans la mouille
01:18:09voilà
01:18:10écoutez
01:18:10votre témoignage
01:18:11est sincère
01:18:12c'est le cri du coeur
01:18:13on vous entend
01:18:14Gérard est en colère
01:18:17monsieur
01:18:18Gérard a bien raison
01:18:18parce que Gérard a parlé
01:18:21Gérard a parlé
01:18:22du coût du travail
01:18:22en France
01:18:23c'est évidemment un vrai sujet
01:18:24ça s'est accéléré
01:18:25sur Emmanuel Macron
01:18:25c'est à dire
01:18:26je ne vais pas refaire
01:18:28le cours d'économie classique
01:18:28de la différence
01:18:29entre le salaire brut
01:18:29et le salaire net
01:18:30le coût du travail en France
01:18:32c'est un des records
01:18:33de la zone euro
01:18:33déjà premièrement
01:18:34et c'est en plus couplé
01:18:35justement avec une immigration
01:18:36totalement dérégulée
01:18:37qui fait baisser
01:18:38les prix des salaires
01:18:39donc on se retrouve
01:18:40avec un travail
01:18:41au coût exorbitant
01:18:42et une immigration
01:18:43qui crée une concurrence
01:18:44qui crée une concurrence
01:18:45déloyale en réalité
01:18:46qui participe
01:18:47à la baisse des salaires
01:18:47donc c'est pour ça
01:18:48qu'on dit qu'Emmanuel Macron
01:18:49c'est la synthèse diabolique
01:18:51entre la gauche et la droite
01:18:51c'est à dire qu'on prend
01:18:52le pire du socialisme
01:18:53on prend le pire du libéralisme
01:18:54mais on mélange tout cela
01:18:55et à la fin ça donne Emmanuel Macron
01:18:57c'est en même temps le pire
01:18:58le pire de chacun
01:18:59c'est le pire et le pire
01:18:59c'est ça
01:19:02dans l'ensauvagement
01:19:03votre chapitre
01:19:04en sauvagement
01:19:04vous dites qu'il y a
01:19:05une dégradation
01:19:06du climat social
01:19:07des relations
01:19:08entre les communautés
01:19:09entre la jeunesse
01:19:10entre les générations
01:19:11c'est un pays fracturé
01:19:12qui laisse
01:19:13c'est un pays fracturé
01:19:14en tout cas
01:19:14c'est pareil
01:19:16c'est à partir du moment
01:19:17où vous encouragez
01:19:18justement cette immigration
01:19:19et bien
01:19:20dans l'absolu
01:19:21vous empirez justement
01:19:22c'est ce que Fourquet
01:19:25dénonçait
01:19:25dans l'archipel français
01:19:26c'est ce que
01:19:26des travaux
01:19:27comme le géographe
01:19:28Christophe Guilhu
01:19:29en réalité tout cela
01:19:30tous ces ingrédients-là
01:19:31on les connaissait
01:19:32et c'est ça
01:19:35le drame aujourd'hui
01:19:36c'est qu'on voit bien
01:19:37d'ailleurs le malaise
01:19:38dans le camp
01:19:38on va dire
01:19:39de l'universalisme républicain
01:19:41en quelque sorte
01:19:42c'est qu'on le voit bien
01:19:43on voit bien
01:19:44cette incapacité
01:19:44à se situer
01:19:45c'est qu'Emmanuel Macron
01:19:46était traditionnellement
01:19:47leur candidat
01:19:47en tout cas
01:19:48il occupait
01:19:48leur espace politique
01:19:49et là il se retrouve
01:19:51avec un pays
01:19:52totalement fracturé
01:19:53et dans lequel
01:19:53justement
01:19:54le discours d'universalisme
01:19:55ne fonctionne plus du tout
01:19:56puisqu'on a tellement vanté
01:19:58justement
01:19:58Emmanuel Macron
01:19:59a tellement vanté
01:20:00paradoxalement
01:20:00les exceptions culturelles
01:20:02l'absence de culture française
01:20:03qu'on se retrouve
01:20:04avec une situation
01:20:05où on vante
01:20:06on vante
01:20:07ces créolisés
01:20:08en même temps
01:20:09on est incapable
01:20:09d'en appréhender
01:20:10les conséquences
01:20:11est-ce que ce sont
01:20:12les éléments
01:20:13et les mécanismes
01:20:13qui lui échappent
01:20:14ou quelque part
01:20:15c'est prémédité
01:20:16alors ça ne se passe pas
01:20:16comme il a envie
01:20:17mais ça fait partie
01:20:19de la vision du monde
01:20:19et sa vision de la France
01:20:21c'est ce que je disais
01:20:23il y a un côté
01:20:24presque ringard
01:20:25en réalité
01:20:25dans sa conception du monde
01:20:26on a encore vraiment
01:20:27sur la mondialisation heureuse
01:20:32sur le fait de vanter
01:20:33la société multiculturelle
01:20:34il a encore resté
01:20:35sur ce modèle là
01:20:35et je vais citer
01:20:37un homme politique
01:20:37pourtant qui n'est pas
01:20:38spécialement dans la ligne
01:20:39de valeurs actuelle
01:20:40qui est Benoît Hamon
01:20:40Benoît Hamon
01:20:41rappelait très justement
01:20:42qu'en 20 ans
01:20:43on a eu 12 lois
01:20:43sur l'immigration
01:20:44est-ce qu'on a l'impression
01:20:45que la situation
01:20:45a été améliorée
01:20:46est-ce qu'on a l'impression
01:20:47que le problème
01:20:48a été réglé
01:20:49d'un côté comme de l'autre
01:20:49absolument pas
01:20:50on a une impuissance
01:20:52vis-à-vis de l'immigration
01:20:53parce que bon déjà
01:20:53on est pris
01:20:54par le droit européen
01:20:56on est pris aussi
01:20:57par des cours
01:20:58supranational
01:20:59et surtout
01:21:00on est pris
01:21:01dans cette espèce
01:21:01d'impasse idéologique
01:21:02dans lequel sont les macronistes
01:21:04qui est de souhaiter
01:21:04une société multiculturelle
01:21:06et d'être dans
01:21:07l'incapacité politique
01:21:08d'en appréhender
01:21:09les conséquences
01:21:09on le disait
01:21:10au début de notre entretien
01:21:11un de ses premiers engagements
01:21:12une de ses premières promesses
01:21:14j'effacerai
01:21:16du paysage politique français
01:21:18les causes
01:21:19qui font que les français
01:21:20votent l'Assemblée nationale
01:21:21à l'époque
01:21:21c'était Front National
01:21:24le bilan
01:21:25est le contraire exact
01:21:26de ce qui était prétendé
01:21:27en plus maintenant
01:21:28il y a un autre extrême
01:21:29qui était à l'extrême gauche
01:21:31ça ne peut pas être une tactique
01:21:32on ne peut pas l'accuser
01:21:34cyniquement
01:21:34d'avoir voulu ça
01:21:35pour autant
01:21:36chaque fois qu'il prend une mesure
01:21:38chaque fois qu'il échoue
01:21:39chaque fois qu'il ment
01:21:41il se doute bien
01:21:42qu'il va renforcer
01:21:43le camp des extrêmes
01:21:44dont il nous a dit
01:21:45qu'il était là
01:21:46pour justement
01:21:46les éliminer
01:21:47oui mais comme dans son esprit
01:21:48il est incapable d'échouer
01:21:50c'est un petit peu
01:21:51plus compliqué
01:21:52non parce que
01:21:52dans un premier temps
01:21:53le fait de se poser
01:21:54en rempart
01:21:55contre les extrêmes
01:21:55et de dire
01:21:56nous sommes le camp du bien
01:21:57contre le camp du mal
01:21:58c'était pas spécialement
01:21:59pour servir le Rassemblement National
01:22:00et le Front National
01:22:00mais c'était aussi
01:22:01pour faire taire
01:22:02les LR et le Parti Socialiste
01:22:03et se placer comme
01:22:04la seule figure
01:22:06du camp du bien
01:22:07le seul rempart possible
01:22:08puisque de toute façon
01:22:08ses concurrents directs
01:22:10que sont la gauche modérée
01:22:12et la droite modérée
01:22:14sont aux abonnés absents
01:22:15c'était plus pour créer
01:22:16un duel
01:22:18bien contre mal
01:22:19en réalité
01:22:19qu'il a créé
01:22:20ce clivage
01:22:22et sauf qu'on a vu
01:22:23que échéance électorale
01:22:24après échéance électorale
01:22:25et bien le vote
01:22:26le vote est aussi devenu
01:22:27et d'abord
01:22:28un vote sanction contre lui
01:22:29puis un vote d'adhésion
01:22:31puisque tout ce qu'Emmanuel Macron
01:22:32a réussi à faire
01:22:32c'est qu'en prouvant
01:22:33que sa politique
01:22:34était nulle et inefficace
01:22:36et bien les gens
01:22:36ont fini par se dire
01:22:38qu'en fait
01:22:38le Rassemblement National
01:22:39ou même la France Insoumise
01:22:40était composé de gens compétents
01:22:41en tout cas pas pire que lui
01:22:42puisque encore une fois
01:22:44ses résultats sont catastrophiques
01:22:45Marc Hainaut
01:22:46qui sont les plus frustrés
01:22:47des macronistes convaincus
01:22:49qui l'ont rejoint en 2017
01:22:50qui se sont impliqués
01:22:51qui ont mouillé la chemise
01:22:54qui ont quasiment
01:22:56damné leur âme
01:22:56c'est plutôt à gauche
01:22:57ou plutôt à droite
01:22:58la frustration ?
01:22:59Je pense que c'est
01:23:01plutôt à gauche
01:23:02parce que je pense
01:23:02qu'à droite
01:23:03on se remettra plus facilement
01:23:05de la fin du macronisme
01:23:06et que la droite
01:23:07se recomposera
01:23:08plus facilement après
01:23:10Il est quand même plus de droite
01:23:11que de gauche
01:23:12enfin son bilan économique
01:23:13pousse bien à le penser
01:23:14Et qu'accessoirement
01:23:15c'est aussi
01:23:17l'événement
01:23:17d'Emmanuel Macron
01:23:18et sa montée en puissance
01:23:20qui a aussi favorisé
01:23:20l'explosion
01:23:22de la France Insoumise
01:23:24et l'explosion
01:23:24diffractée de la gauche
01:23:25par les moquets
01:23:26Qu'est-ce qu'on peut dire ?
01:23:27C'est du dolorisme raté
01:23:28du stroscanisme raté
01:23:29de l'Alaminck raté
01:23:31de l'Atali manqué
01:23:33parce que finalement
01:23:33il a pompé un peu
01:23:34à tout cela
01:23:35le bilan est calamiteux
01:23:36Oui c'est ça
01:23:36c'est un petit groupe
01:23:39qui s'est rêvé
01:23:39plus fort et meilleur
01:23:41que les autres
01:23:41et qui est surtout
01:23:42à la recherche d'une revanche
01:23:43et on voit le prix
01:23:44que ça a coûté
01:23:46à la France
01:23:46Il reste un an à tirer
01:23:48il va gérer les choses
01:23:49comme ça
01:23:49sans bouger
01:23:50avec le gouvernement
01:23:50Le Cornu
01:23:51qui va aller jusqu'au bout
01:23:53où on peut quand même
01:23:54avoir un petit chaos
01:23:55un petit incident institutionnel
01:23:57Il y a eu deux échéances politiques
01:23:59le budget et l'euthanasie
01:24:02en réalité il ne lui reste plus que ça
01:24:02le seul objectif
01:24:03c'est de faire passer
01:24:04le budget de l'année prochaine
01:24:05et une ou deux mesures sociétales
01:24:06pour faire croire
01:24:07que l'Assemblée Nationale
01:24:08avance encore un petit peu
01:24:09et que les institutions
01:24:09ne sont pas bloquées
01:24:10en réalité il y a évidemment
01:24:11un statut quo
01:24:12il ne pourra plus rien se passer
01:24:13l'ici de 2027
01:24:15excepté une guerre
01:24:15entre guillemets
01:24:16On n'a pas abordé
01:24:17le chapitre de l'énergie
01:24:18qui n'est pas
01:24:19non plus
01:24:20non plus
01:24:20non plus
01:24:21très radieux
01:24:22je pense que vous pourrez
01:24:23écrire un chapitre là-dessus
01:24:24parce que
01:24:24vous ne l'avez pas beaucoup abordé
01:24:27dans votre livre
01:24:27mais vous me disiez
01:24:28au début d'entretien
01:24:29il faudrait que j'affile le tir
01:24:31ça mériterait un livre à part entière
01:24:33en tout cas
01:24:33le macronisme et le nucléaire
01:24:35le nucléaire
01:24:36c'est l'incarnation absolue
01:24:37du macronisme
01:24:38c'est la plus belle métaphore
01:24:39qu'on puisse trouver
01:24:40c'est presque une fable de la fontaine
01:24:41avec une facture extrêmement douloureuse
01:24:43merci Marc Enault
01:24:44d'avoir été avec nous
01:24:45l'ampleur des dégâts
01:24:46aux éditions L'Artilleur
01:24:48le vrai bilan d'une présidence
01:24:49à lire absolument
01:24:49un réquisitoire sans pitié
01:24:51mais avec des faits très concrets
01:24:53quant à nous je vous dis
01:24:55à demain
01:24:55pour une nouvelle France
01:24:57dans tous ces états
01:24:58et là je vous laisse en compagnie
01:24:59de Brigitte Laé
01:25:01pour des considérations
01:25:02beaucoup plus douces
01:25:03et sentimentales
01:25:04merci
01:25:04bonne journée
01:25:06tous les jours
01:25:07de 16h à 17h
01:25:08retrouvez
01:25:09c'est votre
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